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mardi, 10 février 2009

MGR LEFEBVRE : VATICAN II EST UN CONCILE SCHISMATIQUE !

 

Dépouille mortelle de Mgr lefebvre.jpg

La dépouille mortelle de Mgr Marcel Lefebvre

exposée en la chapelle Notre-Dame des Champs.

  

 

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II,

c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile,

que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. »

 

Mgr Marcel Lefebvre, le 4 août 1976

 

 

« Je terminerai par mon testament. Je voudrais que ce soit l'écho du testament de Notre-Seigneur :

Novi et Aeterni Testamenti... L'héritage que Jésus-Christ nous a donné,

c'est son Sacrifice, c'est son Sang, c'est sa Croix. Aussi je vous le dis :

Pour la gloire de la Trés Sainte Trinité, pour l'amour de l'Eglise, pour le salut du monde :

gardez le Sacrifice de Notre Seigneur Jésus - Christ ! Gardez la Messe de toujours ! »


Mgr Marcel Lefebvre, le 23 septembre 1979

 

 

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Les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en juin 1988
afin de poursuivre l'oeuvre de la Tradition :
Mgr Alfonso de Gallareta, Mgr Richard Williamson,  Mgr Tissier de Mallerais
et Mgr Bernard Fellay

 

 

 

 

On entend dire parfois, que la critique de Vatican II, chez Mgr Lefebvre, ne porte en réalité que sur une volonté de maintenir la messe de saint Pie V. Si l’attachement à l’ancienne Ordo Missae fut effectivement une base fondamentale du combat entrepris par l’ancien archevêque de  Dakar, délégué apostolique pour l'Afrique française, évêque de Tulle puis Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit, c’est oublier que le principal grief envers le Concile, et ses acteurs dont Joseph Ratzinger, Henri de Lubac, le Père Congar, etc., est de nature foncièrement doctrinale, car portant sur la présence en son sein de thèses modernistes hérétiques incompatibles avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise.

 

Pour s’en convaincre, nous proposons ici, quelques passages significatifs de l’ouvrage de Mgr Lefebvre Ils l'ont découronné, du libéralisme à l’apostasie, La tragédie conciliaire, qui démontre remarquablement, les erreurs radicales des thèses de Vatican II en plusieurs domaines, dont ceux, emblématiques et symptomatiques, de la liberté religieuse, de la dignité de la personne humaine, du dialogue interreligieux, et autres profondes contrevérités qui se sont introduites au cœur même des déclarations officielles conciliaires et sont devenues à présent les thèses magistérielles de Rome :

 

« Selon Vatican II, la personne humaine aurait droit, au nom de sa dignité, à ne pas être empêchée d’exercer son culte religieux quel qu’il soit, en privé ou en public, sauf si cela gêne la tranquillité et la moralité publique (Cf. déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanæ, n° 2.)

Vous avouerez que la moralité publique de l’État "pluraliste" promu par le Concile n’est pas de nature à gêner beaucoup cette liberté, pas plus que le pourrissement avancé de la société libérale ne limiterait le droit à la liberté du "partenariat", s’il était proclamé indistinctement pour les couples en union libre et les couples mariés, au nom de leur dignité humaine !

Donc vous, musulmans, priez tranquillement au beau milieu de nos rues chrétiennes, construisez vos mosquées et vos minarets à côté des clochers de nos églises, l’Église de Vatican II assure que l’on ne doit pas vous en empêcher, de même pour vous, bouddhistes, hindouistes, etc.

Moyennant quoi, nous catholiques, nous vous demanderons la liberté religieuse dans vos pays, au nom de la liberté que nous vous accordons chez nous... Nous pourrons aussi défendre nos droits religieux au nom d’un principe déclaré par une assemblée religieuse si solennelle, et déjà reconnu par l’O.N.U. C’est du reste la réflexion que me fit le pape Jean-Paul II, lors de l’audience qu’il m’accorda le 18 novembre 1978 : " Vous savez, me dit-il, la liberté religieuse nous a été bien utile en Pologne, contre le communisme ! " J’avais envie de lui répondre : " Très utile, peut-être, comme argument ad hominem, puisque les régimes communistes ont la liberté des cultes inscrite dans leurs Constitutions (A côté du droit à la propagande anti-religieuse ! )mais non pas comme principe doctrinal de l’Église catholique ! "

 

LIBERTÉ RELIGIEUSE ET VERITÉ

C’est en tout cas ce que répondait par avance le P. Garrigou-Lagrange

- " Nous pouvons (...) faire de la liberté des cultes un argument ad hominem contre ceux qui, tout en proclamant la liberté des cultes, persécutent l’Église (États laïcs et socialisants) ou empêchent son culte directement ou indirectement (États communistes, islamiques, etc.). Cet argument ad hominem est juste et l’Église ne le dédaigne pas, l’utilisant pour défendre efficacement le droit de sa liberté. Mais il ne s’ensuit pas que la liberté des cultes, considérée en elle-même, soit soutenable par les catholiques comme un principe, parce qu’elle est en soi absurde et impie : en effet, la vérité et l’erreur ne peuvent avoir les mêmes droits " (Cf. Reginald Garrigou-Lagrange O.P., De revelatione, TAI, p. 451, 8e objection (Ferrari et Gabalda éd. 1921).

J’aime répéter : seule la vérité a des droits, l’erreur n’a aucun droit, c’est l’enseignement de l’Église :

- " Le droit, écrit Léon XIII, est une faculté morale, et, comme nous l’avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu’elle appartient, naturellement et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite, mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit, (...) il est juste que la puissance publique emploie sa sollicitude à les réprimer, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société " (Encyclique Libertas, PIN. 207.)

Il est clair, à cette lumière, que les doctrines et les cultes des religions erronées n’ont de soi aucun droit à ce qu’on les laisse s’exprimer et se propager librement. — Pour contourner cette vérité de La Palice, on a objecté au Concile que la vérité ou l’erreur n’ont à proprement parler aucun droit : ce sont les personnes qui ont des droits, qui sont "sujets de droits". Par là, on tentait de gauchir le problème en le posant à un niveau purement subjectif, et en espérant ainsi pouvoir faire abstraction de la vérité ! Mais cette tentative devait être vaine, comme je vais maintenant vous le montrer, en me plaçant dans la problématique même du Concile.

Posée au niveau subjectif du "sujet du droit", la liberté religieuse, c’est le même droit accordé à ceux qui adhèrent à la vérité religieuse et à ceux qui sont dans l’erreur. Un tel droit est-il concevable ?

[…]

 

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Angelo Guiseppe Roncalli (1881-1963),

pape sous le nom de Jean XXIII (1958-1963).

Mort le 3 juin 1963, moins d'un an après avoir ouvert

le deuxième concile du Vatican

qui se déroula d'octobre 1962 à décembre 1965.

 

Une orientation naturelle de tout homme vers Dieu ?

 
Le Concile (DH. 2-3) invoque outre la dignité radicale de la personne humaine, sa quête naturelle du divin : tout homme, dans l’exercice de sa religion quelle qu’elle soit, serait en fait orienté vers le vrai Dieu, en recherche même inconsciente du vrai Dieu, "branché sur Dieu", si l’on veut, et à ce titre il aurait un droit naturel à être respecté dans l’exercice de son culte.

Donc si un bouddhiste fait brûler des bâtons d’encens devant l’idole de Bouddha, selon la théologie catholique, il commet un acte d’idolâtrie, mais à la lumière de la nouvelle doctrine découverte par Vatican II, il exprime "l’effort suprême d’un homme pour chercher Dieu" Par conséquent cet acte religieux a droit au respect, cet homme a droit à ne pas être empêché de l’accomplir, il a droit à la liberté religieuse. D’abord il y a une évidente contradiction à affirmer que tous les hommes adonnés aux faux cultes sont de soi, naturellement, tournés vers Dieu. Un culte erroné, de soi, ne peut que détourner les âmes de Dieu, puisqu’il les engage dans une voie qui, de soi, ne conduit pas à Dieu.
On peut admettre que, dans les fausses religions, certaines âmes puissent être orientées vers Dieu, mais c’est parce qu’elles ne s’attachent pas aux erreurs de leur religion ! Ce n’est pas par leur religion qu’elles se tournent vers Dieu, mais malgré elle ! Par conséquent, le respect qu’on devrait à ces âmes n’impliqueraient pas que l’on doive le respect à leur religion.

De toute façon l’identité et le nombre de telles âmes, que Dieu daigne tourner vers Lui par sa grâce, restent parfaitement cachés et inconnus. Ce n’est certainement pas le grand nombre. Un prêtre originaire d’un pays de religion mixte me faisait un jour part de son expérience de ceux qui vivent dans les sectes hérétiques ; il me disait sa surprise de constater combien ces personnes sont d’ordinaire très entêtées dans leurs erreurs et peu disposées à examiner les remarques que peut leur faire un catholique, peu dociles à l’Esprit de Vérité...

L’identité des âmes vraiment orientées vers Dieu dans les autres religions reste donc le secret de Dieu et échappe au jugement humain. Il est donc impossible de fonder là-dessus aucun droit naturel ou civil. Ce serait faire reposer l’ordre juridique de la société sur de pures suppositions hasardeuses voire arbitraires. Ce serait en définitive fonder l’ordre social sur la subjectivité d’un chacun et construire la maison sur du sable...
J’ajouterai ceci : j’ai été suffisamment en contact avec les religions d’Afrique (animisme, Islam), mais on peut en dire autant de la religion de l’Inde (hindouisme), pour pouvoir affirmer que l’on constate chez leurs adeptes les conséquences lamentables du péché originel, en particulier l’aveuglement de l’intelligence et la crainte superstitieuse. A cet égard, soutenir comme le fait Vatican II, une orientation naturellement droite de tous les hommes vers Dieu, c’est un irréalisme total et une pure hérésie naturaliste ! Dieu nous délivre des erreurs subjectiviste et naturaliste ! Elles sont la marque inéquivoque du libéralisme qui inspire la liberté religieuse de Vatican II. Mais elles ne peuvent aboutir qu’au chaos social, à la Babel des religions !

[…]

VATICAN II ET LA CITÉ CATHOLIQUE

Faisons le point. La déclaration conciliaire sur la liberté religieuse s’avère d’abord être contraire au magistère constant de l’Église. En outre elle ne se situe pas dans la ligne des droits fondamentaux définis par les papes récents. De plus nous elle ne repose sur aucun fondement, rationnel ou révélé. Il importe en dernier lieu d’examiner si elle est en accord avec les principes catholiques qui règlent les rapports de la cité temporelle avec la religion.

Limites de la liberté religieuse


Vatican II précise tout d’abord que la liberté religieuse doit être restreinte à de "juste limites" (DH. I), " selon les règles juridiques (...), conformes à l’ordre moral objectif, qui sont requises pour sauvegarder efficacement les droits de tous (...) l’authentique paix publique (...) ainsi que la protection due à la moralité publique " (DH. 7) — Tout cela n’est que très raisonnable, mais laisse de côté la question essentielle, que voici : l’État n’a-t-il pas le devoir, et par conséquent le droit, de sauvegarder l’unité religieuse des citoyens dans la vraie religion et de protéger les âmes catholiques contre le scandale et la propagation de l’erreur religieuse et, pour ces seules raisons, de limiter l’exercice des faux cultes, de le prohiber même si besoin est ?

Telle est pourtant bien la doctrine de l’Église, exposée avec force par le pape Pie IX dans Quanta Cura, où le Pontife condamne l’opinion de ceux qui, " contrairement à la doctrine de l’Écriture, de l’Église et des saints Pères, ne craignent pas d’affirmer que "le meilleur gouvernement est celui où l’on ne reconnaît pas au pouvoir l’office de réprimer par la sanction des peines les violateurs de la religion catholique, si ce n’est lorsque la paix publique le demande " (PIN. 39 ; Dz 1690). Le sens obvie de l’expression "violateurs de la religion catholique" est : ceux qui exercent publiquement un culte autre que le culte catholique, ou qui, publiquement, n’observent pas les lois de l’Église. Pie IX enseigne donc que l’État gouverne d’une façon meilleure quand il se reconnaît l’office de réprimer l’exercice public des cultes erronés, pour la seule raison qu’ils sont erronés, et pas seulement pour sauvegarder la paix publique ; pour le seul motif qu’ils contreviennent à l’ordre chrétien et catholique de la Cité, et pas seulement parce que la paix ou la moralité publiques en seraient affectées.
C’est pourquoi on doit dire que les "limites" fixées par le Concile à la liberté religieuse ne sont que de la poudre aux yeux, masquant le défaut radical dont elles souffrent et qui est de ne plus tenir compte de la différence entre la vérité et l’erreur ! On prétend contre toute justice, attribuer le même droit à la vraie religion et aux fausses, et ensuite on s’efforce artificiellement de limiter les dégâts par des barrières qui sont loin de satisfaire aux exigences de la doctrine catholique. Je comparerais volontiers "les limites" de la liberté religieuse aux glissières de sécurité des autoroutes, qui servent à contenir les divagations des véhicules dont les conducteurs ont perdu le contrôle. Il s’agirait pourtant en tout premier lieu de s’assurer qu’ils sont disposés à suivre le code de la route !

Falsification du bien commun temporel

 

Venons-en maintenant à des vices plus fondamentaux de la liberté religieuse. L’argumentation conciliaire repose au fond sur une fausse conception personnaliste de bien commun réduit à la somme des intérêts particuliers, ou comme on dit, au respect des droits des personnes ; au détriment de l’œuvre commune à accomplir pour la plus grande gloire de Dieu et le bien de tous. Déjà Jean XXIII dans Pacem in terris tend à adopter cette vue partielle et par conséquent faussée :  

- " Pour la pensée contemporaine, écrit-il, le bien commun réside surtout dans la sauvegarde des droits et des devoirs de la personne humaine " (11 avril 1963, n. 61 de l’Encyclique. )

 

Sans doute Pie XII, affronté aux totalitarismes contemporains, y opposa légitimement les droits fondamentaux de la personne humaine (Cf. spécialement le radiomessage de Noël 1942) mais cela ne signifie pas que la doctrine catholique s’y limite. A force de tronquer la vérité en un sens personnaliste, on finit par entrer dans le jeu de l’individualisme forcené que les libéraux ont réussi à introduire dans l’Église. Comme l’ont souligné Charles de Koninck (De la primauté du bien commun contre les personnalistes) et Jean Madiran (Le principe de totalité), ce n’est pas en exaltant l’individu, que l’on lutte authentiquement contre le totalitarisme, mais en rappelant que le vrai bien commun temporel est ordonné positivement, même si c’est indirectement, au bien de la cité de Dieu d’ici-bas et du Ciel ! Ne nous faisons pas complices des personnalistes dans leur sécularisation du droit ! En d’autres termes et concrètement, avant de se préoccuper de savoir si les personnes des musulmans, des Krishna et des Moon ne sont pas trop brimées par la loi, l’État (je ne parle pas des pays non chrétiens) doit veiller à sauvegarder l’âme chrétienne du pays, qui est l’élément essentiel du bien commun d’une nation encore chrétienne — Question d’accentuation, dira-t-on ! — Non ! Question fondamentale : la conception globale de la cité catholique est-elle oui ou non une doctrine catholique ?

 

 

[…]

Mort du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ


Or si l’État ne se reconnaît plus un devoir singulier envers la vraie religion du vrai Dieu, le bien commun de la société civile n’est plus ordonné à la cité céleste des bienheureux, et la Cité de Dieu sur terre, c’est-à-dire l’Église, se trouve privée de son influence bénéfique et unique sur toute la vie publique ! Qu’on le veuille ou non, la vie sociale s’organise en dehors de la vérité, en dehors de la loi divine. La société devient athée. C’est la mort du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est bien ce que Vatican II a fait, quand Mgr De Smedt, rapporteur du schéma sur la liberté religieuse, a affirmé à trois reprises : " L’État n’est pas une autorité compétente pour porter un jugement de vérité ou de fausseté en matière religieuse " (Relatio de reemendatione schematis emendati, 28 mai 1965, document 4 SC. )

 

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Deux acteurs importants de Vatican II, Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger

 

Quelle plus monstrueuse déclaration de ce que Notre-Seigneur n’a plus le droit de régner, de régner seul, d’imprégner toutes les lois civiles de la loi de l’Évangile ! Combien de fois Pie XII n’avait-il pas condamné un tel positivisme juridique (Pie XII, Lettre du 19 octobre 1945 pour la XIXe Semaine Sociale des catholiques italiens, AAS) qui prétendait qu’on doit séparer l’ordre juridique de l’ordre moral, parce que l’on ne saurait exprimer en termes juridiques la distinction entre la vraie et les fausses religions ! — Relisez le Fuero de los espanoles !
Bien plus, impiété insurpassable, le Concile a voulu que l’État, libéré de ses devoirs envers Dieu, devienne désormais le garant de ce qu’aucune religion " ne soit empêchée de manifester librement l’efficacité singulière de sa doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine " (DH. 4). Vatican II invite donc Notre-Seigneur à venir organiser et vivifier la société, de concert avec Luther, Mahomet et Bouddha ! c’est ce que Jean-Paul II a voulu réaliser à Assise ! Projet impie et blasphématoire !

Jadis, l’union entre l’Église et l’État catholique eut pour fruit la Cité catholique, réalisation parfaite du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui, l’Église de Vatican II, mariée à l’État qu’elle veut athée, enfante de cette union adultère la société pluraliste, la Babel des religions, la Cité indifférentiste, objet de tous  les désirs de la Franc-Maçonnerie !

Le règne de l’indifférentisme religieux


"A chacun sa religion !" dit-on, ou encore "La religion catholique est bonne pour les catholiques, mais la musulmane est bonne pour les musulmans !" Telle est la devise des citoyens de la Cité indifférentiste. Comment voulez-vous qu’ils pensent autrement, quand l’Église de Vatican II leur enseigne que d’autres religions "ne sont pas dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut" (Décret sur l’oecuménisme, Unitatis redintegratio, n. 3.) Comment voulez-vous qu’ils considèrent autrement les autres religions, quand l’État leur accorde à toutes la même liberté. La liberté religieuse engendre fatalement l’indifférentisme des individus, déjà Pie IX condamnait dans le Syllabus la proposition suivante :

" Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes les pensées, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent la peste de l’indifférentisme " (Proposition 79.)

 C’est ce que nous vivons : depuis la déclaration sur la liberté religieuse, la grande majorité des catholiques sont persuadés que " les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut, dans le culte de n importe quelle religion " (Syllabus, proposition condamnée n. 17.)

 Là encore le plan des francs-maçons est accompli ; ils ont réussi, par un Concile de l’Église catholique, à " accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à (...) mettre sur un pied d’égalité toutes les formes religieuses " (Léon XIII, Encyclique Humanum Genus sur les francs-maçons, 20 avril 1884.)

Se sont-ils rendu compte, tous ces Pères conciliaires qui ont donné leur suffrage à Dignitatis humanæ et ont proclamé avec Paul VI la liberté religieuse, qu’ils ont, en fait, découronné Notre Seigneur Jésus-Christ en lui arrachant la couronne de sa royauté sociale ? Ont-ils réalisé qu’ils ont très concrètement détrôné Notre Seigneur Jésus-Christ du trône de sa divinité ? Ont-ils compris que, se faisant l’écho des nations apostates, ils faisaient monter vers Son trône ces blasphèmes exécrables : " Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous " (Lc, 19, 14) ; " Nous n’avons d’autre roi que César " (Jn. 19, 15) ?

 
Mais Lui, se riant du murmure confus qui montait de cette assemblée d’insensés, Il leur retirait son Esprit. »

 

- Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné, Ed. Fideliter, ch. XXVIII,  1987 -

 

17:33 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : antijudaïsme, temple, jérusalem, histoire, histoire sainte, église catholique, juifs |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

La question de Vatican II va être effectivement au centre des débats à venir, et on va comprendre que le vrai problème n'est autre que celui du caractère hérétique, ou non, des thèses conciliaires. Une grande période s'ouvre pour l'Eglise. C'est l'heure du bilan que sonne en fait la levée des excommunications par Benoît XVI.

Écrit par : Lapide | lundi, 09 février 2009

On se demande si Paul VI, sans trop le dire, n'avait perçu l'importance de l'oeuvre de Mgr Lefebvre, comme le montre cette déclaration peu connue de l'ancien pontife :

"Il y a un grand trouble en ce moment dans l'Eglise et ce qui est en question, c'est la Foi.

Ce qui m'effraie, quand je considère le monde catholique, c'est que à l'intérieur du catholicisme semble prévaloir parfois un courant de pensée de type non catholique et qu'il peut arriver que ce courant non catholique à l'intérieur du catholicisme l'emporte demain, mais il ne représentera jamais la pensée de l'Eglise.

Il faut qu'un petit troupeau subsiste, aussi petit soit-il."

Paul VI, in Jean Guitton dans "Paul VI secret"

Écrit par : Serrus | lundi, 09 février 2009

Et comme en réponse à la réflexion lucide de Paul VI, à ne pas oublier la position magnifique de fidélité catholique de Mgr Lefebvre :

"Nous adhérons de tout coeur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique (...)

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues (...)

C'est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les moeurs, le culte, (...) en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle."

Mgr Marcel Lefebvre, Déclaration du 21 novembre 1974

Écrit par : Serrus | lundi, 09 février 2009

@ Vous avez raison Lapide, la question occultée depuis des décennies à Rome, et que l'on murmure sous le manteau comme un secret de polichinelle entre la place St. Pierre et sainte Marie majeure entre séminaristes et théologiens de la curie, à savoir l'examen véritable des théories hérétiques qui traversent les actes de Vatican II, risque de surgir de façon brutale suite aux derniers évènements - et c'est une très bonne nouvelle pour l'Eglise.

Écrit par : Sulpice | lundi, 09 février 2009

Texte très instrutif de M. l'abbé Barrère, portant sur le rôle, le sens, et l'importance des sacres réalisés par Mgr Lefebvre afin de défndre la Tradition catholique :


"Depuis le début, c’est-à-dire depuis le 1er juillet 1988 nous avons toujours contesté la validité des excommunications infligées à nos évêques. En raison d’un état de nécessité grave dans l’Eglise, Mgr Marcel Lefebvre s’est vu dans l’obligation d’assurer « l’opération survie de la Tradition » en perpétuant un épiscopat authentiquement catholique. Sans évêque Traditionnel impossible d’avoir des prêtres fidèles à la volonté du Christ notamment quant à la prédication intégrale de la foi et à la mise en garde contre les erreurs. Il a fallu pour cela passer outre les menaces des autorités modernistes en place. Celles-ci se servent des lois ecclésiastiques ( le droit canon) affirmant indûment que l’on se met en dehors de l’Eglise par le sacre d’un évêque sans l’approbation du Pape. En fait cette interprétation rigide du droit est fausse. Le droit canon permet les consécrations d’évêques sans l’aval du pape en cas de nécessité grave. « Prima lex salus animarum », « La première loi c’est d’assurer le salut des âmes ». Aucune des lois contenues dans le code, si elle est bien interprétée, ne peut s’opposer à cette prima lex. Au contraire ces lois ne sont faites que pour favoriser le salut et si en raison des circonstances elles deviennent un obstacle il ne faut pas en tenir compte et agir sans s’en embarrasser. L’état de nécessité a été constaté et reconnu à plusieurs reprises par les papes, même si par ailleurs ils n’arrivent pas à déceler les moyens d’en sortir. A ce propos la lettre de Mgr Fellay que nous joignons dans ce bulletin exprime bien la difficulté présente. Les papes voient la crise de l’Eglise, ils disent même qu’il y a une crise très grande, cependant ils ne donnent pas explicitement les remèdes. Or la solution pour en sortir, la FSSPX et les communautés amies ne cessent de le répéter, c’est de laisser la liberté à la Tradition au lieu de la condamner au nom d’un concile aux résultats manifestement catastrophiques.

Il faut savoir qu’à l’époque où Mgr Lefebvre a sacré les quatre prêtres de sa Fraternité le modernisme dominait partout, permettait tout sans se soucier de sanctionner les pires scandales. En fait, une seule chose était effectivement interdite, pourchassée et condamnée : le maintien de la pratique traditionnelle de l’Eglise. Messe, sacrements, rituel, prédication, catéchisme, doctrines philosophiques et théologiques tout cela pouvait subsister pourvu que ce ne fût pas comme l’Eglise l’avait toujours fait avant le concile Vatican II. En résumé : les pires aberrations étaient admises et la Tradition était proscrite. L’état de nécessité était donc manifeste et l’obligation de sacrer s’imposait à Mgr Lefebvre comme une mission urgente et grave imposée par la Providence. Bientôt Dieu allait lui demander des comptes sur son épiscopat. Il ne voulait pas entendre « Toi aussi tu as contribué à détruire l’Eglise avec les autres ».

Extrait du Sainte Anne n° 206 de février 2009

Pour lire la suite :

http://www.laportelatine.org/accueil/editos/2009/0902/0902.php

Écrit par : Antoine de La Croix de Berny | mardi, 10 février 2009

Benoît XVI l’avait prévu, les "loups sont là" !



L’une des premières paroles de Benoît XVI avait été :

— Priez pour que je n’aie pas peur des loups.

Mais quels loups ?

Benoît XVI n’a pas eu peur.

Les loups sont apparus, ils se sont mis à hurler.

Il y a eu comme un mot d’ordre. Je ne sais pas qui l’a donné. Mais je vois qui l’a reçu : les gros médias et tous ceux des évêques pour qui le monde réel va du quotidien anarcho-bancaire Libération au quotidien d’inspiration trotskiste mondaine Le Monde.

Partout, dans les médias, répété littéralement, ou bien insinué plus ou moins clairement, le mot d’ordre tient en une phrase qui s’analyse en deux points :

1. – « Une fois de plus » ; « une nouvelle fois ». La levée d’excommunication du 21 janvier s’inscrit dans une longue suite d’« impairs » ayant un « effet dévastateur », dont la liste est toujours la même : le discours à la Curie sur l’herméneutique du Concile, le discours de Ratisbonne « sur » l’islam, le motu proprio du 07.07.07.

2. – La cause : chaque fois, « une initiative prise en solitaire » par ce pape « mal à l’aise dans le travail collégial » et qui pour cela est « coupé du monde réel ».

Ainsi, c’est « ce pape » qui est visé, c’est sa personne que l’on veut disqualifier, présentée comme sans autorité morale et sans compétence en dehors de son érudition livresque. Il a mauvais esprit : il n’accepte pas de gouverner l’Eglise selon un parlementarisme où rien ne serait décrété qui, au nom de la « collégialité », n’aurait été préparé, contrôlé, approuvé par la majorité de l‘épiscopat. Il faut écarter « ce pape », pour démocratiser l’Eglise !

On voit donc se manifester, jusqu‘à l’intérieur du Vatican, une « opposition au Pape » dont l’abbé Claude Barthe dévoile les réseaux et, dans une série d’articles de L’Homme nouveau, pointe nommément quelques figures cardinales.

Sur les points contestés, Benoît XVI n’a commis aucun autre « impair » que d’avoir raison.

Raison d’avoir stoppé, d’emblée, la catastrophique évolution conciliaire qui a vidé tant d‘églises, supprimé le catéchisme et asphyxié les vocations sacerdotales.

Raison, à Ratisbonne, sur l’islam, grand persécuteur de chrétiens dans les pays où il est au pouvoir.

Raison le 07.07.07, en mettant fin à l’interdiction injuste de la messe traditionnelle.

Quand l’opposition à Benoît XVI est celle du monde profane faisant peser sur l’Eglise une insolente pression, il n’y a pas à s‘étonner : il en a toujours été ainsi, l’on ne peut rien attendre d’autre, si ce n’est leur conversion, dans les pays qui ont officiellement, statutairement, constitutionnellement rejeté Jésus-Christ.

Mais il existe, à l’intérieur de l’Eglise, cette opposition qui, pour critères de respectabilité, de crédibilité, de vérité, prend les critères du monde profane et de ses médias de masse, ceux de l’idéologie dominante dans l’univers anarcho-bancaire et trotskiste mondain. Ainsi s’installe une situation religieuse analogue à celle créée par le modernisme qu’affrontait saint Pie X (in sinu gremioque Ecclesiae). Cette opposition interne réclame une reformulation de la foi chrétienne qui soit directement « crédible » sans avoir besoin de passer par une conversion : il suffit alors d’« adapter l’Evangile au monde actuel », en somme à la manière d’un candidat adaptant son programme aux tendances des électeurs. L’avant-garde de cette opposition interne réclame explicitement « une déconstruction de l’architecture doctrinale et dogmatique de l’Eglise ». De telles exigences sont clairement incompatibles avec les formulations nettes d’un petit catéchisme pour enfants baptisés, et c’est pourquoi celui-ci a été supprimé par l‘évolution conciliaire en même temps qu’elle interdisait la messe traditionnelle.

A la suite de la messe, le catéchisme doit maintenant retrouver toute sa place. Il est, avec la grâce de Dieu, le rempart.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 6772 du mercredi 4 février 2009 - Présent

Écrit par : Michael | mardi, 10 février 2009

La liberté religieuse, dénoncée à juste titre en des termes clairs par Mgr Lefebvre, a été condamnée infailliblement par Sa Sainteté le Pape Pie IX :


« Au milieu donc d’une telle perversité d’opinions corrompues,
Nous souvenant de Notre charge apostolique, dans notre plus vive
sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu, et pour le bien de la Société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d’élever à nouveau Notre Voix Apostolique.

En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons et condamnons de Notre Autorité Apostolique, et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l’Eglise Catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.»

(SS. Pie IX, Quanta Cura n° 14)

Écrit par : Serrus | mercredi, 11 février 2009

Déclaration du Conseil permanent des évêques de France à propos de levée de l'excommunication, le 28 janvier

- La levée, par le Saint-Siège, de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X suscite de nombreuses réactions dans l’opinion catholique et dans la société.
La simultanéité de cette annonce avec la révélation des propos de Mgr Williamson, niant le drame de l’extermination des juifs, provoque une réprobation on ne peut plus légitime.
Les évêques de France condamnent fermement les paroles inacceptables et scandaleuses de Mgr Williamson.
Ils redisent à la communauté juive de France leur engagement indéfectible au dialogue et à l’amitié.
Ils rappellent que Benoît XVI ne cesse de signifier son attachement à une relation fructueuse entre juifs et chrétiens.
Ils précisent instamment que la levée de l’excommunication n’est pas une réhabilitation.
Elle constitue le point de départ d’un long chemin qui supposera un dialogue précis.
En aucun cas, le Concile Vatican II ne sera négociable.
Aucun groupe ecclésial ne peut se substituer au magistère.
Les évêques saluent la volonté du Saint-Père d’aller jusqu’au bout de ce qu’il pouvait faire comme invitation à une réconciliation. Ils sont en communion avec lui dans l’exercice de la vigilance épiscopale.
Ils expriment leur soutien et leur reconnaissance aux prêtres, diacres, religieux et laïcs qui composent l’Eglise catholique en France et animent fidèlement les communautés chrétiennes vivantes et proches des hommes de ce temps.

Écrit par : le Concile Vatican II ne sera [pas] négociable | dimanche, 15 février 2009

« Il me paraît impossible de revisiter le Concile ou de distinguer ce qui serait conforme ou non à la Tradition. Le Concile forme un tout cohérent. Il n’a pas été une trahison de la Tradition. On ne peut pas céder à sa révision. Si cet acte de réconciliation nous oblige à relire le chemin parcouru depuis cinquante ans, nous le ferons avec fierté, et non pas en nous battant la coulpe. »

Claude Dagens, Évêque d’Angoulême

Écrit par : Le Concile forme un tout cohérent | dimanche, 15 février 2009

Déclaration des évêques de la Province de Besançon et des diocèses de Metz et de Strasbourg à propos de la levée d’excommunication des évêques de la Fraternité St Pie X.

"Aujourd’hui, nous prions pour que la décision du Saint Père soit reçue pour ce qu’elle veut être : non pas une remise en cause du Concile Vatican II, mais un acte d’apaisement et d’ouverture à l’égard de frères qui avaient rompu la communion de l’Eglise et disent maintenant vouloir la réintégrer pleinement.
Pasteurs de nos communautés diocésaines, nous nous souvenons de ce que Benoît XVI déclarait au lendemain de son élection : « Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l’engagement de mise en œuvre du concile Vatican II, dans le sillage de mes prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l’Eglise ».


Mgr André LACRAMPE, archevêque de Besançon
Mgr Jean LEGREZ, évêque de St Claude
Mgr Jean-Paul MATHIEU, évêque de St Dié
Mgr François MAUPU, évêque de Verdun
Mgr Jean-Louis PAPIN, évêque de Nancy
Mgr Claude SCHOCKERT, évêque de Belfort- Montbéliard
Mgr Jean-Pierre GRALLET, archevêque de Strasbourg
Mgr Pierre RAFFIN, évêque de Metz
Mgr Vincent JORDY, évêque auxiliaire de Strasbourg
Mgr Christian KRATZ, évêque auxiliaire de Strasbourg

Écrit par : Déclaration des évêques | dimanche, 15 février 2009

Si la Déclaration du Conseil permanent des évêques de France est inflexible sur Vatican II, il en va de même en Suisse où pour Mgr Koch et ses pères, Vatican II et Nostra Aetate, sont non négociables !

Extrait de la Déclaration de la Conférence des évêques suisses :

[...]

"Par le passé, les quatre évêques ont maintes fois déclaré, qu’eux-mêmes et la fraternité, n’acceptaient pas la déclaration du Concile Vatican II « Nostra Aetate » sur les relations avec le judaïsme et les religions non-chrétiennes.

Nous, évêques suisses, attendons qu’au cours des discussions préalables au rétablissement de la communion et à la levée des suspensions, les quatre évêques de la fraternité déclarent de manière crédible qu’ils acceptent le Concile Vatican II et en particulier la déclaration « Nostra Aetate », et qu’ils adoptent une attitude positive envers le judaïsme."

Mgr Kurt Koch
Président de la Conférence des évêques suisses

Écrit par : Vatican II non négociable | jeudi, 26 février 2009

Excellente initiative des Intransigeants que ce rappel de l'anniversaire de la prise de saint Nicolas-du-Chardonnet !

Les 32 ans de St Nicolas-du-Chardonnet :

Il y a aujourd’hui 32 années, le Dimanche 27 Février 1977, trois prêtres français ont eu une idée de génie : occuper une église parisienne devenue célèbre, St Nicolas du Chardonnet.

L’idée des abbés Louis COACHE, Vincent SERRALDA et Mgr François DUCAUD-BOURGET était simple : mettre une annonce dans L’Aurore annonçant la célébration d’une Grande Messe Traditionnelle à la Mutualité dans le Vème arrondissement. Ce que les fidèles ne savaient pas en y venant, c’était qu’ils seraient dirigés directement vers l’église voisine, St Nicolas du Chardonnet, se trouvant à seulement 10m de là…

C’est ainsi que s’est accompli un miracle. Non-seulement les fidèles ont occupé cette église mais ils l’ont gardé jusqu’à aujourd’hui !

Cela fait donc 32 ans que la Paroisse St Nicolas du Chardonnet a été rendue au Culte Catholique Traditionnel.


Lire la suite :


http://intransigeants.wordpress.com/2009/02/27/les-32-ans-de-st-nicolas-du-chardonnet/

Écrit par : ANNIVERSAIRE : St Nicolas-du-Chardonnet | vendredi, 27 février 2009

A propos de l'anniversaire de Nicolas-du-Cardonnet, dans l'excellente note de Enzo il est rappelé cet échange :


"Marty alla même jusqu’à faire le siège de Jean-Paul II. Le Janus à la tiare lui demanda si les catholiques priaient dans cette église. « Pour prier, ils prient avec ferveur » lâcha le cardinal. « De quoi vous plaignez-vous ? Laissez-les prier… », répondit l’occupant du trône pontifical en guise de fin de non-recevoir…"


Ainsi que cet avis non dénué de vérité :

"Lorsqu’on relit les témoignages vieux de trente ans, on s’aperçoit que l’on vivait à une autre époque. Parmi les soutiens à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, on comptait deux académiciens : Jean Dutourd et Michel Droit, trois écrivains de première importance ou publiés par des éditeurs officiels : Jean Raspail, Jacques Perret et Michel de Saint-Pierre (membre de la LICRA !), un acteur connu : Jacques Dufilho, un universitaire de premier plan : l’économiste Jean Fourastié, le père de l’expression « Trente Glorieuses »."

http://notrememoire.blogspot.com/2007/03/propos-de-la-libration-de-saint-nicolas.html

Écrit par : LE DEVOIR DE MEMOIRE | vendredi, 27 février 2009

Si je comprends bien tout ce que je viens de découvrir, c'est que, lors du Concile de Vatican II, seul Mgr Lefebvre était assisté de l'Esprit Saint, et que les quelque 2000 évêques qui étaient assemblés là étaient dépourvus de l'aide de l'Esprit Saint. Est-ce bien cela ?

Écrit par : François Cassigneul | samedi, 11 septembre 2010

Bonjour,

j'ai une question à poser aux responsables du blog, mais évidemment, je lirai avec intérêt toute autre personne susceptible de me renseigner ou de me donner son avis.

Ma question est très candide, n'y voyez aucune provocation, c'est une vraie interrogation car je ne connais pas personnellement de catholique traditionaliste et je ne sais pas vers qui me tourner pour avoir une réponse.
Si j'ai bien compris : le respect de la hiérarchie, et donc des décisions pontificales, est un des devoirs fondamentaux du catholique.
Comment donc les traditionalistes vivent-ils cette situation, où ils sont en opposition avec leur hiérarchie alors qu'ils devraient se plier à ses décisions ? En d'autres termes, comment conciliez-vous la critique de décisions pontificales avec l'obligation théorique de respecter ces décisions ?
Quelle est la différence de votre attitude avec celle qu'ont eux les premiers protestants au XVIème siècle ?

Merci par avance pour toutes vos réponses.

Écrit par : Angevin | dimanche, 29 janvier 2012

J'aimerais bien qu'on m'explique comment il est possible qu'un concile soit schismatique s'il est véritablement assisté par l'Esprit Saint car convoqué et géré par une autorité catholique authentique...autorité qu'ont toujours reconnu nos "bons" traditionalistes......
Mystère.....................................................

Écrit par : charles | mardi, 31 juillet 2012

Entre desobeir à l'autorité et préserver la foi catholique,MGR LEFEBRE a choisie.La levée d'excommunication des eveques de la FRATERNITE SACERDOTALE SAINT PIE X n'est que le début d'une victoire qui tarde encore à venir,mais Dieu est avec nous car nous croyons à l'Eglise Catholique,Une,Sainte et Romaine tel qu'il l'a laissé.Nous ne faisons que préserver la foi avec un doigt accusateur contre le Concile Vatican II dont on a l'impression était dirigé par le diable et ses mercenaires puisque conduit par des excommuniés.

Écrit par : Ken Orphet | mercredi, 26 décembre 2012

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