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lundi, 15 juin 2009

LE DALAI LAMA SOUTIENT LES ADVERSAIRES DE LA CORRIDA !

Tartuffe ou l’imposture faite reine

 

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« Lorsqu'on récite certains mantras en tuant un animal,

pensent les tibétains, 

sa conscience est libérée vers une sorte de paradis... » 

 Le dalaï lama, chef du « lamaïsme », religion illusoire et scandaleuse qui conserve, malgré sa toxicité un mode de domination féodal à l’obscurantisme violent et oppressif, représentée dans les films d’Hollywood, comme une religion humaine, douce et aimable, qui prône la paix et la compassion, religion qui a réalisé la plus caricaturale et criante des confusions par l'amalgame constitué entre les croyances magiques des chamanismes asiatiques, aboutissant aux diverses formes, ou « voies » dites du « Grand Véhicule » (Mahayana), dont le tantrisme semble réunir et faire la synthèse des aspects les plus caricaturaux (divinités courroucées, techniques invocatoires, pratiques superstitieuses, sacralisation de la sexualité, consommation de sécrétions organiques,  etc.), s’est cru autorisé, en juillet 2008, à se prononcer au sujet de la corrida. 

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Ceci est d’autant plus grotesque, que le bouddhisme tibétain et son versant zen qui recrutent des contingents de naïfs en Occident, se signalent par quelques traits plutôt saisissants, très éloignés des images d’Epinal véhiculées par le cinéma et la publicité :

- 1) Des populations ployant depuis des siècles de bouddhisme actif sous le joug des superstitions les plus obscurantistes.
- 2) Un clergé dévoyé et pervers, exploitant et régnant sur des peuples réduits au servage le plus honteux.
- 3) Une attitude belliqueuse et violente d’une rare sauvagerie guerrière s’étant manifestée chez ceux qui faisaient profession d’être des maîtres de la non-violence et de la compassion (les diatribes enfiévrées proférées par les maîtres zen, D.T. Suzuki et Kodo Sawaki, en tête, sont exemplaires à cet égard).
- 4) Des pratiques magiques sacralisant, au nom du Bouddha, l’orgie, la consommation de matières organiques humaines, l’anthropophagie, le crime rituel, etc., ont été répandues et instituées par les différentes écoles bouddhiques jusqu’à en faire des méthodes libératrices.

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«  Oui, nous savons que nous devrions être végétariens,

mais c’est difficile au Tibet ! »

 

Voici donc le message du dalaï lama, qui n’est pas végétarien, suite à une requête personnelle envoyée par  Christophe Leprêtre à Dharamsala en Inde, sur la recommandation de Matthieu Ricard, afin de l’inviter à s’exprimer au sujet de la corrida :

Message de soutien de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Comité Radicalement Anti-Corrida (CRAC)  

« Aujourd’hui, alors qu’on assiste à une montée en puissance de la reconnaissance des Droits de l’Homme, il y a, au niveau mondial, une prise de conscience de plus en plus grande d’un besoin pour une protection, non seulement de l’environnement, mais aussi des animaux et une prise en compte de leurs droits.

Malheureusement, il y a encore des gens qui, non seulement n’acceptent pas cette idée, mais qui considèrent que c’est un plaisir de chasser et de combattre des animaux avec à la clef, la mort douloureuse de ces animaux. Cela semble en contradiction avec l’esprit d’équanimité qui est en train de se développer de nos jours dans les sociétés.

Je suis intimement persuadé que les êtres humains sont par nature fondamentalement bons, et je pense que nous devrions non seulement maintenir des relations affables et paisibles avec nos congénères mais qu’il est très important d’étendre la même sorte de sollicitude à l’environnement et aux animaux qui vivent naturellement en harmonie avec ce dernier. Quand j’étais adolescent, étudiant le Bouddhisme au Tibet, on m’a inculqué qu’il était important d’adopter un comportement consistant à se soucier d’autrui.

Une telle pratique de la non-violence s’applique à tous les êtres sensibles, à tout être vivant qui possède un esprit comme nous le reconnaissons dans le Bouddhisme. Et là où il y a un esprit, il y a des sensations telles que la peine, le plaisir et la joie. Aucun être sensible ne cherche la souffrance, bien au contraire, tous recherchent le bonheur. Comme nous partageons avec eux ces mêmes sensations de base, nous, en tant qu’êtres humains rationnels, avons l’obligation de contribuer, dans toute la mesure du possible, au bonheur des autres espèces et de faire de notre mieux pour soulager leurs peurs et leurs souffrances.

C’est pourquoi je suis heureux d’apporter mon soutien à cette association française qui lutte contre la corrida. » [1]

On pourrait rétorquer au dalaï lama, que mettre sur un pied d’égalité conscience humaine et conscience animale, est sans doute une grave erreur et qu’il évident que ce type de position représente une dérive périlleuse car de l’homme à l’animal rien n’est comparable, cette différence de « nature » ayant été signalée par Bergson : - « Radicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrive sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Chez l'homme, et chez l'homme seulement, elle se libère. » [3]

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Mais le plus surprenant est de voir le Tartuffe du Tibet à l’éternel sourire, dirigeant un bouddhisme lamaïste mêlé de pratiques tantriques et magiques, pénétrées de sorcellerie et de grossières superstitions, décrété religion d'Etat, conservant des éléments de l’ancienne religion chamanique où, dans certains rituels funéraires, le corps du défunt est démembré, puis broyé et distribué aux vautours, qui pratique le « kalachakra Tantra » (La Roue du Temps), qui est l’un des textes les plus sacrés de la religion tibétaine, Tantra fondamental du vajrayana dans lequel on explique comme préparer  les « Cinq ingrédients spirituels » dont la composition est la suivante : «  matière fécales, urine, sperme, sang menstruel, mélangés à la chair humaine » [2], qui honore des dākinīs [3] carnivores et guerrières, réclamant des sacrifices animaux, s’estimer suffisamment légitime pour venir condamner la corrida !

yak-ad39a.jpgOn le voit, l’hypocrisie de ce bouddhisme qui prétend donner des leçons est sans borne, d’autant qu’au cours de la période védique deyak.jpg l'hindouisme, les prêtres offraient des humains, des animaux en sacrifice, que les anciens Chinois faisaient de même, et que si le Bouddha s’opposa à ces pratiques, aujourd’hui les bouddhistes tibétains mangent et consomment énormément de viande, et se contentent de dire « oui, nous savons que nous devrions être végétariens, mais c’est difficile au Tibet » (certains lamas tibétains vont même jusqu’à dire, poussant l’ironie assez loin, que si l’on chante certains « mantras en tuant un animal, sa conscience est libérée vers une sorte de paradis » , et d’autres que le fait que la chair de l’animal passe à travers leur système garanti « la libération de l’animal » ! ). De leur côté, les bouddhistes thaïlandais et birmans mangent encore plus de viande, tout comme ceux de Sri Lanka, et de la sorte les grands principes dans lesquels se drape le dalaï lama pour condamner la corrida : « je pense que nous devrions maintenir des relations affables et paisibles avec nos congénères […] et étendre la même sorte de sollicitude aux animaux », relèvent donc, à l’évidence, de la plus haute plaisanterie !

 Notes.

[1] Voici l’original du message :

Dear Christophe Lepretre,

Please reer to your letter dated July 5, 2008.

His Holiness has already issued anti bullfight campaign and I am copying it below. You are most welcome to use it.

With best wishes,

Ngawang Gyaltsen

“Today, together with a growing appreciation of the importance of human rights there is a greater awareness worldwide of the need for the protection not only of the environment, but also of animals and their rights. Unfortunately, there continue to be those who feel it is not only acceptable, but also a pleasure, to hunt or fight with animals, resulting in the painful deaths of those animals. This seems to contradict the general spirit of egalitarianism growing in most societies today. I deeply believe that human beings are basically gentle by nature and I feel that we should not only maintain gentle and peaceful relations with our fellow human beings but that it is also very important to extend the same kind of attitude towards the environment and the animals who naturally live in harmony with it. As a boy studying Buddhism in Tibet, I was taught the importance of a caring attitude towards others. Such a practice of non-violence applies to all sentient beings - any living thing that has a mind. Where there is a mind, there are feelings such as pain, pleasure and joy. No sentient beings want pain, instead all want happiness. Since we all share these feelings at some basic level, we as rational human beings have an obligation to contribute in whatever way we can to the happiness of other species and try our best to relieve their fears and sufferings.”

 

[2] Nous ferons remarquer que ces cinq ingrédients « spirituels » entrent dans la composition des fameuses pilules de « nectar » que divers lamas tantriques distribuent à leurs meilleurs élèves pour les récompenser de leurs efforts.

[3] Henri Bergson, L'évolution créatrice, P.U.F., 1995, p. 265.

[3] Les dākinīs sont des personnages composites dans lesquels on entrevoit la silhouette de divinités de cultes antérieurs au tantrisme ou au bouddhisme, d'esprits de la nature, de sorcières ou démons féminins indiens ou himalayens. Dans le bouddhisme tibétain, elles peuvent être des déités mondaines subjuguées, des formes féminines et courroucées de bodhisattvas ou de bouddhas, ou encore des personnalités historiques ou légendaires, compagnes de mahāsiddhas ou mahasiddhas elles-mêmes. Khandro est un titre honorifique pour les yoginīs ou les nonnes

18:02 Publié dans Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : corrida, bouddhisme, tibet, tradition, sagesse |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 01 novembre 2008

SŒUR EMMANUELLE : PERVERTIE PAR LE POISON DE VATICAN II !


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La Religion d'Assise, source d'exemple et modèle de Soeur Emmanuelle

 

 

Une évidence apparaît aisément au regard du parcours de Sœur Emmanuelle, celle de la profonde et pernicieuse corruption de la pensée de cette religieuse par les thèses les plus absurdes du concile Vatican II.

En effet, lorsque le Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris, ouvrit la célébration funèbre en la cathédrale Notre-Dame et s’adressa au Président de la République, lors des obsèques de Sœur Emmanuelle, il lui dit,  avec déférence : « je vous remercie pour l’hommage de la France que vous avez bien voulu organisé... » (sic). Mais quelle est la raison d’un concert de louanges si important, rendu par une Nation singulièrement à la dérive qui, déjà, avait "largement" décorée Sœur Emmanuelle puisque détentrice de la Légion d’honneur, faites Commandeur le 1er janvier 2002 des mains de Jacques Chirac qu’elle tutoyait, et promue Grand Officier le 31 janvier 2008 des mains de Nicolas Sarkozy, alors même que si la religieuse se distingua par son dévouement auprès des chiffonniers du Caire, on ne peut pas dire qu’elle brilla particulièrement par ses positions évangélisatrices en terre musulmane, loin de là même, puisqu’au moment où les Coptes, sous sa fenêtre, étaient tous les jours l’objet d’une ignoble persécution et d’une féroce répression, elle osait scandaleusement proclamer, à la suite du Concile : « Par essence, le musulman n’est ni un violent, ni un fanatique » [1] se disant hostile à tout prosélytisme, à toute entreprise de conversion des musulmans, renonçant même à sa vocation missionnaire de chrétienne, au prétexte délirant que : " Cela n’est vraiment pas un service à rendre en terre d’islam ! Ce serait comme arracher un arbre à sa terre, les couper de leur milieu, peut-être les condamner à mort. "

On saisit de la sorte avec plus de facilité les mécanismes pervers des thèses oeucuméniques de Vatican II, qui favorisèrent chez elle les propos qu’elle crut bon de tenir dernièrement sur RTL, le 20 février 2008, dans l'émission "face à face", à 13h30, assurant tranquillement sans se rendre compte de l’énormité de ses affirmations comme si le Dieu trinitaire avait quelques rapports avec l’inaccessible monade mahométane  : " Allah est l'équivalent de Dieu [des chrétiens], il n'y a qu'un seul Dieu et nous avons tous le même. "

Rajoutant, montrant ainsi le degré d’égarement de son esprit infecté par le fol universalisme si en vogue depuis le Concile Vatican II et la Déclaration " Nostra Aetate " [2], et son évidente séduction vis-à-vis de l’hérésie de Mahomet, lorsqu’un reporter lui posa cette question :

- "A un kamikaze, qui se préparer à se faire exploser, que diriez vous ? "


Réponse  :

- " Rien, car cela ne sert à rien, il se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela. Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera."

 

 

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"[Le terroriste] se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela.

Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera… "




Quelle image de la religion avait donc bien pu se former dans son esprit intoxiqué par les confusions doctrinales de Vatican II, celle qui affirmait tranquillement que les terroristes assassins, fauteurs de carnages abjects, de crimes inexpiables, sont pardonnés par Dieu. C’est de la pure folie ! On mesure d’ailleurs concrètement ici, à quel degré d’absurdité peuvent conduirent les thèses utopiques du dernier Concile.

En revanche, quelle  sévérité et inflexible hargne à l’égard des tenants de la tradition dans l’Eglise, lui donnant une liberté de ton et facilité de parole qui autorisa dans les médias celle que Libération dénomma la " vieille none indigne ", à se faire l’avocate à la radio et télévision, du mariage des prêtres, de la pilule, du stérilet et du préservatif, assurant même un jour à un journaliste de France 2, comme l’aurait fait une vulgaire péripatéticienne du boulevard Saint-Denis offrant facilement ses accueillants orifices aux clients de passage : " j’en ai plein les poches ! "

Curieux contraste en effet que cet assourdissant silence en Egypte et sa démission devant la nécessaire dénonciation de l’injuste traitement réservé à la minorité chrétienne égyptienne, et son scandaleux pardon accordé aux terroristes criminels, absurde et stupide "dinguerie" proférée tranquillement sur les ondes marque d’une incroyable complaisance à l’égard des fous d’Allah laissant le soin à chacun d’apprécier à leur juste valeur ces déclarations démentielles, et les puissantes clameurs de ses attaques contre l’héritage vénérable de l’Eglise, distillant à fortes doses son troublant discours ultra moderniste en Occident.



I. La révélation du goût pour le " plaisir solitaire " de Madeleine Cinquin

 

Mais le pire, sur le plan du discours insensé et déplacé, était à venir post mortem, puisque l’ex Madeleine Cinquin, réservait une surprise de taille à ses admirateurs avec ses « Mémoires » destinées à être publiées après son trépas, "Mémoires"  dans lesquelles elle avait décidé de se livrer, sans aucune pudeur excessive, à un déballage indécent de son penchant pour la masturbation qui la travailla de son enfance à l’adolescence.

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"(…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”

 

Voici ce qu’elle crut bon d’écrire : "Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s’en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l’ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua ensuite que c’était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c’était devenu une habitude et je n’étais guère accoutumée à obéir. Quand l’assaut du désir m’assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m’arrêter, sinon je m’avouais impuissante devant l’avidité du plaisir. (…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”. Je me sentais désormais contrainte de choisir entre le plaisir solitaire et la communion…" ("Confessions d'une religieuse", Flammarion, 2008.)


II. Les influences perverses de Sœur Emmanuelle

 

Une question dès lors, devant ses idées délirantes concernant les crimes des islamistes, et l’expression impudique de ce qui se passait "sous ses culottes" dans sa jeunesse, s’impose : comment expliquer une telle attitude si peu conforme à l’état d’une religieuse de Notre-Dame de Sion ? Comment comprendre qu’une âme consacrée piétine sans crainte les principes spirituels de sa règle ?

La réponse tient sans doute dans certains liens que noua tardivement, hélas ! Sœur Emmanuelle, liens qui l’éloignèrent considérablement de l’exigence de l’Ordre qui l’avait accueillie en 1929 dans sa congrégation à Paris, et accepté qu’elle y prononce ses voeux le 10 mai 1931 en prenant le nom de Soeur Emmanuelle.

 

a) Le bouddhisme tantrique

 

En effet, si l’évolution néfaste de sa Congrégation Notre-Dame de Sion [3] depuis Vatican II, qui se précipita sans crainte dans les francs délires modernistes et naturalistes qui triomphèrent dans l’Eglise des années 60, a indéniablement influencé dans ses positions et son attitude Sœur Emmanuelle, beaucoup cependant ignorent le rôle singulier qu’exerça auprès d’elle sa nièce, Sofia Stril-Rever [3], écrivain et traductrice, sanskritiste, diplômée d’Etudes indiennes de l’Université Paris III, ayant reçu une formation traditionnelle auprès de pandits indiens, et à l’Université Bouddhiste de Sarnath (Inde) auprès de maîtres spirituels tibétains, s’étant spécialisée dans la traduction des textes racines de la tradition du  Tantra Kalachakra, tradition extrêmement sexualisée et problématique, propre au bouddhisme tibétain.

 

 

 

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Dans l’initiation au Tantra du Kalachakra trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu

dont le but est de transformer la “sexualité”en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

Sofia Stril-Rever a ainsi co-signé plusieurs livres avec sa tante (" 365 Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " Mille et Un bonheurs : Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " La folie d'amour : Entretiens avec Soeur Emmanuelle " ; " Mon Testament spirituel " amazon.fr déclarant qu’elle a trouvé en Inde sa terre spirituelle.

Intime de sœur Emmanuelle dont elle a recueilli les propos dans " La Folie d'amour " qui est tout un programme assez fantaisiste baignant dans un idéalisme post hippie, Sofia affirme que sa rencontre avec le Dalaï-lama l'a libérée des formes de la croyance, lui révélant la transparence du cœur dans le partage spirituel. Mais le plus relevé vient du fait qu’ayant reçu une formation traditionnelle à l'université de Sarnath (Inde) et dans un monastère tibétain, elle a ensuite traduit du sanskrit et publié pour la première fois en langue occidentale les Ecritures bouddhistes de Kalachakra, dont elle est une spécialiste mondiale. Cofondatrice du portail BuddhaLine et membre de l'International Kalachakra Network, elle guide un groupe de pratique au Centre Kalachakra de Paris. Le problème, et il est de taille, c’est que ce si parfait Tantra de Kalachakra, tant vanté par la nièce de sœur Emmanuelle, est sujet à bien des dérives, puisque le Tantra de Kàlachakra est une pratique bouddhique de méditation qui appartient à la classe des "Tantra du Yoga suprême" qui est tout sauf pacifiste prophétisant et encourageant de façon idéologique une guerre de religion sanglante entre bouddhistes et non-bouddhistes pour la domination du monde (mythe du Shambhala). Le texte nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme: “Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habit blanc (Mani), Mohamed et Mathani (le Mahdi)”. Le Tantra du Kalachakra les décrit comme “la famille des serpents démoniaques” (Shri-Kalachakra I. 154). Ainsi le tantra du Kalachakra se positionne contre toutes les religions ayant des racines sémites et a été, pour cette raison, utilisé par des cercles antisémites radicaux de droite pour leur propagande raciste. Par ailleurs, ce que l’on se garde bien de révéler, dans les plus hautes initiations magiques, on emploie des “substances” dites “malpropres”. Le Tantra du Kalachakra recommande la dégustation de viandes de diverses sortes d’animaux tabous. Même la chair humaine (maha-mamsa) est employée comme substance pour le rite [3]. Enfin, lors des étapes supérieures et secrètes de l’initiation au Tantra du Kalachakra  trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu dont le but est de transformer la “sexualité” en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

b) Les terribles pièges de la psychanalyse

 

Même si l’on ne peut que rester interdit devant de telles sources voisinant de si près, nous pourrions dire même " intimement" sur le plan familial, avec les pages qu’écrivit en collaboration avec sa nièce adepte du tantrisme Sœur Emmanuelle, il nous faut pourtant poursuivre plus avant si l’on souhaite mettre en lumière l’ensemble des influences perverses qui s’exercèrent sur la religieuse de Notre-Dame de Sion.

De fait, on a du mal à expliquer chez Sœur Emmanuelle, qui est tout de même d’une culture et d’une génération où l’on ne parlait pas de ces " choses-là ", cette soudaine nécessité de nous entretenir de sa passion de jeunesse envers la masturbation, ce qui ressemble fort, si l’on y réfléchit, à une exhibition grotesque de penchants inavouables, exhibition malsaine un rien exagérée et grossièrement impudique d’autant plus inutile qu’elle ternit plus encore l’image déjà fort contrastée de la none du Caire.

 

 

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L’Origine du monde tableau de Gustave Courbet (1866),
dont le dernier propriétaire privé fut Jacques Lacan qui le conservait caché derrière un rideau.

 

 

Or, derrière cette confession à caractère sexuel, qui sent bon, et de très loin, le mauvais aveu sur le divan d’un psychanalyste, se cache effectivement le très curieux  accoucheur des confessions érotiques de Sœur Emmanuelle, à savoir Philippe Asso, théologien et prêtre du diocèse de Nicedirecteur de l’Institut Supérieur de théologie de Nice-Sophia Antipolis, qui depuis douze ans collabore à la rédaction de tous les écrits de Soeur Emmanuelle.

Emmanuelle amazon ; elle dira d’ailleurs un jour de ce prêtre : " Ce jeune prêtre du diocèse de Nice est essentiel dans ma vie spirituelle, il m'a incité à écrire ce livre, aidé à approfondir ma pensée, à sortir de moi-même, puis a tout relu, avec rigueur. "

Ainsi, si l’on examine rapidement l’activité de ce prêtre " essentiel dans la vie spirituelle " (sic) de Sœur Emmanuelle, que découvre-t-on. Qu’il participe à des séminaires psychanalytiques portant sur le phénomène lacanien, et qu’il anima tout dernièrement (année 2006/2007) dans le cadre de l’Université de Nice Spohia-Antipolis, un laboratoire sur le thème : "Sexe(s) et différence(s), De la suppression des inégalités à l’érosion de la différence ". Quand on sait les immenses dégâts que firent les prétendues lumières de la psychanalyse sur l’Eglise depuis des décennies, encourageant des  milliers de religieux et de religieuses à la débauche, à la pratique débridée du sexe dans le cadre de " formations " très spéciales, de stages d’écoute ou de redécouverte du corps, tout ceci béni par la hiérarchie conciliaire sous prétexte de dépassement des névroses culpabilisantes, on reste stupéfait et effondré devant tant de naïveté [4].

Tout cela devient donc parfaitement clair, et l’on comprend mieux le rôle particulièrement nocif qu’auront pu jouer auprès de Sœur Emmanuelle, pourtant déjà suffisamment perturbée par ses fièvres charnelles et la puissante désorientation conciliaire de son Ordre, tant sa nièce, la spécialiste du bouddhisme tantrique Sofia Stril-Rever, que le prêtre psychanalyste Philippe Asso, qui sans doute suggéra à l’icône des médias de se mettre entièrement à nu par souci d’une prétendue exigence de vérité, elle qui ne rêvait secrètement que de cela finalement [5], en lui soufflant aux oreilles d’oser faire sauter le couvercle des conventions et confesser publiquement ses libidineuses activités d’enfance et de jeunesse afin de réveiller les consciences des catholiques encore bien trop prudes en matière de sexe, comme nous l’a démontré dans ses enseignements du mercredi Jean-Paul II.

 

III. Conclusion



C’est un bien triste spectacle, au fond, que nous offre en partant cette pauvre religieuse otage des pires dérives intellectuelles et des séductions spirituelles contemporaines nauséeuses, aujourd’hui s’imposant au sein même de l’Eglise moderne depuis le dernier Concile, et qui, sous prétexte de liberté, confondit ce qui fit le sens même de sa primitive vocation, à savoir témoigner aux hommes de notre temps de la Parole de l’Evangile, avec le dévergondage de l’écrit en étant l’active collaboratrice du complaisant étalage psychanalytique des élans obscurs des désirs enfouis, excusant les actes criminels des terroristes musulmans, tout en critiquant, tant et plus, les bases de la tradition catholique.

De la sorte on est fondé à pouvoir dire que Sœur Emmanuelle fut positivement l’objet d’influences perverses, qui lentement oeuvrèrent à transformer efficacement, et à plaisir pour satisfaire leur sinistre projet moderniste, la fille de Notre-Dame de Sion, en une " vieille none indigne " radicalement empoisonnée par le venin doctrinal qui inspira Vatican II.




Notes


[1] Significatives, à ce titre, ces lignes absurdes de " Notra Aetate  " que Sœur Emmanuelle dut méditer pour la plus grande désorientation de sa vocation missionnaire : " L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » (Déclaration Nostra Aetate sur l’Eglise et les religions non-chrétiennes, § 3, 28 octobre 1965).



brothers2-1.gif [2] L’origine de la congrégation Notre-Dame de Sion, trouve sa source dans cette journée du  vendredi 23 juin 1797, en la fête du Sacré Cœur de Jésus, où dans une petite chapelle perdue sur une des cimes des Vosges, Turkenstein, trois personnes vouaient leurs cœurs, leurs forces, leur vie entière à l’instruction chrétienne de la jeunesse et au soin des malades, en abritant leur union dans le Cœur Sacré de Jésus. Ces trois personnes étaient : l’abbé Colmar qui assurait la direction spirituelle, Madeleine Louise Humann et Marie Thérèse Breck. Plusieurs années après, dans l’esprit du pacte de Turkenstein, Louise Human ouvrit sa maison à un groupe d’étudiants en philosophie. Parmi ces étudiants, Louis Bautin (qui fonda plus tard les sœurs de St Louis) et Théodore Ratisbonne (le fondateur de Notre Dame de Sion). Louise Human devint la « Mère Spirituelle » du groupe et a joué un rôle important dans le chemin de foi de Theodore qu’elle baptisa le Samedi Saint 14 Avril, 1827. Toutefois, si l’Ordre de Notre Dame de Sion, oeuvra à la conversion du peuple Juif pendant des années, le tournant apostolique du concile Vatican II va amener un radical changement d’attitude : on passe de la prière dans l’attente de la conversion des Juifs, à la vigilance et à l’action pour un changement de la mentalité catholique en vue du respect de leur tradition, à leur écoute. À Sion, le changement mûrit pendant plusieurs décennies, vigoureusement impulsé par deux supérieures générales : mère Marie-Félix (1951-1964) puis mère Laurice (1964-1975). Les premiers signes de cette dénaturation de la congrégation sont apparus dès 1955. En 1957 seront définitivement supprimées les « prières de règle pour la conversion des Juifs », peu avant que le pape Jean XXIII prenne la même décision pour l’oraison du Vendredi Saint « pro perfidis judaeis ».

[3] D’après les commentaires traditionnels du Tantra Kalachakra venant du grand maître tantrique et roi du Shambhala, Pundarika, cette viande humaine provient habituellement de personnes « étant mortes au combat à cause de leur mauvais karma ou ayant été tuées suite à des fautes personnelles » et il ajoute que la prise de ces substances sous forme de pilules est recommandée.

[4] Exemple relativement symbolique des dérives démentes de l’Eglise moderne, le cas du docteur Tony Anatrella, nommé par Jean-Paul II au conseil pontifical pour la famille et récemment confirmé dans ses fonctions par Benoît XVI, qui prodiguait des thérapies très spéciales, se livrant apparemment à des actes curieux avec ses patients sous couvert de méthode curative, cultivant des pratiques bien étranges : à savoir, " des touchers et des masturbations justifiées de façon très sophistiquée ". Lire :

- " Nouveau scandale dans l'Eglise ? Les thérapies très spéciales de Mgr Anatrella "
Hebdo.nouvelobs.com/


- Après Christine Boutin, Tony Anatrella est confirmé consulteur pontifical par Benoît XVI
Ligue Odebi



[5] elle déclarait : " je veux me dénuder. D'abord par exigence de vérité : voilà ce que je suis. " Lepoint.fr

 

 

 

 

18:57 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : soeur emmanuelle, bouddhisme, psychanalyse, sexualité, religion |  Imprimer | | | | | Pin it!

lundi, 18 août 2008

L’ILLUSION BOUDDHISTE

 

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Le dalaï-lama et l'épouse du président de la République française Carla Bruni-Sarkozy
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Derrière l’éternel sourire de façade du dalaï-lama qui prône le dialogue entre les religions, se cache en réalité un chef temporel et spirituel intransigeant qui n’hésite pas, par exemple, à exclure violemment les pratiquants de Dordjé Shougdèn de la communauté bouddhiste tibétaine, et interdire une pratique pourtant ancestrale.

 

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Controverse Dalai Lama

 

 

 

 

 

ECLAIRCISSEMENTS

AU SUJET DE L'UNE DES PLUS INSIDIEUSES ET MENSONGERES TROMPERIES

SPIRITUELLES DE L'HISTOIRE

 

Les grandes trompettes médiatiques et les politiciens démagogues, à la faveur de l’intérêt suscité par les jeux « olympiques » du cirque en Chine et le délicat problème de la question tibétaine qui s’en trouve par écho ravivée, ont repris du service pour de nouveau tresser des couronnes à la gloire de la religion à la mode : le bouddhisme.

Ainsi l’on peut voir, à l’occasion de son séjour en France, outre les habituels professionnels de la cuisine électorale s'empressant de lui offrir leurs bras hypocritement charitables, des milliers de dévots occidentaux égarés dans un exotisme de pacotille, se prosterner en d’incroyables courbettes déférentes au passage du dalaï-lama, le tout sous l’œil complaisant des caméras et des journaux qui se font un grand plaisir de conférer une incroyable publicité à cette vague d’enthousiasme à l’égard du chef temporel en exil du Tibet.

Il est vrai, le cinéma a installé par l’intermédiaire de films fantaisistes plus proches de la série des « Sissi impératrice » du point de la véracité historique que de l’étude sérieuse, une vision absurde, totalement inexacte de la réalité effective de la religion tibétaine, ce qui a créé un engouement extraordinaire pour cette dernière au sein des populations occidentales en perte de repères. Citons parmi les plus connus : «Little Bouddha » du célèbre réalisateur Bernardo Bertolucci, résumant la vie de Siddhârta Gautama et de trois jeunes enfants, réincarnations du Bouddha, «Himalaya », « Seven Years in Tibet » (Sept ans au Tibet), mettant en scène Brad Pitt, ou encore « Kundun », réalisé par Martin Scorsese et traitant de la vie du  dalaï-lama, sans oublier les reportages sur le Dolpo, le Zanskar persistant à donner un visage idyllique du bouddhisme, alors que la religion tibétaine est un grossier amalgame de superstitions chamaniques, de cultes destinés aux esprits appartenant au riche panthéon des divinités courroucées que l’on peut légitimement définir comme relevant de la pure idolâtrie, tout ceci agrémenté et enrobé de discours empruntés aux docteurs du bouddhisme tardif, faisant vivre dans la crainte et dans de grotesques marchandages permanents, une population craintive et soumise.


Ainsi cette religion que l’on  devrait désigner du terme de « lamaïsme », conservant un mode de domination féodal à l’obscurantisme violent et oppressif, est représentée dans les films d’Hollywood, comme une religion humaine, douce et aimable, qui prône la paix et la compassion. On ne doit pas négliger également, dans cet engouement naïf à l’égard de la religion tibétaine, la vie privée des acteurs et actrices s’étalant dans les colonnes des journaux spécialisés, le plus démonstratif étant l’acteur Steven Seagal, qui conduira le chef suprême de l'école Nyingma à déclarer que Steven Seagal était la réincarnation d'un lama du XVe siècle ! Mais il faut relever de même que RICHARD GERE, qui fait écrire des livres faisant l'apologie du bouddhisme, a fondé la Maison du Tibet à New York avec ROBERT THURMAN, père de l'actrice Uma Thurman.
Toute cette authentique « propagande bouddhiste » permanente, a donc pénétré avec une étonnante facilité le monde occidental, ce qui n'est d’ailleurs pas le fruit d’un simple hasard, puisque cela permet d’encourager à dessein un bouddhisme de "confort" s’adaptant à merveille avec une mentalité singulièrement individualiste et hédoniste, qui trouve dans cette religion corrompue et laxiste, de nombreuses convergences avec ses propres conceptions ulra-modernes.
Tout cela serait évidemment du dernier ridicule si cette plaisanterie spirituelle ne cachait de plus, en réalité, l’une des plus grossières tromperies de l’Histoire qui, sous prétexte de libération, se révèle être une terrible entreprise d’asservissement et de dévoiement des êtres. Certes quoi de plus louable, de plus respectable, d'éminemment précieux pour les hommes en quête de liberté, soucieux de se dégager du piège infernal dans lequel la vie les a plongé, que de chercher à s’extraire des filets de l’illusion mondaine en se tournant vers des méthodes et  des techniques dites "enseignées" par le Bouddha capables de conduire à l’Eveil ?

 

 

 

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Pratiquants occidentaux de la congrégation religieuse Dashang Kagyu Vajradhara  Ling (Normandie)

 

 

 

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22:52 Publié dans Réflexion, Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : dalaï-lama, bouddhisme, bouddhistes, tibet, spiritualité, religion, chine |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 20 septembre 2007

LES « IGNOBLES VERITES » DU BOUDDHISME

 
 

 

 

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« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d’une violence symbolique dont on peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son reflet, voire sa cause profonde. 

 

Il faut bien avouer qu’au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d’armes surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres tantriques ourdissent des sorts. 

 

 Bien sûr il faut choisir le camp de l’opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets négatifs, quand on s’apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »

 

 

Bernard Faure

Professeur d’Histoire des Religions

Université de Stanford, Californie.

 

 

 

 


 

POUR EN FINIR AVEC LES MENSONGES
 
 
AU SUJET D'UNE PSEUDO ECOLE DE "SAGESSE",
 
 
AUTHENTIQUE VOIE DE PERDITION SPIRITUELLE.



 


 
27492fd55889c0ee5f00cd576d5fe353.jpgLe bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.

Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .

De son côté, dans « Visa pour le Tibet »  Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat  sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.
 
 
 
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Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à  « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une  mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).
Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !

 
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De leur côté, loin d’être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen, ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais sont devenus, particulièrement à compter de l’ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.

Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire d'origine néo-zélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant  dans son livre avec précision l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».
Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l’illumination »  ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.
La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.
Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.
 
 
 
 

 
 
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Mais le plus grave est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme. Entouré d’un prestige tenant à la méconnaissance des occidentaux à l’égard de ses sources réelles, le bouddhisme est d’une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et dépressifs en mal d’exotisme qui nous sont généreusement octroyés depuis des décennies par de nombreux canaux (livres, journaux, revues, télés,  films, etc.), sans compter sur le soutien indirect, mais cependant fort actif et utile, des tenants de la « Tradition » à la mode guénono-schuonienne qui nous chantent sur un air usé jusqu’à la corde qui est devenu aujourd’hui risible, le lassant et mensonger refrain de « l’unité transcendante des religions ».
 
 
 

90c75d8aef954b7ef817278e58a01286.jpg A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.
Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.
 
 
 
 
 

On remarquera, alors que des milliers d’occidentaux en rupture avec leur propre tradition, ne se signant jamais lorsqu’ils rentrent dans une église, ne récitant aucune prière chrétienne, totalement étrangers aux fondements doctrinaux du christianisme, vivants leurs existences comme des athées stupides, se précipitent sans discernement aucun aux pieds du moindre lama aviné et libidineux, (parfois de jeunes enfants incultes ou des adolescents boutonneux beaucoup plus intéressés par les mœurs « engageantes » des jeunes dévotes européennes pour le « coup » (sic) authentiquement « libérées », ou des lucioles de la société marchande ),  et que ce type de dérives tantriques qui conduisent, sous prétexte de libération spirituelle, à des situations psychologiques tragiques, n’est pas sans faire écho à ce qui se produisit par exemple dès les années 30 pour Jean Marquès Rivière, qui travaillait pour le journal Le Voile d’Isis dans lequel publiait l’élite occultiste de l’Europe et dont l’un des rédacteurs principaux était René Guénon, qui accomplira un rituel tantrique (« avec du sang et de l’alcool »), qui le laissa possédé par une déité tibétaine. Ce fut seulement par l’intervention d’un exorciste catholique qu’il put être libéré de la possession, faisant que par gratitude il se convertit au christianisme.
Kalou Rinpoché disait, sans doute pour consoler June Campbell et ses multiples maîtresses de passage, qu'il n'y a aucun mal dans le désir, qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence « non-duelle ». Encore une fois, est démontrée ici de façon patente, l’inexactitude totale de ces fausses théories prétendument « non-duelles » mais foncièrement sexualisées et travaillées par l’exaltation malsaine des désirs les plus triviaux, dominées par les pulsions grégaires de l’humaine condition, théories païennes oublieuses de ce qu’il en est de la nature profondément « désorientée » de l’homme depuis la rupture adamique, et en quoi le rêve d’une « pseudo libération », que l’on peut aisément qualifier de rigoureusement pélagien dans ses vues (ce qui peut d’ailleurs se dire de toutes les voies orientales globalement), s’appuyant sur des techniques forcément limitées (mantras, mudras, visualisations, etc.) et des conceptions faussées, est un rêve imaginaire qui se paye très chèrement et se conclut, généralement, par d’amères désillusions et des abîmes de déréliction.
 
 
 
 
 
Le bouddhisme, qui sous couvert d’apprentissage d’innocentes techniques méditatives dont l’Occident aurait perdu la pratique selon les ridicules et absurdes thèses guénoniennes, alors même que l’on sait qu’il n’est jamais anodin de se livrer à des exercices qui véhiculent clairement des influences spirituelles bien définies et à l’évidence douteuses puisque sous-tendues par des principes contraires à l’enseignement des Ecritures, rien n’étant jamais « neutre » dans ces domaines contrairement à ce que l’on veut faire croire aux esprits crédules, le bouddhisme donc, dans ses différentes versions (Tibet, Japon, Chine, Corée), doit être de ce fait dénoncé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un piège dangereux pour un chrétien, une voie sans issue à éviter, un itinéraire moralement périlleux pour une âme véritablement en quête de la Vérité, un cheminement incompatible avec les saintes lumières de la Révélation.  
 
 
 

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