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mercredi, 25 mars 2009

Le préservatif : la grotesque et ridicule icône de la culture de mort !

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Benoît XVI s’oppose de toutes ses forces par ses récentes déclarations à la culture de mort, dont le préservatif est devenu l’emblème, le symbole intouchable, l’icône grotesque par excellence, au point de susciter des réactions délirantes de toutes parts. En effet, une civilisation entière semble aujourd’hui s’identifier à un objet en plastique distribué scandaleusement de façon indistincte, depuis les grand-mères depuis longtemps ménopausées jusqu’aux jeunes enfants pré-pubères, à la sortie des écoles et des églises, telles d'innocentes pastilles à la menthe, objet qui ne protège ni du vice, ni de la perversion des mœurs, ni de la désorientation spirituelle, ni de la ruine de l’âme.


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Les préservatifs sous forme de chrysanthèmes

sur le tombe de la civilisation


Qu’un pape rappelle les exigences de l’Evangile qu’y a-t-il d’extraordinaire à cela ? Qu’un souverain pontife, affirme que la solution n’est pas le laxisme en matière sexuelle, en encourageant des soi-disant « relations protégées » (qui sont d’ailleurs parfois refusées par les homosexuels eux-mêmes ), alors qu’elles ne protégent en réalité en rien le devenir spirituel de l’esprit de l’homme qui possède son authentique vocation dans la sainteté, en quoi cela est-il étonnant ?

 

En réalité, ce que beaucoup, y compris parmi les chrétiens et non des moindres, ne comprennent pas, c’est que par sa mission confiée à elle par le Christ, l'Eglise n'a pas à se trouver en phase avec « le monde ». La raison d'être de l'Eglise est au contraire d’être un signe de contradiction, d'éclairer le monde, d'être la « lumière du monde », en ne ménageant ni ses critiques, ni ses vigoureux rappels de la Loi Divine. Le monde, vit dans les ténèbres, il a pour Prince Satan et se trouve sous la domination de ses légions. Ses valeurs sont des valeurs ténébreuses qui ne peuvent que le conduire à refuser les lumières de l'Eglise qui est logiquement qualifiée d'obscurantiste, car ici-bas tout est inversé, rien n’est à sa place ; comme le disait Joseph de Maistre, l’ordre de la nature, depuis la Chute, est une « contre-nature ». Il est donc important, en ces instants, de méditer les Paroles de Jésus, qui projettent sur ces sujets, un éclairage surnaturel et nous montrent la perspective véritable du chrétien en ce monde : « Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Qui croit en Lui n'est pas jugé, qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils Unique de Dieu. Et tel est le jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient démontrées coupables, mais celui qui fait la vérité vient à la lumière afin qu'il soit manifesté que ses oeuvres sont faites en Dieu. » (Jean 3, 17-22)

 

 

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"Dis-moi comment avoir une partie de jambes en l’air tranquille..."

 

En raison de son intérêt, nous reproduisons l’entretien réalisé avec Dominique Morin , malade du sida, qui remercie le Pape d’avoir brisé un tabou., réagissant à la polémique actuelle et expliquant pourquoi le préservatif répond à une absurde logique.

 

 Avez-vous jugé scandaleux les propos récents de Benoît XVI ?


Ce que je trouve scandaleux, ce sont ces choeurs de vierges effarouchées. Qu’a dit Benoît XVI ? L’homme ne peut se résigner à vivre des comportements sexuels à risque (vagabondage sexuel ou homosexualité), ni la société fonder une prévention du sida sur l’échec. Il a rappelé que l’homme est doté d’une raison, d’une liberté, et qu’il est capable de poser des actes. La réponse à donner au sida est dans ses moyens de propagation. Le seul moyen sûr d’endiguer le risque est d’éviter les comportements à risque. C’est du simple bon sens, mais ce n’est pas le mieux partagé à l’heure actuelle ! Alors je dis merci au Pape d’avoir brisé un tabou.

Benoît XVI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions.


 N’est-ce pas rendre service aux jeunes que de leur recommander le port d’un préservatif ?


Je témoigne dans les écoles depuis quinze ans. Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’une sexualité pulsionnelle, instinctive, est leur seul horizon. Or, derrière leur demande "Dis-moi comment avoir une partie de jambes en l’air tranquille" se cache une aspiration profonde, le désir d’aimer sans savoir comment s’y prendre. Dire qu’un jeune est obligé d’avoir des relations sexuelles pour se découvrir et apprendre à aimer correspond à la logique freudienne, qui est fausse. Pour des catholiques, faire de Freud un docteur de l’Eglise en dit long sur leur vision de l’homme !

Il existe une autre voie que celle de la pornographie, la masturbation, les relations instables. Oublier de leur dire cette vérité revient à leur mentir. Celui qui leur dit d’utiliser un préservatif se lave les mains et s’offre une bonne conscience à peu de frais. Le jeune se retrouve face aux limites du moyen et de relations sans confiance. Le préservatif est un leurre et une escroquerie !

 

 Vous êtes vous même porteur du HIV. Quel a été votre parcours ?


Dans les années 80, je vivais dans la délinquance, la drogue, le sexe, et la violence politique. En 1986, j’ai commencé à me convertir. Je n’en pouvais plus de toute cette violence. Par la pratique religieuse, j’ai découvert une joie que je ne connaissais pas. J’ai décidé de me confesser, persuadé de me faire jeter ! Or j’ai rencontré la miséricorde de Dieu, à travers le sourire bienveillant du prêtre et son absolution. Puis j’ai découvert en 1993 que j’étais infecté du sida, en phase 4. J’étais fichu.


 Vous parlez de politique de prévention, comme le Saint-Père. Ce discours peut-il tenir face à un séropositif ?


Il existe bien sûr des cas d’exception, mais une morale ne se détermine pas en fonction d’un échec ni d’un mal. Jamais l’Eglise n’a dit d’aller s’infecter sans préservatif. Certaines pulsions sont parfois si fortes, notamment chez les homosexuels, que la personne n’est pas toujours capable, malgré ses efforts, d’y résister. Dans ce cas-là, bien sûr, le prêtre invite à ne pas en plus propager la mort.


 Comment avez-vous tenu ce pari de la chasteté ?


Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis 29 ans et c’est pour moi le seul moyen complètement sûr de ne pas transmettre le virus. Je ne suis pas meilleur que les autres malades. Ma conversion m’a fait changer de perspective sur moi, mon corps, ma relation aux autres. La prière et les sacrements m’ont donné les grâces nécessaires pour déraciner en moi des habitudes et combattre ma faiblesse. J’ai appris à me "domestiquer". J’ai aussi découvert des relations chastes avec des filles. L’abstinence sexuelle est parfois difficile, mais le plaisir dont cela me prive ne me manque pas tellement, au regard de la vie apaisée que je connais aujourd’hui.


 Vous êtes-vous senti condamné par l’Eglise ?


Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida.

 

 Beaucoup accusent l’Eglise aujourd’hui...


C’est oublier que l’Eglise fut la première à se soucier des sidéens. Dès les années 80, aux Etats-Unis, le Cardinal O’Connor a ouvert un service spécial pour les accueillir, alors qu’on ignorait encore les risques de contamination. Mère Teresa est venue créer le premier centre "The gift of love" à New-York, dédié aux malades du sida. Il en existe plusieurs aujourd’hui, à travers le monde.

L’Eglise veut le bonheur de l’homme. Le Pape tient son rôle de père, de pédagogue, lorsqu’il rappelle que l’homme est destiné à aimer en vérité, et non dans le mensonge, dans la peur et le risque de la mort. Il nous montre un chemin exigeant, sans chercher à plaire ni à séduire. Le sida se propage par le multi partenariat. Le seul moyen de l’endiguer est de revenir à la racine de l’amour. Chacun aspire à l’amour vrai, fondé sur la confiance. Voilà le véritable enfer : non pas être puni des conséquences de son péché, mais avoir peur d’aimer.

 

Sources :


Famille chrétienne

Dominique Morin

22:38 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (103) | Tags : préservatif, société, actualités, pape, afrique, homosexualité, médias |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 20 février 2009

L'ISLAM : UNE HÉRÉSIE BLASPHÉMATOIRE

 

 

Par PATRICK FERNER

 

 

 


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« S'il y a une chose que les islamistes redoutent par-dessus tout,

c'est qu'on porte à la connaissance du public tous les versets guerriers,

haineux et vengeurs qui représentent à peu près un tiers du Coran.

Ce qui revient à dire que la meilleure arme que l'on puisse utiliser contre l'islam,

c'est le Coran lui-même. »

 

 

« L'islam est la seule religion au monde qui prône dans ses textes,

l'anéantissement de toutes les autres.»

 

 

 

Nous avons le plaisir de mettre à la disposition de nos lecteurs, à propos d’un sujet vital et d’actualité s’il en est, afin que soit faite toute la lumière sur la nature réelle de l’islam - dont il convient, ainsi que nous y invitent les docteurs de l'Eglise (s. Jean Damascène, s. Thomas d'Aquin, etc.), de faire une critique théologique - au moment d’ailleurs où les pires âneries ont été colportées depuis des décennies à la suite des déclarations du Concile Vatican II, un texte fort intéressant et documenté de Patrick Ferner, texte portant sur la nature de l’islam dont il apparaît de plus en plus clairement qu’il relève de la grossière et patente hérésie blasphématoire, ainsi qu’il est démontré dans les lignes instructives de cette note qu’on lira avec grande attention.

 

 

« L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un,

vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre,

qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu,

même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers.

Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale,

Marie, et parfois même l'invoquent avec piété.

De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités.

Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. »

 

(Nostra Aetate, chap. 3).

 

 

 

Il faut croire que les rédacteurs de ce texte n'ont jamais lu le Coran,

y compris Jean-Paul II.

 

 

 

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Jean-Paul II embrassant le Coran !

 

 

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"Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du Ciel

en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile

tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver."

 

  

 

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Benoît XVI priant dans la Mosquée bleue d'Istanbul, dite du Sultan Ahmet,

le 30 novembre 2006, en compagnie du grand mufti Mustafa Cagrici.

 

 

 

Nous avons constaté que ceux qui ont une attitude bienveillante, pour ne pas dire naïve à l'égard de l'islam et ceux qui sont remontés contre lui ont un point commun : Ils n'ont jamais lu le Coran. Or s'il y a une chose que les disciples de Mahomet redoutent par-dessus tout, c'est qu'on porte à la connaissance du public tous les versets guerriers, haineux et vengeurs qui représentent à peu près un tiers du Coran. Ce qui revient à dire que la meilleure arme que l'on puisse utiliser contre l'islam, c'est le Coran lui-même.

 

Dans cette perspective, il est nécessaire d'en prendre connaissance afin de dénoncer son caractère à la fois hérétique et blasphématoire. [1]

De prime abord, la lecture du Coran laisse une impression étrange : d'un côté, il y a des invocations à Allah qui constituent les prières des musulmans, lesquels, pour la plupart, s'en tiennent à cet aspect de leur livre sacré, et d'un autre côté, on y trouve des appels au meurtre, voire au massacre, à la haine religieuse.

 

Lecture du Coran, mode d'emploi

Cela s'explique par le fait qu'il y a deux Mahomet : l'un, fasciné par l'exemple de Jésus, pieux, sensible à la tendresse et la douceur, l'autre, celui de Médine, véritable chef de clan, organisant des razzias, ordonnant des massacres, ou des assassinats comme le ferait de nos jours un parrain de la maffia lançant des "contrats" sur la tête de ses ennemis. Cela correspond à deux périodes de sa vie symbolisées par deux villes, La Mecque et Médine : né vers 570 apr. JC, il vécut à La Mecque, menant une existence de notable jusqu'en 622, monogame et fidèle à sa femme, Khadîdja. Mahomet, qui ne supportait pas l'abondante diversité des rites païens qui sévissaient à l'époque en Arabie, prêchait une religion dans laquelle tous les Arabes pourraient se reconnaître.

Les Mecquois se moquèrent de lui, moqueries qui confinèrent même à une hostilité à son égard, à tel point qu'il dut fuir à Médine, et ce fut l'Hadjira, qu'on traduit soit par fuite (traduction violemment rejetée par les musulmans), soit par émigration, l'Hégire, qui marque le début du calendrier islamique, pour nous le 16 juillet 622, date à laquelle Mahomet et son clan s'installèrent à Médine. Pour comprendre le Coran, il faut distinguer entre les versets pré-Hégire et les versets post-Hégire regroupés par chapitres appelés sourates. Là où les choses se compliquent un peu, c'est que les sourates ne respectent pas la chronologie de ces deux types de versets et elles sont classées par ordre de taille décroissante (à l'exception de la première qui n'est qu'un prologue), soit 286 versets pour la deuxième sourate, et 6 pour la dernière (114ème).

Deuxième clé de compréhension, les versets post-Hégire sont dit "abrogeants" lorsqu'ils reviennent sur des thèmes déjà traités par les versets de la période mecquoise : c'est ainsi que Mahomet tient des propos bienveillants à l'égard des chrétiens et des juifs, alors que les versets de Médine les vouent aux gémonies, et c'est donc ces derniers qui abrogent les versets précédents. Il est donc facile pour les musulmans de faire croire à tous ceux qui ne connaissent pas le Coran, de ne citer que les versets pré-Hégire pour leur présenter l'islam comme une religion d'amour et de tolérance à l'égard des autres religions, surtout quand ils revendiquent l'héritage judéo-chrétien :

"Il [Allah] a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'évangile". (S.3, v.3)

"Dis : “Nous croyons en Allah, à ce qu'on a fait descendre sur nous, à ce qu'on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux; et c'est à Lui que nous sommes soumis”". (S.3, v.84)

A la base, les musulmans sont fortement attachés à la filiation abrahamique :

"Dis : “C'est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d'Abraham, Musulman droit. Et il n'était point des associateurs”". (S.3, v.95)

 

 

 

Une prétendue filiation abrahamique

 

 

 

Les musulmans se réfèrent à Abraham par l'intermédiaire d'Ismaël, cet enfant qu'Abraham eut avec une servante égyptienne, Agar. Que nous dit la Bible à ce sujet ? Abram, et son épouse, Saraï, se désespéraient d'avoir une descendance, d'autant plus que cette dernière avait passé l'âge d'enfanter. C'est alors que celle-ci mit carrément sa servante, Agar, dans le lit de son époux : " Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. Et Saraï dit à Abram : " L'outrage qui m'est fait retombe sur toi. J'ai mis ma servante dans ton sein ; et quand elle a vu qu'elle était enceinte, elle m'a regardée avec mépris. Que l'Eternel soit juge entre toi et moi ! Abram répondit à Saraï : " Voici, ta servante est en ton pouvoir ; agis à son égard comme tu le trouveras bon ". Alors Saraï la maltraita ; et Agar s'enfuit loin d'elle. L'ange de l'Eternel la trouva près d'une source d'eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Schur. Il dit : " Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu ?, et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis loin de Saraï, ma maîtresse. L'ange de l'Eternel lui dit : " Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu'on ne pourra la compter ". L'ange de l'Eternel lui dit : " Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'Ismaël ; car l'Eternel t'as entendue dans ton affliction. Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères ". [...] Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram donna le nom d'Ismaël au fils qu'Agar lui enfanta" (Genèse, XVI, 4-16).

 

Donc, Ismaël n'est pas appelé à une alliance avec Dieu à travers sa descendance, puisqu'il est né à la fois d'une Egyptienne et d'une union illégitime. Ceci est confirmé plus loin lorsque l'Eternel apparaît à Abram (dont le nom signifie "père élevé") pour le renommer Abraham ("père d'une multitude") en l'instaurant père d'une multitude de nations ; mais surtout, il lui annonce que Saraï, qu'il doit désormais appeler Sara, donnera naissance à un fils : "Et Abraham dit à Dieu : " Oh ! Qu'Ismaël vive devant ta face! " Dieu dit :" Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils ; et tu l'appelleras du nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. J'établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t'enfantera à cette époque-ci de l'année prochaine " (Genèse, XVII, 18-21). Et que devint Ismaël ? La Bible en termine avec lui en nous donnant sa postérité, et ses fils devinrent les douze chefs de leurs peuples. Ismaël finit ses jours paisiblement.

 

La filiation abrahamique revendiquée par l'islam est non seulement nulle et non avenue, mais elle constitue un contresens complet, puisque, comme on vient de le voir, elle va à l'encontre de la volonté divine. Et si l'on s'en tient à des considérations purement géographiques et anthropologiques, quel lien peut-il y avoir entre Ismaël, vivant au pays de Canaan, la Palestine actuelle, et les populations de la péninsule arabique? Aucun. Mais ces affabulations ne s'arrêtent pas là :

 

"Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison [La Kaaba] : "Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient". (S.2, v.127)

Donc, la Kaaba, selon le "prophète", fut construite par Abraham et Ismaël ! Et René Guénon (dont les ouvrages figurent en bonne place à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Paris) en rajoute:

"Le Nom El Shaddaï est, vous le savez, celui qu’on dit avoir été invoqué plus particulièrement par Seyidna Ibrahim [Abraham] ; il est plus que probable que, en général, on ne doit guère comprendre quel rapport il peut y avoir entre celui-ci et les rites des constructeurs (je n’ai d’ailleurs jamais vu soulever cette question nulle part) ; mais ne pourrait-on pas dire que ce rapport résulte de ce qu’il bâtit de ses mains la Kaaba avec Seyidna Ismaîl ?" [2]

 

Là, on est en plein conte oriental ; toutefois, Mahomet ne s'arrête pas là : il détourne à son profit le Christ pour tenter de se légitimer.

 

 

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"Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi,

jusqu'à ce que tu suives leur religion.

- Dis : “Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction”.

(S.2, v.120)

 

Une lamentable appropriation du Messie

 

Mahomet dénie au Christ sa qualité de Fils de Dieu :

"Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur." (S.4, v.171).

En fait, voilà où Mahomet veut en venir :

Et quand Jésus fils de Marie dit : “ Ô enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera “Ahmad”. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : “C'est là une magie manifeste”. (S. 61, v.6)

Mais là, on atteint le sommet du ridicule :

"Et à cause leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah”... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué". (S.3, v.157)

En résumé, Jésus n'est que le Prophète annonçant Muhammad, grâce à Marie que les musulmans honorent en tant que mère du Messie. Ce qui est risible, c'est d'affirmer que la crucifixion du Christ n'est qu'une mise en scène! Pour notre "prophète", la Trinité, c'est le Père, Jésus et Marie et non le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

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"Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix

alors que vous êtes les plus hauts,

qu'Allah est avec vous,

et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres".

(S.47, v.35)

 

 

Un pitoyable syncrétisme

 

"4 ou 5 chapitres du Coran sont assez agréablement tournés, j’en conviens ; mais... qu’est-ce que peuvent faire 5 chapitres pour racheter les prodigieuses niaiseries, les maximes jetées sans ordre, les hiéroglyphes bizarres, les non-sens habituels et les flagrantes contradictions qui remplissent les 114 chapitres de ce tome indigeste ?" […] "Mahomet emprunte à chacune des religions existantes à son époque une portion de ses doctrines, et de cet amalgame incohérent qui prétend ménager le chrétien, le juif, le sabéen, l’idolâtre, il forme son symbole et lui donne pour suprême couronnement son aphorisme : ’Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète’... Il se fonde sur l’amalgame des doctrines, et se couronne par l’orgueil de la personne"... […]"Dans le Coran je n’ai rien trouvé de bien neuf. Presque tout, excepté les infamies, y est emprunté et contrefait. Ce qui est vrai se trouve dans le Pentateuque et dans l’Evangile ; ce qui est faux, dans le Talmud, dans les légendes arabes ou sabéennes, dans les évangiles apocryphes... Or, on voudrait faire descendre fraîchement du Ciel ce qui est déjà vieux sur la terre, et ce que je rencontre au fond de la boue !" [3]

Ce syncrétisme n'empêche pourtant pas un monothéisme obsessionnel et sectaire :

"Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : “En vérité, Allah c'est le Messie, fils de Marie.” Alors que le Messie a dit : "Ô enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur”. Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs "! (S.5, v.72)
"Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : “En vérité, Allah est le troisième de trois.” Alors qu'il n'y a de divinité qu'Une Divinité Unique ! Et s'ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d'entre eux". (S.5, v.73)

Pour Mahomet, la Sainte Trinité consiste à ajouter, selon lui, des "associés" à Allah, ce sont donc des mécréants (ou infidèles) :

"Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne quelqu'associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelqu'associé commet un énorme péché". (S.4, v.48)

On voit tout de suite ceux qui sont visés dans ces diatribes : les chrétiens.

 

 

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"Et tuez-les [les chrétiens], où que vous les rencontriez;

et chassez-les d'où ils vous ont chassés :

l'association est plus grave que le meurtre.''

(S.2, v.191)

 

 

 

Antichristianisme virulent

 

"Et les Juifs disent : “Les Chrétiens ne tiennent sur rien”; et les Chrétiens disent : “Les Juifs ne tiennent sur rien”, alors qu'ils lisent le Livre ! De même ceux qui ne savent rien tiennent un langage semblable au leur. Eh bien, Allah jugera sur ce quoi ils s'opposent, au Jour de la Résurrection". (S.2, v.113)


"Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : “Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction”. Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur". (S.2, v.120)

"Abraham n'était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n'était point du nombre des associateurs". (S.3, v.67)


Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. (S.5, v.51)

 

Les chrétiens sont considérés comme mécréants, voici le sort qui leur est réservé :

"Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants". (S.2, v.191)

 
"Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux". (S.9, v.5)
 


"La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment". (S.5, v.33)


"Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions". (S.47, v.4),


"Il les guidera et améliorera leur condition". (S.47, v.5)


"Et les fera entrer au Paradis qu'Il leur aura fait connaître. (S.47, v.6)

 

"Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu'Allah est avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres". (S.47, v.35). En clair, on fait la paix quand le rapport de force est défavorable, le djihad n'étant que partie remise : il ne s'arrête jamais.

Ces versets sont blasphématoires : Comment peut-on faire croire que non seulement Dieu, bon et miséricordieux ordonne de massacrer une partie de l'humanité et de surcroît récompense les criminels en les faisant entrer au paradis ?

 

Hérésie et blasphème : le dieu de Mahomet n'est pas le vrai Dieu !

 

"Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l'égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas "? (S.45, v.23)


"Et quoi ! Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle... ? - Mais Allah égare qui Il veut, et guide qui Il veut - Que ton âme ne se répande donc pas en regrets pour eux : Allah est Parfaitement Savant de ce qu'ils fabriquent". (S.35, v.8)

Ceci est en totale contradiction avec le plan divin, tel qu'il apparaît dans la Bible : l'Eternel, ayant créé l'homme à son image, ne cesse, depuis Adam, de le ramener à lui à chaque fois qu'il chute, pour au bout du compte, lui envoyer son Fils afin de racheter tous les péchés. Ce sont donc les hommes qui s'égarent et qui se coupent de Dieu qui, Lui, ne les abandonne jamais. Mais affirmer, comme le fait Mahomet, que Dieu "égare sciemment" une partie de l'humanité, cela revient à lui attribuer un rôle satanique, car c'est le Diable qui divise et là on est en plein dans le blasphème. Dans l'esprit du "prophète" ceux qu'Allah guide sont les musulmans et ceux qu'il égare n'adhèrent pas au Coran.

 

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Mgr Pavy, évêque d'Alger, déclarait en 1853 :

"L’islam est une prétendue religion...

Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel

en un lieu de prostitution, dont les orgies

dépassent en lubricité multiple et stérile

tout ce que l’idolâtrie elle-même,

dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver."

 

En réalité, le Dieu de Mahomet n'est qu'une projection humaine ainsi que l'expliquait Mgr Pavy en 1853 dans un Sermon :

"Est-ce le Dieu véritable que le dieu de Mahomet ? Non ! Le faux prophète a donc fait un dieu nouveau ? Pas davantage. Il a fait de son dieu ce qu’il a fait de tout le reste, un bizarre assemblage des qualités les plus opposées ; il l’a arrangé à sa façon. Son dieu unique, mes frères, est si faible qu’il n’ose jurer par lui-même!... Son dieu unique est le plus cruel des tyrans, puisqu’il fait lui-même tout dans l’homme, jusqu’au péché, puisqu’il ordonne à tous de croire à la nouvelle révélation du Coran, et déclare en même temps qu’il ne veut pas que les infidèles puissent y croire. Son dieu unique est un dieu sans cœur ; il n’aime pas, et il ne demande pas qu’on l’aime !

Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ?

Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme... Cet homme, Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous !" [4]

 

 

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"Mahomet, vaincu par la chair,

accepte comme une loi divine sa domination absolue,

par ses instincts les plus indignes."

 

 

La vraie nature de l'islam

 

"Le Coran exprime, en de pompeuses paroles, les grandes idées des vertus naturelles, et lâche en même temps ouvertement la bride aux penchants les plus violents et les plus sulfureux... Il supprime les remords en introduisant le fatalisme... Mahomet, vaincu par la chair, accepte comme une loi divine sa domination absolue, par ses instincts les plus indignes."

La morale de l’islam ? "L’association du sang à la volupté, la guerre à l’infidèle, guerre permanente, guerre qui doit durer jusqu’à leur entière extermination ou soumission au tribut."

"En lisant l’Evangile, j’ai appris à prier ; en lisant le Coran, je n’ai rien appris, et le musulman, j’en suis sûr, n’y apprend, lui, qu’à répéter de creuses et de vides formules. Je serais tenté de dire qu’une telle prière est un outrage, puisqu’elle s’adresse à un dieu qui n’existe pas, ou qui existe avec des attributs tout opposés à ceux que lui prête la doctrine du musulman." [5]

 

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Saint Thomas d'Aquin affirme :

"Mahomet a séduit les peuples

par des promesses de voluptés charnelles

au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair."

Somme contre les Gentils, livre 1, question 6.

 

 

Déjà, Saint Thomas d'Aquin dénonçait l'imposture de Mahomet :

 

"...Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C'est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair.

Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n'en a avancé que de faciles à saisir par n'importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n'a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l'inspiration divine, quand une œuvre visible qui ne peut être que l'œuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu'il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans.

 

D'ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l'aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d'autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire, il déforme les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c'est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d'astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère." [6]

 

On réalise maintenant à quel point la vision du Christ qu'ont les musulmans relèvent d'une incompréhension vertigineuse : pour eux, c'est un "loser" qui s'est laissé crucifier et que son Père a abandonné, reprenant ce passage de l'Evangile :

 

" Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient: Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu". (Mat. XXVII, 39-43)

 

Mais en même temps, le Coran dit que ce n'est pas lui ! [7] Quoi qu'il en soit, et d'une façon inattendue, l'islam rejoint sur cette vision du Christ le judaïsme talmudique, héritier des pharisiens et persécuteur de chrétiens. On mesure à quel point les auteurs de Nostra Aetate étaient à côté de la question, et le Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux (encore un fruit vénéneux de Vatican II), en la personne de son président, le Cardinal Jean-Louis Tauran fait pire quand il déclare : «Comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés. C’est le grand paradoxe : grâce aux musulmans». «Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l’espace pour Dieu dans la société». Il ferait mieux de se demander comment l'Eglise a réduit l'espace pour Dieu dans nos sociétés depuis Vatican II et 1968, pourquoi, après le Concile, on a interdit de pratiquer le rite de Saint Pie V jusqu'à ce que les motu proprio Ecclesia Dei (promulgué par Jean-Paul II) et surtout Summorum Pontificum (Promulgué par Benoît XVI) mettent fin à cette situation. Comme quoi, le chemin de la dhimmitude [8] et de l'apostasie est pavé de bons sentiments…

 

 

La seule façon de combattre l'hérésie est de se recentrer sur sa propre doctrine, et la décision de Benoît XVI de lever l'excommunication des évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X va au-delà d'un simple pardon : elle permet de préserver le véritable cœur de l'Eglise qui a failli disparaître sous la pression des intégristes modernistes post-conciliaires, lesquels, oublieux de la Révélation, ont fini par rabaisser leur religion au même niveau que les autres au point de mettre sur le même plan le Coran et les Saintes Ecritures. En définitive, le christianisme et l'islam nous renvoient à Abel et Caïn : le christianisme est une religion d'Abel, celle de Dieu, et l'islam, une religion de Caïn, celle des hommes. On sait quel sort Caïn réserva à Abel et on sait depuis quatorze siècles, quel sort l'islam réserve aux chrétiens et aux juifs, et plus récemment dans l'Histoire aux hindous et aux bouddhistes car c'est la seule religion au monde qui prône dans ses textes prétendument sacrés l'anéantissement de toutes les autres, les versets coraniques l'exprimant on ne peut plus clairement.

 

 

 

Notes
 
 
 
1.  Le Coran est disponible en téléchargement au format PDF à l'adresse suivante :
http://res0.esnips.com/doc/85a47d32-c091-40a9-ae6a-e9327e...

 

2. Lettre du 15 juin 1947 de René Guénon à Frithjof Schuon

 

3. ]Extraits du sermon prononcé par Monseigneur Louis Pavy, évêque d’Alger, en la cathédrale d’Alger pendant le Carême de 1853. Source: http://www.euro-reconquista.com/site/spip.php?article30

 

4. bid.

 

5. bid.

 

6.. Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) "Somme contre les Gentils" (les païens) - livre 1, question 6.

Jean Damascène.jpgSaint Jean Damascène explique également à ce sujet : « Mahomet, comme il a été dit, a composé de nombreux écrits stupides et donné un titre à chacun d’eux. Ainsi l’écrit de la Femme, où il est prescrit clairement à chacun de prendre quatre femmes et mille concubines, si c’est possible, autant que sa main en retient soumises en dehors des quatre femmes ; et il peut répudier une, s’il le veut, et en prendre une autre. Il a établi cette loi pour la raison suivant : Mahomet avait un compagnon appelé Zayd. Cet homme avait une belle femme dont Mahomet s’éprit. Alors qu’ils étaient assis ensemble, Mahomet dit : Ami, Dieu m’a donné l’ordre de prendre ta femme. Zayd répondit : Tu es un envoyé, fais comme Dieu t’a dit, prend ma femme. Ou plus exactement, pour prendre le récit par le commencement, il lui dit : Dieu m’a donné l’ordre que tu répudies ta femme. Celui-ci la répudia. Quelques jours plus tard il dit : Dieu m’a donné l’ordre de la prendre moi-même. Après l’avoir prise et commis l’adultère avec elle, il promulgua cette loi : Que celui qui le désire répudie sa femme. Mais si après l’avoir répudiée, il revient vers elle, qu’un autre l’épouse. Il n’est pas permis, en effet de la prendre si elle n’a pas été épousée par un autre. Et si c’est un frère qui répudie, que son frère l’épouse s’il le désire. Dans le même écrit il donne des recommandations de ce genre : “Laboure la terre que Dieu t’a donnée, et met-y tout ton soin ; fais cela, et de telle façon” – pour ne pas dire comme lui des obscénités. » (Cf. Liber Haeresorum). 

 

7.  Voir supra

 

8. Néologisme forgé sur le mot dhimmi qui désigne le statut réservé aux juifs et aux chrétiens vivant dans les pays musulmans : ils doivent payer un impôt spécial, ils sont taillables et corvéables à merci, relégués au bas de l'échelle sociale et doivent pratiquer leur culte en catimini et enfin n'arborer aucun signe de leur religion. Soit dit en passant, c'est pour échapper à ce statut qu'une partie de la population de Bosnie-Herzégovine, à l'époque de l'empire ottoman, se convertit à l'islam.

 

 


 

Liens :


 

PATRICK FERNER

PATRICK FERNER SUR AGORAVOX


 


 

vendredi, 30 janvier 2009

Portrait de Mgr Richard Williamson

 

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le prélat par qui le scandale arrive

Mgr Richard Williamson, est le doyen des quatre évêques réhabilités le samedi 24 janvier 2009 par Benoît XVI.

Ancien anglican, né à Londres en 1940, il a provoqué un considérable scandale en ayant affirmé, dans une émission diffusée le 21 janvier à la télévision publique suédoise, qu’aucun juif n’a été tué dans une chambre à gaz, propos déjà tenus par l’évêque il y a quelques années au Canada.

 

  

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Blason de Mgr Richard Williamson


 

Quand la chaîne de télévision décida de diffuser le document tourné le 1er novembre 2008, elle ignorait évidemment que le Vatican était sur le point de lever l’excommunication touchant Mgr Richard Williamson et les trois évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Trois heures avant le début de l’émission, Mgr Bernard Fellay, supérieur de la FSSPX, adressa même à la chaîne télévisée une lettre s’opposant à la diffusion et affirmant que les propos tenus par Mgr Richard Williamson n’engageaient que lui. Dans la foulée, l’avocat de l’évêque demandait que l’extrait du film soit retiré d’Internet. En vain, la vidéo fit le tour du monde. Le Point rapporte le jeudi 22 janvier les propos suivants de l’évêque : « Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz » , déclare –t-il lors de l'émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT, rajoutant : « Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés ». Lors de cet entretien il affirme après que le journaliste l'eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : « Pas un seul Juif n'a été tué dans les chambres à gaz. ''Ce sont des mensonges. Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années'' ». 

 

 

Mgr Richard Williamson fit ses études à l'université d'Ardingly et à l'université de Winchester. Il est diplômé en littérature de la prestigieuse université britannique de Cambridge. Il a enseigné ensuite dans un collège au Ghana. Pendant cette période il a été considérablement influencé par Malcolm Muggeridge, journaliste renommé qui se convertit au catholicisme à la fin de sa vie, et beaucoup croient que c'est à son contact que R. Williamson à commençé son processus de conversion en catholicisme. Pendant son séjour en Afrique, R. Williamson a rencontré le vieil Albert Schweitzer au Gabon.

 

En 1971 R. Williamson se convertit au catholicisme et est reçu dans l'église catholique romaine par le père John Flanagan, un prêtre irlandais missionnaire travaillant en Angleterre, pour rejoindre Mgr Lefebvre et entrer aussitôt en 1972, à l'âge de 32 ans, au séminaire d'Ecône, en même temps du reste que l'abbé Schmidberger, l'ami de jeunesse de l'abbé Ratzinger . Le Chanoine Berthod était supérieur du séminaire d'Ecône dans ces années là.

 

Quatre années plus tard en 1976, Mgr Lefebvre l'ordonne, à 36 ans, prêtre catholique de la FSSPX. Il semble avoir été dispensé d'une partie du cursus.

 

La premier poste de l'abbé R. Williamson fut celui de professeur au séminaire international de la Saint Pie X. En 1983 il a fut transféré au séminaire de Saint Thomas d'Aquin à Ridgefield, dans le Connecticut. Il devint rapidement recteur du séminaire qui fut déplacé à Winona dans le Minnesota en 1988.

 

En 1987, Mgr. Lefebvre le distingue pour le consacrer évêque catholique de la FSSPX un an plus tard à l'âge de 48 ans, en même temps que les abbés Galaretta, Tissier et Fellay.

 

Agé aujourd'hui de 67 ans, Mgr. Williamson est le doyen d'âge des quatre évêques de la FSSPX .

 

En 2006, alors que Mgr Bernard Fellay briguait une réélection pour douze ans à la tête de la Fraternité, Mgr Richard Williamson s’opposa aux discussions avec la « Rome conciliaire » et souhaita affirmer sa volonté de mémoire à l’égard de Mgr Lefebvre. Défenseur acharné de la cause antimoderniste, Mgr Williamson se réfère d'ailleurs volontiers au Syllabus de 1864, texte par lequel le pape condamnait les erreurs de la modernité. Mgr Williamson déclare : « Plus le péché augmente, plus la patience de Dieu s’émousse. Quelque chose va craquer. Ce sera un châtiment sérieux. Et l’Arche sera alors la Tradition catholique ».

 

Quant à nous, nous ne pouvons que regretter que des questions externes aux domaines purement canoniques, et qui ne regardent exclusivement que la discipline de l’Eglise, viennent ainsi parasiter le geste courageux du pape Benoît XVI qui, par sa levée des excommunications, constitue ainsi une base sérieuse pour que s’engage une dialogue constructif entre Rome et les défenseurs de la Tradition catholique.

 

 

 

 

13:27 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : religion, catholicisme, excommunication, négationnisme, shoah |  Imprimer | | | | | Pin it!

samedi, 27 décembre 2008

LE SERMENT ANTIMODERNISTE DE SAINT PIE X

 

OU LE VENIN SPÉCULATIF DE L'HÉRÉSIE MODERNE

FACE A LA DOCTRINE SACRÉE DE L'ÉGLISE

 

 

 

 

 

«  Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique :

s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité. (…)

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement,

il ne pourra être sauvé. »

 

(Symbole d'Athanase ou Quicumque)

 

 

 

 

 

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Saint Pie X (1835-1914)

 

 

 

 

 

Pour lutter contre les idées infectes et pernicieuses, dont en particulier le naturalisme, le libéralisme, le panthéisme et l’évolutionnisme spéculatif en matière dogmatique, saint Pie X, qui avait déjà promulgué en 1907 une lettre encyclique intitulée Pascendi Dominici Gregis qui dénonçait vigoureusement les scandaleuses erreurs modernes, jugea nécessaire d’instituer une cérémonie de prestation de serment par laquelle chaque nouveau prêtre le jour de son ordination sacerdotale, ou quiconque parmi les clercs devant accéder à une chaire d’enseignement ou à un office ecclésiastique, solennellement, devait absolument abjurer, toutes les inexactitudes doctrinales que l’esprit du siècle avait introduites peu à peu au sein de l’Eglise, et déclarer qu’il rejetait avec force le venin des opinions délétères diffusées par des consciences désorientées hostiles à la Tradition sainte et sacrée du Magistère éternel.

 

Ainsi, le 1er septembre 1910, il fut imposé à tout membre de l’Eglise le Sacrorum antistitum, également appelé « Serment Antimoderniste », qui fut en vigueur jusqu'à Paul VI qui crut nécessaire, dans l’élan destructeur et délirant du concile Vatican II qui avalisa follement toutes les thèses combattues auparavant, en 1967, de l’abroger [1].

 

 

 

 

 

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Canonisation de Saint Pie X le 29 mai 1954 :

la châsse du Saint Père et l'autel papal

 

 

 

Qu’est-ce qui, pour saint Pie X, rendait indispensable cette décision surprenante ? Tout simplement un constat absolument terrifiant et inquiétant : les ennemis de l’Eglise qui l’avaient attaquée de l’extérieur pendant des siècles se trouvaient à présent au sein même de l’institution et travaillaient à en saper les bases spirituelles diffusant des thèses extrêmement périlleuses pour le devenir de la foi, dont, en particulier, cette idée sulfureuse à propos de « l'évolution des dogmes, qui passeraient d'un sens à l'autre, différent de celui que l'Eglise a d'abord professé », ceci à la faveur des différentes périodes de l’Histoire au prétexte, hideusement subjectif et à la dérisoire vanité, d’un nécessaire approfondissement spéculatif de la foi, les modernistes acceptant, comme on le sait, et ainsi qu’il est devenu courant de le remarquer chez les partisans de cette position, l'idée d'une évolution dynamique de la doctrine de l'Église par opposition à l’ensemble des dogmes fixes, ce que repoussa avec fermeté saint Pie X dans Lamentabili sane exitu (1907), expliquant clairement que la Vérité de la Révélation ne changeait pas à la faveur des temps mais restait immuable pour tous les hommes.

En effet, le rêve, absurde au demeurant, qu’il puisse être possible de faire évoluer le dogme comme s’il s’agissait d’une théorie profane soumise aux impératifs temporels, relève d’une méprise totale et d’un aveuglement ridicule laissant croire que la spéculation théologique peut s’exercer par tout un chacun comme s’il était docteur de l’Eglise, voyant, indécence supérieure, des minuscules et fétides esprits englués dans les fanges impures du péché pénétrer sans prudence, et sans un minimum de réserve, dans des domaines qui touchent à l’intimité même de Dieu, esprits imprudents ne s’apercevant pas, dans leur grossière épaisseur, que la doctrine a été fixée, une fois pour toute lors des sept grands conciles des premiers siècles, qui arrêtèrent définitivement les grands principes intangibles de la foi afin de briser le poison de l’hérésie [2].

 

Cela justifia au XIXe siècle les déclarations du concile Vatican I qui, face aux prétentions ridicules et destructrices des penseurs modernes (Friedrich Schleiermarcher, Heinrich Eberhard Gottlob Paulus, Ferdinand Christian Baur, Ernest Renan, auxquels succédèrent Adolf von Harnack ou Alfred Loisy), fut contraint de réaffirmer :

 

- « Si quelqu'un dit, qu'il pourrait se faire que, selon le progrès de la science, on pourrait attribuer aux dogmes proposés par l'Eglise un autre sens que celui que l'Eglise lui donne et lui a donné, qu'il soit anathème. » (Vatican I, Canons sur la foi catholique : Ch. 4, Dentzinger 1818).



- « L'Esprit-Saint, en effet, n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi. »
(Pie IX, Const. Pastor Aeternus, Vatican I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836).

 

 

L’erreur de la très moderne et puérile prétention spéculative, était, finalement, d’importer le Dieu profane des philosophes et des savants au sein de la théologie divine, de transposer, de façon totalement déplacée, les maigres explications de Dieu surgies des fragiles facultés humaines au sein du discours révélé, ceci aboutissant à une minoration du mystère de la Divinité et à une surévaluation prétentieuse de l’humaine nature, attitude en rupture complète avec la position religieuse traditionnelle fondée sur la réception accueillante et consentante de la Vérité. Au fond, il y avait dans cette tentative dérisoire et velléitaire de la chair de « spéculer », une évidente volonté d’appropriation conquérante de ce qui relève, pourtant, des domaines sacrés de l’ontologie face auxquels la créature ne peut que se sentir qu’impuissante et inachevée devant l’inépuisable secret du Ciel. Le nom le plus apte à qualifier ce prétentieux souhait de spéculation était donc celui "d’impiété" car la spéculation, rationnelle, historique et textuelle, ne servait qu’à assurer les fondements  de démonstrations logiques, or une démonstration uniquement rationnelle ou logique de l’existence de Dieu, admissible et utile bien évidemment au niveau des preuves formelles immédiates comme l'exposa parfaitement saint Thomas d’Aquin [3], se dévoilait en définitive, lorsqu’elle osait toucher, en étant pervertie dans son objet, au mystère intime de Dieu en écartant le pieux respect à l'égard de l'autorité de l'Ecriture Sainte et du Magistère, une incrédulité manifeste, puisqu’elle ne se fondait plus sur l'autorité de l'Eglise et la foi, mais sur la raison déductive et l'analyse critique des textes pour asseoir ses convictions. Cette grave menace d’une pénétration de l’intérieur par les ennemis de la foi, qui oeuvraient puissamment à dévoyer le précieux dépôt doctrinal en transformant le cheminement spirituel vers Dieu en une connaissance intellectuelle abstraite et spéculative soumise aux caprices de la libre interprétation, fut positivement dénoncée par le Saint Père dans son Encyclique « Pascendi » en ces termes :

 

- « Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c'est que, les artisans d'erreurs, il n'y a pas à les chercher aujourd'hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c'est un sujet d'appréhension et d'angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l'Eglise, ennemis d'autant plus redoutables qu'ils le sont moins ouvertement. Nous parlons, Vénérables Frères, d'un grand nombre de catholiques laïques, et, ce qui est encore plus à déplorer, de prêtres, qui, sous couleur d'amour de l'Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire jusqu'aux moelles d'un venin d'erreur puisé chez les adversaires de la foi catholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de l'Eglise; qui, en phalanges serrées, donnent audacieusement l'assaut à tout ce qu'il y a de plus sacré dans l'oeuvre de Jésus-Christ, sans respecter sa propre personne, qu'ils abaissent, par une témérité sacrilège, jusqu'à la simple et pure humanité.

Ces hommes-là peuvent s'étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l'Eglise. Nul ne s'en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d'agir.

Ennemis de l'Eglise, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l'Eglise; leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu'ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis. D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement. »

[Pascendi Dominici Gregis, Rome, le 8 septembre 1907 ]

En un temps donc, où les erreurs naturalistes, évolutionnistes, panthéistes et libérales se sont plus encore amplifiées et répandues dangereusement dans toute le corps de l’Eglise jusqu’à son sommet, pouvant même nous faire douter d’une pérennité de la vraie foi, pervertissant les esprits à un point qui ne pouvait s’envisager il y a seulement quelques décennies, il nous paraît plus qu’utile de porter une nouvelle fois à la connaissance de chacun les termes mêmes du Serment « Antimoderniste », afin que l’on puisse comprendre, concrètement, ce contre quoi lutta saint Pie X, et ce que condamne, depuis toujours, la Tradition sacrée.

 

 

 

 

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Elévation de la Sainte Hostie

lors d'une messe d'ordination sacerdotale

 

 

 

 

 

SERMENT ANTIMODERNISTE

 

 

Motu proprio Sacrorum antistitum,

1er septembre 1910, promulgué par le pape Saint Pie X

 

 

 

 

Moi, N..., j'embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l'Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.

 

 

- Et d'abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi, démontré à la lumière naturelle de la raison "par ce qui a été fait" Rm 1,20 , c'est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.

 

- Deuxièmement, j'admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c'est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties comme des signes très certains de l'origine divine de la religion chrétienne et je tiens qu'ils sont tout à fait adaptés à l'intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d'aujourd'hui.

 

- Troisièmement, je crois aussi fermement que l'Eglise, gardienne et maîtresse de la Parole révélée, a été instituée immédiatement et directement par le Christ en personne, vrai et historique, lorsqu'il vivait parmi nous, et qu'elle a été bâtie sur Pierre, chef de la hiérarchie apostolique, et sur ses successeurs pour les siècles.

 

- Quatrièmement, je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu'à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l'invention hérétique de l'évolution des dogmes, qui passeraient d'un sens à l'autre, différent de celui que l'Eglise a d'abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l'Epouse du Christ, pour qu'elle garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l'effort humain et qu'un progrès indéfini perfectionnerait à l'avenir.

 

- Cinquièmement, je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n'est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l'inclination de la volonté moralement informée, mais qu'elle est un véritable assentiment de l'intelligence à la vérité reçue du dehors, de l'écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l'autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur.

 

Je me soumets aussi, avec la révérence voulue, et j'adhère de tout mon cœur à toutes les condamnations, déclarations, prescriptions, qui se trouvent dans l'encyclique Pascendi (3475-3500) et dans le décret Lamentabili 3401- 3466, notamment sur ce qu'on appelle l'histoire des dogmes.

 

De même, je réprouve l'erreur de ceux qui affirment que la foi proposée par l'Eglise peut être en contradiction avec l'histoire, et que les dogmes catholiques, au sens où on les comprend aujourd'hui, ne peuvent être mis d'accord avec une connaissance plus exacte des origines de la religion chrétienne.

 

Je condamne et rejette aussi l'opinion de ceux qui disent que le chrétien savant revêt une double personnalité, celle du croyant et celle de l'historien, comme s'il était permis à l'historien de tenir ce qui contredit la foi du croyant, ou de poser des prémices d'où il suivra que les dogmes sont faux ou douteux, pourvu que ces dogmes ne soient pas niés directement.

 

 

Je réprouve également la manière de juger et d'interpréter l'Ecriture sainte qui, dédaignant la tradition de l'Eglise, l'analogie de la foi et les règles du Siège apostolique, s'attache aux inventions des rationalistes et adopte la critique textuelle comme unique et souveraine règle, avec autant de dérèglement que de témérité.

 

Je rejette en outre l'opinion de ceux qui tiennent que le professeur des disciplines historico-théologiques ou l'auteur écrivant sur ces questions doivent d'abord mettre de côté toute opinion préconçue, à propos, soit de l'origine surnaturelle de la tradition catholique, soit de l'aide promise par Dieu pour la conservation éternelle de chacune des vérités révélées ; ensuite, que les écrits de chacun des Pères sont à interpréter uniquement par les principes scientifiques, indépendamment de toute autorité sacrée, avec la liberté critique en usage dans l'étude de n'importe quel document profane.

 

Enfin, d'une manière générale, je professe n'avoir absolument rien de commun avec l'erreur des modernistes qui tiennent qu'il n'y a rien de divin dans la tradition sacrée, ou, bien pis, qui admettent le divin dans un sens panthéiste, si bien qu'il ne reste plus qu'un fait pur et simple, à mettre au même niveau que les faits de l'histoire : les hommes par leurs efforts, leur habileté, leur génie continuant, à travers les âges, l'enseignement inauguré par le Christ et ses apôtres.

 

Enfin, je garde très fermement et je garderai jusqu'à mon dernier soupir la foi des Pères sur le charisme certain de la vérité qui est, qui a été et qui sera toujours "dans la succession de l'épiscopat depuis les apôtres", non pas pour qu'on tienne ce qu'il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge de pouvoir tenir, mais pour que "jamais on ne croie autre chose, ni qu'on ne comprenne autrement la vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les apôtres.

 

Toutes ces choses, je promets de les observer fidèlement, entièrement et sincèrement, et de les garder inviolablement, sans jamais m'en écarter ni en enseignant ni de quelque manière que ce soit dans ma parole et dans mes écrits. J'en fais le serment ; je le jure. Qu'ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Evangiles.

 

 

 

 

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La grande prosternation lors d'une messe d'ordination

 

 

 

 

 

Notes.

 

 

[1] Il faut se souvenir que la riposte des modernistes ne tarda point. En effet, après le dé­cès de saint Pie X on s’ingénia à répandre la rumeur selon laquelle les dispositions contre le modernisme n’avaient pas de valeur obligeante parce qu’elles n’auraient pas été insérées dans le code de droit canon qui avait été promulgué en 1917 par Benoît XV. Toutefois, le nouveau pape déjoua la manœuvre malveillante des modernistes, en publiant une mise au point qu’il est bon de rappeler : « Les prescriptions susdites [de Pascendi et de Sacro­mm antistitllm], ayant été données à cause des serpents contenus dans les erreurs modernistes, sont, de par leur nature, temporaires et transitoires, et n’ont pas pu, pour cette raison, être intégrées dans le code de droit canonique. D’autre part cependant, tant que le virus du modernisme n’aura pas totalement cessé d’exister, elles devront gar­der leur pleine force [de loi], jusqu’à ce que le Siège apostolique en décide autrement » (décret du Saint Office sur les conseils de vigi­lance et le serment antimoderniste, approuvé et confirmé par le pape Benoît XV « en vertu de son autorité suprême », donné à Rome le 22 mars 1918, in: Acta Apostolicae Sedis, Rome 1918, p. 136).

 

[2] Il n’est pas anodin de voir Yves Congar (1904-1995), un des théologiens les plus influents lors de Vatican II auquel il assista en tant qu’expert, puis élevé au cardinalat par Jean-Paul II, avouer dans son Journal : « Nous sommes tombés d’accord aussi sur ce point que l’une des tâches de notre génération était de faire aboutir les requêtes valables du modernisme. Ici, il faut bien comprendre. Il y a deux choses dans le modernisme ; toutes deux ont été gauchies et gâchées par lui, mais toutes deux, aussi, recouvrent de vrais problèmes. Il y a la tentative d’appliquer au donné chrétien, qui se présente comme un donné historique, les méthodes critiques. […] Et il y a eu une philosophie religieuse comportant toute une interprétation de l’acte de foi, de l’insertion du croyant dans l’Église (Tyrrell, etc.). De cette philosophie, je me suis formulé, avec le temps, la requête de fond valable. C’est ce que j’appelle « le point de vue du sujet », dont je vois bien la liaison avec une ecclésiologie de la « Gemeinschaft » et avec une foule d’autres points. […] Mais, dans la nécessaire réaction contre le modernisme, le valable a été balayé comme le dévoyé. On a fait triompher des points de vue étriqués d’une « théologie » ( ?) à la fois non critique et toute faite, mécanique, vidée de la sève des sources et du contenu de la contemplation de foi. […]Il s’agissait donc de restituer à la théologie sa dimension historique et sa dimension de connaissance religieuse vivante. Avant même de le connaître, je pressentais qu’un homme avait attaqué déjà ces problèmes : Möhler. » (Cf. Journal d’un théologien (1946-1956) du P. Yves Congar, pp. 59-60.)

 

[3] L’homme cherche ici-bas, par ses petites industries à s’accaparer ce qui par essence lui échappe ; ses déclarations au sujet de son désir d’aborder de façon spéculaire les questions religieuses visent en fait, très souvent, non pas à s’orienter vers le Ciel par des moyens sacramentaires et surnaturels, mais à la réalisation effective de ses aspirations démiurgiques mobilisées par une soif puérile de connaissance et à une basse envie, très vulgaire, de pouvoir. C’est pourquoi Pascal affirmera que la religion authentique, lorsque la démonstration de Dieu en mode logique a été faite, ne relève plus de la spéculation rationnelle, mais se comprend uniquement avec le cœur : « Le cœur a son ordre, l’esprit a le sien qui est par principes et démonstration. Le cœur en a un autre. On ne prouve pas qu’on doive être aimé en exposant l’ordre les causes de l’amour ; cela serait ridicule. Voilà ce que c’est que la foi. Dieu sensible au cœur, non à la raison. » Ainsi, saint Thomas d'Aquin, dont on fait grand cas et à juste titre du point de vue de la théologie naturelle, meurt en 1274, alors qu'il était en route pour le concile œcuménique de Lyon, auquel le pape l'avait convoqué comme expert. Mais n’oublions pas que le 6 décembre 1273, un mois avant sa naissance au Ciel, il entendit Jésus-Christ lui adresser, du fond du Tabernacle en célébrant la messe. cette parole célèbre : « Tu as bien écrit de Moi, Thomas. Quelle récompense désires-tu recevoir ? ». Et le saint, pénétré d'amour, s'écria : « Point d'autre que Vous, Seigneur ! ». Après cette extase, saint Thomas, qui s’était toujours laissé guider par l’Esprit Saint, cessa d'écrire et de dicter. À son secrétaire qui s'en inquiétait il répondit : « Je ne peux plus. Tout ce que j'ai écris me paraît comme de la paille en comparaison de ce que j'ai vu » ; il avait même prévu, après cette vision, de brûler toutes ses œuvres ! Devant les moines du monastère cistercien de Fossa Nova qui étaient autour de lui sur son lit de mort, il commentait le Cantique des Cantiques, et en recevant sa dernière Eucharistie, il dit : « Je vous reçois, ô salut de mon âme. C'est par amour de vous que j'ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c'est vous que j'ai prêché et enseigné. Jamais je n'ai dit un mot contre Vous. Je ne m'attache pas non plus obstinément à mon propre sens ; mais si jamais je me suis mal exprimé sur ce sacrement, je me soumets au jugement de la Sainte Eglise Romaine dans l'obéissance de laquelle je meurs. » [Procès de canonisation, § 79, p. 376-377 et Guillaume de Tocco, Ystoria sancti Thome, chap.47 ].

 

 

 

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samedi, 01 novembre 2008

SŒUR EMMANUELLE : PERVERTIE PAR LE POISON DE VATICAN II !


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La Religion d'Assise, source d'exemple et modèle de Soeur Emmanuelle

 

 

Une évidence apparaît aisément au regard du parcours de Sœur Emmanuelle, celle de la profonde et pernicieuse corruption de la pensée de cette religieuse par les thèses les plus absurdes du concile Vatican II.

En effet, lorsque le Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris, ouvrit la célébration funèbre en la cathédrale Notre-Dame et s’adressa au Président de la République, lors des obsèques de Sœur Emmanuelle, il lui dit,  avec déférence : « je vous remercie pour l’hommage de la France que vous avez bien voulu organisé... » (sic). Mais quelle est la raison d’un concert de louanges si important, rendu par une Nation singulièrement à la dérive qui, déjà, avait "largement" décorée Sœur Emmanuelle puisque détentrice de la Légion d’honneur, faites Commandeur le 1er janvier 2002 des mains de Jacques Chirac qu’elle tutoyait, et promue Grand Officier le 31 janvier 2008 des mains de Nicolas Sarkozy, alors même que si la religieuse se distingua par son dévouement auprès des chiffonniers du Caire, on ne peut pas dire qu’elle brilla particulièrement par ses positions évangélisatrices en terre musulmane, loin de là même, puisqu’au moment où les Coptes, sous sa fenêtre, étaient tous les jours l’objet d’une ignoble persécution et d’une féroce répression, elle osait scandaleusement proclamer, à la suite du Concile : « Par essence, le musulman n’est ni un violent, ni un fanatique » [1] se disant hostile à tout prosélytisme, à toute entreprise de conversion des musulmans, renonçant même à sa vocation missionnaire de chrétienne, au prétexte délirant que : " Cela n’est vraiment pas un service à rendre en terre d’islam ! Ce serait comme arracher un arbre à sa terre, les couper de leur milieu, peut-être les condamner à mort. "

On saisit de la sorte avec plus de facilité les mécanismes pervers des thèses oeucuméniques de Vatican II, qui favorisèrent chez elle les propos qu’elle crut bon de tenir dernièrement sur RTL, le 20 février 2008, dans l'émission "face à face", à 13h30, assurant tranquillement sans se rendre compte de l’énormité de ses affirmations comme si le Dieu trinitaire avait quelques rapports avec l’inaccessible monade mahométane  : " Allah est l'équivalent de Dieu [des chrétiens], il n'y a qu'un seul Dieu et nous avons tous le même. "

Rajoutant, montrant ainsi le degré d’égarement de son esprit infecté par le fol universalisme si en vogue depuis le Concile Vatican II et la Déclaration " Nostra Aetate " [2], et son évidente séduction vis-à-vis de l’hérésie de Mahomet, lorsqu’un reporter lui posa cette question :

- "A un kamikaze, qui se préparer à se faire exploser, que diriez vous ? "


Réponse  :

- " Rien, car cela ne sert à rien, il se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela. Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera."

 

 

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"[Le terroriste] se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela.

Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera… "




Quelle image de la religion avait donc bien pu se former dans son esprit intoxiqué par les confusions doctrinales de Vatican II, celle qui affirmait tranquillement que les terroristes assassins, fauteurs de carnages abjects, de crimes inexpiables, sont pardonnés par Dieu. C’est de la pure folie ! On mesure d’ailleurs concrètement ici, à quel degré d’absurdité peuvent conduirent les thèses utopiques du dernier Concile.

En revanche, quelle  sévérité et inflexible hargne à l’égard des tenants de la tradition dans l’Eglise, lui donnant une liberté de ton et facilité de parole qui autorisa dans les médias celle que Libération dénomma la " vieille none indigne ", à se faire l’avocate à la radio et télévision, du mariage des prêtres, de la pilule, du stérilet et du préservatif, assurant même un jour à un journaliste de France 2, comme l’aurait fait une vulgaire péripatéticienne du boulevard Saint-Denis offrant facilement ses accueillants orifices aux clients de passage : " j’en ai plein les poches ! "

Curieux contraste en effet que cet assourdissant silence en Egypte et sa démission devant la nécessaire dénonciation de l’injuste traitement réservé à la minorité chrétienne égyptienne, et son scandaleux pardon accordé aux terroristes criminels, absurde et stupide "dinguerie" proférée tranquillement sur les ondes marque d’une incroyable complaisance à l’égard des fous d’Allah laissant le soin à chacun d’apprécier à leur juste valeur ces déclarations démentielles, et les puissantes clameurs de ses attaques contre l’héritage vénérable de l’Eglise, distillant à fortes doses son troublant discours ultra moderniste en Occident.



I. La révélation du goût pour le " plaisir solitaire " de Madeleine Cinquin

 

Mais le pire, sur le plan du discours insensé et déplacé, était à venir post mortem, puisque l’ex Madeleine Cinquin, réservait une surprise de taille à ses admirateurs avec ses « Mémoires » destinées à être publiées après son trépas, "Mémoires"  dans lesquelles elle avait décidé de se livrer, sans aucune pudeur excessive, à un déballage indécent de son penchant pour la masturbation qui la travailla de son enfance à l’adolescence.

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"(…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”

 

Voici ce qu’elle crut bon d’écrire : "Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s’en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l’ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua ensuite que c’était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c’était devenu une habitude et je n’étais guère accoutumée à obéir. Quand l’assaut du désir m’assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m’arrêter, sinon je m’avouais impuissante devant l’avidité du plaisir. (…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”. Je me sentais désormais contrainte de choisir entre le plaisir solitaire et la communion…" ("Confessions d'une religieuse", Flammarion, 2008.)


II. Les influences perverses de Sœur Emmanuelle

 

Une question dès lors, devant ses idées délirantes concernant les crimes des islamistes, et l’expression impudique de ce qui se passait "sous ses culottes" dans sa jeunesse, s’impose : comment expliquer une telle attitude si peu conforme à l’état d’une religieuse de Notre-Dame de Sion ? Comment comprendre qu’une âme consacrée piétine sans crainte les principes spirituels de sa règle ?

La réponse tient sans doute dans certains liens que noua tardivement, hélas ! Sœur Emmanuelle, liens qui l’éloignèrent considérablement de l’exigence de l’Ordre qui l’avait accueillie en 1929 dans sa congrégation à Paris, et accepté qu’elle y prononce ses voeux le 10 mai 1931 en prenant le nom de Soeur Emmanuelle.

 

a) Le bouddhisme tantrique

 

En effet, si l’évolution néfaste de sa Congrégation Notre-Dame de Sion [3] depuis Vatican II, qui se précipita sans crainte dans les francs délires modernistes et naturalistes qui triomphèrent dans l’Eglise des années 60, a indéniablement influencé dans ses positions et son attitude Sœur Emmanuelle, beaucoup cependant ignorent le rôle singulier qu’exerça auprès d’elle sa nièce, Sofia Stril-Rever [3], écrivain et traductrice, sanskritiste, diplômée d’Etudes indiennes de l’Université Paris III, ayant reçu une formation traditionnelle auprès de pandits indiens, et à l’Université Bouddhiste de Sarnath (Inde) auprès de maîtres spirituels tibétains, s’étant spécialisée dans la traduction des textes racines de la tradition du  Tantra Kalachakra, tradition extrêmement sexualisée et problématique, propre au bouddhisme tibétain.

 

 

 

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Dans l’initiation au Tantra du Kalachakra trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu

dont le but est de transformer la “sexualité”en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

Sofia Stril-Rever a ainsi co-signé plusieurs livres avec sa tante (" 365 Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " Mille et Un bonheurs : Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " La folie d'amour : Entretiens avec Soeur Emmanuelle " ; " Mon Testament spirituel " amazon.fr déclarant qu’elle a trouvé en Inde sa terre spirituelle.

Intime de sœur Emmanuelle dont elle a recueilli les propos dans " La Folie d'amour " qui est tout un programme assez fantaisiste baignant dans un idéalisme post hippie, Sofia affirme que sa rencontre avec le Dalaï-lama l'a libérée des formes de la croyance, lui révélant la transparence du cœur dans le partage spirituel. Mais le plus relevé vient du fait qu’ayant reçu une formation traditionnelle à l'université de Sarnath (Inde) et dans un monastère tibétain, elle a ensuite traduit du sanskrit et publié pour la première fois en langue occidentale les Ecritures bouddhistes de Kalachakra, dont elle est une spécialiste mondiale. Cofondatrice du portail BuddhaLine et membre de l'International Kalachakra Network, elle guide un groupe de pratique au Centre Kalachakra de Paris. Le problème, et il est de taille, c’est que ce si parfait Tantra de Kalachakra, tant vanté par la nièce de sœur Emmanuelle, est sujet à bien des dérives, puisque le Tantra de Kàlachakra est une pratique bouddhique de méditation qui appartient à la classe des "Tantra du Yoga suprême" qui est tout sauf pacifiste prophétisant et encourageant de façon idéologique une guerre de religion sanglante entre bouddhistes et non-bouddhistes pour la domination du monde (mythe du Shambhala). Le texte nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme: “Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habit blanc (Mani), Mohamed et Mathani (le Mahdi)”. Le Tantra du Kalachakra les décrit comme “la famille des serpents démoniaques” (Shri-Kalachakra I. 154). Ainsi le tantra du Kalachakra se positionne contre toutes les religions ayant des racines sémites et a été, pour cette raison, utilisé par des cercles antisémites radicaux de droite pour leur propagande raciste. Par ailleurs, ce que l’on se garde bien de révéler, dans les plus hautes initiations magiques, on emploie des “substances” dites “malpropres”. Le Tantra du Kalachakra recommande la dégustation de viandes de diverses sortes d’animaux tabous. Même la chair humaine (maha-mamsa) est employée comme substance pour le rite [3]. Enfin, lors des étapes supérieures et secrètes de l’initiation au Tantra du Kalachakra  trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu dont le but est de transformer la “sexualité” en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

b) Les terribles pièges de la psychanalyse

 

Même si l’on ne peut que rester interdit devant de telles sources voisinant de si près, nous pourrions dire même " intimement" sur le plan familial, avec les pages qu’écrivit en collaboration avec sa nièce adepte du tantrisme Sœur Emmanuelle, il nous faut pourtant poursuivre plus avant si l’on souhaite mettre en lumière l’ensemble des influences perverses qui s’exercèrent sur la religieuse de Notre-Dame de Sion.

De fait, on a du mal à expliquer chez Sœur Emmanuelle, qui est tout de même d’une culture et d’une génération où l’on ne parlait pas de ces " choses-là ", cette soudaine nécessité de nous entretenir de sa passion de jeunesse envers la masturbation, ce qui ressemble fort, si l’on y réfléchit, à une exhibition grotesque de penchants inavouables, exhibition malsaine un rien exagérée et grossièrement impudique d’autant plus inutile qu’elle ternit plus encore l’image déjà fort contrastée de la none du Caire.

 

 

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L’Origine du monde tableau de Gustave Courbet (1866),
dont le dernier propriétaire privé fut Jacques Lacan qui le conservait caché derrière un rideau.

 

 

Or, derrière cette confession à caractère sexuel, qui sent bon, et de très loin, le mauvais aveu sur le divan d’un psychanalyste, se cache effectivement le très curieux  accoucheur des confessions érotiques de Sœur Emmanuelle, à savoir Philippe Asso, théologien et prêtre du diocèse de Nicedirecteur de l’Institut Supérieur de théologie de Nice-Sophia Antipolis, qui depuis douze ans collabore à la rédaction de tous les écrits de Soeur Emmanuelle.

Emmanuelle amazon ; elle dira d’ailleurs un jour de ce prêtre : " Ce jeune prêtre du diocèse de Nice est essentiel dans ma vie spirituelle, il m'a incité à écrire ce livre, aidé à approfondir ma pensée, à sortir de moi-même, puis a tout relu, avec rigueur. "

Ainsi, si l’on examine rapidement l’activité de ce prêtre " essentiel dans la vie spirituelle " (sic) de Sœur Emmanuelle, que découvre-t-on. Qu’il participe à des séminaires psychanalytiques portant sur le phénomène lacanien, et qu’il anima tout dernièrement (année 2006/2007) dans le cadre de l’Université de Nice Spohia-Antipolis, un laboratoire sur le thème : "Sexe(s) et différence(s), De la suppression des inégalités à l’érosion de la différence ". Quand on sait les immenses dégâts que firent les prétendues lumières de la psychanalyse sur l’Eglise depuis des décennies, encourageant des  milliers de religieux et de religieuses à la débauche, à la pratique débridée du sexe dans le cadre de " formations " très spéciales, de stages d’écoute ou de redécouverte du corps, tout ceci béni par la hiérarchie conciliaire sous prétexte de dépassement des névroses culpabilisantes, on reste stupéfait et effondré devant tant de naïveté [4].

Tout cela devient donc parfaitement clair, et l’on comprend mieux le rôle particulièrement nocif qu’auront pu jouer auprès de Sœur Emmanuelle, pourtant déjà suffisamment perturbée par ses fièvres charnelles et la puissante désorientation conciliaire de son Ordre, tant sa nièce, la spécialiste du bouddhisme tantrique Sofia Stril-Rever, que le prêtre psychanalyste Philippe Asso, qui sans doute suggéra à l’icône des médias de se mettre entièrement à nu par souci d’une prétendue exigence de vérité, elle qui ne rêvait secrètement que de cela finalement [5], en lui soufflant aux oreilles d’oser faire sauter le couvercle des conventions et confesser publiquement ses libidineuses activités d’enfance et de jeunesse afin de réveiller les consciences des catholiques encore bien trop prudes en matière de sexe, comme nous l’a démontré dans ses enseignements du mercredi Jean-Paul II.

 

III. Conclusion



C’est un bien triste spectacle, au fond, que nous offre en partant cette pauvre religieuse otage des pires dérives intellectuelles et des séductions spirituelles contemporaines nauséeuses, aujourd’hui s’imposant au sein même de l’Eglise moderne depuis le dernier Concile, et qui, sous prétexte de liberté, confondit ce qui fit le sens même de sa primitive vocation, à savoir témoigner aux hommes de notre temps de la Parole de l’Evangile, avec le dévergondage de l’écrit en étant l’active collaboratrice du complaisant étalage psychanalytique des élans obscurs des désirs enfouis, excusant les actes criminels des terroristes musulmans, tout en critiquant, tant et plus, les bases de la tradition catholique.

De la sorte on est fondé à pouvoir dire que Sœur Emmanuelle fut positivement l’objet d’influences perverses, qui lentement oeuvrèrent à transformer efficacement, et à plaisir pour satisfaire leur sinistre projet moderniste, la fille de Notre-Dame de Sion, en une " vieille none indigne " radicalement empoisonnée par le venin doctrinal qui inspira Vatican II.




Notes


[1] Significatives, à ce titre, ces lignes absurdes de " Notra Aetate  " que Sœur Emmanuelle dut méditer pour la plus grande désorientation de sa vocation missionnaire : " L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » (Déclaration Nostra Aetate sur l’Eglise et les religions non-chrétiennes, § 3, 28 octobre 1965).



brothers2-1.gif [2] L’origine de la congrégation Notre-Dame de Sion, trouve sa source dans cette journée du  vendredi 23 juin 1797, en la fête du Sacré Cœur de Jésus, où dans une petite chapelle perdue sur une des cimes des Vosges, Turkenstein, trois personnes vouaient leurs cœurs, leurs forces, leur vie entière à l’instruction chrétienne de la jeunesse et au soin des malades, en abritant leur union dans le Cœur Sacré de Jésus. Ces trois personnes étaient : l’abbé Colmar qui assurait la direction spirituelle, Madeleine Louise Humann et Marie Thérèse Breck. Plusieurs années après, dans l’esprit du pacte de Turkenstein, Louise Human ouvrit sa maison à un groupe d’étudiants en philosophie. Parmi ces étudiants, Louis Bautin (qui fonda plus tard les sœurs de St Louis) et Théodore Ratisbonne (le fondateur de Notre Dame de Sion). Louise Human devint la « Mère Spirituelle » du groupe et a joué un rôle important dans le chemin de foi de Theodore qu’elle baptisa le Samedi Saint 14 Avril, 1827. Toutefois, si l’Ordre de Notre Dame de Sion, oeuvra à la conversion du peuple Juif pendant des années, le tournant apostolique du concile Vatican II va amener un radical changement d’attitude : on passe de la prière dans l’attente de la conversion des Juifs, à la vigilance et à l’action pour un changement de la mentalité catholique en vue du respect de leur tradition, à leur écoute. À Sion, le changement mûrit pendant plusieurs décennies, vigoureusement impulsé par deux supérieures générales : mère Marie-Félix (1951-1964) puis mère Laurice (1964-1975). Les premiers signes de cette dénaturation de la congrégation sont apparus dès 1955. En 1957 seront définitivement supprimées les « prières de règle pour la conversion des Juifs », peu avant que le pape Jean XXIII prenne la même décision pour l’oraison du Vendredi Saint « pro perfidis judaeis ».

[3] D’après les commentaires traditionnels du Tantra Kalachakra venant du grand maître tantrique et roi du Shambhala, Pundarika, cette viande humaine provient habituellement de personnes « étant mortes au combat à cause de leur mauvais karma ou ayant été tuées suite à des fautes personnelles » et il ajoute que la prise de ces substances sous forme de pilules est recommandée.

[4] Exemple relativement symbolique des dérives démentes de l’Eglise moderne, le cas du docteur Tony Anatrella, nommé par Jean-Paul II au conseil pontifical pour la famille et récemment confirmé dans ses fonctions par Benoît XVI, qui prodiguait des thérapies très spéciales, se livrant apparemment à des actes curieux avec ses patients sous couvert de méthode curative, cultivant des pratiques bien étranges : à savoir, " des touchers et des masturbations justifiées de façon très sophistiquée ". Lire :

- " Nouveau scandale dans l'Eglise ? Les thérapies très spéciales de Mgr Anatrella "
Hebdo.nouvelobs.com/


- Après Christine Boutin, Tony Anatrella est confirmé consulteur pontifical par Benoît XVI
Ligue Odebi



[5] elle déclarait : " je veux me dénuder. D'abord par exigence de vérité : voilà ce que je suis. " Lepoint.fr

 

 

 

 

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jeudi, 23 octobre 2008

Sœur Emmanuelle : « Les Confessions d’une religieuse » victime de l’impudeur moderne

 

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« A l'heure où ces lignes seront publiées, j'aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance », écrivait Sœur Emmanuelle avant de quitter ce monde.  En effet, pendant près de 20 ans, Soeur Emmanuelle a rédigé un livre de mémoires, sur lequel elle travailla inlassablement, le reprenant, le corrigeant, l’amendant, afin qu’il exprime le plus exactement sa pensée, et ce jusqu’aux derniers mois de son existence.

L’éditeur nous explique : « Les Confessions d'une religieuse sont  le livre le plus important qu'elle ait écrit : le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Egypte ; et aussi le dernier parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de dire des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant, par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre. »


Or que dit en réalité Sœur Emmanuelle post mortem, qu’elle n’ait osé révéler de son vivant ? Celle qui en quelque sorte était devenue une star des plateaux télévisés et des studios de radio, où elle n'hésitait pas à se rendre, surtout pour faire vendre ses livres dont les bénéfices étaient destinés à ses œuvres (ainsi tiré à 40.000 exemplaires à sa sortie, «J'ai 100 ans et je voudrais vous dire...», a été réimprimé deux fois depuis pour un tirage global de 100.000 exemplaires, selon les éditions Plon. En 2004, «Vivre à quoi cela sert» (Flammarion) s'était vendu à 200.000 exemplaires pour la seule édition originale et «Richesse de la pauvreté» (Flammarion) à 80.000 exemplaires en 2001), aurait-elle dissimulé un secret ? 

Michel Drucker admet : «Elle n'avait pas le langage classique d'une religieuse, elle parlait sans langue de bois. Elle avait en plus une voix très caractéristique, une présence indiscutable, un oeil bleu très rieur, beaucoup d'humour, une grande culture et une très grande connaissance des hommes et de leurs drames». De son côté Marc-Olivier Fogiel déclare :  «Elle savait pourquoi elle venait : délivrer son message pour sensibiliser aux plus pauvres, sans faire tout et n'importe quoi, elle n'avait aucune idée préconçue et avait compris que dans la télévision moderne, les religieux, pour faire passer leurs messages, ne pouvaient pas être cantonnés aux émissions religieuses. »

Et tel est bien le problème !  car si avouer : « Je veux, une dernière fois, confesser la foi en l'homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. Quoi qu'il advienne, finalement, c'est toujours le temps du plus grand Amour ! », est une déclaration somme toute attendue, même si elle pourrait donner lieu à bien des commentaires surtout s’agissant de cette prétendue « foi en l’homme » (sic) dont Vatican II nous a rebattu les oreilles ; si confesser qu’un temps elle pouvait être frivole :  « J'aimais beaucoup danser. Beaucoup, beaucoup. Avec de jolis garçons de préférence. Ma mère me le répétait : "Tu veux que les garçons t'aiment bien, t'approuvent, t'entourent, t'admirent. Et si tu te fais religieuse..." Je lui répondais : "Pour Dieu, je laisserai les jolis garçons." [...] », n’est pas blâmable, beaucoup plus graves et inquiétants, en revanche, les ultimes propos, incroyablement décomplexés, portant sur le « plaisir solitaire » que s’accorda, semble-t-il, celle qui allait devenir la bienfaitrice des chiffonniers du Caire.

On imagine déjà les grandes trompettes médiatiques avocates éperdues du libertinage, s’emparer avidement de ces déclarations qui sont, normalement, réservées aux confesseurs, et qui vont servir, à la faveur de la mode du temps, d’argument à tous les idiots patentés, catholiques ou non, afin de louer les vertus du dévergondage en matière de mœurs, et faire les ravages que l’on sait sur les âmes fragiles dont le trouble sera sans doute significatif à la lecture de tels aveux. Quelle éclatante démonstration des conséquences dramatiques de cette fameuse et hérétique « théologie du corps » vantée par Jean-Paul II (reprise avec le succès que l’on sait par de nombreux et médiocres littérateurs contemporains) pseudo-théologie qui, sous couvert d’en finir avec le rigorisme, se précipite objectivement dans une scandaleuse dérive complaisante à l’égard des forces les plus puissantes de la libido, relayée par un étrange souci de « transparence ».

Ainsi Sœur Emmanuelle apparaît à présent, indirectement et après l’abbé Pierre sur des sujets voisins, sous prétexte d’une bien improbable nécessité du « parler vrai », l’une des pauvres victimes les plus emblématiques de la désorientation de l’Eglise moderne, faute d’avoir bénéficié du rappel à conserver un minimum de réserve sur ces questions par un directeur spirituel digne de ce nom, livrée tristement en pâture aux charognards impudiques du lamentable spectacle de la modernité faisandée.

 

07:43 Publié dans De l'amour, Des femmes, Polémique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : femme, presse, société, actualité, littérature |  Imprimer | | | | | Pin it!

lundi, 12 mai 2008

Mgr Di Falco transforme en mascarade les cérémonies de Notre-Dame du Laus

  
 
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 A Notre Dame du Laus, du jeudi de l’Ascension 2008 jusqu’au dimanche 4 mai, Mgr Jean-Michel Di Falco évêque de Gap et d'Embrun, accueillait, en présence de nombreuses personnalités religieuses, dont Mgr Fortunato Baldelli, Nonce apostolique de France, une nuée d’ecclésiastiques mitrés, au milieu desquels on pu distinguer Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, et Jean-Pierre Foucault l’animateur télé bien connu, tous réunis pour assister à la cérémonie de reconnaissance par l’Eglise du caractère surnaturel des apparitions dont bénéficia la bienheureuse Benoîte Rencurel à compter de 1664.
Depuis plusieurs mois déjà, au prétexte de conférer un certain écho à l’événement, Mgr Di Falco, ancien porte parole de l’épiscopat français que l’on sait expert depuis longtemps dans l’art de la communication, avait eu la ridicule idée d’associer la date des premières apparitions à une marque de bière, s’amusant, avec une délicatesse contestable, à jouer sur la correspondance des désignations des dates pour concourir à la popularité des manifestations qui devaient entourer la célébration des messages conférés par la Vierge à la jeune Benoîte au Laus.


 
 

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Hubert Falco en compagnie de Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Foucault

et des personnalités politiques des départements alpins.


 

On ne sait si ce navrant artifice publicitaire, ravalant au niveau d’une bonne mousse les mystères spirituels de la voyante eut l’effet escompté ? Ce qui est certain c’est que cette initiative peu heureuse, plaça sous des auspices assez discutables  les festivités annoncées et réduisit, dans les médias, l’image de ce qui se préparait à un vulgaire rassemblement d’adorateurs de la barrique et du tonneau comparable à de basses beuveries bavaroises.
Mais, comme s’il s’agissait d’en rajouter plus encore dans la caricature grossière, l’évêque de Gap qui apparemment ne recule devant aucun renoncement lorsqu’il est question de s’agenouiller devant les impératifs de la mode ambiante, ne trouva rien de mieux que de convier à débattre dans son évêché qu’il confond avec un estaminet, à l’occasion des cérémonies religieuses, trois « personnalités » du microcosme éditorial et journalistique afin qu’elles puissent s’exprimer sur la signification des messages de la Vierge et débattre sur la notion de « réconciliation », thème cuit et recuit qui toujours est servi aux mollassonnes ouailles catholiques lorsqu’on veut les engager à « cheminer ensemble en église ».


Un débat pas très « catholique » entre des intervenants aux idées contestables

 


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Monseigneur Di Falco ouvre le débat et présente les conférenciers.
 
 Photo Ray Bardin
 

Les trois personnages retenus, tels de lointains vestiges dévalués, grimaçants et faisandés des mousquetaires d’Alexandre Dumas, n’étaient autre que Marek Halter, Marcel Rufo et Fabrice Hadjadj, ce dernier étant décidément, sinon amateur de cervoises fraîches, constamment à l’affût de la moindre occasion dans les milieux conciliaires pour distribuer ses aberrations charnelles.
Nous ne nous arrêterons que brièvement sur le cas de Marcel Rufo, étrange pédopsychiatre grand habitué des plateaux télévisés, aficionado exalté qui s’est déclaré, dans un souci d’éduquer la jeunesse et de lui donner de saines distractions, contre l'interdiction des corridas aux moins de 16 ans,  laprovence.com  le plus savoureux, étant cependant ses positions touchant à la question de l’homosexualité chez les adolescents, dont il affirme « ne pas en faire un fromage ». Tout cela n’est donc pas très rassurant.

Toutefois Rufo, malgré ses positions absurdes, est loin des francs délires de Marek Halter auteur d’un blasphématoire et ignoble ouvrage sur Marie, roman dans lequel il s’est plu à imaginer qui avait pu être celle qu’il nomme volontairement « Miryem de Nazareth » et qu’il naturalise au maximum, échafaudant des hypothèses grotesques, supposant même qu’elle eut des liens avec le criminel Barabbas !
Mais par delà ses médiocres dons d’écrivain, le pitoyable Marek Halter qui ne rate jamais un moyen de faire parler de lui, s’est toutefois transformé récemment, ce qui est plus grave et que ne doit point ignorer Di Falco, en avocat de la Syrie, dont le régime est mis en cause dans les actes terroristes qui continuent à se dérouler au Liban et en Irak, et est impliqué dans la mort de Rafik Hariri ancien premier ministre du Liban. Le démentiel Marek Halter invité au Laus, faiblement inspiré, vante aujourd’hui le dialogue avec Bachar El-Assad et Khaled Mechal le leader du Hamas palestinien installé à Damas. Allant jusqu’à affirmer aux différentes rédactions qu'il avait contactées avant son voyage, qu'il était missionné par Nicolas Sarkozy !  rue89.com

On s’amusera par ailleurs du fait qu’Alain Carignon, le tristement célèbre ex-maire de Grenoble qui fit un séjour en prison à Lyon pour avoir confondu ses intérêts personnels et ceux de la ville dont il était le premier magistrat, sur son blog, se vante d'avoir, entre autre, le soutien de Marek Halter. Tout un symbole ! Mais il est vrai que l'auteur des « mémoires d'Abraham » n'en est plus à une provocation près pour faire parler de lui, puisqu’il se targuait il n’y a pas si longtemps d'avoir "fait" le mariage d'Arafat.

Enfin dernier  olibrius de ce malsain trio invité au Laus, le prétendu catholique Fabrice Hadjadj qui collectionne, dans un plan média finement rodé, colloques, interviews et articles dans les magazines de ses amis, venu distribuer sa contestable marchandise naturaliste qui ouvrit son petit laïus par une expression totalement déplacée qui ne lui fit pas craindre de désigner la Vierge du Ciel qui s’est montrée à Benoîte sous le nom de « juive » :  « Si nous sommes ici réunis ce soir, c’est parce qu’en mai 1664, il y a 344 ans, une juive, la Fille de Sion, a commencé d’apparaître à une petite bergère de France âgée de seize printemps », puis poursuivre par des comparaisons hasardeuses signalant sa nette désorientation :  « Votre péché est la matière première du Royaume », pour finir par un authentique folie théologique des plus scabreuses, se risquant à des hypothèses dont il ne mesure pas la témérité audacieuse et qui lui aurait valu, il y a quelques siècles, une correction appuyée en place publique :  « Marie, la Vierge Immaculée (…) sait en son cœur que sans cette grâce préventrice (sic !) venue de la Croix de son Fils, elle aurait été, non plus la Fille de Sion, mais la Grande Prostituée de Babylone ».

Sachant, comme le répète Alexandre Dumas, que les trois mousquetaires étaient quatre, il manquait cependant pour parfaire cette repoussante galerie d’hideux portraits le quatrième larron de cette pénible farce, qui ne fut autre que le modérateur des stupides ébats des brasseurs de houblon cathodique en la personne du démocrate chrétien de service, revenu de ses amours pour le paganisme ethno-différentialiste de Nouvelle Ecole, à savoir Patrice de Plunkett, qui, s’il anima les échanges avec la même rigueur zélée qu’il met à gérer son blog, dut donner à cette rencontre une saveur originale relativement détestable par sa partialité. 
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  Ouverture de la cérémonie au Laus dimanche 4 mai 2008


En définitive, on ne peut que rester profondément atterré par tant de sacrilèges distribués par des coquins avérés qui bénéficient de la catastrophique désorientation de l’Eglise pour faire commerce prospère de leur infect venin, se drapant sous les plis d’une prétendue spiritualité de façade qui n’est rien d’autre qu’un fallacieux vernis mis au service de noires semences naturalistes totalement éloignées de la pensée chrétienne traditionnelle, et ce, avec la complicité active d’un évêque en mal de publicité qui avait pourtant pour rôle de proclamer le caractère surnaturel des événements survenus au Laus et la mission de déclarer au nom de Rome :

« Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718, au sanctuaire du Laus, et j'encourage les fidèles à venir prier et à se ressourcer spirituellement en ce sanctuaire ».

Ce qui devait être un grand moment de recueillement et de prière, de ferveur et de ressourcement intérieur pour des milliers de pèlerins venus pieusement s’incliner au sanctuaire du Laus, a donc donné le regrettable spectacle d’une mascarade caricaturale nous faisant mieux comprendre pourquoi, afin de masquer à la hâte les terribles responsabilités d’une Eglise conciliaire par rapport à la perte radicale de la foi, on s’évertue vainement à désigner comme étant la cause des difficultés de Benoîte Rencurel un clergé dont on nous dit, ultime tarte à la crème ridicule, qu’il fut marqué au XVIIe siècle par le « jansénisme », alors même que tout démontre et nous fait voir que se cache derrière cette inexacte explication qui ne trompe que les naïfs crédules une impressionnante, vertigineuse et catastrophique dérive spirituelle du catholicisme moderne.
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dimanche, 20 avril 2008

LES "SCANDALEUSES BEATITUDES" DE L’EGLISE MODERNE

ou

la désorientation naturaliste et panthéiste du catholicisme conciliaire

 
 

 

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" NOUS AUSSI, PLUS QUE QUICONQUE NOUS AVONS LE CULTE DE L'HOMME. "

(Paul VI, Discours de clôture du Concile, 7 décembre 1965)

 

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«La fumée de Satan s’était répandue dans le Temple de Dieu
à la suite du Concile Vatican II.
On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église.
Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête,
les ténèbres, la recherche, l’incertitude ».
 
(Paul VI, Homélie du 29 juin 1972).

 

« Ne vous laissez par séduire ; on ne se moque pas de Dieu
Ce qu’un homme sème, il le récoltera.
Qui sème dans la chair, récoltera de sa chair la corruption ;
Qui sème dans l’Esprit, récoltera de l’Esprit la vie éternelle. »
(Galates 6, 7-8)

« Je suis par la chair esclave du péché. »
(Romains 7, 25)



De grands cris semblent retentir à présent dans toute la catholicité moderne : « Qu'est-ce que l'amour ? le plaisir ? l'orgasme ? Comment faire jouir par l’art des caresses intimes ?  Que dit véritablement la Bible sur les relations sexuelles? Les fameux ‘‘tabous judéo-chrétiens’’ existent-ils vraiment ? Comment le plaisir sexuel peut-il être ‘‘sacré’’ ? Que doit-on penser de la masturbation et de la fellation ? » Ainsi, n’est-il plus rare de trouver des propos jadis destinés aux lecteurs des ouvrages licencieux et des revues pornographiques sous la plume de très nombreux auteurs prétendument « catholiques », visiblement emportés par une étrange fièvre charnelle qui a gagné le banc et l’arrière banc de l’Eglise conciliaire.

La « sexualité est une merveille » clament sur papier glacé de navrants magazines étiquetés « bonne presse » généreusement distribués par les chaisières, et d’ailleurs aujourd’hui, rajoutent en chœur d’autres voix, souvent des dames du catéchisme troublées par d’anciennes émotions sensuelles refoulées, on devrait avoir la liberté de pouvoir s'exprimer entièrement en ce qui concerne les désirs du corps. Les vieux tabous et les phobies puritaines qui ont été placés sur le sexe, s’exclament enfin de nombreux clercs, non sans une sourde excitation aisément perceptible derrière un air d’impressionnante autorité, sont erronés, la liberté du plaisir est « normale », naturelle, c’est une chose qui ne doit plus poser de problèmes pour personne, il faut en finir avec une religion culpabilisante – si Dieu nous a donné des organes c’est pour s’en servir !
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"L'union des corps par amour est la plus belle prière..."
 
 
 
Il est même devenu courant de constater que l’on explique aux jeunes couples, avec un extraordinaire sérieux et un soupçon de complicité, que le mariage chrétien ne doit plus se limiter à la procréation ; le désir, la jouissance, l’érotisme participent de sa fécondité. On explique même que « la religion chrétienne peut porter le plaisir sexuel jusqu'à des « bonheurs réciproques que l'on n'atteint pas autrement », sous prétexte que la vraie foi embrasse tout l'être humain », s’appuyant, non sans établir des comparaisons invraisemblables, sur le fait que « ce qu'apporte la liturgie (l'offrande de soi et l'accueil de l'Autre), la sexualité l'apporte aussi. » Il n’est plus rare de trouver parfois des déclarations du type : « l'union conjugale est une liturgie ». Par exemple un prêtre nous explique : « dans mon accueil des couples dans le cycle de la préparation au mariage, j'ai été plus explicite. Je leur ai fait découvrir que l'union des corps par amour est la plus belle prière commune que peut faire un couple, car “il y a plus de joie, dit Jésus, à donner qu'à recevoir”. Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir. C'était une bonne nouvelle pour eux. » On veut bien le croire…
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"Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir... »

 

 

De la sorte on ne s’étonne plus du tout, ou presque, qu’avec une extravagante ardeur, un sexologue catholique comme Olivier Florant, expert dans l’art de réveiller les libidos endormies, nous invite dans un récent ouvrage, rien moins, qu’à célébrer une « liturgie de l’orgasme » qui nous permettra de ne pas « gâcher notre plaisir », puisque ce dernier est, nous dit-il, « sacré et ouvre des horizons qui bouleversent ». [1]


On l’aura compris, les grandes orgues de la « bonne nouvelle orgasmique » soufflent de tous leurs tuyaux, mais ce qui est surtout bouleversant dans ces propos incroyables, flattant, comme cela ne s’était jamais vu dans l’Eglise, les appétits des sens et la concupiscence charnelle qui n’en demandaient pas tant. Nous assistons donc, un peu surpris et inquiets, à la manifestation quasi officielle de la désorientation totale sur le plan spirituel qui s’est imposée en quelques années avec une folle rapidité, sachant qu’en ces domaines les vertiges de la chair possèdent une capacité foudroyante d’entraînement que traduisent d’ailleurs, chacun selon leurs dons particuliers, d’affligeants propos véhiculés par les innombrables opuscules qui sont distribués actuellement dans toutes les sacristies. Le dernier en date des ouvrages participant du nouvel élan hédoniste en milieu catholique, qui emporta l’admiration émue des abonnés à « Télérama » à la « Vie » ou « Famille Chrétienne » et « Le Pèlerin », n’est autre d’ailleurs que les ultimes révélations de ce bon abbé Pierre qui, dans un livre qu'il publia sous le titre de – « Mon Dieu, pourquoi ? » , déclara à 93 ans, certes qu'il n'était pas hostile au mariage des prêtres détail presque mineur, mais laissa surtout entendre qu'il avait lui-même eu des relations sexuelles avec des femmes.

Une question ne peut toutefois que surgir en nous devant ce raz-de-marée, que dis-je ce tsunami de libido débridée : d’où provient cet état d’esprit si peu conforme à la tradition spirituelle de l’Eglise qui cependant, s’est lentement imposé et est devenu aujourd’hui le discours dominant au point de s’être largement généralisé?

Les origines de la crise de l’Eglise conciliaire


Pour pouvoir répondre à cette interrogation, il faut savoir qu’il y a une quarantaine d’années, sous prétexte de soigner la névrose chrétienne - c’était l’époque de la révolution conciliaire et du triomphe des vues de l’abbé Marc Oraison - on a envoyé des centaines et des centaines de religieuses, ainsi que des moines et des prêtres, en psychanalyse, en thérapie corporelle, en stage de découverte de l’autre par le toucher, etc., conduisant la plupart, après s’être brutalement « réconciliés avec eux-mêmes » en donnant libre cours à leurs fantasmes inavoués et secrets désirs, à défroquer, à vivre des expériences sexuelles soi-disant « refondatrices ». Cependant, comme il était prévisible, on a rapidement vu tous ces êtres, dégrisés après des périodes plus ou moins longues de dévergondage, s’avouer littéralement cisaillés, mortifiés, fichus sur le plan psychique et spirituel pour le restant de leurs jours, à cause d’absurdes notions qui faisaient l’apologie de la liberté sexuelle décomplexée, notions importées du cerveau malade d’une foule d’analystes spécialistes en sexologie. Le  plus grave, c’est lorsque l’on sait que cet hallucinant travail destructeur, que l’Eglise moderne a laissé faire dans sa folie avec une coupable complaisance,  provient  d’ouvrages et de méthodes directement inspirés des théories du célèbre Alfred Kinsey (1894-1956) auteur du non moins fameux  « Rapport sur la sexualité masculine » (1948) et du  « Rapport sur la sexualité féminine » (1953), ancien entomologiste devenu subitement sexologue, père de famille pédophile, sadomasochiste, fraudeur scientifique, machiste, raciste, antisémite et haineusement antichrétien qui, en banalisant toutes les turpitudes sexuelles pour justifier les siennes, a imposé à nos sociétés de nouvelles visions de la sexualité humaine fondées sur l’idée d’une nécessaire destruction des anciennes normes morales [2].

 

Ces mêmes « folles visions » libératrices explique également pourquoi il ne fut pas rare de voir dans les séminaires, dans les années 60-70, toujours sous l’influence des théories de Kinsey « qui a enfin libéré l’humanité des tabous d’un autre âge » (sic !), des cours « d’instruction sexuelle » dispensés aux futurs prêtres, cours qui furent consacrés à conférer une « éducation nouvelle » à ces élèves dociles qui se destinaient originellement au sacerdoce, dans le but de les aider à se former une conception moins répressive du corps et les rendre capables de se dégager d’une étroite pudibonderie ridicule en se défaisant de leurs « préjugés » obscurantistes. On n’eut de cesse de les encourager à être moins sévères face aux plaisirs sexuels, et d’en finir avec la morale castratrice. De la sorte nos jeunes séminaristes, dont les cheveux et les barbes s’étaient rapidement mis à pousser, convertis aux vertus bénéfiques du déhanchement rock’n roll et aux miraculeux pouvoir de conversion des coeurs de la minijupe, se rendirent, avec un enthousiasme certain et une guillerette excitation,  en escapades sur les plages, les dancings, les concerts de pop music et les usines,  etc., afin d’y rencontrer le « peuple de Dieu », et de marcher avec lui vers une « nouvelle Pentecôte ».

 

Or ce bel élan « pneumatique » riche en « partages libres entre frères et soeurs » sous-tendu par une intense  «communion d’amour avec l’Univers » et une bonne dose de « solidarité prolétarienne », au moment où Johnny chantait sur RTL « Jésus-Christ est un hippie » et que David Berg, plus connu sous le nom de Moïse David, constituait aux Etats-Unis la secte des « Children’s of God » [3], se révèlera être, après quelques années de grande confusion, aidé en cela par l’effondrement du communisme, la récupération des comportements « déviants » par la société de consommation, le triomphe de l’argent roi, le tout télévision et la génération Sida, comme un rêve profondément trompeur et singulièrement illusoire.
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Le « vent de folie » de Vatican II

 

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12:16 Publié dans Du mal, Polémique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (566) | Tags : littérature, église, foi, catholicisme, christianisme, benoît xvii |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 04 avril 2008

Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj

 

 
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"Les ébats lubriques de deux corrupteurs de la foi"

  

 

 

 

             Le débat annoncé entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj qui avait suscité quelques préalables et légitimes réactions en ces lieux, que l’on peut à présent écouter sur le blog de la revue «LES EPEES»  pour s’en faire une idée, s’est donc bien déroulé (clin d’œil de l’histoire rue Pierre Nicole (1625-1695) logicien et pédagogue de Port-Royal !) comme il était prévisible, à savoir en se transformant en  une lamentable et pénible séance d’étalage successif de lieux communs, de niaiseries recuites et, surtout, témoignant de la patente et éclatante manifestation chez les deux ignobles et clownesques plumitifs admirateurs de la « dignité de la chair », de leur vertigineuse incompréhension de la théologie dogmatique et principalement de leur misérable ignorance des vérités les plus fondamentales du christianisme.

            Sollers, comme il apparaît évidemment nettement à l’écoute des échanges, en renard ultra habitué et rompu au petit jeu spectaculaire qu’il maîtrise depuis des années, se sera emparé sans tarder du micro avec une visible délectation pour ne quasiment plus le lâcher de la soirée, ne laissant que quelques miettes au pauvre Hadjadj, réduit tristement, avec sa voix fluette, à l’état d’un figurant de seconde zone ou d’un pitoyable faire-valoir, se faisant même parfois vertement apostropher par la diva (« Hadjadj La France n’existe plus » !).

 

            Le plus significatif n’est toutefois pas dans cette prévisible distribution des rôles, mais se trouve principalement dans les scandaleuses déclarations de la diva libidineuse de chez Gallimard, modestement «le seul à avoir lu la Bible ou saint Augustin ! », qui osa dire tout le mal qu’il pensait de la morale et du christianisme, réitérant, au nom du catholicisme, ses multiples et puants blasphèmes vomitifs qui se donnent à lire un peu de partout, sans que cela, étonnamment, ne suscite la moindre petite réaction indignée de quiconque, c’est-à-dire ni de Hadjadj sans doute encore perdu dans la contemplation des parties honteuses, ni d’un public en apparence soumis et consentant, ni même des organisateurs prétendument royalistes et catholiques, visiblement totalement muets.

 

            Ainsi l’ignoble auteur de « Guerres secrètes », qui parle en ex-maoïste situationniste expert habille du détournement sémantique non pas de «Contre-réforme » mais de « Révolution catholique », terme repris platement et craintivement par Hadjadj et le modérateur d'un soir de sorte de ne point courroucer l’idole, pour faire référence au mouvement qui initia l’élan du baroque en Italie, proclama en vociférant au milieu d’une assistance constituée principalement et normalement de baptisés qui ne semblent pas s’être offusqués outre mesure de ses charges :

 

- « Le christianisme est une erreur, le christianisme est une névrose ».

 - « Le christianisme j’en ai rien à faire ».



            Le sensuel histrion du quartier saint-Germain, qui était dans une apparente forme, tout à sa joie érotique fiévreuse, ne supportant ni la morale, ni le christianisme, ni le dolorisme, exaltant avec une emphatique jubilation son amour éperdu des sens, se vit même comparé à cet instant par Hadjadj, on n’est pas l’une des personnalités préférées des catholiques modernes pour rien, à un «vigoureux prêcheur » ! On croit rêver ! et il n’est plus nécessaire à entendre cela de se demander comment le catholicisme a pu tomber si bas et chercher à expliquer une si navrante démission générale dans ce pays, ce qui d’ailleurs, soit dit en passant, est assez révélateur de l’état de décomposition générale de l’Eglise en France en matière de foi.

 

             Mais le meilleur était à venir puisque, au détour de lamentables propos, Sollers évoquera Rodrigo Borgia (1431-1503) devenu pape, en achetant sans doute les votes qui le firent accéder au trône de Pierre, sous le nom d’Alexandre VI, criminel scélérat couvert de maîtresses, incestueux, bisexuel, neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia), nommé cardinal à vingt-cinq ans, entretenant une liaison avec Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine non avare de ses charmes et de son entrejambe qui lui donna quatre enfants naturels, et dont les seuls titres de gloire fut de couvrir le Vatican de nudités païennes déguisées sous les traits de saintes ou de l'image de la Vierge, qui contribuaient à son excitation sexuelle et de décors à ses orgies et partouzes frénétiques, nudités peintes par Raphaël et Michel Ange qui ont leur place non dans un lieu de culte mais dans les lupanars.

 

             Cette attention sur ce pape représentatif de ce que l’Eglise a pu générer de plus absolument contraire à la foi est à l’origine de l’aveu magistral de Sollers en ce débat, qui en dit long sur ce qu’est la réalité et la valeur de son attachement au catholicisme :    

 
- « Alexandre VI – magnifique le meilleur ! »

 
            Si l’on n’en finirait plus de dérouler la longue liste des ordures proférées en une soirée par l’indigne Sollers, ce qui alerta même un instant tardivement Hadjadj, vraiment longuet à la réaction, qui commença enfin à s’apercevoir que le discours du rigolo allait peut-être non seulement un peu loin mais pourrait, à terme, nuire à son avantageuse réputation d’écrivain catholique choyé de la bonne presse, osa timidement lui rappeler que le Christ était cependant venu, non pas pour s’égayer avec les prostituées et passer des bons moments avec Marie-Madeleine mais pour nous racheter du péché.

 

            L’ire colérique de la décadente idole des salons parisiens fut mise alors à son comble, et l’admirateur de Casanova se fendit d’une analyse à la hauteur de son insondable dévergondage intellectuel et de sa scabreuse désorientation morale :  

 

-  « C’est le clergé qui a besoin du péché ».

 

           Que croyez-vous qu’il arriva ? Que l’on prit immédiatement le malandrin insulteur des prêtres et de ceux qui se vouèrent depuis des siècles à la conversion des âmes par la peau des fesses pour le jeter manu militari sur la pavé parisien afin qu’il serve de litière aux excréments canins ? Non ! Cette ultime sécrétion faisandée sortie du cerveau malade de Sollers suscita devinez quoi ? Les applaudissements du public !!

 

            La conclusion de cette infâme sauterie revint à Hadjadj qui, pour ne pas donner l’impression d’être en reste sur le plan des audacieuses déclarations définitives laissa ainsi tomber de ses pieuses lèvres émues et de sa «masse essoufflée » ce qui lui sert depuis toujours de viatique permanent :

 

-  « La chair a une dignité divine ».

 

            Signalons toutefois, que l’honneur de cette pantalonnade grotesque revient peut-être à une dame qui dignement, à la fin, se leva tout de même pour signaler sa surprise de ne point avoir entendu, alors que les deux andouilles littéraires n’en finissaient pas de proférer de monstrueuses hérésies en s’appuyant sur le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection qu’ils interprètent et tordent à leur fantaisie pour en faire surgir les plus dégoûtantes aberrations, la place centrale tenue par la Croix (à laquelle "il ne faut pas rester" s’époumona à la seconde Sollers qui à la vue du gibet du Golgotha tremblait d’une crainte qui n’est pas sans rappeler celle des démons !) au sein de la religion chrétienne et son rôle dans l’économie du Salut.

 
           Merci Madame pour la leçon de christianisme que vous avez donnée à cette assemblée apostate !
 
 
 

           Que n’avez-vous eu la présence d’esprit cependant, au moment où Sollers venait, ce qu'il convient de noter impérativement car si révélateur de ce qui fonde en réalité secrètement tout ce discours sur la dignité de la chair, de publiquement dévoiler dans l'indifférence générale la source perverse de sa pensée en se référant positivement à « l’évangile de Philippe » (IVe s.) écrit gnostique provenant de la bibliothèque de Nag Hammadi qui fait une place considérable à l'importance de la consommation charnelle, l’union entre l'homme et la femme étant dans ce texte hérétique scandaleusement comparée au « Saint des Saints »,  de citer ce passage de « La Cité de Dieu » de saint Augustin que les deux larrons osèrent même mêler à leur insane dialogue copulatoire :

 

-         « C’est par là foi qu’on approche de Dieu, et il est certain que la foi appartient au coeur et non au corps. Mais comme nous ignorons jusqu’à quel degré de perfection doit être élevé le ''corps spirituel des bienheureux'', car nous parlons d’une chose dont nous n’avons point d’expérience et sur laquelle l’Ecriture ne se déclare pas formellement, il faut de toute nécessité qu’il nous arrive ce qu’on lit dans la Sagesse: ‘‘Les pensées des hommes sont chancelantes et leur prévoyance est incertaine’’. »

 

(S. Augustin, La Cité de Dieu, Liv. XXII).