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lundi, 02 mars 2009

Mgr Fellay : Il y a un esprit dangereux qui parcourt tout Vatican II !

 

 

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Mgr Bernard Fellay,

le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

 

 

"Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable,

c'est mettre la charrue avant les boeufs."

 

"l'Eglise se doit d'être une mère responsable

qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées."

 

 

 

 

Alors que les évêques allemands invitaient récemment les quatre évêques ordonnés sans mandat pontifical par Mgr Lefebvre en 1988, dont Benoît XVI vient de lever l'excommunication, à reconnaître officiellement le Concile Vatican II, en particulier la déclaration ‘'Nostra Aetate’’ sur les relations avec le judaïsme et les religions non chrétiennes, Mgr Fellay, très clairement, a répondu dans un entretien, outre qu’il y avait un esprit dangereux qui parcourait le Concile Vatican II que c'était « mettre la charrue avant les bœufs».

 

 

 

Rome pose donc aujourd’hui comme condition à l’intégration des disciples de Mgr Lefebvre la «pleine reconnaissance du concile Vatican II», ainsi que «du magistère des papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même». Or la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, souhaite, à juste titre et pour des motifs sérieux, rester fidèle à ses positions intangibles au sujet de Vatican II, afin d’œuvrer à la «restauration de la tradition».

 

 

 

 

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Mgr Bernard Fellay, lors de sa consécration épiscopale par Mgr Lefebvre en juin 1988

 

 

 

 

Entretien accordé au quotidien Suisse Le Courrier du supérieur de FSSPX Mgr Bernard Fellay :



- Le Courrier - La condition posée par Rome à une réintégration de la Fraternité dans l'Eglise est la reconnaissance du concile Vatican II. La Fraternité est- elle prête à franchir ce pas?


- Mgr Fellay -  Non. Le Vatican a reconnu la nécessité d'entretiens préalables afin de traiter des questions de fond provenant justement du concile Vatican II. Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable, c'est mettre la charrue avant les boeufs.

 

 

 

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"Les fruits du concile ont été de vider les séminaires,

les noviciats et les églises..."

 

 

 


- Vous avez déclaré vouloir, dans les entretiens avec les autorités romaines en vue d'une réintégration, parvenir à une restauration solide de l'Eglise. Votre espoir est-il donc que l'Eglise revienne sur les acquis de Vatican II ?


- Oui, car ces acquis sont de pures pertes: les fruits du concile ont été de vider les séminaires, les noviciats et les églises. Des milliers de prêtres ont abandonné leur sacerdoce et des millions de fidèles ont cessé de pratiquer ou se sont tournés vers les sectes. La croyance des fidèles a été dénaturée. Vraiment, ce sont de drôles d'acquis ! 

 

- A ce propos, la fraternité est-elle toujours hostile à la liberté de conscience en matière de religion, à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux?

- Il est bien évident que l'adhésion à une religion nécessite un acte libre. Et donc bien souvent lorsque l'on dit que la fraternité est contre la liberté de conscience en matière de religion, on prête à la fraternité une théorie qu'elle n'a pas. La conscience est l'ultime jugement sur la bonté de notre action. Et dans ce sens nul ne peut agir contre sa conscience sans pécher. Reste que la conscience n'est pas un absolu, qu'elle dépend du bien et du vrai objectifs et que tout homme a par conséquent le devoir de former, d'éduquer droitement sa conscience. C'est ainsi que l'Eglise se doit d'être une mère responsable qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées. En ce qui concerne l'oecuménisme ou le dialogue interreligieux, tout dépend de ce que l'on met sous ces mots. Il règne une grande confusion dans les esprits à ce sujet. Bien évidemment, comme tout être humain et pour le bien de la société, nous souhaitons vivre en paix avec tous les hommes, nos semblables. Sur le plan religieux, nous souhaitons répondre ardemment au désir de Notre Seigneur: «Que tous soient un», afin qu'il n'y ait plus «qu'un seul troupeau, un seul pasteur...» Si par oecuménisme, on entend la poursuite de ce but très noble, nous sommes évidemment pour. Si par contre on y voit un chemin qui ne cherche pas cette unité fondamentale, unité qui passe forcément par un regard de vérité – ce dont l'Eglise catholique se dit encore aujourd'hui le seul possesseur dans son intégralité ! – alors nous protestons.

En fait, on voit qu'actuellement l'oecuménisme en reste à un niveau très superficiel d'entente et de vie en société, mais sans aller au fond des choses.

- De quel statut au sein de l'Eglise la fraternité pourrait-elle bénéficier?

- On verra cela si les discussions doctrinales débouchent sur quelque chose de positif. Ce que Dieu veuille !

Richars Armanios in Le Courrier,  Jeudi 26 Février 2009.

 

14:45 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vatican ii, église catholique, schisme, excommunication, concile, hérésie |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 07 février 2009

Mgr Lefebvre et l’apostasie de Rome

Déclaration de Mgr Lefebvre de novembre 1974 contre l’apostasie de Rome

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 Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991) 

« La seule attitude de fidélité à l'Église et à la doctrine catholique,

 pour notre salut, est le refus catégorique d'acceptation de la Réforme. »

 

Alors que souffle un vent extrêmement dangereux sur l’Eglise, il est plus que nécessaire de se remémorer les termes de la « Déclaration » de Mgr Lefebvre de novembre 1974, par laquelle il rappelait solennellement l’impossibilité d’accepter la Réforme telle que mise en œuvre par le Concile Vatican II.  A cet égard, Mgr Tissier de Mallerais aujourd'hui, indéniablement, exprime une vive inquiétude légitime, et brandit l’étendard de la fidélité sans faille à l’enseignement de Mgr Lefebvre, ravivant ainsi l’espoir de ceux, prêtres et fidèles, qui redoutent une allégeance sans conditions de la Fraternité Saint Pie X à l’Eglise conciliaire.  N’oublions pas ce que déclarait Mgr Lefebvre dans les premiers de temps de son œuvre salvatrice pour le devenir de l’Eglise : « Demain, peut-être, nous serons excommuniés. Eh bien, j’en appelle à St Pierre et St Paul et je considèrerai cette excommunication comme un brevet de fidélité à l’Eglise Catholique Romaine. » (SE Mgr Lefebvre, Ecône, 29 juin 1976). Alors que dire d’une levée de l’excommunication, sans que Rome n’ait changé la moindre virgule à son discours moderniste, Mgr Tissier de Mallerais ne s’y trompant pas lorsqu’il  décrit notre époque comme celle annoncée par Saint Paul - celle de la grande apostasie : « Nous sommes en train de vivre la grande apostasie dont parle St. Paul dans sa Lettre aux Thessaloniciens : “venerit dicessio primum” (II Thess. 2:3) ».

Relisons donc la Déclaration de Mgr Lefebvre de 1974, précisément publiée alors que Rome lui demandait instamment d'adopter le nouveau rite liturgique de Paul VI, Déclaration dont la clarté et la fermeté ne peuvent conduire à aucune contestation possible de ce que signifie l’authentique combat pour la défense de la Tradition catholique :

"Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l'Église, à la ruine du Sacerdoce, à l'anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l'Église.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l'Église depuis dix-neuf siècles.

 « S'il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu'il soit anathème. » (Gal. 1, 8.)

N'est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd'hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l'Église.

 

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Sacre des évêques à Ecône le 30 Juin 1988

On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l'orthodoxie et au magistère de toujours.

Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d'adopter cette Réforme et de s'y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l'Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d'acceptation de la Réforme.

 

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"Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme,
est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie...."

- C'est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre oeuvre de formation sacerdotale sous l'étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

- C'est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l'enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l'institution de l'Église, par l'Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l'influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l'Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d'être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto »."

Amen.

-          Mgr Marcel Lefebvre, Ecône, le 21 novembre 1974 –

11:00 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : religion, catholicisme, excommunication, négationnisme, shoah |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 05 février 2009

Mgr Tissier de Mallerais : ‘‘Nous convertirons Rome’’

 

 

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Mgr Tissier de Mallerais, recteur du Séminaire d’Ecône de la Fraternité St Pie X, vient de déclarer avec fermeté le 1er février 2009,

au quotidien italien La Stampa :

 

« Nous ne changerons pas nos positions,

mais nous avons l’intention de convertir Rome,

c’est-à-dire d’amener le Vatican vers nos positions ».

 

Ainsi, au milieu du véritable tohu-bohu provoqué par la levée de l’excommunication qui frappait les évêques de la Fraternité Sacerdotale St Pie X sacrés par Mgr Lefebvre en 1988, et alors même, comme le signale le journal La Croix, qu’une note de la Secrétairerie d’État vient, emportée par une fièvre consécutive aux réactions des fervents admirateurs modernistes et progressistes de Vatican II, de stipuler que les intégristes devront reconnaître pour entrer en communion avec l’Eglise non seulement le Concile, mais aussi le Magistère des papes qui l’ont interprété, notamment Paul VI et Jean-Paul II, cette heureuse prise de position de Mgr Bernard Tissier de Mallerais est de nature à poser clairement l'intention des défenseurs de la Tradition.

 

Il est en effet tout à fait évident que demander d’adhérer explicitement au Concile et d’admettre le Magistère des papes Paul VI et Jean-Paul II, sachant les positions profondément inacceptables sur le plan doctrinal et dogmatique soutenues par les deux pontifes c’est, pour les héritiers de Mgr Lefebvre, une impossibilité dans les termes puisque tout le combat de la Foi catholique, engagé et organisé avec courage depuis des années, porte précisément sur un refus catégorique d’avaliser le Décret sur l’œcuménisme, la Déclaration sur la liberté religieuse, Nostra Aetate, Lumen Gentium, Gaudium et Spes, et Dei Verbum, ces textes, étant tous traversés par le venin de l’hérésie moderniste et se trouvant en contradiction formelle avec l’ensemble de la Tradition de l’Eglise.

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"100 ans après Pascendi, en 2007 ce ne sont plus seulement les protestants,
ce ne sont plus seulement de simples théologiens,
ce sont les plus hauts degrés de la hiérarchie qui confessent le modernisme
à la lumière des noms célèbres de la philosophie moderne..."

 

A ce titre, il est bon de constater, à la lecture de cet article du journal transalpin La Stampa, que Mgr Bernard Tissier de Mallernais, qui a signé une récente et très documentée biographie de Mgr Lefebvre, « Marcel Lefebvre : une vie, Éditions Clovis, 2002 », et qui dirige la Commission canonique Saint Charles Borromée, regarde la sanction d’excommunication qui avait été prononcée par Jean-Paul II comme invalide et sans objet puisque l’évêque dit clairement : « L’excommunication a duré vingt ans mais nous ne la considérons pas valide parce que Mgr Lefebvre nous avait sacrés pour un cas de nécessité, et le cas de nécessité est reconnue valide selon le Droit commun ».

Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs, chez celui qui déclarait avec justesse et pertinence le 11 novembre 2007 en conclusion du colloque officiel de la FSSPX sur Pascendi qu'il présidait à Paris, soulignant que Le Dieu de Kant est le Dieu de Ratzinger :

- « le concile Vatican II avait un double but […] il fallait purifier la foi de tous ces artefacts des siècles […] et l’enrichir de nos propres expériences actuelles. […] Jean XXIII voulait cela, c’était le but du concile : purifier la Foi et l’adapter. […] 100 ans après Pascendi, en 2007 ce ne sont plus seulement les protestants, ce ne sont plus seulement de simples théologiens, ce sont les plus hauts degrés de la hiérarchie qui confessent ce modernisme à la lumière des noms célèbres de la philosophie moderne : Hegel, Dilthey, Husserl, Heidegger aussi, Gabriel Marcel et Emmanuel Mounier et même Jacques Maritain. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? ces supers modernistes actuels enrichis de toute la philosophie du XIXe siècle, ils ont désincarné Jésus Christ. Et Verbum caro factum est. Le Dieu s’est fait chair : Non, non … pas besoin de çà ! Que Dieu s’est fait chair ! non, non, l’homme se dépasse, l’homme s’est dépassé parfaitement. Ils ont désincarné Jésus Christ, ils ont décrucifié Jésus Christ, l’amour pur, à l’extrême, et enfin, ils ont découronné Jésus Christ avec plus de brio que Loisy ; mais leur Foi subjective aux prises avec les flots du doute dont parle Joseph Ratzinger dans son ouvrage : « La foi chrétienne », cette foi subjective, aux prises du doute où Joseph Ratzinger dit que le croyant comme l’incroyant sont toujours dans le doute de leur position (le croyant comme l’incroyant sont toujours dans le doute de leur position !) un tel croyant ne peut plus proposer au monde sans Dieu, un monde sans Dieu en péril de se perdre, comme moyen de salut, qu’un Dieu idéel et hypothétique : le Dieu d’Emmanuel Kant. »

 

 

 

 

11:48 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : religion, catholicisme, excommunication, négationnisme, shoah |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 30 janvier 2009

Portrait de Mgr Richard Williamson

 

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le prélat par qui le scandale arrive

Mgr Richard Williamson, est le doyen des quatre évêques réhabilités le samedi 24 janvier 2009 par Benoît XVI.

Ancien anglican, né à Londres en 1940, il a provoqué un considérable scandale en ayant affirmé, dans une émission diffusée le 21 janvier à la télévision publique suédoise, qu’aucun juif n’a été tué dans une chambre à gaz, propos déjà tenus par l’évêque il y a quelques années au Canada.

 

  

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Blason de Mgr Richard Williamson


 

Quand la chaîne de télévision décida de diffuser le document tourné le 1er novembre 2008, elle ignorait évidemment que le Vatican était sur le point de lever l’excommunication touchant Mgr Richard Williamson et les trois évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Trois heures avant le début de l’émission, Mgr Bernard Fellay, supérieur de la FSSPX, adressa même à la chaîne télévisée une lettre s’opposant à la diffusion et affirmant que les propos tenus par Mgr Richard Williamson n’engageaient que lui. Dans la foulée, l’avocat de l’évêque demandait que l’extrait du film soit retiré d’Internet. En vain, la vidéo fit le tour du monde. Le Point rapporte le jeudi 22 janvier les propos suivants de l’évêque : « Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz » , déclare –t-il lors de l'émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT, rajoutant : « Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés ». Lors de cet entretien il affirme après que le journaliste l'eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : « Pas un seul Juif n'a été tué dans les chambres à gaz. ''Ce sont des mensonges. Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années'' ». 

 

 

Mgr Richard Williamson fit ses études à l'université d'Ardingly et à l'université de Winchester. Il est diplômé en littérature de la prestigieuse université britannique de Cambridge. Il a enseigné ensuite dans un collège au Ghana. Pendant cette période il a été considérablement influencé par Malcolm Muggeridge, journaliste renommé qui se convertit au catholicisme à la fin de sa vie, et beaucoup croient que c'est à son contact que R. Williamson à commençé son processus de conversion en catholicisme. Pendant son séjour en Afrique, R. Williamson a rencontré le vieil Albert Schweitzer au Gabon.

 

En 1971 R. Williamson se convertit au catholicisme et est reçu dans l'église catholique romaine par le père John Flanagan, un prêtre irlandais missionnaire travaillant en Angleterre, pour rejoindre Mgr Lefebvre et entrer aussitôt en 1972, à l'âge de 32 ans, au séminaire d'Ecône, en même temps du reste que l'abbé Schmidberger, l'ami de jeunesse de l'abbé Ratzinger . Le Chanoine Berthod était supérieur du séminaire d'Ecône dans ces années là.

 

Quatre années plus tard en 1976, Mgr Lefebvre l'ordonne, à 36 ans, prêtre catholique de la FSSPX. Il semble avoir été dispensé d'une partie du cursus.

 

La premier poste de l'abbé R. Williamson fut celui de professeur au séminaire international de la Saint Pie X. En 1983 il a fut transféré au séminaire de Saint Thomas d'Aquin à Ridgefield, dans le Connecticut. Il devint rapidement recteur du séminaire qui fut déplacé à Winona dans le Minnesota en 1988.

 

En 1987, Mgr. Lefebvre le distingue pour le consacrer évêque catholique de la FSSPX un an plus tard à l'âge de 48 ans, en même temps que les abbés Galaretta, Tissier et Fellay.

 

Agé aujourd'hui de 67 ans, Mgr. Williamson est le doyen d'âge des quatre évêques de la FSSPX .

 

En 2006, alors que Mgr Bernard Fellay briguait une réélection pour douze ans à la tête de la Fraternité, Mgr Richard Williamson s’opposa aux discussions avec la « Rome conciliaire » et souhaita affirmer sa volonté de mémoire à l’égard de Mgr Lefebvre. Défenseur acharné de la cause antimoderniste, Mgr Williamson se réfère d'ailleurs volontiers au Syllabus de 1864, texte par lequel le pape condamnait les erreurs de la modernité. Mgr Williamson déclare : « Plus le péché augmente, plus la patience de Dieu s’émousse. Quelque chose va craquer. Ce sera un châtiment sérieux. Et l’Arche sera alors la Tradition catholique ».

 

Quant à nous, nous ne pouvons que regretter que des questions externes aux domaines purement canoniques, et qui ne regardent exclusivement que la discipline de l’Eglise, viennent ainsi parasiter le geste courageux du pape Benoît XVI qui, par sa levée des excommunications, constitue ainsi une base sérieuse pour que s’engage une dialogue constructif entre Rome et les défenseurs de la Tradition catholique.

 

 

 

 

13:27 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : religion, catholicisme, excommunication, négationnisme, shoah |  Imprimer | | | | | Pin it!