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vendredi, 28 mai 2010

L’essence religieuse de la Question Juive

 

 

Eclaircissements au sujet du problème Juif :

l’antijudaïsme théologique de La Croix au XIXe

 

 

 

 

 

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« La question de l’antijudaïsme est toute religieuse,

car le mystère de l'aveuglement de la Synagogue

est un phénomène religieux. »

 

 

La Croix.jpgC’est en 1890, en août précisément, que le journal La Croix, fondé par les Assomptionnistes, seEdouard Drumont.jpg proclamera « le journal catholique le plus antijuif de France, celui qui porte le Christ, signe d’horreur aux Juifs. » Si les critiques à l’encontre de « l’argent Juif », des « usuriers Juifs », du « Juif libéral et capitaliste », ne manquèrent pas sous la plume des rédacteurs, toutefois La Croix se distinguera nettement de la presse antisémite de l’époque incarnée par Edouard Drumont et « La Libre Parole », par une attitude toute religieuse, plaçant le problème au niveau qui doit être le sien, à savoir celui d’une dénonciation, en raison de son hostilité au Christ, du caractère profondément dissolvant et révolutionnaire des activités judaïques et de la pensée juive à l’intérieur de la société chrétienne.

 

 

Joseph de Maistre.jpgL’attitude nuisible du judaïsme synagogal avait déjà été notée, non sans une certaine acuité par Joseph de Maistre, lui qui, parmi les auteurs contre-révolutionnaires, fut le premier à s’exprimer sur le sujet, déclarant avec une certaine sévérité : « Les juifs méritent une attention particulière de la part de tous les gouvernements, il ne faut pas être étonné si le grand ennemi de l'Europe les favorise d'une manière si visible.Tout porte à croire que leur argent, leur haine et leurs talents sont au service des grands conjurés. Le plus grand et le plus funeste talent de cette secte maudite, qui se sert de tout pour arriver à ses fins, a été depuis son origine de se servir des princes mêmes pour les perdre. » [1] L’ennemi de la chrétienté, en l’espèce la Synagogue, est donc selon Maistre, liée à l’esprit satanique de la Révolution qui enrôle tous ceux qui s’opposent à l’Eglise et au règne social de Jésus-Christ.[2] La question, qui est ainsi posée à la chrétienté par le judaïsme, comme nous allons nous en apercevoir, est donc de nature étroitement et strictement spirituelle.

 

 

 

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« Le Juif est l’ennemi du Messie et de ses disciples. »

 

 

 

I. L’antijudaïsme catholique

 

La France Juive.jpgDe la sorte, pour le catholicisme, et ceci le distingue nettement de l’antisémitisme - à propos duquel nous avons dit qu'il était impossible pour un chrétien - le problème Juif est un problème essentiellement religieux et non racial. Les rédacteurs de La Croix ne le cachaient pas : « Nous croyons que la question est toute religieuse, car le mystère de la conservation de la race juive au milieu du monde est un phénomène religieux. (…) La question du Christ et du peuple déicide domine de très haut toute cette affaire. » [3] Et cette question était, et reste, effectivement toute religieuse - uniquement religieuse - là est le fond essentiel du problème, pas ailleurs, c’est-à-dire, pour être bien clair, qu’il n’est aucun cas plan racial ou biologique [4]. Pierre Sorlin, dans son ouvrage très documenté, La Croix et les Juifs, exposa la conception catholique du problème Juif avec clarté : « Cette affirmation est l’une des plus constantes à La Croix. Pendant vingt ans, la Bonne Presse ne cessa de rappeler qu’il existe un problème parce qu’Israël est le ‘‘peuple déicide.’’ » [5] 


Tout l’argumentaire des Pères Assomptionnistes fut donc centré sur cet aspect religieux de la question juive, ce qui en faisait bien l’expression d’un antijudaïsme théologique, et non, comme certains l’écrivent trop vite, d’un « antisémitisme » : « Le peuple déicide s’est séparé des bon anges. Le déicide est, en quelque sorte, la marque de rupture. Dieu avait choisi un peuple pour répandre son Nom, et donner naissance à un Sauveur. Il avait gratifié ce peuple de qualités particulières, et spécialement d’une grande force de résistance à l’adversité. Pour lui permettre de survivre, il avait lui-même rédigé un code destiné à le protéger. (…) Déçus par la pauvreté du Christ, les Juifs le tuèrent et conçurent contre ses disciples une haine inexpiable. » (La Croix, 9 septembre 1896.) 

 

La Croix Image note.jpg

 

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L’argumentaire des Assomptionnistes est centré

sur l’aspect religieux de la question juive.

 


II. L’Eglise : le vrai Israël !

 

Coeur du Christ.jpgTrois phases, dit Pierre Sorlin, suffisent au P. Bailly pour résumer ce credo que soutenait alors la Bonne Presse : « Un peuple de Dieu a été formé pour donner à l’Univers un Dieu sauveur. Ce peuple de Dieu s’est divisé radicalement quand Notre-Seigneur fut mis sur la Croix. Une partie est devenue l’Eglise ; une autre partie est devenue le peuple déicide. » (La Croix, 19 décembre 1891.) Dès lors, le grief principal qui servira de fil conducteur à La Croix, sera  défini en une phrase brève, mais décisive : « Le Juif est l’ennemi du Messie et de ses disciples. » (La Croix, juin 1881).

 

 

 

 

 

 

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« Le crucifix est un objet d’horreur aux Juifs. (…)

Les Juifs assouvissent leur haine vigoureuse de l’Eglise …

ils déchristianisent et pillent le pays. »

 

 

Jésus sur la Croix.jpgLe thème, amplifié, développé et enrichi, devient une constante régulière dans les pages de La Croix : « Le crucifix est un objet d’horreur aux Juifs. (…) Les Juifs assouvissent leur haine vigoureuse de l’Eglise. Ils déchristianisent et pillent le pays. » (La Croix, 16 avril, 10 novembre 1889 ; 25 octobre 1890.)

 

Plus encore, est montrée, et dénoncée, l’entreprise destructrice des Juifs dont l’objet premier porte sur une détestation radicale de l’Eglise : « Il n’y a qu’une chose dont le Juif ne puisse pas dire : ‘‘J’en serai le maître’’. C’est l’Eglise. Aussi tout ce qui touche l’Eglise lui fait horreur et si un Etat conserve ce germe de liberté, l’Eglise de Dieu, il recule et dirige toute sa haine contre cette puissance. [Les Juifs] sont les organisateurs de la persécution contre les catholiques ; ils poursuivent leur lutte habile et haineuse contre la civilisation chrétienne ; espèrent détruire la société chrétienne. » (La Croix, 17 avril 1897 ; 15 février 1898 ; 7 décembre 1897). 

 

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« Les Juifs poursuivent leur lutte habile et haineuse

contre la civilisation chrétienne. »

 


III. Le projet Juif

 

antijudaïsme chrétien.jpgUne explication est fournie par les prêtres rédacteurs de La Croix à leurs lecteurs catholiques, afin de leur faire comprendre pourquoi les Juifs manifestent une telle haine vis-à-vis du christianisme : « La persévérance avec laquelle la race ennemie du Christ s’acharne sur les baptisés est facile à expliquer : elle témoigne de l’endurcissement des Israélites qui, pour ne pas reconnaître leur erreur, veulent faire disparaître ceux qui détiennent la Vérité. » (La Croix, 7 décembre 1897). Une fois encore, les Assomptionnistes de La Croix, présenteront nettement une attitude théologique dans leur antijudaïsme. Ils le déclarent de manière très claire, ce qu’ils réaffirmeront à plusieurs reprises : « Nous semblons parfois avoir, dans ce journal, la haine des Juifs, et cependant nous n’avons de haine que pour le crime qu’ils perpétuent à travers les siècles, le déicide. » (La Croix, 28 octobre 1897).

 

Ce refus, qui est tout autant de la haine que du rejet de la sainte religion chrétienne, aura, et a eu à travers l’Histoire, des conséquences terribles. Mais il en est une surtout de conséquence, insoupçonnée, que cette hostilité à l’égard de l’Evangile et de l’Eglise, a provoquée, comme le dit fort bien La Croix  : « Les Juifs renient l’Evangile et par là retardent la libération du genre humain. La vie chrétienne est faite de renoncement : voilà ce que n’accepte pas le Juif, rivé à son or ; il est d’ailleurs caractéristique qu’Israël, sous prétexte de laïcisation, attaque surtout les ordres religieux : ‘‘l’arme du moine, c’est le don de soi, c’est le sang toujours offert’’ ; l’arme souveraine du Juif, c’est l’or… » (La Croix, 22 novembre 1894.) 

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« Les Juifs en refusant l’Evangile,

retardent la libération du genre humain. »

 

 

a)       Le déicide

 

Le coeur sacré de Jésus.jpgRetarder la libération du genre humain, voilà bien ce que provoque ce rejet violent, brutal et catégorique de l’Evangile de la part des Juifs ; tragique situation qui conserve dans la prison de ce monde, de façon cruelle et douloureuse, les âmes qui aspirent avec toute leur ardeur sincère, pouvoir un jour goûter aux consolations de la Rédemption.

 

L’Eglise réprouve donc la Synagogue pour ses péchés mais ne veut pas la détruire : « Le nom de Juif soulève au fond des cœurs une horreur instinctive ; les Juifs inspirent le mépris et le dégoût, le baptisé, qui ne doit point persécuter les Juifs, doit éprouver et éprouve au fond un sentiment de répulsion pour le peuple déicide. » (La Croix, 2 juillet 1884.) Et il est vrai que le souvenir de la douloureuse Passion du Sauveur reste, de façon indélébile, lié au Juif : « Au Calvaire le Juif déicide a dit le premier : ‘‘Tuons-le’’ et il a transmis cet parole comme un héritage à ses enfants. » (La Croix, 6 juillet 1883). La responsabilité des Juifs, dans ce triste événement, n’est pas niable : « Les israélites ont consommé leur propre malheur, ils se sont exclus du droit commun et portent la responsabilité du mouvement de recul qu’un catholique esquisse en leur présence. » [6]

 

b)       Le rejet du judaïsme

 

La Croix va donc insister dans ses colonnes sur le caractère réprouvé du judaïsme, et en faire l’un des thèmes principaux de son discours. C’est ce que va exprimer, en des termes assez durs, Tardif de Moidrey : « Ce n’est pas Israël qui s’est retranché de l’humanité, c’est Dieu qui l’en a exclu. Le judaïsme est une religion maudite car le Juif porte sur ses épaules la malédiction divine (…) Le Juif est déchu depuis le jour du déicide et de la malédiction » [7] Face à une telle radicale et sévère condamnation, le Père Bailly expose l’attitude à avoir envers les Juifs : « On doit, certes, beaucoup de charité aux Juifs, et les papes en ont donné l’exemple, mais les admettre dans la société chrétienne, c’est déclarer que le déicide dont ils portent la malédiction perpétuelle ne touche plus notre génération…Oui, ils sont maudits si nous sommes chrétiens. » [8]

 

 

IV. Le talmudisme synagogal

 

 portrait du juif.jpg

 

« Le judaïsme est devenu un antichristianisme. »

 

 

 

 

kabbale-copie-1.jpgLes rédacteurs de La Croix vont, lorsque les positions critiques essentielles furent exprimées par leurs soins à un lectoratAbraham le juif.jpg catholique qui découvraient les analyses doctrinales de l’antijudaïsme, centrer leur propos sur une dénonciation des positions juives, telles qu’on les trouve dans le Talmud. Ceci amènera une série d’articles dont la conclusion peut se résumer ainsi : « Il faut être très aveugle et fort laïcisé pour ne pas comprendre que le peuple de Dieu, façonné afin de préparer le Christ, ayant été maudit, s’est retourné pour accomplir contre le Sauveur une mission opposée. On sera obligé de reconnaître qu’aucune société ne peut vivre avec cet élément destructeur. Le judaïsme est devenu une sorte d’antichristianisme. » (La Croix, 10 décembre 1897.) 

 

Le verdict de La Croix est donc simple, mais cependant très inquiétant: « A partir de ce moment, le peuple déicide se prosternant devant le Talmuld et la Kabbale, rendit un culte officiel bien que secret à celui que Jésus-Christ appelle ‘‘Le Prince de ce monde’’. Dès lors les Juifs se constituèrent en une société secrète gouvernée par un chef occulte, société des Fils de la Veuve. C’est Jérusalem privée de son Temple. Les Fils de la Veuve, ce sont les Juifs dispersés dans le monde, mais se reconnaissant aux signes kabbalistiques…Le but de cette société est de détruire le royaume de Jésus-Christ. » [9]

 

Rabbin.jpgAu printemps 1898, la revue théorique de La Croix, « Les Questions actuelles », fera une présentation générale du Talmud en parlant de ce dernier comme d’un « code civil et religieux des Juifs, faisant que les israélites, incapables aujourd’hui de lire la Bible, puisent dans le Talmud la majeure partie de leurs observances. » [10] Et cette présentation est suivie d’une mise en lumière des lois talmudiques qui a de quoi inquiéter : « Le Talmud préconise que le non-Juif, qui n’est pas complètement homme, n’a pas de droits ; qu’on peut le voler, le tromper (…). Le Juif talmudiste, fanatisé par les rabbins, croit plaire à Dieu en volant, en persécutant les baptisés ; il est l’instrument du mal, se protéger contre ses atteintes est un réflexe de légitime défense. » [11]

 

Il est ainsi affirmé avec force par les Pères Assomptionnistes, en une forme de solennelle sentence : « La Croix qui se dresse toujours comme une protestation sanglante contre le peuple déicide, doit faire éclater la vérité que d’autres étouffent. »

 

V. La nécessaire conversion des Juifs

 

Jésue et Marie.jpgToutefois, malgré ces nombreux griefs suscitant un légitime effroi, La Croix se distinguera néanmoins de l’antisémitisme de son époque par une attitude conforme à la loi de l’Eglise : un israélite peut, s’il le désire en recevant le baptême, cesser d’être Juif ! Et certains le firent et fort bien, devenant même prêtres, voire évêques, comme les frères Augustin et Joseph Lémann, d’ailleurs si remarquables de piété, de fidélité et d’engagement traditionnel à l’égard de la religion chrétienne, qu’ils firent l’admiration de leurs contemporains.

 

Le journal catholique, voulut préciser sa pensée afin de se distinguer et montrer la spécificité de l’antijudaïsme par rapport à l’antisémitisme : « Le Juif naît avec une double tâche originelle : celle d’Adam d’abord, il n’est pas baptisé ; celle de Caïphe ensuite : la haine du Christ. En ce sens le Juif est le plus déshérité des humains ; à la tare originelle, il ajoute cette marque spécifique qu’est la malédiction ; il existe un abîme entre les chrétiens lavés et sacrés par le sang de Jésus-Christ et les Juifs maudits. Vous pouvez donner des dignités, couvrir d’honneur le Juif, aussi longtemps qu’il n’aura pas quitté sa religion, il restera le maudit de la société chrétienne. » (La Croix, 2 juillet 1884). Pourtant, le Juif demeure malgré cette tâche, l’héritier de la Promesse messianique. De ce fait l’Eglise le regarde, dans sa grande miséricorde, comme un égaré, un infidèle, mais voit en lui le représentant d’un peuple qui fut aimé et élu de Dieu. Et, ce regard, constamment l’Eglise l’a eu à l’égard des Juifs, au point même où, comme le proclame avec force La Croix : « Le Juif est aveugle parce qu’il persiste à se tenir dans l’ombre ; s’il renonçait à son erreur, Dieu l’accueillerait avec joie. » [12]

 

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"La conversion promise des Juifs 

est la seule solution définitive de la question juive."

 

De là se dégagent deux principes caractéristiques propres à l’antijudaïsme catholique :

 

- Les chrétiens ont le devoir de s’attacher à convertir les Juifs. C’est ce que  fit La Croix qui demanda expressément au peuple déicide de se convertir, invitant les catholiques à faire un effort particulier pour cela : « On devrait prier pour la conversion des Juifs ; voilà l’œuvre par excellence. La conversion promise des Juifs sera la seule solution définitive de la question juive. » [13]

- Le baptême est suffisant pour enlever toutes les tâches : « Que l’israélite renonce à la foi juive, qu’il revienne au christianisme et aussitôt il efface le signe de malédiction de son âme et de son front. La conversion seule et non le code civil peut effacer la malédiction. Les Juifs convertis qui se rangent sincèrement sous la bannière du Christ, rentrent dans la nation choisie. » (La Croix, 6 novembre 1894 – 2 janvier 1897).

 

On le voit, et d’ailleurs Sorlin le fait remarquer : « La Croix se sépare radicalement de la majorité des antisémites français qui, de Drumont à Jules Guérin, voient dans les défauts de la race sémite le fondement de la question juive et n’attachent aucune importance au baptême. Les Assomptionnistes prennent le parti des Juifs baptisé qui, à leur sens, n’ont rien gardé d’Israël.» [14]

 

Et cela va même plus loin puisque, et c’est un sentiment partagé par beaucoup de catholiques, lorsque les Juifs sont convertis ils deviennent les meilleurs des catholiques : « Les Juifs convertis, par le seul fait de leur conversion, cessent d’être un peuple à part (…) Lorsqu’ils veulent renoncer à ce crime [le déicide], nous les embrassons avec amour et leur restituons tous les privilèges de bénédictions qu’ils ont reçus pour préparer le règne du Messie. » (La Croix, 28 octobre 1897).

 

VI. Israël et l’avènement de l’Antéchrist

 

lucifer.jpgOn le constate, le propre de l’antijudaïsme, s’il n’épargne pas ses violentes critiques à l’égard du Juif talmudique, enténébré par les brouillards de la Synagogue, est convaincu que le retour à la Vérité de l’enfant d’Israël est une bénédiction salvatrice pour lui et pour l’Eglise. A ce titre, lors de la Parousie finale signale La Croix : « les nations infidèles acclameront le Sauveur, et les plus ardents seront les Juifs. » (La Croix, 29 janvier 1892).

 

Ceci participe d’ailleurs de cette conviction, profondément inscrite dans les principes catholiques : « Les Juifs sont les restes du peuple choisi qui doit se convertir aux derniers jours ; l’univers connaît un grand conflit qui ne finira qu’avec le monde, par la conversion d’Israël dispersé. » (La Croix, 28 février 1890). Les idées de La Croix sont comparables à ce que dit saint Paul (« tout Israël sera sauvé » Romains XI, 26), à ce qu’écrit également l’abbé Joseph Lémann dans son Histoire complète de l’idée messianique (1909), à savoir que le retour en Terre Sainte des Juifs, c’est-à-dire dans l’Eglise, est un signe de joie et d’allégresse pour le monde entier.

 

Toutefois, un point est à noter - conforme à l’Ecriture et comme il nous fut donner de le dire dans Le Chef des Juifs : l’Antéchrist - avant de se convertir les Juifs établiront le règne de l’Antéchrist : « Les Juifs proclameront un jour un faux Christ qu’ils reconnaîtront après avoir repoussé le vrai Christ, et celui-là sera l’Antéchrist, qui dominera le monde et règnera à Jérusalem. Toute l’histoire se déroule pour préparer ce grand drame historique dont nous sommes les acteurs et dans le drame du monde, le Juif jouera, jusqu’à la fin des temps, un rôle principal. La conversion du Juif, c’est-à-dire la fin de la lutte, sera le signe de la fin du monde. » (La Croix, 12 décembre 1883).

 

 

bête de l'apocalypse.jpg

 

 

L’Antéchrist dominera le monde

et règnera à Jérusalem !

 

 

Les descriptions de cet avènement terrible sont ainsi exprimées par les prêtres de La Croix : « Les Juifs déclarent que Jésus a trompé l’attente parce qu’il n’a pas eu de puissance temporelle ; à la place de ce Christ divin, ils veulent un Christ terrestre qui aura tout ce qui a manqué à Jésus, soumettre la terre et posséder l’or. (…) Le peuple de Dieu fut conservé autrefois afin que, par lui, la terre entière fût préparée au Christ, le peuple déicide sera à son tour conservé au milieu des nations afin de préparer le règne de l’Antéchrist. Le peuple Juif, c’est le tronc destiné à fournir ce grand ennemi du Christ annoncé pour le combat suprême et pour la victoire définitive. Nous n’avons pas le droit d’ignorer aujourd’hui que le Juif a la mission de faire le règne de cet Antéchrist. Le peuple déicide, qui s’est séparé des bons anges, est conservé providentiellement pour donner cet Antéchrist. Ensuite le Juif se convertira. La nation de l’Antéchrist est la menace suspendue sur le monde, comme le peuple du Christ est l’espérance de la Terre. » (La Croix, 29 novembre 1894).

 

Conclusion

 

 

Le Christ.jpgNous le voyons, suite à ces précisions fondamentales qui nous permettent d’accéder à une compréhension élargie et approfondie du problème posé par le judaïsme depuis plus de vingt siècles, la question Juive est une question d’essence spécifiquement religieuse. C’est « La Question » la plus impressionnante, inquiétante et extraordinaire qui soit, puisqu’elle touche aux événements qui conduisirent à la terrible Passion de Jésus-Christ, et à ceux qui accompagneront la fin des temps.

 

Dieu a confié à Israël une tâche magnifique, et Satan une mission abominable. Tout le problème Juif, l’unique question juive se résume à ce commandement double et totalement contradictoire, qui ne peut se traiter, se penser et se régler, que sur un mode exclusivement et étroitement religieux.

 

Tout autre tentative, tout essai ou volonté de trouver une solution à la difficulté que représentent la place et le rôle du peuple d’Israël à l’intérieur de l’Histoire, qui ne prendrait pas en compte la dimension authentique de ce problème, se heurterait fatalement comme cela est arrivé d’innombrables fois au cours des siècles, et arrivera de nouveau de façon inévitable, à la force d’un mur formidable. Ce mur, déconcertant et quasi surnaturel, est une représentation  symbolique de celui qui soutenait le Temple de Jérusalem, et  s’il est aujourd’hui de nature spirituelle puisque l’ancien Temple est détruit, il convient  que soit forger un outil particulier pour le tailler afin d’en faire la base de l’édifice consacré à la gloire de Dieu et non de Satan, et cet outil, seul adapté à cette tâche sacrée, a pour nom : la théologie !

 

 

Notes.

 

1. Maistre, J. (de), Quatre chapitres inédits sur la Russie, Chap. IVe « l’Illuminisme », Vaton, 1859.

2. C’est ce qu’écrivait l’abbé Goudet : « Le Tout-Puissant se sert de la Révolution pour broyer les Nations infidèles à leur mission et refaire le monde sur un plus vaste plan. […] Avec l’ère de la Révolution s’ouvre la période d’Apostasie proprement dite annoncée par saint Paul… » (Goudet, A., Mission des Juifs, Chap. VI, 1854.)

3. Bailly, P.,  La Croix, 28 mai 1890.

4. Dieu a désavoué ceux qui ont renié son Fils unique et consubstantiel, “vrai Dieu né du vrai Dieu”, il a donc rompu son Alliance avec eux. Par conséquent, Il a ainsi constaté la stérilité du Judaïsme pharisaïque et rabbinique, qui est aujourd’hui enseigné dans les synagogues, judaïsme qui a tué son Fils, le condamne, le désapprouve, et le “maudit”. De ce fait, il n’y a absolument aucune « fidélité » des descendants d’Abraham à l’égard de Dieu, si ce n’est celle des Juifs qui répondirent à l’attente messianique, c’est-à-dire les Apôtres, les premiers convertis de l’Eglise de Jérusalem. Pour ces Juifs, devenus chrétiens, il ne saurait leur être reproché quoi que ce soit ; ils sont de parfaits chrétiens, membres de l’Eglise, membres du Corps mystique du Christ. Là est la grande différence d’avec l’antisémitisme raciste et biologique, qui s’oppose aux Juifs en raison de leur origine ethnique, ce qui est absolument inacceptable pour la doctrine catholique qui ne reconnaît plus en Jésus-Christ, ni Juifs ni païens, mais seulement des âmes consacrées, par l’eau, le sel et l’Esprit, toutes absolument appelées, par grâce, à la vie divine sans distinction mondaine d’aucune sorte.

5. Sorlin, P., La Croix et les Juifs, Grasset, 1967, p. 132.

6. Ibid., p. 136.

7. Tardif de Moidrey, Microbes, in La Croix, 19 mai 1896.

8. Bailly, P., La Croix, 6 novembre 1894.

9. La Croix, Supplément : « Le complot Juif », 29 mars 1898. On notera que, malgré ses vives critiques dirigées contre le judaïsme talmudique, lorsqu’une campagne d’opinion qui avait la bienveillance de la République vers 1893, venue d’Allemagne, qui n’est pas si éloignée que cela des problèmes contemporains relatifs au port du voile islamique dans les lieux publics en France, voulut interdire l’abattage rituel des animaux tel que le pratiquaient les Juifs, campagne des milieux antisémites relayée par la Société protectrice des animaux, La Croix, à la surprise générale, défendra la Synagogue et son droit religieux à consommer sa viande selon les prescriptions bibliques, au nom des droits sacrés de chaque communauté à pratiquer son culte selon ses usages, droits que l’Eglise, depuis des siècles, a toujours scrupuleusement respectés. 

10. Les Questions actuelles, « Le péril Juif », avril 1898.

11. Ibid., « Mystères talmudiques », juillet 1882.

12. Les Questions actuelles, « Les principes de [l’antijudaïsme] chrétien », 16 février 1897.

13. Question juive, cf. Une Croix pour la conversion d’Israël, 29 septembre 1897.

14. Sorlin, P., op. cit., p. 148. Contrairement à La Croix, dont ils se distinguent nettement et en critiquent les positions jugées trop religieuses, les journaux antisémites clament que le Juif est par essence perverti, et que cette perversion, selon eux constitutive de la race d’Israël, le baptême catholique n’y change strictement rien. (Cf. Drumont, E., La France juive devant l’opinion, 1886, pp. 31-32 ; Guérin, J., Les trafiquants de l’antisémitisme, 1905, pp. 3-4.)

vendredi, 12 mars 2010

L'antijudaïsme chrétien

ou

 

L’histoire de la réaction

contre la conjuration anticatholique en Europe

 

Pie IX.jpg
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« Les tempêtes qui assaillent l'Eglise 

sont les mêmes que celles subies à ses origines;

elles étaient alors provoquées par les Gentils,

par les gnostiques et par les Juifs

et les Juifs y sont aussi présentement. » 

 

- Sa Sainteté Pie IX, Discours, le 12 février 1874  -

  

 

 

Pape Pie IX.jpgSi saint Pie X pouvaient s’appuyer sur les textes des docteurs de l’Eglise, dans lesquels apparaît clairement une ferme dénonciation des erreurs judaïques, et ceux de l’Ecriture sainte elle-même (s. Jean, s. Pierre et s. Paul se distinguent par leurs propos sévères), jusqu’à s. Jérôme, s. Augustin, s. Jean Chrysostome, en passant par s. Bernard, s. Thomas d’Aquin et s. Dominique, étrangement, dans les écrits des auteurs chrétiens précédant le milieu du XIXe siècle, le problème Juif, et celui du judaïsme plus globalement, n’occupera plus une place éminente et centrale dans les ouvrages, comme cela avait été le cas auparavant.

 

On l’évoque certes, mais de façon quasi auxiliaire et périphérique. Il n’est pas situé, ou présenté, comme cela adviendra plus tard, au centre des dangers encourus par la civilisation occidentale. Il faudra le traumatisme violent et terrifiant de la Révolution française, qui s’étendit à toute l’Europe en peu de temps, ayant pour conséquence l’abandon des lois protectrices dont s’étaient dotés les Etats chrétiens et l’entrée massive des Juifs dans la société, notamment en France, pour que s’impose l’idée d’une conjuration ourdie depuis fort longtemps, et qu’apparaisse de manière centrale le thème d’une volonté très lointaine de la Synagogue d’abattre la chrétienté. 

 

 

I - Joseph de Maistre : précurseur de l’antijudaïsme catholique

 

Joseph de Maistre.jpgL’un des plus grands analystes de la Révolution et de ses causes, Joseph de Maistre, a parfaitement théorisé la nature de cet événement saisissant, le définissant comme étant : « Satanique dans son essence, satanique parce que rebelle à l’autorité, c’est-à-dire à Dieu. » [1]. L’unique alternative possible, pour Maistre, face à un monde ruiné et détruit, déchu de sa souveraineté, était le recours à la papauté : si “la Révolution est l’erreur”, dira-t-il, si elle “est satanique dans son essence, elle ne peut donc être tuée que par la papauté, qui est la vérité, puisqu’elle est le Christ en terre”. Il faut donc réunir à nouveau l’Eglise et l’Etat, le trône et l’autel.

 

Ce qui est tout à fait extraordinaire avec Joseph de Maistre, c’est qu’il fut sans doute le premier, parmi les penseurs contre-révolutionnaires (Bonald, Lamennais, Blanc de Saint-Bonnet, etc.), à un moment où aucun auteur ne soulevait ce problème, à dénoncer la menace judaïque, exposant longuement dans ses écrits, la nécessité pour les Etats chrétiens de maîtriser les fils d’Israël afin d’éviter qu’ils ne parviennent, par leurs manœuvres et funestes industries, à corrompre les fondements de l’ordre social chrétien.

Lamennais.jpg

Hugues-Félicité Robert de Lamennais (1782-1854),

disciple de Joseph de Maistre et contre-révolutionnaire

dans les premiers temps de son activité doctrinale.

 

 

 

Augustin_Barruel.pngD’ailleurs, dans son étude, G. Miccoli, sur lequel s’est appuyé l’abbé Curzio Nitoglia lors de son examen approfondi ettapis maître.gif remarquable du sujet : « Contre-révolution et judéo-maçonnerie » [2], affirme : “Dans la conspiration des sophistes, des philosophes, des impies, des francs-maçons dépositaires du secret suprême de la secte, des jacobins, telle qu’elle est reconstruite et racontée par Barruel [Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, Londres 1797-98], les Juifs n’ont pas de part. Tout comme ils ne figurent pas dans les autres analyses contemporaines qui décrivent et découvrent les caractères de la “révolution”: cela vaut pour toutes Les Considérations sur la France [1797] de Joseph de Maistre… La polémique antimaçonnique qui fit rage parmi les émigrés français ne connaît pas trace des Juifs, sinon pour dénoncer les faveurs qui leur furent concédées. La liste des conspirateurs qui ont comploté pendant des décennies contre le trône et l’autel devient le lieu commun de toute une presse d’actualité secondaire : elle ignore les Juifs.” [3] Ainsi que le fait voir l’abbé Nitoglia : « Le Judaïsme est encore totalement absent dans l’excellent travail, en douze volumes, que Mgr Jean-Joseph Gaume dédie à La Révolution, entre 1856 et 1858. Il y approfondit le problème du césarisme ou gibelinisme, comme retour de la philosophie politique païenne, qui en niant la subordination du Souverain temporel au Pape est source de la Révolution ou de désordre, de l’Humanisme et de la Renaissance comme étapes fondamentales du réveil de l’esprit païen, non seulement dans le domaine politique mais également dans celui des tendances et passions humaines, qui portera au Protestantisme et à la Révolution française. » (J. Gaume, La Révolution. Recherches historiques sur l’origine et la propagation du mal en Europe depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, Paris, 1856-1858.) » [4]

 

II -  Les contre-révolutionnaires anti-judaïques

 

Cependant très vite, en raison d’évènements inquiétants, dont l’accroissement de la population juive et l’entrée des israélites dans les divers rouages de la société civile à la faveur de l’abandon des anciennes législations protectrices [5], le thème va s’imposer de façon constante et régulière, au point de devenir, ceci en conformité avec les orientations du Saint-siège, l’élément principal de la critique contre-révolutionnaire, qui regardera désormais le Judaïsme comme la cause principale des désordres du temps.

 

 Joseph Lemann.gifParmi les auteurs qui, au XIXe siècle, dénoncèrent le rôle nocif exercé par la Synagogue, il faut citer Mgr Léon Meurin s.j., expert en hébreu et en sanscrit (évêque in partibus d’Ascalona, puis archevêque titulaire de Nisibi et évêque résident de Port-Louis), qui publia  La franc-maçonnerie synagogue de Satan (1893), les abbés, puis évêques, Joseph et Augustin Lemann, et bien sûr Gougenot des Mousseaux avec son ouvrage : Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens (1869). On notera toutefois que dès 1830, un abbé italien, Luigi Chiarini [6], enseignant d’Antiquités Orientales à Varsovie,  publiait à Paris un ouvrage en deux volumes, intitulé “Théorie du Judaïsme” dans lequel il révélait le visage authentique du Judaïsme talmudique (c’est sur cet ouvrage que s’appuyèrent Giuseppe Oreglia et Gougenot des Mousseaux).

 

Le Judaïsme devenait sous la plume de ces auteurs, le symbole de la nouvelle civilisation sécularisée qui avait apostasié, précisément parce que par formée par l’Eglise, après de longues années de conjuration antichrétienne et de complot : « La conspiration antichrétienne devenait ainsi l’œuvre éminente des Juifs pour abattre l’Eglise du Christ et les porter à la domination du monde. » [7]

 

III -  Les déclarations anti-judaïques de Pie IX

 

Ce qui est intéressant pour notre sujet, c’est de voir que l’ensemble des études effectuées par les penseurs contre-révolutionnaires, vont être accueillies avec attention par Rome, au point même que les thèses qui avaient été publiées sous forme d’ouvrages destinés à un large public, vont se retrouver, quasi intégralement, sous la plume des papes.

 

Saint Michel archange.jpgA cet égard, les discours de Pie IX, après 1870, sont tout à fait significatifs. En effet, Pie IX ne manquera pas de prononcer des paroles très dures, et éminemment explicites, contre les Juifs, dont on sait qu’ils prirent la tête, ou furent à l’origine tout au moins, de tous les actes révolutionnaires de brigandage visant à abattre l’Eglise. Le Saint Père ira jusqu’à qualifier les Juifs d’un terme très sévère, surtout dans la bouche d’un pape, puisqu’il les nommera des “chiens” : « Ils sont devenus tels de “fils” qu’ils étaient, pour leur dureté et incrédulité, et de ces chiens - ajoute le pontife - il y en a malheureusement trop aujourd’hui à Rome, et nous les entendons aboyer par toutes les rues, et ils nous harcèlent partout. » [8] 

 

 

 

 

 

 

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Le pape Pie IX déclara que les Juifs
représentaient aujourd'hui la "Synagogue de Satan"

 

 

 

a) Etsi multa luctuosa

 

Pius IX.jpgMais le pape ne s’arrête pas à ces paroles d’une impressionnante dureté, il poursuit ainsi, au moment où la presse anticléricale laissait publier d’authentiques ordures à l’encontre de l’Eglise catholique : « Les juifs sont des “bœufs”, qui ne connaissent pas Dieu, et écrivent des blasphèmes et des obscénités dans les journaux, mais viendra un jour, terrible jour de la vengeance divine, où ils devront rendre compte des iniquités qu’ils ont commises. » [9]

 

On le constate, les déclarations pontificales sont, à cette époque qui venait de subir les outrages scandaleux de l’esprit révolutionnaire au point de menacer le Vatican et de mettre en péril l’Eglise, très éloignées du discours politiquement correct et des ellipses stylistiques [10]. Pie IX exposera  ainsi, avec une solide intransigeance, les responsabilités des milieux judaïques, et ne craindra pas de désigner, avec une force extraordinaire, le danger pour la civilisation chrétienne que représente l’esprit judaïque et les Juifs en général : « Peuple dur et déloyal, comme on voit aussi dans ses descendants, qui faisait de continuelles promesses à Dieu et ne les maintenait jamais. » [11]

 

Il faut dire que jamais dans l’Histoire, on avait assisté à un tel déchaînement de haine envers la sainte Eglise de Jésus-Christ, et depuis 1789, c’était comme si une fièvre folle de détestation des prêtres, des religieux et de l’ensemble du clergé, s’était emparée des consciences. Les partis républicains mettaient tout en œuvre pour détruire le christianisme, et l’on voyait nettement qui était à l’origine de ces idées funestes qui à présent oeuvraient à transformer la chrétienté en une société désacralisée et apostate.

 

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- Jésus tombe pour la première fois -

Ve Station

 

« En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât.

Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...)

Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen,

donnant ainsi une preuve qu’à la nation juive dépravée

d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. »

 

 

 

C’est pourquoi, le 23 mars 1873, Pie IX, faisant référence à Simon le Cyrénéen, revint dans une déclaration officielle sur la réprobation dont les Juifs étaient l’objet : « En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât. Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...) Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen, donnant ainsi une preuve de ce qui avait été prédit, c’est-à-dire qu’à la nation juive dépravée d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. » [12]. Puis une nouvelle fois, dans un discours daté du 12 février 1874 destiné aux curés de Rome, le pape Pie IX, établira un parallèle entre la situation que traversait l’Eglise romaine et celle qu’elle avait connue lors des premiers siècles : « Les tempêtes qui l’assaillent sont les mêmes que celles subies à ses origines; elles étaient alors provoquées par les Gentils, par les gnostiques et par les Juifs et les Juifs y sont aussi présentement. » [13]

 

b) La  Synagogue de Satan''

 

Ce n’est donc pas pour rien, ni sans de justes motifs que Pie IX, voulant conférer une image correspondant à ce qui animait l’esprit pervers despreteur-juif-anglais.jpg complots judaïques contre Rome, recourut dans sa lettre Encyclique Etsi multa luctuosa (1873), à la figure de la “Synagogue de Satan”, pour désigner les ennemis de l’Eglise, incluant sous cette expression, tous ceux qui, de près ou de loin, travaillaient sans relâche à ruiner la civilisation chrétienne. [14]  On le comprend donc aisément, lorsque Rome eut perçu distinctement les causes réelles de la tragédie révolutionnaire, elle n’hésita pas à désigner clairement les responsables du vertige destructeur qui s’était emparé de l’Europe, en l’occurrence les Juifs. Ainsi, La Civiltà Cattolica, fondée en 1850, intervint dès 1858 sur la question juive. Environ dix ans après, en 1869, Gougenot des Mousseaux exposa amplement, dans Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, les mécanismes qui pourraient détruire la chrétienté. Pie IX, en 1870, entrevit dans le Judaïsme la cause première de la Révolution, puis Léon XIII, plus encore, désigna les Juifs comme étant le moteur principal de la corruption contemporaine.

 

 IV – Les Juifs : agents de la révolution

 

kabbale-copie-1.jpgLes abbés Joseph et Augustin Lémann comprirent également, eux qui venaient par le sang de la souche d’Israël, qu’ilmenorah.jpg fallait absolument préserver la chrétienté du péril Juif, et qu’accorder aux Juifs l’égalité des droits civils représentait un terrifiant danger pour le devenir de la société : « Nous connaissons les tendances de notre nation; ses bonnes comme ses mauvaises qualités. (…) Le suprême danger de Rome... ce ne sont pas les hommes de la Révolution, ils passeront. Le suprême danger de Rome c’est vous, ô messieurs, qui ne passez pas. Armés du droit, avec votre habileté… et votre puissance, avant que le siècle n’arrive à sa fin, vous serez les maîtres... » [15]

 

Les Juifs, comme l’on démontré Joseph et Augustin Lémann, furent les avocats absolus de la Révolution et de la laïcisation de l’Europe, les Etats modernes et la Synagogue pharisaïque, ayant en commun un identique refus du Règne Social du Christ et de son Eglise. Les nouvelles lois de la société, au fond, étaient très anciennes : elles participaient du même rejet obstiné de Jésus-Christ, tel que l’avait désiré le Sanhédrin et la majeure partie du peuple Juif. Cette analyse s’appuie sur la “théologie de l’Histoire” propre à l’Eglise. Mgr Delassus  écrit à ce sujet : « Le Calvaire a séparé en deux la race juive: d’une part, les disciples qui ont appelé à eux et se sont incorporé tous les chrétiens; de l’autre, les bourreaux, sur la tête desquels, selon leur vœu, est retombé le sang du Juste, les vouant à une malédiction qui durera autant que leur rébellion. » [16]  

 

 

V -  Le sionisme : héritier de l’idée révolutionnaire juive

etoile_david.gifIl est d’ailleurs à noter, pour aller au bout de notre examen de la question, que le mouvement national Juif qui apparaîtra au XIXe siècle, à savoirancien-temple-jerusalem.jpg le sionisme, fondé lors de ses trois premiers congrès constitutifs à Bâle, en août 1897, août 1898 et août 1899, par des hommes imprégnés de laïcisme, de conceptions révolutionnaires, républicaines et athées, voulut imposer cette idée saugrenue et impie que la venue de Jésus-Christ n’avait modifié en rien la situation pour le peuple d’Israël, et qu’il restait, malgré son crime, sa réprobation et l’exil, propriétaire de la Terre sainte. Les Archives israélites, organe le plus important du judaïsme français à l’époque, dira ceci, montrant bien en quoi le sionisme se positionnait en contradiction directe d’avec l’Eglise : «.La reconstitution de la nationalité juive, nous l'avons dit et nous ne cesserons de le redire, est d'ordre providentiel….Quand l'heure de la patrie juive, devenue la patrie de toute l'humanité, sonnera, quand il faudra battre le rappel de tous les dispersés d'Israël, le souverain Maître de l'univers suscitera les agents de ce mouvement de ralliement… » [17]

              Or, cette idée était, et reste une chimère, une vision illusoire, comme le soulignera Joseph Lémann :

- « [C’est une] chimère, encore une fois, d'attendre la restauration matérielle d'un État juif à Jérusalem. Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ. Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour de l'Orient et de l'Occident, et vers laquelle tous les peuples accourront avec eux, n'est point une Jérusalem matérielle, qui jamais ne pourrait être assez vaste pour contenir une si grande multitude dans son sein ; c'est l'Église même de Jésus-Christ, qui, comme l'annonce Zacharie dans une autre prophétie, est comparée à une ‘‘ville sans murs’’ (Zacharie II, 4-5), parce qu'elle est ouverte à tous, et qu'il n'y a point de multitude, si grande qu'elle puisse être, que l'Église ne Puisse contenir dans son Sein. » [18]

On comprend mieux pourquoi, le projet national Juif, élaboré par les sionistes au XIXe siècle, participe d’une intention forgée à la même période où Rome tremblait sous les coups de la Révolution, où le pape était enfermé comme un prisonnier dans le Vatican. Il participe donc, précisément, d’un objectif antichrétien en ce sens qu’il souhaitât faire comme si le Christ n’avait pas changé la Loi et aboli, en en modifiant le sens et la lecture, les promesses. En un mot, du point de vue catholique, du point de vue même de Dieu, le sionisme et son ambition de reconstitution d’un Royaume Juif en Israël représentait et représente toujours, concrètement, l’ignoble négation de la Croix et du Golgotha !

Conclusion

 

 

Saint_Thomas,_Fontaine_de_la_Sagesse,_Antoine_Nicolas,_v__1648.jpg

 "Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence,

reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! "

- S. Thomas d'Aquin -

 

antijudaïsme synagogue.jpgAinsi, il n’est pas vrai - et c’est ce sur quoi voulurent insister les auteurs contre-révolutionnaires qui étaient effrayés par les fruits pervers que la Révolution venait de produire, discours repris, et même parfois amplifié par le Magistère ecclésiastique qui s’appuya également sur les pères de l’Eglise et ses principaux docteurs et théologiens - que les agents de la révolution aient changé. Non, après le déicide, l’agent principal, l’agent invisible et actif, le suppôt privilégié de Satan, fut et reste, insisteront tous les auteurs catholiques au XIXe siècle, le Judaïsme talmudique, qui voulut, pendant des siècles, détruire l’Eglise et la chrétienté, comme il a tué Jésus-Christ.

Tant qu’il ne se convertira pas au christianisme, tant que cet agent ténébreux travaillera à mettre en œuvre son projet criminel, le risque sera grand pour la civilisation chrétienne et la menace très importante pour elle. Dans l’Expositio in Cantica Canticorum, attribuée à s. Thomas d’Aquin, on trouve cette phrase : « Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence, reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! Jerusalem, Jerusalem, revertere ad Dominum Deum tuum ! »

Espérons et prions effectivement pour que ce retour, le seul vrai et authentique « Retour » qui soit, advienne au plus vite. Et alors, quand il sera entièrement accompli par la grâce du Ciel, un cantique nouveau remontera dans l’âme des fils d’Israël, mais un cantique désormais pur et décanté, qui passera pour l’éternité du cœur aux lèvres afin de louer et glorifier Jésus-Christ !

 

Notes

 

1. J. de Maistre, Considérations sur la France, Lyon 1884, p. 67.

2. C. Nitoglia (abbé), Contre-révolution et judéo-maçonnerie, Sodalitium, n° 50, juin-juillet 2000,  pp. 5-16.

3. G. Miccoli, Santa Sede, questione ebraica e antisemitismo, in Storia d’Italia, Annali vol. 11 bis, Gli ebrei in Italia, Einaudi, Torino 1997, p. 1388.

4. C. Nitoglia (abbé), op. cit., p. 5.

5. Cf. Le Chef des Juifs : l’Antéchrist, ch. II. « La croissance non « miraculeuse » de la race Juive au XIXe siècle en Europe », La Question, 2009, pp. 18-25. 

6. Notice biographique selon deux encyclopédies : [Luigi Chiarini] : “(1789-1832), prêtre italien, orientaliste et écrivain antisémite. Invité à venir de Toscane en Pologne, Chiarini obtint la chaire de Langues Orientales à l’Université de Varsovie grâce à la protection de Potocki, ministre de l’éducation. En 1826, il devient membre du Jewish Commitee dont les membres sont nommés par le gouvernement. Dans sa Théorie du Judaïsme (1830), Chiarini calomnia le Talmud et le rabbinat et tenta de raviver la diffamation du sang [meurtre rituel]. Il considérait que l’Etat devait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud. Il commença une traduction française du Talmud de Babylone, avec l’appui du Tsar Nicolas Ier, dont deux volumes ont été publiés (1831). Chiarini fut contraint d’abandonner son projet à cause de l’insurrection polonaise. Ses autres travaux sont une grammaire d’Hébreu en Latin; un dictionnaire Hébreu-Latin, et un article: Dei funerarii degli ebrei polacchi (Bologne 1826)”. (Cf. Encyclopedia Judaica, Gerusalemme s. d., vol 5, pp. 409-410). [Luigi Chiarini] : “né a Montepulciano le 26 avril 1789, mort à Varsovie le 28 février 1832... Il publia Théorie du Judaïsme (1830)... ce livre est divisé en trois parties: dans la 1re, il établit les difficultés pour connaître le vrai visage du Judaïsme, dans la 2e, il explique la théorie du Judaïsme, dans la 3e, il traite de la réforme du Judaïsme et examine en détail les moyens de supprimer ses éléments “pernicieux”. En résumé, Chiarini s’efforce de prouver que les prétendus maux du Judaïsme trouvent leur origine principalement dans les enseignements soi-disant antisociaux et nuisibles du Talmud. Il soutient que l’Etat devrait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud, et qu’ils devraient retourner à la simple foi mosaïque. Ce but peut être atteint de deux manières: d’abord par la fondation d’écoles où l’on donne l’enseignement de la Bible et où l’on étudie la grammaire hébraïque; ensuite par une traduction française du Talmud de Babylone avec des notes d’explication et des réfutations”. (Cf. The Jewish Encyclopedia, New York - London 1905-1912, IV vol., pp. 21-22.)

7. G. Miccoli, op. cit., p. 1394.

8. Ibid., Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX pronunziati in Vaticano ai fedeli di Roma e dell’orbe dal principio della sua prigionia fino al presente, Roma 1874-1878, pp. 1404-1405.

9. Ibid., p. 1405.

10. Alors que Pie IX avait commencé son pontificat, en juin 1846, par une conception plutôt libérale de l’autorité pontificale, les événements qui vont survenir, peu après son accession au trône de Pierre, vont modifier du tout au tout son état d’esprit. En effet, le 15 novembre 1848, le chef du gouvernement du Saint Siège, Pellegrino Rossi était assassiné par les révolutionnaires italiens, les insurgés proclamant la République romaine. Le 24 novembre, Pie IX quitte de nuit dans la voiture à cheval du duc d'Harcourt son palais du Quirinal, après que les partisans de Giuseppe Mazzini eurent attaqué le palais tuant Mgr Palma. Il se réfugie à Gaète, dans le Royaume des Deux-Siciles. Il lance alors un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. La France intervient en sa faveur. Le général Oudinot s'empare de Rome à la bataille du Janicule le 30 juin 1849 et chasse les révolutionnaires en juillet. De retour à Rome, le 12 avril 1850, Pie IX mène dès lors une politique de répression contre les idées républicaines. Un nouveau secrétaire d’État, le cardinal Giacomo Antonelli, est nommé, renouant avec la politique conservatrice de Grégoire XVI. Quelques années plus tard, la prise de Rome, le 20 septembre 1870 par les troupes piémontaises, constitue un aboutissement à l’unification de la péninsule en faisant de la cité du pape la nouvelle capitale du royaume d’Italie, une loi des Garanties, votée le 15 mai 1871, accorde au Saint Siège une simple extraterritorialité sur quelques palais et le droit de souveraineté uniquement sur sa cité du Vatican. Le pape Pie IX se considère désormais comme prisonnier à l’intérieur du palais du Vatican. Dans l’Église, l’émotion est grande. En France, la politique italienne de Napoléon III suscite l’indignation des catholiques pour qui le pouvoir temporel du pape garantissait son indépendance spirituelle. Pie IX apparaît alors comme « le pape-martyr ». Il ne se fait pas faute, dans sa Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, de dénoncer en des termes vigoureux l’action des révolutionnaires, et de désigner ceux qui en sont les animateurs secrets, soit la judéo-maçonnerie : « Les lugubres attentats qui se poursuivent et se consomment sous les yeux même du successeur de Pierre, sont naturellement le premier objet de ses plaintes. Les choses en sont venues à ce point, que la mort semble préférable à une vie si violemment et si constamment agitée, et que, les yeux levés au ciel, nous sommes parfois contraint de nous écrier : ‘‘Il nous vaut mieux mourir qui d’assister ainsi à la destruction des choses saintes’’ (I Macchab., III, 59). Pas un jour, en effet, ne s’est écoulé depuis l’invasion de la ville sainte, sans que quelque nouvelle blessure fût portée au coeur déjà si ulcéré de Pie IX. L’expulsion et la spoliation des religieux de l’un et l’autre sexe ravivent et augmentent chaque matin les plaies de la veille. Toucher à cette portion choisie du troupeau, c’est toucher le pasteur à la prunelle de l’oeil. Si, conformément à la parole du grand Antoine rapportée par son historien saint Athanase, le diable, qui est l’ennemi de tous les chrétiens, ne peut en aucune façon supporter les moines animés de l’esprit de leur saint état et les épouses virginales du Christ, en retour, l’Église a pour eux et pour elles des tendresses toutes spéciales. N’est-ce point d’ailleurs une énormité flagrante que l’observation des conseils évangéliques soit désormais proscrite dans la capitale du christianisme, c’est-à-dire dans le lieu du monde où les vertus chrétiennes DOIVENT s’épanouir le plus librement et arriver à leur développement le plus vigoureux ? […] La guerre ainsi allumée contre l’Église dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée, en plus d’un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père recommande aux pasteurs des peuples d’avoir sous les yeux et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le siége apostolique. Plût à Dieu que cette voix des sentinelles de l’ordre comme de la vérité eût été entendue avant que le mal eût pris tous ses développements ! Que de malheurs, que de larmes, que de ruines, que de sang eussent été épargnés au genre humain ! Faut-il donc désormais désespérer des choses, et les enfants de Dieu doivent-ils se résigner à ne plus traverser les sentiers de l’Église militante qu’à travers le deuil et l’humiliation ? La religion ne comptera-t-elle plus de jours propices sur la terre, et la fille du ciel s’apprête-t-elle à secouer la poussière de ses pieds sur un monde dont la corruption ne peut plus être lavée que par la flamme ? Le vicaire de Jésus-Christ nourrit et inspire des espoirs meilleurs. » (Pie IX, Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, 21 nov. 1873).

11. Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX, op. cit., p. 1405.

12. Discorsi di Pio IX, vol. II, p. 294. On remarque que la position de Pie IX est absolument contredite par ce qui est affirmé, de façon fallacieuse, par le Concile Vatican II dans Nostra Ætate : “Les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture”.

13. Ibid.,  vol. III, p. 149.

14. Etsi multa luctuosa, Encyclique du 21 nov. 1873. Cf. aussi la Lettre de 1865, de Pie IX à Mgr Darboy, archevêque de Paris, in La Documentation catholique, t. VI, juillet-décembre 1921, p. 139.

15. A. et J. Lémann (abbés), Lettre aux Israélites dispersés, sur la conduite de leurs coreligionnaires de Rome durant la captivité de Pie IX au Vatican, Roma 1873.

16. H. Delassus (Mgr), La conjuration antichrétienne. Le temple maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Eglise Catholique, t. III, 1910, p. 1117.

17.Archives Israéliennes, 2 septembre 1897.

18. J. Lémann, (abbé), L’Avenir de Jérusalem, IIe Part., ch. II, 1901.

 

 

 

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Révélation sur les sources cachées

de Vincent Morlier !

 

 

Un aimable correspondant, ayant suivi avec attention le débat qui nous opposa ces derniers mois à Vincent Morlierdébat qui vient de s’achever par sa piteuse déroute, ses arguments ayant été systématiquement contredits, brisés et réduits à néant un à un, alors qu’il était venu défendre avec véhémence sur La Question la thèse absurde du sionisme chrétien - nous a fait remarquer, fort justement, ce dont nous le remercions très vivement, que les idées erronées, téméraires, blasphématoires et hérétiques défendues aujourd’hui par Vincent Morlier, avaient été en réalité déjà exprimées par Hubert Le Caron dans un ouvrage publié sous le titre : « Dieu est-il antisémite ? l'infiltration judaïque dans l'Eglise conciliaire, Fideliter, 1987, ouvrage dans lequel il écrivait ceci, qui n’est pas sans nous rappeler certaines divagations délirantes qui nous sont à présent bien connues, et qui ont sans doute été discrètement « empruntées » à Le Caron, comme on peut le constater :   

 

« J'ai exposé dans le "Mystère d'Israël" que le rassemblement d'Israël sur la terre de ses ancêtres, après deux mille ans de dispersion, était un fait unique dans l'histoire de l'humanité et un signe des temps. Ce fait miraculeux avait été annoncé par les prophètes d'Israël, spécialement par Ezéchiel, par Notre Seigneur lui-même et par l'Apôtre saint Paul. (…)

 [La] conversion d'Israël marquera le terme "de la fin du temps des nations" annoncée par le Seigneur lui-même quand il montait à Jérusalem pour y subir sa passion. Cette fin du temps des nations qui a commencé en 1967 avec la reconquête de Jérusalem par les Juifs (guerre des Six Jours) et qui correspond à la période du rassemblement doit finalement aboutir à la conversion, comme cela a été prophétisé par Ezéchiel (Chap. XXXVII):

Voici que je vais ouvrir vos tombeaux

et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux

O mon peuple et je vous ramènerai

sur la terre d'Israël. (Rassemblement)

Je mettrai mon esprit en vous (conversion)

et vous vivrez (de la vie de la foi).

            Si la prochaine période de l'histoire de l'humanité, après les convulsions du monde actuel fondé sur l'orgueil de l'homme, est celle du triomphe du Coeur Immaculé de Marie et du Sacré Coeur, triomphe annoncé par la Vierge elle-même, (rue du Bac, à Pellevoisin et à Fatima), il est très probable que la mère de Dieu convertira ceux de son peuple qui constituent la véritable postérité d'Abraham.

            D'ailleurs, nous l'avons dit, l'heure de la fin des temps des nations, c'est-à-dire du privilège religieux des nations sur Israël a sonné lors de la reconquête de Jérusalem par les Juifs en 1967.

            Il est à remarquer que le rassemblement d'Israël et la reconquête de Jérusalem se sont effectués dans un laps de temps assez réduit puisque la déclaration Balfour autorisant les Juifs à retourner en Terre sainte date de 1917. La deuxième phase, c'est-à-dire la conversion ne devrait plus maintenant tellement tarder»

 

[H. Le Caron, Dieu est-il antisémite ? Ed. Fideliter, 1987, pp. 174 ; 184-185.]

 

Ce discours inexact, mais qui a au moins pour lui, chez Hubert Le Caron, d’être original, présentant fautivement la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 - qui visait à l'établissement d'un foyer national juif en Palestine - comme étant la réalisation des Prophéties, participe d’une terrible confusion et d’une incompréhension totale du sens spirituel des Ecritures, au profit d’une conception littéraliste, charnelle et judaïsée que nous avons longuement dénoncée.

Mais le plus grave, ou plus exactement « tragique » dans ces fredaines illusoires, vient surtout du fait qu’elles entraînent certains chrétiens déraisonnables à encourager le sionisme, sous prétexte qu’il serait d’essence divine. Or, s’il est évident que le sionisme, loin d’être divin, est une entreprise satanique, comme il le fut démontré dans Le Chef des Juifs : l’Antéchrist !, on imagine, non sans trembler, ce à quoi seront appelés à se convertir les Juifs qui se sont emparés militairement de la Terre sainte, avec l’intention d’y rebâtir un troisième Temple à l’intérieur duquel il ne pourront rendre un culte, l’Ancienne Loi ayant été définitivement renversée par Jésus-Christ et remplacée par la Nouvelle Alliance, qu’à l’Antéchrist !

 

Beaucoup de naïfs, catholiques ou non, qui ont été tristement bernés par les nuisibles mensonges du sionisme, risquent donc à terme, de tomber de très haut, en s’apercevant que leur action qu’ils croyaient juste était en réalité perverse et ténébreuse, et se trouvait dirigée invisiblement et de main de maître, par le « Très-Bas » !

 

vendredi, 05 février 2010

Israël : la « Synagogue de Satan ! »

ou la nature perverse du judaïsme après Jésus-Christ

 

 

 

 

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 La Synagogue s’est constituée une religion charnelle

dénuée de tout caractère sacré,

se transformant en une secte dirigée par l’esprit démoniaque.  

 

 

  

judaisme.gifLes Juifs, en rejetant Jésus-Christ, ont trahi honteusement Dieu, ils ont failli aux Promesses, ils sont passés du côté du Diable et accomplissent ses œuvres depuis cette date. Ainsi donc, pour les chrétiens c’est le judaïsme actuel qui est infidèle à l’Ancien Testament, et s’il y a bien un “petit reste” fidèle qui, en entrant dans l’Église chrétienne garantit la continuité de l’Alliance entre l’Ancienne et la Nouvelle, la masse des Juifs, l’Israël actuel, est entre les mains de l’adversaire de Dieu, soumis aux vues perverses du Diable, sous la dépendance « spirituelle » de l’ennemi.

 

L’Eglise enseigne que le judaïsme post-biblique est réprouvé, désapprouvé, rejeté par Dieu, autrement dit, tant qu’il demeure dans le refus obstiné du Christ, il n’est pas uni spirituellement à Dieu, il ne Lui est pas cher, il n’est pas en grâce de Dieu, il est l’objet d’une répulsion distante de la part de l’Eternel, il représente une assemblée, une Synagogue, dont le Chef est Satan !

 

I. La corruption de la Synagogue

 

 

juifs-synagogue-228481.jpgDieu, rompant son Alliance, a désavoué ceux qui ont renié son Fils unique et consubstantiel, “vrai Dieu né du vrai374_ALTEREBESmall.jpg Dieu”. Par conséquent, Il a ainsi constaté la stérilité du Judaïsme pharisaïque et rabbinique, qui a tué les Prophètes et son Fils, et le condamne, le désapprouve, et le “maudit”. De cet fait, il n’y a absolument aucune « fidélité » des descendants d’Abraham, comme l’écrit Vatican II [1], si ce n’est celles des Juifs qui eux furent fidèles à l’attente messianique, c’est-à-dire les Apôtres, les premiers convertis de l’Eglise de Jérusalem. Mais évoquer la prétendue fidélité des Juifs qui rejetèrent le Christ, en voulant s’appuyer sur saint Paul, c’est faire allusion, bien plutôt, à une « infidélité ». Ce n’est pas du tout la même chose !

 

Bossuet explique très bien la corruption subie par la Synagogue qui a interprété fautivement les textes de l’Ecriture, s’est constituée une religion charnelle, dénuée de tout caractère saint et sacré, se transformant en une secte dirigée par l’esprit démoniaque   :

 

-          « L'exégèse satanique est entachée d'applications erronées, d'additions arbitraires, de suppressions audacieuses. Eh bien, C’est en communiquant aux docteurs de la Synagogue cette manière d’interpréter l’Ecriture que Satan va contribuer à établir au sein du peuple Juif l’erreur du Messie conquérant. (…) Ainsi en va-t-il d’un grand nombre de rabbins et de scribes ; inspirés par Satan, ils tortureront et corrompront les plus importantes prophéties messianiques. Ce ne sera plus le Christ des Prophètes qui deviendra l'objet de leur attente, mais un Christ défiguré. Outre la participation de Satan, l'action humaine et des événements politiques contribueront à l'introduction et à l'affermissement des ténèbres. Les Juifs commenceront non point à oublier le Dieu de leurs pères, mais à mêler dans leur religion des superstitions indignes.» [2]

 

De ce fait, le judaïsme actuel, celui qui est enseigné dans la Synagogue, est donc une doctrine dévoyée placée entre les mains de l’adversaire desanhédrin.jpg Dieu et travaille, objectivement, contre l’Eglise, dont il est l’adversaire résolu. Cette transformation s’est opérée à un instant précis dans l’Histoire : au moment de l’arrestation du Christ. A partir de cet instant, les événements tragiques qui allaient suivre, ne pouvaient qu’entraîner pour la Synagogue, la perte de ses prérogatives et aboutir à sa transformation en une institution malfaisante et sinistre, ainsi que nous le décrit Augustin Lemann en des lignes saisissantes : 

 

-          « Lors de l’assemblée du Sanhédrin, à une interpellation faite à Jésus-Christ par le Grand Prêtre Caïphe, la Synagogue tombe dans l’erreur (…). Aussi la Synagogue enseignante ayant, sous ce rapport, gravement manqué à son devoir, par une négligence  coupable, méritera-t-elle d’être privée de l’assistance divine. Livrée à son propre esprit, elle retombera dans l’erreur en méconnaissant Jésus-Christ et en condamnant dans sa divine personne le Messie souffrant. » [3]

 

aum_photo_judaisme.jpgLa Synagogue a donc, historiquement, poussé les Juifs puis les païens à combattre sans relâche les chrétiens, et depuis les débuts de l’Eglise elle n’a eu de cesse de vouloir la perte du christianisme, la destruction de la sainte religion du Christ. Aujourd’hui, alors qu’Israël pourrait être une source de bénédiction pour le monde, enivré par son vertige national, il répand une atmosphère de guerre et s’impose aux nations avec une rageuse férocité qui conduira, fatalement, vers une situation terrible. C’est ce que résumait déjà il y a plusieurs décennies Mgr Louis Meurin, avec une impressionnante précision, exposant de façon remarquable l’œuvre mortifère à laquelle se consacre désormais la Synagogue qui fédère, hélas ! derrière elle beaucoup d’âme puissamment trompées par ses erreurs :

 

-          « L'enfer a déchaîné les erreurs funestes du Paganisme autrefois vaincu ; il a appelé sous son drapeau la haine antique de la Synagogue déchue et l'audace exaspérée du peuple déicide... il a enrôlé dans son armée toutes les passions violentes de l'humanité viciée (...). Toutes ces forces, l'Enfer les a organisées et les dirige contre l'Église de Christ (...). Le Paganisme, le Judaïsme, l'apostasie, les vices et les passions, sous la suprême direction de Lucifer, montent ensemble à l'assaut de l'Église (...). L'Épouse du Sauveur est accoutumée à vaincre par la souffrance. Le peuple d'Israël, qu'il est grand et majestueux tant qu'il marche avec le Seigneur, mais qu'il est terrible et horrible dans sa haine contre son Messie qu'il a méconnu et tué sur la Croix ! S'il voulait seulement s'élever du sens matériel de ses Livres saints au sens spirituel, il serait sauvé.... Mais il ne le veut pas. Son aveuglement est volontaire... l'orgueil en est l'explication. (...) L'orgueil d'une grande intelligence préfère mille fois souffrir que de s'abaisser et reconnaître son erreur. Aussitôt qu'il s'humilie devant Dieu, le Juif voit : "il tombe de ses yeux comme des écailles" (Actes IX, 18)...Pourquoi donc les Juifs ne voient-ils pas la vérité ? Pourquoi - orgueilleusement – la cherchent-ils dans une Cabale foncièrement antirationnelle et ouvertement satanique ? N'espérez pas, ô Juifs, pouvoir échapper à la calamité qui vous menace encore une fois ! Votre nation déicide est dans ce moment arrivée à une de ces apogées de pouvoir... qui doit aboutir, comme toujours, à un grand malheur national. Le jour qui vous écrasera sera la veille d'une expansion vitale de l'Église, votre victime, telle que l'Histoire n'en a jamais vue. Vos prophètes le lui ont promis ! » [4]

 

 

II. Le sionisme est inspiré par la Synagogue antichrétienne

               

étoile david.jpgDès lors l’espérance sioniste, en développant un arsenal militaire et constituant des armées, en souhaitant se rendreHerzl.jpg en Israël après des siècles de diaspora, alors qu’Israël est rejeté de Dieu et collabore avec Satan, cachant pour certains l’idée d’une réédification du Temple afin de hâter le retour du Messie, est une aberration anti-scripturaire et blasphématoire, dont on perçoit fort bien qu’elle est inspirée par les rabbins pervertis de la Synagogue antichrétienne. Soutenir un tel projet criminel, est donc un scandale absolu, et pour un chrétien une apostasie ! Si, pour la majorité des évangélistes réformés, et la majorité des naïfs des différentes églises non apostoliques dépourvus de théologie, le fait d’un retour des Juifs en Israël est regardé comme une juste rétribution après des siècles d’exil, pour les Juifs, c’est très clair, l’idée nationale d’un retour en Terre sainte correspond, sans ambiguïté aucune, au rétablissement du Royaume et à la réédification du Temple afin d’hâter la venue d’un Messie national qui n’est autre que l’Antéchrist.

 

Pour un chrétien, se faire l’avocat d’un tel projet fou, et qui va, de toute évidence, provoquer des ravages plus encore importants qu’il n’en a déjà générés, est une attitude apostate et insensée, le témoignage d’une radicale désorientation, purement et simplement.

Redisons-le : l’idée nationale de la Synagogue, qui a trouvé dans le sionisme son mode de réalisation, est synonyme d’attente d’un Messie charnel et mondain qui assurera le triomphe des Juifs, détruisant ce qui en fait obstacle, la religion chrétienne ! On est très loin d’un projet manifestant une volonté divine, un projet béni par Dieu. Le projet sioniste dissimule en fait un secret désir, que réalise l’espérance messianique, dominer les royaumes de la terre pour y instaurer un pouvoir de domination infernal.

 

III. L’Eglise condamne le sionisme

 

Pie X.jpg
"Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur
nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif :
‘‘Non Possumus’’. »
(Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican)

 

 Merry del Val.jpgSaint Pie X ce pape si sage et si pieux que l’Eglise à canonisé et qu’elle demande d’honorer avec respect et dévotion, ne reconnut pas dans le sionisme la main de Dieu. En effet, saint Pie X ne sentit point cette présence de Dieu dans le sionisme car il en était formellement dépourvu, puisque le caractère authentique de ce mouvement fut d’être dirigé par l’adversaire de Dieu, afin de se constituer une cité dans la Jérusalem d’en bas grâce à la réunion charnelle et violente de la nation Juive, pour s’y faire adorer et abattre la chrétienté. L’attitude de saint Pie X vis-à-vis du projet politique de Theodor Herzl, avait été longuement mûrie et étudiée avec un conseiller très proche du saint Père, Mgr Rafael Merry del Val (1865-1930) [5], qui fut en réalité très impliqué dans cette décision conçue comme une authentique expression de la doctrine de l’Eglise en la matière. Herzl, le théoricien du sionisme avait exposé ses thèses dans son livre « Der Judenstaat, l’Etat des Juifs » en 1896, il fut ensuite élu président de l’Organisation sioniste mondiale qui se donnait pour programme la reconstitution d’un foyer national sur la terre d’Israël. Dans son livre, « Altneuland », « Terre ancienne, terre nouvelle », en hébreu, «Tel Aviv», il s’était livré à une description « utopique » de l’Etat nouveau qu’il envisageait d’édifier selon le slogan du Mouvement sioniste : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende… »

 

Ainsi, en réaction à Herzl, venu chercher au Vatican un appui catholique pour légitimer le sionisme naissant, le « Non Possumus » qu’exprima saint Pie X, était tout à la fois une volonté de ne point encourager cette aventure dangereuse et impie, mais surtout de manifester la pensée de l’Eglise à l’égard du projet sioniste. Ainsi, Herzl, contrairement à ce que l’on croit trop souvent, arrivant à Rome s'entretiendra, non pas directement avec saint Pie X, mais avec le Cardinal Merry Del Val, alors Secrétaire d'Etat du Vatican, puis avec le Pape. C’est donc à l'un et à l'autre, que Théodore Herzl exposa son plan de la création d'un Etat Juif en Terre sainte, et c’est à l'un et à l'autre, qu’il demandera pour la réalisation de son programme le concours et les secours de l'Eglise. Le pape et le Secrétaire d'Etat écoutèrent Herzl avec attention, et l'un et l'autre lui dirent fermement : « Non Possumus », saint Pie X ajoutant avec force, qu’il faudrait d'abord que les Juifs reconnaissent Jésus afin que l'Eglise puisse reconnaître comme authentique le Retour en Israël.

 

 jesus.jpgLe pape ne se trompait pas dans sa déclaration, car en sa qualité de Vicaire de Jésus-Christ sur la terre et défenseur de l'Eglise, il avait pour rôle de maintenir intacte la foi et la doctrine catholique. Et sa déclaration, qui conserve une autorité vénérable, fut sans appel. Le sionisme, plan forgé par des hommes impies qui rejetaient Jésus-Christ, n’était pas voulu par Dieu. L’Eglise ne pouvait donc que dissuader quiconque de soutenir, appuyer ou pire s’engager dans ce piège terrible, sous peine de commettre un péché grave. Cette position, qui honore l’Eglise et montre le caractère inspiré de son jugement, reste de façon inchangée, intacte et invariante, celle de la Tradition catholique :

 

-          « Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n’a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. ‘‘Non Possumus’’. » (Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican).

 

Et saint Pie X, pour effectuer du haut de son immense autorité cette déclaration officielle qui scellait clairement la position de l’Eglise, pouvaient s’appuyer sur les textes des docteurs de l’Eglise dans lesquels apparaît clairement une dénonciation des erreurs judaïques, et ce de l’Ecriture sainte elle-même (s. Jean, s. Pierre et s. Paul), jusqu’à s. Jérôme, s. Augustin, en passant par s. Bernard, s. Thomas d’Aquin, s. Dominique, etc., et la nécessité pour les Juifs de se convertir avant de pouvoir retourner dans la Terre sainte véritable qui les attend : l’Eglise ! 

 

IV. Les Juifs ont « pour père le Diable ! »

 

Menorah (1).pngContrairement à ce que laisse croire Vatican II, l’Alliance ancienne est à présent morte, déchue, finie, défunte. Cette mort a été même prédite et annoncée par Dieu : «Voici, des jours viennent, dit l’Éternel, et j’établirai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une Nouvelle Alliance, non selon l’Alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, mon alliance qu’ils ont rompue, quoique je les eusse épousés...» (Jérémie XXXI, 31-34). Ce passage capital, cité in extenso dans l’épître aux Hébreux chapitre VIII, met l’accent sur le fait que la Nouvelle Alliance est établie sur une tout autre base que l’Ancienne. D’abord, c’est une Alliance à un seul contractant, comme celle que Dieu avait faite avec Abraham. Mais elle va plus loin. Elle est fondée sur l’oeuvre de Dieu lui-même dans les coeurs : «Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur coeur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple» (Jérémie XXXI, 33).

 

L’Ancienne Alliance était donc basée sur la coopération des hommes. Moïse reçut la déclaration de Dieu, contenant les conditions du pacte.Priest_prepares_the_Menorah_3.jpg Mais l’Alliance n’était pas inconditionnelle (Deutéronome XI, 1-28), elle était soumise à l’obéissance du peuple d’Israël: “Je mets devant vous une bénédiction et une malédiction: la bénédiction, si vous obéissez aux commandements de Dieu... la malédiction, si vous n’obéissez pas” (Deutéronome XI, 28). C’est très clair. Le maintien de l’Alliance, comme il apparaît formellement, dépendait du comportement d’Israël, et Dieu menaça plusieurs fois de la rompre à cause des infidélités des Juifs qu’il voudrait détruire (Deutéronome XXVIII; Lévitique XXVI, 14 ss.; Jérémie XXVI, 4-6; Osée VII, 8 et IX, 6). Après la mort du Christ, le pardon de Dieu ne fut pas accordé à tout Israël, mais seulement à “un petit reste” fidèle au Christ et à Moïse, la majorité des Juifs resta sous la colère, et y demeure jusqu’à aujourd’hui.

 

À la suite de l’infidélité de l’ensemble du peuple d’Israël envers le Christ et l’Ancien Testament qui L’annonçait, le pardon de Dieu se restreint à “un petit reste”. En revanche, les Juifs infidèles à Dieu, recevront de la part de Jésus une sentence extraordinairement sévère :

 

-          « Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. » (Jean VIII, 44).

 

 

Ce n’est donc pas une rupture du plan de Dieu, mais une modification profonde, radicale de l’Alliance primitive prévue dès l’origine, dans l’Alliance nouvelle et définitive, qui donnera au “petit reste” des juifs fidèles au Messie un “cœur nouveau” et s’ouvrira à l’humanité entière. Jésus n’a pas instauré une nouvelle religion, il a enseigné que Dieu voulait le salut de toute l’humanité et que la venue du Messie était la condition de ce salut. La communauté chrétienne est restée fidèle à la Tradition vétérotestamentaire, en reconnaissant en Jésus le « Christ » annoncé par les Prophètes.

 

Sans cette reconnaissance, nul retour n’est envisageable sur une terre qui n’est plus l’héritage d’un peuple infidèle et qui a désobéi, d’un peuple qui a trahi Dieu dans la relation qui avait été instituée. Dès lors vouloir réintégrer une terre en faisant comme si le Christ n’était pas venu et n’avait pas modifié le sens des promesses, est une impiété scandaleuse.

 

 

V. La restauration d’Israël est une chimère

flag-1998.jpgSaint Pie X avait parfaitement perçu en quoi consistait l’erreur fondamental du sionisme, mouvement  fondé lors de ses trois premiers congrèsmontefiore2.jpg constitutifs à Bâle, en août 1897, août 1898 et août 1899 par des hommes imprégnés de laïcisme, de conceptions révolutionnaires, républicaines et athées,  soit de vouloir imposer cette idée saugrenue, et impie, que la venue de Jésus-Christ n’a modifié en rien la situation pour le peuple Juif, et qu’il reste, malgré son crime, sa réprobation et l’exil, propriétaire de la Terre sainte. Les Archives israélites, organe le plus important du judaïsme français publièrent d’ailleurs ceci confirmant cette opinion inacceptable : «... La reconstitution de la nationalité juive, nous l'avons dit et nous ne cesserons de le redire, est d'ordre providentiel….Quand l'heure de la patrie juive, devenue la patrie de toute l'humanité, sonnera, quand il faudra battre le rappel de tous les dispersés d'Israël, le souverain Maître de l'univers suscitera les agents de ce mouvement de ralliement… » [6]

              Or, cette idée est une chimère, une vision illusoire, comme le dit Joseph Lémann :

         - « Chimère, encore une fois, d'attendre la restauration matérielle d'un État juif à Jérusalem. Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ. Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour de l'Orient et de l'Occident, et vers laquelle tous les peuples accourront avec eux, n'est point une Jérusalem matérielle, qui jamais ne pourrait être assez vaste pour contenir une si grande multitude dans son sein ; c'est l'Église même de Jésus-Christ.» [7]

             En un mot, du point de vue catholique, du point de vue de saint Pie X et de tous les papes, du point de vue des docteurs de l’Eglise, du point de vue même de Dieu, le sionisme et son ambition de reconstitution d’un Royaume Juif en Israël est, concrètement, l’ignoble négation de la Croix et du Gologotha !

 

Conclusion

 

Depuis la Croix, les promesses ne s’appliquent plus car l’Alliance a été révoquée, et nul ne progresse dans cette ancienne relation contrairement à ce que déclare fautivement l’Eglise conciliaire [8], car qui est exclu d’une Alliance ne peut y poursuivre un lien, ou alors cela signifierait, ce qui est absurde, que le judaïsme actuel maintiendrait l’Alliance avec Dieu, ce qui n’a aucun sens puisque l’Ancienne Alliance est devenue caduque, comme le déclare saint Paul dans l’épître aux Hébreux. Mais le drame, car s’en est un, c’est que cette rupture s’est transformée en une nouvelle alliance pour celui qui fut le peuple élu, une alliance avec les forces de l’enfer, faisant de la Synagogue, pour le reste des siècles, une puissance ténébreuse en lutte contre le christianisme.

 

Christ en Croix.jpg

 Depuis la Croix, les promesses faites aux Juifs ne s’appliquent plus,

car l’Alliance a été révoquée.

 

 

Ce n’est donc pas pour rien, ni sans de justes motifs, que Pie IX, voulant conférer une image correspondant à ce qui animait l’esprit pervers des complots judaïques contre Rome, recourut dans sa lettre Encyclique Etsi multa luctuosa (1873), à la figure de la “Synagogue de Satan”, pour désigner les ennemis de l’Eglise, incluant sous cette expression, tous ceux qui, de près ou de loin, et en particulier les Juifs, travaillaient sans relâche à ruiner la civilisation chrétienne. [9]

 

Pie IX.jpgOn le comprend donc aisément, lorsque Rome, qui ne cultive pas un antijudaïsme pour d’inexistants motifs, eut perçu distinctement les causes réelles des immenses tragédies révolutionnaires qui bouleversèrent les Etats chrétiens depuis et qui faillirent, au XVIIIe siècle, réduire l’Eglise à une ruine en martyrisant son clergé, brûlant ses monastères, détruisant ses édifices sacrés, elle n’hésita pas à désigner, clairement, les responsables du vertige satanique qui s’était emparé de l’Europe, en l’occurrence les Juifs. Ainsi, La Civiltà Cattolica, fondée en 1850, intervint dès 1858 sur la question juive. Environ dix ans après, en 1869, Gougenot des Mousseaux exposa amplement, dans Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, les mécanismes qui oeuvraient à mettre en miettes la chrétienté, et Pie IX, en 1870, entrevit justement dans le Judaïsme la cause première de la Révolution [10], suivi en cela par Léon XIII, qui désigna les Juifs comme étant le moteur principal de la corruption contemporaine.

 

 

Israël est donc bien devenu, depuis l’arrestation du Christ, la Synagogue qui travaille à abattre l’ordre chrétien afin d’y substituer une loi impie, une assemblée ayant en répulsion et abomination Jésus-Christ et son Eglise, et à qui Notre Seigneur a donné pour nom : « LA SYNAGOGUE DE SATAN. »

 

On comprend de la sorte mieux pourquoi, dans l’Expositio in Cantica Canticorum, attribuée à s. Thomas d’Aquin, on trouve cette phrase en forme de prière tant les œuvres de cette Synagogue de Satan sont néfastes :

 

-          « Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence, reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! Jerusalem, Jerusalem, revertere ad Dominum Deum tuum ! »

 

 

Notes.

 

 

1. L’Ancienne Alliance, a été rejetée car considérée comme inutile par Dieu (Epître aux Hébreux VIII-XI), de même que la Synagogue talmudique (que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan - II, 9 ; III, 9 - ), après le meurtre du Christ, a été désapprouvée par Dieu qui a constaté son infidélité au pacte conclu par Lui avec Abraham et l’a répudiée pour conclure une Nouvelle Alliance avec le “petit reste” d’Israël fidèle au Christ et à Moïse, et avec tous les Gentils prêts à accueillir l’Évangile lesquels, en très grande partie, ont correspondu au don de Dieu, alors qu’une grande partie, endurcie et orgueilleuse, l’a refusé, pour s’adorer narcissiquement, nationalement et racialement elle-même, au moyen d’idoles qu’elle s’est construite en guise de miroir. Saint Paul dans l’Epître aux Romains dit que l’appel de Dieu, selon la Vulgate, ne change pas (“Ego sum Dominus et non mutor”), il ne soutient pas qu’il est sans repentance, terme qui a une toute autre signification et qui fut introduit arbitrairement par les pères conciliaires. Le peuple d’Israël qui, durant la vie de Jésus, n’a pas répondu à l’appel et au don de Dieu, en tuant le Christ, s’est tragiquement coupé de l’Alliance. C’est pourquoi, est cher à Dieu, c’est-à-dire demeure en grâce de Dieu, seul “le petit reste” de ceux qui ont accepté le Messie, Jésus-Christ venu parmi les hommes pour les sauver, et qui est aujourd’hui dans l’Eglise. Les autres, les Juifs de la Synagogue, sont réprouvés et rejetés par Dieu, ils ont pour Père le Diable dont ils veulent accomplir les désirs (Jean VIII, 44), ils sont donc, concrètement, des fidèles de Satan.

 

2. Bossuet, Discours sur l'Histoire universelle, part. II, ch. 17.

 

3. A.. Lemman, Histoire complète de l'idée messianique, 1909, pp. 165 ; 326.

 

4. L. Meurin, (Mgr),  La franc-maçonnerie synagogue de Satan, Bureau de la bibliothèque du clergé, 1893, pp. 414 - 415.

 

5. Rafael Merry del Val est né à Londres le 10 octobre 1865. Il fit ses études à Londres et en Belgique et ressentit très tôt le désir d’être prêtre. En 1885, sur ordre du pape Léon XIII il entra à L’Académie des nobles ecclésiastiques, établissement qui forme à Rome les futurs cadres de la diplomatie vaticane. Il obtint deux doctorats (philosophie et théologie) à l'Université pontificale grégorienne, ainsi qu'une licence de droit canonique. Léon XIII, qui l'avait vite distingué, le nomma camérier secret surnuméraire dès l'âge de 22 ans bien qu'il fût encore séminariste et donc pas ordonné prêtre, ce qui lui donna droit au titre de "Monsignor"et d'agrémenter sa soutane de violet. Le pape confia au nouveau Mgr Merry del Val, polyglotte européen accompli, diverses missions de représentation. Le 30 décembre 1888, il fut ordonné prêtre par le cardinal Lucido Parocchi, vicaire gérant de Rome et commença une carrière dans la diplomatie pontificale. En novembre 1903, il fut créé cardinal prêtre au titre de Sainte-Praxède et nommé secrétaire d'État en titre, cumulant cette fonction avec celles de préfet de la Congrégation de Lorette et des Palais Apostoliques. À l’âge de 38 ans, il était le plus jeune secrétaire d'État et cardinal de l'Église contemporaine. Il occupa ces fonctions jusqu'à la mort du pape Pie X, qu'il servit pendant tout son pontificat avec une ferveur et un zèle exceptionnels. Redoutable diplomate et conservateur anti-moderniste intransigeant (comme les cardinaux Louis Billot et Gaetano de Laï et tout l'entourage du pape Pie X), Merry del Val traqua les modernistes avec un acharnement implacable. (Cf. Girolamo Dal Gal, Il cardinale Merry del Val, segretario di Stato del Beato Pio X, éd. Paoline, 1953.) Par ailleurs, fait moins connu mais significatif, c’est à Merry del Val que l’on doit le maintien de l’oraison du Vendredi saint portant sur les Juifs jusqu’à la funeste période moderne. En effet, alors que l’exorde de l’oraison prononcée dans la liturgie catholique lors de la prière du Vendredi saint, introduite dès le VIIe siècle, que Jean XXIII crut bon de supprimer en 1959, stipulait : “Oremus et pro perfidis Judaeis”, la révision de l’oraison fut à l’ordre du jour pendant l’entre-deux-guerres, en particulier après la création à Rome, le 24 février 1926, de l’Opus sacerdotale Amici Israel, destinée à donner à la politique du Saint-Siège une orientation plus favorable au peuple juif. Il était question notamment, on voit que les choses ne datent pas d’hier, de « propager les idéaux du sionisme parmi les catholiques» tout en les encourageant à un « apostolat fondé sur l'amour et la charité». Cela impliquait la conversion des Juifs, selon la tradition catholique et conformément à la prière Oremus, mais dans une optique différente, définie par le pape Pie XI lors de l'Année sainte 1925. Dès sa deuxième année d’existence, l'Opus sacerdotale réunissait 19 cardinaux, 300 évêques et environ 3 000 prêtres. La première mission de l’association consista à faire supprimer le mot perfidis dans la prière du Vendredi saint. Le pape Pie XI, qui travaillait volontiers en accord avec le grand-rabbin de Milan demanda à la Congrégation des rites d’élaborer une réforme en ce sens. Il chargea l'abbé bénédictin Ildefonso Schuster, lui-même partisan de cette réforme, de suivre le dossier. La Curie lui opposa cependant une fin de non-recevoir, celle-ci étant assortie d’un refus sans appel du cardinal Merry del Val, en son rang de préfet du Saint-Office, au motif qu’il s’agissait de transformer une prière « inspirée et sanctifiée » par les siècles et exprimant : « la répugnance pour la rébellion et la trahison du peuple élu, perfide et déicide (Cf. H. Wolf, Pro perfidis Judaeis, Die Amici Israel und ihr Antrag auf eine Reform der Karfreitagsfürbitte für die Juden (1928). in Historische Zeitschrift, CCLXXIX (2004), p. 612-658.)

 

6. Archives Israéliennes, 2 septembre 1897.

 

7. J. Lemann, (abbé), L’Avenir de Jérusalem, IIe Part., ch. II, 1901.

 

8. Vatican II par la déclaration Nostra Aetate § IV – va jusqu’à soutenir que les juifs qui ne croient pas en Jésus sont inclus également dans le plan du Salut [en 1980, Jean-Paul II à Mayence en Allemagne, a appelé les Juifs, en contradiction complète avec s. Paul et l’Ecriture : «le peuple de l’Ancienne Alliance jamais révoquée»; expression fautive et inexacte qui était déjà présupposée dans la liturgie nouvelle (version française officielle) du Vendredi-Saint, avec l’oraison implorant Dieu que les juifs “progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son alliance”] : «.L'Église a toujours également devant les yeux les paroles de l'apôtre Paul au sujet des siens «à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses qui ont été faites aux Patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ» [Rm 9, 4-5], le fils de la Vierge Marie... Les juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits. Cependant ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps...».Or, il y a eu, depuis le Christ, substitution de l’Église à la Synagogue, Synagogue talmudique que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan et qui fut rejetée par Dieu (Apocalypse. 2, 9 ; 3, 9) en raison de son infidélité, et répudiée au profit de l’Eglise (Jésus dit aux pharisiens qui niaient sa divinité, c’est-à-dire au judaïsme rabbinique et postbiblique antichrétien, que leur père selon la génération charnelle était certes Abraham, mais que selon l’esprit leur père était le diable (Jean VIII, 31-47). D’ailleurs s. Ambroise, évêque de Milan, qui accueillit s. Augustin auprès de lui, disait de la Synagogue qu'elle est un «lieu de perfidie, une maison d'impiété, un ramassage de folie ; elle est condamnée par Dieu même », s. Bernard la désigne ainsi : « infortunée est la Synagogue des perfides... » (IVe Sermon des Rameaux). Voir également : s. Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon St Jean, Homélie LIV, 1; saint Augustin, Commentaire sur Jean, Discours XLII, 1; saint Thomas D’Aquin, Commentaire sur St Jean, VIII, Lectio IV, 1201.

 

9. Etsi multa luctuosa, Encyclique du 21 nov. 1873. Cf. Lettre de 1865, de Pie IX à Mgr Darboy, archevêque de Paris, in La Documentation catholique, t. VI, juillet-décembre 1921, p. 139.

 

10. Pie IX ne se fait pas faute, dans sa Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, de dénoncer en des termes très vigoureux l’action des révolutionnaires, et de désigner ceux qui en sont les animateurs secrets, soit la judéo-maçonnerie : « Les lugubres attentats qui se poursuivent et se consomment sous les yeux même du successeur de Pierre, sont naturellement le premier objet de ses plaintes. Les choses en sont venues à ce point, que la mort semble préférable à une vie si violemment et si constamment agitée, et que, les yeux levés au ciel, nous sommes parfois contraint de nous écrier : ‘‘Il nous vaut mieux mourir qui d’assister ainsi à la destruction des choses saintes’’ (I Macchab., III, 59) […] La guerre ainsi allumée contre l’Église dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée, en plus d’un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père recommande aux pasteurs des peuples d’avoir sous les yeux et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le siége apostolique. Plût à Dieu que cette voix des sentinelles de l’ordre comme de la vérité eût été entendue avant que le mal eût pris tous ses développements ! » (Pie IX, Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, 21 nov. 1873).

  

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Nouvelle et définitive condamnation

des thèses sionistes de Vincent Morlier :

hérésiarque, blasphémateur,

insulteur de la papauté et de l’Eglise !

 

 

 

Nous avons réfuté, dans nos précédents textes (« Le caractère satanique du sionisme ! » ; « Le Chef des Juifs : l’Antéchrist ! ») point par point, la thèse sioniste, sotte, inexacte et blasphématoire de Vincent Morlier, mettant en lumière les incohérences de son raisonnement et les aberrants motifs qui le conduisaient à soutenir une position qui conjugue, allègrement, le profond entêtement quant à ce qu’il en est de la réalité du « Retour » prétendument d’origine divine en Terre sainte des Juifs, et surtout une notable sympathie vis-à-vis des théories réformées évangéliques, faisant, qu’après avoir attentivement examiné sa pensée, nous en avons condamné, fermement et sévèrement, les conclusions

 

Nous avons pourtant reçu récemment, de Vincent Morlier, un nouveau texte qui se veut une contestation de nos critiques antérieures, texte s’intitulant : « Complément de réfutation de la thèse antisioniste exposée par ‘‘Zacharias’’ ». On y trouve rien de bien différent, sur le plan argumentaire, de ce que soutenait déjà Morlier auparavant, puisqu’il persiste à considérer le sionisme comme un fait divin. De la sorte, de manière à faire connaître ses analyses exprimées avec le style curieux qui les caractérise, et respecter les engagements que nous avions pris, nous mettons ci-dessous à disposition en fichier pdf téléchargeable son ultime pensum, évidemment accompagné d’une nouvelle condamnation de notre part, également téléchargeable : « Israël : la ‘‘Synagogue de Satan’’ »

 

Toutefois, nous avertissons nos lecteurs que notre texte aura cette fois-ci un caractère définitif, car Vincent Morlier, participant d’un évident anticatholicisme, s’imagine libre d’utiliser un langage ordurier pour invectiver les papes et l’Eglise, « signe » troublant d’ailleurs, de son évidente désorientation coupable. Si nous ne cachons pas notre totale indignation devant de tels propos scandaleux, et s’il nous fallut, non sans nausée, les supporter un temps pour aller au bout de la purge qu’il convenait de réaliser des profondes désorientations de Vincent Morlier, cependant, ce triste personnage s’étant autorisé à des formulations singulièrement déplacées dans son dernier texte, celles-ci nous font comprendre, certes que l’aveuglement chez lui a atteint un point irréversible, mais surtout que la frontière à ne pas dépasser a été cette fois-ci largement franchie. De ce fait, cette troisième réponse sera la dernière, et constitue donc un jugement qui met un point final et définitif au débat !

 

 

 

 Israël :la "Synagogue de Satan!".pdf

 

Complément de Réfutation de la thèse antisioniste de ''Zacharias''.pdf

 

 

 

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dimanche, 29 novembre 2009

Le Chef des Juifs : l’Antéchrist !

Le ténébreux secret du projet sioniste

 

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« L'Antéchrist n'est pas plus que le Messie

une fable, un mythe, un symbole… »

 

 

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« La croyance au Messie vengeur est prodigieusement enracinée

dans les entrailles de la nation Juive d'un bout à l'autre de la terre.

Elle est la base de la religion judaïque.»

 

 

3105g.jpgLa religion Juive, c’est-à-dire le judaïsme rabbinique et talmudique qui déteste Jésus-Christ et exècre son Eglise, n’a qu’un seul objet, n’est fondée que sur un seul principe : l’idée nationale ! De ce fait, le sionisme, doctrine nationale s’il en est qui a vu l’accomplissement de son plan au XXe siècle, n’est que la traduction, l’accomplissement d’un dessein judaïque absolument contraire au plan divin puisqu’il s’oppose à ce que Dieu souhaita pour les Juifs.

Mais le plus inquiétant, que l’on ignore, c’est que l’idée nationale, qui a trouvé dans le sionisme son mode de réalisation, est synonyme d’attente d’un Messie qui a pour objectif  d’assurer le triomphe mondain des Juifs, détruisant ce qui en fait obstacle, la religion chrétienne. On est donc effectivement très loin, dans ce Retour en Terre sainte des Juifs, d’un « miracle » manifestant une volonté divine, un projet béni par Dieu. L’espérance messianique dissimule en fait un secret désir, dominer les royaumes de la terre. De la sorte, le Messie judaïque, dont la venue est liée à la reconstruction de la nation Juive est, et il faut avoir le courage et le devoir catholique de le dire : l’Antéchrist !

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La réponse de saint Pie X au sionisme,

fut sans appel :

« Non possumus ! »

L’idée nationale sioniste et son secret

double_triangle_of_solomon.gifEn effet, un triomphateur qui garantirait le pouvoir sur les nations, tel est le visage du Messie attendu par les Juifs ? On estbaphomet666.jpg là face à un plan qui nous éloigne de façon impressionnante des intentions de Dieu pour son peuple, et l’on assiste, épouvantés, à l’exécution d’une intention plus que redoutable pour la chrétienté . Pourtant ceci est conforme en tous points aux analyses des Pères de l’Eglise, aux docteurs et théologiens, à ce qu’ont pensé les papes. C’est également ce qu’expliqua Henri Gougenot des Mousseaux, (1805-1876), monarchiste légitimiste, gentilhomme à la chambre du roi Charles X, fait Chevalier de l'Ordre de Saint Grégoire-le-Grand par Grégoire XVI en gratitude pour ses écrits, honoré de la croix de commandeur de l'ordre pontifical de Pie IX,  qui rédigea  un texte en 1869, Le Juif, le Judaïsme et la Judaïsation des peuples chrétiens, afin de mettre en garde les nations chrétiennes contre une menace terrifiante et épouvantable qui est très éloignée, mais alors vraiment, des rêves chimériques et des illusions nocives des sionistes et de ce qui en sont devenus, par aveuglement, les alliés :

« L'objet de la mission de ce Messie, ce sera de délivrer Israël dispersé, de l'affranchir de la captivité dans laquelle le forcent à gémir les nations, « et de le ramener dans la Terre sainte après avoir défait Gog et Magog. » Au peuple élu de réédifier et Jérusalem et son temple ; à lui de rétablir et de consolider « un règne temporel dont la durée sera celle du monde... Toutes les nations alors « seront assujetties aux Juifs, et les Juifs disposeront à leur gré des individus qui les composent et de leurs biens. » (…) Telle est, pour les Juifs, l'une des images de la félicité promise sous le Messie qu'ils attendent ! » [1]

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« Toute la religion juive est fondée

SUR L'IDÉE NATIONALE »

L’idée nationale, dont le premier temps après qu’elle ait été édifiée, ce qui est bien le cas aujourd’hui puisque les Juifs, poussés et aidés par une puissance satanique se sont emparés de Jérusalem par les armes, est positivement basée sur l’attente d’un Messie vengeur :

« La croyance au Messie vengeur est vivace, et prodigieusement enracinée dans les entrailles de la nation d'un bout à l'autre de la terre. Elle est la base de la religion judaïque ; elle est la dernière consolation du Juif. Toute la religion juive est fondée SUR L'IDÉE NATIONALE ; il n'est pas une aspiration, pas une pulsation qui ne soit vers LA PATRIE… »  [2]

 

 

L’attente du Messie vengeur !

 

 

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sera fait Chevalier de l'Ordre de Saint Grégoire-le-Grand
par Grégoire XVI en gratitude pour ses écrits antijudaïques.

 

mihc3a1lyzichylucifer1887.jpgCe Messie vengeur, Messie Juif qui fonde toute l’espérance du rétablissement national de l’Etat d’Israël en Palestine, territoire conquis par le crime, la spoliation et les attentats, n’est autre, du point de vue scripturaire, que l’abominable figure de la Bête de l’Apocalypse, le séducteur capable de tromper et d’aveugler, même les chrétiens, en se faisant passer pour un envoyé du Seigneur :

 

 « En effet, si peu que les saintes Écritures ne soient point aux yeux du chrétien un radotage absurde et suranné ; si peu que demeure en lui cette croyance indispensable à la civilisation des sociétés humaines : que l'Église ne peut ni mentir ni se tromper ; songeons que l'Antéchrist n'est pas plus que le Messie une fable, un mythe, un symbole ; rappelons- nous que son règne, terrible et fécond en révolutions inouïes, en prodiges de toutes sortes, est une réalité future, ce qui équivaut à dire un fait nécessairement en voie de formation, en train de nous arriver par les routes que, jour à jour, les événements lui construisent. Mais gardons-nous, en même temps, d'oublier que ce personnage est un dominateur tellement semblable à celui que les Juifs attendent, qu'il sera difficile, impossible à ces aveugles de ne s'y point tromper ; car il porte en lui la réunion, la synthèse parfaite de toutes les aspirations anticatholiques que dix-huit siècles de judaïsme attribuent au libérateur futur de Juda. » [3]

 

 

Tout ceci est, hélas ! prodigieusement prophétique !

 

De ce fait, il convient d’en être conscient, la reconstruction nationale d’Israël, obtenue par des moyens ténébreux, prépare, œuvre et travaille à l’arrivée prochaine, au cas où elle n’aurait pas déjà eu lieu, du Messie vengeur attendu par les Juifs, c’est-à-dire de celui qui doit en devenir le chef : l’Antéchrist !

 

 

 

Notes.

 

1. H.-R. Gougenot des Mousseaux, Le Juif, le Judaïsme et la Judaïsation des peuples chrétiens, Plon, 1869, p. 471.

 

2. Ibid., p. 476.

 

3. Ibid., p. 485.

 

 

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Le Chef des Juifs :

l'Antéchrist !

  

Condamnation en hérésie des thèses sionistes

de Vincent Morlier

pour millénarisme, littéralisme protestant

et

obstination anti-catholique

 

 

 

 

Le texte qui suit est un complément bien plus développé à notre première démonstration des erreurs contenues dans l’essai de Vincent Morlier : La Résurrection nationale d’Israël : signe eschatologique, qui fait plus encore la lumière sur les erreurs et les faussetés des positions sionistes chrétiennes qui, aujourd’hui, alors qu’elles étaient plus particulièrement communes aux protestants évangéliques, en arrivent à infecter, avec parfois une certaine efficacité, les milieux catholiques.

 

Le sionisme, comme le montra justement Mgr Augustin Lemann et le chevalier Henri Goussot des Mousseaux, aux côtés de beaucoup d’autres théologiens ou docteurs par le passé, est une révolte contre Dieu, un péché grave, une menace terrifiante pour l’équilibre et la paix dans le monde, et il importe de dénoncer sans concession une attitude impie qui, s’opposant aux déclarations positives de plusieurs Vicaires du Christ, dont Benoît XV et saint Pie X, insulte indignement la position de la Tradition catholique !

 

Mais par delà ce nécessaire redressement des erreurs des positions des sionistes chrétiens, il importait surtout de révéler le secret dessein, la nature réelle de ce projet, ce que cache  et dissimule véritablement la volonté de réédification d’un Etat national en Terre sainte.

 

C’est ce que l’on découvre, non sans stupeur, à la lecture de ce texte fondamental, mis ici à disposition :

 

 

 

 

LE CHEF DES JUIFS L'ANTECHRIST !.pdf

 

 

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dimanche, 04 octobre 2009

L’infidélité spirituelle des Juifs

ou la culpabilité historique du judaïsme moderne

 

 

 

 

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La synagogue représente le lieu où le Christ

est toujours rejeté et condamné !

 

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Les Juifs sont complices du déicide

aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas

de la culpabilité de leurs pères

en reconnaissant la divinité du Christ

et en acceptant le baptême.

 

 

 

 

caiphe20.gifAvec la mort du Christ le rideau du Temple s’est déchiré, l’Alliance ancienne fut abolie et l’Eglise qui contient tous les peuples, cultures, races et différences sociales, cette Eglise est née de par le côté transpercé du Rédempteur. En cela les Juifs, de nos jours, ne sont pas nos frères aînés comme le prétendait lors de sa visite à la synagogue à Rome en 1986, le Pape Jean-Paul II. Les Juifs sont complices du déicide aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas de la culpabilité du Sanhédrin [1], de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant la divinité du Christ et en acceptant le baptême.

 

De la sorte, c’est une radicale erreur que de se vouloir bon chrétien en manifestant de la déférence à l’égard des180px-Chisinau_jew.jpg Juifs de la synagogue, car ils sont, positivement, lorsqu’ils proclament leur croyance, porteurs d’une faute qui les rend semblables à leurs pères qui condamnèrent le Christ. Les Juifs modernes, en faisant profession de leur judaïsme, s’affirment indirectement comme co-responsables du crime scandaleux du Golgotha, et ne méritent donc pas qu’un chrétien, si du moins il se veut conscient des exigences de sa religion, leur exprime un hommage particulier ou leur accorde une quelconque piété, attitude que l’on rencontre malheureusement assez souvent depuis Vatican II chez les chrétiens modernes, bien qu’elle soit pourtant singulièrement déplacée et profondément injustifiable.

 

 

 

 

 

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Avec la mort du Christ le rideau du temple s’est déchiré,

l’Ancienne Alliance fut abolie.

 

 

I. Erreur de Vatican II à l’égard du judaïsme

 

marc-chagall-05.jpgLe Concile Vatican II, concile schismatique selon Mgr Lefebvre [2] car il est traversé par de thèses inacceptables,Old%20man%20vithe%20sefer%20torah.jpg déclare en revanche qu’on ne peut charger les Juifs de notre temps ni tous ceux ayant vécu à l’époque des évènements de la souffrance du Christ. Est-ce conforme avec l’enseignement de saint Pierre qui interpelle les Juifs sans distinction, et selon lequel ils seraient les assassins du Sauveur ? Les Juifs croyants de l’Ancien Testament Abraham, Isaac et Jacob sont évidemment nos frères aînés dans la foi, et nous chrétiens sommes leurs fils spirituels car nous croyons au Messie qui s’est manifesté parmi nous et qui demeure parmi nous dans son Eglise. Les Patriarches, Abraham, Isaac, Jacob ont cru en son avènement, ils l’ont espéré et désiré, ils sont de ce fait membres de l’Eglise de Jésus-Christ, et nous sommes leurs héritiers. Mais il n’en va absolument pas de même des Juifs d’aujourd’hui, des Juifs de la synagogue qui, refusant le Christ, sont infidèles au judaïsme préchrétien, et finalement, sont concrètement, sur le plan spirituel et religieux, ennemis de l’Eglise du Christ, ennemis de la Foi. C’est pourquoi, nous voyons avec tristesse que le pape Jean-Paul II et maintenant aussi Benoît XVI, entrent dans les synagogues Juives, alors que la synagogue représente le lieu où le Christ est nié et est toujours rejeté et condamné.

 

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Nous voyons avec tristesse que les papes Jean-Paul II et Benoît XVI
entrent dans les synagogues Juives.
218_RatzSynagogue.jpg

Praying_mchm14.jpgL’assertion de l’Eglise de Vatican II, selon laquelle les Juifs d’aujourd’hui portent la faute de leurs pères doit être uniquement limitée aux Juifs quiRunningWithTorah.jpg approuvent la mise à mort de Jésus-Christ, est inexacte. Comme le soulignait fort justement Mgr Lémann : « Parmi les assemblées qui sont demeurées responsables devant la postérité, il en est une sur laquelle pèse une responsabilité exceptionnelle : c'est l'assemblée qui présida aux derniers jours de la vie nationale du peuple juif. Ce fut elle qui fit comparaître et condamna Jésus-Christ. Elle porte dans l'histoire un nom à part ; on l'appelle le sanhédrin. Prononcer devant des Israélites ce nom de sanhédrin c'est rappeler, selon eux, l’assemblée la plus docte, la plus équitable, la plus honorable qui fût jamais. Malheur à celui qui oserait, en présence de ses coreligionnaires, émettre le moindre blâme à l'égard des hommes ou des actes de cette assemblée ; il ne serait pas moins coupable que s'il parlait contre l'arche d'alliance. Et cependant, la connaissent-ils à fond, les Israélites, cette assemblée qu'ils tiennent en si grande vénération ? Nous osons affirmer que non. On les habitue dès l'enfance à la respecter ; mais ce qu'elle était, ce qu'elle a fait, ils l'ignorent. Ignorance terrible, imposée à dessein par le rabbinisme. C'est toujours le mot de Saint-Paul : la vérité captive (Rom., I, 18) ! Nous allons, avec le secours de Dieu, déchirer les voiles. Nos anciens coreligionnaires pourront enfin connaître la vérité. » [2]

 

 

II. L’Ancienne Alliance est morte !

 

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L’Eglise est née

de par le côté transpercé du Rédempteur.

 

 

the_Menorah_2_2.jpgDans un texte saint Augustin, développant en détail le sens propre des Alliances, nous explique leur signification et leur place, et surtout, insiste sur un fait de la plus haute importance, le non rétablissement par Dieu d’une Alliance lorsqu’elle est échue. En effet Dieu ne revient pas sur ce qui est dépassé à ses yeux, il ne rétablit pas ce qui est mort ; lorsque les temps sont consommés il passe à un autre ordre des choses, il s’engage dans un autre type d’attitude et de rapport avec les hommes. L’Histoire, qui n'est pas cyclique comme le prétend René Guénon, est en devenir, elle est portée par une force, par un projet divin, elle ne balbutie pas. De la sorte la place de chaque Alliance et la connaissance que nous devons en avoir ne doit souffrir d’aucune réserve, c’est là un des points cruciaux de notre Foi et de sa validité vis-à-vis des revendications du maintien de la validité de l’Alliance ancienne, perpétuelle litanie inlassablement répétée sur tous les tons de la gamme de la théologie moderniste par les courants modernes qui se font les avocats d’un christianisme judaïsé. [3]

 

Redisons-le avec force, depuis Jésus-Christ les traditions anciennes sont caduques et vidées de sens, elles sont mortes ! C’est pourquoi le judaïsme contemporain est non seulement porteur d’une grave culpabilité en raison de son accord avec ceux qui exigèrent des romains la mort du Sauveur, mais il est également un rappel de l’actuelle infidélité des Juifs.

 

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Depuis Jésus-Christ

le judaïsme ancien est vidé de sens,

il est mort !

  

Ecoutons saint Augustin :

 

Cohen4.jpg« Les sacrifices institués par Dieu convenaient à l’ancienne économie mais plus maintenant. Dieu a ordonnézpage433.jpg un changement qui convient à notre temps, car il sait infiniment mieux que l’homme ce qui convient à chaque époque. Qu’il donne ou ajoute, qu’il ôte, annule ou limite, qu’il augmente ou diminue, il demeure le Créateur immuable de choses changeantes, qui dans sa providence ordonne tous les événements jusqu’à l’achèvement du temps — dont les composants sont les économies adaptées à chaque époque successive — comme la mélodie magnifique d’un compositeur infiniment sage. Alors ceux qui l’adorent ici de façon acceptable par la foi et non par la vue pourront contempler Dieu de façon immédiate. [...] Il n’y a pas de changement chez Dieu, bien que pendant l’ancienne période de l’histoire du monde il ordonna des offrandes différentes de celles qu’il ordonna pendant la période ultérieure, car il y ordonna des actions symboliques en rapport avec la doctrine de la vraie religion, de sorte que les changements des époques successives ne s’accompagnaient d’aucun changement en Lui. [...] Il est donc établi que des choses ordonnées à juste titre pour une époque peuvent être changées à juste titre dans une autre époque : la différence indique un changement dans l’œuvre, mais non dans le plan de celui qui opère le changement. Ce plan étant conçu par l’intelligence de Celui qui n’est pas conditionné par la succession dans le temps, des choses sont simultanément présentes à son esprit alors qu’elles ne peuvent se réaliser en même temps, car les époques se succèdent les unes aux autres. » [4]

 

L’évêque d’Hippone, comme pour mieux insister encore s’agissant de la mort définitive du judaïsme mosaïque écrit :

 

«Les détails de l’histoire liée aux Alliances font ressortir de façon très intéressante à la fois les principes et la patience dont Dieu a usé pour régler la question du mal et de l’échec de l’homme, et la manière dont il œuvra pour créer chez les siens la foi en ses propres perfections ainsi mises en valeur. Toutefois, les Alliances elles-mêmes témoignent toutes d’un principe directeur ou d’une intervention de Dieu, d’une condition dans laquelle Dieu a placé l’homme, des principes qui en eux-mêmes sont éternellement sanctionnés par Dieu [...]. Dans chaque Alliance antérieure, il y eut un échec total et immédiat de la part de l’homme, même si la patience de Dieu supportait cet échec et par grâce permettait la poursuite d’une Alliance où l’homme avait ainsi échoué dès le début. Mais ce qu’il importe de se souvenir, c’est que nous ne voyons aucun exemple du rétablissement d’une Alliance ancienne lorsqu’elle est morte. » [5]

 

 

Conclusion

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Jésus-Christ

est aussi pour les Juifs le Rédempteur

et la seule Voie pour le Salut

 

 

varsovie_juive0015.jpgOn ne saurait être plus direct et précis sur ce sujet où l’on voit une foule de chrétiens sans discernement, s’aligner sur une défense erronée du judaïsme synagogal, refusant que soit prêché l’Evangile aux Juifs, sous prétexte fallacieux et inexact que Dieu les veut tels qu’ils sont. Il importe donc d’y insister en nos temps de confusion théologique, Jésus-Christ, Dieu fait homme, est pour les Juifs aussi le Rédempteur et la seule Voie pour le Salut : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie : personne ne peut aller au Père si ce n’est par Moi. » (Jean, 14,6).

 

Il n’y a pas pour eux de chemins de salut séparés.

 

C’est pourquoi Saint Pierre, un Juif, le premier Pape, appelait déjà ses auditeurs Juifs à se convertir et à se faire baptiser au Nom de Jésus Christ (Actes 2, 38).

 

Cet appel solennel n’a perdu, ni son actualité ni sa validité religieuse, selon l’avertissement formel du Christ :

 

« Je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés,

car si vous ne croyez pas que Moi [Jésus-Christ] Je Suis,

vous mourrez dans vos péchés. »

(Jean 8, 24).

 

 

 

Notes.

 

 

1. Mgr Lefebvre déclarait clairement, à propos du concile Vatican II : « Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II, c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile, que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. » (Mgr Lefebvre, le Figaro, le 4 août 1976.)

 

2. Mgr Joseph Lémann, Valeur de l’Assemblée qui prononça la mort contre Jésus-Christ, 1877.

 

3. La Nouvelle Alliance, dernière et la plus parfaite des Alliances contractées entre Dieu et les hommes, ce qui est oublié totalement par les chrétiens modernes fourvoyés dans leur inexacte déférence vis-à-vis de la synagogue, répond à plusieurs impératifs et en premier celui d’adapter le plus parfaitement possible les moyens de conduire les créatures vers la destination céleste qui est la leur. C’est ce que saint Irénée rappelle en ces termes : « Car, comme la Nouvelle Alliance était connue et prédite par les prophètes, Celui qui devait l’établir était prêché lui aussi conformément au bon plaisir du Père : il était manifesté aux hommes de la manière que Dieu voulait, afin que ceux qui mettraient en lui leur confiance puissent progresser sans cesse et, par les diverses Alliances, atteindre à la plénitude achevée du salut. Il n’y a qu’un seul salut et qu’un seul Dieu ; mais pour conduire l’homme à son achèvement, il y a des préceptes multiples, et nombreux sont les degrés qui l’élèvent jusqu’à Dieu. Eh quoi ! A un roi terrestre, qui n’est qu’un homme, il est loisible d’octroyer maintes fois de grands avancements à ses sujets : et il ne serait pas permis à Dieu, tout en demeurant identique à lui-même, de distribuer toujours plus abondamment sa grâce au genre humain et, par des dons toujours plus grands, d’honorer constamment ceux qui lui plaisent ? » (S. Irénée, Contre les Hérésies, IV, 9.)

 

4. S. Augustin, À Marcellinus, CXXXVIII, 5, 7.

 

5. Ibid.

 

 

 

 

 

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jeudi, 20 août 2009

Nietzsche et l'antisémitisme

Les causes réelles

de la judéophilie de Nietzsche

 

ou la pernicieuse influence du philosophe Juif Paul Rée

sur la pensée nietzschéenne


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« Il n'est vraiment pas en Allemagne de clique plus effrontée et plus stupide

que ces antisémites.

Cette racaille ose avoir dans la bouche le nom Zarathoustra.

Dégoût ! Dégoût ! Dégoût ! »

 

Freidrich Nietzsche

 

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nietzsche a.jpgL’un des principaux effets, mais non la cause comme il se dit parfois de façon erronée, de sa rupture avec Wagner en 1874, sera pour Nietzsche de prendre tout à coup position contre l'antisémitisme d’une façon radicale. Mais comment, et pourquoi, Nietzsche brusquement parviendra à ce type d’attitude, alors que la première phase de sa pensée présentait une forte composante judéophobe ?

Nietzsche et Wagner, au tout début de leur relation, participaient ensemble d’une commune adhésion de l'esprit allemand en lutte contre l'esprit Juif. La mythologie « aryenne », pour le philosophe et le musicien, devait souder la communauté des peuples indo-européens contre la barbarie asiatique à laquelle appartient la Judée. A cette époque, on trouve donc chez Nietzsche, exactement les mêmes thèmes que dans tous les ouvrages antisémites diffusés en Europe.


I. Un jeune philosophe anti-juif

Pour se convaincre de l’état d’esprit de Nietzsche, que quelques auteurs bien intentionnés voulurent nier, il suffit de se plonger dans sa correspondance. Qu’y trouve-t-on ?

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Elisabeth Förster-Nietzsche


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Dans des lettres envoyées à sa sœur Elisabeth il déclare dans un passage : « j’ai enfin trouvé une auberge où il est possible de jouir de mes repas sans avoir à subir la vue de ces espèces de mufles juifs ». Parlant ailleurs des juifs il les désigne sous le nom de « ces singes dégoûtants dépourvus d’esprit et autres commerçants ». A l’occasion d’une représentation de l’Africaine de Meyerbeer (le compositeur d’origine juive raillé par Wagner), il se désole d’être tombé sur des « Juifs et des acolytes des Juifs où qu’on tourne le regard ». Il va jusqu’à écrire, toujours à sa sœur : « Comment peux-tu exiger de moi que je commande un livre chez un antiquaire juif insolent ? » [1] Dans un de ses courriers, et après l’éreintement par la critique de son premier ouvrage La Naissance de la tragédie (1872), Nietzsche dit du célèbre philologue Ulrich von Willamowitz-Moellendorf, qui n’avait pas apprécié son livre et publia un pamphlet contre lui, qu’il est un « jeune homme infesté par l’arrogance juive ». [2]

On le voit, on aura du mal a pouvoir faire du jeune Nietzsche un judéophile présentable, à l’image de ce que souhaite imposer aujourd’hui nombre de nietzschéens de gauche zélés comme Michel Onfray. Ainsi, lorsque d’aucuns prétendent que l’antisémitisme de Cosima Wagner (1837-1930), aurait heurté la sensibilité du jeune Nietzsche, le conduisant à rompre ses relations avec le couple Wagner, on peut considérer qu’il s’agit d’une pure fable imaginaire assez peu crédible et relativement comique.

 


II. L’influence de Paul Rée, philosophe Juif

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Cosima Wagner
"...Pour chaque phrase que j’ai lue,
j’ai un commentaire à faire,
et je sais que c’est ici le Mal qui a remporté la victoire."

ge4.jpgEn effet, Cosima n’écrit pas pour rien, après la lecture d’Humain trop humain (1878), que Nietzsche prend part au « complot juif » : « Je n’ai pas lu le livre de Nietzsche. (…) Un processus que j’avais déjà depuis longtemps vu venir, et que j’avais combattu de toutes mes modestes forces, vient de se déclencher chez l’auteur. Nombreux sont ceux qui ont collaboré à ce triste livre ! Et finalement, Israël s’y est incrusté sous la figure très lisse et très fraîche d’un Dr Rée en quelque sorte séduit et asservi à Nietzsche, mais qui, en vérité, est en train de le duper ; c’est la relation, en petit, entre Judée et Germanie (…). Malwida, de son côté, nie absolument la mauvaise influence du Dr Rée, qu’elle a beaucoup apprécié (…). Elle me prie aussi de ne pas rejeter Nietzsche, mais pour chaque phrase que j’ai lue, j’ai un commentaire à faire, et je sais que c’est ici le Mal qui a remporté la victoire. » [3]

Cosima Wagner voit juste et parfaitement; l’influence grandissante de Paul Ludwig Karl Heinrich Rée (1849-1901), commençait et allait être considérable sur Nietzsche. Les conséquences de cette relation, marqueront à jamais la pensée de Nietzsche, au point de l’amener à un changement radical d’orientation qui aboutira à une fracture définitive avec le couple Wagner. [4]

Paul Rée, va lentement entraîner Nietzsche, d’une crittique du christianisme institutionnel, à un rejet forcené de l’Evangile mais aussi, il le pousse à relativiser, voire modifier ses jugements à l’égard du judaïsme et des Juifs.

 

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Lou Salomé, Paul Rée et Nietzsche (1882)


Image91.jpgDans cette relation qui mènera les deux hommes à effectuer plusieurs voyages, de Bex à Sorrente, où ils passèrent un hiver en compagnie de la féministe Malwida von Meysenbug ils se livrent à d’interminables conversations, lectures, promenades et excursions. A Sorrente, Rée se met à l’écriture de L'origine des sentiments moraux et Nietzsche aux aphorismes d'Humain, trop humain. La publication des deux ouvrages - celui de Rée en 1877 précède d'un an celui de Nietzsche, est l'occasion d’échanges permanents. Puis, survint l’épisode clé de l’histoire de Nietzsche, à savoir la rencontre avec Lou Salomé. En février 1882, à Gênes, Nietzsche et Rée se retrouvent, et répondent à l'invitation de Malwida von Meysenbug, de venir à Rome C'est alors, le soir même de son arrivée chez Malwida, qu'il fit la connaissance d'une jeune russe qui attira immédiatement son attention : Louise von Salomé. Le choc fut puissant ; Nietzsche projette de créer entre Lou, Rée et lui, un « cercle des esprits libres », une « Trinité ». On sait ce qu’il adviendra de ce projet chimérique.

 


III. Une subite fascination pour la tradition judaïque

Il reste que ces liens feront surgir chez Nietzsche une nouvelle vision intellectuelle, fort éloignée, c’est le moins qu’on puisse dire, de celle qui, primitivement, avait été la sienne du temps de sa relation avec Wagner. D’une judéophobie initiale, Nietzsche s'engage, de par son tempérament excessif et impétueux, dans un philosémitisme surprenant. Paul Rée contribue également à orienter la pensée de Nietzsche vers l'observation et l'explication psychologiques des faits moraux.

 

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Paul Rée (1849-1901)
"Finalement, Israël s’est incrusté [chez Nietzsche]
sous la figure très lisse et très fraîche d’un Dr Rée...
qui, en vérité, est en train de le duper ;
c’est la relation, en petit, entre Judée et Germanie"

Dans ses ouvrages, écrits à la manière des moralistes français du XVIIe et du XVIIIe siècle, il ramène les sentiments humain à l'égoïsme. Comme l’écrit René Berthelot : « L'intérêt que Nietzsche y prit nous fait comprendre comment il fut conduit à subir l'influence d'un Montaigne, d'un La Rochefoucauld, d'un Vauvenargues, que déjà Schopenhauer avait admirés et imités. Il leur emprunta leurs procédés d'analyse psychologique, leurs idées sur l'universalité de l'égoïsme; la forme littéraire que ces maîtres de la maxime et de l'aphorisme avaient su donner à leur pensée. C'est Rée aussi qui, sans doute, attira l'attention de Nietzsche sur les théories de l'école anglaise et spécialement de Spencer, relativement à l'origine des sentiments moraux. »

Il poursuit :

« Les ouvrages de cette époque nous révèlent des altérations également profondes dans les procédés intellectuels de Nietzsche et dans l'atmosphère morale où baigne sa pensée. Ce n'est plus un mélange de métaphysique et d'histoire littéraire ou d'histoire de l'art: ce ne sont plus des affirmations enthousiastes, encore un peu confuses et vagues. Ce sont des analyses psychologiques, c'est, l'attitude critique et satirique d'un esprit lucide et désabusé : critique impitoyable de la religion, de la métaphysique, de ce qu'on nomme communément la morale, de la foi dans un «-idéal-» contraire à la nature et à la vie réelles, de la croyance au « génie », à l' «-inspiration », comme à des mystères inexplicables par les causes psychologiques et physiologiques par ou s'expliquent les autres faits spirituels; critique en un mot de toutes les illusions consolantes et amollissantes, qui sont un signe d'affaiblissement. » [5]

C’est ainsi que vont naître des « affirmations nouvelles » et de « nouveaux enthousiasmes », très éloignés de ceux qui étaient les siens auparavant. De la sorte, Matthias Schubel, dans son Nietzsche, le philosémite européen [6], est autorisé à mettre en lumière ce qui devint les positions originales de l’auteur de Zarathoustra à propos de l’antisémitisme.

 


IV. Un étonnant enthousiasme philosémite


On y découvre, pour certains avec surprise, un Nietzsche de la seconde période, extrêmement philosémite, ne cachant plus son admiration pour4541601mieux-connaitre-israel-jpg.jpg le peuple Juif qu’il regarde alors comme porteur d’innombrables qualités, peuple supérieur même, selon lui, aux européens en bien des domaines. Jesua Amar, est allé jusqu’à recenser tous les textes philosémites et germanophobes de Nietzsche [7] après sa rupture d’avec Wagner, contribuant ainsi à expliquer l'intérêt qu’eut pour lui le philosophe d’origine juive Vladimir Jankélévitch (1903-1985). Le résultat est pour le moins démonstratif.

001_Nietzsche.jpgNietzsche professe ouvertement, influencé par Rée, une très forte sympathie à l’égard des Juifs, de la culture Juive, de l’économie Juive, de l’esprit Juif. Dans les aphorismes 197 et 205 de Morgenröte (Aurore) (1881), Nietzsche se révèle résolument philosémite et partisan de l'accomplissement de la pensée moderne par les Lumières françaises. Plus encore, Nietzsche en vient à manifester fortement parfois, son attachement à une certaine tradition judaïque, et s’élève contre, selon sa formule, « les ânes nationalistes antisémites de l’Europe » [8]. Yodel Yirmayahu, qui enseigne la philosophie à l'université de Jérusalem, montre que Nietzsche, de plus en plus, s’affirma dès lors comme un « anti-antisémite » passionné et ardent. Il se fit, déployant des arguments définitifs, un admirateur fervent du judaïsme ancien et des Juifs de la diaspora, qui jouèrent et doivent jouer, d’après ses nouvelles analyses, un rôle fondamental dans l'Europe à venir.

Ses coups les plus rudes, ses charges assassines, seront uniquement réservées au judaïsme « sacerdotal » du Second Temple, ancêtre du christianisme, et au message qu’il considère comme décadent et corrupteur de Jésus, soit cette « inversion des valeurs » qu'il voyait bizarrement dans le Nouveau Testament, et qui faisait pour lui la « maladie » de l'Europe.

D’ailleurs, ce nouvel amour du judaïsme chez Nietzsche, bien à tort présenté comme un précurseur du national-socialisme, fait la joie de certains Juifs qui ne s’en cachent pas.

Reb Weisfish, grand lecteur et admirateur de Nietzsche, déclarait : « La seule chose que Nietzsche adorait, c'était le judaïsme et les Juifs. Jusqu'à sa fin, il a révéré le judaïsme. Il l'a compris mieux que les plus grands rabbins du monde: "Sans les Juifs, point de Salut... Les Juifs sont éternels’’. C'est lui aussi qui écrivait à propos des Allemands: "Une race irresponsable qui porte sur sa conscience les grands désastres de la culture. (…) Le judaïsme est un ensemble d'individus. Ce n'est ni un parti, ni une nationalité, ni rien d'autre. Nietzsche dit que c'est une race, la race supérieure. D'après Nietzsche, il n'existe aucun peuple qui soit destiné à vivre toujours en dehors du judaïsme. » [9]

 


V. Un soudain « dégoût » pour l’antisémitisme

 

Et, il faut le reconnaître, Reb Weisfisn ne trahit pas la pensée du Nietzsche qui avait profondément rompu avec Wagner.

 

 

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"Ce que l'Europe doit aux Juifs ?
Beaucoup de choses : le grand style dans la morale (...)
le ciel de notre civilisation européenne, son ciel vespéral,
[qui] rougeoie aujourd'hui, peut-être de son ultime éclat."

 

Il écrit en effet, dans Par delà le bien et le mal (1886) :

 

- «Ce que l'Europe doit aux Juifs ? Beaucoup de choses, bonnes et mauvaises, et surtout ceci, qui appartient au meilleur et au pire : le grand style dans la morale, l'horreur et la majesté des exigences infinies, des significations infinies, tout le romantisme sublime des problèmes moraux, et par conséquent ce qu'il y a de plus séduisant, de plus captieux et de plus exquis dans ces jeux de lumière et ces invitations à la vie, au reflet desquels le ciel de notre civilisation européenne, son ciel vespéral, rougeoie aujourd'hui, peut-être de son ultime éclat. Nous qui assistons en artistes et en philosophes à ce spectacle, nous en sommes - reconnaissants aux Juifs. » [10]

 

Ailleurs, il soutient avec force, écrivant en 1888 :

 

« Définition de l'antisémite : envie, ressentiment, rage impuissante comme leitmotiv de l'instinct, la prétention de l'« élu » : la plus parfaite manière moralisante de se mentir à soi-même - celle qui n'a à la bouche que la vertu et tous les grands mots. Et ce trait typique : ils ne remarquent même pas à qui ils ressemblent à s'y méprendre. Un antisémite est un juif envieux - c'est à dire le plus stupide de tous... » [11]

 

Dans une lettre à Theodor Fritsch (1852-1933), le 29 mars 1887, il lui explique en détail les motifs de sont rejet de l’antisémitisme, critiquant au180px-Fritsch.jpg passage, une nouvelle fois, Richard Wagner, le génial compositeur de Parsifal qui demeure une permanente obsession :

 

- « Croyez-moi : cette invasion répugnante de dilettantes rébarbatifs qui prétendent avoir leur mot à dire sur la "valeur" des hommes et des races, cette soumission à des "autorités" que toutes les personnes sensées condamnent d'un froid mépris ("autorités" comme Eugen Dühring, Richard Wagner, Ebrard, Wahrmund, Paul de Lagarde - lequel d'entre eux est le moins autorisé et le plus injuste dans les questions de morale et d'histoire ?), ces continuelles et absurdes falsifications et distorsions de concepts aussi vagues que "germanique", "sémitique", "aryen", "chrétien", "allemand" - tout ceci pourrait finir par me mettre vraiment en colère et me faire perdre la bonhomie ironique, avec laquelle j'ai assisté jusqu'à présent aux velléités virtuoses et aux pharisaïsmes des Allemands d'aujourd'hui. - Et, pour conclure, que croyez-vous que je puisse éprouver quand des antisémites se permettent de prononcer le nom de Zarathoustra ? » [12]

 

180px-Fritsch.pngC’est d’ailleurs à propos de Theodor Fitsch, qui publia un Katechismus Antisemitismus (Catéchisme antisémite), et fut le premier traducteur allemand des Protocoles des Sages de Sion, qu’il disait : « Il n'est vraiment pas en Allemagne de clique plus effrontée et plus stupide que ces antisémites. Cette racaille ose avoir dans la bouche le nom Zarathoustra. Dégoût ! Dégoût ! Dégoût ! »

 

 

 


 

VI. Rejet violent des positions antisémites

 

Dans La généalogie de la morale (1887), il parlait de l’antisémitisme comme étant une : « difformité », et rajoutait, afin d’être mieux compris : « Disons le tout d'abord à l'oreille des psychologues, à supposer que l'envie leur vienne d'étudier le ressentiment de plus près : c'est aujourd'hui chez les anarchistes et les antisémites que cette plante fleurit le mieux, ainsi qu'elle a toujours fleuri d'ailleurs, dans l'ombre, comme la violette, mais son odeur est différente. »[13]

 

Un jour, il écrit même à sa mère, souhaitant expliquer pourquoi il rejeta violemment les propositions de son éditeur : « Ce parti [des antisémites] a pourri à ma suite mon éditeur, ma réputation, ma sœur, mes amis – rien ne répugne plus à mes tendances que cet enchaînement du nom de Nietzsche à celui d’antisémites tels qu’E. Dühring : il ne faut donc pas me tenir rigueur d’employer la légitime défense. Je mettrai violemment à la porte de chez moi quiconque me soupçonnera sur ce point. » [14]

 

 

 

 

Conclusion : ultime dérive d’un philosémite hébété !

 

 


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«  Il n’existe pas d’engeance plus impudente et crétine que ces antisémites. »

Point n’est donc besoin d’y insister outre-mesure, les idées, l’influence, la personnalité de Paul Rée, ont fait de Nietzsche, peu à peu, mais de façon définitive, un philosémite convaincu et quasi hystérique en certains de ses jugements [15]. Il n’est pas possible de le nier.

Le drame, c’est que plus croissait ce philosémitisme parfois irrationnel, plus s’amplifiait, parallèlement, sa haine terrifiante du christianisme et de l’Eglise. La violence de ses charges antichrétiennes, ce qui lui permettait sans doute inconsciemment de se distinguer radicalement de Wagner, lui donnait aussi l’occasion de flétrir vigoureusement, par une germanophobie équivalente, ceux qui tentaient de défendre la grandeur de l’esprit allemand. Nietzsche, de par un fatal mouvement de désorientation grandissant, s’approchait à grands pas de la folie qui le guettait et qui sera la conclusion de cette lente et inexorable dérive humaine, intellectuelle et spirituelle.

Son jugement final, définitif, ne laisse place à aucune ambiguïté : « L'antisémitisme est l'une « des aberrations les plus maladives de l’auto-contemplation hébétée et fort peu justifiée du Reich allemand. » Le problème, c’est que l’hébétude maladive évoquée par Nietzsche, c’est lui qui en fut à court terme, comme il était prévisible, la malheureuse et triste victime directe, ceci en raison d’une incompréhension tragique de l’essence des valeurs chrétiennes qui fondèrent l’Europe, et contre lesquelles, dans sa folie aveugle, il s'était mis en guerre.

 

Notes.

 

[1] Cf. Élisabeth Förster-Nietzsche, Das Leben Friedrich Nietzsche’s, Leipzig, Naumann, 1895-1904, vol. II, p. 176.

[2] Wilamowitz-Möllendorff, Zukunftphilologie ! eine Erwidrung auf Friedrich Nietzsche (Philologie de l’avenir ! Réplique à Friedrich Nietzsche), 1872.

[3] Cosima Wagner, Lettre à Maris von Schleinitz, 9 mai 1879, in KSA 15, pp. 83-84.

[4] Les peu crédibles avocats d’une ingratitude de Wagner à l’égard de Nietzsche se trompent lourdement. Wagner eut en très haute estime Nietzsche, il s’était attaché à lui de façon très privilégiée. En 1872, Wagner écrit par exemple à Nietzsche, comparant son amitié aux liens qui le rattachent à son propre fils Siegfried surnommé « Fidi » : « A dire vrai, vous êtes, selon mon épouse, l’unique cadeau que m’ait fait la vie : fort heureusement, il y a aussi Fidi ; mais il manque, entre lui et moi, un maillon que vous êtes le seul à pouvoir former, en quelque sorte celui qui lie le fils au petit-fils. Je n’éprouve aucune crainte concernant Fidi, mais pour vous, je me fais du soucis, dans la même mesure que je pourrais m’en faire pour Fidi. Un soucis vulgairement bourgeois : j’aimerais vous voir retrouver votre santé habituelle. » (Lettre de Richard Wagner à Nietzsche, 24 juin 1872, in KSB 4, 233, p.16.) Ce que l’on ignore, ou passe sous silence également, c’est que Wagner fut alerté par le médecin de Nietzsche de l’existence chez lui de penchants immoraux, penchants « contre-nature » expliquant son état maladif « préfigurant la pédérastie ». Dans une lettre de Richard Wagner à Hans von Wolzogen, du 23 octobre 1877, Wagner, inquiet de la santé de Nietzsche, s'enquit auprès du médecin de son ami des causes de sa maladie. Celui-ci affirma en effet à Wagner que la maladie de Nietzsche pouvait être la conséquence d'une vie de célibataire ; Wagner comprit que Nietzsche souffrait des conséquences pathologiques que l'on attribuait, à la pédérastie, mais aussi à la masturbation. (Cf. É. Blondel Le Cas Wagner Flammarion).

[5] R. Berthelot, Un romantisme utilitaire, étude sur le mouvement pragmatiste, I. Le Pragmatisme chez Nietzsche et chez Poincaré, Félix Alcan, 1911.

[6] M. Schubel, Nietzsche, le philosémite européen, Faculté des lettres et sciences humaines, Besançon, 2007, pp. 143-152.

[7] S. Jessua-Amar, Un souvenir... Jankélévitch et Nietzsche, Alliance israélite universelle, 1991, no 105, pp. 31-35.

[8] Y. Yirmayahu, Les juifs selon Hegel et Nietzsche, la clef d'une énigme, Seuil, 2000.

[9] Reb Weisfish, Entretien, par Avi Katzman, Réalités (revue israélienne en langue française) 1981.

[10] F. Nietzsche, Par delà bien et mal, §10.

[11] F. Nietzsche, Fragment Posthume, 21 - 7.

[12] F. Nietzsche, Lettre à Theodor Fritsch, 29 mars 1887. Peu après cette correspondance avec Nietzsche, Theodor Fritsch écrivit une recension féroce et extrêmement négative de Par-delà bien et mal. Il déclara y avoir trouvé une « exaltation des juifs » et une « âpre condamnation de l’antisémitisme ». Dès lors Fritsch qualifie Nietzsche de « philosophe superficiel » ne disposant d' « aucune compréhension pour l’essence de la nation » et cultivant « des bavardages philosophiques de vieilles commères ». Il rajoute, s’agissant des considérations de Nietzsche à propos des juifs « Ce sont des idioties superficielles d’un pauvre savant de pacotille, corrompu par les juifs. »

[13] F. Nietzsche, La généalogie de la morale, §11.

[14] Cf. Nietzsche, ,KSB 8, 967, pp.219-220.

[15] Un passage de Par delà le bien et le mal, met clairement en lumière le caractère fantaisiste des thèses de Nietzsche : « C'est un fait que les Juifs, s'ils voulaient - ou si on les y forçait, comme semblent le vouloir les antisémites -, pourraient dès maintenant exercer leur prépondérance et même littéralement leur domination sur l'Europe ; c'est un fait également qu'ils n'y travaillent pas et ne font pas de projets dans ce sens. Pour le moment, ce qu'ils veulent et souhaitent, et même avec une certaine insistance, c'est d'être absorbés dans l'Europe et par l'Europe, ils aspirent à s'établir enfin quelque part où ils soient tolérés et respectés, et à mettre enfin un terme à leur vie nomade de "Juifs errants". On devrait bien tenir compte de cette aspiration et de cette pression (où s'exprime peut-être déjà une atténuation des instincts juifs) et les favoriser ; et pour cela il serait peut-être utile et juste d'expulser du pays les braillards antisémites.» (Par-delà le bien et le mal » (1886), OEuvres II, Friedrich Nietzsche, éd. Robert Laffont, 1990, p. 69)

 

 

 

 

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TEXTES PHILOSEMITES DE NIETZSCHE


Nous croyons utile, afin de compléter ce dossier, de mettre à disposition des lecteurs, deux textes emblématiques des analyses philosémites de Nietzsche, dans lesquels apparaît nettement ses positions philosémites et pro-judaïques après sa rupture d’avec Wagner.

- Le premier, qui tout d’abord surprendra puis scandalisa Cosima Wagner, Humain trop humain, qui n’hésite pas à soutenir une thèse très curieuse : « Si le christianisme a tout fait pour orientaliser l’Occident, c’est le judaïsme qui a surtout contribué à l’occidentaliser de nouveau »

- Le second est un paragraphe d’Aurore, qui donne l’occasion à Nietzsche de déclarer, de façon stupéfiante s’agissant des Juifs : « ils savent bien aussi que, comme un fruit mûr, l'Europe pourrait, un jour, tomber dans leur main qui n'aurait qu'à se tendre. »

 

 

 

TEXTES PHILOSEMITES DE NIETZSCHE.pdf

 

 

 

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lundi, 06 avril 2009

LE PEUPLE DÉICIDE

 

L E   P E U P L E   D É I C I D E

 

  

 

« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

 

 

 

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Le peuple hébreu, l’Israël charnel, n’est plus qu’une réalité naturelle désacralisée dont la filiation divine a cessé sachant qu’il n’y rien qui puisse suggérer l’idée d’une prérogative quelconque d’Israël comme peuple de Dieu depuis l’instauration de la Loi nouvelle.

 

La promesse faite par Dieu au peuple israélite était une alliance temporelle et transitoire, abandonnée au profit de la Nouvelle Alliance. Quand saint Paul affirme que les ‘‘dons et l’appel de Dieu sont sans repentance’’ et que ‘‘Dieu n’a pas rejeté son peuple’’, il signifie donc par là que Juifs et Gentils sont convoqués à l’obéissance de la foi et qu’Israël n’est pas exclu de cet accueil universel puisqu’à la fin des temps il sera réintégré.

 

Mais cette réintégration ne s’effectuera pas selon le statut de l’Alliance Ancienne et dans le régime de l’Israël charnel, mais bien sous le sceau de la Nouvelle Alliance et dans la sphère indéfiniment élargie de l’Israël spirituel qui est l’Eglise.

 

 

 

Dieu ne laissera pas protester sa promesse parce que l’Eglise

est désormais le peuple de Dieu,

le Nouvel Israël ,

et l'Israël charnel lui sera finalement incorporé.

 

 

 

 

"L'Antijudaïsme théologique de l"Eglise catholique"

 

 

 

 

 

 

 

 

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mardi, 10 février 2009

MGR LEFEBVRE : VATICAN II EST UN CONCILE SCHISMATIQUE !

 

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La dépouille mortelle de Mgr Marcel Lefebvre

exposée en la chapelle Notre-Dame des Champs.

  

 

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II,

c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile,

que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. »

 

Mgr Marcel Lefebvre, le 4 août 1976

 

 

« Je terminerai par mon testament. Je voudrais que ce soit l'écho du testament de Notre-Seigneur :

Novi et Aeterni Testamenti... L'héritage que Jésus-Christ nous a donné,

c'est son Sacrifice, c'est son Sang, c'est sa Croix. Aussi je vous le dis :

Pour la gloire de la Trés Sainte Trinité, pour l'amour de l'Eglise, pour le salut du monde :

gardez le Sacrifice de Notre Seigneur Jésus - Christ ! Gardez la Messe de toujours ! »


Mgr Marcel Lefebvre, le 23 septembre 1979

 

 

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Les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en juin 1988
afin de poursuivre l'oeuvre de la Tradition :
Mgr Alfonso de Gallareta, Mgr Richard Williamson,  Mgr Tissier de Mallerais
et Mgr Bernard Fellay

 

 

 

 

On entend dire parfois, que la critique de Vatican II, chez Mgr Lefebvre, ne porte en réalité que sur une volonté de maintenir la messe de saint Pie V. Si l’attachement à l’ancienne Ordo Missae fut effectivement une base fondamentale du combat entrepris par l’ancien archevêque de  Dakar, délégué apostolique pour l'Afrique française, évêque de Tulle puis Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit, c’est oublier que le principal grief envers le Concile, et ses acteurs dont Joseph Ratzinger, Henri de Lubac, le Père Congar, etc., est de nature foncièrement doctrinale, car portant sur la présence en son sein de thèses modernistes hérétiques incompatibles avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise.

 

Pour s’en convaincre, nous proposons ici, quelques passages significatifs de l’ouvrage de Mgr Lefebvre Ils l'ont découronné, du libéralisme à l’apostasie, La tragédie conciliaire, qui démontre remarquablement, les erreurs radicales des thèses de Vatican II en plusieurs domaines, dont ceux, emblématiques et symptomatiques, de la liberté religieuse, de la dignité de la personne humaine, du dialogue interreligieux, et autres profondes contrevérités qui se sont introduites au cœur même des déclarations officielles conciliaires et sont devenues à présent les thèses magistérielles de Rome :

 

« Selon Vatican II, la personne humaine aurait droit, au nom de sa dignité, à ne pas être empêchée d’exercer son culte religieux quel qu’il soit, en privé ou en public, sauf si cela gêne la tranquillité et la moralité publique (Cf. déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanæ, n° 2.)

Vous avouerez que la moralité publique de l’État "pluraliste" promu par le Concile n’est pas de nature à gêner beaucoup cette liberté, pas plus que le pourrissement avancé de la société libérale ne limiterait le droit à la liberté du "partenariat", s’il était proclamé indistinctement pour les couples en union libre et les couples mariés, au nom de leur dignité humaine !

Donc vous, musulmans, priez tranquillement au beau milieu de nos rues chrétiennes, construisez vos mosquées et vos minarets à côté des clochers de nos églises, l’Église de Vatican II assure que l’on ne doit pas vous en empêcher, de même pour vous, bouddhistes, hindouistes, etc.

Moyennant quoi, nous catholiques, nous vous demanderons la liberté religieuse dans vos pays, au nom de la liberté que nous vous accordons chez nous... Nous pourrons aussi défendre nos droits religieux au nom d’un principe déclaré par une assemblée religieuse si solennelle, et déjà reconnu par l’O.N.U. C’est du reste la réflexion que me fit le pape Jean-Paul II, lors de l’audience qu’il m’accorda le 18 novembre 1978 : " Vous savez, me dit-il, la liberté religieuse nous a été bien utile en Pologne, contre le communisme ! " J’avais envie de lui répondre : " Très utile, peut-être, comme argument ad hominem, puisque les régimes communistes ont la liberté des cultes inscrite dans leurs Constitutions (A côté du droit à la propagande anti-religieuse ! )mais non pas comme principe doctrinal de l’Église catholique ! "

 

LIBERTÉ RELIGIEUSE ET VERITÉ

C’est en tout cas ce que répondait par avance le P. Garrigou-Lagrange

- " Nous pouvons (...) faire de la liberté des cultes un argument ad hominem contre ceux qui, tout en proclamant la liberté des cultes, persécutent l’Église (États laïcs et socialisants) ou empêchent son culte directement ou indirectement (États communistes, islamiques, etc.). Cet argument ad hominem est juste et l’Église ne le dédaigne pas, l’utilisant pour défendre efficacement le droit de sa liberté. Mais il ne s’ensuit pas que la liberté des cultes, considérée en elle-même, soit soutenable par les catholiques comme un principe, parce qu’elle est en soi absurde et impie : en effet, la vérité et l’erreur ne peuvent avoir les mêmes droits " (Cf. Reginald Garrigou-Lagrange O.P., De revelatione, TAI, p. 451, 8e objection (Ferrari et Gabalda éd. 1921).

J’aime répéter : seule la vérité a des droits, l’erreur n’a aucun droit, c’est l’enseignement de l’Église :

- " Le droit, écrit Léon XIII, est une faculté morale, et, comme nous l’avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu’elle appartient, naturellement et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite, mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit, (...) il est juste que la puissance publique emploie sa sollicitude à les réprimer, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société " (Encyclique Libertas, PIN. 207.)

Il est clair, à cette lumière, que les doctrines et les cultes des religions erronées n’ont de soi aucun droit à ce qu’on les laisse s’exprimer et se propager librement. — Pour contourner cette vérité de La Palice, on a objecté au Concile que la vérité ou l’erreur n’ont à proprement parler aucun droit : ce sont les personnes qui ont des droits, qui sont "sujets de droits". Par là, on tentait de gauchir le problème en le posant à un niveau purement subjectif, et en espérant ainsi pouvoir faire abstraction de la vérité ! Mais cette tentative devait être vaine, comme je vais maintenant vous le montrer, en me plaçant dans la problématique même du Concile.

Posée au niveau subjectif du "sujet du droit", la liberté religieuse, c’est le même droit accordé à ceux qui adhèrent à la vérité religieuse et à ceux qui sont dans l’erreur. Un tel droit est-il concevable ?

[…]

 

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Angelo Guiseppe Roncalli (1881-1963),

pape sous le nom de Jean XXIII (1958-1963).

Mort le 3 juin 1963, moins d'un an après avoir ouvert

le deuxième concile du Vatican

qui se déroula d'octobre 1962 à décembre 1965.

 

Une orientation naturelle de tout homme vers Dieu ?

 
Le Concile (DH. 2-3) invoque outre la dignité radicale de la personne humaine, sa quête naturelle du divin : tout homme, dans l’exercice de sa religion quelle qu’elle soit, serait en fait orienté vers le vrai Dieu, en recherche même inconsciente du vrai Dieu, "branché sur Dieu", si l’on veut, et à ce titre il aurait un droit naturel à être respecté dans l’exercice de son culte.

Donc si un bouddhiste fait brûler des bâtons d’encens devant l’idole de Bouddha, selon la théologie catholique, il commet un acte d’idolâtrie, mais à la lumière de la nouvelle doctrine découverte par Vatican II, il exprime "l’effort suprême d’un homme pour chercher Dieu" Par conséquent cet acte religieux a droit au respect, cet homme a droit à ne pas être empêché de l’accomplir, il a droit à la liberté religieuse. D’abord il y a une évidente contradiction à affirmer que tous les hommes adonnés aux faux cultes sont de soi, naturellement, tournés vers Dieu. Un culte erroné, de soi, ne peut que détourner les âmes de Dieu, puisqu’il les engage dans une voie qui, de soi, ne conduit pas à Dieu.
On peut admettre que, dans les fausses religions, certaines âmes puissent être orientées vers Dieu, mais c’est parce qu’elles ne s’attachent pas aux erreurs de leur religion ! Ce n’est pas par leur religion qu’elles se tournent vers Dieu, mais malgré elle ! Par conséquent, le respect qu’on devrait à ces âmes n’impliqueraient pas que l’on doive le respect à leur religion.

De toute façon l’identité et le nombre de telles âmes, que Dieu daigne tourner vers Lui par sa grâce, restent parfaitement cachés et inconnus. Ce n’est certainement pas le grand nombre. Un prêtre originaire d’un pays de religion mixte me faisait un jour part de son expérience de ceux qui vivent dans les sectes hérétiques ; il me disait sa surprise de constater combien ces personnes sont d’ordinaire très entêtées dans leurs erreurs et peu disposées à examiner les remarques que peut leur faire un catholique, peu dociles à l’Esprit de Vérité...

L’identité des âmes vraiment orientées vers Dieu dans les autres religions reste donc le secret de Dieu et échappe au jugement humain. Il est donc impossible de fonder là-dessus aucun droit naturel ou civil. Ce serait faire reposer l’ordre juridique de la société sur de pures suppositions hasardeuses voire arbitraires. Ce serait en définitive fonder l’ordre social sur la subjectivité d’un chacun et construire la maison sur du sable...
J’ajouterai ceci : j’ai été suffisamment en contact avec les religions d’Afrique (animisme, Islam), mais on peut en dire autant de la religion de l’Inde (hindouisme), pour pouvoir affirmer que l’on constate chez leurs adeptes les conséquences lamentables du péché originel, en particulier l’aveuglement de l’intelligence et la crainte superstitieuse. A cet égard, soutenir comme le fait Vatican II, une orientation naturellement droite de tous les hommes vers Dieu, c’est un irréalisme total et une pure hérésie naturaliste ! Dieu nous délivre des erreurs subjectiviste et naturaliste ! Elles sont la marque inéquivoque du libéralisme qui inspire la liberté religieuse de Vatican II. Mais elles ne peuvent aboutir qu’au chaos social, à la Babel des religions !

[…]

VATICAN II ET LA CITÉ CATHOLIQUE

Faisons le point. La déclaration conciliaire sur la liberté religieuse s’avère d’abord être contraire au magistère constant de l’Église. En outre elle ne se situe pas dans la ligne des droits fondamentaux définis par les papes récents. De plus nous elle ne repose sur aucun fondement, rationnel ou révélé. Il importe en dernier lieu d’examiner si elle est en accord avec les principes catholiques qui règlent les rapports de la cité temporelle avec la religion.

Limites de la liberté religieuse


Vatican II précise tout d’abord que la liberté religieuse doit être restreinte à de "juste limites" (DH. I), " selon les règles juridiques (...), conformes à l’ordre moral objectif, qui sont requises pour sauvegarder efficacement les droits de tous (...) l’authentique paix publique (...) ainsi que la protection due à la moralité publique " (DH. 7) — Tout cela n’est que très raisonnable, mais laisse de côté la question essentielle, que voici : l’État n’a-t-il pas le devoir, et par conséquent le droit, de sauvegarder l’unité religieuse des citoyens dans la vraie religion et de protéger les âmes catholiques contre le scandale et la propagation de l’erreur religieuse et, pour ces seules raisons, de limiter l’exercice des faux cultes, de le prohiber même si besoin est ?

Telle est pourtant bien la doctrine de l’Église, exposée avec force par le pape Pie IX dans Quanta Cura, où le Pontife condamne l’opinion de ceux qui, " contrairement à la doctrine de l’Écriture, de l’Église et des saints Pères, ne craignent pas d’affirmer que "le meilleur gouvernement est celui où l’on ne reconnaît pas au pouvoir l’office de réprimer par la sanction des peines les violateurs de la religion catholique, si ce n’est lorsque la paix publique le demande " (PIN. 39 ; Dz 1690). Le sens obvie de l’expression "violateurs de la religion catholique" est : ceux qui exercent publiquement un culte autre que le culte catholique, ou qui, publiquement, n’observent pas les lois de l’Église. Pie IX enseigne donc que l’État gouverne d’une façon meilleure quand il se reconnaît l’office de réprimer l’exercice public des cultes erronés, pour la seule raison qu’ils sont erronés, et pas seulement pour sauvegarder la paix publique ; pour le seul motif qu’ils contreviennent à l’ordre chrétien et catholique de la Cité, et pas seulement parce que la paix ou la moralité publiques en seraient affectées.
C’est pourquoi on doit dire que les "limites" fixées par le Concile à la liberté religieuse ne sont que de la poudre aux yeux, masquant le défaut radical dont elles souffrent et qui est de ne plus tenir compte de la différence entre la vérité et l’erreur ! On prétend contre toute justice, attribuer le même droit à la vraie religion et aux fausses, et ensuite on s’efforce artificiellement de limiter les dégâts par des barrières qui sont loin de satisfaire aux exigences de la doctrine catholique. Je comparerais volontiers "les limites" de la liberté religieuse aux glissières de sécurité des autoroutes, qui servent à contenir les divagations des véhicules dont les conducteurs ont perdu le contrôle. Il s’agirait pourtant en tout premier lieu de s’assurer qu’ils sont disposés à suivre le code de la route !

Falsification du bien commun temporel

 

Venons-en maintenant à des vices plus fondamentaux de la liberté religieuse. L’argumentation conciliaire repose au fond sur une fausse conception personnaliste de bien commun réduit à la somme des intérêts particuliers, ou comme on dit, au respect des droits des personnes ; au détriment de l’œuvre commune à accomplir pour la plus grande gloire de Dieu et le bien de tous. Déjà Jean XXIII dans Pacem in terris tend à adopter cette vue partielle et par conséquent faussée :  

- " Pour la pensée contemporaine, écrit-il, le bien commun réside surtout dans la sauvegarde des droits et des devoirs de la personne humaine " (11 avril 1963, n. 61 de l’Encyclique. )

 

Sans doute Pie XII, affronté aux totalitarismes contemporains, y opposa légitimement les droits fondamentaux de la personne humaine (Cf. spécialement le radiomessage de Noël 1942) mais cela ne signifie pas que la doctrine catholique s’y limite. A force de tronquer la vérité en un sens personnaliste, on finit par entrer dans le jeu de l’individualisme forcené que les libéraux ont réussi à introduire dans l’Église. Comme l’ont souligné Charles de Koninck (De la primauté du bien commun contre les personnalistes) et Jean Madiran (Le principe de totalité), ce n’est pas en exaltant l’individu, que l’on lutte authentiquement contre le totalitarisme, mais en rappelant que le vrai bien commun temporel est ordonné positivement, même si c’est indirectement, au bien de la cité de Dieu d’ici-bas et du Ciel ! Ne nous faisons pas complices des personnalistes dans leur sécularisation du droit ! En d’autres termes et concrètement, avant de se préoccuper de savoir si les personnes des musulmans, des Krishna et des Moon ne sont pas trop brimées par la loi, l’État (je ne parle pas des pays non chrétiens) doit veiller à sauvegarder l’âme chrétienne du pays, qui est l’élément essentiel du bien commun d’une nation encore chrétienne — Question d’accentuation, dira-t-on ! — Non ! Question fondamentale : la conception globale de la cité catholique est-elle oui ou non une doctrine catholique ?

 

 

[…]

Mort du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ


Or si l’État ne se reconnaît plus un devoir singulier envers la vraie religion du vrai Dieu, le bien commun de la société civile n’est plus ordonné à la cité céleste des bienheureux, et la Cité de Dieu sur terre, c’est-à-dire l’Église, se trouve privée de son influence bénéfique et unique sur toute la vie publique ! Qu’on le veuille ou non, la vie sociale s’organise en dehors de la vérité, en dehors de la loi divine. La société devient athée. C’est la mort du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est bien ce que Vatican II a fait, quand Mgr De Smedt, rapporteur du schéma sur la liberté religieuse, a affirmé à trois reprises : " L’État n’est pas une autorité compétente pour porter un jugement de vérité ou de fausseté en matière religieuse " (Relatio de reemendatione schematis emendati, 28 mai 1965, document 4 SC. )

 

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Deux acteurs importants de Vatican II, Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger

 

Quelle plus monstrueuse déclaration de ce que Notre-Seigneur n’a plus le droit de régner, de régner seul, d’imprégner toutes les lois civiles de la loi de l’Évangile ! Combien de fois Pie XII n’avait-il pas condamné un tel positivisme juridique (Pie XII, Lettre du 19 octobre 1945 pour la XIXe Semaine Sociale des catholiques italiens, AAS) qui prétendait qu’on doit séparer l’ordre juridique de l’ordre moral, parce que l’on ne saurait exprimer en termes juridiques la distinction entre la vraie et les fausses religions ! — Relisez le Fuero de los espanoles !
Bien plus, impiété insurpassable, le Concile a voulu que l’État, libéré de ses devoirs envers Dieu, devienne désormais le garant de ce qu’aucune religion " ne soit empêchée de manifester librement l’efficacité singulière de sa doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine " (DH. 4). Vatican II invite donc Notre-Seigneur à venir organiser et vivifier la société, de concert avec Luther, Mahomet et Bouddha ! c’est ce que Jean-Paul II a voulu réaliser à Assise ! Projet impie et blasphématoire !

Jadis, l’union entre l’Église et l’État catholique eut pour fruit la Cité catholique, réalisation parfaite du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui, l’Église de Vatican II, mariée à l’État qu’elle veut athée, enfante de cette union adultère la société pluraliste, la Babel des religions, la Cité indifférentiste, objet de tous  les désirs de la Franc-Maçonnerie !

Le règne de l’indifférentisme religieux


"A chacun sa religion !" dit-on, ou encore "La religion catholique est bonne pour les catholiques, mais la musulmane est bonne pour les musulmans !" Telle est la devise des citoyens de la Cité indifférentiste. Comment voulez-vous qu’ils pensent autrement, quand l’Église de Vatican II leur enseigne que d’autres religions "ne sont pas dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut" (Décret sur l’oecuménisme, Unitatis redintegratio, n. 3.) Comment voulez-vous qu’ils considèrent autrement les autres religions, quand l’État leur accorde à toutes la même liberté. La liberté religieuse engendre fatalement l’indifférentisme des individus, déjà Pie IX condamnait dans le Syllabus la proposition suivante :

" Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes les pensées, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent la peste de l’indifférentisme " (Proposition 79.)

 C’est ce que nous vivons : depuis la déclaration sur la liberté religieuse, la grande majorité des catholiques sont persuadés que " les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut, dans le culte de n importe quelle religion " (Syllabus, proposition condamnée n. 17.)

 Là encore le plan des francs-maçons est accompli ; ils ont réussi, par un Concile de l’Église catholique, à " accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à (...) mettre sur un pied d’égalité toutes les formes religieuses " (Léon XIII, Encyclique Humanum Genus sur les francs-maçons, 20 avril 1884.)

Se sont-ils rendu compte, tous ces Pères conciliaires qui ont donné leur suffrage à Dignitatis humanæ et ont proclamé avec Paul VI la liberté religieuse, qu’ils ont, en fait, découronné Notre Seigneur Jésus-Christ en lui arrachant la couronne de sa royauté sociale ? Ont-ils réalisé qu’ils ont très concrètement détrôné Notre Seigneur Jésus-Christ du trône de sa divinité ? Ont-ils compris que, se faisant l’écho des nations apostates, ils faisaient monter vers Son trône ces blasphèmes exécrables : " Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous " (Lc, 19, 14) ; " Nous n’avons d’autre roi que César " (Jn. 19, 15) ?

 
Mais Lui, se riant du murmure confus qui montait de cette assemblée d’insensés, Il leur retirait son Esprit. »

 

- Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné, Ed. Fideliter, ch. XXVIII,  1987 -

 

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mercredi, 28 janvier 2009

L’ANTIJUDAÏSME THÉOLOGIQUE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

Aperçus sur la « Question Juive »

 

ou pourquoi l’Eglise est à présent « l'Israël spirituel » authentique

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce n’est pas en vain que l’Eglise universelle

a établi par le monde la récitation de la prière pour les juifs

obstinément incrédules, pour que Dieu lève le voile qui couvre leur cœur,

et les amène de leur obscurité à la lumière de la Vérité. »

 

(Saint Bernard, Lettre 365)

 

 

 

 

 

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« Le peuple hébreu choisi autrefois pour être participant des Célestes Mystères,

autant fut-il élevé en dignité et en grâce au-dessus de tous les autres,

autant par la faute de son incrédulité, fut ensuite abaissé et humilié

lorsque vint la plénitude des temps,

réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne,

ôté la vie à son Rédempteur. »

 

(Saint Pie V)

 

 

 

 

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« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

 

 

Dans l’histoire du monde, il y a un avant et un après le drame prodigieux du Golgotha. Tel est l’élément, non anodin s’il en est, qui échappe totalement à ceux qui tentent de penser la « Question Juive » soit à l’aune de la nouvelle religion de l’holocauste qui s’est même invitée de façon indélicate et surprenante, souhaitant s’imposer sur des sujets d’ordre canonique, à l’occasion de la levée de l’excommunication par Benoît XVI des évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988, ou à celle des imprécises et faiblement pertinentes données géopolitiques et militaires de nos temps ténébreux, imaginant, sans plus d’examen superflu dans de surprenants discours témoignant d’une immense confusion justifiant le sionisme plus que ne pourrait le faire n’importe quel rabbin kibboutznik, que le don fait à Moïse par l’Eternel de la terre promise perdure sans aucun changement après la venue du Christ en ce monde, ce qui est totalement absurde, oubliant par là même, dramatiquement, que l’actuel judaïsme rabbinique synagogal et talmudique, infidèle à sa vocation spirituelle par son rejet du Messie, n’a strictement plus rien à voir, et ce de manière impressionnante, avec le judaïsme biblique. Voilà l’oubli radical de certains esprits qui souhaitent aborder, dans un babillage affligeant qui conjugue souvent jusqu’à l’écoeurement la pénible bêtise et la grossière stupidité, la « Question Juive », en évacuant purement et simplement la place de Jésus-Christ au sein de l’Histoire, se rendant ainsi absolument incapables de penser en chrétiens, et qui donc, conséquemment, rejoignent dans leurs positions impies et scandaleuses, consciemment ou inconsciemment, les pires ennemis du Christ et de son Eglise.

 

 

La substitution de l’Église (Verus Israël), à la Synagogue

 

 

Afin de pouvoir penser « chrétiennement » cette « Question Juive », Mgr Charles Journet (1891-1975) consacra au «Mystère d’Israël» une longue méditation, bien plus cohérente que les thèses défendues par Jacques Maritain (1882-1973) qui, disciple d’Aristote et saint Thomas, se voulait également, dans une impossible équation, celui de Léon Bloy, longue méditation donc, écrite à la lumière du pamphlet mi-littéraire, mi-prophétique, et surtout profondément hérétique et gnostique sur le plan trinitaire soutenant une thèse pneumatologique singulièrement déviée du dit Léon Bloy, le Salut par les Juifs , supposant de façon abominable une divinisation de Satan, dont on peut d’ailleurs constater dans ce cas frappant l’incroyable puissance séductrice, par son identification au Paraclet, thèse dont on a d’ailleurs pu vérifier depuis sa publication les puissants ravages qu’elle produit invariablement sur les esprits faibles et les bavards ignorantins absolument incultes sur le plan théologique [1].

 

 

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Prophète luciférien professant un philosémitisme gnostique,

Léon Bloy livra le secret de son hérésie pneumatologique dans le Salut par les Juifs :

 

« Il [le Paraclet] est tellement l’identique de ce Lucifer qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu’il est à peu près impossible

– fût-ce dans l’extase béatifique – de les séparer… »

(Le Salut XXXIII)

 

 

 

On se penchera donc, pour aborder cette question juive, de préférence sur la réflexion de Mgr Charles Journet, infiniment plus sérieux que Léon Bloy ou Jacques Maritain sur le plan doctrinal, qui tenta d’initier une interrogation chrétienne d’Israël, en se fondant sur l’enseignement traditionnel de l’Église, Eglise qui ne craignait pas alors d’évoquer à juste titre, c’est-à-dire avant le funeste Concile Vatican II et les délirantes déclarations de Nostra Aetate - qui vont jusqu’à soutenir que les juifs qui ne croient pas en Jésus sont inclus également dans le plan du Salut -, la substitution de l’Église à la Synagogue, Synagogue talmudique que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan et qui fut rejetée par Dieu (Apocalypse. 2, 9 ; 3, 9) en raison de son infidélité, et répudiée au profit de l’Eglise (Jésus dit aux pharisiens qui niaient sa divinité, c’est-à-dire au judaïsme rabbinique et postbiblique antichrétien [2], que leur père selon la génération charnelle était certes Abraham, mais que selon l’esprit c'était le diable (Jean VIII, 31-47), thème repris et développé par saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon St Jean, Homélie LIV, 1, Saint Augustin, Commentaire sur Jean, Discours XLII, 1, et saint Thomas D’Aquin, Commentaire sur St Jean, VIII, Lectio IV, 1201.

 

 

Charles Journet déclare donc solennellement dans son ouvrage :

 

-  « Nous voudrions adresser aux juifs un rappel. Quand ils rendent l’Église responsable, pour les avoir accusés devant l’histoire de déicide, de leurs immenses malheurs, ils oublient que Dieu, que Iahvé lui-même, en les choisissant comme unique peuple messianique et théophore, devait les rendre odieux et les désigner à l’hostilité du monde et des peuples païens, longtemps avant l’Incarnation, longtemps avant le déicide. […] Le déicide est venu. Il a empêché les juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational. Il n’a pas fait que la main de Dieu cessât de reposer sur eux. Il a fait qu’elle ne s’y repose plus comme autrefois, et qu’elle ne s’y repose pas non plus comme dans l’Église, désormais seule messianique et seule théophore, elle aussi persécutée, par le monde et parfois par eux. » (Ch. Journet, Destinées d’Israël. À propos du Salut par les Juifs, Paris, 1945, pp. 199-201.)

 

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