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vendredi, 28 mai 2010

L’essence religieuse de la Question Juive

 

 

Eclaircissements au sujet du problème Juif :

l’antijudaïsme théologique de La Croix au XIXe

 

 

 

 

 

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« La question de l’antijudaïsme est toute religieuse,

car le mystère de l'aveuglement de la Synagogue

est un phénomène religieux. »

 

 

La Croix.jpgC’est en 1890, en août précisément, que le journal La Croix, fondé par les Assomptionnistes, seEdouard Drumont.jpg proclamera « le journal catholique le plus antijuif de France, celui qui porte le Christ, signe d’horreur aux Juifs. » Si les critiques à l’encontre de « l’argent Juif », des « usuriers Juifs », du « Juif libéral et capitaliste », ne manquèrent pas sous la plume des rédacteurs, toutefois La Croix se distinguera nettement de la presse antisémite de l’époque incarnée par Edouard Drumont et « La Libre Parole », par une attitude toute religieuse, plaçant le problème au niveau qui doit être le sien, à savoir celui d’une dénonciation, en raison de son hostilité au Christ, du caractère profondément dissolvant et révolutionnaire des activités judaïques et de la pensée juive à l’intérieur de la société chrétienne.

 

 

Joseph de Maistre.jpgL’attitude nuisible du judaïsme synagogal avait déjà été notée, non sans une certaine acuité par Joseph de Maistre, lui qui, parmi les auteurs contre-révolutionnaires, fut le premier à s’exprimer sur le sujet, déclarant avec une certaine sévérité : « Les juifs méritent une attention particulière de la part de tous les gouvernements, il ne faut pas être étonné si le grand ennemi de l'Europe les favorise d'une manière si visible.Tout porte à croire que leur argent, leur haine et leurs talents sont au service des grands conjurés. Le plus grand et le plus funeste talent de cette secte maudite, qui se sert de tout pour arriver à ses fins, a été depuis son origine de se servir des princes mêmes pour les perdre. » [1] L’ennemi de la chrétienté, en l’espèce la Synagogue, est donc selon Maistre, liée à l’esprit satanique de la Révolution qui enrôle tous ceux qui s’opposent à l’Eglise et au règne social de Jésus-Christ.[2] La question, qui est ainsi posée à la chrétienté par le judaïsme, comme nous allons nous en apercevoir, est donc de nature étroitement et strictement spirituelle.

 

 

 

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« Le Juif est l’ennemi du Messie et de ses disciples. »

 

 

 

I. L’antijudaïsme catholique

 

La France Juive.jpgDe la sorte, pour le catholicisme, et ceci le distingue nettement de l’antisémitisme - à propos duquel nous avons dit qu'il était impossible pour un chrétien - le problème Juif est un problème essentiellement religieux et non racial. Les rédacteurs de La Croix ne le cachaient pas : « Nous croyons que la question est toute religieuse, car le mystère de la conservation de la race juive au milieu du monde est un phénomène religieux. (…) La question du Christ et du peuple déicide domine de très haut toute cette affaire. » [3] Et cette question était, et reste, effectivement toute religieuse - uniquement religieuse - là est le fond essentiel du problème, pas ailleurs, c’est-à-dire, pour être bien clair, qu’il n’est aucun cas plan racial ou biologique [4]. Pierre Sorlin, dans son ouvrage très documenté, La Croix et les Juifs, exposa la conception catholique du problème Juif avec clarté : « Cette affirmation est l’une des plus constantes à La Croix. Pendant vingt ans, la Bonne Presse ne cessa de rappeler qu’il existe un problème parce qu’Israël est le ‘‘peuple déicide.’’ » [5] 


Tout l’argumentaire des Pères Assomptionnistes fut donc centré sur cet aspect religieux de la question juive, ce qui en faisait bien l’expression d’un antijudaïsme théologique, et non, comme certains l’écrivent trop vite, d’un « antisémitisme » : « Le peuple déicide s’est séparé des bon anges. Le déicide est, en quelque sorte, la marque de rupture. Dieu avait choisi un peuple pour répandre son Nom, et donner naissance à un Sauveur. Il avait gratifié ce peuple de qualités particulières, et spécialement d’une grande force de résistance à l’adversité. Pour lui permettre de survivre, il avait lui-même rédigé un code destiné à le protéger. (…) Déçus par la pauvreté du Christ, les Juifs le tuèrent et conçurent contre ses disciples une haine inexpiable. » (La Croix, 9 septembre 1896.) 

 

La Croix Image note.jpg

 

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L’argumentaire des Assomptionnistes est centré

sur l’aspect religieux de la question juive.

 


II. L’Eglise : le vrai Israël !

 

Coeur du Christ.jpgTrois phases, dit Pierre Sorlin, suffisent au P. Bailly pour résumer ce credo que soutenait alors la Bonne Presse : « Un peuple de Dieu a été formé pour donner à l’Univers un Dieu sauveur. Ce peuple de Dieu s’est divisé radicalement quand Notre-Seigneur fut mis sur la Croix. Une partie est devenue l’Eglise ; une autre partie est devenue le peuple déicide. » (La Croix, 19 décembre 1891.) Dès lors, le grief principal qui servira de fil conducteur à La Croix, sera  défini en une phrase brève, mais décisive : « Le Juif est l’ennemi du Messie et de ses disciples. » (La Croix, juin 1881).

 

 

 

 

 

 

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« Le crucifix est un objet d’horreur aux Juifs. (…)

Les Juifs assouvissent leur haine vigoureuse de l’Eglise …

ils déchristianisent et pillent le pays. »

 

 

Jésus sur la Croix.jpgLe thème, amplifié, développé et enrichi, devient une constante régulière dans les pages de La Croix : « Le crucifix est un objet d’horreur aux Juifs. (…) Les Juifs assouvissent leur haine vigoureuse de l’Eglise. Ils déchristianisent et pillent le pays. » (La Croix, 16 avril, 10 novembre 1889 ; 25 octobre 1890.)

 

Plus encore, est montrée, et dénoncée, l’entreprise destructrice des Juifs dont l’objet premier porte sur une détestation radicale de l’Eglise : « Il n’y a qu’une chose dont le Juif ne puisse pas dire : ‘‘J’en serai le maître’’. C’est l’Eglise. Aussi tout ce qui touche l’Eglise lui fait horreur et si un Etat conserve ce germe de liberté, l’Eglise de Dieu, il recule et dirige toute sa haine contre cette puissance. [Les Juifs] sont les organisateurs de la persécution contre les catholiques ; ils poursuivent leur lutte habile et haineuse contre la civilisation chrétienne ; espèrent détruire la société chrétienne. » (La Croix, 17 avril 1897 ; 15 février 1898 ; 7 décembre 1897). 

 

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« Les Juifs poursuivent leur lutte habile et haineuse

contre la civilisation chrétienne. »

 


III. Le projet Juif

 

antijudaïsme chrétien.jpgUne explication est fournie par les prêtres rédacteurs de La Croix à leurs lecteurs catholiques, afin de leur faire comprendre pourquoi les Juifs manifestent une telle haine vis-à-vis du christianisme : « La persévérance avec laquelle la race ennemie du Christ s’acharne sur les baptisés est facile à expliquer : elle témoigne de l’endurcissement des Israélites qui, pour ne pas reconnaître leur erreur, veulent faire disparaître ceux qui détiennent la Vérité. » (La Croix, 7 décembre 1897). Une fois encore, les Assomptionnistes de La Croix, présenteront nettement une attitude théologique dans leur antijudaïsme. Ils le déclarent de manière très claire, ce qu’ils réaffirmeront à plusieurs reprises : « Nous semblons parfois avoir, dans ce journal, la haine des Juifs, et cependant nous n’avons de haine que pour le crime qu’ils perpétuent à travers les siècles, le déicide. » (La Croix, 28 octobre 1897).

 

Ce refus, qui est tout autant de la haine que du rejet de la sainte religion chrétienne, aura, et a eu à travers l’Histoire, des conséquences terribles. Mais il en est une surtout de conséquence, insoupçonnée, que cette hostilité à l’égard de l’Evangile et de l’Eglise, a provoquée, comme le dit fort bien La Croix  : « Les Juifs renient l’Evangile et par là retardent la libération du genre humain. La vie chrétienne est faite de renoncement : voilà ce que n’accepte pas le Juif, rivé à son or ; il est d’ailleurs caractéristique qu’Israël, sous prétexte de laïcisation, attaque surtout les ordres religieux : ‘‘l’arme du moine, c’est le don de soi, c’est le sang toujours offert’’ ; l’arme souveraine du Juif, c’est l’or… » (La Croix, 22 novembre 1894.) 

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« Les Juifs en refusant l’Evangile,

retardent la libération du genre humain. »

 

 

a)       Le déicide

 

Le coeur sacré de Jésus.jpgRetarder la libération du genre humain, voilà bien ce que provoque ce rejet violent, brutal et catégorique de l’Evangile de la part des Juifs ; tragique situation qui conserve dans la prison de ce monde, de façon cruelle et douloureuse, les âmes qui aspirent avec toute leur ardeur sincère, pouvoir un jour goûter aux consolations de la Rédemption.

 

L’Eglise réprouve donc la Synagogue pour ses péchés mais ne veut pas la détruire : « Le nom de Juif soulève au fond des cœurs une horreur instinctive ; les Juifs inspirent le mépris et le dégoût, le baptisé, qui ne doit point persécuter les Juifs, doit éprouver et éprouve au fond un sentiment de répulsion pour le peuple déicide. » (La Croix, 2 juillet 1884.) Et il est vrai que le souvenir de la douloureuse Passion du Sauveur reste, de façon indélébile, lié au Juif : « Au Calvaire le Juif déicide a dit le premier : ‘‘Tuons-le’’ et il a transmis cet parole comme un héritage à ses enfants. » (La Croix, 6 juillet 1883). La responsabilité des Juifs, dans ce triste événement, n’est pas niable : « Les israélites ont consommé leur propre malheur, ils se sont exclus du droit commun et portent la responsabilité du mouvement de recul qu’un catholique esquisse en leur présence. » [6]

 

b)       Le rejet du judaïsme

 

La Croix va donc insister dans ses colonnes sur le caractère réprouvé du judaïsme, et en faire l’un des thèmes principaux de son discours. C’est ce que va exprimer, en des termes assez durs, Tardif de Moidrey : « Ce n’est pas Israël qui s’est retranché de l’humanité, c’est Dieu qui l’en a exclu. Le judaïsme est une religion maudite car le Juif porte sur ses épaules la malédiction divine (…) Le Juif est déchu depuis le jour du déicide et de la malédiction » [7] Face à une telle radicale et sévère condamnation, le Père Bailly expose l’attitude à avoir envers les Juifs : « On doit, certes, beaucoup de charité aux Juifs, et les papes en ont donné l’exemple, mais les admettre dans la société chrétienne, c’est déclarer que le déicide dont ils portent la malédiction perpétuelle ne touche plus notre génération…Oui, ils sont maudits si nous sommes chrétiens. » [8]

 

 

IV. Le talmudisme synagogal

 

 portrait du juif.jpg

 

« Le judaïsme est devenu un antichristianisme. »

 

 

 

 

kabbale-copie-1.jpgLes rédacteurs de La Croix vont, lorsque les positions critiques essentielles furent exprimées par leurs soins à un lectoratAbraham le juif.jpg catholique qui découvraient les analyses doctrinales de l’antijudaïsme, centrer leur propos sur une dénonciation des positions juives, telles qu’on les trouve dans le Talmud. Ceci amènera une série d’articles dont la conclusion peut se résumer ainsi : « Il faut être très aveugle et fort laïcisé pour ne pas comprendre que le peuple de Dieu, façonné afin de préparer le Christ, ayant été maudit, s’est retourné pour accomplir contre le Sauveur une mission opposée. On sera obligé de reconnaître qu’aucune société ne peut vivre avec cet élément destructeur. Le judaïsme est devenu une sorte d’antichristianisme. » (La Croix, 10 décembre 1897.) 

 

Le verdict de La Croix est donc simple, mais cependant très inquiétant: « A partir de ce moment, le peuple déicide se prosternant devant le Talmuld et la Kabbale, rendit un culte officiel bien que secret à celui que Jésus-Christ appelle ‘‘Le Prince de ce monde’’. Dès lors les Juifs se constituèrent en une société secrète gouvernée par un chef occulte, société des Fils de la Veuve. C’est Jérusalem privée de son Temple. Les Fils de la Veuve, ce sont les Juifs dispersés dans le monde, mais se reconnaissant aux signes kabbalistiques…Le but de cette société est de détruire le royaume de Jésus-Christ. » [9]

 

Rabbin.jpgAu printemps 1898, la revue théorique de La Croix, « Les Questions actuelles », fera une présentation générale du Talmud en parlant de ce dernier comme d’un « code civil et religieux des Juifs, faisant que les israélites, incapables aujourd’hui de lire la Bible, puisent dans le Talmud la majeure partie de leurs observances. » [10] Et cette présentation est suivie d’une mise en lumière des lois talmudiques qui a de quoi inquiéter : « Le Talmud préconise que le non-Juif, qui n’est pas complètement homme, n’a pas de droits ; qu’on peut le voler, le tromper (…). Le Juif talmudiste, fanatisé par les rabbins, croit plaire à Dieu en volant, en persécutant les baptisés ; il est l’instrument du mal, se protéger contre ses atteintes est un réflexe de légitime défense. » [11]

 

Il est ainsi affirmé avec force par les Pères Assomptionnistes, en une forme de solennelle sentence : « La Croix qui se dresse toujours comme une protestation sanglante contre le peuple déicide, doit faire éclater la vérité que d’autres étouffent. »

 

V. La nécessaire conversion des Juifs

 

Jésue et Marie.jpgToutefois, malgré ces nombreux griefs suscitant un légitime effroi, La Croix se distinguera néanmoins de l’antisémitisme de son époque par une attitude conforme à la loi de l’Eglise : un israélite peut, s’il le désire en recevant le baptême, cesser d’être Juif ! Et certains le firent et fort bien, devenant même prêtres, voire évêques, comme les frères Augustin et Joseph Lémann, d’ailleurs si remarquables de piété, de fidélité et d’engagement traditionnel à l’égard de la religion chrétienne, qu’ils firent l’admiration de leurs contemporains.

 

Le journal catholique, voulut préciser sa pensée afin de se distinguer et montrer la spécificité de l’antijudaïsme par rapport à l’antisémitisme : « Le Juif naît avec une double tâche originelle : celle d’Adam d’abord, il n’est pas baptisé ; celle de Caïphe ensuite : la haine du Christ. En ce sens le Juif est le plus déshérité des humains ; à la tare originelle, il ajoute cette marque spécifique qu’est la malédiction ; il existe un abîme entre les chrétiens lavés et sacrés par le sang de Jésus-Christ et les Juifs maudits. Vous pouvez donner des dignités, couvrir d’honneur le Juif, aussi longtemps qu’il n’aura pas quitté sa religion, il restera le maudit de la société chrétienne. » (La Croix, 2 juillet 1884). Pourtant, le Juif demeure malgré cette tâche, l’héritier de la Promesse messianique. De ce fait l’Eglise le regarde, dans sa grande miséricorde, comme un égaré, un infidèle, mais voit en lui le représentant d’un peuple qui fut aimé et élu de Dieu. Et, ce regard, constamment l’Eglise l’a eu à l’égard des Juifs, au point même où, comme le proclame avec force La Croix : « Le Juif est aveugle parce qu’il persiste à se tenir dans l’ombre ; s’il renonçait à son erreur, Dieu l’accueillerait avec joie. » [12]

 

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"La conversion promise des Juifs 

est la seule solution définitive de la question juive."

 

De là se dégagent deux principes caractéristiques propres à l’antijudaïsme catholique :

 

- Les chrétiens ont le devoir de s’attacher à convertir les Juifs. C’est ce que  fit La Croix qui demanda expressément au peuple déicide de se convertir, invitant les catholiques à faire un effort particulier pour cela : « On devrait prier pour la conversion des Juifs ; voilà l’œuvre par excellence. La conversion promise des Juifs sera la seule solution définitive de la question juive. » [13]

- Le baptême est suffisant pour enlever toutes les tâches : « Que l’israélite renonce à la foi juive, qu’il revienne au christianisme et aussitôt il efface le signe de malédiction de son âme et de son front. La conversion seule et non le code civil peut effacer la malédiction. Les Juifs convertis qui se rangent sincèrement sous la bannière du Christ, rentrent dans la nation choisie. » (La Croix, 6 novembre 1894 – 2 janvier 1897).

 

On le voit, et d’ailleurs Sorlin le fait remarquer : « La Croix se sépare radicalement de la majorité des antisémites français qui, de Drumont à Jules Guérin, voient dans les défauts de la race sémite le fondement de la question juive et n’attachent aucune importance au baptême. Les Assomptionnistes prennent le parti des Juifs baptisé qui, à leur sens, n’ont rien gardé d’Israël.» [14]

 

Et cela va même plus loin puisque, et c’est un sentiment partagé par beaucoup de catholiques, lorsque les Juifs sont convertis ils deviennent les meilleurs des catholiques : « Les Juifs convertis, par le seul fait de leur conversion, cessent d’être un peuple à part (…) Lorsqu’ils veulent renoncer à ce crime [le déicide], nous les embrassons avec amour et leur restituons tous les privilèges de bénédictions qu’ils ont reçus pour préparer le règne du Messie. » (La Croix, 28 octobre 1897).

 

VI. Israël et l’avènement de l’Antéchrist

 

lucifer.jpgOn le constate, le propre de l’antijudaïsme, s’il n’épargne pas ses violentes critiques à l’égard du Juif talmudique, enténébré par les brouillards de la Synagogue, est convaincu que le retour à la Vérité de l’enfant d’Israël est une bénédiction salvatrice pour lui et pour l’Eglise. A ce titre, lors de la Parousie finale signale La Croix : « les nations infidèles acclameront le Sauveur, et les plus ardents seront les Juifs. » (La Croix, 29 janvier 1892).

 

Ceci participe d’ailleurs de cette conviction, profondément inscrite dans les principes catholiques : « Les Juifs sont les restes du peuple choisi qui doit se convertir aux derniers jours ; l’univers connaît un grand conflit qui ne finira qu’avec le monde, par la conversion d’Israël dispersé. » (La Croix, 28 février 1890). Les idées de La Croix sont comparables à ce que dit saint Paul (« tout Israël sera sauvé » Romains XI, 26), à ce qu’écrit également l’abbé Joseph Lémann dans son Histoire complète de l’idée messianique (1909), à savoir que le retour en Terre Sainte des Juifs, c’est-à-dire dans l’Eglise, est un signe de joie et d’allégresse pour le monde entier.

 

Toutefois, un point est à noter - conforme à l’Ecriture et comme il nous fut donner de le dire dans Le Chef des Juifs : l’Antéchrist - avant de se convertir les Juifs établiront le règne de l’Antéchrist : « Les Juifs proclameront un jour un faux Christ qu’ils reconnaîtront après avoir repoussé le vrai Christ, et celui-là sera l’Antéchrist, qui dominera le monde et règnera à Jérusalem. Toute l’histoire se déroule pour préparer ce grand drame historique dont nous sommes les acteurs et dans le drame du monde, le Juif jouera, jusqu’à la fin des temps, un rôle principal. La conversion du Juif, c’est-à-dire la fin de la lutte, sera le signe de la fin du monde. » (La Croix, 12 décembre 1883).

 

 

bête de l'apocalypse.jpg

 

 

L’Antéchrist dominera le monde

et règnera à Jérusalem !

 

 

Les descriptions de cet avènement terrible sont ainsi exprimées par les prêtres de La Croix : « Les Juifs déclarent que Jésus a trompé l’attente parce qu’il n’a pas eu de puissance temporelle ; à la place de ce Christ divin, ils veulent un Christ terrestre qui aura tout ce qui a manqué à Jésus, soumettre la terre et posséder l’or. (…) Le peuple de Dieu fut conservé autrefois afin que, par lui, la terre entière fût préparée au Christ, le peuple déicide sera à son tour conservé au milieu des nations afin de préparer le règne de l’Antéchrist. Le peuple Juif, c’est le tronc destiné à fournir ce grand ennemi du Christ annoncé pour le combat suprême et pour la victoire définitive. Nous n’avons pas le droit d’ignorer aujourd’hui que le Juif a la mission de faire le règne de cet Antéchrist. Le peuple déicide, qui s’est séparé des bons anges, est conservé providentiellement pour donner cet Antéchrist. Ensuite le Juif se convertira. La nation de l’Antéchrist est la menace suspendue sur le monde, comme le peuple du Christ est l’espérance de la Terre. » (La Croix, 29 novembre 1894).

 

Conclusion

 

 

Le Christ.jpgNous le voyons, suite à ces précisions fondamentales qui nous permettent d’accéder à une compréhension élargie et approfondie du problème posé par le judaïsme depuis plus de vingt siècles, la question Juive est une question d’essence spécifiquement religieuse. C’est « La Question » la plus impressionnante, inquiétante et extraordinaire qui soit, puisqu’elle touche aux événements qui conduisirent à la terrible Passion de Jésus-Christ, et à ceux qui accompagneront la fin des temps.

 

Dieu a confié à Israël une tâche magnifique, et Satan une mission abominable. Tout le problème Juif, l’unique question juive se résume à ce commandement double et totalement contradictoire, qui ne peut se traiter, se penser et se régler, que sur un mode exclusivement et étroitement religieux.

 

Tout autre tentative, tout essai ou volonté de trouver une solution à la difficulté que représentent la place et le rôle du peuple d’Israël à l’intérieur de l’Histoire, qui ne prendrait pas en compte la dimension authentique de ce problème, se heurterait fatalement comme cela est arrivé d’innombrables fois au cours des siècles, et arrivera de nouveau de façon inévitable, à la force d’un mur formidable. Ce mur, déconcertant et quasi surnaturel, est une représentation  symbolique de celui qui soutenait le Temple de Jérusalem, et  s’il est aujourd’hui de nature spirituelle puisque l’ancien Temple est détruit, il convient  que soit forger un outil particulier pour le tailler afin d’en faire la base de l’édifice consacré à la gloire de Dieu et non de Satan, et cet outil, seul adapté à cette tâche sacrée, a pour nom : la théologie !

 

 

Notes.

 

1. Maistre, J. (de), Quatre chapitres inédits sur la Russie, Chap. IVe « l’Illuminisme », Vaton, 1859.

2. C’est ce qu’écrivait l’abbé Goudet : « Le Tout-Puissant se sert de la Révolution pour broyer les Nations infidèles à leur mission et refaire le monde sur un plus vaste plan. […] Avec l’ère de la Révolution s’ouvre la période d’Apostasie proprement dite annoncée par saint Paul… » (Goudet, A., Mission des Juifs, Chap. VI, 1854.)

3. Bailly, P.,  La Croix, 28 mai 1890.

4. Dieu a désavoué ceux qui ont renié son Fils unique et consubstantiel, “vrai Dieu né du vrai Dieu”, il a donc rompu son Alliance avec eux. Par conséquent, Il a ainsi constaté la stérilité du Judaïsme pharisaïque et rabbinique, qui est aujourd’hui enseigné dans les synagogues, judaïsme qui a tué son Fils, le condamne, le désapprouve, et le “maudit”. De ce fait, il n’y a absolument aucune « fidélité » des descendants d’Abraham à l’égard de Dieu, si ce n’est celle des Juifs qui répondirent à l’attente messianique, c’est-à-dire les Apôtres, les premiers convertis de l’Eglise de Jérusalem. Pour ces Juifs, devenus chrétiens, il ne saurait leur être reproché quoi que ce soit ; ils sont de parfaits chrétiens, membres de l’Eglise, membres du Corps mystique du Christ. Là est la grande différence d’avec l’antisémitisme raciste et biologique, qui s’oppose aux Juifs en raison de leur origine ethnique, ce qui est absolument inacceptable pour la doctrine catholique qui ne reconnaît plus en Jésus-Christ, ni Juifs ni païens, mais seulement des âmes consacrées, par l’eau, le sel et l’Esprit, toutes absolument appelées, par grâce, à la vie divine sans distinction mondaine d’aucune sorte.

5. Sorlin, P., La Croix et les Juifs, Grasset, 1967, p. 132.

6. Ibid., p. 136.

7. Tardif de Moidrey, Microbes, in La Croix, 19 mai 1896.

8. Bailly, P., La Croix, 6 novembre 1894.

9. La Croix, Supplément : « Le complot Juif », 29 mars 1898. On notera que, malgré ses vives critiques dirigées contre le judaïsme talmudique, lorsqu’une campagne d’opinion qui avait la bienveillance de la République vers 1893, venue d’Allemagne, qui n’est pas si éloignée que cela des problèmes contemporains relatifs au port du voile islamique dans les lieux publics en France, voulut interdire l’abattage rituel des animaux tel que le pratiquaient les Juifs, campagne des milieux antisémites relayée par la Société protectrice des animaux, La Croix, à la surprise générale, défendra la Synagogue et son droit religieux à consommer sa viande selon les prescriptions bibliques, au nom des droits sacrés de chaque communauté à pratiquer son culte selon ses usages, droits que l’Eglise, depuis des siècles, a toujours scrupuleusement respectés. 

10. Les Questions actuelles, « Le péril Juif », avril 1898.

11. Ibid., « Mystères talmudiques », juillet 1882.

12. Les Questions actuelles, « Les principes de [l’antijudaïsme] chrétien », 16 février 1897.

13. Question juive, cf. Une Croix pour la conversion d’Israël, 29 septembre 1897.

14. Sorlin, P., op. cit., p. 148. Contrairement à La Croix, dont ils se distinguent nettement et en critiquent les positions jugées trop religieuses, les journaux antisémites clament que le Juif est par essence perverti, et que cette perversion, selon eux constitutive de la race d’Israël, le baptême catholique n’y change strictement rien. (Cf. Drumont, E., La France juive devant l’opinion, 1886, pp. 31-32 ; Guérin, J., Les trafiquants de l’antisémitisme, 1905, pp. 3-4.)

Commentaires

Merci beaucoup pour cette très bonne analyse !!!

Précisons aussi que le problème religieux s'est également doublé, ces dernières décennies, d'un problème également ethnique : il n'est pas normal et naturel de laisser de toutes petites minorités ethniques diriger les autres peuples pour leur intérêt propre ... S'il s'agissait de tziganes, je dirais exactement pareil.

Écrit par : In Xto | vendredi, 28 mai 2010

Est-ce que les Assomptionnistes étaient représentatifs de l'état d'esprit de l'Eglise de l'époque, ou n'incarnaient-ils qu'une tendance un peu extrême ?

Écrit par : Antoine de Berny | vendredi, 28 mai 2010

Merci pour ce très bon texte.

Écrit par : B. Valle | vendredi, 28 mai 2010

Antoine de Berny,






Il faut replacer le lancement du journal La Croix dans le contexte de l’époque pour comprendre le lien étroit qui rattache La Croix à Rome et à l'Eglise, car loin de représenter une "tendance", le journal fut l'expression, mais pouvait-il en être autrement pour une congrégation reconnue et consacrée, de la doctrine officielle du Vatican.

Un peu d'histoire : En 1880, le 1er septembre, Léon XIII publie son encyclique "Supremi apostolatus" sur le Très Saint Rosaire. Les pères augustins, dissous cette même année, lancent le journal "La Croix", qui deviendra quotidien en 1883. A cette époque, partout la République enlève les crucifix des écoles, des hôpitaux et même des entrées des cimetières. Le journal des Assomptionnistes s´appellera donc La Croix. Il portera même en « une » sur 15 centimètres de haut le symbole le plus disputé du moment. Comme un défi. En même temps, le premier éditorial expose une ligne qui, à travers les vicissitudes à venir, sera sans doute l´une des raisons majeures de sa survie : La Croix sera « uniquement catholique, apostolique et romaine » !

Si le père Emmanuel d’Alzon (1810-1880), fondateur des Assomptionnistes et des oblates de l’Assomption, est à l’initiative de cette publication, le véritable promoteur en est le père Vincent-de-Paul Bailly, dont on peut lire de nombreuses citations dans le texte de cette note, profondément marqué par les enseignements de Pie IX. Rappelons que Pie IX, pape de 1846 à 1878, commença en 1870, dix ans avant la fondation de La Croix, à entrevoir dans le Judaïsme la cause première de la Révolution. Mais ce fut surtout avec Léon XIII (1878-1903) que le Judaïsme devint l’objet principal des études et de la polémique d’un autre journal, italien celui-là, "La Civiltà Cattolica". Il convient de préciser que déjà en 1830 un abbé italien Luigi Chiarini, enseignant d’Antiquités Orientales à Varsovie, avait publié à Paris un ouvrage en deux volumes, intitulé “Théorie du Judaïsme” avec lequel il montrait aux Chrétiens le vrai visage nocif et pervers du Judaïsme talmudique, ouvrage qui fournira les principales lignes directrices à deux autres auteurs catholiques anti-judaïques, Giuseppe Oreglia et Gougenot des Mousseaux.

Pie IX, voulant conférer une image correspondant à ce qui animait l’esprit pernicieux des complots judaïques contre Rome, recourut dans sa lettre Encyclique "Etsi multa luctuosa" (1873), à la figure de la “Synagogue de Satan”, pour désigner les ennemis de l’Eglise, incluant sous cette expression, tous ceux qui, de près ou de loin, travaillaient sans relâche à ruiner la civilisation chrétienne [Cf. La Documentation catholique, t. VI, juillet-décembre 1910, p. 139.] En effet, lorsque Rome eut perçu distinctement les causes réelles de la tragédie révolutionnaire, elle n’hésita pas à désigner clairement les responsables du vertige destructeur qui s’était emparé de l’Europe tout au long du XIXe siècle, en l’occurrence les Juifs. Ainsi, La Civiltà Cattolica, fondée en 1850, intervint dès 1858 sur la question juive. Environ dix ans après, en 1869, Gougenot des Mousseaux exposa amplement, dans "Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens", les mécanismes qui pouvaient et qui le ferront - détruire la chrétienté. Pie IX, en 1870, entrevit donc dans le Judaïsme la cause première de la Révolution, puis Léon XIII, pontife de 1878 à 1903, plus encore, désignant les Juifs comme étant le moteur principal de la corruption contemporaine.

Les Assomptionnistes [fondée à Nîmes par le père Emmanuel d'Alzon en 1845, approuvée par Rome en 1857 (décret de louange), en 1864 (décret d'approbation) et 1923 (décret d'approbation définitive des Constitutions), ont une règle de la congrégation inspirée de saint Augustin d'Hippone], au départ enseignants, sont entrés en lice dans ces deux secteurs de la presse populaire et des pèlerinages qu'aucun Ordre ou aucune Congrégation religieuse ne leur a disputés. Avec Le Pèlerin, organe des pèlerinages crée en 1873, mais remanié comme magazine populaire illustré en 1877, avec La Croix, journal quotidien lancé en juin 1883, puis avec la vie des Saints, les Questions actuelles, etc., ce fut un vrai travail de diffusion de la pensée catholique anti-judaïque, soutenu par Rome, qui sera entrepris en France. Ils sont également soutenus par le clergé, les évêques et en particulier Mgr Henri Delassus, qui fut créé prélat domestique de Sa Sainteté par St Pie X en 1904, et devint protonotaire apostolique en 1911.

C’est pourquoi, Léon Poliakov a fait remarquer que la campagne de La Civiltà Cattolica, commencée entre 1870-1880, avait constitué une sorte de “nihil obstat” du Saint-Siège à l’antijudaïsme européen qui explosa en France entre 1886 et 1880. De la sorte, par Pie IX, puis par Léon XIII avec la Secrétairerie d’Etat, qui s’exprimait à travers La Civiltà Cattolica, c’est un antijudaïsme du Vatican quasi officiel que traduit, diffuse et développe le journal La Croix, et n'exprime pas une "tendance", mais bien au contraire la pensée de l'Eglise.

A partir de 1870 l’Eglise précisera même que le Judaïsme talmudique est le principal inspirateur et le metteur en scène occulte de la conjuration antichrétienne qui a explosé avec la plus grande virulence précisément à Rome siège du Vicaire du Christ [cf. l’Encyclique "Nostis et nobiscum", 8 décembre 1849. Et l’Allocution tenue au Consistoire secret du 25 septembre 1865: "Inter multiplices machinationes".]. Les penseurs, intégralement contre-révolutionnaires, qui ont écrit sur la Révolution après 1870, se réfèrent ainsi justement aux directives du Saint-Siège. Ils voient dans le Judaïsme la cause principale de tout désordre; il se sert dans ce but des différentes sectes et surtout de la Franc-maçonnerie qui est sa créature. A la fin du XIXème siècle, surtout avec les pontificats de Pie IX et de Léon XIII, l’Eglise romaine aura donc entièrement saisi la cause de la Révolution qui menaçait depuis des lustres. On peut consédérer de la sorte que de manière publique et institutionnelle, pour le Saint-Siège, la doctrine théologique de l’Antijudaïsme représentait une authentique contre-attaque, de même que le remède et l’antidote, pour redonner force de pénétration dans la société civile à la Royauté sociale de Jésus-Christ, expulsé de l’Etat républicain laïcisé et sécularisé.

Osons affirmer, puisque cela semble bien nécessaire aujourd'hui, qu'il le reste peut-être plus encore cette force de contre-attaque spirituelle salvatrice au service de la Tradition, d'autant après la diffusion des funestes fumées idéologiques mortifères du concile Vatican II.

A titre de complément :
L'antijudaïsme chrétien
http://www.la-question.net/archive/2010/03/12/l-antijudaisme-chretien.html

Écrit par : Zacharias | vendredi, 28 mai 2010

Signe du soutien de Rome à l'oeuvre des pères assomptionnistes, le très officiel "Annuario Pontificio" qui n'est encore que la "Gerarchia cattolica" réserve à l'Assomption deux colonnes depuis 1893, indice d'une reconnaissance ecclésiale manifeste après le décret de louange de 1857 et le décret d'approbation de 1864.


Toutefois, il est inutile de chercher dans une encyclopédie religieuse du XIXème la mention Assomptionniste: elle n'y figure pas. Elle apparaît sans doute pour la première fois en 1899 dans les colonnes de l'Annuaire catholique de Mgr Albert Battandier ( 1850-1921 ), publication commencée en 1898 et diffusée par la Bonne Presse, avant d'être reprise par le P. Eutrope Chardavoine ( 1869-1944 ).

Écrit par : Eremo | vendredi, 28 mai 2010

Lorsque Léon XIII, au courant des destructions projetées par les sectes judéo-maçonniques anti-chrétiennes, ordonna, comme signe de la perpétuité de l'Église, le réembellissement de Saint-Jean-de-Latran, on rapporte qu'il dit aux architectes : « Maintenant que le monde s'éloigne du Christ, je veux que son image resplendisse dans une église plus belle ! »

Écrit par : Sulpice | samedi, 29 mai 2010

À l'heure qu'il est, deux voies s'offrent donc devant la société : ou bien correspondre aux enseignements de Pie IX et Léon XIII, et aux appels de s. Pie X. Ce sera alors la Restauration dans le Christ, la guérison des Nations, le retour à une sage et vraie liberté, à l'égalité de tous sur le coeur de Dieu, à une fraternité sincère entre les petits et les grands, les riches et les pauvres, entre le capital et le travail.

Ou bien, faisant fi des enseignements de Léon XIII et des appels de s. Pie X, la société décidera de poursuivre la voie dans laquelle elle s'est engagée ; et alors ce pourra être, dans un temps non éloigné, la généralisation de l'apostasie.

Écrit par : Wendrock | samedi, 29 mai 2010

Notre vieille Europe, partie constitutive et si longtemps principale de cette civilisation chrétienne, aujourd’hui rongée par l’hédonisme, le consumérisme, la licence morale, la débauche généralisée, la perversité des mœurs, le matérialisme et l’athéisme, ne contient peut-être plus les éléments capables de réaliser une restauration ?

Avec l'Antéchrist, succédant à la généralisation de l'apostasie, ça sera bientôt plus que la ruine des patries, ça sera un joug de pesanteur et d'ignominie, tel que l'humanité n'en aura pas dans le passé subi de semblable !

Écrit par : Lozère | samedi, 29 mai 2010

Puisque l'Apostasie doit être le milieu préparatoire à l'avènement de l'Antéchrist, fléau le plus redoutable qui bouleversera le monde, le devoir qui s'impose n'est-il pas de lutter pour le refouler, en s'efforçant de ramener à Jésus-Christ et à l'Église les nations, les familles, les individus, qui s'en sont séparés ou qui menacent de le faire ?

Le vent d'aveuglement et de défection qui emporte déjà une partie de la société et la fait se séculariser de plus en plus, c'est-à-dire se soustraire à l'Évangile et à l'Église, n'est peut-être que passager, Dieu ayant fait les nations guérissables. L'idée chrétienne peut de nouveau s'épanouir, embaumer et vivifier comme par le passé. Il n'y a donc peut-être pas lieu de se décourager. Il faut se mettre résolument à l'oeuvre, s'y mettre avec confiance et générosité. Léon XIII n'en a-t-il pas donné l'exemple, et s. Pie X ne le donne-t-il pas également ?

Écrit par : Hacquinières | samedi, 29 mai 2010

Je suis épaté par votre culture..qui est derrière ce blog ? Soit un groupe d'érudits...soit un génie !

Écrit par : Le Goff | samedi, 29 mai 2010

@ Le Goff

Zacharias est un génie qui a la puissance de travail d'un groupe d'érudits !

Écrit par : Falk | lundi, 31 mai 2010

La chute d’Israël, dit Origène, a été l’occasion de la vocation des Gentils. Nous avons pris leur place, nous sommes devenus le vrai royaume de Juda ; mais nos derniers temps seront semblables pour le péché à ceux des Juifs, si même ils ne doivent être pires.

Écrit par : Sylvain M. | lundi, 31 mai 2010

L'apostasie ou la séparation d'avec la foi catholique et le Pontificat romain devra être générale, un fait accompli, disent Engelbertus, Triumphus, Estius. - Elle ne sera qu'en voie de s'accomplir, mais déjà sur une large échelle, répondent Sotus, Bellarminus, Justinianus. Cette dernière opinion semble plus probable, puisque S. Paul annonce qu'après la défection ou l'apostasie, l'Antéchrist apparaîtra in omni seductione iniquitatis. (II Thess., II, 10) II agrandira donc l'apostasie, la rendra encore plus universelle.

Écrit par : Lozère | lundi, 31 mai 2010

Une question se pose : Cette généralisation de l'apostasie, qui occasionnera l'avènement de l'Antéchrist, sera-t-elle un fait accompli avant sa venue ; ou bien, déjà établie sur une large échelle, s'achèvera-t-elle seulement par le fait et sous le règne du fils de perdition ?

Écrit par : Hector | lundi, 31 mai 2010

Les Apôtres demandèrent à Jésus où devaient avoir lieu les évènements de la fin des temps. Il leur répondit : "Où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront" (Luc 17,37). Cela signifie que le Corps du Christ se trouve aujourd'hui dans les demeures des familles apocalyptiques, celles qui ont le courage, l'intelligence et la finesse d'esprit pour "calculer le chiffre de la Bête" et reconnaître son identité. Ils pourront ainsi avoir la force de répondre sans honte, la tête haute, à l'invitation aux noces de l'Agneau (Luc 21,36), après avoir résisté à la Bête et ses alliés.

Écrit par : Lozère | lundi, 31 mai 2010

Jésus doit revenir "sur les nuées du ciel", c'est-à-dire dans l'âme de ses fidèles (Matthieu 24,30 / Marc 13,26 / Luc 21,27 / Apoc 1,7 / Daniel 7,13). Tout est intérieur, dans le cœur. Certains L'ont déjà vu (Jean 14,7) car "Il se manifeste à ceux qui L'attendent" (Hébreux 9,28). Cette vision sera manifeste et générale après la chute de la Bête car, alors, "tout œil le verra, même ceux qui l'ont transpercé" (Apoc 1,7).

Luc 21,15 : Jésus donnera Lui-même à ses Apôtres des derniers temps "un langage et une sagesse à quoi nul de leurs adversaires ne pourra résister ni contredire". Cette sagesse c'est l'interprétation cohérente, évidente et irréfutable des prophéties de la fin des temps, particulièrement celles du livre de l'Apocalypse.

Écrit par : Lapide | mardi, 01 juin 2010

@ Hector


Il y a, contre l'apparition de l'Antéchrist, un obstacle et quelqu'un qui maintient l'obstacle ; il y a une barrière et un "garde-barrière".

L'Antéchrist ne fera son apparition que lorsque, le gardien de l'obstacle ayant été rejeté, mis de côté, l'obstacle lui-même sera enlevé.

Or quel est cet obstacle, quelle est la barrière ?

C'est, répond saint Thomas, l'union et la soumission à l'Église Romaine, siège et centre de la foi catholique. Tant que la société demeurera fidèle et soumise à l'empire spirituel romain, transformation de l'ancien empire temporel romain, l'Antéchrist ne pourra point paraître.

Telle est la barrière, tel est l'obstacle !

Écrit par : sixte | mardi, 01 juin 2010

Il y a tout de même, contre l'apparition de l'Antéchrist, un obstacle et quelqu'un qui maintient l'obstacle ; il y a une barrière et un garde-barrière. L'Antéchrist ne fera son apparition que lorsque, le gardien de l'obstacle ayant été rejeté, mis de côté, l'obstacle lui-même sera enlevé. Or quel est cet obstacle, quelle est la barrière ?

C'est, répond saint Thomas, l'union et la soumission à l'Église Romaine, siège et centre de la foi catholique. Tant que la société demeurera fidèle et soumise à l'empire spirituel romain, transformation de l'ancien empire temporel romain, l'Antéchrist ne pourra point paraître. Telle est la barrière, tel est l'obstacle.

Écrit par : Serrus | mardi, 08 juin 2010

L’abbé A. Goudet, publia en 1854, avec approbation de Léon XIII, un ouvrage intitulé « Mission des Juif », dans lequel il montrait que nous étions dans les derniers temps du monde, et surtout que l’Antéchrist était presque là, oeuvrant par le biais des jiifs. Il exposait en interprétant avec précision les prophéties, ce que vous expliquez également, à savoir que l’Antéchrist doit régner à Jérusalem.

Voici quelques extraits significatifs de cet ouvrage, extraits qu’on lira avec intérêt et qui complètent admirablement vos propres analyses :

« Avant donc que le Juif redevienne le peuple de choix, il est destiné, lui, l’ennemi juré du nom romain, a exécuter les rigueurs de la justice divine sur les Nations apostates. Dans l’exécution de ce plan, ils ne saisiront pas le but qu’elle poursuit ; leurs yeux fermés ne découvriront pas la main qui les dirige et conduit toutes choses à ses fins. Il y a plus, ce cataclysme du monde romain, auquel ils travaillent avec ardeur, va s’accomplir avec le concours et l’assentiment des chefs des Nations, de sorte qu’eux aussi, unis aux Juifs leurs futurs vainqueurs, ils vont poursuivre avec frénésie, et sans le comprendre, l’oeuvre de leur propre destruction. De leurs mains, ils vont hâter la ruine de leurs royaumes et l’effondrement de leur puissance.
Elie, lorsqu’il sera venu, « rétablira toutes choses ; restituet omnia. » Il trouvera donc toutes choses détruites. L’expression est forte ; Jésus-Christ parle d’un renversement absolu de toutes choses, rien n’est excepté, et la même expression est répétée par deux Évangélistes. Ainsi, il n’y a rien à rabattre. La destruction sera si étendue, si profonde, qu’il sera vrai de dire qu’il n’y aura plus rien à détruire ; que le mal aura tout gagné, que les méchants n’auront rien épargné, qu’ils auront porté la main sur tout ce qu’il y aura de sacré et de saint.
Destruction universelle des royautés religieuses, tous les peuples réunis sous un empire satanique ; la religion méprisée, et obligée, comme à la période des persécutions sanglantes, de se retirer dans les antres de la terre. Les prêtres, pour se soustraire à la rage de l’Homme de péché, contraints de célébrer les saints Mystères dans le plus absolu dénuement, dans les retraites les plus cachées. La terre couverte d’écoles sans Dieu ! L’impiété et l’immoralité s’étalant au grand jour ! De justice, il n’y en aura plus pour le chrétien sur la terre. Nul ne pourra ni vendre, ni acheter en public s’il n’a renié sa croyance, foulé aux pieds la croix, renoncé à Jésus-Christ ; tous, en effet, devront porter le caractère de la bête, c’est-à-dire de l’Antéchrist. »

Écrit par : apostolatus specula | mardi, 08 juin 2010

Etant donnée la lutte continuelle de la chair contre l'esprit, des ténèbres contre la lumière, de Satan contre Dieu, il n'y a pas tant à espérer dans ce monde livré au péché. Mais ce n'est pas une raison pour se décourager...

L'Église va sans peur en avant, et tandis qu'elle répand le royaume de Dieu, elle cherche par tous les moyens à réparer les pertes du royaume déjà conquis. Instaurare omnia in Christo fut toujours la devise de l'Église, et c'est particulièrement celle des catholiques fidèles à la Tradition, en particulier dans ces terribles moments que nous traversons. Restaurer toutes choses, non d'une manière quelconque, mais dans le Christ.

Restaurer dans le Christ, non seulement ce qui appartient proprement à la divine mission de l'Église, conduire les âmes à Dieu, mais ce qui encore dérive spontanément de cette divine mission, la civilisation chrétienne.

Écrit par : Irenaeus | mercredi, 09 juin 2010

L'antijudaïsme théologique et l'antisémitisme racial n'ont, effectivement, et comme vous le démontrez fort bien, strictement rien à voir.

C'est d'ailleurs ce que vient de préciser très clairement à Rome le cardinal Kasper.

http://www.osservatore-vaticano.org/ext/http://www.zenit.org/article-24580?l=french

Écrit par : Osservatore Vaticano | dimanche, 13 juin 2010

Avec s. Pie X, ayons l'ambition et la volonté de tout restaurer dans le Christ. Ramener la société au Christ !

Tout le reste est secondaire devant cette grande tâche. Sans peur et fidèles aux directions de l’Eglise de toujours ! Tel doit être notre mot d'ordre.

Les dernières générations chrétiennes, sans doute plus éprouvées encore que nous ne le sommes, sauront, pour maintenir contre l'Antéchrist l'ensemble des vérités chrétiennes, base de toute civilisation, s'élever jusqu'à l'héroïsme. Laissons-leur un exemple qui les encourage.

Affirmer les vérités chrétiennes, communiquer les vérités chrétiennes (en particulier par l’internet), défendre les vérités chrétiennes, c'est, en trois mots, le résumé de nos devoirs à l'égard du Christ de la Société et de l’Eglise !

Écrit par : Vehementer | mercredi, 16 juin 2010

Pensons aux mères chrétiennes, aux nobles femmes spirituelles ! Un monde impie les moque et les raille ou même les blasphème.

Qu'il sache du moins que dans cette terre livrée à l’impiété et au vice, dans un horizon de tempêtes, il y a des coeurs de femmes qui aiment leurs foyers, leurs enfants, l’Eglise et Jésus-Christ, d'un amour dont les lèvres sont impuissantes à exprimer les brûlantes ardeurs. Le ciel en est ému, et la terre tressaille de joie et d'espérance !

Écrit par : Saint Edouard | samedi, 26 juin 2010

J'approuve les idées de vos textes, le judaïsme est caduc car hors du Christ il n'est point de salut.

Écrit par : kohn | vendredi, 20 août 2010

Je pense que votre site qui n`est pas completement mauvais exagere dans une dérive anti-juive qui devient une obsession.

Que l`on explique le pourquoi des choses - par exemple que les juifs se sont obstinés contre la foi chrétienne - que le talmud et une partie des juifs peuvent etre anti-chrétiens a cause de la nature des écrits et de leur croyance est une chose mais encore faut-il identifier ceux qui sont talmudistes et anti-chrétiens car ce ne sont pas tout les juifs je pense.

L`islam actuellement est une menace bien plus grave pour l`avenir de l`Occident - On voit peu d`articles sur la cause de cette islamisation.

Qui sont les responsables de cette islamisation. Beaucoup de décideurs sont des occidentaux athés, marxistes culturels ou des chrétiens tiedes.

Y a t`il un complot de la judéo-maconnerie pour préparer les esprits et coordoner des quotas migratoires venant des pays islamiques. Pourquoi nos propres politiciens sont-ils ceux qui trahissent leur propre pays.

Sont-ils vraiment ignorants et aveuglés par leur idéologie ou font -ils parti ou victimes de manipulations judeo-maconnique venant de la haute-finance tout cela étant coordoné lors des réunions du Bildeberg ou du G20.

Y a t`il une volonté de destruction de la chrétienté venant des tenant de la gouvernance mondiale.

Quel est le role de l`idéologie Nouvel-Age, de l`ONU, de la franc-maconnerie et de la haute-finance juive dans ces décisions.

Que penser du role de nombreux prélats catholiques qui sont eux-mêmes des idéologues tiedes ?

Écrit par : Michel | lundi, 22 août 2011

Je serai tres interesse pour lire plus sur la question juive.
En effet, quels problemes poses a l'expansion du christianisme hors du judaisme: comment justifier que les elus ne seront plus membre du peuple elu? Comment justifier que le christianisme devienne la religion des romains quand l'invasion romaine et la corruption des elites juives qu'elle entraina furent les racines des mouvements de rebellion juive dont celle menee plus tard par Jesus.

Beaucoup de questions sans reponse facile auxquelles les grands esprits de l'Eglise trouveront des droles de reponse: les juifs sont deicides et non les romains, le bapteme devient le lien avec dieu et non la circoncision etc etc...

Écrit par : Philippe | jeudi, 18 octobre 2012

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