dimanche, 04 octobre 2009

L’infidélité spirituelle des Juifs

ou la culpabilité historique du judaïsme moderne

 

 

 

 

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La synagogue représente le lieu où le Christ

est toujours rejeté et condamné !

 

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Les Juifs sont complices du déicide

aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas

de la culpabilité de leurs pères

en reconnaissant la divinité du Christ

et en acceptant le baptême.

 

 

 

 

caiphe20.gifAvec la mort du Christ le rideau du Temple s’est déchiré, l’Alliance ancienne fut abolie et l’Eglise qui contient tous les peuples, cultures, races et différences sociales, cette Eglise est née de par le côté transpercé du Rédempteur. En cela les Juifs, de nos jours, ne sont pas nos frères aînés comme le prétendait lors de sa visite à la synagogue à Rome en 1986, le Pape Jean-Paul II. Les Juifs sont complices du déicide aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas de la culpabilité du Sanhédrin [1], de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant la divinité du Christ et en acceptant le baptême.

 

De la sorte, c’est une radicale erreur que de se vouloir bon chrétien en manifestant de la déférence à l’égard des180px-Chisinau_jew.jpg Juifs de la synagogue, car ils sont, positivement, lorsqu’ils proclament leur croyance, porteurs d’une faute qui les rend semblables à leurs pères qui condamnèrent le Christ. Les Juifs modernes, en faisant profession de leur judaïsme, s’affirment indirectement comme co-responsables du crime scandaleux du Golgotha, et ne méritent donc pas qu’un chrétien, si du moins il se veut conscient des exigences de sa religion, leur exprime un hommage particulier ou leur accorde une quelconque piété, attitude que l’on rencontre malheureusement assez souvent depuis Vatican II chez les chrétiens modernes, bien qu’elle soit pourtant singulièrement déplacée et profondément injustifiable.

 

 

 

 

 

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Avec la mort du Christ le rideau du temple s’est déchiré,

l’Ancienne Alliance fut abolie.

 

 

I. Erreur de Vatican II à l’égard du judaïsme

 

marc-chagall-05.jpgLe Concile Vatican II, concile schismatique selon Mgr Lefebvre [2] car il est traversé par de thèses inacceptables,Old%20man%20vithe%20sefer%20torah.jpg déclare en revanche qu’on ne peut charger les Juifs de notre temps ni tous ceux ayant vécu à l’époque des évènements de la souffrance du Christ. Est-ce conforme avec l’enseignement de saint Pierre qui interpelle les Juifs sans distinction, et selon lequel ils seraient les assassins du Sauveur ? Les Juifs croyants de l’Ancien Testament Abraham, Isaac et Jacob sont évidemment nos frères aînés dans la foi, et nous chrétiens sommes leurs fils spirituels car nous croyons au Messie qui s’est manifesté parmi nous et qui demeure parmi nous dans son Eglise. Les Patriarches, Abraham, Isaac, Jacob ont cru en son avènement, ils l’ont espéré et désiré, ils sont de ce fait membres de l’Eglise de Jésus-Christ, et nous sommes leurs héritiers. Mais il n’en va absolument pas de même des Juifs d’aujourd’hui, des Juifs de la synagogue qui, refusant le Christ, sont infidèles au judaïsme préchrétien, et finalement, sont concrètement, sur le plan spirituel et religieux, ennemis de l’Eglise du Christ, ennemis de la Foi. C’est pourquoi, nous voyons avec tristesse que le pape Jean-Paul II et maintenant aussi Benoît XVI, entrent dans les synagogues Juives, alors que la synagogue représente le lieu où le Christ est nié et est toujours rejeté et condamné.

 

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Nous voyons avec tristesse que les papes Jean-Paul II et Benoît XVI
entrent dans les synagogues Juives.
218_RatzSynagogue.jpg

Praying_mchm14.jpgL’assertion de l’Eglise de Vatican II, selon laquelle les Juifs d’aujourd’hui portent la faute de leurs pères doit être uniquement limitée aux Juifs quiRunningWithTorah.jpg approuvent la mise à mort de Jésus-Christ, est inexacte. Comme le soulignait fort justement Mgr Lémann : « Parmi les assemblées qui sont demeurées responsables devant la postérité, il en est une sur laquelle pèse une responsabilité exceptionnelle : c'est l'assemblée qui présida aux derniers jours de la vie nationale du peuple juif. Ce fut elle qui fit comparaître et condamna Jésus-Christ. Elle porte dans l'histoire un nom à part ; on l'appelle le sanhédrin. Prononcer devant des Israélites ce nom de sanhédrin c'est rappeler, selon eux, l’assemblée la plus docte, la plus équitable, la plus honorable qui fût jamais. Malheur à celui qui oserait, en présence de ses coreligionnaires, émettre le moindre blâme à l'égard des hommes ou des actes de cette assemblée ; il ne serait pas moins coupable que s'il parlait contre l'arche d'alliance. Et cependant, la connaissent-ils à fond, les Israélites, cette assemblée qu'ils tiennent en si grande vénération ? Nous osons affirmer que non. On les habitue dès l'enfance à la respecter ; mais ce qu'elle était, ce qu'elle a fait, ils l'ignorent. Ignorance terrible, imposée à dessein par le rabbinisme. C'est toujours le mot de Saint-Paul : la vérité captive (Rom., I, 18) ! Nous allons, avec le secours de Dieu, déchirer les voiles. Nos anciens coreligionnaires pourront enfin connaître la vérité. » [2]

 

 

II. L’Ancienne Alliance est morte !

 

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L’Eglise est née

de par le côté transpercé du Rédempteur.

 

 

the_Menorah_2_2.jpgDans un texte saint Augustin, développant en détail le sens propre des Alliances, nous explique leur signification et leur place, et surtout, insiste sur un fait de la plus haute importance, le non rétablissement par Dieu d’une Alliance lorsqu’elle est échue. En effet Dieu ne revient pas sur ce qui est dépassé à ses yeux, il ne rétablit pas ce qui est mort ; lorsque les temps sont consommés il passe à un autre ordre des choses, il s’engage dans un autre type d’attitude et de rapport avec les hommes. L’Histoire, qui n'est pas cyclique comme le prétend René Guénon, est en devenir, elle est portée par une force, par un projet divin, elle ne balbutie pas. De la sorte la place de chaque Alliance et la connaissance que nous devons en avoir ne doit souffrir d’aucune réserve, c’est là un des points cruciaux de notre Foi et de sa validité vis-à-vis des revendications du maintien de la validité de l’Alliance ancienne, perpétuelle litanie inlassablement répétée sur tous les tons de la gamme de la théologie moderniste par les courants modernes qui se font les avocats d’un christianisme judaïsé. [3]

 

Redisons-le avec force, depuis Jésus-Christ les traditions anciennes sont caduques et vidées de sens, elles sont mortes ! C’est pourquoi le judaïsme contemporain est non seulement porteur d’une grave culpabilité en raison de son accord avec ceux qui exigèrent des romains la mort du Sauveur, mais il est également un rappel de l’actuelle infidélité des Juifs.

 

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Depuis Jésus-Christ

le judaïsme ancien est vidé de sens,

il est mort !

  

Ecoutons saint Augustin :

 

Cohen4.jpg« Les sacrifices institués par Dieu convenaient à l’ancienne économie mais plus maintenant. Dieu a ordonnézpage433.jpg un changement qui convient à notre temps, car il sait infiniment mieux que l’homme ce qui convient à chaque époque. Qu’il donne ou ajoute, qu’il ôte, annule ou limite, qu’il augmente ou diminue, il demeure le Créateur immuable de choses changeantes, qui dans sa providence ordonne tous les événements jusqu’à l’achèvement du temps — dont les composants sont les économies adaptées à chaque époque successive — comme la mélodie magnifique d’un compositeur infiniment sage. Alors ceux qui l’adorent ici de façon acceptable par la foi et non par la vue pourront contempler Dieu de façon immédiate. [...] Il n’y a pas de changement chez Dieu, bien que pendant l’ancienne période de l’histoire du monde il ordonna des offrandes différentes de celles qu’il ordonna pendant la période ultérieure, car il y ordonna des actions symboliques en rapport avec la doctrine de la vraie religion, de sorte que les changements des époques successives ne s’accompagnaient d’aucun changement en Lui. [...] Il est donc établi que des choses ordonnées à juste titre pour une époque peuvent être changées à juste titre dans une autre époque : la différence indique un changement dans l’œuvre, mais non dans le plan de celui qui opère le changement. Ce plan étant conçu par l’intelligence de Celui qui n’est pas conditionné par la succession dans le temps, des choses sont simultanément présentes à son esprit alors qu’elles ne peuvent se réaliser en même temps, car les époques se succèdent les unes aux autres. » [4]

 

L’évêque d’Hippone, comme pour mieux insister encore s’agissant de la mort définitive du judaïsme mosaïque écrit :

 

«Les détails de l’histoire liée aux Alliances font ressortir de façon très intéressante à la fois les principes et la patience dont Dieu a usé pour régler la question du mal et de l’échec de l’homme, et la manière dont il œuvra pour créer chez les siens la foi en ses propres perfections ainsi mises en valeur. Toutefois, les Alliances elles-mêmes témoignent toutes d’un principe directeur ou d’une intervention de Dieu, d’une condition dans laquelle Dieu a placé l’homme, des principes qui en eux-mêmes sont éternellement sanctionnés par Dieu [...]. Dans chaque Alliance antérieure, il y eut un échec total et immédiat de la part de l’homme, même si la patience de Dieu supportait cet échec et par grâce permettait la poursuite d’une Alliance où l’homme avait ainsi échoué dès le début. Mais ce qu’il importe de se souvenir, c’est que nous ne voyons aucun exemple du rétablissement d’une Alliance ancienne lorsqu’elle est morte. » [5]

 

 

Conclusion

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Jésus-Christ

est aussi pour les Juifs le Rédempteur

et la seule Voie pour le Salut

 

 

varsovie_juive0015.jpgOn ne saurait être plus direct et précis sur ce sujet où l’on voit une foule de chrétiens sans discernement, s’aligner sur une défense erronée du judaïsme synagogal, refusant que soit prêché l’Evangile aux Juifs, sous prétexte fallacieux et inexact que Dieu les veut tels qu’ils sont. Il importe donc d’y insister en nos temps de confusion théologique, Jésus-Christ, Dieu fait homme, est pour les Juifs aussi le Rédempteur et la seule Voie pour le Salut : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie : personne ne peut aller au Père si ce n’est par Moi. » (Jean, 14,6).

 

Il n’y a pas pour eux de chemins de salut séparés.

 

C’est pourquoi Saint Pierre, un Juif, le premier Pape, appelait déjà ses auditeurs Juifs à se convertir et à se faire baptiser au Nom de Jésus Christ (Actes 2, 38).

 

Cet appel solennel n’a perdu, ni son actualité ni sa validité religieuse, selon l’avertissement formel du Christ :

 

« Je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés,

car si vous ne croyez pas que Moi [Jésus-Christ] Je Suis,

vous mourrez dans vos péchés. »

(Jean 8, 24).

 

 

 

Notes.

 

 

1. Mgr Lefebvre déclarait clairement, à propos du concile Vatican II : « Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II, c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile, que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. » (Mgr Lefebvre, le Figaro, le 4 août 1976.)

 

2. Mgr Joseph Lémann, Valeur de l’Assemblée qui prononça la mort contre Jésus-Christ, 1877.

 

3. La Nouvelle Alliance, dernière et la plus parfaite des Alliances contractées entre Dieu et les hommes, ce qui est oublié totalement par les chrétiens modernes fourvoyés dans leur inexacte déférence vis-à-vis de la synagogue, répond à plusieurs impératifs et en premier celui d’adapter le plus parfaitement possible les moyens de conduire les créatures vers la destination céleste qui est la leur. C’est ce que saint Irénée rappelle en ces termes : « Car, comme la Nouvelle Alliance était connue et prédite par les prophètes, Celui qui devait l’établir était prêché lui aussi conformément au bon plaisir du Père : il était manifesté aux hommes de la manière que Dieu voulait, afin que ceux qui mettraient en lui leur confiance puissent progresser sans cesse et, par les diverses Alliances, atteindre à la plénitude achevée du salut. Il n’y a qu’un seul salut et qu’un seul Dieu ; mais pour conduire l’homme à son achèvement, il y a des préceptes multiples, et nombreux sont les degrés qui l’élèvent jusqu’à Dieu. Eh quoi ! A un roi terrestre, qui n’est qu’un homme, il est loisible d’octroyer maintes fois de grands avancements à ses sujets : et il ne serait pas permis à Dieu, tout en demeurant identique à lui-même, de distribuer toujours plus abondamment sa grâce au genre humain et, par des dons toujours plus grands, d’honorer constamment ceux qui lui plaisent ? » (S. Irénée, Contre les Hérésies, IV, 9.)

 

4. S. Augustin, À Marcellinus, CXXXVIII, 5, 7.

 

5. Ibid.

 

 

 

 

 

dimanche, 19 avril 2009

Mgr Fellay face à la "haine" de l’Eglise conciliaire

 

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« Nous sommes particulièrement écœurés par l’attitude de l’épiscopat allemand

qui n’a de cesse de nous manifester son hostilité dénuée de charité

et ses continuels procès d’intention, nous traitant

« avec haine, sans crainte ni réserve »

(Mgr Fellay)

 

Mgr Bernard Fellay, comme il en a le devoir et le droit, voulait procéder le 28 mars à Zaitkofen, dans le séminaire de La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X en Allemagne, à de nouvelles ordinations aux ordres mineurs d’exorciste, acolyte et sous-diacre.

Toutefois cette annonce, qui n’avait évidemment en soi rien de choquante, a soulevé la rageuse colère des très progressistes et contestataires évêques allemands, devenus quasi hystériques à l’idée que les disciples de Mgr Lefebvre puissent conférer les ordres mineurs à de pieux séminaristes sans un accord préalable de Rome. En réalité, le problème est d’une nature bien différente, puisque dès janvier, suite à la levée de l’excommunication des quatre évêques de la FSSPX, la conférence épiscopale allemande avait durement critiqué les traditionalistes qui, d’après elle, de par son refus de Vatican II, « [présentent] une vision partielle et faussée de la tradition catholique, en en refusant certains éléments, vision des choses vraiment catholique. »

 

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Mgr Gerhard Ludwig Müller,

"invite (sic) les fidèles de la Tradition catholique à faire leur autocritique"

Certes Benoît XVI, très mal aimé des conciliaires allemands, a déjà des dossiers délicats à gérer comme celui de la succession, à Trèves, de Mgr Marx, qui a été promu archevêque de Munich, mais la récente déclaration de l’important archevêque de Fribourg , Mgr Robert Zollitsch, qui n’a pas hésité à soutenir : «  les lefbvristes se sont placés tout seuls hors de la tradition catholique et ont brisé l’unité avec le Pape », et l’attitude plus que réservée de Mgr Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne, pourtant connu pour ses positions relativement conservatrices, qui invita les fidèles de la Tradition catholique à faire leur autocritique, ne sont pas sans générer quelques inquiétudes.

 

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«  les lefbvristes [en refusant Vatican II]

se sont placés tout seuls hors de la tradition catholique et ont brisé l’unité avec le Pape . »

(Erzbischof Robert Zollitsch, au centre de la photo)

 

Pour calmer l’affaire le Vatican a donc demandé à Mgr Fellay de bien vouloir célébrer les ordinations non pas en Allemagne, mais à Ecône , en Suisse au grand dam des évêques helvétiques, à leur tour irrités, Mgr Brunner, évêque du diocèse de Sion, allant jusqu’à interdire que puissent se dérouler ces cérémonies d’ordination.

C’est pourquoi Mgr Bernard Fellay dans un récent communiqué, s’en est pris très vivement aux évêques allemands auxquels il a reproché de manquer de charité :

“A la demande du Saint-Siège, nous avons décidé de déplacer les ordinations du sous-diaconat qui devaient avoir lieu à Zaitzkofen, en Allemagne, ce samedi 28 mars. Elles auront lieu au séminaire d’Ecône, en Suisse, à la même date. Cette décision se veut un geste d’apaisement après la levée des injustes condamnations qui pesaient sur les évêques de la Fraternité et les violentes réactions qui s’ensuivirent. De fait, nous regrettons que certains épiscopats en aient profité pour mener une fronde ouverte contre le Souverain Pontife. Nous sommes particulièrement écœuré par l’attitude de l’épiscopat allemand qui n’a de cesse de nous manifester son hostilité dénuée de charité et ses continuels procès d’intention, nous traitant « avec haine, sans crainte ni réserve », comme l’a justement relevé le Saint-Père dans sa lettre du 10 mars dernier.

Nous savons que notre situation, au regard du droit de l’Eglise, est imparfaite. Ceci n’est pas nouveau et est intimement lié à la crise que traverse l’Eglise et à l’état de nécessité qui en découle. Dès lors, il ne sert à rien d’invoquer le droit pour tenter d’étouffer la vie de notre société sacerdotale. Les autres ordinations auront lieu comme prévu ; jamais il n’a été question de les supprimer.

En effet, l’acte bienveillant du Saint-Siège ne saurait être interprété comme une volonté d’asphyxier la Fraternité Saint-Pie X. Nous nous en tenons au calendrier indiqué par le décret du 21 janvier dernier qui prévoit des « entretiens nécessaires » au sujet du concile Vatican II et de ses nouveautés. Nous réitérons au Saint Père l’assurance de notre prière pour que de ces discussions doctrinales jaillisse la pleine lumière de la Vérité tout entière.”

En riposte immédiate, Matthias Kopp, porte-parole de la conférence épiscopale allemande, releva combien l’évêque Fellay (sic) « fait une fois de plus la preuve de sa véritable mentalité qui est marquée par une malheureuse étroitesse de vues. » On appréciera donc à sa juste valeur la pertinence du jugement de l’évêque Matthias Kopp, laissant les prélats conciliaires à leur rage maladive à l’égard de l’œuvre de la Tradition.

Réjouissons-nous donc, puisque en dépit de ce climat regrettable, Mgr Bernard Fellay, ait pu procédé samedi 28 mars dernier à l'ordination de 19 jeunes gens, dont la moyenne d'âge est de 25 ans, dont 3 Allemands qui auraient dû être ordonnées à Zaitzkofen, au sous-diaconat devant près de 350 personnes,assisté par Mgr Tissier de Mallerais et de plusieurs prêtres.

 

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Au début de la cérémonie, durant plus de trente minutes, Mgr Fellay a longuement rappelé la signification des ministères inférieurs, déplorant le fait que dans la nouvelle liturgie ils aient été supprimés, alors qu'ils existent depuis le IIIe siècle dans la tradition de l'Eglise. Ces ministères, soulignons-le, permettent de lire l'épître, de chanter et de préparer le pain et le vin pour la consécration. Cela autorise aussi les sous-diacres à prendre soin de tout ce qui concerne l'autel. Mgr Fellay a aussi insisté sur les exigences à respecter pour s'approcher de l'autel, rappelant que selon le Concile de Trente il est nécessaire de procéder pas à pas, faisant référence à l'Ancien Testament où il est dit que le Saint des Saint n'est accessible qu'au Grand prêtre une fois par année lors de la fête du Kippour, et c’est en ce sens que les ministères inférieurs sont des démarches pour pouvoir s'approcher de l'autel.

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Mgr Fellay, ordonnant les jeunes lévites des séminaires

d'Ecône et de Zaitzkofen,

aux ordres mineurs, d’exorciste et acolyte,

ainsi que d’autres au sous-diaconat, premier ordre majeur.

 

 

Puis Mgr Fellay a encore longuement parlé de l'importance de la messe, centre de la vie chrétienne, dans laquelle, dans la tradition catholique, le prêtre tourne le dos au peuple, mais pas à Dieu, car Dieu est le centre de la liturgie, les prêtres n’étant que des instruments au service du Christ. Enfin, il est à relever ces phrases de Mgr Fellay à l’endroit de la hiérarchie de l’Eglise conciliaire : « Certains essaient de voir dans cette cérémonie un acte de rébellion, de controverse dans l'Eglise», rajoutant que « si la levée de l'excommunication est un signe que Rome fait à l'égard de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, on doit déplorer la manière dont les évêques ont traité le pape ces derniers mois. » Lançant même une flèche directe contre ceux qui « ont quitté la soutane et qui essaient d'inventer une sorte de piège pour nous ramener dans leur cercle ». Affirmant même, au regard du triste état de l’Eglise conciliaire en divers domaines, entre l'Eglise et Ecône il y a une distance :

 

« Ecône se sent et reste une exception ».

 

 

 

 

lundi, 06 avril 2009

LE PEUPLE DÉICIDE

 

L E   P E U P L E   D É I C I D E

 

  

 

« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

 

 

 

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Le peuple hébreu, l’Israël charnel, n’est plus qu’une réalité naturelle désacralisée dont la filiation divine a cessé sachant qu’il n’y rien qui puisse suggérer l’idée d’une prérogative quelconque d’Israël comme peuple de Dieu depuis l’instauration de la Loi nouvelle.

 

La promesse faite par Dieu au peuple israélite était une alliance temporelle et transitoire, abandonnée au profit de la Nouvelle Alliance. Quand saint Paul affirme que les ‘‘dons et l’appel de Dieu sont sans repentance’’ et que ‘‘Dieu n’a pas rejeté son peuple’’, il signifie donc par là que Juifs et Gentils sont convoqués à l’obéissance de la foi et qu’Israël n’est pas exclu de cet accueil universel puisqu’à la fin des temps il sera réintégré.

 

Mais cette réintégration ne s’effectuera pas selon le statut de l’Alliance Ancienne et dans le régime de l’Israël charnel, mais bien sous le sceau de la Nouvelle Alliance et dans la sphère indéfiniment élargie de l’Israël spirituel qui est l’Eglise.

 

 

 

Dieu ne laissera pas protester sa promesse parce que l’Eglise

est désormais le peuple de Dieu,

le Nouvel Israël ,

et l'Israël charnel lui sera finalement incorporé.

 

 

 

 

"L'Antijudaïsme théologique de l"Eglise catholique"

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 02 mars 2009

Mgr Fellay : Il y a un esprit dangereux qui parcourt tout Vatican II !

 

 

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Mgr Bernard Fellay,

le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

 

 

"Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable,

c'est mettre la charrue avant les boeufs."

 

"l'Eglise se doit d'être une mère responsable

qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées."

 

 

 

 

Alors que les évêques allemands invitaient récemment les quatre évêques ordonnés sans mandat pontifical par Mgr Lefebvre en 1988, dont Benoît XVI vient de lever l'excommunication, à reconnaître officiellement le Concile Vatican II, en particulier la déclaration ‘'Nostra Aetate’’ sur les relations avec le judaïsme et les religions non chrétiennes, Mgr Fellay, très clairement, a répondu dans un entretien, outre qu’il y avait un esprit dangereux qui parcourait le Concile Vatican II que c'était « mettre la charrue avant les bœufs».

 

 

 

Rome pose donc aujourd’hui comme condition à l’intégration des disciples de Mgr Lefebvre la «pleine reconnaissance du concile Vatican II», ainsi que «du magistère des papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même». Or la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, souhaite, à juste titre et pour des motifs sérieux, rester fidèle à ses positions intangibles au sujet de Vatican II, afin d’œuvrer à la «restauration de la tradition».

 

 

 

 

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Mgr Bernard Fellay, lors de sa consécration épiscopale par Mgr Lefebvre en juin 1988

 

 

 

 

Entretien accordé au quotidien Suisse Le Courrier du supérieur de FSSPX Mgr Bernard Fellay :



- Le Courrier - La condition posée par Rome à une réintégration de la Fraternité dans l'Eglise est la reconnaissance du concile Vatican II. La Fraternité est- elle prête à franchir ce pas?


- Mgr Fellay -  Non. Le Vatican a reconnu la nécessité d'entretiens préalables afin de traiter des questions de fond provenant justement du concile Vatican II. Faire de la reconnaissance du concile une condition préalable, c'est mettre la charrue avant les boeufs.

 

 

 

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"Les fruits du concile ont été de vider les séminaires,

les noviciats et les églises..."

 

 

 


- Vous avez déclaré vouloir, dans les entretiens avec les autorités romaines en vue d'une réintégration, parvenir à une restauration solide de l'Eglise. Votre espoir est-il donc que l'Eglise revienne sur les acquis de Vatican II ?


- Oui, car ces acquis sont de pures pertes: les fruits du concile ont été de vider les séminaires, les noviciats et les églises. Des milliers de prêtres ont abandonné leur sacerdoce et des millions de fidèles ont cessé de pratiquer ou se sont tournés vers les sectes. La croyance des fidèles a été dénaturée. Vraiment, ce sont de drôles d'acquis ! 

 

- A ce propos, la fraternité est-elle toujours hostile à la liberté de conscience en matière de religion, à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux?

- Il est bien évident que l'adhésion à une religion nécessite un acte libre. Et donc bien souvent lorsque l'on dit que la fraternité est contre la liberté de conscience en matière de religion, on prête à la fraternité une théorie qu'elle n'a pas. La conscience est l'ultime jugement sur la bonté de notre action. Et dans ce sens nul ne peut agir contre sa conscience sans pécher. Reste que la conscience n'est pas un absolu, qu'elle dépend du bien et du vrai objectifs et que tout homme a par conséquent le devoir de former, d'éduquer droitement sa conscience. C'est ainsi que l'Eglise se doit d'être une mère responsable qui éclaire et guide nos intelligences bornées et souvent enténébrées. En ce qui concerne l'oecuménisme ou le dialogue interreligieux, tout dépend de ce que l'on met sous ces mots. Il règne une grande confusion dans les esprits à ce sujet. Bien évidemment, comme tout être humain et pour le bien de la société, nous souhaitons vivre en paix avec tous les hommes, nos semblables. Sur le plan religieux, nous souhaitons répondre ardemment au désir de Notre Seigneur: «Que tous soient un», afin qu'il n'y ait plus «qu'un seul troupeau, un seul pasteur...» Si par oecuménisme, on entend la poursuite de ce but très noble, nous sommes évidemment pour. Si par contre on y voit un chemin qui ne cherche pas cette unité fondamentale, unité qui passe forcément par un regard de vérité – ce dont l'Eglise catholique se dit encore aujourd'hui le seul possesseur dans son intégralité ! – alors nous protestons.

En fait, on voit qu'actuellement l'oecuménisme en reste à un niveau très superficiel d'entente et de vie en société, mais sans aller au fond des choses.

- De quel statut au sein de l'Eglise la fraternité pourrait-elle bénéficier?

- On verra cela si les discussions doctrinales débouchent sur quelque chose de positif. Ce que Dieu veuille !

Richars Armanios in Le Courrier,  Jeudi 26 Février 2009.

 

mardi, 10 février 2009

MGR LEFEBVRE : VATICAN II EST UN CONCILE SCHISMATIQUE !

 

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La dépouille mortelle de Mgr Marcel Lefebvre

exposée en la chapelle Notre-Dame des Champs.

  

 

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II,

c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile,

que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. »

 

Mgr Marcel Lefebvre, le 4 août 1976

 

 

« Je terminerai par mon testament. Je voudrais que ce soit l'écho du testament de Notre-Seigneur :

Novi et Aeterni Testamenti... L'héritage que Jésus-Christ nous a donné,

c'est son Sacrifice, c'est son Sang, c'est sa Croix. Aussi je vous le dis :

Pour la gloire de la Trés Sainte Trinité, pour l'amour de l'Eglise, pour le salut du monde :

gardez le Sacrifice de Notre Seigneur Jésus - Christ ! Gardez la Messe de toujours ! »


Mgr Marcel Lefebvre, le 23 septembre 1979

 

 

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Les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en juin 1988
afin de poursuivre l'oeuvre de la Tradition :
Mgr Alfonso de Gallareta, Mgr Richard Williamson,  Mgr Tissier de Mallerais
et Mgr Bernard Fellay

 

 

 

 

On entend dire parfois, que la critique de Vatican II, chez Mgr Lefebvre, ne porte en réalité que sur une volonté de maintenir la messe de saint Pie V. Si l’attachement à l’ancienne Ordo Missae fut effectivement une base fondamentale du combat entrepris par l’ancien archevêque de  Dakar, délégué apostolique pour l'Afrique française, évêque de Tulle puis Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit, c’est oublier que le principal grief envers le Concile, et ses acteurs dont Joseph Ratzinger, Henri de Lubac, le Père Congar, etc., est de nature foncièrement doctrinale, car portant sur la présence en son sein de thèses modernistes hérétiques incompatibles avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise.

 

Pour s’en convaincre, nous proposons ici, quelques passages significatifs de l’ouvrage de Mgr Lefebvre Ils l'ont découronné, du libéralisme à l’apostasie, La tragédie conciliaire, qui démontre remarquablement, les erreurs radicales des thèses de Vatican II en plusieurs domaines, dont ceux, emblématiques et symptomatiques, de la liberté religieuse, de la dignité de la personne humaine, du dialogue interreligieux, et autres profondes contrevérités qui se sont introduites au cœur même des déclarations officielles conciliaires et sont devenues à présent les thèses magistérielles de Rome :

 

« Selon Vatican II, la personne humaine aurait droit, au nom de sa dignité, à ne pas être empêchée d’exercer son culte religieux quel qu’il soit, en privé ou en public, sauf si cela gêne la tranquillité et la moralité publique (Cf. déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanæ, n° 2.)

Vous avouerez que la moralité publique de l’État "pluraliste" promu par le Concile n’est pas de nature à gêner beaucoup cette liberté, pas plus que le pourrissement avancé de la société libérale ne limiterait le droit à la liberté du "partenariat", s’il était proclamé indistinctement pour les couples en union libre et les couples mariés, au nom de leur dignité humaine !

Donc vous, musulmans, priez tranquillement au beau milieu de nos rues chrétiennes, construisez vos mosquées et vos minarets à côté des clochers de nos églises, l’Église de Vatican II assure que l’on ne doit pas vous en empêcher, de même pour vous, bouddhistes, hindouistes, etc.

Moyennant quoi, nous catholiques, nous vous demanderons la liberté religieuse dans vos pays, au nom de la liberté que nous vous accordons chez nous... Nous pourrons aussi défendre nos droits religieux au nom d’un principe déclaré par une assemblée religieuse si solennelle, et déjà reconnu par l’O.N.U. C’est du reste la réflexion que me fit le pape Jean-Paul II, lors de l’audience qu’il m’accorda le 18 novembre 1978 : " Vous savez, me dit-il, la liberté religieuse nous a été bien utile en Pologne, contre le communisme ! " J’avais envie de lui répondre : " Très utile, peut-être, comme argument ad hominem, puisque les régimes communistes ont la liberté des cultes inscrite dans leurs Constitutions (A côté du droit à la propagande anti-religieuse ! )mais non pas comme principe doctrinal de l’Église catholique ! "

 

LIBERTÉ RELIGIEUSE ET VERITÉ

C’est en tout cas ce que répondait par avance le P. Garrigou-Lagrange

- " Nous pouvons (...) faire de la liberté des cultes un argument ad hominem contre ceux qui, tout en proclamant la liberté des cultes, persécutent l’Église (États laïcs et socialisants) ou empêchent son culte directement ou indirectement (États communistes, islamiques, etc.). Cet argument ad hominem est juste et l’Église ne le dédaigne pas, l’utilisant pour défendre efficacement le droit de sa liberté. Mais il ne s’ensuit pas que la liberté des cultes, considérée en elle-même, soit soutenable par les catholiques comme un principe, parce qu’elle est en soi absurde et impie : en effet, la vérité et l’erreur ne peuvent avoir les mêmes droits " (Cf. Reginald Garrigou-Lagrange O.P., De revelatione, TAI, p. 451, 8e objection (Ferrari et Gabalda éd. 1921).

J’aime répéter : seule la vérité a des droits, l’erreur n’a aucun droit, c’est l’enseignement de l’Église :

- " Le droit, écrit Léon XIII, est une faculté morale, et, comme nous l’avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu’elle appartient, naturellement et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite, mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit, (...) il est juste que la puissance publique emploie sa sollicitude à les réprimer, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société " (Encyclique Libertas, PIN. 207.)

Il est clair, à cette lumière, que les doctrines et les cultes des religions erronées n’ont de soi aucun droit à ce qu’on les laisse s’exprimer et se propager librement. — Pour contourner cette vérité de La Palice, on a objecté au Concile que la vérité ou l’erreur n’ont à proprement parler aucun droit : ce sont les personnes qui ont des droits, qui sont "sujets de droits". Par là, on tentait de gauchir le problème en le posant à un niveau purement subjectif, et en espérant ainsi pouvoir faire abstraction de la vérité ! Mais cette tentative devait être vaine, comme je vais maintenant vous le montrer, en me plaçant dans la problématique même du Concile.

Posée au niveau subjectif du "sujet du droit", la liberté religieuse, c’est le même droit accordé à ceux qui adhèrent à la vérité religieuse et à ceux qui sont dans l’erreur. Un tel droit est-il concevable ?

[…]

 

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Angelo Guiseppe Roncalli (1881-1963),

pape sous le nom de Jean XXIII (1958-1963).

Mort le 3 juin 1963, moins d'un an après avoir ouvert

le deuxième concile du Vatican

qui se déroula d'octobre 1962 à décembre 1965.

 

Une orientation naturelle de tout homme vers Dieu ?

 
Le Concile (DH. 2-3) invoque outre la dignité radicale de la personne humaine, sa quête naturelle du divin : tout homme, dans l’exercice de sa religion quelle qu’elle soit, serait en fait orienté vers le vrai Dieu, en recherche même inconsciente du vrai Dieu, "branché sur Dieu", si l’on veut, et à ce titre il aurait un droit naturel à être respecté dans l’exercice de son culte.

Donc si un bouddhiste fait brûler des bâtons d’encens devant l’idole de Bouddha, selon la théologie catholique, il commet un acte d’idolâtrie, mais à la lumière de la nouvelle doctrine découverte par Vatican II, il exprime "l’effort suprême d’un homme pour chercher Dieu" Par conséquent cet acte religieux a droit au respect, cet homme a droit à ne pas être empêché de l’accomplir, il a droit à la liberté religieuse. D’abord il y a une évidente contradiction à affirmer que tous les hommes adonnés aux faux cultes sont de soi, naturellement, tournés vers Dieu. Un culte erroné, de soi, ne peut que détourner les âmes de Dieu, puisqu’il les engage dans une voie qui, de soi, ne conduit pas à Dieu.
On peut admettre que, dans les fausses religions, certaines âmes puissent être orientées vers Dieu, mais c’est parce qu’elles ne s’attachent pas aux erreurs de leur religion ! Ce n’est pas par leur religion qu’elles se tournent vers Dieu, mais malgré elle ! Par conséquent, le respect qu’on devrait à ces âmes n’impliqueraient pas que l’on doive le respect à leur religion.

De toute façon l’identité et le nombre de telles âmes, que Dieu daigne tourner vers Lui par sa grâce, restent parfaitement cachés et inconnus. Ce n’est certainement pas le grand nombre. Un prêtre originaire d’un pays de religion mixte me faisait un jour part de son expérience de ceux qui vivent dans les sectes hérétiques ; il me disait sa surprise de constater combien ces personnes sont d’ordinaire très entêtées dans leurs erreurs et peu disposées à examiner les remarques que peut leur faire un catholique, peu dociles à l’Esprit de Vérité...

L’identité des âmes vraiment orientées vers Dieu dans les autres religions reste donc le secret de Dieu et échappe au jugement humain. Il est donc impossible de fonder là-dessus aucun droit naturel ou civil. Ce serait faire reposer l’ordre juridique de la société sur de pures suppositions hasardeuses voire arbitraires. Ce serait en définitive fonder l’ordre social sur la subjectivité d’un chacun et construire la maison sur du sable...
J’ajouterai ceci : j’ai été suffisamment en contact avec les religions d’Afrique (animisme, Islam), mais on peut en dire autant de la religion de l’Inde (hindouisme), pour pouvoir affirmer que l’on constate chez leurs adeptes les conséquences lamentables du péché originel, en particulier l’aveuglement de l’intelligence et la crainte superstitieuse. A cet égard, soutenir comme le fait Vatican II, une orientation naturellement droite de tous les hommes vers Dieu, c’est un irréalisme total et une pure hérésie naturaliste ! Dieu nous délivre des erreurs subjectiviste et naturaliste ! Elles sont la marque inéquivoque du libéralisme qui inspire la liberté religieuse de Vatican II. Mais elles ne peuvent aboutir qu’au chaos social, à la Babel des religions !

[…]

VATICAN II ET LA CITÉ CATHOLIQUE

Faisons le point. La déclaration conciliaire sur la liberté religieuse s’avère d’abord être contraire au magistère constant de l’Église. En outre elle ne se situe pas dans la ligne des droits fondamentaux définis par les papes récents. De plus nous elle ne repose sur aucun fondement, rationnel ou révélé. Il importe en dernier lieu d’examiner si elle est en accord avec les principes catholiques qui règlent les rapports de la cité temporelle avec la religion.

Limites de la liberté religieuse


Vatican II précise tout d’abord que la liberté religieuse doit être restreinte à de "juste limites" (DH. I), " selon les règles juridiques (...), conformes à l’ordre moral objectif, qui sont requises pour sauvegarder efficacement les droits de tous (...) l’authentique paix publique (...) ainsi que la protection due à la moralité publique " (DH. 7) — Tout cela n’est que très raisonnable, mais laisse de côté la question essentielle, que voici : l’État n’a-t-il pas le devoir, et par conséquent le droit, de sauvegarder l’unité religieuse des citoyens dans la vraie religion et de protéger les âmes catholiques contre le scandale et la propagation de l’erreur religieuse et, pour ces seules raisons, de limiter l’exercice des faux cultes, de le prohiber même si besoin est ?

Telle est pourtant bien la doctrine de l’Église, exposée avec force par le pape Pie IX dans Quanta Cura, où le Pontife condamne l’opinion de ceux qui, " contrairement à la doctrine de l’Écriture, de l’Église et des saints Pères, ne craignent pas d’affirmer que "le meilleur gouvernement est celui où l’on ne reconnaît pas au pouvoir l’office de réprimer par la sanction des peines les violateurs de la religion catholique, si ce n’est lorsque la paix publique le demande " (PIN. 39 ; Dz 1690). Le sens obvie de l’expression "violateurs de la religion catholique" est : ceux qui exercent publiquement un culte autre que le culte catholique, ou qui, publiquement, n’observent pas les lois de l’Église. Pie IX enseigne donc que l’État gouverne d’une façon meilleure quand il se reconnaît l’office de réprimer l’exercice public des cultes erronés, pour la seule raison qu’ils sont erronés, et pas seulement pour sauvegarder la paix publique ; pour le seul motif qu’ils contreviennent à l’ordre chrétien et catholique de la Cité, et pas seulement parce que la paix ou la moralité publiques en seraient affectées.
C’est pourquoi on doit dire que les "limites" fixées par le Concile à la liberté religieuse ne sont que de la poudre aux yeux, masquant le défaut radical dont elles souffrent et qui est de ne plus tenir compte de la différence entre la vérité et l’erreur ! On prétend contre toute justice, attribuer le même droit à la vraie religion et aux fausses, et ensuite on s’efforce artificiellement de limiter les dégâts par des barrières qui sont loin de satisfaire aux exigences de la doctrine catholique. Je comparerais volontiers "les limites" de la liberté religieuse aux glissières de sécurité des autoroutes, qui servent à contenir les divagations des véhicules dont les conducteurs ont perdu le contrôle. Il s’agirait pourtant en tout premier lieu de s’assurer qu’ils sont disposés à suivre le code de la route !

Falsification du bien commun temporel

 

Venons-en maintenant à des vices plus fondamentaux de la liberté religieuse. L’argumentation conciliaire repose au fond sur une fausse conception personnaliste de bien commun réduit à la somme des intérêts particuliers, ou comme on dit, au respect des droits des personnes ; au détriment de l’œuvre commune à accomplir pour la plus grande gloire de Dieu et le bien de tous. Déjà Jean XXIII dans Pacem in terris tend à adopter cette vue partielle et par conséquent faussée :  

- " Pour la pensée contemporaine, écrit-il, le bien commun réside surtout dans la sauvegarde des droits et des devoirs de la personne humaine " (11 avril 1963, n. 61 de l’Encyclique. )

 

Sans doute Pie XII, affronté aux totalitarismes contemporains, y opposa légitimement les droits fondamentaux de la personne humaine (Cf. spécialement le radiomessage de Noël 1942) mais cela ne signifie pas que la doctrine catholique s’y limite. A force de tronquer la vérité en un sens personnaliste, on finit par entrer dans le jeu de l’individualisme forcené que les libéraux ont réussi à introduire dans l’Église. Comme l’ont souligné Charles de Koninck (De la primauté du bien commun contre les personnalistes) et Jean Madiran (Le principe de totalité), ce n’est pas en exaltant l’individu, que l’on lutte authentiquement contre le totalitarisme, mais en rappelant que le vrai bien commun temporel est ordonné positivement, même si c’est indirectement, au bien de la cité de Dieu d’ici-bas et du Ciel ! Ne nous faisons pas complices des personnalistes dans leur sécularisation du droit ! En d’autres termes et concrètement, avant de se préoccuper de savoir si les personnes des musulmans, des Krishna et des Moon ne sont pas trop brimées par la loi, l’État (je ne parle pas des pays non chrétiens) doit veiller à sauvegarder l’âme chrétienne du pays, qui est l’élément essentiel du bien commun d’une nation encore chrétienne — Question d’accentuation, dira-t-on ! — Non ! Question fondamentale : la conception globale de la cité catholique est-elle oui ou non une doctrine catholique ?

 

 

[…]

Mort du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ


Or si l’État ne se reconnaît plus un devoir singulier envers la vraie religion du vrai Dieu, le bien commun de la société civile n’est plus ordonné à la cité céleste des bienheureux, et la Cité de Dieu sur terre, c’est-à-dire l’Église, se trouve privée de son influence bénéfique et unique sur toute la vie publique ! Qu’on le veuille ou non, la vie sociale s’organise en dehors de la vérité, en dehors de la loi divine. La société devient athée. C’est la mort du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est bien ce que Vatican II a fait, quand Mgr De Smedt, rapporteur du schéma sur la liberté religieuse, a affirmé à trois reprises : " L’État n’est pas une autorité compétente pour porter un jugement de vérité ou de fausseté en matière religieuse " (Relatio de reemendatione schematis emendati, 28 mai 1965, document 4 SC. )

 

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Deux acteurs importants de Vatican II, Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger

 

Quelle plus monstrueuse déclaration de ce que Notre-Seigneur n’a plus le droit de régner, de régner seul, d’imprégner toutes les lois civiles de la loi de l’Évangile ! Combien de fois Pie XII n’avait-il pas condamné un tel positivisme juridique (Pie XII, Lettre du 19 octobre 1945 pour la XIXe Semaine Sociale des catholiques italiens, AAS) qui prétendait qu’on doit séparer l’ordre juridique de l’ordre moral, parce que l’on ne saurait exprimer en termes juridiques la distinction entre la vraie et les fausses religions ! — Relisez le Fuero de los espanoles !
Bien plus, impiété insurpassable, le Concile a voulu que l’État, libéré de ses devoirs envers Dieu, devienne désormais le garant de ce qu’aucune religion " ne soit empêchée de manifester librement l’efficacité singulière de sa doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine " (DH. 4). Vatican II invite donc Notre-Seigneur à venir organiser et vivifier la société, de concert avec Luther, Mahomet et Bouddha ! c’est ce que Jean-Paul II a voulu réaliser à Assise ! Projet impie et blasphématoire !

Jadis, l’union entre l’Église et l’État catholique eut pour fruit la Cité catholique, réalisation parfaite du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui, l’Église de Vatican II, mariée à l’État qu’elle veut athée, enfante de cette union adultère la société pluraliste, la Babel des religions, la Cité indifférentiste, objet de tous  les désirs de la Franc-Maçonnerie !

Le règne de l’indifférentisme religieux


"A chacun sa religion !" dit-on, ou encore "La religion catholique est bonne pour les catholiques, mais la musulmane est bonne pour les musulmans !" Telle est la devise des citoyens de la Cité indifférentiste. Comment voulez-vous qu’ils pensent autrement, quand l’Église de Vatican II leur enseigne que d’autres religions "ne sont pas dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut" (Décret sur l’oecuménisme, Unitatis redintegratio, n. 3.) Comment voulez-vous qu’ils considèrent autrement les autres religions, quand l’État leur accorde à toutes la même liberté. La liberté religieuse engendre fatalement l’indifférentisme des individus, déjà Pie IX condamnait dans le Syllabus la proposition suivante :

" Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes les pensées, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent la peste de l’indifférentisme " (Proposition 79.)

 C’est ce que nous vivons : depuis la déclaration sur la liberté religieuse, la grande majorité des catholiques sont persuadés que " les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut, dans le culte de n importe quelle religion " (Syllabus, proposition condamnée n. 17.)

 Là encore le plan des francs-maçons est accompli ; ils ont réussi, par un Concile de l’Église catholique, à " accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à (...) mettre sur un pied d’égalité toutes les formes religieuses " (Léon XIII, Encyclique Humanum Genus sur les francs-maçons, 20 avril 1884.)

Se sont-ils rendu compte, tous ces Pères conciliaires qui ont donné leur suffrage à Dignitatis humanæ et ont proclamé avec Paul VI la liberté religieuse, qu’ils ont, en fait, découronné Notre Seigneur Jésus-Christ en lui arrachant la couronne de sa royauté sociale ? Ont-ils réalisé qu’ils ont très concrètement détrôné Notre Seigneur Jésus-Christ du trône de sa divinité ? Ont-ils compris que, se faisant l’écho des nations apostates, ils faisaient monter vers Son trône ces blasphèmes exécrables : " Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous " (Lc, 19, 14) ; " Nous n’avons d’autre roi que César " (Jn. 19, 15) ?

 
Mais Lui, se riant du murmure confus qui montait de cette assemblée d’insensés, Il leur retirait son Esprit. »

 

- Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné, Ed. Fideliter, ch. XXVIII,  1987 -

 

mercredi, 28 janvier 2009

L’ANTIJUDAÏSME THÉOLOGIQUE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

Aperçus sur la « Question Juive »

 

ou pourquoi l’Eglise est à présent « l'Israël spirituel » authentique

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce n’est pas en vain que l’Eglise universelle

a établi par le monde la récitation de la prière pour les juifs

obstinément incrédules, pour que Dieu lève le voile qui couvre leur cœur,

et les amène de leur obscurité à la lumière de la Vérité. »

 

(Saint Bernard, Lettre 365)

 

 

 

 

 

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« Le peuple hébreu choisi autrefois pour être participant des Célestes Mystères,

autant fut-il élevé en dignité et en grâce au-dessus de tous les autres,

autant par la faute de son incrédulité, fut ensuite abaissé et humilié

lorsque vint la plénitude des temps,

réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne,

ôté la vie à son Rédempteur. »

 

(Saint Pie V)

 

 

 

 

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« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

 

 

Dans l’histoire du monde, il y a un avant et un après le drame prodigieux du Golgotha. Tel est l’élément, non anodin s’il en est, qui échappe totalement à ceux qui tentent de penser la « Question Juive » soit à l’aune de la nouvelle religion de l’holocauste qui s’est même invitée de façon indélicate et surprenante, souhaitant s’imposer sur des sujets d’ordre canonique, à l’occasion de la levée de l’excommunication par Benoît XVI des évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988, ou à celle des imprécises et faiblement pertinentes données géopolitiques et militaires de nos temps ténébreux, imaginant, sans plus d’examen superflu dans de surprenants discours témoignant d’une immense confusion justifiant le sionisme plus que ne pourrait le faire n’importe quel rabbin kibboutznik, que le don fait à Moïse par l’Eternel de la terre promise perdure sans aucun changement après la venue du Christ en ce monde, ce qui est totalement absurde, oubliant par là même, dramatiquement, que l’actuel judaïsme rabbinique synagogal et talmudique, infidèle à sa vocation spirituelle par son rejet du Messie, n’a strictement plus rien à voir, et ce de manière impressionnante, avec le judaïsme biblique. Voilà l’oubli radical de certains esprits qui souhaitent aborder, dans un babillage affligeant qui conjugue souvent jusqu’à l’écoeurement la pénible bêtise et la grossière stupidité, la « Question Juive », en évacuant purement et simplement la place de Jésus-Christ au sein de l’Histoire, se rendant ainsi absolument incapables de penser en chrétiens, et qui donc, conséquemment, rejoignent dans leurs positions impies et scandaleuses, consciemment ou inconsciemment, les pires ennemis du Christ et de son Eglise.

 

 

La substitution de l’Église (Verus Israël), à la Synagogue

 

 

Afin de pouvoir penser « chrétiennement » cette « Question Juive », Mgr Charles Journet (1891-1975) consacra au «Mystère d’Israël» une longue méditation, bien plus cohérente que les thèses défendues par Jacques Maritain (1882-1973) qui, disciple d’Aristote et saint Thomas, se voulait également, dans une impossible équation, celui de Léon Bloy, longue méditation donc, écrite à la lumière du pamphlet mi-littéraire, mi-prophétique, et surtout profondément hérétique et gnostique sur le plan trinitaire soutenant une thèse pneumatologique singulièrement déviée du dit Léon Bloy, le Salut par les Juifs , supposant de façon abominable une divinisation de Satan, dont on peut d’ailleurs constater dans ce cas frappant l’incroyable puissance séductrice, par son identification au Paraclet, thèse dont on a d’ailleurs pu vérifier depuis sa publication les puissants ravages qu’elle produit invariablement sur les esprits faibles et les bavards ignorantins absolument incultes sur le plan théologique [1].

 

 

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Prophète luciférien professant un philosémitisme gnostique,

Léon Bloy livra le secret de son hérésie pneumatologique dans le Salut par les Juifs :

 

« Il [le Paraclet] est tellement l’identique de ce Lucifer qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu’il est à peu près impossible

– fût-ce dans l’extase béatifique – de les séparer… »

(Le Salut XXXIII)

 

 

 

On se penchera donc, pour aborder cette question juive, de préférence sur la réflexion de Mgr Charles Journet, infiniment plus sérieux que Léon Bloy ou Jacques Maritain sur le plan doctrinal, qui tenta d’initier une interrogation chrétienne d’Israël, en se fondant sur l’enseignement traditionnel de l’Église, Eglise qui ne craignait pas alors d’évoquer à juste titre, c’est-à-dire avant le funeste Concile Vatican II et les délirantes déclarations de Nostra Aetate - qui vont jusqu’à soutenir que les juifs qui ne croient pas en Jésus sont inclus également dans le plan du Salut -, la substitution de l’Église à la Synagogue, Synagogue talmudique que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan et qui fut rejetée par Dieu (Apocalypse. 2, 9 ; 3, 9) en raison de son infidélité, et répudiée au profit de l’Eglise (Jésus dit aux pharisiens qui niaient sa divinité, c’est-à-dire au judaïsme rabbinique et postbiblique antichrétien [2], que leur père selon la génération charnelle était certes Abraham, mais que selon l’esprit c'était le diable (Jean VIII, 31-47), thème repris et développé par saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon St Jean, Homélie LIV, 1, Saint Augustin, Commentaire sur Jean, Discours XLII, 1, et saint Thomas D’Aquin, Commentaire sur St Jean, VIII, Lectio IV, 1201.

 

 

Charles Journet déclare donc solennellement dans son ouvrage :

 

-  « Nous voudrions adresser aux juifs un rappel. Quand ils rendent l’Église responsable, pour les avoir accusés devant l’histoire de déicide, de leurs immenses malheurs, ils oublient que Dieu, que Iahvé lui-même, en les choisissant comme unique peuple messianique et théophore, devait les rendre odieux et les désigner à l’hostilité du monde et des peuples païens, longtemps avant l’Incarnation, longtemps avant le déicide. […] Le déicide est venu. Il a empêché les juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational. Il n’a pas fait que la main de Dieu cessât de reposer sur eux. Il a fait qu’elle ne s’y repose plus comme autrefois, et qu’elle ne s’y repose pas non plus comme dans l’Église, désormais seule messianique et seule théophore, elle aussi persécutée, par le monde et parfois par eux. » (Ch. Journet, Destinées d’Israël. À propos du Salut par les Juifs, Paris, 1945, pp. 199-201.)

 

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dimanche, 11 janvier 2009

La condamnation de l'idéologie sioniste par l’Église catholique

ou les raisons théologiques de l'antisionisme chrétien

 

 

 

 

 

 

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Benoît XV (1854-1922)

 

« Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.»

 

 

 

 

 

 

L’État Juif de l'antiquité, après la destruction du Temple et la dispersion du peuple par l’Empire romain suite aux révoltes de l'an 70 et de l'an 135, a été détruit par Dieu, en punition des péchés du peuple hébreu. De ce fait pour l’Eglise, seul le Messie de Dieu, lors de son second avènement, pourra rétablir le royaume d’Israël et les juifs sur leur terre [1].

 

 

 

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Ainsi, l’Eglise conteste, pour des raisons théologiques, l'idée d'un Etat Juif, tel qu’il fut constitué selon les modalités de sa création par les sionistes, c'est-à-dire par les hommes et non par la volonté divine. Ceci explique pourquoi Saint Pie X, dès 1904, déclarait fermement à Theodor Herzl [2], père fondateur de l’idéologie sioniste : « Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n’a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus. » (Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican).

 

Cette position fut ensuite reprise et réaffirmée par Benoît XV , qui souligna de façon extrêmement explicite : « Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.» (Note en marge de la déclaration de Belfort 1917).

 

De même, dans une allocution du Consistoire le 10 mars 1919, Benoît XV exprima clairement son anxiété au sujet du plan qui devait créer en Palestine une situation privilégiée en faveur des juifs et « livrer » les monuments chrétiens à des non chrétiens - le 13 juin 1921, il s’alarmait du fait que « les Juifs ne viennent à se trouver en Palestine en position de prépondérance et de privilège ». Plus tard, il insista d’ailleurs fortement pour que les droits de l'Eglise catholique et de toutes les Eglises chrétiennes en Palestine soient scrupuleusement sauvegardés (13 juin 1921).

 

Zionist-Jubliee.jpgC’est dans ce contexte qu’en avril et mai 1922, le Patriarche Latin de Jérusalem, Mgr Barlassina, se rendit à Rome, et fit une conférence très remarquée dans laquelle il disait ceci :

 

« ...L'intention du Sionisme est la conquête de la Palestine. En vue d'en arriver à leurs fins, les Sionistes recourront à n'importe quel moyen. Protégés par les autorités britanniques, ils sont, en réalité, les maîtres de la Palestine, faisant les lois, et imposant leur volonté à toute la population. Les catholiques, les musulmans, et même les Israélites orthodoxes sont soumis à des vexations innombrables. ...ils ont à leur disposition de grandes sommes d'argent envoyées par les organisations sionistes... principalement par celles des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Avec cet argent, ils achètent les terres des pauvres musulmans ruinés par la guerre; ils fondent des écoles et parfois corrompent la conscience morale.... Comme des rapports fondés le prouvent, l'intention des Sionistes est d'exproprier peu à peu les Arabes et les chrétiens... Pour accroître le nombre de leur coréligionnaires, ils organisent l'immigration vers la Palestine de juifs russes, presque tous bolcheviques. Non moins fatale est l'oeuvre d'immoralité des Sionistes; depuis qu'ils sont devenus les maîtres de la Palestine, elle s'est terriblement répandue dans cette terre, baignée par le sang de Jésus-Christ. Des maisons-closes se sont ouvertes à Jérusalem, Haïfa, Nazareth... des femmes de mauvaise vie pullulent partout, et de honteuses maladies se répandent. Aujourd'hui, quelle est la condition des catholiques en Palestine? Subversivement, mais systématiquement, les Sionistes les accablent de toutes les vexations possibles. »

 

Civilta Cattolica, vol. 2, 1922, pp. 461-462.

 

 

 

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Pie XII

 

"Les chrétiens ont le droit d'exercer un contrôle absolu sur leurs lieux de prière. »

(Auspicia Quaedam,1948)

 

Après la seconde guerre mondiale, alors que l’on assistait à une installation massive des Juifs en Palestine dans des conditions scandaleuses à l’égard des populations locales, de nouveau le pape Pie XII ne fit pas moins de sept interventions dans des Encycliques, des discours et des messages sur la question de Jérusalem, soulignant que les « Lieux Saints devaient être préservés, que les fidèles devaient y avoir libre accès sans danger, et que les chrétiens avaient le droit d'exercer un contrôle absolu sur leurs lieux de prière. » (Auspicia Quaedam, 1 mai 1948)

Toujours dans « Auspicia Quaedam », Pie XII faisait cette demande :  « Faisons en sorte que la religion, défenseur  de  toutes  les  vertus,  puissent jouir de la liberté qui lui est due. Et faisons en sorte que le travail pacifique des hommes - placé sous les auspices de la justice et de l'élan divin de la charité - produise d'abondants fruits pour le bien de tous ». Puis, en faisant référence aux Lieux Saints, le Pape appelait à prier afin que « la situation en Palestine puisse enfin être résolue dans la justice, et que la paix et la concorde puissent enfin triompher ».

 

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La prise de Jérusalem par les croisés

 

 

Par la suite, dans son Encyclique « Redemptoris nostri », en date du 15 avril 1949, Pie XII invitait une nouvelle fois chacun, et en premier lieu les catholiques du monde entier, à s'engager à « persuader les gouvernants des nations, et ceux dont le devoir est de régler cette importante question, à garantir à la Ville Sainte et à la région environnante un statut juridique approprié, dont la stabilité ne peut être assurée que par un accord commun entre les nations qui aiment la paix et respectent les droits des autres. » Ceci avait surtout pour but, de dénier aux sionistes leur prétention à l’autorité sur les Lieux Saints, et plaider en faveur de l’internationalisation de Jérusalem.

Nous le voyons, l’Eglise d’avant Vatican II dans sa sagesse, malgré les assurances que Theodor Herzl apportait à saint Pie X quant au statut des Lieux saints, opposera toujours le fameux « non possumus » qui fut la réponse catholique traditionnelle dans son attitude face au sionisme et à l'Etat d'Israël ; une attitude antisioniste fondée sur le refus théologique durable d'un retour des Juifs sur leur terre ancestrale obtenu sans le concours de la Divine Providence, mais par l’utilisation de moyens inacceptables et de méthodes en contradiction complètes avec les lois de Dieu, dont les terribles conséquences n’ont de cesse de produire les fruits pervers dont une constante actualité nous montre les redoutables effets.

 

 

 

Notes.

 

[1] Rappelons que la position d’hostilité de l’Eglise à l’égard de la prétention à la possession des lieux saints par les Sionistes, participe d’une compréhension attentive de l’Histoire Sainte et du peuple Juif, beaucoup plus complexe que certains, dans leur naïveté, ne l’imaginent. En effet, y avait en réalité deux royaumes chez les Juifs de l'Antiquité : celui de Jacob (Israël) et celui de Juda. D’après l’oracle de Jacob dans le livre de la Genèse, le sceptre de l’autorité ne devait en aucun cas être retiré à Juda, jusqu’à ce que vienne celui qui était considéré comme « l’attente des nations, c'est-à-dire le Messie. De fait, le royaume de Juda a toujours eu la primauté sur celui d’Israël, et en même temps, ce qui est paradoxal, l’indépendance de Juda n’a vraiment existé qu’à la fin, pendant une courte période de quatre-vingts ans, de 142 à 63 avant J-C, entre la fin de la domination séleucide et le commencement de la domination romaine. Ainsi, lorsque les juifs firent appel à Pompée en 66 av. J-C, ils déclarèrent qu’ils ne souhaitaient plus avoir de roi. Ainsi se réalisait la prophétie, car Jésus Christ est venu juste après que le sceptre fût enlevé à Juda. Si l’on comprend la prophétie comme saint Augustin l’expose clairement dans La Cité de Dieu, elle s’est également réalisée en tous points, signifiant concrètement qu’il y aurait des rois en Juda avant la venue du Messie, mais qu’ils disparaîtront définitivement après sa venue. Or, la prophétie s’est réalisée de façon très frappante, car les juifs n’ont vraiment eu de rois que pendant quatre-vingts ans (tous n’étant d’ailleurs pas juifs). Ainsi, après la domination des Babyloniens, puis des Perses, des Grecs, et enfin des Séleucides, les Juifs ont eu juste assez de rois pour que la prophétie se réalise, et cela au moment prédit, c’est-à-dire juste avant la venue du Christ.  Après la mort de Jésus Christ (vers 30), les Juifs se sont entretués dans une guerre atroce. Vespasien, proclamé empereur par les légions à Alexandrie, envoya  son fils Titus en Judée, et l’armée romaine, en 70, rasa entièrement la ville, n’y laissant que trois tours et un mur. Le temple fut entièrement détruit et le sacrifice cessa définitivement. Cette destruction de la ville sainte fut un choc sans précédent depuis l’exil de 587 av. J-C, et marque la fin du royaume de Juda qui a cessé d’avoir un sens depuis la venue du Christ, ramenant les criminelles velléités Sionistes dont une constante actualité montre le fol entêtement, à une effective impiété du point de vue prophétique.

 

[2] Theodor Herzl, qui rencontra saint Pie X, multipliera les contacts avec les chefs d'État, le sultan Habdul-Hamid III, l'empereur Guillaume II et le ministre britannique Joseph Chamberlain. En 1903, celui-ci lui offrira même d'installer l'État juif en Afrique, sur le territoire de l'Ouganda, alors possession britannique. Theodor Herzl, absolument insensible à la composante religieuse du sionisme et craignant de ne jamais avoir gain de cause en Palestine, se saisira sans tarder de cette offre. Il sera suivi par Éliezer Ben Yéhouda, le créateur de l'hébreu moderne, et par le mouvement religieux ultranationaliste Mizrahi. Il réunit donc à Bâle, en août 1903, un VIe Congrès sioniste et annonce aux délégués : «J'ai une grande surprise pour vous : Sa Majesté, le souverain de l'empire britannique, vous offre un cadeau, l'Ouganda !»

 

mercredi, 07 janvier 2009

Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien

Le sionisme chrétien : idéologie perverse selon le Patriarche latin de Jérusalem

 

 

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Au moment où le Vatican vient de stigmatiser les exactions du régime sioniste à Gaza  par une déclaration relativement ferme :

 

« L'acharnement d'Israël à Gaza a renforcé la répugnance mondiale envers ce régime », a annoncé, samedi soir, le porte-parole du Vatican,  Monseigneur Federico Lombardi, à l'antenne de Radio Vatican. « Les crimes commis par les sionistes ne font qu'augmenter la répugnance mondiale envers les Israéliens et que réduire l'espoir en la paix », a constaté le porte-parole du Vatican, qui s'est dit surpris par l'ampleur des raids, déplorant le bilan lourd de ces attaques sauvages. « Israël poursuivra les opérations manu militari conte le peuple palestinien », a-t-il prévu, nous pensons judicieux de publier la « Déclaration de Jérusalem » cosignée par le Patriarche latin de Jérusalem, par le Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem, ainsi que par Monseigneur Riah Abu El-Assal, de l’ Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient et Monseigneur Munib Younan, de l’ Eglise luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.

 

 

 

 

 

 

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"Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien"

 

 

 

 

 

Communiqué du patriarche et de dignitaires d’Eglises locales à Jérusalem

 

 

« Bénis soient les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).

 

 

 

 

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Mgr Michel Sabbah

 

 

 

 

 

 

Le Sionisme chrétien est un mouvement théologique et politique qui fait siennes les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, au point de nuire à une paix juste en Palestine et en Israël. Le programme sioniste chrétien propose une conception du monde dans laquelle l’Evangile s’identifie avec l’idéologie impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme la plus extrême, il met l’accent sur des événements eschatologiques qui mènent à la fin de l’histoire plutôt qu’à l’amour et à la justice vivants du Christ. Nous rejetons catégoriquement les doctrines du sionisme chrétien comme constituant un enseignement erroné qui pervertit le message biblique d’amour, de justice et de réconciliation.

 

Nous rejetons encore davantage l’alliance actuelle entre les dirigeants sionistes chrétiens et des organisations dont font partie des membres du gouvernement d’Israël et des Etats-Unis, qui imposent à présent, de manière unilatérale et anticipée, leurs frontières et leur domination sur la Palestine. Cela mène inévitablement à des cycles sans fin de violence qui ébranlent la sécurité des peuples du Moyen-Orient et du monde entier.

 

Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien qui facilite et soutient ces politiques tout en faisant progresser l’exclusivisme racial et la guerre perpétuelle plutôt que l’évangile de l’amour, de la rédemption et de la réconciliation universels, enseigné par Jésus-Christ. Plutôt que de condamner le monde funeste d’Armageddon, nous appelons chacun à se libérer des idéologies du militarisme et de l’occupation. Qu’ils aspirent plutôt à la guérison des nations !

 

 

 

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Theodor Herzl (1860-1904)

 

 

Le théoricien du Sionisme politique qui exposa ses thèses dans son livre « Der Judenstaat, l’Etat des Juifs » en 1896. Herzl sera élu président de l’Organisation sioniste mondiale qui se donnera pour programme la reconstitution d’un foyer national sur la terre ancestrale d’Eretz Israel. Dans son livre, « Altneuland », « Terre ancienne, terre nouvelle », en hébreu, «Tel Aviv», il se livra à une description « utopique » de l’Etat qu’il envisagera selon le slogan du Mouvement Sioniste : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende… »

 

 

Nous appelons les chrétiens des Eglises de tous les continents à prier pour les peuples palestinien et israélien, qui souffrent tous les deux d’être victimes de l’occupation et du militarisme. Ces actes de discrimination transforment la Palestine en ghettos de pauvreté entourés par des implantations exclusivement israéliennes. La création d’implantations illégales et la construction du Mur de Séparation sur une terre palestinienne confisquée, ébranlent la viabilité de l’Etat palestinien ainsi que la paix et la sécurité de toute la région.

 

Nous appelons toutes les Eglises qui restent silencieuses, à sortir de leur silence et à plaider pour la réconciliation et la justice en Terre Sainte.

 

C’est pourquoi nous nous fixons les principes suivants comme une voie alternative :

 

 

- Nous affirmons que tous les hommes sont créés à l’image de Dieu. Cela implique qu’ils sont appelés à honorer la dignité de tout être humain et de respecter ses droits inaliénables.

- Nous affirmons qu’Israéliens et Palestiniens sont capables de vivre ensemble dans la paix, la justice et la sécurité.

- Nous affirmons que les Palestiniens, musulmans comme chrétiens, sont un seul peuple. Nous rejetons toute tentative de subvertir et de briser leur unité.

- Nous appelons tous les gens à rejeter le point de vue étroit du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépens des autres.

- Nous nous engageons dans une résistance non violente comme étant le moyen le plus efficace de mettre fin à une occupation illégale, afin de parvenir à une paix juste et durable.

- Nous avertissons, de toute urgence, que le sionisme chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et l’édification d’un empire.

 

Dieu demande que justice soit faite. Aucune paix, sécurité, ou réconciliation durables ne sont possibles, si elles ne sont pas fondées sur la justice. Les exigences de justice ne disparaîtront pas. Le combat pour la justice doit être poursuivi avec diligence et persistance, mais sans violence.

 

« Qu’exige de toi le Seigneur, d’agir avec justice, d’aimer la clémence et de marcher humblement avec ton Dieu. » (Michée 6, 8).

 

Telle est la position que nous prenons. Nous défendons la justice. Nous ne pouvons rien faire d’autre. Seule la justice garantit une paix qui mènera à la réconciliation et à une vie de sécurité et de prospérité pour tous les peuples de notre Terre. En prenant le parti de la justice, nous nous ouvrons au travail de paix, et œuvrer à la paix fait de nous des enfants de Dieu.

 

« Dieu se réconciliait le monde dans le Christ, ne tenant plus compte contre eux des fautes des hommes. Et il nous a confié le message de réconciliation. » (2 Corinthiens 5, 19).

 

 

Sa Béatitude le Patriarche Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem.

Archevêque Swerios Malki Mourad, Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem.

Monseigneur Riah Abu El-Assal, Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient.

Monseigneur Munib Younan, Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.

 

 

 

Samedi 7 juillet 2007

 

 

 

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