Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 07 avril 2009

Mgr Di Falco et son indigne blasphème : un Christ sur une chaise électrique !

 ou 

la folle initiative de Mgr Di Falco 

dans la cathédrale de Gap

 

 

fryerpieta.jpg

 

Pieta.jpg 

 

« PIETA », Paul Fryer,

Collection François Pinault

 

 

 

 

Mgr Di Falco Léandri, évêque de Gap et Embrun, porte-parole de la conférence des évêques de France, on le savait depuis la ridicule et indigne commémoration des apparitions de Notre-Dame au Laus à Benoîte Rencurel transformée en une mascarade publicitaire pour une marque de fabriquant de bière, ne rate pas une occasion de faire parler de lui en se signalant par un goût plus que douteux du scandale, s’étant dit troublé par les récentes positions de Benoît XVI à propos du préservatif. Cette fois-ci, l'indigne évêque, se croit autoriser à présenter dans sa cathédrale, en pleine Semaine Sainte, une prétendue « œuvre », authentiquement blasphématoire, du sculpteur Paul Fryer, provenant de la collection de l’homme d’affaire François Pinault qui s’est piqué d’art contemporain, ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute, propriétaire du club de football le Stade rennais, troisième fortune française en 2007  : un Christ sur une chaise électrique !

 

Il faudrait normalement, pour un tel geste inconcevable et ignoble, alors qu’une telle ordure sous forme d’une hideuse sculpture mériterait d’alimenter quelques cheminées chez des nécessiteux manquant de bois chauffage en fin d’hiver, conduire rapidement le délirant épiscope en psychiatrie d’urgence pour une souveraine cure de soins intensifs. Toutefois, l'origine du symptôme ne se trouve pas dans la longue nomenclature des affections psychiques,  mais est aisément décelable au sein des très documentés traités d’ascétique et mystique, Mgr Di Falco, dégoûté des scènes de la Passion, est en effet gagné par une violente et soudaine crise d'acédie [1] , confessant s'être trop « habitué » à la vision de la Croix !

 

S’il s’agissait d’une nuit de l’âme passagère, elle pouvait être résorbée par une pratique intense de l’oraison comme l’indique saint Jean de la Croix, et on pourrait espérer un prompt retour à  une intimité avec les mystères divins par une capacité à enfin retrouver chez l’évêque, après une retraite spirituelle dans un cloître, son « sensus fidei » visiblement perdu. Mais, hélas ! ose t-il soutenir, la Croix et les souffrances que le Christ endura sur celle-ci, ne lui inspire plus aucune émotion religieuse :  « Je me suis demandé pourquoi je n’éprouvais pas la même émotion devant un crucifix. J’en ai conclu que c’était dû à l’habitude. Nous ne voyons plus le scandale de cet homme cloué sur deux bouts de bois telle une bête. »

 

De telles paroles, déjà fort inquiétantes chez n’importe quel baptisé, mais qui plus est proférées par un évêque de l’Eglise, montre en quoi les ravages de Vatican II ont pu profondément détruire dans les âmes chrétiennes les dernières traces d’intériorité contemplative s'agissant de la signification de la douloureuse Passion du Christ, venu en ce monde pour, en versant son sang, libérer les hommes de leurs péchés. Mais oser ainsi piétiner, et se moquer à ce point de l’œuvre salvifique de Jésus-Christ, au prétexte d’art contemporain visant à émoustiller une Foi chancelante, tout en se faisant le relais des plus infâmes blasphémateurs, est vraiment un soufflet supplémentaire envoyé violemment à la face du Seigneur en cette période liturgique de l’année, d’autant par un personnage qui se drape dans les plis de sa charge ministérielle pour avaliser une telle monstrueuse initiative.  

 

Foire.jpg

 

L'attraction de la fête foraine du bois de Boulogne,

interdite par la préfecture de Paris

 

Lorsqu’on songe qu’il n’y a pas si longtemps, la préfecture de Paris fit interdire une soi-disant attraction à la fête foraine du bois de Boulogne (XVIe arrondissement), où des plaisantins avaient cru intelligent de mettre en scène le spectacle d’une exécution sur une fausse chaise électrique donnant à voir un mannequin en latex pousser des cris  [2], et que voilà maintenant l’évêque d’Embrun et de Gap quasiment exhiber dans sa cathédrale, d'une certaine manière, ce que les autorités civiles avaient jugé nécessaire de faire interdire à l'intérieur d'un champ de de foire, il y a de quoi rêver !

Sans même rentrer dans l’examen du misérable argumentaire qu’a rédigé pour l’occasion Mgr Di Falco, cherchant à justifier son geste absolument déplacé et horriblement inconvenant en convoquant indifféremment, les gazés, les drogués, les séropositifs, les homos, les militants syndicaux pour être identifiés au Christ, nous constatons avec stupéfaction que ce dont ne se rend même pas compte dans son initiative publiciataire aventureuse Mgr Di Falco, c’est qu’il met concrètement ses pas, lorsqu’il déclare : « Le scandale, ce n'est pas le Christ assis sur une chaise électrique, s'il était condamné à mort aujourd'hui, on utiliserait les instruments barbares pour donner la mort qui ont encore cours dans certains pays », dans les ironiques considérations du piètre chrétien qu’était le corrupteur chansonnier Serge Gainsbourg, chantant sur les ondes nationales aux heures de grandes écoutes, l’inceste ou la sodomie, qui a eu, ce que beaucoup ignorent, cette phrase abjecte tout droit sortie de son esprit alcoolisé et perverti au dernier degré : « Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou. »

 

 

Di Falco.jpg

 

 

 Mgr Di Falco, doit porter désormais symboliquement,

autour de son cou en signe de sa complète désorientation religieuse,

une chaise électrique en or.

 

 

 

 

De la sorte, nous considérons que Mgr Di Falco, frappé d’une évidente démence, indirectement enfumé par les délires de Gainsbourg en présentant dans sa cathédrale l’oeuvre impie d’un Christ sur une chaise électrique, doit être logique avec lui-même et remplacer sur le champ sa Croix pectorale, qu’il n’est plus, objectivement, digne de porter, par une chaise électrique en or qu’il mettra désormais symboliquement autour de son cou en signe de sa complète désorientation religieuse et de sa honte définitive au regard des devoirs imposés par sa charge pastorale  !

 



 Notes

[1] le dégoût des choses spirituelles correspond à ce que les maîtres spirituels appellent la désolation. Lorsqu'il définit la désolation, saint Ignace de Loyola décrit en fait ce qu'est l'épreuve de l'ennui ou acédie dans une âme qui tend à progresser dans l'union avec Dieu. L'âme désolée n'éprouve plus la consolation de Dieu, qui l'enflammait dans l'amour de son Créateur : elle ne sent plus l'allégresse intérieure qui l'appelait et l'attirait aux choses célestes et à son bien propre et qui la remplissait de paix. Au contraire, elle est envahie de ténèbres et de trouble intérieur. Elle se sent attirée vers ce qui est bas et terrestre, inquiète devant les diverses agitations et tentations. Elle est poussée à perdre confiance, à être sans espérance, sans amour. Elle se trouve alors toute paresseuse, tiède, triste et comme séparée de son Créateur et Seigneur. (E.S. nn. 316-317).

[2] Déjà à Fréjus, la direction du Luna Park avait décidé jeudi de fermer cette attraction de la chaise électrique, à la demande du maire UMP de Fréjus, Elie Brun. Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë se disait également défavorable à cette mascarade. Quant à Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, il déclara dans un communiqué : On ne joue pas avec la mort et on ne joue pas avec la peine de mort, interdite dans notre pays, qui plus est dans des fêtes autorisées aux mineurs (…) Nous attendons du ministère de l'Intérieur qu'il prenne les décisions qui s'imposent . »

13:58 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : blasphème, art contemporain, scandale, évêque, folie, psychiatrie |  Imprimer | | | | | Pin it!

dimanche, 31 décembre 2006

Voeu

 

medium_medium_05-thumb.jpg




 Qu'il revienne!
 
Avec son coeur immense, avec son coeur de flamme, son âme de pauvre et son sourire.
 
Qu'il  revienne !
 
Et le Coeur Immaculé de Marie triomphera ! 
 
 
 
 
 
 

10:00 Publié dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Sexualité, Politique, Amour, Art contemporain, Peinture, Blabla de fille |  Imprimer | | | | | Pin it!

lundi, 02 octobre 2006

Georges Steiner

 
medium_john_martin.jpg
 
 
 
 
 
 
Dans le château de Barbe-Bleue 
 
 
Notes pour une redéfinition de la culture 

 

" Nous sommes contraints d'en revenir à un pessimisme pascalien, à un modèle de l'histoire fondé sur le péché originel. Il ne nous est que trop facile, désormais, de reconnaître avec de Maistre que notre jungle politique, l'acquiescement de l'homme cultivé et assoifé de technique au massacre, accomplissent la prédiction de la Chute."

 

 

 

Illustration:

John Martin

" La chute de Babylone " 

 

 

12:10 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Art, Arts, Art contemporain, Littérature, Poésie, Religion, Christianisme |  Imprimer | | | | | Pin it!