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L'Inquisition et son époque.

L'Inquisition et son époque.

François Vallançon, professeur de philosophie du droit à Paris II écrivait en 1995 dans la Nef que ce n'est pas tellement les excès que l'on reproche à l'Inquisition mais son principe même. Il ajoutait que l'on ne peut se contenter de répondre autres temps, autres mœurs, ce qui serait en soi un déni de justice historique et une imputation d'irrationalité.

On ne peut englober toute l'histoire de l'humanité dans un même sac et nier au temps un rôle éminent. On ne m'empêchera donc pas de penser qu'il est complètement anachronique de juger les pratiques des siècles passés à la lumière de la pensée moderne, tant les mentalités et les conditions de vie ont évolué. Je ne vois pas en quoi cela peut constituer un déni de justice et une imputation d'irrationalité. Je verrais même, a contrario, une irrationalité flagrante à juger nos ancêtres à l'aune de la pensée moderne.

Un prêtre, il y a quelques années, m'a dit un jour que le grand drame de notre société est de vivre dans le sentimentalisme. Cela l'empêche de poser les problèmes correctement et bien évidement, par voie de conséquence, notre société n'est plus en mesure d'apporter les bonnes réponses. Or, la société médiévale et je dirai même la société jusqu'au milieu du XXème siècle ne connaît pas le sentimentalisme, cette forme de sensibilité qui n'a rien à voir avec la charité au sens où l'entend l'Eglise (Caritas). Comment pourrait-elle tomber dans le sentimentalisme tant les conditions de vie sont rudes? On ne s'apitoie pas sur son sort, a fortiori, sur le sort de tous ceux qui mettent en péril la cohésion sociale.

http://gestadeiperfrancos.blogspot.com/2007/10/linquisition.html

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