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vendredi, 14 mars 2008

Philippe Sollers : l’ « athée sexuel » et son catholicisme érotique

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             L’image que les médias donnent de l’Eglise ou du christianisme n’est pas brillante, pour le moins, des moines ou des religieuses sont présentés dans des situations grotesques, utilisés par les publicités, la foi, par les procédés les plus abjects, est ridiculisée grossièrement, et tout cela, comme il est normal, choque – enfin presque.

            Mais le plus dangereux n’est peut-être pas là au fond, car dans les réactions, parfois violentes, que suscitent ces profanations, on voit qu’il subsiste encore chez beaucoup de ceux qui furent chrétiens une saine capacité d’indignation. En effet, les plus malsaines et malveillantes insultes faites à la foi ne se trouvent pas où on l’imagine, et il se pourrait bien que les ravages commis par les écrivains en mal de célébrité, dont Philippe Sollers incarne ces derniers temps la vomitive icône, qui se font, paradoxalement, les défenseurs d’une certaine image du religieux en la caricaturant à l’extrême l’utilisant à des fins foncièrement personnelles relativement intéressées, soient sans doute les plus redoutables attaques qu’ait à subir l’héritage spirituel chrétien.

        De la sorte, ce n’est plus l’anticléricalisme qui est, aujourd’hui, le véritable danger pour le catholicisme, mais la revendication d’une appartenance ou d’une adhésion à l’Eglise par de clownesques hypocrites qui, feignant une prétendue conversion, ridiculisent les fondements de la foi au profit de leur misérable petit commerce à l’hideux mercantilisme dont la seule finalité est de faire, encore et toujours, parler de soi et vendre du papier.   

          Fort justement Jaccard s’interrogeait ainsi :  « Je me suis longtemps demandé, ce qui me débectait chez Philippe Sollers. Etait-ce ses mimiques de comploteur ahuri ? Ses bagues sur ses doigts boudinés ? Son côté bourgeois français avec femme et maîtresses ? [...] Sollers est à la littérature française ce que Mitterrand fut à la politique: un captateur d'héritage. Sollers détourna le situationnisme à des fins narcissiques; Mitterrand le socialisme pour assouvir son ambition.» (Roland Jaccard, Journal d'un oisif, Puf). Or, ce à quoi nous assistons dernièrement avec le catholicisme chez Sollers, participe bien de sa stratégie du détournement ici évoquée ; il s’agit bien pour lui, et tant d’autres à sa suite, de siphonner à grande vitesse un carburant utile à leur insupportable industrie du paraître, de mettre la main, à la hâte, sur un héritage dont il se moque totalement afin de pouvoir au maximum profiter des lucratifs dividendes sur investissement.

      La stratégie médiatique des émois religieux du nouveau converti est bien rodée, le système, parlant à temps et à contretemps des émotions mystiques du récent catéchumène, supérieurement organisé, avec les relais que sont, les maisons d’éditions, les suppléments littéraires, et les émissions littéraires.

     Ainsi, une indigne bestiole polygraphique comme Sollers, qui  aura pu écrire, comme le dit Benoît-Jeannin : « … avec la même autorité sur Breton, Vivant Denon, Guy Debord, Casanova, Jean-Paul II, Rimbaud, Pascal, Céline, Paul Morand et la suite. Faire l'éloge du dernier ouvrage de BHL dans Le Journal du dimanche. Décréter qu'une héroïne de Loft Story a une frimousse d'écrivain. Publier un péan à la gloire du feuilleton de M6 dans Paris-Match. Imposer une jeune romancière, la laisser tomber si son premier livre n'a pas marché. S'entremettre pour que le Goncourt aille à Jean-Jacques Schuhl  » (Maxime Benoît-Jeannin, La corruption sentimentale, Le Cri), sans oublier Sade, Nietzsche et la géniale pensée de Mao, étale à présent complaisamment son admiration éperdue pour l’art érotique de l’Eglise, tout en soulignant son rejet du christianisme.

     Dans un exercice ou il excelle, l’outrecuidant parangon de vanité avait expliqué le choix de son pseudo :  « Sollers, de sollus et ars : tout à fait industrieux, habile, adroit, ingénieux…. » (Philippe Sollers, Un vrai roman, Mémoires, éditions Plon), l’actuelle industrie du pitoyable érotomane, confirmant ses orientations primitives à l’infect projet, est aujourd’hui tournée vers l’exploitation du nouveau filon à la mode, un catholicisme charnel et sexuel sans le Christ, ainsi qu’il le déclare au Monde des Religions :
- « Il est certain que j’ai un rapport personnel à la transcendance et au sacré, mais de là à dire que je suis croyant… Je ne sais pas. Le côté « ecclésiastique » du mot ne me convient pas. Je suis un athée sexuel. Je ne suis pas dans l’illusion de croire que l’on continuerait à réciter quelque chose de religieux pour éviter l’activité sexuelle. » (Le Monde des Religions, mai-juin 2006, n°17.)

Le plus hilarant dans cette comédie du sacré se parant d’un vernis catholique où l’érotisme tient une place non négligeable, c’est de voir à quel point les serviles cireurs de godillots et les petits scribouillards fraîchement édités, viennent astiquer le membre viril de l’industrieuse diva ingénieuse de chez Gallimard directrice de la revue « l’Infini », frottant comme des forcenés sur les parties intimes de sa « Majesté » pour en extraire la divine semence, l’encensant  en abondance tels des sous-diacres soumis et courbés devant la liturgie d’un Monsignore de la curie, ainsi qu’en témoignent ces lignes ridicules par leur servilité de Fabrice Hadjadj :

         - « Philippe Joyaux, bientôt sous son nom d’écrivain, Philippe Sollers, va mener au fil de sa vraie vie. Un combat pour quel objectif, pour quelle victoire ? Ceux d’une œuvre, cette œuvre, la sienne, sur laquelle il revient, qu’il commente, l’éclairant des moments-clés de sa biographie, De son premier roman, Une curieuse solitude, jusqu’à Une vie divine paru l’an dernier, on suit les mille péripéties de ce qu’on peut appeler ses guerres de libération. Combien d’épigones debordiens qui n’en sont jamais que les courtisans ? Le négatif ne suffit pas. Il faut du positif. Sollers l’entrevoit. Il sait que pour lutter contre cette fantômatisation de l’existence qui ne peut déboucher que sur la «fabrication des corps», il faut revenir à l’esprit de la chair et donc, par Dionysos afin d’éviter toute régression puritaine, au mystère de l’Incarnation. De là son affirmation baroque : Titien, Bernin, Rubens, et ce vin de Bordeaux qu’une consécration peut convertir en sang du dieu…[…] Sollers songe aussi à une échappée où le mythe et la raison s’épousent dans un catholicisme purgé de «sa moraline sexuelle idiote. » (Fabrice Hadjadj, Monde Francophone). mondesfrancophones

      Cette littérature d’alcôve et de bidet est effectivement à vomir, et l’on aimerait laisser ces « joyaux », pardon joyeux plaisantins à leurs jeux interdits en s’amusant de les voir « revenir à l’esprit de la chair et donc, par Dionysos afin d’éviter toute régression puritaine, au mystère de l’Incarnation » , et s’exercer fébrilement, en des pamoisons extasiées on l’imagine, au dépassement fiévreux et empourpré de la « moraline sexuelle idiote » - charmant programme pour des ébats décomplexés et des positions expertes entre deux prières et une génuflexion !
La conclusion de cette note, qui montre ce qu’il en est de la vérité qu’il faut conférer à ses présentes déclarations littéraires, laissons-là  à l’ignoble athée sexuel qui déteste le pape  :

     - « Je suis athée, cela va de soi, mais sans plus, démocrate inné, féministe et progressiste, homophile, négrophile, arabophile, judéophile, antipédophile mais gayphile. Conjugalophile mais sexophile. Je déteste le pape, je préfère n’importe quelle religion à la sienne, bien que toutes les religions soient à rejeter par principe. Je ne connais qu’une valeur : l’homme. Et puis après ? Eh bien, c’est tout simple : l’homme. »  (Philippe Sollers, une Vie divine, Gallimard, 2006, p. 289, sq.)
 
 
 
 

 

 

20:02 Publié dans Polémique, Réflexion, Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (109) | Tags : littérature, poésie, critique, critique littéraire |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 01 mars 2008

Linceul de Turin : la datation au Carbone 14 est fausse

 

 

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L’institut de l’accélérateur radiocarbone d’Oxford avait conclu, dans une étude publiée en 1988, que le linceul de Turin n’était pas authentique. Or, son directeur, Christopher Bronk Ramsey, a déclaré il y a quelques jours à la BBC qu’il s’était peut-être trompé en le datant de 1260 à 1390 après Jésus-Christ. De nombreux savants avaient déjà critiqué cette datation, mais l'aveu de ce scientifique est un véritable pavé dans la mare.

En 2005, une étude avait prouvé que l’échantillon prélevé pour les analyses n’était pas représentatif. Les parties de l’échantillon qui avaient été transmises aux 3 laboratoires pour la datation n’étaient pas semblables en termes de concentration en carbone 14. 3 experts en textiles anciens ont observé un cliché de l’échantillon prélevé avant sa subdivision. Tous 3 ont repéré un raccommodage couvrant en partie les échantillons prélevés. L’échantillon analysé était donc issu d’un racommodage qui aurait été effectué après le XIIIe siècle. Par ailleurs, la procédure n’avait pas été respectée : un seul échantillon avait été prélevé au lieu des 7 qui auraient dû être examinés et aucune analyse microscopique ou chimique n’avait été faite.

 

 

A l'inverse, les indices d’authenticité sont multiples :

  • Un tissu parfaitement identique au saint suaire, provenant du fort de Massada (Israël) est conservé dans le Musée de Jérusalem. Sa datation a été prouvée et tous les détails de sa fabrication prouvent qu’il vient du même atelier de tissage que celui du saint suaire.
  • Les pollens trouvés sur le linceul jouent un rôle important. Chaque pollen a une origine spécifique et ceux trouvés sur le linceul proviennent d’Anatolie et de Jérusalem, ainsi que du fleuve du Bosphore, ce qui accrédite l'idée selon laquelle le saint suaire, parti de Jérusalem, serait  passé par l’Anatolie, Odessa et Constantinople.
  • Les empreintes de monnaie inscrites dans le linceul au niveau des paupières, apposées pour fermer les yeux du mort, sont parfaitement similaires à d'autres exposées à Budapest, qui datent de l’an 30 après Jésus-Christ.






Source

Le Salon beige 

 Les mystères de l'empreinte

 

 

 

 

 

23:19 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : saint suaire, datation, turin, catholicisme, religion |  Imprimer | | | | | Pin it!

dimanche, 05 novembre 2006

Non-lieu sur un schisme

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Vingt réponses aux excommuniants

 

 
Abbé Christophe Héry 

 

A l'heure où s'engagent des pourparlers entre le pape Benoît XVI et le successeur de Mgr Lefebvre, ce livre présente vingt réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de la fraternité Saint-Pie X et de sa situation dans l'Eglise. A partir des pièces principales du dossier, sont aussi posées les interrogations majeures pour l'avenir de l'Eglise et de sa Tradition.

Mieux qu'un livre blanc, Non-lieu sur un schisme est une synthèse nouvelle qui montre la cohérence de la position juridique et doctrinale de la position Traditionelle dans l'Eglise, troublée depuis trente ans par la suppression de la messe grégorienne et la réception du concile. Il interroge l'Eglise sur "le traditionalisme "de Vatican II.

L'ouvrage est réparti en vingt questions que l'on peut aborder séparément, il clarifie pour tous les notions de schisme, d'excommunication, de juridiction et  de communion au sein de l'Eglise catholique. Il éclaire d'un feu nouveau le débat sur la Messe, sur la Tradition vivante et sur l'unité de l'Eglise, par des analyses de faits et de documents souvent méconnus. En annexe sont réunies les pièces maîtresses du dossier. L'excommunication n'ayant pas porté remède à la crise, ce livre offre en final une ouverture nouvelle, le magistère authentique est-il au-dessus de la Tradition?

mercredi, 23 août 2006

Gentil n'a qu'un oeil

 

 

 

ou l'engagement volontaire de Günter Grass dans les Waffen SS

 

par

Jean Mansion 

 

 

 

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 Défilé de gardes SS

 

 

 

L'auteur du "Tambour" (1959), né le 16 octobre 1927, a révélé vendredi 17 août, pour la première fois, s’être engagé dans les Waffen SS, plus exactement, au sein de la division Frundsberg, terrible unité d'élite nazie, épisode qu'il avait jusqu'à présent toujours masqué et qui a suscité de vives réactions. L'enrôlement de Günter Grass sera donc passé inaperçu pendant 61 ans, jusqu'à ce que l'écrivain allemand révèle lui-même cette page sombre de son histoire. Certes, cet aveu intervient alors que Günter Grass publie son autobiographie "Beim Häuten der Zwiebel" ("En épluchant les oignons") dans laquelle il revient longuement sur cet épisode, et sa maison d'édition Steidl a d’ailleurs annoncé mercredi qu'elle mettait dès à présent en vente le livre alors qu'il ne devait paraître initialement que le 1er septembre. Mais comment, celui qui s’érigea en véritable « conscience morale » de l’Allemagne d’après-guerre, développant, à qui voulait l’entendre, un discours permanent sur le nécessaire repentir, revenant sans cesse sur les grands thèmes de la culpabilisation à outrance, chassant le moindre signe de complaisance à l’égard du passé national-socialiste de son pays, a-t-il pu vivre avec ce secret pendant toutes ces années ?

Il vient de déclarer platement : « il fallait que cela sorte, enfin...», simples mots par lesquels Günter Grass, prix Nobel de littérature 1999, conscience de l'Allemagne démocratique et grande figure intellectuelle de l'après-guerre, a justifié sa décision de révéler une page sombre de son histoire personnelle. Pour ne rien nous épargner, celui qui ne manqua pas de dire tout le « bien » qu’il pensait de Heidegger, affirme à présent : «Pour moi, et je suis sûr ici de mes souvenirs, les Waffen SS n'avaient rien d'atroce, c'était une unité d'élite qui était toujours engagée là où ça chauffait» ; propos ahurissants chez cet écrivain de gauche, compagnon de route de longue date du Parti social-démocrate (SPD). Jusqu'à présent, Grass affirmait avoir servi à partir de 1944 dans la défense antiaérienne, avant d'avoir été fait prisonnier par les Américains. Nous voyons qu’il n’en fût rien, et l’on se demande, en s’emprisonnant dans une telle schizophrénique situation de mensonge et dissimulation, comment il a pu vivre sa culpabilité, projetant sur une société entière et un peuple, «une honte», mot qu’il affectionnait entre tous, qui était en réalité la sienne. Au soir de sa vie, l'écrivain qui la consacra à « confronter » l'Allemagne à son histoire et à s’ériger en véritable juge de ses compatriotes, a compris qu'il devait faire la lumière sur sa propre histoire. Mais pourquoi si tard ? Pouvons-nous nous interroger, alors qu'il a eu mille occasions de délivrer son aveu plus tôt.

Son biographe, Michael Jürgs, s'est dit «personnellement déçu», évoquant la «fin d'une instance morale». Lors de la remise de son prix Nobel à Stockholm, Günter Grass avait rappelé venir du «pays où l'on a un jour brûlé les livres». Quelle portée auraient eu ces propos si l'Allemagne à l'époque avait su ? Se demandent aujourd'hui nombre de critiques littéraires. Et pourquoi cet aveu dans la torpeur du mois d'août, juste avant la publication de son autobiographie ? «Cette révélation a le goût de la promotion », de son prochain livre, jugeait acerbe le quotidien Bild dimanche. Elle nous montre surtout, outre la constante fausseté des prétendues « vertus humaines », pour reprendre un thème largement débattu ici récemment, la constante et pertinente valeur de cette immémoriale sentence bien connue de nos grands mères : « Gentil n’a qu’un oeil » !

 

 

 

18:25 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (82) | Tags : Polémique, Actuallité, Gauche, Réflexion, Littérature, Günter Grass |  Imprimer | | | | | Pin it!