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vendredi, 21 novembre 2008

La nature de l'homme souillée par le péché

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Saint Augustin, affirmait que la grâce divine est un don absolument gratuit, donné par Dieu, et qu’elle seule peut suppléer à la nature abîmée par le péché de la créature. Cette position, parfaitement conforme à l’enseignement de l’Ecriture, engendra pourtant de vifs débats à l'intérieur de l'Eglise. Or, la doctrine de la grâce, si incomprise, exige que l’on se penche tout d’abord sur ce que l’évêque d’Hippone exposa dans ses écrits, d’où la nécessité de se reporter à l’un de ses textes les plus importants, soit le célèbre « De natura et Gracia » .

 

 

 

 

 

 

 

21:18 Publié dans Du mal | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : philosophie, littérature, réflexion, art |  Imprimer | | | | | Pin it!

mercredi, 12 novembre 2008

Rodney Starck : Le triomphe de la déraison idéologique

 

« ou le modèle économique occidental, fruit du libéralisme matérialiste athée »

 

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Les nouveaux habits des sinistres avocats de la peste noire

de la déraison idéologique 

 

De très curieux propos ont été, il y a quelques jours, écris sur un blog naturiste au sujet des positions doctrinales de « LA QUESTION » !


Passons sur la valeur plus que ridicule et stupide des notes indigentes qui ont suscité quelques échanges à notre sujet, notes dont la nullité et la débilité ne méritent pas qu’on s’y attarde outre-mesure, même s’il est triste de voir s’y égarer, et surtout s’y corrompre en se laissant aller à des commentaires hasardeux, des plumes qui furent, à une époque encore récente, plus heureusement inspirées. Nous mettrons donc volontairement de côté les notions de théologie, assez malmenées, abordées par certains ignorants radicaux, n'ayant qu'un goût fort modéré pour les conversations de comptoir, préférant nous pencher, pour faire suite à notre précédente note, sur une thèse qui semble avoir la faveur de quelques incultes écervelés  : les liens supposés entre christianisme et capitalisme.


En effet, s’appuyant sur un ouvrage "Le triomphe de la raison",  publié par un piètre sociologue des religions Rodney Starck [1], enseignant à Baylor University (Etats-Unis), on en vient à prétendre que le christianisme serait à l’origine du capitalisme.

Paraphrasons le titre de ce bouquin, en l'intitulant le "Triomphe de la déraison idéologique", afin de résumer brièvement sa thèse :

« La réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, parce que le christianisme contient en lui-même "la possibilité du progrès". Nous pouvons ainsi identifier la base de la différence entre le christianisme et toutes les autres religions : « Progrès, dans la connaissance de Dieu, mais aussi de la nature qui, parce qu’elle a été créée par lui a nécessairement une structure rationnelle, légitime, stable qui attend que l’homme la comprenne mieux.»

On voit le niveau assez médiocre du raisonnement général de l'ouvrage, qui fait peu de cas de ce que représente comme folie pour la sagesse des hommes le scandale de la Croix, oubliant ce qui  excède radicalement la raison dans la Révélation  !

Le plus hilarant, c’est que ce sociologue incompétent en vient à citer saint Augustin lorsqu’il vante le développement de la technique dans la "Cité de Dieu" : « Quels progrès merveilleux, et on pourrait dire stupéfiants, l’industrie humaine a faits dans les techniques du tissage, de la construction, de l’agriculture et de la navigation ! (…) la maîtrise acquise en ce qui concerne les mesures et le calcul ! ». ( La Cité de Dieu, 22, 24). Son incompétence est telle que, sans s’en apercevoir, il commet une erreur gigantesque en confondant science et économie, imaginant que le développement de la technique est dû à la monnaie ! Sombre idiotie.

Cette erreur est confirmée lorsque par la suite il soutient sottement : « (...) non l’Europe n’a pas connu de progrès économique en dominant et en exploitant le reste du monde par la conquête et la colonisation ; elle a dominé le monde grâce à ses progrès économiques. » Or, il aurait fallu apprendre à l’inculte sociologue, qui débite âneries sur âneries, que l’Europe a d'abord dominé le monde par ses armées et par le PROGRES SCIENTIFIQUE ! non par son économie. Ce qui n’est pas du tout la même chose !

Pour achever de peindre sa grotesque fresque ultra-libérale fantaisiste, Rodney Starck nous affirme plus loin, confirmant sa tragique méprise  : « Ce que l’on a appelé l’ «impérialisme » est la conséquence et non la cause du progrès économique de l’Europe. Le capitalisme a commencé à se développer dans les zones qui échappaient au despotisme étatique, à savoir les cités italiennes, Venise, Gênes, Milan, Florence pour se répandre ensuite là où il était faible : les Pays-Bas, puis l’Angleterre… »


Or ce que ne voit pas, ou ne sait pas Rodney Starck, c'est que ce sont ces zones, précisément, qui les premières mirent en place l’usure et la spoliation et créèrent une économie mafieuse qui plongea l’Europe dans les guerres, la ruine et la domination des lobbys. On ignore, en effet, que la peste noire qui décima la population européenne vers 1350 fut la conséquence du plus grand effondrement financier de l’histoire, en comparaison, de laquelle la Grande crise de 1929 n’a été qu’un épisode transitoire, de peu de conséquence. En effet, en 1345, l’effondrement des grandes maisons bancaires florentines des Bardi et Peruzzi conduisit à une véritable désintégration financière et à une régression sans précédent puisque d’après les meilleures estimations, pendant la période 1300-1450, la population européenne, suite à la famine, aux épidémies et aux guerres, fut réduite de 35 à 45% et c elle du monde de 25%.


La dévastation causée par les banquiers marchands vénitiens et leurs « alliés » dans la seconde moitié du XIVe siècle fut terrifiante. En Europe, en Chine et en Inde (presque trois-quarts de la population mondiale), la tendance démographique positive s’inversa après quatre à six siècles d’augmentation régulière de la population. Famines, pestes bubonique et pulmonaire, épidémies et guerres, tous ces facteurs firent disparaître de la terre 100 millions d’être humains [2].

 

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Masque vénitien rappelant l'épidémie de peste noire

qui fit suite à l’effondrement du système bancaire de 1345


 

Venise qui était une ville sans industrie, "à la seule exception de la construction navale militaire, réussira à dominer le monde méditerranéen et à contrôler un empire simplement à travers ses entreprises commerciales. Fernand Braudel nota : « On disait du Vénitien : "Non arat, non seminat, non vendemiat" (il ne laboure pas, ne sème pas, ne vendange pas). Construite dans la mer, manquant totalement de vignes et de champs cultivés, ainsi le doge Giovanni Soranzo décrit-il sa ville, en 1327. » De son côté Frederick Lane précisera également : « Les patriciens vénitiens étaient moins intéressés par les profits provenant de l’industrie que par ceux provenant du commerce entre les régions où l’or et l’argent avaient des cours différents »."

 

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"Non arat, non seminat, non vendemiat"

 


Ainsi, entre 1250 et 1350, "les financiers vénitiens mirent sur pied une structure de spéculation mondiale sur les monnaies et sur les métaux précieux qui rappelle par certains aspects l’immense casino moderne des « produits dérivés ». Les dimensions de ce phénomène dépassaient de très loin la spéculation plus modeste sur la dette, sur les marchandises et sur le commerce des banques florentines. Les Vénitiens parvinrent ainsi à enlever aux monarques le monopole de l’émission et la circulation de la monnaie [3]. Les historiens « de rite libre-échangiste » maintiennent que les banquiers florentins firent beaucoup de bien à la communauté de l’époque, en ne s’occupant que de leurs intérêts égoïstes. En accumulant des fonds, en bâtissant des monopoles financiers, ils développèrent le commerce et ouvrirent la voie à l’industrie capitaliste en concurrence pacifique avec d’autres marchands, prenant soin d’expier quelques petits péchés dûs à l’usure par de généreuses donations aux institutions religieuses. Selon cette version mensongère de l’histoire, le serpent s’introduisit dans ce paradis terrestre, sous la forme des rois centralisateurs du pouvoir [4]."

 

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La peste symbolisée par la mort du Tarot de Marseille



On voit très bien où veut en venir Rodney Stark : « Les pays en retard ont exactement été ceux qui ont été dominés par des monarchies absolues : l’Espagne, qui a exporté son despotisme en Amérique du Sud, et la France qui en a fait de même dans ses colonies. Par contre, le capitalisme a fleuri là où la liberté et le droit de propriété étaient les mieux respectés, à savoir les Etats-Unis d’Amérique qui ont dépassé l’Europe dès la fin du 19e siècle. Le monde moderne, a pris son essor seulement dans les sociétés chrétiennes. »

De la sorte, s’il faut en croire les conceptions de Starck, auxquelles de petits esprits prêtent une fallacieuse autorité, l’Espagne catholique d'Isabelle et Ferdinand n’aurait pas été chrétienne, la France de Jeanne d'Arc et Charles VII non plus ? On rêve ! Et c’est l’Angleterre et son or, à l'époque, puis aujourd'hui les Etats-Unis, dominés, domestiqués, asservis par les puissances d’argent, qui eux seraient chrétiens puisque authentiquement capitalistes. Mais c’est de la démence totale !


Le peu sérieux bouquin de Rodney Starck, qui sciemment glisse allègrement en créant d’évidentes confusions entre les notions de «science » et de « finance », qui sont pourtant bien différentes voire même antagonistes, est en fait un texte idéologique au service des intérêts de la voyoucratie internationale, ce qui a d'ailleurs était parfaitement démontré par Bruno Michon dans son analyse critique, qui déclare que cette étude : « constitue plus un travail idéologique que véritablement historico-sociologique » [5] .


Ce livre est éminemment américain, il est un apologue servile du libéralisme et du capitalisme truffé de raccourcis grossiers, de patentes contrevérités. Ce tissu ridicule d’absurdités consternantes, est un ouvrage navrant et fou, qui mérite de figurer parmi les pires productions de la déraison intellectuelle contemporaine ; un texte de basse et vulgaire propagande au service des plus sinistres forces obscures anonymes et pestilentielles de l’argent roi.

 

Notes.

 

[1] Rodney Starck, « Le triomphe de la raison. Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme », Presses de la Renaissance, 2007.

[2]  Cf. Frederick C. Lane, « Money and Banking in Medieval and Renaissance Venise », John Hopkins University Press, 1985.

[3]  Cf. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle, Armand Colin, 1979, tome III.

[4] Cf. Paul B. Gallagher, Comment Venise orchestra le plus grand scandale financier de l'Histoire, Fidelio, hiver 95.

[5] Bruno Michon, qui doute à juste titre, de la validité scientifique du livre de Starck, chose rare à ce niveau universitaire ce qui doit nous inviter à regarder les thèses de ce livre avec une extrême prudence, considère que cette étude « constitue plus un travail idéologique que véritablement historico-sociologique ». D’ailleurs dans sa recension, publiée dans les Archives de sciences sociales des religions, il met très nettement en garde contre les thèses simplificatrices de l’auteur et, de nombreuses fois, fait la lumière sur les limites théoriques et les significatives erreurs de cet ouvrage, comme en témoignent les extraits suivants :

 

« Il s’agit là d’un discours normatif pour lequel l’auteur sacrifie la complexité de l’histoire à une sélection arbitraire d’exemples plus ou moins pertinents. »

 

« Encore une fois, sans poser la question du véritable progrès que constitue ce ‘pré-capitalisme’, l’auteur joue avec l’histoire en relativisant, par exemple, l’interdiction de l’usure par l’Église et en affirmant qu’au contraire si l’islam fermait les yeux sur l’usure, ce n’était pas dans le but d’investir mais dans celui de consommer. Une telle preuve d’orientalisme (la passivité des Orientaux est un des topos de ce type d’argumentaire), pose à nouveau la question de la validité scientifique de l’ouvrage. »

 

- « En ayant recours à des ‘preuves’ historiques souvent constituées d’anecdotes légères, l’auteur montre que le despotisme empêche la fondation d’une société libre et capitaliste implicitement considérée comme le modèle politique idéal. La performativité d’un tel discours n’a pas besoin d’être établie. »

 

- « L’ouvrage heurte par ses positions normatives qui semblent être le pendant ‘sociologique’ des réflexions du cardinal Ratzinger sur la foi et la raison. Pourtant, contrairement aux assertions de l’ancien préfet de la congrégation de la foi, le discours de Starck se rapporte plus à la rhétorique des ‘faucons’ américains réécrivant l’histoire afin de donner corps à une certaine forme d’idéologie impérialiste. »

 

- « S’il est évident que le capitalisme est né en Europe, il semble beaucoup plus sujet à caution que celui-ci soit issu d’une « théologie rationnelle chrétienne ». Bien que L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme soit l’objet de critique légitime, il est aberrant que Rodney Starck passe cet ouvrage capital sous silence, évitant d’aborder la théorie bien documentée et bien discutée de Weber. »

 

- « Nier aux traditions juive, grecque, bouddhiste ou islamique l’idée de théologie voire de science ressemble plus à une aberration qu’à une véritable recherche historique. »

 

- « Finalement, ce qui gêne dans cet ouvrage est l’ambiguïté consentie par l’auteur entre un discours savant et une idéologie politique. Max Weber nous a pourtant, depuis longtemps, mis en garde contre les dangers d’une telle dérive. »

 

 

Archives de sciences sociales des religions, 140 (2007) - Varia,  mis en ligne le 02 juillet 2008.

 

 

 

07:08 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (158) | Tags : france, europe, actualité, ump, parti socialiste, usa |  Imprimer | | | | | Pin it!

mercredi, 05 novembre 2008

LE LIBÉRALISME : HÉRÉSIE SPIRITUELLE ET ERREUR TRAGIQUE !

 

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Le Prince de ce monde, maître véritable des forces d'argent

"Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent "

(Luc 16, 13)

 

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« Le libéralisme n'est pas une hérésie ordinaire,

c'est l'hérésie propre, personnelle de Satan,

puisqu'elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit

l'indépendance et la souveraineté qui n'appartiennent qu'à Dieu, de toute éternité,

et dans l'ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ.

(…) On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère

de tout ce qui l'a précédé en fait de révolte et de péché.

C'est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché.

Le libéralisme appelle "l'homme de péché", il prépare les voies à l'Antéchrist. »



(Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, 1910)

 

 

Comme il est plaisant de voir les niais admirateurs de littérateurs incompétents, confondant la science-fiction avec la vérité concrète [1], qui s’enthousiasmaient il n’y a pas si longtemps de la folle stratégie de l’Amérique, se réveiller aujourd’hui en s’apercevant que leurs rêves piteux se sont transformés en un hideux cauchemar. En fait, mais cela n’est pas étonnant, leur Amérique était une illusion pour salonards désoeuvrés, et leur libéralisme d’opérette une coquetterie ridicule pour esprits incapables de comprendre l’essence des lois intangibles qui gouvernent, depuis des siècles, le monde et président au devenir des hommes, des peuples et des nations.

Les risibles pamoisons adolescentes devant les excursions guerrières des U.S.A., symptôme caractéristique de juvéniles impuissants intoxiqués par trop de surf sur la toile qui s’extasiaient devant les geôles, d’ailleurs bientôt désertes et désaffectées, de Guantanamo [2], trouvent à présent leur risible conclusion, à savoir que les lendemains qui s’annoncent, suite au résultat de l’élection présidentielle outre-atlantique, vont ruiner, jour après jour et définitivement, chacun des mythes usés qui firent l’excitation puérile de leur faible pensée. Il y a d’abord eu l’effondrement des bourses mondiales, qui laissa clairement entrevoir la prochaine déroute définitive d’un système économique moribond, ruinant leurs trémolos à la gloire de l’économie de marché qui résonnaient inlassablement et comme une pénible ritournelle sous la plume de ses microscopiques idéologues du tout libéral. Maintenant, suite à un revirement prévisible, c’est à l’écroulement de la factice stratégie militaire et géopolitique de l’empire américain, suicidaire au demeurant depuis des années, à laquelle nous allons assister pour leur plus grande confusion.

 

 

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Pie IX, condamna le libéralisme lors du Concile Vatican I

 

 

Mais tout cela n’est au fond que justice pour plusieurs raisons objectives.

Tout d’abord, sur le plan purement théorique, le présupposé du libéralisme est d’une plate indigence erronée. Pourquoi ? Tout simplement, par ce qu'en raison de sa croyance en la prétendue bonté de la «Loi naturelle» qui serait « inscrite au cœur de l'homme » et des choses, il évacue le fait que l’homme n’est pas libre, mais au contraire prisonnier d’un déterminisme ontologique qui trouve sa source dans le "péché des origines" qui place chaque créature sous la dépendance directe de l’esclavage de passions incontrôlées, esclavage que nous recevons tous en naissant en tant qu’enfants d’Adam. De la sorte le libéralisme souffre d’un vice rédhibitoire : l’optimisme idéaliste. Dès lors, sous prétexte d’une croyance absurde dans les possibilités de l’auto équilibre des forces contradictoire, et en proclamant l'autonomie absolue de l'homme sur le plan moral, social, économique et spirituel, le libéralisme est, positivement, une idéologie mortifère, impie, négatrice des conséquences de la Chute, et donc oublieux du caractère abîmé du monde dans lequel nous nous trouvons, et donc du caractère foncièrement surnaturel de la Révélation qui excède toutes les données mondaines.

Ainsi à terme, et logiquement, le libéralisme conduit à une double négation, l’une pratique, par un excès d’optimisme, des nécessaires lois régulatrices qui doivent régler, arbitrer et maintenir les activités humaines qui sans cela deviennent rapidement folles ; l’autre, théorique, car en mettant l'humanité divinisée au niveau providentiel de Dieu, elle installe la dialectique du devenir en tant qu’idole effective remplaçant le Créateur. Ceci explique qu’en tant que doctrine constituée, le libéralisme ait été radicalement censuré et condamné par l’Eglise, qui l’a qualifié sous les termes de « rationalisme » et de « naturalisme » - la condamnation la plus explicite de cette hérésie, figurant dans la Constitution « De Fide » du Concile de Vatican I, en 1870.

Une variété de nuances de la pensée libérale existe bien sûr, et il a, au fil du temps changé de forme mais jamais de caractère ni varié sur son fond. Ainsi les distinctions entre le libéralisme en Europe et en Amérique du Nord, même si elles sont significatives, n’ont pas été modifiées puisque les principales caractéristiques demeurent intactes :

- 1°) Le désir d'adapter des idées religieuses à la culture moderne et les modes de pensée, les libéraux insistant sur le fait que le monde a changé depuis l'époque où le christianisme a été fondé de sorte que la terminologie biblique est incompréhensible pour les gens aujourd'hui.

2°) Le rejet de la croyance religieuse fondée sur la seule autorité, toutes les croyances devant être comprises par la raison et l'expérience et l'esprit ouvert aux nouveaux faits. Dès lors, pour cette idéologie, aucune question n’est fermée ou résolue, et la religion ne doit pas surtout pas se protéger contre un examen critique. « L'essence du christianisme » remplace ainsi l'autorité de l'Écriture, les croyances, et l'Eglise. Cela signifie qu'il n'existe aucune contradiction inhérente entre les royaumes de la foi et du droit naturel, la révélation et la science, le sacré et le séculier, ou la religion et la culture.

- 3°) L'immanence divine. Dieu étant considéré comme présent dans le monde, il n’est pas élevé au-dessus du monde comme un être transcendant. Il est son « âme » en tant que Créateur, il est présent en tout ce qui se passe, il n’y a donc plus, selon cette théorie impie, aucune distinction entre le naturel et surnaturel. La présence divine est indiquée dans les choses telles, beauté artistique (on voit les séductions qu’un paganisme rémanent peu tirer de cette notion avec un culte évident pour l’érotisme et le sensualisme), et bien moral.

- 4°) Enfin, sur le plan économique, le domaine de l’activité productrice et financière est libérée du poids contraignant de l’Etat pour en laisser la pleine administration aux seuls acteurs du secteur qui, évidemment, animés par un inextinguible esprit de lucre, se livrent à une concurrence féroce dont le seul objet est une course effrénée à toujours plus de profit au détriment total du bien commun.

 

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Nicolas Poussin, l'Adoration du Veau d'or, (1634).

 

 

De la sorte, bien que la plupart des libéraux tentent, maladroitement, de se revendiquer de la doctrine chrétienne, en réalité se référant au principe d'immanence ils tendent inévitablement vers le panthéisme païen.

Pour traquer les premiers signes de l’émergence des idées libérales, saint Augustin qui voyait en quoi cette idéologie néfaste était en opposition avec la religion et la tradition, par une revendication du pur utilitarisme prônant l’augmentation constante des plaisirs et la diminution des peines, au profit de la jouissance individuelle, aboutissait à la création d’un homo oeconomicus, dont l’homme de la société moderne est la figure résultante, soit un être désirant et calculateur toujours en quête de la maximisation de son intérêt personnel, ne sachant pas quoi faire, dénué de morale, quand il ne l’ignore pas purement et simplement, hypocrite, lâche et mesquin.

 

 

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Saint Pierre Fourrier transmettant la règle de saint Augustin

 

Saint Augustin, puis de nombreux Pères de l’Eglise, n’auront donc de cesse d’en appeler, contre ce danger, au rôle de l’État et au contrôle de la monnaie [3]. Ceci explique pourquoi, davantage que les modes de production, c’est la prédominance des rapports utilitaristes qui éclaire la malheureuse situation actuelle. Comme le dit Alain Accardo dans "Le petit bourgeois gentilhomme" : « le « mal » se loge tout autant en nous et entre nous qu’autour de nous. »

Ce qui est réaffirmé par Dufour : « L ’individualisme issue des Lumières s’est entre-temps retournée en son avatar postmoderne : le « troupeau schizoïde « égo-grégaire », qui, en plus de ses tares, est aussi consumériste, procédurier, ignorant et fier de l’être, constituant par là même une grave menace pour la poursuite du procès civilisateur. Dans "On achève bien les hommes" (…) l’effondrement de la transcendance au 18ème siècle a aussitôt fait place à une nouvelle religion, celle du Marché, qui enclencha un processus de désinstitutionnalisation.» (Dufour,D.-R., Le divin marché. La révolution culturelle libérale, éd. Denoël, 2007).

 

*

 

Le libéralisme manifeste donc un optimisme humaniste fallacieux, puisque la société n’évolue pas vers la réalisation du Royaume céleste, qui serait une éthique de la perfection humaine, mais est en prise avec des forces négatives qui tendent à un asservissement toujours plus important de l’esprit de l’homme. Comme le dira fort justement le cardinal Billot, « le principe du libéralisme est absurde, contre nature et chimérique » .

 

A cet optimisme libéral Bossuet ne souscrivit pas, son pessimisme s’ancrant dans la dénonciation de l’individualisme (quoique le terme lui soit postérieur), puissance corruptrice qui est la cause de la déliquescence de la société contemporaine : « Qui saurait connaître ce que c'est en l'homme qu'un certain fonds de joie sensuelle, et je ne sais quelle disposition inquiète et vague au plaisir des sens, qui ne tend à rien et qui tend à tout, connaîtrait la source secrète des plus grands péchés. » (Bossuet , Maximes et réflexions sur la comédie).

La pluralité des intérêts et la pluralité des opinions qui s’enracinent dans l’individualisme sensualiste qui sous-tend le libéralisme, manifestait pour lui la corruption sociale. De fait dans L’histoire des variations des Eglises protestantes Bossuet montrera que dans toute distance à l’égard du catholicisme se trouve l’inévitable la source d’un émiettement infini des opinions et d’une chute dans l’indifférence au vrai - et d’une complaisance pour l’immoralité, la jouissance et le profit – thème que reprendra ensuite Lamennais dans son Essai sur l’indifférence. (Cf. Lucien Jaume, Echec au libéralisme, Paris, Editions Kimé, 1990.

 

Ceux qui ne comprennent pas les erreurs axiomatiques de leur propre culture, sont inévitablement condamnés à répéter les erreurs de l’Histoire. Tel est le sort qui guette aujourd’hui les tenants du libéralisme, comme les oligarchies imbéciles. Après cinquante ans de pillage par le FMI et la Banque mondiale, aggravé par l’émergence de bulles financières incontrôlables, le système court rapidement à sa perte. L’écroulement de l’URSS, en 1989, et la guerre en Irak, a fait revivre la dangereuse illusion d’un « moment unilatéral », capable d’engendrer l’utopie d’un empire mondial que tout vient contredire à présent.

 

 

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César se rendant au Sénat le jour des ides de mars

 

La bataille qui s’engage est de nouveau celle de saint Augustin contre les valeurs de l’Empire romain décadent et paganisé symbolisé par la « Pax Americana », car cet empire touche à sa fin et ce n’est pas une nouvelle croisade, qui vient d’ailleurs de s’achever, qui le fera perdurer.

A la nouvelle administration américaine, nous disons donc volontiers ce que le devin disait à Jules César dans la pièce de Shakespeare :

« Prends garde aux ides de mars » [4] .



Notes.

[1] Exemplaires de cette tendance, les hasardeux propos de Maurice Dantec, devenus le médiocre vade mecum de quelques ramolis du cerveau, qui proclamait avec vigueur : "La guerre en Irak était justifiée depuis 1991. Je n'ai jamais eu de doute à ce sujet. (...) Face aux dictatures des pays arabes, j'ai toujours eu la même position... : il faut leur casser la figure, les foutre dehors et, éventuellement, placer des régimes qui soient à notre botte." Pontifiant de façon hilarante sur la nature de l'économie américaine  : "On peut dire ce qu’on veut sur l’Amérique, moi je suis un défenseur acharné du judéo-capitalisme américain. Sans problème. (...) oui je suis un suppôt du saint-empire germano-américain. Evidemment, on essaye de nous dire ah, le capitalisme, l’ultra-libéralisme, (...) Quel est l’homme le plus riche des Etats-Unis ? C’est un type qui avait dix dollars en poche il y a vingt ans. C’était Bill Gates. Alors qu’on essaye pas de me dire que c’est le même système. C’est pas vrai. Ce n’est pas le même système. En Europe, on n’est pas dans un système ultra-libéral, on est dans un système national-socialiste. Voilà ce que je pense. Un système de grandes entreprises publiques qui a complètement foiré toutes les révolutions technologiques depuis vingt ans. Evidemment, ce sont des bureaucrates, des fonctionnaires. En France, on a voulu créer la Silicon Valley, par exemple. Aux Etats-Unis, elle s’est créée toute seule, là où il fallait qu’elle soit. Je ne dis pas que là-bas il n’y a pas de racisme. Mais tu crois qu’il n’y en a pas ici ? Mais là-bas, il y a un turn-over réel des générations, même si c’est dur, même si c’est une société sauvage, violente, tout ce que tu veux. Mais aujourd’hui, l’industrie américaine, c’est l’industrie de la communication et de la culture." (Entretien, 18 mars 1996). http://www.les-ours.com/novel/dantec/dantec5.htm

[2] “La guerre en Irak n’était pas justifiée.” (Barak Obama, 27 septembre 2008)

[3] Ces idées ont été transmises depuis saint Augustin à Dante Alighieri et aux Frères de la vie commune, dont le fondateur, Gerhard Groote, créa de nombreuses écoles en Allemagne, en Suisse, en Bourgogne, en Flandre, aux Pays-Bas et dans certains endroits en France. Ces écoles réunissaient des élèves issus de familles modestes ou pauvres pour leur enseigner l’histoire des découvertes passées, éveillant ainsi leurs pouvoirs créateurs. « L’imitation de Jésus-Christ » et la copie des textes classiques — notamment des pères de l’Eglise -. De 1374 à 1417, les Frères de la vie commune formèrent des milliers de jeunes gens à Cologne, Trèves, Louvain, Utrecht, dans le Brabant, en Flandre, Westphalie, Hollande, Saxe, etc. Leur oeuvre se heurta à une très forte opposition, mais fut défendue par les milieux de l’Eglise qui luttaient pour surmonter le Grand Schisme, ainsi que par Nicolas de Cuse. Cette méthode d’éducation ainsi que les initiatives politiques et militaires prises par Jeanne d’Arc, jetèrent les bases d’un Etat-nation en France, que le fils de Charles VII, Louis XI, réalisa magnifiquement. Sur un peu plus de 50 ans (1461-1510), Louis XI (1423, 1483) et ses successeurs purent ainsi créer les institutions d’éducation nécessaires au développement de l’Etat-nation en muselant l’usure et l’appétit corrupteur des financiers.

 

 

 

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Louis XI en prière

 

 

 

 

[4] César : Qui est-ce, dans la foule, qui m'appelle ainsi ? J'entends une voix, plus perçante que tous les instruments de musique crier –César ! Parle, César se tourne pour entendre.

Le Devin : Prends garde aux ides de mars.

César : Quel est cet homme ?

Brutus : Un devin qui vous avertit de prendre garde aux ides de mars.

(Shakespeare, Jules César, Acte Premier, Scène II.)

 

 

 

 

 

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We're all living in Amerika

 

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Wenn getanzt wird will ich führen
Auch wenn ihr euch alleine dreht
Lasst euch ein wenig kontrollieren
Ich zeige euch wie's richtig geht
Wir bilden einen lieben Reigen
Die Freiheit spielt auf allen Geigen
Musik kommt aus dem Weißen Haus
Und vor Paris steht Micky Mause
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
Ich kenne Schritte die sehr nützen
Und werde euch vor Fehltritt schützen
Und wer nicht tanzen will am Schluss
Weiss noch nicht dass er tanzen muss
Wir bilden einen lieben Reigen
Ich werde euch die Richtung zeigen
Nach Afrika kommt Santa Claus
Und vor Paris steht Mickey Mouse
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living Amerika
Amerika,Amerika
We're all living Amerika
Coca-Cola,Wonderbra
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
This is not a love song
This is not a love song
I don't sing my mother tongue
No, this is not a love song
We're all living in Amerika
Amerika ist wunderbar
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika
We're all living in Amerika
Coca Cola Sometimes war
We're all living in Amerika
Amerika,Amerika

 

 

 

 

 

 

_Rammstein-Amerika_

 

 

 

 

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samedi, 01 novembre 2008

SŒUR EMMANUELLE : PERVERTIE PAR LE POISON DE VATICAN II !


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La Religion d'Assise, source d'exemple et modèle de Soeur Emmanuelle

 

 

Une évidence apparaît aisément au regard du parcours de Sœur Emmanuelle, celle de la profonde et pernicieuse corruption de la pensée de cette religieuse par les thèses les plus absurdes du concile Vatican II.

En effet, lorsque le Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris, ouvrit la célébration funèbre en la cathédrale Notre-Dame et s’adressa au Président de la République, lors des obsèques de Sœur Emmanuelle, il lui dit,  avec déférence : « je vous remercie pour l’hommage de la France que vous avez bien voulu organisé... » (sic). Mais quelle est la raison d’un concert de louanges si important, rendu par une Nation singulièrement à la dérive qui, déjà, avait "largement" décorée Sœur Emmanuelle puisque détentrice de la Légion d’honneur, faites Commandeur le 1er janvier 2002 des mains de Jacques Chirac qu’elle tutoyait, et promue Grand Officier le 31 janvier 2008 des mains de Nicolas Sarkozy, alors même que si la religieuse se distingua par son dévouement auprès des chiffonniers du Caire, on ne peut pas dire qu’elle brilla particulièrement par ses positions évangélisatrices en terre musulmane, loin de là même, puisqu’au moment où les Coptes, sous sa fenêtre, étaient tous les jours l’objet d’une ignoble persécution et d’une féroce répression, elle osait scandaleusement proclamer, à la suite du Concile : « Par essence, le musulman n’est ni un violent, ni un fanatique » [1] se disant hostile à tout prosélytisme, à toute entreprise de conversion des musulmans, renonçant même à sa vocation missionnaire de chrétienne, au prétexte délirant que : " Cela n’est vraiment pas un service à rendre en terre d’islam ! Ce serait comme arracher un arbre à sa terre, les couper de leur milieu, peut-être les condamner à mort. "

On saisit de la sorte avec plus de facilité les mécanismes pervers des thèses oeucuméniques de Vatican II, qui favorisèrent chez elle les propos qu’elle crut bon de tenir dernièrement sur RTL, le 20 février 2008, dans l'émission "face à face", à 13h30, assurant tranquillement sans se rendre compte de l’énormité de ses affirmations comme si le Dieu trinitaire avait quelques rapports avec l’inaccessible monade mahométane  : " Allah est l'équivalent de Dieu [des chrétiens], il n'y a qu'un seul Dieu et nous avons tous le même. "

Rajoutant, montrant ainsi le degré d’égarement de son esprit infecté par le fol universalisme si en vogue depuis le Concile Vatican II et la Déclaration " Nostra Aetate " [2], et son évidente séduction vis-à-vis de l’hérésie de Mahomet, lorsqu’un reporter lui posa cette question :

- "A un kamikaze, qui se préparer à se faire exploser, que diriez vous ? "


Réponse  :

- " Rien, car cela ne sert à rien, il se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela. Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera."

 

 

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"[Le terroriste] se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela.

Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera… "




Quelle image de la religion avait donc bien pu se former dans son esprit intoxiqué par les confusions doctrinales de Vatican II, celle qui affirmait tranquillement que les terroristes assassins, fauteurs de carnages abjects, de crimes inexpiables, sont pardonnés par Dieu. C’est de la pure folie ! On mesure d’ailleurs concrètement ici, à quel degré d’absurdité peuvent conduirent les thèses utopiques du dernier Concile.

En revanche, quelle  sévérité et inflexible hargne à l’égard des tenants de la tradition dans l’Eglise, lui donnant une liberté de ton et facilité de parole qui autorisa dans les médias celle que Libération dénomma la " vieille none indigne ", à se faire l’avocate à la radio et télévision, du mariage des prêtres, de la pilule, du stérilet et du préservatif, assurant même un jour à un journaliste de France 2, comme l’aurait fait une vulgaire péripatéticienne du boulevard Saint-Denis offrant facilement ses accueillants orifices aux clients de passage : " j’en ai plein les poches ! "

Curieux contraste en effet que cet assourdissant silence en Egypte et sa démission devant la nécessaire dénonciation de l’injuste traitement réservé à la minorité chrétienne égyptienne, et son scandaleux pardon accordé aux terroristes criminels, absurde et stupide "dinguerie" proférée tranquillement sur les ondes marque d’une incroyable complaisance à l’égard des fous d’Allah laissant le soin à chacun d’apprécier à leur juste valeur ces déclarations démentielles, et les puissantes clameurs de ses attaques contre l’héritage vénérable de l’Eglise, distillant à fortes doses son troublant discours ultra moderniste en Occident.



I. La révélation du goût pour le " plaisir solitaire " de Madeleine Cinquin

 

Mais le pire, sur le plan du discours insensé et déplacé, était à venir post mortem, puisque l’ex Madeleine Cinquin, réservait une surprise de taille à ses admirateurs avec ses « Mémoires » destinées à être publiées après son trépas, "Mémoires"  dans lesquelles elle avait décidé de se livrer, sans aucune pudeur excessive, à un déballage indécent de son penchant pour la masturbation qui la travailla de son enfance à l’adolescence.

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"(…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”

 

Voici ce qu’elle crut bon d’écrire : "Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s’en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l’ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua ensuite que c’était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c’était devenu une habitude et je n’étais guère accoutumée à obéir. Quand l’assaut du désir m’assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m’arrêter, sinon je m’avouais impuissante devant l’avidité du plaisir. (…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”. Je me sentais désormais contrainte de choisir entre le plaisir solitaire et la communion…" ("Confessions d'une religieuse", Flammarion, 2008.)


II. Les influences perverses de Sœur Emmanuelle

 

Une question dès lors, devant ses idées délirantes concernant les crimes des islamistes, et l’expression impudique de ce qui se passait "sous ses culottes" dans sa jeunesse, s’impose : comment expliquer une telle attitude si peu conforme à l’état d’une religieuse de Notre-Dame de Sion ? Comment comprendre qu’une âme consacrée piétine sans crainte les principes spirituels de sa règle ?

La réponse tient sans doute dans certains liens que noua tardivement, hélas ! Sœur Emmanuelle, liens qui l’éloignèrent considérablement de l’exigence de l’Ordre qui l’avait accueillie en 1929 dans sa congrégation à Paris, et accepté qu’elle y prononce ses voeux le 10 mai 1931 en prenant le nom de Soeur Emmanuelle.

 

a) Le bouddhisme tantrique

 

En effet, si l’évolution néfaste de sa Congrégation Notre-Dame de Sion [3] depuis Vatican II, qui se précipita sans crainte dans les francs délires modernistes et naturalistes qui triomphèrent dans l’Eglise des années 60, a indéniablement influencé dans ses positions et son attitude Sœur Emmanuelle, beaucoup cependant ignorent le rôle singulier qu’exerça auprès d’elle sa nièce, Sofia Stril-Rever [3], écrivain et traductrice, sanskritiste, diplômée d’Etudes indiennes de l’Université Paris III, ayant reçu une formation traditionnelle auprès de pandits indiens, et à l’Université Bouddhiste de Sarnath (Inde) auprès de maîtres spirituels tibétains, s’étant spécialisée dans la traduction des textes racines de la tradition du  Tantra Kalachakra, tradition extrêmement sexualisée et problématique, propre au bouddhisme tibétain.

 

 

 

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Dans l’initiation au Tantra du Kalachakra trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu

dont le but est de transformer la “sexualité”en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

Sofia Stril-Rever a ainsi co-signé plusieurs livres avec sa tante (" 365 Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " Mille et Un bonheurs : Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " La folie d'amour : Entretiens avec Soeur Emmanuelle " ; " Mon Testament spirituel " amazon.fr déclarant qu’elle a trouvé en Inde sa terre spirituelle.

Intime de sœur Emmanuelle dont elle a recueilli les propos dans " La Folie d'amour " qui est tout un programme assez fantaisiste baignant dans un idéalisme post hippie, Sofia affirme que sa rencontre avec le Dalaï-lama l'a libérée des formes de la croyance, lui révélant la transparence du cœur dans le partage spirituel. Mais le plus relevé vient du fait qu’ayant reçu une formation traditionnelle à l'université de Sarnath (Inde) et dans un monastère tibétain, elle a ensuite traduit du sanskrit et publié pour la première fois en langue occidentale les Ecritures bouddhistes de Kalachakra, dont elle est une spécialiste mondiale. Cofondatrice du portail BuddhaLine et membre de l'International Kalachakra Network, elle guide un groupe de pratique au Centre Kalachakra de Paris. Le problème, et il est de taille, c’est que ce si parfait Tantra de Kalachakra, tant vanté par la nièce de sœur Emmanuelle, est sujet à bien des dérives, puisque le Tantra de Kàlachakra est une pratique bouddhique de méditation qui appartient à la classe des "Tantra du Yoga suprême" qui est tout sauf pacifiste prophétisant et encourageant de façon idéologique une guerre de religion sanglante entre bouddhistes et non-bouddhistes pour la domination du monde (mythe du Shambhala). Le texte nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme: “Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habit blanc (Mani), Mohamed et Mathani (le Mahdi)”. Le Tantra du Kalachakra les décrit comme “la famille des serpents démoniaques” (Shri-Kalachakra I. 154). Ainsi le tantra du Kalachakra se positionne contre toutes les religions ayant des racines sémites et a été, pour cette raison, utilisé par des cercles antisémites radicaux de droite pour leur propagande raciste. Par ailleurs, ce que l’on se garde bien de révéler, dans les plus hautes initiations magiques, on emploie des “substances” dites “malpropres”. Le Tantra du Kalachakra recommande la dégustation de viandes de diverses sortes d’animaux tabous. Même la chair humaine (maha-mamsa) est employée comme substance pour le rite [3]. Enfin, lors des étapes supérieures et secrètes de l’initiation au Tantra du Kalachakra  trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu dont le but est de transformer la “sexualité” en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

b) Les terribles pièges de la psychanalyse

 

Même si l’on ne peut que rester interdit devant de telles sources voisinant de si près, nous pourrions dire même " intimement" sur le plan familial, avec les pages qu’écrivit en collaboration avec sa nièce adepte du tantrisme Sœur Emmanuelle, il nous faut pourtant poursuivre plus avant si l’on souhaite mettre en lumière l’ensemble des influences perverses qui s’exercèrent sur la religieuse de Notre-Dame de Sion.

De fait, on a du mal à expliquer chez Sœur Emmanuelle, qui est tout de même d’une culture et d’une génération où l’on ne parlait pas de ces " choses-là ", cette soudaine nécessité de nous entretenir de sa passion de jeunesse envers la masturbation, ce qui ressemble fort, si l’on y réfléchit, à une exhibition grotesque de penchants inavouables, exhibition malsaine un rien exagérée et grossièrement impudique d’autant plus inutile qu’elle ternit plus encore l’image déjà fort contrastée de la none du Caire.

 

 

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L’Origine du monde tableau de Gustave Courbet (1866),
dont le dernier propriétaire privé fut Jacques Lacan qui le conservait caché derrière un rideau.

 

 

Or, derrière cette confession à caractère sexuel, qui sent bon, et de très loin, le mauvais aveu sur le divan d’un psychanalyste, se cache effectivement le très curieux  accoucheur des confessions érotiques de Sœur Emmanuelle, à savoir Philippe Asso, théologien et prêtre du diocèse de Nicedirecteur de l’Institut Supérieur de théologie de Nice-Sophia Antipolis, qui depuis douze ans collabore à la rédaction de tous les écrits de Soeur Emmanuelle.

Emmanuelle amazon ; elle dira d’ailleurs un jour de ce prêtre : " Ce jeune prêtre du diocèse de Nice est essentiel dans ma vie spirituelle, il m'a incité à écrire ce livre, aidé à approfondir ma pensée, à sortir de moi-même, puis a tout relu, avec rigueur. "

Ainsi, si l’on examine rapidement l’activité de ce prêtre " essentiel dans la vie spirituelle " (sic) de Sœur Emmanuelle, que découvre-t-on. Qu’il participe à des séminaires psychanalytiques portant sur le phénomène lacanien, et qu’il anima tout dernièrement (année 2006/2007) dans le cadre de l’Université de Nice Spohia-Antipolis, un laboratoire sur le thème : "Sexe(s) et différence(s), De la suppression des inégalités à l’érosion de la différence ". Quand on sait les immenses dégâts que firent les prétendues lumières de la psychanalyse sur l’Eglise depuis des décennies, encourageant des  milliers de religieux et de religieuses à la débauche, à la pratique débridée du sexe dans le cadre de " formations " très spéciales, de stages d’écoute ou de redécouverte du corps, tout ceci béni par la hiérarchie conciliaire sous prétexte de dépassement des névroses culpabilisantes, on reste stupéfait et effondré devant tant de naïveté [4].

Tout cela devient donc parfaitement clair, et l’on comprend mieux le rôle particulièrement nocif qu’auront pu jouer auprès de Sœur Emmanuelle, pourtant déjà suffisamment perturbée par ses fièvres charnelles et la puissante désorientation conciliaire de son Ordre, tant sa nièce, la spécialiste du bouddhisme tantrique Sofia Stril-Rever, que le prêtre psychanalyste Philippe Asso, qui sans doute suggéra à l’icône des médias de se mettre entièrement à nu par souci d’une prétendue exigence de vérité, elle qui ne rêvait secrètement que de cela finalement [5], en lui soufflant aux oreilles d’oser faire sauter le couvercle des conventions et confesser publiquement ses libidineuses activités d’enfance et de jeunesse afin de réveiller les consciences des catholiques encore bien trop prudes en matière de sexe, comme nous l’a démontré dans ses enseignements du mercredi Jean-Paul II.

 

III. Conclusion



C’est un bien triste spectacle, au fond, que nous offre en partant cette pauvre religieuse otage des pires dérives intellectuelles et des séductions spirituelles contemporaines nauséeuses, aujourd’hui s’imposant au sein même de l’Eglise moderne depuis le dernier Concile, et qui, sous prétexte de liberté, confondit ce qui fit le sens même de sa primitive vocation, à savoir témoigner aux hommes de notre temps de la Parole de l’Evangile, avec le dévergondage de l’écrit en étant l’active collaboratrice du complaisant étalage psychanalytique des élans obscurs des désirs enfouis, excusant les actes criminels des terroristes musulmans, tout en critiquant, tant et plus, les bases de la tradition catholique.

De la sorte on est fondé à pouvoir dire que Sœur Emmanuelle fut positivement l’objet d’influences perverses, qui lentement oeuvrèrent à transformer efficacement, et à plaisir pour satisfaire leur sinistre projet moderniste, la fille de Notre-Dame de Sion, en une " vieille none indigne " radicalement empoisonnée par le venin doctrinal qui inspira Vatican II.




Notes


[1] Significatives, à ce titre, ces lignes absurdes de " Notra Aetate  " que Sœur Emmanuelle dut méditer pour la plus grande désorientation de sa vocation missionnaire : " L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » (Déclaration Nostra Aetate sur l’Eglise et les religions non-chrétiennes, § 3, 28 octobre 1965).



brothers2-1.gif [2] L’origine de la congrégation Notre-Dame de Sion, trouve sa source dans cette journée du  vendredi 23 juin 1797, en la fête du Sacré Cœur de Jésus, où dans une petite chapelle perdue sur une des cimes des Vosges, Turkenstein, trois personnes vouaient leurs cœurs, leurs forces, leur vie entière à l’instruction chrétienne de la jeunesse et au soin des malades, en abritant leur union dans le Cœur Sacré de Jésus. Ces trois personnes étaient : l’abbé Colmar qui assurait la direction spirituelle, Madeleine Louise Humann et Marie Thérèse Breck. Plusieurs années après, dans l’esprit du pacte de Turkenstein, Louise Human ouvrit sa maison à un groupe d’étudiants en philosophie. Parmi ces étudiants, Louis Bautin (qui fonda plus tard les sœurs de St Louis) et Théodore Ratisbonne (le fondateur de Notre Dame de Sion). Louise Human devint la « Mère Spirituelle » du groupe et a joué un rôle important dans le chemin de foi de Theodore qu’elle baptisa le Samedi Saint 14 Avril, 1827. Toutefois, si l’Ordre de Notre Dame de Sion, oeuvra à la conversion du peuple Juif pendant des années, le tournant apostolique du concile Vatican II va amener un radical changement d’attitude : on passe de la prière dans l’attente de la conversion des Juifs, à la vigilance et à l’action pour un changement de la mentalité catholique en vue du respect de leur tradition, à leur écoute. À Sion, le changement mûrit pendant plusieurs décennies, vigoureusement impulsé par deux supérieures générales : mère Marie-Félix (1951-1964) puis mère Laurice (1964-1975). Les premiers signes de cette dénaturation de la congrégation sont apparus dès 1955. En 1957 seront définitivement supprimées les « prières de règle pour la conversion des Juifs », peu avant que le pape Jean XXIII prenne la même décision pour l’oraison du Vendredi Saint « pro perfidis judaeis ».

[3] D’après les commentaires traditionnels du Tantra Kalachakra venant du grand maître tantrique et roi du Shambhala, Pundarika, cette viande humaine provient habituellement de personnes « étant mortes au combat à cause de leur mauvais karma ou ayant été tuées suite à des fautes personnelles » et il ajoute que la prise de ces substances sous forme de pilules est recommandée.

[4] Exemple relativement symbolique des dérives démentes de l’Eglise moderne, le cas du docteur Tony Anatrella, nommé par Jean-Paul II au conseil pontifical pour la famille et récemment confirmé dans ses fonctions par Benoît XVI, qui prodiguait des thérapies très spéciales, se livrant apparemment à des actes curieux avec ses patients sous couvert de méthode curative, cultivant des pratiques bien étranges : à savoir, " des touchers et des masturbations justifiées de façon très sophistiquée ". Lire :

- " Nouveau scandale dans l'Eglise ? Les thérapies très spéciales de Mgr Anatrella "
Hebdo.nouvelobs.com/


- Après Christine Boutin, Tony Anatrella est confirmé consulteur pontifical par Benoît XVI
Ligue Odebi



[5] elle déclarait : " je veux me dénuder. D'abord par exigence de vérité : voilà ce que je suis. " Lepoint.fr

 

 

 

 

18:57 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : soeur emmanuelle, bouddhisme, psychanalyse, sexualité, religion |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 25 octobre 2008

LAIBACH KUNST DER FUGE : UNE PITOYABLE INTERPRETATION !






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Par Radek

 

 

Le groupe slovène LAIBACH, que l’on ne présente plus, a été récemment invité par le festival B.A.C.H (Bach Alternative Compositions on Historical basics, qui se tient en marge du Wawe Gothik Treffen) organisé en collaboration avec Bach-Fest et Bach Archive de Leipzig, à livrer une interprétation d’une partition du grand maître allemand Bach. Le choix s’est porté sur la réalisation d’une version électronique de "L'Art de la Fugue", dont le produit de cet exercice a été publié sous le nom : "Laibachkunstderfuge" (Label Dallas Tar). Or, le résultat déçoit profondément, et il faut avouer que le pari est médiocrement réussi en raison de très notables faiblesses  qui apparaissent à l’évidence sur le plan purement musical. Le développement des diverses séquences fonctionne plutôt malaisément au sein de ce nouvel opus dans lequel le quatuor de Lujbljana passe à la moulinette d’une technologie déjà très vieillie, et d'un pitoyable bidouillage lassant la vénérable partition de Johann Sebastian, et délivre une copie qui n’est pas loin du ridicule !

 

 



LAIBACH KUNST DER FUGE (LIVE)

 

 




laibach kunst der fuge cover.jpg L’idée était de toute manière un rien trop ambitieuse pour les acteurs du groupe, même s’ils furent sans doute considérablement secondés dans ce délicat exercice de style, la partition de Bach étant l’une des plus relevées de la tradition européenne. En effet l'Art de la fugue (die Kunst der Fuge) est une étude composée d'une vingtaine de pièces (appelées contrepoints ou contrapuncti) ensemble qui tire son unité du sujet principal du premier contrepoint (contrapunktus 1) qui sert de base à l'ensemble des pièces), commencée aux alentours de 1740 contenant 12 fugues et 2 canons, étude considérée depuis longtemps par les spécialistes et musicologues de tous horizons comme l’authentique « testament » de Bach, son œuvre ultime ; celle qui, en quelque sorte, représenterait l'apogée de son style d'écriture, le sommet du style contrapuntique. Elle inspira d’ailleurs une foule de grands compositeurs qui puisèrent en elle inspiration et y trouvèrent une souveraine méthode harmonique.

Bien évidemment il était normal que les slovènes s’approprient la partition avec une certaine liberté, (d'autant que Bach n'a pas laissé d'indication s'agissant de l'instrument qu'il convenait d'utiliser pour l'interprétation), lui adjoignant de multiples sinusoïdes, boites à rythme inutiles et ringardes, ring modulator généreux, échantillonneurs prolixes, et autres Boss Flanger, Chorus DanElectro plus quelques systèmes sonores contemporains qui exsudent un peu trop la technologie « MIDI ». Mais se risquer pour  LAIBACH, dans ces sentiers complexes était un projet plus qu’audacieux, et si la mécanique visuelle et esthétique de ce groupe fonctionne allègrement en mode chansonnettes binaires calibrées 3’35mn pour oreilles faiblement versées dans les subtilités du contrepoint, en revanche le passage sous la toise de l’exigence de la musique savante ne résiste pas un seul instant, et l’on assiste, avec tristesse, à l’écoute pénible de leur CD, au témoignage d’un patent amateurisme, même sous couvert d’une prétention intellectuelle qui, dans ce dernier cas, parvient difficilement à masquer leurs évidentes méconnaissances et formations lacunaires sur le plan de l’interprétation.

Ainsi, un seul avis : à oublier immédiatement !

D'ailleurs, contrairement à ce que prétend LAIBACH, en paraphrasant de façon prétentieuse et superficielle Bach qui écrivait :"

“It´s easy to play any musical instrument: all you have to do is touch the right key at the right time and the instruments will play itself.” Johann Sebastian Bach

“It´s easy to play Bach: all you have to do is open the right program on the right computer and Bach will play itself.” Laibach

Non il n'est pas facile de jouer Bach, et il ne suffit pas d'ouvrir le bon programme avec un bon ordinateur pour que Bach joue tout seul, loin de là même ! Il y faut du talent et du travail, deux choses qui font singulièrement défaut à Laibach sur ce CD.


Le seul intérêt de cet opus sera donc, peut-être, d’inciter une certaine population versée dans l’électro-indus à se tourner au plus vite vers des interprétations plus sérieuses…


On choisira donc, et sans tarder, de se précipiter vers les versions suivantes de l’œuvre :

Musica Antiqua Köln, jouant sur instruments anciens, dirigé par Reinhard Goebel.

# André Isoir
à l'orgue de St-Cyprien en Périgord.

# Gustav Leonhardt chez DHM.

# Hermann Scherchen et le CBC Toronto Chamber Orchestra.


Et, évidemment, l’incontournable et sublime :

gould3.jpgGlenn Gould sur Sony Classical

La vidéo

 

 

 

 

 

 

 

 

15:30 Publié dans De la musique | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : musique, music, musique classique, culture, littérature |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 23 octobre 2008

Sœur Emmanuelle : « Les Confessions d’une religieuse » victime de l’impudeur moderne

 

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« A l'heure où ces lignes seront publiées, j'aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance », écrivait Sœur Emmanuelle avant de quitter ce monde.  En effet, pendant près de 20 ans, Soeur Emmanuelle a rédigé un livre de mémoires, sur lequel elle travailla inlassablement, le reprenant, le corrigeant, l’amendant, afin qu’il exprime le plus exactement sa pensée, et ce jusqu’aux derniers mois de son existence.

L’éditeur nous explique : « Les Confessions d'une religieuse sont  le livre le plus important qu'elle ait écrit : le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Egypte ; et aussi le dernier parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de dire des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant, par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre. »


Or que dit en réalité Sœur Emmanuelle post mortem, qu’elle n’ait osé révéler de son vivant ? Celle qui en quelque sorte était devenue une star des plateaux télévisés et des studios de radio, où elle n'hésitait pas à se rendre, surtout pour faire vendre ses livres dont les bénéfices étaient destinés à ses œuvres (ainsi tiré à 40.000 exemplaires à sa sortie, «J'ai 100 ans et je voudrais vous dire...», a été réimprimé deux fois depuis pour un tirage global de 100.000 exemplaires, selon les éditions Plon. En 2004, «Vivre à quoi cela sert» (Flammarion) s'était vendu à 200.000 exemplaires pour la seule édition originale et «Richesse de la pauvreté» (Flammarion) à 80.000 exemplaires en 2001), aurait-elle dissimulé un secret ? 

Michel Drucker admet : «Elle n'avait pas le langage classique d'une religieuse, elle parlait sans langue de bois. Elle avait en plus une voix très caractéristique, une présence indiscutable, un oeil bleu très rieur, beaucoup d'humour, une grande culture et une très grande connaissance des hommes et de leurs drames». De son côté Marc-Olivier Fogiel déclare :  «Elle savait pourquoi elle venait : délivrer son message pour sensibiliser aux plus pauvres, sans faire tout et n'importe quoi, elle n'avait aucune idée préconçue et avait compris que dans la télévision moderne, les religieux, pour faire passer leurs messages, ne pouvaient pas être cantonnés aux émissions religieuses. »

Et tel est bien le problème !  car si avouer : « Je veux, une dernière fois, confesser la foi en l'homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. Quoi qu'il advienne, finalement, c'est toujours le temps du plus grand Amour ! », est une déclaration somme toute attendue, même si elle pourrait donner lieu à bien des commentaires surtout s’agissant de cette prétendue « foi en l’homme » (sic) dont Vatican II nous a rebattu les oreilles ; si confesser qu’un temps elle pouvait être frivole :  « J'aimais beaucoup danser. Beaucoup, beaucoup. Avec de jolis garçons de préférence. Ma mère me le répétait : "Tu veux que les garçons t'aiment bien, t'approuvent, t'entourent, t'admirent. Et si tu te fais religieuse..." Je lui répondais : "Pour Dieu, je laisserai les jolis garçons." [...] », n’est pas blâmable, beaucoup plus graves et inquiétants, en revanche, les ultimes propos, incroyablement décomplexés, portant sur le « plaisir solitaire » que s’accorda, semble-t-il, celle qui allait devenir la bienfaitrice des chiffonniers du Caire.

On imagine déjà les grandes trompettes médiatiques avocates éperdues du libertinage, s’emparer avidement de ces déclarations qui sont, normalement, réservées aux confesseurs, et qui vont servir, à la faveur de la mode du temps, d’argument à tous les idiots patentés, catholiques ou non, afin de louer les vertus du dévergondage en matière de mœurs, et faire les ravages que l’on sait sur les âmes fragiles dont le trouble sera sans doute significatif à la lecture de tels aveux. Quelle éclatante démonstration des conséquences dramatiques de cette fameuse et hérétique « théologie du corps » vantée par Jean-Paul II (reprise avec le succès que l’on sait par de nombreux et médiocres littérateurs contemporains) pseudo-théologie qui, sous couvert d’en finir avec le rigorisme, se précipite objectivement dans une scandaleuse dérive complaisante à l’égard des forces les plus puissantes de la libido, relayée par un étrange souci de « transparence ».

Ainsi Sœur Emmanuelle apparaît à présent, indirectement et après l’abbé Pierre sur des sujets voisins, sous prétexte d’une bien improbable nécessité du « parler vrai », l’une des pauvres victimes les plus emblématiques de la désorientation de l’Eglise moderne, faute d’avoir bénéficié du rappel à conserver un minimum de réserve sur ces questions par un directeur spirituel digne de ce nom, livrée tristement en pâture aux charognards impudiques du lamentable spectacle de la modernité faisandée.

 

07:43 Publié dans De l'amour, Des femmes, Polémique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : femme, presse, société, actualité, littérature |  Imprimer | | | | | Pin it!

dimanche, 19 octobre 2008

KRAFTWERK: DES ROBOTS HUMAINS...TROP HUMAINS!

par RADEK

 

 

 

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Nul n’a pu oublier le mythique groupe allemand Kraftwerk et le concept mythique de robotisation lié à son discours théorique. Avec une image à la froide rigueur, une esthétique singulièrement géométrique, la formation tranchait d’avec les mœurs et attitudes de la pop-music des années 70’s, et cela faisait, avouons-le, grand bien à l’époque. En avance de façon extraordinaire sur son temps, et plus particulièrement au sein du  Krautrock et de la  Kosmische Musik, Kraftwerk inaugura toutes les tendances qui se feront connaître ensuite sous le nom générique de « techno », initiant au passage l’immense vague  « électro-industrielle ».


Une réputation de grande intégrité et d’impeccable discipline, suivait les quatre musiciens du groupe, réputation renforcée par les poses hiératiques à l’indifférente distance savamment calculée qu’ils s’employaient, avec un effort soutenu et un insistant rappel arborant constamment, dans un style soigné,  costumes et cravates, à montrer au public. Nous étions sous le charme. Par ailleurs la dépersonnalisation alla si loin, certains n’hésiteront sans doute pas en ces pages à parler de « désincarnation », que l’on vit les quatre étranges acteurs de Kraftwerk créer des doublures artificielles d’eux-mêmes qu’ils installèrent sur scène afin de les remplacer lors de l’exécution de quelques titres, dont en particulier le célèbre hymne after-punk et pro-soviétique: "We are the Robots"

 

 

 



 

 

Or, une révélation surprenante, venant de quelqu’un hautement impliqué dans l’histoire du groupe pendant plusieurs années, soit l’ancien percussionniste : Wolfgang Flür, a brisé il y a peu cette illusoire image de papier glacé. En effet s’étant décidé à publier un ouvrage de souvenirs intitulé : « Kraftwerk, j’étais un robot », Wolfang Flür, lève le voile sur la réalité existentielle effective qui présidait au quotidien de la formation. On découvre ainsi, au détour de quelques anecdotes curieuses, le comportement plus que détestable, égocentrique et autoritaire des deux fondateurs : Ralf Hütter et Florian Schneider-Esleben (lesquels firent tout pour interdire la publication de l'ouvrage outre-Rhin), conjuguant, avec une autocratique domination, narcissisme exacerbé, mise à l’écart assez basse, manœuvres suspectes, et, peut-être, le pire pour des compositeurs, appropriations d’inventions et même usurpation de morceaux élaborés par d’autres. D’ailleurs la situation et le désaccord prirent un tour si tendu, que Wolfang Flür et Klaus Rôder, l'autre percussionniste, furent sèchement remerciés en 1987, pour, comble de grinçante ironie : « inutilité musicale ! »

Combien se confirment donc les vues considérées, assez légèrement par un manque d’examen attentif, comme excessivement pessimistes sur la nature des créatures, et se brisent, radicalement, les postures préfabriquées par trop abstraites et idéalistes, oublieuses des éléments négatifs qui, depuis l’origine, structurent et constituent l’homme réel. Ce nouvel épisode de désillusion, illustre avec force le fait que la vertu professée en mode simplement naturel est toujours le masque qu’utilise le vice pour se dissimuler ! En effet : « La vertu humaine veut avoir un grand nombre de témoins et d’approbateurs, mais sa vraie inclination n’est pas d’être, mais de paraître. La vraie vertu ne se soucie que d’être ; elle est même bien aise quand on l’ignore ; et ceux qui la pratiquent avec le plus de perfection ne demandent point d’autre témoignage que celui de leur conscience. » (J. Esprit, La Fausseté des vertus humaines, Aubier, 1996, p. 530.)    



A lire :  « Kraftwerk, j'étais un robot »,de Wolfang Flür, Camion blanc, 415 p. Rens. : www.camionblanc.com

Voir également :

 

Culturopoing.com/


Le Tour de France, Kraftwerk et la critique-machine

 

 

 

 

 

 

20:47 Publié dans De la musique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : musique, musiques, concert, kraftwerk, techno |  Imprimer | | | | | Pin it!

mardi, 30 septembre 2008

Lettre de Simone Weil à Déodat Roché sur le Catharisme




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Stèle commémorative du bûcher de Montségur
inaugurée en 1960
par la
Société du Souvenir
et des Etudes
Cathares
fondée par Déodat Roché


 

 

 

Simone Weil

(1909 — 1943)

simone_coat.gifJe viens de lire chez Ballard votre belle étude sur l’amour spirituel chez les cathares. J’avais déjà lu auparavant, grâce à Ballard, votre brochure sur le catharisme. Ces deux textes ont fait sur moi une vive impression.

Depuis longtemps déjà je suis vivement attirée vers les cathares, bien que sachant peu de choses à leur sujet. Une des principales raisons de cette attraction est leur opposition concernant l’Ancien Testament, que vous exprimez si bien dans votre article, où vous dites justement que l’adoration de la puissance a fait perdre aux Hébreux la notion du bien et du mal. Le rang de texte sacré accordé à des récits pleins de cruautés impitoyables m’a toujours tenue éloignée du christianisme, d’autant plus que depuis vingt siècles ces récits n’ont jamais cessé d’exercer une influence sur tous les courants de la pensée chrétienne ; si du moins on entend par le christianisme les Églises aujourd’hui classées dans cette rubrique. Saint François d’Assise lui-même, aussi pur de cette souillure qu’il est possible de l’être, a fondé un Ordre qui à peine créé a presque aussitôt pris part aux meurtres et aux massacres. Je n’ai jamais pu comprendre comment il est possible à un esprit raisonnable de regarder le Yahvé de la Bible et le Père invoqué dans l’Évangile comme un seul et même être. L’influence de l’Ancien Testament et celle de l’Empire Romain, dont la tradition a été continuée par la papauté, sont à mon avis les deux causes essentielles de la corruption du christianisme.

Vos études m’ont confirmée dans une pensée que j’avais déjà avant de les avoir lues, c’est que le catharisme a été en Europe la dernière expression vivante de l’antiquité pré-romaine. Je crois qu’avant les conquêtes romaines les pays méditerranéens et le Proche-Orient formaient une civilisation non pas homogène, car la diversité était grande d’un pays à l’autre, mais continue ; qu’une même pensée vivait chez les meilleurs esprits, exprimée sous diverses formes dans les mystères et les sectes initiatiques d’Égypte et de Thrace, de Grèce, de Perse, et que les ouvrages de Platon constituent l’expression la plus parfaite que nous possédions de cette pensée. Bien entendu, vu la rareté des documents, une telle opinion ne peut pas être prouvée ; mais entre autres indices Platon lui-même présente toujours sa doctrine comme issue d’une tradition antique, sans jamais indiquer le pays d’origine ; à mon avis, l’explication la plus simple est que les traditions philosophiques et religieuses des pays connus par lui se confondaient en une seule et même pensée. C’est de cette pensée que le christianisme est issu ; mais les gnostiques, les manichéens, les cathares semblent seuls lui être restés vraiment fidèles. Seuls ils ont vraiment échappé à la grossièreté d’esprit, à la bassesse du cœur que la domination romaine a répandues sur de vastes territoires et qui constituent aujourd’hui encore l’atmosphère de l’Europe.

Il y a chez les manichéens quelque chose de plus que dans l’antiquité, du moins l’antiquité connue de nous, quelques conceptions splendides, telles que la divinité descendant parmi les hommes et l’esprit déchiré, dispersé parmi la matière. Mais surtout ce qui fait du catharisme une espèce de miracle, c’est qu’il s’agissait d’une religion et non simplement d’une philosophie. Je veux dire qu’autour de Toulouse au XIIe siècle la plus haute pensée vivait dans un milieu humain et non pas seulement dans l’esprit d’un certain nombre d’individus. Car c’est là, il me semble, la seule différence entre la philosophie et la religion, dès lors qu’il s’agit d’une religion non dogmatique.

 

deodat roché photos.gif Une pensée n’atteint la plénitude d’existence qu’incarnée dans un milieu humain, et par milieu j’entends quelque chose d’ouvert au monde extérieur, qui baigne dans la société environnante, qui est en contact avec toute cette société, non pas simplement un groupe fermé de disciples autour d’un maître. Faute de pouvoir respirer l’atmosphère d’un tel milieu, un esprit supérieur se fait une philosophie ; mais c’est là une ressource de deuxième ordre, la pensée y atteint un degré de réalité moindre. Il y a eu vraisemblablement un milieu pythagoricien, mais nous ne savons presque rien à ce sujet. À l’époque de Platon il n’y avait plus rien de semblable, et l’on sent continuellement dans l’œuvre de Platon l’absence d’un tel milieu et le regret de cette absence, un regret nostalgique.

Excusez ces réflexions décousues ; je voulais simplement vous montrer que mon intérêt pour le catharisme ne procède pas d’une simple curiosité historique, ni même d’une simple curiosité intellectuelle. J’ai lu avec joie dans votre brochure que le catharisme peut être regardé comme un pythagorisme ou un platonisme chrétien ; car à mes yeux rien ne surpasse Platon. La simple curiosité intellectuelle ne peut mettre en contact avec la pensée de Pythagore et de Platon car à l’égard d’une telle pensée la connaissance et l’adhésion ne sont qu’une seule opération de l’esprit. Je pense de même au sujet du catharisme.

Jamais il n’a été si nécessaire qu’aujourd’hui de ressusciter cette forme de pensée. Nous sommes à une époque où la plupart des gens sentent confusément, mais vivement, que ce que l’on nommait au XVIIIe siècle les lumières constitue – y compris la science — une nourriture spirituelle insuffisante ; mais ce sentiment est en train de conduire l’humanité par les plus mauvais chemins. Il est urgent de se reporter, dans le passé, aux époques qui furent favorables à cette forme de vie spirituelle dont ce qu’il y a de plus précieux dans les sciences et les arts constitue simplement un reflet un peu dégradé. C’est pourquoi je souhaite vivement que vos études sur les cathares trouvent auprès du public l’attention et la diffusion qu’elles méritent. Mais des études sur ce thème, si belles qu’elles soient, ne peuvent suffire. Si vous pouviez trouver un éditeur, la publication de ce recueil de textes originaux, accessible au public, serait infiniment désirable.

S. Weil, Lettre à Déodat Roché de 1941. Cf. Pensées sans ordre concernant l’amour de Dieu, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1962, p. 66.

 

 

 

 

 

18:39 Publié dans Philosophie, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (65) | Tags : littérature, philosophie, réflexion, religion, simone weil |  Imprimer | | | | | Pin it!