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jeudi, 18 juin 2009

Antispécisme : le visage monstrueux de la cause animale !

 

ou les aspects cachés d'une théorie scandaleuse

 

 

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« Dieu a confié les animaux à la gérance

de celui qu’Il a créé à son image.

Il est donc légitime

de se servir des animaux pour la nourriture,

on peut les domestiquer

pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et ses loisirs. »

 

 

 

 

L’antispécisme, théorie édifiée par Peter Singer relayée en France par les Cahiers antispécistes, est une monstruosité philosophique et une abjection conceptuelle absolument infecte, à l’origine de la plupart des slogans des militants anti-corridas, même si la plupart des naïfs qui sont enrôlés dans les associations de lutte contre la tauromachie l’ignorent, slogans qui sont caractéristiques de cette mouvance : « Refusons la torture ! »- « Non à la souffrance gratuite ! » « Assez de barbarie ! » , etc. L’antispécisme, théorie ouvertement matérialiste, considère en effet à la base que la notion « d'être humain », du moins telle que nous la concevons en conférant une dignité particulière à la personne créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1, 26), est une abstraction absurde d'origine religieuse, le reliquat d’une superstition biblique obsolète et dépassée.

 

 

A l’aide d’une mise en scène au goût douteux, on pouvait lire récemment sur une affichette antispéciste : « Humain ou animal quelle différence ? c’est la même souffrance. » Or, la différence est considérable de l’homme à l’animal. Ne pas le reconnaître présente un immense danger qu’il ne faut surtout pas mésestimer. C’est ce qu’explique très bien Camille Loty Malebranche, dans un article intitulé « De la zoocratie idéologique contemporaine... » : « (…) La déhiérarchisation des espèces humaine et animalières comporte un risque sérieux d’animalisation de l’homme. Une dénaturation amenuisante de l’humain. De la réclame pour nourriture santé et minceur à l’adresse des chiens et des chats à la sexualité humano-animale exponentielle sur le web, nous en sommes arrivés à une inversion du spécisme ancien jugé essentialiste et discriminatoire notamment par Peter Singer, nous sommes dans la pire crise du sens qui soit, la désignification ontologique devenue chose théorique totalement excentrique d’un occident en mal de substitution d’un sens et d’une justice que la société refuse et qui voit certains intellos se rabattre sur l’extrême insensé ironiquement intronisé comme valeur et morale. » De son côté Réflexes, qui n’est pourtant pas l'une de nos lectures favorites, résume correctement le problème : « le but avoué ou inavoué de tout antispéciste est de supprimer de la surface de la terre toute idée de souffrance, de mise à mort, volontaire ou non, sans préoccupation d’espèce. » Or cette idée est absurde dans la mesure où la souffrance, comme la mort, sont intrinsèquement liées à la vie. C’est une loi intangible du vivant.

 

I – Opposition à la pensée chrétienne

 

 

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« Soyez féconds, multipliez,
emplissez la terre et soumettez-la.»
(Genèse 1, 28).

 


Ceci explique pourquoi les antispécistes
réservent leurs critiques les plus virulentes à la culture judéo-chrétienne, puisque le dogme biblique bien connu, selon lequel l'Homme, et lui seul, fut créé à l'image de Dieu, est en contradiction directe avec la doctrine antispéciste de l'égalité en dignité des espèces. Pour le chrétien, les autres espèces ont été créées par Dieu bien sûr, mais dans un but précis : pour servir l'Homme [1]. Ainsi même si les animaux méritent le respect que leur confère le statut de créatures de Dieu, ils restent inférieurs à l’homme et n'ont pas droit au Salut, ni donc aux Sacrements. La Bible s’ouvrant par l’injonction divine faite à l’homme de « remplir la terre et la soumettre » [Genèse 1, 28]. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique stipule donc logiquement : « Dieu a confié les animaux à la gérance de celui qu’Il a créé à son image. Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et ses loisirs. Si elles restent dans des limites raisonnables, les expérimentations médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement recevables, puisqu’elles contribuent à soigner ou épargner des vies humaines. » [2]

 

 

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Si les animaux méritent le respect

que leur confère le statut de créatures de Dieu,

ils restent inférieurs à l’homme et n'ont pas droit au Salut,

ni donc aux Sacrements.

 

 

 

bentham.jpgMais Peter Singer, Philosophe, spécialiste de bioéthique, libéral de gauche, connaissant bien le marxisme, utilisant pour base conceptuelle de ses travaux la pensée utilitariste de Jeremy Bentham [3] provoque depuis quelques années une petite révolution dans la conception chrétienne classique. En effet, en affirmant que ce qui compte ce n'est pas que l'animal ne parle ni ne raisonne à l'égal de l'homme, mais qu'il souffre tout comme lui, il en arrive à postuler un droit à une reconnaissance en tant qu'être sensible et donc à un arsenal juridique de droits sensés protéger les animaux. « Le spécisme, affirme une brochure, est à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certain-e-s au bénéfices d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier ». On mesure le caractère plus qu’inquiétant d’une telle position, qui constitue artificiellement une égalité entre animal et homme, et surtout refuse qu’il soit établi une distinction entre les espèces en l’assimilant follement au racisme.

 

II - Une infâme doctrine justifiant l'infanticide, l’avortement, l’euthanasie et l’eugénisme

 

 

peter-singer.jpgD’ailleurs dans son langage, lorsque Singer parle « d’animal », il entend toutes les espèces y compris celle de « l'animal humain » (sic) ! Choquééthique animale.jpg par l'exploitation animale, Singer cherche à l'analyser dans le cadre de son matérialisme. Il trouve l'idée de vie trop idéaliste, et souhaite la remplacer par quelque chose de plus concret : la souffrance. L'individu animal n'a pas droit à la vie, mais le droit de ne pas souffrir. C'est la fameuse maxime de Bentham : « La question n'est pas : peuvent ils raisonner ? ni peuvent ils parler, penser ? mais : peuvent ils souffrir ? ». De ces prémisses, Singer déduit qu'il est condamnable de manger des animaux qui peuvent souffrir, plus encore de se livrer à des rites sanguinaires au prétexte de traditions culturelles. « Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur - de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces. » [4] Mais là où les choses deviennent extrêmement graves, c’est que non seulement Singer ose affirmer que toutes les espèces animales méritent une égale considération, ce qui est déjà passablement inacceptable du point de vue d’un sain anthropocentrisme chrétien, mais il ose scandaleusement écarter de cette égalité, écoutons bien : « le nourrisson de moins d'un mois, les  malades mentaux,  les idiots, les handicapés sans parler du fœtus » ! A tous ceux-là, il n'accorde pas le statut de personne car ils ne se considèrent pas eux-mêmes comme ayant un futur donc, comme des animaux non à même de ressentir la souffrance et le plaisir, on peut dès lors les supprimer sans commettre une faute morale... L'infanticide, l’avortement, l’euthanasie et l’eugénisme sont ainsi joyeusement justifiés au nom de l’antispécisme !

 

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« Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison –

hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur –

de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité

de considération des intérêts aux membres des autres espèces. »

(Peter Singer, Animal Liberation, 1975)

 


D’ailleurs n'a-t-il pas comparé « nouveaux-nés, handicapés et animaux », et trouvé que ces derniers étaient supérieurs aux premiers ! Il n’hésite pas à déclarer, sans aucune difficulté, qu’il est pour l'euthanasie à l’égard des handicapés, puisqu'ils sont « inférieurs aux animaux » ! Il écrit : « Je pense qu'un chimpanzé a certainement plus conscience de lui-même qu'un nouveau-né. Il y a des circonstances dans lesquelles tuer un nouveau-né n'est pas mauvais, alors que tuer un chimpanzé l'est. » [5] Voilà ce qui se cache derrière les thèses des avocats de la cause animale, et celles des gentils opposants à la corrida que l’on voit apparaître lors des férias, voilà l’hideuse et épouvantable doctrine, proposant tranquillement le meurtre des nouveaux-nés, qui sous-tend les actions, en apparence sympathiques, des anti-corridas !

 

 

III- Libération animale ou disparition des espèces ?


L’infâme démonstration de Singer, dont on vient de voir à quoi elle conduit, s'inscrit dans un large courant de critique des notions de conscience et d' ordre naturel, sur une base matérialiste et athée. Elle est un point de passage obligé de la démonstration sur l'égalité animale - concept partagé par de nombreux biologistes, à l'instar de Stephen Jay Gould - dans la mesure où l' argument de la conscience est un élément central de l'anthropocentrisme il est systématiquement étendu à l’ensemble des espèces, sans que lui soit appliqué le moindre critère de différenciation. On évoque à grands cris, voire même par des attentats terroristes parfois [6] les droits à la libération des animaux, l'humain devant cesser toute activité comme les corridas, les zoos, la chasse, mais aussi l'expérimentation scientifique et l'alimentation carnée, alors que parler de « libération » pour un animal de ferme est passablement ridicule. Les animaux de ferme sont le fruit de centaines ou de milliers d'années de sélection génétique par l'humain ; ils sont incapables de vivre par eux-mêmes, leur existence est totalement dépendante de la tutelle de l'humain. Mais comme les partisans de la libération animale prônent le végétarisme et le végétalisme, ils ne visent pas à libérer l'animal de ferme, ni d’élevage, dont le fameux taureau de combat qui ne tient son existence que de la corrida, mais à le faire disparaître !


Il est plus élégant d'appeler à « libérer » les animaux plutôt qu'à les faire disparaître, mais cela relève d'une immonde escroquerie intellectuelle, car en fait cette pensée conduit à la disparition objective de certaines espèces. Ceci explique pourquoi l’action des anti-corridas est en réalité une action de mort sur le plan concret, soutenue sur le plan théorique par une doctrine nihiliste et mortifère !
On comprend mieux pourquoi, sachant le danger diabolique et antichrétien qui se cache derrière ces théorie animales, lors de l'Assemblée des évêques à Glosar, en l'an 1051, « plusieurs hérétiques ont été condamnés à mort en raison de leur refus de tuer des poules » , car si l’ordre naturel et son mode propre de vie a été voulu par Dieu, s’y opposer représente une révolte contre les lois divines.

 

IV. Révolte contre l’ordre naturel

 

D’ailleurs, et cela n’a rien d’extraordinaire, les antispécistes ne cachent pas qu'ils désapprouvent ouvertement l'ordre naturel, car il est structurellement inégalitaire et cruel, ils veulent détruire la hiérarchie des créatures qui place l’homme, en tant que sommet de la création, avant l’animal. En théorie pour ces insensés démentiels, il s'agit de ne pas faire aux animaux ce que l'on refuse de faire aux humains, en pratique, se qu’ils se gardent de dire trop ouvertement mais qui est pourtant bien réel, il s’agira de faire subir sous peu aux humains, grâce aux directives des administrations, bien pire qu’aux animaux – en clair, au nom de la volonté de la disparition de la souffrance, on pratiquera demain dans cette société hygiénique et aseptisée, l’avortement, l’eugénisme et l’euthanasie, allègrement et en toute bonne conscience antispéciste !

 

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« Dieu créa l'homme à son image,

à l'image de Dieu il le créa,

homme et femme il les créa. »

(Genèse 1, 27).

 

 

L’anthropologie catholique, qui voit en l’homme le gérant de la création, nous évite, heureusement, la regrettable et dangereuse confusion à laquelle parviennent les tenants de la « libération animale » : anéantir l’homme et le réduire concrètement au rang d’un animal au prétexte de la non discrimination entre les espèces. Rien n’est donc plus ridicule et stupide que l’affirmation selon laquelle les défenseurs des animaux sont « plus humains », plus ouverts aux malheurs de leurs prochains, dont les animaux font partie : il y a là en effet une extension abusive de l’usage d’un mot que la Bible réserve à l’homme. La pointe de l’enseignement de Jésus est justement d’affirmer ceci : même abîmé ou défiguré, un homme restera toujours un homme, un frère dont je suis responsable et dont j’ai à me faire « le prochain » au titre d’une commune origine, l’un et l’autre créés à l’image de Dieu, et d’une commune vocation à partager la vie même de Dieu dans son Royaume.

 

Dans le contexte du « commencement» biblique où la vérité révélée sur l'homme comme « image et ressemblance de Dieu» constitue la base immuable de toute l'anthropologie chrétienne. « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa» (Gn 1, 27). Ce passage concis contient les vérités fondamentales de l'anthropologie: l'homme est le sommet de tout l'ordre de la création dans le monde visible; le genre humain, qui commence au moment où l'homme et la femme sont appelés à l'existence, couronne toute l'oeuvre de la création; tous les deux sont des êtres humains, l'homme et la femme à un degré égal tous les deux créés à l'image de Dieu. Cette image, cette ressemblance avec Dieu, qui est essentielle à l'être humain, est transmise par l'homme et la femme, comme époux et parents, à leurs descendants: «Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la» (Gn 1, 28). Le Créateur confie la «domination» de la terre au genre humain, à toutes les personnes, à tous les hommes et à toutes les femmes, qui puisent leur dignité et leur vocation dans leur «origine» commune. De la sorte, la vérité sur le caractère personnel de l'être humain ressort de la description biblique. L'homme est une personne, et cela dans la même mesure pour l'homme et pour la femme, car tous les deux ont été créés à l'image et à la ressemblance du Dieu personnel. Ce qui rend l'homme semblable à Dieu, c'est le fait que, contrairement au monde des créatures vivantes, y compris les êtres doués de sens (animalia), l'homme est aussi un être raisonnable (animal rationale), possédant, et lui seul dans le règne du vivant, une âme immortelle. Grâce à cette propriété, l'homme et la femme peuvent «dominer» les autres créatures du monde visible (cf. Gn 1, 28), et sont appelés à une vie surnaturelle, puisque les hommes rassemblés et réunis en Jésus-Christ deviendront « participants de la nature divine » (2 Pierre 1 ; 3) : ils seront déifiés. L’homme « deviendra par grâce ce que Dieu est par nature ».

 

 

Conclusion

 

On évitera donc impérativement le ridicule anthropomorphisme qui consiste à prêter aux animaux des sentiments ou raisonnements humains et à parler de la mort d’un chat ou d’un chien - même s’il s’agit d’un sympathique compagnon de notre vie quotidienne - comme s’il s’agissait de notre voisin ou de notre grand-mère ! A trop confondre l’homme et l’animal avec de faux bons sentiments, on en vient déjà à regarder l’animal comme un homme grâce à une propagande délirante, mais il y a fort à parier que tout cela nous conduise très vite, à force de toujours pousser trop loin l’inversion des valeurs, à positivement considérer les hommes comme de simples animaux.

 

 

 

Notes.

 

[1] Secrétariat Général de la Conférence Episcopale d’Allemagne : La responsabilité de l’homme à l’égard de l’animal. Positions, réflexions, suggestions, document de travail en date du 4 octobre 1993.

 

[2] CEC, no. 2417.

 

[3] Selon la conception utilitariste de Bentham, envisager l'animal comme un sujet est la source de l'éthique. Ceci débouche donc chez lui trois grands sujets de préoccupation : la critique matérialiste des théories de la conscience, l'égalité de considération entre les espèces animales, et le droit à l'euthanasie. C'est dans son livre « Question d'éthique pratique » qu'il expose le plus clairement cette triple préoccupation et les connections qu'il trouve entre elles. Dans ce cadre s’intègre le Projet Grands singes anthropoïdes, présentés dans les Cahiers antispécistes lyonnais de septembre 1993, qui partant du fait que les humains débiles profonds ont des capacités égales voire inférieures à celles des gorilles et autres orangs-outangs, propose une nouvelle déclaration des droits, non de l’homme, mais de la « communauté des égaux », qui regroupe l’homme et un certains nombre de singes. Cette déclaration propose avec le plus grand sérieux, par exemple, que les singes vivent en liberté parmi nous, qu’ils puissent bénéficier d’une aide judiciaire en cas de litige avec un humain (ou un autre singe). Sans commentaire.

 

[4] Peter Singer, Animal Liberation, 1975.

 

[5] Ibid.

 

(6] Certains militants réalisent de façon concrète la libération des animaux, en évacuant ceux-ci des élevages et des laboratoires, et en menant des actions terroristes contre les organisations les plus impliquées dans les cruautés envers animaux. Ces actes sont devenus assez courants au Royaume Uni et aux Etats Unis, ils concernent désormais aussi l'Europe du nord et une partie de l'Europe continentale (au total, plus de 20 pays). La France n'est pas encore vraiment touchée. Les attentats sont généralement le fait de l'Animal Liberation Front (ALF). Ce mouvement est apparu en Angleterre durant les années 70, à partir de membres issus de la Hunt Saboteur Association. Il est composé de petites cellules (une demi-douzaine de personnes, parfois moins) indépendantes, le noyau de l'ALF étant utilisé uniquement pour la revendication des attentats, la diffusion des méthodes, et la suggestion d'objectifs.

 

[7] G. von Hoensbroech, Das Papstthum in seiner sozialkulturellen Wirksamkeit, 1904, p.35.

14:44 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (80) | Tags : philosophie, reflexion, catholicisme, christianisme, analyse |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Cette monstruosité qu'est l'antispécisme a une origine, le matérialisme philosophique pur et dur. En réalité on pourrait presque soutenir que l'antispécisme est parfaitement logique en ce qu'il va jusqu'au bout de ce que le matérialisme soutient, les catégories “animaux humains" ou "animaux non humains” en disent suffisamment long sur ce que sont les créatures pour eux.

Écrit par : Falk | vendredi, 19 juin 2009

Voici l'une des sources de l'antispécisme :


"Des centaines de milliers d'années, l'équivalent dans l'histoire de la terre d'une seconde dans la vie de l'homme, ont dû s'écouler avant que de la bande de singes grimpant aux arbres soit sortie une société humaine. Mais, en fin de compte, elle a émergé. Et que trouvons nous ici encore comme différence caractéristique entre le troupeau de singes et la société humaine? Le travail."

(Friedrich Engels, Le rôle du travail dans la transformation du singe en Homme.)

Écrit par : Lozère | vendredi, 19 juin 2009

Les partisans de l'antispécisme, qui remettent en cause la notion d'espèce humaine, n'ont aucun sens ni historique, ni métaphysique, ni religieux. C'est le degré zéro de la pensée !

La théorie de l'antispécisme se résume dans cette phrase de Bentham reprise par Singer (il a pas volé son nom celui-là !) :

"Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale obtiendra ces droits que seule la main de la tyrannie a pu lui refuser. (...) On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort."

Singer est en fait le théoricien du matérialisme poussé jusqu'au bout. En faisant ainsi, il nie la distance infranchissable qui sépare l'espèce humaine des animaux, les uns et les autres sont mis sur le même plan, et les nourrissons sans conscience (soi disant) sont assimilés à des insectes... Une théorie fondamentalement absurde.

Écrit par : Dan | vendredi, 19 juin 2009

Finalement je trouve instructif qu'un débat sur la corrida débouche sur l'examen des théories qui circulent dans les coulisses des associations animalières. Vraiment très éclairant !

Écrit par : Aloïs | vendredi, 19 juin 2009

Alors comme ça l’antispécisme considère comme un « racisme anti-animal » toute vision qui refuse l’amalgame de la perception de l’homme comme une espèce animale parmi d’autres ! Délirant !!

Écrit par : Quadrige | vendredi, 19 juin 2009

Le premier antispéciste c'est le Marquis de Sade :

"Qu'est-ce que l'homme, et quelle différence y a-t-il entre lui et les autres plantes, entre lui et tous les autres animaux de la nature ? Aucune assurément. Fortuitement placé comme eux sur ce globe, il est né comme eux; il se propage, croît et décroît comme eux; il arrive comme eux à la vieillesse et tombe comme eux dans le néant après le terme que la nature assigne à chaque espèce d'animaux, en raison de la construction de ses organes. Si les rapprochements sont tellement exacts qu'il devienne absolument impossible à l'œil examinateur du philosophe d'apercevoir aucune dissemblance, il y aura donc alors tout autant de mal à tuer un animal qu'un homme, ou tout aussi peu à l'un qu'à l'autre , (...)"

[Français, encore un effort si vous voulez être républicains, in "La Philosophie dans le boudoir"]



Relisez maintenant ce que dit Peter Singer :

"C'est pourquoi nous devons rejeter la doctrine qui place la vie des membres de notre espèce au-dessus de celle des membres d'autres espèces. Certains de ceux-ci sont des personnes, certains membres de notre espèce n'en sont pas. (...) Il semble donc, par exemple, que tuer un chimpanzé est pire que tuer un être humain qui, du fait d'un handicap mental congénital, n'est pas et ne sera jamais une personne."

[P. Singer, Questions d'éthique pratique]

Écrit par : Radek | vendredi, 19 juin 2009

Est-ce que Singer n'a pas trop regardé la planète des singes ? On pourrait l'imaginer à le lire : "« Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur - de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces. »

Scénario : " les humains avaient été autrefois l'espèce dominante, tombée en décadence jusqu'à devenir esclaves des singes..."

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Plan%C3%A8te_des_singes_(film,_1968)

Écrit par : Hadrien | vendredi, 19 juin 2009

Remarque judicieuse Hadrien, en effet avec les théories de Singer on va tout droit vers ce genre de scénario. Observation amusante, pendant les pauses du tournage du film, les acteurs déguisés en singes avaient tendance à passer leur temps avec ceux déguisés avec la même espèce: les gorilles avec les gorilles, les orang-outans avec les orang-outans et les chimpanzés avec les chimpanzés...

Écrit par : Falk | vendredi, 19 juin 2009

En fait l'antispécisme est une sorte de développement naturel, si j'ose dire, du darwinisme qui fut vivement critiqué par l'Eglise nettement défavorable au transformisme. Le pape Léon XIII affirmera en 1893, dans l'encyclique "Providentissimus Deus", la doctrine de l'inspiration par l'Esprit Saint de la Bible et de la véracté des récits bibliques :

« Les livres de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, tels qu'ils ont été reconnus par le Concile de Trente doivent être reconnus comme sacrés et canoniques, non pas en ce sens que, composés par le génie humain, ils ont ensuite reçu son approbation, ni seulement qu'ils contiennent la révélation sans aucune erreur, mais parce qu'ils ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et ont ainsi Dieu pour auteur. »

Léon XIII, Providentissimus Deus

Écrit par : Multiplices inter | vendredi, 19 juin 2009

L'évolution et ses mécanismes sont encore largement étudiés aujourd'hui, et de nombreux points sur les mécanismes de l'évolution ne sont pas éclaircis. Certaines questions déjà soulevées par Charles Darwin n'ont d'ailleurs toujours pas de réponse certaine.

D'ailleurs Ernst Mayr à montre que Darwin a perdu la foi un an sinon deux, avant de formuler sa théorie de la sélection naturelle (sur laquelle il a sans doute travaillé plus de dix ans).

Dans une lettre à un correspondant de l'Université d'Utrecht, en 1873, Darwin exprimait ainsi son agnosticisme : « Je puis dire que l'impossibilité de concevoir que cet univers grand et admirable, avec nos personnalités conscientes, soit né par hasard, me semble l'argument principal en faveur de l'existence de Dieu; mais est-ce un argument d'une réelle valeur, je n'ai jamais été capable d'en décider. Je suis bien conscient que si nous admettons une cause première, l'esprit meurt toujours d'envie de savoir d'où elle est venue et comment elle est apparue. Je ne peux pas non plus écarter la difficulté que fait naître la somme immense de souffrance à travers le monde. Je suis, aussi, incité à respecter jusqu'à un certain point le jugement d'un grand nombre d'hommes remarquables qui ont cru à Dieu sans réserve ; mais là encore je vois que c'est un argument bien pauvre. La conclusion la plus sûre me semble être que cette question tout entière se situe hors des limites de l'intelligence humaine... »

Écrit par : Silvère | vendredi, 19 juin 2009

La fable d'un Darwin ayant la foi ne résiste pas à l'examen. Darwin, dans ses carnets de 1838, vingt et un ans ! avant la parution de son Origine des espèces, écrivait : « L'homme dans son arrogance se croit une grande œuvre digne de l'intervention d'un dieu. Il est plus humble et je pense plus vrai de le considérer comme créé à partir des animaux. »

Écrit par : Lapide | vendredi, 19 juin 2009

@ Lapide. C'est pourquoi après Darwin, les penseurs matérialistes au XIXe diront, Engels en tête, nous ne pouvons plus nous voir comme occupant une place spéciale dans la création - il nous faut au lieu de cela prendre conscience de ce que nous sommes le produit des mêmes forces qui, comme nous l'apprend la théorie de l'évolution, façonnèrent le reste du règne animal. Nous ne sommes pas une grande œuvre. Nous avons été créés à partir des animaux.

Écrit par : Falk | vendredi, 19 juin 2009

@ Falk,Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe... Carl Linné puis Charles Darwin, en leurs temps, en avaient déjà choqué plus d'un en plaçant l'homme dans le règne animal. Ils étaient arrivés à cette conclusion à partir de l'étude des morphologies humaines et simiesques.
L'anthropologie puis la génétique ont depuis apporté les preuves scientifiques de cette évolution à partir d'un ancêtre commun. Les grands singes forment la famille des hominoïdés. Celle-ci se sépare en 2 lignées. La première regroupe les hominidés (africains), l'homme, le chimpanzé, le bonobo, le gorille, et les pongidés(asiatiques) avec un seul représentant, les orang-outangs. La deuxième les hylobatidés avec les gibbons.

Écrit par : ContraSpe | vendredi, 19 juin 2009

VICTOIRE ! S'ils partagent près de 99% de notre patrimoine génétique, les grands singes ne devraient-ils pas être eux aussi protégés légalement contre la torture et l'enfermement ? Vilipendée depuis des lustres par les défenseurs des animaux pour ses sanglantes corridas de taureaux, l'Espagne vient de décider de répondre par l'affirmative, devenant ainsi le premier pays du monde à leur reconnaitre des droits.

http://www.rue89.com/ibere-espace/des-droits-de-lhomme-pour-les-singes-l-espagne-dit-oui?page=1

Écrit par : vegetarism.sky | vendredi, 19 juin 2009

Ce qui est bien avec vous Zak, c'est votre don naturel (pardon inné) pour trouver des sujets de débats consensuels ;-)

Écrit par : Xavier | vendredi, 19 juin 2009

@ContraSpe,
"Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe"...

Que préférez-vous? les bananes ou les cacahuètes?

Écrit par : Ronin | vendredi, 19 juin 2009

@ Ronin, Gardez vos remarques faiblement humoristiques qui dénotent surtout votre gêne idiote devant un fait incontestable puisque suivant les études, l’homo sapiens partage plus de 95% de ses gènes avec le chimpanzé. L'université d'état de Wayne, à Détroit (Etats-Unis) a annalysé les 97 gènes fonctionnels de l'homme et du chimpanzé : La coïncidence entre les deux génomes est de 99.4 % !

Écrit par : ContraSpe | vendredi, 19 juin 2009

@ContraSpe

Je n'éprouve aucune "gêne idiote" car qu'est-ce que les études que vous mentionnez prouvent? Il ne vous est pas venu à l'idée que c'est le singe qui pouvait descendre de l'homme? Il y a déjà quelques années que la théorie de Darwin a été officiellement abandonnée par les scientifiques. Ce n'est en tout cas pas un singe qui peut envoyer des posts comme nous le faisons ici. Il y a bien des singes qui parlent... dans les dessins animés.

Écrit par : Ronin | vendredi, 19 juin 2009

@ Ronin, La théorie de l'évolution abandonnée par les scientifiques ? vous êtes de plus en plus comique. Elle bouleverse et remet en cause près de 2 millénaires d'Histoire fixiste, telle est la vérité !
Mais peut-être croyez-vous encore que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses ?

Documentez-vous : http://www.darwinisme.org/

Écrit par : ContraSpe | samedi, 20 juin 2009

darwin est un agnostique qui perdit peu à peu la foi en Dieu.

Dans sa dernière autobiographie privée, Darwin ne cache pas l'abandon de sa croyance :

« Mais à cette époque(d'octobre 1836 à janvier 1839) j'étais progressivement venu à voir que l'Ancien Testament, avec son histoire du monde évidemment fausse, avec la Tour de Babel, l'arc-en-ciel comme un signe etc. etc. et le fait qu'il attribuait à Dieu les sentiments d'un tyran vindicatif, ne méritait pas plus d'être cru que les livres sacrés des Hindous, ou les croyances de n'importe quel barbare. »

D'autre part il fit cette remarque au détour d'une page :

"Il ne faut pas négliger non plus le fait que l'on inculque toujours aux enfants la croyance en un dieu, à une époque où leur cerveau n'est pas totalement formé. L'effet sur eux est si puissant, et comparable à un caractère hérité, qu'il serait aussi difficile pour eux de rejeter cette croyance que de faire disparaître chez un singe sa peur instinctive et sa haine des serpents. » (Recollections of the Development of my mind and character, p.93)

Écrit par : Falk | samedi, 20 juin 2009

@ ContraSpé

Ce que refuse ce rigolo de Ronin (et ses amis) c'est de reconnaître que l'homme ne descend pas du singe. C'est un singe lui-même !
Les hommes et le chimpanzé ont un ancêtre commun, un singe hominoïde. Depuis cet "Ancêtre Commun" les espèces se sont séparées il y a 8 à 9 millions d'années. Les lignées divergentes ont ensuite évolué chacune de leur côté. Les gorilles ou les chimpanzés sont donc des cousins éloignés de l'homme !

On peut également se poser la question de savoir pourquoi la parenté avec le singe est une insulte... Sans doute parce qu'elle rappelle que l'homme est un animal parmi d'autres...
Cette mise au point gêne les extrémistes qui positionnent l'homme au-dessus des autres espèces comme un aboutissement. A ce propos il est bon de leur rappeler que l'histoire de la Terre s'est faite sur plusieurs milliards d'années alors qu'Homo sapiens n'apparaît qu'il y a seulement 195 000 ans...

Écrit par : vegetarism.sky | samedi, 20 juin 2009

Bon les naturalistes athées darwiniens vous seriez gentils de vous calmer un peu. L’origine de l’homme à partir des singes est une idée qui a été propulsée par des fraudes, des manigances et des interprétations de fragments de fossiles. Il a été largement démontré que les crânes et les morceaux de tibia, de dents ou de mandibules présentés pour prouver la théorie de l'évolution étaient soit faux, soit appartenant à des singes, alors même que l’idée darwinienne s’est solidement imposée comme une vérité absolue, imperméable aux mises à jour, contradictions ou critiques.

Le fossile le plus complet est celui de Lucy, l’argument canon de la philosophie homme-singe. Pourtant, c’est un chimpanzé. Par contre, un genou trouvé à plusieurs kilomètres de Lucy prouveraient que cette dernière marchait debout ! À chacun de voir si cette hypothèse anodine suffit à prouver l’évolution, une théorie qui, rappelons-le, stipule qu’une bactérie s’est éventuellement transformée en être humain !

Écrit par : Laplace | samedi, 20 juin 2009

L'évolution est un conte de fée, elle prétend être une science, mais elle nous leurre, car aucune de ses expérimentations n'a eu de succès. Il s'agit d'une religion occulte parce que, comme le mysticisme, l'astrologie ou l'alchimie, on ne la retrouve nulle part dans l'univers.

La loi respectée par l'univers est plutôt la dévolution, car chaque être vivant et non vivant se désintègre. Tout comme le hasard, le temps fait toujours des ravages, il ne construit pas. Comme le hasard, le temps détruit les créatures les plus complexes, les êtres vivants, tout comme il détruit les plus simples, les êtres non vivants. Tout comme le hasard, le temps entraîne toutes choses vivantes vers la mort, faisant pourrir les plantes et putréfiant les animaux, suivant un processus de désintégration des molécules les plus complexes, qui réduit les molécules à leurs plus simples éléments constitutifs.

Le temps et le hasard ne bâtissent jamais la vie, qui est la forme d'énergie la plus complexe. Ils ne contribuent pas non plus à la diversifier ni à la complexifier. Le temps et le hasard font toujours diminuer la quantité d'énergie disponible, ils contribuent toujours à la désintégration de l'énergie et de la masse de l'univers. Universellement, ils font dégénérer la masse et l'énergie.

"Natura semper scalas descendet", la nature décroît toujours.

Écrit par : Sacrosanctum | samedi, 20 juin 2009

"La coïncidence entre les deux génomes est de 99.4 % !"

Et alors ? Les gènes codent pour des protéines qui sont les unités constitutives des êtres vivants, comme les briques le sont pour une maison. Des organismes ayant une morphologie et une physiologie similaires vont donc logiquement avoir des gènes en commun! De tous les animaux, celui qui ressemble le plus à l'homme est le chimpanzé, il est donc logique que ces deux créatures possèdent une plus forte proportion de gènes communs qu'avec le requin marteau ou la pastèque de Chine! L'argument du 99% de gènes ne prouve donc strictement rien.

Ce n'est pas l'intelligence qui sépare l'homme de l'animal. Il existe des bonobos, des dauphins, voire des perroquets plus intelligents (au niveau du QI) que certains hommes. Ce n'est pas non plus la capacité d'utiliser des outils; en effet, des centaines d'espèces d'animaux font preuve d'ingénierie (cultures de champignons par certaines fourmis, pierre utilisée comme marteau par les vautours percnoptères, etc.)
La seule, je dis bien la seule chose qui sépare l'homme de l'animal est la croyance en Dieu. C'est l'alpha et l'oméga de l'humanité, résumée par la citation de Zak sur la Genèse, "à l'image de Dieu". En nous détournant de Dieu, nous faisons plus que céder à notre égoïsme, nous nous ravalons au rang des bêtes.

Écrit par : Vertumne | samedi, 20 juin 2009

@ Vertumne, La croyance en Dieu est ce qui distingue l'homme du singe ? Fantaisie. Comment pouvez-vous affirmer que les animaux ne se posent pas la question ? ...Sur quelles recherches scientifiques objectives vous appuyez-vous pour soutenir cela ? L'animal doué de pensées raisonne à son propre niveau afin de répondre à ses besoins,tout comme nous.
Les grands singes apparurent entre 30 et 25 millions d’années. La lignée évolutive qui mène à l’Homme dérive des grands singes. Les singes sont nos cousins. Le dernier ancêtre commun entre les grands singes africains et l’Homme remonte à 6-7 millions d’années. Les premiers grands singes africains connus appartenaient à la famille des Proconsulidae, qui tire son nom de Proconsul africanus.
Ainsi nous ne descendons pas des singes, puisque nous sommes des singes. Certes, l'homme n'est pas un chimpanzé, le bonobo n'est pas un humain et le chimpanzé n'est pas un bonobo, mais tous, sont des singes! Entre l'homme et le singe, c'est une affaire de famille. L'homme fait partie de la famille des grands singes ou plus exactement des hominidés, au même titre que le gorille, le chimpanzé et le bonobo. L’être humain n’est pas issu d’un acte divin de création séparée ; aucune différence ontologique fondamentale ne peut être liée à la notion d’espèce.

Écrit par : ContraSpe | samedi, 20 juin 2009

L'influence de la religion, du catholicisme surtout, est néfaste au développement d'une philosophie plus protectrice des droits de l'animal. Nos attitudes occidentales envers les animaux sont enracinées dans l'héritage judéo-chrétien, établissant une royauté de l'homme sur la nature. Théodore Monod a maintes fois dénoncé "l'irréparable influence sur notre pensée et notre comportement du postulat anthropomorphique accepté et propagé par le judaïsme et le christianisme". Le mépris de l'animal auquel en est arrivée une civilisation qui se prétend fondée sur des préceptes évangéliques et sur certains textes du nouveau testament, est effroyable.

Écrit par : Vegans | samedi, 20 juin 2009

La théorie de l'évolution est un des facteurs qui a le plus contribué à "tuer" Dieu dans notre société. Elle a sûrement fait plus que toute autre méthode pour rendre l'humanité sans valeur et pour promouvoir l'inutilité de l'Eglise, de la foi chrétienne et de la morale. C'est à travers l'évolution qu'une nouvelle foi est introduite dans notre société : le matérialisme . Cette foi est sans espérance et complètement vide de tout fondement rationnel .

Devrait-on être surpris par le taux de suicide chez les jeunes, où on leur enseigne dès leur enfance que nous sommes des singes ?

Quelle sorte de morale est véhiculée par la théorie de l'évolution ? Une morale sans fondement dans laquelle chaque personne définit son propre bien et mal (nous sommes dieu), un système judiciaire corrompu (il n'est pratiquement plus basé sur la loi mosaïque) et une spiritualité qui croit plus aux extra-terrestres qu'au Créateur intelligent et surnaturel. La théorie de l'évolution est à la base de la mort de Dieu et de la perte de toute responsabilité sociale qui résultent en une société dépressive !

Écrit par : Alexandre | samedi, 20 juin 2009

L’évolution est un paradigme, c’est-à-dire une théorie largement acceptée sans vérification et qui sert à dicter la direction des recherches scientifiques - on est beaucoup plus proche aujourd'hui du discours religieux que du discours scientifique dans ce domaine.

Écrit par : Silvère | samedi, 20 juin 2009

"Comment pouvez-vous affirmer que les animaux ne se posent pas la question ?"

Question ridicule, posée comme fin de débat. Moi je vous demande de prouver que vous n'êtes pas un Martien descendu de son vaisseau spatial. Allez-y prouvez moi que vous n'en êtes pas un, j'attends!

Je vais néanmoins faire preuve de charité et vous répondre. Il n'existe aucune étude scientifique démontrant une pensée philosophique chez l'animal. Nos compagnons peuvent être attendrissants ou gentils mais ils sont avant tout mus par l'immédiateté et sont incapables de raisonner sur des concepts abstraits, a fortiori sur la question divine. Essayer donc de parler théologie avec une amibe ou un chien...

Écrit par : Vertumne | samedi, 20 juin 2009

Je trouve ce débat très interressant et j'ai une question à poser. Nous ne pouvons pas parler de théologie avec un chien, soit, mais mérite-t-il de souffrir atrocement sour la loi des hommes uniquement parce qu'il ne possède ni la croyance en Dieu ni la parole ?
Je place Dieu (les Dieux) au centre de ma vie et pourtant je considère que c'est faire offense à la vie que de les supplicier ou les considérer comme des objets qu'il ne sont pas.
La barbarie devient excusable puisque nous sommes "civilisés" ?

Écrit par : ElleN | samedi, 20 juin 2009

@ Vertumne, Vous dites : "Il n'existe aucune étude scientifique démontrant une pensée philosophique chez l'animal", ce n'est pas tout à fait exact. Joëlle Proust dan « L'animal intentionnel » est parvenue à la conclusion que les « animaux non humains » se forment des représentations mentales dans la mesure où ils se révèlent capables d'extraire et de mémoriser de l'information sur leur environnement naturel et social. Ils extraient cette information non sur la base du registre psychologique (désirs, croyances) mais sur la base d'indices comportementaux ; on peut donc parler de l'existence d'une pensée, ce que confirme Jean-Pierre Digard dans
"Les animaux pensent-ils ?" Éditions du Patrimoine, 2000.

L’homme est un animal, mais simplement le plus intelligent des animaux. La seule nature de l’homme est donc cette faculté à progresser tout au cours de sa vie.

Mais vous humanisez trop en refusant une religion et une pensée philosophique à l'animal sous prétexte que l'on ne puisse " parler théologie avec une amibe ou un chien...." L'une des disciplines éclairantes en ce domaine est l'éthologie. Jean Luc Renck et Véronique Servais dans "L'éthologie, Histoire naturelle du comportement", Seuil, 2002, montrent quels sont les systèmes sociaux, les structures, les normes que l'ont peut découvrir en étudiant la vie des animaux et leur manière de vivre ensemble : "Dès lors, qu'on considère que certains animaux vivent, à proprement parler, en société, on peut effectivement accepter qu'ils ont une ou des religions, on peut considérer que les animaux ont des religions, ou des mythes, dans la mesure où, comme les hommes, ils ont sensibles à leur environnement, et capables dans, certaines conditions, de s'adapter, et donc de prendre du recul par rapport à laur existence, d'être réflexifs. Partant de là, les animaux sont à mêmes d'avoir des sentiments, certes, différents des notres, mais qui correspondent également à une certaine façon de percevoir la vie, l'existence, et son essence."

Voilà pour la réponse.

Écrit par : ContraSpe | samedi, 20 juin 2009

@ ElleN, Vous avez bien raison : "mérite-t-il de souffrir atrocement sour la loi des hommes uniquement parce qu'il ne possède ni la croyance en Dieu ni la parole ?" La Réponse est évidemment NON !!!

Écrit par : ContraSpe | samedi, 20 juin 2009

@ ElleN: "mais mérite-t-il de souffrir atrocement sour la loi des hommes uniquement parce qu'il ne possède ni la croyance en Dieu ni la parole ?"

Vous illustrez parfaitement ce qu'explique Zak dans l'article, à savoir que vous employez comme dénominateur commun la "souffrance" des animaux et des hommes plutôt que la "pensée". Mais là encore, je ne suis même pas certain que la douleur ou son absence soit un critère utile. Après tout, de nombreuses espèces d'insectes sont dépourvues de neurones nociceptifs, elles ne ressentent pas la douleur. Eh bien j'aurai tout de même plus de sympathie pour une abeille pollinisatrice que pour un pitbull mordeur d'enfants.

"je considère que c'est faire offense à la vie que de les supplicier ou les considérer comme des objets qu'il ne sont pas."

Justement, nous luttons contre cette boucherie industrielle, "anonyme" administrée à des millions d'animaux au nom d'un hygiénisme qui prend prétexte à les défendre mais qui ne fait que les ravaler au rang de chiffres, et cela pour garnir les tables des bobos. Les anciens d'Europe ne mangeaient que les animaux qu'ils tuaient eux-mêmes, et sans infliger de souffrance inutile. Et puis, si vous êtes païenne, vous devez savoir que les sacrifices d'animaux (partagés ensuite entre les convives) étaient courants en Europe.

Sinon, très bien votre blogue.

Salutations d'un ex-païen.


@ Contraspe: pas convaincu par vos exemples, les auteurs que vous citez sont tout sauf indépendants au niveau philosophique. A ma connaissance, je ne connais pas de travaux scientifiques sérieux démontrant une forme de spiritualité chez les animaux. Les travaux des éthologues ont en effet démontré que les animaux avaient une vie sociale, des moyens de communication, des interactions, certes, mais point de spiritualité, notamment sur le concept de bien et de mal. C'est au delà de leur portée.

"L’homme est un animal, mais simplement le plus intelligent des animaux."

Vous le répétez à chacun de vos posts mais sans l'étayer nullement.

"La seule nature de l’homme est donc cette faculté à progresser tout au cours de sa vie."

Même les animaux progressent et apprennent de leurs erreurs. Une araignée peut apprendre à éviter des proies enrobées d'une substance amère (punaises, etc.).

Écrit par : Vertumne | samedi, 20 juin 2009

"Les anciens d'Europe ne mangeaient que les animaux qu'ils tuaient eux-mêmes, et sans infliger de souffrance inutile."

Et les inuits aujourd'hui continuent à chasser et pêcher, je n'ai rien contre le fait de se nourrir de la viande des animaux. Je ne prone pas le végétarisme, je dis simplement, que nous ne devons pas nier leurs souffrances et considérer que parce que se sont des animaux et nous des êtes humains, donc doués de raison, de parole etc.. nous pouvons tout nous permettre sur eux. Je trouve cela répugnant.

"Justement, nous luttons contre cette boucherie industrielle, "anonyme" administrée à des millions d'animaux au nom d'un hygiénisme qui prend prétexte à les défendre mais qui ne fait que les ravaler au rang de chiffres, et cela pour garnir les tables des bobos."

Totalement d'accord avec cette vision de la société.

"Et puis, si vous êtes païenne, vous devez savoir que les sacrifices d'animaux (partagés ensuite entre les convives) étaient courants en Europe."
On ne va tout de même pas comparer les sacrifices d'animaux des anciens paiens avec les millions de tonnes de viande qui circulent sur la planète, que ce soit dans les élevages intensifs ou les abattoirs...

"Salutations d'un ex-païen."
Définitivement ? :-)

Écrit par : ElleN | samedi, 20 juin 2009

J'ai compris les idées de ContraSpe en voyant sa photo :
http://www.majorblog.net/2008/10/15/monnaie-de-singes/

Écrit par : La Fouine | samedi, 20 juin 2009

@ Vertumne, Les éthologues, en particuliers les travaux de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen et Karl von Frisch (qui reçurent le prix Nobel de médecine en 1973) et qui ont le mieux étudié le comportement animal, ne sont pas des scientifiques ? Première nouvelle.

D'autre part les animaux sont au moins conscients d'exister, sinon ils ne craindraient pas la douleur. Ils savent qu'ils ont un corps, quelles sont ses limites et qu'il leur appartient. Nous appelons cela "conscience" chez l'homme, pourquoi appelerions-nous ça "réflexe" chez l'animal ? Et pourquoi leur dénier l'idée de Dieu au prétexte qu'il ne la formule pas comme nous ? J'ai même tendance à considérer que l'éventuelle absence de cette idée chez eux, serait plutôt un signe de leur meilleur équilibre comparativement à nous. Au fond vous restez vraiment dans des schémas réducteurs.

Écrit par : ContraSpe | samedi, 20 juin 2009

Rien de plus grotesque que l'utilisation du terme "singe", qui n'est pas scientifique pas plus que celui d'invertébré, pour désigner l'homme. Lorsque je lis ce type d'affirmation catégorique : "nous ne descendons pas des singes, puisque nous sommes des singes", je me demande si on est pas en présence d'un franc délire. La théorie de Darwin est une insulte pour le singe: jamais un singe n'aurait conçu un livre aussi dépourvu de substance que "L'origine des espèces"!

L'homme est d'une provenance bien plus élevée. Il a été créé par Dieu à sa propre image. Plus haute était sa position à l'origine, plus catastrophique est sa chute. Par son intelligence, l'homme révèle des traces de son état premier...

Écrit par : Falk | samedi, 20 juin 2009

Les plus grands scientifiques de notre ère, tous évolutionnistes à quelques exceptions près sont en train de réaliser que la théorie de l'Evolution est un produit de l'athéisme de la fin du XIXe siècle et non une explication scientifique véritable de ce qu'on observe dans la nature. Le physicien anglais H.S. Lipson, dans le Physics Bulletin de mai 1980 a fait part, également, de ses conclusions, à son propre étonnement. Il écrit : "En fait, l'Evolution est devenue en quelque sorte une religion scientifique; presque tous les savants l'ont accepté et beaucoup furent prêts à "tordre" leurs observations pour qu'elles correspondent à cette théorie Mais pour moi, la théorie de l'Evolution ne tient pas debout. Si la matière vivante n'est pas le produit de l'interaction entre les atomes, les forces naturelles et les radiations, alors comment est-elle apparue? Je pense que la seule explication acceptable est la création. Je sais que cette idée est taboue parmi les physiciens, comme elle l'était jusque-là pour moi, mais on ne doit pas rejeter une théorie que nous n'aimons pas si l'évidence expérimentale est en sa faveur."

Écrit par : Lozère | samedi, 20 juin 2009

Les similitudes que l'on nous présente ["La coïncidence entre les deux génomes (du singe et de l'homme) est de 99.4 % !"], comme l'a très bien fait remarquer Vertumne, sont des preuves non pas pour l'évolution mais pour la création.

Il est sûrement naturel que le corps humain possède quelques similitudes moléculaires avec d'autres êtres vivants, parce qu'ils se composent tous de mêmes molécules, ils utilisent tous la même eau et atmosphère, et ils consomment tous des nourritures comprenant les mêmes molécules. Certainement, leurs métabolismes et donc compositions génétiques ressembleraient l’un à l’autre. Cependant cela n'est pas la preuve qu'ils ont évolué d'un ancêtre commun.

Écrit par : Silvère | samedi, 20 juin 2009

La théorie fondamentale de l'évolution des espèces a été celle du XIXe siècle, aussi bien Lamarck expliquant en 1809 l'évolution par l'adaptation des organes à des milieux extérieurs qui se transformaient, que Charles Darwin l'expliquant cinquante ans plus tard par la concurrence vitale et la sélection naturelle. Les travaux des grands géologues de ce XIXe siècle, comme Lyell, D'Orbigny, Philipp, Gaudry, et combien d'autres, ont été utilisés pour appuyer ces théories. Sans doute, depuis lors, la doctrine a-t-elle été contrainte d'abandonner Lamarck et Darwin pour accueillir d'autres interprétations fondées surtout sur les variations brusques, ou mutations, après les observations d'un Hugo de Vriès. Elle a dû faire face aux redoutables objections tirées des lois de l'hérédité que Mendel (mort en 1884) avait mises en lumière. Mais elle n'a pas capitulé. Elle inspire toujours de téméraires explications matérialistes du monde, dans la ligne de Haeckel, et maintenant s'en réclament de grands systèmes cosmologiques et théologiques qui prétendent concilier la foi et le rationalisme. Elle n'en demeure pas moins une doctrine, et rien de plus.

Soulignons que sur le plan strictement scientifique, aucune de ces théories ne peut se prévaloir d'observation, ou de démonstration directe. Le passé géologique est mort, et il est clair que jamais l'homme n'a pu voir le passage d'une espèce à l'autre au cours de ce passé; les paléontologistes recherchent en vain les «formes de transition». Comme l'écrit l'un d'eux, J.-J. Barloy : «il est évident qu'une filiation est toujours hypothétique en paléontologie». Quant au présent, la biologie n'a pu ni produire ni observer de tels passages, ni voir des organes nouveaux apparaître chez une espèce donnée.

Les expériences les plus remarquables des biologistes indiquent toutes la stabilité des espèces sauf, encore une fois, certains détails qui ne changent rien à la permanence du monde vivant, et qui, du reste, se perdent d'une génération à l'autre («retour des types»). Que donc l'on tienne l'évolution pour une hypothèse cohérente, qu'on la trouve commode pour classer et exposer les faits, cela pourrait à la rigueur s'admettre. Mais pas davantage. C'est un schéma conventionnel.

Ses partisans les plus convaincus, s'ils sont sincères, doivent en convenir. Au surplus, cette hypothèse n'explique rien. Elle met derrière le mot «évolution» un principe indéfinissable et mystérieux. Elle émet un dogme.

En réalité, les savants se décident, relativement à de tels sujets, non sur des preuves évidentes comme on pourrait en tirer de démonstrations mathématiques ou mieux d'expériences physiques et chimiques, mais d'après leurs sentiments, leur éducation, la conception qu'ils se font de l'homme et de l'univers. «La paléontologie est une science passionnelle», a-t-on écrit. La vraie science se bornera à dire: on peut édifier des systèmes philosophiques et pseudo-scientifiques sur l'idée de l'évolution, mais non sur des faits constatés d'une telle évolution.

Or cette distinction est bien rarement faite. Le parti pris de certains est de la mauvaise foi pure et simple. Il est, aimons à le croire, involontaire chez le très grand nombre de savants qui arrivent à ne plus penser qu'en termes d'évolution. Il y a une foi évolutionniste. Elle ne peut tenir lieu de certitude, comme le reconnaît Jean Rostand quand il écrit : « On ne peut que croire en l'évolution » [« Ce que je crois », p. 13. Le même dira : « On ne peut jamais que croire, et toute la différence est entre les gens téméraires qui croient qu'ils savent et les sages qui savent qu'ils croient» (p. 23)].

Nous voudrions pouvoir penser qu'il y a simple impropriété de langage de la part de cet autre biologiste disant : «L'évolution est un fait historique et elle nous montre la lente montée de la vie vers les formes supérieures d'organisation » [Marois, les Cahiers de l'Institut de la vie]. Un fait historique ? Non. Une certaine reconstitution conjecturale de l'histoire des êtres vivants, ce qui est tout autre chose !

Mais toujours est-il que la masse des gens qui n'ont ni la possibilité ni le loisir de s'informer exactement sont induits en erreur, et que beaucoup acceptent comme vérité démontrée ce qui n'est qu'une conjecture. Et hélas ! c'est sur une base aussi suspecte que les gens mettent en doute la Révélation et en arrivent aujourd'hui à refuser la croyance en Dieu.

Écrit par : Plinval de Salgues | dimanche, 21 juin 2009

"@ Ronin, La théorie de l'évolution abandonnée par les scientifiques ? vous êtes de plus en plus comique. Elle bouleverse et remet en cause près de 2 millénaires d'Histoire fixiste, telle est la vérité !
Mais peut-être croyez-vous encore que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses ?"

Je persiste et signe : cela a fait l'objet d'un encadré dans le journal "Le Monde" ; ce n'est pas parce qu'il y a une chapelle darwinienne dont vous mentionnez le lien que cela change quoi que que ce soit au fait que la théorie de Darwin n'a JAMAIS été prouvé scientifiquement. Vous pouvez vous livrer à des incantations et à un humour de beauf bien lourdingue, je vous défie de trouver la moindre preuve. Vos propos relèvent de la croyance et non de la science, et le ton péremptoire et arrogant que vous utilisez ne peut masquer le vide de vos arguments précisément parce qu'ils ne peuvent s'appuyer sur aucune base scientifique.

Allez, arrêtez de faire le singe.

Écrit par : Ronin | dimanche, 21 juin 2009

Tout-à-fait, Ronin : si on demandait à nos antispécistes de nous répondre sur l'origine non-humaine du langage?

Écrit par : Thaddée | dimanche, 21 juin 2009

L’astrologie montre que chaque animal est un être singulier et important, qui doit pouvoir vivre sa vie, faire ses choix comme il peut, et par là participer avec ses moyens à l’évolution du monde. Il n’y a pas « les animaux et nous », mais un continuum de personnes plongées dans la même aventure qui ont besoin les unes des autres. Les animaux méritent tout autant le titre de personnes que les humains.

Écrit par : Mutations-Radicales | dimanche, 21 juin 2009

Une info pour les antispécistes :

Ce soir, dimanche 21 juin, la chaîne de télévision Direct8 (sur la TNT) diffuse, devinez quoi? La planète des singes!

Écrit par : Ronin | dimanche, 21 juin 2009

@ Ronin, C'est vous qui faites le singe, et de façon vraiment inintelligente, car certains singes sont plus subtils que vous !
Pourquoi ? Parce que tous les vertébrés possèdent un esprit. Les arguments utilisés pour nier la conscience animale : il n'y a pas de pensée chez l'animal, faute de concepts qui exigent la possession d'un langage - ou les animaux ne sont pas conscients parce qu'ils n'ont pas de conscience réflexive : ils n'ont pas de métareprésentations, sont tous des arguments absurdes. On oublie la possibilité d'une pensée conceptuelle non verbale, dont l'existence n'est pas compromise par la non-maîtrise des concepts se référant aux états mentaux eux-mêmes comme « ressentir » ou « désirer ».

Écrit par : ContraSpé | dimanche, 21 juin 2009

"Parce que tous les vertébrés possèdent un esprit. Les arguments utilisés pour nier la conscience animale : il n'y a pas de pensée chez l'animal, faute de concepts qui exigent la possession d'un langage - ou les animaux ne sont pas conscients parce qu'ils n'ont pas de conscience réflexive : ils n'ont pas de métareprésentations, sont tous des arguments absurdes".

Où sont les preuves scientifiques de vos assertions? Vous énoncez un credo.

Écrit par : Ronin | dimanche, 21 juin 2009

@ Ronin, Voilà, par ordre alphabétique,les preuves scientifiques de mes assertions :


François Dagognet Le Vivant, Bordas.
E. Shrödinger What is life , New York, Mac Millan.
Jean Pierre Garel L'horreur génétique, Jouvence.
Louis-Marie Vincent, Gilles Nibart, L'identité du vivant, l'Harmattan.
Dominique Lestel Les Origines animales de la Culture, Champ Flammarion, 2001.
Les amis de mes amis” Seuil 2007.
L'Animalité. Essai sur le statut de l'humain, Hatier, Paris, 1996 réédition l'Herne, 2007.
Jacques Vauclair, L’Intelligence animale » Seuil, 1995.
Pierre Jouventin. Les Confessions d’un primate. Belin Pour la science.
Proust, Joëlle, Comment l'esprit vient aux bêtes. Essai sur la représentation, Gallimard, 1997.
Denton Derek, L'Emergence de la Conscience de l'Animal à l'Homme, Champs Flammarion 1998. De Frans Waal, Quand les singes prennent le thé ou De la culture animale Fayard, 2000.
Armelle Le Bras-Chopard, Le Zoo des Philosophes. De la bestialisation à l'exclusion, Plon, 2000.
G. Agamben, L'Ouvert. De l'homme et de l'animal, trad. J. Gayraud, Bibliothèque Rivages, Paris, 2002
F. Armengaud, Au titre du sacrifice : l'exploitation économique, symbolique et idéologique des animaux, in B. Cyrulnik dir., Si les Lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, Gallimard, Paris, 1998 ; L'Anthropomorphisme : vraie question ou faux débat ?, in F. Burgat et R. Dantzer dir., Les Animaux d'élevage ont-ils droit au bien-être ? I.N.R.A., Paris, 2001.
H. Brion et Henri Ey dir., Psychiatrie animale, Desclée de Brouwer, Paris, 1964
F. Burgat, Animal, mon prochain, Odile Jacob, Paris, 1997 ;
L'Animal dans les Pratiques de Consommation, P.U.F., Paris, 1995
G. Chapoutier, Les Droits de l'animal, P.U.F. 1992.
B. Cyrulnik dir., Si les Lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, Gallimard, 1998.
F. Dastur, « Pour une Zoologie privative“, ou Comment ne pas parler de l'Animal », in Alter, no 3, 1995
J. Derrida, Il faut bien manger“ ou le Calcul du sujet, in Confrontations, Cahiers 20, 1989.
E. De Fontenay, « La Bête est sans raison », in Critique, no 375-376, août-sept. 1978. ; Le Silence des bêtes. La Philosophie à l'épreuve de l'Animalité, Fayard, Paris, 1998.
J.-Y. Goffi, Le Philosophe et ses Animaux. Du statut éthique de l'animal, Jacqueline Chambon, Nîmes, 1994.
P. Guenancia, Quelques Doutes sur la différence entre l'Homme et l'Animal, in Milieux, no 26, 1986
E. Hardoin-Fugier, Le Peintre et l'Animal, L'Amateur, Paris, 2001.
D. Müller et H. Poltier., La Dignité de l'Animal. Quel statut pour les animaux à l'heure des technosciences, Labor et Fides, Genève, 2000.
J. Proust, Comment l'esprit vient aux bêtes. Essai sur la représentation, Gallimard, 1997.
G. Romeyer-Derbey dir., L'Animal dans l'Antiquité, Vrin, Paris, 1997.
P. Singer, La Libération animale, trad. L. Roussel, relue par D. Olivier, Grasset, Paris, 1993.
E. Strauss, Du Sens des sens. Contribution à l'étude des fondements de la psychologie, trad. G. Thinès et P.-P. Legrand, Jérôme Millon, Grenoble, 1989.
G. Thinès, Phénoménologie et Sciences du comportement, Pierre Mardaga, Liège, Bruxelles, 1980 ; Existence et subjectivité. Études de Psychologie phénoménologique, éditions de l'université de Bruxelles, Bruxelles, 1991.


J'attends maintenant tranquillement les preuves scientifiques de votre propre credo religieux obsolète, réducteur, anti-scientifique et superstitieux.

Écrit par : ContraSpé | dimanche, 21 juin 2009

Et puis pour vous distraire à la plage, plutôt que de feuilleter Paris-Match :

Les animaux pensent-ils ?
Revue Terrain, n°34 , éditions du patrimoine, mars 2000.

http://www.scienceshumaines.com/-0ales-animaux-pensent-ils--0a_fr_3258.html

Écrit par : ContraSpé | dimanche, 21 juin 2009

Vous me balancez une série d'ouvrages dont les auteurs ne sont pas nécessairement des scientifiques, vous ne citez aucun d'entre eux pour essayer de bâtir une argumentation sérieuse, et expliquez-moi alors l'origine du langage chez l'homme. Il y a des choses qui ne se prouvent pas, parce qu'elles dépassent les facultés de l'homme réduit à son petit rationalisme. En attendant, j'ai réussi à prouver votre athéisme réducteur et votre haine du surnaturel. Et vos litanies darwininiennes ne sont pas autre chose que de la superstition.

Écrit par : Ronin | dimanche, 21 juin 2009

@ Contraspé: aucune de vos citations n'est une publication scientifique révisée par des pairs. Il ne s'agit que d'ouvrages d'opinion ou de vulgarisation donc sans aucune valeur académique. On attendait plutôt du American Naturalist, Science ou Proceedings of the National Academy of Sciences...

De notre côté nous avons non seulement la Bible, mais aussi la quasi-totalité des hommes de science, savants, penseurs, philosophes des deux mille cinq cents dernières années, à tel point que les énoncer constituerait une faute de goût. Vous voyez, le plateau de la balance penche définitivement en notre faveur. Après cela bien entendu, libre à vous de croire ce qui vous plaît, du moment que vous ne l'érigez pas en vérité scientifique, ce ne serait pas sérieux.

Écrit par : Vertumne | dimanche, 21 juin 2009

@ Vertumne, Ronin, Les références transmises plus haut ne sont pas scientifiques alors même que s'y trouvent les noms d'éminents chercheurs ? Votre mauvaise foi n'a pas de limite.

Oseriez-vous contester la valeur, par exemple, auteur que je n'ai pas cité, de Georges Chapouthier, qui a étudié les rapports de l'homme et de l'animal auxquels il a consacré sa vie et de nombreux livres ? Il est Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), possède une double formation de biologiste (Docteur ès-Sciences) et de philosophe (Docteur en Philosophie). En tant que biologiste, dirige, à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, dans l'unité "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie " (CNRS-Université Paris 6), une équipe consacrée à l'étude de la pharmacologie de l'anxiété et de la mémoire chez la souris. Et en tant que philosophe, est attaché à l'Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS-Université Paris 1).

Un journaliste d'opinion sans doute selon vos critères religieux ?

Bibliographie :

G.Chapouthier, M.Kreutzer, C.Menini, Psychophysiologie - Le système nerveux et le Comportement, Editions Etudes vivantes, Paris, 1980, l92 pages. (épuisé)

J.J.Matras, G.Chapouthier, L'inné et l'acquis des structures biologiques, collection "Le Biologiste", Presses Universitaires de France éditeur, Paris, 1981, 243 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.J.Matras, Introduction au fonctionnement du système nerveux (codage et traitement de l'information), Editions MEDSI, Paris, 1982, 224 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.J.Matras, The nervous system and how it functions, Abacus Press, UK, 1986. (épuisé)

G.Chapouthier, Mémoire et Cerveau - Biologie de l'apprentissage, Collection Science et Découvertes, Editions du Rocher, Monaco, 1988, 126 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal, Editions Denoël, Paris,1990, 260 pages

G.Chapouthier, Les droits de l'animal, Collection "Que sais-je ?", Presses Universitaires de France, Paris,1992,125 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, La biologie de la mémoire, Collection "Que sais-je ?", Presses Universitaires de France, Paris,1994,125 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.C.Nouët (sous la direction de, ouvrage collectif), Les droits de l'animal aujourd'hui, Collection "Panoramiques", Editions Arléa-Corlet (Diffusion Le Seuil) et Ligue Française des Droits de l'Animal, Paris,1997, 244 pages

G.Chapouthier, J.C.Nouët (editors), The universal declaration of animal rights, comments and intentions, Editions Ligue Française des Droits de l'Animal, Paris,1998, 96 pages

G.Chapouthier, L'homme, ce singe en mosaïque, Editions Odile Jacob, Paris, 2001, 211 pages

G.Chapouthier, Qu'est-ce que l'animal ?, Collection "Les petites pommes du savoir", Editions le Pommier, Paris, 2004, 55 pages

G.Chapouthier (sous la direction de, ouvrage collectif), L'animal humain - Traits et spécificités, Editions L'Harmattan, Paris, 2004, 116 pages

Allez-vous me dire à présent, sous la forme d'une plaisanterie, "que les publications scientifiques du Pr. Chapouthier n'ont pas été révisées par des pairs", qu'il ne s'agit que "d'ouvrages d'opinion ou de vulgarisation donc sans aucune valeur académique" ?

Mais j'oublie que que vos Bibles et missels, et les bibliothèques des monastères emplies des visions imaginaires des pères de l'église, sont bien plus autorisés sur le plan scientifique en matière de pensée animale et d'histoire de la création...

Écrit par : ContraSpé | dimanche, 21 juin 2009

Mon pauvre ContraSpé,
Sur FR3, il y a quelques mois, un scientifique de renom Noël Coppens nous présentait sérieusement un téléfilm censé démontrer que l'homme descendait du singe.
Nous sommes donc parti des primates, puis ceux ci se sont relevés, ont chassé intelligemment, etc ......
Tout cela pour arriver à l'homme de Néanderthal.
Puis nous dit il, après une heure et demi de pellicules, arriva l'homo sapiens sapiens, venant d'on ne sait où et qui peupla quasiment instantanément la terre toute entière.
Dans les cinq dernières minutes de l'émission, il nous déclara qu'il était impossible que nous soyons issu de Néanderthal car nous étions génétiquement incompatibles.
Je ne sais pourquoi mais j'ai eu l'impression d'être pris pour une bille car cette émission, censée nous démontrer notre ascendance primate nous prouvait totalement le contraire !
Comme quoi, le politiquement correct semble dominer la science à un point que l'on nje peut imaginer.

Ceci dit, je trouve votre attitude grotesque vis à vis de Ronin à affirmer comme vrai des fantasmes non argumentés.
Ne nous parlez plus de spiritualité, vous nous faites gerber !

Écrit par : La Fouine | dimanche, 21 juin 2009

Même si généticiens et biologistes n'hésitent pas à rapprocher considérablement les espèces animales et humaines, ceci n'a aucune incidence concernant le seuil au-delà duquel l'homme ne peut plus être compté comme animal : celui où se manifestent le langage articulé, le libre arbitre, la fonction symbolique, et non plus seulement l'instinct. Et dans ce domaine, la génétique et la biologie qui sont les armes favorites des défenseurs de la cause animale, cèdent le pas face à des sciences plus solides.

En effet à ce stade, que l'on concède ou non une pensée à l'animal, bien que le terme semble vraiment audacieux, il est clair que l'homme présente un état incomparable et unique au sein de la création dont il est le centre. Les différences sont évidentes sur le plan intellectuel et sur celui de la créativité. Nous avons par exemple inventé et développé les outils qui se sont sophistiqués au fil de siècles pour devenir toute une technologie extrêmement sophistiquée. Nous avons créé et développé des langages. Nous avons des sentiments que nous exprimons. Nous avons développé également des systèmes sociaux sophistiqués. Inutile d'aller plus loin dans cette démonstration de supériorité de l'homme sur l'animal assez évidente.

Par la nomination, Adam n'est plus seulement le premier homme, mais il devient aussi roi de la création. en nommant les animaux il prouve qu'il les connaît. La nomination des animaux touche quatre notions fondamentales : la parole, la science, l'autorité et la sexualité. En parlant, en nommant d'autres créatures, l'homme se distingue foncièrement de l'animal. Par la nomination, Adam met à jour son omniscience en trouvant un nom qui correspond à chaque animal : la nomination et la connaissance sont deux notions intimement liées. L'homme obtient la suprématie sur le monde animal, il devient seigneur de l'Éden. Cette scène précédent la création de la femme a des conséquences sur la relation qui unira les deux humains.


L'animal à la différence de l'homme n'est pas doué de raison ni de conscience, c'est l'être même de l'animal, à savoir ce qu'il est, ce qui le caractérise, que d'être privé de conscience. Toute doctrine qui réduit l'humanité à l'animalité fait de l'humanité une simple espèce naturelle parmi les autres.

Écrit par : Valence | dimanche, 21 juin 2009

« Dieu dit : “ faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail ; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent." »

Ces versets fondent à la fois l'éthique de l'Occident chrétien et son rapport à la nature, y compris les animaux. En posant l'homme, et seulement l'homme comme créé à l'image de Dieu, ce texte affirme la dignité de l'humanité et de la seule humanité. En effet seul l'homme a Dieu pour interlocuteur et il est donc le seul porteur de la dignité que confère ce dialogue avec Dieu. En creux il nous suggère qu'élever l'animal à la dignité de l'homme reviendrait à ramener l'homme à l'animalité. C'est ainsi que le principe de la seule dignité humaine est celui qui a fondé la culture occidentale. C'est un axiome philosophique et religieux. On peut ne pas y adhérer comme aujourd'hui les défenseurs de la cause animale, mais il ne peut trouver ni ses fondements ni sa contradiction dans la science, car il relève de la morale. Cette singularité de la dignité humaine a longtemps été au centre de la tradition théologique et philosophique de l'Occident. C'est bien elle qui, en Occident, est à la source du caractère sacré de la personne humaine.

Écrit par : Forest | dimanche, 21 juin 2009

Seul l'homme fait usage du mode déclaratif du langage. Les animaux, y compris des chimpanzés que l'on a entraînés à l'utilisation de symboles graphiques, font un usage exclusivement injonctif des signaux. Cet usage est d'ailleurs largement suffisant pour faire face aux nécessités biologiques de la reproduction, de la recherche de nourriture ou encore de l'évitement des prédateurs, mais totalement insuffisant sur le plan d'une réflexion conceptuelle.

Écrit par : Hilaire | dimanche, 21 juin 2009

Peter Singer, dont font grand cas les antispécistes et autres avocats de la cause animale, est actuellement professeur de bioéthique à l'université de Princeton aux États-unis. Dans une interview à la revue de vulgarisation scientifique « La Recherche », publiée en octobre 2000, on peut lire des déclarations de Peter Singer qui sont assez osées et pour tout dire totalement dingues. Lorsqu'on songe que c'est ce théoricien qui est le maître à penser des mouvements animaliers on ne peut être que très inquiet.

Extraits :


« Placer l'existence de l'être humain sur un plan supérieur à celui de l'existence des animaux est une attitude profondément ancrée dans la religion. Il n'y a en effet pas d'autre moyen de justifier cette supériorité de l'espèce humaine que d'invoquer l'immortalité de l'âme, ou toute autre forme de statut privilégié de l'homme dans le dessein divin. »

« Je ne dis pas qu'un babouin a le même intérêt à continuer à vivre qu'un être humain, cela dépend en fait de l'être humain. Si ce dernier possède le sens de son existence dans le temps, ce que j'appelle avoir une vie biographique et pas seulement biologique, alors oui, on peut dire que cet être humain a un plus grand intérêt à continuer à vivre. »

« Rationalité, autonomie, mais aussi capacité au langage, capacité de « réciprocité », la liste de ce qui fait le propre de l'homme selon les philosophes serait longue ! Mais toutes ces descriptions s'appliquent-elles à un enfant de trois mois ou à un individu dans un coma dépassé ? Évidemment non... ».

« Un chimpanzé ou un cochon, par exemple, se rapproche bien plus du modèle d'être autonome et rationnel qu'un nouveau-né. »

« La doctrine du caractère sacré de la vie humaine n'est plus défendable. C'est une doctrine profondément ancrée dans la tradition judéo-chrétienne, selon laquelle l'être humain, et lui seul, possède un statut moral spécial. En raison de ce statut privilégié, enlever la vie à un être humain est en soi un acte moralement condamnable, quelles que soient les circonstances, car toute vie humaine est considérée comme d'égale valeur. »

Question : Pouvez-vous préciser dans quelles circonstances est valable le jugement : tuer un nouveau-né handicapé n'est pas équivalent d'un point de vue moral à tuer une personne, très souvent, il n'y a rien là de mal ?

Réponse : « Il est valable lorsque le nouveau-né présente des handicaps tels que sa vie, autant que puissent en juger ses parents, ne pourra être une vie satisfaisante. Mais ce n'est pas moi qui vais vous spécifier quelle vie est satisfaisante ou non. Ce jugement appartient aux parents, éventuellement en concertation avec des médecins. Quand un handicap détecté avant la naissance est sévère, on autorise l'avortement : l'embryon, à juste titre, n'est pas encore considéré comme une personne pleine et entière. Mais le nouveau-né peut-il l'être davantage ? Je ne le pense pas. On doit donc aussi autoriser de mettre un terme à la vie d'un nouveau-né qu'on découvre, à la naissance ou peu après, porteur d'un fort handicap. »

Question : Mais un tel argument soulève la difficulté de décider à quel moment un nourrisson devient une personne !

Réponse : « C'est en effet le vrai problème ! La phrase que vous avez citée reste d'ailleurs valable si vous enlevez le mot handicapé : je ne pense pas que tuer un nouveau-né soit jamais équivalent à tuer une personne. Par personne j'entends un être capable de raison et possédant notamment ce sens de son existence dans le temps dont nous avons parlé. Cela étant dit, la question du passage de l'état de nouveau-né à celui de personne demeure. Ce passage est bien évidemment progressif. Mais on peut au moins affirmer que dans le premier mois de son existence, un nouveau-né n'est pas une personne. Un mois me semble donc un délai raisonnable à accorder aux parents pour décider si leur bébé doit continuer à vivre (sic) ».


Ainsi Peter Singer, éminent défenseur du droit des animaux, dont il pense que leur reconnaissance constitue un grand progrès moral pour l'humanité, nous propose donc ici rien moins que de revenir plus de 2000 ans en arrière, lorsque le père de famille romain avait le droit (sic), avant que la religion chrétienne vienne interdire cette pratique scandaleuse, « d'exposer » ses enfants à la naissance, c'est-à-dire de les laisser mourir sur la place publique ou dans la nature !

Écrit par : Falk | lundi, 22 juin 2009

Forest vous avez raison de rappeler "qu'élever l'animal à la dignité de l'homme reviendrait à ramener l'homme à l'animalité", car on mesure en tremblant par ces quelques propos ignobles de Peter Singer cités par Falk, ce que les thèses darwiniennes possèdent comme nocivité : "je ne pense pas que tuer un nouveau-né soit jamais équivalent à tuer une personne" - "dans le premier mois de son existence, un nouveau-né n'est pas une personne. Un mois me semble donc un délai raisonnable à accorder aux parents pour décider si leur bébé doit continuer à vivre..."

Le principe religieux chrétien de la seule dimension divine de l'âme humaine est bien celui qui a fondé notre civilisation. Y toucher met en péril extrême notre tradition spirituelle. On comprend dès lors pourquoi Singer soutient, en considérant que c'est là un principe à combattre :

- « Placer l'existence de l'être humain sur un plan supérieur à celui de l'existence des animaux est une attitude profondément ancrée dans la religion. Il n'y a en effet pas d'autre moyen de justifier cette supériorité de l'espèce humaine que d'invoquer l'immortalité de l'âme, ou toute autre forme de statut privilégié de l'homme dans le dessein divin. »

Alors, invoquons-là cette supériorité de l'espèce humaine au nom du dessein divin, luttons pour que ne soient pas renversées par des fous inconscients pétris d'une fausse science les bases théologiques de la religion qui fondèrent notre civilisation, et faisons que les terribles horizons de la nouvelle domestication diabolique qui prendra pour visage celui de la barbarie darwinienne et biologisante ne réduisent sous peu l'humanité à une espèce zoologique parmi d'autres.

Écrit par : Lozère | lundi, 22 juin 2009

L'absurde affirmation : "l'homme est un animal comme les autres", renferme bien des erreurs et surtout peut avoir des conséquences dramatiques telles qu'exposées plus haut qui, si l'on y prend garde, conduiront à des décisions épouvantables sur le plan éthique et moral.

Jacques Balandreau, directeur de recherche au CNRS en biologie moléculaire, explique d'ailleurs en quoi une approche trop prermier degré nous interdit de penser correctement le problème. En effet, souligne t-il, il est très important de bien réaliser que le philosophe et le paléontologue ne parlent pas de la même chose quand ils parlent de l’origine de l’homme :

"Que dit la science à propos de notre origine ? Il est très important de comprendre d’abord que ce que la science ne dit pas, c’est l’origine de l’homme. Quand le paléontologue étudie nos ancêtres fossiles, il définit le genre Homo et essaye de définir ses différentes espèces et sous espèces. À partir des fossiles, il essaye de dire si les restes des individus A et B sont suffisamment identiques pour qu’on les désigne par le même nom d’espèce ou de genre ; il définit les limites de variations au-delà desquelles un fossile sera attribué à une autre espèce ou un autre genre. En ce qui concerne nos ancêtres, les caractères étudiés ne sont pas seulement anatomiques : ils comprennent aussi les traces de l’activité (outils, traces de genre de vie, activités culturelles, artistiques). Rien de tout cela ne révèle cependant ce qui constitue la nouveauté radicale de l’homme : la présence d’un esprit qui fait de lui un interlocuteur de Dieu. L’esprit ne laisse pas de trace fossile.

Où se situe, sur notre arbre généalogique, cette nouveauté radicale ? Qui était-il, cet animal investi d’un esprit immortel et libre, capable d’entrer en relation avec Dieu ?

Probablement, un membre du genre Homo, si l’on accepte que la relation à Dieu se traduise par des particularités telles que le souci de l’au-delà : les rites funéraires ne se retrouvent pas en dehors de ce que le paléontologue désigne par Homo. Mais la science s’arrête là.

Il est très important de bien réaliser que le philosophe et le paléontologue ne parlent pas de la même chose quand ils parlent de l’origine de l’homme, et c’est certainement une perversion grave d’enseigner aux enfants de l’école primaire la généalogie de l’homme en termes de paléontologie (l’apparition des espèces du genre Homo) plutôt qu’en termes philosophiques."


http://www.1000questions.net/fr/sf/sf_20_1.html

Écrit par : Radek | lundi, 22 juin 2009

Par ailleurs, témoignage intéressant de Marie-Dominique Devignes, scientifique spécialiste en biologie moléculaire, qui déclare son trouble lorsqu'elle se demanda pendant ses études : "mais où donc est la place de Dieu dans l’évolution ?" Face à une science athée et positiviste elle explique qu'à aucun moment Dieu n’avait sa place dans les hypothèses et analyses, lorsqu'il se fit en son intelligence "comme un flash, une lumière tellement pacifiante qu’elle devait venir de l’Esprit Saint !" dont la solution était celle-ci : « Tu poses la question à l’envers ! La vraie question est : où est la place de l’évolution en Dieu ? »

Lire ici le récit complet : http://www.1000questions.net/fr/sf/sf_22_1.html

Écrit par : Radek | lundi, 22 juin 2009

Comment croire en effet à une théorie qui affirme que l'homme est un singe comme les autres et qui n’arrive pas à expliquer l’apparition de la première cellule, système si complexe et ingénieux qu’il n’a jamais pu être obtenu par pur hasard ? Comment croire que des systèmes uniques de la nature comme le mouvement rotatif du flagellum bactérien ait pu apparaître spontanément et par hasard ?

Et l’on peut multiplier les interrogations à l'infin, ou presque : l’information contenue dans l’ADN de notre personne physique, par hasard ? il y a "quelque chose plutôt que rien" par hasard ? Non tout cela ne tient pas un seul instant ! L’homme moderne, malgré tous les progrès, n’arrive pas à reproduire le fil d’une araignée, le venin des serpent, celui des méduses, et cela serait apparu par hasard et nécessité ? Absurde.

En 200 ans les chaînons manquants sont toujours manquants et les vides n’ont pas été comblés.

Une symbiose possible entre création et évolution apparait même illusoire, car comment croire en un Dieu tout puissant, qui a dit après avoir créé Adam à son image, que tout ce qu’il a créé est très bon, alors que sa création reposerait sur une montagne d’ossements, de souffrance et de morts ? Il y a bien un élément qui ressemble beaucoup plus à la notion de chute, le temps et le hasard ne bâtissent jamais la vie, qui est la forme d'énergie la plus complexe. Ils ne contribuent pas non plus à la diversifier ni à la complexifier. Le temps et le hasard font toujours diminuer la quantité d'énergie disponible, ils contribuent toujours à la désintégration de l'énergie et de la masse de l'univers. Universellement, ils font dégénérer la masse et l'énergie.

"Natura semper scalas descendet", la nature décroît toujours.


Jean Rostant a dit que l’évolution est un conte de fées pour grandes personnes. Oui, il en faut de la foi, beaucoup et même très naïve, pour croire à l’évolution.

Écrit par : Sacrosanctum | lundi, 22 juin 2009

Le darwinisme, dont les conséquences, qui aboutissent à réduire l'homme à un animal, sont parfaitement mises en lumière dans cette note de Zak, est un produit du matérialisme.


Or le matérialisme est une théorie fausse, mensongère et inexacte.

Lire la critique des thèses darwiniennes :


"La philosophie matérialiste est le fondement de la théorie de l'évolution. Le matérialisme s'appuie sur la supposition que tout ce qui existe est de la matière. Selon cette philosophie, la matière a éternellement existé, continuera toujours à exister et il n'existe rien d'autre que la matière. Pour appuyer leur thèse, les matérialistes emploient une logique appelée le "réductionnisme". C'est l'idée que l'on peut attribuer des causes matérielles aux choses que l'on ne peut observer."

http://www.findudarwinisme.com/findumaterialisme.html

Écrit par : Jude | lundi, 22 juin 2009

L’université pontificale grégorienne, dans le cadre du projet STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) promu par le Conseil pontifical de la culture, a organisé un colloque sur la théorie de l’évolution du 3 au 7 mars 2009.

Lors de ce congrès, Benoît XVI a estimé que les théories de Charles Darwin sur l’évolution humaine n’étaient pas suffisantes pour expliquer les origines de la vie. L’origine de la vie, a-t-il expliqué dans les actes de la première rencontre qui ont été publiés, “ne peut pas avoir une explication scientifique parce que la science, malgré les ouvertures et les progrès acquis est toujours limitée“. Quant à Darwin, “sa théorie sur l’évolution n’est pas totalement démontrable en laboratoire, parce que des mutations sur des centaines de milliers d’années ne peuvent pas être reproduites en laboratoire“. “Les résultats de la science soulèvent des questions qui vont au-delà de ses règles méthodiques“, a insisté Benoît XVI. Et “les origines de la vie réclament toujours plus une dimension de la raison que nous avons perdue“. En conclusion cette théorie n'est pas incompatible avec celle de l’Eglise.

Écrit par : Roncesvalles | lundi, 22 juin 2009

Un avis intéressant, bien que ne venant pas du courant chrétien mais exposant un argument identique, à propos du débat concernant le darwinisme et l'immense danger de cette théorie qui conduit inévitablement à la réduction de l'homme à l'animal, celui du célèbre penseur Julius Evola :

"Contre le darwinisme, il convient de revendiquer la dignité fondamentale de la personne humaine en reconnaissant son vrai lieu, qui n'est pas celui d'une espèce animale particulière, plus ou moins évoluée, entre tant d'autres, espèce qui se serait différenciée par «sélection naturelle» et toujours liée à des origines bestiales et primitives, mais qui est virtuellement capable de l'élever au-delà du plan biologique.

Si l'on ne parle plus tellement de darwinisme, aujourd'hui, il n'en reste pas moins que sa substance demeure. Le mythe biologique darwinien, en telle ou telle autre variante, prend une valeur précise de dogme, défendu par les anathèmes de la «science», dans le matérialisme, qu'il soit aussi bien celui de la civilisation marxiste que celui de la civilisation américaine.

L'homme moderne s'est accoutumé à cette conception dégradée, s'y reconnaît désormais tranquillement, la trouve naturelle."

Les idées exposées dans ce texte d'Evola, après avoir été publiées en 1950 par la revue «Imperium», furent reprises et développées en des livres ultérieurs, et surtout dans «Les hommes au milieu des ruines». Le texte fut ensuite réimprimé en 1971 (puis en 1975), aux éd. Europa, à Rome sous le tire significatif : «Orientations».

Écrit par : Hadrien | mercredi, 24 juin 2009

tu ne tueras point mon fils!pourquoi?on ne devrais pas avoir a decider de la finalité de la vie de tel ou tel espèce!tuer c'est mal,qu'est c'qu'il t'on appris tes parents?

Écrit par : daniel | mardi, 07 juillet 2009

Au fond vous "lisez" les textes de Peter Singer (ou plutôt les slogans antispécistes) exactement comme s'ils étaient des textes sacrés qu'il convient de décrypter. Peter Singer est un philosophe, pourquoi ne pas lui répondre avec les outils du philosophe?

Cet article est plus que décevant, il n'apporte aucune contradiction solide, ni aucune proposition positive. C'est un banal et inoffensif anathème qui ne prêche que des convaincus.

C'est d'autant plus dommage que les textes de Singer ou encore d'Holmes Rolston III et de Thomas Regan sont des enjeux philosophiques pour les chrétiens.

Au lieu de ça:
"On comprend mieux pourquoi, sachant le danger diabolique et antichrétien qui se cache derrière ces théorie animales, lors de l'Assemblée des évêques à Glosar, en l'an 1051, « plusieurs hérétiques ont été condamnés à mort en raison de leur refus de tuer des poules », car si l’ordre naturel et son mode propre de vie a été voulu par Dieu, s’y opposer représente une révolte contre les lois divines".

Écrit par : Pat | jeudi, 30 juillet 2009

Ceux qui s'opposent à la corida, aux élevages intensifs ou à la brutalité généralisée envers les animaux ne sont pas nécessairement des disciples de Singer ou des membres du club anti-spéciste.
Le message essentiel de Jésus et du chrétien est le refus de la violence envers les plus vulnérables et une certaine forme de charité.
Et la violence dans tous les lieux où l'on torture l'animal vont à l'encontre du message primoridial de Jésus.
Que l'homme descende ou ne ne descende pas du singe est sans importance. A voir l'état de notre monde et de sa relation avec la planète, les animaux et les autres humains, l'homme se conduit encore pire que le plus sanguinaire des animaux.

Écrit par : Jean-Louis | vendredi, 25 septembre 2009

je ne savais pas qu'il y avait sur le net des gens aussi retros.

Mais bon, là, c'est dur, impitoyable, vraiment si dieu a créé ça..pfft, il était salement influencé par le diable.


"C'est le diable qui a gagné".
Barjavel, sous le soleil de Satan.

Écrit par : Loulou | vendredi, 25 septembre 2009

Cet article entends critiquer l'antispécisme mais n'apporte aucun argument: il se contente d'accoler des qualificatifs comme "infame", "absurde", "montrueuse" ou encore "inacceptable du point de vue d’un sain anthropocentrisme chrétien" à des fragments antispecistes. Aucune justification ni explication n'est fourni (si ce n'est la vague idée que ces qualifications sont en accord avec ce que dieu a dit, mais là ce n'est plus un argument car n'importe qui peut prétendre que Dieu, Rael ou le grand Ganna lui dit tout et n'importe quoi; et d'ailleurs serais-ce réellement la parole de dieu, pourquoi devrions nous être d'accord avec ?). Le seul pseudo argument fournit est: "se préoccuper de la souffrance animale de la même manière que l'on se préoccupe de la souffrance humaine aujourd'hui va en fait conduire traiter les humains comme on traite les animaux aujourd'hui". Mais c'est une simple affirmation qu'aucun raisonnement ne viens étayer. On se demande bien pourquoi elle serai vrai. De plus l'histoire tend à la démentir. Par exemple, le fait pour les sociétés judéo-chrétiennes d'avoir fait entrer les populations noires dans la sphère de la préoccupation éthique au même titre que les blancs (et après le même genre de débat), n'a pas conduit à traiter tout le monde comme on traitait les noirs à l'époque (c'est à dire très mal). Au contraire, cela a été un grand progrès. En général, il me semble que se mettre à traiter mieux des gens ou des êtres que l'on traitait mal jusque là ne conduit pas à traiter mal les gens ou les êtres que l'on traitait bien jusque là. Je vois aucun exemple historique d'un tel phénomène. Le seul "argument" de l'article ne tiens donc pas. Ces conclusions me semblent donc injustifiées.

Écrit par : Philippe | mardi, 08 décembre 2009

« C'est maintenant (...) qu'exposant les tares d'un humanisme décidément incapable de fonder chez l'homme l'exercice de la vertu, la pensée de Rousseau peut nous aider à rejeter l'illusion dont nous sommes, hélas ! en mesure d'observer en nous-mêmes et sur nous-mêmes les funestes effets. Car n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont devrait inévitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? On a commencé par couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion. »

— Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale (1973).

Écrit par : Dino Castelbou | samedi, 24 septembre 2011

La viande est le premier des terrorismes. C'est une attaque délibérée envers des animaux innocents qui ont commis comme "crime" de naître sous une forme non-humaine ; les animaux sont devenus des abstractions, des victimes de l'eugénisme (tous les animaux d'élevage sont consanguins...). Tolérer la violence, c'est être violent. La viande doit être abolie, car la viande n'est que de la violence. Celui qui ne respecte pas les animaux, ne se respecte pas lui-même. La viande ne fait pas seulement souffrir les animaux, mais les hommes qui respectent les animaux, et qui en vomissent de voir comment sont traités les sujets de leur affection par des robots-humains qui massacrent à la chaîne pour des robots-humains qui ont pour religion la zoophagie...

http://www.youtube.com/watch?v=v61js4NJn4A&feature=channel_video_title

« C'est maintenant (...) qu'exposant les tares d'un humanisme décidément incapable de fonder chez l'homme l'exercice de la vertu, la pensée de Rousseau peut nous aider à rejeter l'illusion dont nous sommes, hélas ! en mesure d'observer en nous-mêmes et sur nous-mêmes les funestes effets. Car n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont devrait inévitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? On a commencé par couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion. »

— Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale (1973).

Écrit par : Dino Castelbou | samedi, 24 septembre 2011

Je vous met au défit de trouver une phrase énonçant clairement que l'homme et l'animal sont mis sur la même mesure (sinon celle de la souffrance biologique et psychique, oui un animal subis des traumatises psychologiques) dans les théories anti-spécistes.

Cordialement,

Écrit par : Lux Fero | vendredi, 24 février 2012

À la base on parle d'antispécime pas de Darwin, qui est scientifiquement daté... (ce qui ne veux pas dire qu'il se soit totalement trompé) de toute façon ici chacun reste campé sur sa position, le débat est stérile et assez agressif.

Par ailleurs quand je poste des commentaires ils n'apparaissent pas... censure tactique? Nul nul nul! si on veux parler d'antispécisme j'aimerais qu'on recentre le débat sur le domaine de l'éthologie et de la biologie. (On peux expliquer l'usage de la parole chez l'homme avec la théorie des espèces croisées, évolution de celle de Darwin)

Bien à vous.

Écrit par : lux Fero | vendredi, 24 février 2012

En vérité, Je vous le dis, Je suis venu dans le monde pour abolir tous les sacrifices sanglants et la consommation de viande des animaux et des oiseaux abattus par les hommes. »

L’Evangile de Jésus, Chap. 75,9

Écrit par : thenon | vendredi, 24 février 2012

L'antispécisme est un humanisme. Ce n'est pas traiter Homo Sapiens aussi mal qu'un animal mais traiter les animaux aussi bien qu'Homo.

Écrit par : Tibal | dimanche, 06 octobre 2013

Allez, je me jette dans l'arène ! Vu le nombre de commentaires postés sur un site nommé "La Question" avec des représentations d'hommes sous des cagoules, je suppose que je vais être considérée comme une sorcière du Moyen-Age. Et pourtant : je suis catholique ! Et je condamne un certain nombre de choses dans votre article (à l'exception de l'excellent choix de tableaux dont les références auraient été appréciées ) :

1°) La Création :
Dieu a-t-il réellement demandé à l'homme de "soumettre" la Terre ? Si l'homme est à l'image de Dieu, ne devrait-il pas plutôt être le guide de la Création ? En tant que chrétienne, mon souhait n'est pas de soumettre la Création mais de louer le Seigneur parce que son œuvre est belle. Quand un animal naît, je m’émerveille que tout cela soit si beau et si parfait. Je condamne ces pratiques des hommes qui ont industrialisé la naissance et la Vie pour leur propre confort. Prendre ce dont on a besoin et pas plus, le savourer et dire merci : oui. Faire naître des animaux en inséminant des femelles avec une génétique poussée à l'extrême, les engraisser dans le seul but de se goinfrer : non. L'homme n'est pas Dieu. Il se prend pour Dieu et la barbarie quoique moderne et toute technique de nos abattoirs est une violation totale du commandement "Tu ne tueras point."

2°) "Les animaux de ferme"
dont vous parlez sont effectivement le fruit d'une sélection génétique. Aujourd'hui, de nombreux animaux seraient complètement incapables de se reproduire seuls. Arrêter de les manger, cela signifierait qu'ils arrêteraient de se reproduire. Ou alors oui que ceux qui veulent mangent les derniers et n'en parlons plus. Mes cheveux se dressent bien souvent sur ma tête lorsque je vois des Holstein. Ce n'est pas une création de Dieu, c'est une chimère crée par l'Homme, une machine à lait. "Soumettre la Création", ce n'est certainement pas cela. Ou quel genre de jouisseur êtes-vous pour cautionner l'insémination artificielle à la chaîne ?

3) J'ose poser la question : Jésus était-il antispéciste ou tout du moins un de ces infâmes végétariens ? Il naît entre un âne et un boeuf... Il aide certes des pêcheurs à pêcher des poissons mais il ne me semble pas qu'il soit dit qu'il les mange. Dans le Notre Père : "Donne-nous notre pain de ce jour" et non pas notre steack. Par ailleurs, son attitude envers les femmes était révolutionnaire pour l'époque puisqu'elles le suivaient et que c'est à elles qu'il s'est présenté le premier réssuscité.

4) Votre position sur la supériorité de l'homme
L'homme est un mammifère. Je le sais bien, moi qui ait mis au monde (et "douleur" n'est pas le bon terme) deux beaux enfants (qui sont pour moi l'une des plus belles preuves que tout cela n'est pas le fruit du hasard) et qui les ai allaités. Nous sommes une partie de la Création. A votre assurance, je préfère l'humilité et la compassion de Jésus.

Écrit par : de Chair et de Lait | vendredi, 25 octobre 2013

Petit cours de théologie...

Dans la Genèse, l'homme est végétalien : Chapitre 1, verset 29 "je vous donne toute herbe à graine sur toute la surface de la terre, ainsi que tout arbre portant des fruits avec pépins ou noyau : ce sera votre nourriture". Cela change au chapitre 9 lorsque Dieu dit à Noé "tout ce qui se déplace et qui vit vous servira de nourriture".

Mais Dieu est un Dieu amour et dans le psaume 145, verset 9 il est dit : "l'éternel est bon envers tous, sa compassion s'étend à toutes ses oeuvres". Aussi, dans le proverbe 12, on sait que "le juste connaît bien son bétail, mais le coeur des méchants est cruel". Preuve que l'élevage industriel est mauvais et rejeté par la Bible. D'ailleurs, Daniel semble être lui même végétarien, cf. le Chapitre 1 : "Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi". Et la suite...

Après, il est vrai, dans Actes 10, Dieu dit à Pierre au verset 15 "Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le considère pas comme impur". C'est ce verset que les non végétariens chrétiens mettent souvent en avant pour justifier le fait qu'il faille manger de la viande.

Mais suit Romains et au chapitre 14, versets 2 et 3 on lit "Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes ; que celui qui mange ne méprise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange ; Dieu l'a bien accueilli. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui ?" A la fin du chapitre, Dieu nous dit "Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l'édification mutuelle. Ne va pas pour un aliment détruire l'œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l'homme qui mange en donnant du scandale. Ce qui est bien, c'est de s'abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide. Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché." Dieu n'est clairement pas contre le végétarisme. Il dit même au carnivore de manger végétarien lorsqu'il est en présence d'un végétarien. Ce qui compte, c'est l'oeuvre de Dieu, et Dieu ne veut pas d'animaux en cage.

Corinthiens 16-13 : "Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous. Que tout ce que vous faites se fasse avec charité !" Galates 5-22/23 : "Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; contre de telles aptitudes, il n'y a pas de loi".

Ces deux passages sont un encouragement à faire la volonté de Dieu, pour Sa gloire. L'élevage tel qu'il est fait aujourd'hui, mais aussi l'utilisation de l'animal à des fins de loisirs, n'est pas à l'image du Dieu aimant et plein de bonté.
Certes, Corinthiens 10-25 dit "Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; 10:26 car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme." Mais le problème c'est qu'elle semble aujourd'hui plus appartenir à l'homme qu'à Dieu justement...

Votre vue est bien triste car elle ne reflète pas la volonté du Créateur, ni sa parole. Relisez bien votre Bible avant de souiller le Chrétien par des paroles mensongères et violentes...

Écrit par : Alice | jeudi, 31 octobre 2013

Je me permets de laisser le lien du billet-réponse que j'ai fait à votre article :
http://peuventilssouffrir.wordpress.com/2013/10/24/ma-reponse-a-la-question/

Écrit par : Peuvent-ils souffrir ? | mardi, 12 novembre 2013

Un article ouvertement partial, qui, ce me semble, ne fait pas réellement l'effort de comprendre les idées d'autrui, ayant bien trop intérêt à les rejeter et à les refuser, les cataloguant comme "monstrueuses" avant de les considérer dans toute leur complexité.

Une fois de trop, au nom de la religion chrétienne.

Écrit par : Aubépine | lundi, 04 août 2014

L'homme est en train d'exterminer 50 % des espèces animales de la terre. Il détruit la planète sans la partager. Le message de Jésus n'était t'il pas amour ?

Or, nous assistons à une déformation de ce message : élevages industriels, zoocides généralisés, climat bouleversé,pollution. Alors, renier l'antispécisme, c'est se placer en super prédateur destructeur à qui tout est permis : las de ce langage périmé à notre époque : partageons, aimons, respectons tout le vivant : l'humain au sommet de la création : plutôt au sommet de la destruction, vu ce qu'il en fait... Le message d'amour universel :oublié. La honte.

Écrit par : anyhirondelle | vendredi, 05 décembre 2014

"Ne pas blesser nos humbles frères les animaux est notre premier devoir envers eux, mais cela ne suffit pas. Nous avons une mission plus grande: les aider chaque fois qu'ils en ont besoin."

Saint François d'Assise

Écrit par : Choupette | jeudi, 30 avril 2015

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