Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 12 mars 2010

L'antijudaïsme chrétien

ou

 

L’histoire de la réaction

contre la conjuration anticatholique en Europe

 

Pie IX.jpg
Sept douleurs.jpg

« Les tempêtes qui assaillent l'Eglise 

sont les mêmes que celles subies à ses origines;

elles étaient alors provoquées par les Gentils,

par les gnostiques et par les Juifs

et les Juifs y sont aussi présentement. » 

 

- Sa Sainteté Pie IX, Discours, le 12 février 1874  -

  

 

 

Pape Pie IX.jpgSi saint Pie X pouvaient s’appuyer sur les textes des docteurs de l’Eglise, dans lesquels apparaît clairement une ferme dénonciation des erreurs judaïques, et ceux de l’Ecriture sainte elle-même (s. Jean, s. Pierre et s. Paul se distinguent par leurs propos sévères), jusqu’à s. Jérôme, s. Augustin, s. Jean Chrysostome, en passant par s. Bernard, s. Thomas d’Aquin et s. Dominique, étrangement, dans les écrits des auteurs chrétiens précédant le milieu du XIXe siècle, le problème Juif, et celui du judaïsme plus globalement, n’occupera plus une place éminente et centrale dans les ouvrages, comme cela avait été le cas auparavant.

 

On l’évoque certes, mais de façon quasi auxiliaire et périphérique. Il n’est pas situé, ou présenté, comme cela adviendra plus tard, au centre des dangers encourus par la civilisation occidentale. Il faudra le traumatisme violent et terrifiant de la Révolution française, qui s’étendit à toute l’Europe en peu de temps, ayant pour conséquence l’abandon des lois protectrices dont s’étaient dotés les Etats chrétiens et l’entrée massive des Juifs dans la société, notamment en France, pour que s’impose l’idée d’une conjuration ourdie depuis fort longtemps, et qu’apparaisse de manière centrale le thème d’une volonté très lointaine de la Synagogue d’abattre la chrétienté. 

 

 

I - Joseph de Maistre : précurseur de l’antijudaïsme catholique

 

Joseph de Maistre.jpgL’un des plus grands analystes de la Révolution et de ses causes, Joseph de Maistre, a parfaitement théorisé la nature de cet événement saisissant, le définissant comme étant : « Satanique dans son essence, satanique parce que rebelle à l’autorité, c’est-à-dire à Dieu. » [1]. L’unique alternative possible, pour Maistre, face à un monde ruiné et détruit, déchu de sa souveraineté, était le recours à la papauté : si “la Révolution est l’erreur”, dira-t-il, si elle “est satanique dans son essence, elle ne peut donc être tuée que par la papauté, qui est la vérité, puisqu’elle est le Christ en terre”. Il faut donc réunir à nouveau l’Eglise et l’Etat, le trône et l’autel.

 

Ce qui est tout à fait extraordinaire avec Joseph de Maistre, c’est qu’il fut sans doute le premier, parmi les penseurs contre-révolutionnaires (Bonald, Lamennais, Blanc de Saint-Bonnet, etc.), à un moment où aucun auteur ne soulevait ce problème, à dénoncer la menace judaïque, exposant longuement dans ses écrits, la nécessité pour les Etats chrétiens de maîtriser les fils d’Israël afin d’éviter qu’ils ne parviennent, par leurs manœuvres et funestes industries, à corrompre les fondements de l’ordre social chrétien.

Lamennais.jpg

Hugues-Félicité Robert de Lamennais (1782-1854),

disciple de Joseph de Maistre et contre-révolutionnaire

dans les premiers temps de son activité doctrinale.

 

 

 

Augustin_Barruel.pngD’ailleurs, dans son étude, G. Miccoli, sur lequel s’est appuyé l’abbé Curzio Nitoglia lors de son examen approfondi ettapis maître.gif remarquable du sujet : « Contre-révolution et judéo-maçonnerie » [2], affirme : “Dans la conspiration des sophistes, des philosophes, des impies, des francs-maçons dépositaires du secret suprême de la secte, des jacobins, telle qu’elle est reconstruite et racontée par Barruel [Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, Londres 1797-98], les Juifs n’ont pas de part. Tout comme ils ne figurent pas dans les autres analyses contemporaines qui décrivent et découvrent les caractères de la “révolution”: cela vaut pour toutes Les Considérations sur la France [1797] de Joseph de Maistre… La polémique antimaçonnique qui fit rage parmi les émigrés français ne connaît pas trace des Juifs, sinon pour dénoncer les faveurs qui leur furent concédées. La liste des conspirateurs qui ont comploté pendant des décennies contre le trône et l’autel devient le lieu commun de toute une presse d’actualité secondaire : elle ignore les Juifs.” [3] Ainsi que le fait voir l’abbé Nitoglia : « Le Judaïsme est encore totalement absent dans l’excellent travail, en douze volumes, que Mgr Jean-Joseph Gaume dédie à La Révolution, entre 1856 et 1858. Il y approfondit le problème du césarisme ou gibelinisme, comme retour de la philosophie politique païenne, qui en niant la subordination du Souverain temporel au Pape est source de la Révolution ou de désordre, de l’Humanisme et de la Renaissance comme étapes fondamentales du réveil de l’esprit païen, non seulement dans le domaine politique mais également dans celui des tendances et passions humaines, qui portera au Protestantisme et à la Révolution française. » (J. Gaume, La Révolution. Recherches historiques sur l’origine et la propagation du mal en Europe depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, Paris, 1856-1858.) » [4]

 

II -  Les contre-révolutionnaires anti-judaïques

 

Cependant très vite, en raison d’évènements inquiétants, dont l’accroissement de la population juive et l’entrée des israélites dans les divers rouages de la société civile à la faveur de l’abandon des anciennes législations protectrices [5], le thème va s’imposer de façon constante et régulière, au point de devenir, ceci en conformité avec les orientations du Saint-siège, l’élément principal de la critique contre-révolutionnaire, qui regardera désormais le Judaïsme comme la cause principale des désordres du temps.

 

 Joseph Lemann.gifParmi les auteurs qui, au XIXe siècle, dénoncèrent le rôle nocif exercé par la Synagogue, il faut citer Mgr Léon Meurin s.j., expert en hébreu et en sanscrit (évêque in partibus d’Ascalona, puis archevêque titulaire de Nisibi et évêque résident de Port-Louis), qui publia  La franc-maçonnerie synagogue de Satan (1893), les abbés, puis évêques, Joseph et Augustin Lemann, et bien sûr Gougenot des Mousseaux avec son ouvrage : Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens (1869). On notera toutefois que dès 1830, un abbé italien, Luigi Chiarini [6], enseignant d’Antiquités Orientales à Varsovie,  publiait à Paris un ouvrage en deux volumes, intitulé “Théorie du Judaïsme” dans lequel il révélait le visage authentique du Judaïsme talmudique (c’est sur cet ouvrage que s’appuyèrent Giuseppe Oreglia et Gougenot des Mousseaux).

 

Le Judaïsme devenait sous la plume de ces auteurs, le symbole de la nouvelle civilisation sécularisée qui avait apostasié, précisément parce que par formée par l’Eglise, après de longues années de conjuration antichrétienne et de complot : « La conspiration antichrétienne devenait ainsi l’œuvre éminente des Juifs pour abattre l’Eglise du Christ et les porter à la domination du monde. » [7]

 

III -  Les déclarations anti-judaïques de Pie IX

 

Ce qui est intéressant pour notre sujet, c’est de voir que l’ensemble des études effectuées par les penseurs contre-révolutionnaires, vont être accueillies avec attention par Rome, au point même que les thèses qui avaient été publiées sous forme d’ouvrages destinés à un large public, vont se retrouver, quasi intégralement, sous la plume des papes.

 

Saint Michel archange.jpgA cet égard, les discours de Pie IX, après 1870, sont tout à fait significatifs. En effet, Pie IX ne manquera pas de prononcer des paroles très dures, et éminemment explicites, contre les Juifs, dont on sait qu’ils prirent la tête, ou furent à l’origine tout au moins, de tous les actes révolutionnaires de brigandage visant à abattre l’Eglise. Le Saint Père ira jusqu’à qualifier les Juifs d’un terme très sévère, surtout dans la bouche d’un pape, puisqu’il les nommera des “chiens” : « Ils sont devenus tels de “fils” qu’ils étaient, pour leur dureté et incrédulité, et de ces chiens - ajoute le pontife - il y en a malheureusement trop aujourd’hui à Rome, et nous les entendons aboyer par toutes les rues, et ils nous harcèlent partout. » [8] 

 

 

 

 

 

 

Jesus__Satan_Web.jpg

 

 

 

Le pape Pie IX déclara que les Juifs
représentaient aujourd'hui la "Synagogue de Satan"

 

 

 

a) Etsi multa luctuosa

 

Pius IX.jpgMais le pape ne s’arrête pas à ces paroles d’une impressionnante dureté, il poursuit ainsi, au moment où la presse anticléricale laissait publier d’authentiques ordures à l’encontre de l’Eglise catholique : « Les juifs sont des “bœufs”, qui ne connaissent pas Dieu, et écrivent des blasphèmes et des obscénités dans les journaux, mais viendra un jour, terrible jour de la vengeance divine, où ils devront rendre compte des iniquités qu’ils ont commises. » [9]

 

On le constate, les déclarations pontificales sont, à cette époque qui venait de subir les outrages scandaleux de l’esprit révolutionnaire au point de menacer le Vatican et de mettre en péril l’Eglise, très éloignées du discours politiquement correct et des ellipses stylistiques [10]. Pie IX exposera  ainsi, avec une solide intransigeance, les responsabilités des milieux judaïques, et ne craindra pas de désigner, avec une force extraordinaire, le danger pour la civilisation chrétienne que représente l’esprit judaïque et les Juifs en général : « Peuple dur et déloyal, comme on voit aussi dans ses descendants, qui faisait de continuelles promesses à Dieu et ne les maintenait jamais. » [11]

 

Il faut dire que jamais dans l’Histoire, on avait assisté à un tel déchaînement de haine envers la sainte Eglise de Jésus-Christ, et depuis 1789, c’était comme si une fièvre folle de détestation des prêtres, des religieux et de l’ensemble du clergé, s’était emparée des consciences. Les partis républicains mettaient tout en œuvre pour détruire le christianisme, et l’on voyait nettement qui était à l’origine de ces idées funestes qui à présent oeuvraient à transformer la chrétienté en une société désacralisée et apostate.

 

jesus_tombe_pour_la-premier.jpg

- Jésus tombe pour la première fois -

Ve Station

 

« En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât.

Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...)

Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen,

donnant ainsi une preuve qu’à la nation juive dépravée

d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. »

 

 

 

C’est pourquoi, le 23 mars 1873, Pie IX, faisant référence à Simon le Cyrénéen, revint dans une déclaration officielle sur la réprobation dont les Juifs étaient l’objet : « En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât. Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...) Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen, donnant ainsi une preuve de ce qui avait été prédit, c’est-à-dire qu’à la nation juive dépravée d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. » [12]. Puis une nouvelle fois, dans un discours daté du 12 février 1874 destiné aux curés de Rome, le pape Pie IX, établira un parallèle entre la situation que traversait l’Eglise romaine et celle qu’elle avait connue lors des premiers siècles : « Les tempêtes qui l’assaillent sont les mêmes que celles subies à ses origines; elles étaient alors provoquées par les Gentils, par les gnostiques et par les Juifs et les Juifs y sont aussi présentement. » [13]

 

b) La  Synagogue de Satan''

 

Ce n’est donc pas pour rien, ni sans de justes motifs que Pie IX, voulant conférer une image correspondant à ce qui animait l’esprit pervers despreteur-juif-anglais.jpg complots judaïques contre Rome, recourut dans sa lettre Encyclique Etsi multa luctuosa (1873), à la figure de la “Synagogue de Satan”, pour désigner les ennemis de l’Eglise, incluant sous cette expression, tous ceux qui, de près ou de loin, travaillaient sans relâche à ruiner la civilisation chrétienne. [14]  On le comprend donc aisément, lorsque Rome eut perçu distinctement les causes réelles de la tragédie révolutionnaire, elle n’hésita pas à désigner clairement les responsables du vertige destructeur qui s’était emparé de l’Europe, en l’occurrence les Juifs. Ainsi, La Civiltà Cattolica, fondée en 1850, intervint dès 1858 sur la question juive. Environ dix ans après, en 1869, Gougenot des Mousseaux exposa amplement, dans Le Juif, le Judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, les mécanismes qui pourraient détruire la chrétienté. Pie IX, en 1870, entrevit dans le Judaïsme la cause première de la Révolution, puis Léon XIII, plus encore, désigna les Juifs comme étant le moteur principal de la corruption contemporaine.

 

 IV – Les Juifs : agents de la révolution

 

kabbale-copie-1.jpgLes abbés Joseph et Augustin Lémann comprirent également, eux qui venaient par le sang de la souche d’Israël, qu’ilmenorah.jpg fallait absolument préserver la chrétienté du péril Juif, et qu’accorder aux Juifs l’égalité des droits civils représentait un terrifiant danger pour le devenir de la société : « Nous connaissons les tendances de notre nation; ses bonnes comme ses mauvaises qualités. (…) Le suprême danger de Rome... ce ne sont pas les hommes de la Révolution, ils passeront. Le suprême danger de Rome c’est vous, ô messieurs, qui ne passez pas. Armés du droit, avec votre habileté… et votre puissance, avant que le siècle n’arrive à sa fin, vous serez les maîtres... » [15]

 

Les Juifs, comme l’on démontré Joseph et Augustin Lémann, furent les avocats absolus de la Révolution et de la laïcisation de l’Europe, les Etats modernes et la Synagogue pharisaïque, ayant en commun un identique refus du Règne Social du Christ et de son Eglise. Les nouvelles lois de la société, au fond, étaient très anciennes : elles participaient du même rejet obstiné de Jésus-Christ, tel que l’avait désiré le Sanhédrin et la majeure partie du peuple Juif. Cette analyse s’appuie sur la “théologie de l’Histoire” propre à l’Eglise. Mgr Delassus  écrit à ce sujet : « Le Calvaire a séparé en deux la race juive: d’une part, les disciples qui ont appelé à eux et se sont incorporé tous les chrétiens; de l’autre, les bourreaux, sur la tête desquels, selon leur vœu, est retombé le sang du Juste, les vouant à une malédiction qui durera autant que leur rébellion. » [16]  

 

 

V -  Le sionisme : héritier de l’idée révolutionnaire juive

etoile_david.gifIl est d’ailleurs à noter, pour aller au bout de notre examen de la question, que le mouvement national Juif qui apparaîtra au XIXe siècle, à savoirancien-temple-jerusalem.jpg le sionisme, fondé lors de ses trois premiers congrès constitutifs à Bâle, en août 1897, août 1898 et août 1899, par des hommes imprégnés de laïcisme, de conceptions révolutionnaires, républicaines et athées, voulut imposer cette idée saugrenue et impie que la venue de Jésus-Christ n’avait modifié en rien la situation pour le peuple d’Israël, et qu’il restait, malgré son crime, sa réprobation et l’exil, propriétaire de la Terre sainte. Les Archives israélites, organe le plus important du judaïsme français à l’époque, dira ceci, montrant bien en quoi le sionisme se positionnait en contradiction directe d’avec l’Eglise : «.La reconstitution de la nationalité juive, nous l'avons dit et nous ne cesserons de le redire, est d'ordre providentiel….Quand l'heure de la patrie juive, devenue la patrie de toute l'humanité, sonnera, quand il faudra battre le rappel de tous les dispersés d'Israël, le souverain Maître de l'univers suscitera les agents de ce mouvement de ralliement… » [17]

              Or, cette idée était, et reste une chimère, une vision illusoire, comme le soulignera Joseph Lémann :

- « [C’est une] chimère, encore une fois, d'attendre la restauration matérielle d'un État juif à Jérusalem. Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ. Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour de l'Orient et de l'Occident, et vers laquelle tous les peuples accourront avec eux, n'est point une Jérusalem matérielle, qui jamais ne pourrait être assez vaste pour contenir une si grande multitude dans son sein ; c'est l'Église même de Jésus-Christ, qui, comme l'annonce Zacharie dans une autre prophétie, est comparée à une ‘‘ville sans murs’’ (Zacharie II, 4-5), parce qu'elle est ouverte à tous, et qu'il n'y a point de multitude, si grande qu'elle puisse être, que l'Église ne Puisse contenir dans son Sein. » [18]

On comprend mieux pourquoi, le projet national Juif, élaboré par les sionistes au XIXe siècle, participe d’une intention forgée à la même période où Rome tremblait sous les coups de la Révolution, où le pape était enfermé comme un prisonnier dans le Vatican. Il participe donc, précisément, d’un objectif antichrétien en ce sens qu’il souhaitât faire comme si le Christ n’avait pas changé la Loi et aboli, en en modifiant le sens et la lecture, les promesses. En un mot, du point de vue catholique, du point de vue même de Dieu, le sionisme et son ambition de reconstitution d’un Royaume Juif en Israël représentait et représente toujours, concrètement, l’ignoble négation de la Croix et du Golgotha !

Conclusion

 

 

Saint_Thomas,_Fontaine_de_la_Sagesse,_Antoine_Nicolas,_v__1648.jpg

 "Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence,

reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! "

- S. Thomas d'Aquin -

 

antijudaïsme synagogue.jpgAinsi, il n’est pas vrai - et c’est ce sur quoi voulurent insister les auteurs contre-révolutionnaires qui étaient effrayés par les fruits pervers que la Révolution venait de produire, discours repris, et même parfois amplifié par le Magistère ecclésiastique qui s’appuya également sur les pères de l’Eglise et ses principaux docteurs et théologiens - que les agents de la révolution aient changé. Non, après le déicide, l’agent principal, l’agent invisible et actif, le suppôt privilégié de Satan, fut et reste, insisteront tous les auteurs catholiques au XIXe siècle, le Judaïsme talmudique, qui voulut, pendant des siècles, détruire l’Eglise et la chrétienté, comme il a tué Jésus-Christ.

Tant qu’il ne se convertira pas au christianisme, tant que cet agent ténébreux travaillera à mettre en œuvre son projet criminel, le risque sera grand pour la civilisation chrétienne et la menace très importante pour elle. Dans l’Expositio in Cantica Canticorum, attribuée à s. Thomas d’Aquin, on trouve cette phrase : « Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence, reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! Jerusalem, Jerusalem, revertere ad Dominum Deum tuum ! »

Espérons et prions effectivement pour que ce retour, le seul vrai et authentique « Retour » qui soit, advienne au plus vite. Et alors, quand il sera entièrement accompli par la grâce du Ciel, un cantique nouveau remontera dans l’âme des fils d’Israël, mais un cantique désormais pur et décanté, qui passera pour l’éternité du cœur aux lèvres afin de louer et glorifier Jésus-Christ !

 

Notes

 

1. J. de Maistre, Considérations sur la France, Lyon 1884, p. 67.

2. C. Nitoglia (abbé), Contre-révolution et judéo-maçonnerie, Sodalitium, n° 50, juin-juillet 2000,  pp. 5-16.

3. G. Miccoli, Santa Sede, questione ebraica e antisemitismo, in Storia d’Italia, Annali vol. 11 bis, Gli ebrei in Italia, Einaudi, Torino 1997, p. 1388.

4. C. Nitoglia (abbé), op. cit., p. 5.

5. Cf. Le Chef des Juifs : l’Antéchrist, ch. II. « La croissance non « miraculeuse » de la race Juive au XIXe siècle en Europe », La Question, 2009, pp. 18-25. 

6. Notice biographique selon deux encyclopédies : [Luigi Chiarini] : “(1789-1832), prêtre italien, orientaliste et écrivain antisémite. Invité à venir de Toscane en Pologne, Chiarini obtint la chaire de Langues Orientales à l’Université de Varsovie grâce à la protection de Potocki, ministre de l’éducation. En 1826, il devient membre du Jewish Commitee dont les membres sont nommés par le gouvernement. Dans sa Théorie du Judaïsme (1830), Chiarini calomnia le Talmud et le rabbinat et tenta de raviver la diffamation du sang [meurtre rituel]. Il considérait que l’Etat devait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud. Il commença une traduction française du Talmud de Babylone, avec l’appui du Tsar Nicolas Ier, dont deux volumes ont été publiés (1831). Chiarini fut contraint d’abandonner son projet à cause de l’insurrection polonaise. Ses autres travaux sont une grammaire d’Hébreu en Latin; un dictionnaire Hébreu-Latin, et un article: Dei funerarii degli ebrei polacchi (Bologne 1826)”. (Cf. Encyclopedia Judaica, Gerusalemme s. d., vol 5, pp. 409-410). [Luigi Chiarini] : “né a Montepulciano le 26 avril 1789, mort à Varsovie le 28 février 1832... Il publia Théorie du Judaïsme (1830)... ce livre est divisé en trois parties: dans la 1re, il établit les difficultés pour connaître le vrai visage du Judaïsme, dans la 2e, il explique la théorie du Judaïsme, dans la 3e, il traite de la réforme du Judaïsme et examine en détail les moyens de supprimer ses éléments “pernicieux”. En résumé, Chiarini s’efforce de prouver que les prétendus maux du Judaïsme trouvent leur origine principalement dans les enseignements soi-disant antisociaux et nuisibles du Talmud. Il soutient que l’Etat devrait aider les Juifs à se libérer eux-mêmes de l’influence du Talmud, et qu’ils devraient retourner à la simple foi mosaïque. Ce but peut être atteint de deux manières: d’abord par la fondation d’écoles où l’on donne l’enseignement de la Bible et où l’on étudie la grammaire hébraïque; ensuite par une traduction française du Talmud de Babylone avec des notes d’explication et des réfutations”. (Cf. The Jewish Encyclopedia, New York - London 1905-1912, IV vol., pp. 21-22.)

7. G. Miccoli, op. cit., p. 1394.

8. Ibid., Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX pronunziati in Vaticano ai fedeli di Roma e dell’orbe dal principio della sua prigionia fino al presente, Roma 1874-1878, pp. 1404-1405.

9. Ibid., p. 1405.

10. Alors que Pie IX avait commencé son pontificat, en juin 1846, par une conception plutôt libérale de l’autorité pontificale, les événements qui vont survenir, peu après son accession au trône de Pierre, vont modifier du tout au tout son état d’esprit. En effet, le 15 novembre 1848, le chef du gouvernement du Saint Siège, Pellegrino Rossi était assassiné par les révolutionnaires italiens, les insurgés proclamant la République romaine. Le 24 novembre, Pie IX quitte de nuit dans la voiture à cheval du duc d'Harcourt son palais du Quirinal, après que les partisans de Giuseppe Mazzini eurent attaqué le palais tuant Mgr Palma. Il se réfugie à Gaète, dans le Royaume des Deux-Siciles. Il lance alors un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. La France intervient en sa faveur. Le général Oudinot s'empare de Rome à la bataille du Janicule le 30 juin 1849 et chasse les révolutionnaires en juillet. De retour à Rome, le 12 avril 1850, Pie IX mène dès lors une politique de répression contre les idées républicaines. Un nouveau secrétaire d’État, le cardinal Giacomo Antonelli, est nommé, renouant avec la politique conservatrice de Grégoire XVI. Quelques années plus tard, la prise de Rome, le 20 septembre 1870 par les troupes piémontaises, constitue un aboutissement à l’unification de la péninsule en faisant de la cité du pape la nouvelle capitale du royaume d’Italie, une loi des Garanties, votée le 15 mai 1871, accorde au Saint Siège une simple extraterritorialité sur quelques palais et le droit de souveraineté uniquement sur sa cité du Vatican. Le pape Pie IX se considère désormais comme prisonnier à l’intérieur du palais du Vatican. Dans l’Église, l’émotion est grande. En France, la politique italienne de Napoléon III suscite l’indignation des catholiques pour qui le pouvoir temporel du pape garantissait son indépendance spirituelle. Pie IX apparaît alors comme « le pape-martyr ». Il ne se fait pas faute, dans sa Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, de dénoncer en des termes vigoureux l’action des révolutionnaires, et de désigner ceux qui en sont les animateurs secrets, soit la judéo-maçonnerie : « Les lugubres attentats qui se poursuivent et se consomment sous les yeux même du successeur de Pierre, sont naturellement le premier objet de ses plaintes. Les choses en sont venues à ce point, que la mort semble préférable à une vie si violemment et si constamment agitée, et que, les yeux levés au ciel, nous sommes parfois contraint de nous écrier : ‘‘Il nous vaut mieux mourir qui d’assister ainsi à la destruction des choses saintes’’ (I Macchab., III, 59). Pas un jour, en effet, ne s’est écoulé depuis l’invasion de la ville sainte, sans que quelque nouvelle blessure fût portée au coeur déjà si ulcéré de Pie IX. L’expulsion et la spoliation des religieux de l’un et l’autre sexe ravivent et augmentent chaque matin les plaies de la veille. Toucher à cette portion choisie du troupeau, c’est toucher le pasteur à la prunelle de l’oeil. Si, conformément à la parole du grand Antoine rapportée par son historien saint Athanase, le diable, qui est l’ennemi de tous les chrétiens, ne peut en aucune façon supporter les moines animés de l’esprit de leur saint état et les épouses virginales du Christ, en retour, l’Église a pour eux et pour elles des tendresses toutes spéciales. N’est-ce point d’ailleurs une énormité flagrante que l’observation des conseils évangéliques soit désormais proscrite dans la capitale du christianisme, c’est-à-dire dans le lieu du monde où les vertus chrétiennes DOIVENT s’épanouir le plus librement et arriver à leur développement le plus vigoureux ? […] La guerre ainsi allumée contre l’Église dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée, en plus d’un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père recommande aux pasteurs des peuples d’avoir sous les yeux et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le siége apostolique. Plût à Dieu que cette voix des sentinelles de l’ordre comme de la vérité eût été entendue avant que le mal eût pris tous ses développements ! Que de malheurs, que de larmes, que de ruines, que de sang eussent été épargnés au genre humain ! Faut-il donc désormais désespérer des choses, et les enfants de Dieu doivent-ils se résigner à ne plus traverser les sentiers de l’Église militante qu’à travers le deuil et l’humiliation ? La religion ne comptera-t-elle plus de jours propices sur la terre, et la fille du ciel s’apprête-t-elle à secouer la poussière de ses pieds sur un monde dont la corruption ne peut plus être lavée que par la flamme ? Le vicaire de Jésus-Christ nourrit et inspire des espoirs meilleurs. » (Pie IX, Lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa, 21 nov. 1873).

11. Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX, op. cit., p. 1405.

12. Discorsi di Pio IX, vol. II, p. 294. On remarque que la position de Pie IX est absolument contredite par ce qui est affirmé, de façon fallacieuse, par le Concile Vatican II dans Nostra Ætate : “Les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture”.

13. Ibid.,  vol. III, p. 149.

14. Etsi multa luctuosa, Encyclique du 21 nov. 1873. Cf. aussi la Lettre de 1865, de Pie IX à Mgr Darboy, archevêque de Paris, in La Documentation catholique, t. VI, juillet-décembre 1921, p. 139.

15. A. et J. Lémann (abbés), Lettre aux Israélites dispersés, sur la conduite de leurs coreligionnaires de Rome durant la captivité de Pie IX au Vatican, Roma 1873.

16. H. Delassus (Mgr), La conjuration antichrétienne. Le temple maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Eglise Catholique, t. III, 1910, p. 1117.

17.Archives Israéliennes, 2 septembre 1897.

18. J. Lémann, (abbé), L’Avenir de Jérusalem, IIe Part., ch. II, 1901.

 

 

 

sagrado_corazon_pic.gif

 

 

Révélation sur les sources cachées

de Vincent Morlier !

 

 

Un aimable correspondant, ayant suivi avec attention le débat qui nous opposa ces derniers mois à Vincent Morlierdébat qui vient de s’achever par sa piteuse déroute, ses arguments ayant été systématiquement contredits, brisés et réduits à néant un à un, alors qu’il était venu défendre avec véhémence sur La Question la thèse absurde du sionisme chrétien - nous a fait remarquer, fort justement, ce dont nous le remercions très vivement, que les idées erronées, téméraires, blasphématoires et hérétiques défendues aujourd’hui par Vincent Morlier, avaient été en réalité déjà exprimées par Hubert Le Caron dans un ouvrage publié sous le titre : « Dieu est-il antisémite ? l'infiltration judaïque dans l'Eglise conciliaire, Fideliter, 1987, ouvrage dans lequel il écrivait ceci, qui n’est pas sans nous rappeler certaines divagations délirantes qui nous sont à présent bien connues, et qui ont sans doute été discrètement « empruntées » à Le Caron, comme on peut le constater :   

 

« J'ai exposé dans le "Mystère d'Israël" que le rassemblement d'Israël sur la terre de ses ancêtres, après deux mille ans de dispersion, était un fait unique dans l'histoire de l'humanité et un signe des temps. Ce fait miraculeux avait été annoncé par les prophètes d'Israël, spécialement par Ezéchiel, par Notre Seigneur lui-même et par l'Apôtre saint Paul. (…)

 [La] conversion d'Israël marquera le terme "de la fin du temps des nations" annoncée par le Seigneur lui-même quand il montait à Jérusalem pour y subir sa passion. Cette fin du temps des nations qui a commencé en 1967 avec la reconquête de Jérusalem par les Juifs (guerre des Six Jours) et qui correspond à la période du rassemblement doit finalement aboutir à la conversion, comme cela a été prophétisé par Ezéchiel (Chap. XXXVII):

Voici que je vais ouvrir vos tombeaux

et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux

O mon peuple et je vous ramènerai

sur la terre d'Israël. (Rassemblement)

Je mettrai mon esprit en vous (conversion)

et vous vivrez (de la vie de la foi).

            Si la prochaine période de l'histoire de l'humanité, après les convulsions du monde actuel fondé sur l'orgueil de l'homme, est celle du triomphe du Coeur Immaculé de Marie et du Sacré Coeur, triomphe annoncé par la Vierge elle-même, (rue du Bac, à Pellevoisin et à Fatima), il est très probable que la mère de Dieu convertira ceux de son peuple qui constituent la véritable postérité d'Abraham.

            D'ailleurs, nous l'avons dit, l'heure de la fin des temps des nations, c'est-à-dire du privilège religieux des nations sur Israël a sonné lors de la reconquête de Jérusalem par les Juifs en 1967.

            Il est à remarquer que le rassemblement d'Israël et la reconquête de Jérusalem se sont effectués dans un laps de temps assez réduit puisque la déclaration Balfour autorisant les Juifs à retourner en Terre sainte date de 1917. La deuxième phase, c'est-à-dire la conversion ne devrait plus maintenant tellement tarder»

 

[H. Le Caron, Dieu est-il antisémite ? Ed. Fideliter, 1987, pp. 174 ; 184-185.]

 

Ce discours inexact, mais qui a au moins pour lui, chez Hubert Le Caron, d’être original, présentant fautivement la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 - qui visait à l'établissement d'un foyer national juif en Palestine - comme étant la réalisation des Prophéties, participe d’une terrible confusion et d’une incompréhension totale du sens spirituel des Ecritures, au profit d’une conception littéraliste, charnelle et judaïsée que nous avons longuement dénoncée.

Mais le plus grave, ou plus exactement « tragique » dans ces fredaines illusoires, vient surtout du fait qu’elles entraînent certains chrétiens déraisonnables à encourager le sionisme, sous prétexte qu’il serait d’essence divine. Or, s’il est évident que le sionisme, loin d’être divin, est une entreprise satanique, comme il le fut démontré dans Le Chef des Juifs : l’Antéchrist !, on imagine, non sans trembler, ce à quoi seront appelés à se convertir les Juifs qui se sont emparés militairement de la Terre sainte, avec l’intention d’y rebâtir un troisième Temple à l’intérieur duquel il ne pourront rendre un culte, l’Ancienne Loi ayant été définitivement renversée par Jésus-Christ et remplacée par la Nouvelle Alliance, qu’à l’Antéchrist !

 

Beaucoup de naïfs, catholiques ou non, qui ont été tristement bernés par les nuisibles mensonges du sionisme, risquent donc à terme, de tomber de très haut, en s’apercevant que leur action qu’ils croyaient juste était en réalité perverse et ténébreuse, et se trouvait dirigée invisiblement et de main de maître, par le « Très-Bas » !

 

Commentaires

C'est plus qu'un délice de vous lire...si vous saviez combien ce que vous dites est vrai sur un plan spirituel et combien ceux dont vous parlez ici sont vecteurs de forces occultes terrifiantes. Je vous remercie.

Écrit par : Le Goff | dimanche, 14 mars 2010

Je ne comprends pas, vous présentez Maistre comme le "précurseur de l'antijudaïsme catholique" et vous n'appuyez cette affirmation d'aucune citation. Pour avoir un peu lu Maistre, on y trouve beaucoup d'antiprotestantisme, mais pas la moindre trace d'antimaçonnisme (lui-même était maçon, bien qu'il se détachera assez vite de cette secte) ni d'antijudaïsme.
Pourriez-vous expliciter tout cela ?

Écrit par : Busi | dimanche, 14 mars 2010

Busi,

la réponse à vos questions se trouve dans la note "Joseph de Maistre et les juifs" sur ce blog, voir:

http://www.la-question.net/archive/2009/12/17/joseph-de-maistre-et-les-juifs.html

Écrit par : Ronin | lundi, 15 mars 2010

Merci pour vos travaux.
Puisse-t-il éveiller le lecteur au combat contre les forces du mal.

Écrit par : Riton1664 | lundi, 15 mars 2010

Les travaux de La Question sont vraiment essentiels pour la formation des esprits. Vous faites une oeuvre essentielle et très utile, car vous contribuez à mettre en lumière les point importants de la doctrine catholique traditionnelle.

Écrit par : Pascal | lundi, 15 mars 2010

La lettre pastorale Etsi Multa Luctuosa de Pie IX est admirable. Tous les termes de ce texte rédigé par le pape méritent d'être longuement médités, d'autant qu'avec le recul ses analyses se sont toutes révélées exactes :


"La guerre ainsi allumée contre l’Église dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée, en plus d’un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père recommande aux pasteurs des peuples d’avoir sous les yeux et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le siège apostolique. (...) La religion ne comptera-t-elle plus de jours propices sur la terre, et la fille du ciel s’apprête-t-elle à secouer la poussière de ses pieds sur un monde dont la corruption ne peut plus être lavée que par la flamme ? » (Pie IX, Etsi Multa Luctuosa, 21 nov. 1873).


Ces paroles résonnent avec une force inquiétante après deux siècles de révolution où se sont abattues sur les sociétés anciennement chrétiennes, les folies destructrices de l'esprit antireligieux.

Écrit par : Wendrock | vendredi, 19 mars 2010

Zacharias a parfaitement raison, tant que le judaïsme ne se convertira pas au Christ, tant qu'il travaillera à mettre en œuvre un projet profondément différent de la perspective spirituelle chrétienne, le risque sera grand pour la civilisation. Et il n'est peut-être pas exagéré de constater qu'il est sans doute trop tard, à moins qu'un secours du ciel ne vienne empêcher l'irréversible déchéance !

Écrit par : Antoine de Berny | vendredi, 19 mars 2010

Il est fort instructif, grâce à votre travail, que vous fassiez connaître les grands noms de la pensée contre-révolutionnaire à ceux qui vous lisent. C'est là une oeuvre de piété catholique.

Écrit par : Celias | vendredi, 19 mars 2010

Mgr Joseph Lemann dit tout ce qui convient d'être affirmé à propos des Prophéties en une seule phrase : "Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ."

Soit on s'en tient à cette position catholique, soit c'est inévitablement le précipice béant des erreurs judaïques (et réformées), dans lequel sombre pour leur grande confusion religieuse, les tenants de l'interprétation littérale du Livre Saint.

Écrit par : Lapide | vendredi, 19 mars 2010

L'invitation à la conversion faite par saint Thomas à l'endroit de la Synagogue est sans doute à retenir et à rappeler en cette période de relativisme généralisé et de dialogue interreligieux à la mode Vatican II : "Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence,reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité !"

Écrit par : Serrus | lundi, 22 mars 2010

Lamennais, disciple de Joseph de Maistre dans la continuité des pensées traditionalistes et de Bonald qui théorise l’incapacité des hommes à constituer une société, qui s'orienta plus tard vers une sorte de vision humaniste et sociale en s'éloignant de Rome, hébraïsant sérieux, eut une attitude critique envers les Juifs et le Judaïsme: son apologétique insistera toujours sur la conversion des Juifs. Il restera profondément hostile au judaïsme.

Écrit par : Lozère | lundi, 22 mars 2010

Lamennais proche dénonce le « fatras de l’Encyclopédie », les innovations technologiques et l’asservissement de l’homme au matérialisme font les frais de ses colères à l’instar de plusieurs autres catholiques antimodernes et réactionnaires.
Il nourrit son zèle de la pensée contre-révolutionnaire de Joseph De Maistre et de Donoso Cortès. Autre constante de sa pensée : un antisémitisme virulent. En cela aussi – à la manière de La France juive de Drumont ou du journal La Croix de Bailly.

Écrit par : Moria | lundi, 22 mars 2010

La thèse de La Caron est effectivement une des premières expressions connues au XXe siècle de la position aujourd'hui défendue avec une véhémence extrême par Vincent Morlier. Ce qui est étrange c'est que ce dernier n'en fait jamais mention de ses écrits. Curieuses attitude ? Souhaite-t-il apparaître comme l'inventeur, du côté catholique, de l'idée que le "Retour" des juifs en Terre sainte est d'origine divine ? La question mérite d'être posée... En tous cas sa façon de procéder, fort contestable de par un style grossier et vulgaire, le laisserait vraiment penser.


PS. La présentation des grandes figures de la pensée contre-révolutionnaire par Zacharias, est un enseignement très profitable.

Écrit par : Sulpice | samedi, 27 mars 2010

A signaler l'existence d'un texte plus qu'orienté, sur le sujet :

L’antijudaïsme catholique

Selon François Delpech dans l'Histoire des Juifs en France le XIX siècle est celui du calme pour les juifs de France. Il dit en effet « de la non-reconduction du décret napoléonien contre les juifs à la parution de la France juive de Drumont et au réveil de l'antisémitisme, les communautés juives de France connurent une période de tranquillité tout à fait exceptionnelle dans leur histoire ».

Une nouvelle ère, celle de la reconnaissance et de l'émancipation, semble en effet se dessiner pour la communauté juive de France, conséquence de la Révolution Française qui assure l'égalité juridique de tous les citoyens quelque soit leur appartenance religieuse. Le 27 septembre 1791 l'Assemblée constituante, après de nombreux débats, proclame une loi accordant aux Juifs la citoyenneté française. Ce texte est non seulement l'acte de naissance de la communauté juive en France, mais il fait également figure d'exception car la France est alors le seul pays a accordé ce statut aux Juifs.
Rabi dans Anatomie du Judaïsme français estime la population juive d'alors à 40 000 personnes. La communauté disposait 152 synagogues et connaissait une profonde cohésion dans le domaine religieux.
Mais cette apparence d'égalité religieuse est trompeuse. Une partie de la population catholique française admet difficilement cette présence juive, et fait preuve de ce que l'on appelle « l'antijudaïsme », c'est-à-dire d'hostilité religieuse à l'égard des juifs.
Quels sont les caractéristiques de cet antijudaïsme catholique ?



http://www.oboulo.com/antijudaisme-catholique-28796.html

Écrit par : sixte | samedi, 27 mars 2010

Je me permets une remarque suite à cette citation de Pie IX qui, faisant référence à Simon le Cyrénéen, aura une déclaration officielle dans laquelle il disait : « En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât. Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...) Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen, donnant ainsi une preuve de ce qui avait été prédit, c’est-à-dire qu’à la nation juive dépravée d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. »


Certains soutiennent que Simon de Cyrène fut un juif et non un païen. Que faut-il en penser ? Le pape Pie IX se serait-il trompé ?


http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87008

Écrit par : notify | dimanche, 28 mars 2010

Je porte à votre connaissance, les échanges que je viens d'avoir sur ilys avec les plumes, peu sérieuses au demeurant, qui sévissent là-bas, dont l'aimable et constante activité consiste à réduire le discours théologique de La Question, qui relève, comme nous le savons, de l'antijudaïsme tel que professé par l'Eglise depuis des siècles jusqu'à Vatican II, à de l'antisémitisme vulgaire. Cet exercice devenant un peu trop insistant pendant le week-end de Pâques, j'ai tenté de montrer, en évitant l'outrance dans les propos, en quoi cette assimilation était aussi inexacte qu'injurieuse :

http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87358


La réponse, fétide et vipérine, ne se fit pas attendre dans un choeur des plus contestables, ce qui me conduisit à cette précision :

http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87368


De nouveau je croyais utile de faire valoir à la fine équipe ilysienne les conséquences de leurs visions :

@ Nicolas

Vous vous faites le promoteur du même type de raisonnement spécieux qui aboutira à ce que peu à peu, mais avec une force impressionnante, le courant moderniste s’éloigna des vérités de l’Evangile et des positions traditionnelles de l’Eglise : “Tout texte doit être lu dans le contexte qui l’a produit, l’en abstraire comme s’il était une vérité révélée n’a aucun sens, et si vous le faites, cela ne ressortit pas de la théologie, c’est de la marotte fixiste”. C’est, à la virgule près, le charabia des partisans de l’évolution du dogme lors du dernier concile, discours qui eut les conséquences que l’on sait dans tous les domaines qui touchent à la religion.

Que vous le vouliez ou non, et cette remarque s’étend à l’ensemble des joyeux amis disciples de Newman et de sa nouvelle exégèse libérale fondée sur le développement du dogme codifiée en une théorie du changement permanent qui, visiblement, domine en ces lieux (Restif, denis l., etc.), vous en viendrez à nier la responsabilité des juifs dans la mort du Christ, le rejet du judaïsme par l’Eglise pendant des siècles et la responsabilité dans la Révolution des thèses anti-chrétiennes.

@ denis l.

Soyez précis dans vos citations. Le sous-titre exact de La Croix à l’époque est : « le journal catholique le plus anti-juif de France ». Par ailleurs vous posez comme un postulat qu’il s’agit d’une forme d’antisémitisme chez les Assomptionnistes. Or, vous savez parfaitement que ceci est archi-faux, et que les colonnes de La Croix sont traversées par des positions critiques, qui dénoncent leurs activités anti-françaises, toujours sous-tendues par une opposition de nature purement religieuse à l’égard des juifs. Le père Bailly écrit : “l’antisémitisme racial se trompe grossièrement. C’est dans cette erreur que ce trouve le côté faible de M. Drumont et de ses émules” (La Croix, 8 décembre 1894). Ainsi, lorsqu’un juif se fit baptiser, “Lyon-Allemand” directeur des comptoirs du même nom, puis fut impliqué peu après dans des affaires d’argent provoquant dans la presse de vives critiques contre “l’affairisme juif”, le journal catholique sera le premier à défendre le nouveau chrétien contre La Libre Parole et les officines antisémites en déclarant : “Juifs d’origine il s’est converti et est devenu un financier français digne d’estime” (La Croix, 1er juillet 1893).

@ Zouk / Restif

La Croix de 1890 “linkait” vers Drumont, comme La Question peut le faire vers BLL ; cela ne signifiait ni un alignement ni une identité de position d’avec Drumont, mais la désignation des acteurs principaux qui portent un lourde responsabilité dans la situation dans laquelle se trouvaient (et se trouvent plus encore aujourd’hui) les nations chrétiennes. Evitez le piège classique de la “marotte fixiste” (sic) tant exécrée dans les conventicules ilysiens ;-)


http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87401



*********


Peine perdue. Une fois encore la mauvaise foi conjuguée au mensonge établissait ses remparts inexacts contre mes arguments, en la personne du réformé anti-catholique emblématique de ces lieux désorientés acquis aux idées libérales, à savoir "déni l." :

http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87408


Il me semblait donc nécessaire de remettre un peu d'ordre dans la pensée du ridicule luthérien :

@ denis l. (c’est Pâques, donc on évitera le cordial « pénis l. » pour répondre à l’aimable « Chancre »…)

Succession assez maladroite sous votre plume de sophismes qui masquent difficilement votre anti-catholicisme maladif. Rien de très nouveau certes. Toutefois relever le caractère fantaisiste de vos affirmation est un amusement qui fait mon divertissement à l’heure de la digestion :

- 1°) Vous prêtez un slogan erroné à La Croix, on vous fait voir que le qualificatif [ # 148] n’a sans doute pas eu le sens que vous souhaitiez lui conférer (car il fut parfois utilisé dans le journal à l’époque), puis vous prétendez être à la source de votre correction, alors même que vous étiez ignorant d’un sujet dont vous vouliez traiter d’autorité, en imputant dans votre # 144 (chef d’œuvre de duplicité (“le journal le plus antisémite de France” (authentique)], des intentions racistes au journal catholique qui n’ont de réalité que dans votre esprit et dans celui, perturbé, de Restif.

- 2°) Même méthode dérisoire de dénégation. Vous affirmez : « personne ici n’ayant prétendu que “La Croix” était du calibre de “La Libre Parole” de Drumont ». Eh bien lisons : « Zacharias définit lui-même l’antisémitisme, afin naturellement de s’en exclure ainsi que la “Tradition” dont il prétend relever (…) un Assomptionniste de la Belle Epoque lui aurait expliqué comment on pouvait être dans la droite ligne du Vatican ante-Vatican II et faire la publicité de son quotidien avec le slogan : “le journal le plus antisémite de France” (authentique). » Alors, on persiste à nier ? On évitera le ridicule en regardant ailleurs…

- 3°) Comme Zacharias, je redéfinis l’antisémitisme en le réduisant à sa variante “purement” biologique ? Curieuse vision consécutive à votre strabisme divergeant. C’est vous qui cherchez, appuyé par vos amis [# 94 : «penser de la même manière qu’un Drumont », «Anti libéraux,antisémites, pro palestiniens,obsédés par Satan qu’ils voient dans tous leur adversaire » ; # 110 : «on voit le glissement ( …) vers le délire antisémite » ; « les délires antisémites de Zacharias sur les Juifs et Satan » ; # 120 : «c’est leur délire antisémite (…) qui leur a donné un minimum de renommée »], à classer dans l’antisémitisme les positions de La Question, sachant ce que recouvre ce terme depuis Nuremberg, assimilant une analyse théologique à une doctrine dont j’ai montré en quoi elle était inexistante sous la plume de Zacharias. Qui s’amuse à ruser ? Ainsi donc, ajouter la précision “journal CATHOLIQUE le plus anti-juif” est fondé dans l’absolu et change tout, absolument, sur le point qui nous opposait.

- 4°) J’ai donc beaucoup à répondre, et pas que moi car c’est toute l’Eglise d’avant Vatican II qui est concernée, à votre argument absurde selon lequel “anti-juif” est plus proche d’”anti-sémite” que d’”anti-israélite” ou d’”anti-judaïque”, car la doctrine de La Croix relève, comme celle de La Question aujourd’hui, de l’antijudaïsme théologique. Vous le savez fort bien, vous amusant à vouloir l’assimiler à un discours pour mieux vous éviter quelques sujets gênants sur le plan doctrinal. Au fait niveau philo-judaïsme il y aurait beaucoup à dire sur Luther, vous ne pensez pas ? D’ailleurs comment qualifiez-vous son discours ? D’antisémite ou d’antijudaïque ? alors s’il vous plaît utilisez la même balance dans vos pesées.

- 5°) Merci pour votre lien, mais les recensions partisanes sur le sujet de La Croix période antijuive, vous sont sans doute utiles pour votre instruction lacunaire, mais elles ne me sont, pour ce qui me concerne, que trop connues, préférant me pencher, ce que vous devriez faire avant d’énoncer des sottises, sur la lecture des originaux.

- 6°) Ma citation n’aurait aucune valeur descriptive d’ensemble, et vous lui préférez la recension en question dont vous témoignez qu’elle est objective… Permettez-moi, connaissant votre « objectivité » en matière de jugement (votre 3° est un chef d’œuvre dans le genre), non seulement de doutez de vos prétendues qualifications, mais d’être plus que circonspect devant vos analyses orientées et partiales, sachant précisément que Sorlin, dont l’ouvrage fut d’abord une thèse soutenue en Sorbonne au printemps 67, affirme clairement, avant que de citer le cas emblématique « Lyon-Allemand » plus haut évoqué : « La Croix se sépare radicalement de la majorité des antisémites français qui, de Drumont à Jules Guérin, voient dans les défauts de la race sémite le fondement de la question juive et n’attachent aucune importance au baptême. Les Assomptionnistes prennent le parti des Juifs baptisés qui, à leur sens, n’ont rien gardé d’Israël… » (La Croix et les Juifs, p. 148).

Ainsi donc, ce n’est pas uniquement votre mauvaise foi qui est ici démontrée, mais votre totale méconnaissance du sujet (si vous l’étiez vous sauriez que la revue théorique de La Croix se nommait « Les Questions actuelles » eh oui…) mettant à jour vos vues parcellaires et partisanes.
Par charité, je passe sur votre opinion à l’égard de Vatican II. Venant d’un réformé, j’ai tendance à considérer qu’elle manque d’une certaine objectivité…

@ Zouk

Je ne suis émissaire de rien du tout, même s’il m’arrive effectivement de poster régulièrement sous un autre pseudo sur La Question. En revanche, ce que je sais, c’est que vous ne possédez pas franchement les critères afin de parler au nom de la religion et de ce qu’il convient de linker, ou pas, sur la dite Question, car lorsqu’on envoie un post à 11h09 du matin le jour de Pâques signifiant que vous avez mieux à faire que d’aller à la messe, il y a un petit problème…Pourriez-vous nous expliquer cela ?

http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87427

*******



Qu'advint-il ? Un ahurissant catalogue pitoyable de contrevérités dont il est rare de trouver l'expression si étendue, si hypocrite et à ce point fallacieuse :
http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87440


Mais pour rajouter à sa criante dissimulation des faits, à ses mensonges avérés, l'immonde réformé anti-catholique rajouta à la profération de ses erreurs la lâcheté afin de ne pas avoir à subir une déculottée théorique devant ses petits camarades. Résultat il exigea du malade bien connu de nos services qui a accès aux manettes, le bannissement afin de ne point risquer d'être confondu et humilié :
http://ilikeyourstyle.net/2010/03/27/jerome-leroy-le-delateur/comment-page-4/#comment-87441


*********

On mesure à cette attitude de criante couardise ce qui distingue le blog La Question de celui d'ilys ; d'un côté le débat est poussé jusqu'au bout avec les adversaires (Zacharias/ Morlier ; Zak / Consanguins, Damastès / Antispécistes, etc.), afin de faire toute la lumière nécessaire sur les thèses et de les porter à leur maximum d'intensité afin de laisser ensuite les lecteurs se faire une opinion. De l'autre, par crainte et faiblesse, on arrête immédiatement la confrontation de manière à ne pas prendre le risque d'être renversé par les arguments contraires.

Chacun jugera donc de la valeur de ce comportement minable, et pourra en tirer les conclusions qu'il convient. Et surtout saura ce que valent les diatribes dirigées contre La Question en ces lieux repoussants, où seules dominent, finalement, l'ignorance et la vulgaire lâcheté.

Écrit par : Lancre | lundi, 05 avril 2010

Lancre,




Nous ne vous ferons pas le reproche d’avoir pris l’audacieuse initiative de défendre les positions théoriques et doctrinales de La Question. D’autant que vous l’avez fait en témoignant d’une assez bonne connaissance du sujet, en particulier pour ce qui touche au discours officiel du journal La Croix à l’époque heureuse, pas si lointaine d’ailleurs au regard de l’Histoire, où les Assomptionnistes et la Bonne Presse se fondaient dans leurs déclarations sur une critique sévère du judaïsme et de l’action révolutionnaire anti-chrétienne des Juifs à l’intérieur de la société, action qui aboutira à la terrible situation que nous connaissons aujourd’hui et sur laquelle il est évidemment inutile d’insister tant les effets en sont effrayants.

Nous avons donc suffisamment expliqué, dans de très nombreux documents aisément accessibles et auxquels nous renvoyons le lecteur désireux de s’informer, de ce que sont les bases théoriques (scripturaires, patristiques, magistérielles), de « l’antijudaïsme théologique » de La Question, pour qu’il ne soit plus possible de nous faire, une fois encore, un procès malveillant s’agissant de nos thèses, d’autant lorsque ce procès à charge est instruit par une faune bigarrée et ridicule de pseudos et un autoproclamé et clownesque « avocat général » passablement piteux et ignorant, adepte de la détestable hérésie de Luther.

Sincèrement, tout ce cirque grotesque et comique, où l’on voit de façon régulière un ramassis curieux de pentecôtistes, d’homosexuels invertis, d’ex-cathos, de sionistes militants, d’orthodoxes consommateurs de stupéfiants, de néo-païens mal dégrossis et de libéraux désorientés, condamner d’une seule voix La Question, a plutôt le don de nous amuser puissamment et nous procure toujours une franche rigolade.

A ce titre, nous renvoyons nos habitués aux bons vœux que nous formulions déjà en début d’année à cette bande d’idiots patentés et d’apostats dégénérés, afin qu’ils puissent se renseigner sur notre opinion à l’égard du blog naturiste en voie de perdition, plus prompt à publier sur ses pages indigentes des photographies de demoiselles entièrement dévêtues que des articles dignes de ce nom :
http://lebloglaquestion.wordpress.com/2009/12/18/i-hate-your-style/

Cependant, si vous avez eu raison sur un point, c’est-à-dire de réagir vigoureusement aux propos relativement scandaleux nous imputant gratuitement des positions qui ne sont pas les nôtres en nous assimilant, sachant ce que ce terme recouvre dans son énoncé polémique depuis la fin de la seconde guerre mondiale, à « l’antisémitisme » * - néanmoins il importe que nous insistions sur une chose, qui doit servir pour vous comme pour nos amis attachés à la Tradition : toute discussion avec ces personnes malsaines et hostiles de façon pavlovienne à nos idées est une perte de temps absolue !

En effet, la totalité de leurs positions est mortellement infectée par le modernisme, le relativisme, l’évolutionnisme, le philo-judaïsme, le protestantisme et le libéralisme ; ces positions sont donc faussées, mensongères, inexactes et pécheresses. Elles doivent être combattues et rejetées avec la force la plus extrême, et il nous semble donc coupable et dangereux, tant pour l’âme que pour l’esprit, de se rendre dans ces lieux où sont professées d'exécrables opinions anti-catholiques, lieux que l’on se doit d’éviter le plus possible, pour ne pas dire fuir et rejeter violemment et avec la plus grande vigueur car ils sont, objectivement, des antres ténébreuses fréquentées par le démon !

lebloglaquestion@aol.fr


* Vous avez parfaitement rappelé la déclaration de Zacharias, qui est fort claire, ce qui nous exonère d’avoir à y revenir : “Chacun sait, du moins s’il est honnête, instruit, et pense véritablement en ne se satisfaisant pas de clichés préfabriqués, que stricto sensu l’antisémitisme, qui relève de théories raciales, darwiniennes, matérialistes et athées, est impossible pour un chrétien et n’a strictement rien à voir avec l’antijudaïsme théologique auquel se rattache la Tradition catholique.”
http://www.la-question.net/archive/2009/02/11/mgr-williamson-l-impossible-antisemitisme-chretien.html

Écrit par : LA QUESTION | lundi, 05 avril 2010

@ Notify,


Merci de me donner l'occasion d'une précision fort utile, relative à un passage de mon texte sur "l'antijudaïsme chrétien", où il est question de l'identité de Simon de Cyrène. En effet, certains esprits mal intentionnés, et cela n’est pas nouveau, cherchent à répandre l’idée que l’Eglise se serait éventuellement trompée en identifiant Simon de Cyrène à un païen. Et en particulier, évidemment, le Saint Père Pie IX dans sa déclaration du 23 mars 1873 concernant la réprobation dont les Juifs ont été l’objet de la part de Jésus Christ qui aurait, pour signifier l’éloignement de Dieu à leur égard, voulu que ce fût un gentil qui l’aidât à porter la Croix de son supplice.

Ainsi donc, un discours oiseux et impie, souvent propagé par les milieux réformés qui répandent l’hérésie de Luther, ne vise qu’à un seul but, projeter l’infecte perfidie du doute sur l’infaillibilité doctrinale en matière dogmatique dont sont gratifiés, par un don spécial du Ciel, les pontifes romains.

Certes la question de l’origine de Simon de Cyrène est un sujet qui n’engage pas la foi, et il est autorisé d’avoir en ces matières des opinions. C’est ce qui est rappelé par Dom Augustin Calmet lorsqu’il nous dit : « Plusieurs Pères ont cru que Simon de Cyrène était gentil, et qu’il marquait le peuple idolâtre qui devait par la suite être appelé à l’Evangile et porter la Croix après Jésus-Christ. Mais d’autres tiennent qu’il était Juif. » [Cf. P. Dom Augustin Calmet, o.b., Dictionnaire, historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible, 1783, p. 254.]

Mais ce « passant » venait « d'un champ » (Marc et Luc). Y travaillait-il ? Etait-il paysan ou ouvrier agricole ? Ce n'est pas dit expressément et selon certains commentateurs l'expression grecque « ap'agrou : d'un champ » pouvait évoquer simplement l'extérieur de la ville: un passant qui ne venait pas de la ville, mais entrait en ville.

Comme le fait justement remarquer Légasse, qui doute de sa judéité * : « Était-il pourtant vraiment Juif ? Simon est un nom grec, même s'il est souvent l'équivalent du nom juif Siméon; en plus, le nom d'un de ses fils est grec, Alexandre, alors que l'autre est romain, Rufus. Juif, sans doute, mais bien hellénisé! Mais pourquoi la mention de ces deux fils, dont il n'est rien dit par ailleurs? Tout bon analyste voi là un clin d'oeil que fait l'auteur du récit à ses lecteurs. Dans l'hypothèse où Marc aurait écrit pour des gens vivant à Rome, certains identifieraient Rufus, le fils de Simon, avec le seul autre Rufus du Nouveau Testament, celui de Rm XVI13, un proche de Paul: « Saluez Rufus, l'élu du Seigneur et sa mère, qui est aussi la mienne ». Par contre, les « Alexandre » que mentionne le Nouveau Testament désignent ou bien des adversaires des premiers chrétiens (Ac IV,6) ou de Paul lui-même (1 Tm 1,20; 2 Tm IV,14), ou bien un personnage ambigu (Ac XIX,33, deux fois). Il vaut la peine de noter que l'évangéliste Jean ne parle pas de ce Simon et, qu'en XIX, 17, il dit même, comme s'il s'opposait à quelque tradition : « Portant lui-même sa croix, Jésus sortit... ». Comme si Jean connaissait la tradition de Simon, mais sans la prendre à son compte. Dans l'évangile de Jean, en effet, Jésus n'a pas besoin d'aide. En X, 18, il avait dit : « Ma vie, personne ne me l'enlève, je la dépose moi-même »; à son arrestation (XVIII, 5-6), il avait suffi qu'il dise: « C'est moi » et tous les gardes étaient tombés à la renverse; en XIX, 11, il conteste que Pilate puisse avoir quelque pouvoir personnel sur lui. Simon n'a pas de place dans la christologie de Jean. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas existé. » (cf. S. Légasse, L'évangile de Marc, Cerf, 1997, p. 959, n. 3).

On peut voir aussi dans le livre des Actes des apôtres (écrit par l’apôtre Luc) Ch. VI v. 9, quelques membres de la synagogue dite des « Affranchis », de celle des Cyrénéens et de celle des Alexandrins, avec des Juifs de Cilicie et d'Asie, qui se mirent à discuter avec lui. Egalement dans le même livre ( Actes XI, 20) il y eut parmi les chrétiens quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s'adressèrent aux Grecs, et leur annoncèrent la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus. Notons de plus, qu’il y avait dans l'Église d'Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. L'appellation de Siméon indique qu'il avait une peau très fonce et l’on apprend même qu’ils furent élevés avec Saul (Paul), selon l’Epître aux Romains (XVI, 13) : « Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. » D’ailleurs, dans Marc (XV, 21) On peut lire que Rufus était le fils de Simom de Cyrène, et Paul dit même que c'est sa mère, ce qui suppose une grande proximité voir mémé une parenté.

On sait donc, et avec certitude, qu’il existait une colonie juive à Cyrène, capitale de la Cyrénaïque, dans la région de Lybie, depuis Ptolémée I d'Égypte (-367 à - 283). Selon l'historien Josèphe le fait qu'il y avait une synagogue de Cyrénéens à Jérusalem (Ac VI,9); qu'il existait aussi des chrétiens originaires de Cyrène (Ac XI,20 et le Lucius de Cyrène d'Ac XIII,1). Il est donc tout à fait plausible qu'il y ait eu un Juif de Cyrène, nommé Simon, à Jérusalem, au temps de la mort de Jésus et qu'il ait pu devenir chrétien, mais il tout à fait acceptable de même, et pour des raisons identiques, de soutenir que Simon de Cyrène fut païen.

Récapitulons. De science certaine, ce que l’on peut dire, et qui confirme les déclarations de Pie IX : Simon de Cyrène aida Jésus a transporter sa Croix, Cyrène correspond a l'actuelle Lybie, colonie grecque dont les habitants étaient lybiens, noirs, et juifs. Lorsque dans la Bible des personnages sont cités ainsi en faisant allusion a leurs origine c'est généralement, pour ne pas dire presque toujours, pour indiquer leur appartenance ethnique ou nationale. Donc ce Simon pouvait être grec ou noir, pouvait être arabe, mais de façon beaucoup plus improbable juif, car on ne comprendrait pas pourquoi il serait désigné selon sa région d’origine comme l’Ecriture le fait toujours pour les gens des nations. Pie IX, à la suite de s. Augustin, de s. Jérôme, de s. Jean Chrysostome, de s. Ambroise et de s. Grégoire de Naziance, est donc tout à fait autorisé à pouvoir déclarer solennellement : « En cette circonstance le Seigneur ne permit pas qu’un Juif l’aidât. Cette nation était déjà réprouvée, et dure dans la réprobation, (...) Jésus-Christ voulut plutôt être aidé par un païen, donnant ainsi une preuve de ce qui avait été prédit, c’est-à-dire qu’à la nation juive dépravée d’autres nations se substitueraient pour connaître et suivre Jésus-Christ. »


***********************************


(*) A noter que vers la fin du deuxième siècle, circulait aussi dans le monde gnostique, selon saint Irénée (Contre les hérésies, 1.24.4), l'idée que Simon avait remplacé Jésus et que c'est lui et non Jésus (lequel n'ayant pas de corps véritable ne pouvait pas mourir) qui avait été crucifié. Il est tout à fait naturel que moins le Nouveau Testament fournit d'informations sur certaines figures et plus l'imagination se donne libre cours. Les deux fils de Simon réapparaissent dans quelques anciens écrits chrétiens, comme le texte copte de l'Assomption de la Vierge et les Actes de Pierre et d'André. Ils se trouvent chaque fois dans l'entourage de Pierre et d'André. Ils sont pêcheurs et non paysans et semblent faire partie des soixante-douze disciples dont Luc parle en X,1. D'autres rattachent Simon à l'île de Chypre: c'est là que Paul l'aurait connu (Ac XIII,4), lui et « la mère » de la famille que Paul salue en Rm XVI,13. Comme Barnabé, qui était originaire de Chypre et « possédait un champ » (Ac 4, 36), Simon, originaire de Chypre, aurait aussi eu un champ en Judée. Belles hypothèses. Elles n'appartiennent pas à l'histoire.

Écrit par : Zacharias | jeudi, 22 avril 2010

Qui pourrait me donner une opinion sur un ouvrage de Morlier que j'ai lu avec intérêt, traitant du faux fabriqué par Sodano, Ratzinger et Bertone, ci-devant Cardinaux à l'époque du montage de 2OOO sur l'affaire Fatima.
J'ai cru comprendre qu'il y a deux personnes du nom de Morlier. Celui-ci est -il crédible, je ne connais pas l'autre que vous accusez.

Écrit par : Relève-toi | lundi, 07 février 2011

Avant de mourir, Jésus nous a dit, aimez vous les uns les autres et a demandé à son père de nous excuser parce que nous ne savions pas ce que nous faisions. Il faut arrêter toute machination de haine les uns vis-à-vis des autres. La seule religion dont Jésus nous édictait, c'est l'amour de l'autre dans toute sa diversité, et le pardon à ceux qui ont fauté.

Écrit par : philippe | mardi, 01 novembre 2011

Les commentaires sont fermés.