Le néant des guerres guénoniennes
Lu en son temps par Drieu, Gide ou Artaud, Guénon a conduit des milliers d’Européens, français pour la plupart, à se convertir à un islam élitiste mâtiné de soufisme.
Ce mouvement fut essentiellement suscité par son livre Orient et Occident où il annonçait, dès 1924, le conflit entre le monde traditionnel et le monde moderne en quoi il voyait la négation même de la civilisation.
Convaincu que nous traversions un âge de fer (le fameux kali yuga de la tradition hindoue), il appelait de ses voeux une transformation spirituelle de l’Occident par l’avènement d’une élite initiatique et prophétisait de lents conflits préparatoires, liés, affirmait-il, à d’importants mouvements migratoires.
D’une manière paradoxale, Guénon était un optimiste.
Il attribuait à l’islam (il méprisa le bouddhisme et ignora le génie propre du christianisme) le pouvoir de ramener vers l’ordre des anciens jours un Occident égaré dans le scientisme, la démocratie et le matérialisme
Publié dans Controverses | Lien permanent



































