Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 29 mars 2015

La Passion « mystique » de l’Église

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible;

le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; 

et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps,

de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST

 durant sa vie terrestre et mortelle

doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas

(Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection

 et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897,p. 168).

  

Deuxième Partie :

 

2. Eschatologie catholique et fins des temps

 

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseLe dogme de l'indéfectibilité de l'Église, par la promesse « infaillible » annoncée par Jésus-Christ, de ne jamais faire défaut à son Eglise, nous permet d’être absolument certains que Rome gardera jusqu’à la fin des temps sa « visibilité », malgré les faiblesses et les épreuves, ce que le « Grand catéchisme de Saint Pie X », dans le commentaire du 9e article du Credo, souligne très clairement : « L'Église catholique peut-elle être détruite ou périr ? Non ; l’Église catholique peut être persécutée, mais elle ne peut être détruite ni périr. Elle durera jusqu’à la fin du monde parce que, jusqu’à la fin du monde, Jésus-Christ sera avec elle, comme il l’a promis. » (Catéchisme de Saint Pie X, 1906).

Nous sommes donc, dans le cadre de la désorientation actuelle, en présence d’un « mystère », un « mystère d’iniquité » selon saint Paul (« Car le mystère d'iniquité se forme dès à présent, mais seulement jusqu'à ce que celui qui le retient encore paraisse au grand jour », II Thessaloniciens II, 7), qui est un « mystère intérieur à l’Eglise elle-même » ; nous ne sommes pas confrontés au triomphe d’une « autre entité » qui aurait, à Rome, « éclipsé » la véritable Eglise lors de Vatican II – ce qui ne se peut aucunement, sous peine de souscrire à l’idée d’un abandon de l’Eglise par le Christ, proposition impie et blasphématoire, à laquelle souscrivent implicitement et explicitement les sédévacantistes qui, enfreignant le « droit divin », jugent le pape en hérésie en for interne, et agissent comme s’ils disposaient d’un pouvoir délibératif et décisionnel sur la personne du pontife, ce qui est non seulement formellement interdit par l’Eglise, mais en plus ne relève que de l’autorité dont dépend le pape, à savoir Le Christ et Lui Seul.

Cependant, si telle est la situation, c’est-à-dire que nous nous trouvions dans « le temps de formation de l’iniquité », alors il est évident que nous sommes en présence d’une période de combat qui se déroule « dans l’Eglise », comme dans toute la Création depuis la Chute, et ce combat à l’intérieur de l’Eglise – pas plus que le Ciel, lieu où les anges se sont révoltés –, est un combat engagé au sein même de l’Eglise, comme il eut lieu originellement dans le Ciel, qui  cependant, ne cessa point d’être le lieu où règne Dieu.

I. Le mystère de l’Eglise est celui du « combat entre Dieu et Bélial »

De la sorte, pas plus que le Ciel n’a été « éclipsé » (sic !), voilé par Satan et ses légions lors de la révolte des anges rebelles, de même « l’Eglise », en laquelle « la charité du Christ est indéfectible, car L’Église est le Corps du Christ, l’Épouse du Christ, le troupeau des brebis du Christ, l’Évangile continué, le lieu de l’habitation de l’Esprit Saint et de la sainte Trinité ; la maison, le tabernacle, la cité, le peuple, le royaume de Dieu » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957), ne peut être « éclipsée », c’est-à-dire cachée ou voilée, dissimulée à la visibilité, par une « contre-église » usurpatrice des titres, charges et possessions de la véritable Eglise, si ce n’est, par supposition impossible et abominablement hérétique, en considérant que le Christ aurait été vaincu, idée que l’on retrouve dans une certaine littérature millénariste, mais qui est dénuée de fondement théologique.

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse 

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

Les deux cités, comme le souligne saint Augustin,

s’affrontent en une lutte permanente,

et ce combat ne cessera qu’à la fin des siècles.

La seule chose vraie, métaphysiquement, c’est que la lutte contre Bélial est intrinsèque à la vie de l’Eglise, puisque les deux cités, comme le souligne saint Augustin, s’affrontent en une lutte permanente, et ce combat – qui est un « drame » en effet, dont le Golgotha fut à la fois le lieu par excellence où il se déroula le « Vendredi Saint », mais aussi le signe de sa fin par la victoire du Christ sur le bois sacré de la Croix et sa divine Résurrection le dimanche de Pâques – ne cessera qu’à la fin des siècles : «Dieu laisse subsister en face de son Église, selon une loi non plus de distinction cette fois mais d’opposition, la cité du mal, le dragon qui la chasse au désert. Cette opposition de la lumière et des ténèbres, du Christ et de Bélial (II Cor., VI, 15), se produira non seulement entre les chrétiens et leurs adversaires, mais à l’intérieur même de chaque chrétien, entre ce qui relève en lui du ciel et ce qui relève encore de l’enfer. Oublier cette loi, plus intérieure et plus crucifiante que la précédente, ce serait rejoindre les erreurs millénaristes qui annoncent pour ici-bas l’avènement d’un royaume qui parviendrait à balayer de la surface de la terre les ténèbres du malheur et du péché. » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957).

II. L’Eglise catholique de Rome est l’Eglise véritable

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseAinsi, ce qui est vrai, c’est que l’Eglise n’a point été « éclipsée », que la structure visible et hiérarchique de Rome conserve l’héritage authentique de la catholicité, et que les papes qui se succèdent depuis Vatican II, bien qu’imprégnés d’idées modernistes, sont des pontifes de la « vraie Eglise visible », et c’est de cette lignée successorale éternelle, de « droit divin », que surgira, un jour, un pape traditionnel, lorsque le Ciel en décidera, car il ne peut en surgir que de cette succession romaine, sacrée, ininterrompue, et qui ne doit jamais l’être, sous peine de destruction de l’Eglise [1], ceci étant l’objet d’une assurance formelle et dogmatique, ainsi formulée lors du concile Vatican I : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »  (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

« …le Pontificat lui-même provient du Christ ;

 la personne au contraire en tant que telle procède de ses causes naturelles,

 mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs;

il leur appartient de désigner la personne:

 mais l’union elle-même procède du Christ… »

(Saint Robert Bellarmin,  De Romano Pontefice I. 2).  

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseLes pontifes modernistes actuels, sont donc des papes dans lesquels, possiblement - ceci étant une hypothèse dont il ne nous appartient pas de juger de sa résolution –, ne se trouve plus que l’aspect matériel de la papauté, ceci en vertu de la distinction établie par saint Robert Bellarmin (1542-1621), entre la « matière » (la personne), et la « forme » (le pontificat) dans le pape : « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments: Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme: la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat) et l’union de l’un avec l’autre. De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ; la personne au contraire en tant que telle procède sans doute de ses causes naturelles, mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs; il leur appartient de désigner la personne: mais l’union elle-même procède du Christ, par le moyen (ou en le présupposant) l’acte humain des électeurs… On dit donc en vérité que les électeurs créent le Pontife et sont la cause qu’un tel soit Pontife… toutefois ce ne sont pas les électeurs qui donnent l’autorité ni ne sont cause de l’autorité. De même que dans la génération des hommes l’âme est infuse seulement par Dieu et cependant, puisque le père qui engendre en disposant la matière est cause de l’union de l’âme avec le corps, on dit que c’est un homme qui engendre un autre homme mais on ne dit pas que l’homme crée l’âme de l’homme» (Saint Robert Bellarmin,  De Romano Pontefice I. 2). 

C’est pourquoi, le pape reste donc dans sa charge, même s’il soutient l’erreur. Telle est la position constante de l’Eglise, ceci, indépendamment du fait que le Magistère ordinaire soit, en théorie, « infaillible ». Et le pontife élu doit être reconnu comme pape, du moins « matériellement », quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de ses déclarations, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un pape dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que du Christ. [2]

De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou publiquement déclaré tel de par l’effet d’un jugement privé. C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, on peut penser ce que l’on veut, considérer que le pape enseigne des erreurs et n’est peut-être plus catholique, qu’il soutient des positions contraires à la Foi de toujours, comme que nous le constatons chez les pontifes depuis 1962, néanmoins : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10). La charge pontificale relève du droit divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I. [3]

III. Le Fils de perdition doit « entrer dans l’Eglise »

Toutefois, la seule manière de pouvoir tenir en un même ensemble indissociable, la continuité éternelle de la succession pontificale, « matérielle » et « formelle », relevant du « droit divin » imprescriptible de par son Divin fondateur, et la désorientation manifeste que représente « l’errance dans la foi » de Vatican II – et il faut bien admettre, que même si le concile ne voulut point faire usage de son infaillibilité, il relève bien du Magistère authentique de l’Eglise -, c’est d’examiner la situation au regard de ce que les Apôtres, les Pères, les saints, les docteurs et théologiens de l’Eglise, ont annoncé concernant les temps futurs que doit traverser et connaître l’épouse de Jésus-Christ.

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseEt là notre légitime incompréhension cesse face à la situation illogique et aux manifestes contradictions d’une telle impossibilité, car il y a un cas, et un cas unique uniquement où l’incohérence trouve sa résolution, c’est lorsqu’on envisage ce qui se déroule sous nos yeux depuis Vatican II, au regard de l’épreuve que l’Eglise doit traverser au cours de son séjour en ce monde. Et  l’épreuve dont il s’agit, largement décrite et prédite, a été désignée par les docteurs sous le nom « d’apostasie » ; elle est très clairement prévue, et il est même question d’une positive et très concrète « entrée dans l’Eglise » - et non, ce qui est à noter, dans une « contrefaçon » qui aurait éclipsé la véritable Eglise -, du « Fils de la perdition » 

Ces prédictions ne sont point sujettes à caution, issues du fruit de l’imagination débordante de quelques visionnaires emportés par leur inspiration personnelle, le témoignage de personnalités enthousiastes, disons, pour être charitables, peu fiables et faiblement équilibrées. Tout au contraire. Nous sommes en présence d’analyses effectuées par des auteurs ecclésiastiques reconnus, et pour certains ayant même occupé les plus hautes fonctions hiérarchiques dans l’Eglise.

Ainsi, au titre de ces prédictions autorisées, plusieurs possèdent, de par la précision de leurs détails, la profondeur de leurs vues surnaturelles, une place singulièrement importante, comme nous allons pouvoir en juger.

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

« Les apostasies seront nombreuses,

on verra les conducteurs des peuples fléchir le genou devant l’idole régnante,

un grand nombre déserteront la vérité

et se laisseront emporter par le courant de la dépravation.» 

Abbé Charles Arminjon,

(Fin du monde présent et mystères de la vie future, 1881).

 

L’Abbé Charles Arminjon (1824-1885), prêtre de Chambéry, dans son ouvrage, « Fin du monde présent et mystères de la vieSédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII, future » (1881), expliqua, avec une remarquable science, ce que l’Eglise allait traverser : « Les apostasies seront nombreuses, et les courages deviendront rares. Il est écrit que les vertus des cieux seront ébranlées et que les étoiles du ciel tomberont. En d’autres termes, on verra les conducteurs des peuples fléchir le genou devant l’idole régnante, et, ce qui est plus désolant encore, c’est que, parmi les dispen­sateurs de la science, les astres de la théologie, les bouches d’or de l’éloquence sacrée, un grand nombre déserteront la vérité et se laisseront emporter par le courant de la dépravation. (…) Saint Paul nous apprend encore que Jésus‑Christ ne descendra pas une seconde fois avant que ne vienne la grande apostasie (…)  si la défection continue son cours, on peut prédire que cette guerre faite à Dieu doit fatalement aboutir à l’apostasie totale et consommée. De la statolatrie, c’est‑à‑dire de l’esprit utilitaire et de l’adoration du Dieu‑État, qui est le culte de notre époque, à l’adoration de l’homme individu, il n’y a qu’un faible pas à franchir. Nous y touchons presque…». (Abbé C. Arminjon, Fin du monde présent et mystères de la vie future », Victor Palmé, 1881).

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,Le cardinal Louis Billot, s.j. (1846-1931), dit quant lui : « cette apostasie, cette défection générale de la foi de Jésus-Christ, cette élaboration de l'œuvre d'iniquité dont un mystérieux empêchement retardait l'éclosion, cet avènement du méchant », c'est-à-dire, sanssédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps difficulté, du grand et principal antéchrist dont tant d'autres devaient être les précurseurs, tout cela évidemment n'était pas de ces choses qui adviennent en un clin d'œil, qui commencent, qui se développent, qui évoluent du jour au lendemain. » (L. Billot, La Parousie, Beauchesne, 1920, p. 198).

De même, le vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658), qui écrivit une « Interprétation de l'Apocalypse », soutient qu’au septième et dernier âge, celui de la désolation, le « Fils de la perdition entrera dans l’Eglise » : « une très grande partie de l’Église latine abandonn(er)a la vraie foi et tomb(er)a dans les hérésies en ne laissant en Europe qu’un petit nombre de bons catholiques... Et alors le Christ commencera à vomir l’Eglise de sa bouche, et permettra que Satan soit délié et étende son pouvoir en tous lieux ; et que le Fils de perdition entre dans le royaume, qui est l’Eglise. » (Interprétation de l'Apocalypse renfermant l'histoire des sept âges de l’Eglise catholiquetraduit du latin par le Chanoine de Wuilleret, Librairie Louis Vivès, 1856, t. I, pp. 159 ; 210). 

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempsEnfin, le Père Emmanuel André, o.s.b. (1826-1903), qui obtint, Le 5 juillet 1852, du pape Pie IX, l’institution d’une fête annuelle dans sa paroisse, sous le nom «Notre-Dame de la Sainte-Espérance » puis, souhaitant embrasser la vie monastique, le 30 novembre 1864, reçut de son évêque l’habitsédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps bénédictin et le nom de religieux sous lequel il passa à la postérité, devenant en 1892 Abbé de « Notre-Dame de la Sainte-Espérance », rédigea plusieurs ouvrages édifiants, mais parmi ceux-ci, publia un texte intitulé « Le drame de la fin des temps » (1895), dans lequel il exposait ces importantes vérités : « Dieu a voulu que les destinées de l’Église de son Fils unique fussent tracées d’avance dans les Écritures, comme l’avaient été celles de son Fils lui-même.... L’Église, devant être en tout semblable à Notre Seigneur, subira, avant la fin du monde, une épreuve suprême qui sera une vraie Passion. Ce sont les détails de cette Passion, en laquelle l’Église fera voir toute l’immensité de son amour pour son divin Époux, qui se trouvent consignés dans les écrits inspirés de l’Ancien Testament et du Nouveau. (…) L’Église, comme Notre Seigneur, sera livrée sans défense aux bourreaux qui la crucifieront dans tous ses membres ; mais il ne sera pas permis de lui briser les os, qui sont les élus, pas plus qu’à l’agneau pascal étendu sur la croix. L’épreuve sera limitée, abrégée à cause des élus ; et les élus seront sauvés ; et les élus, ce seront tous les vrais humbles. (…) De quelle apostasie saint Paul veut-il parler ? Il ne s’agit pas d’une défection partielle ; car il dit d’une manière absolue, l’apostasie (…)  Seule, cette apostasie rendra possible la manifestation, et la domination de l’ennemi personnel de Jésus-Christ, en un mot de l’Antéchrist. Notre Seigneur a dit : Pensez-vous que le Fils de l’homme, à sa venue, trouvera la foi sur la terre ? (Luc, XVIII, 8.) (…) Saint Grégoire le Grand, en ses lumineux commentaires sur Job, ouvre les aperçus les plus profonds sur toute l’his­toire de l’Église. L’Église, dit maintes fois le grand pape, vers le terme de son pèlerinage, sera privée de tout pouvoir temporel ; on cherchera à lui enlever tout point d’appui sur la terre (…) Mais il va plus loin encore, et il déclare qu’elle sera dépouillée de l’éclat même qui provient des dons surnaturels. » (P. Emmanuel André, Le drame de la fin des temps, 1895).

IV.L’Eglise est entrée dans les temps de sa « Passion mystique »

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseCe à quoi nous assistons, de par la situation tout à fait exceptionnelle que nous traversons, ce n’est donc pas « l’éclipse de l’Eglise » voilée par une contrefaçon parodique et usurpatrice, mais c’est un temps d’épreuve, une authentique « Passion », un « Vendredi Saint », pour le dire clairement « la Passion de l'Église », ou « Passion mystique du Christ » revécue, que plusieurs théologiens, très éloignés des millénarismes et messianismes spéculatifs en grande faveur chez les schismatiques soutenant l’idée d’une « Eglise éclipsée », désignent comme étant l'épreuve finale qu’aurait à subir l'Église dans la période annonçant la « Fin des Temps », précisément une période où adviendra « l’apostasie ». [4]

Selon l'eschatologie catholique, en effet l'Église, avant la Parousie, c’est-à-dire le second avènement du Christ, doit subir une « Passion » à l'image du Verbe incarné, dont elle est le corps mystique. Ce temps de « Passion », peut s’étendre sur une très longue période et il serait aventureux de vouloir en annoncer la durée accomplie et l’arrivée prochaine du Fils de Dieu. Tout cela peut se dérouler sur des siècles, comportant des avancées vers l’apostasie, puis des retours, pour des périodes courtes ou étendues, vers la tradition, en un mouvement apparemment contradictoire qui sera cependant représentatif du trouble consécutif des épreuves qu’aura à traverser l’Eglise.

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

 ‘‘ηλι ηλι λαμα σαβαχθανι / êli, êli, lama sabachthani’’ 

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »  

(Matthieu, XXVII, 46 ; Marc XV, 34).

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps 

« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde :

il ne faut pas dormir pendant ce temps-là (…)

Le ciel et Lui sont seuls dans cette connaissance.

Jésus est dans un jardin, non de délices comme le premier Adam,

où il se perdit et tout le genre humain,

mais dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain.

Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit… »

(Blaise Pascal, Le mystère de Jésus, 1651). 

N’oublions pas, comme l’écrivait Blaise Pascal (1623-1662), que le « Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde », et que si le Christ doit vivre son agonie jusqu’à la consommation des siècles, l’Eglise, son épouse mystique, unie intimement à son époux dont elle partage les joies et les peines, elle, également, participe des mêmes tourments et humiliations subis par Celui dont elle reçoit la vie. [5]

V. La "Passion" en sa tragique et douloureuse dimension "mystérique" et "mystique"

Mais il est nécessaire de bien percevoir ce que signifie « La Passion » du Christ dans toute sa dimension tragique et douloureuse, si nous souhaitons pouvoir mesurer, entièrement, ce qu’il doit advenir à l’Eglise à son tour.

Ainsi, la Passion a consisté pour le Christ, selon saint Paul, de « devenir » péché, « malédiction » au yeux de son Père, être fait « esclave » en « s’anéantissant » :  « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens V, 21) ; « Jésus-Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois… » (Galates III, 13) ; « Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit (εκένωσεν) lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! » (Philippiens II, 6). De ce fait, si l’Eglise doit partager le même sort que son Divin fondateur, il lui faut assumer une condition « pécheresse », et ce malgré sa « sainteté » constitutive que rappelle Pierre (I Pierre II, 22), en allant au bout, dans son « Imitation », de ce que signifie le « mystère » de déréliction et d’abjection de la Croix absolument impensable : « scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Corinthiens I, 23), « mystère » qui est au cœur même du drame du Golgotha et de toute la religion chrétienne.

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps

« Jésus s’était chargé de tous les péchés du monde.

Quoiqu’il fût le plus saint de tous les hommes, ou plutôt la sainteté même,

ayant pris sur lui la charge de satisfaire pour tous nos péchés,

il paraissait le plus grand pécheur de l’univers (…)

Jésus-Christ se troubla à l’aspect de sa mort.. » 

(Saint Alphonse-Marie de Liguori). 

Saint Alphonse de Ligori ( + 1787), parmi les docteurs de l’Eglise, est celui qui a le plus précisément décrit la nature du drame vécu par Notre Seigneur, il nous montre le caractère « inégalable » de la Passion de Jésus, en raison de la « Justice » subie de la part de Dieu, ce qu'il représenta d'ailleurs dans un tableau du "Christ en Croix" peint de ses mains (ci-contre). Cette « Justice » possèdesédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps un caractère extrême en raison de la « colère » de Dieu suite au péché originel, colère qui est retombée sur le Christ à la Croix selon la parole du Psaume : « Sur moi pèse ta colère; … tes épouvantes m’ont réduit à rien » (Ps 87, 8-17). Voici ce qu’écrit saint Alphonse de Ligori : « il a voulu souffrir autant que s’il eût été lui-même l’auteur de toutes nos fautes (…) Ainsi s’est vérifiée cette parole d’Isaïe, que Dieu a voulu ‘‘broyer son Fils dans les souffrances’’, pour le salut du monde (Is. 53, 10-11) (…). Sur moi pèse ta colère; … tes épouvantes m’ont réduit à rien » (Ps 87, 8.17), ce qui signifie que toute la colère de Dieu excitée par nos péchés est venue retomber sur la personne du Sauveur. On entend dans le même sens ce que l’Apôtre dit : « Il est devenu malédiction pour nous » (Ga 3, 13). Jésus devint la malédiction, c’est-à-dire l’objet de toutes les malédictions que méritent les pécheurs.  (…) Mais, la douleur qui affligea le plus profondément notre doux Rédempteur, ce fut d’être abandonné même de son Père éternel; aussi s’écria-t-il alors, conformément à la prophétie de David: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? Loin de me sauver les paroles de ma bouche  » (Ps 21, 2). C’est comme s’il eût dit : « Mon Père ! les péchés des hommes, que j’appelle les miens parce que je m’en suis chargé, m’empêchent de me délivrer de ces souffrances qui consument ma vie ; mais vous, mon Dieu ! dans cette extrême désolation, pourquoi m’avez-vous abandonné ? (…) Et c’est comme submergé dans cet abîme de douleurs, intérieures et extérieures, que l’aimable Jésus a voulu finir sa vie, conformément à la prophétie de David: « Je suis entré dans l’abîme des eaux et le flot me submerge » (Ps 68, 3). (…) Jésus s’était chargé de tous les péchés du monde. Quoiqu’il fût le plus saint de tous les hommes, ou plutôt la sainteté même, ayant pris sur lui la charge de satisfaire pour tous nos péchés, il paraissait le plus grand pécheur de l’univers (…) et comme nous méritions d’être à jamais abandonnés dans l’enfer et livrés à un désespoir éternel, il a voulu être lui-même abandonné à une mort sans consolation, afin de nous délivrer de la mort éternelle. Saint Augustin observe en outre que, si Jésus-Christ se troubla à l’aspect de sa mort, ce fut pour la consolation de ses serviteurs, afin que, s’il leur arrive d’éprouver quelque trouble lorsqu’ils se voient sur le point de mourir, ils ne se regardent pas comme réprouvés et ne s’abandonnent pas au désespoir, puisque le Seigneur lui-même se troubla dans cette circonstance. » (Saint Alphonse-Marie de Liguori, Considérations sur la Passion de Jésus-Christ, 1761).

Voici donc les grandes vérités de la Passion du Christ :

- 1°) Jésus a vu peser sur lui la « colère de Dieu » (Ps 87, 8.17) ;
- 2°) Jésus est « devenu malédiction pour nous » (Ga 3, 13), et fut « abandonné » de la part de son Père (Mt 27, 46) ;
- 3°) Jésus à la Croix a pris la « condition d’esclave » (Ph 2, 7) ;
- 4°) Jésus parut « le plus grand pécheur de l’univers », et fut « troublé » à l’instant de sa mort par des « peines intérieures ».

Transposons ces vérités à propos de la « Passion » de l’Eglise, dans son Imitation du Christ :

- 1°) L’Eglise verra peser sur elle la « colère de Dieu » (Ps 87, 8.17) ;
- 2°) L’Eglise « deviendra malédiction pour nous » (Ga 3, 13), elle sera « abandonnée » de la part du Père (Mt 27, 46) ;
- 3°) L’Eglise lors de sa Passion prendra la « condition d’esclave » (Ph 2, 7) ;
- 4°) L’Eglise paraîtra « la plus grande pécheresse de l’univers », elle sera « troublée » à l’instant de sa mort par des « peines intérieures ».

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps

« Le voilà prosterné et abattu, gémissant sous ce poids honteux [des torrents de péché],

n’osant seulement regarder le ciel ;

tant sa tête est chargée et appesantie par la multitude de ses crimes,

c’est-à-dire des nôtres, qui sont véritablement devenus les siens. »

(Bossuet, Premier Sermon pour le Vendredi Saint,

sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ,

Œuvres complètes, vol. X, Librairie Louis Vivès, 1863). 

 

Voilà, terrible et incroyable, « scandaleuse » et folle », mais cependant «infaillible », la Vérité catholique !  L’Eglise, comme le Christ, doit être  faite « péché » et endurer les affres de la « mort mystique » : « En ce sens, l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21). » (Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur II Cor. V, 20-21). Mais pour cela, pour comprendre théologiquement la situation présente de l’Eglise « pécheresse », « faite péché » à l’image du Christ sur la Croix, « prosterné et abattu, gémissant sous ce poids honteux [des torrents de péché], n’osant seulement regarder le ciel ; tant sa tête est chargée et appesantie par la multitude de ses crimes, c’est-à-dire des nôtres, qui sont véritablement devenus les siens » (Bossuet, Sermon sur le Vendredi-Saint), encore faut-il entrer, par la prière et non le raisonnement et la logique – « laissons les raisonnements et les paroles étudiées, et appliquons nos esprits sérieusement sur cet étrange spectacle que le prophète nous représente » (Bossuet, ibid.) -, dans le « mystère » de la Passion et, par cette prière, aller au bout de l’exigence théologique et « mystique » de l’Imitation du Christ, par laquelle l’Eglise « comme son Divin Chef », paraîtra « vaincue ».

 

VI. L'Eglise doit, "infailliblement", achever en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ 

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

« L’Église reproduit au cours des siècles

toute la vie du Christ, dont elle est le corps mystique(…)

l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix,

 paraîtra vaincue, mais ce sera elle qui remportera la victoire »

Dom Gaspar Lefebvre, Missel Quotidien et Vesperal, 1937).

 

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,C’est pourquoi, Dom Gaspar Lefebvre (1880-1966), moine bénédictin à qui l’on doit un célèbre missel utilisé par des générations de fidèles catholiques, a établi un parallèle saisissant, dans le temps liturgique après la Pentecôte, entre la vie du Christ et l’histoire de l’Église : «Depuis les fêtes de la Pentecôte, où elle prit naissance, l’Église reproduit au cours des siècles toute la vie du Christ, dont elle est le corps mystique. Jésus, dès son enfance, est persécuté et doit fuir en Égypte tandis qu’on massacre les Saints Innocents, et l’Église aux premières années de sa vie subit les plus violentes persécutions et doit souvent se cacher dans les catacombes ou dans le désert. Jésus adolescent se retire à Nazareth et passe les plus longues années de sa vie dans le recueillement et la prière. Et l’Église, à partir de Constantin, connaît une longue ère de paix. Partout surgissent des cathédrales et des abbayes où résonne la louange divine, et où évêques et abbés, prêtres et religieux s’opposent, par l’étude et un zèle infatigable, à l’envahissement de l’hérésie. Jésus, le divin missionnaire envoyé par le Père dans les régions lointaines de cette terre, commence à trente ans sa vie d’apostolat. Et l’Église, à partir du xvie siècle, doit résister aux assauts du paganisme renaissant, et répandre dans les parties du globe récemment découvertes l’Évangile du Christ. Et de son sein surgissent sans cesse des milices nouvelles et de nombreuses légions d’apôtres et de missionnaires qui annoncent la bonne nouvelle par le monde entier. Enfin Jésus termine sa vie par le sacrifice du Golgotha bientôt suivi par le triomphe de sa résurrection. Et l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue, mais ce sera elle qui remportera la victoire. "Le corps du Christ qui est l’Église, dit Saint Augustin, à l’instar du corps humain, fut d’abord jeune, et voilà qu’à la fin du monde il aura une apparence de caducité". » (Dom Gaspar Lefebvre, Missel Quotidien et Vesperal, Paris, 1937, p. 930).

Cette idée de Dom Lefrebvre : « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue », est partagée par les docteurs de l’Eglise depuis saint Paul qui y fait directement allusion par ces paroles : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l`achève en ma chair, pour son corps, qui est l`Église. » (Colossiens, I 24).

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps

« Ne faut-il pas que l'Eglise de jour en jour,

prenne davantage la ressemblance du Christ ?

Ne faut-il pas qu'elle soit comme la vivante image

de Celui qui a souffert de tels tourments et si nombreux ?

 Ne faut-il pas que d'une certaine façon

elle achève en elle-même ce qui manque

aux souffrances du Christ (Coloss. I, 24) ?

C'est là le secret de cette loi de la souffrance

imposée par Dieu à son Eglise qui milite sur cette terre… » 

(S. Pie X, Encyclique Communium Rerum, 21 avril 1909). 

Saint Pie X, évoque quant à lui clairement, dans l’encyclique Communium Recrum, la loi de souffrance imposée par Dieu à son Eglise, qui la conduit à devoir « achever en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ », de sorte qu’elle soit  « comme la vivante image de Celui qui a souffert de tels tourments » : « Le Seigneur est toujours là ; grâce à lui, tout concourra au bien de ceux qui l'aiment (Rom. vin, 28). Il tirera le bien du mal; les triomphes qu'il réserve à son Eglise seront d'autant plus éclatants que plus méchants ont été les efforts de la perversité humaine pour ruiner son œuvre. Telle est l'admirable grandeur des desseins de la divine Providence; telles sont ses voies impénétrables (Ibid. xi, 33), dans la  situation présente; - car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit le Seigneur (Is. LV, 8). Ne faut-il pas que l'Eglise de jour en jour, prenne davantage la ressemblance du Christ ? Ne faut-il pas qu'elle soit comme la vivante image de Celui qui a souffert de tels tourments et si nombreux ? Ne faut-il pas que d'une certaine façon elle achève en elle-même ce qui manque aux souffrances du Christ (Coloss. I, 24) ? C'est là le secret de cette loi de la souffrance imposée par Dieu à son Eglise qui milite sur cette terre : les luttes, les oppressions, les angoisses seront à jamais son partage ; telle est la voie, telles sont les tribulations incessantes par lesquelles elle entrera dans le royaume de Dieu (Act. xiv, 21), pour se réunir enfin à l'Eglise triomphante du cielIls se trompent donc singulièrement, ceux qui s'imaginent et espèrent pour l'Eglise un état exempt de toute perturbation…» (S. Pie X, Encyclique Communium Rerum, 21 avril 1909,  cf. Actes de S.S. Pie X, t. V, Éditions de la Documentation Catholique, n.d., pp. 41-42).

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

 « La Passion du Christ se renouvelle,

et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève,

dans son corps mystique qui est l'Église (…)

souffrant toujours en son corps mystique, le Christ

veut nous avoir pour compagnons de son expiation.. »

(Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928)

Pie XI déclarait également en 1928, dans son encyclique Miserentissimus Redemptorconsacrée à la réparation due par tous au Sacré-Cœur de Jésus qui est « la synthèse de la religion » - rappelant que la dévotion au Sacré-Cœur, qui a pour origine l'encyclique Annum Sacrum de Léon XIII en 1899, avait perdu de son intensité alors que « l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus » - que la « Passion se poursuit dans l’Eglise » :« La Passion du Christ se renouvelle, et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève, dans son corps mystique qui est l'Église. Car, pour nous servir encore des paroles de saint Augustin : "Le Christ a souffert tout ce qu'il devait souffrir ; la mesure de ses souffrances est désormais à son comble. La dette de souffrances était donc payée dans la Tête, mais elle demeurait entière dans son corps". Le Seigneur Jésus lui-même a bien voulu nous l'apprendre, quand il disait à Saul, respirant encore la menace et la mort contre les disciples : Je suis Jésus que tu persécutes. Il laissait ainsi nettement entendre que les persécutions déchaînées contre l'Église visaient et atteignaient le divin Chef de l'Église lui-même. C'est donc à bon droit que, souffrant toujours en son corps mystique, le Christ veut nous avoir pour compagnons de son expiation. Notre situation envers lui l'exige également, car, puisque nous sommes le corps du Christ et ses membres chacun pour notre part, tout ce que souffre la tête, les membres le doivent souffrir aussi. » (Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928).

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse 

« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible ; 

le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête,

là également doit se trouver le corps,

de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST

durant sa vie terrestre et mortelle doivent

se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas.

JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement :

l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. »

Mgr de Ségur, 

(De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église,1897).

 

Quant à Mgr. Louis Gaston de Ségur (1820-1881), Prélat dans la Maison du Pape Pie IX, Chanoine de l'Ordre des Évêques du Chapitre Impérial de Saint-Denys, il aborda également ce sujet, à bon droit fondamental pour la sauvegarde de la Foi catholique, dans lequel il démontra la permanente visibilité de l’Eglise, mais qui « apostasiera avant la fin des temps », car en effet, il doit advenir, non pas une « éclipse », mais une « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine ».

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

« Quoique toujours visible

et composée de ses éléments essentiels,

l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée,

comme morte et ensevelie. »

Mgr de Ségur,

(De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église,1897)

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

"De la Passion, de la résurrection

et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église"

« JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible; le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. JÉSUS-CHRIST est ressuscité et a triomphé miraculeusement de la mort : l’Église ressuscitera, elle aussi, et triomphera de Satan et du monde, par le plus grand et le plus prodigieux de tous les miracles : celui de la résurrection instantanée de tous les élus, au moment même où Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, entr’ouvrant les cieux, en redescendra plein de gloire avec sa sainte Mère et tous ses Anges. Enfin, JÉSUS-CHRIST, Chef de l’Église, est monté corporellement au ciel le jour de l’Ascension : à son tour, l’Église ressuscitée et triomphante montera au ciel avec Jésus, pour jouir avec lui, dans le sein de DIEU, de la béatitude éternelle. Nous ne connaissons d’une manière certaine « ni le jour ni l’heure (Ev. Matth., XXV, 13.) » où se passeront ces grandes choses. Ce que nous savons, d’une manière générale mais infaillible, parce que cela est révélé de DIEU, c’est que « la consommation viendra lorsque l’Évangile aura été prêché dans le monde entier, à la face de tous les peuples (Ibid., XXIV. 14.) » Ce que nous savons, c’est qu’avant ces suprêmes et épouvantables secousses qui constitueront la Passion de l’Église et le règne de l’Antéchrist (II adThess., II, 3.), l’apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine (Corn. a Lap., in loc.cit.). Enfin, ce que nous savons, c’est qu’à cette redoutable époque le caractère général de la maladie des âmes sera « l’affaiblissement universel de la foi et le refroidissement de l’amour divin, par suite de la surabondance des iniquités (Ev.Matth., XXIV, 12). » Les Apôtres ayant demandé un jour à Notre-Seigneur à quels signes les fidèles pourraient reconnaître l’approche des derniers temps, il leur répondit : d’abord qu’il y aurait de grandes séductions, et que beaucoup de faux docteurs, beaucoup de semeurs de fausses doctrines rempliraient le monde d’erreurs et en séduiraient un grand nombre (Ibid., 10, 11.); – puis, qu’il y aurait de grandes guerres et qu’on n’entendrait parler que de combats; que les peuples se jetteraient les uns sur les autres, et que les royaumes s’élèveraient contre les royaumes (Ibid., 6, 7.); – qu’il y aurait de tous côtés des fléaux extraordinaires, des maladies contagieuses, des pestes, des famines, et de grandes tremblements de terre (Ibid., 7.). « Et tout cela, ajouta le Sauveur, ce ne sera encore que le commencement des douleurs (Ibid., 8.) » Satan et tous les démons en seront la cause. Sachant qu’il ne leur reste plus que peu de temps, ils redoubleront de fureur contre la sainte Église; ils feront un dernier effort pour l’anéantir, pour détruire la foi et toute l’œuvre de DIEU. La rage de leur chute ébranlera la nature (Apoc., XII, 9, 12.), dont les éléments, comme nous l’avons dit, resteront jusqu’ à la fin sous les influences malfaisantes des mauvaises esprits. Alors commencera la plus terrible persécution que l’Église ait jamais connue; digne pendant des atroces souffrances que son divin Chef eut à souffrir en son corps très-sacré, à partir de la trahison de Judas. Il se fera passer pour le Christ, pour le Fils de DIEU; il se fera adorer comme DIEU, et sa religion, qui ne sera autre chose que le culte de Satan et des sens, s’élèvera sur les ruines de l’Église et sur les débris de toutes les fausses religions qui couvriront alors la terre (II ad Thess. II, 4.).  […] L’abomination de la désolation régnera dans le lieu saint (Ibid., 15.) », pendant « trois ans et demi, pendant quarante-deux mois (Apoc., XIII, 5.) », correspondant aux quarante-deux heures qui se sont écoulées, comme nous l’avons dit déjà, depuis le commencement des ténèbres du crucifiement de JÉSUS, le Vendredi-Saint, jusqu’à l’heure de la résurrection, le dimanche de Pâques, au lever du soleil. Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie. Il sera donné à l’Antéchrist de vaincre les serviteurs de Dieu, et de faire plier sous son joug tous les peuples, et toutes les nations de la terre; et, sauf un petit nombre d’élus, tous les habitants de la terre l’adoreront, en même temps qu’ils adoreront Satan, auteur de sa puissance (Ibid., 7, 8, 4.). Si jadis le féroce Dioclétien a pu croire un instant qu’il avait définitivement détruit le nom chrétien, que sera-ce en ces temps-là, dont ceux de Dioclétien de Néron n’ont été qu’un pâle symbole. L’Antéchrist proclamera orgueilleusement la déchéance du christianisme, et Satan, maître du monde, se croira un instant vainqueur.Mais en ces temps-là, comme nous l’apprennent et l’Écriture et la Tradition, s’élèveront contre l’Antéchrist « les deux grands témoins (Ibid., XI, 3.) » de JÉSUS-CHRIST, réservés pour ces derniers jours, à savoir le Patriarche Hénoch et le Prophète Élie, qui ne sont pas morts, comme l’enseigne expressément l’Écriture. Ils viendront prêcher les voies du Seigneur. Ils prêcheront JÉSUS-CHRIST et le règne de DIEU pendant douze cent soixante jours, c’est-à-dire pendant la durée presque entière du règne de l’Antéchrist. […] Pour relever sa puissance, l’Antéchrist, singeant la triomphale ascension du Fils de DIEU et des deux grands Prophètes, tentera, lui aussi, de monter au ciel, en présence de l’élite de ses adeptes. Et c’est alors que Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, « semblable à la foudre qui de l’Orient à l’Occident déchire le ciel, apparaîtra tout à coup sur les nuées, dans toute la majesté de sa puissance (Ev. Matth., XXIV, 27, 30.) », frappant de son souffle et l’Antéchrist (II ad Thess., II, 8.) et Satan et les pécheurs. Tout ceci est prédit en termes formels (I ad Thess., IV, 15.). Comme nous l’avons dit, l’Archange Michel, le Prince de la milice céleste, fera retentir toute la terre du cri de triomphe qui ressuscitera tous les élus (Ev. Matth., XXIV. 31.). Ce sera le Consummatum est de l’Église militante, entrant pour toujours dans la joie du Seigneur.  Cette « voix de l’Archange » sera accompagnée d’une combustion universelle, qui purifiera et renouvellera toutes les créatures profanées par Satan, par le monde et par les pécheurs. La foi nous apprend, en effet, qu’au dernier jour, JÉSUS-CHRIST doit venir juger le monde par le feu (Rit.Rom.). Ce feu vengeur et sanctificateur renouvellera la face de la terre et fera « une nouvelle terre et des nouveaux cieux (Psal., CIII, 30.), (Apoc. XXI, 1.) ». Comme au Sinaï, comme au Cénacle, l’Esprit-Saint se manifestera ainsi par le feu, en ce jour redoutable entre tous. Telle sera la fin terrible et glorieuse de l’Église militante; telle sera, autant du moins que la lumière toujours un peu voilée des prophéties nous permet de l’entrevoir, . Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu’au Calvaire, jusqu’au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jamais. »  (Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897,pp. 168-176). 

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

VII. L’Église devient obscure « dans l’engouement pour la nouveauté »

Nous le voyons, les événements auxquels nous assistons depuis plusieurs décennies, relèvent de la vie intime de l’Eglise, ils participent de l’eschatologie par laquelle nous savons que  « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue », une Eglise au sein de laquelle il doit advenir une, « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine », une Eglise qui « doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final ».

A ce titre, le texte révélé de l’Apocalypse, rédigé par saint Jean, distingue les âges du christianisme selon le nom de sept églises d’Asie mineure (Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée), ces âges allant des premiers siècles de l’Eglise jusqu’au moment où s’éteindra le dernier pape avant le retour du Fils de Dieu. Les exégètes ne sont pas tous du même avis concernant l’église d’Asie, et donc l’âge, qui correspondrait à notre période actuelle. Mais la plupart s’accordent pour considérer que nous sommes dans le temps de l’église de Sardes. Ce temps est caractérisé par une désorientation et une perte de la Foi, faisant que les œuvres qui paraissent vivantes, sont en réalité « mortes » : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. » (Ap. III, 1). [6]

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

« ... l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21)..."

(Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur II Cor. V, 20-21,).

 

C’est exactement la formulation de saint Thomas d’Aquin ( + 1274), qui ne parle pas d’une « éclipse de l’Eglise », mais bien d’une Eglise visible, "paraissant vivante" mais devenue sombre, « obscure », « noire » à cause de l’hérésie de la nouveauté, ce qui correspond très exactement à ce que nous vivons : « L’Église devient obscure dans l’engouement pour la nouveauté, lorsque les prédicateurs et les docteurs ne sont pas en elle ; elle devient [...] noire à cause des nuages, c’est-à-dire à cause de la séduction des hérétiques » (S. Thomas d’Aquin, Commentaire sur les Psaumes X, 3).

Il s’agit bien de l’Eglise, pas d’une contrefaçon usurpatrice ni d'un "corps étranger" désigné sous le nom de "secte conciliaire", il s’agit de l’épouse du Christ « devenue obscure dans l’engouement pour la nouveauté », les nuages représentant le séductions des hérétiques pour les doctrines erronées.

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseLe docteur commun écrit d’ailleurs : « En ce sens, l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (IIsédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse Corinthiens V, 21),   "Car Celui qui ne connaissait point le péché, il L'a rendu péché pour l'amour de nous, afin qu'en Lui nous devinssions justice de Dieu". "Celui, commente saint Thomas d'Aquin, qui ne connaissait pas le péché, c’est-à-dire le Christ (1 Pierre II, 22 – Lui qui n’a pas commis de péché... Jean. VIII, 46Qui de vous me convaincra de péché ?), Dieu le Père L’a fait péché pour nous. Ceci s’explique de trois façons. D’abord la coutume de l’ancienne loi est que le sacrifice pour le péché soit nommé "péché" (Osée IV, 8 – Ils mangeront les péchés de mon peuple, c’est-à-dire les offrandes pour le péché). Dans ce sens, "il L’a fait péché pour nous" veut dire qu’Il L’a fait victime ou sacrifice pour le péché. Dans un second sens, "péché" est quelquefois mis pour "la ressemblance du péché" ou "le châtiment du péché" (Rom. VIII, 3). Dieu envoya son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché... c’est-à-dire que dans la ressemblance du péché c’est le péché qu’il a condamné. Et ici le sens est qu’il Lui a fait prendre une chair mortelle et capable de souffrir. Enfin il arrive parfois qu’on dise que ceci ou cela est, non qu’il en soit vraiment ainsi, mais parce que les hommes en jugent de la sorte. Dans ce sens "Il L’a fait péché pour nous" signifie qu’Il a permis qu’Il fût considéré comme pécheur (Is. LIII, 12). Il a été mis au nombre des pécheurs" (Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur II Cor. V, 20-21, édition Louis Vivès, 1870).

Si le Christ a été fait péché pour nous libérer de l’emprise de la mort, de même, « En ce sens, l’Eglise est « faite péché pour notre salut » (II Corinthiens V, 21), ce qui signifie qu’elle est conduite, à la suite de Jésus, au Calvaire, pour y être configurée à son Divin époux. Ainsi retenons, selon ce que nous l’enseigne les docteurs, que  « JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible; le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final», et ceci se produira DANS l’Eglise, « toujours visible et composée de ses éléments essentiels », une l’Église qui sera pendant toute cette période, « comme crucifiée, comme morte et ensevelie ».

VIII. Le pharisaïsme ésotérique cosmo-théologique du sédévacantisme

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempsComme nous le voyons, le problème, sérieux s’il en est, de la présupposition pseudo-théologique, sur laquelle s’appuie le sédévacantisme pour justifier sa non reconnaissance du pape et de Rome, qui participent l’un et l’autre, selon eux, d’une « secte », d’un « corps étranger », un « astre autre » (sic) éclipsant la véritable Eglise, c’est qu’elle est en totale contradiction d’avec les enseignements formels des docteurs de l’Eglise, qui évoquent une « Passion » de l’Eglise dans la période précédent la fin des temps, un momentsédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps où "l'apostasie" triomphera "dans" l'Eglise, mais en aucun cas le remplacement de l’épouse du Christ par un « corps étranger » ; saint Thomas d’Aquin parle bien d’une « Eglise visible », mais devenue pécheresse, « obscure » et « noire » à cause « de l’hérésie de la nouveauté » (Commentaire sur les Psaumes X, 3). Et il s'agit bien de toute l'Eglise, incluant sa hiérarchie, entièrement, jusqu'à son sommet, car l'Eglise est indéfectiblement unie au pontife romain depuis saint Pierre, et ne peut s'entendre, ni s'imaginer sans pape ; l'épreuve, c'est-à-dire "l'apostasie" que doit vivre et connaître l'Eglise  dans les derniers temps de son histoire, consiste donc bien en un événement qui doit intervenir non seulement au sein même de l'institution fondée par Jésus-Christ, mais de plus s'étendre, absolument, à l'ensemble de toutes ses parties "visibles", car il est question, non pas d'une "défection partielle", mais bien d'une apostasie entendue au sens plénier du terme .

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps

Saint Thomas d’Aquin parle bien d’une « Eglise visible »,

mais devenue pécheresse, « obscure » et « noire »

à cause « de l’hérésie de la nouveauté » (Commentaire sur les Psaumes X, 3).

Ainsi, c’est bien "dans l’Eglise", 

et non pas dans un quelconque « astre autre » (sic), 

selon des spéculations hasardeuses et des rêveries absurdes

qui relèvent de l’ésotérisme cosmologique, 

que doit advenir « l’apostasie ».  

Il y a donc, chez les schismatiques, un refus très coupable de la « Passion », une « Passion » refusée à l’Eglise au prétexte de comparaisons fantaisistes hautement aventureuses théologiquement, qui conduisent, au fond, à ne pas accepter par l’effet d’une lâcheté pharisaïque, l’épreuve de la Croix que subit l’épouse de Jésus-Christ, et à fuir cette sainte et pieuse évidence, à savoir que « l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraisse vaincue ».  Et elle doit être, cette Eglise, configurée au Christ dans sa Passion à la fin des temps, car c’est bien dans l’Eglise, et non pas dans un quelconquesédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps « astre autre » (sic), selon des rêveries absurdes qui relèvent de l’ésotérisme cosmologique, que doit advenir « l’apostasie » [7], une apostasie que Mgr de Ségur désigne positivement comme étant celle de l’Eglise catholique, pas d’un « corps étranger », d’un « autre corps céleste venu d’ailleurs ».

Il s’agit donc, objectivement et fort concrètement, dans les événements que nous traversons, d’une : « apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine », et ceci en conséquence d’une vérité évangélique révélée incontestable : « L’Eglise doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final » : « Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu’au Calvaire, jusqu’au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jamais. » [8]

Qu’adviendra-t-il en cette terrible période de l’Histoire de l’Eglise ?

Voici la réponse que nous connaissons à présent, très éloignée de l'inacceptable et surtout très hérétique théorie de "l'occultation" produite par les fumeuses spéculations et interprétations cosmico-occultistes sédévacantistes : «Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie (Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, 1897).

sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps

«Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, 

l’Église sera pendant tout ce temps-là

comme crucifiée, comme morte et ensevelie 

(Mgr de Ségur)

Conclusion

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseAu moment de ce crucifiement final, lorsque l’épouse du Christ sera morte et ensevelie, il ne s’agit surtout pas de fuir et de l’abandonner, en ces instants où l’Eglise – « toujours visible » - est au Calvaire, en ces heures où l’Eglise vit son agonie, bien au contraire, « il ne faut pas dormir », ou pire, de façon abominablement pharisaïque, s’en détourner et la fuir !

L’Eglise a besoin que nous conservions la Foi, que nous résistions à l’apostasie, et que nous restions convaincus que la souffrance consentie « mystiquement » par l’Eglise, à l’imitation de Jésus son époux, qui se fit péché pour le salut des hommes, est une épreuve d’expiation en conformité de son Divin Fondateur. Et pendant cette période, où l’apostasie générale est répandue sur la terre, où les forces de corruptions sont déchaînées horriblement, n’oublions pas et soyons certains, que « La révélation de la Trinité, notamment, est toujours pure à l’intérieur de l’Église…». [9]

Sédéprivationnisme,droit divin,Catholicisme,Christianisme,Conclave,conclavisme,Culture,curie,curie romaine, droit Canon,droit canonique,La Question,Eglise,Eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,Histoire,liturgie,luthéranisme,Luther,Messe,papauté,Pape, pontife,pontife romain,Religion,Rome,Saint siège, schismatique,schisme,société,tradition,Vatican,Vatican II,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,Antéchrist,antichrist,Apocalypse,révélations,sédévacantisme,thèse Cassiciacum,sédéplénisme,Pie XI,Pie IX,Pie XII,saint Pie X,Léon XIII,Benoît XVI,Jean-Paul II,Paul VI,Jean XXIII,

« Se séparer du Pape, c'est se séparer de JÉSUS-CHRIST,

 c'est désobéir à JÉSUS-CHRIST. 

La puissance du Vicaire de JÉSUS-CHRIST

n'est limitée ici-bas par aucune puissance;

elle ne dépend que de JÉSUS-CHRIST seul…»

Mgr de Ségur,

«Que JÉSUS-CHRIST est, dans la personne du Pape,

le Chef, le Pasteur et l e Docteur de l’Église Catholique-Romaine, 1897).

 

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseMgr de Ségur sur ce point est catégorique : « Se séparer du Pape, c'est se séparer de JÉSUS-CHRIST, c'essédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypset désobéir à JÉSUS-CHRIST. La puissance du Vicaire de JÉSUS-CHRIST n'est limitée ici-bas par aucune puissance; elle ne dépend que de JÉSUS-CHRIST seul, qui, du haut de sa gloire, la retient immuable dans la vérité, et domine, par l'assistance de son Esprit, les défaillances de l'infirmité humaine. Et il en sera ainsi jusqu'au second avènement du Fils de DIEU. Alors la gloire du serviteur disparaîtra devant la gloire du Maître; alors le Souverain-Pontife du ciel sera pour toute l'éternité le seul Chef do son Église res-suscitée et triomphante, et introduira dans les divins pâturages du Paradis l'immense troupeau de ses élus, depuis Adam et Eve pénitents et pardonnes jusqu'au dernier Pape, jusqu'au dernier Évoque catholique, jusqu'au dernier prêtre et au dernier chrétien demeurés fidèles au milieu des dernières épreuves. » (Mgr de Ségur, Que JÉSUS-CHRIST est, dans la personne du Pape, le Chef, le Pasteur et l e Docteur de l’Église Catholique-Romaine, Œuvres, t. Xe, 1897,p. 154).

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseEnfin, comme l’annonçait Joseph de Maistre (1753-1821), l’auteur « Du Pape » (1819), sachons nous ternir prêts spirituellement, car les « temps sont arrivés » : « Il faut nous tenir prêts pour un événement immense dans l’ordre divin, vers lequel nous marchons avec une vitesse accélérée qui doit frapper tous les observateurs. Des oracles redoutables annoncent déjà que les temps sont arrivés. » [10] Mgr Jean-Joseph Gaumesédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse (1802-1879), résumant parfaitement la pensée du comte de Maistre dans l’un de ses écrits ayant valeur prophétique, écrivait : « C’est pourquoi l'Eglise se console, se fortifie, se dégage de la terre et attend. Semblable à l'arche qui fut son antique figure, la barque de Pierre, retenue sur son ancre immobile aux terrestres rivages, brave les flots et les tempêtes; nuit et jour elle demeure ouverte à tous les passagers, que les anges de Dieu se hâtent de marquer au front et de pousser vers l'arche salutaire ; quand le nombre sera complet, le divin pilote lèvera l'ancre, et la glorieuse nacelle montera vers le ciel, rapide comme l'éclair, portant au port de l'éternité l'équipage composé de tous les élus réunis des quatre vents : au-dessous d'elle il n'y aura plus qu'un déluge, un déluge de feu, vaste tombeau des générations éternellement condamnées. Cette séparation de plus en plus visible des deux sociétés du bien et du mal concilie en les vérifiant les deux prédictions de l'illustre comte de Maistre. Signalant la grande unité religieuse, le Voyant de notre époque disait avec bonheur: « La Providence ne tâtonne jamais; ce n'est pas en vain qu'elle agite le monde; tout annonce que nous marchons vers une grande unité que nous devons saluer de loin, pour me servir d'une tournure religieuse. Nous sommes douloureusement broyés ; mais si de misérables yeux tels que les miens sont dignes d'entrevoir les secrets divins, nous ne sommes broyés que pour être mêlés.» [11]

Soyons donc convaincus, que cette lutte, qui permet parfois à ce que certaines forces parviennent, pour un temps limité, à une prétendue « autorité », ne signifie pas que tout soit perdu et que la situation a définitivement penché en faveur des ténèbres. Ces « pseudos victoires » temporaires ne sont accordées qu’à titre de leçons et de pénitences humiliantes pour les disciples du Christ, elles ne veulent pas dire que l’Eglise a été conquise, sa nature transformée et modifiée, car cette nature, de « droit divin«, est immuable et éternelle, elle est et demeure indéfectiblement - malgré la Passion à l’image de son Seigneur, que vit l’Eglise : «UNIQUE», «SAINTE», «CATHOLIQUE» et «APOSTOLIQUE».

Le Christ ne peut être vaincu, il ne peut abandonner son Eglise qui n’a pas été « éclipsée » bien évidemment, mais qui, demeurant « visible », traverse une épreuve dont nous avons la certitude absolue et évangélique, qu’elle permettra à l’Eglise de se relever, lorsque le Christ en décidera, plus belle, plus lumineuse et sainte. 

Il n’est de la sorte pas catholique de sombrer dans cette « gnose nihiliste, désespérante, ésotérique et millénariste», qui est devenue le nouveau Credo des schismatiques, qui ont perdu le sensus fidei et ne savent plus reconnaître l’Eglise du Christ dans les souffrances de sa Passion, au Calvaire [12], jusqu’à considérer les successeurs légitimes de Saint Pierre comme des antipapes et des usurpateurs, en n’hésitant pas à encourir l’anathème de la Constitution dogmatique « Pastor Aeternus » : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successoresdans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »  (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

 

sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse

Notes.

1. « En vérité, 1° la succession matérielle est nécessaire. En effet le Christ institua le ministère apostolique et voulut qu’il fût perpétuel: voici, dit-Il, je suis avec vous tous les jours, etc… Or, il ne serait pas perpétuel si les ministres de l’Eglise n’étaient pas dans une série ininterrompue successeurs des Apôtres; ergo. Et encore: l’Eglise doit être une seule et toujours égale. Le principe de l’unité de l’Eglise est le ministère institué par le Christ; donc il est nécessaire que dans l’Eglise il y ait toujours un unique ministère: il est nécessaire donc que l’Eglise soit dirigée par ce ministère que dès le commencement le Christ confia aux Apôtres. Et cela ne peut arriver si elle n’est pas toujours dirigée par ceux qui sont issus des Apôtres en une série ininterrompue; si en effet elle est dirigée par d’autres qui ne peuvent pas être mis en relation avec les Apôtres, en substance elle est dirigée par un ministère qui commence par lui-même, et non par celui qu’institua le Christ. Dans ce cas l’autorité serait multiple et l’Eglise cesserait d’être une mais deviendrait multiple, le principe de l’unité se multipliant. C’est pourquoi il est aussi manifeste, que la série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc: mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie.» (Domenico Palmieri, s.j. Tractatus de Romano Pontifice, Prati Giachetti 1891, pp. 286-288).

2. sédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypseS’agissant de la permanence de la charge pontificale malgré les vicissitudes de la période et les grandes erreurs théoriques de Vatican II, la position théologique du R. P. Guérard des Lauriers, o.p. (1898-1988), membre de l’Académie Pontificale de Saint Thomas, ancien enseignant à l’Université Pontificale du Latran et à l’université dominicaine du Saulchoir en France, plus connue sous le nom de “Thèse de Cassiciacum”, expose, non sans quelque justesse et raison non dénuée de pertinence, en quoi on est autorisé par la Foi à refuser à Paul VI et à ses successeurs leur autorité en matière doctrinale, mais également contraint de reconnaître leur élection par le conclave et donc leur état de pontifes de l’Eglise romaine. Ils restent, au sens strict du terme, des « papes catholiques » bien qu’ils professent des doctrines qui ne sont pas celles de la Foi catholique, mais les deux choses ne sont pas contradictoires, puisqu’en termes scolastiques, et selon la distinction enseignée par le grand commentateur de saint Thomas aux XVIe siècle, le cardinal Cajetan, reprise par saint Robert Bellarmin, ont peut exercer un état ou une charge, et donc celle de “pape” pour ce qui concerne notre sujet,  « matériellement » mais non pas « formellement ». Rappelons ce que soutenait, avec grande pertinence, le Père Guérard des Lauriers : « L’Apostolicité est une note, permanente comme l’est l’Église elle-même. Il faut donc tenir absolument la norme, sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue. Cette règle, impérieuse et évidente, est la suivante. La personne physique ou morale qui a, dans l’Église, qualité pour déclarer la vacance TOTALE du Siège apostolique est IDENTIQUE à celle qui a, dans l’Église, qualité pour pourvoir à la provision du même Siège apostolique. Qui déclare actuellement : « [Le pontife] n’est pas pape du tout [pas même MATERIALITER] », doit : ou bien convoquer le Conclave [!] ou bien montrer les lettres de créance qui l’instituent directement et immédiatement Légat de Notre-Seigneur Jésus-Christ [!!]. Ces dernières observations montrent suffisamment que la portée objective de la question : « l’occupant du Siège apostolique est-il ou non « pape » MATERIALITER ? » est tellement hors de nos prises, que concrètement et réellement, la réponse à cette question n’a guère d’impact sur le comportement effectivement possible du fidèle attaché à la Tradition. » (Cf. Entretien, in Le problème de l’autorité et de l’épiscopat dans l’Eglise, Centro Librario Sodalitium, mai 1987).

3. Ce que ne cessent, coupablement, d’oublier et d’ignorer, dans leurs comportements, attitudes, propos et écrits les sédévacantistes, c’est que le pape possède son pontificat de «droit divin ». Et les Pontifes qui succèdent à Pierre dans l’épiscopat romain, possèdent depuis saint Pierre, de « droit divin », le suprême pouvoir dans l’Église : «Nous définissons que le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur le monde entier, et que le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres, et qu’il est le véritable vicaire de Jésus-Christ, le chef de toute l’Eglise, le Père et le docteur de tous les chrétiens, et qu’à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été donné par Notre-Seigneur Jésus-Christ le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Eglise universelle ; ainsi que cela est contenu aussi dans les actes des Conciles oecuméniques et dans les sacrés canons» (Concilium Florentinum). » (Léon XIII, Satis Cognitum, 1896). Redisons-le, le pape est dans les mains de Dieu, et c’est à Dieu de décider ce qu’il convient de faire, c’est à Dieu de considérer ce qu’il est juste pour l’Eglise, sachant que si enseigner l’erreur est une faute gravissime, la rupture successorale que représenterait le rejet d’un pontife romain pour ses erreurs, générant pour le futur une situation d’impuissance à élire un pape aboutissant à un chaos général assuré, serait une tragédie bien plus grave encore pour l’Eglise. Et c’est sans doute pourquoi Dieu juge préférable de conserver sur le Siège de Pierre - comme Il le fit à certaines périodes de l’Histoire pour des papes dont la conduite, les mœurs, les opinions, etc., étaient condamnables -, des pontifes conciliaires qui, sur certains points de doctrine, sont en contradiction avec l’enseignement séculaire de l’Eglise. Tous les docteurs de l’Eglise sont unanimes, et assurent qu’en cas d’éventuelle défaillance du pontife, c’est Dieu Lui-même qui a autorité pour intervenir et personne d’autre : « En aucun cas, même d’hérésie, le pape n’est privé de sa dignité et de son pouvoir, immédiatement, par Dieu lui-même, avant le jugement et la sentence des hommes.» (Suarez, De fide, dis.X, sect VI, no3-10, p.316-318.) Billuart est exactement sur la même ligne : « Selon l’opinion commune, le Christ, par une providence particulière, pour le bien commun et la tranquillité de l’Eglise, continue de donner juridiction à un pontife même manifestement hérétique, jusqu’à ce qu’il soit déclaré manifeste par l’Eglise. » (Cf. De Fide dis.V, a.3, et 3, obj.2.) Suarez considère utile d’ajouter que c’était également la conviction commune de tous les théologiens, en particulier celle de Cajetan (cf. De Auctoritate pape, cap.18 et 19), Soto (4, d.22,q,a.2), Cano (4 De locis, c.ult.ad 2) Corduba (livre IV, q.11).

4. Reconnaissons ce mérite à M. Vincent Morlier - par-delà des positions plus que discutables (fin de l’Histoire de l’Eglise, survivantisme, etc.), dont certaines que nous lui avons d’ailleurs fermement contestées lorsqu’il le fut nécessaire (notamment son « philo-sionisme » qui nous apparaît absolument non-conforme à la doctrine traditionnelle de l’Eglise, en particulier au sujet du judaïsme et de ce que signifie "spirituellement" et non "matériellement", selon une vision charnelle qui n'est plus en rapport avec la Nouvelle Loi de l'Evangile, le "retour en Israël du peuple Juif" annoncé pour la "fin des temps", consistant à son entrée dans l'Eglise qui elle seule est le "nouvel Israël", et non en une quelconque réappropriation de la Palestine par de grossiers, et très criminels, moyens militaires dont se rend coupable le sionisme engendré par l'Antéchrist), ce à quoi se rajoute un langage parfois déplacé et des attitudes outrées -, d’avoir rappelé, dès 1998, dans un essai de résolution de la crise que traverse l’Eglise, essai édité sous le nom de : «L'Impubliable solution théologique à la crise de l'Église», que nous nous trouvions, sans doute, dans une période dans laquelle les arguments devaient prendre en compte plusieurs points inséparables : 1°) c’est le magistère authentique de l’Eglise qui a erré dans la Foi à Vatican II ; 2°) les papes conciliaires élus par des Conclaves légitimes et ayant bénéficié de l’acte de reconnaissance universelle, en vertu du « droit divin », sont de vrais papes de l’Eglise ; 3°) la résolution de cette situation intenable en logique ne peut donc passer que par la compréhension qu’il s'agit « de la grande Crise de la Fin des Temps, celle d'ordre eschatologique qui ne peut plus se terminer que par la Parousie, en passant, hélas, par le règne de l'Antéchrist (…) Théologiquement, la solution du problème est extrêmement simple et se récapitule absolument par le syllogisme suivant. Majeure : l’Église est SAINTE, pure de tout péché (c’est d’ailleurs la deuxième note qui la caractérise formellement et qui permet à tout homme venant en ce monde de la reconnaître comme l’Épouse du Christ, parmi toutes les fausses églises) ; mineure : [Vatican II] me montre vraiment un péché commis par l’Église ; conclusion : le péché commis par l’Église ne peut être que et est donc seulement matériel, c’est-à-dire excluant formellement toute coulpe, toute faute réelle contre Dieu. Il n’y a pas d’autre solution syllogistique possible. LA SOLUTION THÉOLOGIQUE DE LA CRISE DE L’ÉGLISE, C’EST QUE L’ÉGLISE EST EN ÉTAT DE PÉCHÉ MATÉRIEL DEPUIS VATICAN II. Mais l’Église ne peut être recouverte d’un manteau de péché ou péché simplement matériel que lorsqu’elle vit la Passion de son Époux, le Christ, ce qui, prophétiquement, est annoncé pour la grande et dernière Crise eschatologique de la Fin des Temps : cette Crise « vaticandeuse » de l’Église est donc la Crise dernière avant la Parousie. » (V. Morlier, op.cit., 4ème édition, 2006,  pp. 173-177). On rajoutera simplement, ce que ne semble pas voir Vincent Morlier pour qui l'avènement du Fils de Dieu et son Règne millénaire est imminent, ce qui l'amène d'ailleurs a interpréter faussement, selon un sens charnel et matériel l'Ecriture Sainte à propos du "retour des Juifs en Israël", qu’un temps de « parousie », ne signifie pas pour autant la fin immédiate de l’Histoire, il peut s’écouler de très longs siècles avant que la dernière heure n’advienne, et il n’est pas impossible que l’on puisse assister à des temps d’authentiques « redressements », pendant lesquels l’Eglise retrouve sa tradition et revienne à la Foi de toujours, puis de nouveau retombe dans l’erreur. Le propre de cette période "d’attente", étant précisément que les contradictions y abondent, et même surabondent, et que bien des surprises ne sont pas à écarter ; il convient donc de ne point aller trop rapidement, contrairement à ce que proclame, de façon intempestive et catégorique en évoquant un "signe formel", Vincent Morlier, dans ses annonces et jugements définitifs touchant à la "fin des temps", faisant que sur ce point on aura, par sagesse et prudence, avantage à se souvenir que : "Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. [...]" (Matthieu XXIV, 36).

5. sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempsDans la Pensée 553 (édition Brunschvicg), Pascal médite sur la situation de Jésus au jardin desédéprivationnisme,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse Gethsémani, entouré de ses disciples qui dorment. C’est l’épisode dit de «l’agonie du Christ» au Mont des Oliviers, évoqué notamment dans l’Evangile selon Matthieu (XXVI), Pascal écrit : « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là.Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je tesuis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraientpas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le tempsde tes infidélités et cruautés.» (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)On retrouve cette idée de l’agonie perpétuelle dans un autre texte de Pascal, « Le mystère de Jésus », méditation destinée aux personnes de piété ou celles vivant dans les Couvents (dans l’esprit de « L’Abrégé de la vie de Jésus », reprise par Pascal d’un opuscule de Jansénius « Series vitae Jesu Christi juxta ordinem temporum ») : « Jésus souffre dans l’agonie sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. (Jn. XI, 25). C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir.  Jésus cherche quelque consolation au moins dans ses trois plus chers amis et ils dorment ; il les prie de soutenir un peu avec lui, et ils le laissent avec une négligence entière, ayant si peu de compassion qu’elle ne pouvait seulement les empêcher de dormir un moment. Et Jésus était délaissé seul à la colère de Dieu. Jésus est seul dans la terre non seulement qui ressente et partage sa peine, mais qui la sache. Le ciel et lui sont seuls dans cette connaissance. Jésus est dans un jardin, non de délices comme le premier Adam, où il se perdit et tout le genre humain, mais dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain.Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit. Je crois que Jésus ne s’est jamais plaint que cette seule fois. Mais alors il se plaint comme s’il n’eût plus pu contenir sa douleur excessive. Mon âme est triste jusqu’à la mort. Jésus cherche de la compagnie et du soulagement de la part des hommes. Cela est unique en toute sa vie, ce me semble. Mais il n’en reçoit point, car ses disciples dorment.Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là.» (Fragment hors Copies n° 6F, Le mystère de Jésus  RO 87-1Copies du XVIIIe s.

6. Dans son analyse extrêmement pertinente, Avec l’Immaculée  écrit fort justement : « Dieu déclare ici trèssédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps clairement que tous les papes de l'Eglise de Sardes sont en état de péché mortel bien qu'aux yeux des gens ils passent pour saints : "Je sais que tu passes pour être vivant". On ne peut s'empêcher ici de penser aux canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II qui passent pour vivants (saints) et qui sont morts aux yeux de Dieu. Autrefois, les papes ont aussi parfois péché, mais ils ne passaient pas pour des saints. C'est la première fois dans l'histoire de l'Eglise, depuis Vatican II, que des papes pécheurs sont adulés. Et c'est très bien décrit à Sardes. C'est un des arguments qui nous fait penser que nous sommes dans l'Eglise de Sardes. Pour bien affirmer avec force cette sentence de condamnation, Dieu dit auparavant qu'il parle en tant que celui qui tient en sa main tous les papes de tous les temps.  Et Dieu affirme qu'il détient aussi les sept esprits de Dieu, ce qui nous paraît très bien répondre aux partisans de Vatican II qui disent que depuis ce concile, le Saint-Esprit souffle sédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des tempssur l'Eglise. Dieu, par ce titre, signifie qu'il sait mieux que Sardes en quoi consistent les dons du Saint-Esprit. (Ap. III, 2). «  Sois vigilant et affermis le reste, qui est sur le point de mourir, car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. » Dieu dit aux papes de Sardes qu'il n'a pas trouvé leurs œuvres parfaites. Il critique donc leurs actions. Il annonce que les bons chrétiens ne seront plus qu'un reste sur le point de mourir, c'est à dire sur le point de disparaître : la situation est donc dramatique dans l'Eglise de Sardes et l'on comprend la sévérité de Dieu vis-à-vis de ces papes. On remarque ici que bien que les papes de Sardes soient en état de péché mortel, selon la sentence de Dieu, ils sont malgré tout encore papespuisque Dieu considère qu'ils ont le pouvoir de confirmer le reste sur le point de mourir et qu'Il leur demande de le faire. Si ces mauvais papes n'étaient pas réellement papes, ils n'auraient pas le pouvoir ni le droit de confirmer ce reste et donc Dieu ne leur demanderait pas de faire une action pour laquelle ils n'auraient pas d'autorité. Si donc nous sommes dans l'Eglise de Sardes, les papes sont de mauvais papes mais restent des papes quand même et donc les sédévacantistes se trompentC'est une des raisons pour lesquelles il faut étudier ce chapitre de l'Apocalypse maintenant. Cela peut aider à voir plus clair sur la théorie du sédévacantisme. (…)  (Ap. III, 3) « Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu, garde-le et repens-toi. Car si tu ne veilles, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. »Dieu reproche aux papes de l'Eglise de Sardes de ne pas se souvenir de l'enseignement qu'ils ont entendu et reçuCette phrase nous semble un écho à la devise de Mgr Lefebvre : tradidi quod et accepi. Mgr Lefebvre, lui, a transmis ce qu'il a reçu. Les papes desédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps Sardes, eux, ont tous reçu un bon enseignement, mais ils ne l'ont pas gardé. Or c'est le cas de tous les papes conciliaires depuis Jean XXIII. François à plusieurs reprises s'est plaint de l'enseignement trop strict de sa jeunesse et des conceptions étriquées   c'est donc qu'ils ont dévié de la bonne doctrine mais qu'ils la connaissent et qu'ils l'ont reçue. Les papes de Sardes ont donc un problème doctrinal et un problème d'infidélité à l'enseignement entendu. Or, ces caractéristiques ne correspondent pas aux papes d'avant Vatican II qui ont tous gardé l'enseignement reçu. Par contre, elles correspondent à nos papes actuels. Dieu leur parle de l'enseignement qu'ils ont entendu : il fait donc allusion à la TraditionIl ne leur reproche pas de n'avoir pas gardé l'enseignement qu'ils ont lu. Donc l'attachement à l'Ecriture sainte ne semble pas en cause, mais bien plutôt l'attachement à la Tradition. » (Cf. Avec l’Immaculée, « Apocalypse : sommes-nous dans l'Eglise de Sardes ou de Laodicée ? Etude des églises de Sardes, Philadelphie et Laodicée », août 2013).

7. Partant de la définition du dictionnaire, qui explique qu’une « éclipse » consiste en « la disparitionsédéprivationnisme,pie xii,jean xxiii,paul vi,jean-paul ii,benoît xvi,saint pie x,léon xiii,pie xi,droit divin,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,la question,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps partielle ou totale d’un astre, par l’interposition ‘‘d’un autre’’ », ou « l’occultation momentanée d’un astre dont la lumière est interceptée par l’interposition d’un ‘‘autre astre’’ », M. Louis-Hubert Rémy en déduit, assez librement, en réalisant une hasardeuse équivalence théologique selon le raisonnement suivant : « Ces deux définitions nous parlent de DEUX ASTRES, de lumière, d’interposition, de disparition, d’occultation momentanée, partielle ou totale. L’exemple le plus connu est celui du soleil par la lune ; Le soleil est occulté et la lumière du soleil disparaît momentanément, partiellement ou totalement par l’interposition de la lune. On ne voit que la lune, astre mort. (…) Il y a deux astres (astre : corps céleste). L’un est éclipsé. L’autre l’éclipse ; Ce sont deux astres, deux corps célestes différents. (…) DONC L’ASTRE QUI ECLIPSE N’EST PAS LA SAINTE EGLISE. C’est autre chose, c’est un autre corps céleste. Comme il est un autre astre, il ne peut émaner de la Sainte Eglise qui est UNE. La secte conciliaire n’est pas une, n’est pas sainte, n’est plus apostolique, n’est pas catholique. En plus cet astre vient d’ailleurs. » (L.-H. Rémy, L’Église est éclipsée, ESR, n.d., pp. 3-4). C'est le type même de la spéculation théologique hautement subjective, ne reposant sur aucun élément révélé ni patristique - en utilisant comme seul critère la partie contestée du "secret" de Mélanie Calvat publié en 1879 en Italie plus de 33 ans après l'Apparition survenue le 19 septembre 1846, texte mis à l'index par le Saint-Office -, postulant, contre la position des docteurs de l'Eglise, l'occultation par un "astre autre", de la véritable Eglise, alors que ce à quoi nous assistons, relève de la "Passion mystique" de l'Eglise, celle-ci en revanche, prédite, définie et annoncée par les plus grands théologiens catholiques.

8. Mgr de Ségur, De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église, Œuvres, t. Xe, 1897, p. 176. 

9. Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, op.cit.

10. J. de Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg, XIe Entretien, 1821.

11. Mgr Gaume, Où allons-nous ?, coup d’œil sur les tendances de l’époque actuelle, Gaume Frère, 1844, pp. 190-192 ; 263. Mgr Gaume, poursuivant sa méditation sur la vision de Joseph de Maistre, nous dit : « Puis, voyant avec effroi l'unité du mal se former, il s'écriait : « On entend dire assez communément que tous les siècles se ressemblent, et que tous les hommes ont toujours été les mêmes; mais il faut bien se garder de ces maximes générales que la paresse ou la légèreté invente pour se dispenser de réfléchir. Tous les siècles, au contraire, et toutes les nations manifestent un caractère particulier et distinctif qu'il faut considérer soigneusement. Sans doute, il y a toujours eu des vices dans le monde, mais ces vices peuvent différer en quantité, en nature, en qualité dominante et en intensité : or, quoiqu'il y ait toujours eu des impies, jamais il n'y avait eu, avant le dix-huitième siècle et au sein du christianisme, une insurrection contre Dieu! Jamais surtout on n'avait vu une conspiration sacrilège de tous les talents contre leur auteur : or c'est ce que nous avons vu de nos jours— » On voit l'impiété s'étendre de toutes parts avec une rapidité inconcevable; du palais à la cabane, elle se glisse partout, elle infeste tout, elle a des chemins invisibles, une action cachée, mais infaillible... Par un prestige inconcevable, elle se fait aimer de ceux mêmes dont elle est la plus mortelle ennemie. Enfin, entrevoyant la dissolution prochaine de la société actuelle, il écrivait, peu de temps avant sa mort, au comte de Marcellus ces paroles remarquables : « Je sais que ma santé et mon esprit s'affaiblissent tous les jours. Hic jacet ! voilà ce qui va bientôt me rester de tous les biens de ce monde. Je finis avec l'Europe ; c'est s'en aller en bonne compagnie. » (Op.cit. pp. 257-261).

12. Il est assez frappant de constater, quoi que l’on puisse penser de ce catéchisme moderniste, que l’Eglise conciliaire, pour la première fois dans l’histoire des documents romains officiels, a évoqué « L’Épreuve ultime de l’Église » en des termes d’une rare clarté, faisant directement allusion au « mystère d’iniquité », ce qui semble tout de même dénoter une certaine capacité à prendre conscience, chez certains théologiens, de la "signification eschatologique" de la période ouverte à partir du dernier concile :

§ 675 - Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).

§ 676 - Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le "faux mysticisme" de cette "contrefaçon de la rédemption des humbles" ; GS 20-21).

§ 677 - L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 p. 3, 12-13). » (Catéchisme de l’Eglise Catholique,  promulgué le 11 octobre 1992, publié solennellement le 7 décembre 1992).

L’Église crucifiée par « l’esprit du monde »

triduo lanzada granada cuaresma 2015 8.jpg

«  La Passion du Christ se renouvelle,

et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève,

dans son corps mystique qui est l'Église.» 

(Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928)

 

Première Partie :

1. La lutte entre les « deux Cités »

 

altar_at_vatican_ii.jpgLe second concile du Vatican, qui débuta le 11 octobre 1962, a engagé un complet processus de modification et transformation radicale de la religion catholique, prenant le contre-pied systématique, parfois jusqu’à l’extrême, de toutes les positions antérieures défendues et condamnées par l’Eglise catholique au cours des siècles.

Pourtant, le principe catholique sur lequel repose la tradition constante de l’Eglise est le suivant : « L’Esprit-Saint, en effet, n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le Dépôt de la Foi ». (Pie IX, Const. Pastor Aeternus, Vat. I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836). 

Force est pourtant de constater, que le dévoilement, par « inspiration », de ce que l’on peut clairement désigner comme étant une « nouvelle doctrine », c’est bien produit lors du dernier concile. Une « nouvelle doctrine » exprimée par  le Magistère qui soutint des positions, notamment sur la « liberté religieuse », qui heurtent frontalement ce qui fut toujours enseigné par les papes jusqu’à Pie XII, et qui contredit objectivement la conception catholique portant sur la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, telle que formulée « infailliblement » par Pie IX,  Pie VII, Grégoire XVI et Léon XIII.

I. Vatican II : un concile révolutionnaire, « 1789 dans l’Eglise » !

Lorsqu’on songe qu’il aura fallu moins d’un siècle entre la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale par l’encyclique Pastor Æternus, le 18 juillet 1870, lors du concile de Vatican I, et la promulgation des principales encycliques révolutionnaires et modernistes de Vatican II - (Lumen Gentium, Constitution dogmatique sur l’Église, 21 novembre 1964, Nostra Aetate, Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes, 28 octobre 1965, Dignitatis humanae, Déclaration sur la liberté religieuse, 7 décembre 1965, Gaudium et spes, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965) -, il y a donc, incontestablement, de quoi rester profondément perplexe.

Pius-IX.jpg

Toutes les erreurs qui forment le corpus général

de la « nouvelle théologie » de Vatican II,

ont été condamnées par Pie IX au XIXe siècle.

 

On sait, pertinemment, que la source d’inspiration des principaux artisans de ce changement révolutionnaire, se trouve dans les thèses philosophiques et idéologiques qui avaient été sévèrement censurées au XIXe siècle par le « Syllabus » rédigé par Pie IX, afin d’accompagner l’encyclique Quanta Cura (8 décembre 1864), qui condamnait fermement les « monstrueuses erreurs » politico-religieuses qui prospéraient à l’époque.

Les erreurs dénoncées et condamnées par le « Syllabus Errorum », représentaient 80 propositions rassemblées en 10 sections :

1.     Panthéisme, naturalisme et rationalisme absolu

2.     Rationalisme modéré

3.     Indifférentisme, Latitudinarisme

4.     Socialisme, communisme, sociétés secrètes, sociétés bibliques, sociétés clérico-libérales

5.     Erreurs relatives à L’Église et à ses droits

6.     Erreurs relatives à la société civile considérée soit en elle-même soit dans ses rapports avec l’Église

7.     Erreurs concernant la morale naturelle et chrétienne

8.     Erreurs concernant le mariage chrétien

9.     Erreurs sur le principat civil du pontife romain

10.   Erreurs qui se rapportent au libéralisme moderne

Or, c’est précisément l’ensemble de ces erreurs, qui forment objectivement le corpus général de la «nouvelle théologie » de Vatican II, séduite par l’évolutionnisme, le naturalisme, le libéralisme et le panthéisme, ayant abouti à l’œcuménisme, la liberté de conscience, la collégialité, la protestantisation du saint Sacrifice de la messe, les droits de l’homme, la démocratie religieuse, la dignité de la personne humaine, etc., toutes thématiques novatrices qui constituent désormais la novlangue d’usage des déclarations et positions officielles de l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise, et donc en premier lieu des papes, depuis 1962.

Nous sommes donc, concrètement, en présence d’une « nouvelle religion », soluble et compatible avec l’idéologie du « Nouvel Ordre Mondial », une « religion de l’homme » qui s’est imposée au profit de la « religion de Dieu », qui avait été celle de l’Eglise catholique depuis son origine.

le-crucifiement-de-saint-pierre.jpgPascal Bernardin, dans son remarquable ouvrage « Le Crucifiement de saint Pierre », explique la nature de ce à quoi nous sommes confrontés : «La doctrine spécifique de Vatican II, les innovations théologiques qu’il introduit et qui le distinguent de manière unique des autres conciles, sont maçonniques, anticatholiques (…) Or en affirmant que l’esprit maçonnique a soufflé sur Vatican II, nous ne faisons que répéter, en en tirant toutes les conséquences, ce que d’autres plus autorisés ont attesté. C’est ainsi que pour le futur cardinal Congar, Vatican II fut la « révolution d’octobre dans l’Eglise » : ‘‘Gaudium et spes est (…) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-syllabus. (…) il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il est devenu depuis 1789’’. » [1]

Pie IX fut catégorique à l’égard du libéralisme, son idéologie des « droits de l’homme » et du « monde tel qu’il est devenu depuis 1789 » : « L’idéologie des Droits de l’Homme, le libéralisme, n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. (…) On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle “l’homme de péché”, il prépare les voies à l’Antéchrist. “Suivre le courant”, c’est à quoi se résument ces fameuses inventions et ces grandes fiertés du Libéralisme catholique. Le libéralisme “catholique” n’est autre chose, en effet, que l’esprit révolutionnaire cherchant à s’introduire dans l’Eglise elle-même.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871).

II. Situation actuelle de l’Eglise

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

Le constat est donc extrêmement inquiétant, il serait insensé de le nier, tout a été bouleversé et renversé, de la divine liturgie aux enseignements sur les mœurs et la morale, en passant par la disciple ecclésiastique régulière ou séculière ; de l’abandon de la soutane pour les prêtres au renversement des règles ancestrales, et ce jusqu’à l’intérieur des monastères les plus anciens de la chrétienté comme les Chartreux, de la chute vertigineuse des vocations aux réductions à l’état laïc de dizaines de milliers de religieux et religieuses, avec, pour conséquence, la fermeture de la plupart des églises et chapelles, notamment en milieu rural, entraînant une déchristianisation massive des populations, tout ceci faisant que ce qui demeure encore sous le nom de « religion catholique » aujourd’hui, semble représenter une sorte de misérable « contrefaçon » directe, pour ne pas dire de « parodie » de ce que fut, il y encore pas si longtemps, la religion traditionnelle.

Que faut-il en conclure ?

Certes le concile de Vatican II ne se voulut pas « dogmatique » et refusa même, par décision des pontifes qui le présidèrent (Jean XXIII et Paul VI), d’user de son pouvoir d’infaillibilité. C’est un fait.  Mais ce fait n’explique pas tout, car un concile présidé par un pape, est un concile de l’Eglise, il participe, en droit, du Magistère authentique, et son enseignement doit donc être conforme à la doctrine de toujours. [2] Cependant, ce ne fut pas le cas, bien au contraire !

La réalité, brutale mais véridique, il convient de l’avouer franchement, c’est que toute l'Église enseignante  a... erré dans la Foi à Vatican II, puisqu’il y avait 2500 évêques et que toutes les Constitutions et Déclarations conciliaires ont toutes été votées à une écrasante majorité. [3]

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

Toute l'Église enseignante  a... erré dans la Foi à Vatican II !

 

Ceci sans oublier, que de tous les actes postconciliaires, la décision du pape François, de canonisercatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme Jean XXIII et Jean-Paul II le dimanche 27 avril 2014, est revenue à canoniser, en faisant usage cette fois-ci d’un pouvoir participant de l’infaillibilité pontificale, toutes les erreurs de Vatican II (œucuménisme, collégialité, liberté religieuse, nouvel Ordo Missae, etc.), à ce sujet saint Alphonse de Ligori (1696-1787), docteur de l’Eglise, rappelle : « Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. » (Cf. Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23) [4]

Ainsi donc, après avoir promulgué un nouveau Notre Père (1966), un nouveau Credo (où l’on a remplacé l’expression « consubstantiel au Père » par « de même nature que le Père »), un nouveau rite d’ordination épiscopale et presbytérale (1968), un nouveau calendrier liturgique (1969), une nouvelle messe (1969), un catéchisme nouveau (Pierres Vivantes, 1968, puis Le Catéchisme de l’Eglise catholique 1992), un nouveau baptême (1969), un nouveau mariage (1969), un nouveau bréviaire (1970), une nouvelle confirmation (1971), une nouvelle extrême-onction (1972), une nouvelle confession (1973), un nouveau chemin de Croix (1991), un nouveau Rosaire  avec l’introduction des « mystères lumineux» (2002), et enfin un nouveau Code de droit canon (1983), elle inscrit au sanctoral, par décision magistérielle, deux nouveaux "saints" qui incarnent, à eux seuls, toutes les erreurs issues de « l’esprit » de Vatican II.

III. La thèse sédévacantiste de « l’Eglise éclipsée »

Si donc l’Eglise enseignante a erré dans la Foi à Vatican II, et que depuis, l’enseignement dispensé officiellement par Rome est infecté du poison moderniste, la conclusion qu’effectuent les partisans de la vacance du Trône de Saint Pierre, c’est que « l’Eglise est éclipsée », et qu’en lieu et place, une secte hérétique, une « contre-église » fausse et mensongère, s’est installée dans les  murs du Vatican avec à sa tête des « usurpateurs », des « antipapes », éclipsant, c’est-à-dire voilant, l’authentique Eglise qui subsisterait toujours, mais hors de Rome, pure et sans tâche.

Vierge La Salette.jpg

La Très Sainte Vierge a dit, très exactement, à La Salette :

“ L’Église aura une crise affreuse”

(19 septembre 1846)

 

Il est à noter néanmoins, que cette désignation : « lEglise éclipsée », ne se retrouve chezMélanie.jpg aucun Père de l’Eglise, elle provient de la partie contestée du « secret » de Mélanie, la jeune bergère de La Salette qui vit la Vierge en larmes le 19 septembre 1846 dans les montagnes du Dauphiné, partie rajoutée et publiée en 1879 - quoique mise à l'index par le Saint-Office à plusieurs reprises et en ses diverses éditions -, par une Mélanie Calvat (1831-1904), inspirée par les thèses apocalyptiques qui circulaient à l’époque dans les milieux catholiques monarchistes légitimistes.

Signalons par ailleurs, que l’éventuelle prophétie de la Sainte Vierge à La Salette : “l’Église sera éclipsée...” se rapporte plutôt à l’avènement de l’Antéchrist, car pour l’époque actuelle, la prophétie de la Très Sainte Vierge dit très exactement : “ L’Église aura une crise affreuse”, ce qui correspond bien à la réalité.  [5]

Toutefois, par delà ces précisions, il demeure cependant un problème à cette thèse, et pas des moindres, qui participe des deux interrogations préalables :

- 1°) Comment, dans une dite «Eglise en ordre» (sic), c’est-à-dire une Eglise qui bénéficiait au moment de l’ouverture du concile Vatican II de l’assistance pleine et entière de l’Esprit-Saint, un tel triomphe des idées modernistes a-t-il pu se produire ? 

- 2°) Par ailleurs, l’Eglise reposant sur le pape, depuis le moment où saint Pierre fut désigné par le Christ pour gouverner son Eglise (Matthieu XVI, 17-18), il est bien difficile d’admettre qu’elle puisse perdurer depuis déjà cinquante ans - et sans nul doute plus longtemps encore, car le temps sera long avant que ne soient entièrement effacées les traces de Vatican II, si tant est qu’elles le soient un jour -, sans un chef visible ?

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

Ce sont sans doute les deux des questions les plus délicates touchant à la vie de l’Eglise qui se posent de façon très concrète, et il faut reconnaître que si les plumes diverses sont promptes à exposer l’infiltration de l’Eglise par les courants modernistes, quasi personne n’arrive à expliquer les raisons réelles qui ont permis, non pas seulement la lente pénétration de la sainte institution par les forces ténébreuses et révolutionnaires, véhiculant les conceptions panthéistes, naturalistes et libérales de la franc-maçonnerie, mais surtout comment ces forces révolutionnaires sont parvenues à vaincre une « Eglise en ordre », et, auxiliairement, de quelle manière une hypothétique « Eglise éclipsée » (sic), peut-elle fonctionner sans un pape ?

Les auteurs traditionnels s’accordent uniquement sur ce point : « Depuis 1958 Rome prend le contre-pied de ce que la papauté a toujours enseigné » [6].

Pierre le Vénérable.jpgMais à partir de là, les avis diffèrent radicalement, et c’est le grand jeu, très incertain et hasardeux, des suppositions les plus vagues. L’idée admise par les partisans de la vacance du Siège de Pierre, n’étant au fond que la reprise et l’adhésion à une proposition de Pierre le vénérable (+ 1156) formulée ainsi : « Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist – tête de tous les schismatiques – siègerait dans le Temple de Dieu, que les siens [= les chrétiens] seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le Siège de Pierre » (Sanctus Petrus Venerabilis : De miraculis libri duo, livre II, ch. 16). [7]

Rien de très nouveau, si ce n'est que cette prophétie inspirée de saint Paul (II Thess., II, 3.), nous annonce les événements qui surviendront lorsque la fin des temps sera advenue, ce qui semble bien correspondre à la situation de notre période qui en est, en quelque sorte, la préfiguration en de nombreux domaines, mais la préfiguration seulement, ce qui signifie que la réalisation pleine et entière de ces derniers moments des siècles, sont encore en attente de leur réalisation effective.

IV. Depuis des siècles la Synagogue tente d’imposer son  modèle «  temporel et spirituel » d’organisation du monde 

Certes, l’antiques serpent, l’ennemi de Dieu et du genre humain, rusé et menteur en toutes ses œuvres, est actif depuis toujours afin de détruire l’Eglise, il est à la source des méthodes et stratégies les plus secrètes, de sorte d’arriver à ses fins ténébreuses.

Il ne convient donc pas de mésestimer l’influence occulte sur une désorientation que l’on peut aisémentJulio Meinvielle -.jpg constater. L’abbé Julio Meinvielle (1905-1973), dans son ouvrage « De la cabale au progressisme » (1970), a très bien montré en quoi : « les hommes et avec eux l’histoire sont dynamisés par Dieu et par Satan, par le Christ et par l’Antichrist, par l’Église et par la Synagogue, par la Cité de Dieu et par la Cité du Diable. […] Point n’est besoin d’une grande perspicacité, dit-il, pour voir que depuis cinq siècles le monde se conforme à la tradition cabalistique. Le monde de l’Antichrist approche rapidement. Tout concourt à l’unification totalitaire du fils de la perdition. D’où, aussi, le succès du progressisme. Le christianisme se sécularise ou s’athéise. […] Nous savons que le « mysterium iniquitatis » est déjà à l’œuvre (II Thess, II, 7); mais nous ne connaissons pas les limites de son pouvoir. Le Seigneur dit dans l’Évangile: « Mais quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc, XVIII, 8) Saint Paul (II Thess, II, 3) appelle apostasie universelle cette défection de la foi, qui doit coïncider avec la manifestation de l’« homme de l’iniquité, le fils de la perdition ». Cette apostasie universelle est la sécularisation ou athéïsation totale de la vie publique et privée dans laquelle chemine le monde actuel. »

Elu XVIIIe.JPG

« La franc-maçonnerie est une invention juive pour détruire l’Eglise,

une invention juive construite sur la base de la cabale. »

(Mgr Leo Meurin)

 

Ceci explique pourquoi depuis des siècles une mystique mondiale, « dont le cœur s’appelle la Synagogue », tente d’imposer son « modèle temporel et spirituel d’organisation du monde », par l’intermédiaire des loges et de la franc-maçonnerie, que Mgr Leo Meurin (1825-1895) désignait comme étant « une invention juive pour détruire l’Eglise, une invention juive construite sur la base de la cabale. » (Mgr Meurin, Philosophie de la maçonnerie, éd. Nos, Madrid, 1957).

L’abbé Emmanuel Barbier (1851-1925), ne dit pas autre chose : « Depuis plus de cinq cents ans, lecatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme,occultisme,ésotérisme,mystique,fin des temps,eschatologie,messianisme,prophétie,parousie,apostasie,antéchrist,antichrist,apocalypse,révélations grand instrument des Juifs est la franc-maçonnerie (…)  Le but religieux de la secte: la destruction du christianisme (…) Le but politique de la secte est de détruire les empereurs, les rois, les frontières, afin d’établir sur les ruines des empires un gouvernement absolu, unique, universel. Mais c’est le but même d’Israël depuis trois mille ans ! Son organisation, comme son esprit, est toute juive. » (Abbé Barbier, Les infiltrations maçonniques dans l’Eglise, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, 1910, p. 125).

Mgr GAUME.jpgCe que confirmait également Mgr Jean-Joseph Gaume (1802-1879) : « Depuis un siècle et demi, la Franc-maçonnerie ourdit dans le monde entier, mais principalement en Europe, une vaste conspiration dont le but final, déjà à moitié atteint, est de détruire le règne de JESUS-CHRIST sur la terre, en renversant, d’un côté la Papauté, tant spirituelle que temporelle, et, de l’autre, la monarchie chrétienne, bras droit de la Papauté. Elle prépare ainsi directement les voies de l’Antéchrist. » (Mgr Gaume, Le dogme de l’infaillibilité, 1871).

V. Une progressive conciliation de l’Eglise avec l’erreur satanique depuis la Révolution

Pourtant, il est tout de même assez troublant de constater que Vatican II n’est pas arrivé soudainement dans l’Eglise, mais qu’une sorte de progressive conciliation avec l’erreur s’est développée depuis de longues années antérieurement à 1962, de par l’attitude de bienveillance, pour ne pas dire plus, de certains papes avec les idées révolutionnaires, dont on sait qu’elles sont placées sous la domination des puissances occultes sataniques.

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeAinsi, depuis la décision du 15 juillet 1801 (26 messidor an IX), où lecatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme pape Pie VII, en tant que Vicaire du Christ, signa un « Concordat » avec la Nation française, athée, révolutionnaire et criminelle de 1789, celle-là même qui profana et souilla horriblement par des actes antireligieux abominables les temples chrétiens, se livra à la destruction des édifices sacrés, viola les sépultures, et conduisit des milliers de prêtres, de religieuses et religieux à la mort en raison de leur état ecclésiastique, on a pu assisté à une sorte de tendance à pactiser avec le monde et ses légions, dont la très « infaillible » (sic)  encyclique sur le ralliement à la République de Léon XIII, « Аu milieu des sollicitudes» (1892), fut sans aucun doute l’acte le plus saisissant, surtout lorsqu’on prend la peine de lire ce que le pape soutient dans ce texte, ventant la nécessité auprès des catholiques français du respect du « Concordat » signé par Pie VII, et l’obligation de s’allier à la République : «Une grande union est nécessaire, et si l'on veut y parvenir, еst indispensable de mettre de côté toute préoccupation capable d'en amoindrir 1a force et l'efficacité. - Ici, Nous entendons principalement faire allusion aux divergences politiques des Français, sur la conduite à tenir envers 1a République actuelle (…) Divеrs Gouvernements politiques se sontcatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme succédés en France dans le cours de ce siècle, et chacun avec sa forme distinctive Empires, Monarchies, Républiques. En se renfermant dans les abstractions, on arriverait à définir quelle est la meilleure de ces formes, considérées en elles-mêmes; on peut affirmer également en toute vérité que chacune d'elles est bonne…(…) [la] nécessité sociale justifie. la création et l'existence des nouveaux gouvernements, quelque forme qu'ils prennent (…) une difficulté se présente : «Cette République, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l'accepter.» Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés. On eût évité ces regrettables divergences, si l'on avait su tenir soigneusement compte de la distinction considérable qu'il у a entre Pouvoirs constitués et Législation (…) c’est le Concordat quí, pendant tant d'années, a facilité en France, l'harmonie entre le gouvernement de l'Église et-celui de l'Etat. Sur le maintien de ce Pacte solennel et bilatéral, toujours fidèlement observé de 1a part du Saint-Siège (…) les catholiques français et tous les hommes sеnsés doivent pratiquer l'union et 1a, concorde, pour guérir, autant qu'il est possible encore, les maux dont la France est affligée, et pour relever même sa grandeur morale. Ces points sont, la Religion et la Patrie, les pouvoirs politiques et 1a législation, la conduite à tenir à l'égard ale ces pouvoirs et à l'égard de cette législation, le Соncоrdаt, la séparation de l'Etat et de l'Église. » (Donné à Rome, le 16 Février de l'année 1892).

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeOn peut de la sorte considérer que les positions du dernier concile, participent à l’identique de cette vision qui introduisit, peu à peu, les idées de la démocratie-chrétienne à l’intérieur d’une Eglise – courant au sein duquel se distingua, après Félicité de Lamennais (1782-1854),  Marc Sangnier (1873-1950), créateur du « Sillon », mouvement idéologique républicain condamné par la lettre pontificale de saint Pie X du 25 août 1910 « Notre charge apostolique », puis Jacques Maritain (1882-1973) -, qui a souvent agi en politique depuis 1789 au mépris de tous les principes sacrés.

Ainsi, avec le seul souci, très mondain, du pragmatisme politique,catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme l’Eglise aboutira, après le Décret de condamnation de l’Action Française sous Pie XI par le Saint Office, le 29 décembre 1926, ce qui entraîna la démission de sa charge cardinalice de Louis Billot (1846-1931) le 21 octobre 1927, et conduisit à l’interdiction faite aux adhérents de l'Action Française d’accéder aux sacrements, avec pour conséquence notable, en France, la modification d’un clergé et d’un épiscopat, entre 1926 et 1939, au sein duquel les traditionalistes se trouvèrent peu à peu remplacés par des clercs catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismedémocrates-sociaux et républicains, ceci sans compter les décisions hautement discutables, à la même période, dans le cadre du conflit des Cristeros au Mexique, qui vont va avoir des conséquences désastreuses sur
les pieux fidèles du «Cristo Rey » [8] -, à « l’adhésion » et à « l’adoption » par l’Eglise elle-même, des conceptions révolutionnaires, comme cela se produisit officiellement, et fut proclamé solennellement à l’intérieur même de la Basilique Saint-Pierre à Rome lors du concile Vatican II qui, du ralliement à la République, au ralliement à la démocratie, puis au ralliement à l’idéologie mondiale des «droits de l’homme
», nous retrace les origines d’un concile dont la source se situe dans ce dit « ralliement à la Révolution », ayant abouti au final, au ralliement avec toutes les religions non-chrétiennes, dont en particulier le judaïsme déicide, acte couronné à Assise sous Jean-Paul II, par le rassemblement interreligieux qui se déroula le 27 octobre 1986 !

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeOn ne saurait non plus oublier, dans le cadre de la désorientation actuelle de l’Eglise, l’influence d’un philo-judaïsme qui, bien avant Vatican II, développa une thématique dont proviennent bon nombre de positions contemporaines à l'égard des Juifs de la Rome conciliaire, en rupture d'avec l'anti-judaïsme chrétien que l'Eglise défendit pendant des siècles.

Comme le souligne fort justement M. L’abbé Curzio Nitoglia (cf. Christianisme et judaïsme, ‘‘L’Ancienne Alliance jamais révoquée’’, Sodalitium, n° 58, Ann. XXII, n2, fev. 2006, pp. 5-25), la figure qui se détache le plus nettement des cénacles philo-judaïques catholiques d’avant Vatican II, est surtout celle de Stanislas Fumet (1896-1983), qui vécut jusqu’au pontificat de Jean-Paul II. Stanislas Fumet, qui se disait « l’ami ardent d’Israël », fut à l’origine, en 1925 de « l’union des Amis d’Israël » Association judéo-chrétienne qui se fit cependant condamnée par le Saint-Office en 1928. Cette structure avait fait sienne les vues délirantes de Léon Bloy sur la fonction co-rédemptrice des Juifs [« La Raced’où la Rédemption est sortie… porte visiblement les péchés du Monde…[et] ne fut conservée dans la plus parfaite ignominie que parce qu’elle est invinciblement la race d’Israël, c’est-à-dire du Saint-Esprit, dont l’exode sera le prodige de l’Abjection. » (Le Mendiant Ingrat, 12 juin 1892) ; « Les Juifs ne se convertiront que lorsque Jésus sera descendu de sa Croix, Et précisément Jésus ne peut en descendre que lorsque les Juifs se seront convertis. » (Le Salut par les Juifs, IX)].

Ainsi, de façon quasi conciliaire, Stanislas Fumet, dès 1925, c’est-à-dire bien avant de la Shoah etcatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme la nouvelle religion qui s’en suivit faisant de l’holocauste un nouveau paradigme théologique, parlait déjà de nos “frères aînés” à propos des juifs, expression employée par Adam Mickiewicz (1798-1885) en 1842, ami de Andrea Towianski (1799-1878). Cette expression sera intégralement reprise par Jean-Paul II en 1986, lorsqu’il exaltera dans un discours en 1978, précisément ce même Adam Mickiewicz. Signalons, dans le même registre de judéolâtrie mystique, un autre grand admirateur de Léon Bloy et Jacques Maritain, Jerzy Turowicz (1912-1999), ami personnel de Karol Wojtyla qui, en 1968, l’invita à exprimer une série de mea culpa à l’égard du judaïsme de la part de l’Église romaine dans une synagogue de Cracovie, où Wojtyla était archevêque. Les Turowicz étaient des juifs frankistes (comme Mickiewicz) qui se convertirent extérieurement au christianisme, tout en restant intérieurement juifs, catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeen 1760, sur ordre du marrane Jacob Frank (1726-1791). Pour revenir à Stanislas Fumet, on remarquera surtout, comment Fumet mettait sur le même plan et remplaçait allègrement Jésus par Israël, selon les thèses cabalistiques d’Isaac Luria (1534-1572), parlant explicitement de sang et de race à propos de la sainte eucharistie : «Lorsqu’un chrétien communie, il devient de la race d’Israël, puisqu’il reçoit le sang très pur d’Israël dans ses veines... Toutes les nations doivent être bénies dans cette race... Chrétiens et Juifs sont de la même race…» (S. Fumet, Histoire de Dieu dans ma vie, Cerf, 2002, pp. 297-298.)

On comprend beaucoup mieux, lorsqu’on connaît les racines de cette tendance qui se conjugue à merveille avec les vues révolutionnaires et progressistes, d’où proviennent les folles positions de l’actuel philo-judaïsme des papes conciliaires, si peu conforme à l'attitude séculaire de l'Eglise en ces sujets, mais si "soluble" et  évidemment éminemment compatible, avec le "dogme mémoriel laïc" de la religion mondiale [9].

V. Comment l’Eglise assistée de l’Esprit-Saint a-t-elle pu « errer dans la foi » ?

Pourtant, nous le savons, le Christ, par son Saint-Esprit, assiste depuis son Ascension en permanence l’Eglise, au point que Jésus-Christ, selon le cardinal Charles Journet (1891-1975) : « maintient l’Eglise liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités » : «L’Église est ainsi comme un épanchement de la vie trinitaire au sein du temps. Depuis la venue du Christ, le Fils et l’Esprit continuent à chaque instant de visiter invisiblement l’Église. C’est donc l’Esprit saint qui, à travers l’humanité de Jésus, forme l’Église et l’introduit dans le monde. Mais après lui avoir donné tout ce qu’il lui faut pour subsister en elle-même, comme une vraie personne morale, ou sociale, et par conséquent pour agir à l’égard du monde avec indépendance, il ne l’a pas détachée de lui. Il la maintient liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités. (…) » La suite de ce texte est fondamentale :  « L’Église jamais n’apostasiera ni ne perdra l’amour. Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, l’assistance divine la soutiendra tous les jours jusqu’à la fin des temps. » [10]

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

L'Eglise a porté sur le trône de Saint Pierre un moderniste,

qui permit le triomphe des idées libérales

en prenant l’initiative de convoquer un nouveau concile

 

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeComment se peut-il donc, si l’Eglise bénéficie d’une promesse d’assistance constante du Christ, accompagnée de la certitude que « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, l’assistance divine la soutiendra tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Matthieu XXVIII, 20), qu’elle ait pu porter sur le trône de Saint Pierre un moderniste [11] qui permit le triomphe des idées libérales en prenant l’initiative de convoquer un nouveau concile lors duquel toute la religion a été changée ?

Est-il possible qu’une Eglise, en théorie, assisté de "l’Esprit-Saint", ait pu proclamer une doctrine contradictoire d’avec l’enseignement constant et permanent des vingt siècles qui précédèrent Vatican II ?

Le Christ aurait-il failli à ses promesses, serait-il trompeur et menteur ?

C’est impossible !

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeIl nous faut donc admettre, que nous sommes en présence d’un "mystère" d’ordre surnaturel, dont les racines plongent dans la métahistoire, lorsque les anges rebelles se sont révoltés contre Dieu, ce mystère nous liant au devenir d’une Histoire marquée par la lutte originelle qui est une lutte, comme nous l’apprend saint Augustin (354-430), entre la Cité du Ciel et celle de la Terre, deux « Cités » absolument irréconciliables et antagonistes, deux « Cités » que tout oppose et sépare, fondées sur des principes radicalement divergents, travaillant à des objectifs totalement contraires, poursuivant des buts à tous égards dissemblables. [12]

  

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

Nous sommes en présence d’un mystère d’ordre surnaturel,

dont les racines plongent dans la métahistoire,

lorsque les anges rebelles se sont révoltés contre Dieu

Dans cette lutte, l’Eglise, épouse mystique du Christ, est soumise a des tentations constantes depuis sa fondation, elle doit donc être en mesure de se libérer des pièges que le siècle lui tend, et œuvrer à se dégager d’une tendance à la conciliation avec « l’esprit du monde », dont nous avons vu le rôle terriblement corrupteur qu’elle joua dans l’affaiblissement des positions traditionnelles.

Ce fut d’abord cette faiblesse, cette bienveillance, puis cette « réconciliation » avec « l’esprit du monde », qui furent les facteurs majeurs et principaux des chutes successives qui se sont produites depuis la Révolution, et qui ont rendu possible l’avènement de Vatican II en 1962.

C’est pourquoi, l’Eglise qui attend le "retour du Christ" doit, alors qu’elle est placée au cœur d’un conflit éternel qui voit s’affronter deux puissances irréconciliables, absolument apprendre à se positionner clairement en faveur de l’une ou l’autre des deux postérités : la charnelle ou la spirituelle, l’amenant à relativiser toutes les gloires et dominations terrestres, en traversant l’Histoire, en rejetant le monde, ses pompes et ses œuvres, et comme étant déjà concrètement participant de l’existence céleste qui est son authentique destination et sa seule espérance auprès de son Fondateur Jésus-Christ.

 

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

La grande apostasie, est le signe précurseur de la fin des temps 

 

Monseigneur Jean-Joseph Gaume, écrivait de façon quasi prophétique en 1844, devant les progrès decatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme l’apostasie, que toutes les tendances antichrétiennes nous amènent à deviner le « mot de la formidable énigme », soit le combat éternel entre les deux Cités annonçant les préparatifs « de la dernière lutte », dont le nouveau dogme la religion mondiale est l’expression inquiétante, ce qui d’ailleurs placera l’Eglise, face au combat le plus redoutable qu’elle n’ait jamais eu à livrer depuis les premiers siècles : « Le raisonnement, l'expérience, la tradition, les données de la foi, les tendances générales de l'esprit humain depuis trois siècles, tout semble se réunir pour nous inspirer de justes alarmes, en nous laissant deviner le mot de la formidable énigme. Mais, indépendamment de ces raisons, le spectacle du monde actuel offre un motif particulier et suffisant à lui seul pour légitimer nos craintes. Ce qu'il voit de ses yeux, le chrétien réfléchi le compare avec ce qui est prédit. La négation de Notre-Seigneur, la séparation des deux cités, les préparatifs de la dernière lutte, voilà trois faits annoncés pour les derniers jours. D'abord, la grande apostasie, signe précurseur de la fin des temps, est avant tout la négation de Jésus-Christ, Dieu, roi, médiateur; en un mot, l'antichristianisme. Or, si nous suivons avec attention la marche des idées, nous reconnaîtrons sans peine que la négation de Jésus-Christ est devenue, depuis le caractère distinctif de l'erreur. Afin d'anéantir le règne du divin Médiateur, elle s'attaque en même temps à sa divinité et à sa royauté. Outre l'affirmation directe et mille fois répétée de cette erreur éminemment antichrétienne, nous voyons que la déification de la raison humaine, la mort du christianisme et l'apparition d'un dogme nouveau, successeur du christianisme, sont le rêve le plus universellement et le plus chaudement caressé de nos jours. Dogme éclectique, qui sera la fusion de toutes les religions qui partagent le monde ; dogme humanitaire, dans lequel tous les peuples, affranchis des religions positives, se donnent le baiser de la fraternité universelle; dogme rationaliste, dans lequel la raison sera Viatique médiateur entre Dieu et l’Homme, et, comme, on ose l'enseigner, le Verbe fait chair. Voilà, il n'y a plus à s'y tromper, le but final auquel tend évidemment l'époque actuelle (…) avant de jouir de son dernier triomphe, le plus éclatant de tous, l'Eglise subira des épreuves proportionnées. L'empire antichrétien lui livrera le plus terrible combat qu'elle ait encore soutenu. Le mal, élevé à sa plus haute puissance, luttera contre elle, dit saint Augustin, sur tous les points du globe… » (Mgr Gaume, Où allons-nous ?, coup d’œil sur les tendances de l’époque actuelle, Gaume Frère, 1844, pp. 190-192 ; 263).

Ces lignes de Mrg Gaume, décrivent à merveille la situation présente, en réalisant une sorte de synthèse de toutes les erreurs dans lesquelles l'Eglise n'a pas manqué de tomber, et dont une constante actualité, depuis le dernier concile, ne cesse de nous donner le triste témoignage. Aucun égarement n'aura été évité, de la destruction de la liturgie, à la  quasi réduction forcée à l'état laïc de tout le corps presbytéral entraînant la chute des vocations et la fermeture des séminaires ; de la liberté religieuse aboutissant à un "dialogue inter-religieux" - avec une tendance à la soumission conciliatrice de la part des récents papes absolument inouïe avec la Synagogue -, préfigurant l'indifférentisme, le syncrétisme et le relativisme dogmatique ; de l'adoption des thèses démocratiques sur les "droits de l'homme", à la célébration solennelle et officielle du "culte de l'homme" par le Vatican ; etc., tout ceci participe en effet d'un "mystère d'apostasie" de la part de l'Eglise, dont il nous faut comprendre le sens, car ceci est fondamental pour la Foi,  et surtout connaître, spirituellement, quel est "le mot de cette formidable énigme"...

catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme

Fin de la Première partie  

Suite : La Passion « mystique » de l’Église

 

Notes.

1. P. Bernardin, Le Crucifiement de saint Pierre, éditions Notre-Dame de Grâces, 2009, p. 8.

2. Vatican II ne souhaita pas faire usage de son pouvoir d’infaillibilité, c’est un fait, mais en droit, comme le rappelle le Droit Canon : «Le Concile œcuménique est muni du pouvoir souverain sur l’Eglise universelle » (Droit Canon, 1917, § 228). La doctrine de l’Eglise, de ce point de vue, est donc formelle  : « Pour reconnaître les cas où l’infaillibilité de l’Église est engagée, il suffit de se rappeler que toute doctrine enseignée universellement par les pasteurs chargés de conduire le troupeau du Christ, et donnée manifestement comme appartenant directement ou indirectement à la Révélation, est infaillible » (Cf. Ch.-V. Héris, L’Église du Christ, Le Cerf 1930, pp. 44-45). On n’en peut donc contester que Vatican II, fut de la sorte infaillible en droit. Mgr Bartolomeo d'Avanzo (1811-1884), rapporteur à Vatican I, précise : « Il y a, dans l'Église, un double mode d'infaillibilité: le premier s'exerce par le magistère ordinaire. (…) C'est pourquoi, de même que le Saint-Esprit, l'Esprit de Vérité demeure tous les jours dans l'Église, l'Église aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l'assistance du Saint-Esprit.  Elle enseigne toutes les vérités soit déjà définies, soit explicitement contenues dans le dépôt de la révélation, mais non définies encore, soit enfin celles qui font l'objet d’une foi implicite.  Ces vérités, l’Eglise les enseigne quotidiennement, tant principalement par le pape, que par chacun des évêques en communion avec lui.  Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l'infaillibilité même de l'Église.  Ils diffèrent seulement en ceci: les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape qui les confirme mais le pape, lui, n’a besoin de rien d’autre que l’assistance du Saint-Esprit qui lui a été promise. Ainsi il enseigne et n'est pas enseigné, il confirme et n'est pas, confirmé. » (intervention officielle de Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation de la Foi, devant les Pères du Vatican, in: Dom Paul Nau "Le magistère pontifical ordinaire, lieu théologique. Essai sur l'autorité des enseignements du souverain pontife", in:Revue thomiste, 1956, p. 389 - 412, tiré à part Neubourg 1962, p. 15).

3. Seuls 88 évêques sur 2500, s’opposèrent à la Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes, Nostra Ætate, passée en dernière lecture lors de la troisième session du concile. Immédiatement promulguée (28 octobre 1965) par le pape Paul VI. Nostra Ætate, est le documents de Vatican II le plus révolutionnaire, dans l’esprit du dialogue interreligieux, renouvelant totalement les relations de l’Eglise avec les juifs, les musulmans, les bouddhistes, les hindous et même ceux qui suivent les autres religions. En 2005, se sont rencontrés pour célébrer le quarantième anniversaire de sa promulgation, les chefs religieux des différentes religions mondiales.

4. Le pape, lors de la canonisation d’un saint, s’exprime depuis la Chaire de Saint Pierre (ex cathedra) de façon « infaillible » : « Le Pontife romain est infaillible quand il édicte une sentence définitive, et qu’au nom de son autorité suprême il oblige les fidèles à tenir une chose pour vraie. Or tel est le cas de la sentence de canonisation : ‘‘Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N… est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux… Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant.’’ Une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant. » (Cf. R.P. Auguste-Alexis Goupil, « L’Église est infaillible dans la canonisation des saints », in La Règle de la Foi 1941). Saint Thomas d'Aquin, le docteur angélique : « Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur’’.» (Catholic Encyclopedia, Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366). Quant au concile de Vatican I, Pie IX précise  : « Nous enseignons que c'est une dogme révélé par Dieu : lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l'Eglise, il jouit, en vertu de l'assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise. Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu'il soit anathème. » (Concile Vatican I, 1870, Sess. 4, chap.4).

5. Le 5 janvier 1895, Mélanie, écrivait : “En vérité, les catho­liques, sans parler des autres, aident merveilleusement à composer, à préparer le règne de l’Antéchrist ; les Lucifériens n’ont pas à combattre beaucoup, pour former ce régi­ment d’endémoniés : tout ce mal se fait paisiblement... ” (Cf. Documents pour servir à l’his­toire réelle de la Salette, Résiac, 1978).

6. Cf. Le Mystère d’iniquité, Enquête théologique,historique et canonique, n.d., p. 16.

7. Pour parvenir à  leurs fins, selon le scénario « complotiste », les forces séditieuses, par de multiples manœuvres obscures, auraient réussi à s’emparer du pouvoir et à prendre, à Rome, la tête du Vatican. Pourtant lorsqu’on se penche sur la littérature sédévacantiste, si les descriptions de la sédition abondent (Rampolla le franc-maçon, Roncalli le moderniste, Montini le démocrate onusien, Wojtyla l’oeucuméniste, Ratzinger nourri de philosophie hégélienne, etc.) – l’ouvrage le plus documenté est l’un des plus complets sur le sujet est « L’Eglise éclipsée » , préfacé en 1997 par le Rd Père Vinson – il n’est jamais expliqué pourquoi l’hypothèse d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » a pu se réaliser. Il est d’ailleurs frappant sur ce point de constater que le principal libelle sédévacantiste largement diffusé « Le Mystère d’iniquité » rédigé par un collectif d’auteurs, est singulièrement muet sur les causes, la PARTIE 3 : «ENQUÊTE HISTORIQUE : INFILTRATIONS ANCIENNES ET MODERNES » (pp. 68-71), expose des faits, les uns après les autres en une longue litanie, mais ne donne aucune explication sur les causes.

8. catholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménismeOn ne saurait oublier, malheureusement, que le pape Pie XI, qui condamna l’Action Française encatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme 1926, à la même période dans le cadre du conflit des « Cristeros », eut des décisions désastreuses au Mexique. En effet les catholiques qui s’étaient rebellés contre le Pouvoir politique persécuteur des chrétiens (fermeture des lieux de culte et des écoles catholiques, interdiction des ordres religieux, blasphèmes, outrages, etc.), et en passant tueur de prêtres (des 4 500 prêtres avant la rébellion, seuls 334 resteront officiellement en 1934), étaient pourtant sur le point de l’emporter. Après avoir, par obéissance au pape « infaillible » en son Magistère ordinaire, sabordé leurs ligues de résistance et déposé les armes, ces catholiques fidèles – des paysans pour la plupart – seront systématiquement éliminés de façon méthodique et sans pitié par l’armée fédérale dirigée par un gouvernement maçonnique profondément anticatholique. C’est pourtant avec ce gouvernement athée que Pie XI négocia, sans en avertir les Cristeros, au nom des principes de la politique du ralliement devenue la ligne officielle de l’Eglise depuis Léon XIII. Le clergé, aux ordres du pape, considéré comme « infaillible » en son Magistère ordinaire, cessa alors tout soutien aux rebelles, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication s’ils n’obéissaient pas ! La conséquence d’une telle décision, fut qu’ils moururent tous en martyrs de la foi – 5000 périront ainsi après la fin officielle de la guerre, assassinés – au cri de « Viva Cristo Rey » / « Vive le Christ Roi ».

9. Comme l’écrivit fort justement l’abbé Curzio Nitoglia, lors des polémiques qui suivirent les déclarations de Mr Richard Williamson, en janvier 2009 : « L'Holocauste a été le fer de lance de la nouvelle doctrine du concile Vatican II sur le déicide ("Nostra Aetate"), de la réforme de Paul VI de la prière de vendredi Saint (1970), de la théorie de "l'Alliance ancienne jamais révoquée" de Jean Paul II à Magonza (1981). De plus la théologie du "silence de Dieu" est née précisément grâce aux réflexions sur l’Holocauste. Certains théologiens (suivant les traces de Hans Jonas et Jean Baptiste Metz) nièrent la Providence, la Bonté de Dieu et mirent en doute son existence même, en arguant du fait que Dieu aurait autorisé l'Holocauste. L'Holocauste est donc devenu pour le judaïsme talmudique une métahistoire absolue, un acte sacrificatoire à valeur salvifique. Après la destruction du Temple (70 ap JC.), l'exégèse rabbinique a remplacé la Foi mosaïque dans le Messie personnel par celle du "messie collectif" qui est le peuple juif. Le Christianisme ne peut donc pas accepter cette sacralisation de l'Holocauste juif, sous peine de renier sa propre foi : l'unique Holocauste est le Sacrifice du Christ. Admettre un autre "Holocauste" salvifique et métahistorique à côté de celui de Jésus, serait un acte d'apostasie. Malheureusement la nouvelle théologie dirigeant le Concile Vatican II a mis le pied dans la mouvance catholique progressiste, nous espérons que la Tradition catholique ne soit pas polluée par elle. C'est par conséquent le devoir du Pasteur d'en admonester les fidèles. » (Don Curzio Nitoglia, 28 Janvier 2009).

10. Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957. Le cardinal Journet, cardinal-diacre de S. Maria in Portico Campitelli, rappelle : « Le Christ, écrit saint Paul, « est la Tête du Corps, c’est-à-dire de l’Église, lui qui est le principe, le premier-né d’entre les morts, (il fallait qu’il obtînt en tout la primauté), car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col.,18-20). » (Ibid.).

11 Que Jean XXIII, en tant que théologien privé, ait adhéré à des conceptions modernistes est une évidence. Plus contestable en revanche, les affirmations, parfois assez fantaisistes, concernant les hypothétiques appartenances d’Angelo Roncalli, futur Jean XXIII avec les sociétés secrètes avant l’accession à son pontificat. Rien ne semble pouvoir être formellement démontré, le témoignage de Jaime Ayala Ponce, qui a publié en trois volumes, un ouvrage intitulé « Introduccion a la francmasoneria », citant Pier Capri, journaliste et essayiste italien rédacteur d’ouvrages, pas très sérieux, traitant des thèmes maçonniques, ne présente aucune garantie de fiabilité, et s’apparente à du pur roman-fictioncatholicisme,christianisme,conclave,conclavisme,culture,curie,curie romaine,droit canon,droit canonique,droit divin,eglise,eglise catholique,foi,hérésiarques,hérésie,histoire,la question,liturgie,luthéranisme,luther,messe,papauté,pape,pie xii,pontife,pontife romain,religion,rome,saint siège,schismatique,schisme,société,tradition,vatican,vatican ii,franc-maçonnerie,libéralisme,œucuménisme issu de l’imagination fertile d’un auteur qui n’apporte aucune source vérifiable à ses allégations, et prend visiblement de grandes libertés avec les faits : «En 1935, Angelo Roncalli, archevêque de Mesembria est délégué apostolique en Turquie. Pour lui la vie n’est pas facile. C’est la guerre; comme d’autres prêtres ou religieux, il doit porter des vêtements de laïc. C’est précisément à cette époque qu’il est invité à rentrer dans une société héritière des enseignements Rose-Croix à qui Louis Claude de Saint-Martin, le comte de Saint Germain et le comte de Cagliostro donnèrent tant de force ... c’est lors d’une des séances dans une loge qu’Angelo Roncalli tombe en transe mystique et c’est précisément le moment où il énonce ses fameuses prophéties...». (Cf. Pier Carpi, Les prophéties du pape Jean XXIII, J’ai Lu, 1978). Notons au passage, que le théosophe français Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), n’a jamais été Rose-Croix, que Giuseppe Balsamo (1743-1795), dit « Cagliostro », qui fut impliqué dans l’affaire du Collier de la reine, désigné comme le « Grand Cophte » en s'étant rendu célèbre par la diffusion d'un rite maçonnique « égyptien » aux origines incertaines, ne le fut sans doute pas lui non plus, et que le célèbre comte de Saint-Germain (1707-1784), curieux voyageur spécialisé dans le commerce des teintures, le flou le plus total concernant sa vie n’autorise pas à des affirmations rapides. On s’étonne donc que certains milieux, prêtent une quelconque validité à des écrits de ce type, édités dans des collections « grand public », relativement peu regardantes avec les critères historiques universitaires. Quant au témoignage, tout aussi invérifiable, de l’ex-Père Malachi Brendan Martin (1921-1999) ancien prêtre jésuite, qui fut le secrétaire du cardinal Augustin Bea (1881-1958), relevé de ses vœux de religion à sa demande par Paul VI en 1964, et quittant l'ordre jésuite pour devenir écrivain, il relève des mêmes suppositions gratuites cette fois-ci, évoquant dans un entretien en septembre 1996 (cf. L’Église est éclipsée, op.cit., p. 19), une réception maçonnique d’Angelo Roncalli, alors nonce apostolique à Paris, soi-disant par Vincent Auriol (1884-1966) qui devint Président de la République en 1947. Ce qui est vrai et tout à fait réel, c’est que le futur Jean XXIII, fut nommé à Paris le 22 décembre 1944, en remplacement de l’ancien nonce Mgr Valerio Valeri (1883-1963), favorable au Régime de Vichy et au clergé qui avait soutenu le Maréchal Pétain. Il fit preuve pendant cette période, d’un talent d’habile négociateur, se montrant aimable et débonnaire à l’égard du Gouvernement de la République, observateur tolérant envers les « nouvelles initiatives pastorales » du clergé français très à gauche, bienveillant vis-à-vis de l’engagement des prêtres ouvriers. C’est ainsi qu’il fut créé cardinal en 1953, et reçut sa barrette du Président Vincent Auriol qui en avait fait la demande, au titre d'un ancien privilège des souverains français. C’est donc une personnalité hautement progressiste, rompue aux négociations diplomatiques avec les autorités laïques, qui devint pape le 28 octobre 1958.

12. C'est dans le livre XV de son ouvrage La Cité de Dieu, que saint Augustin (354-430), Père et docteur de l'Eglise, développa le plus complètement l'exposé de sa doctrine des « deux Cités », qui devint l'une des colonnes fondatrices de la théologie chrétienne : « Comme Adam était le père de ces deux sortes d’hommes, tant de ceux qui appartiennent à la cité de la terre que de ceux qui composent la Cité du ciel, après la mort d’Abel, qui figurait un grand mystère (ce mystère est sans doute la mort du Christ), il y eut deux chefs de chaque cité, Caïn et Seth, dans la postérité de qui l’on voit paraître des marques plus évidentes de ces deux cités. En effet, Caïn engendra Enoch et bâtit une cité de son nom, laquelle n’était pas étrangère ici-bas, mais citoyenne du monde, et mettait son bonheur dans la possession paisible des biens temporels. Or, Caïn veut dire Possession, d’où vient que quand il fut né, son père ou sa mère dit: « J’ai acquis 5 un homme parla grâce de Dieu » (Gen. VI, 1.); et Enoch signifie Dédicace, à cause que la cité de la terre est dédiée en ce monde même où elle est fondée, parce que dès ce monde elle atteint le but de ses désirs et de ses espérances. Seth, au contraire, veut dire Résurrection, et Enos, son fils, signifie Homme, non comme Adam qui, en hébreu, est un nom commun à l’homme et à la femme, suivant cette parole de l’Ecriture : «Il les créa homme et femme, et les bénit et les nomma Adam » (Gen. V, 2).(…) Or, comme Caïn, fondateur de la cité de la terre, et son fils Enoch, qui nomma cette cité, marquent par leurs noms, dont l’un signifie possession et l’autre dédicace, que cette même cité a un commencement et une fin et qu’elle borne ses espérances à ce monde-ci, de même Seth, qui signifie résurrection, étant le père d’une postérité dont la généalogie est rapportée à part, il est bon de voir ce que l’Histoire sainte dit de son fils. »(St. Augustin, La Cité de Dieu, L. XV, Ch. XVII, « Des deux chefs de l’une et l’autre cité issue du même père. »).

mardi, 29 septembre 2009

René Guénon et la corruption du catholicisme

ou la sinistre stratégie de la gnose guénonienne 

 

 

 

 

Sans titre 3.jpg 

René Guénon (1886-1951) n’eut de cesse de tromper 

les catholiques avec qui il collabora,

pour mieux diffuser le poison de ses théories  occultistes,

tout ceci au nom d’une prétendue défense de la "Tradition". 

 

BaphometintheSun[1].jpg

 

La critique catholique, depuis les premiers livres de Guénon,

 a été la dénonciation du caractère gnostique et syncrétiste

de cette pensée antichrétienne par essence ! 

 

 

 

 

 

dyn004_original_120_155_pjpeg_2546912_f2ddf7c0071c0c7592da2b1777d700f7.jpgRené Guénon (1886-1951) possède une caractéristique rare, celle d’attirer à lui les constructeurs de belles légendes. L’une des plus tenaces, pourtant radicalement fausse, consiste à voir en lui un ami du catholicisme et de l’Eglise. Or, rien n’est plus inexact et erroné que cette avantageuse présentation entretenue et bâtie par de dévots disciples du soufi cairote.

 

En effet, Guénon, qui s’introduisit dans les milieux catholiques pour mieux les corrompre, fut toujours convaincu du caractère périphérique et incomplet de la religion chrétienne. Pour lui, seule l’Inde était porteuse des critères véritables de la fort suspecte « Tradition primordiale ». Il n’eut donc de cesse de tromper ceux avec qui il collabora, pour mieux diffuser le poison de ses théories syncrétiques, tout ceci au nom d’une prétendue défense de la Tradition, ceci recouvrant en réalité une entreprise systématique ayant pour but de soumettre l’Occident aux principes doctrinaux de l’occultisme.

 

 

I. Une stratégie mensongère

 

 

 

 

alchimie.jpg

 

 

Le discours de Guénon

est porteur des classiques scories occultistes

 

 

 

Fort justement, analysant la perception des milieux catholiques à l'égard de Guénon, Marie-France James avait déjà noté la duplicité du discours affiché porteur en réalité des classiques scories occultistes :

 

- « Guénon, avec plus ou moins de bonne foi, a joué pendant longtemps la carte de la fausse représentation en masquant aux yeux de ses proches et amis catholiques ses affiliations déterminantes et irréversibles au soufisme moniste dans la ligne de Mohaddyn Ibn Arabi et à la maçonnerie écossaise dans le cadre de la Grande Loge de France ; que l'on songe à sa famille, à Abel Clarin de la Rive, directeur de la France chrétienne antimaçonnique à laquelle Guénon collabora avant la première guerre mondiale et dont il avait prévu qu'il hériterait de la direction, à Noële Maurice-Denis avec qui il demeurera en étroit contact pendant près de dix ans, à Olivier de Frémond avec qui il entretiendra une correspondance suivie jusqu'à la fin des années 30, à Louis Charbonnau-Lassay etc.

Mais les plus perspicaces n'ont pas été dupes longtemps - sinon jamais - de l'orientation fondamentale de l'œuvre et du projet guénoniens qui tendaient à rien moins qu'à relativiser la personne du Christ et la radicale nouveauté de la Révélation judéo-chrétienne et à réinterpréter la doctrine et la tradition chrétiennes à la lumière des principes ésotérico-occultistes. Ce qui explique que l'une des constantes de la critique catholique ait été la dénonciation du caractère gnostique et syncrétiste de l'œuvre guénonienne jugée par là inconciliable avec la véritable perspective chrétienne. (...) Nous nous devons de reconnaître que cette analyse-critique vise juste quant à l'essentiel, c'est-à-dire quant à l'identification des fondements mêmes de l'œuvre guénonienne et à sa radicale incompatibilité avec la Révélation chrétienne. » [1]

 

D’ailleurs, en écho à ce qu’expose justement Marie-France James, s’il est un personnage qui, dans la mouvance catholique aurait pu à bon droit se sentir singulièrement trahi, trompé et floué par Guénon, c’est bien Abel Claren de la Rive (1855-1914), qui assuma la direction de la France chrétienne antimaçonnique [2]. Ce membre de la Société des études historiques dont l’itinéraire mérite d’être connu, ne fut pas simplement le polémiste peu inspiré que certains ont voulu complaisamment nous présenter.

 

 

II. Un double jeu scandaleux

 

93783215franc-gif.gifPendant la période qui s’étendit de 1887 à 1898, Clarin de la Rive se lança dans une étude très précise des sociétés secrètes musulmanes en Afrique du Nord, investigations qu’il fait paraître sous le nom de A.D. Rioux. C’est à l’occasion, en 1908, de son exclusion de l'Ordre Martiniste fondé par Papus, que Claren de la Rive approcha pour la première fois René Guénon qui signait de son titre d’évêque gnostique « Sa Grâce Palingénius », secrétaire général de l’Eglise gnostique de France et directeur de la Gnose, lui proposant d’envoyer ses analyses dans la France chrétienne antimaçonnique afin qu’il puisse effectuer, s’il le souhaitait, des clarifications ou mises au point sur plusieurs sujets et désaccords à l’égard des positions de ces anciens amis qui prendra, préalablement, la forme d’une lettre de protestation des « excommuniés » de l’Ordre papusien (J. Desjobert, R. Guénon, A. Thomas), la Loge Humanidad n° 240 décrétant quant à elle dans sa tenue extraordinaire du 6 juin 1909 une sentence de « perte des droits maçonniques et d’expulsion définitive de la Maçonnerie » et de son côté le Souverain Sanctuaire d’Allemagne procédant à une annulation des patentes de 30e et 90e qui avaient été remises.

 

 

compr-25-marcel-moreillon-a-la-loge-maconnique.jpg

 

René Guénon hypocritement catholique

était encore profondément lié

au milieu des loges

 

 

 

 

195px-Masons_baphomet.jpgCependant, alors que Claren de la Rive était en quête d'un collaborateur régulier connaissant bien les positions faussées de l’ésotérisme afin de mieux en dénoncer les grossières désorientions, mais totalement ignorant du double jeu de René Guénon qu’il croyait être redevenu un parfait catholique ayant définitivement « tourné le dos à la Maçonnerie » alors qu’il était encore profondément lié au milieu parisien des arrière-loges, il l’engagea à la France chrétienne antimaçonnique lors de l'été 1913, et lui offrit une tribune exceptionnelle, que s’empressa d’utiliser Guénon qui allait publier, par ce canal inespéré, nombre de textes sous le pseudonyme du « Sphinx », et ce jusqu'à la disparition de la revue consécutive à la mort de Claren de la Rive en 1914, et dont il fut même un temps regardé comme le possible successeur à la direction de l'hebdomadaire devenu, entre temps, la France antimaçonnique, ce qui aurait amené une des figures les plus représentatives du monde de l’occulte à diriger l’organe par excellence de la « bonne pensée » catholique.

 

III. Abel Claren de la Rive et la « France chrétienne antimaçonnique »

 

 

image005.jpg

 

 

22914779_2675062.jpgA compter de 1893,  Abel Claren de la Rive choqué par les découvertes réalisées en étudiant les thèses des milieux detn_langenieux_tif.jpg l’ésotérisme, commença à envoyer des articles critiquant les activités de la franc-maçonnerie à divers journaux religieux (la Croix de Paris, la Croix de Reims, la Croix des Ardennes), signant simplement « Un Profane » ou encore « F.. X.. », se distinguant surtout dans la Revue complémentaire du Diable par de vigoureuses attaques contre Jules Bois sous le pseudonyme de « Rhémus », puis, par des papiers sévères envoyés au Peuple français, à l’Avenir de Reims, la Revue nouvelle, à l'Echo de Rome et au Rosier de Marie. C’est à la suite de la diffusion de ces textes qu’il rencontrera l'archevêque de Reims le cardinal Langénieux, observateur attentif de la franc-maçonnerie disposant d'une bibliothèque fort documentée, lié aux co-directeurs de la Franc-maçonnerie démasquée, les abbés Gabriel de Bessonies et Henri Joseff.

 

 

 

franc_macon_06.jpg

 

 

« En premier lieu arrachez à la Franc-maçonnerie

le masque dont elle se couvre, et faites-la voir telle qu’elle est »

 

 

symboles.jpgAinsi, avec l’aide de Louis Lechartier, Claren de la Rive, déjà bien introduit dans le monde religieux catholique qui combattait les idéesimage002.gif occultistes, publiera alors La femme et l'enfant dans la Franc-maçonnerie universelle (1894) ainsi que le Juif et la Franc-maçconnerie (1895), et prit la successions du faussaire Léo Taxil (1854-1907), qu’il ne ménagea pas de ses virulentes critiques devant son mensonge avéré, à la direction de la France chrétienne antimaçonnique en janvier 1896 (revue qui portait en exergue la déclaration de Sa Sainteté Léon XIII tirée de l’Encyclique Humanum Genus publiée le 20 avril 1884 : « En premier lieu arrachez à la Franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre, et faites-la voir telle qu’elle est »), direction qu'il conservera jusqu'à sa mort en juillet 1914.

 

 

 

IV. Un occultiste déguisé sous le masque catholique

 

grand-college_1248189101.jpgCe que l’on ignore, ce que témoignant d’un art consommé de la dissimulation dont seul il était capable, et alors qu’il s’affichait comme l’une des plumes les plus aiguisées et féroces dirigées contre la franc-maçonnerie et l’occultisme, Guénon continuait, comme si de rien n’était, à fréquenter les salons, groupes et cercles ésotériques parisiens les plus divers, et il est fort probable, à court terme, qu’il ait été désigné, lui qui venait de se faire un an plus tôt soufi musulman et recevoir au sein de la Loge Thebah de la Grande Loge de France, pour succéder

 

N’oublions-pas que peu après son rattachement à l'ésotérisme islamique, René Guénon se mariait comme si de rien n’était avec Berthe Loury, jeune fille blésoise qu'il avait connue chez le chanoine Gombault. D’ailleurs un peu plus tard, en Sorbonne, il rencontre Noëlle Maurice-Denis Boulet, étudiante catholique qui l’invite aux jeudis parisiens consacrés à des « réunions méta-philosophiques » avec des camarades de l'Institut catholique. Noëlle Maurice-Denis Boulet, qui croyait naïvement à la sincérité des convictions affichées par ce grand dissimulateur et manipulateur qu’était Guénon, de le présenter au cercle néo-thomiste de l'Institut catholique dont le doyen, Émile Peillaube, avait fondé La Revue de philosophie 

 

L’incroyable, c’est qu’à partir de 1919, René Guénon va donner des « comptes rendus » et plusieurs articles sur divers sujets à la revue du Père Peillaube, toujours en affichant un vernis faussement catholique ; ainsi seront publiés des textes ayant pour titre : « Le théosophisme », « La question des mahatmas », « Théosophisme et franc-maçonnerie », poursuivant une collaboration active qu'il accordera, jusqu'en 1923.

 

V. Le loup au sein de la Revue universelle du Sacré-Cœur 

 

DSC01656.JPGMais le plus extraordinaire est à venir. Une nouvelle revue : « Regnabit, Revue universelle du Sacré-Cœur », paraît en juin 1921,Guenon-author-pg-image-1.jpg sur l'initiative du Père Félix Anizan (1878-1944), oblat de Marie Immaculée, apôtre de la dévotion et de la doctrine du Sacré-Coeur, auteur d'innombrables ouvrages sur ce sujet. Persuadé que « le Sacré-Coeur n'a pas dans la vie chrétienne, dans la pensée catholique, la place qui lui revient », il juge nécessaire de fonder une revue scientifique traitant ce thème à tous points de vue : dogmatique, moral, ascétique, mystique, liturgique, artistique et historique. Il réalise son projet avec la collaboration du centre de dévotion au Sacré-Coeur de Paray-le-Monial et parmi les premiers collaborateurs d'Anizan se trouvent de très grands théologiens comme le jésuite Augustin Hamon - à l'époque le spécialiste de la mystique du Sacré-Coeur - le bénédictin dom Demaret de l'abbaye de Solesmes, l’oblat Émile Hoffet (1873-1946), Gabriel de Noaillat, secrétaire du Centre de Paray-le-Monial, le futur monseigneur Léon Cristiani (1879-1971), ainsi que le secrétaire du centre de Paray-le-Monial, Gabriel de Noaillat. La revue paraît sous les auspices d'un comité patronal composé par le cardinal Louis-Ernest Dubois (1865-1929), archevêque de Paris, et quinze prélats de tous les continents, parmi lesquels nous trouvons dom Gariador, l'Abbé général de la Congregazione Benedettina Cassinense. L'approbation ecclésiale de la revue sera ensuite confirmée le 10 mars 1924 par une Bénédiction apostolique spéciale - où étaient exprimés les félicitations et l'encouragement - envoyée à la rédaction de Regnabit par le Secrétariat d'État de Pie XI et signée par le cardinal Pietro Gasparri.

 

 

saccoeur.jpg

 

Guénon pensait pouvoir démontrer

par ses articles sur le Sacré-Cœur

que le symbole du « Cœur »

se rattache à la « Tradition primordiale »

 

 

 

Or, ce diable de Guénon, réussira usant d’une hypocrisie sans nom, à faire publier plusieurs articles dans Regnabit. René Guénon avait fait connaissance avec Olivier de Frémond (1850-1940), membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest, grâce auquel Louis Charbonneau-Lassay (1871-1946) entra en contact avec Guénon. Par le truchement de Louis Charbonneau-Lassay, René Guénon devient collaborateur de Regnabit, en publiant, comme première contribution à la revue, dans le numéro d'août-septembre 1925, une étude sur la signification du cœur dans les traditions préchrétiennes.

Sacred%20Heart%20of%20Jesus.jpgNe faisant jamais référence dans Regnabit à ses propres ouvrages consacrés aux doctrines hindoues, et pour cause, alors que d'une façon générale c'est dans ces doctrines que son enseignement prenait surtout son point d'appui, Guénon pensait pouvoir démontrer par ses articles sur le Sacré-Cœur que le symbole du « Cœur » se rattache à l'unique « Tradition primordiale » placée à la source du symbolisme universel dont les diverses traces témoignent de la permanence et de la vérité de cette influence traversant l'ensemble des mythes et civilisations, formant, de manière certes voilée mais cependant aisément décelable par une étude attentive, un noyau commun unissant dans une même origine, dont la désignation en tant que « Christ-Principe » ou même de « Verbe » aura pu abuser de nombreux lecteurs catholiques, est cependant très loin de correspondre à ce que représente effectivement Jésus-Christ pour les chrétiens.

Les réactions ne se firent pas attendre, en particulier d’un certain nombre d’intellectuels catholiques choqués par les propos de Guénon, dont principalement Jacques Maritain (1882-1973) et l'abbé Lallement (1892-1977), qui exigent la mise à l’écart de l’occultiste qui, de toute évidence, se sert de Regnabit comme d’une tribune pour répandre le venin de ses théories faussées.

 

 

Conclusion

 

livre-2-bestiaire.jpgAcculé et démasqué, en mai 1928, Guénon donne sa démission de la « Société du Rayonnement intellectuel du Sacré-Cœur », et expose le 8 juin, dans une lettre de douze pages envoyée à Louis Charbonneau-Lassay qui est chargé de s’en faire l’émissaire et en restera pour le moins incrédule, toute sa « rancœur » à l’égard de l’abbé Anizan, de la revue Regnabit et surtout vis-à-vis de l’Eglise catholique en des termes ahurissants, allant jusqu’à se faire menaçant déclarant, si l’on prétendait empiéter sur les domaines dont il a « autorité » et « qu’il représente » (sic) : « [on doit] se méfier de ce que [René Guénon] peut avoir en réserve

 

 

 

 

 

guenon II.jpg

 

« Quant à une position religieuse,

je n'ai pas à en avoir,

puisque je ne me place nullement à ce point de vue. »

 

 

 

symbole.gifLe Père Anizan, profondément ébranlé et stupéfait, sensibles aux réactions négatives suscitées par les articles signés par Guénon dans l'organe de la « Société du Rayonnement Intellectuel du Sacré-Cœur », fut tout de même soucieux de connaître quelles étaient les convictions religieuses effectives de son collaborateur, ce qui était bien la moindre des choses pour quelqu'un qui, écrivant dans la Revue Universelle du Sacré-Cœur éditée en collaboration avec le centre de Paray-le Monial, placée sous le patronage du cardinal Dubois, et figurait en tant que membre officiel de son Comité de rédaction.

 

Il reçut non sans étonnement, par l'intermédiaire de Chabonneau-Lassay, cette déclaration définitive de la part de Guénon qui, comme nous le savons, méprisait profondément la religion puisqu’il regardait cette dernière comme une simple expression exotérique superficielle et incomplète d’une vérité ésotérique cachée : « Quant à une position religieuse, je n'ai pas à en avoir, puisque je ne me place nullement à ce point de vue. » [3]

 

La seule question qui mérite d’être posée en conclusion est donc celle-ci : comment accepter et tolérer qu’une doctrine aussi malsaine et dévoyée, qui regarde la religion fondée par Jésus-Christ comme un simple lien social en niant son aspect salvifique sacramentel et transcendant affirmant : « la religion ne relie les hommes que dans le sens social » [4], puisse encore, pour certains esprits puissamment aveuglés, prendre autorité sur le christianisme, alors même que tous ses fondements sont en radicale opposition avec l’enseignement de l’Eglise ?

 

René Guénon sut se faire ondoyant et flatteur à l’égard du catholicisme, alors même qu’il le regarda toujours avec un certain dédain comme unela-crise.jpg forme exotérique vidée de son ésotérisme depuis le XIIIe siècle, dérivée et dépendante de l’authentique Tradition,  et déclara hypocritement, alors qu’il n’y croyait pas le moins du monde [5], que sous sa forme occidentale cette illusoire « Tradition primordiale » est extérieurement représentée par le catholicisme. Ainsi, selon lui, dans le catholicisme se sont maintenus les éléments de la Tradition en Occident, ceci devant s’entendre, ne nous y trompons surtout pas, au titre des éléments de la Tradition caïnique babélienne non-chrétienne, et uniquement en fonction des possibilités que le catholicisme porterait en lui-même de les "revivifier".

 

Ainsi, soutiendra-t-il, dans un sens pragmatique et simplement tactique, toute tentative « traditionaliste » qui ne tiendrait pas compte du catholicisme est inévitablement vouée à l’échec, par manque de base, base indispensable à tout espoir de « rétablissement ». Telle est la raison de l'intérêt, fort limité et superficiel du reste, que Guénon porta au catholicisme. De ce fait le catholicisme, ce qui n’a pu tromper et ne trompe encore que les crédules et naïfs lecteurs de La Crise du monde moderne [6], non perçu dans son essence divine et l’Eglise ignorée dans son caractère surnaturel, caractère absolument non comparable et non identifiable avec les autres formes religieuses de l’humanité d’avec lesquelles elle se distingue totalement, sont réduits à une pure vision administrative, localisée, exotérique et sociale de la Tradition dans l’esprit de Guénon, ce qui est proprement inacceptable.

 

On le comprend aisément, combattre Guénon, mettre en lumière ses funestes théories démoniaques, c’est éviter que des âmes sincères trompées et abusées par les propos séduisants que l’occultiste Guénon dirigea contre le monde moderne, ne se laissent infecter par des thèses absolument incompatibles avec la Foi de l’Evangile et l'enseignement de l'Eglise. 

 

Notes.

 

1. M.-F. James, Esotérisme et christianisme autour de René Guénon, NEL, 1981, p. 15. 

 

2. Abel Claren de la Rive, s’engagea tout d’abord dans des travaux d’érudition qui l’amenèrent à publier une Histoire épisodique de la Bourgogne (1881), puis une Histoire générale de la Tunisie depuis 1590 avant Jésus-Christ jusqu’en 1883, étude monumentale dont il sera récompensé en étant reçu en tant qu’officier dans l'ordre du Nichan-Iftikar, signant, quelques années plus tard, un Dupleix ou les Français aux Indes orientales (1888). Toutefois, passionné par l’occultisme, alors même qu’il avait fait paraître sous la forme d’un premier roman, Une Date fatale (1881), une vigoureuse dénonciation du spiritisme, il allait de nouveau, sous le pseudonyme du Cheikh Sihabil Klarin M'Ta El Chott, diffuser un nouvel ouvrage relativement surprenant, Ourida (1890), dans lequel était décrite l'histoire d'une « Petite Rose » placée sous les auspices de l'archange Gabriel autour de laquelle s’entrecroisaient et s’opposaient, successivement, des éléments spirituels chrétiens, musulmans et maçonniques. A la même date, et sous le même pseudonyme, il réalisera un Vocabulaire de la langue parlée dans les pays barbaresques — coordonné avec le « Koran » (1890), œuvre importante portant sur les idiomes linguistiques de l’Egypte, du Maroc, de la Tunisie et de la Turquie, se penchant plus particulièrement sur les rites, sectes et confréries religieuses de l'islam, et s’immergeant à ce point dans la tradition musulmane qu’il déclarera, un peu plus tard,  à l'abbé Gabriel de Bessonies (1859-1913), que les domaines touchant à ces sujets lui étaient à cette époque si connus que beaucoup imaginaient qu’il fût réellement un authentique disciple de Mahomet.

 

3. Lettre à Charbonneau-Lassay, 8 juin 1928.

 

4. R. Guénon, La religion et les religions, La Gnose, sept.-oct. 1910.

 

5. Sa lettre à Julius Evola datée de 1944, citée dans « René Guénon : un ésotériste antichrétien ! », témoigne éloquemment de la duplicité de Guénon sur la question du rétablissement de la Tradition par le catholicisme  :   « Vous devez bien penser que je ne suis pas si naïf que cela ; mais pour des raisons qu’il ne m’est malheureusement pas possible d’expliquer par lettre, il était nécessaire de dire ce que j’ai dit et d’envisager cette possibilité, ne fût-ce que pour établir une situation nette, et a eu pleinement le résultat (négatif) que j’attendais. » (Lettre à Julius Evola, 1933).

 

6. R. Guénon, La Crise du monde moderne, ch. II, « L’opposition de l’Orient et de l’Occident », ch. V, « L’individualisme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

11:02 Publié dans Esotérisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : religion, esotérisme, catholicisme, eglise |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 04 septembre 2009

René Guénon : un ésotériste antichrétien !

 

ou

la nature ténébreuse et

 corruptrice de la gnose guénonienne

 

 

 

borella-guenon.jpg
52BRG2_432x320.jpg
La contradiction est totale entre la position chrétienne,
et la thèse guénonienne défendant l’unité des traditions
par leur rattachement à une prétendue "Tradition primordiale".

 

dyn004_original_120_155_pjpeg_2546912_f2ddf7c0071c0c7592da2b1777d700f7.jpgOn est loin de se douter, abordant la pensée de René Guénon (1886-1951), que nous nous trouvons en9782070230082.gif présence de l’un des plus redoutables adversaires contemporains du christianisme et de l’Eglise. Beaucoup même, se sont laissés abuser, ont été profondément dupés par certaines de ses déclarations avantageuses en apparence, et considèrent, dans leur candide naïveté, que Guénon contribua à « faire des chrétiens ».

 

Or, les chrétiens éventuels qu’aurait « fait » Guénon, sont tous des êtres devenus, peu à peu mais inexorablement, étrangers à leur propre Tradition, car infectés par les germes corrupteurs d’une théorie foncièrement mensongère, imprégnée, bien plus qu’on ne l’imagine, d’une gnose occultiste fort éloignée de l’enseignement de la Révélation. En effet, Guénon rejette avec vigueur l’idée que le christianisme puisse représenter l’unique voie de Salut, et subordonne, de façon inacceptable, la Révélation à une fallacieuse « Tradition primordiale » d’origine cosmique et babélienne.

 

I. Une stratégie mensongère

 

orient.jpgDans un premier temps, l'intention de Guénon, comme il l'exposa tout d'abord dans l'Introduction générale à l'étude des doctrinesrene-guenon-caire2.jpg hindoues (1921), puis dans Orient et Occident (1924), était que puisse s'opérer un redressement de l'Occident par les lumières de l'Orient. « Pour Guénon, remarquait Marie-France James, il ne s'agit pas, de toute évidence, d'une simple "entente philosophique" entre l'Orient et l'Occident mais d'un redressement et même d'une complétude de la tradition occidentale, prenant sa source à la plus pure et invariable métaphysique qui, pour des raisons de fait tenant à l'âge sombre du kali-yuga, est conservée et réalisée dans le seul Orient au sein de l’Aggartha. [1]

 

Nous sommes là en présence d'un renversement de perspective : il ne s'agit plus d'apporter la Révélation judéo-chrétienne à la Gentilité, mais d'éclairer cette révélation, d'en dévoiler le sens caché, d'en permettre le plein épanouissement, à la lumière des doctrines maîtresses de l'Orient.» [2]

 

Mais ensuite, l'idée cachée de Guénon, sera bien celle d'une incorporation, d'une « intégration » de la tradition occidentale au sein de lavgreets-ganesh.jpg tradition orientale, d'une véritable « absorption » par laquelle elle sera dissoute et retournera à sa prétendue « source » afin que puisse s'accomplir l'ultime « retour aux origines » préfigurant la fin de l'actuel Manvantara et le surgissement d'un nouveau qui s'engagera, à son tour, dans un mouvement cyclique divisé en différents âges ou périodes, et ceci éternellement.

 

D’ailleurs, étayant et confirmant sa conviction, ainsi que justifiant la terrible destination qui lui est réservée, le jugement dépréciatif de Guénon à l'égard du christianisme ne souffre d'aucune ambiguïté :

 

-          « (...) en dépit des origines initiatiques du christianisme, celui-ci, dans son état actuel, n'est certainement rien d'autre qu'une religion, c'est-à-dire une tradition d'ordre exclusivement exotérique, et il n'a pas en lui-même d'autres possibilités que celles de tout exotérisme ; il ne le prétend d'ailleurs aucunement, puisqu'il n'y est jamais question d'autre chose que d'obtenir le "salut". Une initiation peut naturellement s'y superposer, et elle le devrait même normalement pour que la tradition soit véritablement complète, possédant effectivement les deux aspects exotérique et ésotérique ; mais dans sa forme occidentale tout au moins, cette initiation, en fait, n'existe plus présentement.» [3]

 

II. L’hypocrisie guénonienne

 

2-8251-0976-2_1.jpgLes lecteurs crédules qui prirent ainsi pour argent comptant les assertions avantageuses de Guénon concernant la730167_1312469.jpg possibilité d’un éventuel rétablissement de la Tradition en Occident à partir du christianisme, ou plus exactement du catholicisme, comme semblent le confirmer certains passages de la Crise du monde moderne, ouvrage qu’il publia en 1927, seront sans doute satisfaits d’apprendre ce qu’il écrivait à Julius Evola (1898-1974) en 1933, expliquant que sa position, à laquelle il ne croyait pas, n’était en réalité conditionnée que par un pur souci de stratégie :

 

-          « Vous devez bien penser que je ne suis pas si naïf que cela ; mais pour des raisons qu’il ne m’est malheureusement pas possible d’expliquer par lettre, il était nécessaire de dire ce que j’ai dit et d’envisager cette possibilité, ne fût-ce que pour établir une situation nette, et a eu pleinement le résultat (négatif) que j’attendais. » (Lettre à Julius Evola, 1933).

 

Il confirmera, en cette même année 1933, dans un autre courrier destiné à Roger Maridort, la duplicité de son attitude, et son absence de toute conviction s’agissant du rôle possible que l’Eglise aurait pu jouer dans le cadre d’un rétablissement en Occident.

 

Guénon écrit explicitement :

 

-          « Pour ce que j’ai dit dans Orient et Occident au sujet du rôle possible de l’Eglise catholique (comme représentant une forme traditionnelle occidentale pouvant servir de base à certaines réalisations, ainsi que cela a d’ailleurs eu lieu au moyen âge), je dois dire que je ne me suis jamais fait d’illusions sur ce qu’il pouvait en résulter en fait des circonstances actuelles ; mais il ne fallait pas qu’on puisse me reprocher d’avoir pu négliger certaines possibilités, au moins théoriques, ou de ne pas en tenir compte. » (Lettre à Roger Maridort, 1933).

 

Ce que l’on peut résumer par ces mots : je n’ai jamais cru le moindre instant à cette possibilité mais, n’ayant pas voulu donner prise à la critique, je l’ai évoquée de manière uniquement tactique alors même que j’en connaissais le caractère parfaitement illusoire. 

 

 

III. Subordination inacceptable de la Révélation à la "Tradition primordiale"

 

 

 

3b3g.jpg
"Aucune entente n'est réellement possible avec quiconque
a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle
le monopole de la révélation et du surnaturel."

 

9782070297528.jpgGuénon refuse avec vigueur la nature « exclusive » et non-universaliste de la Révélation chrétienne dans la mesure où elle déclare que le ChristGuenon-author-pg-image-1.jpg seul lave et libère les hommes du péché originel. Il place la Parole de l'Evangile dans une relation de « subordination » vis-à-vis de l’Orient, et affirmera clairement qu'il ne peut accepter la prétention du christianisme à détenir, de manière solitaire, un caractère surnaturel et transcendant :

 

-          « (...) c'est toujours la même chose : affirmation que le christianisme possède le monopole du surnaturel et est seul à avoir un caractère "transcendant", et, par conséquent, que toutes les autres traditions sont "purement humaines", ce qui , en fait, revient à dire qu'elles ne sont nullement des traditions, mais qu'elles seraient plutôt assimilables à des "philosophies" et rien de plus (...) autrement dit, le christianisme seul est une expression de la Sagesse divine ; mais malheureusement ce ne sont là que des affirmations (...) tout cela s'accompagne d'une argumentation purement verbale, qui ne peut paraître convaincante qu'à ceux qui sont déjà persuadés d'avance, et qui vaut tout juste autant que celle que les philosophes modernes emploient, avec d'autres intentions, quand ils prétendent imposer des limites à la connaissance et veulent nier tout ce qui est d'ordre supra-rationnel.» [4]

 

Poursuivant sur sa conviction  l'aveu de Guénon, en conclusion d’un article précédent, est d'un grand intérêt puisqu'il dévoile nettement le fond de sa pensée :

 

-          « (...) aucune entente n'est réellement possible avec quiconque a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle, à l'exclusion de toutes les autres, le monopole de la révélation et du surnaturel. » [5]

 

 

IV. La "Tradition" selon le christianisme

 

Dom Irénée Gros avait su, dans un texte d'avril 1950, préciser pourtant ce qui distingue le christianisme et en rend impossible la réduction dans les schémas universalistes, montrant que la Révélation exige une purification supérieure à celle qui est réalisée par les pratiques orientales :

 

 - « [L'expérience chrétienne], écrivait-il, exige une purification de l'esprit encore plus totale et qui n'est plus et ne peut plus être notre œuvre.jeandelacroix.jpg Essentiellement surnaturelle en effet, elle se poursuit sous la direction de l'Esprit-Saint lui-même usant à cette fin des vertus théologales et des dons qu'il nous a conférés. (…) le christianisme est cette relation absolument transcendante que l'esprit ne peut découvrir et devant laquelle l'homme est impuissant. Le christianisme n'est connaissable que par révélation, son Dieu n'est accessible que par grâce. Dès lors, la métaphysique doit reprendre sa place subordonnée, elle ne sera que l'humble servante d'une sagesse qui est don souverain et entièrement gratuit du Dieu Créateur et qu'elle est par elle-même aussi incapable de concevoir que d'accomplir. (...) La conversion ne se fera pas sans crucifiement et c'est la loi de la conversion. » [6]

 

danielou.jpgLa Tradition, pour le christianisme, c’est donc l’émergence, par la purification et la grâce, d’un élément fondateur dans l’Histoire des hommes : « la foi » ; foi qui les engage dans un autre ordre des choses. Le cardinal Jean Daniélou (1905-1974) résumera justement cette originalité :

 

                - « Le premier trait qui caractérise le christianisme est qu’il est essentiellement la foi en un événement, celui de la Résurrection du Christ. Cet événement constitue une irruption de Dieu dans l’histoire qui modifie radicalement la condition humaine et constitue une nouveauté absolue. Or ceci distingue complètement le christianisme de toutes les autres religions. C’est là ce que méconnaît René Guénon quand il réduit le christianisme à n’être qu’une des formes de la tradition originelle. Il en évacue précisément tout ce qui en fait l’originalité. Les grandes religions non chrétiennes affirment l’existence d’un monde éternel qui s’oppose au monde du temps. Elles ignorent le fait d’une irruption de l’éternel dans le temps qui donne à celui-ci consistance et le transforme en histoire. » [7]

 

 

 

Conclusion

 

 

crucifix_palisandre_croix_01.jpg

 

Le christianisme n'est connaissable que par révélation,

son Dieu n'est accessible que par grâce."

 

 

 

 

Dans un article publié en 1951, et avec pertinence, le père Jean Daniélou insistait déjà sur la nature foncièrement novatrice de l’idée chrétienne decrucifixion-von-st.jpg Rédemption, de « promotion spirituelle » unique dans l’histoire des traditions religieuses de l’humanité, que n’avait pas du tout perçu Guénon, apparemment hermétique à la dimension anthropologique, oublieux du caractère dramatique de la condition de l’homme, de tous les hommes soumis, depuis la Chute, à la puissance du péché :

 

-          « Il n’est que de relire saint Paul pour voir combien les termes de ‘‘création nouvelle’’, ‘‘d’homme nouveau’’, reviennent fréquemment chez lui. Il y a donc des éléments que ne possédaient pas la tradition antérieure, une promotion spirituelle. Cette promotion correspond au passage de la connaissance de Dieu par le monde visible à la révélation intime en Jésus-Christ. Par suite, ici seulement, mais ici au sens le plus fort du terme, il y a histoire. C’est ce que n’a pas vu Guénon. » [8]

 

Le problème est donc nettement posé, et il semble bien que la contradiction soit irréductible entre la position chrétienne de radicale nouveauté extratemporelle du fait de l’Incarnation et de la Résurrection du Messie, et la thèse guénonienne défendant l’unité des traditions par leur rattachement à une prétendue Tradition originelle primordiale, en réalité tradition caïniste babélienne.

 

Telle est la secrète vision guénonienne, et la stupéfiante conséquence à laquelle conduit cette hallucinante doctrine subordonnant la Révélation de l’Evangile à la religion cosmique réprouvée par Dieu, aboutissant à éloigner radicalement ceux qui, par inconscience ou légèreté adhèrent à ces thèses, des bases effectives de la religion chrétienne pour les précipiter dans les bras ténébreux du « Roi du Monde » qui, comme le sait normalement tout chrétien, est condamné définitivement et rejeté pout toujours !

 

tn_satyr_cutout.jpg 

« Le prince de ce monde est déjà jugé. »
(Jean 16, 11).

 

 

 

Notes.

 

[1] L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, selon René Guénon qui fait siennes les théories développées par des occultistes comme Saint-Yves d'Alveydre, qui se serait dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans le cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans. Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les « centres secondaires » qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction. C’est ainsi que l’ésotérisme existe. Une des idées dominantes de l’œuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes.


[2] M.-F. James, Esotérisme et christianisme autour de René Guénon, Nouvelles Editions Latines, 1981, p. 226.

 

[3] R. Guénon, « Christianisme et initiation », in Aperçus sur l’ésotérisme chrétien, Editions Traditionnelles, 1983, pp. 39-40.

 

[4] R. Guénon, Etudes sur l’hindouisme, Editions Traditionnelles, 1973, pp. 282-283.

 

[5] Ibid., p. 274.

 

[6] Dom Irénée Gros, o.s.b., Sagesse hindoue et Sagesse chrétienne, Témoignages, avril 1950, pp. 198-212.

 

[7] J. Daniélou, Essai sur le mystère de l’histoire, Ed. du Seuil, 1953, p. 107.

 

[8] France Catholique, juin 1951.

16:48 Publié dans Esotérisme | Lien permanent | Commentaires (125) | Tags : esotérisme, religion, métaphysique, philosophie |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 01 mai 2009

L’Ordre noir des Illuminati !

 

ou la vérité cachée derrière une

fantasmagorie cinématographique anticatholique

intitulée ‘‘Anges et Démons’’

 

 

tanagra.jpg

+ I L L U M  IA T I +

bouclier_2.JPG

Anges & Démons

est le vecteur de nombreux fantasmes

qui risquent de nuire aux croyances religieuses

 

 

Anges I.jpgLa recette du roman de Dan Brown ‘‘Anges et Démons’’ , adapté pour le cinéma, et dont l’énorme bruit médiatique est difficilement évitable, tient en quelques lignes : une secte antichrétienne, les Illuminati, veut détruire le Vatican… A Rome, alors qu’un conclave est réuni pour élire un nouveau pape (l’ancien a été évidemment assassiné !), au coeur du Vatican une invention menace d'annihiler la cité sainte. Les Illuminati, société secrète qui fut créée pour venger la mémoire du savant Galilée (1564-1642), semblent enfin tenir leur revanche sur leur ennemi de toujours : l'Église catholique. Le compte à rebours est lancé. Les héros peu crédibles de cette bouffonnerie stupide, se jettent donc dans une course folle au travers des rues de Rome à la recherche du refuge secret des Illuminati, ultime chance de sauver le Vatican.

 

 

 

Le problème, car il y en a bien un qui justifie cette note, c’est que les ingrédients de cette  ridicule et médiocre fiction brownienne sont présentésanges-demons-affiche-censuree-3.jpg comme autant de vérités historiques, et que les thèses stupides qui sont présentées dans cet opus de mauvais goût, risquent fort de devenir, pendant un temps, le nouveau credo des ignorants, faisant que le livre et le film risquent de remplacer la « Bible » pour tous ceux qui regardent l’Eglise comme une puissance mafieuse qui cache, depuis des siècles, de sombres secrets. D’ailleurs, pour mieux jouer sur l’ambiguïté, au début du récit, l’auteur explique doctement à son public émerveillé : « Tous les tombeaux, sites souterrains, édifices architecturaux auxquels se réfère cet ouvrage existent bel et bien. Quant à la confrérie des Illuminati, elle a aussi existé… » Nous voilà rassurés !

 

Un thriller pseudo théologique

Certes tout est très classique dans Anges et démons, qui n’a pour seule originalité en tant que médiocre thriller appuyé sur des effets spéciaux lourdingues, que celle d’utiliser le décor fascinatoire du Vatican comme toile de fond. Nous le savons, des dizaines de cinéastes, sachant le caractère attractif du mystérieux catholique sur les gogos, s’y sont essayés depuis des décennies, avec des succès variables et, comme toujours, en usant des grosses ficelles du métier pour faire de l’audience. Le problème, c’est que Dan Brown risque d’embarquer avec lui, dans un monde dominé par la crasse ignorance, des millions de lecteurs sans culture religieuse, ce qui est beaucoup plus grave

 

tablier.JPG

La secte des Illuminati a bien existé…


Dans le Da Vinci Code, Dan Brown nous apprenait sans rire, que Jésus et Marie-Madeleine s’étaient aimés et avaient conçu une descendance. Avec Anges et démons, il nous explique que les avancées de la science vont bientôt permettre de percer le secret de la création du monde, ce dont, évidemment, l’Eglise craint la révélation car cela remettrait en doute ses dogmes. Ainsi, les Illuminati, qui comme chacun sait rongent leur frein depuis des siècles, sentent que l’heure est venue pour eux de sortir de leur clandestinité et de divulguer à la face du monde ce que l’Eglise nous cache.

Marco Fibbi, attaché de presse du Vatican, déclarait avec mécontentement : « En temps normal, nous lisons les scénarii qui nous sont proposés. Là, ce n'était pas nécessaire. Le nom de Dan Brown nous a suffit. La plupart des films reçoivent des autorisations tant qu'ils respectent la tradition de l'Église. Anges & Démons est le vecteur de nombreux fantasmes qui risquent de nuire aux croyances religieuses les plus simples. Comme cela a été le cas pour The Da Vinci Code. » De son côté, le président de la Ligue Catholique pour les Droits Civils et Religieux, William Donohue, s'est emporté dans une tribune sur le New York Daily News en ces termes : « Un défi en particulier attend notre nouvel évêque. Dan Brown et Ron Howard ont une nouvelle fois collaboré pour s'attaquer à l'Église catholique avec des fabulations méprisantes. Le message véhiculé est diffamatoire : l'Église catholique qui a combattu pour l'ouverture des Universités au Moyen Âge plus que n'importe quelle institution y est décrite comme le chantre de l'obscurantisme. (…) Ron Howard est fou de penser que le Vatican pourrait aimer son travail. Un prêtre canadien en civil s'est infiltré dans l'équipe pendant le tournage à Rome et nous a rapporté combien ils détestaient le catholicisme. Il est temps d'arrêter de raconter des bobards. ». Enfin, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican a déclaré que le film était : « un pot pourri de mensonges, un cocktail d'inventions fantasmagoriques. »

Logiquement, le Vicariat de Rome n’a donc pas voulu collaborer au film, les producteurs américains, peu scrupuleux, n’ayant pas hésité à demander aux responsables de l’Eglise catholique à Rome l’autorisation de tourner des scènes dans les églises de Santa-Maria del Popolo et de Santa-Maria della Vittoria. Le Père Marco Fibbi, responsable du bureau de presse du diocèse de Rome, déclara ainsi à la revue italienne « TV Sorrisi e Canzoni » : « Nous prêtons souvent nos églises à des productions qui ont une finalité ou une compatibilité avec le sentiment religieux. Mais le diocèse de Rome ne le fait pas quand un film a une ligne fantaisiste qui blesse le sentiment religieux commun ».

 

Une vérité historique

 

reaa30.jpgOr, ce qui est intéressant, c’est que la secte des Illuminati a bien existé, mais à la fin du XVIIIe siècle. Rien à voir, donc, avec Galilée, décédé deux siècles plus tôt. Et encore moins avec Le Bernin, de son vrai nom Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), célèbre artiste, qui aurait été, selon les fantaisistes thèses de Dan Brown, un des membres les plus influents de la secte. Le jeu de piste à travers la Rome contemporaine, imaginé par Dan Brown pour retrouver la fameuse bombe, reposant entièrement sur les œuvres (et donc la complicité) de l’artiste, relève d’une imagination fertile et fantaisiste, l’écrivain américain prenant des libertés incroyables avec la vérité historique pour se livrer à des élucubrations grotesques.


Mais la manipulation rencontre néanmoins une trace de vérité : les Illuminati, venant de la franc-maçonnerie, travaillent bien à fomenter depuis le XVIIIe siècle un gigantesque complot contre le Vatican. Faisant que depuis plusieurs siècles, les « initiés » infiltrent tous les rouages du « pouvoir mondial » pour imposer leur vision laïque et déchristianisée de l’Univers, ce qu’ils sont parvenus à réaliser de façon remarquable.

 

 

 

bernin_extase_560.jpg

 

Le Bernin aurait été, selon Dan Brown,

un membres des Illuminati

 



En effet, les Illuminés de Bavière (ou Illuminati), en allemand der Illuminatenorden, furent une société secrète allemande du XVIIIe siècle qui se réclamait de la philosophie des Lumières. Fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt à Ingolstadt [1], elle eut à faire face à des dissensions internes avant d'être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785. sceau%20de%20salomon.jpg

 

De nombreuses théories démontrèrent le rôle joué par les Illuminati dans la Révolution, et mirent en lumière le fait que l'ordre des Illuminati survécut à son interdiction et qu'il serait responsable, outre de la Révolution française, mais de nombreux complots contre l'Église catholique.

 

 

 

 

 

 

 

 

bicephale.jpg

 

 

« Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée :

le plus possible et le plus vite possible. »

 

 

Croix.jpgPar exemple, les Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme de l'abbé Augustin Barruel (1741-1820) [2] soutiennent une théorie selon barruel.jpglaquelle les Illuminés de Bavière d’Adam Weishaupt, infiltrèrent la franc-maçonnerie [3] afin de renverser les pouvoirs en place, aussi bien politiques que religieux, de manière à libérer l'humanité de la superstition et des mythes de l’Eglise.

 

Cette thèse, montre que la Révolution française résulte d'un complot fomenté contre l'Église et la royauté par les philosophes athées, les francs-maçons avec les illuminés et les jacobins. Et il faut reconnaître que les Illluminati, porteur d’une ténébreuse doctrine, voulaient remplacer toutes les religions par l’humanisme et mettrent à mort les tyrans.

 

Barruel démontre, que la Révolution a été préparée dans les loges maçonniques [4], et suivant les instructions secrètes des Illuminés de Bavière ou Illuminati.

 

 

Leur but avoué était de :

 

 

- détruire la famille par la suppression du mariage,

- anéantir l'autorité paternelle et maternelle par la main-mise de l'état sur l'enfant,

- la suppression de la propriété privée par le monopole d'état et le collectivisme et au besoin par la spoliation brutale"...

- l'établissement d'un "gouvernement dominateur universel".

 

 

Les Illuminati déclaraient :

 

"Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée : le plus possible et le plus vite possible."
"La grande force de notre ordre réside dans sa dissimulation."

 


Le pervers projet des Illuminati

 

 

Adam_Weishaupt01.jpgCette organisation pyramidale se constitua en franc-maçonnerie, et son fondateur, Weishaupt y porta le titre de « Général » assisté par un « Conseil Suprême » formé de ses premiers compagnons, qu'il appelait « aréopagites ».

 

Seule la direction de l'organisation connaissait ses secrets et ses objectifs matérialistes et anticléricaux. Les nouveaux recrutés, les « Novices » devaient observer une période probatoire d'environ deux ans avant d'accéder au grade de « Minerval » après une initiation qui reprenait des thèmes et des dénominations de l'Antiquité. Le recrutement resta limité à la Bavière et ne dépassa pas quelques dizaines de membres jusqu'en 1780, date à laquelle Weishaupt décida de renforcer son organisation en infiltrant quelques loges allemandes, notamment la loge « La Prudence » .

 

 

 

 

 

ordo.jpghautsgrades.JPG

 

 

 

On pourrait se débarrasser des Prêtres

par la restauration de la religion naturelle,

et réunir les hommes dans une seule société

en attachant les uns aux autres par les liens de la fraternité

 

 

 

Dans son ouvrage, l’abbé Augustin Barruel prédisait fort justement :

 

 

- « Le Dieu que votre apostasie irritait chaque jour, laissa cette nuée de sophistes s'enfoncer dans l'abyme des Loges; et là, sous le voile des jeux maçonniques, les adeptes réunirent leurs conspirations contre l'Autel, contre le Trône, contre toute grandeur. Les adeptes se multiplièrent autant que les sophistes. Sous les auspices d'un nouveau sage, ajoutant l'impiété à l'impiété, les blasphème au blasphème, se forma, sous le nom d'Illuminés, une nouvelle secte, méditant, comme le héros de votre apostasie, d'écraser Jésus-Christ; et comme les élèves de ce héros, jurant de vous écraser vous-mêmes; et comme toutes les sectes des brigands, d'écraser tout empire des lois. » [5]

 

Mais on lira surtout avec attention la doctrine des Illuminati à l’égard du christianisme, et ce en quoi consistaient ses projets vis-à-vis de la religion et de l’Eglise.

 

On constatera avec surprise, combien les vues exprimées par Weishaupt et ses adeptes se sont accomplies d’une manière impressionnante :

 

 

- « Le grand mystère de l’Ordre par rapport à la Religion, consistait dans la doctrine : que le christianisme n’était fondé que sur l’imposture et la superstition et qu’en récompense le Déisme, la re1igion de la Raison ou le Naturalisme, étaient la vraie religion. les principes qu’on avait établis sur la Religion, ne tendaient qu’à anéantir les prêtres auxquels on donnait le titre d’imposteur ; ceux du système politique, qu’on avait posés devaient détruire tous les princes qu’on appelait tyrans et oppresseurs. On les traita tous les deux de méchants auxquels l’Ordre devait faire une guerre continuelle pour s’en débarrasser comme de personnes tout à fait inutiles et pour les faire disparaître de la surface de la terre. Les autres règles et maximes qu’on avait prescrites étaient conformes à ces principes.

 

[…]

 

- Par rapport à la Religion on substitua au Christianisme le Naturalisme ; et pour tromper ceux qui avaient encore de la vénération pour le nom de Christ et pour le Christianisme, et qui se seraient éloignés en tremblant q’ils avaient vu que pour être Illuminés il fallait rejeter le Christianisme ouvertement, on ne laissa pas d’insinuer que Jésus-Christ lui-même n’avait pas eu d’autre but que de faire valoir la religion naturelle et de la rendre universelle et qu’on exécuterait son plan, si l’on travaillait à la restauration de cette religion, toujours empêchée par les Prêtres qui, par là, avaient donné l’origine à tant de sectes chrétiennes. On avança hardiment que c’était l’esprit du Christianisme et qu’il avait été transmis par le canal de la discipline secrète (disciplina arcani) et de la maçonnerie aux Illuminés, qui pouvaient se glorifier avec raison d’être en effet les seuls chrétiens. Pour prouver ces choses extravagantes et dangereuses, on ne manqua pas de pervertir le sens de plusieurs passages de la Sainte Ecriture et d’interpréter en mal les hiéroglyphes de la maçonnerie…

 

 

 

Symbole.JPG

 

 

 

Toute religion révélée n’est que du Non-Sens,

tout pouvoir ecclésiastique

n’est qu’une usurpation des Droits de l’homme

 

[…]

 

On pourrait se débarrasser des Prêtres par la restauration de la religion naturelle et réunir les hommes dans une seule société en attachant les uns aux autres par les liens de la fraternité… Cette Secte infernale avait pris pour fondement de son Système la proposition fausse et dangereuse qu’une bonne intention était suffisante pour justifier et sanctifier chaque action quels que fussent les moyens dont on se servit pour la faire. En conséquence de ce principe les Illuminés se permirent les ruses les plus atroces, pour exécuter les desseins qu’ils avaient formés contre la Religion … leur projet était de détruire le Christianisme, Toute religion prétendue révélée n’étant que du Non-Sens, tout pouvoir ecclésiastique n’est qu’une usurpation injuste et dérogeante aux Droits de l’homme. Il faut absolument délivrer le genre humain de cet empire de l’imposture. Voilà le premier but de l’Ordre ; pour y atteindre la première chose à laquelle il faut s’obliger par serment, c’est la haine du Culte quelconque..

 

 

[…]

 

 

L’inscription qu’on pourra mettre sur les ruines des trônes,

des débris des autels et les monceaux de cendres qui couvriront

en peu de temps toute l’Europe,

peut être conçue dans ces deux mots :

‘‘L’ouvrage de l’Illuminatisme !’’ » [6]

 

 

 

 

 

Notes

 

 

[1] Né le 6 février 1748 a Ingolstadt, en Allemagne, Adam Weishaupt, juif ashkénaze, fut converti au catholicisme et reçut l'enseignement des jésuites. Après ses études, il devint en 1775 professeur de droit canonique à l'Université d'Ingolstadt, en Bavière. En 1777, il fut initié à la loge Théodore du Bon Conseil, à Munich. Il créa au sein de l'université où il enseignait un mouvement rebelle qui lui fit perdre sa chaire. La conspiration des Illuminés de Bavière, dont il n'était probablement pas le seul auteur, fut mise au jour en 1785. Après 18 mois d'enquête difficile, tant l'administration bavaroise avait été infiltrée par ses adeptes, il fut banni d'Allemagne en 1787. Il est décédé le 18 novembre 1830 à Gotha et renia toujours de la foi catholique.

 

[2] Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Hambourg, 5 vol., P. Fauche, 1798-1799. Rééditions : Hambourg, P. Fauche, 1803 ; Édition revue et corrigée, 1818 ; Abrégé par E. Perrenet éd. Paris, La Renaissance française, 1911 ; avec un introduction de Christian Lagrave, Diffusion de la pensée française, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 1974 ; Extraits sous le titre : Spartacus Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière, Ventabren, Les Rouyat, 1979 ; Pergamon press, « Les archives de la Révolution française », 1989 ; Éditions de Chiré, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 2 t., 2005. Historien et jésuite français, né le 2 octobre 1741 à Villeneuve-de Berg (Vivarais) où il mourut le 5 octobre 1820. A. Barruel entra dans la Compagnie de Jésus, séjourna en Autriche, Bohême, Moravie, Italie, Rome, etc. Il revint en France à la dissolution de son Ordre et se consacra tout entier aux travaux philosophiques et historiques. Il a été un des premiers historien à dénoncer, non sans mal, les origines maçonniques et véritablement diaboliques de la Révolution Française. Plus les jours devinrent mauvais, plus l'abbé Barruel déploya de zèle et de vigilance... Traqué et poursuivi, il dut se réfugier en Angleterre... Il y publia une Histoire du Clergé pendant la Révolution. C'est là aussi, à Londres, qu'il conçut et commença à publier son grand ouvrage: Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme (1797-1798). Pendant l'Empire, il se tint à l'écart. Napoléon le soupçonna d'avoir propagé le Bref de Pie VII et le fit emprisonner à l'âge de 70 ans. Il fut inquiété de nouveau sous les Cent Jours. Sur lui, pèse, bien entendu, la conspiration du silence qui poursuit tous ceux qui se sont attachés un peu sérieusement à démasquer les agissements de la Secte. (Cf. Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 220, note 113).

 

[3] La maçonnerie, comme il est prouvé par les documents historiques de cet Ordre, s’était éloignée immensément au XVIIIe siècle de sa Constitution chrétienne primitive. Rejetant les fondements spirituels religieux qui étaient à sa base, elle avait dévié vers un déisme favorisant l’indifférentisme et l’éloignement à l’égard de l’Eglise. Toutefois, on se gardera d’identifier le terme d’ « Illuminés », employé pour désigner les membres du mouvement dirigé par Adam Weishaupt (1748-1830), à une quelconque marque de sensibilité transcendante ou « mystique ». En effet, les « Illuminés » de Weishaupt étaient, tout au contraire, habités par un unique souci, fort concret et matériel, celui d’établir, par la violence et la déchristianisation, un modèle utopique de société basé sur la justice sociale et l’égalité.

 

La secte des illuminés de Bavière était structurée et organisée en trois classes et treize grades :

 

1. Première classe – Pépinière :

* Cahier préparatoire

* Noviciat

* Minerval

* Illuminé Mineur

2. Deuxième classe – Franc maçonnerie:

* Apprenti

* Compagnon

* Maître

* Illuminé Majeur ou Novice Ecossais

* Chevalier Ecossais

3. Troisième classe – Mystères:

* Petits Mystères- Prêtres

* Petits mystères- Princes

* Grands Mystères- Mages

* Grands Mystères- Roi

 

[4] Dan Brown parle des visées expansionnistes du groupe aux Etats Unis dans les termes suivants : "Les Illuminati procédèrent par infiltration et aidèrent des banques, des universités et des industries pour financer leur but ultime : la création d'un seul Etat mondial unifié - une sorte de Nouvel Ordre mondial séculier". D'autres parlent de procédés criminels, chantage, assassinat, contrôle des banques, corruption, infiltration de secteurs stratégiques... Une vaste conspiration mondiale, une entreprise de corruption vers l'incroyance.

 

[5] Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 289-291.

 

[6] Histoire de l'Illuminisme par le Dr Starck à l'intention du père Barruel, 1797, in M. Riquet, Augustin de Barruel, un Jésuite face aux jacobins francs-maçons, Beauchesne,1989, pp. 150-190.

 

 

 

 

 

 

samedi, 28 mars 2009

La sorcellerie africaine est d'essence satanique !

 

Notre_Dame_d_'afrique.jpg
Benoît XVI.jpg


"Aujourd'hui, il vous revient (...) de présenter le Christ ressuscité.

Ils sont si nombreux à vivre dans la peur des esprits,

des pouvoirs néfastes dont ils se croient menacés..."

(Benoît XVI)

 

A l’occasion de son voyage en Afrique, Benoît XVI à Luanda, en l'église São Paulo où il a célébré une messe destinée aux évêques, prêtres, religieux, responsables des mouvements ecclésiastiques et des catéchistes d'Angola de la Conférence Episcopale d'Angola et São Tomé, a exhorté avec force les catholiques angolais à renoncer à la sorcellerie et à ramener au bercail « les brebis égarées » parties grossir les rangs des sectes évangéliques qui prolifèrent dans cette ancienne colonie portugaise d'Afrique centrale.

Masque Afrique 1.jpg

 

« Tant d'entre eux vivent dans la crainte des esprits,

de pouvoirs pernicieux et menaçants.»

 

Plus largement dans son homélie, il a invité son auditoire à tendre la main à ceux qui continuent de croire à la sorcellerie et aux fétiches : « Tant d'entre eux vivent dans la crainte des esprits, de pouvoirs pernicieux et menaçants. Dans leur aveuglement, ils arrivent même à condamner les enfants des rues et les anciens en les traitant de féticheurs », a dit le Saint-Père, pour qui les chrétiens ne commettront pas d'injustices s'ils se montrent en Christ. « Aujourd'hui, il vous revient (...) de présenter le Christ ressuscité à vos concitoyens. Ils sont si nombreux à vivre dans la peur des esprits, des pouvoirs néfastes dont ils se croient menacés », a-t-il dit dans son homélie [1].

Le chef de l'Eglise catholique a également critiqué l'idée selon laquelle l'évangélisation constitue une atteinte à l'identité des peuples non chrétiens : « Quelqu'un objectera : Pourquoi ne les laissons-nous pas en paix ? Ceux-ci ont leur vérité et nous la nôtre », a-t-il commenté. « Mais si nous sommes convaincus qu'une vie non chrétienne est "inachevée", "nous ne faisons d'injustice à personne si nous lui présentons le Christ et lui donnons la possibilité de trouver de cette façon, non seulement sa véritable authenticité, mais aussi la joie d'avoir trouvé la vie. »

Albinos.jpg

"...des albinos sont régulièrement

tués et découpés pour des rituels traditionnels."


Ces déclarations du Saint Père, sont d’une extraordinaire pertinence, car en effet, dans cette Afrique tant civilisée aux dires de certains humanistes utopiques qui voient elle une lointaine image de l’Eden, des albinos sont régulièrement tués et découpés pour des rituels traditionnels, les populations vivent tremblantes et craintives, courbées sous la peur des pouvoirs des sorciers , ensorceleurs et féticheurs, qui se livrent à des cultes démoniaques dans lesquels on fait appel à des esprits ténébreux afin d’attenter à la vie, de projeter des maléfices, de pervertir les consciences.

 

masque.jpg

 

«  Fuyez le culte des idoles ! »

(1 Corinthiens 10, 14)

 

Il faut souligner que les sorciers, en général de vielles personnes mais communiquant leur pouvoir à leur enfants ou petits enfants, dans les villages ou les villes, projettent leurs maléfices sur des personnes, dont le but est de briser la vie. De la sorte, tuer, rendre misérable, stérile, provoquer des accidents, des échecs sur le plan scolaire, spirituel ou financier, entraîner à la prostitution tels sont les activités « traditionnelles » et précieusement « culturelles » auxquelles se livrent les suppôts de Satan en ces contrées encore foncièrement idolâtres.

Il faut oser le dire, l'Afrique souffre horriblement de sa religion ancestrale, de ses cultes animistes, de son polythéisme, de son Vaudou [2], qui conduisent des populations entières à adorer les bois, les eaux, réaliser des sacrifices animaux ou parfois humains pour de l'argent ou pour pouvoir enfanter d’un garçon, gagner un procès, et parvenir à mille autres succès. Tout cela est terrible et épouvantable. Utilisant la suggestion et l’obsession, on arrive à convaincre, au simple prétexte d’avoir consommé des viandes en rêve avec des personnes de façon inhabituelle, que l’individu est perdu, sous l’influence définitive des forces maléfiques. D’ailleurs, les sorciers, qui prétendent prendre l’aspect de serpents, de chiens, de corbeaux, etc., exercent un pouvoir terrifiant sur l’ensemble des peuples de ses régions, et les soumettent, souvent par l’intermédiaire de drogues et substances hallucinogènes tendant à « zombifier », à leurs infectes volontés [3].

 

danseurs-ballouks-senegal.jpg

« Nous sommes convaincus qu'une vie non chrétienne est inachevée...»

 

Ainsi les interventions du Pape, en ces questions hautement problématiques, sont on ne peut plus fondées, d’autant qu’elles viennent contredire les folies des thèses au sujet de la nécessaire inculturation mise en vigueur après Vatican II, ou l’on assista, avec effarement, à la combinaison des croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ce qui aura directement contribué à l’émergence délirante du pire syncrétisme religieux que l’on remarque à présent en Amérique latine, avec des pratiques démoniques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

Comme l’a rappelé avec justesse lors de son voyage en France Benoît XVI à l’occasion de son homélie aux invalides : « La première Lettre de saint Paul, adressée aux Corinthiens, nous fait découvrir à quel point les conseils donnés par l’Apôtre restent d’actualité : « Fuyez le culte des idoles » (1 Co 10, 14), écrit-il à une communauté très marquée par le paganisme et partagée entre l’adhésion à la nouveauté de l’Évangile et l’observance de vieilles pratiques héritées de ses ancêtres. Fuir les idoles, cela voulait dire alors, cesser d’honorer les divinités de l’Olympe et de leur offrir des sacrifices sanglants.

Fuir les idoles, c’était se mettre à l’école des prophètes de l’Ancien Testament qui dénonçaient la tendance humaine à se forger de fausses représentations de Dieu. Comme le dit le Psaume 113 à propos des statues des idoles, elles ne sont qu’« or et argent, ouvrages de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas » (4-5). Hormis le peuple d’Israël, qui avait reçu la révélation du Dieu unique, le monde antique était asservi au culte des idoles. Très présentes à Corinthe, les erreurs du paganisme devaient être dénoncées, car elles constituaient une puissante aliénation et détournaient l’homme de sa véritable destinée. Elles l’empêchaient de reconnaître que le Christ est le seul Sauveur, le seul qui indique à l’homme le chemin vers Dieu. »

 

Notes.

[1] Selon des statistiques officielles, 55% de la population angolaise est catholique et 25% se réfère à des croyances traditionnelles. Certaines sectes, liées aux immigrants congolais, selon les médias d'Etat, pratiquent des sacrifices humains et s'en prennent aux enfants accusés de sorcellerie. L'année dernière à Luanda, 40 jeunes, dont des bébés, ont ainsi été retrouvés prisonniers dans des locaux de l'Eglise évangélique des guérisons traditionnelles, où ils avaient subi des sévices.

[2] Le vaudou est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l'expansion du royaume fon d'Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Adja (dont les fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria..) Le Vaudou est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l'affirmation d'un monde surnaturel, mais aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. De même que le vaudou est un culte à l'esprit du monde de l'invisible. À chaque ouverture, le prêtre vodoun demande l'aide de l'esprit de Papa Legba pour ouvrir les portes des deux mondes.

[3] Denis Allan, anthropologue diplômé de Harvard, de retour à Boston après un long séjour en Amazonie, a pu étudier et expérimenter les drogues utilisées par les chamanes et les sorciers vaudous pour zombifier leurs victimes.

12:09 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : satanisme, sorcellerie, magie, afique, vaudou, ésotérisme, paganisme, syncrétisme |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 19 mars 2009

Pourquoi n’est-il plus possible d’être païen ?

 

Le GRECE et l'illusion païenne

 

 

ou les erreurs théoriques d'Alain de Benoist

et de  la Nouvelle Droite

 

 

 

 

 

Prière.jpg
-Vulcain.jpg

 

Velasquez,

Apollon dans la forge de Vulcain, 1630.

 

« …jamais, sur ces questions, le vouloir ne peut avoir de prise »

 

 

 

nouvelle école.jpgAlain de Benoist dans « Comment peut-on être païen », (Albin Michel, 1981), voulut, il y a déjà plusieurs décennies, proposer une alternative au christianisme. Or, on le sait, mais on l'oublie trop souvent, ce sont les principes situés à la racine même des choses qui fondent véritablement les idées génériques placées à l'origine des différentes conceptions du monde qui se sont imposées, et non pas les vues romantiques à l'égard de réalités anciennes idéalisées. Ainsi, ce qui différencia radicalement le paganisme du christianisme (termes qui, rappelons-le, concrètement aujourd'hui ne qualifient plus en Europe aucune réalité religieuse distincte puisque, que cela plaise ou non, l'Histoire a conjugué non sans quelques difficultés il est vrai, ces deux dénominations en un seul destin), porte sur une divergence majeure qui ne se situa pas uniquement entre polythéisme et monothéisme contrairement à ce que soutient Alain de Benoist [1] et dont se fit l'avocat fervent le GRECE, mais, de façon irréconciliable, se fondait sur une nette divergence au sujet de la notion de "création".

 

En effet, ce qui spécifie, et sépare de manière catégorique le paganisme de la pensée biblique c'est leur analyse divergente au sujet de l'origine du monde, de l'origine de « l'être » pour employer la terminologie philosophique bien connue. Si pour les païens le monde est, de toute éternité, incréé et suffisant ontologiquement, en revanche, la pensée hébraïque considère le monde comme résultant d'une création "à partir de rien", doctrine que la Bible place en tête de son introduction puisque le premier de ses versets nous dit, "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre" , [2]. Les points de vue, les concepts païens et hébreux sont irréductibles, radicalement hétérogènes, il y a une incompatibilité foncière entre les deux approches de la question de l'existence du monde ; c'est sur ce point que se trouve la véritable ligne de partage des eaux, la césure entre pensée hébraïque et pensée païenne. C'est sur ce point, et non pas sur l'allégeance exprimée à telle ou telle figure divine, à telle ou telle divinité tutélaire, dans l'attachement à Zeus l'olympien ou à l’Osiris égyptien, que se situe la véritable divergence foncière.

 

 

 

mithra3.jpg

 

Mithra

 

«Bien souvent, le désir d'un redéploiement d'un paganisme réel,

tend à laisser penser, qu'il serait nécessaire de refaire surgir de nouveau les anciens mythes. »

 

 

Problème de la pensée religieuse.

 

On ne saurait donc trop insister sur ce que pourrait avoir d'illusoire l'idée, pour fonder une alternative nouvelle, qui consisterait à se rattacher à un paganisme affectif et dévotionnel, dans lequel seraient mis en concurrence et en opposition les dieux qualifiés "d'historiques", et le Dieu dit "unique" de la Révélation biblique. C'est, hélas, sur cette opposition, que se développa (et se développe parfois encore dans les courants issus de la Nouvelle Droite) une sorte de vague religiosité païenne, dans laquelle est caressé l'espoir hypothétique d'un retour des dieux. Or jamais, sur ces questions, le vouloir ne peut avoir de prise, "il n'est pas possible de faire être par la volonté ou la parole les choses elles-mêmes" [3]. Bien souvent, le désir d'un redéploiement d'un paganisme réel, tend à laisser penser, qu'il serait nécessaire de refaire surgir de nouveau les anciens mythes. Or, ou bien ce qui est mort est mort, et de la mort rien ne peut renaître, ou bien en réalité rien n'est jamais mort (les dieux en principe ne meurent pas) et donc rien n'a jamais disparu, mais se trouve dissimulé sous d'autres appellations.

 

 

heidegger.JPG

 

Heidegger (1889-1976)

 

"Ce n'est qu'à partir de la Vérité de l'être que se laisse penser l'essence du Sacré"

 

 

Le plus étrange dans l'examen de cette question religieuse, c'est que le paganisme finissant, nous montre une religiosité que l'on peut qualifier sans peine de préparatoire à l'avènement du christianisme, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes. En effet, si nous regardons l'Histoire avec attention, nous voyons que lorsque l'empereur Julien (361-363), tenta d'instaurer contre le christianisme triomphant, une religion à ses yeux plus conforme aux traditions gréco-romaines, il exprima sa doctrine en des termes, qui concilièrent le Sol Invictus et Attis : " Un Être suprême, unique, éternel anime et régit l'organisme universel, mais notre intellect seul en conçoit l'existence. Il a engendré de toute éternité le Soleil, dont le trône rayonne au milieu du ciel. C'est ce second démiurge qui, de sa substance éminemment intelligente, procrée les autres dieux" [4]. Ne serait-il donc pas permis de se demander sérieusement, dans quelle mesure, l'évolution des religions grecque et romaine n'a pas favorisé le triomphe du christianisme ?

 

Allons même plus loin. Si l'on étudie les choses avec réalisme, ne constate-t-on pas que dès Hésiode, qu'on le veuille ou non, la réflexion strictement religieuse des Grecs commence à ouvrir un chemin vers le monothéisme, et tente de fonder la morale sur la religion ? A Rome, la conception du Jupiter archaïque, arbitre souverain et garant de la bonne foi, atteste une orientation dans le même sens, plus instinctive certes, mais non moins évidente. Et sans doute, l'entrée massive des éléments néo-platoniciens et orientaux dans la religion et la pensée hellénico-romaine rapproche plus encore Athènes et Rome du christianisme futur, en fournissant un aliment mystique au désarroi du peuple, en répandant la notion de salut, en imposant, confusément certes mais profondément, la conception d'un hénothéisme qui n'est pas éloigné, dans le stoïcisme, du monothéisme. De ce fait il est intéressant de voir que le mouvement religieux qui portait les esprits à l'époque impériale fut, dans son ensemble, plus que favorable à la pénétration du christianisme dans l'Empire.

 

sankta_-lucia.jpg

 

"La réflexion strictement religieuse des Grecs

commence à ouvrir un chemin vers le monothéisme..."

 

 

Ce constat, doit de la sorte nous porter à entreprendre une réflexion plus précise au sujet de la facilité avec laquelle le christianisme prit greffe sur le paganisme. Ceci n'est pas anodin et, disons le clairement, jamais une religion étrangère n'aurait pu triompher si ne s'étaient pas trouvés des éléments communs à l'intérieur même du système religieux antérieur. Il n'existe absolument aucun exemple historique d'une religion s'imposant sans violence à un système étranger à elle-même, ou plutôt disons, qu'il n'existe qu'un seul exemple historique : le triomphe du christianisme à Rome sous Constantin - voyons pourquoi.

 

Les causes de ce triomphe peuvent se résumer en quelques lignes significatives. Les cultes avaient en réalité, avec la nouvelle religion de nombreux traits identiques : la monolâtrie de fait qu'ils proclamaient, le souci de l'ascèse morale et spirituelle. Autant l'admettre, quel que soit le degré d'élévation de tous ces cultes, ils répondaient tous aux mêmes besoins par les mêmes moyens. Fondés sur les notions de mort et de résurrection, de naissance nouvelle et de filiation divine, d'illumination et de rédemption, de divinisation et d'immortalité personnelles, ils prétendaient assurer aux fidèles le contact direct ave la divinité, et l'espoir d'une survie bienheureuse.

 

Ils témoignaient en outre, par le biais d'une dévotion dirigée sur un seul dieu, d'une aspiration au monothéisme très prononcée. A l'intérieur de chaque "secte", le dieu sauveur était conçu comme supérieur à toutes les autres divinités et tendait à les éclipser. Mais il y a plus, les analogies de fond et de forme qui existaient entre tous les cultes conduisirent à penser que sous les noms d'Attis, de Mithra, etc., le même Dieu se manifestait, qu'on le considère comme le Dieu "véritable", ou comme un simple intermédiaire important peu. Ceci explique pourquoi les tentatives prématurées d'Elagabal recevront de fait, leur consécration officielle grâce à Aurélien (270-275), qui sut habilement réaliser le syncrétisme devenu inévitable. D'ailleurs, il choisit pour divinité suprême Sol Invictus, dans lequel les fidèles des diverses sectes pouvaient reconnaître aussi bien Baals, qu'Attis, Osiris, Bacchus ou Mithra. Sol Invictus présentait d'autre part, l'avantage d'être assimilable à Apollon, et également à une vieille divinité romaine, Sol Indiges, dont l'origine remontait au temps mythique de la fondation de la cité. Sur cette lancée, Aurélien compléta son entreprise en faisant admettre définitivement la divinité de l'empereur vivant, considéré comme incarnation de Dieu sur la terre. En réalité la seule doctrine qui se heurta à l'antipathie du pouvoir, fut le stoïcisme qui, jusqu'à l'avènement de Marc-Aurèle, servit de refuge hautain à l'opposition.

 

Le christianisme, de son coté, héritant du judaïsme l'intransigeance des Macchabées, mit en pratique la parole du Christ : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" [5]. Sujets loyaux de l'Empire, les chrétiens refusèrent d'encenser les dieux, et de reconnaître la divinité d'un homme, fût-il l'Empereur. Leur crime aux yeux de l'Etat, fut politique et non religieux ; ou plutôt, il ne fut religieux que parce que leur attitude manifestait fermement leur volonté de conserver leur foi à l'abri des contaminations du syncrétisme. En fait, l'Empire eût été prêt à accueillir le christianisme comme les autres religions, cela est si vrai, que c'est au nom même du syncrétisme et de l'intérêt de l'Etat que fut proclamée, en 313, l'égalité de la religion chrétienne avec la religion officielle par le rescrit de Licinius : "Nous avons cru, est-il dit, devoir donner le premier rang en ce qui concerne le culte de la divinité, en accordant aux chrétiens comme à tous, la libre faculté de suivre la religion qu'ils voudraient, afin que tout ce qu'il y a de divinité au ciel pût nous être favorable et propice, à nous et à tous ceux, qui sont sous notre autorité" [6].

 

Le testament religieux du paganisme gréco-romain finissant, n'était donc pas étranger au christianisme naissant, et les Pères de l'Eglise ne s'y sont pas trompés, qui ont vu en lui l'une des voies préparatoires que Dieu proposa aux hommes pour découvrir son visage [7].

 

Que l'on n'imagine pas, en désespoir de cause, trouver dans le paganisme celto-germanique un "recours", qui représenterait, selon une certaine vision, un meilleur garant comparativement à l'héritage gréco-latin, car la tradition nordique présente les mêmes aspects que sa soeur du sud. Les incessantes luttes fratricides entre les chefs tribaux dépourvus de toute conscience historique, la lente mais réelle disparition progressive de la classe sacerdotale (Godis), le processus intellectuel que représente l'idée d'une procession du divin d'un centre pur et inaltérable vers le dehors par une série d'hypostases et de démiurges, le sens du péché consistant dans l'éloignement du monde de son sens divin, le passage de l'expérience de la vie à l'abstraction de l'être, font que l'on retrouve ici les mêmes et identiques facteurs d'une lente progression vers le Dieu unique ou vers l'Etre, confirmant bien l'affirmation de Heidegger, à savoir que "ce n'est qu'à partir de la Vérité de l'être que se laisse penser l'essence du Sacré" [8], la région de l'être étant identique à la région du sacré, : "le Sacré, seul espace essentiel de la divinité qui à son tour accorde seule la dimension pour les dieux, ne vient à l'éclat du paraître que lorsque au préalable et dans une longue préparation, l'être s'est éclairci et a été expérimenté dans sa vérité" [9].

 

 

Titien.JPG

 

 

Titien
Le couronnement d
’épines, 1542

 

« Un Être suprême, unique, éternel anime et régit l'organisme universel,

mais notre intellect seul en conçoit l'existence. »

 

Que nous enseignent ces éléments ? Tout simplement que l’on ne peut échapper au monothéisme en cherchant à savoir "comment être païen", comme beaucoup l'ont cru et, l'imaginent naïvement encore à la suite d'Alain de Benoist. Lié à un substrat traditionnel, le sens religieux ne peut se voir dépouiller des bases métaphysiques qui le précédèrent, or l'avènement du christianisme est le plus bel exemple de cette continuité métaphysique entre les fondements du paganisme qui préparèrent concrètement l’avènement du christianisme. Pascal voyait dans les lois païennes une imitation des lois de Moïse [Fr. 691-451 et 694-454]. La continuité est donc parfaite et c’est pourquoi les Provinciales firent dériver les lois françaises des lois païennes et les Pensées dériver les lois païennes des lois bibliques : autant dire qu’elles participent toutes, à des degrés divers, du même et essentiel Principe.

La religion même des païens, même si « les païens ne connaissent point Dieu » [Fr. 321-289 ] pour Pascal, et il pense à certains païens et à Épictète en particulier  – ont au contraire « connu Dieu », lui donnant de dire à le suite de saint Augustin : « quod curiositate cognoverunt » [Sermon 141, 2].

Le paganisme possède de la sorte, indéniablement, un caractère de « semences du Verbe » (semina verbi) ou de « préparation au Christ » (propedeutica Christi). Les racines de l’Église de Dieu s’inscrivent donc profondément dans l’héritage antique, elles sont, comme saint Augustin l’a si bien compris, «jam ab Abel justo» : «L’Église n’était pas absente des débuts du genre humain» (Enar. in Ps. 118, 29, 9), thème qui sera repris par Grégoire le Grand, sachant que Prosper d’Aquitaine, contemporain d’Augustin, n’hésita pas à écrire que ce que la Loi et les prophètes réalisaient en Israël s’était toujours accompli pour l’ensemble des nations grâce à d’autres moyens (De vocatione omnium gentium, II, 53) : « Pourrait-on mettre en doute que tous les hommes, quelle que soit leur nation ou leur époque, qui ont pu plaire à Dieu, aient été distingués par l’esprit de la grâce divine ? Certes, autrefois, elle a été plus parcimonieuse et plus cachée ; néanmoins elle ne s’est refusée à aucune époque, toujours la même en efficacité mais différente en quantité, selon un des­sein immuable mais des modalités diverses. » [Trad. Les Pères dans la foi, Paris, 1993, II, p. 95]

La pensée de saint Augustin, rejoignait parfaitement celle de Justin, avec ses Semina Verbi,, affirmant que, dans le paganisme, des hommes étaient mystérieusement illuminés par le Verbe de Dieu. C’est ce que redira Léon le Grand :

« Ce qu’apporte l’Incarnation concernait le passé autant que le futur et aucun âge,

si reculé soit-il, ne fut privé du sacrement du Salut humain.»

(Sermon 3 sur la Nativité, nº 4).

 

 

Notes.

 

 

 

[1] On est surpris aujourd'hui, grâce aux recherches récentes, de voir à quel point cette distinction qui semblait fondatrice il y a peu de temps encore, n'obéit en réalité qu'à une convention de langage, tant il apparaît en effet, que les tendances monothéistes ou hénothéistes ont travaillé en profondeur la pensée païenne (Mésopotamie, Egypte, Iran, Grèce, Rome), et influencèrent très fortement la religion originaire des hébreux en l'orientant vers un pur monothéisme, tant est si bien que Nilsson écrit : "le monothéisme païen a bien préparé le terrain du christianisme". (cf. Lumière sur le paganisme Antique, A. Neyton, Ed. Letouzey, 1995). A ce titre, la thèse d’Alain de Benoist qui en critique néanmoins les effets, soit d’une distinction entre christianisme et paganisme portant sur la notion de création, est bien résumée dans les lignes suivantes : « En s'implantant en Europe, au sein d'une culture qui, lorsqu'il apparut, avait déjà derrière elle deux ou trois mille ans d'existence, le christianisme a puissamment contribué à la transformer. Il apportait en effet avec lui des nouveautés inouïes. D'abord l'idée dune humanité une, composée d'individus égaux pour l'essentiel, car tous dotés d'une âme en égale relation avec Dieu. Puis la distinction, empruntée aux Hébreux, entre un être incréé, nécessaire et parfait, et un être créé, contingent et imparfait. Posés comme radicalement distincts, le monde et Dieu devaient dès lors être pensés séparément. Le monde perdait du même coup son autosuffisance et sa qualité d'être: non seulement il n'était plus intrinsèquement le lieu du divin mais, étant imparfait, il pouvait légitimement être arraisonné dans l'espoir d'être rendu meilleur. Désacralisé, l'existant tel qu'il est, le Tout-Un (hen kai pan) se trouvait assujetti à un devoir-être. S'y ajoutait la notion d'un salut qui, comme le disait Théophile d'Antioche, ne pouvait plus reposer sur le rite, mais jouait avant tout un rôle de compensation: consoler l'individu de son appartenance à ce monde imparfait. S'y ajoutait encore une conception de l'histoire comme création continuée et finalisée, c'est-à-dire comme système irréversiblement orienté vers le futur. Et enfin l'idée de péché, bien distincte de celle de faute ou d'erreur, assortie de celle d'une corruption originelle, héréditaire. Ces idées nouvelles ont contribué à faire de l'Occident ce qu'il est progressivement devenu: un monde étranger à lui-méme. Dès la fin du II et le début du III siècle, toute une "Aufklärung chrétienne" s'est en outre développée sur la base d'une théologie du Logos, introduisant dans la religion un principe de rationalité éthique et d'émancipation qui allait créer les circonstances de l'éclosion de la modernité. » (Le Christianisme, Nouvelle Ecole, n° 52)

 

[2] ( Gen., I, 1), Bible de Jérusalem, DDB, 1990.

 

[3] Aristote, Organon, V, Les Topiques, Vrin, 1987.

 

[4] P. de La Briolle, La Réaction païenne, vol II, 1934.

 

[5] Le Nouveau Testament, T. B. S., 1988.

 

[6] P. Grimal, La civilisation romaine, Arthaud, 1960.

 

[7] Saint-Cyran, La Somme des fautes et faussetés capitales contenues en la Somme théologique du P. François Garasse, 1626. C’est dans ce gros ouvrage, qui en un seul volume assemble quatre tomes, que Saint-Cyran reproche à Garasse d’avoir « perverti les principales maximes de l’éthique, de l’économique, de la politique, non seulement de ceux qu’on a nommés sages parmi les païens, mais aussi des chrétiens ».

 

[8] M. Heidegger, Lettre sur l'humanisme, Aubier, 1980.

 

[9] Ibidem.

 

 

09:35 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : philosophie, littérature, histoire, métaphysique, théologie, ésotérisme |  Imprimer | | | | | Pin it!