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mardi, 07 avril 2009

Mgr Di Falco et son indigne blasphème : un Christ sur une chaise électrique !

 ou 

la folle initiative de Mgr Di Falco 

dans la cathédrale de Gap

 

 

fryerpieta.jpg

 

Pieta.jpg 

 

« PIETA », Paul Fryer,

Collection François Pinault

 

 

 

 

Mgr Di Falco Léandri, évêque de Gap et Embrun, porte-parole de la conférence des évêques de France, on le savait depuis la ridicule et indigne commémoration des apparitions de Notre-Dame au Laus à Benoîte Rencurel transformée en une mascarade publicitaire pour une marque de fabriquant de bière, ne rate pas une occasion de faire parler de lui en se signalant par un goût plus que douteux du scandale, s’étant dit troublé par les récentes positions de Benoît XVI à propos du préservatif. Cette fois-ci, l'indigne évêque, se croit autoriser à présenter dans sa cathédrale, en pleine Semaine Sainte, une prétendue « œuvre », authentiquement blasphématoire, du sculpteur Paul Fryer, provenant de la collection de l’homme d’affaire François Pinault qui s’est piqué d’art contemporain, ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute, propriétaire du club de football le Stade rennais, troisième fortune française en 2007  : un Christ sur une chaise électrique !

 

Il faudrait normalement, pour un tel geste inconcevable et ignoble, alors qu’une telle ordure sous forme d’une hideuse sculpture mériterait d’alimenter quelques cheminées chez des nécessiteux manquant de bois chauffage en fin d’hiver, conduire rapidement le délirant épiscope en psychiatrie d’urgence pour une souveraine cure de soins intensifs. Toutefois, l'origine du symptôme ne se trouve pas dans la longue nomenclature des affections psychiques,  mais est aisément décelable au sein des très documentés traités d’ascétique et mystique, Mgr Di Falco, dégoûté des scènes de la Passion, est en effet gagné par une violente et soudaine crise d'acédie [1] , confessant s'être trop « habitué » à la vision de la Croix !

 

S’il s’agissait d’une nuit de l’âme passagère, elle pouvait être résorbée par une pratique intense de l’oraison comme l’indique saint Jean de la Croix, et on pourrait espérer un prompt retour à  une intimité avec les mystères divins par une capacité à enfin retrouver chez l’évêque, après une retraite spirituelle dans un cloître, son « sensus fidei » visiblement perdu. Mais, hélas ! ose t-il soutenir, la Croix et les souffrances que le Christ endura sur celle-ci, ne lui inspire plus aucune émotion religieuse :  « Je me suis demandé pourquoi je n’éprouvais pas la même émotion devant un crucifix. J’en ai conclu que c’était dû à l’habitude. Nous ne voyons plus le scandale de cet homme cloué sur deux bouts de bois telle une bête. »

 

De telles paroles, déjà fort inquiétantes chez n’importe quel baptisé, mais qui plus est proférées par un évêque de l’Eglise, montre en quoi les ravages de Vatican II ont pu profondément détruire dans les âmes chrétiennes les dernières traces d’intériorité contemplative s'agissant de la signification de la douloureuse Passion du Christ, venu en ce monde pour, en versant son sang, libérer les hommes de leurs péchés. Mais oser ainsi piétiner, et se moquer à ce point de l’œuvre salvifique de Jésus-Christ, au prétexte d’art contemporain visant à émoustiller une Foi chancelante, tout en se faisant le relais des plus infâmes blasphémateurs, est vraiment un soufflet supplémentaire envoyé violemment à la face du Seigneur en cette période liturgique de l’année, d’autant par un personnage qui se drape dans les plis de sa charge ministérielle pour avaliser une telle monstrueuse initiative.  

 

Foire.jpg

 

L'attraction de la fête foraine du bois de Boulogne,

interdite par la préfecture de Paris

 

Lorsqu’on songe qu’il n’y a pas si longtemps, la préfecture de Paris fit interdire une soi-disant attraction à la fête foraine du bois de Boulogne (XVIe arrondissement), où des plaisantins avaient cru intelligent de mettre en scène le spectacle d’une exécution sur une fausse chaise électrique donnant à voir un mannequin en latex pousser des cris  [2], et que voilà maintenant l’évêque d’Embrun et de Gap quasiment exhiber dans sa cathédrale, d'une certaine manière, ce que les autorités civiles avaient jugé nécessaire de faire interdire à l'intérieur d'un champ de de foire, il y a de quoi rêver !

Sans même rentrer dans l’examen du misérable argumentaire qu’a rédigé pour l’occasion Mgr Di Falco, cherchant à justifier son geste absolument déplacé et horriblement inconvenant en convoquant indifféremment, les gazés, les drogués, les séropositifs, les homos, les militants syndicaux pour être identifiés au Christ, nous constatons avec stupéfaction que ce dont ne se rend même pas compte dans son initiative publiciataire aventureuse Mgr Di Falco, c’est qu’il met concrètement ses pas, lorsqu’il déclare : « Le scandale, ce n'est pas le Christ assis sur une chaise électrique, s'il était condamné à mort aujourd'hui, on utiliserait les instruments barbares pour donner la mort qui ont encore cours dans certains pays », dans les ironiques considérations du piètre chrétien qu’était le corrupteur chansonnier Serge Gainsbourg, chantant sur les ondes nationales aux heures de grandes écoutes, l’inceste ou la sodomie, qui a eu, ce que beaucoup ignorent, cette phrase abjecte tout droit sortie de son esprit alcoolisé et perverti au dernier degré : « Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou. »

 

 

Di Falco.jpg

 

 

 Mgr Di Falco, doit porter désormais symboliquement,

autour de son cou en signe de sa complète désorientation religieuse,

une chaise électrique en or.

 

 

 

 

De la sorte, nous considérons que Mgr Di Falco, frappé d’une évidente démence, indirectement enfumé par les délires de Gainsbourg en présentant dans sa cathédrale l’oeuvre impie d’un Christ sur une chaise électrique, doit être logique avec lui-même et remplacer sur le champ sa Croix pectorale, qu’il n’est plus, objectivement, digne de porter, par une chaise électrique en or qu’il mettra désormais symboliquement autour de son cou en signe de sa complète désorientation religieuse et de sa honte définitive au regard des devoirs imposés par sa charge pastorale  !

 



 Notes

[1] le dégoût des choses spirituelles correspond à ce que les maîtres spirituels appellent la désolation. Lorsqu'il définit la désolation, saint Ignace de Loyola décrit en fait ce qu'est l'épreuve de l'ennui ou acédie dans une âme qui tend à progresser dans l'union avec Dieu. L'âme désolée n'éprouve plus la consolation de Dieu, qui l'enflammait dans l'amour de son Créateur : elle ne sent plus l'allégresse intérieure qui l'appelait et l'attirait aux choses célestes et à son bien propre et qui la remplissait de paix. Au contraire, elle est envahie de ténèbres et de trouble intérieur. Elle se sent attirée vers ce qui est bas et terrestre, inquiète devant les diverses agitations et tentations. Elle est poussée à perdre confiance, à être sans espérance, sans amour. Elle se trouve alors toute paresseuse, tiède, triste et comme séparée de son Créateur et Seigneur. (E.S. nn. 316-317).

[2] Déjà à Fréjus, la direction du Luna Park avait décidé jeudi de fermer cette attraction de la chaise électrique, à la demande du maire UMP de Fréjus, Elie Brun. Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë se disait également défavorable à cette mascarade. Quant à Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, il déclara dans un communiqué : On ne joue pas avec la mort et on ne joue pas avec la peine de mort, interdite dans notre pays, qui plus est dans des fêtes autorisées aux mineurs (…) Nous attendons du ministère de l'Intérieur qu'il prenne les décisions qui s'imposent . »

13:58 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : blasphème, art contemporain, scandale, évêque, folie, psychiatrie |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Votre idée est géniale Zacharias, oui Di Falco doit, s'il est à présent logique avec lui-même, remplacer sa Croix pectorale par une chaise électrique en or !

Écrit par : Laplace | mardi, 07 avril 2009

Ouvrons immédiatement une recherche : quel est le bijoutier capable de réaliser le nouvel ornement épiscopal de Mgr Di Falco ?

Écrit par : Falk | mardi, 07 avril 2009

Comment ? un évêque catholique déclarant : "Je me suis demandé pourquoi je n’éprouvais pas la même émotion devant un crucifix. J’en ai conclu que c’était dû à l’habitude." Et on garde ce personnage dans ses fonctions épiscopales ! Mais on est en plein délire ! Et c'est cet homme qui baptise, communie et confirme, voire ordonne des prêtres ! Elle est belle l'Eglise moderne !!

Écrit par : Antoine de la Croix de Berny | mardi, 07 avril 2009

Et en avant la musique :


Couplet (de l'évêque à la chaise électrique en or) :

"Il est homo : c’est le Christ.
Elle est séropositive : c’est le Christ.
Il hurle la colère de ses « pourquoi » : c’est le Christ.
Elle a tenté de se suicider : c’est le Christ."


Refrain :

« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! »


Le tout sur l'air de "Ah ! le petit vin blanc" !

Écrit par : Dan | mardi, 07 avril 2009

On apprend sur le site de Paul Fryer que le mannequin de la cathédrale de Gap installé par Di Falco est réalisé avec des cheveux humains !


http://www.paulfryer.net/Pieta.html

Écrit par : François Duval | mardi, 07 avril 2009

Mais il aurait pas tout simplement complètement pêté les plombs Di Falco ?

Écrit par : Jacques H. | mardi, 07 avril 2009

On remarquera que l'acédie dont semble être victime Mgr Di Falco, élément justement signalé par Zacharias eu égard aux propos qui sont les siens, selon le chanoine Tanquerey dont on sait le caractère d'autorité en ascétique et mystique, relève de la Paresse :


§ 111. La paresse

883. La paresse se rattache à la sensualité, parce qu'elle vient au fond de l'amour du plaisir en tant qu'il nous porte à éviter l'effort ou la gêne. Il y a en nous tous en effet une tendance au moindre effort, qui paralyse ou diminue notre activité. Exposons : 1° sa nature ; 2° sa malice ; 3° ses remèdes.
884. 1° Nature. A) La paresse est une tendance à l'oisiveté ou du moins à la négligence, à la torpeur dans l'action. Parfois c'est une disposition morbide qui vient d'un mauvais état de la santé. Mais la plupart du temps, c'est une maladie de la volonté, qui redoute et refuse l'effort. Le paresseux veut éviter toute peine, tout ce qui peut troubler son repos, entraîner des fatigues. Véritable parasite, il vit aux dépens des autres, dans la mesure où il le peut. Doux et résigné quand on ne le tracasse pas, il devient hargneux et méchant, quand on veut le tirer de son inertie.
B) Il y a des degrés divers dans la paresse. a) Le nonchalant ou l'indolent n'aborde sa tâche qu'avec lenteur, mollesse et indifférence ; s’il fait quelque chose, il le fait mal. b) Le fainéant ne refuse pas absolument le travail, mais il s'attarde, flâne et recule indéfiniment la tâche qu'il avait acceptée. c) Le vrai paresseux ne veut rien faire de fatigant, et montre un éloignement prononcé pour tout travail sérieux du corps et de l’esprit.

Voici le passage qui nous intéresse :

C) Lorsque la paresse se porte sur les exercices de piété, elle s'appelle acédie ; c'est un certain dégoût pour les choses spirituelles, qui porte à les faire négligemment, à les abréger, et même quelquefois à les omettre sous de vains prétextes. C'est la mère de la tiédeur, dont nous parlerons à propos de la voie illuminative.


Chanoine Tanquerey, Précis de théologie ascétique et mystique, SECONDE PARTIE, CHAPITRE IV, "Lutte contre les péchés capitaux"

Écrit par : Sulpice | mardi, 07 avril 2009

Mais où va l'Eglise ? C'est épouvantable, et de la part d'un évêque en plus, proprement démentiel !

Écrit par : Jean-Rémi Kirianscky | mardi, 07 avril 2009

Après la bière, la chaise électrique! Non, décidément, avec Di Falco, le courant ne passe pas!

Écrit par : Ronin | mardi, 07 avril 2009

Di Falco ne pourra même pas se reconvertir en gérant de manège, car la nouvelle attraction qui avait fait fureur au Luna Euro Park de l'Idroscalo l'an dernier, un parc d'attractions près de Milan (Italie), a été interdite.

http://insolite.skynetblogs.be/post/6181091/la-chaise-electrique-ne-fait-pas-rire-tout-le

Elle arrivait directement de Las Vegas et connaît un sacré succès.
Pour un euro, on avait le "loisir" d'assister à l'exécution capitale...d'un mannequin. Et comme "l'attraction" arrivait des States, on assistait à une exécution sur une chaise électrique.

Une attraction particulièrement réaliste.

Une fois la pièce avalée par la machine, le mannequin, torse nu, s'agitait dans tous les sens.Quelques secondes après, le mannequin terminait sa vie, convulsé, les cheveux fumants...

http://www.lepost.fr/article/2008/07/24/1229584_macabre-un-euro-l-execution-sur-une-chaise-electrique_0_399424.html

Un succès qui étonna le gérant du parc et qui se frottait les mains.

L'exécution capitale sur mannequin lui rapportait chaque jour 50 euros et 150 le dimanche...

On envoyait le courant. Dans un parallélépipède de verre, sous des néons bleuâtres, l'homme s'agitait, se contorsionnait, criait, de la fumée sortait de ses godillots puis sa tête retombait.

«Quand mon fils a vu ça, il est parti en courant. Une attraction comme celle-là n'a pas sa place ici», dira Sabrina, 28 ans.
Christelle, 42 ans, qui était venue en famille, est «toute retournée»: «il ne faut pas oublier qu'il y a des gens qui vivent ça. Ce n'est pas un sujet de plaisanterie», dit-elle.

M. Camors dont le père était lui-même forain, est propriétaire d'un train fantôme, surmonté d'un dragon vert qui voisine avec un mort-vivant, avait acheté l'attraction controversée pour 10 000 dollars, l'année dernière, dans un salon professionnel, à Orlando aux États-Unis, où des attractions encore plus «gore» étaient, paraît-il, exposées. Vêtu d'une combinaison bleu clair, le mannequin dont le visage est recouvert d'une cagoule, est en latex. Il est actionné par un vérin hydraulique synchronisé. M. Camors déclenche le mécanisme à volonté mais de préférence, précise-t-il, quand il n'y a pas de petits enfants à proximité. L'agonie dure environ une minute. Le visage est recouvert d'une cagoule.

Écrit par : Gheerbrant | mardi, 07 avril 2009

"du piètre chrétien qu’était le corrupteur chansonnier Serge Gainsbourg"

Serge Gainsbourg n'était ni chrétien, ni piètre chrétien, mais de confession juive. De plus, il ne chantait pas l'inceste... mais l'inceste de citron :

"L'amour que nous ne ferons jamais ensemble
Est le plus beau, le plus violent
Le plus pur, le plus enivrant"

Monseigneur Di Falco est peut-être un triste con, mais Serge Gainsbourg fut un grand artiste. Il est vrai que si vous passez votre temps à porter vos ceintures à clous pour faire pénitence vous ne pourrez pas concevoir la chose avec sérénité. Je vous plains. Vous ne connaissez pas le sens de la nuance et vous polémiquez, au final, très très mal. Bloy vous aurait vomi de sa bouche.

Écrit par : SaMèreEnL'Air | mardi, 07 avril 2009

Amusante rigolade SaMère que vos considérations : "Serge Gainsbourg, dites vous (...) ne chantait pas l'inceste... mais l'inceste de citron", vous ne manquez pas d'humour mon ami, car le titre vient du jeu de mots présent dans le refrain de la chanson "lemon incest" qui fit scandale justement car jouant à l'évidence sur la correspondance phonétique entre « Un zeste de citron » et « Inceste de citron ».

Ainsi Charlotte sa fille, âgée de douze ans, évoque « l'amour que nous n'ferons jamais ensemble » dans un vidéo-clip qui montre ridiculement Gainsbourg, torse nu, et Charlotte portant une chemise et une petite culotte, allongés sur un grand lit.

http://www.youtube.com/watch?v=LE06lqT0Y2g

Non content de flirter avec l'inceste, on y sous-entend même, ne l'oublions vu l'âge de Charlotte à l'époque, la pédophilie, sujet à haut risque que Gainsbourg aborde en parfaite connaissance de cause en bon lecteur de Vladimir Nabokov qui lui-même revendiquait cette violation de l'interdit en écrivant "Lolita".

Le thème de la chanson de Gainsbourg est donc bien, positivement, le désir d'inceste que traduisent les mots de Gainsbourg dans la bouche de sa fille Charlotte qui susurre : « L'amour que nous ne ferons jamais ensemble est le plus rare, le plus troublant, le plus pur, le plus enivrant ». Et Gainsbourg d'enchainer, en psalmodiant : « Exquise esquisse, délicieuse enfant, ma chair et mon sang... ».

Gainsbourg agissait évidemment dans un but de provocation sur un sujet qui, à l'époque tout comme aujourd'hui, était et reste l'objet d'un interdit absolu. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait chanter des paroles très chargées érotiquement par une fille dont l'âge attestait de l'innocence, puisqu'il a également fait chanter Les Sucettes à France Gall, trop jeune lorsque le disque fut enregistré pour comprendre le double sens des paroles, qui évoquaient la fellation.

Sans parler de "Je t'aime moi non plus", qui paraît début 1969, chiffre et "année érotique", avec un autocollant "Interdit aux moins de 18 ans", pour cause d'apologie de la sodomie ("Je vais et je viens, entre tes reins"), la BBC censure le disque. Le Vatican demande son interdiction, le distributeur italien est condamné, la reine de Hollande exige d'en arrêter l'exploitation...

En France, la chanson est interdite de radio avant 23 heures. Les ventes exploseront cependant de partout dans le monde : "C'était génial, se souvient Jane Birkin. Comme disait Serge, le pape était notre meilleur agent de presse. A Buenos Aires, tout le monde nous achetait comme des petits pains, et le disque se revendait en Italie dans des pochettes de Maria Callas."
N'oublions pas non plus, du très pervers Gainsbourg icône intouchable des bobos jouisseurs, "La Décadanse", chanson axée sur l'unique thème de la sodomie où au début la fille, qui n'en a pas envie indique à son partenaire :"non, pas comme ça", notre Serge national y allant sans tabou cette fois-ci sur la transgression.

http://www.youtube.com/watch?v=AnXMyODihKY&feature=related

Ainsi donc, très plaisant et rigolo SaMère, Gainsbourg fut un grand artiste selon vous, mais vous omettez toutefois de signaler que ce fut d'un art qui a un nom bien précis : la pornographie sonore !

Écrit par : Radek | mercredi, 08 avril 2009

@ Ronin. Le courant risque de ne pas passer du tout pour Di Falco qui, cette fois-ci, à force de vouloir faire de la mauvaise comm et de la pub débile, manipule des thèmes vraiment un peu trop forts, pour la bonne raison qu'il lui faudrait posséder à l'évêché un gros arrivage en voltage.

En effet, pour les exécutions, la première électrocution est de 2000 volts pendant une dizaine de secondes qui permet de diminuer les résistances de la peau et d'entraîner une perte de conscience.
Puis après une pause de quelques secondes, le courant est envoyé à nouveau pendant une vingtaine de secondes, avec une tension abaissée à environ 500 volts afin d'éviter que le corps, dont la température peut atteindre 59°C, ne prenne feu, ce qui n'est pas toujours le cas, comme pour Allen Lee Davis alias Tiny Davis, tueur condamné à mort pour le meurtre d'une femme enceinte et de ses deux enfants le 11 mai 1982 à Jacksonville en Floride.
Le 8 juillet 1999, il fut exécuté sur la chaise électrique au pénitencier de Starke. Mais au cours de sa mise à mort sous la force du courant du sang gicla sur sa chemise à cause d'une violente hémoragie nasale. Des photos de Davis mort encore sanglé sur la chaise électrique, les yeux calcinés, baigné de sang furent prises par l'administration pénitentiaire, puis diffusées sur Internet


Avertissement ! là on est plus à la cathédrale de Gap ou la fête foraine de Boulogne, c'est pour de bon, âmes sensibles s'abstenir :

http://www.oranous.com/florida/95973b.jpg

http://www.oranous.com/florida/95973c.jpg

Écrit par : Dan | mercredi, 08 avril 2009

Pour moi Di Falco est devenu fou.

Écrit par : Gabrielle | mercredi, 08 avril 2009

L'évidente folie de Mgr Di Falco est sans doute la véritable explication d'une telle décision, qui s'apparente à une plaisanterie de très mauvais goût visant à présenter un Christ sur une chaise électrique quelques jours avant Pâque dans la cathédrale de Gap.

Je doute fort, au delà de l'énorme scandale en France, que Benoît XVI aux oreilles duquel va remonter assez vite cette farce malsaine, apprécie énormément la malheureuse initiative de son évêque...

Écrit par : Henri Millet | mercredi, 08 avril 2009

Quelle magnifique litanie que celle de M. Di Falco. Il aurait pu rajouter le terroriste, le zoophile, le pédophile; saéns oublier le roi de la commande par correspondance "le scatologue que l'on redoute" !

Écrit par : La Fouine | mercredi, 08 avril 2009

@ Radek. Merci pour vos doctes précisions. Rajoutons que pour la sodomie, l'album "Love on the beat", en remettait une couche si l'on peut dire, selon les paroles interprétées par Serge Gainsbourg :

"Brûlants sont tous tes orifices
Des trois que les dieux t'ont donnés
Je décide dans le moins lisse
D'achever de m'abandonner

Une décharge de six mille volts
Vient de gicler de mon pylône
Et nos reins alors se révoltent
D'un coup d'épilepsie synchrone"


Sans commentaires n'est-ce pas ?

Écrit par : Falk | mercredi, 08 avril 2009

Comment un évêque catholique peut ainsi vulgairement mépriser et insulter la croix qui est le symbole par excellence de notre foi, l'instrument de notre salut!

Écrit par : Maristella | mercredi, 08 avril 2009

Non Mgr Di Falco, le Christ n'est pas homo, le Christ ne se drogue pas, il ne se prostitue pas !

Écrit par : Charles | mercredi, 08 avril 2009

"Mgr Di Falco, frappé d’une évidente démence, indirectement enfumé par les délires de Gainsbourg en présentant dans sa cathédrale l’oeuvre impie d’un Christ sur une chaise électrique" - je me disais bien que la nouvelle musique dans les églises avait des tonalités curieuses. Voilà l'explication qui me manquait.

Écrit par : Julien | mercredi, 08 avril 2009

« Dans la création, la fertilité vient de la complémentarité. L'association des semblables est stérile. Mais la question de l'adoption me perturbe : vaut-il mieux qu'un enfant soit aimé et élevé par deux femmes ou deux hommes ou qu'il grandisse à l'orphelinat ? » Mgr Jean-Michel Di Falco, Le Parisien, 31/10/04.

Écrit par : Mgr di Falco | mercredi, 08 avril 2009

Je découvre ceci sur le blog de Mgr Di Falco, soit la lettre d'un fidèle sourdement indigné qui a lu la note de Zacharias, expliquant toutefois avec courtoisie à Mgr Di Falco son hostilité à la présence de la scandaleuse sculpture dans la cathédrale de Gap :


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Monseigneur,

Pour être franc, cela dit avec mesure, je dois vous avouer ma profonde stupéfaction devant la présentation de ce Christ assis, alors même qu'il semble marqué par les plaies consécutives à une crucifixion, sur une chaise électrique à l'intérieur de votre cathédrale.

Je n'approuve évidemment pas les termes un peu forts qui sont développés à votre endroit suite à cette initiative sur internet, comme par exemple ceux figurant sur le blog http://www.la-question.net/
mais il faut convenir selon les termes de cet article, que nous frisons vraiment avec le blasphème avec l'oeuvre de Paul Feyer, qui a peut-être sa place dans une galerie d'art contemporain, mais pas du tout dans un lieu sacré dont la vocation première, est-il nécessaire de le rappeler, est la prière.

Il y a suffisamment d'occasion où le bruit du monde s'infiltre avec violence dans nos vies chrétiennes, pour que nous puissions protéger le Temple du Seigneur de la cacophonie extérieure des opinions. Or cette représentation provocante, si elle ouvre bien le débat, voire même un peu trop, ne suscite pas le recueillement et la paix qui sont pourtant nécessaires à notre cheminement spirituel.

Je crois que l'art sacré, Monseigneur, doit porter non pas au tumulte, mais à l'harmonie des coeurs et des âmes. C'est là sa mission et son rôle, qui semblent, hélas ! l'un et l'autre bien oubliés dans cette affaire.

Je vous prie de croire Monseigneur, à l'assurance de mon respect religieux, en union de prière.

Commentaire n° 1 posté par Jean-François Lavelle


http://www.diocesedegap.com/article-29944072-6.html#anchorComment

Écrit par : Falk | mercredi, 08 avril 2009

Comme le dit justement Jean-François Lavelle sur le blog de Mgr Di Falco, avec beaucoup de sagesse : " l'art sacré doit porter non pas au tumulte mais à l'harmonie des coeurs et des âmes. C'est là sa mission et son rôle, qui semblent, hélas ! l'un et l'autre bien oubliés dans cette affaire."

Écrit par : Lapide | mercredi, 08 avril 2009

Outre ce que signale M. Lavelle, le problème de fond est cet éloignement incroyable de la signification du mystère de la Croix par Mgr Di Falco, ceci en pleine Semaine Sainte. Il y a là, à l'évidence par ce geste de très mauvais goût, le témoignage d'une perte dramatique de ce que représente ce symbole et son mystère, l'initiative de l'évêque de Gap étant un aveu éloquent de la perte radicale des fondements spirituels et doctrinaux de la foi catholique par l'église conciliaire. Quelle époque terrifiante.

Écrit par : Ghijd | mercredi, 08 avril 2009

Contrairement à ce que pense Mgr Di Falco dans son inconscience théologique passablement aveuglée, le Christ n'est pas mort sur une Croix par hasard, parce qu'à son époque on crucifiait.

Le divin crucifié meurt entre ciel et terre, sur le bois planté au sol et pointé vers ce Ciel qu’il promet au brigand repentant, au-delà des nuages... A sa mort, le Christ établira donc un pont unique, s’appuyant sur les deux rives : la terre qui le rejette, le Ciel qui se ferme ! Déjà, la double nature de "l’Homme Dieu" laissait présager qu’il ne pouvait être que le seul médiateur entre Dieu et les hommes.
La vieille prière d’un homme, ce désir enfoui en chaque être humain, était enfin exaucée : "Oh ! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais." (Ésaïe 63.19).

La mort du Sauveur sur la Croix est la déchirure qui nous ouvre le Ciel. L’œuvre de Golgotha ne pouvait s'accomplir que sur une Croix puisque Jésus déclara à ses disciples : "Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme." (Jean 1.51).

Écrit par : Arpacschad | mercredi, 08 avril 2009

Vous avez raison Arpaschad, la Croix est loin d'être un élément dû au hasard des circonstances, c'est au contraire un élément central de l'oeuvre du Salut, car, comme il est écrit dans le Pentateuque : "un pendu est un objet de malédiction divine " (Deutéronome 21:23). Ainsi, à cause de ce verset, les Juifs considéraient toute personne crucifiée comme maudite par Dieu. Ésaïe a écrit que les gens le considéreraient comme " puni par Dieu ". Les leaders juifs croyaient probablement que cela arrêterait les disciples de Jésus. En fait, la crucifixion fracassa les espoirs des disciples. Ils étaient découragés et disaient : " Nous avions espéré qu'il était celui qui devait délivrer Israël " (Luc 24:21). Mais la résurrection restaura leurs espoirs, et la Pentecôte les remplit d'une conviction nouvelle pour proclamer le salut par le moins vraisemblable des héros : un Messie crucifié.
Pierre dit aux leaders juifs : " Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité ce Jésus que vous avez mis à mort en le clouant sur le bois " (Actes 5:30). En employant le mot bois, Pierre rappelait aux leaders la malédiction de la crucifixion. Mais la honte n'en revenait pas à Jésus, dit-il : elle était sur le peuple qui l'avait crucifié. Dieu l'a béni parce qu'il ne méritait pas la souffrance de la malédiction. Dieu avait renversé les stigmates.

Paul se référa à la même malédiction dans Galates 3:13 : " Le Christ nous a libérés de la malédiction que la Loi faisait peser sur nous en prenant la malédiction sur lui, à notre place. Il est, en effet, écrit : "Maudit est quiconque est pendu au gibet." Les disciples n'oublièrent jamais la manière ignominieuse dont est mort Jésus. En fait, c'était parfois le centre du message : " Nous prêchons un Christ mis en croix. Les Juifs crient au scandale. Les Grecs, à l'absurdité " (1 Corinthiens 1:23). Paul appelait même l'évangile " la prédication de la mort du Christ sur une croix " (v. 18). Paul rappela aux Galates que " la mort de Jésus-Christ sur la croix a été clairement dépeinte à vos yeux " (Galates 3:1). C'est ainsi qu'il résumait l'évangile.

Voilà pourquoi la croix est précieuse, parce que nous avons été rachetés sur la croix, et que nos péchés reçurent le sort qu'ils méritaient. Paul, à la suite des quatre évangélistes, se centra sur la croix parce que c'est la clé universelle de notre délivrance.

Écrit par : Synésius | mercredi, 08 avril 2009

Le Christ, avant d'être crucifié, a subi 39 coups de fouet. Ces fouets étaient composés de lanières, à l’extrémité des osselets ou des morceaux de ferraille y étaient attachés. A chaque coup de fouet ces lanières arrachaient la peau, la chair des condamnés, le sang coulait. Jésus a été couronné d’épines. Il a subit les moqueries, on lui a craché au visage, il a été cloué nu sur une croix. Il a connu la soif et la moquerie, la souffrance pendant des heures. Pourtant, pour Jésus le pire n’était pas la souffrance due au traumatisme physique, à la torture, à la crucifixion ou même à la peine émotionnelle d’être rejeté par le monde et abandonné par ses amis.

La plus grande souffrance qu’a connue Jésus sur la croix c’est l’agonie spirituelle qu’il a vécue pour nous. C’est à dire d’être séparé de son Père. C’est pourquoi il s’est écrié : « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné. »

Écrit par : Ange | mercredi, 08 avril 2009

Il est inacceptable de piétiner le symbole de notre Foi comme le fait Mgre Di Falco, car la croix ne nous rappelle pas seulement la mort de Jésus, elle est devenue aussi le signe de cette victoire sur la haine et sur la mort. Pour nous chrétiens, la croix est comme un drapeau, un étendard dont nous sommes fiers: nous sommes les amis de ce Jésus qui a nous aimé jusqu'à donné sa vie sur la croix.

Écrit par : Philippe M. | jeudi, 09 avril 2009

Depuis l'époque du Nouveau Testament, la croix est considérée comme le signe du salut. Au moment de notre baptême, nous sommes marqués du signe de la croix; c'est par le signe de la croix que nous recevons en toute circonstance la bénédiction de Dieu; c'est par ce signe que nous nous signons nous-mêmes. La croix est le symbole chrétien par excellence, que nous affichons en public et en privé. Sur la croix s'achève en effet l'abaissement de Dieu, qui a commencé avec l'incarnation de Jésus-Christ dans le sein de Marie et avec sa naissance dans une crèche. C'est pourquoi, pour Paul, la croix est la synthèse du message chrétien du salut. Paul ne veut rien savoir que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié (l Co 2,2).

Écrit par : François Gonseth | jeudi, 09 avril 2009

Le pire, c'est que je suis persuadée que Mgr di Falco est de bonne foi!
Ma petite paroisse rurale est dans la ligne du parti, et bien je peux vous dire que les quelques paroissiens du relais ou du secteur mangent comme du pain béni les moindres paroles de notre évêque. Il faut bien reconnaître hélas que cette génération est incapable de laisser la place, il font énormément de tord mais ne veulent rien reconnaître, aucun échange n'est possible car on est méchant et bien sûr on est Lefebvristes!!! Voilà, toujours se taire!

Écrit par : Chantal | jeudi, 09 avril 2009

Belles paroles de Semaine Sainte :

"Sur la Croix s'achève en effet l'abaissement de Dieu, qui a commencé avec l'Incarnation de Jésus-Christ dans le sein de Marie et avec sa naissance dans une crèche.
C'est pourquoi, pour Paul, la Croix est la synthèse du message chrétien du salut. Paul ne veut rien savoir [seulement] que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié (l Co 2,2)."

Écrit par : Sulpice | jeudi, 09 avril 2009

j'ai tout simplement envie de dire pardonne lui, il ne sait pas ce qu'il fait!!!

Di Falco fait parler de lui; il est un homme avant la religion et ça se voit .
il n'est pas à sa place, pour imposer sa phobie aux croyant, aux enfants.
Il se permet, et s'autorise il aurait du inviter Gaillot pour boire une bière ensemble. laissez notre christ tranquille . F

Écrit par : François | vendredi, 10 avril 2009

Lorsqu'on songe que le triste Mgr Di Falco qui n'hésite pas en pleine Semaine Sainte pour le seul profit de sa politique de comm, à profaner sa cathédrale, en tant que Président du COPIC, avait à l'époque critiqué La Passion du Christ de Mel Gibson !


Communiqué du COPIC
Position du Comité permanent pour l’information et la communication (COPIC) de la Conférence des évêques de France (CEF).

Communiqué du 30 mars 2004

Le film "La Passion du Christ" de Mel Gibson sort en France mercredi 31 mars. Ce film a suscité dès avant sa sortie en salle, une polémique et des réactions contrastées.

La sincérité du cinéaste n’est pas en doute et le film attirera des hommes et des femmes qui cherchent peut-être à savoir qui est Jésus. Dans ce film pourtant, le visage du Christ transparaît moins que nos obsessions contemporaines : angoisse du mal, fascination pour la violence, recherche de coupables.

Le cinéaste, imprégné d’une certaine culture cinématographique, a choisi de mettre en images les dernières heures de la vie du Christ, avec une volonté affichée de reconstitution historique.

Ces choix ne sont pas sans conséquence :

Le choix d’isoler la Passion de la vie et de la prédication du Christ d’une part, et des récits sur le Ressuscité d’autre part, raccourcit le message des évangiles de manière problématique. Les quelques flashes-back, trop allusifs, ne permettent pas de prendre en compte les motifs complexes qui ont peu à peu suscité l’adhésion des foules à Jésus, et la controverse sur sa personne, ses intentions, son mystère.

En particulier, ce parti pris d’isoler la Passion de la prédication du Christ conduit à ne rien montrer des controverses entre Jésus et les pharisiens, les scribes et les chefs des prêtres : le film les prend à l’heure de l’arrestation et de la comparution du Christ, dans une colère démente. Ainsi, indépendamment de savoir si le film est intentionnellement antisémite, il pourrait être utilisé pour conforter des opinions antisémites.

Si le film rappelle crûment l’atrocité des supplices subis et de la mort sur la croix, il le fait avec une complaisance choquante dans le spectacle de la violence. Cette violence, qui submerge le spectateur, finit par occulter le sens de la Passion et plus largement, l’essentiel de la personne et du message du Christ : l’amour porté à sa perfection dans le don de soi consenti.

Cette violence extrême justifie que le film soit interdit aux moins de 12 ans. N’est-il pas paradoxal qu’un film sur Jésus ne puisse être montré à des enfants ?

Comité permanent pour l’information et la communication :

+ Mgr Jean-Michel di Falco, président du COPIC


Source : http://marseille.catholique.fr/Communique-du-COPIC

Écrit par : Falk | vendredi, 10 avril 2009

Et oui, Di Falco, Mel Gibson est un dangereux anti sémite qui se plait dans la violence. Un peu comme Saint Jean dans La Passion de son Évangile. Une petite proposition pour la suite de ta carrière Di Falco (excuse moi mais je n'arrive pas à dire Monseigneur en m'adressant à toi), tu devrais te lancer dans la vente des œuvres d'art ou prendre une place de responsable en communication dans une multinationale.

Écrit par : La Fouine | lundi, 13 avril 2009

Bon, on lui a tellement dit avec une rare sévérité notre mécontentement à propos de sa malheureuse initiative visant à présenter un Christ de galerie d'art assis sur une chaise électrique dans sa cathédrale, que l'on peut lui faire un petit compliment à Mgr Di Falco, pour quelques brefs passages d'un entretien récent :


- On peut brocarder l’Église, le Christ, le pape, sans beaucoup d’état d’âme, ce qui n’est pas le cas avec les musulmans ou les juifs. Pourquoi une telle différence ? Nous ne menaçons personne de mort.

Les juifs non plus... C’est vrai. Les juifs, c’est le respect de leurs souffrances. Nous sommes encore dans un pays à majorité catholique et nous avons pour la plupart reçu un minimum de culture chrétienne. Du coup, on a encore le sentiment - même si on ne pratique plus et même si on n’a plus la foi - que la référence, c’est le catholicisme. De la même façon que l’on se permet de se moquer de sa propre famille, on se moque du catholicisme comme de sa propre culture, de ses propres références.

- Ces moqueries vous blessent ? Non. Le Christ en a vu d’autres ! Elles ne me plaisent pas, mais ne m’atteignent pas non plus. Elles ne provoqueront jamais chez moi les crises d’hystérie qu’elles suscitent lorsqu’on se moque du Coran ou de Mahomet.

- Qu’avez-vous pensé des caricatures ? J’ai publié un texte à ce moment-là où je concluais en disant que la colère et la violence exprimées quand Mahomet, Moïse ou Jésus étaient caricaturés n’étaient que du cinéma si la même colère ne s’exprimait pas lorsque des hommes, des femmes, des enfants sont humiliés, torturés, abandonnés dans leur misère.

Il existe une autocensure à l’égard des musulmans dans les médias ? Oui, bien sûr ! Les terroristes sont efficaces, ils atteignent leur but.

- D’après vous,pourquoi exige-t-on des excuses de Benoît XVI alors que,lorsque le président iranien nie la Shoah, personne ne lui demande rien ?

Je vous l’ai dit, le Pape ne menace personne de mort. Je ne vois pas pourquoi il s’excuserait - ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait. Sur le deux poids-deux mesures, je n’ai pas d’explication. La mauvaise conscience occidentale peut-être, ou notre capacité à l’autoflagellation... On vit dans une sorte de culpabilité malsaine.

[...]

- Pourquoi l’Église en France a-t-elle tant de mal à assumer et défendre ses positions ? Sur la fidélité ou le mariage des homosexuels par exemple.

Quand on voit qu’une organisation comme Act Up s’élève contre la création d’une place Jean- Paul II, sous le prétexte qu’il serait responsable de millions de morts, on nage en plein délire ! C’est d’une mauvaise foi sans nom ! L’Église sert de bouc émissaire. Cela montre aussi que la position de l’Église est méconnue : le Pape n’a jamais parlé du préservatif, mais lorsqu’il parle de fidélité, on en conclut qu’il condamne l’usage du préservatif.

- Il y a un divorce entre l’Église et les médias ?

Les médias traitent de l’éphémère, l’Église de l’éternel. Les médias traitent du paraître, l’Église de l’être. Les médias annoncent les mauvaises nouvelles, l’Église la bonne nouvelle. La cohabitation est donc forcément compliquée.

- Vous avez connu Jean-Paul II. Aimait-il les médias ?

Le Canard enchaîné avait sorti un numéro spécial sur l’Église avec une couverture qui reprenait « La Cène » de Léonard de Vinci avec des caricatures des gens d’Église, y compris le Pape. J’avais emporté le numéro spécial qui venait juste de paraître pour pouvoir le montrer à Rome à mes confrères porte-parole. Le soir, le Pape nous invite à dîner. Mon homologue italien me pousse à sortir le numéro que j’avais avec moi. Jean-Paul II demande à le voir et me dit : « Si le Pape donne de la joie et fait rire, c’est bien. » Le Canard enchaîné ne l’a jamais su... ?



Source : http://www.revue-medias.com/article.php3?id_article=284

Écrit par : Falk | mardi, 14 avril 2009

On se doit de signaler à nos amis, habitués réguliers de La Question, que l'article de Zacharias intitulé "Mgr Di Falco et son indigne blasphème" fait un véritable carton sur paperblog (on appelle ça en langage internautique un buzz...), avec des commentaires parfois très pertinents :


http://www.paperblog.fr/1791773/mgr-di-falco-et-son-indigne-blaspheme-un-christ-sur-une-chaise-electrique/#comments

Écrit par : RoncesValles | mardi, 14 avril 2009

Saines réactions finalement sur le site de la Vie anti-catholique suite à l'ignoble exposition de la sculpture de Fryer dans la cathédrale de Gap par Mgr Di Falco :

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Sculpture de Paul Fryer, dimanche 4 avril en la cathédrale de Gap..........

- Le diocèse de gap adhére-t il à VATICAN 2 ?

"....Les évêques aussi veilleront à ce que les œuvres artistiques qui sont inconciliables avec la foi et les mœurs ainsi qu'avec la piété chrétienne, qui blessent le sens vraiment religieux, ou par la dépravation des formes, ou par l'insuffisance, la médiocrité ou le mensonge de leur art, soient nettement écartées des maisons de Dieu et des autres lieux sacrés..... " /
VATICAN 2,constitution Sacrosanctum concilium/ Chap7-124/Des œuvres belles, appropriées aux lieux saints.

Conformément à VATICAN 2, avant de décider d'exposer, le diocèse de gap s'est il concerté avec les commissions d'art sacré? Chap7-126.
Sur le plan de la foi et de la révélation divine, la croix n'est pas comparable à un simple instrument de mort. Dieu a choisi la croix qui s'inscrit dans la continuité de la bible. La croix est l'accomplissement de la révélation divine :

- "...Il a plu a Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler LUI MEME... les oeuvres accomplies par Dieu dans l'histoire du salut rendent évidentes et corroborent la doctrine et l'ensemble des choses signifiées par les paroles..." / VATICAN 2, Dei verbum

Certes, l'oeuvre est artistique. Mais, un peu simpliste, elle risque de tromper les plus fragiles. Cette vision réductrice du sacrifice de Jésus est la porte ouverte à tous les contresens. Ne pas tout expliquer, de la rédemption c'est tromper. Caricaturer est une liberté, sa réponse en est une autre, elle permet de rebondir. Le diocèse y répond-il? Exposer : oui! mais il y a des lieux, des temps et des manières pour ça. Cette oeuvre a -t elle le but sincère d'évangéliser ou le but mercantil d'assouvir les envies des plus riches collectionneurs? Le fruit de la vente a t il été donné aux pauvres?
Il est vrai qu'aller à temps et à contre temps ça "paye pas" ! Mieux vaut être populaire, et avoir les suffrages du monde actuel. La majorité de nos contemporains est "pour" cette exposition , le diocèse de gap n'aura pas à porter sa croix!


nous tous jeudi, 16-04-09 18:48

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Jésus n’est pas mort « sous Sarkozy » ; il est mort sous Ponce Pilate. Jésus n’est pas mort en France ; il est mort à Jérusalem. Jésus n’est pas mort au vingt-et-unième siècle ; il est mort au temps de l'occupation romaine. Jésus n’est pas mort sur une chaise électrique ; il est mort sur une croix.

Jésus n’est ni une idée, ni un symbole, ni une abstraction. Jésus est un homme authentique né il y a quelque deux mille ans, qui a vécu, qui a ressenti des émotions, qui a souffert, et est mort d'une façon toute particulière. Il est, également et tout autant, Dieu, Fils du Père, Verbe éternel, une des trois personnes de la Trinité. Le jour de Pâques, Il est ressuscité.

L’œuvre de Paul Fryer, exposée à la cathédrale de Gap, a, à mon avis, l’important inconvénient d’embrouiller encore davantage l’esprit de nos contemporains, qui n’avaient vraiment pas besoin d’un tel message défectueux venant du sein même de l’Eglise.

Philippe Marie vendredi, 17-04-09 17:21

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Enfin à signaler, une fois n'est pas coutume mais avec cependant un gros retard à l'allumage comme l'a fait remarquer notre ami Hadrien ce qui participe d'un certain décalage d’avec l’actualité religieuse et alors que la sculpture est retournée depuis une semaine dans le placard d’où elle n’aurait jamais dû sortir, un article d'il sorpasso chez les naturistes -

http://ilikeyourstyle.net/

Écrit par : SAINES REACTIONS | samedi, 18 avril 2009

Honteux......je suis choquée.

On RESPECTE le Christ !

Je constate qu'on ne compte plus les pièces de théâtre blasphématoires, églises brûlées, vandalisme.....comment cet " évêque" avec un e minuscule...ose-t-il se montrer ?

Quand on pense que Di Falco (je n' ai pas envie de dire Monseigneur) est soi- disant.....

Écrit par : Anaïs | mercredi, 03 octobre 2012

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