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vendredi, 01 mai 2009

L’Ordre noir des Illuminati !

 

ou la vérité cachée derrière une

fantasmagorie cinématographique anticatholique

intitulée ‘‘Anges et Démons’’

 

 

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+ I L L U M  IA T I +

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Anges & Démons

est le vecteur de nombreux fantasmes

qui risquent de nuire aux croyances religieuses

 

 

Anges I.jpgLa recette du roman de Dan Brown ‘‘Anges et Démons’’ , adapté pour le cinéma, et dont l’énorme bruit médiatique est difficilement évitable, tient en quelques lignes : une secte antichrétienne, les Illuminati, veut détruire le Vatican… A Rome, alors qu’un conclave est réuni pour élire un nouveau pape (l’ancien a été évidemment assassiné !), au coeur du Vatican une invention menace d'annihiler la cité sainte. Les Illuminati, société secrète qui fut créée pour venger la mémoire du savant Galilée (1564-1642), semblent enfin tenir leur revanche sur leur ennemi de toujours : l'Église catholique. Le compte à rebours est lancé. Les héros peu crédibles de cette bouffonnerie stupide, se jettent donc dans une course folle au travers des rues de Rome à la recherche du refuge secret des Illuminati, ultime chance de sauver le Vatican.

 

 

 

Le problème, car il y en a bien un qui justifie cette note, c’est que les ingrédients de cette  ridicule et médiocre fiction brownienne sont présentésanges-demons-affiche-censuree-3.jpg comme autant de vérités historiques, et que les thèses stupides qui sont présentées dans cet opus de mauvais goût, risquent fort de devenir, pendant un temps, le nouveau credo des ignorants, faisant que le livre et le film risquent de remplacer la « Bible » pour tous ceux qui regardent l’Eglise comme une puissance mafieuse qui cache, depuis des siècles, de sombres secrets. D’ailleurs, pour mieux jouer sur l’ambiguïté, au début du récit, l’auteur explique doctement à son public émerveillé : « Tous les tombeaux, sites souterrains, édifices architecturaux auxquels se réfère cet ouvrage existent bel et bien. Quant à la confrérie des Illuminati, elle a aussi existé… » Nous voilà rassurés !

 

Un thriller pseudo théologique

Certes tout est très classique dans Anges et démons, qui n’a pour seule originalité en tant que médiocre thriller appuyé sur des effets spéciaux lourdingues, que celle d’utiliser le décor fascinatoire du Vatican comme toile de fond. Nous le savons, des dizaines de cinéastes, sachant le caractère attractif du mystérieux catholique sur les gogos, s’y sont essayés depuis des décennies, avec des succès variables et, comme toujours, en usant des grosses ficelles du métier pour faire de l’audience. Le problème, c’est que Dan Brown risque d’embarquer avec lui, dans un monde dominé par la crasse ignorance, des millions de lecteurs sans culture religieuse, ce qui est beaucoup plus grave

 

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La secte des Illuminati a bien existé…


Dans le Da Vinci Code, Dan Brown nous apprenait sans rire, que Jésus et Marie-Madeleine s’étaient aimés et avaient conçu une descendance. Avec Anges et démons, il nous explique que les avancées de la science vont bientôt permettre de percer le secret de la création du monde, ce dont, évidemment, l’Eglise craint la révélation car cela remettrait en doute ses dogmes. Ainsi, les Illuminati, qui comme chacun sait rongent leur frein depuis des siècles, sentent que l’heure est venue pour eux de sortir de leur clandestinité et de divulguer à la face du monde ce que l’Eglise nous cache.

Marco Fibbi, attaché de presse du Vatican, déclarait avec mécontentement : « En temps normal, nous lisons les scénarii qui nous sont proposés. Là, ce n'était pas nécessaire. Le nom de Dan Brown nous a suffit. La plupart des films reçoivent des autorisations tant qu'ils respectent la tradition de l'Église. Anges & Démons est le vecteur de nombreux fantasmes qui risquent de nuire aux croyances religieuses les plus simples. Comme cela a été le cas pour The Da Vinci Code. » De son côté, le président de la Ligue Catholique pour les Droits Civils et Religieux, William Donohue, s'est emporté dans une tribune sur le New York Daily News en ces termes : « Un défi en particulier attend notre nouvel évêque. Dan Brown et Ron Howard ont une nouvelle fois collaboré pour s'attaquer à l'Église catholique avec des fabulations méprisantes. Le message véhiculé est diffamatoire : l'Église catholique qui a combattu pour l'ouverture des Universités au Moyen Âge plus que n'importe quelle institution y est décrite comme le chantre de l'obscurantisme. (…) Ron Howard est fou de penser que le Vatican pourrait aimer son travail. Un prêtre canadien en civil s'est infiltré dans l'équipe pendant le tournage à Rome et nous a rapporté combien ils détestaient le catholicisme. Il est temps d'arrêter de raconter des bobards. ». Enfin, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican a déclaré que le film était : « un pot pourri de mensonges, un cocktail d'inventions fantasmagoriques. »

Logiquement, le Vicariat de Rome n’a donc pas voulu collaborer au film, les producteurs américains, peu scrupuleux, n’ayant pas hésité à demander aux responsables de l’Eglise catholique à Rome l’autorisation de tourner des scènes dans les églises de Santa-Maria del Popolo et de Santa-Maria della Vittoria. Le Père Marco Fibbi, responsable du bureau de presse du diocèse de Rome, déclara ainsi à la revue italienne « TV Sorrisi e Canzoni » : « Nous prêtons souvent nos églises à des productions qui ont une finalité ou une compatibilité avec le sentiment religieux. Mais le diocèse de Rome ne le fait pas quand un film a une ligne fantaisiste qui blesse le sentiment religieux commun ».

 

Une vérité historique

 

reaa30.jpgOr, ce qui est intéressant, c’est que la secte des Illuminati a bien existé, mais à la fin du XVIIIe siècle. Rien à voir, donc, avec Galilée, décédé deux siècles plus tôt. Et encore moins avec Le Bernin, de son vrai nom Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), célèbre artiste, qui aurait été, selon les fantaisistes thèses de Dan Brown, un des membres les plus influents de la secte. Le jeu de piste à travers la Rome contemporaine, imaginé par Dan Brown pour retrouver la fameuse bombe, reposant entièrement sur les œuvres (et donc la complicité) de l’artiste, relève d’une imagination fertile et fantaisiste, l’écrivain américain prenant des libertés incroyables avec la vérité historique pour se livrer à des élucubrations grotesques.


Mais la manipulation rencontre néanmoins une trace de vérité : les Illuminati, venant de la franc-maçonnerie, travaillent bien à fomenter depuis le XVIIIe siècle un gigantesque complot contre le Vatican. Faisant que depuis plusieurs siècles, les « initiés » infiltrent tous les rouages du « pouvoir mondial » pour imposer leur vision laïque et déchristianisée de l’Univers, ce qu’ils sont parvenus à réaliser de façon remarquable.

 

 

 

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Le Bernin aurait été, selon Dan Brown,

un membres des Illuminati

 



En effet, les Illuminés de Bavière (ou Illuminati), en allemand der Illuminatenorden, furent une société secrète allemande du XVIIIe siècle qui se réclamait de la philosophie des Lumières. Fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt à Ingolstadt [1], elle eut à faire face à des dissensions internes avant d'être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785. sceau%20de%20salomon.jpg

 

De nombreuses théories démontrèrent le rôle joué par les Illuminati dans la Révolution, et mirent en lumière le fait que l'ordre des Illuminati survécut à son interdiction et qu'il serait responsable, outre de la Révolution française, mais de nombreux complots contre l'Église catholique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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« Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée :

le plus possible et le plus vite possible. »

 

 

Croix.jpgPar exemple, les Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme de l'abbé Augustin Barruel (1741-1820) [2] soutiennent une théorie selon barruel.jpglaquelle les Illuminés de Bavière d’Adam Weishaupt, infiltrèrent la franc-maçonnerie [3] afin de renverser les pouvoirs en place, aussi bien politiques que religieux, de manière à libérer l'humanité de la superstition et des mythes de l’Eglise.

 

Cette thèse, montre que la Révolution française résulte d'un complot fomenté contre l'Église et la royauté par les philosophes athées, les francs-maçons avec les illuminés et les jacobins. Et il faut reconnaître que les Illluminati, porteur d’une ténébreuse doctrine, voulaient remplacer toutes les religions par l’humanisme et mettrent à mort les tyrans.

 

Barruel démontre, que la Révolution a été préparée dans les loges maçonniques [4], et suivant les instructions secrètes des Illuminés de Bavière ou Illuminati.

 

 

Leur but avoué était de :

 

 

- détruire la famille par la suppression du mariage,

- anéantir l'autorité paternelle et maternelle par la main-mise de l'état sur l'enfant,

- la suppression de la propriété privée par le monopole d'état et le collectivisme et au besoin par la spoliation brutale"...

- l'établissement d'un "gouvernement dominateur universel".

 

 

Les Illuminati déclaraient :

 

"Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée : le plus possible et le plus vite possible."
"La grande force de notre ordre réside dans sa dissimulation."

 


Le pervers projet des Illuminati

 

 

Adam_Weishaupt01.jpgCette organisation pyramidale se constitua en franc-maçonnerie, et son fondateur, Weishaupt y porta le titre de « Général » assisté par un « Conseil Suprême » formé de ses premiers compagnons, qu'il appelait « aréopagites ».

 

Seule la direction de l'organisation connaissait ses secrets et ses objectifs matérialistes et anticléricaux. Les nouveaux recrutés, les « Novices » devaient observer une période probatoire d'environ deux ans avant d'accéder au grade de « Minerval » après une initiation qui reprenait des thèmes et des dénominations de l'Antiquité. Le recrutement resta limité à la Bavière et ne dépassa pas quelques dizaines de membres jusqu'en 1780, date à laquelle Weishaupt décida de renforcer son organisation en infiltrant quelques loges allemandes, notamment la loge « La Prudence » .

 

 

 

 

 

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On pourrait se débarrasser des Prêtres

par la restauration de la religion naturelle,

et réunir les hommes dans une seule société

en attachant les uns aux autres par les liens de la fraternité

 

 

 

Dans son ouvrage, l’abbé Augustin Barruel prédisait fort justement :

 

 

- « Le Dieu que votre apostasie irritait chaque jour, laissa cette nuée de sophistes s'enfoncer dans l'abyme des Loges; et là, sous le voile des jeux maçonniques, les adeptes réunirent leurs conspirations contre l'Autel, contre le Trône, contre toute grandeur. Les adeptes se multiplièrent autant que les sophistes. Sous les auspices d'un nouveau sage, ajoutant l'impiété à l'impiété, les blasphème au blasphème, se forma, sous le nom d'Illuminés, une nouvelle secte, méditant, comme le héros de votre apostasie, d'écraser Jésus-Christ; et comme les élèves de ce héros, jurant de vous écraser vous-mêmes; et comme toutes les sectes des brigands, d'écraser tout empire des lois. » [5]

 

Mais on lira surtout avec attention la doctrine des Illuminati à l’égard du christianisme, et ce en quoi consistaient ses projets vis-à-vis de la religion et de l’Eglise.

 

On constatera avec surprise, combien les vues exprimées par Weishaupt et ses adeptes se sont accomplies d’une manière impressionnante :

 

 

- « Le grand mystère de l’Ordre par rapport à la Religion, consistait dans la doctrine : que le christianisme n’était fondé que sur l’imposture et la superstition et qu’en récompense le Déisme, la re1igion de la Raison ou le Naturalisme, étaient la vraie religion. les principes qu’on avait établis sur la Religion, ne tendaient qu’à anéantir les prêtres auxquels on donnait le titre d’imposteur ; ceux du système politique, qu’on avait posés devaient détruire tous les princes qu’on appelait tyrans et oppresseurs. On les traita tous les deux de méchants auxquels l’Ordre devait faire une guerre continuelle pour s’en débarrasser comme de personnes tout à fait inutiles et pour les faire disparaître de la surface de la terre. Les autres règles et maximes qu’on avait prescrites étaient conformes à ces principes.

 

[…]

 

- Par rapport à la Religion on substitua au Christianisme le Naturalisme ; et pour tromper ceux qui avaient encore de la vénération pour le nom de Christ et pour le Christianisme, et qui se seraient éloignés en tremblant q’ils avaient vu que pour être Illuminés il fallait rejeter le Christianisme ouvertement, on ne laissa pas d’insinuer que Jésus-Christ lui-même n’avait pas eu d’autre but que de faire valoir la religion naturelle et de la rendre universelle et qu’on exécuterait son plan, si l’on travaillait à la restauration de cette religion, toujours empêchée par les Prêtres qui, par là, avaient donné l’origine à tant de sectes chrétiennes. On avança hardiment que c’était l’esprit du Christianisme et qu’il avait été transmis par le canal de la discipline secrète (disciplina arcani) et de la maçonnerie aux Illuminés, qui pouvaient se glorifier avec raison d’être en effet les seuls chrétiens. Pour prouver ces choses extravagantes et dangereuses, on ne manqua pas de pervertir le sens de plusieurs passages de la Sainte Ecriture et d’interpréter en mal les hiéroglyphes de la maçonnerie…

 

 

 

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Toute religion révélée n’est que du Non-Sens,

tout pouvoir ecclésiastique

n’est qu’une usurpation des Droits de l’homme

 

[…]

 

On pourrait se débarrasser des Prêtres par la restauration de la religion naturelle et réunir les hommes dans une seule société en attachant les uns aux autres par les liens de la fraternité… Cette Secte infernale avait pris pour fondement de son Système la proposition fausse et dangereuse qu’une bonne intention était suffisante pour justifier et sanctifier chaque action quels que fussent les moyens dont on se servit pour la faire. En conséquence de ce principe les Illuminés se permirent les ruses les plus atroces, pour exécuter les desseins qu’ils avaient formés contre la Religion … leur projet était de détruire le Christianisme, Toute religion prétendue révélée n’étant que du Non-Sens, tout pouvoir ecclésiastique n’est qu’une usurpation injuste et dérogeante aux Droits de l’homme. Il faut absolument délivrer le genre humain de cet empire de l’imposture. Voilà le premier but de l’Ordre ; pour y atteindre la première chose à laquelle il faut s’obliger par serment, c’est la haine du Culte quelconque..

 

 

[…]

 

 

L’inscription qu’on pourra mettre sur les ruines des trônes,

des débris des autels et les monceaux de cendres qui couvriront

en peu de temps toute l’Europe,

peut être conçue dans ces deux mots :

‘‘L’ouvrage de l’Illuminatisme !’’ » [6]

 

 

 

 

 

Notes

 

 

[1] Né le 6 février 1748 a Ingolstadt, en Allemagne, Adam Weishaupt, juif ashkénaze, fut converti au catholicisme et reçut l'enseignement des jésuites. Après ses études, il devint en 1775 professeur de droit canonique à l'Université d'Ingolstadt, en Bavière. En 1777, il fut initié à la loge Théodore du Bon Conseil, à Munich. Il créa au sein de l'université où il enseignait un mouvement rebelle qui lui fit perdre sa chaire. La conspiration des Illuminés de Bavière, dont il n'était probablement pas le seul auteur, fut mise au jour en 1785. Après 18 mois d'enquête difficile, tant l'administration bavaroise avait été infiltrée par ses adeptes, il fut banni d'Allemagne en 1787. Il est décédé le 18 novembre 1830 à Gotha et renia toujours de la foi catholique.

 

[2] Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Hambourg, 5 vol., P. Fauche, 1798-1799. Rééditions : Hambourg, P. Fauche, 1803 ; Édition revue et corrigée, 1818 ; Abrégé par E. Perrenet éd. Paris, La Renaissance française, 1911 ; avec un introduction de Christian Lagrave, Diffusion de la pensée française, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 1974 ; Extraits sous le titre : Spartacus Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière, Ventabren, Les Rouyat, 1979 ; Pergamon press, « Les archives de la Révolution française », 1989 ; Éditions de Chiré, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 2 t., 2005. Historien et jésuite français, né le 2 octobre 1741 à Villeneuve-de Berg (Vivarais) où il mourut le 5 octobre 1820. A. Barruel entra dans la Compagnie de Jésus, séjourna en Autriche, Bohême, Moravie, Italie, Rome, etc. Il revint en France à la dissolution de son Ordre et se consacra tout entier aux travaux philosophiques et historiques. Il a été un des premiers historien à dénoncer, non sans mal, les origines maçonniques et véritablement diaboliques de la Révolution Française. Plus les jours devinrent mauvais, plus l'abbé Barruel déploya de zèle et de vigilance... Traqué et poursuivi, il dut se réfugier en Angleterre... Il y publia une Histoire du Clergé pendant la Révolution. C'est là aussi, à Londres, qu'il conçut et commença à publier son grand ouvrage: Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme (1797-1798). Pendant l'Empire, il se tint à l'écart. Napoléon le soupçonna d'avoir propagé le Bref de Pie VII et le fit emprisonner à l'âge de 70 ans. Il fut inquiété de nouveau sous les Cent Jours. Sur lui, pèse, bien entendu, la conspiration du silence qui poursuit tous ceux qui se sont attachés un peu sérieusement à démasquer les agissements de la Secte. (Cf. Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 220, note 113).

 

[3] La maçonnerie, comme il est prouvé par les documents historiques de cet Ordre, s’était éloignée immensément au XVIIIe siècle de sa Constitution chrétienne primitive. Rejetant les fondements spirituels religieux qui étaient à sa base, elle avait dévié vers un déisme favorisant l’indifférentisme et l’éloignement à l’égard de l’Eglise. Toutefois, on se gardera d’identifier le terme d’ « Illuminés », employé pour désigner les membres du mouvement dirigé par Adam Weishaupt (1748-1830), à une quelconque marque de sensibilité transcendante ou « mystique ». En effet, les « Illuminés » de Weishaupt étaient, tout au contraire, habités par un unique souci, fort concret et matériel, celui d’établir, par la violence et la déchristianisation, un modèle utopique de société basé sur la justice sociale et l’égalité.

 

La secte des illuminés de Bavière était structurée et organisée en trois classes et treize grades :

 

1. Première classe – Pépinière :

* Cahier préparatoire

* Noviciat

* Minerval

* Illuminé Mineur

2. Deuxième classe – Franc maçonnerie:

* Apprenti

* Compagnon

* Maître

* Illuminé Majeur ou Novice Ecossais

* Chevalier Ecossais

3. Troisième classe – Mystères:

* Petits Mystères- Prêtres

* Petits mystères- Princes

* Grands Mystères- Mages

* Grands Mystères- Roi

 

[4] Dan Brown parle des visées expansionnistes du groupe aux Etats Unis dans les termes suivants : "Les Illuminati procédèrent par infiltration et aidèrent des banques, des universités et des industries pour financer leur but ultime : la création d'un seul Etat mondial unifié - une sorte de Nouvel Ordre mondial séculier". D'autres parlent de procédés criminels, chantage, assassinat, contrôle des banques, corruption, infiltration de secteurs stratégiques... Une vaste conspiration mondiale, une entreprise de corruption vers l'incroyance.

 

[5] Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 289-291.

 

[6] Histoire de l'Illuminisme par le Dr Starck à l'intention du père Barruel, 1797, in M. Riquet, Augustin de Barruel, un Jésuite face aux jacobins francs-maçons, Beauchesne,1989, pp. 150-190.

 

 

 

 

 

 

Commentaires

La note dit : "depuis plusieurs siècles, les « initiés » infiltrent tous les rouages du « pouvoir mondial » pour imposer leur vision laïque et déchristianisée de l’Univers, ce qu’ils sont parvenus à réaliser de façon remarquable." On peut dire que la manoeuvre fut malheureusement parfaitement efficace !

Écrit par : L. M. A | vendredi, 01 mai 2009

A t il existé au XVIII ème siècle une maçonnerie chrétienne ?

En existe t il une aujourd'hui garante de celle du XVIII ème et quelle serait alors l'obédience qui le représenterait le mieux ?

Écrit par : Question | vendredi, 01 mai 2009

@ Question. La FM était chrétienne dans son essence au moyen âge, lorsque les constructeurs de cathédrales mettaient leur art au service de l'Eglise et de la Foi. Mais cette maçonnerie corporative et artisanale s'est entièrement dévoyée, ou l'a été, par les pasteurs anglais au XVIIe et XVIIIe et les libres penseurs, qui en firent une machine de guerre contre l'Eglise et le christianisme, conduisant à la création d'organisations perverses comme les Illuminati d'Adam Weishaupt.

Existe t-il encore une FM chrétienne à notre époque ? C'est fort peu probable, car les buts poursuivis par les obédiences contemporaines en Europe et dans le monde sont clairement dirigés contre l'Eglise et ses dogmes. Cette maçonnerie traditionnelle si elle existait encore ne pourrait donc concerner qu'une infime minorité d'individus totalement isolés, dont on se demande ce qu'ils feraient encore en maçonnerie.

Écrit par : Lapide | vendredi, 01 mai 2009

Force est de constater que les projets des Illuminati se sont tous réalisés :

- détruire la famille par la suppression du mariage,

- anéantir l'autorité paternelle et maternelle par la main-mise de l'état sur l'enfant,

- la suppression de la propriété privée par le monopole d'état et le collectivisme et au besoin par la spoliation brutale"...

- l'établissement d'un "gouvernement dominateur universel".


"Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée : le plus possible et le plus vite possible."


Quant à la méthode, elle fait frémir :

"La grande force de notre ordre réside dans sa dissimulation."

Écrit par : Serrus | vendredi, 01 mai 2009

@ Lapide et Question. J'attire votre attention sur les toutes dernières déclarations de Mgr Gianfranco Girotti en 2007, secrétaire de la Pénitencerie Apostolique, organisme de la Curie romaine qui confirme les anciennes condamnations d'une façon très nette.

En effet, le prélat du Vatican a rappelé la position déjà exprimée en 1983 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, concernant la franc-maçonnerie : "l’Eglise catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine". Il a dénoncé en particulier le "naturalisme rationaliste qui inspire ses projets et ses activités contre l’Eglise".

Il met également en garde contre "le climat de secret qui la caractérise". Selon Mgr Girotti, un franciscain très conservateur qui a travaillé avec le cardinal Ratzinger au Saint Office, ceux qui appartiennent à la franc-maçonnerie "’prennent le risque de devenir instrument de stratégies qu’ils ignorent".

En tout cas, selon ce prélat de la Curie, non seulement l’adhésion à une loge maçonnique demeure interdite par l’Eglise, mais en plus ceux qui y contreviennent sont en état de péché grave et ne peuvent en aucun cas avoir accès à l’eucharistie.

On ne peut être plus clair !

Écrit par : Quadrige | vendredi, 01 mai 2009

Lapide,
Je partage complètement votre point de vue. On peut dire que la Maçonnerie s'est "laïcisée". Toutefois on peut dire, à l'égal du village gaulois qui résiste, qu'une maçonnerie chrétienne a perduré (avec plus ou moins de guillemets temporels).
C'est le Rite Ecossais Rectifié fondé par Jean Baptiste Willermoz et d'autres Frères inspirés. Cette maçonnerie a été créée par ses fondateurs pour justement combattre la déviance anti chrétienne de la maçonnerie du 18ème.
A notre époque, elle est hébergée par les grandes obédiences connues et je fais partie de l'une d'elle. Malheureusement, ces obédiences viennent de signer une synthèse commune les libérant des "limites chrétiennes de ce rite" comme la Trinité et j'en passe.
Une seule de ces Obédience a refusé de signer cette ignominie et c'est le Grand Prieuré des Gaules qui est d'ailleurs la seule à pratiquer ce rite dans ces quatre degrés maçonniques.
Si cet Ordre chevaleresque ne se laisse pas troubler par le chant des sirènes de "l'obédiencialisme " et qu'il continue à protéger la doctrine purement chrétienne de ce rite, je ne tarderai pas à les rejoindre.

Écrit par : Controverse | vendredi, 01 mai 2009

Tout cela paraît fort logique. Comment se dire catholique et se livrer à des rituels antireligieux au sein du Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui conduisent au degré de Chevalier Kadosh (dont on trouve des illustrations dans cet article), degré dont le but affiché est la vengeance contre le trône et l'autel. Un peu de cohérence semble pour le moins normale en ces domaines.

Écrit par : Charles T. | vendredi, 01 mai 2009

Quadrige,

J'entends bien ce que vous dites et je confirme la vérité historique de vos affirmations.
Toutefois, je vous le dis, ce rite est composé de chrétiens, très pratiquants. On peut même dire que beaucoup d'entre nous sont retournés à l'Eglise après quelques années de pratique de cette maçonnerie pour prendre sans arrière pensée la Sainte Eucharistie.
N'oubliez pas que l'Eglise est, comme la maçonnerie, faites d'hommes et qu'à ce titre si elle a souvent raison, elle n'a pas toujours raison.

Écrit par : Controverse | vendredi, 01 mai 2009

Charles T.,
Tout à fait en accord avec vous. Mais le REAA n'est pas le RER.

Écrit par : Controverse | vendredi, 01 mai 2009

@ Lapide et Charles T. Dans les années soixante dix, de nombreux prélats étaient intervenus pour infléchir la position traditionnelle, soit par des interventions publiques soit à des niveaux plus discrets. Citons en particulier les cardinaux Koenig et Seper.

Lors de la rédaction du Code de droit canonique de 1983, un certain nombre d’hommes d’Eglise sont même intervenus pour que ne soit pas reconduite l’ancienne peine d’excommunication. En particulier, les cardinaux Casaroli (Secrétaire d’Etat) et Castillo Lara, ou Mgr Vincenzo Fagiolo.

Pourtant d’un avis différent, le cardinal Ratzinger crut bon quelques mois après de faire paraître un texte rappelant que même si les francs-maçons n’étaient pas excommuniés, pour autant ils étaient en état de péché grave !

Néanmoins à la base, il en va tout autrement : de nombreux croyants catholiques romains fréquentent les loges ; y compris des prêtres et quelques évêques. Dans le passé, plusieurs prélats comme Daniel Pézeril, évêque auxiliaire de Paris, Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles ou André Collini, archevêque de Toulouse ou le Père Michel Riquet, jésuite ont entamé un dialogue positif et promu des échanges féconds et amicaux. Dans un livre consacré au sujet par le théologien et historien Jérôme Rousse-Lacordaire, dominicain, Mgr Joseph Doré, archevêque de Strasbourg, sulpicien et lui-même théologien de renom a tenu des propos plutôt favorables.

Que faut-il en penser ?

Écrit par : Gédéon | vendredi, 01 mai 2009

@ Controverse. Les obédiences françaises ou étrangères proposent différents rites (Rite Français, REAA, RER, Emulation, etc.), mais le fond idéologique de ces structures socio-inititiatico-politiques, reste le même : la sacro-sainte "laïcité" en tant que principe fondateur et central, qui est en fait de l'anti-cléricalisme actif et une haine totale de l'Eglise.

Écrit par : Serrus | vendredi, 01 mai 2009

Étonnamment, Serrus, je partage totalement votre point de vue. Mais cela n'a pas l'air d'être le cas de quelques trop rares structures qui sont en porte à faux avec la maçonnerie dite "universaliste".

Écrit par : Controverse | vendredi, 01 mai 2009

Que faut-il en penser ?

Gédéon, ce que j'en pense risque de vous choquer. Je crois que l'église ne peut aller que dans le sens de la réconciliation avec les francs maçons.
Mais avec lesquels ?
Certainement pas avec ceux qui la soutienne avec bienveillance car l'église a toujours été persuadée qu'en dehors d'elle point de salut. On assistera certainement tous à une association entre l'église et ses ennemis contre la maçonnerie chrétienne.
Que Dieu fasse que je ne vivre pas cela !

Écrit par : Controverse | vendredi, 01 mai 2009

@ Gédéon. Ce qu'il faut en penser ?

Inutile de se faire chauffer la cervelle, il suffit de lire, d'autant qu'il n'est fait aucune distinction entre les rites, car l'Eglise engloble toutes les maçonneries comme étant incompatibles avec une vie chrétienne :

Une dépêche de l’agence Apic du 2 mars 2007 relate les propos tenus par Mgr Gianfranco Girotti, régent de la Pénitencerie apostolique, lors d’une table ronde à Rome sur le thème L’Eglise catholique et la franc-maçonnerie.

« L’Eglise catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine », a-t-il affirmé. « Le magistère de l’Eglise s’est officiellement exprimé plusieurs fois dans des déclarations sur le fait que l’appartenance à la franc-maçonnerie et l’appartenance à l’Eglise catholique est incompatible », a-t-il rappelé.

Selon Mgr Girotti, « le jugement négatif de l’Eglise à l’égard de la franc-maçonnerie a toujours été inspiré par des raisons pratiques et doctrinales ». L’Eglise a toujours dénoncé dans la franc-maçonnerie « des idées philosophiques et des conceptions morales opposées à la doctrine catholique », comme ce « naturalisme rationaliste qui inspire ses projets et ses activités contre l’Eglise ».

Pour certains « la franc-maçonnerie constituerait un élément de cohésion » qui « n’éloignerait personne de sa religion, mais au contraire constituerait une invitation pour y adhérer encore plus », a ironisé Mgr Girotti, mettant en garde contre le « climat de secret qui caractérise la franc-maçonnerie » et qui comporte pour ceux qui y appartiennent « le risque de devenir instrument de stratégies qu’ils ignorent ».

Mgr Gianfranco Girotti a enfin rappelé que la Déclaration sur la franc-maçonnerie de la Congrégation pour la doctrine de la foi, approuvée en 1983 par Jean-Paul II, affirmait « que l’inscription aux associations maçonniques ‘demeure interdite par l’Eglise’ et que les fidèles qui s’y inscrivent ‘sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion’ ». Pour le prélat romain, la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi était « devenue nécessaire » pour mettre fin à l’opinion erronée qui se diffusait parmi les fidèles, selon laquelle l’adhésion à une loge maçonnique était licite.


date : 10/3/2007



http://www.vocations.ch/article-de-vincent-pellegrini-article391.html

Écrit par : Quadrige | vendredi, 01 mai 2009

Le philanthropisme dont se targue la franc-maçonnerie n’est qu’une couverture. En vérité, la motivation essentielle de ses adeptes, c’est la fin des dogmes et l'universalisme institué sur l'ensemble de la planète en matière de foi religieuse.

D’une manière générale, l’idéologie maçonnique prétend faire sortir les adeptes des ténèbres vers la lumière, au prix d’une initiation spirituelle ; ce qui, forcément, remet en question la vocation même de la religion du Christ. Ainsi, cette dernière, la considère donc, à juste raison, comme d’essence satanique.

Que l’adhésion à la franc-maçonnerie chez un catholique (ou même d'un orthodoxe) soit le fait d'une conviction ou d'une ignorance, elle est condamnée sans équivoque par l'Eglise. Car la franc-maçonnerie relève d’une incrédulité certaine en la plénitude salvifique à conduire vers le divin de l'Eglise.

Écrit par : Lozère | vendredi, 01 mai 2009

La franc-maconnerie depuis 250 ans imprègne progressivement et profondément les idées et les législations de tous les pays : laïcité, clubisme, divorce, contraception, avortement , p.a.c.s , dépénalisation des drogues, euthanasie... Elle prétend rechercher la vérité, mais prône le relativisme : pour elle il n’y a pas Une mais des "vérités", tant sur le plan religieux que sur le plan moral.
Elle prétend donner la « lumière » à ses initiés, alors qu’elle oeuvre dans le secret des loges et qu’elle refuse de reconnaître que Jésus est la Lumière, la Vérité et la Vie.

Écrit par : Silvère | vendredi, 01 mai 2009

Est-il nécessaire de rappeler les termes de l'Encyclique de Léon XIII ?


"HUMANUM GENUS"

LETTRE ENCYCLIQUE
DE S. S. LE PAPE LÉON XIII
CONDAMNANT LA FRANC-MAÇONNERIE



"A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s'être coalisés dans un immense effort, sous l'impulsion et avec l'aide d'une Société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la Société des francs-maçons.

Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d'audace entre eux contre l'auguste majesté de Dieu. C'est publiquement, à ciel ouvert, qu'ils entreprennent de ruiner la sainte Eglise, afin d'arriver, si c'était possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables au Sauveur Jésus Christ.

Gémissant à la vue des maux et sous l'impulsion de la charité, Nous Nous sentons souvent porté à crier vers Dieu, " Seigneur, voici que vos ennemis font un grand fracas, ceux qui vous haïssent ont levé la tête. Ils ont ourdi contre votre peuple des complots pleins de malice et ils ont résolu de perdre vos saints. Oui, ont-ils dit, venez et chassons-les du sein des nations ".

Cependant, en un si pressant danger, en présence d'une attaque si cruelle et si opiniâtre du christianisme, c' est de Notre devoir de signaler le péril, de dénoncer les adversaires, d'opposer toute la résistance possible à leurs projets et à leur industrie, d'abord pour empêcher la perte éternelle des âmes dont le salut Nous a été confié; puis afin que le royaume de Jésus Christ, que Nous sommes chargé de défendre, non seulement demeure debout et dans toute son intégrité, mais fasse par toute la terre de nouveau progrès, de nouvelles conquêtes.

Dans leur vigilante sollicitude pour le salut du peuple chrétien, Nos prédécesseurs eurent bien vite reconnu cet ennemi capital au moment où, sortant des ténèbres d'une conspiration occulte, il s'élançait à l'assaut en plein jour. Sachant ce qu'il était, ce qu'il voulait, et lisant pour ainsi dire dans l'avenir, ils donnèrent aux princes et aux peuples le signal d'alarme et les mirent en garde contre les embûches et les artifices préparés pour les surprendre.

Le péril fut prononcé pour la première fois par Clément XII en 1738, et la constitution promulguée par ce pape fut renouvelée et confirmée par Benoît XIV. Pie VII marcha sur les traces des Pontifes et Léon XII, renfermant dans sa constitution apostolique Quo graviora tous les actes et décrets des précédents papes sur cette matière, les ratifia et les confirma pour toujours. Pie VIII, Grégoire XVI et, à diverses reprises, Pie IX, ont parlé dans le même sens.

Le but fondamental et l'esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évidente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l'exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d'une fois, s'étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l'Eglise a coutume de frapper les coupables et interdit de s'y affilier.

[...]

Aujourd'hui, à l'exemple de Nos prédécesseurs, Nous avons résolu de fixer directement Notre attention sur la société maçonnique, sur l'ensemble de sa doctrine, sur ses projets, ses sentiments et ses actes traditionnels, afin de mettre en une plus éclatante évidence, sa puissance pour le mal et d'arrêter dans ses progrès la contagion de ce funeste plan."


Léon XIII, HUMANUM GENUS, Donné à Rome, près Saint Pierre, le 20 avril 1884, de Notre Pontificat la septième année.

Écrit par : Serrus | vendredi, 01 mai 2009

Le principal grief de Léon XIII dans "Humanum Genus", pape clairvoyant, portait avec pertinence sur la critique du naturalisme, dont on sait les ravages qu'il produit dans les consciences modernes :

"La nature humaine ayant été violée par le péché originel, et à cause de cela, étant devenue beaucoup plus disposée au vice qu'à la vertu, l'honnêteté est absolument impossible si les mouvements désordonnés de l'âme ne sont pas réprimés et si les appétits n'obéissent pas à la raison. Dans ce conflit, il faut souvent mépriser les intérêts terrestres et se résoudre aux plus durs travaux et à la souffrance, pour que la raison victorieuse demeure en possession de sa principauté. Mais les naturalistes et les francs-maçons n'ajoutent aucune foi à la Révélation que Nous tenons de Dieu, nient que le père du genre humain ait péché et, par conséquent, que les forces du libre arbitre soient d'une façon " débilitées ou inclinées vers le mal ". Tout au contraire, ils exagèrent la puissance et l'excellence de la nature et, mettant uniquement en elle le principe et la règle de la justice, ils ne peuvent même pas concevoir la nécessité de faire de constants efforts et de déployer un très grand courage pour comprimer les révoltes de la nature et pour imposer silence à ses appétits."

Écrit par : Hadrien | vendredi, 01 mai 2009

@ Gédéon. Un simple rappel des actes du Magistère permet de comprendre en quoi entre la franc-maçonnerie et l'Eglise il ne peut y avoir aucune conciliation possible :

La première condamnation de la franc-maçonnerie par l'Église catholique date de 1738 avec la bulle du pape Clément XII In eminenti apostolatus specula.

Elle est reprise par plusieurs de ses successeurs, dont le pape Benoît XIV dans l'encyclique Providas et Léon XIII dans l'encyclique Humanum Genus.

En 1917, le code de droit canonique déclare explicitement que l'appartenance à une loge maçonnique entraîne l'excommunication automatique.

Sous le pape Jean XXIII, est à la faveur des sirènes du modernisme qui annoncent Vatican II, une tentative de compréhension de la maçonnerie est entreprise. Dans les années 1970, particulièrement en France, des tentatives de réconciliation entre l'église catholique et la franc-maçonnerie voient le jour.

Ainsi, le code révisé de 1983 ne cite plus explicitement la franc-maçonnerie parmi les sociétés secrètes condamnées par la loi canonique.

Toutefois, le 26 novembre 1983, une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par Joseph Ratzinger (devenu depuis le pape Benoît XVI) réaffirme l'interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie sous toutes ses formes ou tendances.

De même, comme il vient d'être souligné plus haut, le 2 mars 2007 le Vatican redit son opposition aux francs-maçons.

« L'appartenance à la Franc-maçonnerie et à l'Église catholique sont incompatibles » aux yeux de l'Église, rappelle Mgr Gianfranco Girotti, régent du tribunal de la pénitencerie apostolique.

Ce prélat souligne que « l'Église catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la Franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine » et rappelle avec la Congrégation pour la doctrine de la foi que l'adhésion à une loge maçonnique demeure interdite par l'Église ! Rajoutant même, que ceux qui y contreviennent sont en état de "péché grave" et ne peuvent pas avoir accès à l'eucharistie !

Écrit par : Quadrige | vendredi, 01 mai 2009

Lors du congrès antimaçonnique tenu à Trente, vers la fin de
septembre 1896, le futur pape S. Pie X s’adressa à la jeunesse:


“Mes chers jeunes gens, luttez, luttez toujours contre la Maçonnerie, démasquez cette Secte infâme. Jadis, j’ai cru, moi aussi, exagéré ce qu’on affirmait d’elle, mais depuis, par mon ministère
même, j’ai eu l’occasion de toucher du doigt les plaies qu’elle ouvre; depuis, j’ai été convaincu que tout ce qui a été publié au sujet de cette association infernale, n’a pas dévoilé la vérité entière”.

Écrit par : Jean-Rémi Kirianscky | vendredi, 01 mai 2009

Peut-on etre Catholique et franc-maçon?

non !!!

Car on est excommunié ipso-facto.

Vehementer nos,Saint Pie X :

Vous savez le but que se sont assigné les sectes impies qui courbent
vos têtes sous leur joug, car elles l'ont elles-mêmes proclamé avec une
cynique audace : " Décatholiciser la France ".

Quo graviora,Léon XII :

Clément XII, Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des
francs-maçons, ou appelée d'un autre nom, acquérait chaque jour une
nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses
preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l'Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti.

Mirari Vos,Grégoire XVI :

Abîme de malheurs sans fonds, qu'ont surtout creusé ces sociétés
conspiratrices dans lesquelles les hérésies et les sectes ont, pour
ainsi dire, vomi comme dans une espèce de sentine, tout ce qu'il y a
dans leur sein de licence, de sacrilège et de blasphème.

En
1917, le code de droit canonique déclare explicitement que
l'appartenance à une loge maçonnique entraîne l'excommunication
automatique.

suite ici:


http://www.dailymotion.com/video/x57sns_sainte-eglise-catholique-et-francma_people

Écrit par : Sylvain M. | vendredi, 01 mai 2009

Prière pour la conversion des franc-maçons :

"Seigneur Jésus-Christ, qui vous plaisez à faire éclater votre toute-puissance principalement en pardonnant aux pécheurs, vous qui avez dit :"Priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient", nous implorons la clémence de votre Coeur Sacré pour des âmes créées à l'image de Dieu,qui ont été misérablement trompées par les séductions de la franc-maçonnerie et se précipitent dans la voie de la perte éternelle.

Ne permettez pas, nous vous en conjurons, que l'Eglise, votre sainte
Epouse, soit opprimée, mais apaisé par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, votre Mère, et par les prières des justes,
daignez vous souvenir de votre miséricorde infinie.

Oubliez leur perversité, et faites que revenant à Vous, ils consolent l'Eglise par des actes de pénitence et obtiennent la gloire étenelle, auprès de Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.

Amen".

Le document avec cette prière a bénéficié de l'imprimatur du cardinal
Richard, archevêque de Paris, le 2 juillet 1896 et de V. Dupin, vicaire général, le 1er mai 1934. Il mentionne une indulgence de 100 jours offerte par Léon XIII (11 août 1898).

Écrit par : Synésius | vendredi, 01 mai 2009

Multiplices inter, Pie IX :


"Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les
ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Église de Dieu et ont
essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans
doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée "
maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d'un glaive cette secte respirant le crime et s'attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques."

Écrit par : Multiplices inter | vendredi, 01 mai 2009

Pie XII (1939-1958) dira par exemple le 24 juillet 1958 :

“Les racines de l’apostasie moderne sont: l’athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, le laïcisme et leur mère commune: La Maçonnerie” (Doc. cath., 1958, p.918).

Écrit par : Hire | vendredi, 01 mai 2009

Cela est tout à fait exact, au XVIIIe siècle, comme l'explique cette note, au sein de la Franc-Maçonnerie s’est formée une secte encore plus dangereuse que les autres. Ce fut celle des Illuminati. Un jour de 1785, un des complices de Weishaupt, Lanz -prêtre apostat- transportant d’importants messages de son chef, fut frappé par la foudre. Les papiers trouvés sur lui par la police bavaroise permirent de découvrir la trace des principaux coupables. Un procès s’ensuivit dont les pièces furent rendues publiques par l’électeur de Bavière, afin d’éclairer les puissances chrétiennes sur le complot tramé contre elles. Plus précisément ces documents annonçaient le coup à porter contre la monarchie française par une
révolution, pour 1789!

En effet, selon les Illuminés, on ne pouvait démolir l’Eglise que si préalablement les puissances chrétiennes qui la protègent (la monarchie) étaient renversées.D’abord le pouvoir temporel,ensuite le pouvoir spirituel; d’abord le Trône, ensuite l’Autel.

C’est un fait indéniable: la Franc-Maçonnerie provoqua la révolution de 1789 pour décapiter la Monarchie dans la personne de Louis XVI.

Tout cela transparaît dans le rituel maçonnique de Kadosh où il faut décapiter un mannequin couronné et ensuite poignarder un mannequin coiffé d’une Tiare. Ce rituel veut exprimer qu’avant de poignarder la papauté, il faut décapiter la royauté, bras protecteur de la Sainte Eglise: par un travail de sape mené par les “philosophes” et
les encyclopédistes, c’est ce qui arriva.

L’Eglise réagira à cet assassinat. Pie VI, très marqué par
l’exécution de Louis XVI, n’hésitera pas à déclarer dans son Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793:

«Louis XVI a été condamné à la peine de mort et la sentence
a été exécutée. Quels hommes ont donc rendu semblable jugement? Quelles manoeuvres l’avaient donc préjugé? La Convention nationale qui s’était établie son juge en avait-elle le droit? Nullement. Cette assemblée après avoir aboli la royauté, le meilleur des gouvernements, avait transporté l’autorité publique dans les mains du peuple, incapable d’écouter la raison et de suivre aucun plan
de conduite, sans discernement pour apprécier les choses, réglant la plupart de ses décisions, non sur la vérité, mais sur ses préventions, inconstant, facile à tromper et à se laisser pousser au mal, ingrat, présomptueux, cruel et qui se fait une joie de voir couler le sang humain, de se repaître du supplice et de l’agonie de ses victimes, comme dans l’antiquité il courait aux spectacles de
l’amphithéâtre.

Encore une fois, ô France, toi à qui, disais-tu, il fallait
un souverain catholique, parce qu’ainsi le voulaient les lois fondamentales du royaume, tu l’avais ce monarque catholique et par cela seul qu’il était catholique, tu l’as assassiné.»


Il ajout a:

«L’assemblée générale du Clergé de France, en 1755, avait découvert et dénoncé les abominables complots de ces artisans d’impiété. Si on eut écouté nos représentations et nos avis, Nous n’aurions pas à gémir maintenant de cette vaste conjuration tramée contre les rois et les Empires.»


La révolution de 1789 ayant achevé dans le sang la nation chrétienne, la voie se trouvait ouverte pour la République. A la révolution déclarée devait succéder une révolution silencieuse, rampante, que se devait de réaliser les loges : la révolution dans les esprits. Comment ? En réduisant toutes les valeurs au nouvel humanisme maçonnique et en luttant contre l'Egkise catholique et son clergé.

Écrit par : Valence | vendredi, 01 mai 2009

1776 - Cette date visible sur le dollar US rappelle en sous main que la Révolution Française a été ourdie et financée par les Illuminati ; par ailleurs Weishaupt n'a pas agi seul. Au mois au début, il était sous le contrôle du Général jésuite Ricci, qui décéda en 1775 en Italie. Il faut savoir qu'en 1773 Lorenzo Ricci fut emprisonné au Château Saint-Ange, à Rome, ou il souffrit d'humiliations et de mauvais traitements (il lui fut interdit de célébrer la messe). Au conclave de 1769 réuni pour élire le successeur de Clément XIII la Suppression des Jésuites était la question principale. Clément XIV fut élu, sans qu'il soit clair qu'il eut à la promettre. Après son élection, Clément XIV adopta des mesures contre la Compagnie mais le Pape décida finalement la suppression par un simple bref Dominus ac Redemptor, le 21 Juillet 1773, sans rendre publiques ses raisons. Les charges soulevées publiquement contre les Jésuites ne furent jamais portées devant les tribunaux.

Écrit par : C. Kintzler | vendredi, 01 mai 2009

Jusqu’en 1717, la maçonnerie demeura fidèle à la religion chrétienne, voire même à l’Eglise catholique romaine. En témoignent les statuts des loges et les obligations qu’ils contenaient ("old charges") : ceux qui sont parvenus jusqu’à nous invoquent Dieu, la Sainte Trinité, la Sainte Eglise ou la Vierge Marie. En 1720 ou en 1722, la majeure partie des archives des loges opératives d’antan fut volontairement détruite, à Londres, au cours d’un vaste autodafé, comme si l’on avait voulu qu’aucun maçon ne puisse plus, désormais, s’y reporter.

Écrit par : Gédéon | vendredi, 01 mai 2009

Le naturalisme de la maçonnerie ne consiste pas tant à nier l’existence de Dieu, qu’à refuser d’en tirer les conséquences dans l’ordre humain. Aussi la société doit-elle être organisée comme si Dieu n’existait pas.

"Il s’agit pour les francs-maçons, proclame Léon XIII dans "Humanum Genus", et tous leurs efforts tendent à ce but, il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux sont empruntés au naturalisme (...)."

Or, le premier principe des naturalistes, c’est qu’en toutes choses la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine. Cela posé, s’il s’agit des devoirs envers Dieu, ou bien ils en font peu de cas, ou ils en altèrent l’essence par des opinions vagues et des sentiments erronés. Ils nient que Dieu soit l’auteur d’aucune révélation. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi. Or, comme la mission tout à fait propre et spéciale de l’Eglise catholique consiste à recevoir dans leur plénitude et à garder dans une pureté incorruptible les doctrines révélées de Dieu, aussi bien que l’autorité établie pour les enseigner avec les autres secours donnés du ciel en vue de sauver les hommes, c’est contre elle que les adversaires déploient le plus d’acharnement et dirigent leurs plus violentes attaques.

Ainsi, dût-il lui en coûter un long et opiniâtre labeur, elle se propose de réduire à rien, au sein de la société civile, le magistère et l’autorité de l’Eglise ; d’où cette conséquence que les francs-maçons s’appliquent à vulgariser, et pour laquelle ils ne cessent pas de combattre, à savoir qu’il faut absolument séparer l’Eglise et l’Etat. Par suite, ils excluent des lois aussi bien que de l’administration de la chose publique la très salutaire influence de la religion catholique, et ils aboutissent logiquement à la prétention de constituer l’Etat tout entier en dehors des institutions et des préceptes de l’Eglise.

En France, cette "prétention de constituer l’Etat tout entier en dehors des institutions et des préceptes de l’Eglise" déboucha, sous la IIIè République, sur tout un arsenal de lois et de règlements tels que :
l’expulsion forcée de 265 congrégations religieuses non autorisées en 1880 (Jésuites, Dominicains, Bénédictins, Franciscains, Carmes...),
l’interdiction de tout enseignement religieux dans les écoles publiques par la loi du 28 mars 1882,
la suppression des aumôneries militaires en 1883,
la suppression en août 1884 des prières publiques prévues au Parlement dans la Constitution de 1875,
la fermeture de la quasi totalité des écoles catholiques du pays (16.000 établissements congréganistes) et l’adoption d’une loi interdisant à toute congrégation d’enseigner en 1904,
la rupture en 1904 également des relations diplomatiques entre la France et le Vatican,
enfin, le vote de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en décembre 1905, loi selon laquelle la République ne reconnaît plus aucun culte... Mise en oeuvre par des francs-maçons notoires comme Jules Ferry (ministre de l’Instruction publique de 1879 à 1883) ou Emile Combes (président du Conseil entre 1902 et 1905), et destinée à priver l’Eglise et la foi catholique de toute assise et de toute influence sociales, cette politique (en particulier les lois scolaires relatives à la laïcisation de l’enseignement) sont largement à l’origine de la déchristianisation actuelle du pays.

Écrit par : Celias | vendredi, 01 mai 2009

Les rituels propres aux grades les plus élevés font clairement apparaître que la haine du catholicisme et la lutte contre l’Eglise sont les traits caractéristiques majeurs de l’institution. Le grade le plus intéressant, le plus significatif des hauts-grades est celui de Rose-Croix, numéroté 18ème degré, exposa Jean Marquès-Rivière dans "La trahison spirituelle de la franc-maçonnerie". Dans ce grade, on voit une parfaite caricature du catholicisme (...). Je mentionnerai dans ce grade la fameuse cérémonie de la cène, qui se fait le Jeudi Saint. Pour achever de parodier l’Eglise, la table s’appelle l’autel, les verre sont les calices".

Quant au grade de Chevalier Kadosch (30ème degré), il est très explicitement un grade de vengeance : celle du meurtre d’Hiram, l’architecte du temple de Salomon qui, selon la légende maçonnique, aurait été assassiné puis enseveli par trois mauvais compagnons (mais ressuscita grâce aux Maîtres envoyés à sa recherche par le roi Salomon)... mais aussi celle de Jacques de Molay, Grand Maître de l’Ordre du Temple, condamné au bûcher en 1314 sous le roi de France Philippe le Bel avec la "complicité" du pape Clément V.

Aux yeux des francs-maçons qui revendiquent "l’héritage spirituel" des Templiers, Clément XV symbolise plus particulièrement l’ignorance, le fanatisme et l’ambition de la papauté

Écrit par : Serrus | vendredi, 01 mai 2009

Dans un ancien livre de catéchisme on pouvait lire ceci:

«Au début du XVIIIème, toutes les forces anticatholiques (déistes, matérialistes, libres penseurs) se groupèrent en une puissante association qui prit le nom de Franc-Maçonnerie. D’abord société philanthropi-que et politique, la Franc-Maçonnerie devint, après la fondation de la grande loge de Londres en 1717, le centre de la libre-pensée et comme l’armée de l’incrédulité.

D’Angleterre, elle se répandit en France où elle eut sa première loge à Dunkerque en 1721. Le Grand-Orient de France qui a son siège à Paris fut fondé en 1772.

Par son aspect philanthropique la Franc-Maçonnerie fut ce qu’elle est toujours: l’Ange des ténèbres déguisé en lumière. Elle séduisit ainsi de nombreuses nobles âmes, des prêtres,... Ces gens n’avaient pas discerné le but caché de la Franc-Maçonnerie.

Plus clairvoyants, les papes s’aperçurent qu’ils avaient en face d’eux les plus graves ennemis de l’Eglise. Elle fut condamnée assez vite par Clément XII en 1738, par Benoît XIV en 1751, par Pie VII en 1821, par Pie IX en 1865, par Léon XIII en 1884 dans son encyclique “Humanum genus”»

Écrit par : Sulpice | vendredi, 01 mai 2009

Peu avant de mourir Pie IX précisa pour les futurs prélats: ceux “qui s’efforcent d’établir une alliance entre la lumière et les ténèbres sont plus dangereux que les ennemis déclarés”.
Voilà des propos bien acerbes pour les prélats conciliaires et ceux qui prétendent faire l’expérience d’un mariage impossible de la lumière avec les ténèbres, de la Tradition avec le progressisme au Concile Vatican II.

Écrit par : Sylvain M. | vendredi, 01 mai 2009

La franc-maçonnerie, telle qu’elle apparaît au début du 18ème siècle, ne peut revendiquer sérieusement aucune filiation avec certaines corporations médiévales comme celle des tailleurs de pierres. De telles corporations, en effet, étaient d’inspiration chrétienne. Or les constitutions d’Anderson de 1723, texte fondateur pour la majorité des francs-maçons, ne comportent plus la moindre référence au Dieu révélé en Jésus Christ, révélation reçue, gardée et transmise par l’Eglise fondée sur les apôtres envoyés par le Ressuscité prêcher au monde l’Evangile du Salut.

La franc-maçonnerie reconnaît elle-même cette incompatibilité. J’en veux pour preuve ce que dit à ce sujet Paul Gourdeau, ancien grand maître du Grand Orient de France.

Ecoutons son message :

"Ce qu’il est aujourd’hui important de comprendre c’est que le combat qui se livre actuellement conditionne l’avenir, plus encore le devenir de la société. Il repose sur l’équilibre de deux cultures : l’une fondée sur l’Evangile et l’autre sur la tradition historique d’un humanisme républicain. Et ces deux cultures sont fondamentalement opposées : ou la vérité est révélée et intangible d’un Dieu à l’origine de toute chose ou elle trouve son fondement dans les constructions de l’Homme toujours remises en question parce que perfectibles à l’infini. De cette bataille perpétuelle recommencée avec vigueur depuis quelques temps, Malraux disait hier que le 21ème siècle serait religieux ou ne serait pas. C’est à cette affirmation, c’est à ce défi qu’il nous appartient de répondre."

(" Humanisme " n°193, octobre 1990).

Faire dire à la franc-maçonnerie ce qu’elle n’a jamais pensé, comme certains catholiques qui souhaitent justifier leur adhésion à la secte, c’est à l’évidence faire preuve d’une naïveté nourrie d’ignorance, c’est confondre sentimentalisme et générosité. Mais Gustave Le Bon ne disait-il pas déjà : "Beaucoup d’hommes sont doués de raison, très peu de bon sens."

Écrit par : Falk | vendredi, 01 mai 2009

Le 29 août 1896, le futur saint Pie X écrivait ceci au professeur don Antonio De Angelo, délégué du comité diocésain à la sous-commission antimaçonnique:

« Combattre la maçonnerie est une oeuvre religieuse et éminemment sociale, parce que cette secte est hostile, non seulement à notre sainte religion dans toutes ses manifestations, mais s’applique à ruiner aussi la tranquillité de l’ordre.
Je recommande aux membres de cette ligue de s’intéresser tout spécialement à ces pauvres jeunes gens qui, séduits par d’adroites paroles, se font gloire d’être affiliés à la secte anticléricale, laquelle, sous prétexte de raison et de science, combat directement la foi. »

Écrit par : François Gonseth | samedi, 02 mai 2009

La maçonnerie spéculative a résulté de la transformation de la maçonnerie opérative (bâtisseurs de cathédrales) à Londres en 1717, sous l'impulsion de deux pasteurs, Anderson presbytérien et Désaguliers anglican, influencés en sous-main par le physicien Isaac Newton, hérétique notoire, pratiquant la magie et l'alchimie, et admirateur de Nostradamus et des Lumières ! Du reste, les Constitutions fondatrices, dites d'Anderson (1723) ne mentionnent Dieu qu'une seule fois, dans une tête de chapitre, et jamais la Sainte Trinité, le péché, le salut, la Résurrection, l'Ascension ni la Pentecôte, la venue du Saint Esprit.

En France la maçonnerie apparaît dès 1725 avec Montesquieu, et ses membres, nobles, grands bourgeois voire écclésiastiques sont gallicans, c'est-à-dire opposés à la prééminence de l'Evêque de Rome. En tous cas, la FM, qu'elle soit opérative ou spéculative est une résurgence de la Gnose, hérésie dèjà condamnée par Saint Irénée au II° siècle et que l'on retrouve dans tous les ordres initiatiques.

Écrit par : Jude | samedi, 02 mai 2009

La franc-maçonnerie est l’institution la plus anathématisée et exécrée par l’Eglise au cours de son existence bimillénaire, le Père Esposito a compté environ 590 condamnations disséminées dans de nombreux documents.

«L’idée fondamentale du Christianisme, c’est que la morale et tout l’ordre social reposent sur la vérité révélée, sur Dieu et son Christ: Omnia instaurare in Christo. Or cette base est dès l’abord renversée par l’article des statuts qui considère la morale et la vertu comme indépendantes de toutes les religions. L’Eglise a donc justement frappé d’excommunication les francs-maçons dès leur entrée dans l’ordre. Elle ne peut pas, sous peine de trahir le dépôt de son divin Maître, renoncer à être la seule et infaillible directrice des hommes dans la route qui doit les conduire à la vie future.»

(Père Deschamps, op. cit., p.LXIV).

Les francs-maçons eux-mêmes reconnaissent en la papauté leur pire ennemi. Gustave Bord dans “La Franc-Maçonnerie en France” écrit: “La Papauté fut le seul pouvoir qui se rendit nettement compte du péril que présentait la Maçonnerie et cela presque dès le début. La Papauté avait bien vu le péril; en temps utile elle l’avait signalé. Elle ne fut pas crue; en France elle ne fut même pas écoutée. Les parlements refusèrent d’enregistrer les bulles pontificales, qui, n’étant pas fulminées, ne pouvaient avoir aucun effet utile. Un monde allait disparaître”.

Écrit par : Multiplices inter | samedi, 02 mai 2009

Sur le plan historique, le terme « Illuminati » se réfère spécifiquement aux Illuminati de Bavière, société secrète du siècle des Lumières, mais mouvement éphémère de libres penseurs républicains.

Ses membres lui donnaient le nom d'Illuminati, mais ils s'appelaient eux-mêmes les Perfectibles. Ce groupe a été fondé effectivement le 1er mai 1776 par l'ancien jésuite, Adam Weishaupt professeur de droit canonique, et par le baron Adolph von Knigge, à Ingolstadt dans le royaume de Bavière. Le groupe s'est d'abord appelé l'Ordre Illuminati, puis l'Ordre des Illuminati, et enfin les Illuminati de Bavière.

Dans l'État conservateur de Bavière, où l'Électeur progressif et éclairé Maximilien III Joseph fut remplacé en 1777 par son héritier conservateur Charles Théodore, et qui était dominé par l'Église catholique et l'aristocratie, une telle organisation ne tarda pas à être supprimée par le pouvoir en place.

En 1784, le gouvernement bavarois bannit toutes les sociétés secrètes qui incluaient les Illuminati et les francs-maçons. La structure des Illuminati s'écroule rapidement, mais pendant son existence, de nombreux intellectuels influents et des personnalités politiques progressistes en ont fait partie. L'Ordre aura des ramifications à travers toute l'Europe, mais il n'a jamais excédé 2000 membres. Cet ensemble séduira également des hommes de lettres, comme Goethe et Herder, et même les ducs de Gotha et de Weimar. Une rupture interne au mouvement a précédé sa chute, qui est devenue effective avec un édit du gouvernement bavarois en 1785.

Écrit par : Arpacschad | samedi, 02 mai 2009

Pour ce qui concerne cette terrible idée de vengeance, il est indéniable que « Nekham » ou « Nekam » est le mot sacré des trois degrés d’Élus (9, 10, 11 ème) présent au 30ème degré dit de Kadosh. Il signifie en hébreu ; « vengeance » ou « châtiment ».
Noun, Kof, Mem sont les trois lettres de la racine. Il s’emploie sous cette forme, au masculin, ou bien en ajoutant un « Hé » et devient alors NEKAMAH et est du genre féminin ;
Les degrés qui l’honorent sont appelés : « grades de vengeance ». Le thème des degrés d’Élus s’articule autour de la recherche et du châtiment des meurtriers d’Hiram. Au 30e degré ; le Grand Élu chevalier Kadosh doit venger Jacques de Molay en poignardant "symboliquement" le Pape et le Roi - tout cela se passe de commentaires...

Écrit par : Lozère | samedi, 02 mai 2009

Très intéressant ces commentaires où l'on est informé de la position de l'Eglise catholique.
Il me semble que Controverse parlait d'un certain rite et toutes les explications sur les grade de vengeance ne peuvent s'appliquer à ce rite qui n'en a pas.
En suivant à la lettre les divers intervenants de ce blog, on en déduit que Louis Claude de Saint Martin et Joseph de Maistre furent de mauvais chrétiens. Ce que je ne peux me résoudre à croire !
Quant au fait qu'ils ont abandonné la Franc-Maçonnerie en cours de parcourt, on sait maintenant que ceci est une contrevérité.

Écrit par : La Fouine | samedi, 02 mai 2009

@ La Fouine. il est vrai qu'il exista (et existe encore peut-être), une franc-maçonnerie mystique, profondément chrétienne très différente de celle où sont cultivés les grades de vengeance et les légendes noires, aboutissant à transformer hideusement les prétendus initiés en d'ardents adversaires de la religion.

Certes Maistre fut introduit à Chambéry dans sa jeunesse dans ces loges mystiques, qui étaient placées sous les auspices de Jean-Baptiste Willermoz à Lyon, lui-même fervent catholique, mais il s'en éloigna peu à peu à la faveur du temps, même si en Russie, pendant son exil, il n'est pas impossible et même très probable qu'il continua à fréquenter quelques cénacles ésotériques, se rapprochant toutefois de plus en plus d'une rigoureuse pratique religieuse exempte de liens avec les franc-maçons.

Ainsi, ce n'est pas une contrevérité de dire que Maistre abandonna effectivement les loges sur le tard, pour s'en remettre entièrement à la barque de Pierre.

C'est ce qu'il dit de façon explicite dans les Soirées : "J'en suis resté à l'Eglise catholique : tandis que les pieux disciples de Louis-Claude de Saint-Martin entreprenaient de traverser les flots à la nage, je dormirai en paix dans cette barque [de Pierre] qui cingle heureusement à travers les écueils et tempêtes depuis 1809 ans ». (XIe Entretien).

Et puisque l'on parle de Saint-Martin, ce n'est point un secret de dire que lui, au contraire, s'éloigna de plus en plus des prêtres et de l'Eglise, jusqu'à, d'après la notice parue au Mercure, refusé d'être assisté à l'instant de sa mort en octobre 1803 chez le sénateur Lenoir-Laroche.

Il suffit de lire ces lignes de l'Homme de désir :

"Tu m'as fait sentir que, malgré que l'homme n'ait pas conservé dans son coeur la pureté et le courage, les anges eux-mêmes recherchent encore son alliance. Tu m'as fait sentir que, s'il n'y avait point de prêtre pour ordonner l'homme, c'est le seigneur qui l'ordonnerait lui-même et qui le guérirait. Oh ! Comme elles sont douces, les guérisons opérées par la main du seigneur ! Elles n'ôtent presque rien, elles ne font que donner. Parce que, supérieures aux guérisons qui se font par la main des hommes, elles s'opèrent avec des instruments qui ont en eux une source de vie et de principes créateurs. (...) les prêtres se sont livrés à l'injustice...ton prêtre n'a plus de vertu, ton prêtre n'a plus même de titre. (...) Homme, relève-toi. Il t'appelle ; il te donne rang parmi ses prêtres ; il te déclare de la race sacerdotale. Revêts l'éphod et la tiare. Parois devant l'assemblée, comme étant rempli de la majesté du seigneur. Ils apprendront tous que tu es le ministre de sa sainteté, et que la volonté du seigneur est que sa sainteté reprenne la plénitude de son domaine."

Sans même parler des passages du "Ministère de l'homme-esprit, où une très nette distinction est faite entre le véritable christianisme, selon Saint-Martin, et le catholicisme. Cependant Saint-Martin à maintes reprises s’enflamme pour les bienfaits des sacrements et des cérémonies de l’Église. Il trouve dans ces « demeures sacrées », un pouvoir invisible qui porte en soi un caractère efficace et salutaire et qui l’imprime sur tous les êtres qui pénètrent dans ces enceintes. « La prière y purifie continuellement l’atmosphère et l’on participe à sa pureté dès que l’on approche de ses influences. » Les âmes les plus fortes « ont toujours dans ce culte des profits à faire. Aussi gare à ceux qui ne sont que les instruments de son abolition, mais gare encore plus à ceux qui en sont les causes. »

Si le « christianisme » comme il l’entend, est le « lieu et le terme de toute religion », il tient le catholicisme non seulement pour la meilleure, mais pour la « seule religion véritable ». Mais dans sa hâte de voir « l’esprit prendre la place de toute chose », il semble prêt à condamner le relatif au nom de l’absolu, l’Église militante au nom de celle qui triomphe dans sa glorieuse éternité.

Écrit par : Zak | dimanche, 03 mai 2009

Plus exactement, Maistre fut initié en 1774 à la loge St Jean des Trois Mortiers elle-même fondée en 1749 sous les auspices de la Grande Loge d'Angleterre. Toutefois, Maistre, se plaignant de l'emprise de cette dernière sur sa loge, se rendit à Lyon avec quelques frères pour y rencontrer Jean-Baptiste Willermoz et en revenir pour fonder, le 4 septembre 1778, la loge "La Sincérité" travaillant au Rite Ecossais Rectifié (RER) qui est un rite chrétien et qui n'a de commun avec le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) que les deux premiers termes ("Rite Ecossais") et c'est tout.
"Du point de vue du développement des connaissances et du savoir ésotérique, on peut légitimement considérer que c'est au contact de Jean-Baptiste Willermoz, et du milieu et des êtres qui entourent le maître lyonnais, que Maistre va véritablement pénétrer les arcanes de l'illuminisme et que c'est sous sa conduite qu'il va approfondir ses connaissances et faire émerger les thèmes principaux de sa pensée future ". (Maistre, Qui suis-je? Jean-Marc Vivenza, ed. Pardes).
Quant à Louis-Claude de Saint-Martin, il reprochait à l'Eglise de ne plus permettre l'accès à l'ésotérisme chrétien, de ne plus donner à l'homme la possibilité de rencontrer le Seigneur au plus profond de son cœur.

Écrit par : Thaddée | dimanche, 03 mai 2009

@ Thaddée. Je pense que vous faites un excellent résumé de la situation, à la suite de Zak, s'agissant du problème soulevé par La Fouine, soit celui du lien qui fut celui de Maistre avec la franc-maçonnerie spirituelle et illuministe.

Il faudrait bien sûr pour être complet, aborder le rôle véritable de la doctrine martinézienne et willermozienne, sur la pensée du comte chambérien ; ce qu'avaient déjà réalisé plusieurs auteurs anciens [Viatte, Le Forestier, Dermenghem, etc.). Mais je vois Thaddée que vous citez l'excellent ouvrage de M. Vivenza, qui établit d'une façon remarquable, et avec des pièces inédites, les éléments effectifs sur le plan théorique qui passèrent de l'illuminisme à l'oeuvre maistrienne.

Certes il n'est pas nécessaire de trop approfondir ces thèses qui relèvent d'un certain secret traditionnel, l'espace des blogs n'étant pas le lieu idéal pour ces débats, mais il est évident que l'on ne peut plus aujourd'hui penser Maistre sans cet éclairage qui permet une juste compréhension de son essentialisme mystique fortement emprunt d'une vision marquée par les conséquences de la chute et du péché originel.

Écrit par : Lozère | dimanche, 03 mai 2009

Zak,
Sans nul doute, vous avez lu Louis Claude de Saint Martin et Joseph de Maistre et en plus, vous les avez bien compris !
Quant à moi, je partage le point de vue de LC de St. Martin car on ne pourra jamais reprocher à l'Eglise Intérieure les erreurs de l'église militante.
En effet Joseph de Maistre a réglé ce problème en ne considérant comme église véritable que l'église catholique; il a même "poussé le bouchon" en allant convaincre certains orthodoxes et non des moindres. Vous admettrez que c'est un peu fort de café mais comment régler le problème de l'église corps mystique du christ sans cela.
Quant à moi, voyant au moins trois confessions de la chrétienté se dire corps mystique indivisible du Christ, je ne peux m'empécher de penser qu'aucune des trois ne l'est véritablement et totalement mais qu'elles participent toutes les trois, avec plus ou moins de participation !, à ce corps.
Elles sont ainsi indispensables à la vie chrétienne, ne serait ce que par l'administrations des sacrements. Mais je ne peux m'empécher de penser que la Véritable Eglise du Christ est celle qui regroupe les véritables adeptes de Jesus Christ; ceux qui savent se réunir en son Nom.
Pour finir, on pourra toujours discuter de l'appartenance plus ou moins profonde de ces deux êtres avec la Catholicité mais on peux dire qu'ils sont tous les deux morts chrétien et franc maçon.
Ce qu'à voulu dire Controverse, qui a d'ailleurs admis la perversité de la franc maçonnerie habituelle, c'est qu'il existe encore une véritable maçonnerie chrétienne, n'en déplaise aux interdictions de toutes sortes. C'est aux participants honnêtes de ce blog de faire leur enquête.
Je ne vous connais pas Zak mais je vous dis que c'est un véritable plaisir d'échanger avec vous car votre force de frappe est à l'égale de votre ouverture d'esprit.

Écrit par : La Fouine | dimanche, 03 mai 2009

En effet, La Fouine, tel était ma volonté.
Je suis ce blog depuis assez longtemps et j'en profite pour féliciter les participants car s'ils ont défendus becs et ongles leur "anti maçonnisme" aux regards de l'Eglise Catholique, ils ne sont jamais tombé dans polémique stérile ni dans l'attaque personnelle à mon égard.
Je persiste à dire que bon nombre d'entre eux auraient leur place dans cette maçonnerie chevaleresque.
En tout cas, je les salue tous chapeau bas !

Écrit par : Controverse | dimanche, 03 mai 2009

Zak, Je rajouterai pour éclairer certains de vos propos que quand St. Martin parle de catholicisme, c'est l'ensemble des trois confessions qu'il s'agit et quand il parle de christianisme c'est de la chrétienté ou plus précisément l'Eglise Intérieure.

Écrit par : La Fouine | dimanche, 03 mai 2009

Il convient de rappeler, même si ces dernières explications au sujet des liens de Joseph de Maistre avec l'ésotérisme sont intéressantes, que l'existence éventuelle qui reste à démontrer d'une ultra minoritaire société willermozienne, et encore dans le cas où elle pourrait oeuvrer et travailler hors des obédiences laïques et "adogmatiques" (sous-entendu non chrétiennes) dont elle est devenue le faire-valoir et la docile marionnette, ne change en rien à la nature profondément antichrétienne de la Franc-maçonnerie, condamnée par l'Eglise car perverse dans ses fondements, nuisible dans son action, satanique quant à ses objectifs.

Écrit par : Serrus | dimanche, 03 mai 2009

Serrus,
Même si cela peut vous étonner, votre raisonnement est correct et vos idées anti maçonniques ne sont pas dénués de vérité.
Mais, si vous savez comment est vue cette "société willermozienne" de nos jours par les autres maçons, vous ne traiteriez pas de marionnette et de faire valoir car ce sont de véritables chrétiens qui agissent comme des défenseurs de" la religion chrétienne qui naviguent sans aucun compromis entre l'intelligentsia maçonnique et le rejet de l'église .

Écrit par : Controverse | dimanche, 03 mai 2009

"Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Église de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée "maçonnique", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la Religion et de la Société humaine.

Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d'un glaive cette secte respirant le crime et s'attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques.

C'est pourquoi Notre prédécesseur Clément XII, par ses Lettres apostoliques, proscrivit et réprouva cette secte, et détourna tous les fidèles non seulement de s'y associer, mais encore de la propager et de l'encourager de quelque manière que ce fût, sous peine d'encourir ipso facto l'excommunication.

Benoît XIV confirma par sa constitution cette juste et légitime sentence de condamnation, et il ne manqua pas d'exhorter les souverains catholiques à consacrer toutes leurs forces et toute leur sollicitude à réprimer cette secte profondément perverse et à défendre la société contre le péril commun. […]

… De peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l'erreur, Nous avons résolu, Vénérables Frères, d'élever Notre voix apostolique ; et, confirmant ici, devant vous, les constitutions de Nos prédécesseurs, de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l'Église et les pouvoirs légitimes ; et Nous ordonnons sous les mêmes peines que celles qui sont spécifiées dans les constitutions antérieures de Nos prédécesseurs à tous les chrétiens de toute condition, de tout rang, de toute dignité et de tout pays, de tenir ces mêmes sociétés comme proscrites et réprouvées par Nous.

Maintenant il ne Nous reste plus, pour satisfaire aux voeux et à la sollicitude de Notre coeur paternel, qu'à avertir et à exhorter les fidèles qui se seraient associés à des sectes de ce genre, d'avoir à obéir à de plus sages inspirations et à abandonner ces funestes conciliabules, afin qu'ils ne soient pas entraînés dans les abîmes de la ruine éternelle.

Quant à tous les autres fidèles, plein de sollicitude pour les âmes, Nous les exhortons fortement à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires qui, sous un extérieur honnête, sont enflammés d'une haine ardente contre la religion du Christ et l'autorité légitime, et qui n'ont qu'une pensée unique comme un but unique, à savoir d'anéantir tous les droits divins et humains.

Qu'ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau !"


Pie IX, Multiplices inter, 25 septembre 1865.

Écrit par : Multipices inter | dimanche, 03 mai 2009

Voilà pour les chrétiens qui s'imaginent pouvoir appartenir à la secte Controverse :

Déclaration sur l'incompatibilité entre l'appartenance à l'Eglise et à la Franc-Maçonnerie

On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.

Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges.

Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion.

Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).

Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.

A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 novembre 1983.

Joseph, card. Ratzinger, Préfet

Écrit par : Multipices inter | dimanche, 03 mai 2009

Multipices inter,
Tout cela, nous le savons et je n'argumenterai pas dans le sens inverse.
Déjà, le cardinal Ratzinger, même devenu Pape n'est pas le chef de la chrétienté mais seulement de l'Eglise Catholique (ce qui n'est pas rien, j'en conviens).
Dans la doctrine Willermozienne, trouvez moi une seule ligne qui puisse représenter le danger dont vous parlez (lisez "les deux natures de JBW par exemple).
La plupart des Frères Catholiques ne sont pas bipolaires et ne transigent en aucune manière avec leur Foi chrétienne. De plus, la maçonnerie même "universaliste" n'a rien à voir avec une secte (il est d'ailleurs plus facile d'en sortir que d'y entrer). Ne pas être une secte n'empêche pas bien entendu de vomir le christianisme. Nous avons la même chose chez les libre penseurs, les anarchistes et autre; ce qui n'en fait pas une secte.
Vous avez le droit de vous en tenir aux prescriptions de votre église qui, si elles ne sont pas obligatoirement vraies, permettent au moins de protéger le chrétien des errances habituelles de certains courants.
Ce que j'aimerai vous dire aussi, c'est que je n'ai aucun besoin de vous convaincre et je respecte et comprend votre pensée. Toutefois, j'aurai souhaité vous dire que, dans ces temps où les chrétiens sont rejetés, les défenseurs de la religion chrétienne ont plutôt intérêt à s'unir plutôt que de se rejeter au grand plaisir de l'adversaire.

Écrit par : Controverse | dimanche, 03 mai 2009

Si Willermoz a élaboré un maçonnerie chrétienne, c'est précisément pour tourner le dos à celle de son époque, contaminée par le rationalisme ambiant et aussi, et surtout parce que l'Eglise (rejoignant en cela Saint-Martin)n'était plus capable de faire accéder ses fidèles au coeur du mystère chrétien, sinon elle n'aurait pas été balayée par la Révolution.

Écrit par : Patrick Ferner | lundi, 04 mai 2009

@ Controverse. Vous êtes bien gentil avec votre maçonnerie willermozienne, mais c'est largement hors sujet. Combien, ces quelques maçons mystiques, disciples de Maistre ou de Saint-Martin, pèsent-ils sur le plan international ? Que représentent-ils même à l'intérieur de la maçonnerie européenne et française ? Vous le savez très bien, presque rien, pour ne pas dire rien du tout.

C'est une micro tendance isolée, tenue à distance et non reconnue par la plupart des obédiences laïques.

Dès lors la danse macabre anti-chrétienne est organisée sans eux depuis 250 ans par les tenants de la maçonnerie démoniaque qui cultivent les grades de vengeances et la haine contre l'Eglise. Vos amis, dont on se demande ce qu'ils font encore avec des tabliers, sont donc dans une très mauvaise posture proprement, que cela vous plaise ou non, "bipolaire" ; excommuniés par leur Eglise (pour ceux, sans doute la majorité, qui sont catholiques, et même les orthodoxes dont les autorités moscovites ou grecques ne goutent guère ce genre de plaisanteries) et regardés avec méfiance et même une grande hostilité par les maçons adogmatiques. Ils feraient donc mieux d'abandonner le fol espoir de christianiser une institution vendue au diable, qui finira par les rejeter, ou les corrompre, comme il est arrivé pour ceux qui croupissent dans les grandes obédiences tout en pratiquant le rite de Willermoz et revenir dans leur Eglise pour y vivre en conformité avec leur état de chrétiens, c'est-à-dire en profitant de la grâce sacramentelle dont ils sont privés sur le plan canonique, à moins, ce qui serait horrible, qu'ils s'en moquent et s'approchent en violation des lois ecclésiales de la sainte Table, tout en fréquentant leurs cénacles obscurs.

C'est pourquoi, si je désigne sous le nom de secte la franc-maçonnerie, c'est que l'Eglise la désigne comme telle pour de justes motifs :

"...Cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée "maçonnique", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la Religion et de la Société humaine.(...)Qu'ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau !"


Pie IX, Multiplices inter, 25 septembre 1865.


Enfin, dernier point, l'Eglise catholique n'est pas une "partie" de la chrétienté, c'est l'Eglise fondée par Jésus-Christ, les orthodoxes étant, je vous le rappelle, schismatiques depuis 1054, où le 16 juillet, Humbert et les légats du Pape déposèrent sur l'autel de la cathédrale Sainte-Sophie la bulle papale excommuniant le patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire (Keroularios), puis sortirent et secouèrent ostensiblement la poussière de leurs chaussures.

Écrit par : Multiplices inter | lundi, 04 mai 2009

Un point singulier montre le caractère non-distinct des cénacles willermoziens aujourd'hui sur le plan initiatique, c'est qu'ils reconnaissent la validité (pardon pour le terme), des cérémonies reçues chez les antichrétiens. Il y là une contradiction, ou une logique, qui rend vain tout débat au sujet d'une éventuelle nature "différente" des disciples de Willermoz.

"Ce qui n'a jamais été mis en cause, c'est l'initiation. Celle du Grand Orient donne droit à l'entrée à la Grande Loge, à la GLTSO, à la LNF et inversement."
(Grand Maître de la Grande Loge, interview in "L'Est Républicain" du 6 octobre 1987)

Écrit par : Lozère | lundi, 04 mai 2009

Multiplices inter,

Vous avez le point de vue du catholique et je ne trouve rien à dire à cela.
Je vous signale toutefois que pour les orthodoxes, ce sont les catholiques les schismatiques mais je rejoins Controverse dans le sens où les chrétiens feraient mieux de s'entendre au lieu de se jeter encore des anathèmes.
L'église catholique est une des trois confessions chrétiennes sérieuses et non la seule. A ce titre, Controverse peut parler de "partie". Un corps mystique n'est pas partageable !
Le Pape avait envoyé deux émissaires avant ceux que vous citez et après avoir vécu une liturgie ils en ont fait un rapport favorable au Pape.
Vous paraissez assez documenté et vous devez donc savoir que le schisme avait une cause plus politique que spirituelle.

Écrit par : La Fouine | lundi, 04 mai 2009

Le rôle pervers et corrupteur de la franc-maçonnerie à l'intérieur de la République, dont elle est, ne l'oublions jamais, la religion cachée, n'est plus à démontrer.

Il suffit simplement d'écouter les félicitations récentes prononcées par un Président de la République en exercice :

"Je suis heureux de recevoir aujourd'hui les représentants d'une tradition philosophique qui a pris une part si importante, en France et dans le monde, à l'élaboration et à la diffusion des idées républicaines. (...)
La République, ils [les franc-maçons] l'ont aidée à naître, répandant les idées de raison et de progrès. Ils l'ont veillée lorsqu'elle était fragile ou attaquée. Ils l'ont nourrie de leur exigence et de leur réflexion. Ils ont toujours été au premier rang de ses défenseurs.
Au XVIIIème et au XIXème siècles, ils furent naturellement de tous les combats contre l'autoritarisme.
Dans les tavernes des origines, ils ont contribué à diffuser les valeurs qui furent celles de la Révolution française et que proclame la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. Dans le grand élan de 1848, ils militent pour les libertés politiques et syndicales, la liberté de la presse, la liberté d'association, l'abolition de l'esclavage.
Après avoir contribué à faire naître la IIIème République, ils sont nombreux à s'engager dans la Ligue des Droits de l'Homme, pour que triomphe l'innocence du Capitaine Dreyfus. Quelques années auparavant, ils avaient préparé, pour une très large part, et ardemment soutenu la loi de 1882, loi capitale pour la République, qui créait un enseignement primaire obligatoire, laïque et gratuit. Avec la même fermeté, le même enthousiasme, ils appuient la loi de 1901, qui garantit la liberté d'association, puis celle de 1905, qui sépare les églises de l'Etat. "


(Jacques Chirac, président de la République, allocution prononcée au Palais de l'Elysée à l'occasion du 275ème anniversaire de l'ordre maçonnique en France, le 23 juin 2003)

Écrit par : Falk | lundi, 04 mai 2009

Le Christ a donné à son Eglise une organisation déterminée: il a voulu qu'elle fut gouvernée par saint Pierre et ses successeurs, par les apôtres et leurs successeurs.

La véritable Eglise est donc celle qui est gouvernée par les successeurs légitimes de saint Pierre et des apôtres, non pas ceux, schismatiques et prétendus "orthodoxes", qui rompirent pour des futilités juridiques, avec elle.

Si donc, le Pape et les évêques qui gouvernent 1'Eglise romaine sont les successeurs légitimes de Jésus-Christ, ce qui est bien le cas (même du point de vue schismatique), nous aurons établi qu'elle est la veritable Eglise.

Immédiatement après la mort du Sauveur, saint Pierre n'eut pas de résidence fixe. II allait prêcher 1'Evangile partout où il le pouvait. Bientôt, cependant, il s'arrêta a Antioche, dont il fut évêque pendant quelque temps ; puis, après y avoir établi un successeur, il vint à Rome, alors la capitale du monde, et y fonda une communauté chrétienne, qu'il gouvema jusqu'à sa mort (an 67). Tant qu'il vécut, saint Pierre, résidant à Jérusalem, ou à Antioche, ou à Rome, était chef de 1'Eglise, parce que cette dignité était attachée à sa personne, et non point à un endroit déterminé. Les évêques qu'il établit furent investis de la dignité épiscopale, mais non de la charge de chef de 1'Eglise, qu'il conserva jusqu'a sa mort.

Lorsqu'il mourut, son successeur hérita de son titre d'évêque de Rome, et aussi de ses pouvoirs de chef de 1'Eglise, tout comme un prince, qui succède à un roi, hérite de toute 1'autorité dont celui-ci était revêtu.

Dans tous les siècles, 1'évêque de Rome seul a toujours été reconnu pour chef de 1'Eglise, lui seul y a exercé 1'autorité suprême et lui seul, de nos jours, revendique le privilège d'être le successeur de saint Pierre et 1'héritier de ses pouvoirs.

Nous disons que, de tout temps, les Papes ont été reconnus comme chefs de 1'Eglise: dès 1'origine, ils interviennent dans le gouvernement de 1'Eglise entière ; on les consulte de toutes parts ; ils portent des lois pour toute 1'Eglise, président les conciles, déposent les évêques indignes et rétablissent sur leurs sièges ceux qui en ont été chassés, condamnent les hérétiques, etc.

Or, si 1'évêque de Rome n'était point le chef légitime de 1'Eglise de Jésus-Christ, elle n'aurait plus de chef: Jésus-Christ n'eut point tenu sa promesse de maintenir le fondement qu'il lui a donné.
Done, 1'évêque de Rome est le chef de 1'Eglise de Jésus-Christ, puisqu'on ne peut dire, sans nier la divinité de Jésus-Christ, qu'il a failli à sa promesse de conserver, jusqu'à la fin des siècles, le fondement de son Eglise.

L'Eglise catholique est donc bien la seule a pouvoir s'honorer du titre d'Eglise véritable, les autres, malgré leur sainteté, sont des églises schismatiques.

Remémorons-nous cette parole de saint Ambroise (340-397):

Ubi Petrus, ibi Ecclesia :

"Là où est Pierre, là est l'Eglise."

Écrit par : Sulpice | lundi, 04 mai 2009

La Congrégation pour la doctrine de la foi conteste la qualité d'Eglise aux Orientaux et aux protestants, qui n'ont pas la « plénitude » des voies du salut. En septembre 2000, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la doctrine romaine, dans un document intitulé Dominus Jesus, a affirmé que l'Eglise catholique est la seule à pouvoir se prévaloir de la qualité d'Eglise.

Pourquoi ? Parce qu'en vertu de l(Unicité et la subsistance de l’Église le Christ n’a fondé qu’une seule Église — son Église— sur Pierre et avec la garantie de l’indéfectibilité face aux persécutions, aux divisions, aux obstacles de tout genre qu’elle allait trouver tout au long de l’histoire (cf. Mt 16, 18). Il n’y a donc qu’une seule Église du Christ que nous confessons dans le Symbole, une, sainte, catholique et apostolique.

Ainsi, l'Église catholique est la continuité de l'Eglise du Christ et le Pape Benoit XVI est le seul successeur de Pierre à qui Jésus a confiée le soins de bâtir son Église.

Écrit par : Celias | lundi, 04 mai 2009

Difficile à tenir ce raisonnement pour un non conciliaire, Sulpice.

Écrit par : La Fouine | lundi, 04 mai 2009

En ce qui concerne le lien Franc-maçonnerie et République :

"La Franc-Maçonnerie a été le laboratoire de la Révolution."

(Henri Martin, F.M., "Histoire de France", T. XVI, p.535)

Écrit par : Laplace | lundi, 04 mai 2009

Et également :

"Quels hommes sortirent de ces loges où bouillonnait la pensée humaine! Sieyès, les deux Lameth, Lafayette, Bailly, Brissot, Camille Desmoulins, Condorcet, Danton, Hebert, Robespierre et tant d'autres !"

("Rapport lu à la Tenue Pleinière des Respectables Loges "Paix et Union" et "La Libre Conscience", à l'Orient de Nantes, le lundi 23 avril 1883". Imprimé sous le titre : "Du rôle de la Franc-Maçonnerie au XVIIIème siècle", p.8. Cité in "La Conjuration anti-chrétienne", Mgr Delassus, p.171)

Écrit par : Laplace | lundi, 04 mai 2009

Oui, Celias, le royaume des cieux est réservé au Catholiques.
Il y a toutefois un point sur lequel je suis d'accord avec vous c'est le rejet de l'œcuménisme dont l'impossibilité est démontrée par votre commentaire.

Écrit par : La Fouine | lundi, 04 mai 2009

@ Laplace, une petite phrase qui vous ravira :

"On ne saurait dire aujourd'hui avec précision lequel, du Parti socialiste ou du Grand Orient de France, a investi l'autre."

("Le Monde" du 13 août 1981)

Amusant non ?

@ La Fouine. Vous seriez donc orthodoxe ? Je comprends vos problèmes de digestion car la Paska c'est un peu lourd :-)

Ingrédients (pour 8 à 10 personnes) :

- 1 kg de fromage blanc frais
- 200 g de beurre
- 200 g de crème fraîche
- 200 g de sucre
- 3 oeufs
- 1 poignée de raisins de Smyrne
- 1 poignée de cerises confites, de cédrats et d'angélique
- 50 g de fruits confits pour la garniture

Bon cela dit, c'est meilleur que les pilules tibétaines.

Au fait, on est encore dans les temps :

Christus resurrexit !

Pardon (mon côté latin)et selon votre paroisse :


- Христос воскрес !
- Kristo'pastitaha !
- Христос васкрс !
- Христос воскресе !
- Kristus vstal zmrtvy'ch !
- Kristus ar Upstanden !
- Christos T'ensah Em' Muhtan !
- Harisutosu Fukkatsu !

Écrit par : Dan | lundi, 04 mai 2009

Mon cher Dan,
Non, je ne suis pas orthodoxe mais ils m'ont fait gouter la paska et j'ai très apprécié sans toutefois assurer que votre recette soit k-chère !.
Toutefois rejeter les grecs, les russes, les arméniens, les coptes, etc .... me laisse perplexe.
De plus les participants de ce blog étant pour la plupart et si je ne m'abuse des catholiques traditionalistes, je ne vois pas pourquoi les orthodoxes sont schismatiques et les fidèles de Mr Lefevre non.
Je n'oublie pas non plus que l'infaillibilité papale est un dogme très récent.

Écrit par : La Fouine | lundi, 04 mai 2009

Hum, vous allez certainement vous faire des amis sur La Question mon cher La Fouine ;-) Vous êtes ici en terre traditionaliste, il faut vous y faire. Je ne crois pas qu'il y ait un "rejet" des russes, grecs, etc.; sans doute appréciés pour pleins de bonnes raisons. Il s'agit plutôt dans l'esprit des catholiques fidèles à la Tradition, d'une remise au clair s'agissant de la conception de l'Unité et de la Substance de l'Eglise (relisez Joseph de Maistre sur ce point).

Quant à la distinction entre Mgr Lefebvre et le patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire Keroularios, elle est simple, l'un a été excommunié, Mgr Lefebvre, par une Eglise qui n'était plus catholique, celle de Vatican II, pour justement resté catholique l'autre a été excommunié, et est allé jusqu'au schisme pour des raisons assez futiles vous l'admettrez sans peine, puisqu'il fut visiblement un politicien très fier de son indépendance n'ayant aucun interêt à ce que Rome et Constantinople se rapprochent, puisque de fait, si cela arrivait, de n°1 religieux de l'Orient, il passerait au rang de simple n°2 (voire pire) derrière le Pape, titre auquel il perdrait toute influence sur les empereurs ...Cérulaire mettra tout en oeuvre pour faire capoter les échanges diplomatiques entre Orient et Occident, se débrouillant pour offenser les légats du Pape, d'un côté, et pour ennerver les orthodoxes de l'autre.

Cela dit, il ne faut pas désespérer. L'orthodoxie est bien plus proche de Rome qu'on ne l'imagine, et Rome de même, la solidarité entre chrétiens d'Orient et d'Occident a parfois donné de beaux fruits. Ainsi, quand, en 1071, l'empereur byzantin est vaincu par les Turcs à Malazgerd (ou Manzikert), le pape Grégoire VII appelle les guerriers d'Occident à lui porter secours. Son appel est renouvelé avec beaucoup plus de succès en 1095 par le pape Urbain II et il débouche sur la première croisade.

Dans les faits, c'est donc un siècle plus tard seulement, à la faveur du sac de Constantinople par les chevaliers de la IVe croisade, que surviendra la scission définitive entre :
– l'Église d'Orient ou Église orthodoxe (d'après une expression grecque qui signifie «conforme à la vraie foi»,
– l'Église de Rome ou Église catholique, d'après une expression grecque, là aussi, qui signifie «universelle».


L'important est donc de défendre, ensemble, la vraie foi au sein de l'Eglise universelle au Non du Christ !

Écrit par : Dan | lundi, 04 mai 2009

Dan vous êtes non seulement bon médecin, mais également un excellent artisan du dialogue avec l'orient chrétien.

Au fait est-ce qu'on pourrait pas revenir au débat sur la nature de la Franc-maçonnerie ?

Cela sera plus utile que d'ergoter entre chrétiens sur les raisons du schisme de 1054 qui est une épouvantable déchirure qu'il faudra bien un jour réparer...lorsque les temps viendront ; car pendant ces moments, nos amis antichrétiens se régalent pour la plus grande joie du Serpent : "Le Serpent séducteur symbolise une impulsion noble dont le propre est de faire éprouver à l’individu le besoin de s’élever dans l’échelle des êtres." (Oswald Wirth, F.M., "Le livre du compagnon", p.74)

Écrit par : Falk | lundi, 04 mai 2009

Dan,
Un peu rapide sur la rupture mais en accord avec vous sur le fond et surtout sur la conclusion.
C'est pour cela que je respecte toutes les forces qui soutiennent la religion chrétienne sous toutes ses formes (dans les trois confessions reconnues toutefois).
Votre distinction entre les deux schismes est un argument des plus fins mais du point de vue catholique Mr Lefevre n'est pas le descendant de Pierre mais bien le Pape si j'ai bien compris Célias.
Je ne m'inquiète pas pour mes amis de la Question car je partage très souvent leur point de vue.
Je ne crois pas Falk qu'il faille développer le débat sur la franc maçonnerie en générale car tout le monde semble d'accord sauf sur le point de la non existence possible d'une maçonnerie chrétienne.
Je me suis documenté sur les dires de Controverse et je pense qu'il y a à fouiller!
Maintenant, je suis d'accord sur le fait que la catholicité empêche l'appartenance aux deux. Mais les catholiques demeurent libres en eux mêmes.

Écrit par : La Fouine | lundi, 04 mai 2009

La société comporte des éléments anti-chrétiens à tous les degrés.
Le premier est le plus fréquent : la tendance à la désacralisation. La désacralisation consiste à dégrader l’image de la religion, sans pour autant attaquer violemment ses fondements, sans contester sa légitimité.
Suite ici:

Écrit par : L'ANTICHRISTIANISME LARVÉ DES MEDIAS CONTEMPORAINS | lundi, 04 mai 2009

" Un point singulier montre le caractère non-distinct des cénacles willermoziens aujourd'hui sur le plan initiatique, c'est qu'ils reconnaissent la validité (pardon pour le terme), des cérémonies reçues chez les antichrétiens. Il y là une contradiction, ou une logique, qui rend vain tout débat au sujet d'une éventuelle nature "différente" des disciples de Willermoz ".

@Lozère

Je ne serai pas aussi catégorique que vous car je crois qu'il existe un ordre qui est le seul à détenir la légitimité du R.E.R. (Régime Ecossais Rectifié) fondé par Jean Baptiste Willermoz et d'autres Frères inspirés. Le RER ne cesse de proclamer dans ses textes sa fidélité à la sainte religion chrétienne. Nous voilà, en apparence du moins, loin d'un système complotant contre l'Eglise.

Écrit par : Patrick Ferner | lundi, 04 mai 2009

Au fond, ce qui semble apparaitre, c'est que les thèses des Illuminati ont triomphé au sein de la Franc-maçonnerie. Le risque était grand au XVIIIe que cela arrive, aujourd'hui, après deux siècles, on peut dire que les conceptions et les projets de Weishaupt ont non seulement étaient réalisés, mais que sa doctrine est l'essence même des hauts grades du REAA.

Écrit par : Quadrige | lundi, 04 mai 2009

@ Patrick Ferner. Tout cela est connu, pour un peu que l'on s'intéresse à ces sujets, et il n'est pas dans mon idée de refuser aux willermoziens la noblesse de leurs vues.

Mon doute, de par leur faible nombre et parfois compromissions obédientielles, est qu'ils puissent représenter une alternative réelle au sein d'une maçonnerie foncièrement antichrétienne. De ce fait il n'ont aujourd'hui comme rôle que d'être un vestige, attachant, mais vidé d'influence, sur un monde qui est en désaccord avec l'ensemble de leurs positions.

Enfin, et c'est peut-être là l'essentiel, je ne crois pas que nous leur rendions un grand service à trop parler d'eux ici - la discrétion est plutôt de mise si l'on veut aider à leurs travaux qui doivent bénéficier d'un minimum de discrétion ;-)

Écrit par : Lozère | lundi, 04 mai 2009

Même si c'est moi qui ait amené le débat, Lozère, je pense que tout a été dit et qu'il est bon de revenir à la plus grande discrétion sur ces sujets. Mon seul souci était de révéler que même dans la maçonnerie, la chrétienté comptait des fidèles de qualité et prêts à défendre la Sainte Religion Chrétienne.

Écrit par : Controverse | lundi, 04 mai 2009

@ Controverse. Parfait. Nous avons entendu et nous en sommes heureux, prions donc pour que ces cherchants ne s'égarent pas trop de la Foi de l'Eglise. Satisfait néanmoins, prenant conscience de la nécessaire discrétion qu'il sied en ces domaines, de vous voir revenir à une certaine "Sagesse"...

Écrit par : Lozère | lundi, 04 mai 2009

PS. J'oubliais Controverse, car vous le savez nous portons tous ici des perruques et des tricornes comme nous y oblige l'étiquette rigoureuse de ces lieux forgée par Zak et IdC, nous vous saluons également chapeau bas !

Écrit par : Lozère | lundi, 04 mai 2009

Et si on en revenait à la première des bulles papales, souvent citée mais pas si bien connue que ça :


"Constitution In eminenti

"Nous avons appris par la renommée publique qu'il se répand au loin, chaque jour avec de nouveaux progrès, certaines sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou convents nommés de francs-maçons ou sous une autre dénomination selon la variété des langues, dans lesquels des hommes de toute religion et de toute secte, affectant une apparence d'honnêteté naturelle, se lient entre eux par un pacte aussi étroit qu'impénétrable, d'après des lois et des statuts qu'ils se sont faits, et s'engagent par un serment prêté sur la Bible, et sous les peines les plus graves, à cacher par un silence inviolable tout ce qu'ils font dans l'obscurité du secret.

Mais comme telle est la nature du crime qu'il se trahit lui-même, jette des cris qui le font découvrir et le dénoncent, les sociétés ou conventicules susdits ont fait naître de si forts soupçons dans les esprits des fidèles, que s'enrôler dans ces sociétés c'est, près des personnes de probité et de prudence, s'entacher de la marque de perversion et de méchanceté ; car s'ils ne faisaient pas le mal, ils ne haïraient pas ainsi la lumière ; et ce soupçon s'est tellement accru que, dans plusieurs Etats, ces dites sociétés ont été depuis longtemps proscrites et bannies comme contraires à la sûreté des royaumes.

C'est pourquoi, Nous, réfléchissant sur les grands maux qui résultent ordinairement de ces sortes de sociétés ou conventicules, non seulement pour la tranquillité des États temporels, mais encore pour le salut des âmes, et que par là elles ne peuvent nullement s'accorder avec les lois civiles et canoniques ; et comme les oracles divins Nous font un devoir de veiller nuit et jour en fidèle et prudent serviteur de la famille du Seigneur ; pour que ce genre d'hommes, tels que des voleurs, n'enfoncent la maison, et tels que des renards, ne travaillent à démolir la vigne, ne pervertissent le cœur des simples, et ne les percent dans le secret de leurs dards envenimés ; pour fermer la voie très large qui de là pourrait s'ouvrir aux iniquités qui se commettraient impunément, et pour d'autres causes justes et raisonnables à Nous connues, de l'avis de plusieurs de nos vénérables frères Cardinaux de la sainte Église romaine, et de notre propre mouvement, de science certaine, d'après mûre délibération et de Notre plein pouvoir apostolique, Nous avons conclu et décrété de condamner et de défendre ces dites sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules appelés de Francs-Maçons, ou connus sous toute autre dénomination, comme Nous les condamnons et les défendons par Notre présente constitution valable à perpétuité."

Clément XII, 24 avril 1738

Écrit par : Sulpice | lundi, 04 mai 2009

«Rapprocher les hommes n’est pas le plus sûr moyen de les réunir.»
[ Louis de Bonald ]

Écrit par : Valence | lundi, 04 mai 2009

La secte des illuminés de Bavière Illuminati a existée de 1776 jusqu' à 1786. Les buts de cette vaste société secrète étaient l’anarchie afin de détruire toute monarchie, toute religion, toute autorité. Mais savez-vous qu'en 1786, un des hauts responsable de la secte des Illuminés de Bavière Illuminati fut frappé par la foudre près de Ratisbonne. En ramassant son corps, la police trouva sur lui des papiers tellement compromettants que l’on arrêta les principaux membres après avoir ...En 1786, un des hauts responsable de la secte des Illuminés de Bavière Illuminati fut frappé par la foudre près de Ratisbonne. En ramassant son corps, la police trouva sur lui des papiers tellement compromettants que l’on arrêta les principaux membres après avoir saisi et publié tous les documents concernant cette société secrète. Elle n'avait d'autre but que de détruire toute religion, toute société civile, et finir par l'abolition de la propriété. C’était le Marxisme avant l’heure.

Écrit par : Rivière | lundi, 04 mai 2009

En 1787, les loges reçoivent un discours à lire en tenue, calqué sur celui du hiérophante Epopte Illuminé:

«L’aurore d’un beau jour s’avance, le secret de la maçonnerie, jusqu’alors inconnu, allait devenir la propriété de tous les hommes libres, la liberté, l’égalité».

Le jour de l’insurrection est fixé au 14 juillet 1789.

«En ce jour, les cris de liberté et d’égalité se font entendre hors des loges». Pour mener à bien la destruction du trône et de l’autel, Mirabeau regroupe les loges parisennes «dans un temple du Dieu de l’Evangile, dans l’église de ces religieux appelés Jacobins».

Dans ce club des Jacobins, tous s’unissent par le même serment. Sophistes et adeptes des arrière-loges, Rose-Croix, Chevaliers du Soleil, Kadosh, disciples de Voltaire et de Jean-Jacques, adeptes des Templiers, époptes de Weishaupt.

Les avertissements du gouvernement bavarois, dès 1786, concernant les la secte de Adam Weishaupt , Illuminati, avaient été ignorés, la Révolution française avait éclaté en 1789, comme prévue par Weishaupt. Alors que Louis XVI n’a pas d’autres titres à leur haine ; pendant un règne de 19 ans, il n’a pas signé la mort d’un seul homme, il a aboli la corvée, les tributs onéreux, il a abandonné ses droits féodaux sur ses domaines, il n’a aucun des vices odieux et coûteux aux nations, il est compatissant, généreux.

Peine perdue ! Il montera à l’échafaud… tel est le beau résultat du travail des sectes secrètes, tel est l’ouvrage des francs-maçons.

Écrit par : Lapide | lundi, 04 mai 2009

@ Lozère.

Je trouve ce passage à propos de Maistre qui devrait répondre à certaines questions :"Le mystère qui avait été caché depuis le commencement des choses, dit saint Paul est maintenant révélé. Dieu a parlé par la bouche de son Fils unique. La Promesse a été tenue. La Bonne Nouvelle est annoncée à tous.

L’important n’est plus maintenant de savoir commander aux esprits (Saint Jean), ni de dominer la nature au moyen d’entités peut-être impures, ni de développer les facultés latentes de la nature humaine, car rien ne serait plus néfaste que le désir du surnaturel sans désir de sanctification, mais de s’élever au plan suprême, et de s’unir au divin par l’intermédiaire du Fils, unique voie, unique vérité, unique vie.

Le chrétien ne peut plus donner à aucun autre homme le nom de Maître dans toute la force du terme. La grâce et une nouvelle espérance l’affranchissent de la loi.

Il n’a plus aucun maître extérieur. C’est au fond de son cœur qu’il doit trouver la présence divine. « Le Royaume de Dieu est au-dedans de nous. »

E. Dermenghem, Maistre mystique, La Colombe, 1946.

Écrit par : Gédéon | lundi, 04 mai 2009

@ Gédéon. Merci. C'est pourquoi, comme le disait le comte chambérien : "Il est des choses qu’il vaut mieux laisser parfois dans une salutaire obscurité."

Joseph de Maistre, Du Pape, 1. II, ch. VIII.

Écrit par : Lozère | lundi, 04 mai 2009

@ Lapide et Rivière. On comprend, avec ce que vous exposez, l'attitude de Léon XIII et sa fermeté vis-à-vis de la secte maçonnique :

"Le but fondamental et l'esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évidente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l'exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d'une fois, s'étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes.

En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l'Eglise a coutume de frapper les coupables et interdit de s'y affilier.

Aujourd'hui, à l'exemple de Nos prédécesseurs, Nous avons résolu de fixer directement Notre attention sur la société maçonnique, sur l'ensemble de sa doctrine, sur ses projets, ses sentiments et ses actes traditionnels, afin de mettre en une plus éclatante évidence, sa puissance pour le mal et d'arrêter dans ses progrès la contagion de ce funeste plan."


Léon XIII, HUMANUM GENUS.

Écrit par : Multiplices inter | lundi, 04 mai 2009

Weishaupt – selon les sources, on dit qu’il était appelé Spartacus ou Ajax dans son groupe - se fait recevoir franc-maçon en 1777. Son ordre se dote d’une structure maçonnique grâce au baron Adolf von Knigge en 1781. Weishaupt inspiré par les méthodes des jésuites préconise la délation, l’espionnage entre membres… des pratiques éloignées de la fraternité maçonnique.



A lire du marquis de Luchet : "Essai sur la secte des Illuminés".

Écrit par : Joseph | mardi, 05 mai 2009

Robert Langon, le personnage d'Anges et Démons, raconte pas mal de balivernes, mais il dit deux trois vérités intéressantes dans le bouquin paru chez JC Lattès :

"Les franc-maçons sont devenus à leur insu un repaire d’Illuminati. Ces derniers ont infiltré l’organisation, en ont gravi les échelons, ont pris le pouvoir au sein des différentes loges. Ils se sont discrètement servis de la franc-maçonnerie pour relancer leur propre réseau, sorte de société secrète. Après quoi les Illuminati ont utilisé le réseau planétaire des maçons pour étendre leur influence" (p.52).


"La puissance des Illuminati en Europe n’a cessé de croître et ils ont poussé leur avantage dans la jeune démocratie américaine, dont les dirigeants de l’époque – George Washington, Benjamin Franklin – étaient des maçons. Des maçons, mais des hommes honnêtes et des chrétiens, tout à fait inconscients de l’emprise des Illuminati sur la franc-maçonnerie. Les Illuminati ont profité de cette infiltration à grande échelle et ils ont trouvé peu à peu, dans la banque, l’université et l’industrie de l’époque, les soutiens qui devaient leur permettre de financer leur grand dessein". C’est-à-dire "la fondation d’un Etat mondial unifié, une sorte de Nouvel Ordre mondial séculier" (pp.52-53). Dans la même veine, Langdon rappelle "les rumeurs qui couraient sur la fortune des Illuminati, l’ancienne richesse de la franc-maçonnerie bavaroise, les Rothschild, les Bilderberger, le légendaire diamant des Illuminati" (pp.181-182).


"la secte a commencé à (me) fasciner le jour où j'ai découvert que le billet américain est couvert de symboles créés par les Illuminati" (p.131) ...la pyramide, l’œil, la devise "Novus Ordo Seclorum" et le rôle du vice-président Henri Wallace, franc-maçon comme le président Frankin D. Roosevelt (pp.132-133).

Écrit par : Karl Landberg | mardi, 05 mai 2009

De toute manière, et sans même rentrer dans des élucubrations parfois osées et non appuyées sur des preuves historiques solides, loin de constituer la fin des Illuminati par la disparition de l'ordre de Weishaupt en 1800, toutes ses idées les plus perverses se sont infiltrées au sein des ateliers la franc-maçonnerie au XIXe siècle (si elles n'y étaient pas déjà fort en vogue), qui devint elle, et de façon quasi officielle, violemment anticléricale et ennemie déclarée de l'Eglise, comme cela est aisément vérifiable.

Écrit par : Serrus | mardi, 05 mai 2009

A ne pas mésestimer le fait que l'expression « Synagogue de Satan », appliquée en 1873 à la franc-maçonnerie vient de l'encyclique « Etsi Multa » de Pie IX, terme qui sera popularisée en France par Mgr Léon Meurin dans son ouvrage "La Franc-Maçonnerie, Synagogue de Satan".

Écrit par : Gédéon | mardi, 05 mai 2009

Le degré maçonnique de Chevalier Kadosh, 30° degré du rite écossais ancien et accepté, fut considéré comme anti-catholique par l'édition de 1918 de la Catholic Encyclopedia qui considérait que le rite d'initiation à ce degré comportait une offense à la tiare papale.

D'autre part, Julius Evola explique que le 30° degré associe à l'élément initiatique un élément subversif antitraditionnel qui en transforme le rite en contre-initiation.

Evola précise que lors du rite, la personne qui l'exécute doit frapper à coup de poignard la couronne et la tiare, les symboles du double pouvoir traditionnel de l'autorité royale et pontificale. Selon lui, ce geste exprime le sens des événements que la maçonnerie, en tant que force occulte de la subversion mondiale, a favorisé dans le monde moderne dont la Révolution française, la constitution de la démocratie américaine, les mouvements de 1848, la première guerre mondiale, la révolution turque et la révolution d'Espagne[ Julius Evola, Le Mystère du Graal et l'idée impériale gibeline, éditions traditionnelles, Paris, p.259].

Écrit par : Lapide | mardi, 05 mai 2009

Tous les idéologues, directeurs et dirigeants politiques de la Révolution Française étaient franc-maçons. Depuis les théoriciens propagandistes comme Montesquieu, Rousseau, D'Alembert, Voltaire et Condorcet, jusqu'au activistes les plus importants de la Terreur, du Directoire et du Bonapartisme comme le comte Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau ainsi que les révolutionnaires Saint-Just, Camille Desmoulins, Danton, Herbert, Marat, Robespierre, Philippe d'Orléans, Fouché, Siéyès, François Babeuf chef de la Conjuration des Égaux et considéré comme le premier théoricien du communisme et comme un pré-anarchiste, Rouget de L'Isle (compositeur de La Marseillaise), Lafayette (créateur de la bannière tricolore) et jusqu'à Napoléon.

A signaler que le fameux Joseph Balsamo, Comte de Cagliostro, qui participa au processus révolutionnaire créa la maçonnerie égyptienne de type Memphis-Misraïm, joua un rôle en 1785 dans l'affaire du collier de la reine, qui fit tant pour discréditer la monarchie française et reçu aussi l'initiation dans les loges des Illuminés de Bavière de Weishaupt

Écrit par : Wendrock | mardi, 05 mai 2009

Jean-Pierre-Louis de Luchet (1740 - 1792) portant le titre de Marquis de la Roche du Maine, dit aussi Marquis de Luchet, est celui qui le premier, avant même l'abbé Barruel, accusa et dénonça l'action perverse des Illuminati. En effet, c'est dès 1789, que de Luchet, publie son Essai sur la Secte des Illuminés où il dénonce les dirigeants des Illuminés de Bavière comme contrôlant l'espace maçonnique européen en général et français en particulier.



A lire absolument :

http://books.google.fr/books?id=N8gPAAAAIAAJ&printsec=frontcover#PPR3,M1

Écrit par : Lozère | mardi, 05 mai 2009

Parmi les auteurs qui alertèrent très tôt au sujet du caractère pervers de la franc-maçonnerie, signalons L'abbé Antoine Estève Baissie religieux catholique professeur de théologie à l'université de Montpellier qui écrivait sous le nom de l'abbé Baissie.

De lui : L'Esprit de la Franc-maçonnerie dévoilé, relativement au danger qu'elle renferme, Rome, 1790 ; rééd. Montpellier, A. Seguin, 1816.

De même, se distingua par la sureté de ses analyses, l'abbé Jacques-François Lefranc, supérieur de l'ordre Eudiste, qui refusa de prêter serment sur la constitution, et fut contraint de remettre son Séminaire à l'évêque constitutionnel Bécherel le 17 avril 1791. Tous les Eudistes furent alors expulsés de leur bâtiment. Lefranc fut arrêté et enfermé au Couvent des Carmes à Paris. Il fut massacré avec 180 autres religieux le 2 septembre 1792. L'église l'a d'ailleurs béatifié.

Ses livres furent les premières accusations d'une conspiration maçonnique derrière la Révolution française. Il fait remonter l'origine de la maçonnerie a la secte protestante française du Socinianisme.


A lire :

* Le voile levé pour les curieux ou les secrets de la Révolution révelés à l'aide de la franc-maçonnerie, (1791).
* Conjuration contre la religion catholique, Paris, 1792

Écrit par : Synesius | mardi, 05 mai 2009

PS. Qui dit Séminaire dit chapelle. C’est à la célèbre Marie des Vallées, la « sainte de Coutances » que revint l'honneur de poser la première pierre de cette chapelle dédiée aux Saints Coeurs de Jésus et Marie, le 3 juillet l652.

Le 4 septembre 1655 on célébra la première messe. Ce jour-là, Marie des Vallées fut encore à honneur. C’est elle qui, avec M. Jean de Bernières, fut la marraine de la première cloche. Pour la meubler, de nombreux donateurs s‘étaient manifestés : M. de Bretonvilliers, curé de Saint Sulpice, Mme Graindor de Rouen, de simples filles de la campagne (l’une donna un soleil doré et deux chandeliers d’argent)...Coutances eut ainsi l’honneur de posséder la première chapelle au monde dédiée aux Saints Coeurs de Jésus et Marie.

Le 16 mars 1789, François Lefranc, supérieur du Séminaire, accueillait dans sa chapelle ses confrères de l'ordre du Clergé, soit 425 ecclésiastiques. Ce même François Lefranc ayant refusé de prêter serment, il fut contraint de remettre les clés du Séminaire à l' évêque constitutionnel Bécherel le 17 avril 1791. Tous les Eudistes furent expulsés. François Lefranc se rendit à Paris. Arrêté et enfermé au Couvent des Carmes, il fut massacré avec 180 autres prêtres le 2 septembre 1792.

Le caractère antichrétien, blasphématoire et impie de la Révolution n'est pas une vue de l'esprit, ne l'oublions jamais !


http://www.etab.ac-caen.fr/lebrun/histoire/index.php?rub=6

Écrit par : Synesius | mardi, 05 mai 2009

L'initiation maçonnique des "loges bleues" (les trois premiers degrés) est d'inspiration occulte. Le caractère lugubre de la cérémonie, l'état sinistre des lieux, la présence de crane ou de squelette font que l'initiation est en vérité un pacte avec une nouvelle religion que l'on pourrait appeler "maçonnisme". Une religion qui met le Serpent à une place d'honneur.

La Franc-Maçonnerie, comme les sectes initiatiques considèrent le Serpent comme une source d'harmonie dans l'Univers: le serpent serait une "hiérophanie du divin" (d'après Hiérophante, prètre qui présidait aux mystères d'Eleusis pour faire apparaître les choses cachées).

Écrit par : klement | mercredi, 06 mai 2009

Les doctrines nihilistes et révolutionnaires de Weishaupt se sont largement répandues en Allemagne et ailleurs. Elles ont été la cause de grands désordres en Allemagne.

En 1784 un document des illuminati à destination de Robespierre est intercepté par les autorités. Une enquête et des fouilles des loges confirmèrent l'existence d'une "conspiration" de grande ampleur: En 1785 les Illuminati et les loges du Grand Orient sont interdits en Bavière. En 1786 le gouvernement de Bavière publie tous les détails de l'affaire sous le titre "The Original Writings of the Order and Sect of The Illuminati", un livre qui est envoyé aux responsables politiques et religieux de l'époque... Tout celà semble tellement énorme que personne n'y croit.

Les idées de Weishaupt sont extrêmement dangereuses -même de nos jours- car elles pronent le mondialisme et le culte de la raison. Elles contiennent en permanence un germe de destruction et de mort. D'autre part il n'est pas anodin que Bakounine ait repris à son compte cette phrase de Weishaupt "Nous devons tout détruire, aveuglément, avec cette seule pensée: le plus possible et le plus vite possible."

Écrit par : Sarahleah | mercredi, 06 mai 2009

N'oublions pas que c'est dans le Chapitre et Temple "INRI" du rite originel Swedenborgien que René Guénon reçut le Cordon de soie Noir de "Chevalier Kadosch"... en avril 1908 !

Écrit par : Quadrige | mercredi, 06 mai 2009

Voici ce que dit le 30e degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté :

"C’est à ce moment, mes FF. que nous avons coutume d’appeler à venger les templiers tourmentés par deux abominables, Philippe le Bel et Bertrand de Goth."

Edifiant non ?

Écrit par : Faber | mercredi, 06 mai 2009

Voilà, et pour le coup en exclusivité pour La Question ! le discours d'instruction lu au Chevalier Kadosch lors de sa réception à ce degré.

Le document est d'une valeur exceptionnelle pour notre meilleure connaissance de la nature perverse des travaux de la maçonnerie antichrétienne :


"Te voilà parvenu au grade où il est indispensable que la finalité de l'Ordre devienne pour toi une évidence claire. tu as dû te rendre compte déjà que ce n'est pas vers la pure contemplation, mais vers l'action, qu'il dirige ceux de ses adeptes auxquels il fait gravir ses degrés jusqu'à celui-ci.

Quelques explications, complémentaires de l'instruction qui vient de t'être donnée, sont nécessaires pour te bien faire comprendre en quoi consiste cette action et quels sont désormais tes devoirs et obligations.

Au 30ème degré, tu as reçu l'initiation dernière qui a fait de toi un Chevalier Kadosch, un Chevalier sacré. Tu as été consacré comme tel et armé du glaive flamboyant dont on t'a dit qu'il doit être entre tes mains comme la lance de Saint-Georges ou le caducée de Mercure et dont tu dois te servir de telle façon que ce que tu touches de sa pointe se range à tes côtés dans le combat que tu dois mener pour le triomphe des causes justes et nobles.

Ainsi as-tu été invité à l'action. Mais c'était à une action individuelle. L'initiation à ce grade t'a introduit non pas dans un camp mais dans deux camps, le blanc et le noir, pour marquer que dans tes initiatives d'action, tu oscilles inévitablement entre deux espèces de moyens, ceux de la violence et ceux de la persuasion, et que, dans chaque cas, il te faut opter, voire réaliser un équilibre entre ces deux contraires. Maintenant, il en va autrement.

Ta réception comme Prince du Royal Secret ne comporte plus 'enseignement initiatique proprement dit. Tu viens d'être promu à un poste élevé dans un camp, un seul, un poste qui te crée des devoirs rigoureux et des obligations définies. C'est à la conception et à l'exécution de l'action d'ensemble de l'Ordre que tu es désormais intimement associé. Il importe que tu en prennes conscience de la façon la plus claire. Il ne s'agit plus seulement pour toi de mener ton combat isolément sous l'inspiration des principes enseignés aux Kadoschs, mais de prendre un haut rang dans une armée et d'y assumer ta part de charges et de responsabilités.

Cette armée ne comprend pas que les Chevaliers du Royal Secret. On vient de te le dire, elle se compose de la totalité des membres de l'Ordre, répartis par degrés initiatiques et constituant, sur le plan de chaque degré, autant de phalanges auxquelles sont dévolues des tâches particulières en concordance avec le caractère et les enseignements du grade. Cette armée a des objectifs.

Tu as entendu dire précédemment et répéter au cours de la cérémonie qui vient de se dérouler que nous entendons entretenir vivante la Chevalerie Templière criminellement abolie par massacre il y a plus de six siècles. La cause à laquelle nous demeurons inébranlablement attachés est celle qu'avait embrassée cette Chevalerie : la primauté de l'Homme et de ses droits, la culture et la défense de la pensée libre, la protection des faibles, le respect de la femme, l'avènement des êtres humains à la dignité, l'abolition des privilèges de toutes espèces, la lutte contre les sectarismes, les dogmatismes et les oppressions, la supersition, l'ignorance religieuse et l'obscurantisme.


Pour servir cette cause, deux conditions sont indispensables : être un combattant en activité incessante, entièrement dévoué à la cause, payant de sa personne et de ses moyens de tous ordres. Au vrai, et malgré la disparition de la Chevalerie Templière, cette cause n'a jamais cessé d'être servie de différentes façons plus ou moins occultes. A défaut d'armures, ce fut par les écrits. Lorsque les écrits furent interdits, on usa de la parole. Quand la parole fut baillonnée, ce fut par la pensée et par l'exemple d'existences entières consacrées à son triomphe. Nombreux sont ceux qui l'ont fait au péril de leur vie ou de leur liberté.

Tels des germes emportés par le vent qui se sèment et se développent, les idées lancées et valorisées par ceux qui furent nos devanciers ont engendré des transformations qui furent les victoires de cette armée agissante bien que presque invisible.

Cinq coups de canon, nombre symbolique, devaient signaler les offensives de cette armée. Sur ces coups de canon, trois ont déjà été tirés qui marquèrent le déclenchement d'actions vigoureuses en faveur de l'émancipation de l'esprit.

Cependant, le combat continue. Deux coups de canon restent à tirer. En effet, d'autres formes de la tyrannie sont apparues, naissant parfois des excès de ce qui, originairement, était bienfaisant, tant il est vrai que les mauvais instincts sont enracinés en l'homme et difficiles à extirper.

[...]

N'est-il pas significatif qu'aucune église établie, aucune institution spirituelle ne se soit élevée, dès son apparition, contre la tyrannie ? C'est parce qu'on s'est progressivement écarté d'une loi infrangible que nous devons, nous, inscrire en lettres d'or à notre frontispice : "Il n'est d'évolution bienfaisante et valable que celle qui conduit l'accroissement de la l'Homme."


Ainsi se définissent les raisons et les objectifs de notre combat. La tradition qui nous inspire est celle de l'esprit triomphant. Les églises établies qui se sont enlisées dans le temporel ont soumis les peuples à des croyances simplistes et vulgaires, à des mythes enfantins.

Il appartient désormais à notre Ordre, et à lui seul, de reprendre en mains la destinée du monde, de redonner une âme à une humanité qui en est dépourvue afin de la rédimer, de la relever de sa nouvelle chute. Il s'agit donc pour nous de rechercher les moyens d'amélioration des institutions nationales, de disputer quant à la valeur des régimes politiques ou sociaux. Il nous faut élargir nos horizons jusqu'à embrasser l'universel.

Notre tâche impérieuse, inéluctable, est d'abord d'opérer, de porter tous ensemble, à son plus haut degré possible, notre potentiel de valeurs et, ensuite, de les diffuser à l'extérieur de l'Ordre par des canaux appropriés qu'il nous faudra découvrir. Ainsi s'esquisse notre plan d'action en faveur de l'Homme et du triomphe de ses droits.

Souviens-toi toujours, que dans les siècles de barbarie, où l'ignorance la plus grossière, à cause d'une caste de prêtres malfaisants, était le partage de la presque totalité des peuples, nos ancêtres seuls possesseurs des connaissances philosophiques, étaient regardés comme des impies parce qu'au lieu d'adorer de stupides idoles, ils adoraient et adressaient directement leurs hommages au Gr:. Arch:. de l'Univers."

Écrit par : Multiplices inter | mercredi, 06 mai 2009

Ce texte, s'il est authentique, et connaissant vos sources (merci les Documents maçonniques j'imagine...) il n'y a aucune raison qu'il ne le soit pas, est proprement démentiel !

Écrit par : Serrus | mercredi, 06 mai 2009

Cette évocation des Documents maçonniques de célèbre mémoire, me fait songer que si la Libération mit fin à ce régime, elle ne s’empressa pas pour autant d’abroger quelques lois qui en étaient issues et conserva même une grand partie d’entre elles, judicieusement réhabilitées sous l’étiquette des " ordonnances de 1945 ".
La plupart de ces fameuses ordonnances de 1945 furent donc, en réalité, des lois vichystes à peine revues et très peu corrigées, votées à main levée, fusil dans le dos, par les mêmes parlementaires qui les avaient conçues et acceptées sous Vichy.


Il s’agit, en quelque sorte de " l’héritage Pétain " sur lequel repose encore bon nombre de nos institutions républicaines qui restent bien silencieuses sur le sujet !

Loi sur l’enfance délinquante (ex ordonnance du 3 juin 1943).

Loi sur les étrangers (ex ordonnance du 3 juin 1943). ("l ‘étranger ne peut exercer une activité professionnelle sans y avoir été préalablement autorisé par le Ministre chargé du travail (article 7)") ; ("Toute personne logeant un étranger, même à titre gracieux, devra en faire la déclaration au commissariat de police (article 22)")

Loi sur l’exercice de la pharmacie (ex ordonnance du 6 février 1941).

Loi sur le statut du notariat (ex lois de 1941 et 1942) ; (Loi donnant monopole de nombreux actes civils aux notaires).

Loi sur la presse et les agences de presse (ex lois 1941 et 1942) ; (Loi instaurant, notamment, la fameuse carte tricolore de presse délivrée annuellement au journalistes par la préfecture).

Loi sur l’organisation de la médecine (ex lois de 1941 et 1942) ; (Loi instaurant, notamment, l’Ordre des Médecins)

Loi sur la réglementation des prix.

Loi sur les assurances sociales et le régime unique.

Loi sur l’organisation des Cours d’Assises.

Loi sur le système hospitalier privé.

Loi antiterroriste.

Loi sur le sport scolaire.

Loi sur les procédés fiscaux et douaniers.

Loi sur l’organisation des musées et les recherches archéologiques.



Tout ne fut donc pas si "mauvais" sous le gouvenement de Vichy...

Écrit par : Falk | mercredi, 06 mai 2009

Ces " Documents Maçonniques ", dont la plupart avaient été saisis dans les Loges dès 1940, ont été édités sous le gourvenement de Vichy dans le but de montrer le caractère pervers de la Franc-maçonnerie.

La valeur documentaire historique est ainsi indéniable puisque les documents reproduisent de très nombreuses pièces directement issus des Loges, pièces les originales, faisant qu'il s’agit donc d’une importante partie du patrimoine initiatique de ces Loges.

Rappelons le sens de l'ordonance visant à limiter l'activités des Loges :

" Certains de nos compatriotes, mus par des sentiments de piété facile, ont pu voir, dans la législation sur les associations secrètes, un esprit de malveillance ou de lutte agressive contre la liberté de la pensée, la manifestation d’un sectarisme déplacé ou même une quelconque vengeance de ceux qui entendent remplacer par un ordre nouveau nos institutions périmées. Il n’en est rien et ceux-la se trompent étrangement.
En agissant ainsi le législateur n’a fait qu’exercer un devoir de défense indispensable. Aucun état policé ne saurait, aujourd’hui, tolérer l’existence d’associations qui présentent par des liens qui les attachent à des associations étrangères un caractère international. D’autre part il n’est pas admissible que des associations puissent fonctionner et se développer entourées d’un secret qui cache leur but et leur objet et qui les soustrait, ainsi, au contrôle toujours indispensable de l’autorité publique ".
J. Sens-Olive N°11 août 1943.

Écrit par : Sylvain M. | mercredi, 06 mai 2009

A ce propos Sylvain, on sait qu'en son temps Montini-Paul VI avait soudainement « promu » Annibale Bugnini, le grand architecte de la réforme liturgique de l’après-Vatican, au poste de Nonce apostolique en Iran, dès que l’appartenance du terrifiant liturgiste à la franc-maçonnerie fut dévoilée. En effet Bugnini avait oublié sa sacoche en salle de presse de Vatican et elle contenait des documents maçonniques compromettants (Mgr Bugnini lui-même confirme le fait dans ses Mémoires (" La Réforme Liturgique ", pp. 100-101), ajoutant même "c'est un Cardinal qui avait déposé le dossier sur le bureau de Paul VI...."

Écrit par : Serrus | mercredi, 06 mai 2009

De même que l’Église catholique est l’organisme universellement chargé d’apporter l’Évangile à l’humanité, la franc-maçonnerie est l’organisme s’efforçant de priver du Christ les âmes et les sociétés. Le danger est si grand que dans une lettre de 1892 au peuple italien, le pape Léon XIII avertissait les catholiques qu’ils devaient éviter la franc-maçonnerie, sous peine de « rester séparés de la communion chrétienne et de perdre leur âme maintenant et pour l’éternité ».

Dix ans après, il déclarait : « La franc-maçonnerie est la personnification permanente de la Révolution [c’est-à-dire la Révolution française], dont l’unique raison d’être est de faire la guerre à Dieu et à Son Église ».

Si la franc-maçonnerie a été un combattant aussi formidable, cela tient à deux raisons. D’abord, loin d’être une simple hérésie, elle est un ensemble complexe d’hérésies qui a réussi à rassembler les forces anticatholiques du monde entier pour les amener à lutter ensemble contre le Christ et Son Église. (Malheureusement, beaucoup de dirigeants catholiques laïcs – ainsi que pas mal d’évêques et de prêtres – ont contribué à la recherche de cet objectif en ignorant les plaidoyers répétés des papes pour que la peste maçonnique soit éradiquée de leurs terres.) Ensuite, fidèle en cela à son secret, la franc-maçonnerie ne s’est pas contentée d’attaquer ouvertement et de manière sanglante l’Église et l’ordre social chrétien, mais avec une ruse infernale, elle a conçu le dessein de pénétrer l’Église et de la détruire de l’intérieur en lui faisant poursuivre sans le savoir (sur le biais d’infiltrés ecclésiastiques ou de leurs dupes) la réalisation de son plan antichrétien.

Écrit par : Multiplices inter | mercredi, 06 mai 2009

Voici la liste des principaux prélats de la Rome de Vatican II francs-maçons :

- Sebastiano Baggio, préfet de la Congrégation des évêques, franc-maçon depuis le 14 août 1957 ;

- Agostino Casaroli, secrétaire pour les Affaires étrangères, le diplomate préféré de Paul VI, franc-maçon depuis le 28 septembre 1957 ;

- Florenzo Angelini évêque de Messene, franc-maçon depuis le 1 octobre 1957 ;

- Pasqualo Macchi, secrétaire particulier de Paul VI, franc-maçon depuis le 23 avril 1958 ;

- Virgilio Levi, vice-directeur de l’Osservatore Romano, franc-maçon depuis le 4 juillet 1958 ;

- Alessandro Gotardi, archevêque de Trente, franc-maçon depuis le 13 juin 1959 ;

- Franco Biffi, chapelain de Paul VI et secrétaire général de l’Université pontificale de Latran, franc-maçon depuis le 15 août 1959 ;

- Nicholo Pelegrini, cardinal-archevêque de Turin, franc-maçon depuis le 2 mai 1960 ;

- Francesco Marchisano, sous-secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, franc-maçon depuis le 4 février 1961 ;

- Virgilio Noè, maître des cérémonies pontificales, sous-secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, francmaçon depuis le 3 avril 1961 ;

- Annibal Bugnini, franc-maçon depuis le 23 avril 1963, éloigné parce que trop voyant, mais avancé en grade comme Pro-Nonce apostolique en Iran ;

Jean Villot, cardinal, secrétaire d’État, franc-maçon depuis le 6 août 1966 ;
Léon-Joseph Suenens, cardinal-archevêque de Malines et grand protecteur de l’hérésie pentecôtiste, francmaçon
depuis le 15 juin 1966 ;

Ugo Poletti, cardinal-vicaire de Rome, franc-maçon depuis le 17 février 1969 ;

Mario Brini, évêque d’Algeza et secrétaire de la Congrégation pour les Églises orientales, franc-maçon depuis le 13 juillet 1969 ;

Mario Rizi, prélat de la Congrégation pour les Églises orientales, franc-maçon depuis le 13 mars 1969 ;

Pio-Vinto Pinto, officier du Tribunal suprême de la Signature apostolique, franc-maçon depuis le 2 avril 1970.

Le Vatican est donc devenu une Loge maçonnique, la plus importante et la plus dangereuse, parce que la plus hypocrite et la mieux camouflée.
Et l’on sait aussi que le métropolite Athénagoras Ier que Paul VI est allé serrer dans ses bras à Jérusalem avait le haut grade «33è» du Rite Écossais. Et l’on connaît aussi les relations de Paul VI avec les membres de la Loge B’naï-Brith où seuls les juifs peuvent entrer, ces pires ennemis de l’Église que Paul VI a reçu plusieurs fois au Vatican, alors qu’il a toujours refusé de recevoir Mgr Marcel Lefebvre ainsi que les traditionalistes venus en pèlerinage à Rome.


Tous ces faits ne sont-ils pas éloquents ?

Écrit par : Wendrock | mercredi, 06 mai 2009

En entrant dans le 19° degré, l'initié pénètre dans la maçonnerie noire. Il n' a plus grand chose à apprendre et à partir de ce moment avance-t-il à pas de géant vers le grade de Chevalier Kadosh; c'est l'adoration directe et cultuelle de Lucifer; c'est l'abrutissement progressif par la pratique de la Magie; puis les hommages rendus à satan sous la forme d'un serpent ...

C'est en effet parmi les Maîtres que sont choisis les adeptes capables de s'élever par une suite d'initiation de plus en plus occulte jusqu'au rang de chevalier Kadosh.

C'est au 30e degré seulement , c'est à dire au grade de Chevalier Kadosh, que le Franc Maçon se rend compte du chemin qu'on lui a fait parcourir. On voit dès lors ce que signifie cette expression maçonnique "pratiquer la vertu". c'est tout simplement se livrer à l'impiété et à la lutte contre l'Eglise...

Qu'il nous suffise de faire remarquer que la Franc Maçonnerie ajoute aux moyens de perversion qu'elle employait avec les Apprentis, la pratique réglée et louée de la perversion spirituelle la plus abjecte. Elle écarte ainsi radicalement ses adeptes de leur devoirs religieux et et prend sur eux une emprise considérable

Écrit par : Antonin | mercredi, 06 mai 2009

Les francs Maçons se regardent comme les descendants de Tubalcaïn et de Caïn, fils d'Eblis, l'ange de lumière Lucifer...ils veulent venger le grand opprimé...et prendre la revanche d'Eblis, contre Jéhovah son persécuteur.

Enfin s’il est jugé digne d'être reçut Chevalier Kadosh s’achève l’initiation suprême, il frappe à coup de poignard une tête de mort surmontée d'une tiare, représentation de la papauté, et une autre ornée d'une couronne royale, emblème de la puissance civile. Il se prosterne en fait concrètement devant Lucifer et brûle, sans le savoir, de l'encens sur son autel.

Écrit par : Lucrèce | mercredi, 06 mai 2009

La défense de la franc-maçonnerie sur ce fil par Controverse et La fouine (défense de l'unité des chrétiens comme si les francs-maçons étaient "chrétiens" et qu'il fallait faire une distinction entre l'Eglise et la Chrétienté, diviser l'Eglise de la Chrétienté... bref...), je disais cette posture est condamnée à l'avance par Notre Seigneur Jésus-Christ lorsqu'il dit :

"Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de crainte que ses oeuvres ne soient démasquées. Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu" (Evangile selon saint Jean, chapitre III, versets 20-21).

La maçonnerie est secrète ou, selon le terme en vogue actuellement "discrète". Sophisme pour dire que les stratégies réelles et les buts de la Secte ne sont pas dévoilés, sauf initiation... Notre Seigneur condamne à l'avance ce secret ou même cette "discrétion" dont se targue la maçonnerie. Donc parler de maçonnerie "chrétienne" comme il est écrit sur ce fil est un mensonge.

Ce "plus chrétiens que les chrétiens" n'est pas nouveau. Il faut que le lecteur intéressé à la recherche de la Vérité, sache que déjà au XVIIIe siècle, les illuminés disaient être porteurs du message secret authentique du Christ, message que l'Eglise avait perdu... Il s'agit là d'une vielle ritournelle gnostique condamnée dès le IIe siècle ap. J.-C. par... Saint Irénée :
http://www.christ-roi.net/index.php/Saint_Ir%C3%A9n%C3%A9e

La soit-disant "tradition" des hérétiques était sans autorité, parce qu'elle ne reposait pas sur l'institution et la transmission légitime de l'autorité; au contraire, les évêques étaient héritiers de l'autorité des Apôtres principe d'autorité
http://www.christ-roi.net/index.php/Le_principe_g%C3%A9n%C3%A9ral_de_la_foi%2C_le_principe_d%27autorit%C3%A9

Comme les premiers gnostiques, Weishaupt disait : "Notre doctrine est cette doctrine divine telle que Jésus-Christ l'enseignait à ses disciples, celle dont développait le vrai sens dans ses discours secrets" (citation in "Lucifer & le Pouvoir occulte, Marquis de la Franquerie, ESR, 1984, p. 66).

A-t-on jamais entendu parler des "Discours secrets" de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Qu'a-t-il dit au Sanhédrin, Lui qui ne ment pas : "J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la Synagogue et dans le temple où tous les Juifs s'assemblent et JE N'AI RIEN DIT EN SECRET"" (Evangile selon saint Jean, chapitre XVIII, verset 20).

L'Eglise continue cet enseignement du Christ, elle ne "dit rien ens ecret". Qu'en est-il de la maçonnerie prétendue "chrétienne" sur ce fil ?

Voilà comment ces gens-là, écrivent l'Histoire et la falsifient. Menteurs, ils ne sont que cela, Lucifer leur chef, n'est-il pas le père du mensonge ?

Alors, effectivement, on se dit avec "Mgr Girotti, un franciscain très conservateur qui a travaillé avec le cardinal Ratzinger au Saint Office", que "ceux qui appartiennent à la franc-maçonnerie "’prennent le risque de devenir instrument de stratégies qu’ils ignorent".

http://christroi.over-blog.com/categorie-1180132.html

Écrit par : Ingomer | jeudi, 07 mai 2009

@ Ingomer. Vous avez parfaitement raison, et la stratégie de la secte est bien connue, se dissimuler sous les habits de l'agneau pour faire passer le venin de la gnose et de l'hérésie. Le pus significatif dans cette ruse grossière consiste à plaider une cause, celle d'une maçonnerie chrétienne, alors même que l'Eglise condamne son essence, ses buts et ses méthodes depuis des siècles.

D'où finalement l'intérêt d'une telle note qui permet une mise en lumière des apories des tenants de la stratégie maconnique.

Par ailleurs ne pas oublier que même si des chrétiens sincères sont égarés au sein des Loges, se sont de pauvres aveugles manipulés par de pervers rusés qui les utilisent à des fins obscures foncièrement antichrétiennes.

Écrit par : Sylvain M. | lundi, 11 mai 2009

L'Église de Jésus-Christ n'est pas une société initiatique, mais l'oeuvre même de Dieu, prévue par Lui dès avant la création du monde, et dans laquelle nous entrons par la repentance, la foi et le baptême.

Le chrétien est donc libre parce qu'il a été libéré de l'esclavage de ses péchés par le sang du Christ. En Christ, il est ouvrier avec Dieu pour l'édification de Son règne afin que ce règne vienne sur la terre comme il est au ciel.

Écrit par : Jacques H. | mercredi, 13 mai 2009

Si le maçon espère parvenir à concrétiser son idéal par l'initiation et par les outils et les symboles qui l'accompagnent, le chrétien a lui accès auprès du Père et participe au Royaume de Dieu par le seul Médiateur, Jésus-Christ, et par les moyens de grâce que lui communique l'Esprit de Dieu.

Ainsi ce ne sont pas le maillet, le ciseau, l'équerre et le compas qui sont les instruments de notre salut, mais la Croix du calvaire !

Écrit par : Martin | mercredi, 13 mai 2009

@ Controverse et La Fouine. À propos des faits, à savoir s'il existe une franc-maçonnerie chrétienne, Blaise Pascal soulignait, dans sa 18e lettre provinciale, qu’il fallait s’en remettre aux constats de ceux qui y sont allés voir : «D’où apprendrons- nous la vérité des faits ? Ce sera des yeux, mon Père, qui en sont les légitimes juges.»

Or du point de vue des faits, pour le grand public, et à juste titre, la maçonnerie se distingue malheureusement globalement, du moins sous sa forme anglaise, car il en va autrement pour le courant willermozien dont Joseph de Maistre fut le disciple, depuis son origine par une hostilité acharnée contre l'Eglise et ses ministres. Cela suffit donc à l'instruction de Rome (comme des églises orientales qui ne le cèdent en rien au Vatican dans leur condamnation) et explique son attitude disciplinaire plus que légitime à l'égard d'une société qui cultive des grades de "vengeance" dans lesquels on oeuvre à la mise à mort symbolique et pratique du tône et de l'autel, ce qui est proprement inacceptable.

C'est pourquoi, si de rares cénacles secrets se revendiquent du christianisme authentique au sein de la franc-maçonnerie, leur place est dès lors vraiment inconfortable, comme fut celle de Willermoz ou Maistre au XVIIIe siècle.


Toutefois je vous rejoins sur un point, le secret n'est pas incompatible avec l'Eglise. Ce n'est pas là le point fondamental et central de divergence avec la maçonnerie. En effet, nous ne devons pas oublier que "le christianisme primitif pratiquait la discipline de l'Arcane"[P. Sbalchiero (ed.), Dictionnaire des miracle et de l'extraordinaire chrétiens, Fayard, Paris, 2002 : art. Ésotérisme dans le judéo-christianisme ancien, p.267-268].

Cela signifie que les chrétiens des premiers siècles protégeaient la transmission de leurs doctrines, comme en attestent de nombreux pères de l'Église dans leurs écrits jusqu'au IVe siècle, en ne les dévoilant qu'aux seuls baptisés ["la loi de l’Arcane défendait de parler de certains dogmes devant les infidèles, voire même devant les catéchumènes, pour ne pas les exposer à la moquerie ou à la profanation." Cf. " Abbé A. Boulenger, La doctrine catholique, tome III " Les Moyens de Sanctification ", éd. Emmanuel Vitte, Paris Lyon, 1927, p.336].

Elles restaient secrètes, ces doctrines, pour les autres et le catéchuménat peut d'ailleurs aisément s'apparenter à une initiation. Jésus lui-même prêcha parfois aux foules en paraboles pour qu'elles ne saisissent pas immédiatement le sens de son message, mais, aux disciples seulement à certains moments, il était donné de connaître les secrets du Royaume de Dieu.

Paul prêcha également, de son côté, une sagesse mystérieuse et cachée. Elle restait inaccessible, même au sein de la communauté chrétienne. Nous connaissons aussi l'existence d'un baptême pour les morts dont la signification concrète nous échappe mais dont la révélation devait faire partie de cette doctrine réservée. Etc. Par ailleurs, si l'on y fait attention, le sens des paroles de l'Epître aux hébreux, adressées à des chrétiens pourtant, est relativement évident :

"...Nous avons beaucoup de choses à dire encore, mais elles sont difficiles à expliquer, à cause de votre faiblesse.
Car au lieu que vous devriez être maîtres, vu le temps, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne quels sont les rudiments du commencement des paroles de Dieu; et vous êtes devenus tels, de sorte que vous avez besoin de lait, et non de viande solide.
Or quiconque use de lait, ne sait point ce que c'est de la parole de la justice; parce qu'il reste un enfant. Or la viande solide est pour ceux qui sont déjà hommes faits, c'est-à-dire, pour ceux qui pour y être habitués, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal, ce qui n'est pas encore votre cas" (Hébreux 5, 11-14).


C'est pourquoi, comme dans beaucoup de milieux dits aujourd'hui "ésotériques", la parole prédominait souvent dans le christianisme primitif, à l'imitation des pratiques des mystères antiques. On se méfiait de l'écrit d'abord parce que ce qui était confié au parchemin pouvait moins facilement rester secret. Ainsi, à l'époque, ce n'est pas le livre qui faisait autorité mais la personne qui pouvait décliner sa généalogie apostolique au sein du groupe, de maître en disciple depuis les origines, succession qui légitimait sa doctrine.

Tout cela se retrouvera par la suite dans la doctrine catholique de la "Tradition". Naturellement les premiers chrétiens connaissaient la notion d'Écritures saintes, c'était l'Ancien Testament de nos Bibles modernes. Mais elle n'avait valeur qu'inférieure, comme "lettre" que l'Esprit, la Parole vivante du Christ transmise directement par le témoignage de bouche à oreille, éclairait et expliquait...dans le secret des coeurs.

Écrit par : Arpacschad | mercredi, 13 mai 2009

HIST. ECCL. "Discipline de l'Arcane".

Règle de l'Église primitive, jusqu'au vie siècle, consistant à cacher un Secret dont la pénétration était réservée à un petit nombre d'initiés, protégeant ainsi une partie de sa foi et de son culte (mystères, sacrements, messe) à ceux qui n'étaient pas encore baptisés...`` (Mgr Marcel 1938).

Écrit par : Synésius | mercredi, 13 mai 2009

Peu importe que les premiers chrétiens se cachaient lors des persécutions, je ne crois pas que les francs-maçons se cachent pour fuir des persécutions qui les verraient condamnés à mort... C'était le cas des premiers chrétiens.

Peu importe que les premiers chrétiens n'acceptaient pas non plus à la sainte messe des non-baptisés... Ce qu'ici certains francs-maçons tentent de faire passer, faussement, comme une sorte de secret! C'est communier qui était interdit à un non-baptisé, ça l'est toujours d'ailleurs, rien de secret là-dedans... il faut être baptisé et confirmé.

L'enseignement de l'Eglise n'a pas varié, le CHRIST devant le Sanhédrin l'a dit (citations et sources ci-dessus) : le CHRIST a toujours prêché PUBLIQUEMENT, dans le temple, Il "n'a rien dit en secret"... ; les Apôtres en allant dans les nations ont toujours prêché publiquement le Christ crucifié et ressuscité... ils n'ont rien dit en secret... Rien n'a changé... Rien de secret là-dedans... Un catholique pour être catholique n'a besoin de rien si ce n'est de croire en JESUS-CHRIST, crucifié et ressuscité... d'être baptisé et rien d'autre... Dans les premiers siècles, celui qui voulait connaître l'enseignement du Christ allait à la messe où il écoutait le curé... L'homme de Dieu prêchait aussi sur les places publiques... Alors que celui qui veut connaître les mystères de la Secte maçonnique peut toujours courir pour être initié sur la place publique... Avant de connaître les derniers "mystères", il doit monter les grades un par un... jusqu'au dernier... le 33e... à chaque grade son mystère, son initiation... que le grade inférieur NE CONNAIT PAS... Celui qui veut s'initier à la franc-maçonnerie peut toujours frapper à la porte de la loge, il sera peut-être accepté aux trois premiers grades... ensuite c'est une autre paire de manche...

L'ancien franc-maçon, le docteur Maurice Caillet, ancien "Vénérable" au "Grand-Orient", aujourd'hui converti au Seigneur, a beaucoup communiqué et écrit là-dessus. Son site : http://cailletm.free.fr/

et ici, ses videos, il lève le voile sur les secrets..., l'occultisme, le spiritisme, la magie blanche, l'hédonisme, l'universalisme avec le gouvernement mondial : http://christroi.over-blog.com/120-categorie-1180132.html

Écrit par : Ingomer | lundi, 18 mai 2009

En effet, le secret est obscurité et donc opposé à la lumière que Dieu répand sur le monde. De plus, par son aspect individuel, il est un obstacle au développement de la communion. Le droit canon prolonge cette vision en prohibant le secret, qui fait ombre, c'est-à-dire qui tend à porter atteinte à l'homme. Seule la confession, qui touche à l'individu, se fonde sur le secret mais celui-ci n'en est pas le but ultime. L'approche juridique protège le secret de la confession, dans le but de protéger la personne. L'église accepte la présence de ce secret parce qu'il résulte de la condition intermédiaire dans laquelle l'homme est placé dans l'attente du royaume de Dieu, où l'obscurité n'a plus de raison d'être.

Écrit par : Lapide | mardi, 19 mai 2009

Les francs-maçons anticléricaux complotent peut-être, et même certainement contre l'Eglise vivant dans l'ombre pour masquer leurs vues corrompues. Toutefois, la discipline du secret n'est pas une nouveauté "ésotérique" étrangère à l'Evangile. La présence d'une doctrine secrète au sein de l'initiation chrétienne est en effet affirmée par Origène et Clément d'Alexandrie :

"Qu'est-ce que Jean (le Baptiste) enseignait, sur la prière, à ses disciples qui accouraient de Jérusalem, de toute la Judée et des régions voisines pour recevoir de lui le baptême ? Comme il était plus qu'un prophète", (cf Mt 11,9), il voyait à propos de la prière des choses qu'il ne transmettait probablement pas à tous ceux qu'il baptisait, mais à ceux qu'il enseignait en secret, en plus du baptême."

(Origène – traité sur La prière chapitre I-5, éd. Migne, collection « Les pères dans la foi »).

C'est pourquoi décrivant le mystère chrétien, Clément d'Alexandrie lui applique la terminologie du secret : «J'ai une vision époptique du ciel et de Dieu. L'initiation m'a sanctifié. Le hiérophante qui révèle le mystère sacré, c'est Dieu lui-même."

Selon Origène, «les évangélistes ont gardé cachée l'explication que Jésus donnait à la plupart des paraboles». Encore plus explicite est Clément d'Alexandrie. Il évoque ses maîtres qui, dit-il, ont conservé, «la vraie tradition des bienheureux enseignements, issus tout droit des saints Apôtres Pierre, Jacques, Jean et Paul, transmis de père en fils et qui sont parvenus jusqu'à nous, grâce à Dieu». Selon Clément, il s'agit d'enseignements réservés à un certain nombre de fidèles et qui transmis oralement, doivent rester secrets. Ces enseignements constituent la tradition cachée. Dans un autre ouvrage. Clément précise, «A Jacques le Juste, à Jean et à Pierre, le Seigneur, après sa résurrection, donna la connaissance (Gnose). Ceux-ci la donnèrent aux autres apôtres. Les autres apôtres la donnèrent aux soixante-dix, dont l'un était Barnabé.»

Ainsi l'itinéraire mystique dont parle saint Denys l'Aréopagite n'est autre que la tradition orale des Apôtres. Dans son étude, "Les Traditions secrètes des Apôtres", le cardinal Jean Daniélou précise : «Ainsi nous apparaît l'existence d'une succession de maîtres spirituels, distincts de la succession des évêques, qui transmettent la foi des Apôtres, mais qui continuent la tradition des temps apostoliques et des Apôtres.»

Quant à Jésus, lui qui nous demande de ne pas "donner des perles aux pourceaux", il nous invite surtout lui-même à prier dans le secret pour parler au Père qui nous voit "dans le secret" :

"Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera." (Matthieu 6, 6).

Écrit par : Gichtel | mardi, 19 mai 2009

@ Gichtel et Arpaschad. Il n'est pas niable qu'il y ait une ontologie du secret dans le christianisme, Clément, Origène et saint Denys l'Aréopagite évidemment, en témoignent éloquemment, ceci est entendu. Plus proche de nous, d'ailleurs, du livre de Boutang portant sur cette notion, philosophe maurassien, intitulé "Ontologie du secret" [texte de sa thèse soutenue en Sorbonne en 1973], George Steiner dira dans ses Dialogues avec P. Boutang qu'il s'agissait de l'un "des maîtres-textes métaphysiques de notre siècle". Ce texte constitue la pièce centrale de toute l'oeuvre de Pierre Boutang. Elle est articulée sur la métaphore du voyage odysséen, et quoiqu'elle soit redoutée pour sa complexité.

Gabriel Marcel, qui avait accepté d'être membre du jury, s'adressait en ces termes à l'auteur :

- « Je pense, sans aucune exagération, que c'est là un des ouvrages les plus considérables et profondément originaux que nous ayons pu lire depuis des années ; c'est un « monument ». et ceci de bien des manières : par la richesse de l'analyse, par la profon­deur de la méditation, et surtout par quelque chose d'autonome qui est exceptionnel. Et, en même temps, cette autonomie n'est pas présomptueuse : on sent que vous êtes toujours heureux de pouvoir vous référer aux plus grands philosophes, à Platon, certes, à Aristote quelquefois, mais aussi à d'autres plus modernes comme Nicolas de Cuse et Vico. Vous ne vous référez pas seulement aux philosophes, mais aussi aux poètes, et il est extrêmement important de noter que ces poètes — je pense à Blake, à Rimbaud — ont joué un rôle absolument positif dans le développement de votre pensée.
... J'ai dit que votre thèse est un monument ; je le maintiens, bien que le mot convienne assez mal à quelque chose qui est en effet un itinéraire, le récit d'un voyage; et ici nous pouvons penser à ce qu'a pu être, par exemple, l'Odyssée de la conscience pour Schelling (...) Mais Schelling, comme Fichte, a cru à la possibilité de définir un périple de « la conscience en général » (même si ces mots ne se trouvent pas chez lui) ; cela ne me semble pas du tout conforme à votre manière de penser : nous sommes ici plutôt en présence d'un voyage, je dirais presque une aventure, qui a été vécue. Le mot indique par lui-même ce qu'il y a quelquefois d'un peu hasardeux, de toujours intrépide dans votre démarche. »

http://www.lescrutateur.com/article-29721808.html

Pierre Boutang nous dit dans l'Ontologie du secret : «Trahir un secret, et trahir son propre secret, n'est pas le dire ou le divulguer; le dire se situe dans une sorte de songe et de cauchemar, où le moi se décompose en se «libérant»; divulguer vise n'importe qui d'autre, tente de susciter la masse inorganique des autres; trahir porte sur le contenu du secret, d'un mouvement agressif, qui le nie comme tel, qui le soumet aux conditions, le plie aux relations dont il ne sortira pas vivant; c'est pourquoi la trahison est saisissable par toutes sortes de précurseurs, comme dit Bossuet, pas toujours en paroles, où s'esquissent les hypothèses qui déjà ruinent la transcendance en cause, jouent sur ses voisinages avec des contenus manifestes» (Ontologie du secret, PUF, coll. Quadrige, 1988, p. 137).

De même, dans son intéressante communication à Nantes le 18 Janvier 1997, Lucien Guirlinger précisait :

"Il y a deux approches philosophiques du secret. Une approche théorique, c'està dire de l'ordre de la connaissance : qu'est ce que le secret ? Et cette approche nous révèle bientôt que le secret tient à l'ambiguïté de l'être humain. L'homme est un être dont l'être par définition se dérobe dans le secret. C'est ce qu'on appelle le secret de l'intériorité,le secret de la subjectivité. Mais, en même temps, ce secret ne s'apparaît à lui-même qu'en s'exposant, en se dévoilant,en se trahissant. La vérité du secret, n'apparaît que dans sa divulgation. Telle est l'ambiguïté ontologique du secret. "Ontologique" pourquoi ? Parce que l'ontologie signifie le discours sur l'être. J'appellerai ambiguïté ontologique cette relation du secret avec l'ambiguïté de l'être de l'homme. L'approche pratique du secret qui en résulte, parce qu'elle est commandée par cette approche théorique, c'est évidemment la pratique du secret. Que faire du secret ? Que faire, c'est le problème moral. Dois-je garder le secret, mon secret d'abord, pour garder ma confiance en moi-même ? Dois-je garder le secret d'autrui pour garder la confiance d'autrui ? Ou bien ne me dois-je pas moi-même de dévoiler mon secret et le sien pour nous libérer, peut-être même pour nous réaliser ? Conflit de devoirs, conflit de droits. Alors, le secret, c'est quoi ? Est-ce un trésor précieux, ou bien est-ce un fardeau accablant ? Il y a une ambivalence essentielle, au plan pratique, du secret." [L. Guirlinger, De l'ambiguïté ontologique du secret à son ambivalence éthique, 1997.]

Or, cette ambiguïté, qui n’en est d’ailleurs pas une sur le plan religieux, est sensible à l'intérieur de l’Eglise, ainsi, nous explique le théologien Marteens : « Dans la religion catholique, le secret ne se limite pas à la confession, qui est couverte par l'inviolabilité. D'autres obligations au secret sont présentes dans le code de droit canonique, concernant l'administration de l'Église avec par exemple l'obligation de garder le secret dans le cadre d'affaire particulièrement importantes exigeant le secret pontifical. Le secret se trouve lié à la fonction religieuse que l'on exerce. Ainsi, les juges et les ministres du tribunal sont tenus au secret lorsque la révélation d'un acte de procédure peut porter préjudice aux parties. Enfin le secret ne se saisit pas uniquement par sa face privée, il peut aussi être expliqué comme une sorte de garant de l'entité d'un système, de l'intérêt public de l'Église. » [Kurt Martens , Le secret dans la religion catholique , RDC 52/2, 2002, p. 259-274.]

La notion de secret est présente également dans l'Evangile, pensons au : "Va et prie dans le secret", ou chez saint Paul "...Nous avons beaucoup de choses à dire encore, mais elles sont difficiles à expliquer, à cause de votre faiblesse...", sans même évoquer la discipline de l'Arcane ou même la partie secrète de la consécration épiscopale, du « 3ème Secret de Fatima », du secret confié à la Vierge à Mélanie à la Salette, et surtout, à l’instant où parvenu au seuil du mystère et conscient de son indignité, le prêtre se tournant vers l’assemblée disant : "Orate, fratres…" , tend à nouveau les bras vers le ciel pour réciter la Secrète, [pendant les premiers siècles, c’était la seule prière de tout l’offertoire] Bossuet, s’appuient sur l’étymologie (secreta = séparés) pour dire que la secrète est l’oraison récitée sur les oblats séparés du reste des dons pour devenir la matière du sacrifice.

Mais tout ceci, aussi facilement que puissent être établies des transpositions hasardeuses, n’a strictement rien à voir avec la notion de secret telle qu’entendue par les sociétés secrètes antichrétiennes qui pratiquent des rites absolument inacceptables et incompatibles avec la vie sacramentelle.

Il faut donc se garder absolument, et de façon impérative, de bâtir des ponts sémantiques inexacts, qui ne profiteront qu’aux esprits malveillants pour justifier leurs tristes besognes impies qui, ne l’oublions jamais, lorsqu’à la faveur des événements ces idées infectes et diaboliques parviendront au pouvoir, iront jusqu’aux meurtres ignobles des prêtres et des religieuses, la destruction des congrégations, le saccage des églises, la persécution des fidèles, œuvres misérables à raison dénoncées par les encycliques pontificales, et noircir la sainte idée du secret spirituel que l’Eglise, de par son Magistère unique et surnaturel, détient et protège et qui n’est en rien identifiable à l’ignoble folie occultiste et pestilentielle des fils de la veuve qui sont d’indignes apostats qui tombent sous le coup sévère d'une juste excommunication.

Écrit par : Zak | mercredi, 20 mai 2009

Le père John Wauck, de la prélature de l'Opus Dei, né à Chicago, enseigne la littérature et la communication de la foi chrétienne à l'Université pontificale de la Sainte Croix à Rome. Dans un entretien accordé à Zénit, il considère que le film Anges et Démons, en dépit de ses incroyables erreurs basées sur le roman de Dan Brown, témoigne de l'intérêt énorme suscité par l'Église catholique. A la question de savoir siil existe une hostilité naturelle entre la foi chrétienne et la science moderne, il répond :

"Il est relativement facile pour les gens de constater que le grand art du monde occidental - musique, peinture, sculpture, littérature, architecture - est en grande partie le fruit d'une culture chrétienne : un art souvent inspiré par la foi quand il n'est pas financé par l'Église. Cela semble évident. C'est également vrai pour les sciences, mais les gens ne s'en rendent pas compte.........

Écrit par : Foi et science moderne | dimanche, 24 mai 2009

Anges et démons n’est pas un mauvais film. Les amateurs d’histoire et de mystères religieux seront comblés par la simple reconstitution des archives du Vatican. Les intellos adoreront le débat entre science et religion, qui fait rage depuis des siècles et qui n’a, quand on y pense bien, aucune raison d’être.

Un mot rapide cepndant pour souligner les nombreux clins d’œil appuyés et malsains, faits par Ron Howard contre le Vatican. En évitant le piège trop facile de livrer une œuvre ouvertement anti religieuse, le réalisateur et les scénaristes (David Koepp et Akiva Goldsman) arrivent à faire passer, quasi en douceur et de manière presque inaperçue, plusieurs messages négatifs contre l’institution romaine.

Mais le pire, est bien dans le fait que les idées défendues par le camerlingue Ewan McGregor, qui se présente tout d'abord comme un libéral ouvert, idées qui se révèleront être traditionnelles lors de la surprise finale, apparaissent comme les alliées, voire les organisatrices véritables du projet des Illuminati ; et c'est en cela que le venin de ce film anti-catholique est extrêmement redoutable.

Écrit par : Radek | mercredi, 17 juin 2009

Un détail : lorsque la Révolution française a éclaté, Jean-Baptiste Willermoz a approuvé les initiatives des patriotes, présidé l'un de leurs comités,et il a projeté de devenir le grand prêtre d'un nouveau
culte officiel, lequel se subsituerait au catholicisme romain qui aurait oublié le message ésotérique du Christ. Seul l'attachement de ses plus proches fidèles, les "Grands Profès", à la foi chrétienne, qui les rendait hostiles au démantèlement du clergé traditionnel opéré par la Constitution civile du clergé, l'a fait renoncer à
ce projet.
A l'opposé, en Autriche, Mozart, bien qu'il se soit détourné de la foi chrétienne pour entamer un long chemin dont l'aboutissement fut un opéra consacré au culte d'Osiris et Isis, a formellement désapprouvé la Révolution, estimant qu'elle conduisait à la disparition de la monarchie et à l'instauration d'un régime oppresseur.

Écrit par : De la Panouse Vivien | vendredi, 05 mars 2010

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