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jeudi, 23 avril 2009

L’essence satanique de la Révolution française

 ou les fondements nihilistes de la modernité

 

 

 

 

 

 

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« Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique

qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. »

(Joseph de Maistre)

 

 

 

 

carmelites_compiegne_a.jpgLa Révolution qui est survenue en France à la fin du XVIIIe siècle, faisant qu'il y a bien, malgré l'aveuglement de nos contemporains et les illusions de certains sots, un avant et un après 1789, le passage, par l'effet d'une fracture violente et radicale, entre un monde fondé sur des valeurs sacrées, et un autre livré et dominé par les puissances de l'enfer auxquelles nous sommes à présent soumis et asservis, est une révolte contre l’ordre naturel et surnaturel établi par Dieu. 

 

La Révolution, il est bon de le rappeler en ce jour de la saint Georges qui célèbre la lutte des forces spirituelles contre celles, infectes et ténèbreuses, du  dragon, est satanique dans son principe, nihiliste dans son essence, terrifiante dans ses conséquences !

 

Foncièrement antichrétienne et antireligieuse, elle s’est attaquée avec une sorte de fureur irrationnelle à l'Église, tuant son clergé, combattant sa hiérarchie, ses institutions, ses dogmes, et, pour mieux la renverser, elle a voulu arracher et détruire, par une politique systématique qui poussa la folie jusqu'à établir un nouveau calendrier afin d'effacer des mémoires le temps grégorien, définitivement les fondements mêmes du christianisme.

 

Pourtant, les acteurs qui animèrent la Révolution semblent être de simples marionnettes sans réelle influence sur le cours des choses, des pantins suspendus à des fils actionnés par des mains inconnues ; à cet égard Joseph de Maistre écrit : « La Révolution française mène les hommes plus que les hommes ne la mènent. (...) Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la Révolution, c’est la Révolution qui emploie les hommes. On dit fort bien quand on dit qu’elle va toute seule. Cette phrase signifie que jamais la Divinité ne s’était montrée d’une manière si claire dans aucun événement humain. » [1]

 

De la sorte, dirigée par des fantômes, la Révolution n’en fut que plus dangereuse, plus menaçante, car non dépendante de la décision ou du charisme d’un homme. Ne reposant pas sur la volonté de ceux qui en servent la cause, la Révolution posséda de ce fait une capacité de nuisance non maîtrisable, un devenir et une logique échappant à toutes les règles habituelles qui, jusqu’alors, régissaient l’Histoire.

 

 

Un ordre étranger de nature démoniaque

 

maistrecolour.jpgCependant cela n’exonère d’aucune responsabilité les êtres qui se sont livrés à la pire des profanations en sacrifiant l’innocente victime royale.

 

Comme le souligne Joseph de Maistre : « Un des plus grands crimes qu’on puisse commettre, c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté, nul n’ayant des suites plus terriblesSi la souveraineté réside sur une tête, et que cette tête tombe victime de l’attentat, le crime augmente d’atrocité. Mais si ce Souverain n’a mérité son sort par aucun crime ; si ses vertus même ont armé contre lui la main des coupables, le crime n’a plus de nom. » [2]

 

L’incroyable passivité générale, la quasi indifférence dans laquelle Louis XVI fut exécuté fait de ce régicide un crime collectif : « jamais un plus grand crime n’appartint à un plus grand nombre de coupables », en conséquence : « Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... » [3]

 

 

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« Un des plus grands crimes qu’on puisse commettre,

 c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté,

 nul n’ayant des suites plus terribles. »

 

« Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... »

 

 

 

 

 

Ainsi, on peut affirmer qu’un effroyable vertige criminel s’est emparé de la France révolutionnaire, est que ce mystère ne peut trouver son explication que dans un ordre d’une nature étrangère à l’intelligence humaine.

 

Pire encore, cet ordre étranger de nature démoniaque, échappe non seulement au domaine de la loi de la raison naturelle, mais aussi au règne substantiel de la vérité ontologique qui féconde et donne la vie. C’est pourquoi soutiendra Maistre : « Le mal n’a rien de commun avec l’existence ; il ne peut créer, puisque sa force est purement négative : le mal est le schisme de l’être ; il n’est pas vrai. Or ce qui distingue la Révolution française, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur : c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté. » [4]

 

 

Une « pure impureté », le jugement est implacable, mais il est certes à la hauteur de l’œuvre de forfaiture commise à l’encontre d’une institution sacrée, de l’attentat contre un monde qui avait sans doute ses imperfections, mais qui avait su protéger au fil des siècles par ses vénérables institutions les plus hautes vertus dont l’esprit est capable, respectant la bienfaisante hiérarchie des valeurs et plaçant la religion au centre de toutes les activités des hommes sur cette terre. Auparavant, comme nous le savons, les anciens levaient les yeux vers le Ciel, scrutant l’immensité en y cherchant la rassurante présence de Dieu. Le renversement du regard, la désorientation du cœur et de l’âme, le rejet de Dieu pour faire de l’homme, en l’exaltant inconsidérément, la nouvelle idole d’un culte sanguinaire, telle est l’entreprise sacrilège de la Révolution.  

 

Ceci explique pourquoi : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (...) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. » [5]

 

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« ...tout cela sort du cercle ordinaire des crimes,

et semble appartenir à un autre monde. »

 

 

La contre-révolution et son principe

 

Joseph de Maistre comprendra donc très bien que la Révolution ne peut être authentiquement combattue que par la mise en œuvre d’un principe inverse, d’une négation radicale des bases doctrinales du ferment corrupteur révolutionnaire.

 

Si la Révolution est de nature satanique, écrit Maistre à l’évêque de Raguse en 1815, « elle ne peut être véritablement finie, tuée, que par le principe contraire, qu’il faut simplement délier (c’est tout ce que l’homme peut faire) ; ensuite il agira tout seul. » [6]

 

 

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« La contre-révolution sera

pour le catholicisme et contre la démocratie ! »

 

 

 

Au fond la méthode du redressement salvateur est simple pour Maistre, il s’agit en effet de « délier le principe contraire », pour ainsi dire de le libérer, de lui rendre sa capacité d’action et d’intervention au sein de la réalité collective, de l’autoriser à pénétrer de nouveau spirituellement et organiquement toutes les différentes couches du corps social. Le résultat de ce redressement « contre-révolutionnaire », Maistre l’expose sans détour avec une surprenante clarté  : « Cette immense et terrible Révolution fut commencée, avec fureur qui n’a pas d’exemple contre le catholicisme et pour la démocratie ! Le résultat sera pour le catholicisme et contre la démocratie. » [7]

 

De ce fait, voici la définition la plus précise, la plus juste, la plus exacte de ce qu’est l’essence profonde de la contre-révolution, de sa perspective et son objet propre : « Le rétablissement de la monarchie qu’on appelle "contre-révolution", ne sera point une "révolution contraire", mais le "contraire de la révolution". » [8]

 

Enfin, comment ne pas citer en forme de synthèse de la conception politique maistrienne les dernières lignes du chapitre V des Considérations sur la France, lignes où Maistre prédit un possible rétablissement du christianisme et de la royauté, après leur triomphe sur les épreuves infligées par l’histoire :

 

« Français! faites place au Roi très-chrétien ; portez-le vous même sur son trône antique ; relevez son oriflamme, et que son or, voyageant d’un pôle à l’autre, porte de toute part la devise triomphale :

 

CHRISTUS REGNAT, VINCIT, IMPERAT ! »

 

 

 

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"Le Christ Commande, il Règne, il est Vainqueur !"

 

 

 

 

Notes.

 

 

[1] J. de Maistre, Considérations sur la France, ch. I. (1795). La politique expérimentale maistrienne n’a pas pour objet, comme dans l’empirisme de Burke, l’adéquation avec les vérités naturelles ; elle n’a pas pour finalité de devenir le fondement d’une connaissance concrète, mais, bien au contraire, de faire apparaître notre profonde ignorance des desseins surnaturels. « En déroutant la raison, l’expérience montre l’étrangeté du réel. Elle fait apparaître le monde comme un mystère qui doit rester mystère, "j’ose dire que ce que nous devons ignorer est plus important pour nous que ce que nous devons savoir." (Soirées..., X, Œuvres Complètes, t. V p. 188). Elle est donc avant tout révélation de l’insondabilité du divin, préludant moins à la science qu’à l’étonnement métaphysique. » (J-Y. Pranchère, Qu’est-ce que la royauté ? Vrin, 1992, p. 65.) S'inscrivant intégralement dans cet étonnement métaphysique la politique de Maistre est, de ce fait, et selon ses propres termes, une « métapolitique », c’est-à-dire une métaphysique de la souveraineté dans la mesure où celle-ci s’exprime par l’intermédiaire de Dieu au cœur de l’histoire. Cela signifie que la source du droit c’est Dieu, et en aucun cas la « volonté populaire », il ne peut y avoir de légitimité issue du peuple où d’une décision collective ou individuelle puisque la source de toute légitimité vient d’en haut ; le pouvoir ne reçoit son mandat que du Ciel. Récusant le principe qui se trouve logé à la base de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », Maistre rappelle : « Le corps social ne peut pas s’autocréer ; la volonté collective ne peut donc pas être la source du droit. » (Oeuvres Complètes, t. I, p. 321.)

 

[2] Op. cit., ch. II.

 

[3] Ibid.

 

[4] Ibid., ch. IV.

 

[5] Ibid., ch. V.

 

[6] Lettres et Opuscules inédits du comte Joseph de Maistre, E. Vaton, Paris, 1873.

 

[7] Considérations sur la France, ch. VIII.

 

[8] Ibid., ch. X. C’est la Volonté divine uniquement qui agit dans l’histoire, les hommes n’étant que les « outils de Dieu », et tout particulièrement les souverains qui incarnent de par la dimension sacrale de leur fonction leur relation privilégiée à la Transcendance. La monarchie est donc de droit divin où elle n'est pas.   Maistre s’élève donc contre ceux qui se sont « insurgés contre la vérité » car, et ceci est l’idée majeure de la doctrine maistrienne, Dieu mène le monde vers un but de lui seul connu, il conduit, et lui seul, le destin des nations selon des voies spécifiques et particulières. De la sorte on peut dire que le peuple est gouverné secrètement par « un esprit recteur, qui l’anime comme l’âme anime le corps et qui produit la mort lorsqu’il se retire. » C’est là le sens précis de ce que l’on nomme le gouvernement temporel de la Providence, c’est-à-dire l’action directe ou indirecte de Dieu dans la marche et les affaires du monde, et parfois, à la plus grande surprise des hommes, l’apparition de la  force divine de sa justice et de son châtiment dans les événements de l’Histoire.         

Commentaires

Jamais une phrase ne fut si prophétique : « Chaque goutte du sang Louis XVI en coûtera des torrents à la France... »

Écrit par : Antoine la Croix de Berny | jeudi, 23 avril 2009

Citoyen Zacharias pardonnez moi, mais vous vous trompez je crois ; on est pas le 23 avril en la fête de la saint Georges mais, depuis 1a Révolution, le 23 Quartidi de Floréal, jour où l'on doit célébrer l'Aubépine.

Le délire des concepteurs du calendrier républicain est allé assez loin, chaque mois était découpé en trois décades de dix jours, et la journée devait être découpée suivant le système décimal...bonjour l'arithmétique !

Écrit par : Falk | jeudi, 23 avril 2009

Falk, il faut rajouter que le calendrier grégorien qui fut supprimé, sous la Convention nationale, par une commission spécialisée, pendant le pontificat de Pie VI, a également eu surtout pour effet de supprimer le dimanche ! jour de la célébration de la Résurrection du Christ, événement sur lequel se fonde la foi chrétienne, jour également au cours duquel a lieu la célébration eucharistique.

Ce premier jour de la semaine, le « dies Dominicus » (le jour du Seigneur), depuis l'empereur Constantin qui l'institua en 321, devint ainsi un jour ferié légal dans tout l'Empire.

Or, l'idée des révolutionnaires fut de mettre en place un nouveau calendrier, avec des semaines de dix jours afin de supprimer le dimanche.

Outre le caractère foncièrement antichrétien et impie d'une telle mesure, cela posa d'insolubles problèmes de repos dans les campagnes (Hadrien, sensible à ces questions, ne nous contredira pas...), puisqu'on n'avait plus qu'un jour sur dix pour se reposer !

Le calendrier grégorien et le dimanche ne furent rétablis qu'en 1806.

Écrit par : Lozère | jeudi, 23 avril 2009

Cette petite réflexion à propos de la suppression du dimanche, caractéristique de la façon dont la Révolution voulut plier l'ordre ancestral aux nouvelles normes de la bourgeoisie libérale qui souhaitait s'enrichir et faire du commerce, met en lumière ce que je tentais de vouloir dire en d'autres lieux, à savoir que le problème dramatique du libéralisme n’est pas d’avoir apporté indirectement dans sa période de croissance, grâce, ne l'oublions pas, aux vertus de l’endettement généralisé, les WC, la télé, une bagnole, un réfrigérateur plus ou moins bien garni et des vacances une fois l’an au “camping des flots bleus” aux prolétaires, c’est qu’il représente, dès l'origine, qui est ici bien visible comme ce petit exemple démonstratif nous le fait voir, un système impie qui par son apostasie tend à séparer entièrement l’économie de la morale, et conduit à la généralisation de l’usure, à la souveraineté de l’argent et à la domination du pouvoir monétaire et industriel sur les peuples, ce que condamne explicitement l’Eglise, y compris le Souverain pontife actuel dans de nombreuses déclarations.

Et c’est bien en cela que réside le principal facteur du désordre de nos temps déréglés, désordre qui s’avère de plus en plus incontrôlable, favorisant l’injustice, la misère et l’exploitation aveugle et criminelles des hommes et des ressources naturelles.

Écrit par : Hadrien | jeudi, 23 avril 2009

Oui Hadrien, servir Dieu ou mamon, il faut choisir. Et comme vous l'avez montré antérieurement, cette société impose le deuxième choix sans que la plupart de nos contemporains ne s'en rende compte.

Écrit par : La Fouine | jeudi, 23 avril 2009

@ Hadrien. A ne pas sous-estimer le fait que la Loi Le Chapelier, instituée sous la Révolution Française (1791), interdira, certes les anciennes corporations, mais fera défense aux ouvriers, artisans et autres travailleurs de se regrouper en association de salariés pouvant défendre leurs intérêts propres et communs !

Cette interdiction sera reprise dans le Code Pénal, dit Code Napoléon en 1810.

La révolution industrielle conduite au cours du XVIIIe et du XIXe, à recomposée le monde en faisant émerger une classe de travailleurs exploités n’ayant que leurs bras et leur tête à vendre et d’une classe de bourgeois et hommes d’affaires propriétaires des moyens de production.

Écrit par : Hire | jeudi, 23 avril 2009

Ah ! la loi Le Chapellier, une merveille de tolérance républicaine !

La Loi Le Chapelier, promulguée en France le 17 juin 1791, est une loi proscrivant les coalitions notamment les corporations, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage. Cette loi suit de très près le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791, tant dans ses objectifs que par leur proximité historique.

Elle interdisait donc de fait les grèves et la constitution des syndicats au cours du siècle suivant, mais aussi certaines formes d'entreprises non lucratives comme les mutuelles.

Écrit par : André | jeudi, 23 avril 2009

Je ne résiste pas, Hadrien, au risque de vous rappeler quelques récents souvenirs, à souligner la façon dont, face à l'excellente analyse que vous venez de nous faire partager, on vous a félicité en, comme vous dites pudiquement, "d'autres lieux".


Florilège en v.o. du malade mental bien connu :


- Vous avez une structure mentale de Musuman qui vous rend inapte à la lecture, à l’observation des faits, et à fortiori, à l’échange.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64329


- “Les pauvres ont les chiottes? Un réfrigérateur garni? Oui, mais grace à un système impie”

Hadrien

Pauvre con….


Ainsi, devant les expressions d'une intelligence supérieure, vous faisiez fort aimablement remarquer que la Doctrine Sociale de l'Eglise, qui se trouve dans l'Evangile, dit la même chose :

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64340



On rajoutait alors charitablement à votre endroit :

- Pauvre con, c’est pour vous signifier que si vous m’avez toujours semblé privé de capacité de réflexion, je ne suis maintenant pas loin de vous trouver répugnant.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64344


- Vous n’avez pas les capacités vous permettant de discuter ici. Vous avez les moyens de discuter sur des sites ou le niveau intellectuel est nul, comme “la question”, et ou l’on s’envoit donc des tartines de d’arguments d’autorit faute de savoir utiliser son cerveau.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64354


Puis vint le moment d'un exercice dangereux, puisqu'on vous proposa ceci :

Quand il aura le temps, Hadrien nous expliquera:

1-En quoi les ouvriers de Caterpillar sont plus aliénés que leurs parents et grands-parents.
2-En quoi cette supposée aliénation est-elle directement liée à l’amélioration spéctaculaire de leur niveau de vie.
3-En quoi serait-il charitable de leur expliquer ça.
4-En quoi serait-il charitable de leur nier toute capacité, dans le contexte matériel qui est le leur, à donner, un sens à leur vie, mettre leur confort matériel au service des valeurs familiales, de la charité bien ordonnée, etc.
Enfin, bref, vous parlez dans le vide, comme d’habitude. Et vous parlez accessoirement de gens que vous ne connaissez pas, qui ne sont qu’un point abstrait dans votre doctrine.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64355



Docile, vous décidiez de répondre avec douceur :

Quand vous aurez le temps, XP [cf. # 54] vous nous expliquerez :

1-Pourquoi les ouvriers de Caterpillar, et des autres secteurs de l’économie devenue folle, dénués de tout sens existentiel, survivants grâce aux antidépresseurs, nourris de TF1 et du journal du hard de Canal+, gavés de football, pourris par une nourriture malsaine et irradiée achetée à Carrefour, sont beaucoup plus aliénés que leurs parents et grands-parents qui bénéficiaient de 80 jours chômés avant la Révolution française sans compter les fêtes locales, d’un mode de vie non soumis aux cadences infernales, entourés de leurs femmes et leurs enfants, baignant dans une existence ponctuée par les cérémonies de l’Eglise et orientée vers la vie de l’âme, mourrant au terme de leurs jours, heureux de rejoindre le Ciel et en paix avec leur cœur.

2-Pourquoi cette aliénation est-elle directement liée à l’amélioration relative de leur niveau de vie, qui si elle a produit une certaine abondance fragile au niveau des besoins immédiats, en a créé des milliers d’autres purement de factices, proprement illusoires et inutiles, et a surtout détruit toute trace de religion transformant la vie en une morne tristesse lassante et déprimante, pour tout dire déréalisante, virtuelle et mortifère.

3-Pourquoi il serait charitable de leur expliquer ça, plutôt que de leur dire qu’il devraient chanter « Merci patron, trou lala itou » [ce qui vous vaudrait un succès assuré en pleine AG ! http://www.youtube.com/watch?v=PNCZMwBNJqQ ], afin de les amener à retrouver une existence chrétienne authentique dans un monde vasalisé par la marchandise et les valeurs abstraites.

4-Pourquoi il est charitable de constater toute leur incapacité, dans le contexte matériel qui est le leur, à donner, un sens à leur vie, et leur impossibilité, faute d’une société dévorée par l’argent et la perte radicale du sacré, de mettre leur confort matériel au service des valeurs familiales, de la charité bien ordonnée, et du salut de leur âme.

Enfin, bref, parlez nous non dans le vide, comme d’habitude, selon vos tics structurels de sociologue. Et évitez de vous réclamer accessoirement de gens que vous ne connaissez à l’évidence que superficiellement, et qui ne sont qu’un point abstrait dans votre idéologie libérale.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64364


C'est alors qu'explosa en des compliments émerveillés, le bénéficiaire des prestations sociales d'adulte suivi pour raison psychiatrique :

- Vous parlez sérieusement ou vous dégagez...

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64366


- Petit salaud…

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64369


- vous êtes une ordure, et je pèse mes mots.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64377


Surpris par tant d'amour à votre égard, vous osiez avec une audace terrifiante, l'insultante remarque :

- @ XP. Vous faites la démonstration de deux choses :

- votre incapacité à débattre lorsque vous êtes dépassé par les arguments qui vous sont opposés… mais ce n’est pas une nouveauté ( mais c’est vrai que le compère denis l. n’est pas là aujourd’hui pour vous aider lorsque en difficulté).
- votre manque de respect du principe même de l’idée libérale, à savoir le Premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression : “Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances” (Constitution américaine du 17 septembre 1787 – Premier amendement de 1791)

Triste spectacle…

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/18/jean-claude-michea-approuveur-du-monde/#comment-64379



Que n'aviez-vous dit là, grand imprudent, grossier personnage !

Car la suite ce fut :

Un extrait de votre texte que l'on baptisa après vous avoir longuement consulté :

"De la sécurité alimentaire au XVIème siècle"

et qui suscita cet élogieux trait d'esprit du même malade mental :

- petite crapule / Les Eglises sont vides parce que les premiers rangs sont occupés par des crotales de [votre] genre.

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/20/de-la-securite-alimentaire-au-xvieme-siecle/#comment-64395


Puis après vous avoir fait, par déontologie, spamé un comm ceci :

- @ Hadrien. On ne comprend absolument rien à ce que vous dites.
Vous avez bu ou quoi? C’est encore Zouk qui vous à saoulé, c’est ça?
Il va encore avoir des ennuis avec la justice celui-là, à faire boire les petits jeunes pour mieux les tripoter…

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/20/de-la-securite-alimentaire-au-xvieme-siecle/#comment-64440


Puis, afin d'élever le débat :

- à chaque fois qu’il [Hadrien] se met à genoux, il y a toujours quelqu’un qui arrive par derrière pour sonder les annales de la Tradition: Dans sa jeunesse, c’était l’Abbé Cottard, et maintenant qu’il est en prison et qu’il pourrait connaître un peu de tranquilité, voilà que Zok a pris la relève…. Ils sont infatigables, les amis de la Tradition….
René Guénon avait ses chèvres, mais Zok n’a que ses disciples…

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/20/de-la-securite-alimentaire-au-xvieme-siecle/#comment-64448


Et ceci encore :

- c’est la haine, d’abord, qui fait les catholiques à babouches. Une incapacité physique pour l’empathie.
Une lecture rigoureuse des interventions du dénommé “Hadrien” le démontre à la perfection.
Ces gens-là sont des serpents.

...je pisse au cul de cette petite frappe.



http://ilikeyourstyle.net/2009/04/20/de-la-securite-alimentaire-au-xvieme-siecle/#comment-64619



Enfin l'épilogue arriva pas l'immondice suivant :

A la suite de l’un de mes commentaires qui se moquait du catholique à Babouches Zacharias du site la question....

http://ilikeyourstyle.net/2009/04/21/droit-de-reponses/





Tout cela est absolument édifiant.

Un blog d'élite n’est-ce pas comme on le constate ?



Alors mon cher Hadrien, ce temps est loin maintenant, filez rapidement au fond à gauche, là se trouve le salon d'amis de La Question, installez-vous confortablement, détendez-vous, et faites à présent comme chez vous.

Et surtout ne craignez rien, vous êtes ici en terre chrétienne ;-)

Écrit par : Falk | jeudi, 23 avril 2009

Falk,
Si je n'avais pas lu ces immondices, comme vous, je n'aurais pas pu vous croire !

Écrit par : La Fouine | jeudi, 23 avril 2009

Aux membres de La Question,


Merci à vous tous, et à IdC en particulier, pour la qualité de votre accueil qui, effectivement, et il faudrait manquer d’honnêteté pour ne pas l’avouer, change grandement d’avec les moeurs ilysiennes actuelles, d'autant avec l'atmosphère qui s'est malheureusement instaurée de par un comportement absolument irraisonné et surtout profondément indigne de XP.

La thèse que vous soutenez, si je lis correctement les analyses qui se sont développées ici pendant ces derniers jours, est celle d’un possible déséquilibre mental du personnage, que révèlerait l’ensemble de ses messages incohérents, écrits comme toujours avec les pieds, et évidemment parsemés d’insultes à caractère sexuel, dont une nette insistance très marquée pour tout ce qui touche au domaine anal.
Il n’y a donc pas besoin d’être grand psychologue pour ainsi supposer un trouble certain chez cet individu, ayant d’ailleurs moi-même, depuis déjà fort longtemps, considéré qu’il ne fallait pas par charité y prêter trop d’attention.

Toutefois, tant qu’un minimum de coexistence pacifique et civilisée pouvait être possible, je m’en suis tenu à jeter un voile pudique sur les débordements xpéens, et favoriser des échanges avec les contributeurs de qualité qui pour être partiaux et relativement arc-boutés et crispés sur leurs positions confuses, libérales, atlantistes, modernistes, pro-Vatican II, hostiles au catholicisme traditionnel, etc., restent généralement dans leurs réponses dans le cadre acceptable d’un sain débat d’idées.

Pour moi les choses ont énormément changé, et ma perception de la situation par là même, lorsque j’ai constaté dernièrement, à mes frais, le pouvoir exorbitant dont semblait jouir XP sur le plan de la gestion de ce blog, dont il a fait visiblement son jouet personnel, étant juge et partie, intervenant même sur des notes qui ne sont pas les siennes pour manipuler les comms, se permettant de censurer qui bon lui semble à sa guise, insulter très vulgairement, et même spammer les commentaires, au mépris de toute déontologie internautique minimale.

Il y avait là pour moi, un signal de l’inutilité de poursuivre plus avant, face à de tels agissements provenant d'un déséquilibré immature se livrant à des facéties de très mauvais goût.

Si on y rajoute son hideuse initiative visant à faire une note, qui bien sûr ne trompe personne, je le sais, mais qui se vautre dans une impudique fange au seul motif de résorber en public des conflits internes qu’il doit avoir sur le plan psychologique avec d’éventuels mouvements bien connus dans ce type d’attitude qui met en œuvre un fonctionnement basé sur la dialectique du fameux couple attraction / répulsion, et sans que cela ne suscite la plus minuscule réaction d’un administrateur de ce blog, alors même que le nom d’un malheureux prêtre est livré en pâture à des fantasmes honteux, M. l'abbé Cottard, qui est sous le coup d’une sanction pour une affaire bien triste, mais radicalement étrangère à toute question de mœurs, là on est dans l’ignominie scandaleuse et on ne peut plus ne pas réagir en se disant qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion sur ilys !

Ce qui me sidère, au-delà de l’abjecte attitude de XP qui aura des comptes à rendre avec sa conscience sous peine de sombrer, si ce n’est déjà fait, dans un abîme moral plus que dangereux, c’est de voir les sourires consentants, l’ironie complice, les complaisances de certains contributeurs qui assistent en spectateurs passifs devant un tel spectacle, alors même qu’ils supposent un sérieux dévissage et qu’il ne sont en rien dupes du fait qu’XP pète sévèrement les plombs, en rester à un silence gêné, voire un intime plaisir satisfait devant de tels procédés, au prétexte que c’est génial de se foutre de la gueule des cab… Lorsqu’on voit d’ailleurs, certains servir avec veulerie la soupe à XP, en avalisant son attitude dont en particulier Nebo, denis l., Vae Victis, Vertumne, et cie, là on se dit que quelque chose est vraiment pourri et, pour le coup, malheureusement devenu définitivement putride sur ilys.

Falk vous vous êtes donné beaucoup de peine afin d’établir l’historique de cet épisode, je ne sais si cela était vraiment utile tant il faut livrer rapidement cela au néant de la nuit internautique ; que cela puisse cependant servir à l’instruction de ceux qui passent sur La Question, blog de qualité que j’observe avec attention depuis des années, lisant avec soin les débats qui s’y déroulent et ayant toujours trouvé dans ce lieu une mine de renseignements précieux que j’ai même fixés, pour ne rien vous cacher, dans certains dossiers auxquels je tiens beaucoup...

En conclusion, pour ce qui me concerne, j’accepte donc votre invitation à venir plus souvent profiter du salon dont vous m’ouvrez si aimablement les portes, et donc ne manquerais pas de venir régulièrement y prendre place...si l'on m'y accepte ;-)

Écrit par : Hadrien | vendredi, 24 avril 2009

Vraiment heureux de votre choix, Hadrien et bienvenue.

Écrit par : La Fouine | vendredi, 24 avril 2009

Comment disiez-vous Hadrien ?

"Pourquoi il est charitable de constater toute leur incapacité, dans le contexte matériel qui est le leur, à donner, un sens à leur vie, et leur impossibilité, faute d’une société dévorée par l’argent et la perte radicale du sacré, de mettre leur confort matériel au service des valeurs familiales, de la charité bien ordonnée, et du salut de leur âme."

C'est pas très chrétien évidemment, c'est même exactement les paroles du Saint Père lors du sermon de la messe sur l'esplanade des Invalides lors de sa venue en France :

- « Comment entrer sans dégoût dans un monde prosterné tout entier aux pieds du Veau d’Or (…) Le système du monde moderne -le système capitaliste, pour lui redonner son véritable nom - n’est pas seulement responsable de la pollution physique de la planète. Il est responsable de sa dégradation morale. »

Il faut dire que ce discours est choquant pour les lecteurs de Play-Boy - vade retro catholicas +

Écrit par : Laplace | vendredi, 24 avril 2009

Il y a un élément que beaucoup ignorent sur le plan de l'indignité absolue et irréligieuse de la Révolution française, qui est bien comme le porte en titre cette note : d'essence satanique, outre ses crimes horribles envers l'Eglise et son clergé, c'est sa volonté de d'en finir définitivement avec toutes les règles de la morale chrétienne.

Ainsi, savez-vous que dans le premier code pénal, en 1791, l'inceste fut décriminalisé, au nom de la liberté individuelle !

Pourquoi ? Parce que pour les révolutionnaires, l'inceste n'était pas un crime au regard de la société. Il n'était un crime que "pour la morale et la religion" (dixit).

On peut dire, en ce sens, que les révolutionnaires ont laïcisé l'inceste.

Mais il ne se limitèrent pas à l'inceste, dans le même code pénal, et dans le même esprit scandaleux, les révolutionnaires ont également décriminalisé la sodomie, mais aussi la bestialité, et enfin le délit de blasphème du droit pénal !

Là voilà donc la source de cette merveilleuse liberté du diable, qui aujourd'hui enivre l'esprit d'une population corrompue, et triomphe en s'étalant de partout, et en s'imposant comme étant la norme du siècle !!

Écrit par : Wendrock | vendredi, 24 avril 2009

@ Wendrock. Rappel fort intéressant. Précisons que le terme "Bestialité", qui pourrait indiquer une attitude bestiale au sens général du terme, désigne en fait les actes sexuels entre humains et animaux, soit pour être plus clair la zoophilie.

Il faut savoir que le Code pénal de 1791, promulgué par la Constituante, a aboli les crimes de sodomie et de bestialité, grâce, notamment, aux positions des pénalistes classiques (Beccaria et Bentham).

Cette promulgation était totalement conforme à la Déclaration de 1789 que la même Assemblée avait proclamé : "la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (art. 4)."

La laïcisation du droit et la pensée libérale des révolutionnaires a donc conduit, pour être clair, et en conformité avec cette volonté d'en finir avec la morale chrétienne au nom de la "liberté", à dépénaliser les comportements homosexuels et zoophiles.

Résultat aujourd'hui, la zoophilie est devenue l'un des secteurs relativement prisé et lucratif de l'industrie pornographique, qui fait d'ailleurs des ravages sur internet.

Écrit par : Dan | vendredi, 24 avril 2009

A l'heure actuelle, l'inceste ne fait toujours pas l'objet d'une qualification particulière dans le code pénal, d'où le projet de loi en discussion à l'Assemblée nationale actuellement :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/inceste_mineur.asp

Ce projet, initialement programmé pour la rentrée parlementaire du 28 avril a été retiré de l'ordre du jour au profit de celui de " Création et Internet " (on devrait dire " Répression et internet ") sur ordre du nabot à talonnettes, furieux de l'avoir vu rejeté par l'Assemblée nationale. La protection des enfants peut attendre, pas les intérêts des " majors " du disque et du cinéma...

Écrit par : Ronin | samedi, 25 avril 2009

Le problème, c'est l'absence de tout critère moral de nature religieuse dans le code pénal révolutionnaire. Et telle est bien l'essence du libéralisme, la loi naturelle n'est plus référée au décalogue. Gousset, dans sa Théologie morale précisait : "Les péchés de luxure ou d'impureté consommée sont de sept espèces : la simple fornication, le stupre, le rapt, l'inceste, le sacrilège, l'adultère, et le péché contre nature. Le vice contre nature comprend la pollution volontaire, la sodomie et la bestialité." C'est clair non ?

Écrit par : Massilllon | dimanche, 26 avril 2009

Le Brun de la Rochette, dans son "Procès criminel" publié en 1629, nous explique : "La sodomie est justement appelée péché contre nature, vu que, foulant aux pieds les lois de la Nature, elle sort hors les bornes d’icelle… Ce qui pousse le malheureux à l’exécution d’une si détestable vilénie, n’est autre que le Diable qui, pour anéantir la propagation des humains, n’a trouvé meilleur expédient."

Là, dans cette approche de ce que la morale réprouve, on est bien dans le cadre de la pensée d'Ancien Régime, c'est-à-dire, dans une perspective respectueuse de la morale biblique - voilà toute la différence ! Inutile de rajouter que la morale républicaine, est une morale apostate, ce qui est le vrai nom du laïcisme libéral : l'apostasie !

Écrit par : Massilllon | dimanche, 26 avril 2009

Précision : en tant que déviation sexuelle extrême, la bestialité (ou zoophilie) est considérée comme le plus grave des péchés de luxure.

C’est le crime de Pasiphaé, dont est issu le Minotaure, symbole du Mal pour les grecs.

Il était autrefois connue des moralistes et des pénalistes sous l’appellation de « crime sans nom » ou de « bougrerie ».



Vittrant, dans sa Théologie morale, à la veille de la Révolution écrit : "Bestialitas est concubitus cum bestia" . La bestialité est en soi le plus grave des péchés de luxure.


Ce qui est intéressant, c'est que - quoiqu’elle porte indubitablement atteinte à la dignité de la personne humaine, cette perversion ne fut même pas incriminée par le législateur républicain en 1791, puis totalement absente de nos actuels codes, dont le code n’a même pas voulu en donner l’idée !


Preuve s'il en était du caractère satanique de la République !

Écrit par : Lebrun | dimanche, 26 avril 2009

Très juste Zacharias ! C'est le bon combat ! "Les incroyables ravages provoqués par la licence et la décomposition des mœurs dans nos sociétés modernes, y compris dans les milieux prétendus catholiques où l’on voit aujourd’hui d’indignes littérateurs conciliaires auteurs d’abjects ouvrages blasphématoires qui sont l’objet d’une incroyable publicité, se faire les coupables avocats de la luxure et de l’orgasme."


http://zacharias.hautetfort.com/archive/2009/04/19/contre-les-vices-charnels-et-l-impurete.html

Écrit par : Joseph Tremblay | dimanche, 26 avril 2009

Pour comprendre l'essence véritable de la Révolution, rien de mieux il est vrai que de relire Joseph de Maistre :

« Il n'y a plus de prêtres, on les a chassés, égorgés, avilis ; on les a dépouillés : et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux bûchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation reçoivent aujourd'hui l'aumône qu'ils donnaient jadis... Les autels sont renversés ; on a promené dans les rues des animaux immondes sous les vêtements des pontifes ; les coupes sacrées ont servi à d'abominables orgies ; et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues. »

Écrit par : Lozère | mardi, 28 avril 2009

Le 4 août 1789, clergé et noblesse renoncent à leurs privilèges et le 26 août, tous votent la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

Le 2 novembre, l'évêque d'Autun, Talleyrand propose que les biens du clergé soient mis à la disposition de la nation : cette spoliation est le début du divorce entre la révolution et l'Église catholique. Ce fut aussi l'origine d'un saccage en règle de nombreuses richesses artistiques de l'Église (vitraux brisés, statues détruites, pierres des églises vendues). En février 1790, la Constituante interdit les voeux religieux !

Écrit par : Sulpice | mardi, 28 avril 2009

La Terreur fut particulièrement marquée de haine du christianisme : destruction d'édifices, mascarades dans les églises, exécution de prêtres, religieuses et pratiquants, campagne pour l'abdication et le mariage des prêtres !

En 1797, le Directoire, craignant une nouvelle poussée royaliste s'éleva à nouveau contre l'église : exécutions, déportation, essai de religion de remplacement. Le Directoire chasse également le pape de Rome où il meurt prisonnier à Valence en 1799...

Écrit par : Saint-Fargeau | mercredi, 29 avril 2009

En réalité, la fin du XVIIIe et tout le XIXe seront marqués par des violences étatiques extraordinaires contre l'église : massacres, destructions, expulsions de religieux, interdiction d'enseigner, virulence dans les discours politiques ; tout cela annonce un XXe siècle qui verra la déchristianisation de la société toute entière.

Rappelons que la république voit dans les congrégations religieuses, un risque contre sa souveraineté laïque. Ainsi, le code pénal de 1810 interdit les associations de plus de vingt membres domiciliées au lieu de l'association. De ce fait nombres de congrégations fondées au XIXe le seront donc sans autorisation. En 1880, Jules Ferry prévoit même l'expulsion de l'enseignement de tout membre d'une congrégation non autorisée. Puis la compagnie de Jésus est dissoute et les autres congrégations engagées à demander une autorisation dans un délai de 3 mois. 260 congrégations masculines se dissolvent à l'automne 1880, certaines sous la contrainte.
Enfin en 1901 la loi bien connue sur les associations oblige les associations religieuses à soumettre une demande d'autorisation. Sur les 600 demandes déposées, aucune ne fut autorisée! C'est l'armée qui évacuera les moines de la Grande Chartreuse et quelques autres monastères. Les biens des congrégations sont liquidés par l'état, à bas prix. Terrible bilant d'une république foncièrement antireligieuse.

Écrit par : Hadrien | mercredi, 29 avril 2009

Le matérialisme est aussi une politique ; le trait fondamental du dix-huitième siècle est ainsi l'abandon de la métaphysique classique et de la scolastique qu'elle véhiculait. La Mettrie, Diderot, d'Holbach, Falconet, Helvétius, Locke ruinent l'innéisme tout en conservant l'immanence ; dès lors, les idées ne peuvent venir que des sens. L'expérience devient le maître-mot de la philosophie des Lumières ; Newton se garde de forger des hypothèses, et la méthode inductive, dont on voit en Bacon l'instituteur, devient la clé des sciences.

Ce recours à l'expérience favorise le matérialisme. Le matérialisme est la revanche de la natura naturans sur la natura naturata.
Qu'en est-il de l'homme pour le matérialisme ? Détaché de Dieu, il se crée progressivement, selon une gradation qu'illustre la métaphore de la chaîne des êtres, se créant il se prend pour Dieu. Nous sommes bien dans un prométhéisme faustien d'essence satanique.

Écrit par : Arpacschad | mercredi, 29 avril 2009

A lire et à relire, ces lignes de Mgr Freppel au sujet de la Révolution satanique et antichrétienne :


"Il ne serait même pas exact de vouloir réduire à une attaque fondamentale contre l'Église catholique l'oeuvre
commencée par la Constituante, poursuivie par la Législative et la Convention. Assurément la destruction du catholicisme en France, par la constitution civile du clergé d'abord, par la persécution violente, dans la suite, n'a cessé d'être le principal objectif des chefs de la Révolution.
Si tout s'était réduit à faire triompher le schisme et l'hérésie, le mouvement antireligieux du dix-huitième siècle n'eût pas différé sensiblement de celui du seizième ; or, bien que la Réforme lui ait préparé la voie, en attaquant le principe d'autorité sous sa forme la plus élevée, la Révolution française a été bien autrement radicale dans ses négations. De là vient, que les États protestants eux-mêmes sont demeurés plus ou moins réfractaires à ses théories.
Non, ce n'est pas seulement l'Église catholique, sa hiérarchie et ses institutions, que la Révolution française entend bannir de l'ordre civil, politique et social. Son principe comme son but, c'est d'en éliminer le christianisme tout entier, la révélation divine et l'ordre surnaturel, pour s'en tenir uniquement à ce que ses théoriciens appellent les données de la nature et de la raison.

Lisez la « Déclaration des droits de l'homme » soit de 89, soit de 93, voyez quelle idée l'on se forme, à ce moment-là, des pouvoirs publics, de la famille, du mariage, de l'enseignement, de la justice et des lois : à lire tous ces documents, à voir toutes ces institutions nouvelles, on dirait que pour cette nation chrétienne depuis quatorze siècles, le christianisme n'a jamais existé et qu'il n'y a pas lieu d'en tenir le moindre compte. Attributions du clergé en
tant que corps politique, privilèges à restreindre ou à supprimer, tout cela est d'intérêt secondaire. C'est le règne social de Jésus-Christ qu'il s'agit de détruire et d'effacer jusqu'au moindre vestige.
La Révolution ou Dieu banni de ce monde.


La Révolution :


• c'est la société déchristianisée ;
• c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle,
• banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social ;
• banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre ;
• banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine ;
• banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction ;
• banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation ;
• banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que
la contradiction ;
• banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination.

Il ne s'agira donc plus seulement pour la Révolution française de détruire l'État chrétien, la famille chrétienne, le mariage chrétien, la justice chrétienne, l'enseignement chrétien. Non, ce qu'elle se verra conduite à vouloir établir, par la logique de son principe, c'est l'État sans Dieu, la famille sans Dieu, le mariage sans Dieu, l'école sans Dieu, le prétoire sans Dieu, l'armée sans Dieu, c'est-à-dire l'idée même de Dieu bannie de toutes les lois et de toutes les
institutions.

C'est en 1789 qu'a été accompli, dans l'ordre social, un véritable déicide, analogue à celui qu'avait commis, sur la personne, de l'Homme-Dieu, dix-sept siècles auparavant, le peuple juif, dont la mission historique offre plus d'un trait de ressemblance avec celle du peuple français. À cent ans de distance le cri : « Écrasons l'infâme » a trouvé son écho dans cet autre cri, expression plus dissimulée, mais non moins fidèle de la même idée : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi ! »


Révolution française et christianisme, par Monseigneur FREPPEL (1889)

Écrit par : Serrus | mercredi, 29 avril 2009

On a pu dresser un bilan approximatif de la Terreur : environ 17 000 condamnations à mort selon les documents officiels, en fait près de 40 000 victimes, si l'on compte les personnes assassinées sans jugement. Les régions les plus ensanglantées furent celles où avaient éclaté des révoltes et les départements frontières.

Écrit par : Hire | mercredi, 29 avril 2009

Le 23 novembre 1793, la Commune de Paris décida de fermer toutes les églises et d’encourager activement le culte de la Raison, véritable religion révolutionnaire. Ce mouvement spontané de déchristianisation active s’étendit rapidement à toute la France. Prise à l’instigation des chefs radicaux Pierre Chaumette et Jacques Hébert, cette décision accentua la lutte contre le clergé et son Eglise.

Écrit par : Valence | mercredi, 29 avril 2009

Il est clair que la période révolutionnaire chercha à institutionnaliser le phénomène de remise en cause contre le christianisme : une politique active fut menée contre toutes les représentations religieuses (fermeture des lieux de culte, abdication forcée des ministres du culte et arrestation des réfractaires, Constitution civile du clergé), qui furent remplacées par leurs pendants révolutionnaires (instauration du calendrier républicain, du catéchisme républicain, des fêtes révolutionnaires et du culte de l’Être suprême), etc. Tout ceci est hélas ! trop évident.

Écrit par : Antoine la Croix de Berny | mercredi, 29 avril 2009

A ne pas oublier, qu'une littérature antireligieuse dénonçant les perversités du clergé se constitua comme un genre à part au siècle des Lumières, genre dont Voltaire (Candide, Zadig, l'Ingénu), Diderot (la Religieuse), Marivaux et, à leur suite, des écrivains libertins tels Charles Pinot Duclos ou Boyer d'Argens ont été les promoteurs. Par exemple en 1790, la fermeture des couvents donna lieu à une série de récits racontant le soulagement (sic !) des filles enfermées contre leur volonté, ou encore ironisant sur le désespoir des moines gras (re-sic !) privés du confort de leur oisiveté légendaire...

Écrit par : Lozère | mercredi, 29 avril 2009

Elément à souligner,la Constitution civile du clergé sera nettement condamnée par le pape Pie VI dans le bref Quod Aliquantum du 10 mars 1791, confirmée par une seconde déclaration le 13 avril.

Le chef spirituel de l'Église ôtait ainsi toute légitimité théologique aux « assermentés » élus et aux nouveaux découpages diocésains. Il réaffirmait avec netteté sa prééminence en matière de religion, à la fois sur le plan spirituel et temporel ; il dénonçait la rupture d'une alliance conclue depuis 1516 entre le Saint-Siège et la « fille aînée de l'Église » (le concordat de Bologne).

Pie VI déplorait enfin de voir la religion catholique abaissée au niveau de « l'hérésie protestante » ou du judaïsme, disait-il, expression qui fut défendue ici par Zacharias : « tueur du Christ ».

Écrit par : Sulpice | mercredi, 29 avril 2009

On parle peu de nos jours de la Prophétie de Cazotte rapportée par La Harpe, scène qui se déroula en 1788, une année avant la Révolution :

A l’issue d’un dîner chez un membre de l’académie, Jacques Cazotte prédit à la plupart des convives de la noble assemblée qui l’entourait une fin sinistre. Après avoir indiqué à chacun le sort qui l’attendait et confirmé à la duchesse de Gramont qu’elle partirait sans même un confesseur, il ajouta :

« - le dernier supplicié qui en aura un par grâce sera…
Il s’arrêta un moment. « Et bien ! quel est donc l’heureux mortel qui aura cette prérogative ?
- C’est la seule qui lui restera ; et ce sera le roi de France. »

Le maître de maison se leva brusquement, et tout le monde avec lui. Il alla vers M. Cazotte, et lui dit d’un ton pénétré :

- Mon cher M. Cazotte, c’est assez de faire durer cette facétie lugubre ; vous la poussez trop loin, et jusqu’à compromettre la société où vous êtes et vous-même. »

Alors que Cazotte s’apprêtait à partir, la duchesse voulut ramener un peu de gaîté et demanda à l’écrivain qu’elle serait son sort à lui.

Les yeux baissés, celui-ci cita Flavius Josèphe :

« - Pendant le siège de Jérusalem, un homme fit sept jours de suite le tour des remparts (…) criant incessamment d’une voix sinistre et tonnante : « Malheur à Jérusalem ! » et le septième jour, il cria : « Malheur à Jérusalem ! Malheur à moi-même ! et dans le moment, une pierre énorme, lancé par les machines ennemies, l’atteignit et le mit en pièces. »

Cazotte, comme chacun sait, périt sur l’échafaud le 25 septembre 1792 en prononçant d’une voix ferme les mots suivants : « je meurs comme j’ai vécu, fidèle à Dieu et à mon roi. »

« La cour de France a déployé, de nos jours, une profondeur d’ineptie, d’imprévoyance et de nullité d’autant plus remarquable, qu’il n’y a que des hommes au dessous du médiocre qui aient figuré dans la révolution. Je ne crains point de dire : dans cette révolution si vantée, prince de sang, militaire, député, philosophe, peuple, tout a été mauvais. »

Écrit par : La Prophétie de Cazotte | jeudi, 30 avril 2009

« Qu’on se représente ces directeurs de l’opinion, tels qu’ils étaient il y a trois mois : Desmoulins, avocat sans causes, en chambre garnie, vivant de dettes criardes, et de quelques louis arrachés à sa famille (…) ; Danton, autre avocat de second ordre, sorti d’une bicoque de Champagne, ayant emprunté pour payer sa charge, et dont le ménage gêné ne se soutient qu’au moyen d’un louis donné chaque semaine par le beau-père limonadier (…) ; Marat, enfin, écrivain sifflé, savant manqué, philosophe avorté, falsificateur de ses propres expériences, pris par le physicien Charles en flagrant délit de tricherie scientifique, retombé du haut de ses ambitions démesurées au poste subalterne de médecin dans les écuries du comte d’Artois ».

Hippolyte Taine, Les Origines de la France contemporaine.

Écrit par : Dan | jeudi, 30 avril 2009

Voici le récit complet de la Prophétie de Cazotte :


Il me semble que c’était hier, et c’était cependant au commencement de 1788. Nous étions à table chez un de nos confrères à l’Académie, grand seigneur et homme d’esprit ; la compagnie était nombreuse et de tout état, gens de robe, gens de cour, gens de lettres, académiciens, etc. On avait fait grande chère, comme de coutume. Au dessert, les vins de Malvoisie et de Constance ajoutaient à la gaieté de la bonne compagnie cette sorte de liberté qui n’en gardait pas toujours le ton : on en était venu alors dans le monde au point où tout est permis pour faire rire.

Chamfort nous avait lu de ses contes impies et libertins, et les grandes dames avaient écouté sans avoir même recours à l’éventail. De là un déluge de plaisanteries sur la religion : et d’applaudir. Un convive se lève, et tenant son verre plein :

« Oui, messieurs, s’écrie-t-il, je suis aussi sûr qu’il n’y a pas de Dieu que je suis sûr qu’Homère est un sot. »

En effet, il était sûr de l’un comme de l’autre ; et l’on avait parlé d’Homère et de Dieu, et il y avait là des convives qui avaient dit du bien de l’un et de l’autre.

La conversation devient plus sérieuse ; on se répand en admiration sur la révolution qu’avait faite Voltaire, et l’on convient que c’est là le premier titre de sa gloire :

« Il a donné le ton à son siècle, et s’est fait lire dans l’antichambre comme dans le salon. »

Un des convives nous raconta, en pouffant de rire, que son coiffeur lui avait dit, tout en le poudrant :

« Voyez-vous, Monsieur, quoique je ne sois qu’un misérable carabin, je n’ai pas plus de religion qu’un autre. »

On en conclut que la révolution ne tardera pas à se consommer ; qu’il faut absolument que la superstition et le fanatisme fassent place à la philosophie, et l’on en est à calculer la probabilité de l’époque, et quels sont ceux de la société qui verront le règne de la raison. Les plus vieux se plaignent de ne pouvoir s’en flatter, les jeunes se réjouissent d’en avoir une espérance très vraisemblable, et l’on félicitait surtout l’Académie d’avoir préparé le grand oeuvre et d’avoir été le chef-lieu, le centre, le mobile de la liberté de penser.

Un seul des convives n’avait point pris de part à toute la joie de cette conversation, et avait même laissé tomber tout doucement quelques plaisanteries sur notre bel enthousiasme : c’était Cazotte, homme aimable et original, malheureusement infatué des rêveries des illuminés. Son héroïsme l’a depuis rendu à jamais illustre.

Il prend la parole, et du ton le plus sérieux :

« Messieurs, dit-il, soyez satisfaits ; vous verrez tous cette grande révolution que vous désirez tant. Vous savez que je suis un peu prophète, je vous répète : vous la verrez. »


Suite : http://www.biblisem.net/narratio/laharcaz.htm

Écrit par : Falk | jeudi, 30 avril 2009

Cette histoire de la Prophétie de Cazotte est des plus intéressantes. En effet, est-elle véritable, est-ce une fiction, ou une interprétation rétrospective? Comme le récit de la Harpe n' a été publié qu'en 1806, on tient en général pour la deuxième ou la troisième hypothèse. Mais quelques témoignages fixés sur le papier avant les événements de la Terreur conduisent à tempérer ce jugement. Ainsi, les mémoires de la baronne Louise d'Oberkirch, une amie du marquis de Puységur, qui se terminent avec la prise de la Bastille, invitent à penser que le repas fameux a bien eu lieu, probablement chez le Maréchal Prince de Beauvau, un des plus grands noms du royaume, à la fin de 1788, en présence de la duchesse de Gramont, Béatrice de Choiseul-Stainville. Cazotte y aurait tenu les propos si terrifiants qu'un des convives, M. de Vicq d'Azir, en serait même tombé malade. Louise d'Oberkirch relate dans ce texte une conversation qu'elle eut chez Puységur, à la fin de 1788, avec le maréchal de Stainville, frère de la duchesse de Gramont.

Ce dernier voulait savoir si l'effroyable prophétie de Cazotte à propos de sa soeur et de ses amis avait été fidèlement rapportée. "En tout point" rétorqua la marquise sans hésiter. Et, pour justifier cette affirmation, elle ajouta dans ses mémoires : " J'avais justement lu la veille la fameuse prophétie de M. Cazotte, envoyée en Russie par M. de la Harpe et que la Grande duchesse m'avait fait passer". Il n'y a donc guère de doute que la prophétie de Cazotte circulait dans les salons pendant l'hiver 88-89, peu avant qu'éclatent les événements.

De toute façon Cazotte avait vu juste. Et comme ses liens avec les grands du Royaume le désignaient à la fureur révolutionnaire, il fut guillotiné sur la place publique le 25 juillet 1792, en même temps que son épouse Elisabeth. Et leurs corps, comme c'était l'usage pour les décapités, finirent à la fosse commune.

Écrit par : Hadrien | vendredi, 01 mai 2009

Ce film "Anges et Démons" de Dan Brown et indirectement la question de la place des Illuminati dans la subversion actuelle du monde, arrivent à point nommé pour confirmer les vues de Joseph de Maistre à propos de l'essence absolument satanique de la Révolution française.

Voici ce que disait le pape Pie VI des causes infectes de la Révolution dans son Allocution du 17 juin 1793:

« Louis XVI a été condamné à la peine de mort et la sentence
a été exécutée. Quels hommes ont donc rendu semblable jugement? Quelles manoeuvres l’avaient donc préjugé? Encore une fois, ô France, toi à qui, disais-tu, il fallait un souverain catholique, parce qu’ainsi le voulaient les lois fondamentales du royaume, tu l’avais ce monarque catholique et par cela seul qu’il était catholique, tu l’as assassiné.L’assemblée générale du Clergé de France, en 1755, avait découvert et dénoncé les abominables complots de ces artisans d’impiété. Si on eut écouté nos représentations et nos avis, Nous n’aurions pas à gémir maintenant de cette vaste conjuration tramée contre les rois et les Empires.»

Écrit par : Serrus | samedi, 02 mai 2009

Mon cher Zacharias vous avez trouvé chez un commentateur du blog ilysien, qui ne se fait que trop rare en ces terres putréfiées par la présence du bénéficiaire l'AAH placé sous Curatelle, à savoir XP, un excellent adepte de vos thèses qui a parfaitement compris la perspective maistrienne :


"Le problème n’est pas qu’il [Joseph de Maistre] soit récupéré par les tradis, c’est de comprendre qu’il est logique qu’il le soit car sa pensée relève d’une conception tragique et déterminée qui leur est intime et consubstantielle si l’on peut dire. Lorsqu’il écrit : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (…) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde », c’est précisément pour rappeler que le monde est infecté ontologiquement par le mal. Et c’est bien de l’essentialisme, comme le disent Restif et Fark ou encore avec une emphase singulière Zak.

Le mal ( synonyme de Satan), pour Maistre, est dans l’homme, et il est terrible et incommensurable : “Commençons par examiner le mal qui est en nous, dit-il, et pâlissons en plongeant un regard courageux au fond de cet abîme ; car il est impossible de connaitre le nombre de nos transgressions, et il ne l’est pas moins de savoir jusqu’à quel point tel ou tel acte coupable a blessé l’ordre général et contrarié les plans du législateur éternel” (Soirées, I,214). Le mal c’est donc la division, c’est l’unité brisée, unité qui fut voulue par Dieu. Or pour remédier au mal et à la division, l’on ne peut compter sur l’homme lui-même, qui est mauvais, entaché du péché originel. Il n’y a que deux moyens de salut, un moyen préventif, l’autorité, et un moyen curatif, l’expiation. L’autorité est la condition du maintien de l’unité. Il faut que la société religieuse et la société civile soient soumnises à l’ordre voulu par la providence divine. Le moyen dans la société religieuse est l’infaillibilité pontificale et dans la société civile la souveraineté.

N’oubliez-pas la scène du monde décrite par Maistre : « L’ange exterminateur tourne comme le soleil autour de ce malheureux globe, et ne laisse respirer une nation que pour en frapper d’autres. »

Et puis faites un petit essai distrayant, cherchez l’occurrence [mal] dans les Soirées, vous serez surpris."

http://sophia.free-h.net/spip.php?article298

source :
http://ilikeyourstyle.net/2009/05/01/la-republique/#comment-65235

Écrit par : Falk | dimanche, 03 mai 2009

Cet éclairage judicieux de Moria concernant le déterminisme du mal chez Maistre et son rôle terrifiant dans l'Histoire lorsque les portes de l'enfer, à la faveur des révolutions sont ouvertes, me fait penser à un commentaire très pertinent de Renaud Bouchard lu il y a quelques temps sur AgoraVox :

"Joseph de Maistre montre en quoi « les "droits de l’homme" sont une escroquerie idéologique inventée par de prétendus "philosophes " aux moeurs et aux idées pourries, pour fonder une anti-civilisation anti-catholique ».

Mais pourquoi antiCatholique ? καθολικός signifiant universel, serait-ce que les Droits de l’homme iraient à l’encontre de cette universalité qui, précisément, est la pierre angulaire du Christianisme ? Etre sensible à la question des Droits de l’Homme, pris de manière générique, n’exclut pas pour autant une certaine lucidité. Un auteur aussi clairvoyant et passionnant que Joseph de Maistre, par exemple, qui a su argumenter à son époque avec pertinence son rejet des droits de l’homme pris comme émanation de la Philosophie des Lumières dont il fut un farouche adversaire, a très bien perçu qu’en identifiant les intérêts nationaux à ceux du genre humain, les révolutionnaires français ne se sont pas élevés à l’universalité d’un principe unificateur : ils ont surtout dévoilé les potentialités funestes d’un impérialisme portant en lui les germes de la Terreur.

De même, à propos de la souveraineté du peuple, qui fonde la démocrate, de Maistre a-t-il dénoncé les illusions de l’égalitarisme que démentent, dans l’exercice effectif du pouvoir, les prérogatives dévolues à une caste de nouveaux privilégiés : puisque, selon lui, « le régime représentatif, en remettant le pouvoir réel entre les mains de quelques élus, est un système qui conduit inévitablement à l’oppression du plus grand nombre. » Voyez en ce sens Joseph de Maistre, Œuvres, suivies d’un Dictionnaire de Joseph de Maistre, texte établi, annoté et présenté par Pierre Glaudes, Robert Laffont, Collection « Bouquins », 2007, 1348 p.

Mais la pensée de Joseph de Maistre, catholique ultramontain et indéfectible défenseur de la papauté, était celle d’un homme profondément religieux, fidèle à l’Eglise, au Roi, à Dieu et à la France, qui avait de sérieuses raisons de rejeter ces principes universels qui, avec la Révolution, avaient mis à bas et de manière affreuse le monde qui était le sien. Mais ce monde ne profitait qu’à une minorité. Pour de Maistre, l’homme abstrait, universel et désincarné, postulé par l’humanisme des Lumières, cet homme-là n’existe pas à proprement parler. C’est une « hypothèse idéale » ou encore un « sophisme métaphysique » tout droit issu de l’imagination démiurgique des révolutionnaires. Où se cache cette créature fantasmée, cet homme libre et égal à tous ses semblables, porteur de droits inaliénables et sacrés ? Cet individu si rationnel qu’il serait à même de s’autodéterminer dans ses choix moraux et politiques ? Cet homme si sage qu’il aurait un jour signé un « contrat social » avec ses concitoyens, un pacte fondateur dont il serait lui-même l’auteur ? De vous à moi, nous dit Joseph de Maistre, s’il y eut pacte, c’est avec le diable. Cet homme-là est une chimère maléfique, une dangereuse imposture idéologique, responsable de la Terreur et de la dictature napoléonienne. Pour ce monarchiste ultramontain, la Révolution est responsable du second péché originel : avoir substitué à l’ordre traditionnel, hiérarchique et voulu par Dieu, l’image fictive d’une société autofondée, individualiste et égalitaire. Un geste si blasphématoire qu’il faut y voir « l’ombre de Satan. » L’homme des Lumières, en proie à un délire prométhéen, a, selon de Maistre, commis le sacrilège suprême – la dissolution pure et simple du droit divin – au nom d’une confiance naïve et présomptueuse dans les pouvoirs de la raison."

http://www.agoravox.fr/auteur/renaud-bouchard

Écrit par : Hire | dimanche, 03 mai 2009

“Toute doctrine de la connaissance qui ne sait rien,ou ne veut rien savoir du besoin, né de la chute de l’homme, d’une aide d’en haut pour la faculté de connaitre, demeure et se maintient dans les ténèbres."

(Franz von Baader, Leçons de philosophie religieuse, I - 248).”

Écrit par : Quadrige | dimanche, 03 mai 2009

A ne pas oublier, confirmant l'opinion de Maistre sur l'essence satanique de la Révolution :


"La Révolution est inspirée par Satan lui-même. Son but est de détruire de fond en comble l'édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l'édifice social du paganisme."

Pie IX, Quibus Quantique, 8 décembre 1849.

Écrit par : Multipices inter | dimanche, 03 mai 2009

Comme le suggère de Maistre, le meurtre de Louis XVI est un nouveau péché originel, un “ péché originel de second ordre ”.

Écrit par : Falk | lundi, 04 mai 2009

Le franc-maçon Mirabeau quand il vit Louis XVI entrer aux Etats généraux dit: “voilà la victime”!

Écrit par : Laplace | mardi, 05 mai 2009

L'historien maçon Louis Blanc signale, benoitement, que la majorité des révolutionnaires étaient maçons, désignant dans la loge "des neufs soeurs" Dominique Joseph Garat, Jacques Pierre Brissot, Bailly, Nicolas de Condorcet, Camille Desmoulins, Nicolas Chamfort, Danton, Christophe Antoine Gerle dit Dom Gerle, Rabaud Saint-Etienne, Alexandre Pétion et dans la loge "de la Bouche-de-Fer": Claude Fauchet, Goupil de Préfern et Nicolas de Bonneville.[ Louis Blanc, Histoire de la Révolution, éditions de Bruxelles, II, p.72]

André Baron, de son côté, explique le rôle directe de la loge maçonnique "les amis réunis" dans les crimes de La Terreur nommant parmi les maçons Jean-Louis Carra, François Babeuf et Robespierre ainsi qu'en parallèle avec l'auteur Jean-Emmanuel Le Coulteux de Canteleu : Jacques-René Hébert, Jean Paul Marat, Joseph Le Bon et Saint-Just. [André Baron, Les Sociétés Secrètes, leur crime depuis les initiés d'Isis jusqu'aux Francs-Maçons modernes, p.290]

Il n'est peut-être inutile non plus de souligner qu'Augustin Barruel signale que les bourreaux qui assassinaient leur prisonniers durant le règne de la Terreur pratiquaient entre eux le salut maçonnique[Augustin Barruel, Mémoire pour servir à l'histoire du jacobinisme, 2ème édition, 1803, t.V, p.134]

Écrit par : Sylvain M. | mardi, 05 mai 2009

Léon Daudet a su montrer en quoi la route vers « la paix perpétuelle » (Kant) débuta par l’horreur du bain de sang régénérateur et conduit infailliblement à la dictature, que la Révolution ne fut pas la révolte du peuple affamé mais une guerre de religion, ou plutôt, une guerre à la religion :

"La Révolution est d'abord une guerre de religion, la guerre de l'athéisme matérialiste contre l'Église romaine, à laquelle présida et préluda l'Encyclopédie de Voltaire - « écrasons l'Infâme » -, de Diderot (La Religieuse), et de d'Alembert, jointe au naturisme de Jean-Jacques Rousseau, aux thèses et considérations de Condillac et d'Helvétius, aux parlotes du salon d'Holbach, aux débuts de la maçonnerie mondaine et des sociétés de pensée, récemment signalées par Cochin, telle fut la première origine des clubs, où se croisent et se mêlent toutes les formes de l'antichristianisme et de l'irréligion dans son ensemble. Clubs philosophiques et politiques, qui l'emporteront au sein des assemblées - le club breton donnera naissance aux jacobins - et accéléreront le passage de la discussion à l'action, du principe de la souveraineté populaire à la tyrannie des masses, c'est-à-dire de la tourbe, et aux horreurs des massacres et de la guillotine en permanence. Il fallut environ cinquante ans pour que cette transformation s'accomplisse suivant un processus pathologique qui vaut pour les corps sociaux (Balzac en a fait la remarque) comme pour le corps humain et atteste la conjonction profonde de l'organique et du spirituel.

Ce qui fait l'importance de cette guerre de religion, c'est la compression par le clergé et la noblesse, l'un et l'autre aveugles, de ce Tiers État, représentant de la bourgeoisie et de l'artisanat, de l'immense classe moyenne, qui n'étant rien - suivant un mot fameux - veut être illico tout. La tension, comme il arrive, s'était aggravée brusquement et, aux États Généraux de 1789, la Constituante était déjà dans les esprits, d'où sortirent logiquement, ou peut-être automatiquement, la Législative, puis la Convention, élue au suffrage universel."


Léon Daudet, DEUX IDOLES SANGUINAIRES : LA REVOLUTION ET SON FILS BONAPARTE

Écrit par : Hire | mardi, 05 mai 2009

Quelle maxime résume toute l’activité révolutionnaire ?



— C’est une maxime diabolique : Solve – Coagula.

Solve : dissoudre toutes les structures de la civilisation – autant que possible par dilution, anéantissement, dévalorisation.

Coagula : copie sacrilège de l’ordre par excellence qui est l’ordre chrétien, d’où : Parodie de charité qui accueille toutes les contradictions, toutes les erreurs, toutes les extravagances, bref toutes les coagulations contre nature – dont la pire est celle du catholicisme au communisme. Chaos absurde, religion synthétique de toutes les hérésies ; un chaos dont l’unité est la tyrannie aveugle sur l’inertie inconsciente."



In « Le sel de la terre » n° 22 ; Couvent de La Haye-aux-Bonshommes, 49 240 Avrillé.

Écrit par : Jean-Charles N. | mardi, 05 mai 2009

Une réflexion très maistrienne :


« R.- […]Toute idéologie, de droite ou de gauche, qui implique le viol d’une réalité, est luciférienne dans son essence.

Q.- Qu’entendez-vous par « luciférienne » ?

R.- La révolte de Lucifer n’est pas la révolte du mal contre le bien, mais la révolte du bien contre l’être. »

(Vladimir Volkoff, Le Montage, Julliard, l’Age l’Homme, 1982 , p. 256)

Écrit par : Lozère | mardi, 05 mai 2009

Je vous conseille le livre La rêvolution satanique de Thomas Michaud, qui étudie les mouvements de jeunes de 2005-6 en estimant qu'il s'agit de courants liés à des contrecultures sataniques. Son dernier chapitre envisage le retour à la monarchie chrétienne dans les prochaines années en raison de la succession de conflits sociaux depuis Mai 1968, et de la Révolution de 1789.

Écrit par : Roger Delmotte | samedi, 29 août 2009

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