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vendredi, 04 septembre 2009

René Guénon : un ésotériste antichrétien !

 

ou

la nature ténébreuse et

 corruptrice de la gnose guénonienne

 

 

 

borella-guenon.jpg
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La contradiction est totale entre la position chrétienne,
et la thèse guénonienne défendant l’unité des traditions
par leur rattachement à une prétendue "Tradition primordiale".

 

dyn004_original_120_155_pjpeg_2546912_f2ddf7c0071c0c7592da2b1777d700f7.jpgOn est loin de se douter, abordant la pensée de René Guénon (1886-1951), que nous nous trouvons en9782070230082.gif présence de l’un des plus redoutables adversaires contemporains du christianisme et de l’Eglise. Beaucoup même, se sont laissés abuser, ont été profondément dupés par certaines de ses déclarations avantageuses en apparence, et considèrent, dans leur candide naïveté, que Guénon contribua à « faire des chrétiens ».

 

Or, les chrétiens éventuels qu’aurait « fait » Guénon, sont tous des êtres devenus, peu à peu mais inexorablement, étrangers à leur propre Tradition, car infectés par les germes corrupteurs d’une théorie foncièrement mensongère, imprégnée, bien plus qu’on ne l’imagine, d’une gnose occultiste fort éloignée de l’enseignement de la Révélation. En effet, Guénon rejette avec vigueur l’idée que le christianisme puisse représenter l’unique voie de Salut, et subordonne, de façon inacceptable, la Révélation à une fallacieuse « Tradition primordiale » d’origine cosmique et babélienne.

 

I. Une stratégie mensongère

 

orient.jpgDans un premier temps, l'intention de Guénon, comme il l'exposa tout d'abord dans l'Introduction générale à l'étude des doctrinesrene-guenon-caire2.jpg hindoues (1921), puis dans Orient et Occident (1924), était que puisse s'opérer un redressement de l'Occident par les lumières de l'Orient. « Pour Guénon, remarquait Marie-France James, il ne s'agit pas, de toute évidence, d'une simple "entente philosophique" entre l'Orient et l'Occident mais d'un redressement et même d'une complétude de la tradition occidentale, prenant sa source à la plus pure et invariable métaphysique qui, pour des raisons de fait tenant à l'âge sombre du kali-yuga, est conservée et réalisée dans le seul Orient au sein de l’Aggartha. [1]

 

Nous sommes là en présence d'un renversement de perspective : il ne s'agit plus d'apporter la Révélation judéo-chrétienne à la Gentilité, mais d'éclairer cette révélation, d'en dévoiler le sens caché, d'en permettre le plein épanouissement, à la lumière des doctrines maîtresses de l'Orient.» [2]

 

Mais ensuite, l'idée cachée de Guénon, sera bien celle d'une incorporation, d'une « intégration » de la tradition occidentale au sein de lavgreets-ganesh.jpg tradition orientale, d'une véritable « absorption » par laquelle elle sera dissoute et retournera à sa prétendue « source » afin que puisse s'accomplir l'ultime « retour aux origines » préfigurant la fin de l'actuel Manvantara et le surgissement d'un nouveau qui s'engagera, à son tour, dans un mouvement cyclique divisé en différents âges ou périodes, et ceci éternellement.

 

D’ailleurs, étayant et confirmant sa conviction, ainsi que justifiant la terrible destination qui lui est réservée, le jugement dépréciatif de Guénon à l'égard du christianisme ne souffre d'aucune ambiguïté :

 

-          « (...) en dépit des origines initiatiques du christianisme, celui-ci, dans son état actuel, n'est certainement rien d'autre qu'une religion, c'est-à-dire une tradition d'ordre exclusivement exotérique, et il n'a pas en lui-même d'autres possibilités que celles de tout exotérisme ; il ne le prétend d'ailleurs aucunement, puisqu'il n'y est jamais question d'autre chose que d'obtenir le "salut". Une initiation peut naturellement s'y superposer, et elle le devrait même normalement pour que la tradition soit véritablement complète, possédant effectivement les deux aspects exotérique et ésotérique ; mais dans sa forme occidentale tout au moins, cette initiation, en fait, n'existe plus présentement.» [3]

 

II. L’hypocrisie guénonienne

 

2-8251-0976-2_1.jpgLes lecteurs crédules qui prirent ainsi pour argent comptant les assertions avantageuses de Guénon concernant la730167_1312469.jpg possibilité d’un éventuel rétablissement de la Tradition en Occident à partir du christianisme, ou plus exactement du catholicisme, comme semblent le confirmer certains passages de la Crise du monde moderne, ouvrage qu’il publia en 1927, seront sans doute satisfaits d’apprendre ce qu’il écrivait à Julius Evola (1898-1974) en 1933, expliquant que sa position, à laquelle il ne croyait pas, n’était en réalité conditionnée que par un pur souci de stratégie :

 

-          « Vous devez bien penser que je ne suis pas si naïf que cela ; mais pour des raisons qu’il ne m’est malheureusement pas possible d’expliquer par lettre, il était nécessaire de dire ce que j’ai dit et d’envisager cette possibilité, ne fût-ce que pour établir une situation nette, et a eu pleinement le résultat (négatif) que j’attendais. » (Lettre à Julius Evola, 1933).

 

Il confirmera, en cette même année 1933, dans un autre courrier destiné à Roger Maridort, la duplicité de son attitude, et son absence de toute conviction s’agissant du rôle possible que l’Eglise aurait pu jouer dans le cadre d’un rétablissement en Occident.

 

Guénon écrit explicitement :

 

-          « Pour ce que j’ai dit dans Orient et Occident au sujet du rôle possible de l’Eglise catholique (comme représentant une forme traditionnelle occidentale pouvant servir de base à certaines réalisations, ainsi que cela a d’ailleurs eu lieu au moyen âge), je dois dire que je ne me suis jamais fait d’illusions sur ce qu’il pouvait en résulter en fait des circonstances actuelles ; mais il ne fallait pas qu’on puisse me reprocher d’avoir pu négliger certaines possibilités, au moins théoriques, ou de ne pas en tenir compte. » (Lettre à Roger Maridort, 1933).

 

Ce que l’on peut résumer par ces mots : je n’ai jamais cru le moindre instant à cette possibilité mais, n’ayant pas voulu donner prise à la critique, je l’ai évoquée de manière uniquement tactique alors même que j’en connaissais le caractère parfaitement illusoire. 

 

 

III. Subordination inacceptable de la Révélation à la "Tradition primordiale"

 

 

 

3b3g.jpg
"Aucune entente n'est réellement possible avec quiconque
a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle
le monopole de la révélation et du surnaturel."

 

9782070297528.jpgGuénon refuse avec vigueur la nature « exclusive » et non-universaliste de la Révélation chrétienne dans la mesure où elle déclare que le ChristGuenon-author-pg-image-1.jpg seul lave et libère les hommes du péché originel. Il place la Parole de l'Evangile dans une relation de « subordination » vis-à-vis de l’Orient, et affirmera clairement qu'il ne peut accepter la prétention du christianisme à détenir, de manière solitaire, un caractère surnaturel et transcendant :

 

-          « (...) c'est toujours la même chose : affirmation que le christianisme possède le monopole du surnaturel et est seul à avoir un caractère "transcendant", et, par conséquent, que toutes les autres traditions sont "purement humaines", ce qui , en fait, revient à dire qu'elles ne sont nullement des traditions, mais qu'elles seraient plutôt assimilables à des "philosophies" et rien de plus (...) autrement dit, le christianisme seul est une expression de la Sagesse divine ; mais malheureusement ce ne sont là que des affirmations (...) tout cela s'accompagne d'une argumentation purement verbale, qui ne peut paraître convaincante qu'à ceux qui sont déjà persuadés d'avance, et qui vaut tout juste autant que celle que les philosophes modernes emploient, avec d'autres intentions, quand ils prétendent imposer des limites à la connaissance et veulent nier tout ce qui est d'ordre supra-rationnel.» [4]

 

Poursuivant sur sa conviction  l'aveu de Guénon, en conclusion d’un article précédent, est d'un grand intérêt puisqu'il dévoile nettement le fond de sa pensée :

 

-          « (...) aucune entente n'est réellement possible avec quiconque a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle, à l'exclusion de toutes les autres, le monopole de la révélation et du surnaturel. » [5]

 

 

IV. La "Tradition" selon le christianisme

 

Dom Irénée Gros avait su, dans un texte d'avril 1950, préciser pourtant ce qui distingue le christianisme et en rend impossible la réduction dans les schémas universalistes, montrant que la Révélation exige une purification supérieure à celle qui est réalisée par les pratiques orientales :

 

 - « [L'expérience chrétienne], écrivait-il, exige une purification de l'esprit encore plus totale et qui n'est plus et ne peut plus être notre œuvre.jeandelacroix.jpg Essentiellement surnaturelle en effet, elle se poursuit sous la direction de l'Esprit-Saint lui-même usant à cette fin des vertus théologales et des dons qu'il nous a conférés. (…) le christianisme est cette relation absolument transcendante que l'esprit ne peut découvrir et devant laquelle l'homme est impuissant. Le christianisme n'est connaissable que par révélation, son Dieu n'est accessible que par grâce. Dès lors, la métaphysique doit reprendre sa place subordonnée, elle ne sera que l'humble servante d'une sagesse qui est don souverain et entièrement gratuit du Dieu Créateur et qu'elle est par elle-même aussi incapable de concevoir que d'accomplir. (...) La conversion ne se fera pas sans crucifiement et c'est la loi de la conversion. » [6]

 

danielou.jpgLa Tradition, pour le christianisme, c’est donc l’émergence, par la purification et la grâce, d’un élément fondateur dans l’Histoire des hommes : « la foi » ; foi qui les engage dans un autre ordre des choses. Le cardinal Jean Daniélou (1905-1974) résumera justement cette originalité :

 

                - « Le premier trait qui caractérise le christianisme est qu’il est essentiellement la foi en un événement, celui de la Résurrection du Christ. Cet événement constitue une irruption de Dieu dans l’histoire qui modifie radicalement la condition humaine et constitue une nouveauté absolue. Or ceci distingue complètement le christianisme de toutes les autres religions. C’est là ce que méconnaît René Guénon quand il réduit le christianisme à n’être qu’une des formes de la tradition originelle. Il en évacue précisément tout ce qui en fait l’originalité. Les grandes religions non chrétiennes affirment l’existence d’un monde éternel qui s’oppose au monde du temps. Elles ignorent le fait d’une irruption de l’éternel dans le temps qui donne à celui-ci consistance et le transforme en histoire. » [7]

 

 

 

Conclusion

 

 

crucifix_palisandre_croix_01.jpg

 

Le christianisme n'est connaissable que par révélation,

son Dieu n'est accessible que par grâce."

 

 

 

 

Dans un article publié en 1951, et avec pertinence, le père Jean Daniélou insistait déjà sur la nature foncièrement novatrice de l’idée chrétienne decrucifixion-von-st.jpg Rédemption, de « promotion spirituelle » unique dans l’histoire des traditions religieuses de l’humanité, que n’avait pas du tout perçu Guénon, apparemment hermétique à la dimension anthropologique, oublieux du caractère dramatique de la condition de l’homme, de tous les hommes soumis, depuis la Chute, à la puissance du péché :

 

-          « Il n’est que de relire saint Paul pour voir combien les termes de ‘‘création nouvelle’’, ‘‘d’homme nouveau’’, reviennent fréquemment chez lui. Il y a donc des éléments que ne possédaient pas la tradition antérieure, une promotion spirituelle. Cette promotion correspond au passage de la connaissance de Dieu par le monde visible à la révélation intime en Jésus-Christ. Par suite, ici seulement, mais ici au sens le plus fort du terme, il y a histoire. C’est ce que n’a pas vu Guénon. » [8]

 

Le problème est donc nettement posé, et il semble bien que la contradiction soit irréductible entre la position chrétienne de radicale nouveauté extratemporelle du fait de l’Incarnation et de la Résurrection du Messie, et la thèse guénonienne défendant l’unité des traditions par leur rattachement à une prétendue Tradition originelle primordiale, en réalité tradition caïniste babélienne.

 

Telle est la secrète vision guénonienne, et la stupéfiante conséquence à laquelle conduit cette hallucinante doctrine subordonnant la Révélation de l’Evangile à la religion cosmique réprouvée par Dieu, aboutissant à éloigner radicalement ceux qui, par inconscience ou légèreté adhèrent à ces thèses, des bases effectives de la religion chrétienne pour les précipiter dans les bras ténébreux du « Roi du Monde » qui, comme le sait normalement tout chrétien, est condamné définitivement et rejeté pout toujours !

 

tn_satyr_cutout.jpg 

« Le prince de ce monde est déjà jugé. »
(Jean 16, 11).

 

 

 

Notes.

 

[1] L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, selon René Guénon qui fait siennes les théories développées par des occultistes comme Saint-Yves d'Alveydre, qui se serait dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans le cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans. Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les « centres secondaires » qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction. C’est ainsi que l’ésotérisme existe. Une des idées dominantes de l’œuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes.


[2] M.-F. James, Esotérisme et christianisme autour de René Guénon, Nouvelles Editions Latines, 1981, p. 226.

 

[3] R. Guénon, « Christianisme et initiation », in Aperçus sur l’ésotérisme chrétien, Editions Traditionnelles, 1983, pp. 39-40.

 

[4] R. Guénon, Etudes sur l’hindouisme, Editions Traditionnelles, 1973, pp. 282-283.

 

[5] Ibid., p. 274.

 

[6] Dom Irénée Gros, o.s.b., Sagesse hindoue et Sagesse chrétienne, Témoignages, avril 1950, pp. 198-212.

 

[7] J. Daniélou, Essai sur le mystère de l’histoire, Ed. du Seuil, 1953, p. 107.

 

[8] France Catholique, juin 1951.

16:48 Publié dans Esotérisme | Lien permanent | Commentaires (125) | Tags : esotérisme, religion, métaphysique, philosophie |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Zacharias, de grâce, vous allez réveiller tous les Ben Dupont !

Écrit par : La Fouine | vendredi, 04 septembre 2009

"La même chose qu'on appelle maintenant Religion chrétienne existait chez les Anciens et n'a jamais cessé d'exister depuis l'origine du genre humain, jusqu'à ce que, le Christ Lui-même étant venu en la chair, on eût annoncé à appeler chrétienne la vraie Religion qui existait auparavant."
Saint AUGUSTIN d'Hippone, "Retractationes" I, 13, 3.

Écrit par : Jean-Marie MATHIEU | vendredi, 04 septembre 2009

@ Jean-Marie MATHIEU

Attention, il faut absolument lire correctement ce type de passage !

On ne peut en aucun cas utiliser la phrase de saint Augustin pour justifier la Tradition primordiale telle qu'entendue par René Guénon. C'est tout le contraire même qu'il faut y voir.

En effet, la "religion chrétienne", comme l'explique l'évêque d'Hippone, "qui existait chez les Anciens et n'a jamais cessé d'exister depuis l'origine du genre humain" (cette même idée sera reprise plus tard par Joseph de Maistre : "La vraie religion a bien plus de dix huit siècles, elle naquit le jour où naquirent les jours..."), c'est celle pratiquée par Adam, Abel, Seth, Noé, Melkitsedek, Abraham, Moïse, etc. A savoir celle des Justes, des Patriarches et des Prophètes qui s'opposaient, de de toute leur foce et de par leur foi dans le Dieu de la Révélation, à l'idolâtrie des religions païennes, dont Guénon, dans sa totale désorientation spirituelle et son absence tragique de compréhension de l'essence du christianisme, voudrait faire la source et l'origine de la Tradition primitive, alors, paradoxalement, que ces religions idolâtres n'en sont qu'une triste et hideuse dégradation.

N'oubliez-pas, comme il a déjà été précisé, ce qui est d'ailleurs une cause de constante confusion qui profite aux rusés corrupteurs guénoniens pour diffuser leur venin, que les deux traditions - le paganisme idolâtre et le culte divin célébré par les justes et les patriarches de la Bible - portent le même nom ("tradition"), mais n’ont pas du tout le même contenu. Il faut impérativement, pour dénouer cette difficulté, discerner entre les deux traditions, laquelle contient véritablement la "Tradition primitive" et laquelle n'en est qu'un rameau dévié et corrompu.

Ainsi, on comprend mieux de ce quoi parle saint Augustin dans son texte lorsqu'il évoque la "vraie religion", et souligne : "...le Christ Lui-même étant venu en la chair, on eût annoncé à appeler chrétienne la vraie Religion qui existait auparavant."

"La vraie Religion qui existait auparavant", qu'est-ce à dire ? Tout simplement la religion qui traverse tout le cours du temps sous le nom "d'Histoire Sainte". La religion authentique, non idolâtre, qui honorait l'Eternel, Lui rendait un culte, et à Lui seul, selon les prescriptions contenues depuis Moïse dans le Pentateuque.

Ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout la même chose que l'idée occultiste de "Tradition primordiale" d'origine "non-humaine" conservée par un soi-disant "Roi du Monde" vivant caché dans les souterrains de l'Aggartha !

Redisons-le encore une fois, puisque cela est nécessaire : la Tradition chrétienne, celle qui nous vient de Jésus-Christ par les Apôtres forme, avec celle des Patriarches, des Justes et des Prophètes de l'Ancien Testament, une seule et unique "Religion" qui constitue précisément cette vraie « Tradition » dont l’Eglise est la détentrice, célébrant le culte divin fondé sur l'expiation, l'humilité et le saint sacrifice.

Parallèlement, et en opposition à ce courant orthodoxe, il s’est créé un autre courant que l’on devrait appeler «pseudotraditionnel », foncièrement différent, animé par des puissances ténébreuses, dont les buts sont radicalement contradictoires avec de ceux de la vraie Religion (culte et glorification de l'homme, possession des attributs divins : connaissance sans piété, etc.), dont relève l'ésotérisme guénonien et, plus globalement, l'occultisme en général.

Reportez-vous d'ailleurs avec grande attention, à la note précédente pour plus de précisions sur cette question : "Qu'est-ce que la Tradition ?"

http://www.la-question.net/archive/2009/08/25/la-question-qu-est-ce-que-la-tradition.html

Le sujet est essentiel, et mérite une réflexion vigilante afin d'éviter les pièges classiques dans lesquels s'engouffrent, avec une avidité satisfaite et une habileté perverse, tous les disciples de René Guénon.

Écrit par : Zacharias | vendredi, 04 septembre 2009

Bonjour, Je suis d'accord avec J-M MATHIEU. Par ailleurs, la définitions du Chritianisme n'est pas offerte présentement, et la notion de Tradition s'inscrit pour le Christianisme dans le principe édicté par St Vincent de Lérins qui nous ramène à l'Ecclesia, sujets engageant d'autres débats.
Ce qui est patent, et il convient de remercier Zacharias, c'est que Guénon non seulement n'est pas Chrétien, il ne le fut jamais, et il constitue un danger dans le cadre de la pensée ésotérique (qui reste à définir, autre débat) d'aujourd'hui.

Écrit par : Un Voyageur | samedi, 05 septembre 2009

MERCI ENORMEMENT POUR CETTE REMISE AU POINT DE LA SUPERCHERIE GUENONIENNE.

JE NE SUIS PAS CHRETIEN NI RIEN... MAIS J'INTEGRE LA RELIGION DANS MES REFLEXIONS ET J AI BIEN COMPRIS QUE GUENON N A JAMAIS ETE AUTRE CHOSE QU UN MAITRE MACONNIQUE... DE LA PIRE ESPECE

JE VAIS FAIRE CIRCULER VOTRE ARTICLE.

Écrit par : Rouge Le Renard | samedi, 05 septembre 2009

Pour une meilleure compréhension de la question de la Tradition, il me semble qu'il serait nécessaire de lire d'abord ce texte sur Guénon, qui fait la lumière sur sa vision hérétique et occultiste de Tradition primordiale, puis, à la suite, "Quest-ce que la Tradition ?", texte pourtant publié en premier, expliquant les bases de la Tradition selon le christianisme. Du point de vue pédagogique et doctrinal c'est plus cohérent et efficace.

Pour le reste, il faut vivement remercier Zacharias pour cette démonstration fort utile, de nature à dissiper bien des absurdités et erreurs nocives !

Écrit par : Antoine La Croix de Berny | dimanche, 06 septembre 2009

Je trouve cette déclaration de Guénon que j'ignorais, et que Zacharias nous fait découvrir, plus que renversante ; elle a au moins le mérite de mettre les choses au clair et montre qu'aucun dialogue n'est possible ni envisageable pour un chrétien avec les thèses guénoniennes :

"Aucune entente n'est réellement possible avec quiconque
a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle
le monopole de la révélation et du surnaturel."

(R. Guénon, Etudes sur l’hindouisme, Editions Traditionnelles, 1973, p. 274.)



Là tout est dit !

Écrit par : Lozère | dimanche, 06 septembre 2009

On pourrait renverser utilement l'affirmation de Guénon, pour lui redonner un sens chrétien :


"Aucune entente n'est réellement possible avec quiconque
a la prétention d'étendre à toutes les traditions
les critères uniquement réservés au christianisme de révélation et de surnaturel."

Écrit par : Falk | dimanche, 06 septembre 2009

Si la sainteté est à ce point absente de la métaphysique de Guénon, qui ne manipule que des abstractions conceptuelles, c'est que lui est totalement étrangère la perspective chrétienne de Rédemption, expliquant qu'il ne s'interroge jamais sur la signification et le sens métaphysiques du « péché originel » qui fit perdre à l'homme le mode de sa relation à la Divinité.

Contrairement à ce qu'affirme Guénon, la raison de notre éloignement vis-à-vis de Dieu aujourd'hui, n'est pas due à la loi mécanique des cycles, mais à une perte d'essence, une dégradation impure, un acte coupable, qui a coupé Adam et sa postérité des liens originaux avec Dieu.

Écrit par : Arpaschad | dimanche, 06 septembre 2009

l’erreur de Guénon a été de penser le christianisme sur le modèle des autres religions et d'avoir voulu en faire une religion au même titre que les autres, ce qui laisse échapper l’essentiel, c’est-à-dire non seulement le caractère unique de l'Incarnation de Jésus-Christ, mais les conséquences bouleversantes et radicales qu’entraîne cette Incarnation sur le plan de la vie religieuse de l'humanité.

Écrit par : Sulpice | dimanche, 06 septembre 2009

Aye j'entre peut-être dans la catégorie des Ben Dupont !

En tant que catholique, il faudrait quand même se poser une question centrale : "Pourquoi l'athéisme de masse, toute cette décadence totalement insolite, s'est produit dans le monde chrétien et pas dans les autres "mondes" religieux ?

Si on veut y répondre, je pense qu'on peut difficilement faire l'économie d'une étude de l'oeuvre de Guénon, sans forcément tout avaler sans esprit critique bien entendu...

Écrit par : ronchondidier | dimanche, 06 septembre 2009

"Zacharias, de grâce, vous allez réveiller tous les Ben Dupont !"

Cette phrase en dit beaucoup. Une bonne confusion entre le débat métaphysique (au-delà des considérations bassement humaines et historiques) et le plan culturel.
L'esotérisme doit par nature rester secret, le principal reproche que l'on peut faire à Guénon est de l'avoir divulgué au monde des profanes.

Écrit par : Jo | dimanche, 06 septembre 2009

Hey Jo!

Mais pour qui vous prenez vous; vous ne vous rendez même pas compte que vous parlez comme le "toutou à René". Quand il ne dominait pas un sujet (et particulièrement le christianisme), il se cachait derrière la confusion et la pauvreté intellectuelle des adversaires.
Savez vous qu'il a fini sa vie complètement paranoïaque en proie à des pseudos attaques du monde intermédiaire. N'y aurait il pas là une confusion gigantesque entre le psychique et le spirituel ?
Continuez à vous abreuver au lait nourricier de Guénon et surtout ne vous posez pas trop de question car vous pourriez alors rejoindre la "secte des confus en tout genre" !

Ronchondidier,
Vu votre façon d'aborder le problème, j'apprécie votre critique à mon égard et je vous dirai juste que c'était de l'humour (La Fouine, quand même!).
Il faut bien rester fidèle au jeu des pseudos.
J'ai été guénonien de longues années et j'avais alors, comme chrétien, votre attitude. Mais un jour, je me suis demandé comment cette théorie cyclique pouvait être compatible avec ma Foi.
Pourquoi cette Tradition Primordiale a t elle été noyée par le déluge?
Comment pouvait être un age d'or après la chute?
Dans un de ses textes où il donnait l'islam comme la seule religion possible de fin des temps, je compris que j'avais affaire à une formidable machine à islamiser !
Alors comme vous, je me suis dit qu'il était idiot de jeter le bébé et l'eau du bain et j'ai relu une grande partie de son oeuvre avec les yeux d'un chrétien.
Mise à part une description de la misère du monde moderne (que l'on peut faire sans lui d'ailleurs), je n'ai plus rien trouvé de compatible avec la Révélation.
Si je peux me permettre, je retournerai votre questionnement en vous demandant : que reste t il de bon pour un chrétien après l'étude de l'œuvre de Guénon et jusqu'à quel degré doit on inhiber son esprit critique pour y parvenir ?

Excusez moi Jo mais il me reste quelques mauvaises habitudes du manque d'humilité et de la prétention du Maître du Caire après 25 ans de guénonisme mais je me soigne et, grâce à Dieu, j'en suis presque guéri !.

Écrit par : La Fouine | dimanche, 06 septembre 2009

Merci, Zacharias, pour cette mise au point nécessaire. Je suis passé par Guénon à une époque et, grâce à Dieu, je ne m'y suis pas arrêté. Aujourd'hui, je déconseille vivement la lecture, même de "La crise du monde moderne" (que beaucoup estime être un diagnostic général, ce qu'il est, mais qui oriente in fine vers des pentes savonneuses)à quiconque est "en recherche". Il y a assez d'ouvrages catholiques roboratifs, assez de textes traditionnels en ligne que pour perdre son temps avec des hurluberlus de la sorte de Guénon.

Surtout, il faut préciser qu'il n'y aucun, je dis bien aucun, ésotérisme chrétien: toute la Révélation est accessible aux hommes de bonne volonté, nul part il n'y a une caste de prêtres cachés dans le fin fond de l'Asie centrale! Une seule chose à faire: se convertir au Christ, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, et rejoindre l'Eglise qui est son corps mystique. Point.

Écrit par : Guillaume de Saint Thierry | dimanche, 06 septembre 2009

Bonsoir,

Votre position sur René Guénon est bien tranchée. Les constats de Guénon sont sans équivoque sur l'état actuel du monde. Incontestables quand on fait l'effort de le lire et de le comprendre.

C'est l'un des seuls qui semblent pouvoir éclairer les chercheurs en ésotérisme sans tomber dans le ridicule du new age (Walsch, Chopra, Dyer, etc).

Je suis Chrétien et je suis plus que surpris de votre condamnation de l'hérésie musulmane, un peu caricaturale du peuple de paix qui est caché médiatiquement par les quelques jihadistes et autres terroristes manipulés qui font les gorges chaudes des médias.

Le but des Illuminatis est de faire l'ordo ab chao une fois de plus : que les Chrétiens et les Musulmans entrent en guerre les uns contre les autres et qu'une fois de plus ils raflent la mise.

Avant de stigmatiser les Musulmans (hérésie est un terme qui n'est pas neutre), intéressez vous à Benoît XVI qui n'a plus rien d'une Saintété et à son prédécesseur assis sur un trône avec une croix à l'envers, muni d'un crucifix de Bent Cross avec un Christ décharné et qui a levé l'ex-communion des maçons en 1983.

Vous êtes aux portes des églises évangéliques, argumentez vos propos sur Guénon et aimez votre prochain comme l'a dit notre Christ, y compris nos frères Musulmans.

Cordialement.

Écrit par : damocles | dimanche, 06 septembre 2009

Damocles,


Lisez le Coran et si vous ne voyez pas d'hérésie, alors !

Vous confondez la critique théologique de l'islam et la haine du musulman, c'est une erreur que nous ne faisons absolument pas !

Si vous n'avez pas lu le Coran, nous avons, par contre, lu Guénon.

Écrit par : La Fouine | lundi, 07 septembre 2009

René Guénon est très loin de pouvoir être déclaré : " l'un des seuls qui semblent (ne pas )tomber dans le ridicule du new age" alors qu'il est complètement abusé et enfumé par les délires occultistes dont il ne s'est jamais purgé, contrairement à ce que l'on dit un peu rapidement.

Un exemple. Le coup de l’Agarttha : "centre spirituel suprême, invisible et souterrain, dissimulé aux hommes depuis le Kali-Yuga, dont un Roi du Monde qui règne sur ce royau me invisible est le dépositaire de la Tradition primordiale dont tous les « centres secondaires » s’y rapportent", c'est de la dinguerie folle furieuse de science-fiction ésotérique de très très haut niveau !

Écrit par : Hire | lundi, 07 septembre 2009

@Damocles,

Vous trouverez sur ce blog la critique théologique de l'islam qui est une tradition caïniste absolument incompatible avec le christianisme et je vous invite donc à la lire, voir :

http://www.la-question.net/archive/2009/02/index.html

@Hire,

Entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne l'Agarttha ; du reste et à ce jour, les photos satellite n'ont rien donné...

Écrit par : Ronin | lundi, 07 septembre 2009

Notre hôtesse présente sur Daily Motion


http://www.dailymotion.com/video/xaeakb_pour-en-finir-avec-rene-guenon_webcam

Écrit par : La Fouine | lundi, 07 septembre 2009

Je vous soupçonne d'avoir été emporté par votre ire à cause de l'affirmation du caractère non exclusif du catholicisme, et de lire ensuite la réalité sur la base de vos présupposés.

Par exemple, vous citez R.Guénon dans le passage suivant :

"Pour ce que j’ai dit dans Orient et Occident au sujet du rôle possible de l’Eglise catholique (comme représentant une forme traditionnelle occidentale pouvant servir de base à certaines réalisations, ainsi que cela a d’ailleurs eu lieu au moyen âge), je dois dire que je ne me suis jamais fait d’illusions sur ce qu’il pouvait en résulter en fait des circonstances actuelles."

R.Guénon a toutjours été clair sur ce point : les "circonstances actuelles" sont défavorables. Elles ont été favorables au moyen-âge, et elles seront derechef favorables à la fin de l'âge sombre.

Vous présentez cette prise de position comme une duplicité, alors que la position de R.Guénon est ouverte et sans variation.

Mon propre présupposé est mon exéprience personnelle. Je témoigne que R. Guénon m'a beaucoup aidé à aller vers la foi catholique. Ma foi avait été empêchée tant par le modernisme de Vatican II, que par le grotesque des idolâtres du latin, langue liturgique mais non sacrée.

Sylvain JUTTEAU

Écrit par : Sylvain JUTTEAU | lundi, 07 septembre 2009

@ Sylvain JUTTEAU

Guénonien et chrétien ? étrange paradoxe, proprement intenable. C'est soit l'un soit l'autre. Que Guénon ait ramené à l'Eglise certains lecteurs de son oeuvre, c'est sans doute vrai. Mais que l'on reste guénonien en se disant chrétien représente un grand mystère, tant la doctrine guénonienne est éloignée de la perspective de l'Evangile.

Un exemple tout simple montre l'incohérence de la position de Guénon, qui n'est pas spécialement ouverte et fluctue énormément, précisément à propos du christianisme (il déclare un jour à un correspondant (Jean Tourniac), coincé par manque d'arguments : "plus on approfondit cette question plus en surgissent des problèmes insurmontables").

Entrons un instant dans la mythologie guénonienne du Roi du monde. Supposons que l'on admette que les trois « Roi-Mages » – qui dans l’Evangile ne sont ni trois, ni rois – « ne représentent en réalité rien d’autre que les trois chefs de l’Agarttha » (Roi du monde, p. 31) venant apporter la caution du Centre suprême, afin de « confirmer la descente avatarique du Christ.


Comment expliquer alors que le fait christique par excellence, c'est-à-dire l’Incarnation du Fils de Dieu, soit sans rapport avec aucune autorisation émanant du Centre suprême ? Comment une initiative indépendante à l’origine, sans mandat « agartthique », peut-elle être confirmée par les représentants du Roi du Monde, les trois chefs de l'Aggartha ?

Autrement dit, et de l’aveu du strict guénonisme de sorte d'être clair, en se faisant chair, le Verbe éternel s’est passé de l’autorisation de l’Agarttha et a démontré qu'il n'était pas un avâtara, mais relevait d'une autorité bien supérieure, contredisant les fables occultistes guénoniennes !

A vrai dire, on s’en doutait un peu...

Écrit par : Arpaschad | lundi, 07 septembre 2009

Arpaschad,


Complètement en accord avec vous. Toutefois n'oublions pas que Guénon impose à ses adeptes un exotérisme. C'est ainsi que pléthore d'occidentaux ont rejoint l'Eglise mais tout en la positionnant "sous" l'ésotérisme et en ayant toujours à l'esprit que la pensée guénonienne dominait la vue "extérieure".

Ces chrétiens là n'ont pas compris que la Révélation effaçait ce double point de vue par le don de notre Sauveur.

Comme l'a dit Zacharias, on en devient peu à peu étranger à sa propre Tradition. Puis quand le christianisme a rejoint, dans l'esprit de l'adepte, sa position minimale, on se tourne vers l'Orient (et plus particulièrement l'islam) pour parfaire sa progression spirituelle.

C'est en quelque sorte la croissance du doute dans l'esprit du chrétien par la "minimisation" de la mission du Christ.

Écrit par : La Fouine | mardi, 08 septembre 2009

Mais c'est un chrétien qui écrit ça : "Je vous soupçonne d'avoir été emporté par votre ire à cause de l'affirmation du caractère non exclusif du catholicisme, et de lire ensuite la réalité sur la base de vos présupposés."

Mais c'est pas un présupposé ENORME chez que Guénon que de dire que le christianisme n'est qu'une forme parmi d'autres de la Tradition primordiale ! C'est même plus qu'un présupposé chez Guénon, c'est la pierre d'angle, délirante et proprement inadmissible du point de vue de la Révélation de tout son argumentaire !

Enfin il faudrait pas oublier que ce type de présupposé gigantesque chez Guénon, le conduit à dénier son caractère, nécessaire, exclusif et central au sacrifice du Christ. Effectivement, on peut difficilement faire plus antichrétien, comme dit Zacharias, lorsqu'on retire toute valeur salvifique unique à l'Incarnation, au Golgotha et à la Résurrection.


Il en fait d'ailleurs l'aveu stupéfiant :

« (...) aucune entente n'est réellement possible avec quiconque a la prétention de réserver à une seule et unique forme traditionnelle, à l'exclusion de toutes les autres, le monopole de la révélation et du surnaturel. »


Non décidément, guénonien et chrétien, est une impossibilité dans les termes à tous niveaux.

Écrit par : Lozère | mardi, 08 septembre 2009

A en croire certains commentateurs, il faudrait passer par la case Guénon pour retrouver la foi chrétienne altérée par Vatican II. Si cet auteur occultiste a pu provoquer dans ce sens un choc salutaire, pourquoi pas? A condition de s'en tenir à la lecture de " La crise du monde moderne " et du " règne de la quantité et les signes des temps ". C'est leur expérience et je la respecte mais de là à en faire une norme, sûrement pas. Quand le maître du Caire parle du christianisme, jamais il ne se réfère aux Écritures, aux textes chrétiens et ignore totalement la patristique. Il ne procède que par affirmations péremptoires, lesquelles ont toutefois séduit des chrétiens perdus de Vatican II, qui, tels les enfants de Hamelin suivirent le joueur de flûte cairote pour voir la caverne des ténèbres se refermer sur eux. Le Christ lui-même l'a dit : on reconnaît l'arbre à ses fruits ; j'ai connu dans mon entourage des guénoniens purs et durs et où cela les a-t-il menés? A un abîme de contradictions et de conflits intérieurs, à la mesquinerie, la méchanceté; ils sont arc-boutés jusqu'à l'absurde sur leurs positions, et in fine montrent une absence progressive d'amour pour leur prochain. S'il y a en effet un élément qui a lui seul montre le caractère antichrétien de Guénon, c'est l'absence totale dans son œuvre d'amour et de charité. On est donc loin des deux commandements du Christ. C'est pourquoi, il n'y a qu'un seule façon de retrouver la foi, si tant est qu'on l'ait un moment perdue : se plonger dans les Saintes Écritures, dans les écrits des Pères de l'Église, sans oublier certaines encycliques comme notamment celle de Pie X, Pascendi Dominici Gregis qui, avec une totale lucidité, mettait en garde l'Église contre le cancer moderniste. Les chrétiens ont tout ce qui leur est nécessaire, point n'est besoin d'aller chercher ailleurs et surtout pas chez Guénon qui apparaît de plus en plus comme le dernier grand occultiste du XXe siècle et dont l'œuvre, qui a pour effet de couper les chrétiens de leur tradition, est proprement satanique.

Écrit par : Thaddée | mardi, 08 septembre 2009

bonjour,

Je trouve l'intervention de Sylvain JUTTEAU très sensée et spirituelle, contrairement à ces airs d'intégrisme haineux des croisés anti-Guénon qui remuent du sabre ici.

En lisant Sylvain et ses attentions, on se dit au moins que Dieu a mis une parcelle de lui en nous, celle qui nous rend en mesure de croitre vers Lui. En lisant vos humeurs par contre, on se dit que "votre" dieu vous a missionné pour couper les têtes de tous ces risibles (hihihi!) d'hérétiques et défendre votre sol. Sombre horizon matérialiste.

J'arrive sur votre site car je m'apprêtes justement à me procurer un livre de Guénon, et par le hasard du net j'ai été donc alerté par votre défiance. Voyant que l'article démarre de façon guerrière sur un ton que l'on aime bien attribuer aux islamistes d'ailleurs, rebelotte: je commence par jeter un oeil à la critique 'de la critique' cette fois, autrement-dit réactions de forum. ça démarre pas fort. Je vais néamoins lire avec attention votre analyse, tout en sachant déjà que si l'on reconnait l'homme à ses façons, l'article du coin n'est pas prometteur quand à son souci d'objectivité et de mesure. Mais mon alerte est pour l'instant déjà bien retombée, on va voir.

Dire qu'il aurait suffi que vous naissiez quelques km plus loin pour que vous juriez rageusement au nom d'une autre religion. Je laisse un lien vers un texte méditatif qui ne parle pas tant de Dieu que des hommes qui s'excitent en son Nom http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4186

Je suis sûr qu'en bons chrétiens vous me pardonnerez d'avoir été un peu direct! Et me tendrez une main charitable (mais chaleureuse, on verra...).

Écrit par : Bewy | mardi, 08 septembre 2009

P.S: mon pseudo n'a rien à voir avec Lewy qui évoque d'autres excités encore, et pas des moindres! Voilà, au moins c'est l'ensemble judéo-Cristiano-Musulman, le trio terrible ou trio conquérant, qui en prend pour son compte sans oublier personne.

Écrit par : Bewy | mardi, 08 septembre 2009

@ Sylvain JUTTEAU & Bewy,

Vous évoquez, pour l'un, un soupçon "d'avoir été emporté par une ire à cause de l'affirmation du caractère non exclusif du catholicisme" [vous auriez dû écrire du christianisme pour respecter la pensée de Guénon], pour l'autre nos "humeurs".

Voilà, assurément, une curieuse façon de concevoir la nature du devoir qui incombe à chaque chrétien, à savoir celui de lutter pour la défense des vérités de la Foi.


En effet, soyez en persuadés, nous mettons simplement en lumière, comme il est plus que nécessaire, les désorientations spirituelles de René Guénon, qui ont entraîné, et entrainent encore, des centaines d'âmes vers des conceptions proprement et foncièrement antichrétiennes.

Vos remarques ne sont d'ailleurs pas les premières du genre. Beaucoup s’étonnent du « ton », volontiers polémique, qui caractérise les textes de La Question. Sachez que cela est précisément voulu en raison, comme aurait dit Guénon, « des circonstances ».

Nous préfèrerions largement, ce qui est d’ailleurs le cas dans d’autres domaines auquels nous nous consacrons, employer un langage plus policé, harmonieux, dépourvu d’éléments agressifs. N’oublions pas que nous sommes sur un blog, et qu’il incombe, dans cet univers virtuel livré aux forces du Malin, d’atteindre relativement vite les cibles de l’adversaire.

Sur cet aspect des choses, il nous a été donné de préciser, dans la note explicative présentant nos orientations - que je vous invite à lire - la raison de cette attitude : « La rigueur de nos positions, qui se s’est traduite par des analyses relativement sévères au sujet de divers évènements, ou même de personnes que nous n’avons pas pour habitude d’épargner (auteurs modernistes soi-disant catholiques, hommes d’église progressistes, etc.), nous oblige d'ailleurs à maintenir une ligne relativement étroite, ce dont on a pu, à plusieurs occasions, nous faire le reproche ; reproche que nous avons d’ailleurs, nous l’avouons volontiers, plutôt accueilli comme un compliment. »

http://www.la-question.net/archive/2009/04/12/l-a-q-u-e-s-t-i-o-n.html


Sachez d’ailleurs que les quelques petits coups de pattes à l’endroit de Guénon, véritable corrupteur contemporain des esprits traditionnels, appuyés par les déclarations d’hommes d’église tel le cardinal Jean Daniélou, sont encore très loin d’être à leur niveau le plus fort.

Il nous aurait été aisément possible de pousser bien plus loin la critique, ce qui arrivera sans doute en son temps, car Guénon est porteur, contrairement à ce qu’il souhaita faire croire, de tous les germes caractéristiques dévoyés des théories occultistes les plus fantaisistes du XIXe.

Ainsi, on cite souvent les thèses de l’occultiste Saint-Yves d'Alveydre comme source d’inspiration de Guénon, et cela est vrai, mais il faudrait y rajouter, (d’autant que l’examen de la bibliothèque de Guénon a livré récemment quelques "secrets" intéressants sur celui qui disait n’avoir aucune « source »), l'ouvrage de Frédéric de Rougemont, "le Peuple primitif", inspiré de celui de Creuzer "Les Religions de l'Antiquité" (1825), qui constitua une vraie mine et une riche documentation pour Guénon qui y puisa ses principales idées, en particulier celle de l'existence d'une «Tradition universelle » à la source de toutes les traditions, les notions de symbolisme, de Roi du Monde et de « Centre », les ternaires, le son originel OM, les religions asiatiques, les cycles cosmiques, etc.

On pourrait citer également, au nombre des auteurs occultistes participant de l'édification de la pensée guénonienne, de Brière démontrant l'unité des symboles, Lethierry-Barrois ou encore Frédéric Portal, mais aussi Louis Jacolliot, qui occupe une place non négligeable dans cette liste, établissant dans "Rois, Prêtres et Castes"(1877) la théorie des quatre âges, le rôle des castes, la place de l'Agartha et qui, dans sa "Genèse de l'Humanité"(1875), plaçait l'Inde au dessus de la Grèce, affirmant qu'elle était seule à l'origine de la civilisation faisant intervenir des notions comme celles de Prurusha et Prakriti, de Pralaya, d'Hyranyagharba.

Vous le voyez, et sans même insister sur les séances spirites de 1908 de l’initié Guénon [Cf. Procès-verbal des papiers de Patrice Genty] qui nous délivrent de précieux renseignements, séances pendant lesquelles il reçut par l’esprit invoqué le titre de la plupart de ses ouvrages futurs, et puisque vous allez, Bewy, vous plonger dans un ouvrage de Guénon, faites-le en abordant avec grande prudence les thèses qu’il développe, car il excelle à diffuser avec un art consommé, le poison mortel d’une doctrine singulièrement antagoniste du christianisme, théorie par laquelle il régna de façon quasi sectaire se statufiant en prophète d’une prétendue « Tradition primordiale » imaginaire.

Il convient donc de le redire nettement : Guénon n’est pas un prophète et le guénonisme n’est pas la Tradition ! dont il a d’ailleurs composé une idée très personnelle. René Guénon fait du guénonisme la Tradition, et le guénonisme est un syncrétisme occultiste très moderne.

Le père Allo (1873-1945), qui mit en lumière le panthéisme foncier de la pensée de Guénon, avait d’ailleurs bien montré en quoi la « vision guénonienne de l’Inde traditionnelle n’était pas différente de celle des théosophes. » Et le père Roure (1857-1945) affirmait : ‘‘Guénon a méconnu la nature profonde du christianisme dans la transcendance du divin et le caractère unique et définitif de la descente du Christ dans le monde’’.


La méconnaissance de la nature profonde du christianisme a effectivement, hélas ! conduit Guénon à des affirmations délirantes et mensongères, profondément inacceptables et, osons le mot, diaboliques !

Il répondit un jour à l’abbé Dulac qui mettait en lumière ses conceptions fumeuses au sujet de l'Agartha, du Roi du Monde, des cycles, des castes, d’un Christ avatâra, etc. :


« A vous votre religion à moi la mienne ! »

(R. Guénon, le Voile d'Isis, juillet 1932.)


Sans commentaires !

Écrit par : Zacharias | mercredi, 09 septembre 2009

@Zacharias

A vrai dire, je ne recherche nullement des confidences "mystiques" auprès de Guénon ni de quiconque d'ailleurs. Ce genre de curiosité recouvre souvent une quête de puissance, je ne m'intéresse qu'à vivre en bon accord avec mon environnement, humain ou naturel, mais donc aussi à connaitre ce qui s'oppose à la dynamique d'harmonie. J'ai sans doute la chance de n'être pas en quête d'un prophète dont je n'aurais plus qu'à me réclamer. Ce genre de subordination enflammée à un individu ou "idole" ou encore même l'adoration devant un mode de pensée, tout ça ne sont que la persévérance d'une posture barbare sous sa dernière mouture nommée "Modernisme".

Je ne prendrai pas la responsabilité de me prononcer sur votre thèse, je n'ai pas assez étudié le sujet pour afficher une position, je la garde donc pour moi. Il me semble néanmoins que Guénon prennent nombre de précautions rééquilibrantes dans ses positions ( je ne précise évidemment pas si c'est le cas de celles que vous indexez ou soupçonnez ). Vu le long cheminement de Guénon, je ne sais non plus si vous vous en tenez à sa synthèse finale ou si vous mettez au même plan ses avancées successives.

Par contre, à propos de Modernisme, je regrette de constater que votre article cherche bel appuis par des valeurs telles que "radical", "pureté", "supérieur", "homme nouveau", qui sont des canons favoris de l'esprit "Moderne". ça peut n'être qu'une série de coïncidences, mais ça m'interroge. Sans superficialités ni raccourcis. Du reste je suis plus attentif aux articulations dans une pensée qu'aux éclats du radicalisme.

Écrit par : Bewy | mercredi, 09 septembre 2009

Avant le XIV° siècle, que R. Guénon situe comme étant le début du modernisme, les oeuvres d'art n'étaient pas signées. Les oeuvres d'art étaient considérées comme média d'une dimension supérieure, universelle et non personnelle.

Suivant ce principe, R. Guénon, a de façon constante nié toute idée d'"école guénonienne" et rejette toute personnalisation de son oeuvre. Le mot même de "guénonisme", que vous employez, est en soi incohérent. R. Guénon est un métaphysicien, chercheur de lumière comme les internautes qui lisent votre blog, bien loin de se prétendre inspiré ou Elu.

Certes, il a du talent et un phrasé surprenants. Mais pourquoi lui prêter des intentions de forger une quelconque école de pensée à vocation malicieuse ?

La personnalisation est l'essence du christianisme, et R.Guénon s'est abstenu de commettre le blasphème de singer le Christ.

Écrit par : Sylvain Jutteau | mercredi, 09 septembre 2009

Lorsqu'on pense que Guénon écrivit à un prêtre, à savoir l’abbé Dulac qui critiquait le caractère non chrétien de ses thèses :

« A vous votre religion à moi la mienne ! »
(R. Guénon, le Voile d'Isis, juillet 1932.)

Quel aveu extraordinaire de son éloignement gigantesque du christianisme.

Écrit par : Lapide | jeudi, 10 septembre 2009

Guénon se moquait du monde ! Zacharias, votre mise en lumière de ses influences occultistes est impressionnante et renversante. Tous les noms de la pensée ésotérique du XIXe sont présents.

Et c'est le même Guénon, imbibé par cette littérature au point d'en recycler les principaux thèmes, qui déclare un jour concernant ses "sources" : "Nous n'avons point à informer le public de nos "sources" et [...] d'ailleurs celles-ci ne comportent point de "références"

[Comptes Rendus, p. 130]


Bravo le mensonge et la duplicité, encore une fois ! décidément c'est
une habitude chez lui.

Écrit par : Sulpice | jeudi, 10 septembre 2009

les chrétiens savent, contrairement à ce que raconte dans ses fables l'ésotériste Guénon imprégné de théories hindoues, que la nature n'est pas faite pour durer toujours.

Par conséquent ils n'attachent pas aux cycles naturels une importance absolue.

La vie éternelle, que nous enseigne la foi, est un éternel présent qui ne sera donc pas la reconduction indéfinie de la nature et de ses cycles.

Le Royaume des cieux sera au contraire une stabilisation, un repos et une paix dans la joie. La référence à la théorie des cycles cosmiques, caractéristique chez Guénon, est ainsi toujours un des symptômes les plus probants d'appartenance à la gnose.

Écrit par : vita venturi saeculi | jeudi, 10 septembre 2009

Cette sorte de discussion n'est que trop naturelle sur un site catholique.
Il est évident que la doctrine de Guénon est irrecevable du pôint de vue de la théologie chrétienne.Néammoins des adversaires résolus,tels le cardinal Daniélou;l'ont toujours critiqué d'un point de vue doctrinal sans se départir d'une certaine considération,ce qui ne veut pas dire consentement, qui pour une oeuvre qui est loin d'etre négligeable.

Écrit par : un lecteur de Guénon | jeudi, 10 septembre 2009

@ Bewy

Globalement votre prudence non dévotionnelle à l’égard de Guénon (bien que vous remarquerez que ce soit une marque constante chez tous les guénoniens, même ceux de stricte observance, de nier toujours farouchement leur « guénolâtrie » active), me semble relever de la Sagesse.

En revanche, pour les « précautions ré-équilibrantes » vous vous illusionnez grandement. Guénon, bien au contraire, pousse à fond, et en permanence, certains leviers théoriques établis de longue date dans son esprit sur les sujets principaux : symbolisme, métaphysique, dépendance de l’Occident vis-à-vis de l’Orient, etc. Ainsi, soyez certain que les variations entre le Guénon des premiers textes (La Gnose, 1905), et celui de la fin (Le principe du calcul infinitésimal, 1946), sont vraiment très minimes, sa pensée présentant une impressionnante continuité doctrinale gnostique et occultiste.

Enfin je trouve assez plaisante votre conclusion : « je regrette de constater que votre article cherche bel appuis par des valeurs telles que "pureté", "homme nouveau", qui sont des canons favoris de l'esprit "Moderne". » Oui, c’est tellement moderne comme canons, que vous les trouverez tous dans les Epîtres de saint Paul. C’est ce que souligne Jean Daniélou, lorsqu’il insiste sur les aberrations de Guénon lorsqu’il par le du christianisme, montrant en quoi, méconnaissant l’Histoire, il est incapable de comprendre l’originalité du fait chrétien : « C’est là ce que méconnaît René Guénon quand il réduit le christianisme à n’être qu’une des formes de la tradition originelle. Il en évacue précisément tout ce qui en fait l’originalité. Les grandes religions non chrétiennes affirment l’existence d’un monde éternel qui s’oppose au monde du temps. Elles ignorent le fait d’une irruption de l’éternel dans le temps qui donne à celui-ci consistance et le transforme en histoire »



@ Sylvain Jutteau

Ce que Guénon situe est une plate absurdité. Savez-vous pourquoi il affirme le début de la Modernité au XIVe siècle ? En raison de la disparition de l’Ordre du Temple ! Le critère m’apparaît plus que léger. On peut être d’accord avec lui sur le bouleversement conceptuel de la Renaissance qui voit l’humanisme déloger Dieu du centre qu’il occupait pour le remplacer par l’homme, mais franchement on a pas attendu Guénon et la « Crise du monde moderne » (1927) pour le savoir !

Lorsqu’il écrit de manière scandaleuse : « il n'y eut plus désormais [après le moyen-âge] que la philosophie et la science « profanes », c'est-à-dire la négation de la véritable intellectualité, la limitation de la connaissance à l'ordre le plus inférieur (...). » De qui se moque-t-il ? Les théologiens, les métaphysiciens, les saints de la Renaissance, de l’âge classique sont des auteurs profanes ? Saint Jean de la Croix, sainte Thérèse d’Avila, Bérulle, saint François de Salle, Bossuet, etc., sont des auteurs profanes ! Leurs connaissances sont d’un ordre inferieur ! Mais c’est une honte que de soutenir des imbécilités pareilles ! Et des guénoniens, prétendument « chrétiens », avalisent, soutiennent en silence et admettent niaisement de telles thèses !

Ainsi, d’autres ce sont exprimés sur le sujet de la modernité, bien avant Guénon, et de bien meilleure façon sans perdre les critères du juste discernement chrétien, à savoir tous les auteurs du courant contrerévolutionnaire : Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Blanc de Saint-Bonnet, Ernest Hello, etc.

Cessez donc de croire, mais il est vrai que vous n’êtes pas le seul, que Guénon a inventé l’eau chaude sur ces questions de décadence, et de perte de la Tradition du monde moderne !

Quant à la billevesée concernant la négation par Guénon qu’il puisse se constituer une « école guénonienne » après lui, évidemment le personnage était bien trop malin pour tomber dans un piège aussi grossier. Mais il a donné suffisamment d’indications à ses pieux disciples pour que ceux-ci constituent et établissent très vite un culte guénonien fondé sur une « doxa » plutôt étroite.

Pourquoi, me demandez-vous, « lui prêter des intentions de forger une quelconque école de pensée », tout simplement parce qu’il le déclare lui-même avec l’humilité qui le caractérisait, ne craignant pas d’affirmer :

- « Nous devons déclarer formellement ceci : il n’y a, à notre connaissance, personne qui ait exposé en Occident des idées orientales authentiques, sauf nous-mêmes. » (R. Guénon, La Crise du monde moderne, Gallimard, 1973, p. 119).

C’est le genre de petit discours, dites-vous bien, que n’oublieront pas, et que n'ont toujours pas oublié ses dévots !

Écrit par : Zacharias | jeudi, 10 septembre 2009

Notre réponse:
http://www.dailymotion.com/video/xafwg6_polemique-autour-de-guenon-14_webcam

Salutations.

Écrit par : Sam | jeudi, 10 septembre 2009

@ Zacharias

Ma prudence n'est pas proprement à l'endroit de Guénon, c'est une démarche générale. Fascination et précipitation sont mauvaises conseillères. A vrai dire votre problématique ne me concerne pas particulièrement puisque je n'ai jamais cherché à me blottir dans les figures de la chrétienté ni été jamais intéressé par les mystères de l'ésotérisme. Aucun de ces deux points n'entre dans mon fil directeur.

Quand à mes remarques sur la Modernité, je ne soulignais pas en elles un aspect novateur justement mais une persistance entre, disons, intégrisme catholique (ou autre), et intégrisme Moderniste (oui, saint Paul n'était pas un intégriste). Par là la filiation d'une composante, d'une attitude, peut-être plus dommageable que ce qu'elle défend. Ici je ne l'avance qu'à l'état d'hypothèse et n'en fait pas débat. C'est le genre de transversalités qui m'intéressent et ne sont peut-être pas votre dada. Je ne chercherais pas à prouver que ce serait plus intéressant ou moins bateau qu'autre chose ( un bras de fer c'est vite parti en forum! tendance à la confrontation plutôt qu'à l'échange ).

Certains recherchent la pureté, je recherche l'essence. Considérant que la pureté n'est pas de ce monde et lui est même peut-être acide. A part en échantillons artistiques.

Je réalise à l'instant que l'intervention qui vous précède ( par Un lecteur de Guénon ) a tout résumé en ce qui me concerne. A savoir que je ne suis pas frontalement concerné! Je prends note de certains noms que vous avez avancé, j'aimerais même plutôt que vous me recommandiez un ou deux auteurs qui représentent:
1-une des pensées qui vous parle le plus (hormis la bible, eh oh)
2-une des pensées qui fait à vos yeux un contre-poids intéressant aux conceptions de Guénon.

Ce me serait précieux comme pistes. Merci

Écrit par : Bewy | jeudi, 10 septembre 2009

Pas de doute que ce Guénon aurait profité d'un peu d'étude en psychanalyse.

Mais pour ce qui est du passage de Saint Augustin, je souligne que je suis du Canada et ai étudié les religions amérindiennes. La tradition de l'incarnation, mise à mort et résurrection, rédemption, homme nouveau, transubstanciation, y est bien conté. Ceci, bien longtemps avant les "patriarches" de l'ancien testament et complètement coupé de leur influence.

Écrit par : Gébé Tremblay | jeudi, 10 septembre 2009

Le christianisme est la "tradition primordiale" dans sa forme la plus évoluée.

Écrit par : Gébé Tremblay | jeudi, 10 septembre 2009

@ Bewy


Je réponds à votre demande, puisque formulée aimablement.

"Recommandez-moi un ou deux auteurs qui représentent":

1-une des pensées qui vous parle le plus (hormis la bible, eh oh)


- Réponse : saint Augustin !


2-une des pensées qui fait à vos yeux un contre-poids intéressant aux conceptions de Guénon.

Réponse : Joseph de Maistre !

"Ce me serait précieux comme pistes. Merci."


Voilà qui est fait.

Bonne lecture. Vous avez à présent, avec ces deux auteurs fondamentaux, de quoi approfondir quasiment toutes les questions délicates que vous vous posez de façon extrêmement étendue sur le plan doctrinal.

Écrit par : Zacharias | jeudi, 10 septembre 2009

Une remarque:la réponse de Guénon à l'abbé Dulac:"A vous votre religion,à moi la mienne." est, en fait, une citation du Coran.

Le fait est assuré,mais je n'ai pas en tête le numéro de la sourate (pour etre guenolatre,je ne connais pas ce livre par coeur).

Écrit par : un lecteur de Guénon | vendredi, 11 septembre 2009

@ Zacharias

Bonjour et merci. Les explications que j'ai données sur ma préoccupation ou ma perception visaient à préciser où ma démarche est distincte et non à la comparer, j'espère que c'est bien ressorti ainsi. J'ai fait une petite remarque sur un seul point au cas où elle vous serait utile, c'est de veiller à l'état d'esprit qui vous guide.

Votre détermination vous incite sans doute à faire un peu de forcing mais Dieu a-t-il besoin d'un tel coup de pouce? Dieu a vraisemblablement besoin(..!) de gens qui adhèrent, pas de gens qui plient, chose très contre-productive à long terme.

Je ne me suis pas permis de parasiter votre défense de la chrétienté (et encore moins précipitamment) et suis resté spectateur, mais tout ce que j'avais à dire ou à citer vous a finalement été indiqué. Vous perdriez beaucoup à le balayer d'un revers de main, entendez-le de la meilleure oreille.

Je note avec intérêt les deux auteurs dont vous me faites part, ceci-dit le fait que vous me parliez de "plan doctrinal" me fait réaliser que ma demande était bancale dans la mesure où ma quête ne s'inscrit pas dans un champ religieux. Mais je saisis l'occasion de les découvrir, merci.

Écrit par : Bewy | vendredi, 11 septembre 2009

@Un lecteur de Guénon,

Il s'agit du verset 6 de la Sourate 109 dite "Al-kafiroune" (les infidèles) libellée ainsi:

"A vous votre religion et à moi ma religion"

Écrit par : Patrick Ferner | vendredi, 11 septembre 2009

@Bewy

Merci pour la précision.

D'autre part,s'il est certainement précieux pour des catholiques de préciser leur position quant à Guénon,il serait bon de le faire sans dénaturer sa position dont il faut bien reconnaitre qu'elle n'est pas facile à cerner.Est il ,comme l'insinue Zacharias,un adversaire sournois et pernicieux du catholicisme?C'est possible ,des éléments plaident dans ce sens,mais il en est d'autres;;;sa vive hostilité par exemple au protestantisme....

Guénon afirme qu'une action subversive antitraditionnelle est l'oeuvre en occident depuis la fin du Moyen-age.Une des premières victimes de cette action ayant été selon lui la Maçonnerie....il n'a pas eu à se ptononcer sur Vatican II...


Il me parait dommage que Zacharias confonde une fois encore "le roi du monde"
mirobolant et incomprehensible concept Guenonien avec "le prince de ce monde"
cette confusion a été souvent pratiquée avec plus ou moins de bonne foi par des auteurs catholiques dans une intention polémique,mais elle ne tient pas;

Enfin,il est curieux de suggerer comme antidote à Guenon l'eques a floribus,le comte savoyen Joseph de Maistre. Maistre et Génon sont ils si éloignés?

Écrit par : un lecteur de Guénon | vendredi, 11 septembre 2009

comprendre "tout ce que j'avais à dire ou à citer de Guénon vous a finalement été indiqué par d'autres très précisément" etc

( J'ai un premier aperçu du champs de préoccupation de Saint Augustin et de Joseph de Maistre, qui m'indique qu'ils seraient plutôt portés sur les enjeux sociaux de l'attitude chrétienne, problématique des êtres, que sur des questions plus ontologiques ou problématique de l'être. L'approche de Guénon part de plus loin pour éclaircir les bases elles-mêmes, celles qui prédèdent toute chose et facilitent une lecture transversale sur la suite )

Écrit par : Bewy | vendredi, 11 septembre 2009

@ Bewy

Bon vous êtes gentil, mais si vous venez pour sortir des approximations de ce niveau, il vaudrait mieux vous pencher plus attentivement sur les textes : "les champs de préoccupation de Saint Augustin et de Joseph de Maistre m'indiquent qu'ils seraient plutôt portés sur les enjeux sociaux de l'attitude chrétienne, problématique des êtres, que sur des questions plus ontologiques ou problématique de l'être..."

En effet, du point de vue métaphysique et religieux, sur le plan de la tradition chrétienne, vous aurez peine à trouver plus solide que saint Augustin et Maistre.


Quant à l'affirmation : "L'approche de Guénon part de plus loin pour éclaircir les bases elles-mêmes" ; oui il part de tellement plus loin que ses sources, à présent mises à jour, sont chez Eliphas Lévi et Saint-Yves d'Alveydre, c'est-à-dire l'occultisme français du XIXe.

Écrit par : Falk | vendredi, 11 septembre 2009

@ un lecteur de Guénon


Vous interrogez : "Maistre et Génon sont ils si éloignés?"

La réponse est qu'ils le sont tellement éloignés, qu'ils se trouvent à des années lumière l'un de l'autre. la conception de la Tradition selon Maistre est fort éloignée des délires orientaux de Guénon.


Voyez ce qu'en dit Joseph de Maistre qui aurait fait sursauter l'occultiste Guénon :

"Attachons-nous enfin à l’Evangile et laissons-là les folies de Memphis. (...) Cet enseignement pouvait être utile il y a deux ou trois mille ans, mais que nous importe à nous chrétiens ? (...) Tenons compte à l’antiquité de tous les efforts qu’elle a fait pour s’approcher du vrai ... ; mais il ne faudrait pas se laisser aveugler au point de méconnaître la supériorité que nous a donnée l’Evangile.»


J. de Maistre, 1782.

Écrit par : Sulpice | vendredi, 11 septembre 2009

http://www.dailymotion.com/user/interlok/video/xagbtb_symbolisme-de-la-croix_webcam

Écrit par : Symbolisme de la Croix | vendredi, 11 septembre 2009

@ Sulpice
Ils ne sont pas si éloignés que vous le dites .Certes Maistre est incontestablement chretien au lieu que Guénon.....Mais Maistre était aussi un macon de haut rang opposé aux conceptions de Barruel sur les origines de la révolution .Il participa à des experiences theurgiques sous la houlette martiniste bien proches de celles que put connnaitre le jeune Guénon dans sa période occultiste.Sur ce point au reste vous exagerez:Guénon a toute sa vie-jeunesse mise à part-ferocement combattu
l'occultisme.Gnostique si l'on veut,occultiste certainement pas.
La question serait peut etre:toute gnose est elle luciferienne ?

Écrit par : un lecteur de Guénon | samedi, 12 septembre 2009

Zak, le penseur antichrétien par excellence. Poussiéreux et univoque. Tout le contraire de notre Seigneur Jésus. Coeur asséché par ses volumes de livres. Il restera dans le boudoir du Paradis et ne fera que respirer les effluves du Jardin d'Eden sans jamais y pénétrer.

Nous prierons pour lui et pour les siens d'un élan gratuit et sincère.

Écrit par : Serge | samedi, 12 septembre 2009

@ Falk

Là où je ne suis pas approximatif, c'est que je précise que c'est "un premier aperçu" qui me fait dire ça. Apprenez à ne pas prendre le relatif pour de l'absolu, car c'est précisément votre problème.

Et quand je dis que l'approche de Guénon part de plus loin (pose sa problématique plus en amont), on ne se situe précisément pas dans l'ordre temporel! Je vous laisse me considérer de votre belle hauteur, j'imagine que vous préparez déjà une réponse bien "musclée" pour conclure.

@ Zacharias

A propos des videos, c'est dailymotion qui a associé celle de Rouge Le Renard à celles des deux personnes qui discutent, et les a donc menées ici, vraisemblablement. Quand je consultais le lien de RougeLR qui m'a moi-même amené ici, le moteur indiquait à coté les anciennes vidéo de ces deux autres (je me souviens de l'image tagguée) qui vu leurs archives discutent très régulièrement de leurs actualités. En cela leur initiative n'est finalement pas étrange ( ou "curieuse" ). Bon, la suite appartient aux pro- et aux anti-, je ne faisais que passer.

Écrit par : Bewy | samedi, 12 septembre 2009

Avec "Le symbolisme de la croix", ouvrage publié en 1932, daté de l'ère de l'Hégire (El-Qâhirah, 1329) dédicacé à son maître musulman (à la mémoire vénérée de Esh-Sheik Abder-Rahman Elish El-Kebir), Guénon réussit l'exploit rare et scandaleux de parler du sens de la croix pendant des pages et des pages, sans évoquer une seule fois seulement dans son livre, même la plus minuscule, même dans une noticule de bas de page...du Christ !


Pour être symbolique, ce livre de Guénon l'est on ne peut plus pour faire la démonstration évidente de son éloignement total de la foi chrétienne !

Écrit par : Lapide | samedi, 12 septembre 2009

@Lapide

On peut s'étonner que cette allusion au "Symbolisme de la croix" survienne si tard dans cette discusssion.Le sheihk Ellish-"initiateur de Guénon n'a t'il pas déclaré:
"Si les chrétiens ont le signe de croix,les musulmans en possèdent le sens."

Vos remarques sur ce livre-qui,en son temps-avait scandalisé Maritain sont tout à fait pertinentes.

Écrit par : un lecteur de Guénon | samedi, 12 septembre 2009

Bonjour à tous,

Première intervention sur ce forum :

Je suis tombé par "hasard" sur cette vidéo, j'aimerais avoir votre avis dessus :

http://www.dailymotion.com/group/Revolution/video/xa8325_the-signs-ep-29-linfiltration-de-la_webcam

ATTENTION : je ne cherche nullement une confrontation, juste des réponses précises et documentées si possible, qui me prouverait le contraire de ce qu'il est dit, notamment la "vénération" du Christ, alors qu'il avait lui-même mis en garde le monde contre l'"inutilité" d'un tel acte.

Bon week-end à tous.

Écrit par : Matrice | samedi, 12 septembre 2009

Lapide, ce que vous dites est entièrement faux !!!
Guénon évoque plusieurs fois le Christ dans "le symbolisme de la croix" !
Ceci est une preuve flagrante que vous ne l'avez nullement lu.

Écrit par : N.L | samedi, 12 septembre 2009

C'est pas mal cette initiative d'une lecture commentée de votre texte Zacharias...je veux dire pour les "non-voyants" bien évidemment :-)

Écrit par : Hire | dimanche, 13 septembre 2009

@ Matrice


Il a été déjà répondu des dizaines de fois en ces lieux aux assertions présentées dans ce film de propagande musulmane.

http://www.la-question.net/archive/2009/02/20/l-islam-une-heresie-blasphematoire.html


http://www.la-question.net/archive/2009/07/01/l-islam-est-une-religion-inspiree-par-le-demon.html



Nous n'avons rien contre les musulmans, bien au contraire, et lorsqu'ils obéissent au Décalogue nous les respectons grandement sur le plan moral et spirituel, puisque nous partageons avec une un rejet profond de la société moderne occidentale, désacralisée et impie.

Cela-dit, il est clair que nous sépare (comme d'avec Guénon qui avait "sa religion" et nous la nôtre...) le mystère de l'Incarnation, et du Saint Sacrifice de la Croix qui sont au coeur le plus intime, le plus fondamental de la Sainte Religion chrétienne.

Pour les musulmans: Jésus est un Prophète: "Jésus, fils de Marie, est seulement l'Apôtre d'Allah" (Sourate 4, verset 169). La mission de Jésus en tant que Prophète consiste à se laisser instruire par Dieu et à transmettre cette Parole reçue: "Dieu lui fera connaître le Livre, la Sagesse, la Torah et l'Evangile; il sera envoyé vers les Fils d'Israël" (S3, 48-49).

Pour les chrétiens: Jésus est le fils de Dieu; Il est à la fois Dieu et homme; Il est le Verbe, la seconde personne de la Trinité qui a pris chair de la Vierge Marie: "Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité" (Jean 1.14); mort sur la Croix, Jésus est ressuscité d'entre les morts le troisième jour; Il est venu dans le monde pour épouser notre condition humaine en vue de notre salut: "Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable" (Epître aux romains 6.5).

Dans l'Evangile de Saint Jean, Jésus parle ainsi: "Croyez-moi! je suis dans le Père et le Père est en moi" (Jean 14.11). Pour les chrétiens, non seulement Jésus est à côté de Dieu, non seulement il vit en Dieu et Dieu vit en lui, mais il est Dieu.

Par ailleurs, la Trinité vous est inadmissible, c'est fort compréhensible, car elle l'est sur le plan logique. C'est pourquoi il faut vous ouvrir à une autre dimension que la logique humaine pour accéder aux mystères chrétiens. Cette autre dimension se nomme : la Foi en Jésus-Christ !

Pour les chrétiens: Dieu n'est pas solitaire mais solidaire. En son essence, une procession opère une danse incessante dans laquelle l'Amour va du Père vers le Fils, et du Fils vers le Père, éternellement.

Le mystère de la Trinité donne sur Dieu une lumière extraordinaire; à savoir qu'Il est une Vérité unique en Trois Personnes: le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Le Dieu des chrétiens est un Dieu relationnel, et ce à commencer en Lui-même. Suite à quoi, la Trinité se révèle aux hommes qu'Elle a créés dans l'ordre de cette perfection relationnelle qu'est l'Amour partagé.


« Si, en effet, vous ne croyez pas que Je suis, vous mourrez dans vos péchés » (Evangile de Jean 8,24)

Jésus s’applique bien ici le nom divin, "Je suis", révélé par Yaweh à Moïse. Dans toute la Bible, cette expression est toujours utilisée par Dieu lui-même à propos de lui-même. Jésus est donc Dieu Lui-même, venu en ce monde pour sauver ses créatures du péché.


« Moi et le Père, nous sommes Un ».

(Jean 10, 30)



Bon dimanche à vous, et que Dieu vous bénisse !

Écrit par : Sulpice | dimanche, 13 septembre 2009

"C'est pas mal cette initiative d'une lecture commentée de votre texte Zacharias...je veux dire pour les "non-voyants" bien évidemment :-)"

Et pour les "bien-entendants", la prise de son étant exécrable. Ils ont dû enregistrer ça sur un vieux magnéto miniK7 déniché dans une brocante.

Écrit par : Ronin | dimanche, 13 septembre 2009

@ N.L

Je confirme entièrement ce que qu'a écrit Lapide à propos du "Symbolisme de la croix" : "Avec "Le symbolisme de la croix", Guénon réussit l'exploit rare et scandaleux de parler du sens de la croix pendant des pages et des pages, sans évoquer une seule fois seulement dans son livre, même la plus minuscule, même dans une noticule de bas de page...du Christ !"

Dans les trente chapitres que comporte cet ouvrage (publié en 1931 mais daté volontairement par Guénon selon le calendrier musulman), il n'en est fait mention que de façon très superficielle et fort brève, avec cette perle indigne qui en dit long sur l'état d'esprit de Guénon au chapitre III : « Si les Chrétiens ont le signe de la croix, les Musulmans en ont la doctrine. »

Rappel des chapitres :

I. La multiplicité des états de l'être
II. L'homme universel
III. Le symbolisme métaphysique de la croix
IV. Les directions de l'espace
V. Théorie hindoue des trois `gunas'
VI. L'union des complémentaires
VII. La résolution des oppositions
VIII. La guerre et la paix
IX. L'Arbre du Milieu
X. Le `swastika'
XI. Représentation géométrique des degrés de l'existence
XII. Représentation géométrique des états de l'être
XIII. Rapport des deux représentations précédentes
XIV. Le symbolisme du tissage
XV. Représentation de la continuité des différentes modalités d'un même état d'être
XVI. Rapports du point et de l'étendue
XVII. L'ontologie du buisson ardent
XVIII. Passage des coordonnées rectilignes aux coordonnées polaires: continuité par rotation
XIX. Représentation de la continuité des différents états d'être
XX. Le vortex sphérique universel
XXI. Détermination des éléments de la représentation de l'être
XXII. Le symbole extrême-oriental du `yin-yang'; équivalence métaphysique de la naissance et de la mort
XXIII. Signification de l'axe vertical; l'influence de la volonté du ciel
XXIV. Le rayon céleste et son plan de réflexion
XXV. L'arbre et le serpent
XXVI. Incommensurabilité de l'être total et de l'individualité
XXVII. Place de l'état individuel humain dans l'ensemble de l'être
XXVIII. La grande triade
XXIX. Le centre et la circonférence
XXX. Dernières remarques sur le symbolisme spatial


Le Christ n'est réellement évoqué que dans l'Avant-Propos, de façon singulièrement dépréciative et insultante, surtout lorsqu'on sait ce que représente pour un chrétien, et Guénon catholique apostat n'ignorait pas ce sens, le Sacrifice de la Croix :

"Si le Christ est mort sur la croix, c'est, pouvons-nous dire, en raison de la valeur symbolique que la croix possède en elle-même et qui lui a toujours été reconnue par toutes les traditions (...) ; on peut la regarder comme n'étant que dérivée de cette valeur symbolique même." (p. 13).

Si le Christ est mort sur la Croix c'est uniquement pour sa valeur symbolique ! Mais de qui se moque Guénon !


Il va même plus loin dans un autre bref passage, toujours dans l'Avant-Propos :

"La croix (...) est donc fort loin d'appartenir proprement exclusivement au christianisme comme certains pourraient être tentés de le croire. Il faut même dire que le Christianisme (...) semble avoir quelque peu perdu de vue le caractère symbolique de la croix pour ne plus la regarder que comme un signe d'un fait historique" (pp. 11-12).


Rien que ça ! Le Christianisme a "perdu de vue" (sic) le caractère symbolique de la croix ! La Croix est "loin de lui appartenir" (re-sic) ! La Religion chrétienne ne sait plus quel est le sens symbolique de la croix !

Et pour quelle raison s'il vous plaît, sont affirmées ces énormités scandaleuses ?

Parce que la Religion chrétienne regarde trop la Croix comme un fait historique. C'est-à-dire, traduit en langage clair, parce qu'elle ne sait plus se dégager du fait que la Croix fut l'instrument sur lequel le Christ vint sauver les hommes !

Ces affirmations sont tout simplement démentielles ! Ce livre est proprement blasphématoire. C'est le livre d'un homme qui a perdu la foi, qui a renié et abandonné la religion de son baptême.

Jacques Maritain eut ainsi bien raison de dire, concernant la pseudo-connaissance ésotérique de Guénon qui voulait en faire l'herméneutique générale de la Tradition, qu'elle n'était : "... qu'un spécieux mirage qui mène la raison à l'absurde, l'âme à la seconde mort !" (Jacques Maritain, Les Degrés du Savoir, 1932).

Écrit par : Zacharias | dimanche, 13 septembre 2009

@Matrice,

Ne vous laissez pas troubler par cette vidéo qui n'est rien d'autre qu'une grossière propagande islamiste reprenant toutes les critiques que profèrent les musulmans à l'encontre du christianisme qui ne varient pas depuis des siècles, puisqu'elles sont inscrites dans le Coran.
La preuve: l'accusation d'idolâtrie portée contre les chrétiens était déjà réfutée par St jean Damascène (676-749):

"4. Ils nous accusent injustement d'être idolâtres, Car nous vénérons la croix, et qu'eux la méprisent. A cela nous leur répondons : " Comment se fait-il que vous vous frottiez à une pierre, à votre Habathan. et que vous exprimiez votre vénération à la pierre en l'embrassant ? " Certains répondent en affirmant qu'Abraham y eut des relations sexuelles avec Agar; d'autres disent que c'est là qu'il avait attaché son chameau avant de sacrifier Isaac. Et à nous de leur répondre: " Puisque l'Ecriture dit qu'il y avait une montagne et une forêt, d'où Abraham a coupé du bois pour l'holocauste sur lequel il coucha Isaac, et également qu'il laissa les ânes en arrière avec les serviteurs; d'où tirez vous alors votre histoire ? En cet endroit il n'y avait ni de bois provenant de la forêt, ni sentier pour les ânes " Alors les voilà embarrassés. Toutefois, ils affirment bien qu'il s'agit de la pierre d'Abraham. Nous leur répondons: "Supposons que ce que vous affirmez de manière insensée soit vrai, n'éprouvez vous pas de honte à embrasser cette pierre, uniquement parce qu'Abraham y a eu des rapports avec une femme, ou parce qu'il y attacha son chameau ? Et vous nous blâmez, parce que nous vénérons la croix du Christ, par laquelle le pouvoir des démons et la ruse du Diable ont été annihilés ! ! !" Ainsi donc, ce qu'ils appellent " pierre " est la tête d'Aphrodite qu'ils adoraient. Eux l'appelaient Haber et on voit des entailles dans la pierre encore aujourd'hui, ceux qui les comprennent y voient des gravures" ( St jean Damascène, Des Hérésies).

Quand le Christ dit: "Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi.
Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera". (Mat 10,38-39), ce ne sont pas des paroles pouvant susciter un vénération idolâtre! Donc il n'avait pas besoin de mettre en garde contre une prétendue "vénération" à son égard. Je suppose que nos muslims ont trouvé cela dans l'évangile de Barnabas qui fait partie, tout comme celui de Judas, de ces évangiles apocryphes qui ont fleuri au début de l'ère chrétienne et sur ce point, ce qui est dit dans cette vidéo est vrai; en revanche, ce qu'on ne vous dit pas, c'est que l'Église n'a retenu que les quatre évangiles: ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Il faut rappeler que le Coran dénie au Christ sa qualité de Fils de Dieu, et qu'il rejette violemment la Trinité.

Je m'arrête là car vous trouverez des réponses plus approfondies dans la note publiée sur ce blog, voir:

http://www.la-question.net/archive/2009/02/20/l-islam-une-heresie-blasphematoire.html

Voir également:

http://www.la-question.net/archive/2009/07/01/l-islam-est-une-religion-inspiree-par-le-demon.html

Écrit par : Patrick Ferner | dimanche, 13 septembre 2009

@ N.L.,
Et vous, l'avez vous lu ce symbolisme de la Croix ?

Cette erreur prouve que vous ne faites que reprendre l'attitude hautaine et malsaine de votre Maitre en mésestimant l'adversaire, le prenant pour un inculte.
Je vous accorde que Zacharias connait parfaitement Guénon et c'est ce qui vous gêne car ses attaques sont argumentées et imparables!

Écrit par : La Fouine | dimanche, 13 septembre 2009

Merci Sulpice de votre réponse, cependant, vous ne répondait pas à ma question, je serais donc plus précis :

Est-il vrai que le Christ lui-même prédisez que vous alliez le vénérer inutilement dans l'Évangile selon Matthieu ?

Je suis effectivement musulman et donc je n'arrive pas à imaginer un Dieu naissant et devant se nourrir, ayant forme humaine, etc ...

Encore une fois, je ne cherche aucunement une confrontation, je cherche simplement des réponses claires de la part de croyants chrétiens.

Bon dimanche à tous.

Écrit par : Matrice | dimanche, 13 septembre 2009

@Matrice,

Maintenant que vous avez précisé votre question :

"Est-il vrai que le Christ lui-même prédisez que vous alliez le vénérer inutilement dans l'Évangile selon Matthieu"?

La réponse est NON. Vous pouvez chercher dans tout l'Évangile de Matthieu, vous ne trouverez aucune prédiction de cette nature.
En revanche il en a fait une autre :

"Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez". (Mat., 7,15-20)

Que voilà des paroles d'une actualité brûlante, n'est-ce pas? Suivez mon regard...

Écrit par : Patrick Ferner | dimanche, 13 septembre 2009

Merci Patrick Ferner, j'essaierais de me procurer le texte afin d'en avoir le cœur net.

Autre question : Si le Christ vénérait Dieu le "Père", pourquoi alors vénérer à votre tour Jésus ?

PS : dans la Torah (Tawrat), il y a la même prédiction, à savoir que de faux prophètes feront leur apparition. Idem pour le Coran.

Écrit par : Matrice | dimanche, 13 septembre 2009

Noëlle Maurice-Denis Boulet, qui présenta Guénon au cercle néo-thomiste de l'Institut catholique dont le doyen, le père Émile Peillaube, avait fondé La Revue de philosophie, dans son analyse du "Symbolisme de la Croix", qualifia cet ouvrage de «livre musulman ».

Écrit par : Arpaschad | dimanche, 13 septembre 2009

René Guénon est l'un des occultistes les plus insolites du début du 20e siècle. Successivement Martiniste, Spirite, Franc-Maçon, Evêque gnostique (sous le nom de Palingénius), musulman (sous celui d'Abdel Wâhed Yahia), Guénon a trahi tous les secrets initiatiques qu'il avait juré de taire dans les mouvements auxquels il a appartenu.



http://kingsgarden.org/French/organisations.F/OM.F/Guenon/Guenon.html

Écrit par : kingsgarden | lundi, 14 septembre 2009

Le lien auquel renvoie Kingsgarden est celui d'une organisation martiniste qui prend la défense de madame Blavatsky et répand sur Guénon des calomnies particulièrement insanes.

Le débat initié par Zacharias mériterait des références plus sérieuses.Etant donnée la cautèle de Guénon,il est difficile de décrire la doctrine qu'il propose ce qui serait nécessaire avant de la montrer hérétique."Le Symbolisme de la Croix" me parait une bonne piste.
Comme "antidote" à ce livre je me permets de signaler celui du phénoménologue chrétien Michel Henry:"Paroles du Christ" (Editions du Seuil.).

Écrit par : un lecteur de Guénon | lundi, 14 septembre 2009

@ un lecteur de Guénon,


Vous avez raison, les médisances de cet "Ordre Martiniste des Pays-Bas" sont stupides. Il y a suffisamment à faire avec la critique des thèses de Guénon, l'examen de son parcours stupéfiant et l'étude de ses profonds égarements doctrinaux, sans aller inventer des élucubrations fantaisistes à son sujet. D'autant, lorsque ces dites élucubrations sont répandues et diffusées par une organisation aussi peu recommandable.

Je vous rejoins également entièrement sur un point, l'ouvrage de Michel Henry, récemment disparu, est une lecture à conseiller, parmi beaucoup d'autres (*), à tous ceux qui s'intéressent à la métaphysique du Verbe et au mystère de la Croix. C'est, il est vrai, un parfait contrepoison au "Symbolisme de la croix" de Guénon.

http://www.michelhenry.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Henry



(*) Ouvrages importants :



- DOUZETEMPS, Le Mystère de la Croix de Jésus-Christ et de ses Membres, l'Arche, 1991.

- ROGALEWSKI T, Le mystère de la Croix et la vie chrétienne d'après la pensée théologique de S. Papczynski., Studia Theologica Varsaviensia Warszawa, 1983, vol. 21, no1.

- STEIN E., La Science de la Croix, Nauwelaerts, 1957.
Le Secret de la croix, Parole et Silence, 1998.

- URS VON BALTHASAR, La Gloire et la Croix, Aubier, 1972.

- BERARD, B., Introduction à une métaphysique des mystères chrétiens, L'Harmattan, 2005.

Écrit par : Zak | lundi, 14 septembre 2009

@Matrice

"Si le Christ vénérait Dieu le "Père", pourquoi alors vénérer à votre tour Jésus "?

Tout dépend de ce que vous entendez par "vénérer". Si c'est avoir un immense respect pour le Christ, oui. Tout comme le musulman vénère Muhammad ou le bouddhiste Bouddha. Toutefois, je ne m'en tiendrai pas à cette première réponse car poser la question de la relation au Christ, c'est poser celle de la relation à Dieu. Parce qu'au départ, Dieu, créa Adam à Son image, et ce dernier rendait un culte à son Créateur. Mais lorsqu'il fut chassé avec Ève de l'Éden, il furent revêtus, comme nous dit la Genèse, d'"habits de peau" au détriment des corps glorieux qui n'étaient pas de chair. L'homme devint alors pécheur pour ne plus s'adresser à Dieu qu'avec humilité. C'est ce qui fit Abel en présentant son offrande à l'Éternel qui l'accepta et c'est ce qu'omit de faire l'orgueilleux Caïn dont l'offrande fut rejetée.
Toujours est-il qu'à partir de la Chute, l'Éternel ne cessa d'envoyer des signes aux hommes pour qu'ils redeviennent à Son image. C'est toute l'histoire de la Bible qui peut se lire comme le roman de d'une chute grandissante, au point que les hommes s'éloignèrent davantage de Dieu:
"Il n'a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, que l'Éternel connaissait face à face". (Deut. 34.10)
Jusqu'au moment où Dieu envoya son Fils (qu'on appelle aussi le "nouvel Adam" après sa résurrection et comme ce dernier quand il était au jardin d'Éden, il apparaît à ses disciples dans son corps glorieux, et c'est pourquoi ceux-ci ne le reconnaissent pas) le "Verbe qui s'est fait chair" (comme il est dit dans le prologue de l'Évangile de St Jean), de sorte que le Christ a une double nature, divine et humaine: c'est le mystère de l'Incarnation. Le Christ est venu nous rappeler que nous aussi, nous participons de cette double nature, et, qu'à son imitation, nous devons porter notre croix, celle de notre pesanteur charnelle, de tous nos attachements terrestres dont il faudra un jour se dépouiller, ce que St Paul appelle la mort du vieil homme :

"Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ". (Rom, 6.3-10)

Donc on ne peut être digne de vénérer Dieu que si on est soi-même revenu à l'état adamique, celui d'avant la Chute, lavé de tout péché. Et le crucifix n'est pas un objet d'idolâtrie pour le chrétien mais bien au contraire le rappel constant de cette vérité exprimée par St Paul et qu'il lui faut mettre sans cesse en pratique l'enseignement du Christ.

Écrit par : Thaddée | lundi, 14 septembre 2009

@ Thaddée : Effectivement, je me suis mal exprimé.

Pour nous musulmans, Muhammad n'est pas vénéré (il ne nous est pas parmi d'associé qui que ce soit à Dieu), il est un Messager de Dieu, un exemple donc pour tout croyant.

Nous sommes donc "soumis" au respect du Coran et de son Message.

Le Coran > les hadiths du Prophète (paroles rapportées par ces Compagnons).

Ce que je trouve inconcevable, avec ma vision de musulman, c'est toute la symbolique entourant un Messager (aussi important soit-il, même pour un musulman), de même que le fait de prier Jesus ou tel ou tel saint, en sachant qu'au Jugement Dernier, c'est vers Dieu que tu rendras compte de tes actes.

Tout ce qui détourne de la tradition est illicite.

PS : vision light d'un musulman, je pourrais pousser plus loin ma réflexion mais ce n'est pas le lieu, je pense.

Écrit par : Matrice | mardi, 15 septembre 2009

Matrice,
Vous le dites vous même, vous avez une vision de musulman et bien entendu, vous êtes insensible à la Foi chrétienne.

"Tout ce qui détourne de la tradition est illicite."
Oui mais dans votre cas, vous auriez du rajouter "de la foi musulmane"

En effet, nos deux voies sont incompatibles. On ne peut pas adhérer à une vérité et son contraire. L'unité transcendante des religions est une utopie moderne qui arrange bien les guénoniens ou shuoniens.

Comment voudriez vous que l'on adhérât au Coran, livre qui autorise et engage même à la tuerie des non croyant (cad non musulmans).

En effet, vous semblez être un musulman modéré (light), ce qui est envisageable mais il n'existe pas d'islam modéré vu les propos de vos textes de référence.

Je vous respecte comme homme mais (et ce concept semble inconcevable pour les musulmans), j'ai le droit d'être islamophobe dans un pays laïque.

Vous êtes donc "soumis" au respect du coran mais pas nous!
Toute mon amitié toutefois.

Écrit par : La Fouine | mercredi, 16 septembre 2009

@ La Fouine :

Si vous êtes islamophobe pour le côté (soi-disant) guerrier du Coran), vous êtes antisémite pour le côté permissive du Talmud à l'encontre de l'inceste, de la pédophilie et guerrier, sans oublier le profond respect qu'il voue à Marie et au Christ. Paraît qu'être islamophobie est à la mode en ce moment ... sauf que la guerre pour la guerre n'est pas permis chez nous :

Grand Jihad : lutte contre soi-même et ses démons, ses pulsions malsaines.

Petit Jihad : lutte contre les ENNEMIS de l'Islam, cependant la plupart des références guerrières contenues dans le Coran sont à rétablir par rapport au contexte de l'époque. Aujourd'hui, ce serait combattre la présence américaine en Irak, Afghanistan et au Pakistan, Israël en terre de Palestine. Ne serais-tu pas prêt à défendre un croyant chrétien se faisant agressé pour son appartenance religieuse si tu en avais la capacité ?

L'Islam et les pays musulmans sont humiliés depuis plusieurs décennies, si nous étions tous des terroristes en puissance, l'Europe aurait déjà sombré dans une guerre civile. Sans compter que nombre d'attentat sont fomentés et (ou) financés par certains services secrets. Plus les attentats sous false flags.

Je pense que vous absorbez tout ce que vous pouvez voir dans les médias et que, malheureusement, l'image du musulman pieux et paisible n'a jamais été mis en avant. Par contre le jeune des cités ou le fanatique ... l'Europe n'est pas en cours d'islamisation comme on peut le lire à droite à gauche, c'est une plaisanterie incroyable. Je constate au contraire une énorme désaffection des jeunes (surtout), qui préfèrent se "mélanger" aux "autres".

Je pensais trouver un peu plus de bon sens et de discernement ici.

PS : j'espère que l'image que vous avez du musulman n'est pas celle du jeune immigré de cité, car il n'est pas musulman, du moins pas celui montré par les médias et que l'on croise partout.

PS2 : je trouve qu'être fier du caractère laïc d'un pays aux racines chrétiennes, c'est un peu fort pour un chrétien ... ou alors est-ce la modernité occidentale ?

Bonne fin de journée à tous.

Écrit par : Matrice | mercredi, 16 septembre 2009

Matrice,
Je vous avais bien dit que c'est très difficile à comprendre la différence entre l'islamophobie et le racisme pour un musulman; vous venez à nouveau de nous le prouver à travers vos sophismes.
Que les pays musulmans (et non l'islam) soient humiliés, je suis d'accord avec vous.

Croyez moi, je suis très méfiant envers les médias et je suis encore en plein accord avec vous pour affirmer que les la plupart des musulmans sont pieux et paisibles. Quant aux jeunes des cités, ils ne sont que victimes de ceux qui leur font miroiter des jours heureux par un retour au nationalisme étroit et au phénomène identitaire.
Si je dis que le coran pousse à l'exaction, c'est à travers certaines sourates qui ne prêtent pas à confusion et je suis désolé, c'est pas les médias qui ont écrit le coran!
Vous voyez bien que vous tentez de me faire dire le contraire de ce que je dis.

Quitte à vous décevoir, je ne suis pas antisémite pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut vis à vis des musulmans mais par contre anti sioniste oui car ils ne respectent même pas leur qualité de nomade et ainsi,je suis touché par la douleur du peuple palestinien.

Ne vous inquiétez donc pas, le racisme m'est absolument étranger et je ne ferais pas le sophisme de vous dire que j'ai des amis musulmans, et pourtant .....

J'ai juste tenté de vous dire que les deux croyances sont incompatibles. Je n'ai qu'un Maître, c'est NSJC, le seul par qui nous pouvons atteindre le Père comme chrétien.

Je ne vous demande pas d'adhérer à cette Foi comme il est impossible que j'adhère à la votre tout en la respectant.

Pour finir, je vous dirai que je suis fier d'être chrétien et tous les jours, j'en remercie le Seigneur ...........mais dans un pays laïc.

En effet, l'homme étant l'homme et le pouvoir, le pouvoir, je ne suis pas persuadé qu'un état religieux soit meilleur dans une religion qu'une autre. N'en déplaise à certains lecteurs de la Question.

En conclusion, je préférais vos autres interventions qui me laissaient penser à quelqu'un d'honnête. Votre dernière est plus tendancieuse mais je garde un ton serein pour l'instant car je vous laisse le bénéfice du doute!

Bonsoir et progrès dans votre itinéraire spirituel.

Écrit par : La Fouine | mercredi, 16 septembre 2009

@ Matrice


Digne et courtois représentant de la religion de Mahomet, rassurez-vous, notre respect est immense envers l’islam et les musulmans ; il y a parmi les pieux croyants de grandes figures, respectables et à la spiritualité exigeante, infiniment plus dignes que les occidentaux dégénérés qui font honte à leur foi d’origine et aux racines chrétiennes de leurs pays. Nous sommes plus proches de vous que de ces êtres perdus, éloignés de toute spiritualité ; nous sommes plus proches de votre civilisation que de celle de cet Occident décadent, indécent, luxurieux, consumériste et athée ; Nous luttons à vos côtés contre l’occidentalisation du monde, la domination du dollar. C’est pourquoi, notre amitié est profonde envers ceux qui respectent la Loi de Dieu et obéissent à ses commandements !

L’islam, malgré bien des questions qui demanderaient pour en débattre un espace bien plus étendu qu’un blog où les raccourcis sont parfois nécessaires et inévitables, se laisse définir, on doit y insister car Dieu ne peut avoir laissé une part entière de l’humanité dans l’opacité d’une nuit totale, comme la religion de la Vérité - Vérité de l’Unité divine et de la Loi – et c’est en ce sens, par filiation abrahamique, que la vertu islamique, représente, comme l’écrivait excellemment Louis Massignon, le dévot de Notre Dame de la Salette, « l’être de la “soumission”».
Cet être de la soumission ne peut laisser indifférent un chrétien authentique, puisqu’il met l’âme dans un état de pauvreté intérieure (“la misère de pauvresse” dont parle Massignon), faisant qu’elle se tient dans une pure réceptivité au Fiat, à la Volonté divine, d’une manière qui s’apparente à l’attente, ou « l’hypomonê », de Simone Weil, et que Massignon se plaît à définir dans les termes d’un consentement silencieux, celui de « l’âme comme épouse de l’Esprit » : "S’étant ainsi donnée, l’âme n’aura dès lors de cesse de témoigner de cet Autre qui l’a prise et l’a faite Sienne".

C’est ce témoignage qui n’est pas seulement “parole donnée” mais aussi parole faite chair (“déclaration d’amour avec preuves” dans les termes de Massignon), c’est-à-dire Parole qui se traduit comme prière d’abord, et acte de témoignage, qu’il importe de voir dans ce qui peut être une terre possible de rencontre en le christianisme et l’islam, terre qui n’a d’autre nom que la Prière.

Chez Massignon, la prière est avant tout une mise en présence. Dans une lettre à Mary Kahil datée du 16 février 1934, Massignon écrit ainsi : « Voici comment je fais la méditation : il faut se mettre à genoux - sauf si on est fatigué - devant le Saint-Sacrement ou devant un crucifix - dégager son esprit des parents, des enfants, de la patrie, des amis, des ennemis, des vanités des biens périssables, des saints désirs de faveurs divines, de tous les objets créés, et de demeurer comme un miroir pur et net pour recevoir les rayons du soleil, dans nos âmes… » [Cf. L’hospitalité sacrée, Jacques Keryell, 1987, p. 177.]

Il y a donc une possible entente, un dialogue effectif à développer entre chrétiens et musulmans, car l’islam, malgré bien des points de désaccord qui furent mis lumière par s. Jean Damascène et s. Thomas d’Aquin, témoigne, dans la mesure où il remonte, par-delà l’exil des enfants d’Hagar et l’idolâtrie de la jâhiliyah, à “l’adoration patriarcale des premiers temps”, à l’héritage supra-historique qui n’est autre que celui de l’ouverture à la « Présence » sacrée dont l’archétype est constitué par l’épisode de l’apparition de Mambré ; apparition mystérieuse de Dieu et de deux anges, passage du singulier ou pluriel dans le texte biblique rendant compte à sa manière des niveaux de la visitation.

C’est là qu’il nous situer l’islam en tant que chrétien me semble-t-il, dans cet épisode qui fait d’ailleurs suite à la circoncision d’Ismaël. C’est le même islam de la discontinuité mystique, de l’accueil du transcendant qui se retrouve dans la “voie lactée d’instants” de la mystique soufi. C’est aussi cet islam qu’il faut découvrir, par delà le texte lui-même, dans la fulgurance discontinue du phrasé coranique, et même jusque dans la « réfulgence hyaline de cristal », selon l’expression de Massignon, de la langue arabe, langue de la transcendance “elliptique discontinue et saccadée”.

Soyez-donc convaincu qu’un espace de rencontre n’est pas du tout exclu entre croyants véritables, et qu’il est même souhaité et voulu par le Ciel.

Que le Dieu Eternel Saint et Sacré vous bénisse Matrice !

مين - ’Āmīn





PS. Ami Restif, si vous lisez ces lignes, recevez, je vous prie, l'assurance de mes plus sincères et plus vives pensées, en ces moments où votre âme est triste.

Que notre cher disparu, désormais entré pour toujours en son éternité, reçoive grâce sur grâce, et participe, évidemment placé dans les bras secourables et aimants de Notre Seigneur le Christ Jésus, au Mystère Infini de la Divinité et soit uni, enfin, à la "Paix Eternelle" +

Écrit par : Zak | mercredi, 16 septembre 2009

Merci pour votre accueil Zak, j'ai cependant une légère reproche à faire :

"Mahomet" signifie "celui qui n'est pas loué", je préfèrerais Mahommed ou Muhammad, plutôt que de le "franciser".

Nous avons le même ennemi, le mondialisme, le capitalisme, la destruction des valeurs, la dépravation des mœurs, etc ... malheureusement, nos élites arrivent à diviser sans effort. Nous monter les uns contre les autres, c'est l'assurance d'un pouvoir stable.





@ La Fouine :

Il est malhonnête, je trouve, de se dire islamophobe, en sachant que le Talmud permet nombres de saloperie innommables, en plus de promouvoir l'avilissement et l'asservissement des goyims (non-juifs) ... en plus de cracher continuellement sur la Vierge Marie et Jesus Christ.

Il est du devoir de chaque musulman de défendre d'autres musulmans opprimés (actualités), je ne pense pas que ce soit inconcevable pour personne.

Ensuite attribuer un message "guerrier" (la plupart à remettre dans le contexte de l'époque, je le répète) au Coran alors que je n'en est retenu que le message de paix, comme la très grande majorité des musulmans, c'est aussi malhonnête, en plus de ne pas l'avoir lu.

Sinon je ne fais aucun sous-entendu, La Fouine, mais il faut admettre qu'avoir l'Islam en horreur, alors que lorsqu'il s'agit des juifs, avec leur Talmud immonde, tout le monde se cache. Je trouve ça très lâche de votre part, il me semble en plus qu'ils ont bien plus de pouvoir en France (ils gouvernent le pays il me semble, ce qui engendre bien plus de dégâts que les musulmans ne pourront jamais faire en France).

PS : le français n'est pas ma langue maternelle, j'espère m'avoir fait comprendre.

PS2 : je ne cherche pas à me "battre" juste à apprendre un peu plus d'autres religions et pourquoi pas débattre de manière paisible, mais me dire que l'Islam est une religion soi-disante guerrière et fermer les yeux sur le Talmud qui est sans aucune doute un chef d'œuvre de l'horreur, c'est extrêmement malhonnête.

Écrit par : Matrice | mercredi, 16 septembre 2009

Matrice,
Comme beaucoup de musulmans, vous répétez les mêmes concepts en boucle sans tenir compte des propos de l'autre. J'ai l'impression que vous avez une formation "trollesque".
Sous des aspects fraternels, vous menez des débats où vous ne faites que répéter et répéter encore.
Ne vous en déplaise, je ne suis pas antisémite, juste anti sioniste.
Quant au coran, moi je j'ai lu et vous, vous semblez avoir lu ce que bon vous a semblé.
J'avais un doute, maintenant je n'en ai plus et je ne pense que l'on puisse aller plus loin dans le débat tous les deux.
Sur ce, bonne chance.

Écrit par : La Fouine | mercredi, 16 septembre 2009

@ Matrice


Bien de votre avis, en ce monde radicalement désorienté et désacralisé à l'extrême, nous avons exactement le même ennemi. La division, que certains coquins cherchent à créer entre musulmans et chrétiens et qu'ils génèrent activement utilisant la ruse et le tromperie, ne profite qu’aux ennemis de la Tradition.


* Addenda : Quelques mots de précision concernant mon utilisation du nom de Mahomet dans mon précédent message. André Du Ryer, dans la première traduction du Coran en français en 1647, intitula sa traduction : « L’Alcoran de Mahomet », nom propre qui n'est pas une transcription ou une francisation des formes arabes, turques ou persannes, puisqu’elle s’éloigne grandement, et même fautivement j’en conviens, des phonèmes et des accentuations de ces langues.

http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Alcoran_(Traduction_de_Du_Ryer)_Lecteur

Mais ce nom propre, historiquement, est bien présent sous la forme «Mahomet» dans la langue française depuis ses origines. Il est dérivé de la version latine que l'on retrouve au XIIIe siècle chez des auteurs comme Raymond Lulle et même plus d'un siècle avant dans la traduction du Coran faite en latin pour l'abbé de Cluny et théologien Pierre le Vénérable.

Dès lors, « Mahomet » est devenu le nom traditionnellement utilisé en français pour désigner le fondateur de l'Islam.

A ce sujet, il n’est pas anodin de remarquer que les nouvelles transcriptions contemporaines du nom que l’on cherche à imposer (et que vous souhaiteriez visiblement voir utiliser), soit : Mohamed ou Mohammed ou Muhammad, conduirait à proposer l'adoption d'un nouveau terme en français. On restera donc sensible au fait que cette question délicate n'a toujours pas été évoquée, par prudence sans doute, par l'Académie française.

En conséquence, et avant qu’une décision de la vénérable institution ne tranche sur le sujet, il convient en français, et jusqu’à nouvel ordre, d’écrire : Mahomet. C’est pourquoi, vous ne m'en voudrez pas de m’en tenir, comme il se doit, aux usages orthographiques encore en vigueur.

Écrit par : Zak | mercredi, 16 septembre 2009

J'en finirais aussi alors :

"Comme beaucoup de musulmans ..." : abstrait, ne veut rien dire, dans ce que j'ai écrit, il n'y a rien que l'on peut assimiler à un discours classique "de beaucoup de musulmans.

Je ne me cache pas, je viens de manière amical pour apprendre. Je ne cherche aucunement à imposer quoi que ce soit, ce serait stupide de ma part.

Seulement, dire "le Coran appelle à la guerre" alors qu'au jour d'aujourd'hui, aucun pays musulman n'a déclaré de guerre au nom du Coran, c'est encore une fois malhonnête.

Encore plus malhonnête est le fait d'être anti-sioniste mais pas antisémite, quand bien même les Talmudistes crachent ouvertement sur Marie et Jesus (impensable pour un musulman) et pourtant ... l'Islam n'est responsable d'AUCUNS maux du monde actuel, au contraire d'une minorité très puissante qui gouverne le monde depuis des décennies et qui l'a amené lentement mais surement au bord du gouffre.

Les musulmans n'y sont pour rien, ils ne sont que le bouc-émissaire idéal.

http://www.takeourworldback.com/itwasntmuslims_fr.htm

Voilà pourquoi j'appelle un chat un chat donc un juif un juif.

PS : ce message s'adressait à La Fouine, je ne suis pas un troll, je défends juste ma foi contre de fausses accusations ou interprétations, sorties de leurs contextes et refondues à votre sauce pour satisfaire votre haine incompréhensible et sans doute inexplicable (concrètement) de l'Islam.

Bonne soirée.

Écrit par : Matrice | mercredi, 16 septembre 2009

Quelques éléments qui devrait faire la lumière sur tout ce débat:

( d'abord une petite parenthèse personnelle, le 10 septembre j'ai écrit: "je n'ai jamais cherché à me blottir dans les figures de la chrétienté ni été jamais intéressé par les mystères de l'ésotérisme", je voulais au contraire parler de "mystères de l'occultisme" bien-entendu. En clair, eXotérisme(chrétienté) et occultisme(tambouille magique) sont des points de vue limités et subjectifs, que seul une connaisance éSotérique ou une réflexion ontologique peuvent rectifier; d'où l'extrait suivant écrit par Luc Benoist pour "La Nouvelle revue Française" en 1943 à propos du véritable sujet de Guénon )



« Il nous faut, maintenant exposer ce qui nous parait le caractère urgent de son apport. S'il ne s'agissait que de "tradition primordiale" et de rattachement effectif à cette tradition, la doctrine catholique aurait tous les titres pour proclamer sa légitimité réelle et sa possession de fait, dans un Occident où les autres formes traditionnelles non religieuses ne possèdent plus qu'une existence virtuelle.
Certes, René Guénon reconnaît parfaitement la vérité du Christianisme. Il met seulement en doute la compréhension complète des chrétiens actuels à l'égard de leur propre doctrine et relève discrètement, comme conséquence, leur prétention à la possession exclusive de la vérité.
La différence qui, existe entre les deux positions est d'ailleurs fatale et légitime. Le dogme religieux se place du côté exotérique et Guénon du côté de l'ésotérisme. Historiquement, il ne dépasse pas l'ontologie, ni la "personnalité" de l'être divin, comme le fait Guénon d'accord avec l'Inde. Donc le but principal, essentiel de toute réalisation métaphysique, la « délivrance », est ignoré du catholique qui ne connaît qu'un «salut» de l'âme ne dépassant pas la zone du psychique. Tout se tient et le point de vue exotérique implique les deux autres limitations. Pour être accessible à tous, on ne doit pas dépasser le point de vue de la personne et par cela même on ne peut atteindre la délivrance.

"Dans les civilisations où, nous dit Guénon, une sorte de coupure s'est établie entre deux ordres d'enseignement se superposant sans jamais s'opposer, l' « exotérisme » appelle l' « ésotérisme» comme son complément nécessaire. Lorsque cet « ésotérisme » est méconnu, la civilisation, n'étant plus rattachée directement aux principes supérieurs par aucun. lien effectif, ne tarde pas à perdre tout caractère traditionnel, car les éléments de cet ordre qui y subsistent encore sont comparables à un corps que l'esprit aurait abandonné, et par suite, impuissants désormais à constituer quelque chose de plus qu'une sorte de formalisme vide ; c'est là, très exactement, ce qui est arrivé au monde occidental moderne.".

René Guénon nous invite à une compréhension plus profonde d'une vérité qui est nôtre. Quelques uns l'ont éprouvé. Nous avons connu des religieux et des prêtres pour qui ses livres ont été une révélation, des laïques indifférents que sa pensée a convertis. Cette aventure est d'autant plus possible qu'il ne s'agit, au fond, dans ses ouvrages, ni de religion, ni de philosophie, ni de mystique. Il s'agit dans leur partie centrale et originale de quelque chose, qui unit la certitude de la présence réelle et celle de la vérité mathématique il s'agit de la connaissance pure, accessible à toute intelligence apte à la concevoir, et qui se présente au lecteur avec mesure, logique et simplicité, aussi irrésistible que l'évidence.

J'ignore certes quel sera le destin historique de René Guénon Ce que je sais, c'est qu'il a rétabli l'universalité de la connaissance. Il a effacé cinq siècles de séparatisme. Son oeuvre est, au point de vue de la pensée oecuménique, le fait le plus important qui se soit produit depuis le XVI siècle. »

http://reneguenonparlestextes.blogspot.com/2008/12/prsentation.html

Jeeee ne faisais que reu-passer!

Écrit par : Bewy | jeudi, 17 septembre 2009

Je viens de prendre connaissance de ce site, ainsi que du forum de discussion et de cette polémique sur guénon. Une chose m'a frappé: tout ceci me paraît singulièrement manquer du minimum d'humilité requis pour un engagement spirituel sincère. Les chrétiens s'arc-boutent sur des articles de foi avec un manque de charité déconcertant, et un exclusivisme théologique qui sent le fagot (ils en eurent l'habitude), les guénoniens firent de même dans le passé à l'égard de leurs contradicteurs, pratiquant un terrorisme intellectuel bien éloigné des conséquenses qu'il convenait de tirer de l'oeuvre dont ils se réclamaient, et tout cela laisse une sorte de nausée qui nous éloigne bien des seules chose à faire en la circonstance: prier et étudier. L'Esprit ne souffle-t-il pas où il veut?

Écrit par : Hervé Poidevin | jeudi, 17 septembre 2009

@ Bewy


Le texte de Luc Besnoist, qui fut conservateur adjoint du château de Versailles et conservateur honoraire des Musées de France, est le type de texte déroulant la « doxa » du Maître en charriant des folies hérésiarques monstrueuses dont sont spécialistes les disciples de l'auteur du "Roi du Monde" (voir Tourniac, Denys Roman, etc.).

Le dit Luc Benoist, qui découvrit en 1928 deux livres de René Guénon, sera enthousiasmé naïvement par son oeuvre. L'article que vous citez lui avait été commandé en en 1939 par Jean Paulhan pour La Nouvelle revue française. C'est celui-là qui ne fut publié qu'en 1943 avec cette emphase dévotionnelle propre à la littérature guénonienne lorsqu'on touche à la personnalité du Maître. Luc Benoist deviendra d'ailleurs un fidèle correspondant de Guénon alors installé au Caire, et collabora dès lors régulièrement à la revue Études Traditionnelles.

Que dire de cette navrante soupe antichrétienne, conforme en tous points à la « pensée ténébreuse » de Guénon, car voilà bien l’exemple le plus frappant de la désorientation spirituelle provoquée par sa doctrine ?


Tout y passe dans ce texte de Luc Benoist, que l’on pourrait qualifier d’exemplaire tant il accumule, les unes derrière les autres, de confondantes propositions hérétiques selon la vieille méthode guénonienne bien connue à présent :

- « Guénon reconnaît la vérité du Christianisme mais il met seulement en doute la compréhension complète des chrétiens actuels à l'égard de leur propre doctrine. »

Ah bon ? Car l’occultiste Guénon, qui croit aux cycles, au Roi du Monde, au Christ avatâra, etc., serait plus savant que les docteurs de l’Eglise, les théologiens, les évêques, les prêtres, les moines et même le Magistère de l’Eglise ? Ne voyez-vous pas le caractère grotesque d’une telle proposition ?

Continuons ce petit jeu amusant :

- « Guénon relève discrètement, comme conséquence, la prétention [des chrétiens] à la possession exclusive de la vérité. »

De mieux en mieux, sa science incarnée du Caire « relève discrètement » (sic) le fait que les chrétiens, s’appuyant sur la Sainte Ecriture, considèrent que seul le Christ, comme Il l’a déclaré, soit « l’Unique chemin de Salut », que Lui seul lave les hommes du péché et soit La « Voie la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6). Guénon, pour les guénoniens, serait donc détenteur d'un savoir supérieur l’Evangile ? Sa parole est plus qualifiée que celle du Christ ? Mais on est en plein délire !

Poursuivons, car ce texte est admirable du point de vue de son égarement :

- « Le dogme religieux se place du côté exotérique et Guénon du côté de l'ésotérisme »

Là c’est le ponpon ! Le dogme religieux est « exotérique » et Guénon lui parle aun nom de l'ésotérisme (sous-entendu d'un point de vue plus élevé) !

Si on admet ça, ce que pensent les inconscients qui confèrent un certain crédit à Guénon, cela signifie que les dogmes de la Sainte Eglise définis lors des premiers conciles par les plus grands saints, sont « exotériques » !! L’Eglise, assistée par l’Esprit-Saint, société surnaturelle fondée par Jésus-Christ est exotérique ! Mais là c’est de la démence pure et simple. Si un chrétien soutient cela il est dans l’hérésie totale car nous sommes en présence d’une thèse qui relève d’une incompréhension absolue de la nature de la Personne du Christ et de son Eglise.

En effet, l’erreur grossière de Guénon est d’appliquer les catégories occultistes classant toutes choses entre exotérisme et ésotérisme, sur le christianisme. Or le christianisme ne peut rentrer dans ce schéma puisque le Christ n’est pas un sage, un prophète, un avatâra, mais Dieu Lui-même. Il est Dieu fait chair ! Il n’est (et son Eglise avec lui) ni exotérique ou ésotérique, puisqu'il fait éclater définitivement les vieux schémas obsolètes.

Le Christ, ce que ne voit pas Guénon, c’est la Seconde Personne de la Trinité. C’est clair ! Sa mort sur la Croix est un événement comme jamais il n’y en eut dans l’Histoire du monde, et comme il n’y en aura plus jamais. Le Mystère de la Croix , auquel ne comprend rien Guénon, barre toute l’Histoire d’un avant et d’un après qui nous font passer dans une nouvelle ère, celle de la grâce, ère qui change absolument tout. Ceci explique pourquoi les antiques conceptions explosent au contact de la grâce, et donc les thèses guénoniennes, qui n’en sont qu’une réadaptation maladroite, syncrétique et composite, et qui s’effondrent lamentablement devant le miracle du Golgotha.

Nouvelle faribole guénonienne :

- « La « délivrance », est ignoré[e] du catholique qui ne connaît qu'un «salut» de l'âme ne dépassant pas la zone du psychique. »

Mais comment ne pas voir immédiatement, si l’on est chrétien, que la fameuse « délivrance », au regard de ce qui vient d’être dit plus haut, est un évident mirage luciférien !

Qui peut, quel homme nait pécheur en Adam comme toute l’humanité depuis l'origine des siècles, peut prétendre se délivrer sans le Christ. ? Qu’est -ce que signifie être « délivré » sans accepter, humblement, d’être lavé préalablement du péché grâce au fruit rédempteur et salvifique de la Croix ?

Le « Salut » de l’âme, qui ouvre au Royaume confère la Vie éternelle, et donne de participer, comme le dit l’apôtre Pierre dans sa seconde épitre (2 Pierre, &, 4) à la nature divine, serait d’ordre psychique selon Guénon ? Mais c’est de la folie furieuse ! C’est un discours horriblement pervers, tragiquement corrompu par les rêveries orientales et occultistes recyclées dans les ouvrages de Guénon ; un discours positivement inacceptable pour un chrétien.

D'ailleurs, quel chrétien, un minimum instruit de sa religion, peut soutenir de tels propos monstrueux sans se trouver en contradiction avec sa Foi ?

Ains,i se montre nettement sous son vrai jour, ce en quoi consiste l’erreur radicale de la pensée de Guénon, et son incompatibilité totale avec la Révélation chrétienne.

Dans sa volonté de plaquer les catégories "d’ésotérisme" et "d’exotérisme" sur le christianisme, Guénon, non seulement à renié la Foi de l’Eglise au sein de laquelle il reçut le baptême, ce en quoi il est positivement un apostat, mais de plus, comme cela se constate aisément, est passé complètement à côté du mystère chrétien.

De la sorte, Guénon, loin d’inviter comme l’affirme ce pauvre Luc Benoist enivré par les tristes erreurs de son maître, «à une compréhension plus profonde d'une vérité qui est nôtre », égare totalement les lecteurs chrétiens qui se laissent prendre au piège de ses théories mensongères et inexactes, et les précipitent inévitablement dans une voie concrète de perdition qui aura pour conséquences de leur faire oublier les critères doctrinaux de leur Foi et de les rendre non seulement étrangers à leur propre Tradition, mais, de plus, tragiquement, les placer dans les bras d’une perspective authentiquement luciférienne.

Je dis bien luciférienne, effectivement, car vouloir se faire Dieu sans le Christ pour l’homme marqué par la Chute, tel que le propose Guénon, c’est reproduire, ne l’oublions jamais, l’antique péché du Serpent !

Le fallacieux « rétablissement de l'universalité de la connaissance » dont nous dit Luc Benoist dans sa puérile ignorance qu’il fut mis en oeuvre par Guénon, est bien plutôt, et sous prétexte d’en revenir à une métaphysique orientale enfiévrée libérée des cadres protecteurs de la Révélation à laquelle elle doit impérativement rester soumise, est en réalité, pour nos temps désorientés, une sinistre et authentique mécanique de corruption satanique des âmes chrétiennes !

Guénon est donc bien, comme il a été dit, et vient une nouvelle fois d'être démontré : un ésotériste antichrétien de l'espèce la plus nuisible !

Écrit par : Zacharias | vendredi, 18 septembre 2009

Hervé Poitevin,
Votre position se situe dans le "psychologiquement correct". Les uns et les autres ne valent pas grand chose. Sous entendu : moi qui suis entre deux positions, j'ai raison.
Vous êtes sur un blog qui explique et défend le christianisme et qui dénonce ses opposants.
Quant vous par cette donnée :"un exclusivisme théologique qui sent le fagot (ils en eurent l'habitude)" ne vous positionnez vous pas comme un juge plein de parti pris ?
Le commentaire de Zacharias qui suit le votre vous explique certainement la validité de la pensée chrétienne qui consiste à considérer que la venue d'un homme Dieu change le cours du monde et de la pensée antérieur (tout est racheté et soumis à la Loi de Grâce!).
On a le droit de ne pas y adhérer mais si l'on est chrétien et que l'on suive la Voie de NSJC, on peut difficilement faire autrement.
Il est des tas de blogs qui pourrissent le christianisme, d'autres (qui se disent chrétiens) sont dans le "correct" par leur tiédeur ou leur incompétence théologique. Celui ci ne fait qu'exposer ses idées. Je suis loin d'être en accord avec tout ce qui s'y écrit ( plus particulièrement par sa manière de voir l'église manifestée) mais je trouve qu'il a largement sa place dans l'univers du développement et de l'étude de la spécificité chrétienne.
Quant à votre façon de nous entrainer à "prier et étudier". Dites vous bien que nous vous avons pas attendu pour cela.
Une petite remarque encore; quelle est votre façon de comprendre le christianisme? Il est plus facile de dire que les autres ont tord plutôt que de prouver que l'on a raison.
Ceci dit, vous avez le droit de penser ainsi mais vous perdez votre temps sur ce blog qui ne sera jamais tiède.

Zacharias,
Quoi rajouter à ce que vous venez d'écrire.
Une fois de plus imparable! C'est le genre de propositions où je ne vois pas une virgule à changer. Votre conclusion, je la partage sans ambigüité :
"Guénon est donc bien, comme il vient d'être démontré : un ésotériste antichrétien !"

Écrit par : La Fouine | vendredi, 18 septembre 2009

Désolé, je voulais dire "religieusement correct" !

Écrit par : La Fouine | vendredi, 18 septembre 2009

@Zacharias

Je suis rassuré de voir que vous interprétez très exactement à l'envers les démonstrations de Guénon. Il se confirme que vos perceptions partagent l'obscurité des modernes, à cette différence près que vous au moins avez la sagesse de vous en remettre à des automatismes religieux pour parer vos excès intrinsèques ( les modernes "assumés", eux, n'ont pas de garde-fou d'où leurs ravages ). Ce serait trop long de reprendre point par point. Chacun de vos mots montre que votre démarche est un bel exemple de sentimentalisme.

Je vois que vous avancez encore "le mystère chrétien" comme réponse à toute chose sans trop vous donner pas la peine d'être pertinent ( ce qui serait sûrement luciférien? -je ne vois pas où diable il est question de se prendre pour Dieu!?! ).

Cette fois je ne peux vous reprocher de vous être lancé en généralités sur ce que vous appelez les "guénoniens" puisque l'auteur peut être considéré ainsi. Mais il est clair que les terribles guénoniens ont commis moins d'atrocités sur cette Terre que les chrétiens (proportionnellement!), surtout ceux qui Bible sous le bras se prennent pour le bras vengeur de Dieu au point de parfois largement surpasser les pires lucifériens (misère). Comme quoi au jeu des généralités, ont peut écrire des lignes.

Vous dites "Guénon ne comprend rien au mystère de la croix", pouvez-vous donc m'expliquer ce que vous comprenez au mystère de la Croix? Exposez donc le "mystère chrétien" afin que les-dits guénoniens ne passent plus "complètement à côté".

Deuxième question: Qu'entendez-vous par "être lavé préalablement du péché grâce au fruit rédempteur et salvifique de la Croix" ? (j'espère que ce n'est pas une sorte d'amnestie présidentielle tout de même)

Écrit par : Bewy | samedi, 19 septembre 2009

Zacharias,

Une seule erreur à votre actif, vous avez donné de la confiture aux pourceaux !

Écrit par : La Fouine | samedi, 19 septembre 2009

"Chacun de vos mots montre que votre démarche est un bel exemple de sentimentalisme".

C'est du Guénon pur sucre, pas vrai La Fouine? Guénon, ça les esquinte grave. Pour reprendre un de vos propos, "il est plus facile de dire que les autres ont tort plutôt que de prouver que l'on a raison". Et que fait Bewy? Il ne répond pas aux arguments de Zacharias, il cherche à s'en sortir en posant des questions.

Zacharias, je crois voir à travers les propos de Bewy un laïcard guénonien, espèce qui d'ailleurs sévit encore, bien qu'en voie d'extinction, dans certains milieux. C'est tout juste s'il n'a pas dit "à bas la calotte". D'ici à ce que Bewy nous ressorte l'Inquisition et les prêtres pédophiles, il n'y a pas loin et son masque de commentateur policé est en train de tomber. Ce qu'avait dit Thaddée plus haut se vérifie ici pleinement:

"Le Christ lui-même l'a dit : on reconnaît l'arbre à ses fruits ; j'ai connu dans mon entourage des guénoniens purs et durs et où cela les a-t-il menés? A un abîme de contradictions et de conflits intérieurs, à la mesquinerie, la méchanceté; ils sont arc-boutés jusqu'à l'absurde sur leurs positions [...]."

Et là on est gâté avec ce propos débile:

"(j'espère que ce n'est pas une sorte d'amnistie présidentielle tout de même)"

C'est comme si un prof d'histoire demandait à un élève :
-Parlez-moi de Garibaldi
-Il joue dans quelle équipe?

Écrit par : Ronin | samedi, 19 septembre 2009

Ronin et la Fouine,



Oui, la réponse de Bewy ne vérifie que trop bien ce que disait Zacharias s'agissant du pouvoir corrupteur de la pensée de Guénon : elle fait disparaître les critères du discernement chrétien.

Ce Bewy, s'il le fut un jour, n'est plus chrétien, il ne voit plus en quoi le sacrifice de la Croix est central, vital et essentiel du point de vue de l'histoire de l'humanité pécheresse, et demande de façon pathétique : "expliquez-moi ce qu'est le mystère de la Croix ?", alors que ce mystère, que connaît un enfant de première année de catéchisme se résume en une phrase : "Dieu a tant a tant aimé le monde qu'il nous a donné son Fils afin que tous par Lui fussent sauvés." (Jean 3, 16).

Ne voyant plus ces vérités évidentes, englué et aveuglé par la théorie guénonienne et ses catégories d'exotérisme et ésotérisme, inopérantes et inadaptées face au christianisme, il est devenu hélas ! non-chrétien ; ce à quoi d'ailleurs conduit fatalement le guénonisme, et ce pourquoi il faut impérativement le combattre pour en éviter les ravages spirituels en milieu chrétien.

Écrit par : Falk | samedi, 19 septembre 2009

Falk,
D'où la formule excellente de Zacharias :"On devient étranger à sa Tradition".

Écrit par : La Fouine | samedi, 19 septembre 2009

Il convient me semble-t-il, de passer rapidement sur les niaiseries énoncées par ce Bewy, d’autant qu’en matière de modernisme, dont nous serions éventuellement frappé ce qui est du plus grand comique, Guénon partage avec les partisans du très moderne new âge, dont il est indirectement un des pères fondateurs ne l’oublions jamais, une foule de références communes : vision cyclique de l’Histoire, séduction pour l’Orient ses méthodes, ses techniques et ses théories, Christ avatâra, négation acharnée du péché originel et surtout un rejet violent de la Croix. Notre Ami Falk a ainsi raison dans son jugement : la réponse de Bewy ne vérifie que trop bien le pouvoir corrupteur de la pensée de Guénon, elle fait disparaître, chez ceux qui y adhèrent, les critères du discernement chrétien.

Quant au sentimentalisme, c’est une vieille rengaine guénonienne ridicule très usée, sachant qu’elle caractérise pour Guénon - qui souffrait d’une incompréhension tragique du sens mystique et surnaturel de la « Charité » et dont l’âme était morte au « myterium fidei » - tout le discours religieux chrétien.

Mais ce qui est sans doute le plus scandaleux dans la pitoyable réponse de Bewy, après 20 siècles d'évangélisation en Europe, c'est sa renversante conclusion : "Qu'entendez-vous par "être lavé préalablement du péché grâce au fruit rédempteur et salvifique de la Croix" ? Ainsi, quelqu’un qui fut peut-être baptisé un jour et fit sa communion comme la plupart des petits français il y a encore trente ou quarante ans, ou qui du moins, s'il est plus jeune, a grandi et vécu dans une société où les éléments doctrinaux du christianisme ne sont pas si inaccessibles que cela pour celui qui cherche à les découvrir, écrit, avec une absence totale de décence spirituelle, une chose pareille ! C’est tout simplement honteux !

Cela dit, et par delà le dégoût que provoquent de tels propos, on touche ici au point le plus intéressant de la désorientation de Guénon, qui imagina, dans ses thèses hindouistes et occultistes exposées dans ses principaux textes qui ont perverti nombre d’esprits depuis plusieurs décennies et non des moindres [à lire « l’Homme et son devenir selon le védânta » ou les « Etats multiples de l’être » pour ce faire une idée précise des idées pernicieuses et absurdes de Guénon], une possible "délivrance" sans le Christ.

Or, est-il besoin de le redire une fois encore, sans le Saint Sacrifice de la Croix, l'homme reste, ou plus exactement serait resté irrémédiablement marqué pour toujours par les conséquences du péché originel. Il aurait été abandonné aux puissances de l'enfer, livré aux forces démoniaques, puisque Adam a imprudemment et indignement pactisé avec le Prince de ce Monde en se révoltant contre Dieu.

Dès lors, toute la postérité charnelle d'Adam, dont nous sommes, hérite de cette faute terrible et ne peut plus, par ses propres moyens, parvenir à recouvrer "l'image et la ressemblance divine" qui faisaient, pour notre bonheur originel notre primitif état aujourd’hui perdu. Sachant d'ailleurs, à ce sujet, que le fruit le plus sévère de cette faute pour les créatures déchues s’appelle la mort.

C'est pourquoi la Croix, sur laquelle le Christ a prit sur lui tous nos péchés et les a lavés par son précieux sang, ce en quoi il peut être qualifié de "Divin Rédempteur" et "Réparateur" selon l’expression de Bossuet, est donc l'unique instrument du Salut, et il faut le redire avec force face à Guénon et à tous ses disciples antichrétiens qui n'en comprennent ni le sens, ni le rôle ni la valeur. Insistons, car cela est fondamental, en disant que la Croix est l'UNIQUE instrument du Salut pour toutes les traditions qui ne sont que des formes dégradées de la vraie Tradition divine contenue dans l’Ecriture Sainte, elle est l'UNIQUE instrument du Salut pour toute l'humanité dégradée et infectée par le péché.

L’abominable trait d’humour, montrant en quoi Guénon possède une force d’aveuglement impressionnante sur ceux qui prêtent une oreille complaisante à ses dangereuses sornettes, que ce Bewy croit utile d’assortir son propos lorsqu’il parle du fuit rédempteur de la Croix : « j'espère que ce n'est pas une sorte d'amnestie [‘‘d’amnistie’’] présidentielle tout de même », est proprement déplorable et navrant ; l’expression d’une insondable bêtise certes, mais surtout le témoignage plus que significatif et symbolique de l’oubli radical du fait que l’homme ne peut faire son salut par lui-même, qu’il ne peut se délivrer par ses propres forces parce qu’il est radicalement empoisonné par une source diabolique qui circule désormais en lui et en a fait, sur le plan naturel, un être impur incapable d’entrer en contact avec Dieu.

La Croix, par grâce, a redonné à ceux qui croyaient en son Nom, c'est-à-dire qui croyaient au Nom de Jésus-Christ, cette pureté perdue, et permet que puisse s’établir de nouveau, et c’est bien là ce en quoi elle est une annonce miraculeuse, une authentique « Bonne Nouvelle » : une relation participante à la Vie Divine pour les fils d’Adam régénérés en Christ.

Contrairement à ce que soutient cet antichrétien forcené de Guénon, il n'y a donc pas dans notre condition actuelle dont nous souffrons, ce qui, entre parenthèses, montre que sa critique du monde moderne doit être prise avec une infinie prudence par les chrétiens car elle est entachée de prémisses fausses éloignées des principes surnaturels de la Foi, l'application d'un « principe de solidification relatif au devenir temporel du cosmos et des cycles » [cf. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, Gallimard, 1945], mais, comme l'enseigne l'Ecriture, une juste réponse à un acte de violente et horrible révolte commis par le premier homme envers l'Eternel et ses lois.

C’est là toute la différence - l’énorme divergence irréconciliable - entre l’occultisme guénonien luciférien et le mystère évangélique chrétien.

Écrit par : Zacharias | samedi, 19 septembre 2009

Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu

Écrit par : Nina_Tool | dimanche, 20 septembre 2009

Bonjour,

Guenon, à mon humble avis, n'est aucunement occultiste, bien au contraire en son temps il en a montré toute la dérive dangereuse. Et certainement pas l'intriguant dépeint ici même.
De plus il n'a jamais eu la prétention de guide spirituel et exécrait toute tendance de ses lecteurs à se prétendre disciples.
Il n'a que remis les pendules à l'heure en cet age sombre, (noir aujourd'hui).
Il a entretenu toute sa vie des affinités avec nombres de chrétiens sincères et pas des moindre, même parmi le haut clergé.
Il n'a que fait œuvre d'études objectives sur la métaphysique,l'ésotérisme, le vrais sens de la Tradition.
Pour ce qui est du christianisme des premiers siècles, il a justement remis en ordre un certain sens de l'économie spirituelle, ses ouvrages sur Dante et St Bernard sont d'une lueur des plus salvatrice pour un chrétien sincère.
Il a mis en lumière la complétude d'une tradition , qui compte ne vous en déplaise une partie extérieure: exotérique et une partie intérieure: ésotérique, indissociables l'une de l'autre.
Que le christianisme soit sujet aux affres du temps, (dégénérescence cyclique oblige) depuis la fin du moyen age, ne lui enlève en rien de sa part transcendante. Sur ce point là Guenon a fait œuvre salutaire pour ramener nombres de brebis et d'agneaux égarés à leur propre bergerie.
Il a souvent mis en garde ses lecteurs sur d'hypothétiques conversions et autres dérives contre traditionnelles.
Pour ce qui est du domaine ésotérique, il a toujours affirmé, la nécessaire qualification requise de l'être pour pouvoir entreprendre toute initiation véritable. Sinon mieux vaut s'en tenir à l'extériorité de la tradition, (le culte, la religiosité).
Il n'a jamais eu prétention à se ranger du coté politique, bien au contraire, il étais trop scrupuleux en ce qui concerne le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, authentiques.
Il n'a jamais méprisé la part exotérique, propre au salut chrétien.
Sa réticence tient au mysticisme, trop ancrée dans le sentimentalisme et sujet aux dérives.
Tout ses apports sur les traditions orientales et extrême-orientales est de l'or spirituelles à qui sait entendre, comprendre.Loin de lui de monter l'une contre l'autre, il ne fait que preuve d'une exégèse véritable et prudente en ces domaines.
En ce qui concerne le "Roi du monde", il ne parle que de métaphysique et de symbolique, au sens propre du terme et les propos littéralistes entretenus ici, sont dignes de la calomnie, car la tradition pratiquée par Adam ne peut être que primordiale puisqu'en début du cycle de cette humanité .
Peut être certains ici seraient bien avisé de se replonger dans les études des pères de l'église en ce qui concerne le Christ , le Verbe, le Logos et des points de vue qui s'y réfèrent.
La liste est encore longue, pour remettre un tant soit peu de vérité ici, en ce qui concerne la démarche de Guenon, à moins que certains agissements ici, ne soient que"ruses du diable"!.
Guenon René, n'a jamais été excommunié et le faire passer pour ce qu'il n'est pas me semble calomnie exécrable pour des chrétiens.
La robe sans couture me semble atrocement mise en pièce, depuis trop longtemps.Vivement que nous soyons tous sauvés de nos nombreux enténèbrements d'hommes de fin de cycle.
A mon humble avis Guenon a certainement gagné son Ciel.
Pour ce qui concerne son œuvre elle rejoint en VÉRITÉ, d'autres études de nombreux et Saints auteurs avisés, puisque exégèses incontestables du Christianisme, d'ailleurs certains cité ici même.
Pour ma part la lecture de son œuvre m'a sauvé du bourbier néo- spiritualiste et averti en ce qui concerne la contre tradition et toute sa monstruosité trompeuse.(La contre initiation rode même dans les chapelles).
Je suis en phase de me convertir, car chrétien de cœur, je suis en recherche de trouver ce qui se mire le mieux a ma Foi intérieure. Le doute a cause de toute l'abomination extérieure, du catholicisme et la récupération fallacieuse de l'orthodoxie.

A bon entendeurs Salut.
Hacène Georges.

Écrit par : Pauvre parmi les pauvres | dimanche, 20 septembre 2009

Hacène Georges,
"Le doute a cause de toute l'abomination extérieure, du catholicisme et la récupération fallacieuse de l'orthodoxie."
Vu ce que vous venez de dire, il ne vous reste plus que le protestantisme mais vu ce qu'en dit Guénon..........vous n'êtes sorti de l'auberge métaphysique !

Écrit par : La Fouine | mercredi, 23 septembre 2009

Bonjour,
@ Pauvre parmi les pauvres:
je vous conseille d'aller écouter les Constats d'interlok qui traitent nombreuux sujets à la lueur de la pensée guénonienne, entre autre.
Amicalement,
Don_Quichottte

Écrit par : Adel | jeudi, 24 septembre 2009

Pauvre parmi les pauvres,


Mon « Pauvre » ami oui vraiment, pauvre d’une indigente pauvreté spirituelle et doctrinale.

Quelle suite ahurissante et consternante de contrevérités se succédant les unes aux autres dans vos déclarations. On se demande sincèrement si vous avez pris la peine de lire trois lignes de ce qui est écrit en ces lieux, ou plus simplement dans Guénon lui-même, que vous semblez aborder avec d’étranges lunettes, avant d’envoyer votre message de confite dévotion guénolâtre ?

Mais quel étrange pouvoir de fascination exerce cet ésotériste nourri de la lecture de tous les auteurs de l’occultisme français du XIXe, pétri et intoxiqué de notions doctrinales orientales, pour aveugler à ce point des esprits comme le vôtre ?

Examinons vos principales affirmations erronées.

1) « Guenon n'est aucunement occultiste, bien au contraire (…) il en a montré toute la dérive dangereuse.. »

- Désolé d’avoir encore une fois à le redire, mais Guénon est le plus grand occultiste du XXe siècle, il est un des plus grands recycleurs de toutes les thèses, positions et théories de l’occultisme classique qu’il fit siennes et distilla dans ses ouvrages. Ainsi sa théorie des cycles, la croyance au Roi du Monde, la vision d’un Christ avatâra, la Tradition primordiale, Agarthta, etc., tout cela lui vient de ses lectures occultistes – tout cela il l’a puisé chez d’Alveydre, Olivet et bien d’autres encore.

Il n’a rien mis en « ordre selon cette idée reçue répandue dans les officines guénoniennes. Il s’est surtout ingénié à parfaitement dissimuler l’origine de ses théories ! Ce n’est pas la même chose !


2) "Il a entretenu toute sa vie des affinités avec nombres de chrétiens sincères et pas des moindre, même parmi le haut clergé."

- Autre erreur profondément inexacte. Guénon a croisé des chrétiens, ce qui est bien différent, qui tous virent très vite sa désorientation spirituelle. Il fréquenta Jacques Maritain, à qui il tente de faire accepter l'idée de la possibilité de l'existence d'un ésotérisme chrétien, éveillant les inquiétudes de la plupart des prêtres et religieux liés au cercle de Maritain. Par la suite, sa correspondance le démontre, il n’aura de cesse de s’opposer aux religieux avec lesquels il échangeait. En mai 1928, Guénon donne sa démission de la « Société du Rayonnement intellectuel du Sacré-Cœur », et il expose le 8 juin, dans une lettre de douze pages envoyée à Louis Charbonneau-Lassay, qui était chargé de s’en faire l’émissaire et en restera pour le moins incrédule, toute sa « rancœur » à l’égard de l’abbé Anizan de la revue Regnabit et surtout vis-à-vis de l’Eglise catholique en des termes ahurissants, allant jusqu’à se faire menaçant déclarant, si l’on prétendait empiéter sur les domaines dont il a « autorité » et « qu’il représente » (sic) : « [on doit] se méfier de ce que [René Guénon] peut avoir en réserve… » Du pur délire !

En revanche Guénon possède un parcours initiatique maçonnique impressionnant : il fut reçu le 25 octobre 1907 au sein de la Loge Humanidad n° 240, ainsi que, le même jour, dans le Chapitre et Temple « I.N.R.I. » du Rite Primitif et Originel Swedenborgien. Martiniste, évêque gnostique sous le nom de « Palingenius d’Alexandrie, créateur fondateur d'un Ordre Rénové du Temple, maître maçon dans la Loge Thébah travaillant au Rite Ecossais Ancien et Accepté sous les auspices de la Grande Loge de France, etc.

Un bon chrétien en somme…


3) « Pour ce qui est du christianisme des premiers siècles, il a justement remis en ordre un certain sens de l'économie spirituelle, ses ouvrages sur Dante et St Bernard sont d'une lueur des plus salvatrice pour un chrétien sincère. »

- Nouvelles naïvetés confondantes !

Ces ouvrages, en particulier sa plaquette de quelques pages sur St. Bernard, énoncent des platitudes bonnes à n’impressionner que les crédules. Guénon critique toujours les lumières propres du christianisme, ne voyant rien en elles, jugeant de façon brutale et péremptoire que, « à bien des égards », on n'y trouve rien d'essentiel… Il se refusa toujours à lire sérieusement les mystiques rhénans (Suso, Tauler, Eckhart, etc.), ainsi que les principaux docteurs de l'Eglise dont il n'avait qu'une connaissance superficielle. Il va jusqu’à considérer que la mystique chrétienne est sans intérêt car « sentimentale » !
Il va jusqu’à soutenir que la relation à Dieu dans la mystique n’est qu’une forme dégradée et secondaire : « il s’agit toujours, dit-il sans frémir le moins du monde, « d’union avec le Christ Jésus », expression qui se réfère clairement d’une façon exclusive, au seul aspect « individualisé » de l’Avatâra ».
Pour lui le mysticisme ne dépasse pas le dualisme sujet / objet, soutenant : « la « voie mystique » et la « voie initiatique » sont radicalement incompatibles en raison de leurs caractères respectifs ». [Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, ch. VI, « Rapport de la métaphysique et de la théologie »]

Un excellent chrétien évidemment…

4) "Il n'a jamais méprisé la part exotérique, propre au salut chrétien."

- Que vous êtes mauvais lecteur de Guénon ! Guénon soutenait pourtant dans un article paru en 1909 dans La Gnose : «… [le Dieu chrétien auquel se réfère un contradicteur ] n’est certes pas le nôtre, car il croit évidemment, comme d’ailleurs tous les occidentaux modernes, à un Dieu ‘‘personnel’’ (pour ne pas dire individuel) et quelque peu anthropomorphe…Nous en dirons autant de sa conception du Christ, c’est-à-dire d’un Messie unique, qui serait une ‘‘incarnation’’ de la Divinité, nous reconnaissons, au contraire, une pluralité (et même une indéfinité) des ‘‘manifestations’’ divines, mais qui ne sont en aucune façon des ‘‘incarnation’’, car il importe avant tout de maintenir la pureté du Monothéisme, qui ne saurait s’accorder d’une semblable théorie. » (« La Gnose et les écoles spiritualistes », in Mélanges, Gallimard, 1976, p. 200).

Une doctrine parfaitement orthodoxe sur le plan théologique, on le constate ! Comment disiez-vous : «Peut être certains ici seraient bien avisé de se replonger dans les études des pères de l'église en ce qui concerne le Christ », mais ne serait-ce pas à votre cher Guénon, qu’on lit et examine avec attention, de retourner, et vous avec lui, au catéchisme afin d’éviter de proférer et soutenir des hérésies gnostiques ?

La suite des absurdités continuant sur le même registre, il est inutile d’y insister plus longtemps.

Mais le plus grave, dans votre touchant mais inefficace plaidoyer en contradiction formelle d’avec ce que soutint Guénon ce sont ces lignes délirantes par lesquelles vous croyez utile de conclure votre propos :

«…son œuvre elle rejoint en VÉRITÉ, d'autres études de nombreux et Saints auteurs avisés, puisque exégèses incontestables du Christianisme, d'ailleurs certains cité ici même. »

Oui pauvre parmi les pauvres, vous l’êtes effectivement, mais pauvre en discernement, pauvre en intelligence analytique, pauvre en votre sens chrétien, pauvre dans vos jugements, pauvre dans vos raisonnements, pauvre dans vos conclusions, car s’il est un homme qui apostasia sa religion, rejeta les fondements de la Foi, méprisa la Révélation et la Croix, c’est précisément ce brigand spirituel qui a pour nom Guénon !

Guénon comparable aux saints de l’Eglise ? Mais vous voulez rire ! De qui vous moquez-vous !

Guénon eut toujours un mépris profond pour le christianisme qu’il regardait comme dépourvu de métaphysique « réelle », qu’il considérait comme une religion, selon ses termes démentiels, "aujourd'hui purement exotérique" !

Ainsi le Christ, s’il faut en croire Guénon, aurait fondé une religion purement exotérique ! Le Christ, seconde Personne de la Sainte Trinité, qui vint en ce monde pour sauver les hommes du péché, et qui donna sa vie sur la Croix pour cela, ne fut que l’expression localisée qu’une descente divine parmi d’autres !! Et vous voulez en faire un saint ! Mais vous êtes sérieux ou jouez-vous un nouveau numéro de clown ?

En réalité, vous êtes un aveugle, pauvre - un pauvre aveugle illusionné par votre engouement à l’égard d’un homme et d’une œuvre qui obstruent votre discernement religieux chrétien. Vous êtes devenu un étranger à votre propre tradition sous prétexte d’un respect à l’égard d’une pensée mensongère, ce qui fait que vous avez perdu les éléments référentiels de votre religion. Cela dit, dans une certaine mesure c’est normal, savez-vous pourquoi ? Pour cela il suffit de comprendre ce qu’était la religion pour Guénon. Vous vous en souvenez ? Avez-vous la mémoire de ce que Guénon pensez de la religion ? Non, vous ne voyez pas ? Alors lisez : ... la religion ne relie les hommes que dans le sens social. » (R. Guénon, La religion et les religions, in La Gnose, sept.-oct. 1910.)

Ainsi donc, selon votre prophète anti-traditionnel réfugié au Caire, La Religion instituée par le Christ ne relie les hommes que sur le plan social ? La Liturgie a une fonction sociale ? Les prières ont une utilité sociale ? Les Sacrements de l’Eglise qui vivifient l’âme et purifient le coeur ont un rôle social ? L’eucharistie, célébrée sur les autels de la chrétienté en mémoire du Saint Sacrifice de la Croix, ne relève que d’une dimension sociale ? Mais qui peut soutenir de telles aberrations scandaleuses, ignobles et impies !!

De la sorte, Pauvre parmi les pauvres, libérez-vous au plus vite de cet instructeur désorienté, et éloignez-vous sans tarder de cet enseignement occultiste ténébreux si vous voulez sauver votre âme et la préserver des pièges de l’Adversaire !

Écrit par : Zacharias | vendredi, 25 septembre 2009

Je ne pensais pas intervenir de nouveau sur ce site, mais puisque La Fouine me pose une question, je vais tâcher d'y répondre, et évidemment, je ne chercherai pas à prouver que j'ai raison; il s'agira d'un simple exposé sur ma "façon de comprendre le christianisme" ainsi qu'il me le demande, façon qui, je m'en doute, me vouera aux Ténèbres extérieures et à la Seconde mort, mais qu'y puis-je?
Il m'est impossible d'accorder un quelconque crédit à la théorie, affirmée encore par l'Eglise visible aujourd'hui, selon laquelle l'incarnation du Verbe relatée dans les textes néo-testamentaires constitue un fait unique de manifestation de Dieu dans l'histoire des hommes. Cette théorie, qui a motivé l'affirmation catholique romaine selon laquelle hors l'Eglise, il n'est point de Salut, a surtout permis d'asseoir le pouvoir temporel de l'évêque de Rome (dont le premier titulaire a renié trois fois le Christ) sur les corps et les âmes, bien éloigné en réalité de tout esprit évangélique ("mon royaume n'est pas de ce monde"). D'un point de vue métaphysique, le seul qui me paraît importer,l'éternelle révélation du Logos, qui ne peut ainsi connaître de temps (rien n'est plus contraire à Dieu que le temps a écrit saint Augustin), doit donc bien être, dans sa manifestation, de tous les temps, et peut aussi être connue dans tous les temps de l'histoire par une âme disposée. Certains ont appelé cette éternelle révélation Philosophia Perennis (cf. Nicolas de Cues). Comme expression historique, elle trouve entre autres à se dire à travers le Christ, sans exclusivité d'autres formes de discours (dans les Védas par exemple), et l'on verra (avec horreur j'imagine) que je souscris, par cette affirmation, à la thèse exposée par Guénon de l'unité transcendante des religions, et que je récuse formellement la prétention des représentants de l'église catholique à détenir seuls le Salut du monde (il faut de plus être atteint de myopie pour ne voir dans le christianisme que le catholicisme romain). Il est impossible en effet de limiter la grâce, ce qui serait limiter Dieu. Hélas les hommes tombent, tels Narcisse, amoureux de leurs propres discours, et abusent des lumières dont ils sont les dépositaire. Ils idolâtrent leurs mots, qui ne sont pas la chose, et sont semblables à ces prêtres dont Jésus disait qu'ils détiennent les clefs, qui empêchent les autres d'entrer, et qui ne sont pas entrés eux-mêmes. En somme, ce sont des ânes portant des reliques, figures universellement partagées par toutes les religions du monde. Il faut bien dépasser, à un certain moment, les mots et les idées sur Dieu, fussent ceux instaurés par les conciles (et là, je ne peux que renvoyer à l'oeuvre de maître Ekhart, et à sa suite, des mystique Rhénans), même si le chemin qui mêne à cela ne peut que s'appuyer provisoirement sur les mots des révélations successives. Lorsque le Christ affirme (je cite de mémoire) que nul ne peut aller au Père sinon par lui, il me semble que c'est en tant que Logos qu'il s'exprime, non en tant qu'homme; garder ses yeux (intérieurs) rivé sur l'individu historique Jesus (dont d'ailleurs l'existence ne peut être prouvée), c'est à mon sens errer dans une forme de matérialisme, qui pour être spirituel n'en est pas moins du matérialisme. Jésus crucifié c'est, au Moyen-Age chez Bernrad de Clairvaux, ce qu'on donne à la foule proportionnellemnt à son intelligence, non l'essence profonde de la doctrine (je cite): "Il ne parle de de la sagesse de Dieu, en toute sécurité et sans crainte de donner du scandale, qu'en présence des parfaits, et ne propose les choses spirituelles qu'aux spirituels; mais se trouve-t-il parmi les enfants et les bêtes (pecoribus), qu'il ait soin de se proportionner à leur intelligence et ne leur propose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" ( De laude novae militiae, VI, 12; le "il" dont il s'agit est le Templier, puisqu'il s'agit ici d'une "éloge de la nouvelle milice").
Voilà. J'espère que La Fouine sera satisfait de ma réponse, et n'aura pas, à la lecture de ce texte, mangé son chapeau!...

Écrit par : hervé poidevin | vendredi, 25 septembre 2009

A Zacharias
Bonjour,
Vous avez l'air d'avoir une certaine érudition mais par contre ce qui vous manque totalement c'est le véritable sens du sacré.Votre absence d'humilité, votre paternalisme et votre condescendance ne peuvent tromper que les esprits faibles.

Salutations.

Écrit par : Adel | vendredi, 25 septembre 2009

Bonsoir,

Qu'ai je donc fait pour mériter autan de diatribes féroces à mon encontre?, veut-on me vouer aux enfers, va-t-on allumer les buchers? Le questionnement suffit à procurer saine réponse.
Mais une chose est sure ici, la haine de l'autre, de la différence, de l'étranger... Semble être de mise.
Toutes les incriminations mensongères vomis, ici, sur l'individualité de feu René Guenon,tombent en désuétude, (je le répète ne vous en déplaise) au regard objectif porté sur son œuvre et non pas quelques propos péchés çà et là au plaisir de son propre point de vue étriqué. Pour certains on pourrais leur conseiller de lire correctement certains passages de son œuvre afin de ne point se ridiculisé en rapportant tant de contre sens de sa pensée et de ses dires, "rôle social", ce passage est vraiment confondant de sommes "tamasiques"! amoin que ce ne soit que facétie de "kaystrya dévoyés", De quoi s'écrouler de rire jaune, "extrème oriental"!
Car ici semble planer l'ombre de l'hydre de cet esprit contre-traditionnelle!.
Le cheminement spirituel de Guenon, porté en jugement, qui est à même de Juger?!
Ces soit disant errements spirituels, on certainement une part de mystère qui échappe à l'entendement du plus grand nombre, les "Mystères du Pole", ne vous en déplaise sont toujours inaccessibles aux profanes, moi le premier.
Guenon "mon prophète", première nouvelle, se serait -il déclaré ou laissé loué en cette qualité de porteur du Verbe?.
Le fondement de ces attaques, semble être certainement en toile de fond l'Islam, cette Révélation que vous croyez connaitre derrière l'exécration hérétique des fondamentalistes, stupides, ignares, emplis de haines vengeresses,"initiables" a qui la faute ? quand on connait les dégâts culturels, voir traditionnels occasionnés par les "conquètes missionnaires" de l'occident moderne et j'oserais dire, tous ces doctrinaires religieux de tous bords ne sont que le revers de la même médaille de pacotille, mais malheureusement assassine, de justes, depuis voyons 'voir', les rebellions et autres attaques contre initiatiques des troupes de l'adversaire?.
"Guenonien" quel mot fallacieux, Rene Guenon aurait il fait œuvre de philosophie?
Qui peut se prétendre homme véritablement traditionnel ici ?
Pour ma part je ne répondrais aux vociférations , qu'a pu suscité mon propos, qu'en tendant la joue gauche au sens "védique" du terme.

Une chose rassurante, d'autres personnes plus érudites et honnêtes intellectuellement parlant, en ce qui concerne la question débattue ici, me serve de caution, car je suis loin d'être érudit en théologie.

Et quand à "l'auberge métaphysique", cette boutade prête vraiment à rire quand on sais même de manière théorique ce que le domaine Métaphysique sous entend!, honnêtement je n'est pas encore perdu "la forme humaine", et ne me risquerais pas, sans "initiation" préalable et valable à ne serait ce que prétendre à l'imaginal de la question.
Le monde phénoménal semble être redoutable, même pour le "mystique".
Pour ce qui est de mon omission de l'évocation du protestantisme, il parle de lui même et n'ayant par la faculté de lycanthropie, je ne m'essaierais pas à jouer le perroquet "guenonien", sur la question, un simple regard au delà des colonnes d'hercule suffit!.
"L'instructeur désorienté", comme il est dépeint ici ne semble être que le résultat d'une déformation ontologique de l'entendement de certains et ce que laisse entrevoir Guenon dans son œuvre, de la "Connaissance", convient parfaitement à la "pauvreté spirituelle", de mon humaine condition, puisque intimement en écho de l'essence de mon "être".
Pour ce qui est du salut de mon âme, je ne m'en remettrais qu'à la Foi, la Grâce, la miséricorde, la clémence de par Dieu.
Car peut être, serait il plus prudent, en matière de "conversion religieuse", (étant libre du choix, puisque sans affiliation) de s'en tenir à son simple état d'"être", indéniablement créature soumise, de par sa nature, à son Créateur!
Chrétien, au sens étymologique Christique, n'est il pas la dénomination en tout temps, du "disciple" intérieurement tourné vers le "Soi", "Atma" pour les Hindous, Le Verbe pour les trois Monothéismes Abrahamiques et bien d'autres encors, (chut! l'inquisition veille). le rite de Melchitsédeque parle de lui même.
Et je ne m'en remettrais certainement pas à certains conseils (lu ici) teintés de dogmatismes à fortes odeurs hérétiques en ce qui concerne "l'Economie Spirituelle".
Là ne serions nous pas face à un exemple du temporel dévoyé, qui voudrait dicter sa loi contingente au Spirituel, ou bien l'inférieur gonflé par son orgueil voulant imposer sa vision déformé au "Supérieur"?, sans oublier toute la dérive de ces potentats, qui s'évertue à prendre leur névrose, voir psychose pour de la "Lumière".
Mieux vaudrait se taire ou bien parler avec des cailloux dans la bouche.
Et pour conclure, dois je me sentir concerné quand il est fait allusion à des "ben dupont"? à quand les "raffles" et ce qui s'en suit?!, ces propos semblent être porteurs de tout ce relan nauséeux de politique haineuse teintée de religiosité de basses fausses! au service de quoi, de qui?! C'est pas très Catholique tout ça!
Et pour en finir avec la défense de l'œuvre de Guenon, (loin de l'anti-christianisme, que l'on veut lui faire endosser ) et de ma présence virtuelle, numérisée ici:
Autant faire boire un âne (animal impur et dieu chthonien, pour en rajouter une couche)qui n'a pas soif, ou de donner des perles aux cochons (animal propice à logé quelques démons, deuxième couche)!
Attrapes moi si tu peux!
Hacéne ( prénom hérité de mes ancêtres d'orient) -Georges (prénom hérité de mes ancêtres d'occident).

Écrit par : Pauvre parmis les pauvres | samedi, 26 septembre 2009

Cette mise au point est inutile,Pauvre parmis les pauvres;
Si beaucoup ont ouvert des livres de René Guénon, peu les ont lus,trés peu les ont étudiés, et beaucoup ...en parlent ! Et ce,avec autant plus d'aisance qu'il n'y ont rien compris!!
Et ils en parlent avec animosité et ressentiment,justement parce qu'il n'y ont rien compris, aprés de plus ou moins longue lecture,selon les cas;
"...et si la tendre la joue gauche ne suffit pas tu dois aussi donner ton cul..."(anonyme;non daté!)
on pourrait rajouter "... il se trouvera bien un juif pour te le prendre!" ,à l'instar du "panzerbonimenteur" Zacharias,auteur de cet article" et divers commentaires,n'est ce pas! Enléve ton faux nez,on t'a reconnu!
En tout cas,avec les "progrés" de "La Science",si ont n'a pas encore retrouvé"le centre spirituel caché" du "Roi du monde",espérons qu'on est plus de chance pour découvrir la"Jérusalem Celeste"!!!
Et pour ceux qui se targuent de s'en référer à l'"auto-rité" de la clique péteuse de "l'Académie FrÔÔnçaise,n'es-ce pas!",ci-dessous un "copiécollé":

" Mesdames, Messieurs les membres de l’Académie Française,

Conscient du fait qu’il vous incombe de veiller sur la langue française, mission principale conférée dès l’origine par vos statuts, et que pour s’en acquitter, votre respectable institution s’évertue à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous ceux qui pratiquent la langue française de par le monde.

Sachant que la phonétique de certains noms de personnalités qui ont marqué l'histoire change selon les langues, tels que : Christophe Colomb, Moïse, Avicenne etc…

Qu’il en va différemment de la phonétique du noble prénom du prophète de l'Islam « Mohammed » qui n’a décidément pas eu très bonne fortune. En témoigne la quarantaine de formes qu’a prises le nom du prophète en français et dans les langues occidentales ; telles que Mahum, Mahoun, Machou, Macomet, Machmot, Mahommot, etc. » (Revue : Le monde musulman. Edit. E. Leroux. n° X).

Que, plus particulièrement, la phonétique française du prénom du prophète de l’Islam serait une déformation du sens originel de ce noble prénom qui donne en arabe مَا حُمَد (Mâ Houmid : celui qui pas reçu, qui n’est pas digne de louanges). Et signifiant « Celui qui n’est pas digne de louanges », « le maudit », « l’exécré ».

Qu’en définitive, cette déformation dyslexique constitue tout simplement l’inverse de la version arabe du prénom Mohammed محمد qui s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ' , mîm et dâl, et signifie : «le loué, le béni, ou le digne de louanges».

Qu’au VIème siècle, les membres de la tribu des Quraychites qui n'avaient pas cru en le message du prophète de l'Islam, ainsi que les juifs et chrétiens contemporains, lui ont collé ce sobriquet, par pure haine et dénigrement, du fait que "Ma" en arabe signifie la négation en arabe classique du sens originel du prénom, et par conséquent le déni de la prophétie dans son ensemble.

Conscient également que cette déformation phonétique par les adversaires du prophète de l’Islam était sans nul doute malveillante au VIe siècle et qu’elle constituait manifestement une insulte.

Que cette déformation est le fruit d'une ère révolue, et qu’elle est fortement fautive linguistiquement (inversion du o et du a , t à la place du d, absence du redoublement du m )

Qu’il est honteux de constater que cette déformation dyslexique ait traversé les siècles et qu’elle se soit profondément ancrée dans les mœurs et la culture francophones.

Qu’aujourd’hui cette déformation n'est forcément pas malintentionnée et que son usage se perpétue par ignorance de son sens originel. Mais qu’il en serait autrement si son maintien est par pur esprit de bravade ou que la persistance de cette erreur phonétique traduise une attitude de défi insolent.

Qu’une erreur reste une erreur, même si elle a été commise durant des siècles.

Qu’une erreur, même "historique", est toujours susceptible de correction.

Qu’au nom du respect que j’ai pour la personne du Prophète de l’Islam en tant que musulman, et qu’au nom de l’amour que j’ai pour la langue française en tant que seconde langue parlée dans mon pays (le Maroc).

Qu’au nom de tous les francophones musulmans qui seraient d’accord avec mes propos.

En gardant à l’esprit que la lettre arabe ح (Ha’ ) est profondément étrangère à l’inventaire phonétique français et que sa prononciation est manifestement difficile, voire même impossible pour des « bouches » occidentales.

Que la retranscription scripturale du prénom « Mohammed » est résolument plus aisée que sa reproduction phonétique et que les statistiques démographiques françaises actuelles parlent d’elles-mêmes : 52 099 personnes ont été prénommées Mohammed en France depuis 1940 (Source : Insee).

Qu’en vertu de l’article XXIV des statuts de l’Académie Française stipulant que « la principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ».

Qu’il serait par conséquent souhaitable que votre honorable Académie puisse « épurer » les livres d’histoire, les encyclopédies, les dictionnaires ainsi que les prochaines éditions d’ouvrages d’orientalistes ; de cette erreur phonétique historique, et qu’elle ne retienne à l’avenir que les phonétiques "Mohammed" ou "Muhammad", plus fidèles à la prononciation arabe de ce noble prénom au lieu de la phonétique corrompue et historiquement malintentionnée « Mahomet ».

A bon « entendeur ». "

Sur ce,bien à vous messieurs,mesdames et Vive la FrÔÔnce!
signé:J.Valjean le voleur de pain!

Écrit par : jean valjean | jeudi, 01 octobre 2009

@ pauvre parmi les pauvres,


Pour répondre à votre assertion inexacte, parmi beaucoup d'autres, mais celle-ci singulièrement trompeuse méritait en ces lieux où les "questions" délicates font l'objet d'un examen approfondi, d'être sévèrement purgée : ""Guénon a entretenu toute sa vie des affinités avec nombres de chrétiens sincères et pas des moindre, même parmi le haut clergé", voyez la magistrale mise au point que vos lignes ont semble-t-il inspirée à Zacharias :


René Guénon et la corruption du catholicisme
ou la sinistre stratégie de la gnose guénonienne

http://www.la-question.net/archive/2009/09/29/rene-guenon-et-le-catholicisme.html


La conclusion de cet article, qui met en lumière la tromperie de Guénon et sa tactique malsaine vis-à-vis du catholicisme, semble vous être destinée : "combattre Guénon, mettre en lumière ses funestes théories démoniaques, c’est éviter que des âmes sincères trompées et abusées par les propos séduisants que l’occultiste Guénon dirigea contre le monde moderne, ne se laissent infecter par des thèses absolument incompatibles avec la Foi de l’Evangile et l'enseignement de l'Eglise."

Écrit par : Falk | vendredi, 02 octobre 2009

pauvre parmi les pauvres,
Je crois que vous vous trompez, Mohammed n'est pas difficile à prononcer pour un chrétien mais seulement "dur à avaler"

A bon entendeur ........

Écrit par : La Fouine | vendredi, 02 octobre 2009

bonjour,

En quoi le message de Dieu est il différent depuis la création jusqu'à nos jours ?
Ce message est Un ...

Plus d'explications ici :
www.avecreguenon.com

cordialement.

Écrit par : rene guenon | vendredi, 05 mars 2010

Blog bien intéressant.
Je me prétends catholique,guénonien,bernanosien et adepte du yoga et tai-chi.Par ailleurs,je suis docteur en langue.Pour en finir avec ma personne,bien hérétique aux yeux de nombre des participants,je leur rappellerai simplement que sont heureux les pauvres en esprit...
Que l'étalage d'érudition(avec des citations bien isolées,on transmet ce qu'on veut),le mépris des autres monothéismes et la volonté de division soient chrétiens,voilà qui est pour le moins curieux.
Guénon est le digne héritier de De Maistre,un respectable soufi et le premier à avoir saisi la métaphysique indienne.Ça,c'est une série d'évidences.
Que Dieu me foudroie si je mens!
Donc,soyez rassurés,je suis probablement retourné à la poussière.
Voilà de quoi en rassurer certains.Je devrais être retourné à la poussière à l'heure qu'il est.

Écrit par : doc | dimanche, 28 mars 2010

Puisse ces brefs passages donner quelques explication de l'incapacité mentale de ceux qui sont enfermé dans leur "Exclusivisme" à comprendre pourquoi ce qu'ils ne comprennent pas leur fait tant peur.

"... et, si l'influence inverse ne s'exerce pas d'avantage en fait, c'est seulement parce que les Occidentaux sont incapables de comprendre ce qui leur est étranger : leur impénétrabilité, a cet égard, n'a d'autre cause qu'une infériorité mentale, tandis que celle des Orientaux est faite d'intellectualité pure."

Orient et Occident
Chapitre IV, 1ere partie page 100


"L'exclusivisme est une conséquence de l'étroitesse de vues, de ce que nous avons appelé la "myopie intellectuelle", et ce défaut mental ne paraît pas plus guérissable que la myopie physique ; d'ailleurs, c'est, comme celle-ci, une déformation produite par l'effet de certaines habitudes qui y conduisent insensiblement et sans qu'on s'en aperçoive, encore qu'il faille sans doute y être prédisposé."

Introduction générale à l'étude des doctrines Hindoues
Chapitre I, 4eme partie page 276

A BON ENTENDEUR...

Écrit par : momedjan | jeudi, 15 avril 2010

Malheur,les guénoniens sont encore là!
Au fond,qu'est-ce qui dérange vraiment chez Guénon?
Son adhésion à l'Islam,sa supériorité par rapport aux universitaires spécialisés(il faut voir la haine que lui porte la Sorbonne),sa critique d'un occident pourtant déjà sans doute dépassée par le niveau de dégénérescence actuel?Un catholique qui lit Guénon attentivement devrait respecter le rite,les passages dans son oeuvre ne manquent pas dans ce sens.
Et puis,ceux qui critiquent Guénon connaissent-ils les néo-platoniciens ou la mystique rhénane?Guénon les connaissait bien et les citait,à qui veut-on faire croire qu'il les avait mal lus?
Allez,le Christ sauve mais pour ce qui est de la délivrance,supérieur au salut,elle ne peut être que l'apanage des saints dans la tradition chrétienne.
Alors qu'un saint vienne nous dire si Guénon avait tort.

Écrit par : doc | samedi, 17 avril 2010

@ doc & momedjan,






René Guénon, possède hélas ! de façon étrange, y compris en milieu catholique ce qui n’est pas sans être très surprenant, un statut envié toujours en vogue, pourtant fort usurpé, de « Maître » ainsi que d’autorité. Mais en fait, et concrètement, son ésotérisme est une abomination spirituelle, sa pensée une patente désorientation hérétique, dont le but participe d’un objectif simple, à savoir libérer la créature des saintes et lumineuses vérités de la Révélation chrétienne afin de leur substituer, définitivement, les ténébreuses perspectives de l'inversion radicale sous couvert d'une prétendue doctrine de la « non-dualité » ouverte sur l'ensemble des traditions.

Une lecture attentive de Guénon nous permet de mieux comprendre ses incroyables affirmations, dont un texte de 1909, publié dans la revue La Gnose (sept. 1909), manifeste les grandes lignes directrices d’une pensée qui ne changera plus.

Ainsi il nous explique que le Mal se trouve être le produit d’une simple « erreur de perception » (sic), uni et lié intrinsèquement avec le Bien constituant l’un et l’autre l’Unité : « Au point de vue universel le Mal n’existe pas. Il existera seulement si l’on envisage toutes choses sous un aspect fragmentaire et analytique, en les séparant de leur Principe commun, au lieu de les considérer synthétiquement comme contenues dans ce Principe, qui est la Perfection. C’est ainsi qu’est créé l’imparfait ; en distinguant le Mal du Bien, on les crée tous les deux par cette distinction même, car le Bien et le Mal ne sont tels que si on les oppose l’un à l’autre, et, s’il n’y a point de Mal, il n’y a pas lieu non plus de parler de Bien au sens ordinaire de ce mot, mais seulement de Perfection. » [R. Guénon, Le Démiurge, in Mélanges, Gallimard, 1976, p. 13.]

On comprend mieux pourquoi, avec une pareille « renversante » conception, l’essentielle notion du « Péché originel » est évacuée chez Guénon au profit d’une vision singulièrement faussée de la Chute qui ne participe plus d’un acte de révolte et de désobéissance, mais d’une simple « volonté de séparation », d’une erreur de perception comparable à la « fragmentation du Verbe » :

- «…La distinction du Bien et du Mal permet de comprendre le symbole de la Chute originelle, du moins dans la mesure où ces choses peuvent être exprimées. La fragmentation de la Vérité totale, ou du Verbe, car c’est la même chose au fond, fragmentation qui produit la relativité, est identique à la segmentation de la l’Adam Kadmon, dont les parcelles séparées constituent l’Adam Protoplastes, c’est-à-dire le premier formateur ; la cause de cette segmentation c’est Nahash, l’Egoïsme ou le désir de l’existence individuelle. (…) cet instinct de séparativité pousse l’homme à goûter le fruit de l’Arbre de la Science du Bien et du Mal, c’est-à-dire à créer la distinction même du Bien et du Mal. Alors, les yeux de l’homme s’ouvrent, parce que ce qui lui était intérieur est devenu extérieur, par suite de la séparation qui s’est produite entre les êtres ; ceux-ci sont maintenant revêtus de formes, qui limitent et définissent leur existence individuelle, et ainsi l’homme a été le premier formateur. (…) le Démiurge n’est point une puissance extérieure à l’homme ; il n’est en principe que la volonté de l’homme en tant qu’elle réalise la distinction du Bien et du Mal. » [Op. cit., pp. 14-15.]

De ce fait, si la notion de sainteté est à ce point absente de la pensée de Guénon, qui ne manipulera que des abstractions conceptuelles au gré d'une fantaisiste et suspecte intuition, c'est que lui est totalement étrangère la perspective chrétienne de la Rédemption, expliquant qu'il ne s'interrogea jamais sur la signification et le sens métaphysiques du « péché originel » qui fit perdre à l'homme, non l'idée qu'il puisse y avoir un Etre Parfait, mais le mode de sa relation à la Divinité - la raison de notre éloignement vis-à-vis de Dieu aujourd'hui, il est vrai, n'est pas due à la loi mécanique des cycles, mais à une perte d'essence, une dégradation impure, un acte coupable, nous coupant de nos liens originaux « essentiels » avec l'Eternel..

Guénon dispense donc une doctrine apostate et non-chrétienne puissamment hérétique, et distille dans les âmes un redoutable poison théorique, dont il convient de se libérer absolument, sous peine d’un éloignement extrêmement redoutable des vérités de la sainte religion chrétienne !

Écrit par : Zacharias | jeudi, 22 avril 2010

citation : "Pour être symbolique, ce livre de Guénon l'est on ne peut plus pour faire la démonstration évidente de son éloignement total de la foi chrétienne !" Lapide n'a rien compris au symbolisme qui est un langage très codifié et non une figure de rhétorique. Par contre qu'il ait volontairement ignoré la croix chrétienne dans ce livre est, là, de la rhétorique ou plutôt de la dialectique pour bien marquer que la croix pouvait avoir d'autres sens.Le symbolisme chrétien relève plus de l'allégorie que du symbolisme tel que défini par Guénon.Guénon parle, dans ce livre, du symbole de la croix et non de l'allégorie de la croix.

Écrit par : alberto | mercredi, 28 avril 2010

citation :"l'idolâtrie des religions païennes, dont Guénon, dans sa totale désorientation spirituelle et son absence tragique de compréhension de l'essence du christianisme, voudrait faire la source et l'origine de la Tradition primitive, alors, paradoxalement, que ces religions idolâtres n'en sont qu'une triste et hideuse dégradation."JM Mathieu. René Guénon n'a jamais été dans ce sens. Il n'a jamais promu le paganisme dont il a dit, au contraire, la même chose que vous! La tradition primordiale personne ne la connait. Tout ce que nous en savons c'est ce qui en reste plus ou moins dévoyé.Le Christ est envoyé par Dieu et non par un groupe d'hommes cachés au fin fond du Thibet.Et envoyé d'une façon spéciale par la fécondation d'une femme par l'Esprit-Saint.Tout çà, pour exceptionnel que c'est, n'est pas incompatible avec la notion de tradition primordiale.

Écrit par : alberto | mercredi, 28 avril 2010

citation ;"es chrétiens savent, contrairement à ce que raconte dans ses fables l'ésotériste Guénon imprégné de théories hindoues, que la nature n'est pas faite pour durer toujours.

Par conséquent ils n'attachent pas aux cycles naturels une importance absolue.

La vie éternelle, que nous enseigne la foi, est un éternel présent qui ne sera donc pas la reconduction indéfinie de la nature et de ses cycles.

Le Royaume des cieux sera au contraire une stabilisation, un repos et une paix dans la joie. La référence à la théorie des cycles cosmiques, caractéristique chez Guénon, est ainsi toujours un des symptômes les plus probants d'appartenance à la gnose.

Ecrit par : vita venturi saeculi | jeudi, 10 septembre 2009 "
Mais c'est justement ce que dit René Guénon et aussi ce que vous appelez fables indouistes. C'est la sortie de ces cycles qui est la grande affaire de ces écritsn de sa vie sans doute comme celle de tous les saints

Écrit par : alberto | mercredi, 28 avril 2010

alberto,



Sincèrement, je ne crois pas que la "sortie des cycles qui est la grande affaire de Guénon,...(soit) sans doute celle de tous les saints.." ou alors vous considérez comme des saints les païens hindous et les athées bouddhistes.

Le chrétien n'attend pas une hypothétique "sortie des cycles", mais un retour auprès de Dieu au sein du Paradis. La destinée post-mortem des disciples de Jésus-Christ, n'a strictement rien à voir avec les délirantes fantasmagories orientales de Guénon qui fait du "yogi", ou du "jivan-mukti" (libéré vivant), comme il l'écrit dans ses ouvrages (cf. L'homme et son devenir selon le védantâ), l'idéal de l'initiation et de la réalisation spirituelle.

On est, dans ce discours emprunté aux vues païennes hindoues, très loin, mais vraiment, de ce à quoi tendent les baptisés, c'est-à-dire obtenir par la grâce, imméritée, de parvenir à l'état de sainteté afin d'entrer, pour l'éternité, dans la communion du Royaume.

Guénon est certes un non-chrétien ; mais il est surtout, et en premier lieu, un apostat qui a totalement renié et rejeté les principes de sa religion, pour adhérer aux sornettes de l'hindouisme, entraînant derrière lui les sots et les naïfs qui se sont laissés intoxiqués par son discours pervers.

Écrit par : Sulpice | samedi, 01 mai 2010

Sulpice,





Vous avez parfaitement raison, la théorie des cycles est une conception inacceptable à de nombreux égards pour un chrétien. Cette doctrine des cycles que Guénon fit sienne, inspirée des thèses orientales, présuppose une sorte d'éternité, de continuité quasi substantielle de l'univers, ou des univers. Elle postule le caractère répété du mouvement dans lequel est plongé chaque homme, à l'image du constant mécanisme de la roue revenant toujours sur elle-même.

Cette théorie païenne, hindoue, est incompatible avec les fondements de la foi chrétienne, elle vient directement contredire les convictions les plus établies, les bases de la Révélation, l'esprit comme la lettre de la Sainte Ecriture.

En effet, l'idée de la répétition des cycles, du retour au processus de déroulement des âges, est à la fois inacceptable et absurde pour le christianisme, car l'achèvement des temps, que représente la descente de la Jérusalem céleste, est également l'achèvement de la rupture, de la fracture qui avait brisé l'unité originelle primitive, séparant la Divinité de sa création par une barrière infranchissable, que seule la seconde Personne de la Trinité, par son Incarnation bienheureuse et son sacrifice réparateur, a pu briser et dépasser.

On perçoit combien cette thèse des cycles, que Guénon puisa directement dans ses lectures occultistes (Saint-Yves d'Alveydre, Fabre d'Olivet, etc.), est singulièrement irrecevable pour un catholique, car étrangère à la perspective chrétienne puisque profondément oublieuse du caractère unique, fondamental et définitif, de la Passion du Sauveur devant nous conduire, par son retour attendu, à le descente de la Jérusalem céleste et à la plénitude éternelle du Royaume.


Comme l'écrit fort justement le cardinal Daniélou : "Pour le chrétien, l’Incarnation qui est accomplie en Jésus-Christ est vraiment la fin absolue de tout. C’est en quoi d’ailleurs le Nouveau Testament présente le Christ comme la Fin des temps." [J. Daniélou, Entretien, in René Guénon l’homme et son message, Planète, avril 1970, p. 133.]

Écrit par : Zacharias | lundi, 03 mai 2010

Vient de paraitre (Dervy) un livre d'André Benzimra intitulé:Contribution maçonnnique au dialogue entre les religions du livre (Le grand secret d'une réconciliation).L'auteur-qu'on peut supposer sans extravagance d'origine juive- est un maçon de haut rang qui appartient à la Grande Loge de France,c'est un maçon "spiritualiste" d'obédience guénonienne ( monsieur Bernard Anthony le cite dans son ouvrage sur la Maçonnerie).Je me permets de citer ce livre- non par provocation_ mais parce que je crois qu'il explicite une chose que Guénon a souvent suggérée:à savoir que le Christianisme et le Judaisme ne sont qu'une seule religion.Le premier n'étant qu'une extériorisation d'une forme "ésotérique" de l'autre.Tellement ésotérique qu'elle est passée au dessus de la tete des juifs contemporains de Jésus:comme le dit Paul dans l'épitre aux hébreux:"J'aurais là dessus beaucoup de choses à vous dire,si vous n'étiez pas devenus si lents à comprendre."

Celui qui écrit ces lignes est un catholique-qui entend,comme disait l'autre,le rester-il se permet de signaler ce livre qui va au delà du coté masqué de Guénon,en explicitant sa doctrine qui je crois n'est pas négligeable,simplement elle n'est pas catholique.

Il me semble qu'à lire Guénon et ses épigones on peut comprendre concrétement les enjeux qui paraissent aujourd'hui lointains du combat de l'Eglise contre les hérésies.

Écrit par : un lecteur de Guénon | jeudi, 06 mai 2010

Cher Zacharias,
Pourriez-vous nous éclairer sur le rôle joué par Guénon dans la soi-disante revivification de la Confrérie de Chevaliers du Paraclet ? Charbonneau-Lassay aurait-il été "inspiré" par notre auteur et ses sbires (Marcel Clavelle/Jean Reyor) ? Et, selon vous, qui "inspire" aujourd'hui quelques uns de nos évêques et archevêques très enthousiastes pour réactiver certains ordres chevaleresques et autres confréries chrétiennes ?

Écrit par : héliogabale | vendredi, 28 octobre 2011

Bonjour,
Plus d'un an an passé depuis le dernier commentaire... mais tant pis, je me lance, car je m'étonne que l'on puisse encore écrire de telles choses sur Guénon, grand (seul ?) restaurateur de la pensée traditionnelle en occident. Et tant pis si cela en défrise certains, mais force est de constater que si je suis revenu dans le giron de l’Église Catholique Romaine, c'est grâce aux écrits de ce monsieur, et non pas à cause des pathétiques et nunuches publications chrétiennes que l'on trouve "en kiosque" - selon l'expression consacrée - pour ne rien dire des innombrables bulletins paroissiaux rédigés par de gentilles dames patronnesses au réel dévouement, mais aux compétences doctrinales proches du zéro absolu.
Alors, l'idée d'une Tradition primordiale vous gêne aux entournures ? Même après ce qu'en dit Augustin ? Même après avoir essayé de lui faire dire ce qu'il ne voulait certes pas exprimer ? ( à ce propos, j'ai bien ri en lisant le début de cette discussion: belle exégèse de la phrase du grand saint. Elle vaut son pesant de cacahuètes. L'exégèse, pas la phrase, bien sûr). Eh bien, il n'est que de vous retourner ce que Guénon lui-même répondit en son temps à un théologien qui lui faisait - déjà - le même grief: "N'avez-vous jamais entendu parler d'une Révélation première au Paradis Terrestre ?" S'il y en avait un (ou deux) qui dialoguaient avec Dieu, c'est bien notre (nos) ancêtre(s) commun !

Quant au reste, moi qui, comme Jean (3,8), pensais que "L'Esprit souffle où il veut", je suis toujours étonné de la prétention invraisemblable des catholiques romains (dont je suis) de considérer leur religion comme seule détentrice de la vérité. Moi qui croyait, toujours comme Jean (14, 2) "Qu'il y a[vait] beaucoup de demeures dans la maison [du] Père "! il faut croire que je me fourvoyais.
Finalement, qui sont les plus éloignés du message Évangélique ?
Allez, ne vous focalisez pas sur les aspects de l’œuvre guénonienne un peu trop éloignés de nos schémas (je vous rappelle tout de même qu'en tant que chrétiens, nous devons croire à des choses assez éloignées de la vie courante comme Ascension, Assomption, conception virginale, Résurrection, et monde invisible, tout de même !) et retenez seulement que s'il n'y avait pas eu René Guénon et la mise en perspective opérée par son œuvre, mise en perspective qui a dévoilé au yeux de nombreux mécréants tels que votre serviteur que ce qui était raconté dans les Écritures n'étaient pas des contes pour vieilles dames bigotes mais relevait de la plus haute métaphysique, le nombre de chrétiens serait encore inférieur. Les guénoniens sont-ils meilleurs chrétiens que d'autres ? Nous le saurons dans l'autre monde,et, franchement, peu nous chaut. Il n'appartient à quiconque de nous juger ici bas, du moins me semble-t-il (sauf à nous frapper d'anathème, bien sûr), mais à Dieu seul... et parait-il, Il est tout de même assez accommodant !
Sans rancune.

Écrit par : Jean | samedi, 12 novembre 2011

bonsoir,

Je me suis faite avoir je viens de commander pas mal de livre de René Gunéon...
et j'ai vu votre lien juste apres hélas
mais vous savez pour la Gnose, il aurait dit avoir infiltré la gnose pour pouvoir mieux la détruire,
pareil pour la Franc maçonnerie

il dit du bien du Christ et de la Papauté

ces analyses sont intéressantes, mais je n'ai pas adhéré au coté bouddiste, car je place bien sur Dieu au dessus de tout, si on s'en tient à cela est ce qu'on peut tout de même tirer des enseignements interessant de ses lectures?

Écrit par : lina | mardi, 10 juillet 2012

Bonjour,

Jean Daniélou assimile l'Incarnation à une « promotion », ce que René Guénon n'aurait pas compris dans son obsession gnostique à vouloir réduire l'origine de l'ensemble des religions à ce dénominateur commun que serait la "Tradition Primordiale". On peut parfaitement envisager la chose sous un angle différent, voire inverse, mais non contradictoire : la disponibilité des âmes à l'égard de Dieu s'étant tellement amoindrie parmi les sémites, Dieu n'avait plus d'autre moyen de se faire reconnaître d'eux que sous la forme sensible et « immédiate » du Fils. Vu sous cet angle, l'Incarnation n'apparaît plus comme une « promotion », mais comme une « concession » de l'Absolu à l’égard du Relatif, de Dieu à l'égard d'une humanité progressivement privée d'intuition directe à l'égard du divin.

Il est bon de se souvenir que, comme le répète les Eglises d'Orient, si « Dieu s'est fait homme », c'est « pour que l'homme devienne dieu ». Le véritable enjeu de la spiritualité chrétienne, c'est la « déification » (théosis) de l'homme. Que cette « déification » s'opère selon et par l'Hypostase du Fils, c'est un fait, mais plusieurs Pères du désert ont soutenu l'idée qu'une telle « déification » se produisait déjà avant même l'Incarnation, c'est-à-dire avant l'événement historique en tant que tel. Vu sous cet angle, l'Incarnation n'a plus le caractère catégorique et « obligatoire » (en termes de « déification ») que lui attribue Jean Daniélou, ce qui ne retire bien entendu rien au caractère « providentiel » de l'événement sur le terrain historique. Il y a juste deux plans à ne pas confondre : celui de l’ « historicité » de l’Incarnation et celui de la « déification » de l’homme - par-delà les limites de l’histoire - à laquelle cet événement (l’Incarnation) est ordonné.

Écrit par : LG | vendredi, 18 janvier 2013

Re-bonjour,

Il y a également une petite remarque que j’aimerais faire à Zacharias, pour qui il n’y aurait pas de Salut possible en dehors du Sacrifice du Sauveur sur la Croix.

Un saint Père du désert de la taille de Saint Maxime le Confesseur (580-662) fait une distinction très nette entre « Salut » et « Déification » (ou « Divinisation », théosis en grec) (je renvoie sur ce sujet au ch. 4 et suiv. du livre de Jean-Claude Larchet : « La divinisation de l’homme selon Saint Maxime le Confesseur » - Cerf).

En d’autres termes, le véritable enjeu (l’enjeu ultime en quelque sorte) de la spiritualité chrétienne, dépasse la question du Salut, elle ne s’y laisse en tous les cas pas réduire, sans quoi la distinction « Salut/Déification » n’aurait absolument aucun sens.
Partant de là, je ne vois pas très bien pourquoi il faudrait s’interdire, sous peine de prendre automatiquement la direction des Enfers, d’oser (ne serait-ce qu’à titre d’hypothèse de travail) comparer la distinction maximienne avec celle rappelée par René Guénon entre « Salut » et « Délivrance », d’autant plus que cette dernière se retrouve dans absolument toutes les autres traditions spirituelles sans exception (la « Délivrance » correspondant à Moksha dans l’Hindouisme, à l’Eveil dans le Bouddhisme, à l’Extinction dans la Contemplation dans le Soufisme etc.).

Ceci étant admis, que pourrait dès lors signifier l’idée de « Salut » pour un hindou ou un bouddhiste... Sans doute assez peu de choses, dans la mesure où les traditions extrême-orientales placent d’emblée la barre au niveau le plus haut, celui qui correspond chez Maxime à la « Déification », faisant en quelque sorte l’impasse sur la case « Salut ». Et si elles s’autorisent un pareil dépassement, c’est qu’elles ne sont pas « théistes », c’est-à-dire qu’elles envisagent d’ « entrée de jeu » pour l’être humain un « mode d’être » (tropos chez Maxime) supérieur à celui qui est d’application dans une union à Dieu limitée aux conditions du Salut.

Dire qu’il n’y a pas de « Salut » possible en dehors du Sacrifice du Sauveur sur la Croix, c’est parfaitement exact, en n’oubliant pas de préciser immédiatement après que la « Déification » l’emporte sur le « Salut ». L’ordre des choses étant ainsi rétabli, je me demande sur quelle base on pourrait contester aux traditions non-chrétiennes le droit d’occuper une place de premier choix dans l’économie divine – ceci d’autant plus que, comme le dit l’adage scolastique, « qui peut le plus, peut le moins », l’inverse n’étant pas vrai.

On pourrait objecter que, dans la perspective chrétienne, le « Salut » soit l’étape nécessaire vers la « Délivrance ». La réponse de l’hindou (ou du bouddhiste) sera que cela relève de la perspective chrétienne dans ce qu’elle a d’unique, de singulier et de spécifiquement théiste, sans plus.

Écrit par : LG | samedi, 19 janvier 2013

Petite erreur dans mon dernier message : remplacer « Délivrance » par « Déification » dans le dernier §.

Écrit par : LG | dimanche, 20 janvier 2013

@ LG : Vous parlez de l'obsession gnostique de Guénon, ce qui est effectivement une évidence, mais vous nous entretenez par la suite de la "déification de l'homme". Or qu'est-ce la "déification de l'homme" si ce n'est le cœur même de la gnose! Partant vous vous trouvez sur la même ligne que René Guénon et n'en variez que sur des détails.
L'homme est une créature de Dieu qui, dans sa grande bonté, a pourvu l'homme, en tant qu'individualité, de la libre volonté. En tant qu'enfant de Dieu, il peut donc choisir sa voie mais tout en rendant hommage à Dieu et en se soumettant à sa loi. Il peut certes mésuser de ce don et choisir le mal mais alors les portes du paradis resteront closes. Or, ce n'est pas parce que les "élus" pourront vivre aux côtés de Dieu qu'ils deviendront des Dieux. Seul Dieu est Dieu.
Aussi, ce que vous appelez la "déification de l'homme" n'est-il que le panthéisme de toujours. L'âme de l'homme serait une étincelle de Dieu car Dieu serait en toute chose, en l'homme comme en l'univers, comme dans la nature, dans les astres, etc. L'homme pourvu ainsi de l'inspiration divine n'aurait donc plus à agir en fonction du Bien et du mal puisque son action étant d'elle-même, par essence, d'inspiration divine, tout devient déterminé. Dès lors, il peut considéré son action comme juste. Et n'ayant plus ni bien ni mal, il peut laisser libre cours à la satisfaction de ses plaisirs. C'est l'exacte teneur de l'hérésie libérale et de la société hédoniste dans laquelle nous vivons. Et comme tout est déterminé, l'individualité de l'homme se dissout dans un Grand Tout. Croyant être une part de Dieu, il n'a donc plus besoin de croire en une religion vraie. Chacun étant "illuminé" par l'inspiration divine, aucune religion ne changera rien à son état. L'oecuménisme permet donc sous le couvert de liberté religieuse à nier la religion, à se libérer de Dieu, à rejetter sa loi et à refuser donc la responsabilité du choix entre le bien et le mal. L'homme y perd sa libre volonté. Et tombe dans l'esclavage de l'antique Serpent.
Votre "déification de l'homme" n'est donc rien d'autre que le panthéisme de toujours, la gnose, le mensonge de Lucifer : "vous serez comme des Dieux." Mais, c'est l'enfer qui vous attend.

Écrit par : Vent Couvert | dimanche, 17 février 2013

@ LG : Vous parlez de l'obsession gnostique de Guénon, ce qui est effectivement une évidence, mais vous nous entretenez par la suite de la "déification de l'homme". Or qu'est-ce la "déification de l'homme" si ce n'est le cœur même de la gnose! Partant vous vous trouvez sur la même ligne que René Guénon et n'en variez que sur des détails.
L'homme est une créature de Dieu qui, dans sa grande bonté, a pourvu l'homme, en tant qu'individualité, de la libre volonté. En tant qu'enfant de Dieu, il peut donc choisir sa voie mais tout en rendant hommage à Dieu et en se soumettant à sa loi. Il peut certes mésuser de ce don et choisir le mal mais alors les portes du paradis resteront closes. Or, ce n'est pas parce que les "élus" pourront vivre aux côtés de Dieu qu'ils deviendront des Dieux. Seul Dieu est Dieu.
Aussi, ce que vous appelez la "déification de l'homme" n'est-il que le panthéisme de toujours. L'âme de l'homme serait une étincelle de Dieu car Dieu serait en toute chose, en l'homme comme en l'univers, comme dans la nature, dans les astres, etc. L'homme pourvu ainsi de l'inspiration divine n'aurait donc plus à agir en fonction du Bien et du mal puisque son action étant d'elle-même, par essence, d'inspiration divine, tout devient déterminé. Dès lors, il peut considéré son action comme juste. Et n'ayant plus ni bien ni mal, il peut laisser libre cours à la satisfaction de ses plaisirs. C'est l'exacte teneur de l'hérésie libérale et de la société hédoniste dans laquelle nous vivons. Et comme tout est déterminé, l'individualité de l'homme se dissout dans un Grand Tout. Croyant être une part de Dieu, il n'a donc plus besoin de croire en une religion vraie. Chacun étant "illuminé" par l'inspiration divine, aucune religion ne changera rien à son état. L'oecuménisme permet donc sous le couvert de liberté religieuse à nier la religion, à se libérer de Dieu, à rejetter sa loi et à refuser donc la responsabilité du choix entre le bien et le mal. L'homme y perd sa libre volonté. Et tombe dans l'esclavage de l'antique Serpent.
Votre "déification de l'homme" n'est donc rien d'autre que le panthéisme de toujours, la gnose, le mensonge de Lucifer : "vous serez comme des Dieux." Mais, c'est l'enfer qui vous attend.

Écrit par : Vent Couvert | dimanche, 17 février 2013

Cher Monsieur, votre ignorance vous aveugle et vous rend méchant.

Vous présentez les choses comme si c’était moi (à la suite de quelques « gnosticistes » [1]) qui sortait de mon chapeau le concept de « déification ». Si vous m’aviez lu attentivement (et si vous aviez un minimum de culture patristique), vous auriez vu que ce sont, entre autres, à Saint Maxime le Confesseur ou Saint Grégoire Palamas qu’en revient la paternité. A moins de considérer ces deux « monuments » de la tradition chrétienne TRES CERTAINEMENT ORTHODOXE comme des représentants du « panthéisme de toujours » (sic), je vous invite à aller d’abord éplucher leur œuvre magistrale avant de vous lancer dans des diatribes sans queue ni tête.

La « déification » n’a par ailleurs rien à voir avec le fait pour un « individu » de devenir Dieu (quel beau « contresens »), comme votre imagination surchauffée et très mal exercée semble se représenter les choses de cet ordre. Il s’agit au contraire pour l’individu de réaliser que sa véritable identité dépasse les limites de sa propre expérience sensible, qu’elle se situe tout entière du côté de Dieu et non pas dans les limites empiriques de cet « égo » individuel auquel vous semblez visiblement très attaché. Je vous laisse cogiter. Ce n’est donc pas l’individu qui devient Dieu, c’est Dieu qui se donne à connaître comme ma seule, unique et véritable IDENTITE, par-delà les limites trompeuses du « moi empirique » individuel. Je vous laisse encore cogiter.

Concernant l’ « étincelle de l’âme » dont vous parlez sans rien y comprendre, elle est en effet « incréée », ne vous en déplaise. Raison pour laquelle la « déification » peut s’opérer. A ce sujet, je vous renvoie bien entendu à Maître Eckhart (notamment son sermon n°2 : « Il est dans l’âme un château-fort etc. »). Et si les considérations du maître rhénan vous semblent par trop sujettes à caution, piochez dans Saint Thomas (je ne vous dis pas où, vous n’avez qu’à chercher, ça vous calmera!)

Quant à la proposition « vous serez comme des dieux » de Genèse 3 : 5 (et qui n’est pas prononcée par Lucifer, mais par Satan, vous devriez le savoir, érudit comme vous l’êtes), elle concerne la « connaissance du bien et du mal » (propre à une conscience dualisée ou « individualisée ») dans laquelle Satan (Diabolos = celui qui di-vise ou dual-ise) parviendra à faire basculer le couple primordial. C’est donc exactement le contraire de la « déification » maximienne qui, elle, réunifie la conscience de l’homme de manière à ce que la nature de ce dernier soit restaurée dans son statut primordial ou édenique. Voilà pourquoi on trouve dans le Ps 82 : 6 : « J'ai dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut ». Repris par Jésus dans Jean 10 : 34-36. Voilà également pourquoi Jésus met en relation « unité » et « perfection » : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5 : 48) « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17 : 21-22).

[1] Je m’en remets ici au distingo désormais tenu pour acquis, même par les représentants de l’Eglise les plus hostiles à toute forme d’ «ésotérisme », entre « gnose » et « gnosticisme » (et donc entre « gnostique » et « gnosticiste »). En effet, depuis l’article du cardinal Jean Daniélou paru en 1962 dans la revue Eranos sous le titre « Les Traditions secrètes des Apôtres », plus personne n’oserait nier qu’il ait existé aux origines du Christianisme une « gnose » parfaitement orthodoxe, appartenant à l’Eglise et indépendante des divers courants gnosticistes qui pullulaient à l’époque. Le terme de « gnose » se retrouve d’ailleurs à foison chez des auteurs tels que Saint Clément d’Alexandrie, Saint Irénée ou Evagre le Pontique, pour n’en citer que trois.

Au plaisir de vous retrouver en meilleure forme.

Écrit par : LG | lundi, 04 mars 2013

Bjr,
j'ai envoyé un com' il y a une bonne semaine, je ne le vois tjrs pas apparaître.
Meilleures salutations


[Voilà qui est fait. Votre commentaire est en ligne. LA QUESTION].

Écrit par : LG | mercredi, 13 mars 2013

Chers MESSIEURS de la-question, je vous re-communique ma réponse sur ce FORUM, en espérant qu'elle ne soit pas censurée sans raison.


@ Vent Couvert

Cher Monsieur, votre ignorance vous aveugle et vous rend méchant.

Vous présentez les choses comme si c’était moi (à la suite de quelques « gnosticistes » [1]) qui sortait de mon chapeau le concept de « déification ». Si vous m’aviez lu attentivement (et si vous aviez un minimum de culture patristique), vous auriez vu que ce sont, entre autres, à Saint Maxime le Confesseur ou Saint Grégoire Palamas qu’en revient la paternité. A moins de considérer ces deux « monuments » de la tradition chrétienne TRES CERTAINEMENT ORTHODOXE comme des représentants du « panthéisme de toujours » (sic), je vous invite à aller d’abord éplucher leur œuvre magistrale avant de vous lancer dans de la diatribe sans queue ni tête.

La « déification » n’a par ailleurs rien à voir avec le fait pour un « individu » de devenir Dieu (quel beau « contresens »), comme votre imagination surchauffée et très mal exercée semble se représenter les choses de cet ordre. Il s’agit au contraire pour l’individu de réaliser que sa véritable identité dépasse les limites de sa propre expérience sensible, qu’elle se situe tout entière du côté de Dieu et non pas dans les limites empiriques de cet « égo » individuel auquel vous semblez visiblement très attaché. Je vous laisse cogiter. Ce n’est donc pas l’individu qui devient Dieu, c’est Dieu qui se donne à connaître comme ma seule, unique et véritable IDENTITE, par-delà les limites trompeuses du « moi empirique » individuel. Je vous laisse encore cogiter.

Concernant l’ « étincelle de l’âme » dont vous parlez sans rien y comprendre, elle est en effet « incréée », ne vous en déplaise. Raison pour laquelle la « déification » peut s’opérer. A ce sujet, je vous renvoie bien entendu à Maître Eckhart (notamment son sermon n°2 : « Il est dans l’âme un château-fort etc. »). Et si les considérations du maître rhénan vous semblent par trop sujettes à caution, piochez dans Saint Thomas (je ne vous dis pas où, vous n’avez qu’à chercher, ça vous calmera!)

Quant à la proposition « vous serez comme des dieux » de Genèse 3 : 5 (et qui n’est pas prononcée par Lucifer, mais par Satan, vous devriez le savoir, érudit comme vous l’êtes), elle concerne la « connaissance du bien et du mal » (propre à une conscience dualisée ou « individualisée ») dans laquelle Satan (Diabolos = celui qui di-vise ou dual-ise) parviendra à faire basculer le couple primordial. C’est donc exactement le contraire de la « déification » maximienne qui, elle, réunifie la conscience de l’homme de manière à ce que la nature de ce dernier soit restaurée dans son statut primordial ou édenique. Voilà pourquoi on trouve dans le Ps 82 : 6 : «J'ai dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut ». Repris par Jésus dans Jean 10 : 34-36. Voilà également pourquoi Jésus met en relation « unité » et « perfection » : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5 : 48) « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17 : 21-22).

[1] Je me range ici au distingo désormais tenu pour acquis, même par les représentants de l’Eglise les plus hostiles à toute forme d’ «ésotérisme », entre « gnose » et « gnosticisme » (et donc entre « gnostique » et « gnosticiste »). En effet, depuis l’article du cardinal Jean Daniélou paru en 1962 dans la revue Eranos sous le titre « Les Traditions secrètes des Apôtres », plus personne n’oserait nier qu’il ait existé aux origines du Christianisme une « gnose » parfaitement orthodoxe, appartenant à l’Eglise et indépendante des divers courants gnosticistes qui pullulaient à l’époque. Le terme de « gnose » se retrouve d’ailleurs à foison chez des auteurs tels que Saint Clément d’Alexandrie, Saint Irénée ou Evagre le Pontiq ue (dont un des opus s’intitule d’ailleurs « Le gnostique » - traduit et publié chez Cerf dans la collection « Sources Chrétiennes »), pour n’en citer que trois.

Au plaisir de vous retrouver en meilleure forme.

Écrit par : LG | vendredi, 15 mars 2013

Le Christianisme n'est connaissable que par révélation ... quand à la totalité de la vérité. Par contre un grand ensemble de vérités est connu soit par la rectitude résiduelle même après la chute (niée par les Calvinistes), soit par grâces données en dehors de l'église ... pour les uns pour préparer leur entrée (St Eustache avait certes des grâces avant sa conversion), pour les autres pour qu'au moins ils ne fassent pas trop de mal.

Puisque les mots "philosophie pérenne" et "loi naturelle" sont pris en deux acceptations différentes, voici que je renvoie à une discussion qui m'a permis de me distancer de Guénon:

http://distributistreview.com/mag/2013/08/whats-wrong-with-distributism/

(Mes réponses à Cassiodorus dans les commentaires.)

Écrit par : Hans-Georg Lundahl | dimanche, 01 septembre 2013

René Guénon est devenu musulman !
Il a entrainé beaucoup d'intellectuels dans son sillage.
Guénon, c'est Lucifer l'ange des ténèbres qui se veut Lumière!
Sur le blog, http://torah-injil-jesus.blog.co.uk
En page de garde, vous pouvez voir cette image de Jésus - aujourd'hui 1° vendredi du mois, jour consacré au Cœur de Jésus, vrai Dieu et vrai homme - toutes les citations de l'Evangile.
Je découvre votre blog !
Que Dieu, Père, Fils et saint6esprit vous bénisse !

Écrit par : athanase | vendredi, 03 octobre 2014

Depuis une heure je lis les commentaires de ce blog vers lequel le "hasard" m'a porté et je dois reconnaître que je suis pantois. La quantité de folles pensée déversées ici est stupéfiante.
Je serais tenté de voir là une belle démonstration de la fable du renard et des raisins, mais je subodore bien davantage et bien plus, plus dangereux aussi.
Aussi me contenterais-je de signaler à "athanase" que Guénon aurait certainement été très amusé de se voir comparer à Lucifer qui ne se veut pas Lumière mais qui est bien le porteur de Lumière; cette lumière qui fait tant défaut ici ( à une belle exception près).
Je suis triste mais je sais aussi que les voies de notre Seigneur sont vraiment impénétrables pour beaucoup d'entre nous.
Maître Eckhart, Dante, Saint Paul pourraient être de bons éclairages à vos âmes assoiffées et le Spiritus retrouver ainsi le chemin de vos cœurs. Fraternellement

Écrit par : Cumpanus | mercredi, 12 novembre 2014

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