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vendredi, 12 mars 2010

L'antijudaïsme chrétien

ou

 

L’histoire de la réaction

contre la conjuration anticatholique en Europe

 

Pie IX.jpg
Sept douleurs.jpg

« Les tempêtes qui assaillent l'Eglise 

sont les mêmes que celles subies à ses origines;

elles étaient alors provoquées par les Gentils,

par les gnostiques et par les Juifs

et les Juifs y sont aussi présentement. » 

 

- Sa Sainteté Pie IX, Discours, le 12 février 1874  -

  

 

 

Pape Pie IX.jpgSi saint Pie X pouvaient s’appuyer sur les textes des docteurs de l’Eglise, dans lesquels apparaît clairement une ferme dénonciation des erreurs judaïques, et ceux de l’Ecriture sainte elle-même (s. Jean, s. Pierre et s. Paul se distinguent par leurs propos sévères), jusqu’à s. Jérôme, s. Augustin, s. Jean Chrysostome, en passant par s. Bernard, s. Thomas d’Aquin et s. Dominique, étrangement, dans les écrits des auteurs chrétiens précédant le milieu du XIXe siècle, le problème Juif, et celui du judaïsme plus globalement, n’occupera plus une place éminente et centrale dans les ouvrages, comme cela avait été le cas auparavant.

 

On l’évoque certes, mais de façon quasi auxiliaire et périphérique. Il n’est pas situé, ou présenté, comme cela adviendra plus tard, au centre des dangers encourus par la civilisation occidentale. Il faudra le traumatisme violent et terrifiant de la Révolution française, qui s’étendit à toute l’Europe en peu de temps, ayant pour conséquence l’abandon des lois protectrices dont s’étaient dotés les Etats chrétiens et l’entrée massive des Juifs dans la société, notamment en France, pour que s’impose l’idée d’une conjuration ourdie depuis fort longtemps, et qu’apparaisse de manière centrale le thème d’une volonté très lointaine de la Synagogue d’abattre la chrétienté. 

 

 

I - Joseph de Maistre : précurseur de l’antijudaïsme catholique

 

Joseph de Maistre.jpgL’un des plus grands analystes de la Révolution et de ses causes, Joseph de Maistre, a parfaitement théorisé la nature de cet événement saisissant, le définissant comme étant : « Satanique dans son essence, satanique parce que rebelle à l’autorité, c’est-à-dire à Dieu. » [1]. L’unique alternative possible, pour Maistre, face à un monde ruiné et détruit, déchu de sa souveraineté, était le recours à la papauté : si “la Révolution est l’erreur”, dira-t-il, si elle “est satanique dans son essence, elle ne peut donc être tuée que par la papauté, qui est la vérité, puisqu’elle est le Christ en terre”. Il faut donc réunir à nouveau l’Eglise et l’Etat, le trône et l’autel.

 

Ce qui est tout à fait extraordinaire avec Joseph de Maistre, c’est qu’il fut sans doute le premier, parmi les penseurs contre-révolutionnaires (Bonald, Lamennais, Blanc de Saint-Bonnet, etc.), à un moment où aucun auteur ne soulevait ce problème, à dénoncer la menace judaïque, exposant longuement dans ses écrits, la nécessité pour les Etats chrétiens de maîtriser les fils d’Israël afin d’éviter qu’ils ne parviennent, par leurs manœuvres et funestes industries, à corrompre les fondements de l’ordre social chrétien.

Lamennais.jpg

Hugues-Félicité Robert de Lamennais (1782-1854),

disciple de Joseph de Maistre et contre-révolutionnaire

dans les premiers temps de son activité doctrinale.

 

 

 

Augustin_Barruel.pngD’ailleurs, dans son étude, G. Miccoli, sur lequel s’est appuyé l’abbé Curzio Nitoglia lors de son examen approfondi ettapis maître.gif remarquable du sujet : « Contre-révolution et judéo-maçonnerie » [2], affirme : “Dans la conspiration des sophistes, des philosophes, des impies, des francs-maçons dépositaires du secret suprême de la secte, des jacobins, telle qu’elle est reconstruite et racontée par Barruel [Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, Londres 1797-98], les Juifs n’ont pas de part. Tout comme ils ne figurent pas dans les autres analyses contemporaines qui décrivent et découvrent les caractères de la “révolution”: cela vaut pour toutes Les Considérations sur la France [1797] de Joseph de Maistre… La polémique antimaçonnique qui fit rage parmi les émigrés français ne connaît pas trace des Juifs, sinon pour dénoncer les faveurs qui leur furent concédées. La liste des conspirateurs qui ont comploté pendant des décennies contre le trône et l’autel devient le lieu commun de toute une presse d’actualité secondaire : elle ignore les Juifs.” [3] Ainsi que le fait voir l’abbé Nitoglia : « Le Judaïsme est encore totalement absent dans l’excellent travail, en douze volumes, que Mgr Jean-Joseph Gaume dédie à La Révolution, entre 1856 et 1858. Il y approfondit le problème du césarisme ou gibelinisme, comme retour de la philosophie politique païenne, qui en niant la subordination du Souverain temporel au Pape est source de la Révolution ou de désordre, de l’Humanisme et de la Renaissance comme étapes fondamentales du réveil de l’esprit païen, non seulement dans le domaine politique mais également dans celui des tendances et passions humaines, qui portera au Protestantisme et à la Révolution française. » (J. Gaume, La Révolution. Recherches historiques sur l’origine et la propagation du mal en Europe depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, Paris, 1856-1858.) » [4]

 

II -  Les contre-révolutionnaires anti-judaïques

 

Cependant très vite, en raison d’évènements inquiétants, dont l’accroissement de la population juive et l’entrée des israélites dans les divers rouages de la société civile à la faveur de l’abandon des anciennes législations protectrices [5], le thème va s’imposer de façon constante et régulière, au point de devenir, ceci en conformité avec les orientations du Saint-siège, l’élément principal de la critique contre-révolutionnaire, qui regardera désormais le Judaïsme comme la cause principale des désordres du temps.

 

 Joseph Lemann.gifParmi les auteurs qui, au XIXe siècle, dénoncèrent le rôle nocif exercé par la Synagogue, il faut citer Mgr Léon Meurin s.j., expert en hébreu et en sanscrit (évêque in partibus d’Ascalona, puis archevêque titulaire de Nisibi et évêque résident de Port-Louis), qui publia  La franc-maçonnerie synagogue de Satan (1893), les abbés, puis évêques, Joseph et Augustin Lemann, et bien sûr Gougenot des Mousseaux avec son ouvrage : Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens (1869). On notera toutefois que dès 1830, un abbé italien, Luigi Chiarini [6], enseignant d’Antiquités Orientales à Varsovie,  publiait à Paris un ouvrage en deux volumes, intitulé “Théorie du Judaïsme” dans lequel il révélait le visage authentique du Judaïsme talmudique (c’est sur cet ouvrage que s’appuyèrent Giuseppe Oreglia et Gougenot des Mousseaux).

 

Le Judaïsme devenait sous la plume de ces auteurs, le symbole de la nouvelle civilisation sécularisée qui avait apostasié, précisément parce que par formée par l’Eglise, après de longues années de conjuration antichrétienne et de complot : « La conspiration antichrétienne devenait ainsi l’œuvre éminente des Juifs pour abattre l’Eglise du Christ et les porter à la domination du monde. » [7]

 

III -  Les déclarations anti-judaïques de Pie IX

 

Ce qui est intéressant pour notre sujet, c’est de voir que l’ensemble des études effectuées par les penseurs contre-révolutionnaires, vont être accueillies avec attention par Rome, au point même que les thèses qui avaient été publiées sous forme d’ouvrages destinés à un large public, vont se retrouver, quasi intégralement, sous la plume des papes.

 

Saint Michel archange.jpgA cet égard, les discours de Pie IX, après 1870, sont tout à fait significatifs. En effet, Pie IX ne manquera pas de prononcer des paroles très dures, et éminemment explicites, contre les Juifs, dont on sait qu’ils prirent la tête, ou furent à l’origine tout au moins, de tous les actes révolutionnaires de brigandage visant à abattre l’Eglise. Le Saint Père ira jusqu’à qualifier les Juifs d’un terme très sévère, surtout dans la bouche d’un pape, puisqu’il les nommera des “chiens” : « Ils sont devenus tels de “fils” qu’ils étaient, pour leur dureté et incrédulité, et de ces chiens - ajoute le pontife - il y en a malheureusement trop aujourd’hui à Rome, et nous les entendons aboyer par toutes les rues, et ils nous harcèlent partout. » [8] 

 

 

 

 

 

 

Jesus__Satan_Web.jpg

 

 

 

Le pape Pie IX déclara que les Juifs
représentaient aujourd'hui la "Synagogue de Satan"

 

 

 

a) Etsi multa luctuosa

 

Pius IX.jpgMais le pape ne s’arrête pas à ces paroles d’une impressionnante dureté, il poursuit ainsi, au moment où la presse anticléricale laissait publier d’authentiques ordures à l’encontre de l’Eglise catholique : « Les juifs sont des “bœufs”, qui ne connaissent pas Dieu, et écrivent des blasphèmes et des obscénités dans les journaux, mais viendra un jour, terrible jour de la vengeance divine, où ils devront rendre compte des iniquités qu’ils ont commises. » [9]

 

On le constate, les déclarations pontificales sont, à cette époque qui venait de subir les outrages scandaleux de l’esprit révolutionnaire au point de menacer le Vatican et de mettre en péril l’Eglise, très éloignées du discours politiquement correct et des ellipses stylistiques [10]. Pie IX exposera  ainsi, avec une solide intransigeance, les responsabilités des milieux judaïques, et ne craindra pas de désigner, avec une force extraordinaire, le danger pour la civilisation chrétienne que représente l’esprit judaïque et les Juifs en général : « Peuple dur et déloyal, comme on voit aussi dans ses descendants, qui faisait de continuelles promesses à Dieu et ne les maintenait jamais. » [11]

 

Il faut dire que jamais dans l’Histoire, on avait assisté à un tel déchaînement de haine envers la sainte Eglise de Jésus-Christ, et depuis 1789, c’était comme si une fièvre folle de détestation des prêtres, des religieux et de l’ensemble du clergé, s’était emparée des consciences. Les partis républicains mettaient tout en œuvre pour détruire le christianisme, et l’on voyait nettement qui était à l’origine de ces idées funestes qui à présent oeuvraient à transformer la chrétienté en une société désacralisée et apostate.

 

jesus_tombe_pour_la-premier.jpg

- Jésus tombe pour la première fois -

Ve Station

 

« En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât.

Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...)

Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen,

donnant ainsi une preuve qu’à la nation juive dépravée

d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. »

 

 

 

C’est pourquoi, le 23 mars 1873, Pie IX, faisant référence à Simon le Cyrénéen, revint dans une déclaration officielle sur la réprobation dont les Juifs étaient l’objet : « En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât. Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...) Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen, donnant ainsi une preuve de ce qui avait été prédit, c’est-à-dire qu’à la nation juive dépravée d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. » [12]. Puis une nouvelle fois, dans un discours daté du 12 février 1874 destiné aux curés de Rome, le pape Pie IX, établira un parallèle entre la situation que traversait l’Eglise romaine et celle qu’elle avait connue lors des premiers siècles : « Les tempêtes qui l’assaillent sont les mêmes que celles subies à ses origines; elles étaient alors provoquées par les Gentils, par les gnostiques et par les Juifs et les Juifs y sont aussi présentement. » [13]

 

b) La  Synagogue de Satan''

 

Ce n’est donc pas pour rien, ni sans de justes motifs que Pie IX, voulant conférer une image correspondant à ce qui animait l’esprit pervers despreteur-juif-anglais.jpg complots judaïques contre Rome, recourut dans sa lettre Encyclique Etsi multa luctuosa (1873), à la figure de la “Synagogue de Satan”, pour désigner les ennemis de l’Eglise, incluant sous cette expression, tous ceux qui, de près ou de loin, travaillaient sans relâche à ruiner la civilisation chrétienne. [14]  On le comprend donc aisément, lorsque Rome eut perçu distinctement les causes réelles de la tragédie révolutionnaire, elle n’hésita pas à désigner clairement les responsables du vertige destructeur qui s’était emparé de l’Europe, en l’occurrence les Juifs. Ainsi, La Civiltà Cattolica, fondée en 1850, intervint dès 1858 sur la question juive. Environ dix ans après, en 1869, Gougenot des Mousseaux exposa amplement, dans Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, les mécanismes qui pourraient détruire la chrétienté. Pie IX, en 1870, entrevit dans le Judaïsme la cause première de la Révolution, puis Léon XIII, plus encore, désigna les Juifs comme étant le moteur principal de la corruption contemporaine.

 

 IV – Les Juifs : agents de la révolution

 

kabbale-copie-1.jpgLes abbés Joseph et Augustin Lémann comprirent également, eux qui venaient par le sang de la souche d’Israël, qu’ilmenorah.jpg fallait absolument préserver la chrétienté du péril Juif, et qu’accorder aux Juifs l’égalité des droits civils représentait un terrifiant danger pour le devenir de la société : « Nous connaissons les tendances de notre nation; ses bonnes comme ses mauvaises qualités. (…) Le suprême danger de Rome... ce ne sont pas les hommes de la Révolution, ils passeront. Le suprême danger de Rome c’est vous, ô messieurs, qui ne passez pas. Armés du droit, avec votre habileté… et votre puissance, avant que le siècle n’arrive à sa fin, vous serez les maîtres... » [15]

 

Les Juifs, comme l’on démontré Joseph et Augustin Lémann, furent les avocats absolus de la Révolution et de la laïcisation de l’Europe, les Etats modernes et la Synagogue pharisaïque, ayant en commun un identique refus du Règne Social du Christ et de son Eglise. Les nouvelles lois de la société, au fond, étaient très anciennes : elles participaient du même rejet obstiné de Jésus-Christ, tel que l’avait désiré le Sanhédrin et la majeure partie du peuple Juif. Cette analyse s’appuie sur la “théologie de l’Histoire” propre à l’Eglise. Mgr Delassus  écrit à ce sujet : « Le Calvaire a séparé en deux la race juive: d’une part, les disciples qui ont appelé à eux et se sont incorporé tous les chrétiens; de l’autre, les bourreaux, sur la tête desquels, selon leur vœu, est retombé le sang du Juste, les vouant à une malédiction qui durera autant que leur rébellion. » [16]  

 

 

V -  Le sionisme : héritier de l’idée révolutionnaire juive

etoile_david.gifIl est d’ailleurs à noter, pour aller au bout de notre examen de la question, que le mouvement national Juif qui apparaîtra au XIXe siècle, à savoirancien-temple-jerusalem.jpg le sionisme, fondé lors de ses trois premiers congrès constitutifs à Bâle, en août 1897, août 1898 et août 1899, par des hommes imprégnés de laïcisme, de conceptions révolutionnaires, républicaines et athées, voulut imposer cette idée saugrenue et impie que la venue de Jésus-Christ n’avait modifié en rien la situation pour le peuple d’Israël, et qu’il restait, malgré son crime, sa réprobation et l’exil, propriétaire de la Terre sainte. Les Archives israélites, organe le plus important du judaïsme français à l’époque, dira ceci, montrant bien en quoi le sionisme se positionnait en contradiction directe d’avec l’Eglise : «.La reconstitution de la nationalité juive, nous l'avons dit et nous ne cesserons de le redire, est d'ordre providentiel….Quand l'heure de la patrie juive, devenue la patrie de toute l'humanité, sonnera, quand il faudra battre le rappel de tous les dispersés d'Israël, le souverain Maître de l'univers suscitera les agents de ce mouvement de ralliement… » [17]

              Or, cette idée était, et reste une chimère, une vision illusoire, comme le soulignera Joseph Lémann :

- « [C’est une] chimère, encore une fois, d'attendre la restauration matérielle d'un État juif à Jérusalem. Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ. Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour de l'Orient et de l'Occident, et vers laquelle tous les peuples accourront avec eux, n'est point une Jérusalem matérielle, qui jamais ne pourrait être assez vaste pour contenir une si grande multitude dans son sein ; c'est l'Église même de Jésus-Christ, qui, comme l'annonce Zacharie dans une autre prophétie, est comparée à une ‘‘ville sans murs’’ (Zacharie II, 4-5), parce qu'elle est ouverte à tous, et qu'il n'y a point de multitude, si grande qu'elle puisse être, que l'Église ne Puisse contenir dans son Sein. » [18]

On comprend mieux pourquoi, le projet national Juif, élaboré par les sionistes au XIXe siècle, participe d’une intention forgée à la même période où Rome tremblait sous les coups de la Révolution, où le pape était enfermé comme un prisonnier dans le Vatican. Il participe donc, précisément, d’un objectif antichrétien en ce sens qu’il souhaitât faire comme si le Christ n’avait pas changé la Loi et aboli, en en modifiant le sens et la lecture, les promesses. En un mot, du point de vue catholique, du point de vue même de Dieu, le sionisme et son ambition de reconstitution d’un Royaume Juif en Israël représentait et représente toujours, concrètement, l’ignoble négation de la Croix et du Golgotha !

Conclusion

 

 

Saint_Thomas,_Fontaine_de_la_Sagesse,_Antoine_Nicolas,_v__1648.jpg

 "Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence,

reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! "

- S. Thomas d'Aquin -

 

antijudaïsme synagogue.jpgAinsi, il n’est pas vrai - et c’est ce sur quoi voulurent insister les auteurs contre-révolutionnaires qui étaient effrayés par les fruits pervers que la Révolution venait de produire, discours repris, et même parfois amplifié par le Magistère ecclésiastique qui s’appuya également sur les pères de l’Eglise et ses principaux docteurs et théologiens - que les agents de la révolution aient changé. Non, après le déicide, l’agent principal, l’agent invisible et actif, le suppôt privilégié de Satan, fut et reste, insisteront tous les auteurs catholiques au XIXe siècle, le Judaïsme talmudique, qui voulut, pendant des siècles, détruire l’Eglise et la chrétienté, comme il a tué Jésus-Christ.

Tant qu’il ne se convertira pas au christianisme, tant que cet agent ténébreux travaillera à mettre en œuvre son projet criminel, le risque sera grand pour la civilisation chrétienne et la menace très importante pour elle. Dans l’Expositio in Cantica Canticorum, attribuée à s. Thomas d’Aquin, on trouve cette phrase : « Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence, reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! Jerusalem, Jerusalem, revertere ad Dominum Deum tuum ! »

Espérons et prions effectivement pour que ce retour, le seul vrai et authentique « Retour » qui soit, advienne au plus vite. Et alors, quand il sera entièrement accompli par la grâce du Ciel, un cantique nouveau remontera dans l’âme des fils d’Israël, mais un cantique désormais pur et décanté, qui passera pour l’éternité du cœur aux lèvres afin de louer et glorifier Jésus-Christ !

 

Notes

 

1. J. de Maistre, Considérations sur la France, Lyon 1884, p. 67.

2. C. Nitoglia (abbé), Contre-révolution et judéo-maçonnerie, Sodalitium, n° 50, juin-juillet 2000,  pp. 5-16.

3. G. Miccoli, Santa Sede, questione ebraica e antisemitismo, in Storia d’Italia, Annali vol. 11 bis, Gli ebrei in Italia, Einaudi, Torino 1997, p. 1388.

4. C. Nitoglia (abbé), op. cit., p. 5.

5. Cf. Le Chef des Juifs : l’Antéchrist, ch. II. « La croissance non « miraculeuse » de la race Juive au XIXe siècle en Europe », La Question, 2009, pp. 18-25. 

6. Notice biographique selon deux encyclopédies : [Luigi Chiarini] : “(1789-1832), prêtre italien, orientaliste et écrivain antisémite. Invité à venir de Toscane en Pologne, Chiarini obtint la chaire de Langues Orientales à l’Université de Varsovie grâce à la protection de Potocki, ministre de l’éducation. En 1826, il devient membre du Jewish Commitee dont les membres sont nommés par le gouvernement. Dans sa Théorie du Judaïsme (1830), Chiarini calomnia le Talmud et le rabbinat et tenta de raviver la diffamation du sang [meurtre rituel]. Il considérait que l’Etat devait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud. Il commença une traduction française du Talmud de Babylone, avec l’appui du Tsar Nicolas Ier, dont deux volumes ont été publiés (1831). Chiarini fut contraint d’abandonner son projet à cause de l’insurrection polonaise. Ses autres travaux sont une grammaire d’Hébreu en Latin; un dictionnaire Hébreu-Latin, et un article: Dei funerarii degli ebrei polacchi (Bologne 1826)”. (Cf. Encyclopedia Judaica, Gerusalemme s. d., vol 5, pp. 409-410). [Luigi Chiarini] : “né a Montepulciano le 26 avril 1789, mort à Varsovie le 28 février 1832... Il publia Théorie du Judaïsme (1830)... ce livre est divisé en trois parties: dans la 1re, il établit les difficultés pour connaître le vrai visage du Judaïsme, dans la 2e, il explique la théorie du Judaïsme, dans la 3e, il traite de la réforme du Judaïsme et examine en détail les moyens de supprimer ses éléments “pernicieux”. En résumé, Chiarini s’efforce de prouver que les prétendus maux du Judaïsme trouvent leur origine principalement dans les enseignements soi-disant antisociaux et nuisibles du Talmud. Il soutient que l’Etat devrait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud, et qu’ils devraient retourner à la simple foi mosaïque. Ce but peut être atteint de deux manières: d’abord par la fondation d’écoles où l’on donne l’enseignement de la Bible et où l’on étudie la grammaire hébraïque; ensuite par une traduction française du Talmud de Babylone avec des notes d’explication et des réfutations”. (Cf. The Jewish Encyclopedia, New York - London 1905-1912, IV vol., pp. 21-22.)

7. G. Miccoli, op. cit., p. 1394.

8. Ibid., Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX pronunziati in Vaticano ai fedeli di Roma e dell’orbe dal principio della sua prigionia fino al presente, Roma 1874-1878, pp. 1404-1405.

9. Ibid., p. 1405.

10. Alors que Pie IX avait commencé son pontificat, en juin 1846, par une conception plutôt libérale de l’autorité pontificale, les événements qui vont survenir, peu après son accession au trône de Pierre, vont modifier du tout au tout son état d’esprit. En effet, le 15 novembre 1848, le chef du gouvernement du Saint Siège, Pellegrino Rossi était assassiné par les révolutionnaires italiens, les insurgés proclamant la République romaine. Le 24 novembre, Pie IX quitte de nuit dans la voiture à cheval du duc d'Harcourt son palais du Quirinal, après que les partisans de Giuseppe Mazzini eurent attaqué le palais tuant Mgr Palma. Il se réfugie à Gaète, dans le Royaume des Deux-Siciles. Il lance alors un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. La France intervient en sa faveur. Le général Oudinot s'empare de Rome à la bataille du Janicule le 30 juin 1849 et chasse les révolutionnaires en juillet. De retour à Rome, le 12 avril 1850, Pie IX mène dès lors une politique de répression contre les idées républicaines. Un nouveau secrétaire d’État, le cardinal Giacomo Antonelli, est nommé, renouant avec la politique conservatrice de Grégoire XVI. Quelques années plus tard, la prise de Rome, le 20 septembre 1870 par les troupes piémontaises, constitue un aboutissement à l’unification de la péninsule en faisant de la cité du pape la nouvelle capitale du royaume d’Italie, une loi des Garanties, votée le 15 mai 1871, accorde au Saint Siège une simple extraterritorialité sur quelques palais et le droit de souveraineté uniquement sur sa cité du Vatican. Le pape Pie IX se considère désormais comme prisonnier à l’intérieur du palais du Vatican. Dans l’Église, l’émotion est grande. En France, la politique italienne de Napoléon III suscite l’indignation des catholiques pour qui le pouvoir temporel du pape garantissait son indépendance spirituelle. Pie IX apparaît alors comme « le pape-martyr ». Il ne se fait pas faute, dans sa Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, de dénoncer en des termes vigoureux l’action des révolutionnaires, et de désigner ceux qui en sont les animateurs secrets, soit la judéo-maçonnerie : « Les lugubres attentats qui se poursuivent et se consomment sous les yeux même du successeur de Pierre, sont naturellement le premier objet de ses plaintes. Les choses en sont venues à ce point, que la mort semble préférable à une vie si violemment et si constamment agitée, et que, les yeux levés au ciel, nous sommes parfois contraint de nous écrier : ‘‘Il nous vaut mieux mourir qui d’assister ainsi à la destruction des choses saintes’’ (I Macchab., III, 59). Pas un jour, en effet, ne s’est écoulé depuis l’invasion de la ville sainte, sans que quelque nouvelle blessure fût portée au coeur déjà si ulcéré de Pie IX. L’expulsion et la spoliation des religieux de l’un et l’autre sexe ravivent et augmentent chaque matin les plaies de la veille. Toucher à cette portion choisie du troupeau, c’est toucher le pasteur à la prunelle de l’oeil. Si, conformément à la parole du grand Antoine rapportée par son historien saint Athanase, le diable, qui est l’ennemi de tous les chrétiens, ne peut en aucune façon supporter les moines animés de l’esprit de leur saint état et les épouses virginales du Christ, en retour, l’Église a pour eux et pour elles des tendresses toutes spéciales. N’est-ce point d’ailleurs une énormité flagrante que l’observation des conseils évangéliques soit désormais proscrite dans la capitale du christianisme, c’est-à-dire dans le lieu du monde où les vertus chrétiennes DOIVENT s’épanouir le plus librement et arriver à leur développement le plus vigoureux ? […] La guerre ainsi allumée contre l’Église dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée, en plus d’un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père recommande aux pasteurs des peuples d’avoir sous les yeux et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le siége apostolique. Plût à Dieu que cette voix des sentinelles de l’ordre comme de la vérité eût été entendue avant que le mal eût pris tous ses développements ! Que de malheurs, que de larmes, que de ruines, que de sang eussent été épargnés au genre humain ! Faut-il donc désormais désespérer des choses, et les enfants de Dieu doivent-ils se résigner à ne plus traverser les sentiers de l’Église militante qu’à travers le deuil et l’humiliation ? La religion ne comptera-t-elle plus de jours propices sur la terre, et la fille du ciel s’apprête-t-elle à secouer la poussière de ses pieds sur un monde dont la corruption ne peut plus être lavée que par la flamme ? Le vicaire de Jésus-Christ nourrit et inspire des espoirs meilleurs. » (Pie IX, Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, 21 nov. 1873).

11. Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX, op. cit., p. 1405.

12. Discorsi di Pio IX, vol. II, p. 294. On remarque que la position de Pie IX est absolument contredite par ce qui est affirmé, de façon fallacieuse, par le Concile Vatican II dans Nostra Ætate : “Les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture”.

13. Ibid.,  vol. III, p. 149.

14. Etsi multa luctuosa, Encyclique du 21 nov. 1873. Cf. aussi la Lettre de 1865, de Pie IX à Mgr Darboy, archevêque de Paris, in La Documentation catholique, t. VI, juillet-décembre 1921, p. 139.

15. A. et J. Lémann (abbés), Lettre aux Israélites dispersés, sur la conduite de leurs coreligionnaires de Rome durant la captivité de Pie IX au Vatican, Roma 1873.

16. H. Delassus (Mgr), La conjuration antichrétienne. Le temple maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Eglise Catholique, t. III, 1910, p. 1117.

17.Archives Israéliennes, 2 septembre 1897.

18. J. Lémann, (abbé), L’Avenir de Jérusalem, IIe Part., ch. II, 1901.

 

 

 

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Révélation sur les sources cachées

de Vincent Morlier !

 

 

Un aimable correspondant, ayant suivi avec attention le débat qui nous opposa ces derniers mois à Vincent Morlierdébat qui vient de s’achever par sa piteuse déroute, ses arguments ayant été systématiquement contredits, brisés et réduits à néant un à un, alors qu’il était venu défendre avec véhémence sur La Question la thèse absurde du sionisme chrétien - nous a fait remarquer, fort justement, ce dont nous le remercions très vivement, que les idées erronées, téméraires, blasphématoires et hérétiques défendues aujourd’hui par Vincent Morlier, avaient été en réalité déjà exprimées par Hubert Le Caron dans un ouvrage publié sous le titre : « Dieu est-il antisémite ? l'infiltration judaïque dans l'Eglise conciliaire, Fideliter, 1987, ouvrage dans lequel il écrivait ceci, qui n’est pas sans nous rappeler certaines divagations délirantes qui nous sont à présent bien connues, et qui ont sans doute été discrètement « empruntées » à Le Caron, comme on peut le constater :   

 

« J'ai exposé dans le "Mystère d'Israël" que le rassemblement d'Israël sur la terre de ses ancêtres, après deux mille ans de dispersion, était un fait unique dans l'histoire de l'humanité et un signe des temps. Ce fait miraculeux avait été annoncé par les prophètes d'Israël, spécialement par Ezéchiel, par Notre Seigneur lui-même et par l'Apôtre saint Paul. (…)

 [La] conversion d'Israël marquera le terme "de la fin du temps des nations" annoncée par le Seigneur lui-même quand il montait à Jérusalem pour y subir sa passion. Cette fin du temps des nations qui a commencé en 1967 avec la reconquête de Jérusalem par les Juifs (guerre des Six Jours) et qui correspond à la période du rassemblement doit finalement aboutir à la conversion, comme cela a été prophétisé par Ezéchiel (Chap. XXXVII):

Voici que je vais ouvrir vos tombeaux

et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux

O mon peuple et je vous ramènerai

sur la terre d'Israël. (Rassemblement)

Je mettrai mon esprit en vous (conversion)

et vous vivrez (de la vie de la foi).

            Si la prochaine période de l'histoire de l'humanité, après les convulsions du monde actuel fondé sur l'orgueil de l'homme, est celle du triomphe du Coeur Immaculé de Marie et du Sacré Coeur, triomphe annoncé par la Vierge elle-même, (rue du Bac, à Pellevoisin et à Fatima), il est très probable que la mère de Dieu convertira ceux de son peuple qui constituent la véritable postérité d'Abraham.

            D'ailleurs, nous l'avons dit, l'heure de la fin des temps des nations, c'est-à-dire du privilège religieux des nations sur Israël a sonné lors de la reconquête de Jérusalem par les Juifs en 1967.

            Il est à remarquer que le rassemblement d'Israël et la reconquête de Jérusalem se sont effectués dans un laps de temps assez réduit puisque la déclaration Balfour autorisant les Juifs à retourner en Terre sainte date de 1917. La deuxième phase, c'est-à-dire la conversion ne devrait plus maintenant tellement tarder»

 

[H. Le Caron, Dieu est-il antisémite ? Ed. Fideliter, 1987, pp. 174 ; 184-185.]

 

Ce discours inexact, mais qui a au moins pour lui, chez Hubert Le Caron, d’être original, présentant fautivement la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 - qui visait à l'établissement d'un foyer national juif en Palestine - comme étant la réalisation des Prophéties, participe d’une terrible confusion et d’une incompréhension totale du sens spirituel des Ecritures, au profit d’une conception littéraliste, charnelle et judaïsée que nous avons longuement dénoncée.

Mais le plus grave, ou plus exactement « tragique » dans ces fredaines illusoires, vient surtout du fait qu’elles entraînent certains chrétiens déraisonnables à encourager le sionisme, sous prétexte qu’il serait d’essence divine. Or, s’il est évident que le sionisme, loin d’être divin, est une entreprise satanique, comme il le fut démontré dans Le Chef des Juifs : l’Antéchrist !, on imagine, non sans trembler, ce à quoi seront appelés à se convertir les Juifs qui se sont emparés militairement de la Terre sainte, avec l’intention d’y rebâtir un troisième Temple à l’intérieur duquel il ne pourront rendre un culte, l’Ancienne Loi ayant été définitivement renversée par Jésus-Christ et remplacée par la Nouvelle Alliance, qu’à l’Antéchrist !

 

Beaucoup de naïfs, catholiques ou non, qui ont été tristement bernés par les nuisibles mensonges du sionisme, risquent donc à terme, de tomber de très haut, en s’apercevant que leur action qu’ils croyaient juste était en réalité perverse et ténébreuse, et se trouvait dirigée invisiblement et de main de maître, par le « Très-Bas » !