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dimanche, 18 janvier 2009

A la pieuse mémoire de Louis XVI le Roi martyr

 

 

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Louis XVI

 

(23 août 1754 - 21 janvier 1793)

 

 

 

 

La façon dont Louis XVI fut exécuté le 21 janvier 1793 fait de ce régicide un crime collectif. Comme l’écrivit Joseph de Maistre : « jamais un plus grand crime n’appartint à un plus grand nombre de coupables », en conséquence : « Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... » (Considérations sur la France, ch. I) Joseph de Maistre montra d’ailleurs très bien que l’effroyable vertige criminel, qui s’empara de la France révolutionnaire, fut un mystère qui ne trouve son explication que dans un ordre d’une nature étrangère à l’intelligence humaine. Pire encore à ses yeux, cet ordre étranger échappe non seulement au domaine de la loi de la raison naturelle, mais aussi au règne substantiel de la vérité ontologique qui féconde et donne la vie : « Le mal n’a rien de commun avec l’existence ; il ne peut créer, puisque sa force est purement négative : le mal est le schisme de l’être ; il n’est pas vrai. Or ce qui distingue la Révolution française, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur : c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté. » (Op. cit., ch. IV).

 

 

 

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Exécution de Louis XVI




 

Dès lors, le nouvel ordre instauré en France depuis la Révolution, s’est dévoilé comme étant foncièrement ennemi du Bien, comme participant d’une authentique puissance ténébreuse. Le renversement du regard, la désorientation du cœur et de l’âme, le rejet de Dieu pour faire de l’homme, en l’exaltant inconsidérément, la nouvelle idole d’un culte sanguinaire, telle est l’entreprise sacrilège de la Révolution. Joseph de Maistre explique de la sorte très bien : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (...) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. » (Op. cit., ch. V.) C’est pourquoi, le combat, l’unique combat pour nous sur « La Question », en accord total avec l’analyse pertinente de Joseph de Maistre, est donc d’ordre métaphysique, spirituel et religieux contre le mal.

 

 

Nos amis des intransigeants, ayant récemment eu l’excellente idée de présenter la vidéo les « Victimes de la République » dans une de leurs notes. Nous reprenons volontiers leur invitation à diffuser largement ces images extrêmement éclairantes s’agissant de la nature même d’un régime oppressif et criminel qui, depuis maintenant deux siècles, conduit la France à une authentique catastrophe sur le plan de son Histoire et de son devenir spirituel.

 

 



 



 

 

Messe à la mémoire du Roi Louis XVI

La Chapelle expiatoire, Paris VIII,
dimanche 18 janvier 2009,
à 10h30, célébrée par Monsieur l'Abbé Chanut.






 

00:05 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : histoire, société, royalisme, religion, catholicisme |  Imprimer | | | | | Pin it!

mercredi, 06 août 2008

Hommage à la mémoire de Soljenitsine: grande figure chrétienne et contre-révolutionnaire.


Александр Исаевич Солженицын

11 décembre 1918 - 3 août 2008


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Une existence placée sous le signe du repentir




Martyr ou prophète à l'appel de la vérité,

Soljenitsyne avait placé son existence au service de la littérature

 

 

 

 

Ce jour, Aleksandr Issaïevitch entre pleinement dans la lumière du royaume. L'empire des ombres, il y avait goûté, en avait traversé le néant, lui avait dit adieu et en était revenu, vivant, il y a déjà bien longtemps, au mitan du plus inhumain des siècles.

Un peu plus tôt, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, l'Allemagne philosophique devant qui avait abdiqué l'esprit de l'Europe avaient proclamé la mort de Dieu. Les campagnes russes, bientôt celles de Chine, de Pologne, de Cuba, d'Angola, du Cambodge, entérinaient la mort de l'homme.

Avec son catéchisme manichéen, ses temples manufacturiers, ses rites bellicistes et ses pontifes haineux, une gnose barbare prétendait au rang de religion universelle. Les charniers, qu'elle dressait par milliers pour des millions de victimes, lui tenaient lieu d'ex-voto. Et les intellectuels, au service du parti du progrès, de chiens de garde. Silence, on tue. Ce fut alors que, parmi des râles étouffés, des noms effacés, des cadavres amoncelés, se leva une voix. Des décombres de l'Histoire monta un chant. Une nouvelle Odyssée. La sienne. La leur. La nôtre. Parce que payée du prix eucharistique du sang.

«J'avais affronté leur idéologie, mais en marchant contre eux, c'était ma propre tête que je portais sous mon bras» (Le Chêne et le Veau).

Les icônes de Rostov, de Moscou, de Riazan, ayant échappé à la destruction communiste, montrent ainsi Jean, le baptiste et précurseur, après sa décollation, métamorphosé en ange du Jugement, précédant la descente du Christ aux Enfers, lui ouvrant la voie, annonçant la proche résurrection du Verbe. Puissance de l'impuissance de Soljenitsyne, écrivain, parce que martyr ou encore prophète, se sachant soumis à une parole plus grande que la sienne, ayant éprouvé jusque dans sa chair que le désir d'immortalité que parodie la littérature s'accomplit dans l'humilité.

 

 

 

«En taisant le vice, nous le semons»

 

 

De ce tournant, à la fois retournement, conversion, ravissement au milieu du chemin de sa vie, devait découler, rare et secrète, la coïncidence en lui de la destinée et de l'œuvre. C'est qu'à rebours de toutes les repentances du monde, l'appel de la vérité avait placé son existence sous le signe radical du repentir. «En taisant le vice, en l'enfonçant dans notre corps, nous le semons» (L'Archipel du Goulag). Le mal ne tient que dans la clandestinité. Il n'est de damnation que celle, volontaire, du mensonge consenti. Et la leçon ne devait pas valoir que pour l'indicible horreur de l'Est. Elle allait s'appliquer au stupide bonheur de l'Ouest, à la bête idolâtrie de l'Occident confondant les biens et le Bien, l'argent et l'ordre, la jouissance et l'honneur.

Impardonnable. Tout comme était impardonnable sa volonté de vivre russe, de penser russe, de parler et d'écrire russe. Aussi, dès qu'il apparut, pour la première fois, comme en chair et en os, incarné, trop incarné, sur l'écran d'«Apostrophes», en 1975, réveilla-t-il la sarabande des énergumènes, adeptes du compromis et maîtres en manipulations… Menteur, réactionnaire, nationaliste, slavophile, tsariste, grand-russe et, au besoin… fasciste, antisémite… Ce fut pourtant Raymond Aron qui, dans ces mêmes colonnes, pressentant la nature biblique du mystère, retrouva l'évidence théologale en osant parler d'un visage illuminé par «un message de charité, de foi et d'espérance».

Combien furent-ils alors, et depuis, à comprendre l'unique vocation de Soljenitsyne ? L'élection qui l'avait saisi, dont il s'était saisi ? Ils se comptent sur les doigts d'une main en France Claude Durand bien sûr, Nikita Struve, Georges Nivat, Olivier Clément… Ce sont eux qui ont escorté l'œuvre, trop méconnue encore, alors que nos enfants, et les enfants de nos enfants, apprendront à lire le XXe siècle dans La Roue rouge.

Mais ce jour, comme pour Dostoïevski, il y a cent ans et plus, c'est ce peuple de Russie, absurde, saint et insensé, plein de péchés, à la démesure de ses piétés, qui fait honte au monde entier et que le monde entier envie, ce sont les pauvres, les humbles, les infirmes, les idiots, les ivrognes, venus des quatre coins de la terre russe, qui accourent en psalmodiant «Mémoire éternelle» pour embrasser et bénir la dépouille mortelle de celui-là seul qui sut les consoler en acceptant, pour lui-même, ici-bas, le lot de l'inconsolation. Et, avec eux, marchant à leurs côtés, invisibles mais présents, tous les morts sans sépulture du goulag, jetés dans la fosse, abandonnés à l'abîme, et ce jour, définitivement sauvés de l'oubli, entrant enfin, à la suite d'Aleksandr Issaïevitch, en sa compagnie, dans la paix du Père céleste.

 

Jean-François Colosimo

 


Source

LE FIGARO.fr






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dimanche, 21 janvier 2007

ETERNELLE MEMOIRE !

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A la Sainte et Pieuse Mémoire du Roi Louis XVI
exécuté
le
21 janvier 1793
Requiem à la mémoire de Louis XVI
Luigi Cherubini
( 1760-1842)





14:20 Publié dans In Memoriam | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, femmes, littérature, catholicisme |  Imprimer | | | | | Pin it!