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mercredi, 05 novembre 2008

We're all living in Amerika

 

discours-historique-de-barack-obama.jpg


Wenn getanzt wird will ich führen
Auch wenn ihr euch alleine dreht
Lasst euch ein wenig kontrollieren
Ich zeige euch wie's richtig geht
Wir bilden einen lieben Reigen
Die Freiheit spielt auf allen Geigen
Musik kommt aus dem Weißen Haus
Und vor Paris steht Micky Mause
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
Ich kenne Schritte die sehr nützen
Und werde euch vor Fehltritt schützen
Und wer nicht tanzen will am Schluss
Weiss noch nicht dass er tanzen muss
Wir bilden einen lieben Reigen
Ich werde euch die Richtung zeigen
Nach Afrika kommt Santa Claus
Und vor Paris steht Mickey Mouse
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living Amerika
Amerika,Amerika
We're all living Amerika
Coca-Cola,Wonderbra
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
This is not a love song
This is not a love song
I don't sing my mother tongue
No, this is not a love song
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
We're all living in Amerika
Coca Cola Sometimes war
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika

 

 

 

 

 

 

_Rammstein-Amerika_

 

 

 

 

02:00 Publié dans Evennements | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : amérique, musique, barak obama, mccain |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 25 octobre 2008

LAIBACH KUNST DER FUGE : UNE PITOYABLE INTERPRETATION !






laibach-kunst-der-fuge.jpg

Par Radek

 

 

Le groupe slovène LAIBACH, que l’on ne présente plus, a été récemment invité par le festival B.A.C.H (Bach Alternative Compositions on Historical basics, qui se tient en marge du Wawe Gothik Treffen) organisé en collaboration avec Bach-Fest et Bach Archive de Leipzig, à livrer une interprétation d’une partition du grand maître allemand Bach. Le choix s’est porté sur la réalisation d’une version électronique de "L'Art de la Fugue", dont le produit de cet exercice a été publié sous le nom : "Laibachkunstderfuge" (Label Dallas Tar). Or, le résultat déçoit profondément, et il faut avouer que le pari est médiocrement réussi en raison de très notables faiblesses  qui apparaissent à l’évidence sur le plan purement musical. Le développement des diverses séquences fonctionne plutôt malaisément au sein de ce nouvel opus dans lequel le quatuor de Lujbljana passe à la moulinette d’une technologie déjà très vieillie, et d'un pitoyable bidouillage lassant la vénérable partition de Johann Sebastian, et délivre une copie qui n’est pas loin du ridicule !

 

 



LAIBACH KUNST DER FUGE (LIVE)

 

 




laibach kunst der fuge cover.jpg L’idée était de toute manière un rien trop ambitieuse pour les acteurs du groupe, même s’ils furent sans doute considérablement secondés dans ce délicat exercice de style, la partition de Bach étant l’une des plus relevées de la tradition européenne. En effet l'Art de la fugue (die Kunst der Fuge) est une étude composée d'une vingtaine de pièces (appelées contrepoints ou contrapuncti) ensemble qui tire son unité du sujet principal du premier contrepoint (contrapunktus 1) qui sert de base à l'ensemble des pièces), commencée aux alentours de 1740 contenant 12 fugues et 2 canons, étude considérée depuis longtemps par les spécialistes et musicologues de tous horizons comme l’authentique « testament » de Bach, son œuvre ultime ; celle qui, en quelque sorte, représenterait l'apogée de son style d'écriture, le sommet du style contrapuntique. Elle inspira d’ailleurs une foule de grands compositeurs qui puisèrent en elle inspiration et y trouvèrent une souveraine méthode harmonique.

Bien évidemment il était normal que les slovènes s’approprient la partition avec une certaine liberté, (d'autant que Bach n'a pas laissé d'indication s'agissant de l'instrument qu'il convenait d'utiliser pour l'interprétation), lui adjoignant de multiples sinusoïdes, boites à rythme inutiles et ringardes, ring modulator généreux, échantillonneurs prolixes, et autres Boss Flanger, Chorus DanElectro plus quelques systèmes sonores contemporains qui exsudent un peu trop la technologie « MIDI ». Mais se risquer pour  LAIBACH, dans ces sentiers complexes était un projet plus qu’audacieux, et si la mécanique visuelle et esthétique de ce groupe fonctionne allègrement en mode chansonnettes binaires calibrées 3’35mn pour oreilles faiblement versées dans les subtilités du contrepoint, en revanche le passage sous la toise de l’exigence de la musique savante ne résiste pas un seul instant, et l’on assiste, avec tristesse, à l’écoute pénible de leur CD, au témoignage d’un patent amateurisme, même sous couvert d’une prétention intellectuelle qui, dans ce dernier cas, parvient difficilement à masquer leurs évidentes méconnaissances et formations lacunaires sur le plan de l’interprétation.

Ainsi, un seul avis : à oublier immédiatement !

D'ailleurs, contrairement à ce que prétend LAIBACH, en paraphrasant de façon prétentieuse et superficielle Bach qui écrivait :"

“It´s easy to play any musical instrument: all you have to do is touch the right key at the right time and the instruments will play itself.” Johann Sebastian Bach

“It´s easy to play Bach: all you have to do is open the right program on the right computer and Bach will play itself.” Laibach

Non il n'est pas facile de jouer Bach, et il ne suffit pas d'ouvrir le bon programme avec un bon ordinateur pour que Bach joue tout seul, loin de là même ! Il y faut du talent et du travail, deux choses qui font singulièrement défaut à Laibach sur ce CD.


Le seul intérêt de cet opus sera donc, peut-être, d’inciter une certaine population versée dans l’électro-indus à se tourner au plus vite vers des interprétations plus sérieuses…


On choisira donc, et sans tarder, de se précipiter vers les versions suivantes de l’œuvre :

Musica Antiqua Köln, jouant sur instruments anciens, dirigé par Reinhard Goebel.

# André Isoir
à l'orgue de St-Cyprien en Périgord.

# Gustav Leonhardt chez DHM.

# Hermann Scherchen et le CBC Toronto Chamber Orchestra.


Et, évidemment, l’incontournable et sublime :

gould3.jpgGlenn Gould sur Sony Classical

La vidéo

 

 

 

 

 

 

 

 

15:30 Publié dans De la musique | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : musique, music, musique classique, culture, littérature |  Imprimer | | | | | Pin it!

dimanche, 19 octobre 2008

KRAFTWERK: DES ROBOTS HUMAINS...TROP HUMAINS!

par RADEK

 

 

 

kraftwerk.jpg

 

 

 

 

Nul n’a pu oublier le mythique groupe allemand Kraftwerk et le concept mythique de robotisation lié à son discours théorique. Avec une image à la froide rigueur, une esthétique singulièrement géométrique, la formation tranchait d’avec les mœurs et attitudes de la pop-music des années 70’s, et cela faisait, avouons-le, grand bien à l’époque. En avance de façon extraordinaire sur son temps, et plus particulièrement au sein du  Krautrock et de la  Kosmische Musik, Kraftwerk inaugura toutes les tendances qui se feront connaître ensuite sous le nom générique de « techno », initiant au passage l’immense vague  « électro-industrielle ».


Une réputation de grande intégrité et d’impeccable discipline, suivait les quatre musiciens du groupe, réputation renforcée par les poses hiératiques à l’indifférente distance savamment calculée qu’ils s’employaient, avec un effort soutenu et un insistant rappel arborant constamment, dans un style soigné,  costumes et cravates, à montrer au public. Nous étions sous le charme. Par ailleurs la dépersonnalisation alla si loin, certains n’hésiteront sans doute pas en ces pages à parler de « désincarnation », que l’on vit les quatre étranges acteurs de Kraftwerk créer des doublures artificielles d’eux-mêmes qu’ils installèrent sur scène afin de les remplacer lors de l’exécution de quelques titres, dont en particulier le célèbre hymne after-punk et pro-soviétique: "We are the Robots"

 

 

 



 

 

Or, une révélation surprenante, venant de quelqu’un hautement impliqué dans l’histoire du groupe pendant plusieurs années, soit l’ancien percussionniste : Wolfgang Flür, a brisé il y a peu cette illusoire image de papier glacé. En effet s’étant décidé à publier un ouvrage de souvenirs intitulé : « Kraftwerk, j’étais un robot », Wolfang Flür, lève le voile sur la réalité existentielle effective qui présidait au quotidien de la formation. On découvre ainsi, au détour de quelques anecdotes curieuses, le comportement plus que détestable, égocentrique et autoritaire des deux fondateurs : Ralf Hütter et Florian Schneider-Esleben (lesquels firent tout pour interdire la publication de l'ouvrage outre-Rhin), conjuguant, avec une autocratique domination, narcissisme exacerbé, mise à l’écart assez basse, manœuvres suspectes, et, peut-être, le pire pour des compositeurs, appropriations d’inventions et même usurpation de morceaux élaborés par d’autres. D’ailleurs la situation et le désaccord prirent un tour si tendu, que Wolfang Flür et Klaus Rôder, l'autre percussionniste, furent sèchement remerciés en 1987, pour, comble de grinçante ironie : « inutilité musicale ! »

Combien se confirment donc les vues considérées, assez légèrement par un manque d’examen attentif, comme excessivement pessimistes sur la nature des créatures, et se brisent, radicalement, les postures préfabriquées par trop abstraites et idéalistes, oublieuses des éléments négatifs qui, depuis l’origine, structurent et constituent l’homme réel. Ce nouvel épisode de désillusion, illustre avec force le fait que la vertu professée en mode simplement naturel est toujours le masque qu’utilise le vice pour se dissimuler ! En effet : « La vertu humaine veut avoir un grand nombre de témoins et d’approbateurs, mais sa vraie inclination n’est pas d’être, mais de paraître. La vraie vertu ne se soucie que d’être ; elle est même bien aise quand on l’ignore ; et ceux qui la pratiquent avec le plus de perfection ne demandent point d’autre témoignage que celui de leur conscience. » (J. Esprit, La Fausseté des vertus humaines, Aubier, 1996, p. 530.)    



A lire :  « Kraftwerk, j'étais un robot »,de Wolfang Flür, Camion blanc, 415 p. Rens. : www.camionblanc.com

Voir également :

 

Culturopoing.com/


Le Tour de France, Kraftwerk et la critique-machine

 

 

 

 

 

 

20:47 Publié dans De la musique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : musique, musiques, concert, kraftwerk, techno |  Imprimer | | | | | Pin it!