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mardi, 29 septembre 2009

René Guénon et la corruption du catholicisme

ou la sinistre stratégie de la gnose guénonienne 

 

 

 

 

Sans titre 3.jpg 

René Guénon (1886-1951) n’eut de cesse de tromper 

les catholiques avec qui il collabora,

pour mieux diffuser le poison de ses théories  occultistes,

tout ceci au nom d’une prétendue défense de la "Tradition". 

 

BaphometintheSun[1].jpg

 

La critique catholique, depuis les premiers livres de Guénon,

 a été la dénonciation du caractère gnostique et syncrétiste

de cette pensée antichrétienne par essence ! 

 

 

 

 

 

dyn004_original_120_155_pjpeg_2546912_f2ddf7c0071c0c7592da2b1777d700f7.jpgRené Guénon (1886-1951) possède une caractéristique rare, celle d’attirer à lui les constructeurs de belles légendes. L’une des plus tenaces, pourtant radicalement fausse, consiste à voir en lui un ami du catholicisme et de l’Eglise. Or, rien n’est plus inexact et erroné que cette avantageuse présentation entretenue et bâtie par de dévots disciples du soufi cairote.

 

En effet, Guénon, qui s’introduisit dans les milieux catholiques pour mieux les corrompre, fut toujours convaincu du caractère périphérique et incomplet de la religion chrétienne. Pour lui, seule l’Inde était porteuse des critères véritables de la fort suspecte « Tradition primordiale ». Il n’eut donc de cesse de tromper ceux avec qui il collabora, pour mieux diffuser le poison de ses théories syncrétiques, tout ceci au nom d’une prétendue défense de la Tradition, ceci recouvrant en réalité une entreprise systématique ayant pour but de soumettre l’Occident aux principes doctrinaux de l’occultisme.

 

 

I. Une stratégie mensongère

 

 

 

 

alchimie.jpg

 

 

Le discours de Guénon

est porteur des classiques scories occultistes

 

 

 

Fort justement, analysant la perception des milieux catholiques à l'égard de Guénon, Marie-France James avait déjà noté la duplicité du discours affiché porteur en réalité des classiques scories occultistes :

 

- « Guénon, avec plus ou moins de bonne foi, a joué pendant longtemps la carte de la fausse représentation en masquant aux yeux de ses proches et amis catholiques ses affiliations déterminantes et irréversibles au soufisme moniste dans la ligne de Mohaddyn Ibn Arabi et à la maçonnerie écossaise dans le cadre de la Grande Loge de France ; que l'on songe à sa famille, à Abel Clarin de la Rive, directeur de la France chrétienne antimaçonnique à laquelle Guénon collabora avant la première guerre mondiale et dont il avait prévu qu'il hériterait de la direction, à Noële Maurice-Denis avec qui il demeurera en étroit contact pendant près de dix ans, à Olivier de Frémond avec qui il entretiendra une correspondance suivie jusqu'à la fin des années 30, à Louis Charbonnau-Lassay etc.

Mais les plus perspicaces n'ont pas été dupes longtemps - sinon jamais - de l'orientation fondamentale de l'œuvre et du projet guénoniens qui tendaient à rien moins qu'à relativiser la personne du Christ et la radicale nouveauté de la Révélation judéo-chrétienne et à réinterpréter la doctrine et la tradition chrétiennes à la lumière des principes ésotérico-occultistes. Ce qui explique que l'une des constantes de la critique catholique ait été la dénonciation du caractère gnostique et syncrétiste de l'œuvre guénonienne jugée par là inconciliable avec la véritable perspective chrétienne. (...) Nous nous devons de reconnaître que cette analyse-critique vise juste quant à l'essentiel, c'est-à-dire quant à l'identification des fondements mêmes de l'œuvre guénonienne et à sa radicale incompatibilité avec la Révélation chrétienne. » [1]

 

D’ailleurs, en écho à ce qu’expose justement Marie-France James, s’il est un personnage qui, dans la mouvance catholique aurait pu à bon droit se sentir singulièrement trahi, trompé et floué par Guénon, c’est bien Abel Claren de la Rive (1855-1914), qui assuma la direction de la France chrétienne antimaçonnique [2]. Ce membre de la Société des études historiques dont l’itinéraire mérite d’être connu, ne fut pas simplement le polémiste peu inspiré que certains ont voulu complaisamment nous présenter.

 

 

II. Un double jeu scandaleux

 

93783215franc-gif.gifPendant la période qui s’étendit de 1887 à 1898, Clarin de la Rive se lança dans une étude très précise des sociétés secrètes musulmanes en Afrique du Nord, investigations qu’il fait paraître sous le nom de A.D. Rioux. C’est à l’occasion, en 1908, de son exclusion de l'Ordre Martiniste fondé par Papus, que Claren de la Rive approcha pour la première fois René Guénon qui signait de son titre d’évêque gnostique « Sa Grâce Palingénius », secrétaire général de l’Eglise gnostique de France et directeur de la Gnose, lui proposant d’envoyer ses analyses dans la France chrétienne antimaçonnique afin qu’il puisse effectuer, s’il le souhaitait, des clarifications ou mises au point sur plusieurs sujets et désaccords à l’égard des positions de ces anciens amis qui prendra, préalablement, la forme d’une lettre de protestation des « excommuniés » de l’Ordre papusien (J. Desjobert, R. Guénon, A. Thomas), la Loge Humanidad n° 240 décrétant quant à elle dans sa tenue extraordinaire du 6 juin 1909 une sentence de « perte des droits maçonniques et d’expulsion définitive de la Maçonnerie » et de son côté le Souverain Sanctuaire d’Allemagne procédant à une annulation des patentes de 30e et 90e qui avaient été remises.

 

 

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René Guénon hypocritement catholique

était encore profondément lié

au milieu des loges

 

 

 

 

195px-Masons_baphomet.jpgCependant, alors que Claren de la Rive était en quête d'un collaborateur régulier connaissant bien les positions faussées de l’ésotérisme afin de mieux en dénoncer les grossières désorientions, mais totalement ignorant du double jeu de René Guénon qu’il croyait être redevenu un parfait catholique ayant définitivement « tourné le dos à la Maçonnerie » alors qu’il était encore profondément lié au milieu parisien des arrière-loges, il l’engagea à la France chrétienne antimaçonnique lors de l'été 1913, et lui offrit une tribune exceptionnelle, que s’empressa d’utiliser Guénon qui allait publier, par ce canal inespéré, nombre de textes sous le pseudonyme du « Sphinx », et ce jusqu'à la disparition de la revue consécutive à la mort de Claren de la Rive en 1914, et dont il fut même un temps regardé comme le possible successeur à la direction de l'hebdomadaire devenu, entre temps, la France antimaçonnique, ce qui aurait amené une des figures les plus représentatives du monde de l’occulte à diriger l’organe par excellence de la « bonne pensée » catholique.

 

III. Abel Claren de la Rive et la « France chrétienne antimaçonnique »

 

 

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22914779_2675062.jpgA compter de 1893,  Abel Claren de la Rive choqué par les découvertes réalisées en étudiant les thèses des milieux detn_langenieux_tif.jpg l’ésotérisme, commença à envoyer des articles critiquant les activités de la franc-maçonnerie à divers journaux religieux (la Croix de Paris, la Croix de Reims, la Croix des Ardennes), signant simplement « Un Profane » ou encore « F.. X.. », se distinguant surtout dans la Revue complémentaire du Diable par de vigoureuses attaques contre Jules Bois sous le pseudonyme de « Rhémus », puis, par des papiers sévères envoyés au Peuple français, à l’Avenir de Reims, la Revue nouvelle, à l'Echo de Rome et au Rosier de Marie. C’est à la suite de la diffusion de ces textes qu’il rencontrera l'archevêque de Reims le cardinal Langénieux, observateur attentif de la franc-maçonnerie disposant d'une bibliothèque fort documentée, lié aux co-directeurs de la Franc-maçonnerie démasquée, les abbés Gabriel de Bessonies et Henri Joseff.

 

 

 

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« En premier lieu arrachez à la Franc-maçonnerie

le masque dont elle se couvre, et faites-la voir telle qu’elle est »

 

 

symboles.jpgAinsi, avec l’aide de Louis Lechartier, Claren de la Rive, déjà bien introduit dans le monde religieux catholique qui combattait les idéesimage002.gif occultistes, publiera alors La femme et l'enfant dans la Franc-maçonnerie universelle (1894) ainsi que le Juif et la Franc-maçconnerie (1895), et prit la successions du faussaire Léo Taxil (1854-1907), qu’il ne ménagea pas de ses virulentes critiques devant son mensonge avéré, à la direction de la France chrétienne antimaçonnique en janvier 1896 (revue qui portait en exergue la déclaration de Sa Sainteté Léon XIII tirée de l’Encyclique Humanum Genus publiée le 20 avril 1884 : « En premier lieu arrachez à la Franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre, et faites-la voir telle qu’elle est »), direction qu'il conservera jusqu'à sa mort en juillet 1914.

 

 

 

IV. Un occultiste déguisé sous le masque catholique

 

grand-college_1248189101.jpgCe que l’on ignore, ce que témoignant d’un art consommé de la dissimulation dont seul il était capable, et alors qu’il s’affichait comme l’une des plumes les plus aiguisées et féroces dirigées contre la franc-maçonnerie et l’occultisme, Guénon continuait, comme si de rien n’était, à fréquenter les salons, groupes et cercles ésotériques parisiens les plus divers, et il est fort probable, à court terme, qu’il ait été désigné, lui qui venait de se faire un an plus tôt soufi musulman et recevoir au sein de la Loge Thebah de la Grande Loge de France, pour succéder

 

N’oublions-pas que peu après son rattachement à l'ésotérisme islamique, René Guénon se mariait comme si de rien n’était avec Berthe Loury, jeune fille blésoise qu'il avait connue chez le chanoine Gombault. D’ailleurs un peu plus tard, en Sorbonne, il rencontre Noëlle Maurice-Denis Boulet, étudiante catholique qui l’invite aux jeudis parisiens consacrés à des « réunions méta-philosophiques » avec des camarades de l'Institut catholique. Noëlle Maurice-Denis Boulet, qui croyait naïvement à la sincérité des convictions affichées par ce grand dissimulateur et manipulateur qu’était Guénon, de le présenter au cercle néo-thomiste de l'Institut catholique dont le doyen, Émile Peillaube, avait fondé La Revue de philosophie 

 

L’incroyable, c’est qu’à partir de 1919, René Guénon va donner des « comptes rendus » et plusieurs articles sur divers sujets à la revue du Père Peillaube, toujours en affichant un vernis faussement catholique ; ainsi seront publiés des textes ayant pour titre : « Le théosophisme », « La question des mahatmas », « Théosophisme et franc-maçonnerie », poursuivant une collaboration active qu'il accordera, jusqu'en 1923.

 

V. Le loup au sein de la Revue universelle du Sacré-Cœur 

 

DSC01656.JPGMais le plus extraordinaire est à venir. Une nouvelle revue : « Regnabit, Revue universelle du Sacré-Cœur », paraît en juin 1921,Guenon-author-pg-image-1.jpg sur l'initiative du Père Félix Anizan (1878-1944), oblat de Marie Immaculée, apôtre de la dévotion et de la doctrine du Sacré-Coeur, auteur d'innombrables ouvrages sur ce sujet. Persuadé que « le Sacré-Coeur n'a pas dans la vie chrétienne, dans la pensée catholique, la place qui lui revient », il juge nécessaire de fonder une revue scientifique traitant ce thème à tous points de vue : dogmatique, moral, ascétique, mystique, liturgique, artistique et historique. Il réalise son projet avec la collaboration du centre de dévotion au Sacré-Coeur de Paray-le-Monial et parmi les premiers collaborateurs d'Anizan se trouvent de très grands théologiens comme le jésuite Augustin Hamon - à l'époque le spécialiste de la mystique du Sacré-Coeur - le bénédictin dom Demaret de l'abbaye de Solesmes, l’oblat Émile Hoffet (1873-1946), Gabriel de Noaillat, secrétaire du Centre de Paray-le-Monial, le futur monseigneur Léon Cristiani (1879-1971), ainsi que le secrétaire du centre de Paray-le-Monial, Gabriel de Noaillat. La revue paraît sous les auspices d'un comité patronal composé par le cardinal Louis-Ernest Dubois (1865-1929), archevêque de Paris, et quinze prélats de tous les continents, parmi lesquels nous trouvons dom Gariador, l'Abbé général de la Congregazione Benedettina Cassinense. L'approbation ecclésiale de la revue sera ensuite confirmée le 10 mars 1924 par une Bénédiction apostolique spéciale - où étaient exprimés les félicitations et l'encouragement - envoyée à la rédaction de Regnabit par le Secrétariat d'État de Pie XI et signée par le cardinal Pietro Gasparri.

 

 

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Guénon pensait pouvoir démontrer

par ses articles sur le Sacré-Cœur

que le symbole du « Cœur »

se rattache à la « Tradition primordiale »

 

 

 

Or, ce diable de Guénon, réussira usant d’une hypocrisie sans nom, à faire publier plusieurs articles dans Regnabit. René Guénon avait fait connaissance avec Olivier de Frémond (1850-1940), membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest, grâce auquel Louis Charbonneau-Lassay (1871-1946) entra en contact avec Guénon. Par le truchement de Louis Charbonneau-Lassay, René Guénon devient collaborateur de Regnabit, en publiant, comme première contribution à la revue, dans le numéro d'août-septembre 1925, une étude sur la signification du cœur dans les traditions préchrétiennes.

Sacred%20Heart%20of%20Jesus.jpgNe faisant jamais référence dans Regnabit à ses propres ouvrages consacrés aux doctrines hindoues, et pour cause, alors que d'une façon générale c'est dans ces doctrines que son enseignement prenait surtout son point d'appui, Guénon pensait pouvoir démontrer par ses articles sur le Sacré-Cœur que le symbole du « Cœur » se rattache à l'unique « Tradition primordiale » placée à la source du symbolisme universel dont les diverses traces témoignent de la permanence et de la vérité de cette influence traversant l'ensemble des mythes et civilisations, formant, de manière certes voilée mais cependant aisément décelable par une étude attentive, un noyau commun unissant dans une même origine, dont la désignation en tant que « Christ-Principe » ou même de « Verbe » aura pu abuser de nombreux lecteurs catholiques, est cependant très loin de correspondre à ce que représente effectivement Jésus-Christ pour les chrétiens.

Les réactions ne se firent pas attendre, en particulier d’un certain nombre d’intellectuels catholiques choqués par les propos de Guénon, dont principalement Jacques Maritain (1882-1973) et l'abbé Lallement (1892-1977), qui exigent la mise à l’écart de l’occultiste qui, de toute évidence, se sert de Regnabit comme d’une tribune pour répandre le venin de ses théories faussées.

 

 

Conclusion

 

livre-2-bestiaire.jpgAcculé et démasqué, en mai 1928, Guénon donne sa démission de la « Société du Rayonnement intellectuel du Sacré-Cœur », et expose le 8 juin, dans une lettre de douze pages envoyée à Louis Charbonneau-Lassay qui est chargé de s’en faire l’émissaire et en restera pour le moins incrédule, toute sa « rancœur » à l’égard de l’abbé Anizan, de la revue Regnabit et surtout vis-à-vis de l’Eglise catholique en des termes ahurissants, allant jusqu’à se faire menaçant déclarant, si l’on prétendait empiéter sur les domaines dont il a « autorité » et « qu’il représente » (sic) : « [on doit] se méfier de ce que [René Guénon] peut avoir en réserve

 

 

 

 

 

guenon II.jpg

 

« Quant à une position religieuse,

je n'ai pas à en avoir,

puisque je ne me place nullement à ce point de vue. »

 

 

 

symbole.gifLe Père Anizan, profondément ébranlé et stupéfait, sensibles aux réactions négatives suscitées par les articles signés par Guénon dans l'organe de la « Société du Rayonnement Intellectuel du Sacré-Cœur », fut tout de même soucieux de connaître quelles étaient les convictions religieuses effectives de son collaborateur, ce qui était bien la moindre des choses pour quelqu'un qui, écrivant dans la Revue Universelle du Sacré-Cœur éditée en collaboration avec le centre de Paray-le Monial, placée sous le patronage du cardinal Dubois, et figurait en tant que membre officiel de son Comité de rédaction.

 

Il reçut non sans étonnement, par l'intermédiaire de Chabonneau-Lassay, cette déclaration définitive de la part de Guénon qui, comme nous le savons, méprisait profondément la religion puisqu’il regardait cette dernière comme une simple expression exotérique superficielle et incomplète d’une vérité ésotérique cachée : « Quant à une position religieuse, je n'ai pas à en avoir, puisque je ne me place nullement à ce point de vue. » [3]

 

La seule question qui mérite d’être posée en conclusion est donc celle-ci : comment accepter et tolérer qu’une doctrine aussi malsaine et dévoyée, qui regarde la religion fondée par Jésus-Christ comme un simple lien social en niant son aspect salvifique sacramentel et transcendant affirmant : « la religion ne relie les hommes que dans le sens social » [4], puisse encore, pour certains esprits puissamment aveuglés, prendre autorité sur le christianisme, alors même que tous ses fondements sont en radicale opposition avec l’enseignement de l’Eglise ?

 

René Guénon sut se faire ondoyant et flatteur à l’égard du catholicisme, alors même qu’il le regarda toujours avec un certain dédain comme unela-crise.jpg forme exotérique vidée de son ésotérisme depuis le XIIIe siècle, dérivée et dépendante de l’authentique Tradition,  et déclara hypocritement, alors qu’il n’y croyait pas le moins du monde [5], que sous sa forme occidentale cette illusoire « Tradition primordiale » est extérieurement représentée par le catholicisme. Ainsi, selon lui, dans le catholicisme se sont maintenus les éléments de la Tradition en Occident, ceci devant s’entendre, ne nous y trompons surtout pas, au titre des éléments de la Tradition caïnique babélienne non-chrétienne, et uniquement en fonction des possibilités que le catholicisme porterait en lui-même de les "revivifier".

 

Ainsi, soutiendra-t-il, dans un sens pragmatique et simplement tactique, toute tentative « traditionaliste » qui ne tiendrait pas compte du catholicisme est inévitablement vouée à l’échec, par manque de base, base indispensable à tout espoir de « rétablissement ». Telle est la raison de l'intérêt, fort limité et superficiel du reste, que Guénon porta au catholicisme. De ce fait le catholicisme, ce qui n’a pu tromper et ne trompe encore que les crédules et naïfs lecteurs de La Crise du monde moderne [6], non perçu dans son essence divine et l’Eglise ignorée dans son caractère surnaturel, caractère absolument non comparable et non identifiable avec les autres formes religieuses de l’humanité d’avec lesquelles elle se distingue totalement, sont réduits à une pure vision administrative, localisée, exotérique et sociale de la Tradition dans l’esprit de Guénon, ce qui est proprement inacceptable.

 

On le comprend aisément, combattre Guénon, mettre en lumière ses funestes théories démoniaques, c’est éviter que des âmes sincères trompées et abusées par les propos séduisants que l’occultiste Guénon dirigea contre le monde moderne, ne se laissent infecter par des thèses absolument incompatibles avec la Foi de l’Evangile et l'enseignement de l'Eglise. 

 

Notes.

 

1. M.-F. James, Esotérisme et christianisme autour de René Guénon, NEL, 1981, p. 15. 

 

2. Abel Claren de la Rive, s’engagea tout d’abord dans des travaux d’érudition qui l’amenèrent à publier une Histoire épisodique de la Bourgogne (1881), puis une Histoire générale de la Tunisie depuis 1590 avant Jésus-Christ jusqu’en 1883, étude monumentale dont il sera récompensé en étant reçu en tant qu’officier dans l'ordre du Nichan-Iftikar, signant, quelques années plus tard, un Dupleix ou les Français aux Indes orientales (1888). Toutefois, passionné par l’occultisme, alors même qu’il avait fait paraître sous la forme d’un premier roman, Une Date fatale (1881), une vigoureuse dénonciation du spiritisme, il allait de nouveau, sous le pseudonyme du Cheikh Sihabil Klarin M'Ta El Chott, diffuser un nouvel ouvrage relativement surprenant, Ourida (1890), dans lequel était décrite l'histoire d'une « Petite Rose » placée sous les auspices de l'archange Gabriel autour de laquelle s’entrecroisaient et s’opposaient, successivement, des éléments spirituels chrétiens, musulmans et maçonniques. A la même date, et sous le même pseudonyme, il réalisera un Vocabulaire de la langue parlée dans les pays barbaresques — coordonné avec le « Koran » (1890), œuvre importante portant sur les idiomes linguistiques de l’Egypte, du Maroc, de la Tunisie et de la Turquie, se penchant plus particulièrement sur les rites, sectes et confréries religieuses de l'islam, et s’immergeant à ce point dans la tradition musulmane qu’il déclarera, un peu plus tard,  à l'abbé Gabriel de Bessonies (1859-1913), que les domaines touchant à ces sujets lui étaient à cette époque si connus que beaucoup imaginaient qu’il fût réellement un authentique disciple de Mahomet.

 

3. Lettre à Charbonneau-Lassay, 8 juin 1928.

 

4. R. Guénon, La religion et les religions, La Gnose, sept.-oct. 1910.

 

5. Sa lettre à Julius Evola datée de 1944, citée dans « René Guénon : un ésotériste antichrétien ! », témoigne éloquemment de la duplicité de Guénon sur la question du rétablissement de la Tradition par le catholicisme  :   « Vous devez bien penser que je ne suis pas si naïf que cela ; mais pour des raisons qu’il ne m’est malheureusement pas possible d’expliquer par lettre, il était nécessaire de dire ce que j’ai dit et d’envisager cette possibilité, ne fût-ce que pour établir une situation nette, et a eu pleinement le résultat (négatif) que j’attendais. » (Lettre à Julius Evola, 1933).

 

6. R. Guénon, La Crise du monde moderne, ch. II, « L’opposition de l’Orient et de l’Occident », ch. V, « L’individualisme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

11:02 Publié dans Esotérisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : religion, esotérisme, catholicisme, eglise |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Le guénonisme est au service de la maconnerie. Nous avons des loges "René Guénon"en Italie et les oeuvres guénoniennes sont publiées par les editions maconniques "Atanor" et "Mediterranee".

Écrit par : Jos | mardi, 29 septembre 2009

@ Jos - Non seulement au service de la Franc-maçonnerie, mais aussi d'un occultisme délirant dont, si des théologiens, prêtres et religieux catholiques ne s'étaient pas élevés contre avec force, les milieux d'Eglise auraient été particulièrement infectés.

La stratégie de Guénon, utilement démontrée ici, fut l'une des plus dangereuses qui menaça (et menace encore mais dans une moindre mesure aujourd'hui après la grande vague du guénonisme des années 70), les courants traditionalistes.

Écrit par : Sulpice | vendredi, 02 octobre 2009

Renversante affirmation de Guénon : « Quant à une position religieuse, je n'ai pas à en avoir, puisque je ne me place nullement à ce point de vue. » On voit bien dans ces propos qui ne trompent personne, d'autant qu'il sont adressés à des catholiques, le rejet du christianisme, sachant que sous le terme de "position religieuse", c'est bien la Foi chrétienne qui est directement visée par Guénon.

Écrit par : Lozère | vendredi, 02 octobre 2009

@ Zacharias,


Il me faut vous remercier pour une chose, celle d'avoir évoqué, dans ce texte très documenté au sujet du comportement peu reluisant de Guénon à l'intérieur des milieux catholiques français d'avant-guerre, la haute et pieuse figure du cardinal Langénieux, dont vous produisez même un portrait.

Sa fiche Wikipédia, bien incomplète, passe totalement sous silence ce que vous révélez de son activité qui l'amena effectivement à entrer en relation avec Abel Claren de la Rive, directeur de « La France chrétienne antimaçonnique » :

Benoît-Marie Langénieux , né le 15 octobre 1824 à Villefranche-sur-Saône et mort le 1er janvier 1905 à Reims, fut archevêque de Reims et cardinal français.

Ordonné prêtre le 21 décembre 1850 pour le diocèse de Paris. Il est nommé évêque de Tarbes le 19 juin 1873, et consacré le 28 octobre 1873. Le 11 novembre 1874, il est nommé archevêque de Reims. Il est élevé au cardinalat par Léon XIII lors du consistoire du 7 juin 1886 avec le titre de cardinal-prêtre de Saint Jean de la Porte Latine. Il meurt le 1er janvier 1905.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Lang%C3%A9nieux


Merci donc beaucoup pour ces éclaircissements catholiques !

Écrit par : Antoine La Croix de Berny | vendredi, 02 octobre 2009

René Guénon, musulman orthodoxe a toute sa vie œuvré à la diffusion des notions essentielles a la compréhension de l’Islam par des occidentaux. Il a traduit, digéré, utilisé le Qôran, le Hadith (ensemble des dires et gestes du Prophète. psl)et la Sirâ (Vie du Prophète) pour chacune des idées exprimées dans ses ouvrages, études ou missives, nous familiarisant ainsi aux subtilités de la tradition.

René Guénon, wali (saint) pour les musulmans, ayant suivi l’exemple du Prophète et vécu le Qôran, disciple d’un sheikh, cheminant au sein d’une Tariqâ, par son statut et par la fonction de la dernière Révélation, a pu aborder la Vérité pour tous les chemins traditionnels : christianisme, judaïsme, hindouisme…..

Écrit par : Hamad al Farid | vendredi, 02 octobre 2009

La fiche Metapédia de Guénon, montre l'influence et la place de Guénon dans les milieux de droite des années 20/30, majoritairement catholiques bien sûr, ce qui expliquerait son influence sur beaucoup de personnalités dites de "droites", plus attachées aux questions politiques qu'aux problèmes théologiques ; d'où la sympathie de certains au sein de la mouvance nationale pour Guénon :

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De son vivant, Guénon apparut d’ailleurs bien comme un intellectuel organique « de droite ». Même s’il ne s’engagea pas politiquement lui-même, il véhicula des idées profondément réactionnaires au bon sens du terme et une partie notable de ses réseaux d’édition et d’amitiés furent liés à l’Action française, aux non-conformistes et aux marges des fascismes européens.

L’Action française, sa presse, ses éditions et ses intellectuels furent, malgré les réticences de Charles Maurras, plus qu’ouverts à René Guénon.

Si son premier livre – Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues - fut publié en 1921 par les Éditions Marcel Rivière, il faut savoir que Guénon avait initialement fortement souhaité qu’il le soit par la Nouvelle librairie nationale. Or vouloir être édité par la NLN n’était pas une idée neutre… En effet, cette société, dirigée par Georges Valois, était la maison d’édition officielle de l’Action française, fondée pour éditer les auteurs membres ou proches de ce mouvement. De l’aveu même de Xavier Accart elle était un « centre majeur de la production de la droite intellectuelle ».

À défaut de publier le premier livre de Guénon, la NLN édita le second : Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion.

Ces livres reçurent un accueil des meilleurs dans les colonnes de L’Action française où Léon Daudet lui-même prit la plume pour dire tout le bien qu’il en pensait et louer « une fermeté de pensée, une clarté d’expression et un auteur hors pair » . De même, Jacques Bainville, le numéro 3 de l’AF, ne cacha pas son amitié pour l’auteur et son admiration pour l’œuvre du philosophe.

C’est à la mouvance maurrassienne aussi qu’appartenaient Gonzague Truc et Pierre Pascal, qui, l’un et l’autre, favorisèrent la vie littéraire de l’ésotériste blésois en lui ouvrant les colonnes des revues qu’ils dirigeait et en le faisant bénéficier de leurs relations .

Quand Georges Valois rompit avec l’Action française pour créer le Faisceau, le premier parti fasciste français, René Guénon ne fut pas le moins du monde effarouché et il continua à faire confiance comme éditeur à la NLN – puis à la Librairie Valois – pour éditer ses œuvres .

C’est sans doute en fréquentant Georges Valois que René Guénon fit la connaissance d’un de ses disciples peu connu bien que fervent : Pierre Winter. Ce médecin joua un rôle important dans les milieux non-conformistes des années vingt aux années cinquante. Il contribua, entre autre, à populariser en France non seulement la pensée de Guénon mais aussi la pratique du yoga et de la médecine homéopathique.

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SOURCE / ARTICLE METAPEDIA

http://fr.metapedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non

Écrit par : Quadrige | vendredi, 02 octobre 2009

Hamad al Farid,

Nous sommes d'accord avec vous, René Guénon fut certainement un "grand" musulman et même un saint pour vous puisque vous le prétendez. Toutefois, votre dernière affirmation me laisse perplexe :
"et par la fonction de la dernière Révélation, a pu aborder la Vérité pour tous les chemins traditionnels : christianisme, judaïsme, hindouisme….."
Pour nous la dernière Révélation est celle de Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ qui a dit lui même ce qu'il faut penser des prophètes qui le suivront chronologiquement.
Donc votre dernière affirmation est non fondée pour nous.
Guénon est un apostat qui n'a rien compris à sa propre religion de naissance.

Écrit par : La Fouine | vendredi, 02 octobre 2009

Marrant votre acharnement (on en devine l'odeur de la salive aux bords de vos lèvres) contre Guénon... Un mort, dans son lègue, vous gêne tant que ça ?

Écrit par : Normannorum Dux | mercredi, 07 octobre 2009

Merci Quadrige pour cette information occultée généralement et qui replace René Guénon comme il faut c.à d. dans le sillage de l'A.F. et donc parfaitement français et même pro occidental!Cela me rappelle que par la suite Guénon a beaucoup insinué sur ses opposants catholiques comme n'étant pas vraiment chrétiens mais même anti-chrétien. cf. l'affaire des études carmélitaines avec le n° spécial sur satan par exemple ( et ce n'est pas le meilleurs exemple )

Écrit par : alberto | mercredi, 28 avril 2010

Guénon fut un grand manipulateur qui trompa ses contemporains, en particulier les catholiques qu'il abusa. Marie-France James note la totale duplicité du discours de Guénon lorsqu'elle dit: "Guénon, avec plus ou moins de bonne foi, a joué pendant longtemps la carte de la fausse représentation en masquant aux yeux de ses proches et amis catholiques ses affiliations déterminantes et irréversibles au soufisme, à la maçonnerie écossaise dans le cadre de la Grande Loge de France."

Guénon a menti à sa famille, à Abel Clarin de la Rive, directeur de la France chrétienne antimaçonnique à laquelle Guénon collabora avant la première guerre mondiale et dont il avait prévu qu'il hériterait de la direction, à Noële Maurice-Denis avec qui il demeurera en étroit contact pendant près de dix ans, à Olivier de Frémond avec qui il entretiendra une correspondance suivie jusqu'à la fin des années 30, à Louis Charbonnau-Lassay etc.

Guénon fut donc un adepte de la dissimulation, de la tromperie et du mensonge de très haut niveau.

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Écrit par : Lozère | samedi, 01 mai 2010

@La Fouine : ben puisque Jesus vous a dit quoi penser des prophètes qui viennent après lui pourquoi croyez vous à saint Marc , Saint Mathieu...sans oulier le saint des saints Constantin qui le devient durant le concile de Nicée ??

Écrit par : moom | mercredi, 05 mai 2010

@ moom,



Vous confondez les apôtres, et en particulier les évangélistes, avec des prophètes. Quant à Constantin, qui fut à l'origine de la réunion du Concile de Nicée, on lui doit, outre l'établissement du christianisme comme religion officielle de l'Empire, d'avoir donné l'occasion à l'Eglise de préciser ce qu'était la Sainte Trinité.

C'est devant la l’urgence de la situation, que se réuniront à Nicée, le 20 mai 325, deux cent vingt évêques en présence de Constantin, pour trancher dans le sens de la vérité de l’Evangile en préservant la divinité de Jésus Christ, afin de ramener le calme parmi les croyants. Les évêques, après des débats animés, établiront ce que l’on nommera comme étant le « Symbole de Nicée », définissant le Christ comme « vrai Dieu, engendré non pas créé, de même nature (homo-ousios) que le Père ».


L’apparition des hérésies dans l’Eglise, comme cela apparaît aisément à l’examen sérieux, n’attendit pas que le christianisme devint religion d’Etat pour se manifester, et c’est sans doute la dangereuse confusion doctrinale des premiers siècles qui conduisit, par prudence, les évêques de la chrétienté à décider de s’engager dans la voie des proclamations dogmatiques pour préserver le dépôt de la foi.

Les décisions conciliaires se sont inscrites dans une continuité traditionnelle, en parfaite logique avec le début des temps apostoliques, et que le christianisme primitif des premiers moments après le Christ, malgré le caractère fragile disparate et faiblement organisé de l'assemblée des croyants, n’en demandait pas moins aux jeunes convertis une adhésion manifeste, claire, envers les deux grands principes de la foi nouvelle : la divinité de Jésus-Christ et l'essence trinitaire du Dieu révélé par l'Evangile, Père, Fils et Esprit.

Dès lors, naturellement, lorsque les menaces d'une confusion occasionnée par les adversaires de la foi, ou d'une déformation de l'enseignement évangélique par les diverses hérésies se présentèrent : « pour défendre le dogme traditionnel contre ces erreurs nouvelles, l'arme la plus efficace fut le symbole, et on lui donna plus de force en resserrant les formules [trinitaire et christologique prononcées lors du baptême] dans l'unité d'une même règle de foi. Cette unification des formules, tout la préparait : toutes deux se réclamaient de la même origine apostolique, toutes deux avaient pour objet les croyances essentielles de l'Eglise, toutes deux étaient exigées des néophytes et appartenaient nécessairement à l'initiation chrétienne.

Écrit par : Sulpice | lundi, 10 mai 2010

@ La fouine

Mon très cher, j'ai eu l'occasion de vous lire et croyez moi c'est avec beaucoup d'intérêt que je me pose la question de la pertinence des doutes dont vous nous faites part quant à la véracité de la tradition Islamique donné dans la bible alors que vos textes sacrés ne sont qu'une succession de non sens de paradoxes de blasphèmes incohérents fruits de maintes et maintes réécritures, qui valent aujourd'hui à l'Eglise d'être devenue le théâtre de la désolation. Voyez vous je ne saurais trop vous conseiller, à l'instar de Monsieur René Guénon d'employer votre énergie à la compréhension des textes coraniques ce qui vous serez tellement profitable.

Écrit par : khial | samedi, 16 avril 2011

Malheureusement, parmis les antisionistes, il y a beaucoup des Guénonien (rené Guénon) que se soit dans le Parti antisioniste que dans le mouvement d'alain Soral qui collabore avec le créateur du site "parousia.fr" de Laurent James qui est un site qui entre autres choses perverties les vraies valeurs chretienne, donnant une dimension hautement "spirituelle" au sexe, oubliant que Saint-Paul et d'autres apotres nous mettent en garde en disant que la chair est l'ennemi de l'esprit.

Pour eux si j'ai bien compris pour parvenir à l'antisionisme il faut pervertir les valeurs chretiennes alors qu'ils se trompent complètement. Ils ne font ainsi qu'affaiblir toute espérance de triomphe de la cause de l'antisionisme cabaliste franc-maçon, c'est ce que j'ai écrit dans le site "souffle divin ; fr.

Cependant, selon mon opinion personnelle, au retour de jésus-Christ, la Terre entière sera Israel quand descendra du ciel la Jérusalem celeste.

Donc la Palestine d'aujourd'hui et d'hier n'aura plus rien à voir avec l'Israel Divine.

Chaque peuple retrouvera sa terre d'origine et les juifs chretiens retrouveront aussi la leur qui ne sera pas forcèment en Palestine.

Écrit par : rosanne elisabetta | lundi, 11 juillet 2011

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