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jeudi, 16 juillet 2009

L’islam est une religion mensongère

 

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« L’islam est une idéologie qui légitime le mensonge,

la mort violente, et qui conduit à l'homicide et au suicide. 

L’islam a largement été dénoncé sur La Question, comme une hérésie blasphématoire, se signalant en tant que religion qui, par son livre sacré le Coran, provoque à la haine et à la violence. Toutefois il est toujours intéressant d’entendre d’anciens musulmans convertis, témoigner de la nature de la religion dont ils étaient eux-mêmes membres auparavant, car leurs jugements sont souvent beaucoup plus incisifs et concrets, s’appuyant sur une expérience et une intimité évidemment irremplaçables, fournissant des éclairages d’une rare et saisissante vérité.

 

C’est le cas de Magdi Cristiano Allam journaliste italien d'origine égyptienne, musulman passé au catholicisme qui a nettement dévoilé la nature du fanatisme islamiste, fanatisme qui n’est pas selon lui le fait d’une petite minorité de musulmans extrêmistes, mais relève en fait de l’essence profonde du Coran, livre porteur d’une idéologie dangereuse et obscurantiste. Baptisé par Benoît XVI le 22 mars 2008, prenant ce jour là le prénom de Cristiano (Christian), il a affirmé publiquement qu’en se convertissant, il passait, selon ses termes : « à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté », s’estimant s'être « affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide », espérant que son baptême serve d'exemple « à des milliers de musulmans convertis au christianisme [...] obligés de cacher leur nouvelle foi par peur d'être assassinés par les terroristes islamistes [alors que] des milliers de convertis à l'islam [...] vivent sereinement leur foi. »

 

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Baptisé par Benoît XVI

Magdi Cristiano Allam a affirmé qu’en se convertissant il passait

« à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».

 

Cependant, dans une lettre ouverte peu connue rédigée en forme d’appel au Saint Père, Magdi Cristiano Allam, qui a fondé un Parti pour l’Europe Chrétienne (« Mon parti, déclare-t-il, n’est ni religieux, ni tourné vers les seuls chrétiens. C’est un parti qui dénonce l’état d’urgence éthique en Europe, et clame que les racines chrétiennes de notre Continent sont une vérité historique non négociable, et dont la défense est notre objectif absolu. (…) Les racines judéo-chrétiennes de l’Europe sont un fondement essentiel, une nécessité : c’est leur oubli qui nous a poussés vers le relativisme éthique et religieux, vers la dérive. L’Europe risque le suicide »), invita directement le pape à lutter contre la faiblesse qui s’exprime dans la dérive relativiste qui a porté de hauts prélats catholiques, depuis le funeste Concile Vatican II et la déclaration conciliaire Nostra Aetate, à légitimer l’islam comme religion et, parfois, folie furieuse non exceptionnelle qui relève du délire inconscient, à transformer les églises et les paroisses en salles de prière et en lieux de rassemblement islamiques.


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« Les racines chrétiennes de notre Continent

sont une vérité historique non négociable,

et dont la défense est notre objectif absolu ».

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Voici donc la “ Lettre ouverte ” adressée au Saint-Père, publiée en italien le 20 octobre 2008, qui est restée peu accessible depuis sa diffusion pour d’évidentes raisons qui apparaîtront aisément à la lecture.

À Sa Sainteté le pape Benoît XVI

 

Je m’adresse directement à Vous, Vicaire du Christ et Chef de l’Église Catholique, avec la déférence d’un sincère croyant en la foi de Jésus et d’un infatigable protagoniste, témoin et bâtisseur de la Civilisation chrétienne, pour Vous manifester ma très grande préoccupation pour la grave dérive religieuse et éthique qui s’est infiltrée et diffusée au sein de l’Église. C’en est au point que, tandis qu’au sommet de l’Église certains hauts prélats et jusqu’à vos proches collaborateurs soutiennent ouvertement et publiquement la légitimité de l’islam en tant que religion et accréditent Mahomet comme un prophète, à la base de l’Église d’autres prêtres et curés transforment les églises et les paroisses en salles de prière et en lieux de rassemblement d’intégristes et d’extrémistes islamiques qui poursuivent avec lucidité et infatigablement la stratégie de conquête du territoire et des esprits d’un Occident chrétien qui, comme Vous l’avez Vous-même défini, “ se hait lui-même ”, étant idéologiquement malade de nihilisme, de matérialisme, de consumérisme, de relativisme, du complexe de “ l’islamiquement correct ”, de bonasserie, de laïcisme, de subjectivisme juridique, de masochisme, d’indifférentisme, de multiculturalisme.

Il s’agit d’une guerre de conquête islamique qui a transformé l’Occident chrétien en une forteresse de l’extrémisme islamique au point de “ produire ” des terroristes suicides islamiques de citoyenneté occidentale, dans laquelle la menace la plus sérieuse n’est pas tellement celle des atroces coupeurs de têtes qui prennent les armes, que celle des sournois coupeurs de langues qui ont érigé la dissimulation en précepte de foi islamique, donnant naissance à un état islamique au sein de l’état de droit, s’appuyant sur :

– un ample réseau de mosquées et d’écoles coraniques où l’on prêche la haine, où l’on inculque la foi dans le prétendu “ martyre ” islamique, où l’on pratique le lavage de cerveau pour transformer les personnes en combattants de la guerre sainte islamique,

– des organisations caritatives et d’assistance islamiques, lesquelles, en échange d’aides matérielles, suggestionnent et domestiquent les esprits,

– des banques islamiques qui contrôlent des secteurs de plus en plus vastes de la finance internationale et de l’économie mondiale, accréditant le droit islamique,

- de réels et véritables tribunaux islamiques qui, en Grande-Bretagne, ont déjà réussi à imposer la shari ‘a, la loi islamique, à parité avec le droit civil pour les questions concernant le statut personnel et familier, quand bien même ils prononcent des sentences qui violent les droits fondamentaux de l’homme, comme la légitimation de la polygamie et la discrimination des femmes.

Ce sont des faits : qu’on le veuille ou non, que cela nous plaise ou non, ce sont des faits réels, objectifs, qu’on ne peut nier.

Cette conquête islamique des esprits et du territoire a été rendue possible par l’extrême fragilité intérieure de l’Occident chrétien : c’est le revers de la médaille. Notre Occident est de plus en plus assimilable à un colosse de matérialisme aux pieds d’argile parce que sans âme, en proie à une profonde crise de valeurs, et qu’il trahit sa propre identité en ne voulant pas reconnaître la vérité historique et objective des racines judéo-chrétiennes de sa propre civilisation. Il existe d’un point de vue idéologique et concret une collusion entre cet Occident et l’avant-garde de l’armée de conquête islamique qui vise à retrouver le mythe et l’utopie de “ l’umma ”, la nation islamique, en invoquant le Coran qui légitime la haine, la violence et la mort, et en évoquant la pensée et l’action de Mahomet qui a donné l’exemple en commettant des crimes atroces, comme lorsqu’on le vit participer personnellement au massacre et à la décapitation de plus de sept cents juifs de la tribu des Banu Quraizahen l’an 627 aux portes de Médine.

 

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Mgr Jean-Louis Tauran,
président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

Eh bien ! Votre Sainteté, comment se fait-il que nous ne nous rendions pas compte que la disponibilité vis-à-vis de l’islam – ou pire encore, la collusion avec l’islam en tant que religion qui, en dépit des apparences, met en danger l’amour chrétien envers les musulmans en tant que personnes – aboutit au reniement de la foi au Dieu qui s’est fait Homme et du christianisme qui est témoignage de Vérité, d’Amour, de Liberté et de Paix ? C’est pour cette raison qu’il est vital aujourd’hui pour le bien commun de l’Église catholique, pour l’intérêt général de la Chrétienté et de la Civilisation occidentale elle-même que Vous Vous prononciez de manière claire et contraignante pour l’ensemble des fidèles, sur la question de fond [...]. Est-il concevable que l’Église légitime substantiellement l’islam comme religion jusqu’à considérer Mahomet comme un prophète ?

Je me limiterai à indiquer à Votre Sainteté deux faits récents dont j’ai été témoin. Mercredi 15 octobre 2008, l’archevêque de Brindisi, Mgr Rocco Talucci, m’a fait l’honneur premièrement de m’accueillir au siège de l’archevêché aux environs de 17 heures et, une demi-heure plus tard d’assister à la présentation de l’autobiographie de ma conversion de l’islam au catholicisme intitulée “ Merci Jésus ” dans la salle de la Chambre de Commerce de Brindisi [...].

Il m’est tout de suite apparu que l’archevêque était un fin diplomate, attentif à toujours évaluer le pour et le contre de chaque situation, cherchant à contenter tout le monde et à n’irriter personne [...]. Toutefois ma disponibilité à comprendre les raisons des autres a été quelque peu inhibée lorsque, intervenant après la présentation que je fis de mon livre, l’archevêque Talucci a présenté Mahomet comme “ un prophète ” et a, en substance, légitimé l’islam comme religion en ce qu’elle est “ expression de l’aspiration de l’homme à s’élever vers Dieu ”.

Il n’entre pas dans mon intention de mettre personnellement en cause l’archevêque Talucci, parce qu’il ne constitue pas un cas isolé. Si seulement il en était ainsi ! C’est, hélas ! une attitude largement répandue au sein de l’Église catholique d’aujourd’hui.

Le second fait concerne le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Intervenant lors du meeting de Communion et Libération à Rimini, le 25 août 2008, au cours d’une conférence de presse qui a précédé la rencontre publique intitulée “ Les conditions de la paix ”, il a repris la thèse qu’il avait déjà soutenue dans le passé, selon laquelle [...] les religions seraient intrinsèquement bonnes et l’islam le serait donc aussi. Il en résulte que si, aujourd’hui, l’extrémisme et le terrorisme islamique sont devenus l’urgence numéro un menaçant la sécurité et la stabilité internationales, ce ne serait imputable qu’à une minorité “ de méchants ” qui interpréteraient en le déformant le “ véritable islam ”, tandis que la majorité des musulmans seraient “ bons ” dans le sens qu’ils respecteraient les droits fondamentaux et les valeurs non négociables qui sont à la base de l’éducation commune de l’homme.

La réalité objective, je le dis avec sérénité et animé d’une intention constructive, est exactement le contraire de ce qu’imagine le cardinal Tauran. L’extrémisme et le terrorisme islamique sont le fruit mûr de ceux qui, à partir de la défaite des armées arabes dans la guerre contre Israël du 5 juin 1967 qui a marqué le crépuscule de l’idéologie laïque, socialiste et belliciste du panarabisme, levant l’étendard du panislamisme, a voulu adhérer toujours davantage aux préceptes du Coran qui, à son tour, est considéré comme ne faisant qu’un avec Allah, une œuvre incréée à l’égal de Dieu, correspondant ainsi à la pensée et à l’action de Mahomet.

À la racine du mal ne se trouve donc pas une minorité d’hommes “ méchants ”, responsables de la dégradation générale, tandis que les religions seraient toutes également “ bonnes ” [...]. La vérité est que le christianisme et l’islam sont totalement différents : le Dieu qui s’est fait homme en s’incarnant en Jésus, qui a apporté la vie, la vérité, l’amour et la liberté aux autres hommes jusqu’au sacrifice de sa propre vie, n’a rien de commun avec Allah qui s’est fait texte dans les pages du Coran, qui s’impose aux hommes de manière arbitraire, qui a légitimé une idéologie et une pratique de violence et de mort poursuivie par Mahomet et ses successeurs pour répandre l’islam [...].

Je me demande si l’Église se rend compte qu’en n’affirmant pas et en ne s’érigeant pas en témoin de l’unicité, du caractère absolu, de l’universalité et de l’éternité de la Vérité dans le Christ, elle finit par se rendre complice de la construction d’un panthéon mondial des religions, où tout le monde considère que chaque religion est dépositaire d’une partie de la vérité, même si chaque religion s’attribue le monopole de la vérité [...].

Pour moi, le christianisme n’est pas une religion “ meilleure ” que l’islam, ou la religion “ achevée ” au message “ accompli ” par rapport à un islam considéré comme une religion “ incomplète ” au message “ inachevé ”. Pour moi, le christianisme est l’unique religion vraie, parce que Jésus, Lui, est le vrai Dieu qui s’est fait homme [...]. Pour moi, l’islam qui reconnaît un Jésus seulement humain, qui par conséquent condamne le christianisme comme une hérésie parce qu’il croit dans la divinité de Jésus et comme une idolâtrie parce qu’il croit dans le dogme de la Très Sainte Trinité, est une fausse religion, inspirée non par Dieu mais par le démon [...].

C’est justement mon expérience de “ musulman modéré ” poursuivant le rêve d’un “ islam modéré ”, qui m’a fait comprendre qu’il peut bien sûr exister des “ musulmans modérés ” en tant qu’individus mais qu’il n’existe pas le moins du monde “ d’islam modéré ”. Nous devons par conséquent opérer une distinction entre la dimension de la personne et celle de la religion [...]. Nous devons nous affranchir de l’erreur diffuse qui consiste à imaginer que pour aimer un musulman on devra aimer l’islam, et que pour avoir des rapports convenables avec les musulmans on devra avoir de pareils égards envers l’islam.

Très Saint Père Benoît XVI, l’Église, le christianisme et la civilisation occidentale succombent aujourd’hui, minés par la gangrène du nihilisme et du relativisme de ceux qui ont perdu leur propre âme, sous la pression de la guerre de conquête, agressive par nature, de l’extrémisme et du terrorisme islamiques, qui s’ajoute à la dérive d’un monde qui s’est globalisé en s’inspirant de la modernité occidentale mais seulement dans sa dimension matérialiste et consumériste, alors qu’il n’a pas intégré sa dimension spirituelle et ses valeurs.

Dans ce contexte assez critique et sans issues visibles, Vous constituez aujourd’hui un phare de Vérité et de Liberté pour tous les chrétiens et pour toutes les personnes de bonne volonté en Occident et dans le Monde. Vous êtes une Bénédiction du Ciel, Vous qui maintenez debout l’espérance d’une délivrance morale et civile de la Chrétienté et de l’Occident.

Nous nous inspirons de Vous et Vous demandons votre bénédiction pour nous ériger en Constructeurs de la civilisation chrétienne en mesure de promouvoir un Mouvement de réforme éthique qui réalise une Italie, un Occident et un Monde de Foi et de Raison. Que Dieu Vous assiste dans la mission qu’Il Vous a confiée.

Magdi Cristiano Allam.

 

 

Source : Contre Réforme Catholique

00:05 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islam, hérésie, satanisme, religion, vatican ii |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 23 avril 2009

L’essence satanique de la Révolution française

 ou les fondements nihilistes de la modernité

 

 

 

 

 

 

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« Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique

qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. »

(Joseph de Maistre)

 

 

 

 

carmelites_compiegne_a.jpgLa Révolution qui est survenue en France à la fin du XVIIIe siècle, faisant qu'il y a bien, malgré l'aveuglement de nos contemporains et les illusions de certains sots, un avant et un après 1789, le passage, par l'effet d'une fracture violente et radicale, entre un monde fondé sur des valeurs sacrées, et un autre livré et dominé par les puissances de l'enfer auxquelles nous sommes à présent soumis et asservis, est une révolte contre l’ordre naturel et surnaturel établi par Dieu. 

 

La Révolution, il est bon de le rappeler en ce jour de la saint Georges qui célèbre la lutte des forces spirituelles contre celles, infectes et ténèbreuses, du  dragon, est satanique dans son principe, nihiliste dans son essence, terrifiante dans ses conséquences !

 

Foncièrement antichrétienne et antireligieuse, elle s’est attaquée avec une sorte de fureur irrationnelle à l'Église, tuant son clergé, combattant sa hiérarchie, ses institutions, ses dogmes, et, pour mieux la renverser, elle a voulu arracher et détruire, par une politique systématique qui poussa la folie jusqu'à établir un nouveau calendrier afin d'effacer des mémoires le temps grégorien, définitivement les fondements mêmes du christianisme.

 

Pourtant, les acteurs qui animèrent la Révolution semblent être de simples marionnettes sans réelle influence sur le cours des choses, des pantins suspendus à des fils actionnés par des mains inconnues ; à cet égard Joseph de Maistre écrit : « La Révolution française mène les hommes plus que les hommes ne la mènent. (...) Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la Révolution, c’est la Révolution qui emploie les hommes. On dit fort bien quand on dit qu’elle va toute seule. Cette phrase signifie que jamais la Divinité ne s’était montrée d’une manière si claire dans aucun événement humain. » [1]

 

De la sorte, dirigée par des fantômes, la Révolution n’en fut que plus dangereuse, plus menaçante, car non dépendante de la décision ou du charisme d’un homme. Ne reposant pas sur la volonté de ceux qui en servent la cause, la Révolution posséda de ce fait une capacité de nuisance non maîtrisable, un devenir et une logique échappant à toutes les règles habituelles qui, jusqu’alors, régissaient l’Histoire.

 

 

Un ordre étranger de nature démoniaque

 

maistrecolour.jpgCependant cela n’exonère d’aucune responsabilité les êtres qui se sont livrés à la pire des profanations en sacrifiant l’innocente victime royale.

 

Comme le souligne Joseph de Maistre : « Un des plus grands crimes qu’on puisse commettre, c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté, nul n’ayant des suites plus terriblesSi la souveraineté réside sur une tête, et que cette tête tombe victime de l’attentat, le crime augmente d’atrocité. Mais si ce Souverain n’a mérité son sort par aucun crime ; si ses vertus même ont armé contre lui la main des coupables, le crime n’a plus de nom. » [2]

 

L’incroyable passivité générale, la quasi indifférence dans laquelle Louis XVI fut exécuté fait de ce régicide un crime collectif : « jamais un plus grand crime n’appartint à un plus grand nombre de coupables », en conséquence : « Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... » [3]

 

 

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« Un des plus grands crimes qu’on puisse commettre,

 c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté,

 nul n’ayant des suites plus terribles. »

 

« Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... »

 

 

 

 

 

Ainsi, on peut affirmer qu’un effroyable vertige criminel s’est emparé de la France révolutionnaire, est que ce mystère ne peut trouver son explication que dans un ordre d’une nature étrangère à l’intelligence humaine.

 

Pire encore, cet ordre étranger de nature démoniaque, échappe non seulement au domaine de la loi de la raison naturelle, mais aussi au règne substantiel de la vérité ontologique qui féconde et donne la vie. C’est pourquoi soutiendra Maistre : « Le mal n’a rien de commun avec l’existence ; il ne peut créer, puisque sa force est purement négative : le mal est le schisme de l’être ; il n’est pas vrai. Or ce qui distingue la Révolution française, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur : c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté. » [4]

 

 

Une « pure impureté », le jugement est implacable, mais il est certes à la hauteur de l’œuvre de forfaiture commise à l’encontre d’une institution sacrée, de l’attentat contre un monde qui avait sans doute ses imperfections, mais qui avait su protéger au fil des siècles par ses vénérables institutions les plus hautes vertus dont l’esprit est capable, respectant la bienfaisante hiérarchie des valeurs et plaçant la religion au centre de toutes les activités des hommes sur cette terre. Auparavant, comme nous le savons, les anciens levaient les yeux vers le Ciel, scrutant l’immensité en y cherchant la rassurante présence de Dieu. Le renversement du regard, la désorientation du cœur et de l’âme, le rejet de Dieu pour faire de l’homme, en l’exaltant inconsidérément, la nouvelle idole d’un culte sanguinaire, telle est l’entreprise sacrilège de la Révolution.  

 

Ceci explique pourquoi : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (...) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. » [5]

 

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« ...tout cela sort du cercle ordinaire des crimes,

et semble appartenir à un autre monde. »

 

 

La contre-révolution et son principe

 

Joseph de Maistre comprendra donc très bien que la Révolution ne peut être authentiquement combattue que par la mise en œuvre d’un principe inverse, d’une négation radicale des bases doctrinales du ferment corrupteur révolutionnaire.

 

Si la Révolution est de nature satanique, écrit Maistre à l’évêque de Raguse en 1815, « elle ne peut être véritablement finie, tuée, que par le principe contraire, qu’il faut simplement délier (c’est tout ce que l’homme peut faire) ; ensuite il agira tout seul. » [6]

 

 

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« La contre-révolution sera

pour le catholicisme et contre la démocratie ! »

 

 

 

Au fond la méthode du redressement salvateur est simple pour Maistre, il s’agit en effet de « délier le principe contraire », pour ainsi dire de le libérer, de lui rendre sa capacité d’action et d’intervention au sein de la réalité collective, de l’autoriser à pénétrer de nouveau spirituellement et organiquement toutes les différentes couches du corps social. Le résultat de ce redressement « contre-révolutionnaire », Maistre l’expose sans détour avec une surprenante clarté  : « Cette immense et terrible Révolution fut commencée, avec fureur qui n’a pas d’exemple contre le catholicisme et pour la démocratie ! Le résultat sera pour le catholicisme et contre la démocratie. » [7]

 

De ce fait, voici la définition la plus précise, la plus juste, la plus exacte de ce qu’est l’essence profonde de la contre-révolution, de sa perspective et son objet propre : « Le rétablissement de la monarchie qu’on appelle "contre-révolution", ne sera point une "révolution contraire", mais le "contraire de la révolution". » [8]

 

Enfin, comment ne pas citer en forme de synthèse de la conception politique maistrienne les dernières lignes du chapitre V des Considérations sur la France, lignes où Maistre prédit un possible rétablissement du christianisme et de la royauté, après leur triomphe sur les épreuves infligées par l’histoire :

 

« Français! faites place au Roi très-chrétien ; portez-le vous même sur son trône antique ; relevez son oriflamme, et que son or, voyageant d’un pôle à l’autre, porte de toute part la devise triomphale :

 

CHRISTUS REGNAT, VINCIT, IMPERAT ! »

 

 

 

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"Le Christ Commande, il Règne, il est Vainqueur !"

 

 

 

 

Notes.

 

 

[1] J. de Maistre, Considérations sur la France, ch. I. (1795). La politique expérimentale maistrienne n’a pas pour objet, comme dans l’empirisme de Burke, l’adéquation avec les vérités naturelles ; elle n’a pas pour finalité de devenir le fondement d’une connaissance concrète, mais, bien au contraire, de faire apparaître notre profonde ignorance des desseins surnaturels. « En déroutant la raison, l’expérience montre l’étrangeté du réel. Elle fait apparaître le monde comme un mystère qui doit rester mystère, "j’ose dire que ce que nous devons ignorer est plus important pour nous que ce que nous devons savoir." (Soirées..., X, Œuvres Complètes, t. V p. 188). Elle est donc avant tout révélation de l’insondabilité du divin, préludant moins à la science qu’à l’étonnement métaphysique. » (J-Y. Pranchère, Qu’est-ce que la royauté ? Vrin, 1992, p. 65.) S'inscrivant intégralement dans cet étonnement métaphysique la politique de Maistre est, de ce fait, et selon ses propres termes, une « métapolitique », c’est-à-dire une métaphysique de la souveraineté dans la mesure où celle-ci s’exprime par l’intermédiaire de Dieu au cœur de l’histoire. Cela signifie que la source du droit c’est Dieu, et en aucun cas la « volonté populaire », il ne peut y avoir de légitimité issue du peuple où d’une décision collective ou individuelle puisque la source de toute légitimité vient d’en haut ; le pouvoir ne reçoit son mandat que du Ciel. Récusant le principe qui se trouve logé à la base de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », Maistre rappelle : « Le corps social ne peut pas s’autocréer ; la volonté collective ne peut donc pas être la source du droit. » (Oeuvres Complètes, t. I, p. 321.)

 

[2] Op. cit., ch. II.

 

[3] Ibid.

 

[4] Ibid., ch. IV.

 

[5] Ibid., ch. V.

 

[6] Lettres et Opuscules inédits du comte Joseph de Maistre, E. Vaton, Paris, 1873.

 

[7] Considérations sur la France, ch. VIII.

 

[8] Ibid., ch. X. C’est la Volonté divine uniquement qui agit dans l’histoire, les hommes n’étant que les « outils de Dieu », et tout particulièrement les souverains qui incarnent de par la dimension sacrale de leur fonction leur relation privilégiée à la Transcendance. La monarchie est donc de droit divin où elle n'est pas.   Maistre s’élève donc contre ceux qui se sont « insurgés contre la vérité » car, et ceci est l’idée majeure de la doctrine maistrienne, Dieu mène le monde vers un but de lui seul connu, il conduit, et lui seul, le destin des nations selon des voies spécifiques et particulières. De la sorte on peut dire que le peuple est gouverné secrètement par « un esprit recteur, qui l’anime comme l’âme anime le corps et qui produit la mort lorsqu’il se retire. » C’est là le sens précis de ce que l’on nomme le gouvernement temporel de la Providence, c’est-à-dire l’action directe ou indirecte de Dieu dans la marche et les affaires du monde, et parfois, à la plus grande surprise des hommes, l’apparition de la  force divine de sa justice et de son châtiment dans les événements de l’Histoire.         

samedi, 28 mars 2009

La sorcellerie africaine est d'essence satanique !

 

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"Aujourd'hui, il vous revient (...) de présenter le Christ ressuscité.

Ils sont si nombreux à vivre dans la peur des esprits,

des pouvoirs néfastes dont ils se croient menacés..."

(Benoît XVI)

 

A l’occasion de son voyage en Afrique, Benoît XVI à Luanda, en l'église São Paulo où il a célébré une messe destinée aux évêques, prêtres, religieux, responsables des mouvements ecclésiastiques et des catéchistes d'Angola de la Conférence Episcopale d'Angola et São Tomé, a exhorté avec force les catholiques angolais à renoncer à la sorcellerie et à ramener au bercail « les brebis égarées » parties grossir les rangs des sectes évangéliques qui prolifèrent dans cette ancienne colonie portugaise d'Afrique centrale.

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« Tant d'entre eux vivent dans la crainte des esprits,

de pouvoirs pernicieux et menaçants.»

 

Plus largement dans son homélie, il a invité son auditoire à tendre la main à ceux qui continuent de croire à la sorcellerie et aux fétiches : « Tant d'entre eux vivent dans la crainte des esprits, de pouvoirs pernicieux et menaçants. Dans leur aveuglement, ils arrivent même à condamner les enfants des rues et les anciens en les traitant de féticheurs », a dit le Saint-Père, pour qui les chrétiens ne commettront pas d'injustices s'ils se montrent en Christ. « Aujourd'hui, il vous revient (...) de présenter le Christ ressuscité à vos concitoyens. Ils sont si nombreux à vivre dans la peur des esprits, des pouvoirs néfastes dont ils se croient menacés », a-t-il dit dans son homélie [1].

Le chef de l'Eglise catholique a également critiqué l'idée selon laquelle l'évangélisation constitue une atteinte à l'identité des peuples non chrétiens : « Quelqu'un objectera : Pourquoi ne les laissons-nous pas en paix ? Ceux-ci ont leur vérité et nous la nôtre », a-t-il commenté. « Mais si nous sommes convaincus qu'une vie non chrétienne est "inachevée", "nous ne faisons d'injustice à personne si nous lui présentons le Christ et lui donnons la possibilité de trouver de cette façon, non seulement sa véritable authenticité, mais aussi la joie d'avoir trouvé la vie. »

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"...des albinos sont régulièrement

tués et découpés pour des rituels traditionnels."


Ces déclarations du Saint Père, sont d’une extraordinaire pertinence, car en effet, dans cette Afrique tant civilisée aux dires de certains humanistes utopiques qui voient elle une lointaine image de l’Eden, des albinos sont régulièrement tués et découpés pour des rituels traditionnels, les populations vivent tremblantes et craintives, courbées sous la peur des pouvoirs des sorciers , ensorceleurs et féticheurs, qui se livrent à des cultes démoniaques dans lesquels on fait appel à des esprits ténébreux afin d’attenter à la vie, de projeter des maléfices, de pervertir les consciences.

 

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«  Fuyez le culte des idoles ! »

(1 Corinthiens 10, 14)

 

Il faut souligner que les sorciers, en général de vielles personnes mais communiquant leur pouvoir à leur enfants ou petits enfants, dans les villages ou les villes, projettent leurs maléfices sur des personnes, dont le but est de briser la vie. De la sorte, tuer, rendre misérable, stérile, provoquer des accidents, des échecs sur le plan scolaire, spirituel ou financier, entraîner à la prostitution tels sont les activités « traditionnelles » et précieusement « culturelles » auxquelles se livrent les suppôts de Satan en ces contrées encore foncièrement idolâtres.

Il faut oser le dire, l'Afrique souffre horriblement de sa religion ancestrale, de ses cultes animistes, de son polythéisme, de son Vaudou [2], qui conduisent des populations entières à adorer les bois, les eaux, réaliser des sacrifices animaux ou parfois humains pour de l'argent ou pour pouvoir enfanter d’un garçon, gagner un procès, et parvenir à mille autres succès. Tout cela est terrible et épouvantable. Utilisant la suggestion et l’obsession, on arrive à convaincre, au simple prétexte d’avoir consommé des viandes en rêve avec des personnes de façon inhabituelle, que l’individu est perdu, sous l’influence définitive des forces maléfiques. D’ailleurs, les sorciers, qui prétendent prendre l’aspect de serpents, de chiens, de corbeaux, etc., exercent un pouvoir terrifiant sur l’ensemble des peuples de ses régions, et les soumettent, souvent par l’intermédiaire de drogues et substances hallucinogènes tendant à « zombifier », à leurs infectes volontés [3].

 

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« Nous sommes convaincus qu'une vie non chrétienne est inachevée...»

 

Ainsi les interventions du Pape, en ces questions hautement problématiques, sont on ne peut plus fondées, d’autant qu’elles viennent contredire les folies des thèses au sujet de la nécessaire inculturation mise en vigueur après Vatican II, ou l’on assista, avec effarement, à la combinaison des croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ce qui aura directement contribué à l’émergence délirante du pire syncrétisme religieux que l’on remarque à présent en Amérique latine, avec des pratiques démoniques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

Comme l’a rappelé avec justesse lors de son voyage en France Benoît XVI à l’occasion de son homélie aux invalides : « La première Lettre de saint Paul, adressée aux Corinthiens, nous fait découvrir à quel point les conseils donnés par l’Apôtre restent d’actualité : « Fuyez le culte des idoles » (1 Co 10, 14), écrit-il à une communauté très marquée par le paganisme et partagée entre l’adhésion à la nouveauté de l’Évangile et l’observance de vieilles pratiques héritées de ses ancêtres. Fuir les idoles, cela voulait dire alors, cesser d’honorer les divinités de l’Olympe et de leur offrir des sacrifices sanglants.

Fuir les idoles, c’était se mettre à l’école des prophètes de l’Ancien Testament qui dénonçaient la tendance humaine à se forger de fausses représentations de Dieu. Comme le dit le Psaume 113 à propos des statues des idoles, elles ne sont qu’« or et argent, ouvrages de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas » (4-5). Hormis le peuple d’Israël, qui avait reçu la révélation du Dieu unique, le monde antique était asservi au culte des idoles. Très présentes à Corinthe, les erreurs du paganisme devaient être dénoncées, car elles constituaient une puissante aliénation et détournaient l’homme de sa véritable destinée. Elles l’empêchaient de reconnaître que le Christ est le seul Sauveur, le seul qui indique à l’homme le chemin vers Dieu. »

 

Notes.

[1] Selon des statistiques officielles, 55% de la population angolaise est catholique et 25% se réfère à des croyances traditionnelles. Certaines sectes, liées aux immigrants congolais, selon les médias d'Etat, pratiquent des sacrifices humains et s'en prennent aux enfants accusés de sorcellerie. L'année dernière à Luanda, 40 jeunes, dont des bébés, ont ainsi été retrouvés prisonniers dans des locaux de l'Eglise évangélique des guérisons traditionnelles, où ils avaient subi des sévices.

[2] Le vaudou est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l'expansion du royaume fon d'Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Adja (dont les fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria..) Le Vaudou est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l'affirmation d'un monde surnaturel, mais aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. De même que le vaudou est un culte à l'esprit du monde de l'invisible. À chaque ouverture, le prêtre vodoun demande l'aide de l'esprit de Papa Legba pour ouvrir les portes des deux mondes.

[3] Denis Allan, anthropologue diplômé de Harvard, de retour à Boston après un long séjour en Amazonie, a pu étudier et expérimenter les drogues utilisées par les chamanes et les sorciers vaudous pour zombifier leurs victimes.

12:09 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : satanisme, sorcellerie, magie, afique, vaudou, ésotérisme, paganisme, syncrétisme |  Imprimer | | | | | Pin it!