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jeudi, 07 mai 2009

La mystification d’Anges & Démons : l'affaire Galilée



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Dans "Anges & Démons"

Galilée est le prétexte d’une fiction imaginative

absolument fantaisiste et grotesque

 

 

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Il n’a pas été torturé par l’Inquisition,

ni excommunié, il n’a pas dit "Eppur si muove" ;

il n’a pas été un martyr de la science."

 

 

 

 

 

On sait la place absurde au sein de la secte des Illuminati accordée à Galilée (1564-1642), dans le film Anges & Démons, point de départ d’une affabulation fantaisiste [1], et l’utilisation abusive qui est faite de la prétendue condamnation du savant par l’Eglise, ceci à des fins évidemment polémiques [2]. Ainsi, il est intéressant de se pencher un instant sur la réalité de l’affaire Galilée , de manière à mieux comprendre les éléments qui conduisirent l’Eglise à justement condamner un esprit qui n’hésita pas à utiliser la ruse, usant même de méthodes contestables afin de mieux asseoir ses propres conceptions qui d'ailleurs s’avérèrent être fausses et inexactes. On lira donc avec attention l'excellente étude que nous mettons en ligne dans le dossier ci-dessous, qui permet d’y voir beaucoup plus clair à propos d’un mythe mensonger.

 

Ceci est d'’autant plus important qu’en 1965, emporté par ses enthousiasmes aventureux, le concile Vatican II fit explicitement référence à Galilée en déplorant « certaines attitudes qui ont existé parmi les chrétiens eux-mêmes insuffisamment avertis de la légitime autonomie de la science ». Ces attitudes, « sources de tensions et de conflits, ont conduit beaucoup à penser que science et foi s’opposaient » dira t-on (Constitution conciliaire Gaudium et spes, 36) ; et en 1979 Jean-Paul II lui-même alla jusqu'à constituer une commission d’enquête spéciale afin de réhabiliter Galilée qui conduira des travaux, des colloques et des publications, sous la direction du cardinal Poupard (Galileo Galilei, 350 ans d’histoire, 1635-1983, Desclée, 1983).

 

Enfin, en 1992, dans un discours à l’Académie pontificale des sciences, Jean-Paul II reviendra, une fois encore, sur le cas Galilée, cas qu’il avait déjà abordé à de nombreuses reprises, faisant que logiquement ces derniers mois, comble de l’absurdité, on annonçait même, projet heureusement abandonné, que l'astronome italien Galilée, qui s'était attiré à juste titre les foudres de l'Inquisition,  aurait droit à sa statue dans les jardins du Vatican, statue "grandeur nature" et en marbre qui devait être érigée par le Saint-Siège, hommage souhaité par des membres de l'académie pontificale des Sciences dans le cadre des événements s’inscrivant dans le programme international de l’année de l’astronomie.

 

Il est donc nécessaire, comme nous le constatons, d'en finir avec un mythe singulièrement trompeur, au moment même où les grandes orgues médiatiques, à la faveur de la sortie d'un film qui s'autorise, pour le moins, à de grandes libertés plus que fantaisistes avec l'Histoire, n'ont de cesse de nous rappeler les prétendues responsabilités de l'Eglise et d'en brosser un tableau sinistre et ténébreux.

 

Notes.

 

[1] Le héros d’Anges & Démons, Robert Langton explique doctement : « Galilée ne considérait pas science et religion comme des ennemies, mais plutôt comme des alliées, deux langages différents pour dire une même histoire, une histoire de symétrie et d’équilibre […]. La science et la religion traduisaient toutes deux un principe de symétrie divin, le perpétuel antagonisme de la lumière et de l’obscurité […] Malheureusement, l’unification de la science et de la religion n’était pas ce que voulait l’Église. »

[2] Galilée était en fait doté d’un caractère porté sur le sarcasme, la moquerie, la dérision ; un «  fort en gueule » pourrait-on dire. Des défauts qui, de la part d’un esprit aussi doué que le sien, devaient lui attirer la rancune et l’inimité de ses victimes. Ainsi, lorsqu’il rédigea, en 1613, son Histoire et démonstration interne à la marche du soleil, ouvrage dans lequel il prit fait et cause pour les thèses copernicienne, il fut attaqué de toutes parts. En fait, il apparaît que Galilée travailla à provoquer la polémique. Et si en 1616, le Saint-Office –c’est-à-dire l’Inquisition- condamna les thèses de Copernic, Galilée sembla accepter ce choix.

 

 

 

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Galilée (1564-1642)

 

La gloire de Galilée repose sur des découvertes qu’il n’a jamais faites

et sur des exploits qu’il n’a jamais accomplis.

 

 

 

 

 

D O S S I E R  :

 

 

"GALILEE : la légende et la vérité"

 

 

 

"La gloire de Galilée repose surtout sur des découvertes qu’il n’a jamais faites et sur des exploits qu’il n’a jamais accomplis. Contrairement aux affirmations de nombreux manuels, même récents, d’histoire des sciences, Galilée n’a pas inventé le télescope. Ni le microscope. Ni le thermomètre. Ni l’horloge à balancier. Il n’a pas découvert la loi d’inertie ; ni les taches du soleil. Il n’a apporté aucune contribution à l’astronomie théorique. Il n’a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise ; et il n’a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n’a pas été torturé par l’Inquisition, ni excommunié, il n’a pas dit "Eppur si muove" ; il n’a pas été un martyr de la science."

 

Arthur Koestler, Prix Nobel, in « Les somnanbules »(1963)

 

 

I – L’héliocentrisme : un débat scientifique... jusqu’à Galilée.

 

Au IIIe siècle av. J.C., Aristarque de Samos propose dans ses grandes lignes le système héliocentrique : la terre et les autres planètes tournent autour du soleil, la terre tourne également sur elle-même et l’inclinaison de son axe est à l’origine des saisons.

C’est cependant Ptolémée (IIe siècle ap. J.C.) et le système géocentrique qui s’imposent très largement jusqu’au XVIIe siècle. La terre, immobile, est physiquement le centre du monde ; les planètes, y compris le soleil, tournent autour d’elle en décrivant des « épicycles » et des « excentriques ». Pour tenir compte des observations astronomiques qui se font de plus en plus précises, le système gagne en complexité au cours des siècles. A l’époque de Galilée, le mouvement de la terre est encore décrit au quart de degré près, ce qui rend la théorie géocentrique toujours très crédible mais non infaillible.

Ainsi au XIIIe siècle, saint Thomas d’Aquin, en avance de trois siècles sur Copernic, écrit : "En astronomie, on pose l’hypothèse des épicycles et des excentriques, parce que, cette hypothèse faite, les apparences sensibles des mouvements célestes peuvent être sauvegardées ; mais ce n’est pas une raison suffisamment probante, car elles pourraient être sauvegardées par une autre hypothèse".

Copernic (1473-1543), chanoine polonais, est très connu pour son ouvrage De revolutionibus orbium coeslestium. Sans être l’initiateur de la théorie héliocentrique, il la perfectionne par des arguments scientifiques, tout en réfutant le géocentrisme. Toutefois, Copernic n’apporte pas de preuve véritable à sa théorie, encore très imparfaite, et ses idées ont du mal à s’imposer. Mais elles soulèvent un grand intérêt et sont accueillies favorablement par l’Église catholique : ainsi le cardinal Schoenberg incite Copernic à écrire son ouvrage, paru en 1543. Le pape Paul III en accepte la dédicace.

 

 

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Galilée ignore volontairement et discrédite l’œuvre de Kepler,

qui "ne vaut même pas un pour cent de mes pensées"

 

 

Il faut ensuite rendre justice à Johan Kepler (1571-1630). Vrai scientifique, il fera toujours preuve, dans ses calculs, de cette rigueur dont manqua Galilée. Il établit, à la suite des remarquables observations de Tycho Brahé (1546-1601), les fondements de la mécanique céleste, condensés dans les trois fameuses lois qui portent son nom et sont encore exactes aujourd’hui :

 

- "Chaque planète se meut autour du soleil dans une orbite plane et le rayon vecteur mené du soleil à la planète décrit des aires égales en des temps égaux." (1609)

- "La courbe décrite par chaque planète est une ellipse dont le soleil occupe l’un des foyers." (1609)

- "Les carrés des temps des révolutions des planètes sont entre eux comme les cubes de leurs distances moyennes au soleil." (1618).

 

Il formule le premier la loi photométrique ; il précise le concept de force à distance et l’applique correctement pour expliquer le phénomène des marées. Il pressent la loi de gravitation universelle et ouvre ainsi la voie à Halley, Hooke et Newton.

 

Galilée ignore volontairement et discrédite l’œuvre de Kepler, qui "ne vaut même pas un pour cent de mes pensées". Moyennant quoi, Galilée occupe, dans l’esprit de nombreux scientifiques, la place d’honneur qui n’est due qu’à Kepler.

 

Remarquons bien qu’avec Kepler et Newton, la théorie du double mouvement de la terre devient hautement probable, mais non absolument certaine. Les preuves expérimentales directes, et donc irréfutables, n’arrivent que plus tard. En 1721, Bradley met en évidence le phénomène appelé "aberration des étoiles fixes", qui prouve la rotation de la terre autour du soleil. Et en 1851, Foucault montre avec son célèbre pendule que la terre tourne bien sur elle-même.

 

Nous allons voir que Galilée n’apportait, quant à lui, aucune preuve décisive en faveur de ses idées.

 

 

II - Qui est réellement Galilée ?

 

Galilée a participé à l’édification de la mécanique et de l’astronomie, mais la légende a largement exagéré sa contribution. Il est loin de mériter le titre de "fonda" que lui décernait Jean-Paul II en 1979. Son apport fut essentiellement expérimental.

En astronomie, il observe plus précisément la surface de la lune, les taches du soleil, les phases de Vénus. Il découvre les satellites de Jupiter et plusieurs étoiles de la Voie lactée.

 

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Galilée, dont la théorie

est en retrait sur le savoir de l’époque

est loin de mériter l'hommage

que lui décerna Jean-Paul II en 1979.

 

 

En mécanique, il est l’un des premiers à utiliser la méthode expérimentale. Par exemple, il ne se pose pas la question de savoir pourquoi les corps tombent, mais comment ils tombent, et il recourt à l’expérience pour vérifier ses hypothèses.

On nous présente habituellement Galilée comme un génial héros de la science, persécuté par l’Église mais, en vérité, la correspondance et les ouvrages de Galilée témoignent objectivement d’un esprit frondeur et orgueilleux, souvent éloigné du véritable esprit scientifique.

 

Galilée, un scientifique de mauvaise foi ?

 

On aurait aimé qu’il applique sa méthode expérimentale et qu’il confronte ses convictions cosmographiques aux minutieuses observations de Tycho-Brahé montrant en particulier que les trajectoires des corps célestes ne sont pas des cercles. Mais notre homme tint mordicus toute sa vie au vieux postulat aristotélicien selon lequel les corps célestes étant parfaits, ils ne peuvent avoir qu’une trajectoire circulaire. Ce qui lui fit nier l’existence des comètes, décrites pourtant par Tycho-Brahé et, à sa suite, par le père Grassi (trois comètes observées en 1618). Galilée n’y vit, lui, que des "prétendues observations", des "fausses planètes à Tycho", allant jusqu’à affirmer qu’il s’agissait de simples phénomènes météorologiques ! (Il Saggiatore, 1623).

 

Galilée, un scientifique sans scrupules ?

 

Galilée s’attribua la découverte des taches solaires. Or ces taches avaient été observées à l’œil nu dès le IVe siècle av. J.C., et à la lunette par Scheiner en 1611, soit deux ans avant Galilée. Au père Grassi qui s’insurgeait contre cette falsification, il n’hésita pas à écrire : "Vous n’y pouvez rien, Monsieur Grassi, il a été donné à moi seul de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel et rien aux autres. Telle est la vérité que ni la malice ni l’envie ne peuvent étouffer" (Il Saggiatore). D’ailleurs avec le Dialogue (1632), il régla définitivement leur compte à ses adversaires : "ceux-ci sont des pygmées mentaux", des "idiots stupides", "à peine dignes du nom d’êtres humains" !

 

 

III - Le premier procès (1616).

 

Galileo Galilei naît à Pise en 1564. Il y enseigne les mathématiques de 1589 à 1592, puis à Padoue de 1592 à 1610, avec en outre l’astronomie et en particulier le système de Ptolémée. Mais pendant cette période, il passe aux idées coperniciennes, peut-être sous l’influence d’astronomes comme Wurteisen ou Mästlin, le maître de Kepler. En 1609, s’étant fait construire une lunette astronomique, dont l’invention était récente (fin du XVIe en Hollande), il réalise les nombreuses observations que nous avons déjà évoquées, et les rassemble dans Sidereus Nuncius qui paraît en 1610. Ce livre reçoit un accueil chaleureux et le rend célèbre. Il se rend à Rome en mars 1611 où plusieurs prélats se font expliquer ses résultats. Encouragé par ses découvertes et sa célébrité, Galilée n’hésite pas à les désigner comme des preuves de la théorie copernicienne.

 

Le débat ne tarde pas à s’animer, car il a en face de lui les partisans inconditionnels d’Aristote, les péripatéticiens, très puissants dans les universités.

Méconnaissant les principes formulés par saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, les péripatéticiens avaient fini par considérer - à tort - que la physique d’Aristote, sa philosophie et la théologie formaient un tout, à tel point que les passages de la Bible concernant les phénomènes de la nature devaient s’interpréter selon la physique d’Aristote et le système de Ptolémée. Or Galilée, par ses expériences sur la chute des corps et ses observations sur l’irrégularité de la surface lunaire, avait ouvert une première brèche dans la physique du Maître ; et voilà qu’il militait avec grand fracas pour les idées coperniciennes.

 

Les hostilités sont déclarées dès la fin de 1611 par les péripatéticiens. On accuse Galilée de se mettre en contradiction avec la Sainte Écriture. Par là-même, on fait glisser le débat du terrain scientifique (quel système, celui de Ptolémée ou celui de Copernic s’accorde le mieux avec l’expérience ?), au terrain exégétique (quelle est l’interprétation à donner aux passages de la Bible ayant trait à la constitution de l’univers ?). Entre autres, le chapitre X du Livre de Josué laisse à penser que la terre est immobile et que le soleil tourne autour.

 

Mais la Bible n’est pas un livre scientifique : pour ce qui concerne les phénomènes de la nature et l’agencement de l’univers, l’Écriture Sainte s’exprime selon le langage usité de l’époque, comme tout le monde en parle, c’est-à-dire d’après les apparences.

 

Nous pouvons remarquer que, même actuellement, à l’heure des sondes interplanétaires, les plus grands savants parlent de lever et de coucher du soleil, sans s’encombrer de considération scientifique ! La Bible est écrite selon ce mode pour les expressions touchant les phénomènes de la nature ; elle n’a pas la rigueur d’un ouvrage scientifique et elle ne juge ni ne préjuge de ces questions.

Mais en exégèse, si les textes peuvent revêtir un sens littéral, également appelé historique, ou être pris au sens métaphorique, on doit s’en tenir au premier sens tant qu’il n’y a pas de raison suffisante pour les entendre au deuxième sens. A l’époque de Galilée, l’interprétation au sens propre de passages comme celui du livre de Josué semblait très naturelle et en accord avec les données du temps. Le système de Ptolémée était encore très performant (précision au quart de degré près des positions des astres), et le système de Copernic non suffisamment prouvé. L’Église n’avait donc aucune bonne raison de passer au sens imagé.

 

Galilée fait plus que rentrer dans le jeu des péripatéticiens, qui mêlent théorie scientifique et exégèse : malgré les conseils de ses amis qui l’invitent à s’en tenir au seul débat scientifique, il mène une campagne active en faveur de ses idées et de son interprétation de la Bible, avec le manque de modération qui le caractérise.

Le débat s’échauffe, et début 1616, le carme Foscarini et l’augustin Zunica publient coup sur coup deux écrits cherchant à prouver le système héliocentrique par la Bible. Quant à Galilée, il somme l’Église de se prononcer sur la question.

Devant la confusion des idées, la Congrégation du Saint-Office intervient dès février 1616 : le système de Copernic est-il suffisamment prouvé pour qu’il faille abandonner le sens littéral de certains passages et passer au sens imagé ? Aussi les juges se penchent-ils sur les preuves fournies par Galilée en faveur du mouvement de la terre. Celui-ci vient justement de rédiger en janvier 1616 un petit traité sur la question, où il expose ses arguments.

 

Selon lui, le phénomène des marées résulte de la composition de la rotation de la terre sur elle-même et de sa rotation autour du soleil. Mais si tel était le cas, on n’observerait qu’une marée complète par jour, alors qu’en réalité il y en a deux ! En outre la théorie de Galilée est en retrait sur le savoir de l’époque : les marées sont dues à l’action combinée du soleil et de la lune. Bède le Vénérable et après lui Kepler l’ont fort bien expliqué. Aussi Galilée ne convainc personne et la conclusion du procès va de soi : le système copernicien n’étant pas prouvé, il n’y a aucune raison de passer au sens métaphorique dans l’interprétation des passages de la Bible concernés. Le faire serait bien imprudent, à la fois sur le plan scientifique et sur le plan exégétique. Pour cette raison, le Saint-Office met le De revolutionibus de Copernic à l’Index jusqu’à correction. Notons que Galilée n’est pas cité.

 

Simplement, le cardinal Bellarmin le convoque fin février et lui demande par un monitum (avertissement) de ne plus présenter ou enseigner la théorie copernicienne que sous la forme d’une hypothèse. Galilée accepte et retourne à Florence pour continuer ses travaux, non sans avoir été reçu avec bienveillance par le pape Paul V. Celui-ci l’assure de sa protection, et lui fait délivrer en mai 1616 une attestation pour démentir les méchantes rumeurs que font courir sur lui les péripatéticiens, dépités qu’il n’y ait pas eu une condamnation personnelle de Galilée. En 1620, ce même pape autorise à nouveau la lecture du De revolutionibus, les corrections - minimes - une fois faites.

 

 

IV - Du premier au second procès (1616-1633).

 

Les choses en restent là jusqu’à l’accession du cardinal Maffeo Barberini au Souverain Pontificat sous le nom d’Urbain VIII, en août 1623. C’est un admirateur de Galilée. En 1611, le cardinal Barberini a accueilli Galilée à Rome pour se faire expliquer ses découvertes et, en 1613, l’a encouragé à écrire sa Lettre concernant les taches solaires, laquelle présente favorablement le mouvement de la terre. En 1620, donc après le procès de 1616, il compose même une ode en faveur de Galilée L’Adulatio Perniciosa. En octobre 1623, pape depuis quelques semaines il accepte la dédicace de Il Saggiatore.

 

Nous avons encore le témoignage de Galilée sur une entrevue avec Urbain VIII en 1624 : "Sa Sainteté m’a accordé de très grands honneurs, et j’ai eu avec elle, jusqu’à six fois, de longues conversations. Hier, elle m’a promis une pension pour mon fils ; trois jours auparavant, j’avais reçu en présent un beau tableau, deux médailles, une d’or et une d’argent." Urbain VIII est probablement favorable aux idées coperniciennes, mais contrairement à Galilée, son attitude reste scientifique ; et il demandera toujours qu’en attendant de véritables preuves, on ne parle du mouvement de la terre qu’en terme d’hypothèse.

Galilée voit dans ce nouveau pape l’occasion rêvée de faire progresser ses idées et lever l’interdiction de 1616. Il commence dès 1624 un ouvrage de fond sur les divers systèmes astronomiques et y travaille pendant six ans. Ce sera le couronnement et le triomphe de ses idées, aussi cherche-t-il à obtenir l’imprimatur (bien que ce ne soit pas nécessaire pour les ouvrages scientifiques), en vue de couper court à toute attaque de ses adversaires, puisque son ouvrage aurait l’aval du Pape. Notre savant arrive à Rome en mai 1630. Il y présente son Dialogue sur le flux et le reflux de la mer à Urbain VIII, lequel approuve le projet de Galilée mais lui conseille sagement de présenter les différents systèmes astronomiques comme des hypothèses, conformément au monitum de 1616, et de changer le titre initial.

 

En effet, Galilée ne démord pas de sa fausse théorie sur les marées. Le pape, qui estime Galilée, ne souhaite pas qu’il fasse figurer dans son livre des arguments aussi peu convaincants. L’entêté Galilée ne tiendra pas compte de cet avis mais change néanmoins le titre initial pour Dialogue sur les deux principaux systèmes du monde : de Ptolémée et de Copernic.

 

Ce qu’Urbain VIII ne sait pas encore, c’est que le Dialogue est un plaidoyer appuyé de la théorie copernicienne. Dans ce livre, trois personnages discutent sur la physique d’Aristote, le système de Ptolémée et celui de Copernic... ainsi que sur la théorie des marées. Galilée se devine sous les traits de Salviati, académicien des Lincéi, où l’on militait contre l’enseignement d’Aristote. Galilée en était depuis 1611. Le deuxième, Sagredo, est ouvert et favorable aux idées de Salviati. Le troisième, Simplicio, est caricatural : il représente les adversaires de Galilée. Comme son nom l’indique, c’est un simplet qui multiplie les questions idiotes. Plus d’un remarquera que Galilée place dans la bouche de Simplicio les arguments mêmes du Pape concernant le manque de preuve du système de Copernic.

 

En outre, le livre est écrit en italien pour toucher un large public et non plus seulement les spécialistes (le latin était la langue scientifique). Obtenir l’autorisation pour un ouvrage contrevenant à l’ordre de 1616, et plus polémique que scientifique, relevait de la gageure. Mais Galilée réussit à déjouer la vigilance de Mgr Riccardi, Maître du Sacré Palais et chargé d’examiner le Dialogue : celui-ci n’a connaissance que de la préface et de la conclusion où l’astronome ne dévoile pas ses intentions véritables ! Le mathématicien Charles commentera fort justement : quelque grand que fût son but, il y marchait par des sentiers tortueux et indignes. "Lisez la préface de son Dialogue : il s’y déguise jusqu’à se prétendre ennemi de Copernic." L’autorisation est délivrée en juillet 1631, et le livre parait en février 1632. Dès le premier coup d’oeil, chacun peut voir que les ordres de 1616 ont été transgressés. "Je l’ai traité mieux qu’il ne m’a traité, car il m’a trompé" confie Urbain VIII à Niccolini, ambassadeur de Toscane au Vatican et protecteur de Galilée. Le Pape peut accepter de voir tourner en dérision les propres arguments qu’il a opposés à Galilée par l’intermédiaire de Simplicio, mais ce qu’il ne peut pas laisser passer, c’est le manque de probité dont Galilée a fait preuve pour autoriser son ouvrage, ajouté à la transgression du monitum de Bellarmin.

 

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Si Galilée avait reconnu devant ses juges

les faits qui lui étaient reprochés,

les choses en seraient restées là.

 

Une troisième raison le pousse à agir rapidement : longtemps attendu, car Galilée est un personnage "médiatique", le Dialogue a été dès sa parution un succès et a déchaîné la fureur de ses adversaires. L’Église avait réussi, par les mesures prises en 1616, à calmer le débat cosmographique et à le rétablir dans ses limites scientifiques, et voilà qu’il reprend avec encore plus de polémique par la témérité de Galilée. En outre, la confusion entre science et exégèse, entretenue dans l’ouvrage et dangereuse pour la foi, nécessite une mise au point plus sévère qu’en 1616. Pourtant là encore, Urbain VIII se montre bienveillant et confie à une commission de théologiens la mission d’examiner le Dialogue, avec l’espoir d’éviter à Galilée de comparaître devant le Saint-Office. Tel n’est pas l’avis de la commission : Galilée est allé trop loin et doit passer en procès.

 

 

V - Le procès de 1633.

 

Après avoir vainement essayé de fléchir le Saint-Office, Galilée arrive à Rome en février 1633. Il y subit quatre interrogatoires entre avril et juin.

 

Si Galilée avait reconnu devant ses juges les faits qui lui étaient reprochés, les choses en seraient restées là. Comme celui de Copernic, son livre aurait été mis temporairement à l’Index, jusqu’à correction. Mais au contraire, Galilée tient tête et étonne ses juges par sa mauvaise foi : il soutient, sous serment, qu’il ne croit pas à la théorie copernicienne, dont il prouve la fausseté dans le Dialogue ! Il s’en tient à ces protestations durant tout le procès, et même devant le Pape qui préside la dernière séance, le 16 juin. L’évidente tromperie de Galilée ne dupe pas ses juges. Ceux-ci rendent le jugement le 22 juin. Les deux griefs retenus sont la transgression de l’ordre de 1616, et l’obtention de l’autorisation de diffuser son ouvrage par tromperie. Ce qui vaut à notre homme la récitation des psaumes de la pénitence une fois par semaine pendant trois ans, la détention en prison à la discrétion du Saint-Office, l’abjuration solennelle de ses erreurs, et l’interdiction du Dialogue qui sera mis à l’Index en août 1634.

 

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Galilée déclara pour sa peine détester ses erreurs

et ne pas croire à la théorie copernicienne :

c’était somme toute

ce qu’il n’a jamais cessé de dire

à ses juges au cours du procès !

 

 

Cependant la mansuétude du Pape à l’égard de Galilée ne faiblit pas. Dès son arrivée à Rome pour le procès, Galilée bénéficie de conditions matérielles confortables et demeure chez son ami Niccolini à l’ambassade de Toscane, alors qu’il aurait dû séjourner dans une prison du Saint-Office comme tout accusé. Il est autorisé à faire réciter les psaumes de la pénitence par sa fille, religieuse carmélite. Il n’ira jamais en prison, car Urbain VIII lui permet de retourner dans le palais de Niccolini, puis à Sienne dans celui de l’archevêque Piccolimini, autre ami dévoué. A la fin de 1633, Galilée obtient la permission de se retirer dans sa villa d’Arcetri, près de Florence. Il y passe les dernières années de sa vie, très entouré, recevant ses disciples et ses amis, et continuant ses travaux de mathématiques jusqu’à sa mort en 1642.

 

Quant à l’acte d’abjuration, Galilée ne le lit et signe qu’en présence de ses juges, pour ne pas réjouir ses ennemis. Il y déclare détester ses erreurs et ne pas croire à la théorie copernicienne : c’était somme toute ce qu’il n’a jamais cessé de dire à ses juges au cours du procès. La légende a monté de toutes pièces l’épilogue du procès où Galilée, aussitôt après la signature de l’acte d’abjuration, tape du pied et s’écrie : "Eppur si muove !" Galilée ne pouvait pas agir de la sorte sans aggraver son cas et ses sanctions.

 

 

Bibliographie non exhaustive :

 

- Arthur Koestler, Les Somnambules, Calmann-Lévy, 1961, même si cet ouvrage apporte des informations intéressantes sur la question de Galilée, nous émettons néanmoins de graves réserves à son sujet.

- Philippe Decourt, Les Vérités indésirables, Archives Internationales Claude Bernard - 1989.

- Jacques Lermigeaux, Revue L’Écritoire n° 3, 4 et 5, 1991.

 

Source : DICI.

 

 

 


01:15 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : science, religion, inquisition, anges et démons, film, foi, raison |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Il faut avouer que Jean-Paul II n'a pas manquer une seule occasion d'en faire des tonnes avec l'affaire Galilée :

- Le 10 novembre 1979, à l'occasion de la commémoration du centenaire de la naissance d'Albert Einstein, il exprime le désir que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l'examen du cas Galilée.

- Le 3 juillet 1981, il désigne une commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne des XVIe et XVIIe siècles, chargée de réexaminer l'affaire Galilée, afin de reconnaître les erreurs commises par l'Église.

- Le 31 octobre 1992 il reconnaît les erreurs de la plupart des théologiens dans la condamnation de Galilée en 1633 (voir repentance de l'Église).

- Le 22 octobre 1996 il reconnaît dans un message à l’Académie pontificale des sciences que la théorie de l’évolution est « plus qu’une hypothèse ».

Écrit par : Silvère | jeudi, 07 mai 2009

L'affaire Galilée était devenue sous Jean-Paul II, l'un des thèmes favoris de la flagellation publique de l'Eglise :

Le 10 novembre 1979, lors de la célébration du centième anniversaire de la naissance d'Albert Einstein, le pape Jean-Paul II exprima le souhait que « des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l'examen du cas Galilée et, dans une reconnaissance loyale des torts de quelque côté qu'ils viennent, fassent disparaître la défiance que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d'esprits, entre science et foi. »

Jean-Paul II nomma le 3 juillet 1981 une « commission pontificale d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne aux XVIe-XVIIe siècles ».

Puis le 31 octobre 1992, Jean-Paul II rendit une nouvelle fois hommage à Galilée lors de son Discours aux participants à la session plénière de l'Académie pontificale des sciences.

Ainsi, Jean-Paul II est allé jusqu'à reconnaître les erreurs de certains théologiens du XVIIe siècle dans l'affaire lors de la mise à l'index des écrits héliocentriques (1616) et lors de la condamnation de Galilée (1633) :

« Ainsi la science nouvelle, avec ses méthodes et la liberté de recherche qu'elle suppose, obligeait les théologiens à s'interroger sur leurs propres critères d'interprétation de l'Écriture. La plupart n'ont pas su le faire.

Paradoxalement, Galilée, croyant sincère, s'est montré plus perspicace sur ce point que ses adversaires théologiens.

"Si l'écriture ne peut errer, écrit-il à Benedetto Castelli, certains de ses interprètes et commentateurs le peuvent, et de plusieurs façons".

On connaît aussi sa lettre à Christine de Lorraine (1615) qui est comme un petit traité d'herméneutique biblique. »

(Extrait du discours de Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences le 31 octobre 1992)

Pour ne pas être en reste, un premier livre du cardinal Poupard sur l'affaire Galilée est paru en 1983, puis un second livre en octobre 2005.

Écrit par : Lozère | jeudi, 07 mai 2009

La mystification dont Jean-Paul II fut l'initiateur zélé, est toujours très en vogue en Rome :

"Galilée était un homme à la foi profonde que l'Eglise présente comme « patron » du dialogue entre la foi et la science."

Telles sont les conclusions du congrès « La science 400 ans après Galilée », organisé le 26 novembre à Rome par la société aérospatiale Finmeccanica pour préparer l'Année internationale de l'astronomie, convoquée par l'assemblée générale des Nations unies en mémoire des 400 ans (1609) de l'utilisation de la longue-vue astronomique par Galilée.

Les conclusions ont été présentées par le secrétaire d'Etat de Benoît XVI, le cardinal Tarcisio Bertone, et par le président du Conseil pontifical pour la culture, Mgr Gianfranco Ravasi.

Dans son discours, le cardinal Bertone a relevé que « ces dernières années ont été marquées par des interventions clarificatrices qui, si elles ont mis en lumière, avec grande sincérité, les lacunes d'hommes d'Eglise, liées à la mentalité de l'époque, elles ont en même temps permis de mettre en évidence la riche personnalité de ce scientifique qui, à l'aide d'une longue-vue astronomique, a découvert que la terre n'est pas le centre de tous les mouvements célestes ».

Le cardinal Bertone a fait allusion en particulier à la déclaration du 31 octobre 1992, par laquelle Jean Paul II a reconnu publiquement les erreurs commises par le tribunal ecclésiastique qui a jugé les enseignements scientifiques de Galilée.

« Ce qu'il me parait bon de souligner, a dit le cardinal Bertone, c'est que Galilée, un homme de science, cultivait également avec amour sa foi et ses profondes convictions religieuses. C'était un homme de foi qui voyait la nature comme un livre dont Dieu est l'auteur ».

Pour appuyer ses dires, le cardinal a lu deux citations de Galilée, extraites de deux lettres écrites à Christine de Lorraine.

[...]

Dans une déclaration diffusée sur Radio Vatican à l'occasion du congrès, Mgr Ravasi a décrit Galilée comme étant le « patron idéal pour un dialogue entre science et foi » .

S'adressant ensuite à la presse, il a souhaité que « les archives secrètes du Vatican republient dans son intégralité, et avec les exégèses jugées opportunes, tout le matériel du dit 'procès Galilée ».


Benoît XVI a souligné la dimension de foi de Galilée dans le discours qu'il a adressé aux participants à l'assemblée plénière de l'Académie pontificale des sciences le 31 octobre dernier.

« Galilée voyait la nature comme un livre dont l'auteur est Dieu qui est aussi l'auteur des Ecritures, a dit le pape à cette occasion. C'est un livre dont nous lisons l'histoire, l'évolution, l' ‘ être écrit' , et la signification en fonction des différentes approches des sciences, supposant tout le temps la présence fondamentale de l'auteur qui a voulu s'y révéler » .

C'est pourquoi, en citant Jean Paul II et pour montrer qu'il y a et qu'il peut y avoir collaboration entre la science et la foi, il a dit: « Je suis de plus en plus convaincu que la vérité scientifique, qui est en soi une participation à la Vérité divine, peut aider la philosophie et la théologie à comprendre plus à fond la personne humaine et la Révélation de Dieu sur l'homme, une révélation qui se réalise et se perfectionne en Jésus Christ. L'Eglise et moi-même sommes profondément reconnaissants de ce grand enrichissement réciproque dans la recherche de la vérité et du bien de l'humanité ».

Source : http://www.zenit.org/article-19554?l=french

Écrit par : Sylvain M. | jeudi, 07 mai 2009

A propos de Rome et l'affaire Galilée :


http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhs_0151-4105_1984_num_37_3_2042

Écrit par : Falk | jeudi, 07 mai 2009

La Pravda, pardon "l'Humanité" n'a pas manqué de dépenser de l'encre sur le sujet à l'époque :

"JEAN-PAUL II vient-il de mettre un point final à « l’affaire Galilée » ? Au cours d’une séance solennelle de l’académie pontificale des sciences, le pape a officialisé les conclusions de la commission chargée, il y a douze ans, de revoir le dossier de l’astronome condamné en 1633 par le tribunal du Saint Office : « Une tragique incompréhension réciproque » aurait marqué, au dire du Saint Père, le procès du physicien. La révision s’achèverait par « une complète réhabilitation ». Jean-Paul II a regretté « l’erreur des théologiens d’alors » qui estimaient que « la connaissance du monde physique était imposée par la Sainte Ecriture ». Il a jugé « précipitée et malheureuse » la condamnation de « Galilée, croyant sincère et physicien de génie ». Le cardinal Poupard - qui a joué dans les travaux de la commission vaticane le rôle du ministère public, a tenu à préciser que « tous les acteurs du procès, sans exception, y avaient participé sur la base de la bonne foi ». Et que « en l’absence de documents extra-processuels » cela devait être reconnu pour chacune des parties."



Avec cette conclusion magnifique :



"DANS « la Vie de Galilée », le dramaturge allemand Bertolt Brecht fait dire au vieux physicien injustement condamné : « Je tiens que le but unique de la science consiste à rendre plus léger le poids de la fatigue de la vie humaine (…), la coupure entre les savants et l’humanité peut un jour devenir si profonde que (le) cri de triomphe (du chercheur ou de celui qui le condamne) devant quelque nouvelle conquête pourrait recevoir pour réponse un universel cri d’épouvante. »

Réhabiliter sans réserve Galilée demande qu’on poursuive dans les conditions d’aujourd’hui, et à l’échelle de la planète, la démarche qu’il a initiée : le seul véritable esprit critique est celui qui concourt à la libération humaine."




http://www.humanite.fr/1992-11-02_Articles_-GALILEE-REHABILITE

Écrit par : Hire | jeudi, 07 mai 2009

Galilée commettra en effet deux grandes maladresses : d'abord, il présenta une « preuve » du mouvement de la Terre, ce qui était contraire aux accords avec le pape, ce dernier voulant qu'on évoque ce mouvement uniquement sous la forme d'hypothèse à l'époque.

Et plus dramatique encore : la preuve de Galilée, basée sur les marées, était fausse !

Enfin, pour parfaire son hostilité, il eut la maladresse de mettre dans la bouche de Simplicius un argument que le pape aimait à utiliser. Galilée fit donc acte de perfidie assimilant le pape à un personnage ridicule. Le procès de Galilée était inévitable.

Écrit par : Quadrige | jeudi, 07 mai 2009

Vivement critiqué pour avoir déformé la réalité historique, Ron Howard, le réalisateur d'"Anges et Démons", s'est défendu dans le "Huffington Post" en affirmant que "le film ne prétendait pas être plus qu'une fiction". Il a ajouté que "si les fictions ne pouvaient pas prendre certaines libertés avec la réalité, il n'y aurait eu ni 'Ben-Hur', ni 'Barabbas', ni 'La tunique', ni 'Autant en emporte le vent' ou 'Titanic'".

Voilà un discours qui change de la pseudo posture de révélateur de "vérités" pour le peuple des naïfs et gogos.

Écrit par : Jean de Védas | lundi, 11 mai 2009

Excellent résumé de l'objectif : "La logique de la stratégie doit aboutir à graver ceci dans les têtes : "S'il y a des faussaires, qui sont les faussaires ? Les Églises, et d'abord la première d'entre elles : Rome."

Simple mais efficace...

Écrit par : Hire | mercredi, 13 mai 2009

La mystification d'Anges et Démons n'est pas anodine.

Page 393, que nous annonce Ventresca le camerlingue, prenant la parole devant les cardinaux ?

Ceci :

"L'Église, vaincue, doit cesser de tenter de fournir des repères aux hommes. Elle doit quitter les grands débats sur le destin du monde, et se replier sur sa mission traditionnelle. Apporter la compassion, déclare Ventresca, doit être la « seule » vocation de l'Église catholique."

Voilà donc une double ruse. Faire taire l'Église, dont la parole dérange et la cantonner dans un domaine qui n'intéresse pas les riches et les grands de ce monde : s'occuper des pauvres et des petits. D'ailleurs Bouddha aussi est compatissant.

Beau tour de passe-passe : on dissout les catholiques dans le grand tout universel des gnostiques.

Dan Brown s'est expliqué sur ses objectifs :


« J'expose sérieusement une vieille théorie un peu oubliée sur les origines du christianisme. Qu'elle soit juste ou fausse, elle représente un point de départ pour examiner l'avenir de la religion » (Le Point du 24 février 2005).


Cette théorie vise les origines du christianisme. Il s'agit donc, en mettant en cause son « origine », d'atteindre la validité de cette religion, qui repose sur Quelqu'un, une personne qui est Jésus-Christ.

La logique de la stratégie doit aboutir à graver cecic dans les têtes : "S'il y a des faussaires, qui sont les faussaires ? Les Églises, et d'abord la première d'entre elles : Rome."

Écrit par : Lozère | lundi, 11 mai 2009

Morceaux choisis de citations d'Anges et Démons :



- La guerre séculaire entre la science et la religion vient de prendre fin. Et c'est vous qui l'avez gagnée. Mais votre victoire n'a pas été acquise loyalement, en apportant des réponses à l'humanité. Vous l'avez remporté en manipulant la société de manière si radicale que les vérités qui leur servait de repères lui semblent dénuées de pertinence. La religion ne peut pas suivre ce rythme. La progression de la science est exponentielle. Elle se nourrit d'elle-même, comme un virus. Chaque nouvelle avancée en annonce une autre. Il a fallut des milliers d'années pour progresser de la roue à l'automobile. Mais, en quelques décennies, elle est passée de la voiture à la fusée spatiale. Le rythme du progrès scientifique se mesure aujourd'hui en semaines. L'homme est incapable de le maîtriser.

- chapitre : 94 - éditeur : Pocket - date d'édition : 2007 -




Vittoria ne put s'empêcher de jubiler intérieurement. Elle savait que ce qu'elle allait révéler allait frapper de stupeur le grand Maximilien Kohler lui-même...
Elle se représenta l'antimatière, en bas. Une vision étonnante. Suspendue dans son conteneur, parfaitement visible à l'oeil nu, ondoyait une minuscule sphère d'antimatière. Il ne s'agissait pourtant pas d'un point minuscule mais d'une gouttelette de la taille d'une chevrotine.
Vittoria inspira profondément :
- 250 milligrammes.
Kohler blêmit.

- chapitre : 23 - éditeur : Pocket - date d'édition : 2007 -




Il sut tout de suite qu'elle se trompait. C'était impossible. Gian Lorenzo Bernini était le plus célèbre sculpteur italien du XVIIe siècle. Il avait créé une extraordinaire profusion de chef d'oeuvre. Or le sculpteur des Illuminati devait être un artiste inconnu.
- Cela n'a pas l'air de vous enthousiasmer, grimaça Vittoria.
- Ca ne peut être le Bernin.
- Pourquoi ? C'était un grand sculpteur et un contemporain de Galilée.
- C'était un homme célèbre, et un catholique.
- Exactement comme Galilée.
- Pas du tout. Galilée était la bête noire du Vatican tandis que le Bernin était son enfant chéri. Le clergé l'adorait. Il en avait fait son autorité artistique suprême. Il a passé pratiquement toute sa vie dans la cité du Vatican !
- Une couverture idéale. La méthode des Illuminati...

- chapitre : 69 - éditeur : Pocket - date d'édition : 2007 -

Écrit par : Santa Clara | lundi, 11 mai 2009

- Le 31 octobre 1992 il reconnaît les erreurs de la plupart des théologiens dans la condamnation de Galilée en 1633 (voir repentance de l'Église).



Il est étonnant de constater que les médias n'aient pas optés pour la Purification de la mémoire à la place de repentance.
Ce mot fait-il peur?

Écrit par : Gérôme | mardi, 12 mai 2009

Le film Anges et Démons ne profitera pas de l'ire du Vatican qui semble avoir compris qu'en termes de communication le silence est parfois le plus efficace.


Le Vatican ne tient pas à communiquer sur le film Anges et Démons. Une réaction qui pourrait paraître étonnante quand on se rappelle le tollé qui avait été soulevé par l'Église contre le Da Vinci Code.

http://www.actualitte.com/actualite/10303-brown-anges-demons-vatican-reflexion.htm

Écrit par : Klavelle | mercredi, 13 mai 2009

Dans un article diffusé le 7 mai, L’Osservatore Romano évoque un roman (et donc un film) teinté de religion et de mystère, diffusant une « vision simpliste et partielle » de l’Eglise, évitant les « questions profondes ». Un film « plutôt inoffensif », selon l’auteur de l’article.

Evoquant Anges et Démons comme un roman « modeste », L’Osservatore Romano se pose ainsi la question de « comprendre les raisons de tant de succès ». « Sans doute qu’il traite de religion et de mystère, c’est-à-dire de ces thèmes que la culture contemporaine sécularisée, faite de raison et de science, évite toujours avec soin, mais qui restent toujours vivants, même s’ils sont apparemment oubliés dans l’imaginaire contemporain ».

Pour L’Osservatore Romano, il est « incontestable » que le succès du roman est en partie dû aux thèmes abordés : « Le mystère de la vie et de la mort, et donc le sens de notre vie et de notre mort ».


http://news.catholique.org/24760-l-osservatore-romano-analyse-le-succes-d

Écrit par : L’Osservatore Romano | mercredi, 13 mai 2009

“Anges et Démons”. Pour Tom Hanks, c’est de la daube. Pour l’Osservatore Romano, c’est « inoffensif » !

Bill Donohue a démontré le caractère pervers de ce nouveau film qui est une attaque perfide et mensongère de l’Église catholique, voulue par Dan Brown et Ron Howard. Il n’y a rien « d’inoffensif » là-dedans. Tout au contraire. À quoi joue donc L’Osservatore Romano ?

http://www.chretiente.info/200905132631/%E2%80%9Canges-et-demons%E2%80%9D-pour-tom-hanks-c%E2%80%99est-de-la-daube-pour-l%E2%80%99osservatore-romano-c%E2%80%99est-%C2%AB-inoffensif-%C2%BB/

Écrit par : Ange | mercredi, 13 mai 2009

En Inde, la Conférence des évêques catholiques a appelé le bureau de censure à bannir le film, "à moins que les producteurs ne suppriment certaines scènes et qu'il ne soit autorisé qu'aux spectateurs adultes", rapporte le quotidien indien The Telegraph.

Selon le frère Joseph Kurian, de la Conférence des évêques indiens, "ce film pourrait porter préjudice au sentiment religieux. La chrétienté est mal comprise par la majorité des Indiens et beaucoup de non-chrétiens pourront penser qu'il s'agit là de la vérité." Cependant, la Conférence des évêques n'a pas précisé quelles scènes elle souhaitait voir supprimées, précise le journal de Calcutta.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/05/13/anges-demons-s-attire-les-foudres-des-catholiques-indiens

Écrit par : Un film à bannir | mercredi, 13 mai 2009

Pour avoir rédigé un essai critique sur Anges et Démons (Anges et Démons, autopsie d'une mystification), je peux vous confirmer que presque tout ce que raconte Dan Brown est soit très approximatif soit (et c'est surtout le cas) complètement erroné...

Certes, c'est un roman, mais il prétend en préliminaire que tout ce qu'il écrit est vérifié. C'est un énorme mensonge destiné à tromper ses lecteurs. Non seulement les infos scientifiques sont fausses, mais aussi celles concernant l'art, l'histoire, la géographie, le tourisme, la religion, etc.

Pour plus de détails, voir mon blog angesetdemons.blogspirit.com

Écrit par : angesetdemons.blogspirit | mercredi, 13 mai 2009

Bon cette fois-ci, on l'a vu. Résultat médiocre et minable. Une sorte de film policier niveau réalisation France 2 ou TF1.




"Cent fois meilleur que Da Vinci Code, Anges et Démons reste tout de même terriblement médiocre, ne dépassant pas le stade du téléfilm se laissant apprécier le cerveau éteint à la télévision un dimanche soir sur TF1. Les problèmes de Da Vinci ont en partie été résolus, à commencer par le rythme de l'histoire mieux soutenu ou la suppression de quelques fantaisies (personne ne marche sur l'eau cette fois-ci !), mais Ron Howard est toujours derrière la caméra, sans aucune inspiration, ne donnant aucun souffle à son histoire. Les rebondissements sont prévisibles, les caricatures des « cluedo-like » sont toutes présentes jusqu'aux personnages et leurs dialogues, le film observe une grande neutralité empêchant toute polémique autour de la religion et se laisse regarder paisiblement autant qu'il s'oublie vite. Bref Anges et Démons est au cinéma ce que le Big Mac est à la restauration : ça n'a aucun goût, il faut accepter de payer 8€ pour en profiter et on s'en contente le temps que ça dure !"

http://www.filmsactu.com/critique-cine-anges-et-demons-6202.htm

Écrit par : Médiocre téléfilm | jeudi, 14 mai 2009

Au fond c'est un film tiédasse, mal foutu, plein de clichés bidons, qui a voulu faire sa promo en utilisant l’Eglise comme caisse de résonance en une sorte de “catho-exploitation” outrancière dont Dan Brown s'est fait le spécialiste pour vendre ses mauvais polars ridicules.

Le vieus schéma du combat entre la science et foi est de nouveau le seul élément conceptuel de ce thriller de série B, dans lequel on découvre, ah ! surprise renversante, que le Vatican est dirigé par un quarteron de vieux cardinaux...

Une chose est respectée dans ce médiocre Columbo romain - le ridicule des situations du Da Vinci Code : après les assassins en soutane et Jésus marié, voici le prêtre parachutiste et la bombe d’antimatière !

Écrit par : Falk | jeudi, 14 mai 2009

Le film se démarque nettement du roman mais ça reste du grand guignol. Dans leur «Da Vinci Code», Howard et son scénariste Akiva Goldsman avaient respecté le livre à la lettre, par peur sans doute de gâcher la recette du succès. Ici, aidés par David Koepp (auteur pour Brian DePalma de «L'Impasse», en 1993), ils prennent leurs aises. Ils se permettent - dans une veine très anglo-saxonne et protestante - d'égratigner l'autre camp en donnant le rôle du méchant à un catholique irlandais. Ils jouent avec l'image désastreuse du pape Benoît XVI en évoquant le pape mort au début du film comme une figure "universellement populaire" à la Jean Paul II, et son possible successeur comme un "traditionnaliste sévère"...

Ils casent au détour d'une scène une référence au débat qui agite les catholiques américains autour de la recherche sur les cellules-souches. Et ils font de leur grand méchant, Patrick McKenna, une sorte de George W. Bush qui forge un axe du mal dans l'espoir de souder une population désorientée et divisée.

En fin de compte, «Anges et demons» le film aux effets spéciaux dans le décors de la Rome catholique, n'a rien de nuisible pour l'Eglise...

«La religion est imparfaite parce qu'elle est le fait des hommes, et tous les hommes sont imparfaits», explique un cardinal à ce grand sceptique de Robert Langdon. Et c'est le mot de la fin.

Écrit par : Radek | jeudi, 14 mai 2009

LETTRE AU VATICAN
Condamnation et réhabilitation du savant Galilée

Il n'était pas de mon intention de diffuser cette lettre sur l'Internet.
Je pensais retenir l'attention du Vatican en lui rappelant l'existence de mon ouvrage.
Sa réponse évasive et brève, rejetant ainsi toute collaboration, m'impose de publier cette correspondance qui confirme l'embarras et le mutisme des milieux religieux à l'égard de mon étude.

Consulter :
monsite.orange.fr/autoedition.mgl
Joël Col


LETTRE AU VATICAN : Décembre 2009

Aux bons soins de la LIBRAIRIE EDITRICE DU VATICAN
À l’attention de Monsieur l’Archevêque Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil Pontifical pour la Culture.

Veuillez m’excuser pour la liberté que je prends en vous écrivant.
J’ai élaboré une étude sur l’implication de la Bible dans la condamnation de l’astronome Galilée, étude à laquelle j’ai consacré plus de douze années - je dois dire aussi que je l’ai traduite en anglais et en espagnol.
 Et dans cette étude - intitulée Entre Galilée et l’Église : la Bible - je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles à leurs Textes originaux (hébreux et grecs) Galilée n’aurait pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.
De nombreux arguments ont été avancés par l’Église pour tenter d’expliquer cette douloureuse Affaire, mais, il faut bien le constater, ces arguments n’ont jamais mis un terme à ce Conflit (Galilée n’ayant toujours pas été officiellement réhabilité par l’Église). On ne saurait négliger ce fait d’importance.

Voilà 6 années que je publie cet ouvrage - mon premier exemplaire ayant été envoyé au Cardinal Paul Poupard le 14 novembre 2003. À ce jour, je n’ai pas eu la moindre contestation sur cette étude de la part du Vatican, ni d’ailleurs.
 Mon souhait serait de voir les autorités catholiques mettre un terme à la condamnation du savant en proclamant officiellement sa réhabilitation. 
Mais auparavant, il sera nécessaire que ces autorités reconsidèrent :
. le motif de sa condamnation (motif rédigé par l’Église à l’occasion du procès du 22 juin 1633 “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”),

. ces erreurs de traduction de la Bible (mon analyse démontrant que dans les Textes originaux le soleil n’est pas dépeint comme un astre tournant autour de la terre, contrairement à ce qu’affirment leurs nombreuses traductions).
Mon étude, par voie de conséquence, vise à ôter le discrédit qui est tombé sur ce Livre Saint. Et je pense ainsi avoir répondu aux souhaits du Pape Jean-Paul II qui déclarait :

“Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures collaborations.”

Je suis à votre entière disposition pour répondre à toute question concernant cette étude.
 En attendant de vous lire, je vous prie d’accepter, Monsieur l’Archevêque, mes très respectueuses salutations,

Joël Col



Réponse du Secrétariat du Vatican le 25 mars 2010.

Monsieur,
Vous avez envoyé, voici déjà quelque temps, un courriel au Conseil Pontifical de la Culture. Vous y parlez de Galilée et de vos recherches sur la question intéressante de la traduction de la Bible à laquelle Galilée avait accès. 
Le Conseil Pontifical de la Culture, qui n'est pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne peut que vous encourager dans ces recherches. Comme vous le savez, c'est à travers l'initiative STOQ que ce Dicastère agit pour un dialogue renouvelé entre hommes de science et hommes de foi.
Veuillez croire en notre cordial dévouement,

Le Secrétariat.


Réponse au Secrétariat le 25 mars 2010.

Monsieur,
N’ayant pas eu réponse de Monsieur l'Archevêque Gianfranco Ravasi à mon courriel de décembre 2009, renouvelé en mars 2010, je considère que le Vatican ne donne aucune suite à ma requête. 
Je pense aussi que les responsables de l’organisme STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) que vous citez auraient dû, en toute logique, être informés par vos Services de ma demande.
 Et je constate que mon étude – en votre possession depuis novembre 2003 – n'a suscité ni intérêt ni critique de la part des responsables en charge de cette Affaire. 
Permettez-moi de vous exprimer ma déception.
Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations,

Joël Col

Priceminister
http://www.priceminister.com
Recherche avec : Galilee Eglise Bible. VOIR PRÉSENTATION DU LIVRE.

Écrit par : Joël Col | lundi, 13 septembre 2010

pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.

Écrit par : ugg | vendredi, 08 octobre 2010

“Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures collaborations.”

Écrit par : ugg stiefel | vendredi, 08 octobre 2010

Une précision.

QUAND LES LANGUES ANCIENNES CONDUISENT À LA VÉRITÉ.
Le verbe grec ANATELLOO.

Mais pourquoi a-t-on donc fait « SE LEVER » le soleil avec le verbe ANATELLOO ? L’étymologie de ce verbe grec autorise-t-elle une telle traduction ?

Dans mon ouvrage Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai étudié ANATELLOO à partir de 4 sources :
. Version de la Septante,
. Textes d’auteurs grecs anciens,
. Dictionnaires grecs-français,
. Textes originaux grecs du Nouveau Testament.

Dans cette étude, j’analyse également d’autres verbes - hébreux et grecs - qui, sous l’influence géocentrique, ont été faussement traduits.
Et ce sont ces erreurs de traduction qui ont ainsi impliqué la Bible dans la condamnation de Galilée par l’Église.

ANATELLOO se rencontre encore en relation avec d’autres sujets grammaticaux :
. les cheveux, la barbe,
. les dents,
. une plante,
. la fumée, la flamme,
. les épines.

L’étude que je publie m’a conduit à conclure qu’ANATELLOO ne déplace pas plus le soleil que les autres sujets sus cités.
Ainsi, si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée, pour avoir rejeté le principe de la rotation du soleil autour de la terre, n’aurait pas été condamné pour « avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures ».

Je suis à la disposition de chacun pour répondre à toute question relative à cette étude.

Joël Col

Écrire à :
autoedition.meguila@wanadoo.fr

Écrit par : Joël Col | samedi, 02 avril 2011

http://filolohika.blogspot.fr/2012/02/une-certaine-honnetete-chez-laplace.html - en d'autres mots, au temps de Laplace, l'héliocentrisme n'était pas encore prouvé, si vous clicquez la suite dans les liens en haut.

Écrit par : Hans-Georg Lundahl | vendredi, 30 mars 2012

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