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dimanche, 29 mars 2015

La Passion « mystique » de l’Église

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« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible;

le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; 

et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps,

de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST

 durant sa vie terrestre et mortelle

doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas

(Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection

 et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897,p. 168).

  

Deuxième Partie :

 

2. Eschatologie catholique et fins des temps

 

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Nous sommes donc, dans le cadre de la désorientation actuelle, en présence d’un « mystère », un « mystère d’iniquité » selon saint Paul (« Car le mystère d'iniquité se forme dès à présent, mais seulement jusqu'à ce que celui qui le retient encore paraisse au grand jour », II Thessaloniciens II, 7), qui est un « mystère intérieur à l’Eglise elle-même » ; nous ne sommes pas confrontés au triomphe d’une « autre entité » qui aurait, à Rome, « éclipsé » la véritable Eglise lors de Vatican II – ce qui ne se peut aucunement, sous peine de souscrire à l’idée d’un abandon de l’Eglise par le Christ, proposition impie et blasphématoire, à laquelle souscrivent implicitement et explicitement les sédévacantistes qui, enfreignant le « droit divin », jugent le pape en hérésie en for interne, et agissent comme s’ils disposaient d’un pouvoir délibératif et décisionnel sur la personne du pontife, ce qui est non seulement formellement interdit par l’Eglise, mais en plus ne relève que de l’autorité dont dépend le pape, à savoir Le Christ et Lui Seul.

Cependant, si telle est la situation, c’est-à-dire que nous nous trouvions dans « le temps de formation de l’iniquité », alors il est évident que nous sommes en présence d’une période de combat qui se déroule « dans l’Eglise », comme dans toute la Création depuis la Chute, et ce combat à l’intérieur de l’Eglise – pas plus que le Ciel, lieu où les anges se sont révoltés –, est un combat engagé au sein même de l’Eglise, comme il eut lieu originellement dans le Ciel, qui  cependant, ne cessa point d’être le lieu où règne Dieu.

I. Le mystère de l’Eglise est celui du « combat entre Dieu et Bélial »

De la sorte, pas plus que le Ciel n’a été « éclipsé » (sic !), voilé par Satan et ses légions lors de la révolte des anges rebelles, de même « l’Eglise », en laquelle « la charité du Christ est indéfectible, car L’Église est le Corps du Christ, l’Épouse du Christ, le troupeau des brebis du Christ, l’Évangile continué, le lieu de l’habitation de l’Esprit Saint et de la sainte Trinité ; la maison, le tabernacle, la cité, le peuple, le royaume de Dieu » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957), ne peut être « éclipsée », c’est-à-dire cachée ou voilée, dissimulée à la visibilité, par une « contre-église » usurpatrice des titres, charges et possessions de la véritable Eglise, si ce n’est, par supposition impossible et abominablement hérétique, en considérant que le Christ aurait été vaincu, idée que l’on retrouve dans une certaine littérature millénariste, mais qui est dénuée de fondement théologique.

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Les deux cités, comme le souligne saint Augustin,

s’affrontent en une lutte permanente,

et ce combat ne cessera qu’à la fin des siècles.

La seule chose vraie, métaphysiquement, c’est que la lutte contre Bélial est intrinsèque à la vie de l’Eglise, puisque les deux cités, comme le souligne saint Augustin, s’affrontent en une lutte permanente, et ce combat – qui est un « drame » en effet, dont le Golgotha fut à la fois le lieu par excellence où il se déroula le « Vendredi Saint », mais aussi le signe de sa fin par la victoire du Christ sur le bois sacré de la Croix et sa divine Résurrection le dimanche de Pâques – ne cessera qu’à la fin des siècles : «Dieu laisse subsister en face de son Église, selon une loi non plus de distinction cette fois mais d’opposition, la cité du mal, le dragon qui la chasse au désert. Cette opposition de la lumière et des ténèbres, du Christ et de Bélial (II Cor., VI, 15), se produira non seulement entre les chrétiens et leurs adversaires, mais à l’intérieur même de chaque chrétien, entre ce qui relève en lui du ciel et ce qui relève encore de l’enfer. Oublier cette loi, plus intérieure et plus crucifiante que la précédente, ce serait rejoindre les erreurs millénaristes qui annoncent pour ici-bas l’avènement d’un royaume qui parviendrait à balayer de la surface de la terre les ténèbres du malheur et du péché. » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957).

II. L’Eglise catholique de Rome est l’Eglise véritable

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« …le Pontificat lui-même provient du Christ ;

 la personne au contraire en tant que telle procède de ses causes naturelles,

 mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs;

il leur appartient de désigner la personne:

 mais l’union elle-même procède du Christ… »

(Saint Robert Bellarmin,  De Romano Pontefice I. 2).  

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C’est pourquoi, le pape reste donc dans sa charge, même s’il soutient l’erreur. Telle est la position constante de l’Eglise, ceci, indépendamment du fait que le Magistère ordinaire soit, en théorie, « infaillible ». Et le pontife élu doit être reconnu comme pape, du moins « matériellement », quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de ses déclarations, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un pape dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que du Christ. [2]

De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou publiquement déclaré tel de par l’effet d’un jugement privé. C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, on peut penser ce que l’on veut, considérer que le pape enseigne des erreurs et n’est peut-être plus catholique, qu’il soutient des positions contraires à la Foi de toujours, comme que nous le constatons chez les pontifes depuis 1962, néanmoins : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10). La charge pontificale relève du droit divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I. [3]

III. Le Fils de perdition doit « entrer dans l’Eglise »

Toutefois, la seule manière de pouvoir tenir en un même ensemble indissociable, la continuité éternelle de la succession pontificale, « matérielle » et « formelle », relevant du « droit divin » imprescriptible de par son Divin fondateur, et la désorientation manifeste que représente « l’errance dans la foi » de Vatican II – et il faut bien admettre, que même si le concile ne voulut point faire usage de son infaillibilité, il relève bien du Magistère authentique de l’Eglise -, c’est d’examiner la situation au regard de ce que les Apôtres, les Pères, les saints, les docteurs et théologiens de l’Eglise, ont annoncé concernant les temps futurs que doit traverser et connaître l’épouse de Jésus-Christ.

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Ces prédictions ne sont point sujettes à caution, issues du fruit de l’imagination débordante de quelques visionnaires emportés par leur inspiration personnelle, le témoignage de personnalités enthousiastes, disons, pour être charitables, peu fiables et faiblement équilibrées. Tout au contraire. Nous sommes en présence d’analyses effectuées par des auteurs ecclésiastiques reconnus, et pour certains ayant même occupé les plus hautes fonctions hiérarchiques dans l’Eglise.

Ainsi, au titre de ces prédictions autorisées, plusieurs possèdent, de par la précision de leurs détails, la profondeur de leurs vues surnaturelles, une place singulièrement importante, comme nous allons pouvoir en juger.

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« Les apostasies seront nombreuses,

on verra les conducteurs des peuples fléchir le genou devant l’idole régnante,

un grand nombre déserteront la vérité

et se laisseront emporter par le courant de la dépravation.» 

Abbé Charles Arminjon,

(Fin du monde présent et mystères de la vie future, 1881).

 

L’Abbé Charles Arminjon (1824-1885), prêtre de Chambéry, dans son ouvrage, « Fin du monde présent et mystères de la vieSédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII, future » (1881), expliqua, avec une remarquable science, ce que l’Eglise allait traverser : « Les apostasies seront nombreuses, et les courages deviendront rares. Il est écrit que les vertus des cieux seront ébranlées et que les étoiles du ciel tomberont. En d’autres termes, on verra les conducteurs des peuples fléchir le genou devant l’idole régnante, et, ce qui est plus désolant encore, c’est que, parmi les dispen­sateurs de la science, les astres de la théologie, les bouches d’or de l’éloquence sacrée, un grand nombre déserteront la vérité et se laisseront emporter par le courant de la dépravation. (…) Saint Paul nous apprend encore que Jésus‑Christ ne descendra pas une seconde fois avant que ne vienne la grande apostasie (…)  si la défection continue son cours, on peut prédire que cette guerre faite à Dieu doit fatalement aboutir à l’apostasie totale et consommée. De la statolatrie, c’est‑à‑dire de l’esprit utilitaire et de l’adoration du Dieu‑État, qui est le culte de notre époque, à l’adoration de l’homme individu, il n’y a qu’un faible pas à franchir. Nous y touchons presque…». (Abbé C. Arminjon, Fin du monde présent et mystères de la vie future », Victor Palmé, 1881).

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De même, le vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658), qui écrivit une « Interprétation de l'Apocalypse », soutient qu’au septième et dernier âge, celui de la désolation, le « Fils de la perdition entrera dans l’Eglise » : « une très grande partie de l’Église latine abandonn(er)a la vraie foi et tomb(er)a dans les hérésies en ne laissant en Europe qu’un petit nombre de bons catholiques... Et alors le Christ commencera à vomir l’Eglise de sa bouche, et permettra que Satan soit délié et étende son pouvoir en tous lieux ; et que le Fils de perdition entre dans le royaume, qui est l’Eglise. » (Interprétation de l'Apocalypse renfermant l'histoire des sept âges de l’Eglise catholiquetraduit du latin par le Chanoine de Wuilleret, Librairie Louis Vivès, 1856, t. I, pp. 159 ; 210). 

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IV.L’Eglise est entrée dans les temps de sa « Passion mystique »

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Selon l'eschatologie catholique, en effet l'Église, avant la Parousie, c’est-à-dire le second avènement du Christ, doit subir une « Passion » à l'image du Verbe incarné, dont elle est le corps mystique. Ce temps de « Passion », peut s’étendre sur une très longue période et il serait aventureux de vouloir en annoncer la durée accomplie et l’arrivée prochaine du Fils de Dieu. Tout cela peut se dérouler sur des siècles, comportant des avancées vers l’apostasie, puis des retours, pour des périodes courtes ou étendues, vers la tradition, en un mouvement apparemment contradictoire qui sera cependant représentatif du trouble consécutif des épreuves qu’aura à traverser l’Eglise.

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 ‘‘ηλι ηλι λαμα σαβαχθανι / êli, êli, lama sabachthani’’ 

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »  

(Matthieu, XXVII, 46 ; Marc XV, 34).

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« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde :

il ne faut pas dormir pendant ce temps-là (…)

Le ciel et Lui sont seuls dans cette connaissance.

Jésus est dans un jardin, non de délices comme le premier Adam,

où il se perdit et tout le genre humain,

mais dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain.

Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit… »

(Blaise Pascal, Le mystère de Jésus, 1651). 

N’oublions pas, comme l’écrivait Blaise Pascal (1623-1662), que le « Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde », et que si le Christ doit vivre son agonie jusqu’à la consommation des siècles, l’Eglise, son épouse mystique, unie intimement à son époux dont elle partage les joies et les peines, elle, également, participe des mêmes tourments et humiliations subis par Celui dont elle reçoit la vie. [5]

V. La "Passion" en sa tragique et douloureuse dimension "mystérique" et "mystique"

Mais il est nécessaire de bien percevoir ce que signifie « La Passion » du Christ dans toute sa dimension tragique et douloureuse, si nous souhaitons pouvoir mesurer, entièrement, ce qu’il doit advenir à l’Eglise à son tour.

Ainsi, la Passion a consisté pour le Christ, selon saint Paul, de « devenir » péché, « malédiction » au yeux de son Père, être fait « esclave » en « s’anéantissant » :  « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens V, 21) ; « Jésus-Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois… » (Galates III, 13) ; « Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit (εκένωσεν) lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! » (Philippiens II, 6). De ce fait, si l’Eglise doit partager le même sort que son Divin fondateur, il lui faut assumer une condition « pécheresse », et ce malgré sa « sainteté » constitutive que rappelle Pierre (I Pierre II, 22), en allant au bout, dans son « Imitation », de ce que signifie le « mystère » de déréliction et d’abjection de la Croix absolument impensable : « scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Corinthiens I, 23), « mystère » qui est au cœur même du drame du Golgotha et de toute la religion chrétienne.

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« Jésus s’était chargé de tous les péchés du monde.

Quoiqu’il fût le plus saint de tous les hommes, ou plutôt la sainteté même,

ayant pris sur lui la charge de satisfaire pour tous nos péchés,

il paraissait le plus grand pécheur de l’univers (…)

Jésus-Christ se troubla à l’aspect de sa mort.. » 

(Saint Alphonse-Marie de Liguori). 

Saint Alphonse de Ligori ( + 1787), parmi les docteurs de l’Eglise, est celui qui a le plus précisément décrit la nature du drame vécu par Notre Seigneur, il nous montre le caractère « inégalable » de la Passion de Jésus, en raison de la « Justice » subie de la part de Dieu, ce qu'il représenta d'ailleurs dans un tableau du "Christ en Croix" peint de ses mains (ci-contre). Cette « Justice » possèdesédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps un caractère extrême en raison de la « colère » de Dieu suite au péché originel, colère qui est retombée sur le Christ à la Croix selon la parole du Psaume : « Sur moi pèse ta colère; … tes épouvantes m’ont réduit à rien » (Ps 87, 8-17). Voici ce qu’écrit saint Alphonse de Ligori : « il a voulu souffrir autant que s’il eût été lui-même l’auteur de toutes nos fautes (…) Ainsi s’est vérifiée cette parole d’Isaïe, que Dieu a voulu ‘‘broyer son Fils dans les souffrances’’, pour le salut du monde (Is. 53, 10-11) (…). Sur moi pèse ta colère; … tes épouvantes m’ont réduit à rien » (Ps 87, 8.17), ce qui signifie que toute la colère de Dieu excitée par nos péchés est venue retomber sur la personne du Sauveur. On entend dans le même sens ce que l’Apôtre dit : « Il est devenu malédiction pour nous » (Ga 3, 13). Jésus devint la malédiction, c’est-à-dire l’objet de toutes les malédictions que méritent les pécheurs.  (…) Mais, la douleur qui affligea le plus profondément notre doux Rédempteur, ce fut d’être abandonné même de son Père éternel; aussi s’écria-t-il alors, conformément à la prophétie de David: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? Loin de me sauver les paroles de ma bouche  » (Ps 21, 2). C’est comme s’il eût dit : « Mon Père ! les péchés des hommes, que j’appelle les miens parce que je m’en suis chargé, m’empêchent de me délivrer de ces souffrances qui consument ma vie ; mais vous, mon Dieu ! dans cette extrême désolation, pourquoi m’avez-vous abandonné ? (…) Et c’est comme submergé dans cet abîme de douleurs, intérieures et extérieures, que l’aimable Jésus a voulu finir sa vie, conformément à la prophétie de David: « Je suis entré dans l’abîme des eaux et le flot me submerge » (Ps 68, 3). (…) Jésus s’était chargé de tous les péchés du monde. Quoiqu’il fût le plus saint de tous les hommes, ou plutôt la sainteté même, ayant pris sur lui la charge de satisfaire pour tous nos péchés, il paraissait le plus grand pécheur de l’univers (…) et comme nous méritions d’être à jamais abandonnés dans l’enfer et livrés à un désespoir éternel, il a voulu être lui-même abandonné à une mort sans consolation, afin de nous délivrer de la mort éternelle. Saint Augustin observe en outre que, si Jésus-Christ se troubla à l’aspect de sa mort, ce fut pour la consolation de ses serviteurs, afin que, s’il leur arrive d’éprouver quelque trouble lorsqu’ils se voient sur le point de mourir, ils ne se regardent pas comme réprouvés et ne s’abandonnent pas au désespoir, puisque le Seigneur lui-même se troubla dans cette circonstance. » (Saint Alphonse-Marie de Liguori, Considérations sur la Passion de Jésus-Christ, 1761).

Voici donc les grandes vérités de la Passion du Christ :

- 1°) Jésus a vu peser sur lui la « colère de Dieu » (Ps 87, 8.17) ;
- 2°) Jésus est « devenu malédiction pour nous » (Ga 3, 13), et fut « abandonné » de la part de son Père (Mt 27, 46) ;
- 3°) Jésus à la Croix a pris la « condition d’esclave » (Ph 2, 7) ;
- 4°) Jésus parut « le plus grand pécheur de l’univers », et fut « troublé » à l’instant de sa mort par des « peines intérieures ».

Transposons ces vérités à propos de la « Passion » de l’Eglise, dans son Imitation du Christ :

- 1°) L’Eglise verra peser sur elle la « colère de Dieu » (Ps 87, 8.17) ;
- 2°) L’Eglise « deviendra malédiction pour nous » (Ga 3, 13), elle sera « abandonnée » de la part du Père (Mt 27, 46) ;
- 3°) L’Eglise lors de sa Passion prendra la « condition d’esclave » (Ph 2, 7) ;
- 4°) L’Eglise paraîtra « la plus grande pécheresse de l’univers », elle sera « troublée » à l’instant de sa mort par des « peines intérieures ».

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« Le voilà prosterné et abattu, gémissant sous ce poids honteux [des torrents de péché],

n’osant seulement regarder le ciel ;

tant sa tête est chargée et appesantie par la multitude de ses crimes,

c’est-à-dire des nôtres, qui sont véritablement devenus les siens. »

(Bossuet, Premier Sermon pour le Vendredi Saint,

sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ,

Œuvres complètes, vol. X, Librairie Louis Vivès, 1863). 

 

Voilà, terrible et incroyable, « scandaleuse » et folle », mais cependant «infaillible », la Vérité catholique !  L’Eglise, comme le Christ, doit être  faite « péché » et endurer les affres de la « mort mystique » : « En ce sens, l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21). » (Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur II Cor. V, 20-21). Mais pour cela, pour comprendre théologiquement la situation présente de l’Eglise « pécheresse », « faite péché » à l’image du Christ sur la Croix, « prosterné et abattu, gémissant sous ce poids honteux [des torrents de péché], n’osant seulement regarder le ciel ; tant sa tête est chargée et appesantie par la multitude de ses crimes, c’est-à-dire des nôtres, qui sont véritablement devenus les siens » (Bossuet, Sermon sur le Vendredi-Saint), encore faut-il entrer, par la prière et non le raisonnement et la logique – « laissons les raisonnements et les paroles étudiées, et appliquons nos esprits sérieusement sur cet étrange spectacle que le prophète nous représente » (Bossuet, ibid.) -, dans le « mystère » de la Passion et, par cette prière, aller au bout de l’exigence théologique et « mystique » de l’Imitation du Christ, par laquelle l’Eglise « comme son Divin Chef », paraîtra « vaincue ».

 

VI. L'Eglise doit, "infailliblement", achever en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ 

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« L’Église reproduit au cours des siècles

toute la vie du Christ, dont elle est le corps mystique(…)

l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix,

 paraîtra vaincue, mais ce sera elle qui remportera la victoire »

Dom Gaspar Lefebvre, Missel Quotidien et Vesperal, 1937).

 

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Cette idée de Dom Lefrebvre : « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue », est partagée par les docteurs de l’Eglise depuis saint Paul qui y fait directement allusion par ces paroles : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l`achève en ma chair, pour son corps, qui est l`Église. » (Colossiens, I 24).

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« Ne faut-il pas que l'Eglise de jour en jour,

prenne davantage la ressemblance du Christ ?

Ne faut-il pas qu'elle soit comme la vivante image

de Celui qui a souffert de tels tourments et si nombreux ?

 Ne faut-il pas que d'une certaine façon

elle achève en elle-même ce qui manque

aux souffrances du Christ (Coloss. I, 24) ?

C'est là le secret de cette loi de la souffrance

imposée par Dieu à son Eglise qui milite sur cette terre… » 

(S. Pie X, Encyclique Communium Rerum, 21 avril 1909). 

Saint Pie X, évoque quant à lui clairement, dans l’encyclique Communium Recrum, la loi de souffrance imposée par Dieu à son Eglise, qui la conduit à devoir « achever en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ », de sorte qu’elle soit  « comme la vivante image de Celui qui a souffert de tels tourments » : « Le Seigneur est toujours là ; grâce à lui, tout concourra au bien de ceux qui l'aiment (Rom. vin, 28). Il tirera le bien du mal; les triomphes qu'il réserve à son Eglise seront d'autant plus éclatants que plus méchants ont été les efforts de la perversité humaine pour ruiner son œuvre. Telle est l'admirable grandeur des desseins de la divine Providence; telles sont ses voies impénétrables (Ibid. xi, 33), dans la  situation présente; - car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit le Seigneur (Is. LV, 8). Ne faut-il pas que l'Eglise de jour en jour, prenne davantage la ressemblance du Christ ? Ne faut-il pas qu'elle soit comme la vivante image de Celui qui a souffert de tels tourments et si nombreux ? Ne faut-il pas que d'une certaine façon elle achève en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ (Coloss. I, 24) ? C'est là le secret de cette loi de la souffrance imposée par Dieu à son Eglise qui milite sur cette terre : les luttes, les oppressions, les angoisses seront à jamais son partage ; telle est la voie, telles sont les tribulations incessantes par lesquelles elle entrera dans le royaume de Dieu (Act. xiv, 21), pour se réunir enfin à l'Eglise triomphante du cielIls se trompent donc singulièrement, ceux qui s'imaginent et espèrent pour l'Eglise un état exempt de toute perturbation…» (S. Pie X, Encyclique Communium Rerum, 21 avril 1909,  cf. Actes de S.S. Pie X, t. V, Éditions de la Documentation Catholique, n.d., pp. 41-42).

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 « La Passion du Christ se renouvelle,

et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève,

dans son corps mystique qui est l'Église (…)

souffrant toujours en son corps mystique, le Christ

veut nous avoir pour compagnons de son expiation.. »

(Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928)

Pie XI déclarait également en 1928, dans son encyclique Miserentissimus Redemptorconsacrée à la réparation due par tous au Sacré-Cœur de Jésus qui est « la synthèse de la religion » - rappelant que la dévotion au Sacré-Cœur, qui a pour origine l'encyclique Annum Sacrum de Léon XIII en 1899, avait perdu de son intensité alors que « l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus » - que la « Passion se poursuit dans l’Eglise » :« La Passion du Christ se renouvelle, et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève, dans son corps mystique qui est l'Église. Car, pour nous servir encore des paroles de saint Augustin : "Le Christ a souffert tout ce qu'il devait souffrir ; la mesure de ses souffrances est désormais à son comble. La dette de souffrances était donc payée dans la Tête, mais elle demeurait entière dans son corps". Le Seigneur Jésus lui-même a bien voulu nous l'apprendre, quand il disait à Saul, respirant encore la menace et la mort contre les disciples : Je suis Jésus que tu persécutes. Il laissait ainsi nettement entendre que les persécutions déchaînées contre l'Église visaient et atteignaient le divin Chef de l'Église lui-même. C'est donc à bon droit que, souffrant toujours en son corps mystique, le Christ veut nous avoir pour compagnons de son expiation. Notre situation envers lui l'exige également, car, puisque nous sommes le corps du Christ et ses membres chacun pour notre part, tout ce que souffre la tête, les membres le doivent souffrir aussi. » (Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928).

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« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible ; 

le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête,

là également doit se trouver le corps,

de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST

durant sa vie terrestre et mortelle doivent

se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas.

JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement :

l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. »

Mgr de Ségur, 

(De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église,1897).

 

Quant à Mgr. Louis Gaston de Ségur (1820-1881), Prélat dans la Maison du Pape Pie IX, Chanoine de l'Ordre des Évêques du Chapitre Impérial de Saint-Denys, il aborda également ce sujet, à bon droit fondamental pour la sauvegarde de la Foi catholique, dans lequel il démontra la permanente visibilité de l’Eglise, mais qui « apostasiera avant la fin des temps », car en effet, il doit advenir, non pas une « éclipse », mais une « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine ».

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« Quoique toujours visible

et composée de ses éléments essentiels,

l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée,

comme morte et ensevelie. »

Mgr de Ségur,

(De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église,1897)

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"De la Passion, de la résurrection

et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église"

« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible; le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. JÉSUS-CHRIST est ressuscité et a triomphé miraculeusement de la mort : l’Église ressuscitera, elle aussi, et triomphera de Satan et du monde, par le plus grand et le plus prodigieux de tous les miracles : celui de la résurrection instantanée de tous les élus, au moment même où Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, entr’ouvrant les cieux, en redescendra plein de gloire avec sa sainte Mère et tous ses Anges. Enfin, JÉSUS-CHRIST, Chef de l’Église, est monté corporellement au ciel le jour de l’Ascension : à son tour, l’Église ressuscitée et triomphante montera au ciel avec Jésus, pour jouir avec lui, dans le sein de DIEU, de la béatitude éternelle. Nous ne connaissons d’une manière certaine « ni le jour ni l’heure (Ev. Matth., XXV, 13.) » où se passeront ces grandes choses. Ce que nous savons, d’une manière générale mais infaillible, parce que cela est révélé de DIEU, c’est que « la consommation viendra lorsque l’Évangile aura été prêché dans le monde entier, à la face de tous les peuples (Ibid., XXIV. 14.) » Ce que nous savons, c’est qu’avant ces suprêmes et épouvantables secousses qui constitueront la Passion de l’Église et le règne de l’Antéchrist (II adThess., II, 3.), l’apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine (Corn. a Lap., in loc.cit.). Enfin, ce que nous savons, c’est qu’à cette redoutable époque le caractère général de la maladie des âmes sera « l’affaiblissement universel de la foi et le refroidissement de l’amour divin, par suite de la surabondance des iniquités (Ev.Matth., XXIV, 12). » Les Apôtres ayant demandé un jour à Notre-Seigneur à quels signes les fidèles pourraient reconnaître l’approche des derniers temps, il leur répondit : d’abord qu’il y aurait de grandes séductions, et que beaucoup de faux docteurs, beaucoup de semeurs de fausses doctrines rempliraient le monde d’erreurs et en séduiraient un grand nombre (Ibid., 10, 11.); – puis, qu’il y aurait de grandes guerres et qu’on n’entendrait parler que de combats; que les peuples se jetteraient les uns sur les autres, et que les royaumes s’élèveraient contre les royaumes (Ibid., 6, 7.); – qu’il y aurait de tous côtés des fléaux extraordinaires, des maladies contagieuses, des pestes, des famines, et de grandes tremblements de terre (Ibid., 7.). « Et tout cela, ajouta le Sauveur, ce ne sera encore que le commencement des douleurs (Ibid., 8.) » Satan et tous les démons en seront la cause. Sachant qu’il ne leur reste plus que peu de temps, ils redoubleront de fureur contre la sainte Église; ils feront un dernier effort pour l’anéantir, pour détruire la foi et toute l’œuvre de DIEU. La rage de leur chute ébranlera la nature (Apoc., XII, 9, 12.), dont les éléments, comme nous l’avons dit, resteront jusqu’ à la fin sous les influences malfaisantes des mauvaises esprits. Alors commencera la plus terrible persécution que l’Église ait jamais connue; digne pendant des atroces souffrances que son divin Chef eut à souffrir en son corps très-sacré, à partir de la trahison de Judas. Il se fera passer pour le Christ, pour le Fils de DIEU; il se fera adorer comme DIEU, et sa religion, qui ne sera autre chose que le culte de Satan et des sens, s’élèvera sur les ruines de l’Église et sur les débris de toutes les fausses religions qui couvriront alors la terre (II ad Thess. II, 4.).  […] L’abomination de la désolation régnera dans le lieu saint (Ibid., 15.) », pendant « trois ans et demi, pendant quarante-deux mois (Apoc., XIII, 5.) », correspondant aux quarante-deux heures qui se sont écoulées, comme nous l’avons dit déjà, depuis le commencement des ténèbres du crucifiement de JÉSUS, le Vendredi-Saint, jusqu’à l’heure de la résurrection, le dimanche de Pâques, au lever du soleil. Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie. Il sera donné à l’Antéchrist de vaincre les serviteurs de Dieu, et de faire plier sous son joug tous les peuples, et toutes les nations de la terre; et, sauf un petit nombre d’élus, tous les habitants de la terre l’adoreront, en même temps qu’ils adoreront Satan, auteur de sa puissance (Ibid., 7, 8, 4.). Si jadis le féroce Dioclétien a pu croire un instant qu’il avait définitivement détruit le nom chrétien, que sera-ce en ces temps-là, dont ceux de Dioclétien de Néron n’ont été qu’un pâle symbole. L’Antéchrist proclamera orgueilleusement la déchéance du christianisme, et Satan, maître du monde, se croira un instant vainqueur.Mais en ces temps-là, comme nous l’apprennent et l’Écriture et la Tradition, s’élèveront contre l’Antéchrist « les deux grands témoins (Ibid., XI, 3.) » de JÉSUS-CHRIST, réservés pour ces derniers jours, à savoir le Patriarche Hénoch et le Prophète Élie, qui ne sont pas morts, comme l’enseigne expressément l’Écriture. Ils viendront prêcher les voies du Seigneur. Ils prêcheront JÉSUS-CHRIST et le règne de DIEU pendant douze cent soixante jours, c’est-à-dire pendant la durée presque entière du règne de l’Antéchrist. […] Pour relever sa puissance, l’Antéchrist, singeant la triomphale ascension du Fils de DIEU et des deux grands Prophètes, tentera, lui aussi, de monter au ciel, en présence de l’élite de ses adeptes. Et c’est alors que Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, « semblable à la foudre qui de l’Orient à l’Occident déchire le ciel, apparaîtra tout à coup sur les nuées, dans toute la majesté de sa puissance (Ev. Matth., XXIV, 27, 30.) », frappant de son souffle et l’Antéchrist (II ad Thess., II, 8.) et Satan et les pécheurs. Tout ceci est prédit en termes formels (I ad Thess., IV, 15.). Comme nous l’avons dit, l’Archange Michel, le Prince de la milice céleste, fera retentir toute la terre du cri de triomphe qui ressuscitera tous les élus (Ev. Matth., XXIV. 31.). Ce sera le Consummatum est de l’Église militante, entrant pour toujours dans la joie du Seigneur.  Cette « voix de l’Archange » sera accompagnée d’une combustion universelle, qui purifiera et renouvellera toutes les créatures profanées par Satan, par le monde et par les pécheurs. La foi nous apprend, en effet, qu’au dernier jour, JÉSUS-CHRIST doit venir juger le monde par le feu (Rit.Rom.). Ce feu vengeur et sanctificateur renouvellera la face de la terre et fera « une nouvelle terre et des nouveaux cieux (Psal., CIII, 30.), (Apoc. XXI, 1.) ». Comme au Sinaï, comme au Cénacle, l’Esprit-Saint se manifestera ainsi par le feu, en ce jour redoutable entre tous. Telle sera la fin terrible et glorieuse de l’Église militante; telle sera, autant du moins que la lumière toujours un peu voilée des prophéties nous permet de l’entrevoir, . Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu’au Calvaire, jusqu’au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jamais. »  (Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897,pp. 168-176). 

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VII. L’Église devient obscure « dans l’engouement pour la nouveauté »

Nous le voyons, les événements auxquels nous assistons depuis plusieurs décennies, relèvent de la vie intime de l’Eglise, ils participent de l’eschatologie par laquelle nous savons que  « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue », une Eglise au sein de laquelle il doit advenir une, « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine », une Eglise qui « doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final ».

A ce titre, le texte révélé de l’Apocalypse, rédigé par saint Jean, distingue les âges du christianisme selon le nom de sept églises d’Asie mineure (Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée), ces âges allant des premiers siècles de l’Eglise jusqu’au moment où s’éteindra le dernier pape avant le retour du Fils de Dieu. Les exégètes ne sont pas tous du même avis concernant l’église d’Asie, et donc l’âge, qui correspondrait à notre période actuelle. Mais la plupart s’accordent pour considérer que nous sommes dans le temps de l’église de Sardes. Ce temps est caractérisé par une désorientation et une perte de la Foi, faisant que les œuvres qui paraissent vivantes, sont en réalité « mortes » : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. » (Ap. III, 1). [6]

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« ... l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21)..."

(Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur II Cor. V, 20-21,).

 

C’est exactement la formulation de saint Thomas d’Aquin ( + 1274), qui ne parle pas d’une « éclipse de l’Eglise », mais bien d’une Eglise visible, "paraissant vivante" mais devenue sombre, « obscure », « noire » à cause de l’hérésie de la nouveauté, ce qui correspond très exactement à ce que nous vivons : « L’Église devient obscure dans l’engouement pour la nouveauté, lorsque les prédicateurs et les docteurs ne sont pas en elle ; elle devient [...] noire à cause des nuages, c’est-à-dire à cause de la séduction des hérétiques » (S. Thomas d’Aquin, Commentaire sur les Psaumes X, 3).

Il s’agit bien de l’Eglise, pas d’une contrefaçon usurpatrice ni d'un "corps étranger" désigné sous le nom de "secte conciliaire", il s’agit de l’épouse du Christ « devenue obscure dans l’engouement pour la nouveauté », les nuages représentant le séductions des hérétiques pour les doctrines erronées.

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Si le Christ a été fait péché pour nous libérer de l’emprise de la mort, de même, « En ce sens, l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21), ce qui signifie qu’elle est conduite, à la suite de Jésus, au Calvaire, pour y être configurée à son Divin époux. Ainsi retenons, selon ce que nous l’enseigne les docteurs, que  « JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible; le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final», et ceci se produira DANS l’Eglise, « toujours visible et composée de ses éléments essentiels », une l’Église qui sera pendant toute cette période, « comme crucifiée, comme morte et ensevelie ».

VIII. Le pharisaïsme ésotérique cosmo-théologique du sédévacantisme

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Saint Thomas d’Aquin parle bien d’une « Eglise visible »,

mais devenue pécheresse, « obscure » et « noire »

à cause « de l’hérésie de la nouveauté » (Commentaire sur les Psaumes X, 3).

Ainsi, c’est bien "dans l’Eglise", 

et non pas dans un quelconque « astre autre » (sic), 

selon des spéculations hasardeuses et des rêveries absurdes

qui relèvent de l’ésotérisme cosmologique, 

que doit advenir « l’apostasie ».  

Il y a donc, chez les schismatiques, un refus très coupable de la « Passion », une « Passion » refusée à l’Eglise au prétexte de comparaisons fantaisistes hautement aventureuses théologiquement, qui conduisent, au fond, à ne pas accepter par l’effet d’une lâcheté pharisaïque, l’épreuve de la Croix que subit l’épouse de Jésus-Christ, et à fuir cette sainte et pieuse évidence, à savoir que « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraisse vaincue ».  Et elle doit être, cette Eglise, configurée au Christ dans sa Passion à la fin des temps, car c’est bien dans l’Eglise, et non pas dans un quelconquesédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps « astre autre » (sic), selon des rêveries absurdes qui relèvent de l’ésotérisme cosmologique, que doit advenir « l’apostasie » [7], une apostasie que Mgr de Ségur désigne positivement comme étant celle de l’Eglise catholique, pas d’un « corps étranger », d’un « autre corps céleste venu d’ailleurs ».

Il s’agit donc, objectivement et fort concrètement, dans les événements que nous traversons, d’une : « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine », et ceci en conséquence d’une vérité évangélique révélée incontestable : « L’Eglise doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final » : « Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu’au Calvaire, jusqu’au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jamais. » [8]

Qu’adviendra-t-il en cette terrible période de l’Histoire de l’Eglise ?

Voici la réponse que nous connaissons à présent, très éloignée de l'inacceptable et surtout très hérétique théorie de "l'occultation" produite par les fumeuses spéculations et interprétations cosmico-occultistes sédévacantistes : «Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie (Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, 1897).

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«Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, 

l’Église sera pendant tout ce temps-là

comme crucifiée, comme morte et ensevelie 

(Mgr de Ségur)

Conclusion

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L’Eglise a besoin que nous conservions la Foi, que nous résistions à l’apostasie, et que nous restions convaincus que la souffrance consentie « mystiquement » par l’Eglise, à l’imitation de Jésus son époux, qui se fit péché pour le salut des hommes, est une épreuve d’expiation en conformité de son Divin Fondateur. Et pendant cette période, où l’apostasie générale est répandue sur la terre, où les forces de corruptions sont déchaînées horriblement, n’oublions pas et soyons certains, que « La révélation de la Trinité, notamment, est toujours pure à l’intérieur de l’Église…». [9]

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« Se séparer du Pape, c'est se séparer de JÉSUS-CHRIST,

 c'est désobéir à JÉSUS-CHRIST. 

La puissance du Vicaire de JÉSUS-CHRIST

n'est limitée ici-bas par aucune puissance;

elle ne dépend que de JÉSUS-CHRIST seul…»

Mgr de Ségur,

«Que JÉSUS-CHRIST est, dans la personne du Pape,

le Chef, le Pasteur et l e Docteur de l’Église Catholique-Romaine, 1897).

 

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Soyons donc convaincus, que cette lutte, qui permet parfois à ce que certaines forces parviennent, pour un temps limité, à une prétendue « autorité », ne signifie pas que tout soit perdu et que la situation a définitivement penché en faveur des ténèbres. Ces « pseudos victoires » temporaires ne sont accordées qu’à titre de leçons et de pénitences humiliantes pour les disciples du Christ, elles ne veulent pas dire que l’Eglise a été conquise, sa nature transformée et modifiée, car cette nature, de « droit divin«, est immuable et éternelle, elle est et demeure indéfectiblement - malgré la Passion à l’image de son Seigneur, que vit l’Eglise : «UNIQUE», «SAINTE», «CATHOLIQUE» et «APOSTOLIQUE».

Le Christ ne peut être vaincu, il ne peut abandonner son Eglise qui n’a pas été « éclipsée » bien évidemment, mais qui, demeurant « visible », traverse une épreuve dont nous avons la certitude absolue et évangélique, qu’elle permettra à l’Eglise de se relever, lorsque le Christ en décidera, plus belle, plus lumineuse et sainte. 

Il n’est de la sorte pas catholique de sombrer dans cette « gnose nihiliste, désespérante, ésotérique et millénariste», qui est devenue le nouveau Credo des schismatiques, qui ont perdu le sensus fidei et ne savent plus reconnaître l’Eglise du Christ dans les souffrances de sa Passion, au Calvaire [12], jusqu’à considérer les successeurs légitimes de Saint Pierre comme des antipapes et des usurpateurs, en n’hésitant pas à encourir l’anathème de la Constitution dogmatique « Pastor Aeternus » : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successoresdans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »  (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

 

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Notes.

1. « En vérité, 1° la succession matérielle est nécessaire. En effet le Christ institua le ministère apostolique et voulut qu’il fût perpétuel: voici, dit-Il, je suis avec vous tous les jours, etc… Or, il ne serait pas perpétuel si les ministres de l’Eglise n’étaient pas dans une série ininterrompue successeurs des Apôtres; ergo. Et encore: l’Eglise doit être une seule et toujours égale. Le principe de l’unité de l’Eglise est le ministère institué par le Christ; donc il est nécessaire que dans l’Eglise il y ait toujours un unique ministère: il est nécessaire donc que l’Eglise soit dirigée par ce ministère que dès le commencement le Christ confia aux Apôtres. Et cela ne peut arriver si elle n’est pas toujours dirigée par ceux qui sont issus des Apôtres en une série ininterrompue; si en effet elle est dirigée par d’autres qui ne peuvent pas être mis en relation avec les Apôtres, en substance elle est dirigée par un ministère qui commence par lui-même, et non par celui qu’institua le Christ. Dans ce cas l’autorité serait multiple et l’Eglise cesserait d’être une mais deviendrait multiple, le principe de l’unité se multipliant. C’est pourquoi il est aussi manifeste, que la série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc: mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie.» (Domenico Palmieri, s.j. Tractatus de Romano Pontifice, Prati Giachetti 1891, pp. 286-288).

2. sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseS’agissant de la permanence de la charge pontificale malgré les vicissitudes de la période et les grandes erreurs théoriques de Vatican II, la position théologique du R. P. Guérard des Lauriers, o.p. (1898-1988), membre de l’Académie Pontificale de Saint Thomas, ancien enseignant à l’Université Pontificale du Latran et à l’université dominicaine du Saulchoir en France, plus connue sous le nom de “Thèse de Cassiciacum”, expose, non sans quelque justesse et raison non dénuée de pertinence, en quoi on est autorisé par la Foi à refuser à Paul VI et à ses successeurs leur autorité en matière doctrinale, mais également contraint de reconnaître leur élection par le conclave et donc leur état de pontifes de l’Eglise romaine. Ils restent, au sens strict du terme, des « papes catholiques » bien qu’ils professent des doctrines qui ne sont pas celles de la Foi catholique, mais les deux choses ne sont pas contradictoires, puisqu’en termes scolastiques, et selon la distinction enseignée par le grand commentateur de saint Thomas aux XVIe siècle, le cardinal Cajetan, reprise par saint Robert Bellarmin, ont peut exercer un état ou une charge, et donc celle de “pape” pour ce qui concerne notre sujet,  « matériellement » mais non pas « formellement ». Rappelons ce que soutenait, avec grande pertinence, le Père Guérard des Lauriers : « L’Apostolicité est une note, permanente comme l’est l’Église elle-même. Il faut donc tenir absolument la norme, sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue. Cette règle, impérieuse et évidente, est la suivante. La personne physique ou morale qui a, dans l’Église, qualité pour déclarer la vacance TOTALE du Siège apostolique est IDENTIQUE à celle qui a, dans l’Église, qualité pour pourvoir à la provision du même Siège apostolique. Qui déclare actuellement : « [Le pontife] n’est pas pape du tout [pas même MATERIALITER] », doit : ou bien convoquer le Conclave [!] ou bien montrer les lettres de créance qui l’instituent directement et immédiatement Légat de Notre-Seigneur Jésus-Christ [!!]. Ces dernières observations montrent suffisamment que la portée objective de la question : « l’occupant du Siège apostolique est-il ou non « pape » MATERIALITER ? » est tellement hors de nos prises, que concrètement et réellement, la réponse à cette question n’a guère d’impact sur le comportement effectivement possible du fidèle attaché à la Tradition. » (Cf. Entretien, in Le problème de l’autorité et de l’épiscopat dans l’Eglise, Centro Librario Sodalitium, mai 1987).

3. Ce que ne cessent, coupablement, d’oublier et d’ignorer, dans leurs comportements, attitudes, propos et écrits les sédévacantistes, c’est que le pape possède son pontificat de «droit divin ». Et les Pontifes qui succèdent à Pierre dans l’épiscopat romain, possèdent depuis saint Pierre, de « droit divin », le suprême pouvoir dans l’Église : «Nous définissons que le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur le monde entier, et que le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres, et qu’il est le véritable vicaire de Jésus-Christ, le chef de toute l’Eglise, le Père et le docteur de tous les chrétiens, et qu’à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été donné par Notre-Seigneur Jésus-Christ le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Eglise universelle ; ainsi que cela est contenu aussi dans les actes des Conciles oecuméniques et dans les sacrés canons» (Concilium Florentinum). » (Léon XIII, Satis Cognitum, 1896). Redisons-le, le pape est dans les mains de Dieu, et c’est à Dieu de décider ce qu’il convient de faire, c’est à Dieu de considérer ce qu’il est juste pour l’Eglise, sachant que si enseigner l’erreur est une faute gravissime, la rupture successorale que représenterait le rejet d’un pontife romain pour ses erreurs, générant pour le futur une situation d’impuissance à élire un pape aboutissant à un chaos général assuré, serait une tragédie bien plus grave encore pour l’Eglise. Et c’est sans doute pourquoi Dieu juge préférable de conserver sur le Siège de Pierre - comme Il le fit à certaines périodes de l’Histoire pour des papes dont la conduite, les mœurs, les opinions, etc., étaient condamnables -, des pontifes conciliaires qui, sur certains points de doctrine, sont en contradiction avec l’enseignement séculaire de l’Eglise. Tous les docteurs de l’Eglise sont unanimes, et assurent qu’en cas d’éventuelle défaillance du pontife, c’est Dieu Lui-même qui a autorité pour intervenir et personne d’autre : « En aucun cas, même d’hérésie, le pape n’est privé de sa dignité et de son pouvoir, immédiatement, par Dieu lui-même, avant le jugement et la sentence des hommes.» (Suarez, De fide, dis.X, sect VI, no3-10, p.316-318.) Billuart est exactement sur la même ligne : « Selon l’opinion commune, le Christ, par une providence particulière, pour le bien commun et la tranquillité de l’Eglise, continue de donner juridiction à un pontife même manifestement hérétique, jusqu’à ce qu’il soit déclaré manifeste par l’Eglise. » (Cf. De Fide dis.V, a.3, et 3, obj.2.) Suarez considère utile d’ajouter que c’était également la conviction commune de tous les théologiens, en particulier celle de Cajetan (cf. De Auctoritate pape, cap.18 et 19), Soto (4, d.22,q,a.2), Cano (4 De locis, c.ult.ad 2) Corduba (livre IV, q.11).

4. Reconnaissons ce mérite à M. Vincent Morlier - par-delà des positions plus que discutables (fin de l’Histoire de l’Eglise, survivantisme, etc.), dont certaines que nous lui avons d’ailleurs fermement contestées lorsqu’il le fut nécessaire (notamment son « philo-sionisme » qui nous apparaît absolument non-conforme à la doctrine traditionnelle de l’Eglise, en particulier au sujet du judaïsme et de ce que signifie "spirituellement" et non "matériellement", selon une vision charnelle qui n'est plus en rapport avec la Nouvelle Loi de l'Evangile, le "retour en Israël du peuple Juif" annoncé pour la "fin des temps", consistant à son entrée dans l'Eglise qui elle seule est le "nouvel Israël", et non en une quelconque réappropriation de la Palestine par de grossiers, et très criminels, moyens militaires dont se rend coupable le sionisme engendré par l'Antéchrist), ce à quoi se rajoute un langage parfois déplacé et des attitudes outrées -, d’avoir rappelé, dès 1998, dans un essai de résolution de la crise que traverse l’Eglise, essai édité sous le nom de : «L'Impubliable solution théologique à la crise de l'Église», que nous nous trouvions, sans doute, dans une période dans laquelle les arguments devaient prendre en compte plusieurs points inséparables : 1°) c’est le magistère authentique de l’Eglise qui a erré dans la Foi à Vatican II ; 2°) les papes conciliaires élus par des Conclaves légitimes et ayant bénéficié de l’acte de reconnaissance universelle, en vertu du « droit divin », sont de vrais papes de l’Eglise ; 3°) la résolution de cette situation intenable en logique ne peut donc passer que par la compréhension qu’il s'agit « de la grande Crise de la Fin des Temps, celle d'ordre eschatologique qui ne peut plus se terminer que par la Parousie, en passant, hélas, par le règne de l'Antéchrist (…) Théologiquement, la solution du problème est extrêmement simple et se récapitule absolument par le syllogisme suivant. Majeure : l’Église est SAINTE, pure de tout péché (c’est d’ailleurs la deuxième note qui la caractérise formellement et qui permet à tout homme venant en ce monde de la reconnaître comme l’Épouse du Christ, parmi toutes les fausses églises) ; mineure : [Vatican II] me montre vraiment un péché commis par l’Église ; conclusion : le péché commis par l’Église ne peut être que et est donc seulement matériel, c’est-à-dire excluant formellement toute coulpe, toute faute réelle contre Dieu. Il n’y a pas d’autre solution syllogistique possible. LA SOLUTION THÉOLOGIQUE DE LA CRISE DE L’ÉGLISE, C’EST QUE L’ÉGLISE EST EN ÉTAT DE PÉCHÉ MATÉRIEL DEPUIS VATICAN II. Mais l’Église ne peut être recouverte d’un manteau de péché ou péché simplement matériel que lorsqu’elle vit la Passion de son Époux, le Christ, ce qui, prophétiquement, est annoncé pour la grande et dernière Crise eschatologique de la Fin des Temps : cette Crise « vaticandeuse » de l’Église est donc la Crise dernière avant la Parousie. » (V. Morlier, op.cit., 4ème édition, 2006,  pp. 173-177). On rajoutera simplement, ce que ne semble pas voir Vincent Morlier pour qui l'avènement du Fils de Dieu et son Règne millénaire est imminent, ce qui l'amène d'ailleurs a interpréter faussement, selon un sens charnel et matériel l'Ecriture Sainte à propos du "retour des Juifs en Israël", qu’un temps de « parousie », ne signifie pas pour autant la fin immédiate de l’Histoire, il peut s’écouler de très longs siècles avant que la dernière heure n’advienne, et il n’est pas impossible que l’on puisse assister à des temps d’authentiques « redressements », pendant lesquels l’Eglise retrouve sa tradition et revienne à la Foi de toujours, puis de nouveau retombe dans l’erreur. Le propre de cette période "d’attente", étant précisément que les contradictions y abondent, et même surabondent, et que bien des surprises ne sont pas à écarter ; il convient donc de ne point aller trop rapidement, contrairement à ce que proclame, de façon intempestive et catégorique en évoquant un "signe formel", Vincent Morlier, dans ses annonces et jugements définitifs touchant à la "fin des temps", faisant que sur ce point on aura, par sagesse et prudence, avantage à se souvenir que : "Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. [...]" (Matthieu XXIV, 36).

5. sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempsDans la Pensée 553 (édition Brunschvicg), Pascal médite sur la situation de Jésus au jardin desédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse Gethsémani, entouré de ses disciples qui dorment. C’est l’épisode dit de «l’agonie du Christ» au Mont des Oliviers, évoqué notamment dans l’Evangile selon Matthieu (XXVI), Pascal écrit : « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là.Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je tesuis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraientpas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le tempsde tes infidélités et cruautés.» (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)On retrouve cette idée de l’agonie perpétuelle dans un autre texte de Pascal, « Le mystère de Jésus », méditation destinée aux personnes de piété ou celles vivant dans les Couvents (dans l’esprit de « L’Abrégé de la vie de Jésus », reprise par Pascal d’un opuscule de Jansénius « Series vitae Jesu Christi juxta ordinem temporum ») : « Jésus souffre dans l’agonie sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. (Jn. XI, 25). C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir.  Jésus cherche quelque consolation au moins dans ses trois plus chers amis et ils dorment ; il les prie de soutenir un peu avec lui, et ils le laissent avec une négligence entière, ayant si peu de compassion qu’elle ne pouvait seulement les empêcher de dormir un moment. Et Jésus était délaissé seul à la colère de Dieu. Jésus est seul dans la terre non seulement qui ressente et partage sa peine, mais qui la sache. Le ciel et lui sont seuls dans cette connaissance. Jésus est dans un jardin, non de délices comme le premier Adam, où il se perdit et tout le genre humain, mais dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain.Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit. Je crois que Jésus ne s’est jamais plaint que cette seule fois. Mais alors il se plaint comme s’il n’eût plus pu contenir sa douleur excessive. Mon âme est triste jusqu’à la mort. Jésus cherche de la compagnie et du soulagement de la part des hommes. Cela est unique en toute sa vie, ce me semble. Mais il n’en reçoit point, car ses disciples dorment.Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là.» (Fragment hors Copies n° 6F, Le mystère de Jésus  RO 87-1Copies du XVIIIe s.

6. Dans son analyse extrêmement pertinente, Avec l’Immaculée  écrit fort justement : « Dieu déclare ici trèssédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps clairement que tous les papes de l'Eglise de Sardes sont en état de péché mortel bien qu'aux yeux des gens ils passent pour saints : "Je sais que tu passes pour être vivant". On ne peut s'empêcher ici de penser aux canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II qui passent pour vivants (saints) et qui sont morts aux yeux de Dieu. Autrefois, les papes ont aussi parfois péché, mais ils ne passaient pas pour des saints. C'est la première fois dans l'histoire de l'Eglise, depuis Vatican II, que des papes pécheurs sont adulés. Et c'est très bien décrit à Sardes. C'est un des arguments qui nous fait penser que nous sommes dans l'Eglise de Sardes. Pour bien affirmer avec force cette sentence de condamnation, Dieu dit auparavant qu'il parle en tant que celui qui tient en sa main tous les papes de tous les temps.  Et Dieu affirme qu'il détient aussi les sept esprits de Dieu, ce qui nous paraît très bien répondre aux partisans de Vatican II qui disent que depuis ce concile, le Saint-Esprit souffle sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempssur l'Eglise. Dieu, par ce titre, signifie qu'il sait mieux que Sardes en quoi consistent les dons du Saint-Esprit. (Ap. III, 2). «  Sois vigilant et affermis le reste, qui est sur le point de mourir, car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. » Dieu dit aux papes de Sardes qu'il n'a pas trouvé leurs œuvres parfaites. Il critique donc leurs actions. Il annonce que les bons chrétiens ne seront plus qu'un reste sur le point de mourir, c'est à dire sur le point de disparaître : la situation est donc dramatique dans l'Eglise de Sardes et l'on comprend la sévérité de Dieu vis-à-vis de ces papes. On remarque ici que bien que les papes de Sardes soient en état de péché mortel, selon la sentence de Dieu, ils sont malgré tout encore papespuisque Dieu considère qu'ils ont le pouvoir de confirmer le reste sur le point de mourir et qu'Il leur demande de le faire. Si ces mauvais papes n'étaient pas réellement papes, ils n'auraient pas le pouvoir ni le droit de confirmer ce reste et donc Dieu ne leur demanderait pas de faire une action pour laquelle ils n'auraient pas d'autorité. Si donc nous sommes dans l'Eglise de Sardes, les papes sont de mauvais papes mais restent des papes quand même et donc les sédévacantistes se trompentC'est une des raisons pour lesquelles il faut étudier ce chapitre de l'Apocalypse maintenant. Cela peut aider à voir plus clair sur la théorie du sédévacantisme. (…)  (Ap. III, 3) « Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu, garde-le et repens-toi. Car si tu ne veilles, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. »Dieu reproche aux papes de l'Eglise de Sardes de ne pas se souvenir de l'enseignement qu'ils ont entendu et reçuCette phrase nous semble un écho à la devise de Mgr Lefebvre : tradidi quod et accepi. Mgr Lefebvre, lui, a transmis ce qu'il a reçu. Les papes desédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps Sardes, eux, ont tous reçu un bon enseignement, mais ils ne l'ont pas gardé. Or c'est le cas de tous les papes conciliaires depuis Jean XXIII. François à plusieurs reprises s'est plaint de l'enseignement trop strict de sa jeunesse et des conceptions étriquées   c'est donc qu'ils ont dévié de la bonne doctrine mais qu'ils la connaissent et qu'ils l'ont reçue. Les papes de Sardes ont donc un problème doctrinal et un problème d'infidélité à l'enseignement entendu. Or, ces caractéristiques ne correspondent pas aux papes d'avant Vatican II qui ont tous gardé l'enseignement reçu. Par contre, elles correspondent à nos papes actuels. Dieu leur parle de l'enseignement qu'ils ont entendu : il fait donc allusion à la TraditionIl ne leur reproche pas de n'avoir pas gardé l'enseignement qu'ils ont lu. Donc l'attachement à l'Ecriture sainte ne semble pas en cause, mais bien plutôt l'attachement à la Tradition. » (Cf. Avec l’Immaculée, « Apocalypse : sommes-nous dans l'Eglise de Sardes ou de Laodicée ? Etude des églises de Sardes, Philadelphie et Laodicée », août 2013).

7. Partant de la définition du dictionnaire, qui explique qu’une « éclipse » consiste en « la disparitionsédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps partielle ou totale d’un astre, par l’interposition ‘‘d’un autre’’ », ou « l’occultation momentanée d’un astre dont la lumière est interceptée par l’interposition d’un ‘‘autre astre’’ », M. Louis-Hubert Rémy en déduit, assez librement, en réalisant une hasardeuse équivalence théologique selon le raisonnement suivant : « Ces deux définitions nous parlent de DEUX ASTRES, de lumière, d’interposition, de disparition, d’occultation momentanée, partielle ou totale. L’exemple le plus connu est celui du soleil par la lune ; Le soleil est occulté et la lumière du soleil disparaît momentanément, partiellement ou totalement par l’interposition de la lune. On ne voit que la lune, astre mort. (…) Il y a deux astres (astre : corps céleste). L’un est éclipsé. L’autre l’éclipse ; Ce sont deux astres, deux corps célestes différents. (…) DONC L’ASTRE QUI ECLIPSE N’EST PAS LA SAINTE EGLISE. C’est autre chose, c’est un autre corps céleste. Comme il est un autre astre, il ne peut émaner de la Sainte Eglise qui est UNE. La secte conciliaire n’est pas une, n’est pas sainte, n’est plus apostolique, n’est pas catholique. En plus cet astre vient d’ailleurs. » (L.-H. Rémy, L’Église est éclipsée, ESR, n.d., pp. 3-4). C'est le type même de la spéculation théologique hautement subjective, ne reposant sur aucun élément révélé ni patristique - en utilisant comme seul critère la partie contestée du "secret" de Mélanie Calvat publié en 1879 en Italie plus de 33 ans après l'Apparition survenue le 19 septembre 1846, texte mis à l'index par le Saint-Office -, postulant, contre la position des docteurs de l'Eglise, l'occultation par un "astre autre", de la véritable Eglise, alors que ce à quoi nous assistons, relève de la "Passion mystique" de l'Eglise, celle-ci en revanche, prédite, définie et annoncée par les plus grands théologiens catholiques.

8. Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897, p. 176. 

9. Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, op.cit.

10. J. de Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg, XIe Entretien, 1821.

11. Mgr Gaume, Où allons-nous ?, coup d’œil sur les tendances de l’époque actuelle, Gaume Frère, 1844, pp. 190-192 ; 263. Mgr Gaume, poursuivant sa méditation sur la vision de Joseph de Maistre, nous dit : « Puis, voyant avec effroi l'unité du mal se former, il s'écriait : « On entend dire assez communément que tous les siècles se ressemblent, et que tous les hommes ont toujours été les mêmes; mais il faut bien se garder de ces maximes générales que la paresse ou la légèreté invente pour se dispenser de réfléchir. Tous les siècles, au contraire, et toutes les nations manifestent un caractère particulier et distinctif qu'il faut considérer soigneusement. Sans doute, il y a toujours eu des vices dans le monde, mais ces vices peuvent différer en quantité, en nature, en qualité dominante et en intensité : or, quoiqu'il y ait toujours eu des impies, jamais il n'y avait eu, avant le dix-huitième siècle et au sein du christianisme, une insurrection contre Dieu! Jamais surtout on n'avait vu une conspiration sacrilège de tous les talents contre leur auteur : or c'est ce que nous avons vu de nos jours— » On voit l'impiété s'étendre de toutes parts avec une rapidité inconcevable; du palais à la cabane, elle se glisse partout, elle infeste tout, elle a des chemins invisibles, une action cachée, mais infaillible... Par un prestige inconcevable, elle se fait aimer de ceux mêmes dont elle est la plus mortelle ennemie. Enfin, entrevoyant la dissolution prochaine de la société actuelle, il écrivait, peu de temps avant sa mort, au comte de Marcellus ces paroles remarquables : « Je sais que ma santé et mon esprit s'affaiblissent tous les jours. Hic jacet ! voilà ce qui va bientôt me rester de tous les biens de ce monde. Je finis avec l'Europe ; c'est s'en aller en bonne compagnie. » (Op.cit. pp. 257-261).

12. Il est assez frappant de constater, quoi que l’on puisse penser de ce catéchisme moderniste, que l’Eglise conciliaire, pour la première fois dans l’histoire des documents romains officiels, a évoqué « L’Épreuve ultime de l’Église » en des termes d’une rare clarté, faisant directement allusion au « mystère d’iniquité », ce qui semble tout de même dénoter une certaine capacité à prendre conscience, chez certains théologiens, de la "signification eschatologique" de la période ouverte à partir du dernier concile :

§ 675 - Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).

§ 676 - Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le "faux mysticisme" de cette "contrefaçon de la rédemption des humbles" ; GS 20-21).

§ 677 - L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 p. 3, 12-13). » (Catéchisme de l’Eglise Catholique,  promulgué le 11 octobre 1992, publié solennellement le 7 décembre 1992).

L’Église crucifiée par « l’esprit du monde »

triduo lanzada granada cuaresma 2015 8.jpg

«  La Passion du Christ se renouvelle,

et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève,

dans son corps mystique qui est l'Église.» 

(Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928)

 

Première Partie :

1. La lutte entre les « deux Cités »

 

altar_at_vatican_ii.jpgLe second concile du Vatican, qui débuta le 11 octobre 1962, a engagé un complet processus de modification et transformation radicale de la religion catholique, prenant le contre-pied systématique, parfois jusqu’à l’extrême, de toutes les positions antérieures défendues et condamnées par l’Eglise catholique au cours des siècles.

Pourtant, le principe catholique sur lequel repose la tradition constante de l’Eglise est le suivant : « L’Esprit-Saint, en effet, n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le Dépôt de la Foi ». (Pie IX, Const. Pastor Aeternus, Vat. I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836). 

Force est pourtant de constater, que le dévoilement, par « inspiration », de ce que l’on peut clairement désigner comme étant une « nouvelle doctrine », c’est bien produit lors du dernier concile. Une « nouvelle doctrine » exprimée par  le Magistère qui soutint des positions, notamment sur la « liberté religieuse », qui heurtent frontalement ce qui fut toujours enseigné par les papes jusqu’à Pie XII, et qui contredit objectivement la conception catholique portant sur la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, telle que formulée « infailliblement » par Pie IX,  Pie VII, Grégoire XVI et Léon XIII.

I. Vatican II : un concile révolutionnaire, « 1789 dans l’Eglise » !

Lorsqu’on songe qu’il aura fallu moins d’un siècle entre la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale par l’encyclique Pastor Æternus, le 18 juillet 1870, lors du concile de Vatican I, et la promulgation des principales encycliques révolutionnaires et modernistes de Vatican II - (Lumen Gentium, Constitution dogmatique sur l’Église, 21 novembre 1964, Nostra Aetate, Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes, 28 octobre 1965, Dignitatis humanae, Déclaration sur la liberté religieuse, 7 décembre 1965, Gaudium et spes, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965) -, il y a donc, incontestablement, de quoi rester profondément perplexe.

Pius-IX.jpg

Toutes les erreurs qui forment le corpus général

de la « nouvelle théologie » de Vatican II,

ont été condamnées par Pie IX au XIXe siècle.

 

On sait, pertinemment, que la source d’inspiration des principaux artisans de ce changement révolutionnaire, se trouve dans les thèses philosophiques et idéologiques qui avaient été sévèrement censurées au XIXe siècle par le « Syllabus » rédigé par Pie IX, afin d’accompagner l’encyclique Quanta Cura (8 décembre 1864), qui condamnait fermement les « monstrueuses erreurs » politico-religieuses qui prospéraient à l’époque.

Les erreurs dénoncées et condamnées par le « Syllabus Errorum », représentaient 80 propositions rassemblées en 10 sections :

1.     Panthéisme, naturalisme et rationalisme absolu

2.     Rationalisme modéré

3.     Indifférentisme, Latitudinarisme

4.     Socialisme, communisme, sociétés secrètes, sociétés bibliques, sociétés clérico-libérales

5.     Erreurs relatives à L’Église et à ses droits

6.     Erreurs relatives à la société civile considérée soit en elle-même soit dans ses rapports avec l’Église

7.     Erreurs concernant la morale naturelle et chrétienne

8.     Erreurs concernant le mariage chrétien

9.     Erreurs sur le principat civil du pontife romain

10.   Erreurs qui se rapportent au libéralisme moderne

Or, c’est précisément l’ensemble de ces erreurs, qui forment objectivement le corpus général de la «nouvelle théologie » de Vatican II, séduite par l’évolutionnisme, le naturalisme, le libéralisme et le panthéisme, ayant abouti à l’œcuménisme, la liberté de conscience, la collégialité, la protestantisation du saint Sacrifice de la messe, les droits de l’homme, la démocratie religieuse, la dignité de la personne humaine, etc., toutes thématiques novatrices qui constituent désormais la novlangue d’usage des déclarations et positions officielles de l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise, et donc en premier lieu des papes, depuis 1962.

Nous sommes donc, concrètement, en présence d’une « nouvelle religion », soluble et compatible avec l’idéologie du « Nouvel Ordre Mondial », une « religion de l’homme » qui s’est imposée au profit de la « religion de Dieu », qui avait été celle de l’Eglise catholique depuis son origine.

le-crucifiement-de-saint-pierre.jpgPascal Bernardin, dans son remarquable ouvrage « Le Crucifiement de saint Pierre », explique la nature de ce à quoi nous sommes confrontés : «La doctrine spécifique de Vatican II, les innovations théologiques qu’il introduit et qui le distinguent de manière unique des autres conciles, sont maçonniques, anticatholiques (…) Or en affirmant que l’esprit maçonnique a soufflé sur Vatican II, nous ne faisons que répéter, en en tirant toutes les conséquences, ce que d’autres plus autorisés ont attesté. C’est ainsi que pour le futur cardinal Congar, Vatican II fut la « révolution d’octobre dans l’Eglise » : ‘‘Gaudium et spes est (…) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-syllabus. (…) il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il est devenu depuis 1789’’. » [1]

Pie IX fut catégorique à l’égard du libéralisme, son idéologie des « droits de l’homme » et du « monde tel qu’il est devenu depuis 1789 » : « L’idéologie des Droits de l’Homme, le libéralisme, n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. (…) On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle “l’homme de péché”, il prépare les voies à l’Antéchrist. “Suivre le courant”, c’est à quoi se résument ces fameuses inventions et ces grandes fiertés du Libéralisme catholique. Le libéralisme “catholique” n’est autre chose, en effet, que l’esprit révolutionnaire cherchant à s’introduire dans l’Eglise elle-même.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871).

II. Situation actuelle de l’Eglise

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Le constat est donc extrêmement inquiétant, il serait insensé de le nier, tout a été bouleversé et renversé, de la divine liturgie aux enseignements sur les mœurs et la morale, en passant par la disciple ecclésiastique régulière ou séculière ; de l’abandon de la soutane pour les prêtres au renversement des règles ancestrales, et ce jusqu’à l’intérieur des monastères les plus anciens de la chrétienté comme les Chartreux, de la chute vertigineuse des vocations aux réductions à l’état laïc de dizaines de milliers de religieux et religieuses, avec, pour conséquence, la fermeture de la plupart des églises et chapelles, notamment en milieu rural, entraînant une déchristianisation massive des populations, tout ceci faisant que ce qui demeure encore sous le nom de « religion catholique » aujourd’hui, semble représenter une sorte de misérable « contrefaçon » directe, pour ne pas dire de « parodie » de ce que fut, il y encore pas si longtemps, la religion traditionnelle.

Que faut-il en conclure ?

Certes le concile de Vatican II ne se voulut pas « dogmatique » et refusa même, par décision des pontifes qui le présidèrent (Jean XXIII et Paul VI), d’user de son pouvoir d’infaillibilité. C’est un fait.  Mais ce fait n’explique pas tout, car un concile présidé par un pape, est un concile de l’Eglise, il participe, en droit, du Magistère authentique, et son enseignement doit donc être conforme à la doctrine de toujours. [2] Cependant, ce ne fut pas le cas, bien au contraire !

La réalité, brutale mais véridique, il convient de l’avouer franchement, c’est que toute l'Église enseignante  a... erré dans la Foi à Vatican II, puisqu’il y avait 2500 évêques et que toutes les Constitutions et Déclarations conciliaires ont toutes été votées à une écrasante majorité. [3]

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Toute l'Église enseignante  a... erré dans la Foi à Vatican II !

 

Ceci sans oublier, que de tous les actes postconciliaires, la décision du pape François, de canonisercatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme Jean XXIII et Jean-Paul II le dimanche 27 avril 2014, est revenue à canoniser, en faisant usage cette fois-ci d’un pouvoir participant de l’infaillibilité pontificale, toutes les erreurs de Vatican II (œucuménisme, collégialité, liberté religieuse, nouvel Ordo Missae, etc.), à ce sujet saint Alphonse de Ligori (1696-1787), docteur de l’Eglise, rappelle : « Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. » (Cf. Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23) [4]

Ainsi donc, après avoir promulgué un nouveau Notre Père (1966), un nouveau Credo (où l’on a remplacé l’expression « consubstantiel au Père » par « de même nature que le Père »), un nouveau rite d’ordination épiscopale et presbytérale (1968), un nouveau calendrier liturgique (1969), une nouvelle messe (1969), un catéchisme nouveau (Pierres Vivantes, 1968, puis Le Catéchisme de l’Eglise catholique 1992), un nouveau baptême (1969), un nouveau mariage (1969), un nouveau bréviaire (1970), une nouvelle confirmation (1971), une nouvelle extrême-onction (1972), une nouvelle confession (1973), un nouveau chemin de Croix (1991), un nouveau Rosaire  avec l’introduction des « mystères lumineux» (2002), et enfin un nouveau Code de droit canon (1983), elle inscrit au sanctoral, par décision magistérielle, deux nouveaux "saints" qui incarnent, à eux seuls, toutes les erreurs issues de « l’esprit » de Vatican II.

III. La thèse sédévacantiste de « l’Eglise éclipsée »

Si donc l’Eglise enseignante a erré dans la Foi à Vatican II, et que depuis, l’enseignement dispensé officiellement par Rome est infecté du poison moderniste, la conclusion qu’effectuent les partisans de la vacance du Trône de Saint Pierre, c’est que « l’Eglise est éclipsée », et qu’en lieu et place, une secte hérétique, une « contre-église » fausse et mensongère, s’est installée dans les  murs du Vatican avec à sa tête des « usurpateurs », des « antipapes », éclipsant, c’est-à-dire voilant, l’authentique Eglise qui subsisterait toujours, mais hors de Rome, pure et sans tâche.

Vierge La Salette.jpg

La Très Sainte Vierge a dit, très exactement, à La Salette :

“ L’Église aura une crise affreuse”

(19 septembre 1846)

 

Il est à noter néanmoins, que cette désignation : « lEglise éclipsée », ne se retrouve chezMélanie.jpg aucun Père de l’Eglise, elle provient de la partie contestée du « secret » de Mélanie, la jeune bergère de La Salette qui vit la Vierge en larmes le 19 septembre 1846 dans les montagnes du Dauphiné, partie rajoutée et publiée en 1879 - quoique mise à l'index par le Saint-Office à plusieurs reprises et en ses diverses éditions -, par une Mélanie Calvat (1831-1904), inspirée par les thèses apocalyptiques qui circulaient à l’époque dans les milieux catholiques monarchistes légitimistes.

Signalons par ailleurs, que l’éventuelle prophétie de la Sainte Vierge à La Salette : “l’Église sera éclipsée...” se rapporte plutôt à l’avènement de l’Antéchrist, car pour l’époque actuelle, la prophétie de la Très Sainte Vierge dit très exactement : “ L’Église aura une crise affreuse”, ce qui correspond bien à la réalité.  [5]

Toutefois, par delà ces précisions, il demeure cependant un problème à cette thèse, et pas des moindres, qui participe des deux interrogations préalables :

- 1°) Comment, dans une dite «Eglise en ordre» (sic), c’est-à-dire une Eglise qui bénéficiait au moment de l’ouverture du concile Vatican II de l’assistance pleine et entière de l’Esprit-Saint, un tel triomphe des idées modernistes a-t-il pu se produire ? 

- 2°) Par ailleurs, l’Eglise reposant sur le pape, depuis le moment où saint Pierre fut désigné par le Christ pour gouverner son Eglise (Matthieu XVI, 17-18), il est bien difficile d’admettre qu’elle puisse perdurer depuis déjà cinquante ans - et sans nul doute plus longtemps encore, car le temps sera long avant que ne soient entièrement effacées les traces de Vatican II, si tant est qu’elles le soient un jour -, sans un chef visible ?

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Ce sont sans doute les deux des questions les plus délicates touchant à la vie de l’Eglise qui se posent de façon très concrète, et il faut reconnaître que si les plumes diverses sont promptes à exposer l’infiltration de l’Eglise par les courants modernistes, quasi personne n’arrive à expliquer les raisons réelles qui ont permis, non pas seulement la lente pénétration de la sainte institution par les forces ténébreuses et révolutionnaires, véhiculant les conceptions panthéistes, naturalistes et libérales de la franc-maçonnerie, mais surtout comment ces forces révolutionnaires sont parvenues à vaincre une « Eglise en ordre », et, auxiliairement, de quelle manière une hypothétique « Eglise éclipsée » (sic), peut-elle fonctionner sans un pape ?

Les auteurs traditionnels s’accordent uniquement sur ce point : « Depuis 1958 Rome prend le contre-pied de ce que la papauté a toujours enseigné » [6].

Pierre le Vénérable.jpgMais à partir de là, les avis diffèrent radicalement, et c’est le grand jeu, très incertain et hasardeux, des suppositions les plus vagues. L’idée admise par les partisans de la vacance du Siège de Pierre, n’étant au fond que la reprise et l’adhésion à une proposition de Pierre le vénérable (+ 1156) formulée ainsi : « Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist – tête de tous les schismatiques – siègerait dans le Temple de Dieu, que les siens [= les chrétiens] seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le Siège de Pierre » (Sanctus Petrus Venerabilis : De miraculis libri duo, livre II, ch. 16). [7]

Rien de très nouveau, si ce n'est que cette prophétie inspirée de saint Paul (II Thess., II, 3.), nous annonce les événements qui surviendront lorsque la fin des temps sera advenue, ce qui semble bien correspondre à la situation de notre période qui en est, en quelque sorte, la préfiguration en de nombreux domaines, mais la préfiguration seulement, ce qui signifie que la réalisation pleine et entière de ces derniers moments des siècles, sont encore en attente de leur réalisation effective.

IV. Depuis des siècles la Synagogue tente d’imposer son  modèle «  temporel et spirituel » d’organisation du monde 

Certes, l’antiques serpent, l’ennemi de Dieu et du genre humain, rusé et menteur en toutes ses œuvres, est actif depuis toujours afin de détruire l’Eglise, il est à la source des méthodes et stratégies les plus secrètes, de sorte d’arriver à ses fins ténébreuses.

Il ne convient donc pas de mésestimer l’influence occulte sur une désorientation que l’on peut aisémentJulio Meinvielle -.jpg constater. L’abbé Julio Meinvielle (1905-1973), dans son ouvrage « De la cabale au progressisme » (1970), a très bien montré en quoi : « les hommes et avec eux l’histoire sont dynamisés par Dieu et par Satan, par le Christ et par l’Antichrist, par l’Église et par la Synagogue, par la Cité de Dieu et par la Cité du Diable. […] Point n’est besoin d’une grande perspicacité, dit-il, pour voir que depuis cinq siècles le monde se conforme à la tradition cabalistique. Le monde de l’Antichrist approche rapidement. Tout concourt à l’unification totalitaire du fils de la perdition. D’où, aussi, le succès du progressisme. Le christianisme se sécularise ou s’athéise. […] Nous savons que le « mysterium iniquitatis » est déjà à l’œuvre (II Thess, II, 7); mais nous ne connaissons pas les limites de son pouvoir. Le Seigneur dit dans l’Évangile: « Mais quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc, XVIII, 8) Saint Paul (II Thess, II, 3) appelle apostasie universelle cette défection de la foi, qui doit coïncider avec la manifestation de l’« homme de l’iniquité, le fils de la perdition ». Cette apostasie universelle est la sécularisation ou athéïsation totale de la vie publique et privée dans laquelle chemine le monde actuel. »

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« La franc-maçonnerie est une invention juive pour détruire l’Eglise,

une invention juive construite sur la base de la cabale. »

(Mgr Leo Meurin)

 

Ceci explique pourquoi depuis des siècles une mystique mondiale, « dont le cœur s’appelle la Synagogue », tente d’imposer son « modèle temporel et spirituel d’organisation du monde », par l’intermédiaire des loges et de la franc-maçonnerie, que Mgr Leo Meurin (1825-1895) désignait comme étant « une invention juive pour détruire l’Eglise, une invention juive construite sur la base de la cabale. » (Mgr Meurin, Philosophie de la maçonnerie, éd. Nos, Madrid, 1957).

L’abbé Emmanuel Barbier (1851-1925), ne dit pas autre chose : « Depuis plus de cinq cents ans, lecatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse,révélations grand instrument des Juifs est la franc-maçonnerie (…)  Le but religieux de la secte: la destruction du christianisme (…) Le but politique de la secte est de détruire les empereurs, les rois, les frontières, afin d’établir sur les ruines des empires un gouvernement absolu, unique, universel. Mais c’est le but même d’Israël depuis trois mille ans ! Son organisation, comme son esprit, est toute juive. » (Abbé Barbier, Les infiltrations maçonniques dans l’Eglise, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, 1910, p. 125).

Mgr GAUME.jpgCe que confirmait également Mgr Jean-Joseph Gaume (1802-1879) : « Depuis un siècle et demi, la Franc-maçonnerie ourdit dans le monde entier, mais principalement en Europe, une vaste conspiration dont le but final, déjà à moitié atteint, est de détruire le règne de JESUS-CHRIST sur la terre, en renversant, d’un côté la Papauté, tant spirituelle que temporelle, et, de l’autre, la monarchie chrétienne, bras droit de la Papauté. Elle prépare ainsi directement les voies de l’Antéchrist. » (Mgr Gaume, Le dogme de l’infaillibilité, 1871).

V. Une progressive conciliation de l’Eglise avec l’erreur satanique depuis la Révolution

Pourtant, il est tout de même assez troublant de constater que Vatican II n’est pas arrivé soudainement dans l’Eglise, mais qu’une sorte de progressive conciliation avec l’erreur s’est développée depuis de longues années antérieurement à 1962, de par l’attitude de bienveillance, pour ne pas dire plus, de certains papes avec les idées révolutionnaires, dont on sait qu’elles sont placées sous la domination des puissances occultes sataniques.

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Ainsi, avec le seul souci, très mondain, du pragmatisme politique,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme l’Eglise aboutira, après le Décret de condamnation de l’Action Française sous Pie XI par le Saint Office, le 29 décembre 1926, ce qui entraîna la démission de sa charge cardinalice de Louis Billot (1846-1931) le 21 octobre 1927, et conduisit à l’interdiction faite aux adhérents de l'Action Française d’accéder aux sacrements, avec pour conséquence notable, en France, la modification d’un clergé et d’un épiscopat, entre 1926 et 1939, au sein duquel les traditionalistes se trouvèrent peu à peu remplacés par des clercs catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismedémocrates-sociaux et républicains, ceci sans compter les décisions hautement discutables, à la même période, dans le cadre du conflit des Cristeros au Mexique, qui vont va avoir des conséquences désastreuses sur
les pieux fidèles du «Cristo Rey » [8] -, à « l’adhésion » et à « l’adoption » par l’Eglise elle-même, des conceptions révolutionnaires, comme cela se produisit officiellement, et fut proclamé solennellement à l’intérieur même de la Basilique Saint-Pierre à Rome lors du concile Vatican II qui, du ralliement à la République, au ralliement à la démocratie, puis au ralliement à l’idéologie mondiale des «droits de l’homme
», nous retrace les origines d’un concile dont la source se situe dans ce dit « ralliement à la Révolution », ayant abouti au final, au ralliement avec toutes les religions non-chrétiennes, dont en particulier le judaïsme déicide, acte couronné à Assise sous Jean-Paul II, par le rassemblement interreligieux qui se déroula le 27 octobre 1986 !

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Comme le souligne fort justement M. L’abbé Curzio Nitoglia (cf. Christianisme et judaïsme, ‘‘L’Ancienne Alliance jamais révoquée’’, Sodalitium, n° 58, Ann. XXII, n2, fev. 2006, pp. 5-25), la figure qui se détache le plus nettement des cénacles philo-judaïques catholiques d’avant Vatican II, est surtout celle de Stanislas Fumet (1896-1983), qui vécut jusqu’au pontificat de Jean-Paul II. Stanislas Fumet, qui se disait « l’ami ardent d’Israël », fut à l’origine, en 1925 de « l’union des Amis d’Israël » Association judéo-chrétienne qui se fit cependant condamnée par le Saint-Office en 1928. Cette structure avait fait sienne les vues délirantes de Léon Bloy sur la fonction co-rédemptrice des Juifs [« La Raced’où la Rédemption est sortie… porte visiblement les péchés du Monde…[et] ne fut conservée dans la plus parfaite ignominie que parce qu’elle est invinciblement la race d’Israël, c’est-à-dire du Saint-Esprit, dont l’exode sera le prodige de l’Abjection. » (Le Mendiant Ingrat, 12 juin 1892) ; « Les Juifs ne se convertiront que lorsque Jésus sera descendu de sa Croix, Et précisément Jésus ne peut en descendre que lorsque les Juifs se seront convertis. » (Le Salut par les Juifs, IX)].

Ainsi, de façon quasi conciliaire, Stanislas Fumet, dès 1925, c’est-à-dire bien avant de la Shoah etcatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme la nouvelle religion qui s’en suivit faisant de l’holocauste un nouveau paradigme théologique, parlait déjà de nos “frères aînés” à propos des juifs, expression employée par Adam Mickiewicz (1798-1885) en 1842, ami de Andrea Towianski (1799-1878). Cette expression sera intégralement reprise par Jean-Paul II en 1986, lorsqu’il exaltera dans un discours en 1978, précisément ce même Adam Mickiewicz. Signalons, dans le même registre de judéolâtrie mystique, un autre grand admirateur de Léon Bloy et Jacques Maritain, Jerzy Turowicz (1912-1999), ami personnel de Karol Wojtyla qui, en 1968, l’invita à exprimer une série de mea culpa à l’égard du judaïsme de la part de l’Église romaine dans une synagogue de Cracovie, où Wojtyla était archevêque. Les Turowicz étaient des juifs frankistes (comme Mickiewicz) qui se convertirent extérieurement au christianisme, tout en restant intérieurement juifs, catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeen 1760, sur ordre du marrane Jacob Frank (1726-1791). Pour revenir à Stanislas Fumet, on remarquera surtout, comment Fumet mettait sur le même plan et remplaçait allègrement Jésus par Israël, selon les thèses cabalistiques d’Isaac Luria (1534-1572), parlant explicitement de sang et de race à propos de la sainte eucharistie : «Lorsqu’un chrétien communie, il devient de la race d’Israël, puisqu’il reçoit le sang très pur d’Israël dans ses veines... Toutes les nations doivent être bénies dans cette race... Chrétiens et Juifs sont de la même race…» (S. Fumet, Histoire de Dieu dans ma vie, Cerf, 2002, pp. 297-298.)

On comprend beaucoup mieux, lorsqu’on connaît les racines de cette tendance qui se conjugue à merveille avec les vues révolutionnaires et progressistes, d’où proviennent les folles positions de l’actuel philo-judaïsme des papes conciliaires, si peu conforme à l'attitude séculaire de l'Eglise en ces sujets, mais si "soluble" et  évidemment éminemment compatible, avec le "dogme mémoriel laïc" de la religion mondiale [9].

V. Comment l’Eglise assistée de l’Esprit-Saint a-t-elle pu « errer dans la foi » ?

Pourtant, nous le savons, le Christ, par son Saint-Esprit, assiste depuis son Ascension en permanence l’Eglise, au point que Jésus-Christ, selon le cardinal Charles Journet (1891-1975) : « maintient l’Eglise liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités » : «L’Église est ainsi comme un épanchement de la vie trinitaire au sein du temps. Depuis la venue du Christ, le Fils et l’Esprit continuent à chaque instant de visiter invisiblement l’Église. C’est donc l’Esprit saint qui, à travers l’humanité de Jésus, forme l’Église et l’introduit dans le monde. Mais après lui avoir donné tout ce qu’il lui faut pour subsister en elle-même, comme une vraie personne morale, ou sociale, et par conséquent pour agir à l’égard du monde avec indépendance, il ne l’a pas détachée de lui. Il la maintient liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités. (…) » La suite de ce texte est fondamentale :  « L’Église jamais n’apostasiera ni ne perdra l’amour. Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, l’assistance divine la soutiendra tous les jours jusqu’à la fin des temps. » [10]

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L'Eglise a porté sur le trône de Saint Pierre un moderniste,

qui permit le triomphe des idées libérales

en prenant l’initiative de convoquer un nouveau concile

 

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Est-il possible qu’une Eglise, en théorie, assisté de "l’Esprit-Saint", ait pu proclamer une doctrine contradictoire d’avec l’enseignement constant et permanent des vingt siècles qui précédèrent Vatican II ?

Le Christ aurait-il failli à ses promesses, serait-il trompeur et menteur ?

C’est impossible !

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Nous sommes en présence d’un mystère d’ordre surnaturel,

dont les racines plongent dans la métahistoire,

lorsque les anges rebelles se sont révoltés contre Dieu

Dans cette lutte, l’Eglise, épouse mystique du Christ, est soumise a des tentations constantes depuis sa fondation, elle doit donc être en mesure de se libérer des pièges que le siècle lui tend, et œuvrer à se dégager d’une tendance à la conciliation avec « l’esprit du monde », dont nous avons vu le rôle terriblement corrupteur qu’elle joua dans l’affaiblissement des positions traditionnelles.

Ce fut d’abord cette faiblesse, cette bienveillance, puis cette « réconciliation » avec « l’esprit du monde », qui furent les facteurs majeurs et principaux des chutes successives qui se sont produites depuis la Révolution, et qui ont rendu possible l’avènement de Vatican II en 1962.

C’est pourquoi, l’Eglise qui attend le "retour du Christ" doit, alors qu’elle est placée au cœur d’un conflit éternel qui voit s’affronter deux puissances irréconciliables, absolument apprendre à se positionner clairement en faveur de l’une ou l’autre des deux postérités : la charnelle ou la spirituelle, l’amenant à relativiser toutes les gloires et dominations terrestres, en traversant l’Histoire, en rejetant le monde, ses pompes et ses œuvres, et comme étant déjà concrètement participant de l’existence céleste qui est son authentique destination et sa seule espérance auprès de son Fondateur Jésus-Christ.

 

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La grande apostasie, est le signe précurseur de la fin des temps 

 

Monseigneur Jean-Joseph Gaume, écrivait de façon quasi prophétique en 1844, devant les progrès decatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme l’apostasie, que toutes les tendances antichrétiennes nous amènent à deviner le « mot de la formidable énigme », soit le combat éternel entre les deux Cités annonçant les préparatifs « de la dernière lutte », dont le nouveau dogme la religion mondiale est l’expression inquiétante, ce qui d’ailleurs placera l’Eglise, face au combat le plus redoutable qu’elle n’ait jamais eu à livrer depuis les premiers siècles : « Le raisonnement, l'expérience, la tradition, les données de la foi, les tendances générales de l'esprit humain depuis trois siècles, tout semble se réunir pour nous inspirer de justes alarmes, en nous laissant deviner le mot de la formidable énigme. Mais, indépendamment de ces raisons, le spectacle du monde actuel offre un motif particulier et suffisant à lui seul pour légitimer nos craintes. Ce qu'il voit de ses yeux, le chrétien réfléchi le compare avec ce qui est prédit. La négation de Notre-Seigneur, la séparation des deux cités, les préparatifs de la dernière lutte, voilà trois faits annoncés pour les derniers jours. D'abord, la grande apostasie, signe précurseur de la fin des temps, est avant tout la négation de Jésus-Christ, Dieu, roi, médiateur; en un mot, l'antichristianisme. Or, si nous suivons avec attention la marche des idées, nous reconnaîtrons sans peine que la négation de Jésus-Christ est devenue, depuis le caractère distinctif de l'erreur. Afin d'anéantir le règne du divin Médiateur, elle s'attaque en même temps à sa divinité et à sa royauté. Outre l'affirmation directe et mille fois répétée de cette erreur éminemment antichrétienne, nous voyons que la déification de la raison humaine, la mort du christianisme et l'apparition d'un dogme nouveau, successeur du christianisme, sont le rêve le plus universellement et le plus chaudement caressé de nos jours. Dogme éclectique, qui sera la fusion de toutes les religions qui partagent le monde ; dogme humanitaire, dans lequel tous les peuples, affranchis des religions positives, se donnent le baiser de la fraternité universelle; dogme rationaliste, dans lequel la raison sera Viatique médiateur entre Dieu et l’Homme, et, comme, on ose l'enseigner, le Verbe fait chair. Voilà, il n'y a plus à s'y tromper, le but final auquel tend évidemment l'époque actuelle (…) avant de jouir de son dernier triomphe, le plus éclatant de tous, l'Eglise subira des épreuves proportionnées. L'empire antichrétien lui livrera le plus terrible combat qu'elle ait encore soutenu. Le mal, élevé à sa plus haute puissance, luttera contre elle, dit saint Augustin, sur tous les points du globe… » (Mgr Gaume, Où allons-nous ?, coup d’œil sur les tendances de l’époque actuelle, Gaume Frère, 1844, pp. 190-192 ; 263).

Ces lignes de Mrg Gaume, décrivent à merveille la situation présente, en réalisant une sorte de synthèse de toutes les erreurs dans lesquelles l'Eglise n'a pas manqué de tomber, et dont une constante actualité, depuis le dernier concile, ne cesse de nous donner le triste témoignage. Aucun égarement n'aura été évité, de la destruction de la liturgie, à la  quasi réduction forcée à l'état laïc de tout le corps presbytéral entraînant la chute des vocations et la fermeture des séminaires ; de la liberté religieuse aboutissant à un "dialogue inter-religieux" - avec une tendance à la soumission conciliatrice de la part des récents papes absolument inouïe avec la Synagogue -, préfigurant l'indifférentisme, le syncrétisme et le relativisme dogmatique ; de l'adoption des thèses démocratiques sur les "droits de l'homme", à la célébration solennelle et officielle du "culte de l'homme" par le Vatican ; etc., tout ceci participe en effet d'un "mystère d'apostasie" de la part de l'Eglise, dont il nous faut comprendre le sens, car ceci est fondamental pour la Foi,  et surtout connaître, spirituellement, quel est "le mot de cette formidable énigme"...

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Fin de la Première partie  

Suite : La Passion « mystique » de l’Église

 

Notes.

1. P. Bernardin, Le Crucifiement de saint Pierre, éditions Notre-Dame de Grâces, 2009, p. 8.

2. Vatican II ne souhaita pas faire usage de son pouvoir d’infaillibilité, c’est un fait, mais en droit, comme le rappelle le Droit Canon : «Le Concile œcuménique est muni du pouvoir souverain sur l’Eglise universelle » (Droit Canon, 1917, § 228). La doctrine de l’Eglise, de ce point de vue, est donc formelle  : « Pour reconnaître les cas où l’infaillibilité de l’Église est engagée, il suffit de se rappeler que toute doctrine enseignée universellement par les pasteurs chargés de conduire le troupeau du Christ, et donnée manifestement comme appartenant directement ou indirectement à la Révélation, est infaillible » (Cf. Ch.-V. Héris, L’Église du Christ, Le Cerf 1930, pp. 44-45). On n’en peut donc contester que Vatican II, fut de la sorte infaillible en droit. Mgr Bartolomeo d'Avanzo (1811-1884), rapporteur à Vatican I, précise : « Il y a, dans l'Église, un double mode d'infaillibilité: le premier s'exerce par le magistère ordinaire. (…) C'est pourquoi, de même que le Saint-Esprit, l'Esprit de Vérité demeure tous les jours dans l'Église, l'Église aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l'assistance du Saint-Esprit.  Elle enseigne toutes les vérités soit déjà définies, soit explicitement contenues dans le dépôt de la révélation, mais non définies encore, soit enfin celles qui font l'objet d’une foi implicite.  Ces vérités, l’Eglise les enseigne quotidiennement, tant principalement par le pape, que par chacun des évêques en communion avec lui.  Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l'infaillibilité même de l'Église.  Ils diffèrent seulement en ceci: les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape qui les confirme mais le pape, lui, n’a besoin de rien d’autre que l’assistance du Saint-Esprit qui lui a été promise. Ainsi il enseigne et n'est pas enseigné, il confirme et n'est pas, confirmé. » (intervention officielle de Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation de la Foi, devant les Pères du Vatican, in: Dom Paul Nau "Le magistère pontifical ordinaire, lieu théologique. Essai sur l'autorité des enseignements du souverain pontife", in:Revue thomiste, 1956, p. 389 - 412, tiré à part Neubourg 1962, p. 15).

3. Seuls 88 évêques sur 2500, s’opposèrent à la Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes, Nostra Ætate, passée en dernière lecture lors de la troisième session du concile. Immédiatement promulguée (28 octobre 1965) par le pape Paul VI. Nostra Ætate, est le documents de Vatican II le plus révolutionnaire, dans l’esprit du dialogue interreligieux, renouvelant totalement les relations de l’Eglise avec les juifs, les musulmans, les bouddhistes, les hindous et même ceux qui suivent les autres religions. En 2005, se sont rencontrés pour célébrer le quarantième anniversaire de sa promulgation, les chefs religieux des différentes religions mondiales.

4. Le pape, lors de la canonisation d’un saint, s’exprime depuis la Chaire de Saint Pierre (ex cathedra) de façon « infaillible » : « Le Pontife romain est infaillible quand il édicte une sentence définitive, et qu’au nom de son autorité suprême il oblige les fidèles à tenir une chose pour vraie. Or tel est le cas de la sentence de canonisation : ‘‘Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N… est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux… Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant.’’ Une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant. » (Cf. R.P. Auguste-Alexis Goupil, « L’Église est infaillible dans la canonisation des saints », in La Règle de la Foi 1941). Saint Thomas d'Aquin, le docteur angélique : « Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur’’.» (Catholic Encyclopedia, Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366). Quant au concile de Vatican I, Pie IX précise  : « Nous enseignons que c'est une dogme révélé par Dieu : lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l'Eglise, il jouit, en vertu de l'assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise. Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu'il soit anathème. » (Concile Vatican I, 1870, Sess. 4, chap.4).

5. Le 5 janvier 1895, Mélanie, écrivait : “En vérité, les catho­liques, sans parler des autres, aident merveilleusement à composer, à préparer le règne de l’Antéchrist ; les Lucifériens n’ont pas à combattre beaucoup, pour former ce régi­ment d’endémoniés : tout ce mal se fait paisiblement... ” (Cf. Documents pour servir à l’his­toire réelle de la Salette, Résiac, 1978).

6. Cf. Le Mystère d’iniquité, Enquête théologique,historique et canonique, n.d., p. 16.

7. Pour parvenir à  leurs fins, selon le scénario « complotiste », les forces séditieuses, par de multiples manœuvres obscures, auraient réussi à s’emparer du pouvoir et à prendre, à Rome, la tête du Vatican. Pourtant lorsqu’on se penche sur la littérature sédévacantiste, si les descriptions de la sédition abondent (Rampolla le franc-maçon, Roncalli le moderniste, Montini le démocrate onusien, Wojtyla l’oeucuméniste, Ratzinger nourri de philosophie hégélienne, etc.) – l’ouvrage le plus documenté est l’un des plus complets sur le sujet est « L’Eglise éclipsée » , préfacé en 1997 par le Rd Père Vinson – il n’est jamais expliqué pourquoi l’hypothèse d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » a pu se réaliser. Il est d’ailleurs frappant sur ce point de constater que le principal libelle sédévacantiste largement diffusé « Le Mystère d’iniquité » rédigé par un collectif d’auteurs, est singulièrement muet sur les causes, la PARTIE 3 : «ENQUÊTE HISTORIQUE : INFILTRATIONS ANCIENNES ET MODERNES » (pp. 68-71), expose des faits, les uns après les autres en une longue litanie, mais ne donne aucune explication sur les causes.

8. catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeOn ne saurait oublier, malheureusement, que le pape Pie XI, qui condamna l’Action Française encatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme 1926, à la même période dans le cadre du conflit des « Cristeros », eut des décisions désastreuses au Mexique. En effet les catholiques qui s’étaient rebellés contre le Pouvoir politique persécuteur des chrétiens (fermeture des lieux de culte et des écoles catholiques, interdiction des ordres religieux, blasphèmes, outrages, etc.), et en passant tueur de prêtres (des 4 500 prêtres avant la rébellion, seuls 334 resteront officiellement en 1934), étaient pourtant sur le point de l’emporter. Après avoir, par obéissance au pape « infaillible » en son Magistère ordinaire, sabordé leurs ligues de résistance et déposé les armes, ces catholiques fidèles – des paysans pour la plupart – seront systématiquement éliminés de façon méthodique et sans pitié par l’armée fédérale dirigée par un gouvernement maçonnique profondément anticatholique. C’est pourtant avec ce gouvernement athée que Pie XI négocia, sans en avertir les Cristeros, au nom des principes de la politique du ralliement devenue la ligne officielle de l’Eglise depuis Léon XIII. Le clergé, aux ordres du pape, considéré comme « infaillible » en son Magistère ordinaire, cessa alors tout soutien aux rebelles, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication s’ils n’obéissaient pas ! La conséquence d’une telle décision, fut qu’ils moururent tous en martyrs de la foi – 5000 périront ainsi après la fin officielle de la guerre, assassinés – au cri de « Viva Cristo Rey » / « Vive le Christ Roi ».

9. Comme l’écrivit fort justement l’abbé Curzio Nitoglia, lors des polémiques qui suivirent les déclarations de Mr Richard Williamson, en janvier 2009 : « L'Holocauste a été le fer de lance de la nouvelle doctrine du concile Vatican II sur le déicide ("Nostra Aetate"), de la réforme de Paul VI de la prière de vendredi Saint (1970), de la théorie de "l'Alliance ancienne jamais révoquée" de Jean Paul II à Magonza (1981). De plus la théologie du "silence de Dieu" est née précisément grâce aux réflexions sur l’Holocauste. Certains théologiens (suivant les traces de Hans Jonas et Jean Baptiste Metz) nièrent la Providence, la Bonté de Dieu et mirent en doute son existence même, en arguant du fait que Dieu aurait autorisé l'Holocauste. L'Holocauste est donc devenu pour le judaïsme talmudique une métahistoire absolue, un acte sacrificatoire à valeur salvifique. Après la destruction du Temple (70 ap JC.), l'exégèse rabbinique a remplacé la Foi mosaïque dans le Messie personnel par celle du "messie collectif" qui est le peuple juif. Le Christianisme ne peut donc pas accepter cette sacralisation de l'Holocauste juif, sous peine de renier sa propre foi : l'unique Holocauste est le Sacrifice du Christ. Admettre un autre "Holocauste" salvifique et métahistorique à côté de celui de Jésus, serait un acte d'apostasie. Malheureusement la nouvelle théologie dirigeant le Concile Vatican II a mis le pied dans la mouvance catholique progressiste, nous espérons que la Tradition catholique ne soit pas polluée par elle. C'est par conséquent le devoir du Pasteur d'en admonester les fidèles. » (Don Curzio Nitoglia, 28 Janvier 2009).

10. Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957. Le cardinal Journet, cardinal-diacre de S. Maria in Portico Campitelli, rappelle : « Le Christ, écrit saint Paul, « est la Tête du Corps, c’est-à-dire de l’Église, lui qui est le principe, le premier-né d’entre les morts, (il fallait qu’il obtînt en tout la primauté), car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col.,18-20). » (Ibid.).

11 Que Jean XXIII, en tant que théologien privé, ait adhéré à des conceptions modernistes est une évidence. Plus contestable en revanche, les affirmations, parfois assez fantaisistes, concernant les hypothétiques appartenances d’Angelo Roncalli, futur Jean XXIII avec les sociétés secrètes avant l’accession à son pontificat. Rien ne semble pouvoir être formellement démontré, le témoignage de Jaime Ayala Ponce, qui a publié en trois volumes, un ouvrage intitulé « Introduccion a la francmasoneria », citant Pier Capri, journaliste et essayiste italien rédacteur d’ouvrages, pas très sérieux, traitant des thèmes maçonniques, ne présente aucune garantie de fiabilité, et s’apparente à du pur roman-fictioncatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme issu de l’imagination fertile d’un auteur qui n’apporte aucune source vérifiable à ses allégations, et prend visiblement de grandes libertés avec les faits : «En 1935, Angelo Roncalli, archevêque de Mesembria est délégué apostolique en Turquie. Pour lui la vie n’est pas facile. C’est la guerre; comme d’autres prêtres ou religieux, il doit porter des vêtements de laïc. C’est précisément à cette époque qu’il est invité à rentrer dans une société héritière des enseignements Rose-Croix à qui Louis Claude de Saint-Martin, le comte de Saint Germain et le comte de Cagliostro donnèrent tant de force ... c’est lors d’une des séances dans une loge qu’Angelo Roncalli tombe en transe mystique et c’est précisément le moment où il énonce ses fameuses prophéties...». (Cf. Pier Carpi, Les prophéties du pape Jean XXIII, J’ai Lu, 1978). Notons au passage, que le théosophe français Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), n’a jamais été Rose-Croix, que Giuseppe Balsamo (1743-1795), dit « Cagliostro », qui fut impliqué dans l’affaire du Collier de la reine, désigné comme le « Grand Cophte » en s'étant rendu célèbre par la diffusion d'un rite maçonnique « égyptien » aux origines incertaines, ne le fut sans doute pas lui non plus, et que le célèbre comte de Saint-Germain (1707-1784), curieux voyageur spécialisé dans le commerce des teintures, le flou le plus total concernant sa vie n’autorise pas à des affirmations rapides. On s’étonne donc que certains milieux, prêtent une quelconque validité à des écrits de ce type, édités dans des collections « grand public », relativement peu regardantes avec les critères historiques universitaires. Quant au témoignage, tout aussi invérifiable, de l’ex-Père Malachi Brendan Martin (1921-1999) ancien prêtre jésuite, qui fut le secrétaire du cardinal Augustin Bea (1881-1958), relevé de ses vœux de religion à sa demande par Paul VI en 1964, et quittant l'ordre jésuite pour devenir écrivain, il relève des mêmes suppositions gratuites cette fois-ci, évoquant dans un entretien en septembre 1996 (cf. L’Église est éclipsée, op.cit., p. 19), une réception maçonnique d’Angelo Roncalli, alors nonce apostolique à Paris, soi-disant par Vincent Auriol (1884-1966) qui devint Président de la République en 1947. Ce qui est vrai et tout à fait réel, c’est que le futur Jean XXIII, fut nommé à Paris le 22 décembre 1944, en remplacement de l’ancien nonce Mgr Valerio Valeri (1883-1963), favorable au Régime de Vichy et au clergé qui avait soutenu le Maréchal Pétain. Il fit preuve pendant cette période, d’un talent d’habile négociateur, se montrant aimable et débonnaire à l’égard du Gouvernement de la République, observateur tolérant envers les « nouvelles initiatives pastorales » du clergé français très à gauche, bienveillant vis-à-vis de l’engagement des prêtres ouvriers. C’est ainsi qu’il fut créé cardinal en 1953, et reçut sa barrette du Président Vincent Auriol qui en avait fait la demande, au titre d'un ancien privilège des souverains français. C’est donc une personnalité hautement progressiste, rompue aux négociations diplomatiques avec les autorités laïques, qui devint pape le 28 octobre 1958.

12. C'est dans le livre XV de son ouvrage La Cité de Dieu, que saint Augustin (354-430), Père et docteur de l'Eglise, développa le plus complètement l'exposé de sa doctrine des « deux Cités », qui devint l'une des colonnes fondatrices de la théologie chrétienne : « Comme Adam était le père de ces deux sortes d’hommes, tant de ceux qui appartiennent à la cité de la terre que de ceux qui composent la Cité du ciel, après la mort d’Abel, qui figurait un grand mystère (ce mystère est sans doute la mort du Christ), il y eut deux chefs de chaque cité, Caïn et Seth, dans la postérité de qui l’on voit paraître des marques plus évidentes de ces deux cités. En effet, Caïn engendra Enoch et bâtit une cité de son nom, laquelle n’était pas étrangère ici-bas, mais citoyenne du monde, et mettait son bonheur dans la possession paisible des biens temporels. Or, Caïn veut dire Possession, d’où vient que quand il fut né, son père ou sa mère dit: « J’ai acquis 5 un homme parla grâce de Dieu » (Gen. VI, 1.); et Enoch signifie Dédicace, à cause que la cité de la terre est dédiée en ce monde même où elle est fondée, parce que dès ce monde elle atteint le but de ses désirs et de ses espérances. Seth, au contraire, veut dire Résurrection, et Enos, son fils, signifie Homme, non comme Adam qui, en hébreu, est un nom commun à l’homme et à la femme, suivant cette parole de l’Ecriture : «Il les créa homme et femme, et les bénit et les nomma Adam » (Gen. V, 2).(…) Or, comme Caïn, fondateur de la cité de la terre, et son fils Enoch, qui nomma cette cité, marquent par leurs noms, dont l’un signifie possession et l’autre dédicace, que cette même cité a un commencement et une fin et qu’elle borne ses espérances à ce monde-ci, de même Seth, qui signifie résurrection, étant le père d’une postérité dont la généalogie est rapportée à part, il est bon de voir ce que l’Histoire sainte dit de son fils. »(St. Augustin, La Cité de Dieu, L. XV, Ch. XVII, « Des deux chefs de l’une et l’autre cité issue du même père. »).

dimanche, 11 octobre 2009

L’apostasie du dialogue interreligieux !

ou  L’Eglise et les religions non-chrétiennes

 

 

 

 

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Une terrible lame de fond au sein de l’Eglise d'après Vatican II

par les vertus du dialogue interreligieux,

 se dirige vers la reconnaissance officielle

de l'idolâtrie et du pluralisme spirituel.

 

 

« Vous serez haïs de toutes les nations

à cause de mon Nom. »

(Matthieu 24, 9).

 

« Celui qui ne croit pas est déjà jugé. »

(Jean 3, 18),

 

 

 

alien-queen-kali-cobra-sex-death1.gifLe débat théologique de nos jours, quittant peu à peu la sphère sociale et politique, sphère qui futbabel2-thumb.jpg  dominante au XXe siècle en raison de la faveur dont bénéficièrent les thèses néo-marxistes au sein de la théologie dite de la « libération » et des divers courants qui s’en inspirèrent ou qui voisinèrent, avec plus ou moins de distance, avec ses principaux thèmes, ce débat donc semble s’être déplacé, mondialisation oblige, sur le terrain plus spécifiquement religieux et se concentrer sur la question de la place et du rôle effectif du christianisme vis-à-vis des autres traditions de l’humanité.

 

C’est à partir de la conviction que plus aucune religion, à l’intérieur d’une société fondée sur les échanges et les relations multipliées entre les peuples de la planète, ne peut se penser comme étant seule détentrice de la vérité, que certains théologiens contemporains tentent de réorienter l’ancien discours apologétique classique en lui faisant prendre un virage radical afin d’établir une sorte d’équivalence entre le christianisme et les autres traditions religieuses qui devraient tous bénéficier d’un égal respect sous prétexte que Dieu souhaita établir une « humanité plurielle ». Nous allons voir en quoi cette thèse fallacieuse, représente l’une des principales menaces spirituelles des temps à venir.

 

 

I.                   Le relativisme

 

frontcover.jpgOn ne s’étonne plus aujourd’hui dans les milieux conciliaires, qu’un théologien anglais comme John Hick, dans sa logique9782204080279.gif ultra relativiste, en vienne à soutenir que le christianisme n’est qu’une forme d’expression parmi bien d’autres d’un identique mystère, une réponse localisée de la « même Réalité divine, qui a surgi à des moments différents et dans des cultures différentes de l'histoire de notre monde ». Chez d’autres, parmi lesquels on peut citer : Claude Basset, Dominique Cerbelaud, Jacques Dupuis [1], Claude Geffré [2], Pierre Grelot, Raimondo Panikkar, Edward Schillebeeckx ou encore Charles Taylor, on sent de même, derrière les délicates précautions dont on s’entoure pour ne point heurter trop frontalement les fondements de la vieille théologie, cherchant à donner, dans des textes se signalant par leur intensif usage de la circonvolution argumentaire des signes répétés d’orthodoxie en ne franchissant pas trop vite la ligne rouge qui consisterait à ne plus reconnaître en Jésus-Christ l’unique Sauveur de l’humanité, une tendance, pour ne pas dire une lame de fond, se dirigeant inexorablement vers l’établissement, par les vertus du dialogue interreligieux, d’un pluralisme spirituel dans lequel sont appelées à cohabiter, en un climat irénique, l’ensemble des traditions d’un monde pluriel.

 

De nombreux ouvrages depuis plusieurs années défendent avec enthousiasme les thèses caractéristiques du dialogue interreligieux, et les mêmes arguments, à travers l’ensemble de cette littérature à visée théologique, font l’objet de longs développements prenant souvent la forme de vibrantes plaidoiries en faveur de l’ouverture en direction des « lumières » présentes dans les religions non-chrétiennes.

 

_wsb_391x484_asissiII.jpgSi se sont principalement distingués dans cet exercice John Hick déjà cité, signalons également un livre de  Gérard Leroy, qui fut un temps le Secrétaire Général de la section française de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, livre préfacé par le dominicain Claude Geffré et publié en 2002 aux Editions Salvator sous le titre  : Le salut au-delà des frontières, représentatif de l’actuel courant de pensée évoqué, offrant un parfait résumé de ses principales positions caractéristiques, les exposant avec un style clair et un évident souci de la mise en conformité des thèses contemporaines et des principales affirmations du christianisme, non sans postuler, au détour de certaines pages, des propositions pour le moins surprenantes relativement représentatives des grandes lignes soutenues, avec quelques nuances selon les auteurs, par les partisans de l’ouverture à l’égard des religions non-chrétiennes, ce qui nous donnera l’occasion d’examiner les dangereuses dérives de l’actuel dialogue interreligieux.

 

 

II. Signification de la diversité religieuse

 

 

arton209.jpgD’entrée Claude Geffré, visiblement emporté par un certain optimisme peu conforme à l'enseignement deimage010.jpg l'Ecriture, ne se souvenant plus de la raison qui conduisit l’Eternel à noyer toute chair sur la terre lors du Déluge et à disperser et confondre l'humanité après l'épisode de la Tour de Babel, faisant qu'aujourd'hui encore les hommes soient divisés en nations distinctes, en  traditions et langues différentes, considère que le miracle de la Pentecôte, alors que celui-ci eut pour mission, certes de réunir de nouveau les créatures quittant les erreurs de leurs fausses croyances idolâtres et les égarements des religions païennes qu'ils s'étaient forgés, mais en un peuple réconcilié et sanctifié « par » et « dans » le Christ : « (...) atteste  que dès l'origine, le rêve de Dieu en créant l'homme est d'écrire une histoire où une humanité plurielle a pour vocation de bénir le nom de Dieu dans l'infinie diversité des cultures et des religions » [3], allant jusqu'à prétendre que cette diversité, qui est positivement la marque distinctive du châtiment infligé par l'Eternel à une humanité insoumise et révoltée : «(...) correspond à un mystérieux dessein de Dieu » [4].

 

 

 

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Selon les vues hérétiques de Claude Geffré :

« le rêve de Dieu est d'écrire une histoire où une humanité plurielle

a pour vocation de bénir le nom de Dieu

dans l'infinie diversité des cultures et des religions. »

 

 

 

image003-full.jpgOn mesure mieux ce que cette idée, c'est-à-dire qu'il puisse résider derrière la diversité des religions un « unique dessein debrahma.jpg Dieu », outre qu'elle soit scandaleusement fausse et inexacte sur le plan de la vérité doctrinale car l'injonction de Genèse I, 28 : « Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre », faite à Adam avant la Chute, et la bénédiction post-diluvienne : « Et Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Fructifiez et multipliez et remplissez la terre » (Genèse 9, 1), n'ont jamais été une invitation à la diversité religieuse, bien au contraire, peut avoir de redoutable en matière de foi, et en quoi elle est de nature à aisément conduire à un effectif relativisme aux désastreuses conséquences, car elle est tout simplement négatrice et oublieuse du fait que le monde dans lequel nous nous trouvons n'est pas dans l'état qui était originellement le sien, monde abîmé par le péché d'Adam et maudit à cause de lui : « Maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces... » (Genèse 3, 17-18), puis souillé par le crime de Caïn, noyé lors du Déluge et séparé en trois parties (les fils de Noé : Sem, Cham et Japhet, issus de la même famille, donnent naissance, pour l'un aux ancêtres d'Israël, pour le second aux hommes réprouvés ennemis du peuple de Dieu, et le troisième aux gentils [5]), et enfin divisé en langues multiples après Babel (Genèse 11, 1-9), d'où ce rappel formel des Ecritures : «N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. » (1 Jean 2,15) ; « Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu. » (Jacques 4, 4).

 

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« Tous les dieux des peuples sont des idoles ! »
(Psaume 96, 5)

 

crane.jpgAinsi affirmer comme le fait, à la suite de Claude Geffré, Gérard Leroy: «... le pluralisme de principe correspond à un dessein de Dieu » [6], participe d'une profonde erreur spirituelle et d'un réel refus d'admettre ce que nous dit la Révélation, sachant que l'humanité noachide était « une » jusqu'à l'épisode de Babel, bien que répartie en trois ensembles formant une même famille, c'est-à-dire constituant un « seul peuple » ayant la même langue, participant de la même tradition et communiant de la même religion : « Et toute la terre avait une seule langue et les mêmes paroles. (...) Et l'Eternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Eternel dit : Voici, c'est un seul peuple, et ils n'ont, eux tous, qu'un seul langage, et ils ont commencé à faire ceci ; et maintenant ils ne seront empêchés en rien de ce qu'ils pensent faire. Allons, descendons, et confondons là leur langage, afin qu'ils n'entendent pas le langage l'un de l'autre. Et l'Eternel les dispersa de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la ville. C'est pourquoi on appela son nom Babel, car là l'Eternel confondit le langage de toute la terre ; et de là l'Eternel les dispersa sur la face de toute la terre. » (Genèse 11, 1 ; 5-9).

 

III. La multiplicité : conséquence du châtiment divin 

 

apocalypto.gifLa multiplicité est donc bien, loin des gratuites affirmations des modernes avocats du dialogue interreligieux et malgré leurs peu convaincants arguments, une conséquence directe du châtiment divin : « le changement et la multiplication des langues ont été une peine du péché » [7], un douloureux effet de l'entreprise babélienne qui ne verra sa résolution qu'à la fin des temps seulement où l'Eternel, par son action, rassemblera en une seule nation et une seule langue tous les peuples, il importe de le signifier aux chantres du pluralisme éternel, faisant une nouvelle terre et de nouveaux cieux pour une humanité également nouvelle : «Le temps est venu de rassembler toutes les nations et les langues ; et elles viendront et verront ma gloire. (...) Car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je fais, subsisteront devant moi, dit l'Eternel, ainsi subsisteront votre semence et votre nom » (Isaïe 66, 18 ; 22) ; « Car alors, je changerai la langue des peuples en une langue purifiée, pour qu’ils invoquent tous le Nom de l’Éternel pour le servir d’un seul cœur.» (Sophonie 3, 9).

 

 

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La multiplicité est une conséquence directe

du châtiment divin :

 

 "Les choses que les nations sacrifient

elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu"

 

 

YoniYogini_8.jpgC'est donc toujours la même faute qui est reproduite, la constante minimisation des traces du péché, pour ne pasMaha KALI.jpg dire le refus obstiné d'admettre que le monde dans lequel nous nous trouvons n'est pas du tout celui qui fut voulu par Dieu, ce dernier, rappelons-le au moment de l'injonction divine : « soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre », ne connaissait originellement ni le péché, ni la mort, ni la maladie, ni la division, ni le crime, ceci expliquant pourquoi la réalité existentielle que nous subissons pour notre pénible honte, résultant d'un dégradation survenue à la suite des actes malsains, répétés et reproduits de génération en génération, d'une humanité insoumise, est à présent dans un état de profonde corruption, ainsi que le martèle avec une souveraine lucidité l'apôtre Paul face à l'hédoniste aveuglement des païens : « Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu'à maintenant ; et non seulement elle, mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes attendant l'adoption, la délivrance de nos corps. » (Romains 8, 22-23).

 

IV. Oubli de ce que représente l’élection d’Abraham

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« C'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence.
Il ne dit pas : ''et aux semences'' comme parlant de plusieurs ;
mais comme parlant d'un seul : - qui est le Christ. »
(Galates 3, 16)

 

Dès lors, chercher à faire correspondre la tentative de Dieu de préserver le dépôt de la sainte Tradition au milieu de la grande confusionelijah_baal.jpg religieuse qui fit suite à l'épisode de Babel, en se constituant en Abraham un peuple, qui fut positivement séparé, « extrait » de la perversion spirituelle générale : « Tu les as mis à part en les séparant de tous les peuples de la terre pour être ton héritage » (I Rois 8, 53), peuple choisi et élu, est en complète opposition avec le sens de cette action providentielle qui ne vise pas le moins du monde à bénir la « diversité » du mal triomphant malheureusement dans les nations idolâtres : « Tous les dieux des peuples sont des idoles » (Psaume 96, 5), mais à détacher de la tradition dévoyée un petit nombre d'hommes, un résidu fidèle à la vraie religion : « La race d'Israël se sépara de tous les fils de l'étranger » (Néhémie 9, 2), qui représentera, tout en la préservant et en la faisant vivre, la Tradition authentique, dépositaire, et elle seule, des promesses de la grâce selon ce que nous dit Paul dans ce passage de l'Epître aux Galates expliquant le sens du choix d'Abraham dans le chapitre 12 du livre de la Genèse : « Or c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : ''et aux semences'' comme parlant de plusieurs ; mais comme parlant d'un seul : - qui est le Christ. » (Galates 3, 16).

 

JosiahKillBaalWorshippers-e.jpgQuelle est la raison du don de cette loi  à Abraham en vue de la réalisation de la promesse, loi qui surgit comme unhazor_baal_mask.jpg apport inattendu dans l'Histoire ? Est-ce pour se féliciter de la dispersion, de la division spirituelle et des  extravagantes folies religieuses qui se développèrent alors, est-ce pour bénir les idoles de marbre, de bois et d'or que se fabriquèrent les peuples : « Les idoles des nations sont de l'argent et de l'or, ouvrage de mains d'homme: Elles ont une bouche, et ne parlent pas ; elles ont des yeux, et ne voient pas ; elles ont des oreilles, et n'entendent pas ; il n'y a pas non plus de respiration dans leur bouche. Ceux qui les ont faites, tous ceux qui se confient en elles sont comme elles » (Psaume 135, 15-18), s'extasier devant les cultes orgiaques, les célébrations criminelles dans lesquelles se pratiquaient d'épouvantables sacrifices humains, les danses licencieuses, la prostitution sacrée, les rites de démence extatique utilisant souvent des psychotropes et des  substances hallucinogènes, sans parler de ceux dédiés à l'exaltation des forces génitrices adorant, comme aujourd'hui encore en Inde, le phallus (linga) ou la vulve (yoni), rites qui font l'admiration des béats dévots guénoniens de la Tradition primordiale ? Non ! Si cette loi fut instituée : « Elle a été ajoutée à cause de la transgression...» (Galates 3, 19), cette précision nous signifiant le degré extrême de dépravation morale et de désorientation religieuse atteint par les descendants des constructeurs de Babel, réponse d'ailleurs suffisant amplement à notre instruction, puisque, on en conviendra aisément, on ne peut être plus clair au sujet du rejet par l'Eternel de la transgression qui fit suite à la confusion babélienne. 

 

 

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Babel représente le remplacement de l'autel sacrificiel

par la construction d'un édifice profane

dirigé en vue de l'exaltation de l'homme.

 

 

 

nhs1-63b5e.jpgComment dès lors ne pas sursauter devant l'affirmation suivante : « Que les gens de Babel se donnent un nombaphomet-mendes3.jpg n'est pas en soi une faute », sachant ce qu'il y a de foncièrement dévié et pervers dans cet acte coupable. En effet, si les détails matériels de la construction de la Tour ont un intérêt relatif : «Etant partis d’Orient, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Sennaar et ils s’y établirent. Ils se dirent entre eux, Allons, faisons des briques et cuisons-les au feu. Et ils se servirent de briques au lieu de pierres et de bitume au lieu de ciment»(Genèse 11, 2-3), l’essentiel se trouve dans cette volonté, exprimée au verset suivant, de se doter d'un nom, le texte sacré indique d’ailleurs que cela fut fait car les constructeurs se dirent entre eux : « de peur que nous ne soyons dispersés sur la surface de toute la terre », ce qui nous fait positivement connaître l'effectif projet de Babel, à savoir fonder une « unité », non pas en s'appuyant sur un nom conféré et donné par l'Eternel, mais forgé, constitué, élaboré par l'œuvre des hommes, de se bâtir une religion selon leur cœur, pour leur propre usage, sans ce soucier des lois divines. Nom naturel et impie représentant, symboliquement, un plan purement terrestre, une volonté de placer l'homme au centre de l'univers en y délogeant Dieu, selon une perspective de conquête qui, bien que religieuse, se voulut libérée des contraintes et principes de la Révélation puisqu'il n'y était plus question de glorifier le « Nom » de celui auquel Noé offrit son holocauste à la sortie de l'Arche, ni de lui célébrer le culte expiatoire que le Juste Abel fit monter vers le Ciel dans les premiers temps de l'humanité, car à Babel fut totalement absent le rappel du culte primitif, l'érection de l'autel du sacrifice étant changée en la construction d'un édifice d'essence absolument profane dirigé uniquement en vue de l'exaltation de l'homme : une « Tour », lors de la construction de laquelle aura été mise de côté la lutte entre les deux postérités antagonistes, celle d'Abel et celle de Caïn, en une recherche mensongère, car artificielle, d'une unité perverse consistant en l'oubli de la postérité abélienne ayant pour finalité, en une étonnante modernité d'intention fort voisine de nos rêves contemporains chantant, en des accents témoignant d'un angélisme utopique, les vertus de la diversité et du pluralisme travaillant à l'œcuménique édification de la Cité de la terre, dont on sait cependant qu'elle est gouvernée et dominée par le Prince de ce monde, comme lui-même en fit l'inquiétant aveu à Jésus lorsque ce dernier fut tenté dans le désert : « Je te donnerai toute cette autorité et la gloire de ces royaumes ; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. » (Luc 4, 6). 

 

V. Une tragique erreur d’interprétation

 

De la sorte présenter le chapitre 12 de la Genèse où, après que l'Eternel eut fait cesser l'œuvre des constructeurs de Babel en confondant la langue des hommes Abraham sera séparé et isolé de la corruption générale par Dieu pour devenir l'unique dépositaire du sceau de l'élection divine, non pas comme une décision faisant suite à une sanction, mais comme une récompense, est un inacceptable et manifeste contresens : « (...) l'arrêt de la construction n'est pas une punition. L'intervention de Dieu traduit sa volonté sur la création : il a voulu faire exister l'homme libre ; la portée de l'effet de la bénédiction d'Abraham recouvre le monde des nations » [8].

 

ABRAXAS.gifEn  effet, Babel eut pour conséquence, outre de voir les hommes se bâtir une unité factice selon un « nom » impie créédyn006_original_300_400_pjpeg_2511639_97ab5934347abfdd1af6ad0cfb8aa098.jpg pour la circonstance, mais également, sous l'influence perverse du tentateur, de se constituer des dieux répondant à leurs désirs déviés et passions malsaines, divinisant pour cela, avec une imagination fiévreuse, les puissances de la nature dont les créatures deviendront le jouet constant tout au long de l'histoire. N'ayant plus une relation droite, fidèle et authentique avec Dieu, perdant de par leur inconduite leur juste connaissance de la Vérité, les hommes se sont précipités avec empressement dans toutes les erreurs les plus ténébreuses, se fabriquant, par des rêves futiles, une multitude de dieux incarnant l'ensemble des caractères de l'humanité, du plus élevé au plus vil, en les portant à un invraisemblable degré de sublimation. Entretenant de la sorte une relation de crainte vis-à-vis de ce fantastique panthéon baroque, mélangeant formes animales et humaines qui donneront des dieux aux visages grotesques et inquiétants, les fils d'Adam se mettront à trembler devant les entités qu'ils se seront construits essayant d'apaiser, par des cultes souvent sanglants et de rigoureuses et sauvages célébrations, l'irrationnelle colère de ces imaginaires divinités qui leur inspireront peur et effroi. C'est cette triste situation qui expliquera l'intervention de Dieu, puisque ayant réduit tout d'abord une première fois la durée de la vie des hommes lors du Déluge, une seconde fois encore il la divisera de moitié à Babel, partageant ensuite la terre au temps de Phaleg (Genèse 10, 25) assignant à chaque peuple une place particulière : « Quant le Très-haut partageait l'héritage aux nations, quand il séparait les fils d'Adam, il établit les limites des  peuples selon le nombre des fils d'Israël. » (Deutéronome 32, 8).

 

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 Il n’y a jamais eu chez Dieu la volonté

d'établir un pluralisme religieux,

qui n'est que le fruit de la corruption spirituelle

qui fit suite à la division imposée après Babel.

 

 

 

A-Messaline-priape.jpgPostuler de la part de l'Eternel, de par une  aberrante supposition, un souhait de voir se constituer une humanité plurielle, n'hésitant pas à787299706.jpg considérer cette option prétendument « théologique », « hypothèse herméneutique d'un pluralisme de droit », comme participant d'une question légitime : « Le récit de la Tour de Babel ne nous incite-t-il pas à nous poser la question de l'affirmation d'un retour à l'origine de la nature même de la création qui serait, selon la volonté de l'Auteur divin, multiple ? » [9], est une thèse absolument opposée à l'enseignement de l'Ecriture. C'est pourquoi il est totalement contraire à la vérité de soutenir que : « l'Esprit de Dieu à la Pentecôte (...) consacre la diversité des nations (...) il apparaîtra que la négativité de cette confusion des langues se sera complètement retournée en positivité. Elle aura donné à l'humanité la possibilité d'expliciter toutes les potentialités que le Créateur avait mises en elle. (...) ne faut-il pas voir dans la confusion des langues la volonté divine de ramener les hommes à la condition de créature comme condition multiple ? » [10]. Reproduisant la fausseté de son postulat, à savoir qu'il y aurait eu une volonté positive chez Dieu d'établir un  pluralisme religieux alors que celui-ci, hélas ! n'est que la conséquence de la corruption spirituelle qui fit suite à la division imposée aux hommes en forme de châtiment pour briser leur coupable rêve prométhéen, division qui est une sanction, une réponse directe au projet criminel forgé par les constructeurs de l'édifice orgueilleux qui devait atteindre le ciel, et apparaît  clairement comme une conséquence de la désastreuse entreprise babélienne qui brisa l'antique unité que l'Eternel constitua originellement, Gérard Leroy en arrive même à proposer une renoncement à la vocation des chrétiens à annoncer l'Evangile et convertir les nations : « S'il y a pluralité des voies qu'aurait voulu Dieu pour aller à Lui, comment penser cette pluralité des voies vers Dieu sans brader la foi chrétienne ? (...) Cette difficulté spécifiquement chrétienne engage les chrétiens à dépasser deux inclinations : celle, paresseuse, qui nous porte à exclure les autres religions, et l'autre, prédatrice, qui voudrait les inclure, comme on assemblerait des tables gigognes. Il nous faut renoncer à certaines attitudes, pour se tenir à la place qui est la nôtre. L'initiative de la relation de Dieu à l'homme vient nécessairement de Dieu. Cessons donc de nous faire aiguilleurs du ciel ! » [11].

 

 

V. Une position « démissionnaire »

 

La conclusion d'un tel stupéfiant discours ne peut que logiquement s'achever qu'en un bien triste  aveu « démissionnaire » : « Le christianisme asaint_jean_baptiste_de_la_conception_r_formateur.jpg revendiqué une place centrale dans la cosmologie des religions (...) il nous faut abandonner cette place centrale. Celle-ci ne revient pas plus à une religion qu'à une autre. La place du centre revient au  Mystère de Dieu. C'est le seul soleil autour duquel doivent tourner les religions, y compris le christianisme. (...) Les paroles que nous prononçons ne sont pas la vérité en soi. Le christianisme n'est pas le Christ. Le christianisme témoigne d'une vérité qui le dépasse ; il est mû par Celui auquel il croit et qu'il a mission d'annoncer, non de s'approprier. Il ne revient donc pas au christianisme de rejeter ou d'inclure. » [12].

 

La pénible distinction assenée quasiment à chaque page, traversant tout l'exposé de Gérard Leroy, entre le christianisme et le Christ, alors que n'est jamais précisé ce que l'on entend par l'appellation « christianisme » (est-ce le catholicisme, les diverses églises issues de la Réforme, l'orthodoxie ?), revient comme une lassante réitération du même ahurissant refrain : « La grâce est christique, mais n'est pas pour autant le monopole du christianisme. (...) Il ne revient donc à personne, pas plus à une Eglise qu'à toute autre communauté de s'arroger le droit de répartition de la grâce et donc de s'arroger en quelque sorte le monopole de la distribution ! (...) Nous avons à éviter l'identification du christianisme et du Christ. » [13].

 

De tels propos sont évidemment choquants, mais au fond qu’y a-t-il de si extraordinaire en eux lorsqu’on sait qu’il est écrit dans Notra Aetate :  « L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions [religions païennes, ou orientales, " liées au progrès de la culture ", comme l'hindouisme et le bouddhisme]. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes... » Or, tous les spécialistes de ces religions affirment que cette vue est fausse. En réalité, « derrière leurs formes brillantes », évoquées par la Déclaration conciliaire, subsiste un paganisme fondamental, ou plutôt une absence de Dieu, qui rend impossible toute autre solution que celle de la conversion. Or, c'est précisément le contraire d'un appel à la conversion que leur adresse le Concile quand il exhorte les fidèles catholiques « pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux. » Et l’on pourrait poursuivre de même encore longtemps.

 

 

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L’idée d’une herméneutique de la continuité

est absurde !

 Vatican II incarne une rupture radicale

d’avec l’ancienne doctrine de l’Eglise.

Paul-VI_ONU.jpgIl faut donc admettre que l’idée d’une herméneutique de la continuité est une absurdité, car Vatican II incarna une rupture radicale d’avec l’ancienne doctrine de l’Eglise. Et il faudrait passer par une critique honnête et objective, mais aussi un rejet salvateur des thèses modernistes erronées qui se sont, hélas ! infiltrées dans les actes du Magistère. Reconnaissons toutefois que les termes de la Déclaration Domine Iesus,  sont d’une saine fermeté et nous croyons nécessaire de les porter à la connaissance du lecteur, pensant qu’ils sont de nature à poser d’essentiels principes sur des points fondamentaux touchant à la substance même de la foi : “La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l'inspiration des livres de la Sainte Écriture, l'unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l'Église, la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église catholique. Ces théories s'appuient sur certains présupposés de nature philosophique ou théologique qui rendent difficiles la compréhension et l'accueil de la vérité révélée. On en signalera quelques-uns : (...) l'attitude relativiste vis-à-vis de la vérité, entraînant que ce qui est vrai pour certains ne le serait pas pour d'autres; l'opposition radicale qu'on établit entre la mentalité logique occidentale et la mentalité symbolique orientale ; (...) la difficulté à percevoir et comprendre dans l'histoire la présence d'événements définitifs et eschatologiques; la privation de sa dimension métaphysique de l'incarnation historique du Logos éternel et sa réduction à une simple apparition de Dieu dans l'histoire; l'éclectisme qui, dans la recherche théologique, prend des idées dans différents contextes philosophiques et religieux, sans se soucier ni de leur cohérence systématique ni de leur compatibilité avec la vérité chrétienne (...). Sur la base de ces présupposés adoptés sans uniformité, comme des affirmations pour certains, comme des hypothèses pour d'autres, des propositions théologiques sont élaborées qui font perdre leur caractère de vérité absolue et d'universalité salvifique à la révélation chrétienne et au mystère de Jésus-Christ et de l'Église, ou y jettent au moins une ombre de doute et d'incertitude. Pour remédier à cette mentalité relativiste toujours plus répandue, il faut réaffirmer avant tout que la révélation de Jésus-Christ est définitive et complète. On doit en effet croire fermement que la révélation de la plénitude de la vérité divine est réalisée dans le mystère de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6). (...) L'économie chrétienne, étant l'Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n'est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ (cf. 1 Tm 6,14 et Tt 2,13) ». [14]

Conclusion

 

christ_cross_xir201642_hi.jpgNous sommes donc inévitablement amenés à nous demander, qu'est-ce qu'un christianisme sans le Christ, qu'est-ce que desfrancois-xavier.jpg chrétiens sans l’assurance qu'ils sont héritiers des promesses du Salut et de la Grâce ? Tout ce discours donne ainsi la fâcheuse impression d'un profond oubli de ce qui fut confié comme devoir aux apôtres et à l'Eglise primitive : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28, 19s.) ; « Allez par le monde entier proclamer la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marc 16, 15-16.).Oui, Dieu aime les hommes, mais rachetés par son Fils, sanctifiés par sa grâce à la condition qu’ils croient en son « Nom » et qu'ils confessent leurs péchés : « Afin que la bénédiction d'Abraham parvînt aux nations dans le Christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit de la promesse. »(Galates 3, 14). Alors effectivement, par Jésus-Christ, par la sainte vertu de son sacrifice qui nous vaudra de bénéficier de la salvatrice puissance de la Rédemption, les peuples, s'ils se convertissent et font pénitence, ne seront plus coupés, divisés, plongés dans les ténèbres de l'impiété, prisonniers de leurs inexactes religions aux croyances faussées, non plus séparés du Ciel mais unis au Père, pleinement « héritiers » des promesses faites à Abraham : « Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates 3, 29).

 

 

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Les peuples, s'ils se convertissent,

ne seront plus dans les ténèbres de l'impiété,

prisonniers de leurs inexactes religions

aux croyances faussées.

 

jacques_marquette.jpgLes avocats du dialogue interreligieux préfèrent positivement, à la proclamation du seul salut en Jésus-Christ, und%25E9part_1861.jpg « nouveau paradigme » obligeant à une révision des positions traditionnelles sous prétexte de la reconnaissance d’une multi-religiosité diversifiée. Il n’est pourtant pas possible de postuler qu’un non-chrétien puisse se sauver « par » sa religion, cette dernière ne possédant pas, par définition, les fruits précieux que constituent les enseignements de la Révélation dispensateurs des dons surnaturels de la grâce, nous remémorant qu’il y a peu, l’Eglise, par la plume de Pie IX signant le Syllabus le 8 décembre 1864, réprouvait fermement et rejetait catégoriquement l’opinion suivante la regardant comme une erreur condamnable, apostate, blasphématoire, contraire à la foi de l’Evangile : « Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n'importe quelle religion. Tout au moins doit-on avoir bonne confiance dans le salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ. » [15]

Saint Paul avait pourtant mis fermement en garde : « Les choses que les nations sacrifient elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. » (I Corinthiens 10, 20-21). Il importe donc que les partisans du pluralisme  religieux, profondément désorientés qui ont perdu leur sensus fidei, se remémorent le solennel et très ferme avertissement de l’Evangile : « Il n'y a qu'un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus-Christ, qui s'est livré en rédemption pour tous » (1 Timothée 2, 4-6); « et il n'existe de salut en aucun autre .» (Actes 4, 12).

 

 

 

 

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« Faites pénitence et croyez à l'Evangile.»

(Marc 1, 15)

 

Notes.

 

[1] Le jésuite Jacques Dupuis (qui séjourna en Inde de 1948 à 1984) soutient des positions plutôt aventureuses dans son ouvrage paru en 1997 : Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, ce qui amena, après examen, dans une Notification solennelle rédigée en 1999, celui qui était à l’époque Préfet de la « Congrégation pour la doctrine de la foi », à savoir le cardinal Joseph Ratzinger, à déclarer : «  (…) dans le livre sont contenues de graves ambiguïtés et des difficultés sur des points doctrinaux importants qui peuvent conduire le lecteur à des opinions erronées ou dangereuses. Ces points concernent l’interprétation de la médiation salvifique unique et universelle de Jésus Christ, l’unicité et la plénitude de la Révélation dans le Christ, l’action salvifique de l’Esprit Saint, l’ordination de tous les hommes à l’Eglise, la valeur et la signification de la fonction salvifique des religions. » (Notification sur le livre du P. Jacques Dupuis, s.j., «Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux», 1999) Cette heureuse Notification présente le mérite de réaffirmer ce sur quoi la Déclaration Domine Iesus avait déjà fermement insisté  : S'il est vrai que les adeptes d'autres religions peuvent recevoir la grâce divine, il n'est pas moins certain qu'objectivement ils se trouvent dans une situation de grave indigence par rapport à ceux qui, dans l'Église, ont la plénitude des moyens de salut. (Déclaration Domine Iesus, 2000).

 

[2] L’audace du dominicain Claude Geffré va assez loin comme on peut le constater : « Il semble que le seul moyen de désabsolutiser le christianisme comme religion universelle de salut et de prendre au sérieux la portée salutaire des autres religions soit de remettre en question l’universalité du salut en Jésus Christ. Et puisque c’est en tant même que Verbe fait chair que Jésus est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes, on interprétera le langage de l’incarnation comme un langage métaphorique pour désigner l’ouverture exceptionnelle de Jésus à Dieu. (…) puisque Dieu travaille au salut de tous les hommes à travers d’autres médiations que le Christ, il faut renoncer à considérer le Christ comme la cause exclusive et constitutive du salut de tous les hommes. » (Claude Geffré, o.p.  La prétention du christianisme à l'universel: Implications missiologiques, Rome,18 octobre 2000). C’est pourquoi, Rome a exprimé de profondes et sévères critiques vis-à-vis de ses positions, ce qui s’est traduit par une mesure significative, bien que fort timide tout de même : « La récente mésaventure survenue à Claude Geffré, l’un des théologiens français les plus reconnus au niveau international, met une fois de plus en évidence la véritable mise sous tutelle de la théologie catholique par les instances disciplinaires de l’Église romaine. Deux jours avant de s’envoler pour la République démocratique du Congo, où il devait recevoir un doctorat honoris causa de la faculté de théologie de Kinshasa, ce dominicain spécialiste du dialogue des religions s’est vu conseiller par le doyen de cette faculté de rester à Paris. La Congrégation romaine pour l’Éducation catholique, dont le préfet, le cardinal polonais Zénon Grocholewski, présidait justement à Kinshasa un colloque sur « la théologie et l’avenir des sociétés », s’opposait en effet à ce que le théologien reçoive ce diplôme honorifique. » (Cf. Le Monde, 9 mai 2007).

 

[3] G. Leroy, Le salut au-delà des frontières, Edts Salvator, 2002, p. 5.

 

[4] Ibid., p. 6.

 

[5] Les desseins, c’est-à-dire les plans de Dieu à l’égard des hommes, selon l’enseignement des saintes Ecritures, concernent trois groupes, trois ensembles constitutifs bien distincts très nettement désignés dans le texte sacré : Israël, les nations et l’Eglise (ou l’Assemblée, le « corps mystique » constitué par tous les croyants qui ont foi en Jésus-Christ). Si l’humanité, dans la période allant d’Adam à Noé, est une unique famille absolument homogène formée par l’harmonieuse succession des patriarches, d’où sont nom « d’époque patriarcale », qui voit Adam donner le jour à Seth, qui engendra Enosh, qui engendra Kénan, qui engendra Mahalaleël, qui engendra Jéred, qui engendra Hénoch, qui engendra Methushélah, qui engendra Lémec, qui engendra Noé, qui lui-même engendra Sem, Cham et Japhet, l’histoire proprement dite des « nations », soit celle correspondant à une certaine diversité concrètement établie sur la terre s’ouvre, à proprement parler, après le déluge : « Ce sont là les familles des fils de Noé, selon leurs générations, dans leurs nations ; et c’est d’eux qu’est venue la répartition des nations sur la terre après le déluge. » (Genèse 10, 32). C’est d’ailleurs à cette répartition que se rapporte le passage du livre du Deutéronome : « Quand le Très-Haut partageait l’héritage aux nations, quand il séparait les fils d’Adam, il établit les limites des peuples selon le nombre des fils d’Israël ». (Deutéronome 32, 8).

 

[6] G. Leroy, op. cit., p. 38.

 

[7] St. Augustin, La Cité de Dieu, Liv. XVI, ch XI.

 

[8] G. Leroy, op. cit., pp. 50-52.

 

[9] Ibid., p. 70.

 

[10] Ibid., pp.64-65.

 

[11] Ibid., pp. 177-178.

 

[12] Ibid., pp. 177-178.

 

[13] Ibid., pp. 177-178.

 

[14] Déclaration Domine Iesus, 2000.

[15] Pie IX, Syllabus, § III, XVI-XVII, Rome, 8 décembre 1864.

10:04 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : église catholique, paganisme, hérésie, christianisme |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 16 juillet 2009

L’islam est une religion mensongère

 

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« L’islam est une idéologie qui légitime le mensonge,

la mort violente, et qui conduit à l'homicide et au suicide. 

L’islam a largement été dénoncé sur La Question, comme une hérésie blasphématoire, se signalant en tant que religion qui, par son livre sacré le Coran, provoque à la haine et à la violence. Toutefois il est toujours intéressant d’entendre d’anciens musulmans convertis, témoigner de la nature de la religion dont ils étaient eux-mêmes membres auparavant, car leurs jugements sont souvent beaucoup plus incisifs et concrets, s’appuyant sur une expérience et une intimité évidemment irremplaçables, fournissant des éclairages d’une rare et saisissante vérité.

 

C’est le cas de Magdi Cristiano Allam journaliste italien d'origine égyptienne, musulman passé au catholicisme qui a nettement dévoilé la nature du fanatisme islamiste, fanatisme qui n’est pas selon lui le fait d’une petite minorité de musulmans extrêmistes, mais relève en fait de l’essence profonde du Coran, livre porteur d’une idéologie dangereuse et obscurantiste. Baptisé par Benoît XVI le 22 mars 2008, prenant ce jour là le prénom de Cristiano (Christian), il a affirmé publiquement qu’en se convertissant, il passait, selon ses termes : « à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté », s’estimant s'être « affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide », espérant que son baptême serve d'exemple « à des milliers de musulmans convertis au christianisme [...] obligés de cacher leur nouvelle foi par peur d'être assassinés par les terroristes islamistes [alors que] des milliers de convertis à l'islam [...] vivent sereinement leur foi. »

 

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Baptisé par Benoît XVI

Magdi Cristiano Allam a affirmé qu’en se convertissant il passait

« à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».

 

Cependant, dans une lettre ouverte peu connue rédigée en forme d’appel au Saint Père, Magdi Cristiano Allam, qui a fondé un Parti pour l’Europe Chrétienne (« Mon parti, déclare-t-il, n’est ni religieux, ni tourné vers les seuls chrétiens. C’est un parti qui dénonce l’état d’urgence éthique en Europe, et clame que les racines chrétiennes de notre Continent sont une vérité historique non négociable, et dont la défense est notre objectif absolu. (…) Les racines judéo-chrétiennes de l’Europe sont un fondement essentiel, une nécessité : c’est leur oubli qui nous a poussés vers le relativisme éthique et religieux, vers la dérive. L’Europe risque le suicide »), invita directement le pape à lutter contre la faiblesse qui s’exprime dans la dérive relativiste qui a porté de hauts prélats catholiques, depuis le funeste Concile Vatican II et la déclaration conciliaire Nostra Aetate, à légitimer l’islam comme religion et, parfois, folie furieuse non exceptionnelle qui relève du délire inconscient, à transformer les églises et les paroisses en salles de prière et en lieux de rassemblement islamiques.


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« Les racines chrétiennes de notre Continent

sont une vérité historique non négociable,

et dont la défense est notre objectif absolu ».

*

Voici donc la “ Lettre ouverte ” adressée au Saint-Père, publiée en italien le 20 octobre 2008, qui est restée peu accessible depuis sa diffusion pour d’évidentes raisons qui apparaîtront aisément à la lecture.

À Sa Sainteté le pape Benoît XVI

 

Je m’adresse directement à Vous, Vicaire du Christ et Chef de l’Église Catholique, avec la déférence d’un sincère croyant en la foi de Jésus et d’un infatigable protagoniste, témoin et bâtisseur de la Civilisation chrétienne, pour Vous manifester ma très grande préoccupation pour la grave dérive religieuse et éthique qui s’est infiltrée et diffusée au sein de l’Église. C’en est au point que, tandis qu’au sommet de l’Église certains hauts prélats et jusqu’à vos proches collaborateurs soutiennent ouvertement et publiquement la légitimité de l’islam en tant que religion et accréditent Mahomet comme un prophète, à la base de l’Église d’autres prêtres et curés transforment les églises et les paroisses en salles de prière et en lieux de rassemblement d’intégristes et d’extrémistes islamiques qui poursuivent avec lucidité et infatigablement la stratégie de conquête du territoire et des esprits d’un Occident chrétien qui, comme Vous l’avez Vous-même défini, “ se hait lui-même ”, étant idéologiquement malade de nihilisme, de matérialisme, de consumérisme, de relativisme, du complexe de “ l’islamiquement correct ”, de bonasserie, de laïcisme, de subjectivisme juridique, de masochisme, d’indifférentisme, de multiculturalisme.

Il s’agit d’une guerre de conquête islamique qui a transformé l’Occident chrétien en une forteresse de l’extrémisme islamique au point de “ produire ” des terroristes suicides islamiques de citoyenneté occidentale, dans laquelle la menace la plus sérieuse n’est pas tellement celle des atroces coupeurs de têtes qui prennent les armes, que celle des sournois coupeurs de langues qui ont érigé la dissimulation en précepte de foi islamique, donnant naissance à un état islamique au sein de l’état de droit, s’appuyant sur :

– un ample réseau de mosquées et d’écoles coraniques où l’on prêche la haine, où l’on inculque la foi dans le prétendu “ martyre ” islamique, où l’on pratique le lavage de cerveau pour transformer les personnes en combattants de la guerre sainte islamique,

– des organisations caritatives et d’assistance islamiques, lesquelles, en échange d’aides matérielles, suggestionnent et domestiquent les esprits,

– des banques islamiques qui contrôlent des secteurs de plus en plus vastes de la finance internationale et de l’économie mondiale, accréditant le droit islamique,

- de réels et véritables tribunaux islamiques qui, en Grande-Bretagne, ont déjà réussi à imposer la shari ‘a, la loi islamique, à parité avec le droit civil pour les questions concernant le statut personnel et familier, quand bien même ils prononcent des sentences qui violent les droits fondamentaux de l’homme, comme la légitimation de la polygamie et la discrimination des femmes.

Ce sont des faits : qu’on le veuille ou non, que cela nous plaise ou non, ce sont des faits réels, objectifs, qu’on ne peut nier.

Cette conquête islamique des esprits et du territoire a été rendue possible par l’extrême fragilité intérieure de l’Occident chrétien : c’est le revers de la médaille. Notre Occident est de plus en plus assimilable à un colosse de matérialisme aux pieds d’argile parce que sans âme, en proie à une profonde crise de valeurs, et qu’il trahit sa propre identité en ne voulant pas reconnaître la vérité historique et objective des racines judéo-chrétiennes de sa propre civilisation. Il existe d’un point de vue idéologique et concret une collusion entre cet Occident et l’avant-garde de l’armée de conquête islamique qui vise à retrouver le mythe et l’utopie de “ l’umma ”, la nation islamique, en invoquant le Coran qui légitime la haine, la violence et la mort, et en évoquant la pensée et l’action de Mahomet qui a donné l’exemple en commettant des crimes atroces, comme lorsqu’on le vit participer personnellement au massacre et à la décapitation de plus de sept cents juifs de la tribu des Banu Quraizahen l’an 627 aux portes de Médine.

 

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Mgr Jean-Louis Tauran,
président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

Eh bien ! Votre Sainteté, comment se fait-il que nous ne nous rendions pas compte que la disponibilité vis-à-vis de l’islam – ou pire encore, la collusion avec l’islam en tant que religion qui, en dépit des apparences, met en danger l’amour chrétien envers les musulmans en tant que personnes – aboutit au reniement de la foi au Dieu qui s’est fait Homme et du christianisme qui est témoignage de Vérité, d’Amour, de Liberté et de Paix ? C’est pour cette raison qu’il est vital aujourd’hui pour le bien commun de l’Église catholique, pour l’intérêt général de la Chrétienté et de la Civilisation occidentale elle-même que Vous Vous prononciez de manière claire et contraignante pour l’ensemble des fidèles, sur la question de fond [...]. Est-il concevable que l’Église légitime substantiellement l’islam comme religion jusqu’à considérer Mahomet comme un prophète ?

Je me limiterai à indiquer à Votre Sainteté deux faits récents dont j’ai été témoin. Mercredi 15 octobre 2008, l’archevêque de Brindisi, Mgr Rocco Talucci, m’a fait l’honneur premièrement de m’accueillir au siège de l’archevêché aux environs de 17 heures et, une demi-heure plus tard d’assister à la présentation de l’autobiographie de ma conversion de l’islam au catholicisme intitulée “ Merci Jésus ” dans la salle de la Chambre de Commerce de Brindisi [...].

Il m’est tout de suite apparu que l’archevêque était un fin diplomate, attentif à toujours évaluer le pour et le contre de chaque situation, cherchant à contenter tout le monde et à n’irriter personne [...]. Toutefois ma disponibilité à comprendre les raisons des autres a été quelque peu inhibée lorsque, intervenant après la présentation que je fis de mon livre, l’archevêque Talucci a présenté Mahomet comme “ un prophète ” et a, en substance, légitimé l’islam comme religion en ce qu’elle est “ expression de l’aspiration de l’homme à s’élever vers Dieu ”.

Il n’entre pas dans mon intention de mettre personnellement en cause l’archevêque Talucci, parce qu’il ne constitue pas un cas isolé. Si seulement il en était ainsi ! C’est, hélas ! une attitude largement répandue au sein de l’Église catholique d’aujourd’hui.

Le second fait concerne le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Intervenant lors du meeting de Communion et Libération à Rimini, le 25 août 2008, au cours d’une conférence de presse qui a précédé la rencontre publique intitulée “ Les conditions de la paix ”, il a repris la thèse qu’il avait déjà soutenue dans le passé, selon laquelle [...] les religions seraient intrinsèquement bonnes et l’islam le serait donc aussi. Il en résulte que si, aujourd’hui, l’extrémisme et le terrorisme islamique sont devenus l’urgence numéro un menaçant la sécurité et la stabilité internationales, ce ne serait imputable qu’à une minorité “ de méchants ” qui interpréteraient en le déformant le “ véritable islam ”, tandis que la majorité des musulmans seraient “ bons ” dans le sens qu’ils respecteraient les droits fondamentaux et les valeurs non négociables qui sont à la base de l’éducation commune de l’homme.

La réalité objective, je le dis avec sérénité et animé d’une intention constructive, est exactement le contraire de ce qu’imagine le cardinal Tauran. L’extrémisme et le terrorisme islamique sont le fruit mûr de ceux qui, à partir de la défaite des armées arabes dans la guerre contre Israël du 5 juin 1967 qui a marqué le crépuscule de l’idéologie laïque, socialiste et belliciste du panarabisme, levant l’étendard du panislamisme, a voulu adhérer toujours davantage aux préceptes du Coran qui, à son tour, est considéré comme ne faisant qu’un avec Allah, une œuvre incréée à l’égal de Dieu, correspondant ainsi à la pensée et à l’action de Mahomet.

À la racine du mal ne se trouve donc pas une minorité d’hommes “ méchants ”, responsables de la dégradation générale, tandis que les religions seraient toutes également “ bonnes ” [...]. La vérité est que le christianisme et l’islam sont totalement différents : le Dieu qui s’est fait homme en s’incarnant en Jésus, qui a apporté la vie, la vérité, l’amour et la liberté aux autres hommes jusqu’au sacrifice de sa propre vie, n’a rien de commun avec Allah qui s’est fait texte dans les pages du Coran, qui s’impose aux hommes de manière arbitraire, qui a légitimé une idéologie et une pratique de violence et de mort poursuivie par Mahomet et ses successeurs pour répandre l’islam [...].

Je me demande si l’Église se rend compte qu’en n’affirmant pas et en ne s’érigeant pas en témoin de l’unicité, du caractère absolu, de l’universalité et de l’éternité de la Vérité dans le Christ, elle finit par se rendre complice de la construction d’un panthéon mondial des religions, où tout le monde considère que chaque religion est dépositaire d’une partie de la vérité, même si chaque religion s’attribue le monopole de la vérité [...].

Pour moi, le christianisme n’est pas une religion “ meilleure ” que l’islam, ou la religion “ achevée ” au message “ accompli ” par rapport à un islam considéré comme une religion “ incomplète ” au message “ inachevé ”. Pour moi, le christianisme est l’unique religion vraie, parce que Jésus, Lui, est le vrai Dieu qui s’est fait homme [...]. Pour moi, l’islam qui reconnaît un Jésus seulement humain, qui par conséquent condamne le christianisme comme une hérésie parce qu’il croit dans la divinité de Jésus et comme une idolâtrie parce qu’il croit dans le dogme de la Très Sainte Trinité, est une fausse religion, inspirée non par Dieu mais par le démon [...].

C’est justement mon expérience de “ musulman modéré ” poursuivant le rêve d’un “ islam modéré ”, qui m’a fait comprendre qu’il peut bien sûr exister des “ musulmans modérés ” en tant qu’individus mais qu’il n’existe pas le moins du monde “ d’islam modéré ”. Nous devons par conséquent opérer une distinction entre la dimension de la personne et celle de la religion [...]. Nous devons nous affranchir de l’erreur diffuse qui consiste à imaginer que pour aimer un musulman on devra aimer l’islam, et que pour avoir des rapports convenables avec les musulmans on devra avoir de pareils égards envers l’islam.

Très Saint Père Benoît XVI, l’Église, le christianisme et la civilisation occidentale succombent aujourd’hui, minés par la gangrène du nihilisme et du relativisme de ceux qui ont perdu leur propre âme, sous la pression de la guerre de conquête, agressive par nature, de l’extrémisme et du terrorisme islamiques, qui s’ajoute à la dérive d’un monde qui s’est globalisé en s’inspirant de la modernité occidentale mais seulement dans sa dimension matérialiste et consumériste, alors qu’il n’a pas intégré sa dimension spirituelle et ses valeurs.

Dans ce contexte assez critique et sans issues visibles, Vous constituez aujourd’hui un phare de Vérité et de Liberté pour tous les chrétiens et pour toutes les personnes de bonne volonté en Occident et dans le Monde. Vous êtes une Bénédiction du Ciel, Vous qui maintenez debout l’espérance d’une délivrance morale et civile de la Chrétienté et de l’Occident.

Nous nous inspirons de Vous et Vous demandons votre bénédiction pour nous ériger en Constructeurs de la civilisation chrétienne en mesure de promouvoir un Mouvement de réforme éthique qui réalise une Italie, un Occident et un Monde de Foi et de Raison. Que Dieu Vous assiste dans la mission qu’Il Vous a confiée.

Magdi Cristiano Allam.

 

 

Source : Contre Réforme Catholique

00:05 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islam, hérésie, satanisme, religion, vatican ii |  Imprimer | | | | | Pin it!

lundi, 02 mars 2009

Mgr Fellay : Il y a un esprit dangereux qui parcourt tout Vatican II !

 

 

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Mgr Bernard Fellay,

le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

 

 

"Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable,

c'est mettre la charrue avant les boeufs."

 

"l'Eglise se doit d'être une mère responsable

qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées."

 

 

 

 

Alors que les évêques allemands invitaient récemment les quatre évêques ordonnés sans mandat pontifical par Mgr Lefebvre en 1988, dont Benoît XVI vient de lever l'excommunication, à reconnaître officiellement le Concile Vatican II, en particulier la déclaration ‘'Nostra Aetate’’ sur les relations avec le judaïsme et les religions non chrétiennes, Mgr Fellay, très clairement, a répondu dans un entretien, outre qu’il y avait un esprit dangereux qui parcourait le Concile Vatican II que c'était « mettre la charrue avant les bœufs».

 

 

 

Rome pose donc aujourd’hui comme condition à l’intégration des disciples de Mgr Lefebvre la «pleine reconnaissance du concile Vatican II», ainsi que «du magistère des papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même». Or la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, souhaite, à juste titre et pour des motifs sérieux, rester fidèle à ses positions intangibles au sujet de Vatican II, afin d’œuvrer à la «restauration de la tradition».

 

 

 

 

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Mgr Bernard Fellay, lors de sa consécration épiscopale par Mgr Lefebvre en juin 1988

 

 

 

 

Entretien accordé au quotidien Suisse Le Courrier du supérieur de FSSPX Mgr Bernard Fellay :



- Le Courrier - La condition posée par Rome à une réintégration de la Fraternité dans l'Eglise est la reconnaissance du concile Vatican II. La Fraternité est- elle prête à franchir ce pas?


- Mgr Fellay -  Non. Le Vatican a reconnu la nécessité d'entretiens préalables afin de traiter des questions de fond provenant justement du concile Vatican II. Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable, c'est mettre la charrue avant les boeufs.

 

 

 

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"Les fruits du concile ont été de vider les séminaires,

les noviciats et les églises..."

 

 

 


- Vous avez déclaré vouloir, dans les entretiens avec les autorités romaines en vue d'une réintégration, parvenir à une restauration solide de l'Eglise. Votre espoir est-il donc que l'Eglise revienne sur les acquis de Vatican II ?


- Oui, car ces acquis sont de pures pertes: les fruits du concile ont été de vider les séminaires, les noviciats et les églises. Des milliers de prêtres ont abandonné leur sacerdoce et des millions de fidèles ont cessé de pratiquer ou se sont tournés vers les sectes. La croyance des fidèles a été dénaturée. Vraiment, ce sont de drôles d'acquis ! 

 

- A ce propos, la fraternité est-elle toujours hostile à la liberté de conscience en matière de religion, à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux?

- Il est bien évident que l'adhésion à une religion nécessite un acte libre. Et donc bien souvent lorsque l'on dit que la fraternité est contre la liberté de conscience en matière de religion, on prête à la fraternité une théorie qu'elle n'a pas. La conscience est l'ultime jugement sur la bonté de notre action. Et dans ce sens nul ne peut agir contre sa conscience sans pécher. Reste que la conscience n'est pas un absolu, qu'elle dépend du bien et du vrai objectifs et que tout homme a par conséquent le devoir de former, d'éduquer droitement sa conscience. C'est ainsi que l'Eglise se doit d'être une mère responsable qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées. En ce qui concerne l'oecuménisme ou le dialogue interreligieux, tout dépend de ce que l'on met sous ces mots. Il règne une grande confusion dans les esprits à ce sujet. Bien évidemment, comme tout être humain et pour le bien de la société, nous souhaitons vivre en paix avec tous les hommes, nos semblables. Sur le plan religieux, nous souhaitons répondre ardemment au désir de Notre Seigneur: «Que tous soient un», afin qu'il n'y ait plus «qu'un seul troupeau, un seul pasteur...» Si par oecuménisme, on entend la poursuite de ce but très noble, nous sommes évidemment pour. Si par contre on y voit un chemin qui ne cherche pas cette unité fondamentale, unité qui passe forcément par un regard de vérité – ce dont l'Eglise catholique se dit encore aujourd'hui le seul possesseur dans son intégralité ! – alors nous protestons.

En fait, on voit qu'actuellement l'oecuménisme en reste à un niveau très superficiel d'entente et de vie en société, mais sans aller au fond des choses.

- De quel statut au sein de l'Eglise la fraternité pourrait-elle bénéficier?

- On verra cela si les discussions doctrinales débouchent sur quelque chose de positif. Ce que Dieu veuille !

Richars Armanios in Le Courrier,  Jeudi 26 Février 2009.

 

14:45 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vatican ii, église catholique, schisme, excommunication, concile, hérésie |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 20 février 2009

L'ISLAM : UNE HÉRÉSIE BLASPHÉMATOIRE

 

 

Par PATRICK FERNER

 

 

 


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« S'il y a une chose que les islamistes redoutent par-dessus tout,

c'est qu'on porte à la connaissance du public tous les versets guerriers,

haineux et vengeurs qui représentent à peu près un tiers du Coran.

Ce qui revient à dire que la meilleure arme que l'on puisse utiliser contre l'islam,

c'est le Coran lui-même. »

 

 

« L'islam est la seule religion au monde qui prône dans ses textes,

l'anéantissement de toutes les autres.»

 

 

 

Nous avons le plaisir de mettre à la disposition de nos lecteurs, à propos d’un sujet vital et d’actualité s’il en est, afin que soit faite toute la lumière sur la nature réelle de l’islam - dont il convient, ainsi que nous y invitent les docteurs de l'Eglise (s. Jean Damascène, s. Thomas d'Aquin, etc.), de faire une critique théologique - au moment d’ailleurs où les pires âneries ont été colportées depuis des décennies à la suite des déclarations du Concile Vatican II, un texte fort intéressant et documenté de Patrick Ferner, texte portant sur la nature de l’islam dont il apparaît de plus en plus clairement qu’il relève de la grossière et patente hérésie blasphématoire, ainsi qu’il est démontré dans les lignes instructives de cette note qu’on lira avec grande attention.

 

 

« L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un,

vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre,

qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu,

même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers.

Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale,

Marie, et parfois même l'invoquent avec piété.

De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités.

Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. »

 

(Nostra Aetate, chap. 3).

 

 

 

Il faut croire que les rédacteurs de ce texte n'ont jamais lu le Coran,

y compris Jean-Paul II.

 

 

 

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Jean-Paul II embrassant le Coran !

 

 

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"Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du Ciel

en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile

tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver."

 

  

 

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Benoît XVI priant dans la Mosquée bleue d'Istanbul, dite du Sultan Ahmet,

le 30 novembre 2006, en compagnie du grand mufti Mustafa Cagrici.

 

 

 

Nous avons constaté que ceux qui ont une attitude bienveillante, pour ne pas dire naïve à l'égard de l'islam et ceux qui sont remontés contre lui ont un point commun : Ils n'ont jamais lu le Coran. Or s'il y a une chose que les disciples de Mahomet redoutent par-dessus tout, c'est qu'on porte à la connaissance du public tous les versets guerriers, haineux et vengeurs qui représentent à peu près un tiers du Coran. Ce qui revient à dire que la meilleure arme que l'on puisse utiliser contre l'islam, c'est le Coran lui-même.

 

Dans cette perspective, il est nécessaire d'en prendre connaissance afin de dénoncer son caractère à la fois hérétique et blasphématoire. [1]

De prime abord, la lecture du Coran laisse une impression étrange : d'un côté, il y a des invocations à Allah qui constituent les prières des musulmans, lesquels, pour la plupart, s'en tiennent à cet aspect de leur livre sacré, et d'un autre côté, on y trouve des appels au meurtre, voire au massacre, à la haine religieuse.

 

Lecture du Coran, mode d'emploi

Cela s'explique par le fait qu'il y a deux Mahomet : l'un, fasciné par l'exemple de Jésus, pieux, sensible à la tendresse et la douceur, l'autre, celui de Médine, véritable chef de clan, organisant des razzias, ordonnant des massacres, ou des assassinats comme le ferait de nos jours un parrain de la maffia lançant des "contrats" sur la tête de ses ennemis. Cela correspond à deux périodes de sa vie symbolisées par deux villes, La Mecque et Médine : né vers 570 apr. JC, il vécut à La Mecque, menant une existence de notable jusqu'en 622, monogame et fidèle à sa femme, Khadîdja. Mahomet, qui ne supportait pas l'abondante diversité des rites païens qui sévissaient à l'époque en Arabie, prêchait une religion dans laquelle tous les Arabes pourraient se reconnaître.

Les Mecquois se moquèrent de lui, moqueries qui confinèrent même à une hostilité à son égard, à tel point qu'il dut fuir à Médine, et ce fut l'Hadjira, qu'on traduit soit par fuite (traduction violemment rejetée par les musulmans), soit par émigration, l'Hégire, qui marque le début du calendrier islamique, pour nous le 16 juillet 622, date à laquelle Mahomet et son clan s'installèrent à Médine. Pour comprendre le Coran, il faut distinguer entre les versets pré-Hégire et les versets post-Hégire regroupés par chapitres appelés sourates. Là où les choses se compliquent un peu, c'est que les sourates ne respectent pas la chronologie de ces deux types de versets et elles sont classées par ordre de taille décroissante (à l'exception de la première qui n'est qu'un prologue), soit 286 versets pour la deuxième sourate, et 6 pour la dernière (114ème).

Deuxième clé de compréhension, les versets post-Hégire sont dit "abrogeants" lorsqu'ils reviennent sur des thèmes déjà traités par les versets de la période mecquoise : c'est ainsi que Mahomet tient des propos bienveillants à l'égard des chrétiens et des juifs, alors que les versets de Médine les vouent aux gémonies, et c'est donc ces derniers qui abrogent les versets précédents. Il est donc facile pour les musulmans de faire croire à tous ceux qui ne connaissent pas le Coran, de ne citer que les versets pré-Hégire pour leur présenter l'islam comme une religion d'amour et de tolérance à l'égard des autres religions, surtout quand ils revendiquent l'héritage judéo-chrétien :

"Il [Allah] a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'évangile". (S.3, v.3)

"Dis : “Nous croyons en Allah, à ce qu'on a fait descendre sur nous, à ce qu'on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux; et c'est à Lui que nous sommes soumis”". (S.3, v.84)

A la base, les musulmans sont fortement attachés à la filiation abrahamique :

"Dis : “C'est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d'Abraham, Musulman droit. Et il n'était point des associateurs”". (S.3, v.95)

 

 

 

Une prétendue filiation abrahamique

 

 

 

Les musulmans se réfèrent à Abraham par l'intermédiaire d'Ismaël, cet enfant qu'Abraham eut avec une servante égyptienne, Agar. Que nous dit la Bible à ce sujet ? Abram, et son épouse, Saraï, se désespéraient d'avoir une descendance, d'autant plus que cette dernière avait passé l'âge d'enfanter. C'est alors que celle-ci mit carrément sa servante, Agar, dans le lit de son époux : " Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. Et Saraï dit à Abram : " L'outrage qui m'est fait retombe sur toi. J'ai mis ma servante dans ton sein ; et quand elle a vu qu'elle était enceinte, elle m'a regardée avec mépris. Que l'Eternel soit juge entre toi et moi ! Abram répondit à Saraï : " Voici, ta servante est en ton pouvoir ; agis à son égard comme tu le trouveras bon ". Alors Saraï la maltraita ; et Agar s'enfuit loin d'elle. L'ange de l'Eternel la trouva près d'une source d'eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Schur. Il dit : " Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu ?, et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis loin de Saraï, ma maîtresse. L'ange de l'Eternel lui dit : " Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu'on ne pourra la compter ". L'ange de l'Eternel lui dit : " Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'Ismaël ; car l'Eternel t'as entendue dans ton affliction. Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères ". [...] Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram donna le nom d'Ismaël au fils qu'Agar lui enfanta" (Genèse, XVI, 4-16).

 

Donc, Ismaël n'est pas appelé à une alliance avec Dieu à travers sa descendance, puisqu'il est né à la fois d'une Egyptienne et d'une union illégitime. Ceci est confirmé plus loin lorsque l'Eternel apparaît à Abram (dont le nom signifie "père élevé") pour le renommer Abraham ("père d'une multitude") en l'instaurant père d'une multitude de nations ; mais surtout, il lui annonce que Saraï, qu'il doit désormais appeler Sara, donnera naissance à un fils : "Et Abraham dit à Dieu : " Oh ! Qu'Ismaël vive devant ta face! " Dieu dit :" Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils ; et tu l'appelleras du nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. J'établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t'enfantera à cette époque-ci de l'année prochaine " (Genèse, XVII, 18-21). Et que devint Ismaël ? La Bible en termine avec lui en nous donnant sa postérité, et ses fils devinrent les douze chefs de leurs peuples. Ismaël finit ses jours paisiblement.

 

La filiation abrahamique revendiquée par l'islam est non seulement nulle et non avenue, mais elle constitue un contresens complet, puisque, comme on vient de le voir, elle va à l'encontre de la volonté divine. Et si l'on s'en tient à des considérations purement géographiques et anthropologiques, quel lien peut-il y avoir entre Ismaël, vivant au pays de Canaan, la Palestine actuelle, et les populations de la péninsule arabique? Aucun. Mais ces affabulations ne s'arrêtent pas là :

 

"Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison [La Kaaba] : "Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient". (S.2, v.127)

Donc, la Kaaba, selon le "prophète", fut construite par Abraham et Ismaël ! Et René Guénon (dont les ouvrages figurent en bonne place à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Paris) en rajoute:

"Le Nom El Shaddaï est, vous le savez, celui qu’on dit avoir été invoqué plus particulièrement par Seyidna Ibrahim [Abraham] ; il est plus que probable que, en général, on ne doit guère comprendre quel rapport il peut y avoir entre celui-ci et les rites des constructeurs (je n’ai d’ailleurs jamais vu soulever cette question nulle part) ; mais ne pourrait-on pas dire que ce rapport résulte de ce qu’il bâtit de ses mains la Kaaba avec Seyidna Ismaîl ?" [2]

 

Là, on est en plein conte oriental ; toutefois, Mahomet ne s'arrête pas là : il détourne à son profit le Christ pour tenter de se légitimer.

 

 

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"Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi,

jusqu'à ce que tu suives leur religion.

- Dis : “Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction”.

(S.2, v.120)

 

Une lamentable appropriation du Messie

 

Mahomet dénie au Christ sa qualité de Fils de Dieu :

"Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur." (S.4, v.171).

En fait, voilà où Mahomet veut en venir :

Et quand Jésus fils de Marie dit : “ Ô enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera “Ahmad”. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : “C'est là une magie manifeste”. (S. 61, v.6)

Mais là, on atteint le sommet du ridicule :

"Et à cause leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah”... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué". (S.3, v.157)

En résumé, Jésus n'est que le Prophète annonçant Muhammad, grâce à Marie que les musulmans honorent en tant que mère du Messie. Ce qui est risible, c'est d'affirmer que la crucifixion du Christ n'est qu'une mise en scène! Pour notre "prophète", la Trinité, c'est le Père, Jésus et Marie et non le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

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"Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix

alors que vous êtes les plus hauts,

qu'Allah est avec vous,

et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres".

(S.47, v.35)

 

 

Un pitoyable syncrétisme

 

"4 ou 5 chapitres du Coran sont assez agréablement tournés, j’en conviens ; mais... qu’est-ce que peuvent faire 5 chapitres pour racheter les prodigieuses niaiseries, les maximes jetées sans ordre, les hiéroglyphes bizarres, les non-sens habituels et les flagrantes contradictions qui remplissent les 114 chapitres de ce tome indigeste ?" […] "Mahomet emprunte à chacune des religions existantes à son époque une portion de ses doctrines, et de cet amalgame incohérent qui prétend ménager le chrétien, le juif, le sabéen, l’idolâtre, il forme son symbole et lui donne pour suprême couronnement son aphorisme : ’Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète’... Il se fonde sur l’amalgame des doctrines, et se couronne par l’orgueil de la personne"... […]"Dans le Coran je n’ai rien trouvé de bien neuf. Presque tout, excepté les infamies, y est emprunté et contrefait. Ce qui est vrai se trouve dans le Pentateuque et dans l’Evangile ; ce qui est faux, dans le Talmud, dans les légendes arabes ou sabéennes, dans les évangiles apocryphes... Or, on voudrait faire descendre fraîchement du Ciel ce qui est déjà vieux sur la terre, et ce que je rencontre au fond de la boue !" [3]

Ce syncrétisme n'empêche pourtant pas un monothéisme obsessionnel et sectaire :

"Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : “En vérité, Allah c'est le Messie, fils de Marie.” Alors que le Messie a dit : "Ô enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur”. Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs "! (S.5, v.72)
"Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : “En vérité, Allah est le troisième de trois.” Alors qu'il n'y a de divinité qu'Une Divinité Unique ! Et s'ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d'entre eux". (S.5, v.73)

Pour Mahomet, la Sainte Trinité consiste à ajouter, selon lui, des "associés" à Allah, ce sont donc des mécréants (ou infidèles) :

"Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne quelqu'associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelqu'associé commet un énorme péché". (S.4, v.48)

On voit tout de suite ceux qui sont visés dans ces diatribes : les chrétiens.

 

 

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"Et tuez-les [les chrétiens], où que vous les rencontriez;

et chassez-les d'où ils vous ont chassés :

l'association est plus grave que le meurtre.''

(S.2, v.191)

 

 

 

Antichristianisme virulent

 

"Et les Juifs disent : “Les Chrétiens ne tiennent sur rien”; et les Chrétiens disent : “Les Juifs ne tiennent sur rien”, alors qu'ils lisent le Livre ! De même ceux qui ne savent rien tiennent un langage semblable au leur. Eh bien, Allah jugera sur ce quoi ils s'opposent, au Jour de la Résurrection". (S.2, v.113)


"Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : “Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction”. Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur". (S.2, v.120)

"Abraham n'était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n'était point du nombre des associateurs". (S.3, v.67)


Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. (S.5, v.51)

 

Les chrétiens sont considérés comme mécréants, voici le sort qui leur est réservé :

"Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants". (S.2, v.191)

 
"Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux". (S.9, v.5)
 


"La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment". (S.5, v.33)


"Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions". (S.47, v.4),


"Il les guidera et améliorera leur condition". (S.47, v.5)


"Et les fera entrer au Paradis qu'Il leur aura fait connaître. (S.47, v.6)

 

"Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu'Allah est avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres". (S.47, v.35). En clair, on fait la paix quand le rapport de force est défavorable, le djihad n'étant que partie remise : il ne s'arrête jamais.

Ces versets sont blasphématoires : Comment peut-on faire croire que non seulement Dieu, bon et miséricordieux ordonne de massacrer une partie de l'humanité et de surcroît récompense les criminels en les faisant entrer au paradis ?

 

Hérésie et blasphème : le dieu de Mahomet n'est pas le vrai Dieu !

 

"Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l'égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas "? (S.45, v.23)


"Et quoi ! Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle... ? - Mais Allah égare qui Il veut, et guide qui Il veut - Que ton âme ne se répande donc pas en regrets pour eux : Allah est Parfaitement Savant de ce qu'ils fabriquent". (S.35, v.8)

Ceci est en totale contradiction avec le plan divin, tel qu'il apparaît dans la Bible : l'Eternel, ayant créé l'homme à son image, ne cesse, depuis Adam, de le ramener à lui à chaque fois qu'il chute, pour au bout du compte, lui envoyer son Fils afin de racheter tous les péchés. Ce sont donc les hommes qui s'égarent et qui se coupent de Dieu qui, Lui, ne les abandonne jamais. Mais affirmer, comme le fait Mahomet, que Dieu "égare sciemment" une partie de l'humanité, cela revient à lui attribuer un rôle satanique, car c'est le Diable qui divise et là on est en plein dans le blasphème. Dans l'esprit du "prophète" ceux qu'Allah guide sont les musulmans et ceux qu'il égare n'adhèrent pas au Coran.

 

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Mgr Pavy, évêque d'Alger, déclarait en 1853 :

"L’islam est une prétendue religion...

Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel

en un lieu de prostitution, dont les orgies

dépassent en lubricité multiple et stérile

tout ce que l’idolâtrie elle-même,

dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver."

 

En réalité, le Dieu de Mahomet n'est qu'une projection humaine ainsi que l'expliquait Mgr Pavy en 1853 dans un Sermon :

"Est-ce le Dieu véritable que le dieu de Mahomet ? Non ! Le faux prophète a donc fait un dieu nouveau ? Pas davantage. Il a fait de son dieu ce qu’il a fait de tout le reste, un bizarre assemblage des qualités les plus opposées ; il l’a arrangé à sa façon. Son dieu unique, mes frères, est si faible qu’il n’ose jurer par lui-même!... Son dieu unique est le plus cruel des tyrans, puisqu’il fait lui-même tout dans l’homme, jusqu’au péché, puisqu’il ordonne à tous de croire à la nouvelle révélation du Coran, et déclare en même temps qu’il ne veut pas que les infidèles puissent y croire. Son dieu unique est un dieu sans cœur ; il n’aime pas, et il ne demande pas qu’on l’aime !

Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ?

Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme... Cet homme, Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous !" [4]

 

 

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"Mahomet, vaincu par la chair,

accepte comme une loi divine sa domination absolue,

par ses instincts les plus indignes."

 

 

La vraie nature de l'islam

 

"Le Coran exprime, en de pompeuses paroles, les grandes idées des vertus naturelles, et lâche en même temps ouvertement la bride aux penchants les plus violents et les plus sulfureux... Il supprime les remords en introduisant le fatalisme... Mahomet, vaincu par la chair, accepte comme une loi divine sa domination absolue, par ses instincts les plus indignes."

La morale de l’islam ? "L’association du sang à la volupté, la guerre à l’infidèle, guerre permanente, guerre qui doit durer jusqu’à leur entière extermination ou soumission au tribut."

"En lisant l’Evangile, j’ai appris à prier ; en lisant le Coran, je n’ai rien appris, et le musulman, j’en suis sûr, n’y apprend, lui, qu’à répéter de creuses et de vides formules. Je serais tenté de dire qu’une telle prière est un outrage, puisqu’elle s’adresse à un dieu qui n’existe pas, ou qui existe avec des attributs tout opposés à ceux que lui prête la doctrine du musulman." [5]

 

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Saint Thomas d'Aquin affirme :

"Mahomet a séduit les peuples

par des promesses de voluptés charnelles

au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair."

Somme contre les Gentils, livre 1, question 6.

 

 

Déjà, Saint Thomas d'Aquin dénonçait l'imposture de Mahomet :

 

"...Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C'est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair.

Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n'en a avancé que de faciles à saisir par n'importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n'a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l'inspiration divine, quand une œuvre visible qui ne peut être que l'œuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu'il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans.

 

D'ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l'aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d'autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire, il déforme les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c'est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d'astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère." [6]

 

On réalise maintenant à quel point la vision du Christ qu'ont les musulmans relèvent d'une incompréhension vertigineuse : pour eux, c'est un "loser" qui s'est laissé crucifier et que son Père a abandonné, reprenant ce passage de l'Evangile :

 

" Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient: Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu". (Mat. XXVII, 39-43)

 

Mais en même temps, le Coran dit que ce n'est pas lui ! [7] Quoi qu'il en soit, et d'une façon inattendue, l'islam rejoint sur cette vision du Christ le judaïsme talmudique, héritier des pharisiens et persécuteur de chrétiens. On mesure à quel point les auteurs de Nostra Aetate étaient à côté de la question, et le Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux (encore un fruit vénéneux de Vatican II), en la personne de son président, le Cardinal Jean-Louis Tauran fait pire quand il déclare : «Comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés. C’est le grand paradoxe : grâce aux musulmans». «Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l’espace pour Dieu dans la société». Il ferait mieux de se demander comment l'Eglise a réduit l'espace pour Dieu dans nos sociétés depuis Vatican II et 1968, pourquoi, après le Concile, on a interdit de pratiquer le rite de Saint Pie V jusqu'à ce que les motu proprio Ecclesia Dei (promulgué par Jean-Paul II) et surtout Summorum Pontificum (Promulgué par Benoît XVI) mettent fin à cette situation. Comme quoi, le chemin de la dhimmitude [8] et de l'apostasie est pavé de bons sentiments…

 

 

La seule façon de combattre l'hérésie est de se recentrer sur sa propre doctrine, et la décision de Benoît XVI de lever l'excommunication des évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X va au-delà d'un simple pardon : elle permet de préserver le véritable cœur de l'Eglise qui a failli disparaître sous la pression des intégristes modernistes post-conciliaires, lesquels, oublieux de la Révélation, ont fini par rabaisser leur religion au même niveau que les autres au point de mettre sur le même plan le Coran et les Saintes Ecritures. En définitive, le christianisme et l'islam nous renvoient à Abel et Caïn : le christianisme est une religion d'Abel, celle de Dieu, et l'islam, une religion de Caïn, celle des hommes. On sait quel sort Caïn réserva à Abel et on sait depuis quatorze siècles, quel sort l'islam réserve aux chrétiens et aux juifs, et plus récemment dans l'Histoire aux hindous et aux bouddhistes car c'est la seule religion au monde qui prône dans ses textes prétendument sacrés l'anéantissement de toutes les autres, les versets coraniques l'exprimant on ne peut plus clairement.

 

 

 

Notes
 
 
 
1.  Le Coran est disponible en téléchargement au format PDF à l'adresse suivante :
http://res0.esnips.com/doc/85a47d32-c091-40a9-ae6a-e9327e...

 

2. Lettre du 15 juin 1947 de René Guénon à Frithjof Schuon

 

3. ]Extraits du sermon prononcé par Monseigneur Louis Pavy, évêque d’Alger, en la cathédrale d’Alger pendant le Carême de 1853. Source: http://www.euro-reconquista.com/site/spip.php?article30

 

4. bid.

 

5. bid.

 

6.. Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) "Somme contre les Gentils" (les païens) - livre 1, question 6.

Jean Damascène.jpgSaint Jean Damascène explique également à ce sujet : « Mahomet, comme il a été dit, a composé de nombreux écrits stupides et donné un titre à chacun d’eux. Ainsi l’écrit de la Femme, où il est prescrit clairement à chacun de prendre quatre femmes et mille concubines, si c’est possible, autant que sa main en retient soumises en dehors des quatre femmes ; et il peut répudier une, s’il le veut, et en prendre une autre. Il a établi cette loi pour la raison suivant : Mahomet avait un compagnon appelé Zayd. Cet homme avait une belle femme dont Mahomet s’éprit. Alors qu’ils étaient assis ensemble, Mahomet dit : Ami, Dieu m’a donné l’ordre de prendre ta femme. Zayd répondit : Tu es un envoyé, fais comme Dieu t’a dit, prend ma femme. Ou plus exactement, pour prendre le récit par le commencement, il lui dit : Dieu m’a donné l’ordre que tu répudies ta femme. Celui-ci la répudia. Quelques jours plus tard il dit : Dieu m’a donné l’ordre de la prendre moi-même. Après l’avoir prise et commis l’adultère avec elle, il promulgua cette loi : Que celui qui le désire répudie sa femme. Mais si après l’avoir répudiée, il revient vers elle, qu’un autre l’épouse. Il n’est pas permis, en effet de la prendre si elle n’a pas été épousée par un autre. Et si c’est un frère qui répudie, que son frère l’épouse s’il le désire. Dans le même écrit il donne des recommandations de ce genre : “Laboure la terre que Dieu t’a donnée, et met-y tout ton soin ; fais cela, et de telle façon” – pour ne pas dire comme lui des obscénités. » (Cf. Liber Haeresorum). 

 

7.  Voir supra

 

8. Néologisme forgé sur le mot dhimmi qui désigne le statut réservé aux juifs et aux chrétiens vivant dans les pays musulmans : ils doivent payer un impôt spécial, ils sont taillables et corvéables à merci, relégués au bas de l'échelle sociale et doivent pratiquer leur culte en catimini et enfin n'arborer aucun signe de leur religion. Soit dit en passant, c'est pour échapper à ce statut qu'une partie de la population de Bosnie-Herzégovine, à l'époque de l'empire ottoman, se convertit à l'islam.

 

 


 

Liens :


 

PATRICK FERNER

PATRICK FERNER SUR AGORAVOX


 


 

jeudi, 19 février 2009

Mgr Lefebvre : Le Coran, la loi de l'islam, provoque à la haine et à la violence !

 

 

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"Le Coran, la loi de l'islam, provoque à la haine et à la violence !"

 

 

 

Si Mgr Lefebvre s’éleva très souvent contre la complaisance vis-à-vis du judaïsme et les faiblesses de l’Eglise conciliaire à l’égard des religions non chrétiennes,  considérées de façon irréalistes par Vatican II - religions non chrétiennes dont on sait d'ailleurs l’énorme pénétration qu’elles ont réalisée en Occident depuis plusieurs décennies à la faveur d’une grande désorientaion des esprits conséquence d'une perte terrifiante des fondements essentiels de la Foi - il insista tout particulièrement sur le danger très important que représentait l’islam pour une chrétienté aujourd’hui si éloignée vis-à-vis de la Tradition catholique.

 

A cause de l’affirmation de ses positions en la matière, qu’il soutint avec une certaine vive fermeté, la LICRA, indignement et de façon totalement scandaleuse, traîna Mgr Lefebvre en 1990 devant la justice, alors qu’il mettait sévèrement en garde contre l’érection, soutenue par l’Etat républicain et laïc, de nombreuses mosquées, et qui, dans ce domaine comme dans bien d’autres, oeuvrait à contribuer, plus encore et comme s’il en était besoin, à la lente disparition du tissu spirituel chrétien en France.

 

Le 12 Mai 1990, suite à ces poursuites infâmes, Mgr Lefebvre déclarait :

 

- « Le Coran, qui est la loi de l'Islam, provoque à la discrimination, à la haine et à la violence. Ne m'attribuez pas ce que je dénonce. Les preuves de cette haine et de cette violence sont légions dans le passé et dans le présent. Tant que les Musulmans sont une minorité insignifiante dans un pays chrétien, ils peuvent vivre amicalement parce qu'ils acceptent les lois et les coutumes du pays qui les reçoit. Mais dès qu'ils sont nombreux et organisés, ils deviennent agressifs et veulent imposer leurs lois hostiles à la civilisation européenne. Les exemples abondent.

- Demain ils seront maires de nos communes et transformeront nos églises en mosquées […] Me condamner comme raciste parce que je cherche à protéger ma patrie menacée dans son existence et ses traditions chrétiennes, ce serait se servir de la justice pour l'injustice, ce serait la justice au service des bourreaux contre les victimes qui ont tout juste droit de périr en se taisant. Ce serait le comble de l'injustice. »

 

Admirable plaidoyer évidemment, pertinente analyse, quasi visionnaire de l’ancien évêque de Tulle qui avait parfaitement compris la menace que représentait l’islam.

 

 

 

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"En inspirant la religion islamique,

le démon a véritablement empêché la conversion de millions d'hommes"

 

 

 

 

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"C'est moi l'accusé qui devrait vous juger"

 

 

 

Mais pour mieux s’imprégner de la pensée de Mgr Lefebvre, qui fut tout de même Archevêque de Dakar et vicaire apostolique pour l'Afrique Française et qui donc savait de quoi il parlait pour avoir vu de près ce que signifiait la domination de la loi du Coran, rien n’est plus utile que de relire les retranscriptions des cours qu’il donna en 1980 et 1981 à Ecône auprès des séminaristes qui se destinaient à la prêtrise. Ces textes, réunis dans une ouvrage posthume : C'est moi l'accusé qui devrait vous juger, montrent en quoi les thèses modernistes du Concile de Vatican II, décelables en particulier dans la Déclaration Nostra Aetate, sont absolument ignorantes de ce qu’est véritablement l’islam sur le plan concret, et profèrent des absurdités considérables au sujet de la nature de la religion de Mahomet.

 

 

Voici donc quelques passages significatifs de Mgr Lefebvre qu’on lira avec attention :

 

 

 

En inspirant la religion islamique;

le démon a véritablement empêché la conversion de millions d'hommes

 

- « Je me suis trouvé pendant quinze ans à Dakar avec trois millions de musulmans, cent mille catholiques et quatre cent mille animistes, et si pendant ces quinze ans on a pu convertir dix musulmans, c'est un maximum. Je veux dire les convertir vraiment, les faire passer de l'islam au catholicisme. Je ne dis pas qu'il n'y ait pas eu une certaine influence catholique grâce à nos écoles où nous avions jusqu'à 10 à 15% de musulmans. Je n'en voulais pas davantage, sinon ils auraient imposé l'islam dans nos écoles. Une fois qu'ils sont forts, ils s'imposent, prennent la tête du mouvement et essayent de convertir les autres. Quand ils sont faibles, ils écoutent et se taisent.

Les jeunes gens qui ont été dans nos écoles ont certainement été influencés, peut être certains d'entre eux ont-ils désiré le baptême c'est très possible. Mais c'est très difficile pour un jeune homme de se convertir au catholicisme, car il est chassé de sa famille, il sait qu'il risque même d'être empoisonné. […] Il n'y a que ceux qui sont étudiants en université qui arrivent à se convertir parce qu'ils sont indépendants. Ils savent que leur avenir est assuré; dont ils n'ont plus besoin de leur famille et partiront en Europe, ils peuvent se convertir. Mais convertir quelqu'un qui est dans sa famille, c'est pratiquement impossible. En inspirant la religion islamique; le démon a véritablement empêché la conversion de millions d'hommes »

 

 

 

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"Si les libertés étaient accordées aux musulmans,

c 'est la polygamie qu'il faudrait admettre dans les Etats.

L'islam, (…) c'est la menace de la soumission, c'est à dire de « Dhimmi »"

 

 

 

 

 

 

L’islam c’est la soumission

 

- « Et si toutes les libertés étaient accordées aux musulmans, c 'est la polygamie qu'il faudrait admettre dans les Etats. L'islam, ce n'est pas seulement les prosternations à genoux que les musulmans font dans les rues au moment de la prière; c'est aussi la menace de la soumission, c'est à dire de « Dhimmi » pour tous ceux qui ne sont pas comme eux. Peut-on admettre cela dans les Etats catholiques? Peut-on admettre que ces Etats ne se défendent pas ? »

 

Tout musulman qui se convertit doit être exécuté

 

- « Un proverbe musulman dit : « Baise la main que tu ne peux pas couper ». Oui, il n'y a que la force qui peut intervenir. Quand la force est présente, alors ils baisent la main. Mais quand ce sont eux qui disposent de la force: alors ils coupent la main. Cela a toujours été ainsi.

 

Récemment, les journaux l'ont rapporté, les communautés musulmanes égyptiennes ont décrété que tout musulman qui se convertirait au catholicisme serait exécuté. Les représentants de ces communautés musulmanes voulaient absolument voir figurer cela dans la constitution, ou tout au moins voir cette décision consacrée par des accords officiels. C'est ainsi que les journaux l'ont publié, parce que c'était quelque chose d'officiel : tout musulman qui se convertirait à une autre religion subirait la peine de mort.

 

Eh oui, on l'oublie, mais c'est cela l'islam. Pour les musulmans, il n'y a que l'islam et tout le monde devrait s'y soumettre, soit en devenant musulman, soit en étant esclave de l'islam. L'un ou l'autre. C'est ainsi qu'ils ont procédé en réduisant en esclavage tous ceux qui ne voulaient pas se soumettre. Souvenons-nous des ordres religieux : les Trinitaires et l'oeuvre de Notre-Dame de la Merci, qui ont été fondés pour aller délivrer les chrétiens captifs qui étaient retenus esclaves chez les musulmans. Ils razziaient les côtes de France, d'Espagne et de toute la Méditerranée, enlevaient des chrétiens dont ils faisaient chez eux des esclaves. Cela est encore dans leur esprit.

 

Si on demande à un évêque de France s'il faut essayer de convertir les musulmans, qu'ils soient de France, ou qu'ils soient ailleurs, de convertir les animistes, les bouddhistes...Ah mais non! Il ne faut pas les convertir. Au contraire, il faut les affermir dans leur religion, leur faire comprendre les beauté de leur religion. C'est invraisemblable, mais c'est cependant la réalité. »

 

- Mgr Lefebvre, C'est moi l'accusé qui devrait vous juger, Clovis, 1997 – (Extraits)

 

 

 

Note.

 

[1] Notons qu’en 2003, la LICRA a également poursuivi un prêtre catholique, l’abbé Sulmont, âgé de 80 ans, qui avait la charge de huit églises de la Somme, et qui imprudemment publia dans son bulletin paroissial quelques propos plutôt sévères sur l’islam : « l’islam modéré n’existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane sont endoctrinées par le Coran (…) qui est le manuel pratique pour que s’étende le règne du démon au dépens du Royaume du Christ. […] si les familles occidentales se sont réduites en nombre d’enfants comme peau de chagrin […] les Asiatiques prolifèrent et nous envahissent, véhiculant une idéologie menaçante pour le monde entier. » Il est à remarquer que le vieux prêtre curé fut poursuivit par la LICRA avec l’assentiment de l’évêque d’Amiens, Mgr Noyer, qui le rappela à l’ordre pour cause d’islamophobie.

 


Source :


Observatoire de l'islamisation

 

 

 


12:49 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : islam, infidèles, mahomet, coran, église, hérésie, blasphème, théologie |  Imprimer | | | | | Pin it!