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mercredi, 06 août 2008

Hommage à la mémoire de Soljenitsine: grande figure chrétienne et contre-révolutionnaire.


Александр Исаевич Солженицын

11 décembre 1918 - 3 août 2008


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Une existence placée sous le signe du repentir




Martyr ou prophète à l'appel de la vérité,

Soljenitsyne avait placé son existence au service de la littérature

 

 

 

 

Ce jour, Aleksandr Issaïevitch entre pleinement dans la lumière du royaume. L'empire des ombres, il y avait goûté, en avait traversé le néant, lui avait dit adieu et en était revenu, vivant, il y a déjà bien longtemps, au mitan du plus inhumain des siècles.

Un peu plus tôt, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, l'Allemagne philosophique devant qui avait abdiqué l'esprit de l'Europe avaient proclamé la mort de Dieu. Les campagnes russes, bientôt celles de Chine, de Pologne, de Cuba, d'Angola, du Cambodge, entérinaient la mort de l'homme.

Avec son catéchisme manichéen, ses temples manufacturiers, ses rites bellicistes et ses pontifes haineux, une gnose barbare prétendait au rang de religion universelle. Les charniers, qu'elle dressait par milliers pour des millions de victimes, lui tenaient lieu d'ex-voto. Et les intellectuels, au service du parti du progrès, de chiens de garde. Silence, on tue. Ce fut alors que, parmi des râles étouffés, des noms effacés, des cadavres amoncelés, se leva une voix. Des décombres de l'Histoire monta un chant. Une nouvelle Odyssée. La sienne. La leur. La nôtre. Parce que payée du prix eucharistique du sang.

«J'avais affronté leur idéologie, mais en marchant contre eux, c'était ma propre tête que je portais sous mon bras» (Le Chêne et le Veau).

Les icônes de Rostov, de Moscou, de Riazan, ayant échappé à la destruction communiste, montrent ainsi Jean, le baptiste et précurseur, après sa décollation, métamorphosé en ange du Jugement, précédant la descente du Christ aux Enfers, lui ouvrant la voie, annonçant la proche résurrection du Verbe. Puissance de l'impuissance de Soljenitsyne, écrivain, parce que martyr ou encore prophète, se sachant soumis à une parole plus grande que la sienne, ayant éprouvé jusque dans sa chair que le désir d'immortalité que parodie la littérature s'accomplit dans l'humilité.

 

 

 

«En taisant le vice, nous le semons»

 

 

De ce tournant, à la fois retournement, conversion, ravissement au milieu du chemin de sa vie, devait découler, rare et secrète, la coïncidence en lui de la destinée et de l'œuvre. C'est qu'à rebours de toutes les repentances du monde, l'appel de la vérité avait placé son existence sous le signe radical du repentir. «En taisant le vice, en l'enfonçant dans notre corps, nous le semons» (L'Archipel du Goulag). Le mal ne tient que dans la clandestinité. Il n'est de damnation que celle, volontaire, du mensonge consenti. Et la leçon ne devait pas valoir que pour l'indicible horreur de l'Est. Elle allait s'appliquer au stupide bonheur de l'Ouest, à la bête idolâtrie de l'Occident confondant les biens et le Bien, l'argent et l'ordre, la jouissance et l'honneur.

Impardonnable. Tout comme était impardonnable sa volonté de vivre russe, de penser russe, de parler et d'écrire russe. Aussi, dès qu'il apparut, pour la première fois, comme en chair et en os, incarné, trop incarné, sur l'écran d'«Apostrophes», en 1975, réveilla-t-il la sarabande des énergumènes, adeptes du compromis et maîtres en manipulations… Menteur, réactionnaire, nationaliste, slavophile, tsariste, grand-russe et, au besoin… fasciste, antisémite… Ce fut pourtant Raymond Aron qui, dans ces mêmes colonnes, pressentant la nature biblique du mystère, retrouva l'évidence théologale en osant parler d'un visage illuminé par «un message de charité, de foi et d'espérance».

Combien furent-ils alors, et depuis, à comprendre l'unique vocation de Soljenitsyne ? L'élection qui l'avait saisi, dont il s'était saisi ? Ils se comptent sur les doigts d'une main en France Claude Durand bien sûr, Nikita Struve, Georges Nivat, Olivier Clément… Ce sont eux qui ont escorté l'œuvre, trop méconnue encore, alors que nos enfants, et les enfants de nos enfants, apprendront à lire le XXe siècle dans La Roue rouge.

Mais ce jour, comme pour Dostoïevski, il y a cent ans et plus, c'est ce peuple de Russie, absurde, saint et insensé, plein de péchés, à la démesure de ses piétés, qui fait honte au monde entier et que le monde entier envie, ce sont les pauvres, les humbles, les infirmes, les idiots, les ivrognes, venus des quatre coins de la terre russe, qui accourent en psalmodiant «Mémoire éternelle» pour embrasser et bénir la dépouille mortelle de celui-là seul qui sut les consoler en acceptant, pour lui-même, ici-bas, le lot de l'inconsolation. Et, avec eux, marchant à leurs côtés, invisibles mais présents, tous les morts sans sépulture du goulag, jetés dans la fosse, abandonnés à l'abîme, et ce jour, définitivement sauvés de l'oubli, entrant enfin, à la suite d'Aleksandr Issaïevitch, en sa compagnie, dans la paix du Père céleste.

 

Jean-François Colosimo

 


Source

LE FIGARO.fr






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samedi, 14 juillet 2007

Joseph de Maistre

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Pierre Glaudes est professeur de littérature française à l'université de Toulouse II. Il a consacré l'essentiel de ses travaux aux romanciers et essayistes français du XIXe siècle. Il a  aussi établi pour "Bouquins" l'édition du Journal de Léon Bloy. Pour ceux et celles qui cherchent voici son dernier ouvrage, un excellent outil de travail indispensable tant à la découverte qu'à l'étude de Joseph de Maistre.
 
 
 
*** 
 
 
 
 

La postérité a retenu de Joseph de Maistre qu'il a été l'un des plus fermes partisans de la contre-révolution. Ses adversaires l'ont peint comme un doctrinaire sectaire, pourfendeur des idées nouvelles. Ce portrait comporte une part de vérité : ennemi déclaré des Lumières, Maistre développe une philosophie de l'autorité, dénonçant l'illusion des droits de l'homme et de la démocratie, qui peut légitimement révolter une conscience moderne. Quelles raisons a-t-on de lire un tel penseur au début du XXIe siècle ? A en croire les meilleurs esprits, ces raisons ne manquent pas. Cioran en propose un usage thérapeutique : il s'agit de parier ironiquement sur les excès d'un dogmatisme "aussi habile à compromettre ce qu'il aime que ce qu'il déteste ". Une autre raison de lire Maistre consiste à chercher dans son œuvre un révélateur, au sens chimique du terme. C'est ce que suggère George Steiner, lorsqu'il affirme que ce penseur est un prophète, qu'il annonce le malaise idéologique de la modernité en montrant la violence inscrite dès l'origine dans l'émancipation révolutionnaire. Mais on peut aussi lire Maistre, comme Valéry, à la façon du dilettante pour la saveur de son écriture. Ses traits d'esprit sont rehaussés par une langue admirable : causticité, imagination, acuité intellectuelle, Maistre séduit jusqu'à ses adversaires. Ce volume s'adresse aux historiens, aux philosophes, aux juristes et aux amateurs de littérature. Il réunit un choix des œuvres les plus célèbres de Maistre - Considérations sur la France, Essai sur le principe générateur..., Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Eclaircissement sur les sacrifices -, mais aussi des textes moins connus et partiellement inédits - Six Paradoxes, Sur le protestantisme - établis dans le respect des manuscrits. Et, pour la première fois, sous forme de Dictionnaire, une petite encyclopédie de la pensée maistrienne. A redécouvrir, même si l'on n'est pas un "affreux réactionnaire ".

 

Pierre Glaudes

 
 
 
 

09:25 Publié dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Joseph de Maistre, Littérature, Politique, Démocratie, Christiannisme |  Imprimer | | | | | Pin it!

mercredi, 09 mai 2007

Christianisme et politique

 
 
 
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Le grand but de Satan est d’établir pour l’homme un système qui se substituera entièrement à la direction de l’Esprit de Dieu ; ce sera son chef d’oeuvre au temps de la fin, et le trait proéminent de l’apostasie qui s’avance à grands pas.

Mais, dira-t-on, comment pouvons-nous empêcher cela ? Ne sommes-nous pas liés à ces choses malgré nous, par notre commerce et nos professions diverses, comme membres du gouvernement et de la société ? Il faut bien vaquer à ses affaires ! — Oui, c’est là une nécessité que chacun admet ; mais remarquez que le fait même que chacun l’admet, est une preuve qu’elle n’est pas de Dieu : «Et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi» (1 Jean 5:4).

La foi ne regarde pas aux circonstances extérieures, à ce qui est possible ou impossible ; la foi n’a aucun égard à ce qui se voit, mais regarde à Dieu.

Tout autour de nous, nous trouvons des personnes qui nous diront ce qu’il est convenable de faire et de ne pas faire parmi les hommes, car ce qui convient à l’homme est leur règle et leur mesure ; mais l’enfant de Dieu va droit son chemin, ne prêtant aucune attention à ce que ces personnes disent, car ce qui convient à Dieu est sa règle et sa mesure.

Elles peuvent avoir leur chemin tracé aussi clairement que possible, chemin parfaitement raisonnable et satisfaisant ; mais cela n’est d’aucune valeur pour quelqu’un qui marche par la foi : il sait que ce qui est universellement estimé comme le bon chemin, doit être, au contraire, le mauvais, car c’est là le chemin large (Luc 16:15).

Par exemple, chacun dit qu’un bon citoyen, un chrétien, doit s’intéresser au gouvernement de son pays, et doit voter, afin de contribuer à placer au pouvoir des hommes honorables. Dieu dit tout autre chose ; en plusieurs endroits de Sa parole et de différentes manières, il nous dit que, comme ses enfants , nous sommes ni citoyens ni membres d’aucune société humaines : «Notre bourgeoisie est dans les cieux» (Phil. 3:20).

Qu’avons-nous donc à faire avec les autorités ? Eh bien ! soumettez-vous à elles, puisque Dieu les établit ; quand elles demandent le paiement des impôts, acquittez-vous-en et faites des supplications pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés (1 Tim. 2:1).

Ainsi, tout ce qu’un chrétien a à faire avec la politique, c’est d’être soumis aux puissances établies sur lui, «non seulement à cause de la colère, mais aussi à cause de la conscience» (Rom. 13:5). Il est bien vrai qu’en Christ il est héritier de «toutes choses», y compris la terre sur laquelle le système du monde opère maintenant ; mais, comme pour Abraham dans le pays de Canaan, Dieu ne lui donne «pas même où poser son pied» à titre d’héritage actuel : «Le juste vivra de foi».

Si donc le véritable enfant de Dieu refuse de voter, ce n’est pas tant qu’il pense que le vote soit mauvais en lui-même, mais c’est qu’il a donné son vote et son intérêt à l’Homme qui est dans les cieux, et que Dieu a exalté comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Outre tout cela, il a perdu son intérêt dans les choses terrestres, parce qu’il a trouvé quelque chose de beaucoup plus attrayant. Il voit aussi que le monde, dans son esprit et son essence, est impie, et que ses réformes et ses améliorations tant vantées ne tendent qu’à fermer toujours plus à Dieu l’accès du coeur de l’homme. Il désire rendre témoignage à Dieu et à sa vérité, annonçant le jugement à venir à l’apparition de Jésus Christ, au moment où les hommes se féliciteront d’être en paix et en sûreté, et espérant que, par son moyen, d’autres pourront apprendre à se dégager du piège dans lequel Satan enlace toute la masse de l’humanité.

00:20 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Christianisme, Politique, Elections présidentielles |  Imprimer | | | | | Pin it!

mardi, 08 mai 2007

Christianisme et Politique

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Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir;

avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie,

temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis,

où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant,

où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues;

avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne;

avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps.

Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

Ecclésiaste 12


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lundi, 07 mai 2007

Christianisme et Politique


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Benoît Fulbert

 

 

 

À une époque où l’esprit démocratique a pénétré partout, nous ne devons pas oublier que les chrétiens sont exhortés à "honorer le roi" (1 Pierre 2:17). D’ailleurs qui était sur le trône lorsque l’apôtre Pierre écrivit cette exhortation ? Certainement pas un bon souverain ! C’était Néron, un des pires tyrans que le monde ait jamais connu. Un homme qui avait fait tuer sa mère et sa femme, qui était l’incarnation du vice et de la cruauté, portait la couronne impériale. Mais les chrétiens n’étaient pas appelés à collaborer à quelque mouvement que ce soit pour tenter de renverser l’empereur, ou pour chercher à instituer un meilleur gouvernement. Ils devaient persévérer dans l’obéissance et supporter des afflictions jusqu’à souffrir injustement, de plus, ils devaient honorer le roi à cause de sa position (1 Pierre 2:13-17) : " Toute autorité est ordonnée de Dieu " (Rom. 13:1).

Certains chrétiens voient les choses autrement. Ils pensent qu’ils doivent faire tout ce qui leur est possible pour donner une dimension morale à la vie publique, une dimension d’honnêteté. Ceux qui parlent ainsi devraient considérer le cas de Lot. C’était un homme juste (2 Pierre 2:7). Mais il a commis une grave erreur. Après s’être établi dans la ville de Sodome, il y a accepté une position d’autorité. Nous le voyons assis à la porte de la ville, lieu où siégeaient les magistrats (Gen. 19:1). Il soupirait après la justice dans cette atmosphère malsaine de Sodome. Mais ses efforts se sont soldés par un échec total. Son témoignage a été vain, ses mises en garde ont été ignorées et la destruction de la ville en a fait un fugitif ruiné qui finit misérablement ses jours dans une grotte. Quelle leçon !

D’aucuns pourraient encore demander : N’est-il pas juste d’essayer d’élire l’homme […la femme] le [la] plus compétent [e], les meilleurs candidats au Parlement ? N’est-ce pas ainsi que de meilleures lois passeraient, et que le pays serait mieux dirigé ?  On pourrait penser qu’il en est ainsi, mais c’est souvent le contraire qui arrive.

Il est, à ce titre, remarquable de voir que quand le temps fut venu pour que Dieu établisse un homme pour gouverner le monde entier, il choisit un homme violent et tyrannique tel que Nebucadnetsar. Cet homme fut le chef du premier grand empire des " nations ", quand Israël fut déchu de la faveur de Dieu à cause de sa désobéissance. Au lieu de le laisser sous la domination de rois de la lignée de David, Dieu livra son peuple entre les mains des Gentils, sous l’autorité de Nebucadnetsar, la "tête d’or" de Daniel 2. Dieu est au-dessus de tout et il peut accomplir sa volonté aussi bien par des hommes méchants que par des hommes bons. Que les chrétiens s’occupent donc des choses qui concernent leur Maître et qu’ils laissent le monde s’occuper des choses qui concernent son maître !

*

Jésus n’avait aucun commentaire à apporter sur la politique de son époque, sa mission parmi les hommes consistait à rappeler les droits de Dieu au cœur et à la conscience de ceux qui l’entouraient. C’est pourquoi, en montrant une pièce de monnaie destinée à payer le tribut impérial, il demanda : "De qui est cette image et cette inscription ? - De César", répondirent-ils. Alors il leur dit : "Rendez donc les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu" (Matthieu 22:21). Cette réponse a certainement suscité des murmures dans le parti des pharisiens. "Quelle absence de patriotisme !" ont-ils pu penser. "Pourquoi n’a-t-il pas invité les gens à combattre pour la liberté et à résister à la tyrannie ?" Il n’est pas possible de rappeler cet incident sans voir que le Seigneur Jésus a délibérément refusé de prendre position quant à une question politique.

Précédemment, Jésus aurait eu l’occasion de prendre le commandement d’une foule enthousiaste prête à défendre l’indépendance de la Galilée, la province du nord de la Palestine. Les gens avaient été tellement impressionnés par la puissance du Messie, quand il avait nourri une grande foule avec quelques pains et quelques poissons, qu’ils étaient décidés à faire de lui leur roi (Jean 6:15). Mais ce n’était pas dans ce but qu’il était venu sur la terre. Il n’avait aucun désir d’être entraîné dans un tel mouvement et il se retira dans un lieu désert. Il n’était pas un homme politique. Son dessein était de servir Dieu et de sauver les hommes.

À une autre occasion, on demande au Seigneur de jouer le rôle d’arbitre, à la suite d’une querelle. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstance ? Aurions-nous pensé que c’était là une excellente occasion de rendre la justice et de faire ainsi une bonne oeuvre parmi les hommes ? Aurions-nous accepté de jouer ce rôle ? Remarquons bien que notre Maître ne l’a pas fait. "Homme - dit-il - qui est-ce qui m’a établi sur vous pour être votre juge et pour faire vos partages ?" (Luc 12:14). Sa tâche était tout autre et de loin plus importante.

Quelqu’un demandera peut-être : "Un arbitrage est-il une mauvaise chose ?" Évidemment non. Un arbitrage vaut mieux qu’une querelle. Il est préférable que le monde règle ses conflits par le dialogue plutôt que par la guerre. Mais ce qui est frappant, c’est que le Seigneur Jésus a laissé le soin de ce genre d’affaires à d’autres. Il n’a pas condamné l’arbitrage, mais il n’y a pas pris part lui-même. Cela faisait partie d’une catégorie de choses qui n’entrait pas dans ce qu’il avait appelé "les affaires de mon Père". Et le chemin du divin Maître est sans aucun doute celui que tout disciple doit suivre. Ainsi, le chrétien dépend d’un souverain dont le royaume n’est pas de ce monde mais à qui la domination selon Dieu appartient. Il est vrai que ses ennemis ne sont pas encore "mis sous ses pieds" et que, jusqu’à ce moment, le monde est livré à l’influence de l’ennemi vaincu : l’esprit de révolte a conduit l’homme à préférer ce prince dépouillé et jugé à Jésus-Christ ! Mais la justice de Dieu a fait Seigneur et Christ Celui que le monde a crucifié. Son Esprit le proclame tel. Un jour proche, le Seigneur fera valoir ses droits, à la gloire de Dieu : "il a reçu autorité de juger, parce qu’il est fils de l’homme" (Jean 5:27). Le croyant qui veut chercher à améliorer le monde et son fonctionnement et son organisation se heurte donc nécessairement au fait que la politique ne cherche qu’à faire ce qui plait aux hommes et non pas au Seigneur, et les principes divins sont entièrement mis de côté.

Notre part, en L’attendant, est de reconnaître ces droits au sein d’un monde qui les récuse, et de nous approcher par Lui de Dieu auquel nous sommes soumis (Jacques 4:7) comme au Père des esprits (Héb. 12:9).



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Questions sur le monde

 

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Nous vous signalons que

 

Patrick Ferner

 

vient de mettre en ligne sur son blog la note  suivante




Alexis de TOCQUEVILLE : Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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dimanche, 21 janvier 2007

ETERNELLE MEMOIRE !

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A la Sainte et Pieuse Mémoire du Roi Louis XVI
exécuté
le
21 janvier 1793
Requiem à la mémoire de Louis XVI
Luigi Cherubini
( 1760-1842)





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lundi, 01 janvier 2007

Voeu pour la France

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" La France n’est pas une nation comme les autres.
 
C’est la seule dont Dieu ait besoin, a dit de Maistre,
 
qui fut quelquefois prophète.
 
Il y aura toujours en elle, quoi qu’on fasse,
 
un principe de vie souveraine que rien ne saurait
 
détruire."
 
 
 
Léon Bloy
Journal, 15 août 1894.
 
 
 
 
 
 

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dimanche, 31 décembre 2006

Voeu

 

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 Qu'il revienne!
 
Avec son coeur immense, avec son coeur de flamme, son âme de pauvre et son sourire.
 
Qu'il  revienne !
 
Et le Coeur Immaculé de Marie triomphera ! 
 
 
 
 
 
 

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