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mercredi, 28 janvier 2009

L’ANTIJUDAÏSME THÉOLOGIQUE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

Aperçus sur la « Question Juive »

 

ou pourquoi l’Eglise est à présent « l'Israël spirituel » authentique

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce n’est pas en vain que l’Eglise universelle

a établi par le monde la récitation de la prière pour les juifs

obstinément incrédules, pour que Dieu lève le voile qui couvre leur cœur,

et les amène de leur obscurité à la lumière de la Vérité. »

 

(Saint Bernard, Lettre 365)

 

 

 

 

 

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« Le peuple hébreu choisi autrefois pour être participant des Célestes Mystères,

autant fut-il élevé en dignité et en grâce au-dessus de tous les autres,

autant par la faute de son incrédulité, fut ensuite abaissé et humilié

lorsque vint la plénitude des temps,

réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne,

ôté la vie à son Rédempteur. »

 

(Saint Pie V)

 

 

 

 

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« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

 

 

Dans l’histoire du monde, il y a un avant et un après le drame prodigieux du Golgotha. Tel est l’élément, non anodin s’il en est, qui échappe totalement à ceux qui tentent de penser la « Question Juive » soit à l’aune de la nouvelle religion de l’holocauste qui s’est même invitée de façon indélicate et surprenante, souhaitant s’imposer sur des sujets d’ordre canonique, à l’occasion de la levée de l’excommunication par Benoît XVI des évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988, ou à celle des imprécises et faiblement pertinentes données géopolitiques et militaires de nos temps ténébreux, imaginant, sans plus d’examen superflu dans de surprenants discours témoignant d’une immense confusion justifiant le sionisme plus que ne pourrait le faire n’importe quel rabbin kibboutznik, que le don fait à Moïse par l’Eternel de la terre promise perdure sans aucun changement après la venue du Christ en ce monde, ce qui est totalement absurde, oubliant par là même, dramatiquement, que l’actuel judaïsme rabbinique synagogal et talmudique, infidèle à sa vocation spirituelle par son rejet du Messie, n’a strictement plus rien à voir, et ce de manière impressionnante, avec le judaïsme biblique. Voilà l’oubli radical de certains esprits qui souhaitent aborder, dans un babillage affligeant qui conjugue souvent jusqu’à l’écoeurement la pénible bêtise et la grossière stupidité, la « Question Juive », en évacuant purement et simplement la place de Jésus-Christ au sein de l’Histoire, se rendant ainsi absolument incapables de penser en chrétiens, et qui donc, conséquemment, rejoignent dans leurs positions impies et scandaleuses, consciemment ou inconsciemment, les pires ennemis du Christ et de son Eglise.

 

 

La substitution de l’Église (Verus Israël), à la Synagogue

 

 

Afin de pouvoir penser « chrétiennement » cette « Question Juive », Mgr Charles Journet (1891-1975) consacra au «Mystère d’Israël» une longue méditation, bien plus cohérente que les thèses défendues par Jacques Maritain (1882-1973) qui, disciple d’Aristote et saint Thomas, se voulait également, dans une impossible équation, celui de Léon Bloy, longue méditation donc, écrite à la lumière du pamphlet mi-littéraire, mi-prophétique, et surtout profondément hérétique et gnostique sur le plan trinitaire soutenant une thèse pneumatologique singulièrement déviée du dit Léon Bloy, le Salut par les Juifs , supposant de façon abominable une divinisation de Satan, dont on peut d’ailleurs constater dans ce cas frappant l’incroyable puissance séductrice, par son identification au Paraclet, thèse dont on a d’ailleurs pu vérifier depuis sa publication les puissants ravages qu’elle produit invariablement sur les esprits faibles et les bavards ignorantins absolument incultes sur le plan théologique [1].

 

 

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Prophète luciférien professant un philosémitisme gnostique,

Léon Bloy livra le secret de son hérésie pneumatologique dans le Salut par les Juifs :

 

« Il [le Paraclet] est tellement l’identique de ce Lucifer qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu’il est à peu près impossible

– fût-ce dans l’extase béatifique – de les séparer… »

(Le Salut XXXIII)

 

 

 

On se penchera donc, pour aborder cette question juive, de préférence sur la réflexion de Mgr Charles Journet, infiniment plus sérieux que Léon Bloy ou Jacques Maritain sur le plan doctrinal, qui tenta d’initier une interrogation chrétienne d’Israël, en se fondant sur l’enseignement traditionnel de l’Église, Eglise qui ne craignait pas alors d’évoquer à juste titre, c’est-à-dire avant le funeste Concile Vatican II et les délirantes déclarations de Nostra Aetate - qui vont jusqu’à soutenir que les juifs qui ne croient pas en Jésus sont inclus également dans le plan du Salut -, la substitution de l’Église à la Synagogue, Synagogue talmudique que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan et qui fut rejetée par Dieu (Apocalypse. 2, 9 ; 3, 9) en raison de son infidélité, et répudiée au profit de l’Eglise (Jésus dit aux pharisiens qui niaient sa divinité, c’est-à-dire au judaïsme rabbinique et postbiblique antichrétien [2], que leur père selon la génération charnelle était certes Abraham, mais que selon l’esprit c'était le diable (Jean VIII, 31-47), thème repris et développé par saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon St Jean, Homélie LIV, 1, Saint Augustin, Commentaire sur Jean, Discours XLII, 1, et saint Thomas D’Aquin, Commentaire sur St Jean, VIII, Lectio IV, 1201.

 

 

Charles Journet déclare donc solennellement dans son ouvrage :

 

-  « Nous voudrions adresser aux juifs un rappel. Quand ils rendent l’Église responsable, pour les avoir accusés devant l’histoire de déicide, de leurs immenses malheurs, ils oublient que Dieu, que Iahvé lui-même, en les choisissant comme unique peuple messianique et théophore, devait les rendre odieux et les désigner à l’hostilité du monde et des peuples païens, longtemps avant l’Incarnation, longtemps avant le déicide. […] Le déicide est venu. Il a empêché les juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational. Il n’a pas fait que la main de Dieu cessât de reposer sur eux. Il a fait qu’elle ne s’y repose plus comme autrefois, et qu’elle ne s’y repose pas non plus comme dans l’Église, désormais seule messianique et seule théophore, elle aussi persécutée, par le monde et parfois par eux. » (Ch. Journet, Destinées d’Israël. À propos du Salut par les Juifs, Paris, 1945, pp. 199-201.)

 


Responsabilité du judaïsme pharisaïque dans la mort du Christ

 

Ces lignes, dont la grande pertinence nous permet de mieux cerner le sens de la terrible situation en ce monde du peuple qui demanda que l’on crucifie le Messie, ont le mérite de montrer clairement le sens des conditions mêmes dans lesquelles se trouvent placés les Juifs depuis le Golgotha, et la raison du châtiment qu’ils subirent collectivement, consécutivement à l’ignominieux traitement infligé au Christ sur le Calvaire. Rappelons que pour tous les Pères de l’Église, unanimement (de st Ignace d’Antioche † 107 à st Augustin † 430, en passant par st Justin † 163, st Irénée† 200, Tertullien † 240, st Hyppolite de Rome † 237, st Cyprien 258, Lactance † 300, st Athanase † 373, st Hilaire de Poitiers † 387,st Grégoire de Nazianze † 389, st Ambroise de Milan † 397, st Cyrille d’Alexandrie † 444), ce qui porte la responsabilité de la mort de Jésus est bien le judaïsme pharisaïque talmudique par le truchement de ses “fidèles”. Dans la mort du Christ, c’est donc la communauté religieuse d’Israël post-biblique qui est impliquée (hormis un “petit reste” qui fut fidèle au Christ : les Apôtres, les Disciples, etc.), la majeure partie du peuple ayant prit une part active à la condamnation de Jésus [3].

 

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«Nous, nous avons une Loi, et d’après cette Loi, Il doit mourir ! »

 

(Jean, XIX, 7)

 

Il faut, dès lors, comprendre que le peuple juif était, effectivement, un peuple théologique, le peuple théologique par excellence que Dieu s’était créé pour Lui, il se devait de devenir une race salvatrice dans le Christ. Ainsi, tout ce qu’on pourra dire au sujet des juifs restera bien court devant la grandeur de ce peuple qui nous a donné le Christ. Mais le Christ ne se réduit pas à son origine juive, comme certains littérateurs contemporains maladroits voudraient le laisser supposer, incapables de voir plus loin que leur minuscule et médiocre horizon charnel [4]. Le Christ, qui se fit homme, était d’une grandeur qui surpassait infiniment l’humaine condition. Le Christ était Divin, le Christ était le Fils Unique du Père, la Splendeur rendue visible de la Substance Divine. Aussi le peuple juif, soutien généalogique de grandeurs qui surpassaient sa propre valeur, aurait dû s’abîmer dans sa propre petitesse à cause des grandeurs qu’il portait. Mais au contraire une partie d’Israël fut mordue par l’orgueil. Insensée, elle se crut plus grande que les autres peuples, que toutes les autres races, et surtout plus grande que le Christ. Elle se crut supérieure à tous et éleva autour d’elle une enceinte pour ne pas se contaminer à l’infériorité des autres ; et elle a travaillé pour les dominer et, finalement, par son rejet criminel du Messie, s’est retrouvée soumise aux nations car, comme pour Esaü et Jacob (Genèse 27 30-41), l’aîné a été soumis au cadet [5].

 

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« Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations

jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis»

 

(Luc XXI, 24)

 

Les Juifs talmudiques et la Synagogue zélés serviteurs du mystère d’iniquité

 

 

La destruction du second Temple par Titus en 70 et la défaite de Bar Kocheba en 135 qui participaient des châtiments annoncés par les prophéties, constituèrent pour le judaïsme une catastrophe aussi importante que la destruction du premier Temple en - 586 av. Jésus-Christ. Le peuple juif, dont le chandelier sacré du Temple fut exhibé triomphalement à Rome, perdit ainsi son identité politique et sa référence religieuse. C’est dans ces circonstances qu’apparut le mouvement rabbinique talmudique. Les rabbins, héritiers des pharisiens, prirent définitivement autorité sur la vie communautaire et spirituelle. En attendant que Dieu accordât la rédemption messianique à tout Israël, la Torah — l’étude et l’observation de ses commandements — devait tenir lieu de Temple. Certains rabbins affirmèrent que, si tous les juifs se conformaient à la Torah, le Messie serait obligé de venir. Institutionnellement, la Synagogue et la maison d’étude rabbinique, remplacèrent donc le Temple détruit. Dès lors, les Juifs qui furent longtemps les dépositaires du mystère de fidélité, après la mise à mort du Christ ce convertirent, en se basant sur une conception judaïque talmudique dévoyée que les pontifes romains considérèrent comme une manifestation de la permanente « perfidie » juive, en zélés serviteurs du mystère d’iniquité n’acceptant pas la substitution sacerdotale de leur élection à l’Eglise qui devenait, après eux, le véritable Israël. Joseph de Maistre (1753-1821), qui réfléchira à la signification à la rigueur du châtiment infligé à Israël et s’interrogera sur la dureté de l’exil imposé aux hébreux depuis la mort de Jésus, exprime fort bien l’une des raisons de cette situation : « Dieu vous a dispersés parmi les nations […] ; afin que vous leur appreniez qu'il est le seul Dieu et le seul tout-puissant. » (Soirées de Saint-Pétersbourg, IXe Entretien.)

 

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« On ordonne d’écrire toutes les sages et utiles promulgations et provisions des évêques (…)

pour préserver complètement la vie catholique de leurs troupeaux

de la contamination par la perfidie juive. »

 

(Benoît XIV, 1751)

 

A d’autres qu’aux hébreux, furent donc accordées les bénédictions de la Promesse. Et ces autres-là, c’est, ceux Juifs et Gentils - Juifs d’abord et Gentils ensuite - qui forment l’Eglise de Jésus-Christ. L’Eglise de Jésus-Christ est le vrai Isaac, le vrai Jacob, et le vrai Abel. Le Christ a été le sanctificateur des Juifs et des Gentils pour former une création nouvelle, l’Eglise de Jésus-Christ, qui adore le Père en Esprit et en Vérité. (Jean, IV). Dès le jour de la Pentecôte (Actes II,1), il y eut formation et constitution sur la terre d’un nouveau peuple de Dieu : l’Église, «car nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps» (1 Corinthiens 12,13). De sorte, sachant que saint Augustin, saint Irénée, saint Thomas, saint Bonaventure, Cajetan, Bellarmin, Baronius, saint François de Sales et presque tous les pères et théologiens partagent cet avis : « Jésus-Christ, a pris l’ancienne Eglise et l’a mise dans la nouvelle ; il a pris la Synagogue, et lui a substitué l’EgliseLes Juifs qui ont été depuis Jésus-Christ, et qui sont à présent, ont été et sont des déserteurs de la religion juive, puisqu’il n’ont point voulu reconnaître le Messie, ce qui faisait pourtant le point capital de leur religion. » (Finis Legis Christus X, 4) Ainsi, fatal aveuglement des modernes qui ont perdu tout sens théologique, il y a bien un lien de cause à effet direct entre la crucifixion et les événements qui suivirent, à savoir : l’arrêt du culte mosaïque, la cessation des sacrifices du Temple, la destruction de Jérusalem, la dispersion et l'exil loin de leur terre des hébreux. Tout cela correspond à la réalisation exacte de ce que le Christ avait solennellement prophétisé aux juifs : « Viendront des jours de vengeance... il y aura une grande contrainte, une grande colère sur la terre pour ce peuple... et ils tomberont au fil de l’épée, et ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ». (Luc, XXIII, 20-24). Alors, tout ce que le monde put produire de plus inique et de plus pervers sortit aussi de ce peuple qui se réjouissait du sang du Sauveur et qui clamait : «Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants !» (Matthieu XXVII, 25). Le crime le plus grand de tous les temps, la mort de l’Homme-Dieu, a été perpétré par ce peuple qui mérita pour cela le nom de «perfide ». Où est donc la racine du péché et de toutes les erreurs judaïques ? Dans le fait «qu’une partie de ce peuple» a cru que ses promesses faites aux Juifs à cause du Christ qui devait naître d’eux, furent faites à sa chair, à sa race, à sa généalogie, à sa nation. En d’autres termes, au lieu de s’apercevoir que si le peuple Juif était le peuple de prédilection, il l’était uniquement par le Christ. Eux, dans leur aveuglement, crurent que ce fut le Christ qui eut de quoi Se glorifier de Sa descendance généalogique.

 

L’Eglise est aujourd’hui « l’Israël spirituel » authentique

 

Rappelons que les bénédictions de l’Eglise, ou de ceux qui la composent, dépassent celles de l’Ancienne Alliance. L’union des croyants avec le Christ par le Saint Esprit, telle qu’elle est décrite notamment dans l’épître aux Éphésiens, est un privilège exclusif des chrétiens. En outre, les croyants de l’époque actuelle sont des étrangers sur la terre ; ils suivent un Sauveur rejeté et méprisé du monde. Le résidu d’Israël qui héritera du royaume millénaire, de même que les gens des nations qui y auront part, n’y seront nullement des étrangers. Sur une terre purifiée par les jugements, ils seront les sujets d’un Christ glorieux dont l’autorité sera reconnue de tous, mais lorsque la Divine Providence le décidera, pas avant ! L’Israël spirituel authentique aujourd’hui c’est, de ce fait, l’Eglise de tous les baptisés. Le peuple hébreu, l’Israël charnel, n’est plus qu’une réalité naturelle désacralisée dont la filiation divine a cessé sachant qu’il n’y rien « qui puisse suggérer l’idée d’une prérogative quelconque d’Israël comme peuple de Dieu depuis l’instauration de la Loi nouvelle. La promesse faite par Dieu au peuple israélite est une alliance temporelle et transitoire, abandonnée au profit de la Nouvelle Alliance. Quand donc saint Paul affirme que les ‘‘dons et l’appel de Dieu sont sans repentance’’ et que ‘‘Dieu n’a pas rejeté son peuple’’, il signifie par là que Juifs et Gentils sont convoqués à l’obéissance de la foi et qu’Israël n’est pas exclu de cet accueil universel puisqu’à la fin des temps il sera réintégré. Or cette réintégration ne s’effectuera pas selon le statut de l’Alliance Ancienne et dans le régime de l’Israël charnel, mais bien sous le sceau de la Nouvelle Alliance et dans la sphère indéfiniment élargie de l’Israël spirituel [cad l’Eglise]. Dieu ne laissera pas protester sa promesse parce que l’Eglise est désormais le peuple de Dieu et qu’Israël lui sera finalement incorporé. » [6]

 

Aujourd’hui, en attendant le retour du Messie, nous sommes donc historiquement placés dans le temps de l’Eglise, le temps du « Nouvel Israël », le ‘‘Verus Israël’’ [C’est saint Justin martyr (IIe s.) dans le dialogue avec Tryphon, dans lequel il défendait le christianisme contre un interlocuteur juif, qui utilisa pour la première fois l’expression à propos de l’Église : « véritable Israël » (cf. §135) ], qui correspond au temps de la grâce, temps qui succède à la Loi et au culte mosaïque, période caractéristique qui a commencé lors de la venue du Christ et qui n’est pas encore terminée tant que le Messie n’est pas de nouveau revenu en Gloire. C’est la période durant laquelle le peuple d’Israël est placé, sur le plan de l’Histoire Sainte dont le déroulement se poursuit, dans la sujétion des nations et dans la dépendance spirituelle des promesses faites à l’Eglise. Le Seigneur indique d’ailleurs que Jérusalem sera « foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accompli s» (Luc 21, 24). Ces temps, ces temps historiques à l’intérieur desquels le peuple juif possède une importance exceptionnelle puisque c’est un peuple qui accompagne l’humanité dans tout le déroulement de l’Histoire, ces temps ont commencé au moment où, dans son gouvernement envers Israël, Dieu dut livrer son peuple entre les mains des nations. Le Temple fut détruit, de même que la muraille de Jérusalem, la ville brûlée, ses trésors emportés, et le peuple qui avait échappé à l’épée emmené en captivité. La sentence «Lo-Ammi», c’est-à-dire « pas mon peuple», annoncée par le Prophète Osée, entra ainsi en vigueur d’une façon redoutable. La pénible et éprouvante réprobation d’Israël se voit ainsi, certes mystérieusement mais aussi formellement, permise jusqu’à ce qu’Israël accepte le Messie et rejoigne l’Eglise, ceci correspondant exactement à ce que saint Paul dit nettement : « … alors tout Israël sera sauvé. » (Romains, XI, 25).

 

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« Alors la Bête et le Faux Prophète seront pris et jetés vifs dans l’étang de feu et de souffre,

et Satan sera lié dans l’abîme pour mille ans. »

 

(Apocalypse XIX, 19-21 ; XX, 1-3)

 

Il y aura donc une fin à la réprobation et aux temps des nations qui se termineront, non pas à la faveur d’une décision volontaire bassement profane, nationaliste et antireligieuse du peuple Juif décidant de retourner en Terre Sainte en s’y imposant brutalement par la force des armes et la terreur en piétinant le plan que Dieu a forgé pour le peuple élu qui doit lui aussi, selon l’eschatologie de l’Histoire Sainte, trouver sa place dans le Royaume, mais seulement lorsque le résidu juif fidèle, reconstitué à travers les terribles jugements apocalyptiques, entrera dans la bénédiction du Millénium. En effet, si la structure et la dynamique des nations et de la vie profane tombent sous la coupe du «Prince de ce monde» parce que ce dernier a acquis sur elles possession l’homme ayant cédé à sa suggestion, sur le terrain de l’Histoire Sainte il faut impérativement que soient mises en œuvre des forces spécifiquement saintes. Israël sera alors de nouveau reconnu comme étant le peuple de l’Éternel. « Je dirai à Lo-Ammi : Tu es mon peuple, et il me dira : Mon Dieu» ( Osée 1,9 ; 2:23). Les prophètes de l’Ancien Testament nous parlaient déjà du résidu d’Israël qui jouera un rôle de premier plan aux derniers jours. Ce sont les réchappés de l’épée (Esaïe 4:2 ; 10:20 ; Jérémie 31:2 ; Joël 2:32). Dans une période où la grande masse d’Israël se détournera de Dieu et sera l’objet de son jugement, ce sont ceux dont Dieu aura touché le coeur et qu’il aura amenés à la repentance. Dieu les reconnaîtra comme étant son peuple, et après les tribulations, ils entreront dans les bénédictions du Millénium ainsi que l’explique l’Ecriture.

 

La religion chrétienne seule nécessaire au Salut

 

Or, alors que nous possédons de telles déclarations positives de la part de Dieu dans l’Ecriture, déclarations commentées et confirmées par l’ensemble des Pères et docteurs de l’Eglise, et comme le soutenait Léon Bloy, dans un instant de lucidité au milieu de ses visions gnostiques inspirées par un philosémitisme désorienté qui fit tant de dégâts contagieux dans le catholicisme post-conciliaire [7], comment est-il possible de se prétendre respectueux de Dieu lorsqu’on ignore, ou, plus grave encore, méprise sa Parole, en n’établissant son jugement et ses opinions que sur l’immédiate visibilité des faits, alors que l’unique, la seule authentique et véritable fidélité, se mesure uniquement au strict respect des plans de Dieu sur l’Histoire : « C'est à détraquer l'entendement, à suggérer le dégoût de vivre, de penser qu'un homme peut se dire admirateur du Salut par les Juifs et croire, en même temps, qu'il y a des choses plus importantes que d'obéir aux commandements de Dieu » (1899, Dix-sept mois en Danemark.).

 

Retenons que la venue du Christ a abrogé la Loi mosaïque en ce que celle-ci avait de propre au peuple Juif, L’épître aux Hébreux ayant été écrite pour montrer aux Juifs que tout le système de la Loi — en particulier la sacrificature et les sacrifices — était mis de côté. Il s’agissait «d’ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement» (Hébreux 9, 10). Mais le Christ étant venu, nous avons en lui le seul sacrifice capable d’ôter les péchés (Hébreux 10, 12-14), et le sacrificateur parfait qui «nous convenait» (7:25, 26). Ainsi comme le précise saint Paul : « Il y a abrogation et caducité de la religion qui a précédé, à cause de sa faiblesse et de son inutilité car a loi n’a rien amené à la perfection» ( Hébreux 7, 18-9). La religion chrétienne est ainsi devenue la seule religion nécessaire au Salut de tous les hommes, qu’ils soient Juifs ou païens, et ce jusqu’à la fin des siècles puisqu’elle n’a plus à recevoir de développement dans la mesure où Jésus-Christ nous l’a donnée aussi parfaite que Dieu la voulait pour la Rédemption générale du genre humain, ce que tiendra à souligner fermement le cardinal Jean Daniélou (1905-1974), précisément au moment où les théologiens de Vatican II proféraient des absurdités :

 

- « … une théologie discutable [parle] du rôle actuel du peuple juif dans l'histoire du salut. [Elle] affirme en particulier qu'on ne peut pas dire que “le peuple juif a été dépouillé de son élection”… C'est également tout confondre que d'écrire que “la première Alliance n'a pas été rendue caduque par la Nouvelle”. Que signifient alors les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, d'Ancien et de Nouveau Testament?… Parler de la Nouvelle Alliance, c'est dire que l'Ancienne est dépassée. Dire que l'Ancienne Alliance n'est pas caduque, parce qu'elle est “la racine, la source, le fondement, la promesse”, c'est jouer sur les mots. Car c'est précisément parce qu'elle est la promesse qu'elle implique l'accomplissement. Cela nous devons le dire clairement et loyalement, comme l'ont dit les premiers apôtres, comme l'a dit toute l'Église.» (Cardinal Jean Daniélou, "L'Église devant le judaïsme", Le Figaro, 28-29 avril 1973, in La Documentation Catholique, LXX, Paris, 1973, pp. 620-621.)

 

C’est pourquoi, on est légitimement fondé à pouvoir affirmer que le peuple Juif s’est vu retiré sa fonction eschatologique et messianique par son refus d’accueillir le Messie qu’il livra aux Romains pour qu’il soit crucifié. Le seul Israël véritable qui subsiste c’est donc l’Eglise : « L’Eglise se relie à l’Ancienne Alliance, à laquelle elle se substitue – l’Eglise est le nouvel Israël, c’est Jésus-Christ répandu et communiqué. » (Bossuet, Discours sur l’Histoire universelle, O. C., t. IV.) Ecoutons d’ailleurs avec respect en guise de conclusion, à propos du mystère de substitution de l’héritage d’Israël à l’Eglise, l’admirable témoignage, si empli d’une impressionnante vérité, d’un Juif qui reconnut le Christ comme le Messie et demanda le baptême afin d’entrer dans le sein de la Sainte Eglise [8] :

 

- « Nous avons condamné notre Roi et notre Dieu. Cette condamnation était la nôtre. Sur le Calvaire expire le Messie (…) le Roi des Juifs. Le crime inexpiable est consommé. La malédiction divine est sur nous. Nous ne sommes plus l’Israël de Dieu, la race élue. Nous ne comprenons plus nos patriarches et nos prophètes. Un voile devant nos yeux, sur notre esprit, sur notre cœur, une voile de sang : le Sang du Juste. Ce sang qui cimente les fondements de l’Eglise et par lequel la gentilité devient l’héritière des promesses d’Abraham, l’Israël véritable, retombe sur nous, malheureux, en gouttes accablantes, torturantes, vangeresses. Mais loin de nous repentir, nous nous enfonçons dans notre crime chaque siècle davantage, nous nous y obstinons, nous l’aggravons, nous le surchargeons de haines, de toujours plus de haines, d’inextinguibles haines. Contre l’Eglise et son Christ, avec les ennemis du Christ, chaque âge nous retrouve. (…) Nous pouvons gémir avec notre prophète Esaïe : ‘‘Nous attendions la lumière et nous voilà dans les ténèbres’’. (…) C’est pourquoi le Seigneur s’est éloigné de toi, faux Israël ! Il a renversé ton Temple, ta ville, ton sacerdoce. Il a fait Alliance avec un peuple fidèle à la Tradition, le peuple chrétien qui, reconnaissant le Messie dans Jésus fils de David, est devenu le vrai peuple d’Abraham, l’héritier des promesses divines ! Jérusalem est dans l’Eglise, Lévi dans le sacerdoce catholique, Moïse dans Jésus-Christ ! » (P. Loewengard, La Splendeur catholique, du Judaïsme à l’Eglise, Librairie Académique Perrin, 1910, 201-102 ; 243-245.)

 

 

Notes.

 

[1] On peut aisément parler d’une infecte déviance au parclétisme luciférien chez Léon Bloy qui, recevant son secret, comme il l’avoue dans sa correspondance avec Ernest Hello en 1880, d’Anne-Marie Roulé la Véronique du « Désespéré », était parfaitement conscient de ce que ses positions aventureuses pouvaient avoir d’inacceptable sur le plan théologique. Ainsi, dans le Mendiant Ingrat il écrit, parlant des dernières pages du Salut par les Juifs : « J’ai trouvé ma conclusion. Je vais donc enfin pouvoir m’évader de cette brochure qui me tient captif depuis plus de deux grands mois. Je suppose que, désormais, il n’y a plus pour moi d’amis espérables dans ce qu’on appelle le monde catholique. » (Le Mendiant Ingrat, 31 août 1892). L’idée de Bloy consiste à attribuer à Satan le Prince des ténèbres, ce qui pourtant n’appartient qu’à Dieu en substituant à la figure du Saint Esprit sa conception d’un Satan/Paraclet, sachant tout de même que Satan n’est qu’un ange, certes primitivement le plus élevé et le plus haut des Anges, mais reste bien une créature et non l’une des Trois Personnes de la Sainte Trinité. Cette conception, profondément hérétique et blasphématrice sur le plan théologique, soutien en fait qu’il existerait un conflit au sein de la vie trinitaire intra-divine et laisse supposer, outre une identification substantielle entre le Paraclet et Satan, une éventuelle désobéissance de l’Esprit-Saint à l’image de la lutte entre Caïn et Abel ou de la parabole de l’enfant prodigue et de bien d’autres encore [« J’aurais pu tout aussi bien rappeler l’histoire d’Isaac et d’Ismaël, de Jacob et d’Esaü, de Moïse et du Pharaon, de Saül et de David… où la Compétition mystique des Aînés et du Puîné, décisivement et sacramentellement promulguée sur le Golgotha, fut notifiée, tout le long des âges, dans le monde prophétique. » (Le Salut par les Juifs)], qui nous exposerait, indirectement, le possible retour en grâce auprès de Dieu à la fin des temps de Satan. Bloy chercha ensuite à justifier sa folle position luciférienne, en particulier auprès de Paul Jury s.j., en prétendant qu’il n’avait fait que s’appuyer sur la prière liturgique du Samedi Saint. Mais en vain car, comme l’explique fort bien l’Eglise, « l’Astre du matin » qui n’a point de couchant et qui, en quittant les enfers a répandu sur le genre humain une lumière bienfaisante » (Chanoine Harmignie, Missel Bénédictin, Prière du Samedi Saint, 1943), cette « Lumière bienfaisante » c’est, comme tout le monde le sait parfaitement et sans aucune ambiguïté lorsqu’on récite cette prière, le Christ, Lui la Vraie Lumière. Il faut donc être puissamment troublé et soumis à une quasi « infection spirituelle » pour commettre une telle transposition si gravissime sur le plan doctrinal et pneumatologique qui ramène celui qui la soutient au rang abominable des gnostiques Mandéens, adorateurs de Lucifer-Satan, aux positions  des Sabéens et des Yésidis, aux conceptions des Messaliens ou Euchites. Ainsi donc, toute l’œuvre de Léon Bloy qui présente sous les traits d’une exégèse symbolique de l’Histoire les figures du Paraclet luciférien cherchant à s’incarner (Christophe Colomb, Naundorff, Napoléon, Jeanne d’Arc, Les Juifs etc.), et en particulier sa réflexion sur la question juive traduite dans le Salut par les Juifs [« le seul livre du XIXe siècle où il soit parlé de la Troisième Personne » (Mon Journal, 17 mai 1899)], participe d’une abominable position authentiquement hérétique qui n’est pas sans rejoindre certains courants manichéens combattus par saint Athanase qui prétendaient que l’Esprit Saint était un ange, ou de l’ésotérisme judaïque soutenant que c’est en s’enfonçant dans l’abjection la plus radicale que l’on s’ouvre au Salut, attitude défendue par Nathan de Gaza au XVIIe siècle, disciple du faux Messie Sabbataï Tsevi qui ira jusqu’à se convertir à l’Islam. (Cf. G. Scholem, Les grands courants de la mystique juive, 1960 ; Du Frankisme au Jacobinisme, 1979.)

 

[2] Le Judaïsme rabbinique synagogal actuel qui s’est peu à peu imposé, dirigé par les Pharisiens , est une trahison considérable du Judaïsme originel. Ce Judaïsme rabbinique s’est autorisé très tôt à transgresser l'interdit de consigner la Torah Orale, constituant un corpus de règles établies par une tradition hétérogène, depuis le Talmud jusqu'à aujourd'hui (Halakha), Torah orale qui sera incluse dans la Mishna, sur laquelle s'élabora ensuite la Tossefta, puis la Guemara. Il importe de comprendre que le Judaïsme biblique du premier Temple était centré uniquement sur les prêtres, c’était un judaïsme sacrificiel placé sous l’autorité exclusive des prêtres (cohanims). D’ailleurs les livres du Pentateuque, qui s'élaborent à cette période, ne font à aucun moment allusion aux rabbins. Même après le retour d’exil de Babylone et l’édification du second Temple, alors que de profondes modifications s’étaient pourtant produites au sein du judaïsme, les rabbins ou Pharisiens n’occupent encore qu’une place très marginale puisque la vie religieuse est encore largement centrée su les sacrifices et les prêtres. Or, en 70 après Jésus-Christ, les Romains détruisant le temple de Jérusalem, éliminent de fait les prêtres et les Sadducéens. Les rabbins, c’est-à-dire les Pharisiens restent les seuls représentants de l’autorité religieuse juive, et c’est leur vision du judaïsme qui va s’imposer définitivement en modifiant profondément le judaïsme mosaïque. Il ne faut pas oublier que les rabbins ou Pharisiens, ne sont pas des prêtres dont il se différencient grandement, ce sont uniquement des érudits, des spécialistes de la loi religieuse, en particulier de la « loi orale »  dans laquelle vont être introduits des commandements (mitzvot) tout à fait nouveaux, non inclus dans la Torah écrite (c'est-à-dire la Bible et surtout le Pentateuque), commandements qui, bien qu’étrangers aux enseignement traditionnel du judaïsme mosaïque, finiront par prendre une valeur normative. C’est pourquoi, certains courants du judaïsme rejetteront la Torah orale la regardant comme une pure innovation pharisaïque, les prêtres en particulier qui en contesteront toute valeur, ne la considérant que comme un ensemble de traditions dénuées d’authenticité spirituelle (position qui ressurgira particulièrement au VIIIe siècle au sein du judaïsme karaïte bien plus fidèle au mosaïsme primitif).

Ainsi, les Juifs, incrédules envers la divinité du Christ, constitueront après la chute de Jérusalem un judaïsme talmudique, rabbinique et pharisaïque qui, plus qu’une religion proprement dite, sera en fait une lignée extrêmement hostile au christianisme comportant des thèses, dont les "interprétations tournoyantes du texte Saint" (sic !) se traduisent surtout par une extraordinaire violence comme on peut en juger  : « Tous les chrétiens doivent être tués sans en excepter les meilleurs » [Zohar I, 219 b] ; «Le meilleur parmi les Goïm mérite d’être mis à mort» [Abhodah Zarah 26 b Tosephoth] ; « Efface la vie du chrétien et tue-le. C’est agréable à la Majesté Divine comme celui qui offre un don d’encens» [Sepher Or Israël, 177 b], violence qui se fera même horriblement blasphématoire et insultante envers le Christ : « Fils illégitime, conçu pendant les règles de sa mère » [Kallah, 1b. (18b)] ; « Mort comme une bête et enterré dans un tas de fiente » [Zohar III, (282)] ; « Le fils de Pandira, un soldat romain » [Abhodah Zarah II] ; « A la veille de la Pâque a été pendu. Quarante jours avant cela cette proclamation a été faite : Jésus doit être lapidé à mort parce qu'il a pratiqué la sorcellerie » [Sanhedrin 43a] ; « Jésus est dans l'enfer, bouillant dans des “excréments chauds” » [Gittin 57a] , et la Vierge Marie, dont le caractère immonde et l’abjecte grossièreté haineuse , nous invitent à ne pas y insister d’avantage. (Cf. Mgr Justin Bonaventure Pranaitis, théologien professeur d’hébreu à l’Académie Impériale de Saint-Pétersbourg, «Christianus in Talmude Judaeorum, sive rabbinicae doctrinae de christianis secreta», 1892]. Les exégètes distinguent donc nettement le judaïsme Antique, du Temple, c’est-à-dire biblique, du nouveau, Talmudique qui contient des traditions qui ont été confiées à un corps de soixante dix savants, le Sanhédrin. Le religieux s’y mêlera de façon hétéroclite au profane, surtout depuis que les juifs furent emmenés captifs à Babylone (586 Av. J.C.). L’autorité des rabbins se substituera alors à celle de Moïse et des prophètes, constituant en fait peu à peu un judaïsme nettement anti-biblique. « Dans son Pugio fidei, « Le poignard de la foi », le dominicain Raymond Marti avait concédé dès le xiiie siècle - élément que signalera par souci de pédagogie Pascal dans la perspective apologétique des Pensées : « Les juifs le refusent, mais non pas tous : les saints le reçoivent, et non les charnels. Comme la raison qu'ils en ont, et la seule qui se trouve dans tous les écrits, dans le Talmud et dans les Rabbins, n'est que parce que Jésus-Christ n'a pas dompté les nations en main armée Ps.44:3. » [ Section XII , Preuves de Jésus-Christ – 760 ] – et Bossuet, d’ailleurs exactement dans le même sens et pour le même but apologétique afin de montrer que les Juifs en refusant le Messie sont devenus infidèles à Dieu : « Peu s'en fallut qu'ils ne renonçassent à l'espérance de leur Messie qui leur manquait dans le temps, et plusieurs suivirent un fameux rabbin dont les paroles se trouvent encore conservées dans le Talmud. » [ Discours sur l’ Histoire universelle, II, 10]), que le Talmud, soit l’ensemble dit du Talmud de Jérusalem synopsis de l'analyse de la Mishna et le Talmud de Babylone (Talmud Bavli) incluant la Mishna et la Guemara babylonienne, comprenait « des éléments qui justifiaient le christianisme » – mais ce n’était que « perles dans un fumier ». [Plus tard] les cabalistes chrétiens distingueront, au xve siècle, deux « strates » dans le Talmud : la plus ancienne, antérieure à la venue du Christ, le Sefer ha Zohar (Talmud vetus), qui recèle « les mystères les plus profonds du christianisme », et qui, à ce titre, peut être objet de débat, et des écrits plus récents, foisonnant de blasphèmes et autres impiétés (les midrashim tardifs). Ainsi, en 1553 le décret pontifical de Jules III entraînait la confiscation et le brûlement « de tous les livres du Talmud », puis en 1733 une interdiction absolue du Talmud fut promulguée, réitérée en 1751 par Benoît XIV. Pie VI, en 1778, déclarera solennellement : ‘‘le Talmud est l’abomination par excellence’’.[Cf. Daniel Vidal, « Les juifs et l’Église romaine à l’époque moderne (xve-xviiie siècles) », Archives de sciences sociales des religions, 142 (2008) ]

 

[3] Mgr Joseph Lémann (1836- 1915), juif converti au catholicisme, exposa dans un texte extrêmement développé, la responsabilité directe des Juifs dans la mort du Christ : L’Évangile de Jean (VIII, 56) dit “Abraham, votre père (selon la chair), désira voir mon jour (l’Incarnation du Verbe), il l’a vu (en esprit) et s’en est réjoui (il m’accueillit dans son âme, dans sa foi, tandis que vous non)”. Donc, seul celui qui a la foi d’Abraham dans le Christ, est lié à l’Église du Christ, indépendamment du peuple auquel il appartient; puisque “dans le Christ il n’y a plus ni juif, ni grec”. On est chrétiens, fils dans la foi d’Abraham, que l’on soit juif ou non selon le sang. Les Apôtres, la Sainte Vierge, les premiers convertis comme homme, étaient juifs de sang et chrétiens de foi ; vrais fils d’Abraham selon l’un et surtout l’autre. Eugenio Zolli par exemple ( Cf. C. Nitoglia, De la Synagogue à l’Église. Les conversions d’Edgardo Mortara, Giuseppe Stanislao Coen et Eugenio Zolli, CLS, Verrua Savoia, 1997) était juif de race, mais devint chrétien de foi, et c’est alors seulement qu’il fut vrai fils d’Abraham. Or la descendance charnelle juive, qu’on la nomme la lignée, la race ou le peuple d’Abraham, n’ayant pas accepté le Christ comme Dieu et Messie, n’a certes pas de lien religieux avec l’Église chrétienne car elle n’en partage pas la foi dans la divinité du Christ, mais, de plus, s’est concrètement retranchée de la lignée spirituelle d’Abraham. Ce n’est plus la lignée qui compte aujourd’hui sur le plan spirituel, ce serait du racisme et l’Église le rejette, mais la foi dans la divinité de Jésus.

 

[4] A son début, l’assemblée chrétienne n’était composée que de juifs croyants. Or l’Écriture les considère comme constituant le « résidu juif » à ce moment-là. Plus tard, des croyants d’entre les nations ont été amenés à la foi, de sorte que le résidu juif s’est fondu dans l’Église. En Actes 2, l’apôtre Pierre termine sa première prédication en invitant les juifs qui l’écoutaient à se repentir et à être « baptisés au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés» (v. 38). Ils recevraient alors «le don du Saint Esprit», car, ajoute-t-il, « à vous est la promesse et à vos enfants » (allusion aux promesses faites à Israël), « et à tous ceux qui sont loin » (allusion aux nations qui devaient participer aux bénédictions d’Israël). Pierre continue en leur disant : « Sauvez-vous de cette génération perverse » (v. 40). Le jugement divin était donc suspendu sur la nation juive ; et il s’est malheureusement exécuté par la destruction de Jérusalem en l’an 70. Les Juifs qui avaient reçu Jésus devaient se séparer de la nation juive coupable du meurtre du Christ, se désolidariser d’avec un peuple déicide, et le montrer en étant baptisés au Nom du Christ. Ils appartiendraient maintenant à une autre sphère, celle de l’Eglise. À la fin du chapitre 2 des Actes des Apôtres, nous lisons : « Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés » (v. 47). Comme nous l’indique ce verset, ceux qui sont ajoutés à l’assemblée chrétienne, sont «les épargnés», c’est-à-dire ceux que Dieu épargne au moment où la nation juive apostate était jugée.

 

[5] L’Alliance Ancienne devait être dépassée et avait vocation à l’achèvement : «Voici, des jours viennent, dit l’Éternel, et j’établirai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance, non selon l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, mon alliance qu’ils ont rompue, quoique je les eusse épousés...» (Jérémie 31, 31-34). Ce passage capital, cité in extenso dans l’épître aux Hébreux au chapitre 8, et commenté au chapitre suivant, met l’accent sur le fait que la Nouvelle Alliance est établie sur une tout autre base que l’Ancienne. D’abord, c’est une Alliance à un seul contractant, comme celle que Dieu avait faite avec Abraham. Mais elle va plus loin. Elle est fondée sur l’oeuvre de Dieu lui-même dans les coeurs : « Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur coeur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple» (v. 33). Le prophète Ézéchiel, à peu près contemporain de Jérémie, parla lui aussi de la Nouvelle Alliance : « Je ferai avec eux une alliance de paix ; ce sera, avec eux, une alliance éternelle» ( Ezéchiel 37, 26). Dans cette partie de son livre, il annonce, effectivement, le retour d’Israël dans sa terre (34, 13), son rétablissement comme peuple de Dieu (34, 30), l’oeuvre de Dieu dans les cœurs. Mais il convient de bien comprendre que ceci n’adviendra que lorsque les hébreux auront reconnu le Christ qui, ôtant leur « coeur de pierre», leur donnera un « coeur de chair» (36, 26). Ezéchiel annonce donc, par la conversion des Juifs, le règne du Messie à venir (34, 23 ; 37, 24). Certes le sanctuaire de l’Éternel sera de nouveau au milieu d’Israël et cela pour toujours (37, 26), mais ces passages montrent clairement que les promesses annoncées par les prophètes ne se réaliseront que lorsque le peuple élu sera devenu chrétien, pas avant.

 

[6] M. De Corte, Jacques Maritain et la ‘‘question juive’’, in Revue Catholique des idées et des faits, 17 mars 1939. Dans ce texte fort intéressant, qui est une réponse argumentée à l’ouvrage de Jacques Maritain : L’Impossible antisémitisme, in Question de conscience et le Mystère d’Israël, DDB, 1938, réédition : « L’Impossible antisémitisme » DDB, 1994, Marcel De Corte poursuit ainsi sa critique des positions illogiques de Maritain : « […] Il semble donc bien aventureux de considérer avec M. Maritain ‘‘Israël comme peuple toujours choisi’’ et d’user, avec lui, d’expressions aussi ambiguës que ‘‘corps mystique’’ ou ‘‘vocation surnaturelle’’ de la judaïcité… Tout ce que les textes pauliniens nous enseignent, c’est le caractère en quelque sorte sacré de la réprobation qui enveloppe Israël comme totalité jusqu’à la fin des temps. Il est évident que ce caractère n’est surnaturel que dans un sens tout à fait négatif. » Georges Bernanos de son côté, ne se pas privera pas de déplorer : « les rêveries femmelines sur les Juifs de J. Maritain ». (G. Bernanos, Nous autres Français, Gallimard, 1939, p. 68), même si sans doute, ce fut Rebatet qui réagira le plus violemment aux thèses de Maritain : « Nous […] qui en sommes restés à Bossuet et de Maistre, nous cherchons sous ce spiritualisme frénétique la cause vulgaire, platement humaine, et nous la trouvons bientôt. M. Jacques Maritain est marié à une Juive. Il a enjuivé sa vie et sa doctrine. Sa théologie, sa dialectique sont falsifiées […] l’influence de Maritain est considérable, elle s’étend, sournoise mais spécifique, à tous les catholiques-traîtres, aux furieux de la charité, à ces petits cénacles d’ergoteurs, ces revues et ces journaux sans tirages, etc. Voici donc la confusion acceptée, réclamée entre le catholicisme romain, avec sa doctrine fixée, complète, et son pire ennemi, le messianisme vagabond, anarchique…. » (L. Rebatet, Je suis Partout, n°384, 1er avril 1938.)

 

[7] Notons cependant, comme le souligne fort justement M. L’abbé Curzio Nitoglia [Cf. Christianisme et judaïsme, ‘‘L’Ancienne Alliance jamais révoquée’’, Sodalitium, n° 58, Ann. XXII, n2, fev. 2006, pp. 5-25], que la figure qui se détache le plus nettement des cénacles philo-judaïques catholiques d’avant Vatican II, même si elle est peu connue, est surtout celle de Stanislas Fumet (1896-1983), qui vécut jusqu’au pontificat de Jean-Paul II. Stanislas Fumet, qui se disait « l’ami ardent d’Israël », fut à l’origine, en 1925 de « l’union des Amis d’Israël » Association judéo-chrétienne qui se verra fermement condamnée par le Saint-Office en 1928. On trouvait dans cette structure qui avait fait sienne les vues délirantes de Léon Bloy sur la fonction co-rédemptrice des Juifs [« La Race d’où la Rédemption est sortie… porte visiblement les péchés du Monde…[et] ne fut conservée dans la plus parfaite ignominie que parce qu’elle est invinciblement la race d’Israël, c’est-à-dire du Saint-Esprit, dont l’exode sera le prodige de l’Abjection. » (Le Mendiant Ingrat, 12 juin 1892) ; « Les Juifs ne se convertiront que lorsque Jésus sera descendu de sa Croix, Et précisément Jésus ne peut en descendre que lorsque les Juifs se seront convertis. » (Le Salut par les Juifs, IX)], Franceska Van Leer, juive hollandaise faiblement convertie qui, rapidement retourna au marxisme révolutionnaire de Rosa Luxembourg, d’où elle provenait. De façon quasi conciliaire, Stanislas Fumet, dès 1925, c’est-à-dire bien avant de la Shoah et la nouvelle religion qui s’en suivit faisant de l’holocauste un nouveau paradigme théologique, parlait déjà de nos “frères aînés” à propos des juifs, expression employée par Adam Mickiewicz (1798-1885) en 1842, ami de Andrea Towianski (1799-1878). Cette expression sera intégralement reprise par Jean-Paul II en 1986, lorsqu’il exaltera dans un discours comme son maître, en 1978, précisément ce même Adam Mickiewicz. Signalons, dans le même registre de judéolâtrie mystique, un autre grand admirateur de Léon Bloy et Jacques Maritain, Jerzy Turowicz (1912-1999), ami personnel de Karol Wojtyla qui, en 1968, l’invita à exprimer une série de mea culpa à l’égard du judaïsme de la part de l’Église romaine dans une synagogue de Cracovie, où Wojtyla était archevêque. Les Turowicz étaient des juifs frankistes (comme Mickiewicz) qui se convertirent extérieurement au christianisme, tout en restant intérieurement juifs, en 1760, sur ordre du marrane Jacob Frank. Pour revenir à Stanislas Fumet, on remarquera surtout, comment Fumet mettait sur le même plan et remplaçait allègrement Jésus par Israël, selon les thèses cabalistiques d’Isaac Luria, parlant explicitement de sang et de race à propos de la sainte eucharistie : «Lorsqu’un chrétien communie, il devient de la race d’Israël, puisqu’il reçoit le sang très pur d’Israël dans ses veines... Toutes les nations doivent être bénies dans cette race... Chrétiens et Juifs sont de la même race…» (S. Fumet, Histoire de Dieu dans ma vie, Cerf, 2002, pp. 297-298.) On comprend beaucoup mieux où peuvent conduire les folies doctrinales de ce philo-judaïsme catholique outré, et pourquoi dès 1928, le Saint Office condamna avec sévérité « l’Union des amis d’Israël ».

 

[8] C’est Mgr Joseph Lémann, le célèbre prélat déjà évoqué (infra. [3] ) qui étonna par sa conversion qui le fit passer du judaïsme au catholicisme qui, parrain et officiant, baptisa Paul Loewengard sous le nom de Marie-Paul-Joseph le 8 décembre 1908 dans sa chapelle épiscopale. Lors du sermon qui suivit la cérémonie, Mgr Joseph Lémann eut ces belles paroles à l’intention du nouveau baptisé : «Mon Fils, vous n’oublierez pas dans vos prières le pauvre peuple d’Israël. Priez, priez bien, priez ardemment pour les restes d’Israël. Hélas ! le déicide est sur eux ! Mais saint Paul s’annonce et avec lui tous les prophètes : Dieu réserve au peuple d’Israël de sublimes destinées. Le peuple qui tua son Dieu, un jour doit se frapper la poitrine et crier : Pitié ! pitié ! mon Seigneur et mon Dieu ! ‘’Vous ne me reverrez plus, a dit le bon Maître aux Juifs, jusqu’à l’heure où vous me direz : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur !’’ Ah ! qu’elle vienne, qu’elle vienne bientôt cette heure, mon cher Fils ! Vous serez de ceux qui la hâteront. Ce talent que Dieu vous a donné, vous le mettrez au service de la Sainte Eglise pour la conversion d’Israël. » (Du Judaïsme à l’Eglise, op. cit., ch. XXIV, pp. 276-277.)

13:16 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (150) | Tags : antijudaïsme, temple, jérusalem, histoire, histoire sainte, église catholique, juifs |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Zacharias merci beaucoup ! C'est de la saine théologie et de la meilleure qui soit, replaçant avec une rare science, l'ensemble des données doctrinales dans une perspective spirituelle et eschatologique exacte. Vous parvenez, qui plus est, à faire la lumière sur bien des points complexes de la réalité du temps présent, qu'un discours maladroit, confondant les questions politiques et l'Histoire Sainte, l'antijudaïsme et l'antisémitisme, vidé de références sérieuses, n'est plus en mesure d'effectué. Le blog La Question est vraiment un endroit formateur essentiel pour les esprits d'aujourd'hui, si englués dans une confusion religieuse, héritage de plus de quarante ans d'absurdités qui suivirent Vatican II.

Écrit par : Antoine de la Croix de Berny | mercredi, 28 janvier 2009

J'ignorais absolument ce texte de Jean Daniélou que vous nous faites découvrir Zacharias dans ce qui n'est plus une note, mais un authentique article de fond :

« … une théologie discutable [parle] du rôle actuel du peuple juif dans l'histoire du salut. [Elle] affirme en particulier qu'on ne peut pas dire que “le peuple juif a été dépouillé de son élection”… C'est également tout confondre que d'écrire que “la première Alliance n'a pas été rendue caduque par la Nouvelle”. Que signifient alors les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, d'Ancien et de Nouveau Testament?… Parler de la Nouvelle Alliance, c'est dire que l'Ancienne est dépassée. Dire que l'Ancienne Alliance n'est pas caduque, parce qu'elle est “la racine, la source, le fondement, la promesse”, c'est jouer sur les mots. Car c'est précisément parce qu'elle est la promesse qu'elle implique l'accomplissement."

Quelle justesse d'analyse chez l'auteur de la "Théologie du judéo-christianisme" !

Écrit par : Lapide | mercredi, 28 janvier 2009

Extraordinaire science M. Zacharias. Je ne peux dire honnêtement que je souscris à toutes vos positions, loin de là, car cela voudrait dire que mon engagement conciliaire en prendrait un "sacré" coup, si je puis dire, et qu'il me faudrait revoir bien de mes jugements. mais je reconnais bien volontiers, la parfaite et complète maîtrise du sujet, et la valeur, bien que parfois contestable, de vos analyses. En tous les cas vous m'avez singulièrement instruit, même si mes interrogations sont plus encore avivées après vous avoir lu.

Écrit par : Jacques H. | mercredi, 28 janvier 2009

Mais c'est un coup de tonnerre incroyable votre texte ! Quoi ? Léon Bloy, l'écrivain catholique, l'auteur admiré par tant de chrétiens pratiquants et pieux : "supposant de façon abominable une divinisation de Satan". Un Bloy, auteur de "La Femme pauvre", du "Symbolisme de l'apparition", postulant sur l'identitification entre le Saint Esprit et Lucifer. Mais c'est de la pure dinguerie satanique ! J'en suis tout retourné et profondément choqué !

Écrit par : François Duval | mercredi, 28 janvier 2009

En 1239 le pape Grégoire IX avait ordonné aux souverains d’Europe de confisquer les exemplaires du Talmud que possédaient les communautés juives dans leurs royaumes respectifs, car le Talmud contient en effet des blasphèmes terrifiants contre le catholicisme et constitue un obstacle à la conversion des juifs. C’est ainsi, entre autres, que saint Louis en ordonna la confiscation en 1247 et 1248.

Écrit par : André | mercredi, 28 janvier 2009

Un dominicain comme Raimond de Penafore, confesseur de Jacques Ier d'Aragon et grand convertisseur de Juifs, invita les dominicains à apprendre l'hébreu pour persuader les Juifs et pour les mieux combattre. Il organisa des écoles pour les moines et fut l'initiateur des études hébraïques en Espagne. Il créa ainsi une lignée d'apologistes qui ne se contentèrent plus de colliger les passages de l'Ancien Testament préfigurant la Trinité ou prophétisant le Messie, mais qui réfutèrent les livres rabbiniques et les assertions talmudiques. C'est dans la continuité de cette oeuvre salutaire, que s'inscrit d'une certaine façon cette note, et cela fait le plus grand bien du point de vue théologique.

Écrit par : Dan | mercredi, 28 janvier 2009

Dans la note [2] il est signalé que certains se souviennent de ce qu’écrivait Pascal à propos du peuple juif : « Il porte les livres, et les aime, et ne les entend point. Et tout cela est prédit : que les jugements de Dieu leur sont confiés, mais comme un livre scellé ».

Mais il faudrait également rappeler, que grâce à Léon Brunschvicg, on sait à présent quel est l’ouvrage d’où l’auteur des "Pensées" a tiré ce texte dans lequel il cite un instant le Tamuld. En effet, on sait qu'il n'a jamais lu le Tamuld et n'a jamais eu l'idée de le lire. Il s'agit effectivement Zacharias, votre intuition était juste, du "Pugio fidei" soit le « Le poignard de la foi » du dominicain Raymond Marti, dont le titre complet est : "Le Poignard des chrétiens pour égorger la perfidie des impies et surtout des Juifs", violent traité de condamnation des impiétés judaïques, que Pascal découvrit dans la bibliothèque de Port Royal.

Écrit par : Pilmot | mercredi, 28 janvier 2009

Pour Pascal selon l'idée propre de son apologétique, Israël est en réalité la figure de l'Église mais aussi celle de la "Vérité" au sens où l'Église est la Vérité cachée. Pour lui, la vérité de l'Église ne se découvre donc qu'à la lumière de celle d'Israël, mais d'un Israël mosaïque, non synagogal et talmudique qu'il regarde comme une trahison honteuse et l'expression de la perfidie hébraïque. D'ailleurs, il est à remarquer que la conversion des Juifs est une obsession des jansénistes au XVIIe siècle, qui estiment que le jour où les Juifs seront convertis, les conditions du retour du Messie seront enfin obtenues. [Cf. Lyon-Caen, Nicolas, « "Sauver une juive et la mettre avec Abraham". De quelques conversions de juifs par des jansénistes parisiens au XVIIIe siècle », Port Royal et le peuple d'Israël, Chroniques de Port-Royal n° 53, 2004, pp. 259-274]

Écrit par : Lozère | mercredi, 28 janvier 2009

Philippe Sellier a fait observer, avec pertinence, que certains textes de saint Paul (1 Th) et de saint Jean, voire certaines paroles du Christ lui-même, peuvent passer pour antijudaïstes, mais ne sauraient être taxés pour autant d'antisémitisme. L'intérêt passionné que vont porter les jansénistes à la Bible et dont la traduction des frères Le Maître et de Sacy constitue la plus éclatante illustration, va les conduire à scruter le texte proprement dit et à reporter progressivement leur attention sur le peuple lui-même, dépositaire privilégié de la première Révélation, donc d'autant plus coupable de n'avoir été infidèle jusqu'à condamner à mort le Messie. Saint-Cyran était allé jusqu'à saluer « la grâce que Dieu a faite aux juifs, qui sont les seuls à qui Jésus-Christ a prêché l'Évangile.» Mais cette grâce il n'ont pas su la percevoir, d'où cet aveuglement qui sera durablement celui de la Synagogue, jusque dans la statuaire de nos cathédrale, dont Notre Dame de Paris donne le plus bel exemple. On sera attentif au fait, non anodin, que c'est le serpent qui masque les yeux de la Synagogue...

Écrit par : Wendrock | mercredi, 28 janvier 2009

Le complot judaïque contre l’Église Catholique qui atteint actuellement son apogée grâce à l’infiltration d’éléments juifs dans le haut clergé catholique et dans le Vatican même, fut publiquement démasqué dès 1936 par le journal "Catholic Gazette" de Londres, organe officiel mensuel de la Société Missionnaire Catholique d’Angleterre, dans son numéro de février 1936 où parut un article intitulé «The Jewish peril and the Catholic Church» (Le péril juif et l’Église catholique).

Écrit par : Gédéon | mercredi, 28 janvier 2009

Dans le Talmud le Christ est aussi appelé Talui : « Celui qui a été pendu ». Le Rabbin Samuel, le fils de Mair, dans le "Hilch Akum" de Maïmonides, se réfère au fait qu’il était interdit de prendre part aux fêtes chrétiennes de Noël et de Pâques parce qu’elles étaient célébrées en l’honneur de "celui qui avait été pendu". Le Rabbin Aben Ezra, dans un commentaire de la Genèse, l’appelle lui aussi "Talui", en faisant allusion au fait que l’Empereur Constantin l’avait reproduit en effigie sur sa bannière : … « à l’époque de Constantin, qui opéra un changement complet de religion et plaça sur sa bannière l’effigie de celui qui avait été pendu… »

Écrit par : Innocent | mercredi, 28 janvier 2009

Après les Consanguins, voilà que l'on s'en prend aux Juifs. Notre réputation ne va pas s'améliorer. Bon cela dit, ce texte mérite de figurer dans les anthologies. C'est plus une note c'est une Encyclique.

Écrit par : Fs | jeudi, 29 janvier 2009

Du clame Fs, Zacharias n'est pas encore Pape.

Écrit par : Dan | jeudi, 29 janvier 2009

Non mais certains le voient en Grand Inquisiteur. Je trouve ça chez un "bavard ignorantin" pro-sioniste : "Zacharias aurait fait un inquisiteur hors pair pour jouir souverainement de son pouvoir qu'il croit tombé du Ciel et qui ne fait que s'élever des immondes putréfactions de ses pensées les plus néfastes". Pas mal le style naturiste ?

Écrit par : Dan | jeudi, 29 janvier 2009

Quoi ? "les immondes putréfactions de ses pensées les plus néfastes", mais c'est qu'ils se mettraient à vouloir causer comme Zak les naturistes maintenant. Problème d'identité mimétique mal résolu. Il va y avoir du monde ches les psys bientôt.

Écrit par : Fs | jeudi, 29 janvier 2009

"Philippe Sellier a fait observer, avec pertinence, que certains textes de saint Paul (1 Th) et de saint Jean, voire certaines paroles du Christ lui-même, peuvent passer pour antijudaïstes, mais ne sauraient être taxés pour autant d'antisémitisme". C'est pas nouveau tout même cette découverte ?

Écrit par : Gabrielle | jeudi, 29 janvier 2009

"On peut aisément parler d’une infecte déviance au parclétisme luciférien chez Léon Bloy" - Rien que ça ! Vous voudriez pas non plus que l'on brûle ses livres ?

Écrit par : Jean | jeudi, 29 janvier 2009

@Jean - Justement on avait prévu une petite soirée autour du feu la semaine prochaine, amenez vos exemplaires on va bien s'amuser.

Écrit par : Dan | jeudi, 29 janvier 2009

Stalker, esprit immonde + je te l'ordonne au Nom du Christ + Sors de Zacharias !

Écrit par : Raymond Marti | jeudi, 29 janvier 2009

IdC, puisque les comms sont modérés, vous devez en avoir des croustillants dans les archives du donjon. Please, des échantillons qu'on rigole !

Écrit par : Fs | jeudi, 29 janvier 2009

Désolé mais Monseigneur Francis Deniau, évêque de Nevers, et président du Comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme, a déclaré en 2004 :

« Aujourd'hui, l'Église a répudié toute "théologie de la substitution" et reconnaît l'élection actuelle du peuple juif, "le peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance qui n'a jamais été révoquée" selon l'expression du pape Jean-Paul II devant la communauté juive de Mayence le 17 novembre 1980. »

Écrit par : Charles | jeudi, 29 janvier 2009

Déclaration Nostra Ætate (Vatican II)

La section 4 de la déclaration Nostra Aetate définit la position de l'Église catholique par rapport au judaïsme.

En voici un extrait :

« L'Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, dans les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d'Abraham selon la foi, sont inclus dans la vocation de ce patriarche et que le salut de l'Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C'est pourquoi l'Église ne peut oublier qu'elle a reçu la révélation de l'Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l'antique Alliance, et qu'elle se nourrit de la racine de l'olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l'olivier sauvage que sont les Gentils. L'Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même des deux a fait un seul. »

Écrit par : Charles | jeudi, 29 janvier 2009

Etre antisioniste, ou antijudaïque, ce n’est pas être antisémite, terme assez ambigu, car on ne peut pas assimiler simplement Sémites et Juifs. Les Arabes aussi sont des Sémites. Et, par conséquent, on peut être philosémite en détestant les Juifs mais en aimant beaucoup les Arabes. En réalité, l’hitlérisme était violemment antijuif mais non pas antisémite au sens général, puisque, par exemple, Hitler a accepté l’aide des Palestiniens lorsque, en 1943, le Grand Mufti de Jérusalem a fait profession de foi nazie et s’est rangé du côté des hitlériens. Ce sont des petits faits de cet ordre qu’il ne faut pas oublier avant de dire n'importe quoi.

Écrit par : Campari | jeudi, 29 janvier 2009

« Le spectacle d'un peuple entier imprégné de la malédiction pour avoir crucifié le Fils de Dieu donne à réfléchir aux chrétiens... Cette immense expiation d'un crime infini doit se continuer jusqu'aux derniers jours du monde. ».

Dom Guéranger, L'année liturgique, 1841

Écrit par : Hector | jeudi, 29 janvier 2009

Le catéchisme promulgué par Jean-Paul II en 1992 précise :

« Les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus. En tenant compte de la complexité historique du procès de Jésus manifestée dans les récits évangéliques, et quel que puisse être le péché personnel des acteurs du procès (Judas, le Sanhédrin, Pilate) que seul Dieu connaît, on ne peut en attribuer la responsabilité à l'ensemble des Juifs de Jérusalem, malgré les cris d'une foule manipulée et les reproches globaux contenus dans les appels à la conversion après la Pentecôte. Jésus Lui-même en pardonnant sur la Croix et Pierre à sa suite ont fait droit à l'ignorance (Ac 3, 17) des Juifs de Jérusalem et même de leurs chefs. Encore moins peut-on, à partir du cri du peuple : « que son sang soit sur nous et sur nos enfants » (Mt 27, 25) qui signifie une formule de ratification, étendre la responsabilité aux autres Juifs dans l'espace et dans le temps.
Aussi bien l'Église a-t-elle déclaré au Concile Vatican II : Ce qui a été commis durant la Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. (...) Les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits comme si cela découlait de la Sainte Écriture. »

Il ne s'agit néanmoins pas d'une nouveauté, le catéchisme Romain dit "du Concile de Trente", enseignait très clairement la même chose(1re Partie, chapitre 5, §3) On y lit :

« Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sur ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides. »

Écrit par : Pascal | jeudi, 29 janvier 2009

Pourtant dans l'Épître aux Thessalonicens de Paul, qui aurait été écrite selon les exégètes chrétiens vers l'an 50 apr. J.-C., les Juifs sont bien stigmatisés comme déicides et « ennemis de tous les hommes » :

« Vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles ont soufferts de la part des Juifs. Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes ». I Thessalonicens 2,14-15

Écrit par : Serrus | jeudi, 29 janvier 2009

"Si les juifs n'avaient pas considéré que la recherche de la vaine gloire était sans importance, ils n'auraient jamais été jusqu'à devenir des meurtriers du Christ."

(Saint Jean Chrysostome, Homélies sur Matthieu, 86, 3, col.767.)


"Lorsque tu t'éloignes pour entrer en communion avec ceux qui ont répandu le sang du Christ, n'as-tu pas honte de venir communier à la table sacrée et prendre part au sang du Christ ?"

(Saint Jean Chrysostome, Contre les juifs, 2, 3, col.861.)


"Homme très stupide, très impie et très ignorant des grandes causes !... N'es-tu pas persécuteur après Hérode ? Traître après Judas ? Meurtrier du Christ (Christo-ktonos) après Pilate ? Ennemi de Dieu comme les juifs ?"

(Saint Grégoire de Nazianze, Contre Julien, col.589, B.)

Écrit par : Lapide | jeudi, 29 janvier 2009

Il convient aussi d'expliquer les racines de l'antijudaïsme des églises chrétiennes, en rappelant que les juifs condamnaient à mort par lapidation ceux qui abandonnaient la religion mosaïque. Dès 37 après Jésus Christ, des juifs convertis au christianisme furent autorisé à lapider les juifs convertis comme Etienne à Jérusalem. Jacques le Majeur a été tué sur ordre du roi Hérode Agrippa 1er en 44. Jacques le Mineur, premier évvêque de Jérusalem, a été jeté du haut des murailles de la ville par les Juifs et achevé à coups de pierres... "Les Actes des apôtres" apparaissent donc comme une longue succession de persécutions contre les premiers chrétiens avec emprisonnements, flagellations et exécutions diverses. Et ces persécussions ont duré pendant au moins deux siècles.

Écrit par : Hadrien | jeudi, 29 janvier 2009

L’expression solennelle: " Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !" est un écho de Dt 27,15-26, montrant que c'est la nation israélite qui s’engage. Cette phrase doit donc s’interpréter d’après les expressions bibliques dont elle dérive. Ce sont des formules juridiques. En voici quelques exemples. Un fils maudit son père ou sa mère : " Son sang (est) sur lui " (Lv 20,9). Au meurtrier de SaüI David déclare : " Ton sang (est) sur ta tête, puisque ta bouche a témoigné contre toi " (2 S 1,16). Dans ces passages la formule veut dire que l’intéressé porte la responsabilité de son acte coupable et de la sanction que cet acte entraîne, à savoir la mort. Parfois les descendants sont impliqués. Salomon, qui est sur le point de faire exécuter Joab, donne la raison de son geste : " Yahvé fera retomber son sang sur sa ôte, à lui qui a frappé deux hommes plus justes et meilleurs que lui… Leur sang retombera sur la tête de Joab et sur la tête de ses descendants à jamais " (1 R 2,32-33). Plus étroitement apparenté au texte de l’évangile est ce passage de Josué 2,19 où les espions israélites s’engagent à épargner la famille de Rahab à condition qu’elle reste groupée dans sa maison : " Si quelqu’un d’eux sort par les portes de ta maison pour aller dehors, son sang (scia) sur sa ôte; mais si l’on met la main sur l’un de tous ceux qui sont avec toi dans la maison, son sang (sera) sur notre tête’ ", c’est-à-dire : nous porterons la responsabilité du meurtre.

La polémique anti-juive est ainsi bien présente dans les récits évangéliques de la Passion. Les Juifs de Jérusalem ont crucifié Jésus après l’avoir traîné au Calvaire. Sauf à écarter toute révision du lectionnaire liturgique qui soit amputerait le texte des passages gênants, soit chercherait à rendre ces derniers inoffensifs par des traductions qui en altéreraient le sens, ce qui ne serait être honnête ni envers les textes ni envers les fidèles, on se demande comment éviter une affirmation aussi claire qui provient de l'Ecriture : les Juifs sont un peuple déicide.

Écrit par : Pro Iudaeis | jeudi, 29 janvier 2009

D’après Marc (14, 65) et Matthieu (26, 67-68) l’épisode de la séance du Sanhédrin se prolonge par une scène d’outrages. Placé à cet endroit le tableau attribue nécessairement le fait aux sanhédrites. Marc écrit : " Et certains commencèrent à cracher sur lui…". Ceux dont il est ici question ne peuvent être que certains membres du grand Sanhédrin qui vient de juger Jésus. Ils sont seulement secondés par des " valets" opportunément sortis de l’ombre. Attribuée à des sanhédrites, la scène est invraisemblable : c’est une scène vulgaire qui relève d’un commissariat indigne, non de ces hauts personnages de la nation. Jésus, on peut l’admettre, a été remis aux mains de la police du Temple en attendant d’être expédié devant Pilate. La scène a beau avoir été lue selon les prophéties (crachats et gifles sont infligés à l’innocent. persécuté d’après Isaïe 50,6-7), elle revêt dans Marc une touche nettement polémique, vu son attribution aux sanhédrites.
La clarté sur ce point est totale dans Matthieu qui, tout en réécrivant la scène de Marc et en y mettant de l’ordre (les gifles n’ont plus l’air de tomber sur un visage voilé et les coups sont ramenés à une seule mention), fait savoir que les outrages sont le fait des sanhédrites dans leur ensemble.

Écrit par : Maximilien | samedi, 31 janvier 2009

Peuple déicide et fier de l'être : il suffit de lire le Talmud pour s'en rendre compte. De plus, chaque fois que les Juifs ont eu une once de pouvoir, les persécutions s'en sont suivies pour les chrétiens, depuis Poppée, femme de Néron, jusqu'au 20e siècle, en passant par la collaboration islam/judaïsme, Cromwell et autres... L'Encyclopédie juive castillane est un trésor d'informations...

Écrit par : Suricate | samedi, 31 janvier 2009

Le P. Dujardin a longuement précisé, soulignant que l'antisémitisme comme racisme a été récusé dès l'époque de Pie XI, qu'il n'y a aucun lien entre : "l'enseignement du mépris", ou l'antijudaïsme chrétien, et l'éclosion de l'antisémitisme, et qu'il serait historiquement faux de faire porter sur ce fait la cause de la Shoah."

Écrit par : Celias | samedi, 31 janvier 2009

Ce qui est un scandale c'est l'attitude d'apostasie de l'épiscopat dans cette déclaration, reniant l'enseignement traditionnel de l'Eglise sur le plan théologique et se couchant, littéralement, devant les Juifs :

"l'Église en France a alors failli à sa mission d'éducatrice des consciences et qu'ainsi elle porte, avec le peuple chrétien, la responsabilité de n'avoir pas porté secours dès les premiers instants, quand la protestation et la protection étaient possibles et nécessaires, même si, par la suite, il y eut d'innombrables actes de courage.
C'est là un fait que nous reconnaissons aujourd'hui. Car cette défaillance de l'Église de France et sa responsabilité envers le peuple juif font partie de son histoire. Nous confessons cette faute. Nous implorons le pardon de Dieu et demandons au peuple juif d'entendre cette parole de repentance."

Écrit par : Fs | samedi, 31 janvier 2009

"Les juifs sont un peuple déicide.".C'est à cause de cette théorie répandue au cours des siècles par l'église, que le peuple juif fut victime des pires persécutions et massacres. C'est oublier que Jésus était juif, un Rabbin dans la plus pure tradition de son époque et de son peuple. Qu'une personne sainte choque ses semblables, par ses propos et ses actes et soit mise à mort, est un fait récurent que l'on retrouve dans toutes les traditions. Que l'on se dise antisémite ou antijudaique ou antisioniste, c'est jouer sur les mots. La haine de l'autre c'est toujours de la haine. Chaque homme a en lui une parcelle divine et pour chaque être humain assassiné, c'est Dieu qu'on assassine.

Écrit par : Anne-Christine | dimanche, 01 février 2009

«Il y a une question juive. Ce n’est pas moi qui le dis, les faits le prouvent. Qu’après deux millénaires le sentiment raciste et nationaliste juif soit si évident pour tout le monde que personne n’ait paru trouver extraordinaire qu’en 1918 les alliés victorieux aient songé à leur restituer une patrie, cela ne démontre-t-il pas que la prise de Jérusalem par Titus n’a pas résolu le problème ? Ceux qui parlent ainsi se font traiter d’antisémites. Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l’a déshonoré à jamais. Tous les mots, d’ailleurs, qui commencent par “anti” sont malfaisants et stupides.»

[...]

Je ne suis pas antisémite - ce qui d’ailleurs ne signifie rien, car les Arabes aussi sont des sémites. Je ne suis nullement antijuif (…) Je ne suis pas antijuif mais je rougirais d’écrire, contre ma pensée, qu’il n’y a pas de problème juif, ou que le problème juif n’est qu’un problème religieux. Il y a une race juive, cela se reconnaît à des signes physiques évidents. S’il y a une race juive, il y a une sensibilité juive, une pensée juive, un sens juif de la vie, de la mort, de la sagesse et du bonheur.»

Georges Bernanos
(Essais et Ecrits de combats, tome 2, La Pléiade, pages 613-614).

Écrit par : Valence | dimanche, 01 février 2009

L'antisémitisme de Bernanos est clair, il accepte encore le mot en 1936: «Je m'expliquerai sur mon antisémitisme où l'on voudra ».
On en trouve maintes expressions dans ses écrits. On y reconnaît la combinaison de l'antijudaïsme chrétien et du social-antisémitisme opérée jadis par Drumont, renouvelée par les assomptionnistes de la Croix, répandue largement dans les milieux catholiques d'avant 1914.

Premier chef d'accusation: l'antagonisme entre la civilisation chrétienne et la mentalité juive :

- « Je tiens le Juif pour l'ennemi de la chrétienté, toutefois je ne le méprise pas. »

Deuxième chef d'accusation: l'or juif, l'usure juive, la banque juive :

- « Devenus maîtres de l'or ils [les Juifs] s'assurent bientôt qu'en pleine démocratie égalitaire, ils peuvent être du même coup maîtres de l'opinion, c'est-à-dire des mœurs [...]. Dès la moitié du XIXe siècle, aux premières places de l'Administration, de la Banque, de la Magistrature, des Chemins de fer ou des Mines, partout enfin l'héritier du grand bourgeois, le polytechnicien à binocle, s'habitue à trouver ces bonshommes étranges qui parlent avec leurs mains comme des singes [...], si différents du papa bonnetier ou notaire et comme tombés d'une autre planète, avec leur poil noir, les traits ciselés par l'angoisse millénaire, le prurit sauvage d'une moelle usée depuis le règne de Salomon, prodiguée dans tous les lits de l'impudique Asie... » (Le Chemin de la croix des âmes, Gallimard, p. 421-424)

Écrit par : Quadrige | dimanche, 01 février 2009

Les Juifs ont été les seuls responsables des malheurs qui les ont accablés au cours des siècles Et n'oublions pas que les Juifs ont tué bien plus de chrétiens que les chrétiens ne pourront jamais tuer de Juifs...

Écrit par : Suricate | dimanche, 01 février 2009

Belle déclaration, dans son prêche lors de la cérémonie ce Bapême de Paul Lowengard, de Mgr Joseph Lémann : "Le peuple qui tua son Dieu, un jour doit se frapper la poitrine et crier : Pitié ! pitié ! mon Seigneur et mon Dieu ! ‘’Vous ne me reverrez plus, a dit le bon Maître aux Juifs, jusqu’à l’heure où vous me direz : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur !’’ Ah ! qu’elle vienne, qu’elle vienne bientôt cette heure, mon cher Fils ! Vous serez de ceux qui la hâteront. Ce talent que Dieu vous a donné, vous le mettrez au service de la Sainte Eglise pour la conversion d’Israël."

Écrit par : Xavier | dimanche, 01 février 2009

Le cas de Stanislas Fumet est assez original,fils du compositeur Dynam-Victor Fumet il a toute de même publié des bouquins de valeur comme "Notre Baudelaire" et "Mission de Léon Bloy".

Il a eut une intéressante position lorsqu'il dénonça le dévoiement inquiétant de la diffusion culturelle aujourd'hui dans son livre "Dragées pour mon enterrement" où il donna à sa manière son avis sur l'art contemporain : « Une œuvre d'art moderne peut-elle être jugée ? Et, si oui, comment s'y prendre pour le faire, puisqu'il n'y a plus de critères, ni de règles de jeu, comme autrefois ? Réponse : pour qu'une œuvre d'art soit justifiée, “valorisée”, il faut qu'elle donne la garantie de ce que j'appelle “l'imprévu nécessaire”. Autrement dit, qu'elle soit quelque chose d'original. Mais cette création nouvelle doit présenter dans sa structure intrinsèque les mêmes rapports qui faisaient la beauté, la grâce, l'élégance, la force, l'intelligence, la fraîcheur, l'harmonie des œuvres du passé consacrées par le temps et, enfin, ce qui témoigne qu'une chose est accomplie en elle-même, est dégagée du chaos et rayonne d'être ce qu'elle est. Alors, nous constatons que les lois de l'œuvre d'art sont immuables, en dépit des paradoxes qu'elles ont à traverser. »

Un peu délirant avec son philosémitisme théologique, mais pertinent sur quelques autres questions auxiliaires...

Écrit par : Hire | dimanche, 01 février 2009

Il serait bon que vous relisiez cela M. Zacharias. Votre texte est un scandale !

"Au jugement des historiens, c'est un fait bien attesté que, pendant des siècles, a prévalu dans le peuple chrétien, jusqu'au Concile Vatican II, une tradition d'antijudaïsme marquant à des niveaux divers la doctrine et l'enseignement chrétiens, la théologie et l'apologétique, la prédication et la liturgie. Sur ce terreau a fleuri la plante vénéneuse de la haine des juifs. De là un lourd héritage aux conséquences difficiles à effacer - jusqu'en notre siècle. De là des plaies toujours vives.
Dans la mesure où les pasteurs et les responsables de l'Église ont si longtemps laissé se développer l'enseignement du mépris et entretenu dans les communautés chrétiennes un fonds commun de culture religieuse qui a marqué durablement les mentalités en les déformant, ils portent une grave responsabilité. Même quand ils ont condamné les théories antisémites dans leur origine païenne, on peut estimer qu'ils n'ont pas éclairé les esprits comme ils l'auraient dû, parce qu'ils n'avaient pas remis en cause ces pensées et ces attitudes séculaires.
Dès lors, les consciences se trouvaient souvent endormies et leur capacité de résistance amoindrie quand a surgi, avec toute sa violence criminelle, l'antisémitisme national-socialiste, forme diabolique et paroxysmale de haine des juifs, fondée sur les catégories de la race et du sang et visant ouvertement l'élimination physique du peuple juif - " une extermination inconditionnelle mise en oeuvre avec préméditation ", selon les termes du Pape Jean Paul II."


Déclaration de repentance d'evêques de France
30 Septembre 1997 - Drancy (France)

Écrit par : Jean-Rémi Kirianscky | lundi, 02 février 2009

Le cas de Paul Loewengard, peu connu, et que vous citez est remarquable et hautement significatif Zacharias. Il fut cependant précédé par de très nombreuses autres conversions, dont celle de David Paul Drach, ou Paul-Louis-Bernard DRACH (1791-1865), Rabbin converti soutenu par les papes, les cardinaux et de nombreux ministres. En effet David Paul Drach brillant orientaliste publia plusieurs travaux scientifiques. Hormis une correspondance avec les frères Ratisbonne et la fidèle amitié qui le lie à Jacob, François Libermann jusqu'à la mort de ce dernier en 1852, Drach n'a plus de liens avec la communauté. Dans ses écrits, il persiste à condamner les "anciennes superstitions judaïques" et plus particulièrement le Talmud et à souhaiter la conversion d'Israël comme en témoigne son ouvrage Le Pieux Hébraisant rédigé en 1853 qui contient les principales prières chrétiennes en hébreu. Pour Drach, cette étude est salutaire pourvu qu'elle "augmente la piété des uns (des chrétiens) et convertisse le coeur des autres (des juifs)"

http://judaisme.sdv.fr/histoire/document/drach/drach.htm#nt10

Vous avez eu soin d'établir une juste distinction entre antisémitisme et antijudaïsme dans votre note très documentée, et je sais me souvenir de votre position très ferme à un moment où vous étiez intervenu de façon rigoureuse vis-à-vis de propos déplacés. Je me demande cependant si les conditions d'un débat serein sont réunies en nos temps troublés pour aborder de tels sujets si délicats.

Écrit par : Jude | mercredi, 04 février 2009

Judicieuse analyse : "Si la structure et la dynamique des nations et de la vie profane tombent sous la coupe du «Prince de ce monde» parce que ce dernier a acquis sur elles possession l’homme ayant cédé à sa suggestion, sur le terrain de l’Histoire Sainte il faut impérativement que soient mises en œuvre des forces spécifiquement saintes. Israël sera alors de nouveau reconnu comme étant le peuple de l’Éternel. « Je dirai à Lo-Ammi : Tu es mon peuple, et il me dira : Mon Dieu» ( Osée 1,9 ; 2:23)." Il y a dans ces lignes une approche très intime de ce qu'est le mystère de l'Histoire Sainte et des lois qui président à son déroulement en ce monde livré aux mains de l'ennemi de Dieu.

Écrit par : Lhadhy | jeudi, 05 février 2009

"L’Arbre de Vie

Sache qu’avant la création, seule existait la lumière supérieure
Qui, simple et infinie,
Emplissait l’univers dans son moindre espace.
Il n’y avait ni premier, ni dernier, ni commencement, ni fin,
Tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée
En une apparence et une affinité parfaites,

Quand par Sa volonté furent créés le monde et Ses créatures,
Dévoilant ainsi Sa perfection,
- source de la création du monde -
Voici qu’Il se contracta en Son point central,
Il y eut alors restriction et retrait de la lumière,
Laissant autour du point central entouré de lumière
Un espace vide formé de cercles.
Après cette restriction, d’En-haut vers En-bas
Un rayon s’est étiré de la lumière infinie
Puis est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide.
Épousant le rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue,
Et tous les mondes parfaits furent émanés.

Avant les mondes, il n’y avait que Lui,
Dans une Unité d’une telle perfection,
Que les créatures ne peuvent pas en saisir la beauté,
Car aucune intelligence ne peut Le concevoir,
Car en aucun lieu Il ne réside, Il est infini, Il a été, Il est et Il sera.
Et le rayon de lumière est descendu
Dans les mondes, dans la noire vacuité,
Chacun de ces mondes étant d’autant plus important
Qu’il est proche de la lumière,
Jusqu’à notre monde de matière, au centre situé,
A l’intérieur de tous les cercles, au centre de la vacuité scintillante,
Bien loin de Celui qui est Un, bien plus loin que tous les autres mondes,
Alourdi à l’extrême par sa matière,
Car à l’intérieur des cercles il est,
Au centre même de la vacuité scintillante."

Rabbi Isaac Louria (1534 -1572), surnommé "Le Ari", Grand kabbaliste

Écrit par : Le Ari | dimanche, 08 février 2009

Comme toujours, les passages de notre ami Hadrien chez les naturistes laissent quelques traces amusantes. Ainsi, il est allé rappeler le caractère démentiel et hérétique des positions de Léon Bloy, catholique luciférien intoxiqué par des influences occultistes, ceci au grand désespoir de Restif qui confond Armand Barbeaut, l'alchimiste, et Raymond Barbeau qui rédigea une thèse qui met en lumière, ce sur quoi a insisté Zacharias dans sa note, les inquiétantes déviations doctrinales au paraclétisme satanique de l'auteur du "Salut par les Juifs" :

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113 Hadrien

@ Restif - Tout est clair ? c’est vite dit, car le paraclétisme luciférien de Bloy comme justification de la terrible situation des Juifs aujourd’hui, on est dans une perspective ultra limite du point de vue théologique. En effet supposer la possibilité d’un conflit intra-trinitaire conduisant à une identification quasi substantielle entre le Paraclet et Satan, aboutissant, ceci exprimé avec une incroyable assurance, à une éventuelle désobéissance de l’Esprit-Saint, franchement pour un soi-disant “catholique” - je suis d’accord avec un certain Z - il y a un gros problème.

Le 19/02/09 à 22:25114Restif
DÉCLARATION DE L’AUTEUR

En ma qualité de catholique, je déclare me soumettre entièrement à la doctrine de l’Église, aux règles et décisions du Saint-Siège, notamment aux décrets des Souverains Pontifes Urbain VIII et Benoît XIV, concernant la canonisation des Saints.

S’il m’arrive, parlant des deux Bergers de la Salette, d’employer les mots « saint », « sainte » ou « sainteté », ce n’est que d’une manière purement relative, par insuffisance de langage, faute de termes qui rendent plus complètement ma pensée. D’avance je désavoue le sens rigoureux et absolu qu’on voudrait attribuer à ces expressions ; car nul ne peut être nommé SAINT, tant que l’Église ne l’a pas qualifié ainsi officiellement.

Léon BLOY. Celle qui Pleure (-première page et déclaration solennelle).

C’est dire s’il est mensonger et malhonnête d’écrire que Bloy est hérétique sans au moins donner cette déclaration si nette “En ma qualité de catholique, je déclare me soumettre entièrement à la doctrine de l’Église, aux règles et décisions du Saint-Siège” c’est décisif, et cela le fut d’ailleurs pour l’homme d’église qui examinât les oeuvres de Bloy du point de vue de la dogmatique. Jamais Bloy n’a dit autre chose. Il y encore 4 jours que je tombais sur une lettre de Bloy où il répond à je ne sais plusqui” il y a une grande injudtice de votre part à me juger comme un père de l’Eglise ou un hommequi se mêlerait de dogmatique. Jene suis qu’un poète. ” C’est lemême Bloyquipour souligner le ridicule qu’il y aurait à le prendre pour autre chose parle du ridicule qu’il y aurait à être “un prophète sorti du chat noir”.
On pourrait sur un autre plan reconnaître qu’on juge l’arbre à ses fruits et que Bloy a donné bien des prêtres à l’Eglise… Et ce Maritain rénovateur du thomisme et écrivain du premi”er ouvrage blâmant l’esprit de Vatican II “Le paysan de la Garonne”.

tout ceci n’étant pas écrit Hadrien, non. Jene crois pas que la vérité intéresse jamaisun militant.
Cela n’étant dit que pour ceux qui s’intéressent réellement à Bloy et non à quelques épices soufflées par de purs amateurs. Des ragots soutirés à l’imbécile Armand Barbeaut, auteur du ridicule “Léon Bloy prophète luciférien. Armand Barbeaut alchimiste, astrologue et occultiste…(!), bien connu parmi les bloyens comme le repoussoir absolu tant il écrit n’importe quoi (c’est Paul Arnold sur Baudelaire), et qu’il l’écrit sans preuves (ainsi d’affirmer que Bloy fréquentait les soirées de nina de villard ce qu’aucun spécialiste du 19ème n’oserait affirmer. Et il taxe Bloy d’ophisme, caïnisme, d’arianisme, de gymnosophie… si ma mémoire est bonne il y en a 10 lignes comme ça. Ridicule.)
Non, quand on ne connait pas Bloy, on se tait. Quand on ignore totalement ses nombreuses déclarations d’obéissances au dogme dont la plus formelle et publique est peut-être celle citée ici, on se tait. J’ajoute qu’il en est d’autre, des déclarations on ne peut plus nettes. Et même des rétractations “au cas où”. D’avance.
Mais à quoi bon? Bloy n’a -t-il pas dit amplement ce qu’il pensait des catholiques de son temps? n’en dirait -t-il pas 100 fois plus aujourd’hui avec mérite? Les panses bien remplies vont juger l’homme qui perdit deux enfants dansla misère…L’homme qui a donné du pain aux âmes qiand tous se taisaient. Petits procurateurs des judées doctrinales. Lamentables.
“J’attendsz donc le Saint -Esprit qui est le feu de Dieu, et jen’ai vraiment pas autre chose à dire.” Bloy, Porte des humbles.

117Restif
(...) Bloy de toutes façons ne voulait pas être chassé de la vieille maison qui pour lui était et restait la seule porte du ciel. Il aurait tout confessé pour y rester (ce qu’il dit sur la Salette, pour lui c’est énorme…)
Alors, après les efforts de Bloy, qu’on ne dise pas un mot de ses paroles et déclarations, pas un, ca prouve le procès stalinien… Je vise ici le texte de la Question qui déclare Bloy luciférien en s’appuyant sur le stupide bouquin de Barbeaut. Le texte dont parle l’Hadrien (le texte qu’il croit soutenir. Mais on ne soutient que ce qu’on pense par soi-même…quel triste cas humain l’Hadri. Si zacharias -qui pour moi n’est pas Zak- avait déclaré Bloy orthodoxe Hadri soutiendrait l’inverse de ce qu’il dit aujourd’hui).
C’est un texte qui voudrait déclarer Bloy hérétique. Décidement il y a les tchékistes rouges et puis les tchékistes à San Benito, qui passent leur temps à épouiller les oeuvres de ceux qui ont créé dans la douleur et dans la misère, des gens qui voudraient éxpurger les bibliothèques et dicter le juste credo et comment on doit penser et prier. NON; NIET. JAMAIS.
Texte tès malhonnête que celui de la Question notamment en ce qu’il ne précise même pas que Paul Jury qui y est cité (une semaine après que j’en ai parlé pour la première fois sur ce même blog) était prêtre… grâce à Bloy !!! C’est sous l’influence de Marchenoir qu’il entrât dans l’Eglise. C’est énorme de passer ça sous silence, énorme! Et j’assimile ça a de la malhonnêteté. Si c’est de l’ignorance pure et simple, alors on n’aborde pas de tels sujets. Ignorance ou malhonnêteté, c’est forcément l’un ou l’autre.
Je pense qu’il n’est pas mauvais, de citer ce que dit Bloy lui-même des angoisses que soulevèrent les assertions du “Salut par les juifs” (visé tout particulièrement par le texte de la Question) chez l’un de ses plus anciens admirateur et ami converti par Bloy et devenu jésuite, précisément Paul Jury :
« Réponse de mon jésuite qui ne se résigne pas à me perdre mais qui aggrave tout en me disant, à peu près, que je suis hérétique, exactement que « certaines de mes assertions sont destructrices du dogme ». C’est la page 129 du Salut par les juifs [derniers paragraphes du chapitre XXXIII,fin du Salut ; ndlr] qu’il n’avale pas : « Est-ce une assimilation métaphorique ou une affirmation absolue ? » Tel sont cercle de Popilius. Comment lui expliquer que ce n’est ni l’une ni l’autre ? Comment faire entrer dans un cerveau plein de formules que la difficulté cesse et que le cercle est rompu aussitôt que l’on rapproche de cette redoutable page 129 la prière liturgique du Samedi Saint « Lucifer inquam qui nescit occasum »? Les très rares chrétiens qui font encore usage de leur raison peuvent remarquer qu’il ne s’agit pas, ici ou là, de métaphore, non plus que d’affirmation rigoureuse dans le sens de la doctrine révélée, mais simplement de constater le MYSTERE, LA PRESENCE DU MYSTEREn au scandale des imbéciles ou des théologiens pédants qui prétendent que tout est éclairci. »
( Dans le texte bloyen, les mots que j’ai mis ici en majuscules sont en italiques, sauf « Présence » qui lui a bien une graphie en majuscules).
La présence du mystère…tout est là (Et pour l’existence de Napoléon c’est énorme aussi,capitale. Sa vie -une TELLE VIE- est une preuve de l’existence, de la présence du mystère!

Good nigth jollygoodfellow (”good nigth weet prince”…)



Le 20/02/09 à 1:03118Hadrien

@ Restif – Eh bien, comment vous dire, je ne suis pas convaincu, mais alors pas du tout « que la difficulté cesse et que le cercle est rompu aussitôt que l’on rapproche de cette redoutable page 129 la prière liturgique du Samedi Saint « Lucifer inquam qui nescit occasum ». Pourquoi, parce que, je sais que cela vous énerve, mais là n’est pas le problème, il y a une authentique difficulté qui est inacceptable, justement dénoncée par Zacharias, qui connaît son sujet et ne vous a pas attendu je pense pour savoir qui était Paul Jury, en ces termes (qui semble bien, sur ce point je vous rejoins, ne pas être Zak qui est beaucoup plus bloyen et ésotérisant) : « l’Astre du matin » qui n’a point de couchant et qui, en quittant les enfers a répandu sur le genre humain une lumière bienfaisante » (Chanoine Harmignie, Missel Bénédictin, Prière du Samedi Saint, 1943), cette « Lumière bienfaisante » c’est, comme tout le monde le sait parfaitement et sans aucune ambiguïté lorsqu’on récite cette prière du Vendredi Saint, le Christ, Lui la Vraie Lumière. Il faut donc être puissamment troublé et soumis à une quasi « infection spirituelle » pour commettre une telle transposition si gravissime sur le plan doctrinal et pneumatologique ». En effet, désolé d’avoir à y insister, et toutes les déclarations de catholicité, mille fois réitérées de Bloy n’y changent strictement rien, poser, de façon stupéfiante, une divinisation de Satan en l’identifiant au Paraclet, est une concrète folie théologique qui s’appelle très concrètement, que vous le vouliez ou non, du satanisme. D’ailleurs Bloy en est parfaitement conscient, comment expliquez-vous cette déclaration lorsqu’il eut fini d’écrire son fameux secret : « désormais, il n’y a plus pour moi d’amis espérables dans ce qu’on appelle le monde catholique. » (Le Mendiant Ingrat, 31 août 1892). » Nous sommes bien en présence d’un parclétisme luciférien abominable dans la thèse du « Salut par les Juifs ». Bloy est donc un gnostique, et de la plus belle eau ; vous aurez beau faire, tourner en rond si ça vous chante tous les textes du luciférien de Bourg-la-Reine, il est impossible de nier les évidences.

120 Hadrien

PS. Pour votre gouverne légèrement troublée de bloyen très mal documenté, Raymond Barbeau, l’auteur de “Léon Bloy un prophète luciférien”, n’a sitrictement rien à voir avec Armand Barbeaut né le 2 avril 1902 et décédé en 1982, chimiste, alchimiste et astrologue français.

Raymond Barbeau, né le 27 juin 1930 à Montréal, décédé le 5 mars 1992 à Montréal, fut un grand catholique, et un professeur reconnu sur le plan international, qui se tourna vers des recherches en naturopathie.

http://site.rdaq.qc.ca/CRLG/images/p31.htm


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Source complète de ces changes très intéressants sur le site naturiste, ce qui aurait cependant tendance à démontrer que Restif dévisse sérieusement ces temps-ci :

http://ilikeyourstyle.net/2009/02/15/philippe-muray-et-ses-mauvais-lecteurs/#comment-58996

Écrit par : Dan | vendredi, 20 février 2009

@ Dan - Je dois à l'honnêteté de dire que le débat s'est poursuivi avec Restif en des termes excellents, ce qui nous a conduit à un commun accord, à savoir que, tout en ne retirant rien du génie propre sur le plan littéraire de Bloy, afin de rendre justice à son indéniable talent, et reconnaître la sincérité de sa soumission à l’Eglise, il convient, la citation est de Restif je tiens à le signaler : “hérisser l’œuvre de Bloy de tous les avertissements possibles au point de vue théologique !” ceci afin qu’il soit bien clair que ses visions audacieuses n’ont pas valeur de vérités dogmatiques, et qu’elles comportent des témérités inouïes absolument irrecevables d’un point de vue chrétien, dont, particulièrement visée par cette remarque, sa folle proposition d'identification du Paraclet à Satan qu'évoqua en la condamnant justement Zacharias dans cette note, qu'il exprima dans le Salut par les Juifs, pervertissant de façon inacceptable et scandaleuse l'essence pure et immaculée de la Sainte Trinité ce qu'un chrétien ne peut que rejeter avec la plus grande force et une souveraine énergie.

http://ilikeyourstyle.net/2009/02/15/philippe-muray-et-ses-mauvais-lecteurs/#comment-59111

Écrit par : Hadrien | samedi, 21 février 2009

D'accord Hadrien, très bon niveau de débat et conclusion intéressante et recevable entre vous et Restif.

Cependant vous êtes allé évoquer un problème chez les naturistes, qui aurait dû logiquement être examiné sur la Question puisque soulevé par la note de Zacharias, ce déplacement étant un peu dommage car il y aurait eu, sans aucun doute, en ces lieux des réflexions plus que pertinentes.

Cela dit, je loue l'exactitude de votre définition concernant le charabia démentiel de la folle peluche marxiste, lorsque vous parlez des "braillements stériles du Lapin méningo encéphalite victime de toxoplasmose délirante".

Écrit par : Hire | samedi, 21 février 2009

Eh bien Hadrien ! mais c'est presque une formule zakienne votre définition des arguments du Lapin.

Toutefois un Zak aurait sans doute écrit :

- "L'incroyable néant abyssal des braillements infiniment stériles et insubstantiels de ce clownesque Lapin méprisable méningo encéphalite, triste victime pitoyable - supérieurement repoussante par son exécrable puanteur pestilentielle qu'il exhale de son hideux naseau néo-marxiste - de toxoplasmose délirante".

Vous voyez il faut encore travailler votre style ;-)

Écrit par : Falk | samedi, 21 février 2009

Falk que voulez-vous, je fais ce que je peux en l'absence du maître (où est-il d'ailleurs, il me semble ne pas l'avoir lu depuis un bon moment)... Mais c'est promis je m'appliquerai mieux la prochaine fois !

Écrit par : Hadrien | samedi, 21 février 2009

Dernière apparition de Zak sur la Question, d'ailleurs en réponse à un comm du Lapin :

- Ce Lapin montre par son message grotesque et ridicule, au charabia invraisemblable et incohérent, qu'il est non seulement passablement fou (Ratzinger disciple de Saint-Cyran, la prédestination une conséquence du jansénisme, Simone Weil ne voyant pas que Marx est proche de Bacon, Thibon crétin agricole, etc.), mais en plus singulièrement et désagréablement impoli à l’égard de notre hôtesse ; ce qui, en règle générale en ces lieux, vénérable loi qu’il importe de toujours pieusement conserver à l’esprit – ceci dit à titre de rappel instructif - augure d’une espérance de vie relativement réduite. Du coup inutile de perdre un temps superflu avec un pareil clownesque imbécile satisfait au plus haut degré de lui-même. Ainsi donc, et fort logiquement, du balai hélico presto rapido pour cet ahurissant spécimen délirant particulièrement dégénéré d'Oryctolagus cuniculus.

Ecrit par : Zak | vendredi, 13 février 2009


http://www.la-question.net/archive/2008/09/30/lettre-de-simone-weil-a-deodat-roche-sur-le-catharisme.html#more

Écrit par : Roncesvalles | samedi, 21 février 2009

Heureuse proposition : “hérisser l’œuvre de Bloy de tous les avertissements possibles au point de vue théologique !”

Mais il faudra rappeler cette salutaire volonté en temps voulu à celui qui en propose l'adoption, car on commence à en faire beaucoup trop avec Bloy, obscur inconnu il y a 30 ans, et qui maintenant est mis à toutes les sauces par des ignorants qui ne sont pas en mesure d'identifier le caractère délirant des folies théologiques de l'auteur du "Salut par les Juifs".

Écrit par : Wendrock | dimanche, 22 février 2009

J'ai rarement lu une étude aussi approfondie sur un sujet de cette nature. On a tellement raconté de choses à propos de l'antijudaïsme, qu'il était grand temps de redresser les opinions les plus inexactes et absurdes. Que Zacharias continue à nous offrir des textes aussi fondamentaux; (entre parenthèses le détour par son blog me semble indispensable afin d'aller encore plus avant dans la compréhension doctrinale !)

Écrit par : Nectco | mardi, 24 février 2009

Bien de votre avis Nectco, mais une approche de l'antijudaïsme théologique demandait aussi une mise en perspective historique qu'il n'était pas simple de réaliser, d'autant dans une période si complexe comme celle que nous traversons où les opinions sont extrêmement exacerbées.
Ainsi l'intérêt de cette note, me semble t-il, est de faire la lumière sur les données purement prophétiques du problème, nous permettant de mieux comprendre en quoi, l'actuelle revendication de la Terre Sainte par l'Etat hébreu au titre de la Bible est tout de même un leurre et une prétention qui n'a non seulement aucun fondement, mais de plus dénuée de sens sur le plan des Promesses initiales de l'Alliance.
C'est un point très important qui devait absolument être abordé et placé sur un plan, non pas politique, mais précisément théologique.

Écrit par : Hire | jeudi, 26 février 2009

Extrait d'un entretien entre Mgr Fellay et Gérard Leclerc :

A propos du judaïsme, acceptez-vous la formule issue du Concile qui présente les Juifs comme "nos frères ainés" ?

Mgr Fellay : L’expression peut être prise de deux manières, elle est ambiguë. La première est correcte, l’autre incorrecte. Nous avons dans l’Ecriture sainte le Nouveau Testament et l’Ancien Testament. Tout ce que Dieu a transmis au peuple élu se trouve dans la première Alliance. Mais elle a été remplacée par la Nouvelle, la Bonne Nouvelle qu’est l’Evangile. Nous, les catholiques, nous avons tout. L’ancien et le nouveau. Les Juifs est fidèle à l’Ancien Testament quant à la lettre, mais quelque chose de nouveau est survenu et le judaïsme s’est arrêté là. Il y a eu quelque chose d’essentiel : la venue du Messie. Les Juifs sont nos frères aînés dans la mesure où nous avons quelque chose en commun. Pour autant, cela ne leur suffit pas pour être sauvés.

http://www.famillechretienne.fr/agir/vie-de-l-eglise/monseigneur-fellay-s-exprime-sur-vatican-ii-partie-22_t11_s73_d49524.html

Écrit par : LES JUIFS NE SONT PAS SAUVES SANS LE CHRIST | lundi, 02 mars 2009

« L’antisémitisme, chose toute moderne, est le soufflet le plus horrible que Notre Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours, c’est le plus sanglant et le plus impardonnable parce qu’il le reçoit sur la Face de sa Mère et de la part des Chrétiens. »

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 07 avril 2009

Jésus n'a-t-il pas dit qu'il n'avait pas supprimé l'ancienne loi, mais qu'il l'avait accompli ? Mgr Fellay devrait fair preuve d'un peu plus de nuances dans ses propos. La Foi Chrétienne ne supprime pas la Foi Juive, elle la couronne, la porte à sa perfection. Et la fin du "Salut par les juifs", Bloy citant Ezéchiel, ça devrait vous pousser à réfléchir quelque peu au lieu de vous crisper autant sans la moindre once d'amour dans vos propos des uns et des autres.

Merci à Michel de Guibert de citer ce passage de Bloy qui met les pendules à l'heure...

Écrit par : Anahanda | mardi, 07 avril 2009

Bloy ne met, désolé d'avoir à vous le préciser, aucune pendules à l'heure, il délire profondément dans son rêve judéophile absurde, et surtout luciférien, tel que nous le montre son ouvrage " Le Salut par les Juifs", où il en vient à soutenir des propositions absolument folles, comme cette idée abjecte et singulièrement hideuse postulant une identité entre le Saint Esprit et Satan : « Il [le Paraclet] est tellement l’identique de ce Lucifer qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu’il est à peu près impossible – fût-ce dans l’extase béatifique – de les séparer… » (Le Salut XXXIII).

Alors un conseil gratuit, la prochaine fois, Michel de Guibert et Anahanda, trouvez-vous un prophète et un docteur de la Foi beaucoup plus présentable si vous souhaitez contredire la doctrine traditionnelle de l'Eglise concernant l'antijudaïsme théologique.

PS. Une petite précision à l'endroit de Michel de Guibert. Sachez que seuls les sots, ou les êtres de mauvaise foi, continuent à soutenir qu'il existe une similarité entre l'antisémitisme et l'antijudaïsme théologique, choses absolument dissemblables et radicalement différentes. Documentez-vous avant d'écrire un peu rapidement des contrevérités en établissant des raccourcis hasardeux.

Écrit par : Serrus | mercredi, 08 avril 2009

@ Serrus

Préférez-vous que, paraphrasant Léon Bloy, je dise :
« La judéophobie est le soufflet le plus horrible que Notre Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours, c’est le plus sanglant et le plus impardonnable parce qu’il le reçoit sur la Face de sa Mère et de la part des Chrétiens. »

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

Je souhaiterais surtout que vous soyez plus sérieux, et cessiez de faire semblant de ne pas comprendre ce que l'on vous dit en postant gratuitement des absurdités.

Redisons donc encore une fois, pour votre gouverne et celle des sourds volontaires, que l'antisémitisme, en tant qu'idéologie raciste, a été récusée dès l'époque de Pie XI, et qu'il n'y a donc strictement aucun lien entre ce qu'un auteur partisan et maladroit comme Jules Isaac a qualifié "d'enseignement du mépris" en visant l'antijudaïsme théologique chrétien traditionnel, le désignant comme le responsable de l'éclosion de l'antisémitisme, alors que ce dernier fut porté dès l'origine par des athées, souvent darwiniens et matérialistes de gauche, foncièrement ennemis et hostiles à l'Eglise, comme ce fut le cas au XIXe siècle puis au XXe.

Écrit par : Serrus | mercredi, 08 avril 2009

Et si Serrus veut d'autres prophètes et docteurs de la Foi, citons par exemple :
- St Paul : "Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, à cause de vous, ils seront selon l'Election, chéris à cause de leurs pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance." (Romains 11, 28-29)
- Pie XI : "Spirituellement, nous sommes des sémites"
- Le Concile oecuménique Vatican II : Déclaration "Nostra Aetate" § 4

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

Puisque vous aimez les citations Michel de Guibert, en voici quelques unes qui vous permettront, je l'espère tout au moins, de corriger votre vue partiale et parcellaire au sujet de l'antijudaïsme théologique, dont Zacharias a rappelé et exposé les motifs dans sa note en précisant qu'à présent "à d’autres qu’aux hébreux, furent donc accordées les bénédictions de la Promesse. Et ces autres-là, c’est, ceux Juifs et Gentils - Juifs d’abord et Gentils ensuite - qui forment l’Eglise de Jésus-Christ, puisque L’Eglise de Jésus-Christ est le vrai Isaac, le vrai Jacob, et le vrai Abel. Le Christ a été le sanctificateur des Juifs et des Gentils pour former une création nouvelle, l’Eglise de Jésus-Christ, qui adore le Père en Esprit et en Vérité. (Jean, IV). Voilà pourquoi : « Jésus-Christ, a pris l’ancienne Eglise et l’a mise dans la nouvelle ; il a pris la Synagogue, et lui a substitué l’Eglise. Les Juifs qui ont été depuis Jésus-Christ, et qui sont à présent, ont été et sont des déserteurs de la religion juive, puisqu’il n’ont point voulu reconnaître le Messie, ce qui faisait pourtant le point capital de leur religion. » (Finis Legis Christus X, 4). Ces paroles ont un sens, et fondent en cohérence la signification du terme "antijudaïsme" théologique. Il n'y a rien d'extraordinaire dans cette vision, si ce n'est les confusions qui surgirent à la suite de Vatican II, et qui se sont aujourd'hui produisant des dommages considérables, dans toute la catholicité. Lisez donc :

- "Si les juifs n'avaient pas considéré que la recherche de la vaine gloire était sans importance, ils n'auraient jamais été jusqu'à devenir des meurtriers du Christ."
(Saint Jean Chrysostome, Homélies sur Matthieu, 86, 3, col.767.)


- "Lorsque tu t'éloignes pour entrer en communion avec ceux qui ont répandu le sang du Christ, n'as-tu pas honte de venir communier à la table sacrée et prendre part au sang du Christ ?"
(Saint Jean Chrysostome, Contre les juifs, 2, 3, col.861.)

Et d'une incontestable autorité :

- "Vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles ont soufferts de la part des Juifs. Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes." (I Thessalonicens 2,14-15)

Enfin, n'oubliez pas de vous instruire également par l'image, c'est parfois plus parlant qu'un long discours :

http://www.la-question.net/archive/2009/02/07/le-peuple-deicide.html

Écrit par : Serrus | mercredi, 08 avril 2009

Serrus, quelle que soit la manière dont on envisage les relations entre juifs et chrétiens, cette qualification de "peuple déicide" est insupportable.

Voir : Déclaration "Nostra Aetate" du Concile oecuménique de Vatican II (XXIème Concile oecuménique de l'Eglise catholique romaine)

http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

@ Michel de Gibert. Je conçois que l'expression puisse vous heurter, mais je ne vois pas en quoi elle est choquante pour un chrétien.

les Pères grecs parmis les plus grands docteurs de l'Eglise ont créé le mot "théoktonoi" pour désigner ceux qui ont tué Dieu, c'est-à-dire ceux qui ont une responsabilité directe dans la mort de Jésus : c'est-à-dire les juifs qui sont objectivement meurtriers de Dieu.

Il ne s'agit évidemment pas du qualificatif de "déicides" au sens qu'ils auraient tué la divinité, mais de ce qu'ils ont tué Jésus-Christ, le Fils de Dieu.


PS. Quant à Nostra Aetate, vous connaissez mon opinion, et celle des intervenants de La Question, sur la piètre valeur d'autorité qu'il faut conférer à ce document hérétique...

Écrit par : Serrus | mercredi, 08 avril 2009

St. Basile de Césarée (+ 379) :

"Tous les juifs tinrent contre le Seigneur un conseil funeste pour eux-mêmes, et dirent : Si nous laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront et prendront notre pays et notre nation. Après ce conseil, ceux qui ont tué le Christ pour conserver leur pays et leur nation, ont perdu les deux : le pays dont ils ont été chassés, la Loi et le culte dont ils ont été privés."

Écrit par : Lozère | mercredi, 08 avril 2009

Serrus, vous avez vous-même répondu à l'objection :
- Que l'expression "déicide" ou "théoktonoi" ait été employé dans l'histoire de l'Eglise, c'est un fait qu'il faut replacer dans un contexte polémique
- Il est clair qu'il ne peut y avoir mort de Dieu
- La mort de Jésus ne peut être imputée indistinctement à tous les Juifs vivant alors ni au Juifs de notre temps, ni donc au Peuple juif en tant que tel pour le qualifier de "peuple déicide".

Cf. Nostra Aetate
« Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la parole de Dieu, de n'enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l'Évangile et à l'esprit du Christ. »

Votre PS : Vous pensez tous pareil ici ?
Je vous rappelle néanmoins que le Concile Vatican II est un Concile oecuménique qui engage la Foi de l'Eglise !

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

Mdg, arrêtez de vous plonger dans Nostra Aetate, ça rend sourd!

Écrit par : Ronin | mercredi, 08 avril 2009

N'allez pas trop vite en besogne Michel de Guibert, la création du mot "déicide" par les Pères grecs, ne répond pas à un contexte polémique mais théologique contre les hérétiques ariens et monophysites, ce n'est pas du tout la même chose. La nuance est de taille.

Ainsi, les Constitutions Apostoliques au IVe siècle vont arrêter les grands principes de l'antijudaïsme théologique en proclamant : "La synagogue est celle des assassins du Christ.Suivre le Christ,c'est fuir les polythéistes, les assassins du Christ et des prophètes, et les hérétiques impies et athées" [262]

Cette théologie est massivement celle des livres bibliques lorsque les hébreux étaient infidèles à Dieu. C'est ainsi que les Pères de l'Eglise ont interprété l'histoire ; d'ailleurs le mot "déicide", au sens où les Pères l'ont employé, porte en lui-même une signification théologique révolutionnaire majeure : Dieu est mortel ! Peut-on imaginer rupture plus totale avec les constructions religieuses de l'Antiquité ?

La mort de Dieu, c'est-à-dire du Christ, est l'affirmation la plus radicale de l'Incarnation. Seul le christianisme pouvait inventer ce mot extraordinaire qui n'existait ni en grec ni en latin. Le fait qu'il ait été brandi contre les juifs, ou bien qu'il ait été détourné de son sens par l'athéisme contemporain, ne lui enlève en rien sa pertinence.

Le mot "déicide" apparaît effectivement sous la plume des grands théologiens qui se sont élevés contre les hérésies relatives à la personne du Christ : Grégoire de Nazianze contre Apollinaire au IVe siècle, Cyrille d'Alexandrie contre Nestorius au Ve siècle. Il est remarquable que les deux néologismes Théo-ktonos (déicide) et Théo-tokos (Mère de Dieu) aient été créés dans le même but : proclamer que la naissance comme la mort de Jésus-Christ étaient celles de Dieu fait homme.

De la sorte, bien loin de reculer devant le paradoxe, les Pères de l'Eglise se sont donnés un vocabulaire génial, et c'est tout à fait incidemment que les Juifs apparaissent dans ces furieux débats théologiques, car au IVe et Ve siècles, le grand danger pour l'Eglise, ce n'étaient pas les Juifs, mais les hérétiques. C'est abusivement que cette expression a donc été utilisée par les racistes de tous bords. Mais refuser les conclusions des Pères comme le fit Vatican II, et tordre la tradition théologique au prétexte que le sens fut détourné par des athées néo-païens est absurde.

Les juifs ne peuvent être exemptés de leur évidente responsabilité sur le plan de l'Histoire Sainte parce que des monstres, incroyants et ennemis de l'Eglise, se sont conduits de façon honteuse en détournant le sens des définitions théologiques.

St. Hilaire de Poitiers a ainsi très bien résumé le contexte dans lequel doit être envisagé le "déicide" :

« …le Seigneur a dit : “Voici que je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes : vous tuerez les uns dans vos synagogues, vous persécuterez les autres, de ville en ville, afin que retombe sur vous tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie… ” [cf. Mt 23, 35]. Le sang d’Abel ainsi est réclamé à celui qui, d’après ce qui avait été préfiguré en Caïn, a persécuté les justes et a été maudit par la terre qui, ouvrant sa bouche, a recueilli le sang de son frère. Dans le corps du Christ, en effet, en qui sont les Apôtres et l’Eglise, c’est le sang de tous les justes que leur race et leur postérité tout entière a pris sur elle, selon leurs propres cris : “Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! ” [cf. Mt 27, 25]. »


N.B. Pour ce qui concerne Vatican II, frappé de nombreuses et évidentes erreurs doctrinales, il est, certes, un vrai concile de l’Église catholique, légitimement convoqué et de nature oeucuménique, mais les textes conciliaires sont seulement, et fort heureusement, des « constitutions pastorales » couvertes du seul magistère ordinaire (donc non infaillible) de l'Eglise, comme l’a bien expliqué le pape Paul VI : « étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document. » [Paul VI, 12 janvier 1966, Allocution à l’audience générale ; orig. ital. : L’Osservatore Romano, 13 janvier 1966 ; trad. franç. : DC, 1966, col. 418-420]

Vous permettrez donc, de nous trouver en par fait accord avec le pape Jean-Paul II, lorsqu'il se plaignit en ces termes de ce Concile non-dogmatique de nature pastorale : « des idées contredisant la vérité révélée et enseignée depuis toujours ont été répandues à pleines mains ; de véritables hérésies ont été propagées dans le domaine dogmatique et moral, créant des doutes, des confusions, des rébellions […] même la liturgie a été manipulée » (Discours au 1er congrès national sur les missions populaires, 6 février 1981 [DC, 1981, 346])].

Écrit par : Eremo | mercredi, 08 avril 2009

@ Ronin

Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

J'ignorais cette déclaration de Jean-Paul II à propos de Vatican II, pape qui me semblait travaillé par pas mal d'édées modernes, mais là, et pour une fois, il avait entièrement raison : « des idées contredisant la vérité révélée et enseignée depuis toujours ont été répandues à pleines mains ; de véritables hérésies ont été propagées dans le domaine dogmatique et moral, créant des doutes, des confusions, des rébellions […] même la liturgie a été manipulée » (Discours au 1er congrès national sur les missions populaires, 6 février 1981 [DC, 1981, 346])].

Écrit par : Henri | mercredi, 08 avril 2009

@ Eremo

"Dieu est mortel" (sic !)
Celle-là, on ne me l'avait pas encore fait...
Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous !
Comme vous le montrez fort bien ailleurs, et il en va de même pour la définition de la "Théotokos", il s'agit ici d'affirmer clairement que les deux natures du Christ sont inséparables dans sa personne divino-humaine, nullement de dire que Dieu est mortel !

Votre N.B. : Pour ce qui est du Concile Vatican II, il est exact qu'il est très largement de nature pastorale (il s'y trouve néanmoins des textes de nature dogmatique), mais il serait hâtif de le considérer de ce fait comme dénué d'autorité.
Comme le dit justement Paul VI que vous citez :
"Il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document."
Le texte de Jean-Paul II que vous citez ensuite abusivement ne concerne pas le Concile Vatican II, mais ce qui en a été fait par certains.

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

"Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"! Vous parlez en expert mais en fait vous êtes autiste.

Vous nous avez déjà fait votre numéro avec Nostra Aetate il y a quelques mois de ça ; c'en devient fatiguant et trollesque. Vous n'arriverez à convaincre personne ici. Retournez donc chez Plunkett débiter vos fadaises conciliaires qu'il partage avec vous.

Écrit par : Ronin | mercredi, 08 avril 2009

@ Ronin

Je cherche moins à convaincre des gens enfermés dans leurs certitudes qu'à témoigner, ne serait-ce que pour le lecteur de passage qui serait effaré par ce qu'on lit ici.

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

Nous ne sommes pas enfermés dans nos certitudes, mais ouverts par la certitude que nous donne l'enseignement du Christ et l'héritage précieux des Pères de l'Église. C'est pourquoi, il est de notre devoir de dénoncer tout ce qui en dévie, en cette période où le catholicisme est attaqué de toutes parts.
Maintenant, qu'est-ce qui, selon vous, serait susceptible d'effarer le lecteur de passage?

Écrit par : Ronin | mercredi, 08 avril 2009

Maintenant, qu'est-ce qui, selon vous, serait susceptible d'effarer le lecteur de passage?

A vrai dire RIEN!
Plutôt heureux même!

Écrit par : Jp | mercredi, 08 avril 2009

@ Ronin

Je suis désolé : l'histoire de l'Eglise ne s'arrête pas en 1962 !

Vous me demandez ce qui peut effarer le lecteur de passage ?
Par exemple :
"Les Juifs ont été les seuls responsables des malheurs qui les ont accablés au cours des siècles Et n'oublions pas que les Juifs ont tué bien plus de chrétiens que les chrétiens ne pourront jamais tuer de Juifs..." (sic)

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 08 avril 2009

Bon de Guibert, si vous venez pour discutez d'accord, vous êtes toujours libre, comme vous le constatez de voux exprimer. Mais le coup du lecteur de passage que vous souhaitez éventuellement protéger car effaré par quelques citations isolées, alors que vous fuyez comme la peste la confrontation sérieuse d'arguments, gardez le pour d'autres cieux internautiques.

Le blog, vous le savez fort bien, est clairement orienté sur des positions traditionnelles anté-conciliaires, ses opinions sont donc nettement définies, son hostilité à Vatican II fondée sur des arguments que vous persistez à ne pas vouloir entendre, mais c'est votre problème.

Dès lors engagez de nouveau un débat si ça vous chante, et surtout ne fuyez pas comme la dernière fois (au fait où en est votre lecture de Gaudium et Spes ?) ; répondez aux questions qui vous sont posées, et intervenez si possible sur tous les sujets.

Au fait que pensez-vous de la dernière initiative de Mgr Di Falco, et de son Christ sur chaise électrique ? Est-ce, selon vous, un effet de la nouvelle pastorale intensive de Vatican II qui vous met en extase de par sa remarquable heméneutique de la continuité ?

Écrit par : Hire | mercredi, 08 avril 2009

@MdG

"Je suis désolé : l'histoire de l'Église ne s'arrête pas en 1962"!

Décidément, vous le faites exprès! Où êtes-vous allé chercher ça? Peu importe, votre mauvaise foi (à défaut de la Foi) est avérée.

"Les Juifs ont été les seuls responsables des malheurs qui les ont accablés au cours des siècles Et n'oublions pas que les Juifs ont tué bien plus de chrétiens que les chrétiens ne pourront jamais tuer de Juifs..." (sic)

Et alors? Parce qu'il y a eu la Shoah , il faudrait s'interdire de rappeler ces faits? Vous mélangez tout.

Écrit par : Ronin | mercredi, 08 avril 2009

@MdG

Petit complément : Voici un commentaire de Falk qui répond à Nebo sur son site mais considérez qu'il s'adresse également à vous :



"L'antisémitisme, chose toute moderne" dit Bloy. Eh oui "moderne", car portant sur une haine raciale, qui n'a strictement rien à voir avec l'antijudaïsme théologique dont il est question .... sur La Question Nebo - En quelle langue faudra t-il vous expliquer l'absolue différence qui existe entre "antisémitisme" et "antijudaïsme" ? Voulez-vous vraiment passer pour un ignorant bavard ?

Ecrit par : Falk | 29.01.2009

Écrit par : Ronin | mercredi, 08 avril 2009

Je crois qu'il est utile de rappeler ce que j'ai déjà écrit plus haut à Michel de Guibert, qui est allé fixer avec un empressement visible son attention sur un commentaire isolé comme si celui-ci était représentatif de l'ensemble de l'exposé portant sur l'antijudaïsme théologique, que dans les premiers temps de l'Eglise les juifs condamnaient à mort par lapidation ceux qui abandonnaient la religion mosaïque. Dès 37 après Jésus Christ, des juifs convertis au christianisme furent autorisé à lapider les juifs convertis comme Etienne à Jérusalem. Jacques le Majeur a été tué sur ordre du roi Hérode Agrippa 1er en 44. Jacques le Mineur, premier évvêque de Jérusalem, a été jeté du haut des murailles de la ville par les Juifs et achevé à coups de pierres... "Les Actes des apôtres" apparaissent donc comme une longue succession de persécutions contre les premiers chrétiens avec emprisonnements, flagellations et exécutions diverses. Et ces persécussions ont duré pendant au moins deux siècles.

L'attitude des Pères de l'Eglise est donc parfaitement logique, et il faudra attendre les temps modernes pour assister à un abandon de la théologie traditionnelle sous des prétextes totalement extérieurs aux questions religieuses.

En réalité Zacharias a finement expliqué ce qui s'est passé du point de vue doctrinal au XXe siècle, avant même les tristes évènements de la IIe guerre mondiale, lorsque Stanislas Fumet, dès 1925, parlait déjà de nos “frères aînés” à propos des juifs, expression employée en fait par Adam Mickiewicz ami de Andrea Towianski, juifs ésotéristes et cabalistes liés à diverses structures occultistes (juifs frankistes qui se convertirent extérieurement au christianisme tout en restant intégralement juifs sur le plan religieux sur ordre du marrane Jacob Frank), expression qui sera reprise à la lettre près par Jean-Paul II en 1986 lorsqu’il exaltera dans un discours Adam Mickiewicz.

Écrit par : Hadrien | mercredi, 08 avril 2009

@ Hire

Des lecteurs de passage, il y en a toujours (cf. quelques commentaires supra) ; ils ne restent pas.
J'ai moi-même été recontacté pour me signaler la note : Le Peuple déicide qui m'a renvoyé par lien vers cette note.

Vous me demandez ce que je pense de la dernière initiative de Mgr Di Falco, et de son Christ sur chaise électrique ?

Je ne suis pas très au courant de cette initiative pour le moins surprenante (j'ai vu qu'il y avait une note, mais je n'ai pas été voir plus avant) ; il faudrait voir le contexte et de quoi il s'agit exactement ?
S'il s'agit de changer dans une église les symboles chrétiens, je ne suis évidemment pas d'accord, mais je ne vois pas bien à quoi cela rimerait de refaire l'histoire à sa façon.
S'il s'agit d'un blasphème, je m'élève contre cette initiative avec vigueur.
S'il s'agit d'une allusion à la parabole du jugement dernier (Matthieu 25), elle peut donner à réfléchir et à voir le Christ dans tout homme qui souffre.

Vous ajoutez : "Est-ce, selon vous, un effet de la nouvelle pastorale intensive de Vatican II qui vous met en extase de par sa remarquable heméneutique de la continuité ?"

Je ne vois pas le rapport avec le Concile Vatican II, mais je soutiens la vision de Benoît XVI quand il développe une herméneutique de la continuité, s'opposant en cela aussi bien aux ultras "traditionalistes" qu'aux ultras "progressistes", qui s'accordent pour y voir une rupture avec la Tradition de l'Eglise.

Écrit par : Michel de Guibert | jeudi, 09 avril 2009

@ Ronin

"Les Juifs ont été les seuls responsables des malheurs qui les ont accablés au cours des siècles Et n'oublions pas que les Juifs ont tué bien plus de chrétiens que les chrétiens ne pourront jamais tuer de Juifs..." (sic)

Et alors? Parce qu'il y a eu la Shoah , il faudrait s'interdire de rappeler ces faits? Vous mélangez tout. (re-sic)

Vous me donnez la nausée.
Parler de la même façon des Juifs après la Shoah est une manière de la considérer comme un "détail".
Et quand bien même, il n'y aurait pas eu la Shoah, je n'adhère pas à cette notion de culpabilité collective.

Écrit par : Michel de Guibert | jeudi, 09 avril 2009

@ Falk et Ronin

Je suis parfaitement d'accord avec vous deux pour ne pas confondre l'antijudaïsme théologique et l'antisémitisme racial (ou autre), et il est clair que la Shoah est l'oeuvre de païens nazis qui n'ont strictement rien à voir avec l'Eglise, qu'il sont du reste persécuté aussi, Eglise qui a clairement condamné le nazisme.
Donc aucune ambiguïté là-dessus.

Pour autant, on ne peut taire qu'un certain antijudaïsme théologique a favorisé un "enseignement du mépris" (Jules Isaac) aux conséquences au minimum néfastes.

Écrit par : Michel de Guibert | jeudi, 09 avril 2009

@ Hadrien

On m'a demandé ce qui pouvait effarer le lecteur de ce blog, j'ai été rechercher, sélectionnant le plus "gratiné" (notons qu'il n'avait choqué personne et que Ronin répond encore "Et alors ?"

Vous écrivez : "Dès 37 après Jésus Christ, des juifs convertis au christianisme furent autorisé à lapider les juifs convertis..."
Vous avez dû faire une faute de frappe.
Qu'il y ait eu des Juifs qui aient persécuté les chrétiens, et en premier les juifs convertis, essentiellement au premier siècle jusqu'à la destruction du Temple, c'est une évidence.
Et aussi des Romains ! C'est aussi une évidence.
Et bien d'autres peuples après !
Et encore aujourd'hui !

Que la perception du mystère d'Israël par l'Eglise se soit affinée au XXème siècle, c'est vrai aussi, et ce non pas "sous des prétextes totalement extérieurs aux questions religieuses" comme vous dites, mais "avant même les tristes évènements de la IIe guerre mondiale" comme vous dites aussi, et donc sans lien direct avec la Shoah, mais bien plutôt par une meilleure conscience du mystère d'Israël dans l'économie du salut.

Mais il faut que je vous fasse uen confidence : je suis un marrane !
Mais ne le répétez pas !

Écrit par : Michel de Guibert | jeudi, 09 avril 2009

@ Michel de Guibert. Votre idée que pour les traditionalistes l'Histoire de l'Eglise s'arrêterait en 1962 est absurde. Comme le disait Mgr Fellay : "Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène. C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur. (cf. Matthieu 28,19-20)"

Écrit par : Lapide | vendredi, 10 avril 2009

A lire sur le site de la Vie


En pleine Semaine sainte, alors que les chrétiens sont sur le point de commémorer la passion du Christ, Mgr Williamson affiche ses positions reflétant un antijudaïsme marqué. Sur son site, sa dernière chronique (datée du 4 avril) est consacrée à une méditation sur les souffrances du Crucifié.
« Le Christ a souffert en son âme en observant tous ceux qui ont contribué à sa Passion : Juif et païen, homme et femme (par exemple, la servante se moquant de Pierre), les chefs et le peuple, ami et ennemi. En particulier, selon Saint Thomas, le Christ a souffert en son âme d'être haï par son propre peuple, alors encore le peuple élu de Dieu, et pire que tout, d'être abandonné et trahi par ses propres apôtres. »
Ces affirmations ne manqueront pas de relancer la polémique. D'une part, elles véhiculent l'image du peuple déicide – image à l'origine des exactions jadis commises contre les Juifs au moment des fêtes pascales - et s'opposent clairement à la lecture issue de Vatican II de la Passion, comme le stipule la déclaration conciliaire Nostra Aetate de 1965 : « Même si les autorités juives, avec leurs partisans, ont poussé à la mort du Christ , ce qui s'est commis durant la Passion ne peut toutefois être imputé ni indistinctivement à tous les Juifs vivant d'alors, ni aux Juifs d'aujourd'hui. » D'autre part, Mgr Williamson nie que le peuple juif soit le peuple élu de Dieu, renouant avec la vieille théorie de la « substitution », selon laquelle l'Eglise a pris la place d'Israël comme peuple élu de Dieu, une vision explicitement rejetée par Jean Paul II puis Benoît XVI.

Écrit par : David | vendredi, 10 avril 2009

Vous osez contredire le catéchisme du concile de Trente :

"Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sur ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides. "

Site jesusmarie § sur "est mort a été enseveli"

Les chrétiens sont déicides mais les Juifs ne l'ont pas été.

Écrit par : Denis Merlin | samedi, 11 avril 2009

L’accusation de «déicide» concernant le peuple juif a été émise en premier par Méliton de Sardes, écrivain ecclésiastique et évêque du IIe s. Dans une homélie prononcée un Vendredi saint, en Asie mineure, il s’écrie :

- «Qu’as-tu fait, Israël? Tu as tué ton Seigneur, au cours de la grande fête. Écoutez, ô vous, les descendants des nations, et voyez. Le Souverain est outragé. Dieu est assassiné… par la main d’Israël!»

On retrouve le même terme chez Eusèbe de Césarée (IVe siècle) :

- « Il est regrettable d’entendre les juifs se vanter que, sans eux, les chrétiens ne sauraient observer leurs Pâques. D’ailleurs, depuis leur déicide, ils sont aveuglés et ne peuvent servir de guides à qui que ce soit… »

L’évêque d’Antioche (IVe s.), Jean Chrysostome, dit la même chose employant non explicitement le terme ‘déicide’, mais en imputant à l’acte stigmatisé un caractère définitif :

-« Du jour où vous avez fait périr le Fils de Dieu, votre maître, votre crime a été irrémissible… »

Même épithète dans la 9e Ode des Complies du Grand Lundi de la liturgie byzantine :

- « Accueille ton roi, Judée; prépare tes mains au déicide […] Ô Judée, le Maître a changé tes fêtes en jours de deuil, selon la prophétie, car tu es devenue déicide.»

Ainsi, au fil des siècles, le thème sera repris inlassablement, au point qu’à l’époque même du Concile Vatican II (1962-1965), il faisait encore figure d’article de foi pour beaucoup de chrétiens et pour certains membres de la hiérarchie, car force est de reconnaître que cette accusation peut être encore parfaitement déduite de la lecture de certains commentaires autorisés de la Déclaration conciliaire Nostra Aetate, à l’époque du Concile, et se lit expressément dans certains documents d’application postérieurs, la répudiation explicite de la thèse du déicide ne figurant pas dans la version finale du texte officiel sur les juifs, voté le 28 octobre 1965 par les Pères conciliaires.

Écrit par : Lozère | dimanche, 12 avril 2009

@ Lozère

Vous devriez limiter vos articles de foi au Credo plutôt que de retenir comme tels certains écrits des Pères et de faire de la notion de "peuple déicide" un article de foi à ajouter au Credo de Nicée Constantinople !

Lisez ce qu'écrit ci-dessus Denis Merlin en citant le Concile de Trente.
Ou encore Isaïe 53 que nous avons entendu ce Vendredi Saint : "Pourtant c'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé, c'est par nos péchés qu'il a été broyé. Le chatiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris." (Isaïe 53, 4-5)

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

@ Michel de Guibert :

« Le peuple hébreu est réprouvé comme perfide et ingrat,

après avoir, d’une façon indigne,

ôté la vie à son Rédempteur. »

(Saint Pie V)

Écrit par : Serrus | lundi, 13 avril 2009

Effectivement Serrus, l'Eglise conciliaire (et notre ami M. de Guibert qui poursuit son oeuvre bien connue d'avocat de Vatican II sur La Question) a voulu absolument écarter ce qui se trouve pourtant objectivement dans l'Ecriture et chez les pères, comme dans cette citation de saint Pie V.

Mgr Carli rappellera les grandes vérités traditionnelles de façon explicite dans un texte important publié en 1965 :

«Le peuple juif du temps de Jésus, entendu au sens religieux, c'est-à-dire comme collectivité professant la religion de Moïse, fut responsable solidairement du crime de déicide. La Sainte écriture légitime la dénomination qu'on a coutume de donner au judaïsme – entendu comme religion – de réprouvé par Dieu…

Le fait que saint Paul considère encore Israël comme aimé de Dieu (du moins jusqu'à son temps!) n'annule pas la justice ou l'authenticité de la colère de Dieu.

Les juifs peuvent-ils être appelés maudits de Dieu ? Il ne s'agit pas d'une malédiction formelle… On veut seu­lement manifester (ici) une malédiction objective, c'est-à-dire une situation concrète sur laquelle Dieu exprime son jugement de condamnation et à laquelle une peine est concrètement liée. Une telle situation a été librement accep­tée par Israël. Tant que dure cette libre acceptation, l'état de malédic­tion objective subsiste avec toutes ses conséquences.»

Mgr Carli, évêque de Segni, “Il popolo ebraico nel piano divino” (le peuple juif dans le plan divin), article paru dans Civiltà Cattolica, IV, Rome, 1965.

Écrit par : Lozère | lundi, 13 avril 2009

@ Serrus et @ Lozère

Vos petites citations soigneusement sélectionnées et n'engageant pas l'infaillibilité de l'Eglise (jusqu'à ce Carli qui conteste St Paul !) ne valent pas grand chose face au développement du dogme, selon une notion chère à Newman, au cours des 21 Conciles oecuméniques, sans omettre le dernier, ne vous en déplaise.

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

@ Michel de Guibert. Ce qui engage, si ce n'est l'infaillibilité car le dernier concile fut de nature pastorale, au moins l'autorité de l'Eglise, ce sont les déclarations de Vatican II dans Nostra Aetate, avec lesquelles vous devriez au moins être en accord :

«Encore que des autorités juives, avec leurs partisans aient poussé à la mort du Christ (Jn 19, 6)..."

Or "pousser à la mort", ce qui était difficilement niable, sauf à nier les Ecritures, c'est bien avoir une responsabilité dans la crucifixion qui entraina la mort du Christ - d'où finalement le maintien de l'idée traditionnelle de déicide.

C'est ce que vit le Patriarche Maximos IV :

"le texte ne les décharge pas de leur responsabilité dans la mort du Christ. Il dit, en effet : les dirigeants juifs et leurs par­tisans ont incité à la mise à mort du Christ.Les juifs continueront à être mar­qués de leur crime.Les juifs ont exploité quelques expressions de l'ancien projet pour se déclarer innocents du sang du Christ [c'est-à-dire le déi­cide]. Dans le texte nouveau il est parlé clairement de leurs res­ponsabilités dans le crime de meurtre [sic]. Le texte dit : les diri­geants juifs et leurs partisans ont incité à la mort du Christ.»

Ainsi que Mgr Carli :

«Elle est toujours légitimement soutenable, ou pour le moins objet d'opinion légitime, la thèse selon laquelle le judaïsme doit être tenu responsable du déicide, réprouvé et maudit par Dieu…»

Écrit par : Serrus | lundi, 13 avril 2009

Difficile évidemment de supprimer de l'Ecriture cette phrase si impressionnante :

« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants »

(Matthieu XXVII, 25)

Écrit par : Hire | lundi, 13 avril 2009

@ Serrus

Je suis parfaitement d'accord avec ceci, qui est un fait d'histoire : "les autorités juives et leurs partisans ont incité à la mort du Christ".

De là, je ne tirerai pas de conclusions judéophobes imputant la responsabilité de la crucifixion à l'ensemble du peuple juif hier et aujourd'hui et pour les siècles des siècles...

Il faut citer en entier le texte de "Nostra Aetate" auquel vous reconnaissez une autorité, ce dont je vous sais gré :
« Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la parole de Dieu, de n'enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l'Évangile et à l'esprit du Christ. »

En aucun cas, je ne peux accepter la thèse odieuse de Mgr Carli "selon laquelle le judaïsme doit être tenu responsable du déicide, réprouvé et maudit par Dieu…"

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

Ni surtout ceci Hire, qui doit embarrasser bigrement Michel de Guibert et ses amis conciliaires :

« Les ayant donc amenés, ils les firent comparaître devant le Sanhédrin. Le grand-prêtre les interrogea : nous vous avions formellement interdit d'enseigner en ce nom-là. Or voici que vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine ! Vous voulez ainsi faire retomber sur nous le sang de cet homme-là ! Pierre répondit alors, avec les apôtres : Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet. »

Actes 5, 27-39

Écrit par : Lozère | lundi, 13 avril 2009

@ Michel de Guibert. Hélas, aussi sévère que cela puisse vous paraitre, le judaïsme, en tant qu'institution religieuse héritière de la synagogue (dite de satan dans l'Ecriture), et non pas les juifs en tant qu'hommes bien sûr, est bien réprouvé, responsable du déicide et donc de ce fait maudit par Dieu.

C'est pourquoi nous devons redire avec l'Eglise :

"Oremus et pro perfidis Judaeis"

Écrit par : Serrus | lundi, 13 avril 2009

Il faut noter la tentative de Nostra Aetate de limiter la responsabilité de déicide à un cercle étroit de personnes privées, alors que le Sanhédrin, l'autorité religieuse suprême, représentait l'ensemble du judaïsme de sorte que la responsabilité collective de la religion juive et du peuple juif était engagée dans le rejet du Messie et Fils de Dieu, comme les Saintes Ecritures en font état en des termes incontestables ( "Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient: Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César" ? Jean 19,12 et Mathieu 27,25: "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants.").

L'affirmation de la déclaration conciliaire selon laquelle "les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture" est donc partiellement inexacte.

Car si nous parlons des Juifs en tant qu'individus, l'affirmation est véridique et prouvée par le grand nombre de convertis du judaïsme au catholicisme à toutes les époques. Mais si on parle du judaïsme comme religion, la déclaration est fausse et illogique. Fausse parce qu'elle contredit le texte évangélique et la foi constante de l'Église depuis ses origines (cf. Mt 21, 43: "Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.").

Elle est illogique car, si Dieu n'a pas rejeté la religion juive ou le peuple juif dans le sens religieux (qui était une seule et même chose au temps de Jésus), alors l'ancienne alliance doit être considérée comme toujours valable et en concurrence avec la Nouvelle, ainsi comme l'espérance dans la venue du Messie est injustifiée, ce que les Juifs maintiennent toujours! Tout ceci constitue une présentation du judaïsme et de sa relation au christianisme absolument mensongère.

Écrit par : Eremo | lundi, 13 avril 2009

@ Hire

Pas question de supprimer quelque phrase que ce soit de l'Ecriture !

Mais il faut replacer cette phrase dans le contexte d'une foule en émeute, soulevée par les grands-prêtres, et ne pas en tirer des conclusions théologiques erronées.
On ne peut induire de cette phrase une culpabilité collective ni une malédiction contre les générations à venir.

Du reste, sur un autre plan, Jésus Christ dit clairement en parlant de sa vie : "Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même." (Jean 10, 18)
Et si l'on applique à Jésus, comme le fait toute la Tradition, la lecture des poèmes du Serviteur souffrant en Isaïe, il est clair que le salut donné librement par Jésus Christ pour tous a une toute autre dimension :
"Pourtant c'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé, c'est par nos péchés qu'il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris." (Isaïe 53, 4-5)

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

@ Lozère

Non, je ne vois rien d'embarrassant dans le passage des Actes que vous citez...
Oui "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous [le Sanhédrin], vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet."

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

@ Serrus

"Oremus et pro perfidis Judaeis"
Oraison modifiée par Jean XXIII dans le missel de 1962... et que l'Eglise ne dit plus depuis cette date.

Déjà Pie XII avait dit à propos de cette oraison qu'il ne fallait pas comprendre "perfidis" au sens moderne de "perfide" mais au sens de "qui n'ont pas la vraie foi".

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

@ Eremo

Sur ces questions (celles que vous soulevez dans votre dernier paragraphe), je vous invite à lire le chapitre 11 de la Lettre de St Paul aux Romains :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

MdG vous écrivez ; "Pas question de supprimer quelque phrase que ce soit de l'Ecriture ! Mais il faut replacer cette phrase ["Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet"] dans le contexte d'une foule en émeute, soulevée par les grands-prêtres, et ne pas en tirer des conclusions théologiques erronées."

Vous sous-entendez si je comprends bien, que les pères grecs et latins, les plus grands docteurs de l'Eglise ont tiré des conclusions théologiques erronées de ces passages pendant plusieurs siècles ! Quelle humilité dans cette nouvelle théologie de Vatican II dont vous vous faites ici l'écho - tout cela est vraiment remarquable, et surtout caractéristique de cet état d'esprit illuministe de la nouvelle pentecôte conciliaire qui prétendit inventer à nouveaux frais les vérités de la religion.

Dommage pour vous cependant, nous sommes en accord dans la lecture de l'Ecriture et de ces passages, avec s. Eusèbe de Césarée, s. Grégoire de Nazianze, s. Grégoire de Nysse, s. Jean Chrysostome, Astérios d'Amasée, et Méliton de Sardes.

Au fait, s. Jean Chrysostome écrivit huit discours contre les juifs déicides...que je vous invite à relire - ça vous changera de la prose hérétique de Vatican II

Écrit par : Hire | lundi, 13 avril 2009

"Oremus et pro perfidis Judaeis"
Oraison modifiée par Jean XXIII dans le missel de 1962... et que l'Eglise ne dit plus depuis cette date...MALHEUREUSEMENT ! Michel de Guibert, car elle a renié sa Foi.

La grande prière d’intercession du Vendredi saint disait en effet en latin : « Oremus et pro perfidis Judaeis : Ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum ut et ipsi agnoscent Jesum Christum Dominum nostrum », c’est-à-dire : « Prions aussi pour les juifs perfides afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs coeurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur ».

Or, le premier Vendredi saint qui suivit son élection, le 27 mars 1959, Jean XXIII supprima cette expression d’un trait de plume et le fit savoir aux paroisses par une circulaire du Vicariat de Rome - le diocèse des papes -, datée du 21 mars. On dirait désormais : « Prions pour les juifs ».

Jean XXIII souligna l’importance de cette décision le Vendredi saint 1963. Au cours de la célébration, l’officiant prit par erreur l’ancien texte. Le pape interrompit la liturgie et ordonna que les grandes invocations liturgiques - les impropères - soient reprises depuis le commencement en suivant le nouveau texte.

Une histoire détaillée de cette expression peut être trouvée dans « Les Églises devant le Judaïsme. Documents officiels 1948-1978 ». Ces textes ont été rassemblés, traduits et annotés par Marie-Thérèse Hoch et Bernard Dupuy (Cerf, Paris, 1980, pp. 350-352).

Aujourd’hui, la grande intercession de la liturgie de la Passion, le Vendredi Saint, dit, selon le missel adopté en 1969 et entré en vigueur en 1970, sous Paul VI : « Prions pour les juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance », ce qui est ridicule car les juifs ont perdu son Nom et ont été infidèles à son Alliance. L'Eglise a donc bien renié sa Foi

Écrit par : Serrus | lundi, 13 avril 2009

Les mots perfidis et perfidiam - dont il faut s'attrister qu’ils aient disparu, par des pressions juives principalement, absolument externes à l'Eglise, de la liturgie catholique - étaient sans commune mesure avec les formules, issues des pères, que l’on trouve dans les liturgies orientales, byzantine, syrienne ou autres évoquant la « race adultère et infidèle des juifs », la « synagogue qui est condamnée », « l’essaim des déicides, la race impie des juifs », « le peuple maudit des juifs », etc. (Cf.Yohanan ELIHAI, Juifs et chrétiens d’hier à demain, Paris, Cerf, 1990, pp. 22-23.)

Écrit par : Lozère | lundi, 13 avril 2009

@ Hire, @ Serrus, @ Lozère et @ tutti quanti

Sur ces questions, je vous invite à lire le chapitre 11 de la Lettre de St Paul aux Romains :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

Écrit par : Michel de Guibert | lundi, 13 avril 2009

Voici un autre passage difficilement effaçable des Ecritures, et que tous les Conciles du monde et les folies doctrinales hérétiques des derniers papes ne pourront jamais nier, et dans lequel les juifs sont bien présentés comme formellement déicides et « ennemis de tous les hommes ! » :

« Vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles ont soufferts de la part des Juifs. Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes ». I Thessalonicens 2,14-15

Écrit par : Sylvain M. | mardi, 14 avril 2009

Puisque saint Paul le dit, il faut le croire : "Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus" - difficile d'être plus clair tout de même...

Écrit par : Dan | mardi, 14 avril 2009

@ Sylvain M. et @ Dan et @ tutti quanti

Sur ces questions, je vous invite à lire le chapitre 11 de la Lettre de St Paul aux Romains :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

Marcel De Corte a dit ce qu'il fallait entendre par cette prétendue Alliance jamais révoquée : « […] Il semble donc bien aventureux de considérer avec M. Maritain ‘‘Israël comme peuple toujours choisi’’ et d’user, avec lui, d’expressions aussi ambiguës que ‘‘corps mystique’’ ou ‘‘vocation surnaturelle’’ de la judaïcité… Tout ce que les textes pauliniens nous enseignent, c’est le caractère en quelque sorte sacré de la réprobation qui enveloppe Israël comme totalité jusqu’à la fin des temps. Il est évident que ce caractère n’est surnaturel que dans un sens tout à fait négatif. »

Écrit par : Lozère | mardi, 14 avril 2009

@ Lozère et @ tutti quanti

ur ces questions, je vous invite à lire le chapitre 11 de la Lettre de St Paul aux Romains :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

D’après les frères Lémann, voici la vérité au sujet de la mort criminelle que les Juifs ont prononcée à l'égard de Jésus : le Sanhédrin apparaît pour la première fois à l’époque machabéenne,
entre l’an 170 et l’an 106 avant J.-C. Il se composait de soixante et onze membres, les présidents compris.

Au temps de Jésus, ces soixante et onze membres se distribuaient
en trois chambres: la chambre des Prêtres, celle des Scribes ou Docteurs et celle des Anciens. L’Evangile le confirme formellement: “Les Prêtres, les Scribes et les Anciens s’assemblèrent pour juger Jésus).
Le Sanhédrin avait deux présidents, l’un portait le titre de “Prince” (Nasi) et était le vrai président; l’autre était appelé “Père du
Tribunal” (Ab Bêth-din) et n’était que le vice-président.
Le Sanhédrin s’était imposé une restriction dans son droit de vie et de mort: une limite ressortant des lieux mêmes où la sentence
était prononcée. En effet, il n’y avait qu’une salle à Jérusalem où l’on pût prononcer la peine capitale, c’était la “salle des pierres
taillées” (Gazith) et elle était située dans l’une
des dépendances du Temple.

Or, que ce fût là, et là seulement, qu’on pût régulièrement
prononcer la peine de mort, la tradition juive
est unanime à l’affirmer.

Cette coutume avait été introduite un siècle à peu près avant
Jésus-Christ, c’est pourquoi durant la vie de Jésus, toute sentence de mort prononcée hors de la “salle des pierres taillées” était nulle.


Qui est donc Celui-ci, à l’égard duquel le Sanhédrin a violé toute justice? «Cette question, écrira Mgr Lemann, à dix-neuf siècles de distance, ...tout Israélite loyal, la Bible dans les mains, peut aisément la résoudre. Méditez-la cette page,Israélites; elle vous révèlera qui était le condamné du Sanhédrin, en même temps qu’elle vous fera connaître ce que doit être, ici-bas, le dernier acte du peuple juif avant que d’entrer... dans la terre promise de l’Eglise... Voici donc cette page, elle est du Prophète Zacharie...: “Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de prières:

"Alors ILS JETTERONT LES YEUX SUR
MOI QU’ILS ONT PERCE DE PLAIES, et
ils seront pénétrés de douleur comme on l’est
à la mort d’un fils unique... En ce temps-là ils
invoqueront mon nom et je les exaucerai...
Alors ILS M’APPELLERONT PAR MON
NOM... SEIGNEUR, MON DIEU!"

(Zacharie, XII, XIII)

Écrit par : Synesius | mardi, 14 avril 2009

Il faut fermement rappeler que l’Eglise n’adore que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, dont la Synagogue actuelle a perdu la notion, comme Jésus Lui-même l’avait déjà enseigné : "Vous pharisiens et
rabbins, ne connaissez ni Moi, ni mon Père: si vous Me connaissiez, vous
connaîtriez aussi mon Père." (Jean 8, 19)

Écrit par : Sulpice | mardi, 14 avril 2009

Aujourd'hui, parmi les moyens les plus efficaces adoptés par le Judaïsme pour empêcher l'autodéfense chrétienne, se détache particulièrement la création de confréries ou "amitiés judéo-
chrétiennes" qui ont connu une grande impulsion et un développement particulier pendant et après le Concile, dans les travaux préparatoires de "Nostra Ætate", pour aboutir à l'embrassade, dans la synagogue de Rome, entre Jean-Paul II et le grand rabbin Elio Toaff
en 1986, à la reconnaissance des juifs comme "frères aînés" (de l'Eglise conciliaire) et de l'Etat d'Israël de la part du Vatican en 1993 ; reconnaissance qui, comme l'admet L'Osservato¬
re Romano [1er janvier 1994, p. 1.], "est imprégnée de l'esprit de Vatican II''.

Écrit par : Wendrock | mardi, 14 avril 2009

@ Eremo - Pie XII dans Mystici Corporis en 1943 écrivait : "Le Christ, bien que non visible préside et conduit les Conciles de son Eglise".

Dès lors la théorie du Concile seulement pastoral que vous soutenez (en compagnie de M. de Guibert) et non divinement assisté est une bien faible trouvaille pour éluder le problème bien plus grave de la vacance formelle de l'autorité ; si Roncalli et Montini, qui l'ont présidé, sont Papes, si Jean-Paul II, qui l'a appliqué est Pape, alors c'est le Christ qui "a présidé et conduit le Concile" et son enseignement ne peut être erroné.

Mais si on constate que l'enseignement conciliaire est erroné, alors
ses Pontifes ne le sont pas formellement, ne sont pas vicaires de Jésus mais de Caïphe.

Écrit par : Sylvain M. | mardi, 14 avril 2009

@ Michel de Guibert. L’aveuglement des juifs qui ont refusé le Messie est explicitement enseigné par Jésus (Marc III, 5; Matthieu. XV, 14) et par Saint Paul (Romains XI, 7-10 et 25) qui cite Isaïe et se rappelle certainement la mystérieuse cécité qui le frappa lorsque, encore pharisien, il fut converti par le Christ sur le chemin de Damas, cécité qui ne disparut qu’avec le baptême.

Que cette cécité soit due à un voile qui obscurcit la vue des juifs, c’est encore Saint Paul qui l’affirme (2 Cor. III, 15). Et c’est en cette cécité que consiste précisément la “perfidie” de qui a refusé le Christ, préférant avoir “le diable pour père” (Jn VIII, 44) plutôt que Dieu: le terme “perfidie” se retrouve tel quel dans les Pères de l’Eglise, Saint Grégoire le Grand par exemple ou Saint Ambroise.

Écrit par : Serrus | mardi, 14 avril 2009

Qu'il nous suffise, chers amis, de rappeler encore une fois, comme je le fis dans la note [7] de ce texte, l’histoire de "l’Association les Amis d’Israël", fondée en 1926, qui se proposait, rien moins, que la modification de la prière "Pro Perfidis Judæis" du Vendredi saint, le rejet de l’accusation de “déicide” et la suppression des cérémonies liturgiques relatives à la nécessaire conversion des juifs.

Nonobstant le développement rapide de l’association, à laquelle adhérèrent des personnalités de l’Eglise et des lettres et de la culture, elle fut supprimée, ne l'oublions jamais, par un décret du Saint-Office le 25 mars 1928, parce qu’elle n’était pas en accord avec "la tradition de l’Eglise, avec la pensée des Pères et la praxis liturgique".

Qui ne voit dès lors, que les Associations judéo-chrétiennes fondées en 1948 n’étaient rien d’autre que la réédition, avec les mêmes fins, de l’Association Amis d’Israël fondée en 1926, tout cela est d'une clarté transparente sur le plan des fins poursuivies ?

Une seule différence, mais de taille : en 1928, Pie XI condamna comme contraire à la tradition de l’Eglise et à la pensée des Pères ce qu’à l’inverse, en 1960, Jean XXIII approuva et bénira. La sinistre manoeuvre avait ainsi pleinement abouti, avec la satisfaction accordée à la demande. Mais ça n’était pas suffisant, leur triomphe ne sera complet qu'avec Vatican II et la déclaration Nostra Aetate qui fut un reniement scandaleux et honteux des Ecritures et de tous les conciles, de même que des actes positifs des pontifs depuis vingt siècles.


Par ailleurs, à propos de cette citation de Romains 11, utilisée de façon erronée par M. de Guibert, soulignons que, seul celui qui a la foi d’Abraham dans le Christ, est lié à l’Église du Christ, indépendamment du peuple auquel il appartient; “dans le Christ il n’y a plus ni juif, ni grec”, on est chrétiens, fils dans la foi d’Abraham, que l’on soit juif ou non selon le sang. Les apôtres, la Sainte Vierge, le Christ comme homme, étaient juifs de sang et chrétiens de foi, vrais fils d’Abraham selon l’un et surtout l’autre. Eugenio Zolli était juif de race, mais devint chrétien de foi, et c’est alors seulement qu’il fut vrai fils d’Abraham.

Or la descendance charnelle, lignée, race ou peuple d’Abraham qui n’a pas accepté le Christ comme Dieu et Messie, n’a pas de lien spirituel avec l’Église chrétienne, elle n’en partage pas la foi dans la divinité du Christ. Ce n’est donc pas la lignée qui compte (ce serait du racisme, et l’Église le rejette), mais la foi dans la divinité de Jésus.

En effet, il est révélé que “en Jésus- Christ la bénédiction donnée à Abraham est passée aux Gentils” (Gal. III, 14); Jésus dans l’Évangile dit aux pharisiens: “ne dites pas: Nous avons Abraham pour père” (Matth. III, 9 ; Lc III, 8), “la postérité… procède de la foi d’Abraham” (Rm. IV, 16), “ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham le croyant” (Gal. III, 9).

L’ambiguïté inacceptable de “Nostra Aetate” est donc de faire passer tous ceux qui descendent d’Abraham comme ayant des liens spirituels ou de foi avec l’Église chrétienne. Mais les choses ne se passent pas ainsi, la plupart des fils d’Abraham selon la chair ne croient pas à la divinité du Christ, seul “un petit reste” (Rm. IX, 27 - XI, 15) l’a accepté comme Dieu et Messie. Jésus le révèle “vous n’avez pas pour père [selon l’esprit ou la foi] Abraham, mais le diable” (Jn VIII, 44).

En effet, la plus grande partie des Juifs est infidèle ou incrédule envers la divinité du Christ: ayant renié la foi d’Abraham, le mosaïsme vétéro-testamentaire, a donné lieu au judaïsme post-biblique, post-chrétien, talmudico- rabbinico-pharisaïque, qui plus qu’une religion est une lignée ou une “religion raciale”.

C’est pourquoi les exégètes distinguent nettement le judaïsme Antique, du Temple, c’est-à-dire biblique, du Nouveau, rabbinico-“posttemplier” (après la destruction du Temple en 70 après J.-C.), talmudique, c’est-à-dire antibiblique.

Et à ce titre, le judaïsme d’aujourd’hui, dans la mesure où il est la libre continuation du judaïsme rabbinique du temps de Jésus et s’obstine à ne pas l’accepter, participe objectivement à la responsabilité du déicide.

Écrit par : Zacharias | mardi, 14 avril 2009

@ Sylvain M.

Je n'ai jamais soutenu que le Concile Vatican II était un Concile uniquement pastoral.
Et bien évidemment je vous laisse à vos élucubrations sédévacantistes.
La seule chose avec laquelle je suis en plein accord dans votre commentaire, c'est l'affirmation que vous citez de Pie XII écrivant dans "Mystici Corporis" : "Le Christ, bien que non visible préside et conduit les Conciles de son Eglise".

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

@ Zacharias

Je n'ai pas votre érudition, mais il ne suffit pas d'aligner des références pour être convaincant ; rien dans ce que vous développez ne justifie l'accusation collective de "déicide" affublée au peuple juif dans son ensemble.

Le même Pie XI qui avait, rappelez-vous, supprimé par un décret du Saint Office "l’Association les Amis d’Israël", déclara plus tard en des temps troublés (1938) : "Spirituellement, nous sommes des sémites".

Vous accusez ma lecture de Romains 11 d'être erronée, mais vous ne dites rien du mystère d'Israël dans l'histoire et l'économie du salut jusque dans la persistance de cette partie d'Israël pour laquelle Dieu ne renie pas ses dons et qui, à la fin, sera sauvée avec l'humanité toute entière car Dieu fait miséricorde à ceux qui ont désobéi; les Juifs comme nous tous.
Je cite à nouveau :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

@ Michel de Guibert,

Rien, dites vous de façon surprenante, vous enfermant étrangement dans un discours de nature incantatoire qui se trouve être en contradiction formelle avec toute l'histoire doctrinale de l'Eglise, et, cela dit en passant, vous qui faites grand cas de la valeur d'autorité des actes récents qu'elle promulgua dans les différentes sessions de son dernier concile, de ses positions magistérielles depuis des siècles jusqu'à Vatican II, ne justifie la qualification de "déicide" reçue par le peuple Juif depuis la mort ignominieuse du Seigneur. Voilà qui est des plus curieux pour le moins.

Reprenons-donc, pour être précis, car il s'agit surtout, non pas de multiplier les références érudites en ces matières mais de faire preuve de conséquence théologique, ce qui est bien différent, même si l'examen des sources me semble être un critère de premier ordre qu'il ne faut jamais déconsidérer, les éléments du dossier. Nostra Aetate, citant Rm. XI, 28-29, nous dit ceci à propos des Juifs : « le Concile déclare qu’ils forment un “peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause de leurs pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons”. Au n° 4e, la même déclaration” enseigne : “selon l’Apôtre les juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance”.

Or, désolé d'avoir à le faire remarquer, saint Paul dit seulement dans la Vulgate que l’appel de Dieu ne change pas (“Ego sum Dominus et non mutor”), il ne dit pas qu’il est sans repentance, terme qui a une toute autre signification. En revanche, comme très souvent du point de vue des créatures, la réponse humaine à l’appel de Dieu elle peut changer, comme cela a été le cas pour la plus grande partie du peuple d’Israël qui, durant la vie de Jésus, n’a pas répondu à l’appel et au don de Dieu, en tuant les Prophètes et le Christ ; c’est pourquoi est cher à Dieu, c’est-à-dire demeure en grâce de Dieu, seul “le petit reste” de ceux qui ont accepté le Messie Christ venu, comme leurs pères dans l’Ancien Testament acceptèrent jadis le Christ à venir.

Au n° 4g, de la même Déclaration conciliaire il est écrit: “Le Christ s’est soumis à la mort à cause des péchés de tous les hommes. Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps”.

Et c'est là, précisément, que l'on oublie de réaliser une nette distinction entre deux éléments bien différents, que l’on s’ingénie, et pour cause, à confondre depuis plus de quarante ans, alors qu’il faut impérativement distinguer :

- Le Christ est bien mort, comme le souligne le concile de Trente, pour racheter les péchés de tous les hommes, autrement dit, la finalité de la mort du Christ est la rédemption du genre humain dans son ensemble, et tous les hommes pécheurs portent une part de responsabilité dans ce sacrifice librement consenti de Jésus-Christ.

- Mais la cause efficiente, sur le plan des causes secondes, soit de la dimension purement civile et conjoncturelle, qui a produit la mort du Christ, ce ne furent pas les péchés des hommes, mais objectivement le judaïsme post-biblique qui, en niant la divinité du Christ, le condamna à mort et fit exécuter la sentence par les Romains.

Pour tous les Pères de l’Église que je vous invite à relire, unanimement (de st Ignace d’Antioche † 107 à st Augustin † 430, en passant par st Justin † 163, st Irénée † 200, Tertullien † 240, st Hyppolite de Rome † 237, st Cyprien 258, Lactance † 300, st Athanase † 373, st Hilaire de Poitiers † 387, st Grégoire de Nazianze † 389, st Ambroise de Milan † 397, st Cyrille d’Alexandrie † 444), c'est cette cause efficiente et elle seule qui est responsable de la mort de Jésus, cause qui se trouve être, incontestablement, le judaïsme pharisaïque, talmudique et antichrétien par le truchement de ses “fidèles” et de ses autorités de l'époque.

De ce fait, dans la mort du Christ, c’est bien la communauté religieuse de l’Israël post-biblique représentée sous le terme générique des "Juifs", qui est impliquée, non toute la lignée puisqu'un “petit reste” fut fidèle au Christ: les Apôtres, les Disciples, etc., mais la majeure partie du peuple, soutenant les prêtres, prit une part active à la condamnation de Jésus.

L’accord unanime des Pères, vous devriez être sensible à cela, est signe de tradition divine: ils sont l’organe qui transmet la tradition divino-apostolique, leur commun accord a donc valeur de règle de foi, c’est-à-dire qu’il est révélé par Dieu et confié aux Apôtres, ce que les Pères ecclésiastiques enseignent avec consensus moralement unanime en matière de foi et de morale, consensus qui possède une force d’autorité considérable, sauf pour les pères de Vatican II qui balayèrent d’un revers de main toute la tradition patristique en se considérant, et s’imaginant follement par une inspiration nouvelle venue je ne sais d'où, supérieure à elle.

Les Pères de l'Eglise des premiers siècles, ce qu’il ne convient pas de mésestimer, ont en effet été placés par Dieu dans son Église pour conserver la tradition divine reçue par les Apôtres. Et dans notre cas les Pères sont non seulement moralement, mais aussi formellement d’accord pour enseigner que la grande partie infidèle au Christ du peuple juif, c’est-à-dire le judaïsme talmudique est responsable, comme cause efficiente, de la mort du Christ et a donné lieu, suite à son patent « déicide », à une nouvelle religion hérétique, le talmudisme judaïque de la synagogue, qui se détache du mosaïsme et qui aujourd’hui encore refuse la divinité du Christ et le condamne comme idolâtre.

Cette religion, qui cruellement et scandaleusement condamna à mort le Christ, est ainsi dénoncée comme apostate des Promesses, et les hommes qui en étaient membres, el le sont encore, qualifiés de "déicides" car criminels par leur condamnation à mort du Messie, ainsi que le déclare le saint pape Pie V, s'appuyant sur la tradition patristique et saint Paul [Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus...». (I Thessalonicens 2,14-15)], autorités que l'on contredira avec peine, sauf à considérer que Vatican II est supérieur à toute la Tradition de l'Eglise et à l'Ecriture elle-même : « Le peuple hébreu est réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne, ôté la vie à son Rédempteur. »

Cet acte terrible, ce "déicide" est d'ailleurs, si vous y songez un instant, l'axe de permutation dans la succession des Alliances, le moment sublime et tragique où un Dieu, dans son amour infini, par son sang versé pour la Rédemption du genre humain, modifia les données de l'Histoire Sainte, et fit de son Eglise le nouvel Israël en conséquence de la trahison de l'ancien israël infidèle, charnel et perfide (soit ayant perdu la Foi).

C'est ce qu'écrit de façon explicite, Sa Sainteté Pie XII, dans son Encyclique "Mystici Corporis", au sujet de la succession des Alliances et l'abandon définitive de l'Ancienne au profit de la Nouvelle, texte que je livre à votre méditation attentive et priante, en conclusion de cette réponse, afin que vous puissiez y trouver une source de profitable et religieuse réflexion concernant ces questions qui semblent vous troubler, puisque visiblement, mais vous n'êtes pas seul dans votre situation, l'enseignement de Vatican II a produit de curieuses visions inexactes en votre esprit qui vous conduisent jusqu'à refuser tout le corpus doctrinal antérieur à 1962 :

- « D’abord la mort du Rédempteur a fait succéder le Nouveau Testament à l’Ancienne Loi abolie ; c’est alors que la Loi du Christ, avec ses mystères, ses lois, ses institutions et ses rites, fut sanctionnée pour tout l’univers dans le sang de Jésus-Christ. Car tant que le divin Sauveur prêchait sur un territoire restreint - il n’avait été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël - la Loi et l’Evangile marchaient de concert ; mais sur le gibet de sa mort il annula la loi avec ses prescriptions , il cloua à la Croix le ”chirographe” de l’Ancien Testament, établissant une Nouvelle Alliance dans son sang répandu pour tout le genre humain. “Alors, dit saint Léon le Grand en parlant de la Croix du Seigneur, le passage de la Loi à l’Evangile, de la Synagogue à l’Eglise, des sacrifices nombreux à la Victime unique, se produisit avec tant d’évidence qu’au moment où le Seigneur rendit l’esprit, le voile mystique qui fermait aux regards le fond du temple et son sanctuaire secret, se déchira violemment et brusquement du haut en bas.’’ »

(Pie XII, Mystici Corporis, 29 juin 1943).

Écrit par : Zacharias | mardi, 14 avril 2009

@ Michel de Guibert - Le raisonnement est simple, il n'est point besoin d'arguties complexes ni de noms d'oiseaux ("élucubrations sédévacantistes").

Selon Vatican I :

§ l. Un concile général est infaillible, à condition qu’il soit confirmé par le pontife romain (Vatican 1: Dei Filius, ch. 3, Codex iuris canon ici de 1917, canon 227).

§ 2. Or Vatican II fut un concile général. Mais il se trompa.

§ 3. Donc l’homme qui confirma Vatican II ne fut pas un pontife romain.

Ainsi donc, Montini n’était pas pape et Vatican II n’était pas un « concile », mais un « conciliabule », c’est-à-dire une as­semblée hérétique dont les actes sont frappés de nullité. Point à la ligne.

Écrit par : Sylvain M. | mardi, 14 avril 2009

"[...]il cloua à la Croix le ”chirographe” de l’Ancien Testament, établissant une Nouvelle Alliance dans son sang répandu pour tout le genre humain".

Le Christ lui-même l'avait annoncé:

"Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux". (Mat.VIII, 11)

Écrit par : Thaddée | mardi, 14 avril 2009

@ Sylvain M.

Votre raisonnement n'est pas simple, il est des plus simplistes !

Vatican II fut un concile général (je dirais plutôt un concile oecuménique) et fut approuvé par plusieurs pontifes romains successifs, dont en son temps le pape Paul VI.

Vous décrétez contre toute l'Eglise qu'il se trompa (quelle prétention !) et vous en concluez que le pape Paul VI n'était pas pape et que le Concile Vatican II n'était pas un Concile...

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

@ Zacharias

J'ai cité la traduction de la Bible de Jérusalem qui parle bien de "dons et d'appel de Dieu sans repentance".
Vous me citez la traduction latine de la Vulgate ; il faudrait revenir au texte grec originel...

Toute l'histoire de l'Ancienne Alliance est remplie d'infidélités du peuple hébreu "qui tue les Prophètes" et de fidélité de Dieu à son Alliance dont "il se souvient".
Pourquoi voulez-vous que Dieu cesse d'être fidèle à son Alliance du fait que le peuple hébreu n'a pas reconnu le Messie...
Par pitié, ne décidez pas à la place de Dieu qu'il doit renoncer à son Alliance au motif que le peuple élu est infidèle !
Jésus Christ lui-même parle d'accomplissement et non d'abolition de la Loi.

Si je pousse jusqu'au bout votre raisonnement sur la cause efficiente (la condamnation à mort par les autorités juives de l'époque) seule responsable de la mort de Jésus, on arriverait à cette situation que sans cette cause, sans "peuple déicide", nous n'aurions pas eu de Rédempteur en Jésus Christ !
"Felix culpa", chantait pourtant l'Exultet de la nuit pascale, avec St Augustin !
Ce sont bien, depuis la faute originelle, nos péchés qui nous ont valu un tel Rédempteur.

Écrit par : Michel de Guibert | mardi, 14 avril 2009

@ Michel de Guibert. Non pas simpliste mais des plus évidents que ce raisonnement, aussi difficile à admettre qu'il vous paraisse ! Sous Dioclétien, le Siège a été vacant du 24-10-304 au 19-5-308, soit plus de trois ans et demi. De même, entre Clément IV mort le 29-11-1268 et Grégoire X élu le 1-11-1271, le siège a été vacant presque trois ans. Plus de douze fois, la vacance a duré d’un à deux ans. Quelle différence entre trois ou vingt ans ?

Notre Dame, qui est la meilleure et la plus sainte des théologiens, ne nous a-t-elle pas prédit à la Salette que l'Eglise serait éclipsée ? Le pape Léon XIII ne nous a-t-il pas annoncé que la chaire de Saint Pierre serait occupé par des ennemies trés rusés ? (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884).

"D'après l'enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". (Cornelius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, p. 28, 1860.)

Telle est la situation de notre triste époque.

Écrit par : Sylvain M. | mercredi, 15 avril 2009

@ Sylvain M. Sujet délicat que celui que vous abordez, car si l'on devait vous suivre et considérer qu'il n'y a plus de pape depuis Paul VI, alors cela signifierait que les forces de l'enfer auraient triomphé de l'Eglise, ce qui ne peut advenir, malgré l'incroyable confusion qui s'est produite depuis Vatican II.

Écrit par : Hire | mercredi, 15 avril 2009

@ Hire. Les positions sédévacantistes, si vous voulez les nommer de cette façon, sont bien plus cohérentes, si vous y réfléchissez, cela dit avec sympathie pour mes amis lefébvristes, que celles de la FSSPX, positions théologiques qui sont très proches finalement de celles des Vieux-Catholiques jansénistes.
Car d’une part les Vieux-Catholiques reconnurent la primauté du pape, mais d’autre part ils l’accusèrent de promulguer un dogme qui n’était pas en accord avec la tradition. Ils continuèrent de s’appeler eux-mêmes catholiques, bien qu’ils aient fondé des paroisses et consacré des évêques sans la permission de Rome. Leur fondateur s’opposait violemment à la fondation de paroisses et à la constitution d’un apostolat parallèle.

Ecoutez les mots qu’il leur adressa à ce sujet :

“Une fois que vous dressez un autel contre un autel ; une fois que vous opposez un pasteur à un pasteur et une communauté contre une communauté ; vous plongez dans le schisme. Si vous suivez le chemin que vous êtes en train de tracer, vous travaillez dans l’illusion quand vous prétendez que vous appartenez toujours à l’Eglise catholique, puisque vos actes contredisent vos paroles. Vous ne pouvez pas réclamer des droits qui sont intrinsèquement opposés les uns aux autres ; mais vous tentez de le faire lorsque vous vous dénommez membres de l’Eglise catholique et que vous exercez ses fonctions pastorales, pendant que, en même temps, vous réclamez le droit d’ériger des paroisses séparées”.

Or c’est exactement la position de la Fraternité saint Pie X. D’une part ils disent que Paul VI Jean-Paul II furent vrais Vicaires du Christ et qu’ils possédaient l’autorité du Christ sur l’Eglise entière, mais d’autre part ils les accusent de promulguer des doctrines et des règles qui sont contraires à la tradition.

En fin de compte, ils font une sorte de “triage” dans le magistère, comme l’ont fait les Vieux-Catholiques, et ils n’acceptent que ce qu’ils trouvent en accord avec la tradition et rejettent ce qu’ils pensent en contradiction avec elle.

Ce n’est rien d’autre que de répudier l’autorité de l’Eglise, car qui a le dernier mot ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X. Qui donc possède l’autorité ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X.

Ce qui est plus grave encore, c’est qu’ils insinuent que l’Eglise est capable, au nom de l’autorité du Christ, de promulguer de fausses doctrines, des règles scandaleuses et de fausses pratiques liturgiques.

Admettre ceci, c’est nier l’infaillibilité et l’indéfectibilité de l’Eglise. Le fameux dominicain Jean Eck qui a débattu avec Luther, lui dit : “Ce n’est pas en vain que le Christ a fondé une Eglise hiérarchisée, indéfectible, infaillible, et lui a promis son assistance jusqu’à la consommation des siècles”. Nous devons dire, avec amitié évidemment car son oeuvre d'attachement à la Foi de toujours et à la messe est cependant remarquable, la même chose à la Fraternité.

Soyons logique. S'il est absolument vrai que Vatican II, Paul VI et Jean-Paul II ont promulgué de fausses doctrines, des règles scandaleuses et une fausse liturgie, et que pour cette raison Vatican II ne peut pas être considéré comme un vrai concile de l’Eglise catholique et que Paul VI et Jean Paul II ne peuvent pas être de vrais papes de l’Eglise catholique.

La foi elle-même exige cette conclusion parce que l’Eglise catholique est indéfectible, qu’elle bénéficie de l’assistance du Christ et qu’elle est en outre incapable de nous donner quelque chose qui ne soit pas en accord avec sa tradition. Nous savons donc avec certitude que le Vatican est occupé par les ennemis de l’Eglise, par les hérétiques et c’est le devoir des catholiques de les traiter comme des ennemis et comme des hérétiques. C’est la seule réponse catholique possible à la situation actuelle.

Écrit par : Sylvain M. | mercredi, 15 avril 2009

@Michel de Guibert

" J'ai cité la traduction de la Bible de Jérusalem qui parle bien de "dons et d'appel de Dieu sans repentance".

Très bien, mais encore faut-il se montrer digne de Ses dons et de répondre à Son appel.

" Toute l'histoire de l'Ancienne Alliance est remplie d'infidélités du peuple hébreu "qui tue les Prophètes" et de fidélité de Dieu à son Alliance dont "il se souvient".
Pourquoi voulez-vous que Dieu cesse d'être fidèle à son Alliance du fait que le peuple hébreu n'a pas reconnu le Messie "...

Il ne faut pas inverser les rôles, c'est le peuple hébreu qui n'a pas été fidèle à l'Alliance, sinon le Père ne lui aurait pas envoyé son FILS. Et laisser entendre que le Christ n'est qu'un prophète de plus mis à mort par les Juifs, c'est nier sa divinité, et ipso facto, adopter le point de vue des musulmans! La nouvelle Alliance est proposée à toute l'humanité, Juifs compris qui l'ont collectivement rejeté et dire: " La condamnation à mort par les autorités juives de l'époque seule responsable de la mort de Jésus " ne résiste pas un seul instant à l'examen des faits, à commencer par les Actes des Apôtres qui font état de persécutions de la part des Juifs et qui durèrent près de deux siècles sans oublier les textes talmudiques les accompagnant et dans lesquels on trouve des blasphèmes contre le Christ et la Vierge si orduriers que l'Église en interdit la publication et la lecture. La tragédie des Juifs, c'est d'avoir rejeté le Messie car ils n'ont pas envisagé qu'ils n'auraient plus un jour l'exclusivité de l'Arche d'Alliance: il était inimaginable que l'Éternel qui avait puni les hommes par le Déluge la réservât pour toujours aux seuls Juifs ainsi que l'annonce le Christ: " Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. " (Mat, 8, 11). Le royaume des cieux se substitue à la terre promise mais le problème pour les Juifs, c'est qu'il n'est pas de ce monde.

" [...]sans "peuple déicide", nous n'aurions pas eu de Rédempteur en Jésus Christ " !

Absolument, c'était écrit et le Christ savait ce qui l'attendait mais le Père, dans son infinie miséricorde, a donné une ultime chance à ce peuple à " la nuque raide " d'intégrer cette nouvelle Alliance. Cependant, il n'y a pas de malédiction à son égard : à tout moment, il peut le faire pour peu qu'il se repente et reconnaisse le Messie, d'où la prière pour la conversion des Juifs.

Écrit par : Thaddée | mercredi, 15 avril 2009

Très justement analysé Thaddée : "Le royaume des cieux se substitue à la terre promise mais le problème pour les Juifs, c'est qu'il n'est pas de ce monde..." Tout le drame de ce peuple trop charnel face à l'annonce du Royaume par le Christ, se trouve dans son impossibilité à avoir pu s'ouvrir sur une dimension plus spirituelle de la Foi.

Écrit par : André | mercredi, 15 avril 2009

Sans vouloir préjuger de la réponse de Zacharias, je crois cependant que l'on peut soutenir que Michel de Guibert ne sait pas distinguer, faute d'une bonne formation thomiste, l'enchainement logique des causes premières et des causes secondes : "Si je pousse jusqu'au bout votre raisonnement sur la cause efficiente (la condamnation à mort par les autorités juives de l'époque) seule responsable de la mort de Jésus, on arriverait à cette situation que sans cette cause, sans "peuple déicide", nous n'aurions pas eu de Rédempteur en Jésus Christ!"

Or, il faut écrire : "le Christ est venu nous libérer du péché, sachant que les hommes étaient par eux-mêmes incapables d'y parvenir, et c'est par sa mort sur le bois de la Croix, qui consomma son sacrifice que nous avons été pardonné ; le "peuple déicide", joua donc ainsi un rôle terrible dans cette économie de la réparation où Jésus, notre Rédempteur, ne fut pas reconnu par les siens !"

Écrit par : Jean Rémi | mercredi, 15 avril 2009

@ Thaddée

Vous me faites un mauvais procès d'intention car je n'ai jamais dit, pensé, ni laissé entendre que le Christ n'était qu'un Prophète de plus et qu'il n'était pas le Fils de Dieu.
La phrase que vous citez à l'appui de votre procès n'induit en rien cela :
" Toute l'histoire de l'Ancienne Alliance est remplie d'infidélités du peuple hébreu "qui tue les Prophètes" et de fidélité de Dieu à son Alliance dont "il se souvient".
Pourquoi voulez-vous que Dieu cesse d'être fidèle à son Alliance du fait que le peuple hébreu n'a pas reconnu le Messie "...

"La tragédie des Juifs, c'est d'avoir rejeté le Messie car ils n'ont pas envisagé qu'ils n'auraient plus un jour l'exclusivité de l'Arche d'Alliance: il était inimaginable que l'Éternel qui avait puni les hommes par le Déluge la réservât pour toujours aux seuls Juifs", dites-vous, mais vous mélangez tout : l'Alliance noachique n'est pas l'Alliance mosaïque !

Vous commentez, me citant : " [...]sans "peuple déicide", nous n'aurions pas eu de Rédempteur en Jésus Christ " !
Absolument, c'était écrit et le Christ savait ce qui l'attendait mais le Père, dans son infinie miséricorde, a donné une ultime chance à ce peuple à " la nuque raide " d'intégrer cette nouvelle Alliance."
Cela revient à nier le "Felix culpa" de l'Exultet et de St Augustin, puisque ce ne sont plus nos fautes à la suite de la faute originelle qui nous ont valu un tel Rédempteur, mais une simple nécessité historique et prophétique.
Et si ce peuple "à la nuque raide" n'avait pas condamné Jésus mais avait saisi "l'ultime chance" d'intégrer la nouvelle Alliance, il n'y aurait pas eu de nouvelle Alliance dans le Sang du Christ, pas de Passion et de croix rédemptrice, donc pas de Résurrection...

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 15 avril 2009

@ Jean Rémi

Mais oui, vous l'exprimez autrement, mais c'est bien la même idée sous-jacente : il fallait un "peuple déicide" pour que les hommes soient sauvés.

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 15 avril 2009

@Michel de Guibert


" Cela revient à nier le "Felix culpa" de l'Exultet et de St Augustin, puisque ce ne sont plus nos fautes à la suite de la faute originelle qui nous ont valu un tel Rédempteur, mais une simple nécessité historique et prophétique ".

C'est quand même vous qui avez laissé entendre cette " nécessité historique et prophétique" , en présentant la mise à mort du Christ comme une péripétie faisant suite à celle des prophètes et voilà que vous m' attribuez ce genre de propos!

A mon tour, je peux vous retourner l'argument du procès d'intention car j'ai seulement voulu mettre en évidence la miséricorde divine, et quand vous dites : "Et si ce peuple "à la nuque raide" n'avait pas condamné Jésus mais avait saisi "l'ultime chance" d'intégrer la nouvelle Alliance, il n'y aurait pas eu de nouvelle Alliance dans le Sang du Christ, pas de Passion et de croix rédemptrice, donc pas de Résurrection"... "Il fallait un "peuple déicide pour que les hommes soient sauvés", c'est exactement le sens de mes propos et pour une fois, nous sommes d'accord .

Écrit par : Thaddée | mercredi, 15 avril 2009

@ Thaddée

Je ne comprends pas car ce que vous déniez au début, vous l'affirmez à la fin : ""Il fallait un "peuple déicide pour que les hommes soient sauvés".
Ce que je voulais dire en parlant de "nécessité historique et prophétique" qu'il y ait un "peuple déicide" pour être l'instrument de la Rédemption, c'est qu'une telle théorie revient à nier ou à gommer le "Felix culpa" de l'Exultet et de St Augustin, puisque ce ne sont plus alors nos fautes à la suite de la faute originelle qui nous ont valu un tel Rédempteur.
Et si le "peuple déicide" ne l'avait pas été, il n'y aurait pas eu selon vous de Rédemption ?
Fatalité de l'histoire ?
Salut dépendant de la seule attitude face au Christ du peuple juif ?
Hors du déicide, point de salut !
Cela est insensé !

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 15 avril 2009

@Michel de Guibert

Vous confondez l'instrument de la Rédemption avec la Rédemption elle-même rendue nécessaire par la Felix Culpa. Et je ne vois pas en quoi reconnaître le déicide, instrument de cette Rédemption, revient à nier la faute d'Adam qui en est à l'origine. Que voilà un bien curieux raisonnement.

"Et si le "peuple déicide" ne l'avait pas été, il n'y aurait pas eu selon vous de Rédemption ?
Fatalité de l'histoire ?
Salut dépendant de la seule attitude face au Christ du peuple juif ?
Hors du déicide, point de salut !
Cela est insensé" !

Comme vous le savez, avec des "si", on peut faire beaucoup de choses. Cela s'est passé ainsi car telle était la volonté divine, maintenant si vous la considérez comme insensée...

Écrit par : Thaddée | mercredi, 15 avril 2009

Thaddée,

Il est piquant de voir Mdg qui, au fil de ses posts ne cesse de réfuter cette notion de peuple déicide, en arrive à l'admettre, tant il ne cesse de contredire ses interlocuteurs et de vouloir avoir le dernier mot, si bien qu'il en arrive à se contredire lui-même!

Écrit par : Ronin | mercredi, 15 avril 2009

@ Michel de Guibert.

Pour innocenter de toute force les Juifs, vous en arrivez à inférer sa mort comme étant un acte dont nous devrions remercier le peuple hébreu, ce qui est un syllogisme absolument horrible.

Rappelez-vous les mots des Juifs à l'endroit du Christ :

"Les passants l'injuriaient en hochant la tête et disant : "Toi qui détruis le Temple et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix !" Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens : "Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! Même les brignands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte." (Matthieu 27.39-46)

Le salut vient des Juifs certes, mais il ne vient pas du judaïsme. Le salut vient de Jésus, le Fils de Dieu. Bien évidemment la Rédemption est devenue nécessaire à partir du moment où le péché est entré dans le monde et a séparé l'homme de Dieu. Lorsqu'Adam et Eve commirent leur premier acte de désobéissance, le péché est entré en eux et les a coupés de Dieu.
Depuis cet instant, nous le savons, le sang a été le seul moyen de jeter un pont entre Dieu et l'homme pour que celui-ci puisse franchir le fossé creusé entre eux. C'est ce qu'on appelle la Rédemption sacrificielle puisque dans l'histoire des relations entre Dieu et son peuple, la Rédemption a toujours été opérée par le sang. La notion de Rédemption par le sang apparaît ainsi dans l'Ecriture en même temps que le péché. Aussi longtemps qu'il n'y avait pas de péché, il n'était pas besoin de sang Rédempteur.

Cependant, ceci ne doit en aucun cas nous conduire à affirmer qu'il fallait que Jésus soit crucifié. Il faut arrêter de croire de façon scandaleuse, pour laver les Juifs de leur faute, que cela correspondait à un plan de Dieu inévitable.

Ce sont les hommes de son époque, les Juifs qui ont choisi de le crucifier, ne l'oublions-pas. Notre Seigneur, au milieu des siens, aurait certainement préféré mourir d'une mort plus douce en repartant au Ciel. Mais notre Dieu est un Dieu qui se soumet aux décisions des hommes , qui s'efface, et qui meurt, s'ils l'ont décidé ainsi. Tout cela parce qu'Il nous aime d'une amour incommensurable.

La Croix est et restera pour l'éternité, comme l'écrit saint Paul, un scandale, une abomination pour le Père, et le geste des Juifs une monstruosité terrifiante. Le tonnerre a retenti, le voile du temple s'est déchiré. La nature entière a hurlé de terreur.

La Croix est a-normale, incompréhensible ! Dieu meurt sur le bois, pour respecter le choix des hommes. A cause de ce qu'il "est" par essence -l'Amour, la Vie, l'Etre- Il ne peut que ressusciter. Mais Il aurait pu accomplir notre salut, c'est ce que pensent Origène et st. Clément d'Alexandrie, de bien d'autres façons, moins violentes, moins cruelles, moins scandaleuses.
C'est parce qu'Il s'est incarné , comme homme, que Dieu a accepté de mourir par la main des hommes, sur la Croix. Mais des légions d'anges auraient pu Le soustraire à ce supplice infâme. Notre Dieu est donc est un Dieu qui se soumet à nous, et à nos décisions , par pur Amour. Et on n'a pas fini de méditer ce mystère !

Jésus étant Dieu incarné, le versement d'une seule goutte de son précieux sang pour l'humanité pécheresse aurait déjà eu une valeur infinie et donc, en ce sens, on peut dire que le sacrifice de la Croix n'était pas nécessaire.

Toutefois, Dieu voulut montrer à l'humanité à quel point Il tenait à notre salut, jusqu'où Il était prêt à aller pour nous aider à progresser vers Lui, jusqu'au sacrifice suprême semblable à celui demandé à Abraham mais infiniment plus parfait en raison de la perfection de la victime immolée.

Ce sacrifice de la Croix, hélas ! pour notre honte, nous aide aussi à mieux comprendre la gravité du péché de tous les hommes qui sont des créatures abjectes, et l'ignominie de l'acte criminel des Juifs qui a causé tant de souffrances à un maître si bon et si parfait.

Écrit par : Arparschad | mercredi, 15 avril 2009

Frère chrétiens, vous qui dites que nous avons tué le Messie, ce qui est faux car il n'était pas le Messie pour nous, vous devez savoir que Jésus a été crucifié pour avoir affirmé qu'il était Un avec le Père ou Dieu. Jésus se faisait ainsi l'égal de Dieu. Cette affirmation était pour le Judaisme un très grave blasphème punissable de mort car pour le Judaisme l'être humain ne peut en aucune façon prétendre être Un avec Dieu.

Le judaisme reconnait le rôle des prophètes et du Messie à venir, mais pour le judaisme les prophètes et le messie sont des êtres humains quoi qu'ils puissent parler au nom de Dieu et sauver le peuple juif en ce qui a trait au Messie il en demeure pas moins que les prophètes sont des êtres humains et ne peuvent en aucun cas prétendent être Un avec Dieu comme Jésus l'affirmera très souvent.

Vous remarquerez dans l'évangile de Jean qu'à chaque fois que Jésus affirme être Un avec Dieu les juifs veulent le lapider. La notion que Jésus est Dieu ou le fils unique de Dieu ne vient donc pas du Judaisme. C'est pour avoir affirmé être Un avec Dieu, un blasphème punissable de mort, que Jésus sera crucifié. La crucifixion étant le sort réservé au plus grands criminels, ce qui était bien le cas du crime de blasphème du nazaréen.

Écrit par : Samuel Nachor | mercredi, 15 avril 2009

La preuve que Jésus ne souhaitait pas mourir de cette façon horrible, et que rien n'était déterminé par avance, on la trouve dans l'Evangile :

Emmenant Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors: "Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi." Et allant un peu plus loin et tombant la face contre terre, il priait, disant: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux!"

Matthieu 26, 37-39

Écrit par : Hire | mercredi, 15 avril 2009

Je crois que l'on oublie ce qu'a précisé avec un sens théologique assez juste Zacharias au sujet de la mort du Christ sur la Croix :

"[Il faut ] réaliser une nette distinction entre deux éléments bien différents, que l’on s’ingénie, et pour cause, à confondre depuis plus de quarante ans, alors qu’il faut impérativement distinguer :

- Le Christ est bien mort, comme le souligne le concile de Trente, pour racheter les péchés de tous les hommes, autrement dit, la finalité de la mort du Christ est la rédemption du genre humain dans son ensemble, et tous les hommes pécheurs portent une part de responsabilité dans ce sacrifice librement consenti de Jésus-Christ.

- Mais la cause efficiente, sur le plan des causes secondes, soit de la dimension purement civile et conjoncturelle, qui a produit la mort du Christ, ce ne furent pas les péchés des hommes, mais objectivement le judaïsme post-biblique qui, en niant la divinité du Christ, le condamna à mort et fit exécuter la sentence par les Romains."

Il y a donc conjugaison de deux ordres, de deux dimensions dans la passion ; l'ordre naturel et l'ordre surnaturel. Ce rappel me semble important pour mieux éclairer notre réflexion.

Par ailleurs, après avoir lu le message de Samuel, résonnent plus clairement encore les analyses conntenues dans la réponse à Michel de Guibert : "Cette religion, qui cruellement et scandaleusement condamna à mort le Christ, est ainsi dénoncée comme apostate des Promesses, et les hommes qui en étaient membres, et le sont encore, qualifiés de "déicides" car criminels par leur condamnation à mort du Messie, ainsi que le déclare le saint pape Pie V, s'appuyant sur la tradition patristique et saint Paul [Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus...». (I Thessalonicens 2,14-15)], autorités que l'on contredira avec peine, sauf à considérer que Vatican II est supérieur à toute la Tradition de l'Eglise et à l'Ecriture elle-même : « Le peuple hébreu est réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne, ôté la vie à son Rédempteur. »

Cet acte terrible, ce "déicide" est d'ailleurs, si vous y songez un instant, l'axe de permutation dans la succession des Alliances, le moment sublime et tragique où un Dieu, dans son amour infini, par son sang versé pour la Rédemption du genre humain, modifia les données de l'Histoire Sainte, et fit de son Eglise le nouvel Israël en conséquence de la trahison de l'ancien israël infidèle, charnel et perfide (soit ayant perdu la Foi)."

Écrit par : Eremo | mercredi, 15 avril 2009

Les Juifs sont les descendants du peuple qui, bien qu’élu, de préférence à tous les autres, pour préparer la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ, L’a rejeté, à l’exception d’« un reste d’élu » (Rom. XI, 15). Or, bien que toutes les prophéties messianiques bien connues des Juifs se soient vérifiées en Lui et bien qu’Il ait confirmé ses paroles et sa doctrine par le sceau divin des miracles, ils L’ont persécuté et, après avoir plusieurs fois essayé de l’assassiner, ils ont enfin obtenu du procurateur romain Ponce Pilate sa mise à mort.

Ce sont les descendants des Juifs qui, bien que Notre Seigneur Jésus ait donné par sa Résurrection la preuve suprême de sa divinité et bien que les Apôtres aient multiplié les miracles en son Nom, se sont obstinés dans leur refus et se sont mis à persécuter le Christ dans son Église (cf. Actes IX, 5), non seulement en Judée, mais dans le monde entier partout où il y avait une communauté juive où l’Évangile fût prêché.
C'est pourquoi saint Pie X dira ; "Les Juifs n’ont pas reconnu Notre-Seigneur, et Nous, par conséquent, ne pouvons reconnaître le peuple juif." Par ces mots, saint Pie X exprimait, non pas un sentiment antisémite ou raciste, mais la fidélité de l’Église de Jésus-Christ à son fondateur : les Juifs d’aujourd’hui perpétuent toujours, comme il nous le fut rappelé, leur refus de Notre Seigneur Jésus-Christ, Messie et vrai Fils de Dieu.

Écrit par : Lozère | mercredi, 15 avril 2009

Utile méditation également Eremo, que celle de l'étude de Mgr Charles Journet :

« Quand les Juifs rendent l’Église responsable, pour les avoir accusés devant l’histoire de déicide, de leurs immenses malheurs, ils oublient que Dieu, que Yahvé lui-même, en les choisissant comme unique peuple messianique et théophore, devait les rendre odieux et les désigner à l’hostilité du monde et des peuples païens, longtemps avant l’Incarnation, longtemps avant le déicide.
(…)
Le déicide est venu. Il a empêché les Juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational. Qu’ils accusent donc les fautes des chrétiens, nous le voulons bien. Mais qu’ils cherchent à rendre responsable de leur suprême infortune l’Église comme telle, nous n’y pouvons consentir. Ou alors qu’ils l’accusent en accusant, en même temps qu’elle, ce Dieu, ce Messie, ces Écritures et ces promesses qu’elle n’a pas trouvés ailleurs que dans leur propre sein ».

(Ch. Journet, Destinées d’Israël. À propos du Salut par les Juifs, Paris, 1945.)

Écrit par : Sulpice | mercredi, 15 avril 2009

@ Sulpice, merci beaucoup de ce rappel ! le texte de Mgr Charles Journet dénoue de façon très nette la problématique, montrant, comme l'a fort bien dit plus haut Arparschad que la Croix pouvait être évitée si les Juifs avaient été fidèles à leur vocation messianique et sacerdotale, ce qui aurait fait d'eux par cette fidélité, magnifiquement, une nation Eglise, messianique, théophore, un peuple prêtre témoignant de l'avènement prochain du Royaume :

"Le déicide est venu. Il a empêché les Juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational."

Ainsi la Croix reste bien pour nous les nations, pour nous les les gentils, paradoxalement car c'est un instrument qui est aussi le signe d'un crime épouvantable, le seul instrument de notre Salut, puisque les Juifs "déicides" ont été infidèles à Dieu.

Écrit par : Serrus | mercredi, 15 avril 2009

@ Thaddée

Je me suis peut-être maladroitement exprimé, mais je m'élevais simplement contre votre assertion : "Il fallait un "peuple déicide" pour que les hommes soient sauvés" !

@ Ronin

Vous faites erreur, je n'ai jamais souscrit à l'expression de "peuple déicide" que j'ai soigneusement mise entre guillemets à chaque fois.

@ Arparschad

Je suis, mise à votre introduction (j'inférerai "sa mort [du Christ] comme étant un acte dont nous devrions remercier le peuple hébreu") et à quelques outrances de langage près ("créatures abjectes"), d'accord avec votre commentaire, et je vous en remercie.
La kénose du Fils de Dieu par amour pour les hommes est autrement plus fondamentale que la stigmatisation d'un soi-disant "peuple déicide", même s'il est clair que les autorités juives de l'époque portent une lourde responsabilité.

@ Samuel Nachor

Oui, bien sûr, pour les Juifs qui ont tué Jésus, il ne s'agissait pas du Messie, mais d'un blasphémateur.
Concevez que pour ceux, juifs aussi, qui ont reconnu en Jésus le Messie, il ne s'agit pas seulement d'un prophète, mais de celui qui accomplit les prophéties d'Isaïe et des autres prophètes d'Israël et qui révèle que le Père et Lui ne font qu'un.

@ Hire

Oui, Jésus a connu l'angoisse.

@ Eremo

Comment accuser de "déicide" ceux qui n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu !

@ Lozère

Oui, mais dans Romains 11 St Paul dit que "une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé" et que "Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde"...
Je cite à nouveau :
"Je demande donc : 'Dieu aurait-il rejeté son peuple ?' Certes non ! (...)
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé.
(...)
Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leur pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.
(...)
Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde."
(Romains 11, 1.25.28-29.32)

@ Sulpice

Nous sommes spirituellement des sémites !

@ Serrus

Sommes-nous toujours fidèles, nous aussi ?

@ Tous

M'absentant quelques jours (et sans internet), je ne pourrai pas poursuivre ce dialogue (par ailleurs vraiment chronophage, et sans doute assez vain) ; n'y voyez pas une dérobade !

Écrit par : Michel de Guibert | mercredi, 15 avril 2009

Michel de Guibert,



Vous avez des difficultés, perceptibles depuis longtemps, a admettre les vérités de foi catholique traditionnelle car vous êtes beaucoup trop pénétré, cela dit avec calme et sans agressivité me félicitant même de la qualité de ces échanges, des vapeurs idéologiques du fatal concile Vatican II, ce qui vous amène à ne pas parvenir à percevoir dans leur signification authentique les mystères de la Passion étant allé, pour exonérer les Juifs de leur crime odieux, à considérer que cette mort du Seigneur était exigée pour la Rédemption du genre humain. Or, comme il vient d’être rappelé, et selon les paroles de Mgr Charles Journet, il n’était pas fatal que le Christ soit immolé de façon scandaleuse sur la Croix, il y avait, comme il est certain, une possibilité d’accueil, de conversion, d’ouverture du cœur de la part des Juifs, comme ce fut le cas pour les apôtres et les disciples - il n’y avait donc rien de déterminé car alors la Passion et l’Incarnation n’auraient aucun sens, tout cela aurait été qu’une simple application mécanique d’un scénario déjà écrit, ce qui, bien sûr, ne fut pas le cas, Dieu ne piétinant jamais la liberté des hommes mais au contraire favorisant les possibilités de réforme morale et spirituelle qui pourraient se faire jour, même s’il faut le reconnaître, il fut toujours déçu et son cœur attristé par l’attitude de ses créatures.

Et, quoiqu’il soit aussi aisé à un Dieu tout-puissant de faire toutes choses par un acte immédiat de son absolue volonté, cependant sa sagesse, selon la belle expression de l’Écriture, agit toujours avec « poids, nombre et mesure ». Quelle était, en effet, l’œuvre de Jésus ? C’était de ramener le monde de l’erreur à la vérité, et du vice à la vertu, de l’idolâtrie au culte véritable en lui prêchant les principes de la vraie doctrine, et en lui donnant le spectacle d’une vie dont l’humilité, la douceur, le support de la pauvreté et des souffrances fussent le principal ornement. Telle était son œuvre : œuvre d’évangélisation par la parole et par l’exemple.

On sait bien ce qu’il fût advenu si, dès le début, Jésus avait déclaré, en termes clairs et manifestes, qu’Il était le Messie. Non seulement Il eût soulevé contre Lui les préjugés de la foule, mais immédiatement, tout le Sanhédrin, composé, l’eût fait arrêter pour Lui ôter la vie et entraver ainsi l’exécution du plan providentiel.

Si Jésus avait, dés le début de son ministère, dit hautement et publiquement qu’Il fût le Messie, immédiatement tous ces hommes, qui « L’épiaient pour Le surprendre dans Ses paroles » (Luc, XX, 20), l’eussent déclaré criminel et digne de mort. Dès lors, le ministère de Jésus se serait trouvé entravé ; l’œuvre d’évangélisation qu’Il venait accomplir serait restée imparfaite. La prudence de Jésus obvia à ce danger. En ne se révélant, dans le début, devant les foules, que par la grande voix des miracles et l’annonce de la venue du Royaume de Dieu, et, en n’émettant qu’en particulier, et par degrés, les affirmations nettes et catégoriques, Il déjoua toutes les embûches du Sanhédrin. En même temps que cette manière de procéder était appropriée à l’état des âmes, et provoquait suffisamment leur attention, leurs réflexions et leur élan, d’autre part, elle ne fournissait aucun prétexte à ses ennemis.
Cette manière d’agir, d’une douce persuasion, renouvelait merveilleusement ce qu’avait été autrefois le voile sur le front de Moïse, lorsque, à la descente de l’Horeb, le législateur des Hébreux le plaça devant son visage, sur la demande de tout Israël. Le voile tempérait l’éclat des rayons. Mais le voile n’était pas si épais qu’il ne laissât transpercer des lueurs. De là les soupçons des pharisiens, leurs instances auprès de Jésus pour l’obliger à se découvrir, à se déclarer d’une manière catégorique. « Jusqu’à quand, lui criaient-ils, en faisant cercle autour de lui, tiendras-tu notre âme en suspens? Si tu es le Messie, dis-le ouvertement » (Jean, X, 24). Jésus leur répondait : « Je vous parle, et vous ne Me croyez pas ; pourtant les œuvres que J’ai accomplies au Nom de Mon Père rendent témoignage de Moi... » (Jean, X, 25) « Mon Père et Moi nous ne sommes qu’Un » (Jean, X, 31).

Toutefois, comme nous le savons, le peuple juif, dont le destin fut de nous apporter le Christ, buta sur le Christ. Une partie du peuple crut au Christ, et s’édifia sur Lui pour former les racines et le tronc de l’Olivier qu’est l’Eglise car « Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8, 28).. Une autre partie du peuple tomba et se renia en invoquant l’orgueil charnel de la nation juive. Cette partie d’Israël fut rejetée, et porte sur elle le sang du Christ, cette partie forme le judaïsme rabbinique proprement dit, qui est l’héritage et la continuation de ceux qui rejetèrent le Christ. C’est pourquoi après le Christ, il n’y a, pour les descendants d’Abraham, que deux chemins : ou bien être chrétiens en adhérant au Christ, ou bien persister dans un judaïsme apostat.

Celui, qui sciemment, ne se convertit pas sincèrement au christianisme, en reste non pas au mosaïsme originel, pur et saint, mais au rabbinisme talmudique, avec toutes les perversités sataniques de ce judaïsme stigmatisé par Mgr Journet : « Quand [les Juifs] rendent l’Église responsable, pour les avoir accusés devant l’histoire de déicide, de leurs immenses malheurs, ils oublient que Dieu, que Iahvé lui-même, en les choisissant comme unique peuple messianique et théophore, devait les rendre odieux et les désigner à l’hostilité du monde et des peuples païens, longtemps avant l’Incarnation, longtemps avant le déicide. […] Le déicide est venu. Il a empêché les juifs, qui en furent l’instrument, de passer de l’état de nation messianique à l’état d’Église messianique, de l’état provisoire de nation théophore à l’état définitif de royaume de Dieu supranational. » (Ch. Journet, Destinées d’Israël. À propos du Salut par les Juifs, Paris, 1945, pp. 199-201.)

Comment d’ailleurs, ne pas écouter avec respect la déclaration de Paul Loewengard, de confession israélite par sa naissance, lorsqu’il revint, par sa conversion à l’authentique Israël, c’est-à-dire l’Eglise : « « Nous avons condamné notre Roi et notre Dieu. Cette condamnation était la nôtre. Sur le Calvaire expire le Messie (…) le Roi des Juifs. Le crime inexpiable est consommé. La malédiction divine est sur nous. Nous ne sommes plus l’Israël de Dieu, la race élue. Nous ne comprenons plus nos patriarches et nos prophètes. Un voile devant nos yeux, sur notre esprit, sur notre cœur, une voile de sang : le Sang du Juste. Ce sang qui cimente les fondements de l’Eglise et par lequel la gentilité devient l’héritière des promesses d’Abraham, l’Israël véritable… »[Du judaïsme à l’Eglise, Perrin, 1910]. Ainsi, disait l’abbé Augustin Lémann, docteur en théologie, professeur à la Faculté catholique de Lyon, autre juif passé à l’Eglise : « La faute où le peuple juif s’est trouvé engagé par les menées du Sanhédrin, lui reste donc imputable : A l’opposé des ténèbres amoncelées par les hommes de mal, il y avait trop de clartés, trop de lueurs ménagées du côté du Ciel ! Cette faute, la plus grave dans son genre, parmi toutes les fautes d’ici-bas, elle porte un nom à part. Ce n’est ni un homicide, ni un fratricide, ni un parricide, ni un régicide : parce qu’elle a atteint dans sa Personne, Celui qui, Messie dans le temps, est Fils de Dieu dans l’éternité..., elle se nomme le Déicide ! Encore une fois, voilà dans quel abîme de malheurs, le Sanhédrin a précipité la nation juive, précipité notre pauvre peuple ! » [Le Christ rejeté, Victor, 1881, p. 11.]

De la sorte rappelez-vous ceci M. de Guibert : « Deus non deserit nisi prius deseratur », l’Alliance conclue avec Abraham, était un pacte bipolaire et conditionnel: de la part de Dieu (ex parte electionis), par lequel le Seigneur s’engageait à protéger son peuple s’il Lui était fidèle; autrement il y aurait rupture. De la part du peuple, il put compter sur l’amour en acte de la part de Dieu, s’il Lui était fidèle, autrement il était voué à être répudié comme idolâtre, comme une prostituée qui se vend à des inconnus.

Tout l’Ancien Testament se fonde sur ce rapport bipolaire et conditionnel.

Or le peuple juif a été infidèle à Dieu puisqu’il a tué les Prophètes et le Messie ; Dieu a donc rompu l’alliance avec lui et a conclu une alliance nouvelle et définitive avec le “petit reste” fidèle et avec les Gentils.

Certes, les dons de Dieu sont irrévocables, ou sans repentance si l’on tient à ce terme, [ametamelhta gar ta carismata kai h klhsiv tou yeou / patressine paenitentia enim sunt dona et vocatio Dei] – Rm. XI, 29, mais Dieu appelle, choisit un peuple, une personne à une vocation particulière (Israël à accueillir le Messie Jésus; Judas à être Apostolus Jesu Christi; mais les deux ont trahi leur vocation ex parte cooperationis), et Dieu ne change pas d’avis, la vocation demeure, quoique nous voyons qu’il n’y a pas de correspondance de la part de l’appelé, qui, en ne répondant pas à l’appel, n’est plus aimé par Dieu. D’où, si Dieu aime toujours les pères de l’hébraïsme actuel selon la génération charnelle (Abraham, Isaac, Jacob...), il n’aime pas le talmudisme, c’est-à-dire le judaïsme post-chrétien puisqu’il a refusé et condamné à mort le Christ, unique Sauveur et Rédempteur de l’humanité.

Autre élément surprenant que je porte à votre attention, «la nouvelle Commission Pontificale pour les relations religieuses avec le Judaïsme – fit observer le Père Michel Dubois o.p. – était rattachée lors du concile au Secrétariat pour l’Unité des Chrétiens, alors que la Commission pour l’Islam devait dépendre du Secrétariat pour les non-chrétiens. Une telle décision était lourde d’une signification théologique et certains redoutaient, à juste titre, qu’une telle décision estompât exagérément la différence fondamentale entre judaïsme et christianisme» (M. DUBOIS, Status quæstionis della problematica dell’antigiudaismo, in Radici dell’antigiudaismo in ambiente cristiano. Colloquio intraecclesiale. Atti del Simposio teologico-storico, Cité du Vatican, 30 ottobre-1 novembre 1997, LEV, Cité du Vatican 2000, pp. 41-42.).

Le judaïsme qui nie la divinité du Christ, ce sur quoi est fondée l’essence de la religion chrétienne, et Le considère comme un menteur, un usurpateur, un blasphémateur, pour tout dire une idole méritant la mort, ce pour quoi il l’a crucifié, a été incorporé à la Commission pour les rapports avec les chrétiens (comme si le christianisme était un rameau du judaïsme actuel ou post-biblique, ou si le judaïsme talmudique rendait vrai le christianisme, quod repugnat); alors que l’Islam, qui nie la divinité du Christ mais Le respecte comme prophète, est considéré, avec raison, comme non-chrétien. En conséquence cela revient à affirmer que sa distance avec le christianisme est plus importante que celle du judaïsme, alors que le judaïsme post-chrétien et tout aussi hérétique, hostile et ennemi du christianisme.

En 1980, Jean-Paul II, à Mayence en Allemagne, a appelé les juifs «le peuple de l’Ancienne Alliance jamais révoquée»; cette expression - explique le P. Paul Beauchamp s.j. - était déjà présupposée «dans la liturgie nouvelle (version française officielle) du Vendredi-Saint, avec l’oraison implorant Dieu que les juifs “progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son alliance”.
Or, qui est exclu d’une alliance ne peut y progresser, cela est illogique, ou alors cela signifie que le judaïsme actuel maintiendrait l’Alliance avec Dieu, ce qui n’a pas de sens si l’Ancienne Alliance est devenue caduque comme le dit saint Paul dans l’épître aux Hébreux. !

Le père jésuite Norbert Lohfink (N. LOHFINK, l’Alliance non révoquée, Queriniana, 1991) a d’ailleurs approfondi le sens de la phrase prononcée à Mayence par Jean-Paul II, et a expliqué que « derrière le concept de Nouvelle et Éternelle Alliance se cache un certain antijudaïsme chrétien », il s’agirait d’un concept d’antagonisme envers le judaïsme, hérité de l’Église primitive; l’auteur soutient qu’il faut parler d’une « unique Alliance et d’une double voie de salut », évitant de dire que ce n’est que dans le Christ qu’est le salut pour tout homme en contredisant explicitement le donné révélé ; les juifs peuvent se sauver en parcourant la voie du judaïsme talmudique, les chrétiens celle de l’Évangile, il y a une seule Alliance à laquelle participent juifs et non-juifs, chacun suivant sa propre route.

Selon l’auteur, J.-P. II se réfère sans doute au peuple juif d’aujourd’hui; il parle en effet de «la rencontre entre le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée (Romains XI, 19) et celui de la Nouvelle Alliance, c’est... un dialogue... entre la première et la seconde partie de sa Bible».

La péricope est équivoque, en effet, le peuple de l’Ancienne alliance et celui de la Nouvelle et éternelle est spirituellement le même; il est composé de ceux qui croyaient au Christ Messie à venir (Mosaïsme) et de ceux qui croient au Christ Messie venu (Christianisme); toutefois pour la théologie catholique il y a un perfectionnement de l’Ancienne Alliance au moyen de la Nouvelle; alors que Jean-Paul II parle de deux peuples, le peuple chrétien et le peuple du judaïsme actuel, avec lequel – selon la théologie catholique - Dieu a rompu l’Alliance puisqu’il a été trahi par lui qui a refusé les Prophètes et le Christ.
Le rabbinisme pharisaïco-talmudique, au contraire, est présenté par Jean-Paul II comme le peuple avec qui Dieu est encore en alliance. Or le peuple de l’Alliance établie avec Moïse est de façon concrète, spirituellement, le christianisme. En effet, matériellement Moïse, il y a environ trois mille ans, était le chef du peuple d’Israël selon la chair; mais ce peuple, dans sa majeure partie, quand vint le Messie, pour lequel Dieu avait conclu une alliance avec Israël, Le refusa. Dès lors, à partir de ce moment il ne peut plus être considéré comme « fils spirituel d’Abraham, de Moïse et de Dieu », mais seulement comme descendant matériellement, ce qui reste sa seule condition au regard de Dieu, d’Abraham, de Moïse, mais bien répudié par Dieu spirituellement et par conséquent, comme le déclare explicitement le Christ, en raison de leur apostasie criminelle : « fils spirituel du diable.» (Jean VIII, 44).

Dernière remarque, mais significative, on ne peut pas manquer de constater que la partie de la Déclaration “Nostra Aetate” qui concerne le peuple juif est le seul texte du Concile Vatican II où les références sont exclusivement scripturaires, aucun texte postérieur n’étant allégué. Cela signifie une chose évidente mais très problématique, à savoir que «le Concile n’a pas trouvé d’expression adéquate, pour enseigner la doctrine de la foi, dans les nombreux passages des Pères, des Docteurs et des Saints qui traitaient des juifs,ce qui démontre la nouveauté absolue de l’enseignement conciliaire et sa rupture totale avec la Tradition de l’Eglise.

Voilà pourquoi on est fondé à soutenir que Vatican II “rejudaïse” formellement la religion catholique, c’est-à-dire remonte avant le Concile de Jérusalem où fut définie, par les Apôtres “avec Pierre et sous Pierre”, l’unicité de la Rédemption et le salut du genre humain opéré par le Christ, au moyen de la foi surnaturelle au Christ.

Le Concile de Florence (1438-1445) a stipulé (Décret pour les Jacobites) que les observances légales de l’Ancien Testament ont cessé avec la venue du Christ et qu’ont alors commencé les sept Sacrements du Nouveau Testament (D. 712) ; Vatican II essaya, en rupture avec la Foi de toujours, de réintroduire la doctrine et la croyance de l’Ancienne Alliance, qui sont “mortuæ et mortiferæ”, puisqu’elles signifiaient la réalité du Christ à venir, mais qu’aujourd’hui, si elles sont reconnues comme encore actuelles et vraies, avoueraient scandaleusement que le Christ n’est pas venu, ou que ce n’était pas le Christ, le Messie qui fut crucifié mais un imposteur, ce que croient les juifs de la synagogue, ce qui est blasphématoire et non chrétien.
Ceci explique pourquoi, cette doctrine et cette foi judaïque, ne peuvent plus être respectées aujourd’hui, d’où l’expression « d’antijudaïsme théologique de l’Eglise » employée, selon la Tradition oubliée et méprisée par Vatican II, pour signifier l’impossibilité d’un accord avec les postulats du judaïsme post-chrétien, puisque, pour la sainte religion chrétienne, seul le Christ est Sauveur de l’humanité :

“Il n’y a de salut en aucun autre;
car nul autre nom n’a été donné sous le ciel aux hommes,
par lequel nous devions être sauvés”
(Actes IV, 12).

Écrit par : Zacharias | mercredi, 15 avril 2009

Il n'y a qu'une seule religion qui puisse légitimement prétendre au titre de “Tradition”, c'est la Sainte Religion chrétienne ... Je vous desserts la médaille de la suffisance et de l'absurdité !

Zacharias... Le roi de l'érudition ne voudrait-il pas un peu sortir de sa crise de nerf et garder ses forces plutôt que de se laisser aller à la médisance et à l'ignominie par hasard ?! L'art de la médisance ne peut-être cultivée que par des personnages "dangereux", certes, mais avant tout très limités. Qui peut bien se satisfaire d'un tel horizon ?

Pour ma part je suis persuadé que ce blog est sous l'influence de personnages plus que douteux et à proprement parler diaboliques.... Bref continuer donc de cracher sur ce qui n'est pas catholique, vous ne l'emporterez pas au paradis !

Écrit par : Emmanuel | jeudi, 25 mars 2010

Après plus de 2000 ans d'exil, de persécutions, de haine, d'atrocités, de la part du monde chrétien pour avoir "tué le fils de dieu"...de la part de l'islam, qui revendique l'héritage de ischmael sur Isaac.....les prophéties, effectivement se réalisent.....
Grâce à vous, le Peuple Juif est revenu sur sa terre ancestrale, a retrouvé Sa Capitale, Yrushalaim....
Encore un peu d'efforts de votre part, et les juifs du monde entier ouvriront mieux leurs yeux.....
Et alors, qui sera votre cheval de bataille ???? Que sera votre cheval de bataille ????
Il sera intéressant de voir qui dominera en France, en Europe ???? l'Islam ???? ou la Chretienté ??? les 2 ont pratiqué et pratiquent le prosélytisme.....Comment peut-on se réclamer de DIEU, lorsque l'on veut forcer son semblable à croire en ses convictions ???? Vous jouez le même jeu que l'islam.....mais, eux, pour l'instant, sont en train de gagner la partie....les conversions se multiplient, les minarets poussent de plus belle sur le sol chrétien, les églises se vident.....La religion monothéiste n°3 a le vent en poupe......Mais, de toute évidence, tout ça, c'est la faute aux juifs !!!!!
Rabbi yshoua doit être malheureux de constater comment sa foi a été transformée de par les siècles.....
En attendant, ici, en ERETZ ISRAEL, on attend la Délivrance !!!

Écrit par : REBEKAH | mardi, 06 juillet 2010

Cette position est absolument ridicule et extrémiste - Ce sont les juifs qui ont recu la Révélation par Moise en 1300 AV JC. Dans le plan de rachat de l`humanité c`est ce petit peuple que Dieu a choisi pour commencer son plan.

Notre Ancien testament est essentiellement la bible hébraique ou presque. Tout ce qui arrive a ce petit peuple est important pour le monde entier. Nous avons beaucoup en commun.

Tout ce qui est écrit arrivera et dans les temps derniers comme l`Apocalypse le dit Israel va se convertir au Christ - En attendant nous devons respecter et aimer - ce petit peuple - premier peuple monothéiste - peuple élu par Dieu - son premier né -.

Écrit par : Michel | lundi, 26 juillet 2010

@ Michel,


Ce petit peuple, qui effectivement a été choisi et aimé par l'Eternel, n'est plus le "peuple élu" qu'il fut au cours des siècles précédant la venue de Jésus-Christ, car l'élection comportait une condition : la fidélité. Or, infidèle aux lois divines, ayant poussé le crime jusqu'à exiger la mort du Messie, il est aujourd'hui retranché des promesses et placé dans un état de distance coupable aux yeux de Dieu.

En effet, les Juifs ayant rompu l’Alliance en crucifiant le Messie, ont rompu cette Alliance, au point que les termes mêmes des Promesses en ont été changés, définitivement, et par Dieu lui-même !

l’Ancienne Alliance, a été rejetée car considérée comme inutile par Dieu (Epître aux Hébreux VIII-XI), de même que la Synagogue talmudique (que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises
Synagogue de Satan - II, 9 ; III, 9 - ), après le meurtre du Christ, a été désapprouvée par Dieu qui a constaté son infidélité au pacte conclu par Lui avec Abraham et l’a répudiée pour conclure une Nouvelle Alliance avec le “petit reste” d’Israël fidèle au Christ et à Moïse, et avec tous les Gentils prêts à accueillir l’Évangile lesquels, en très grande partie, ont correspondu au don de Dieu, alors qu’une grande partie, endurcie et orgueilleuse, l’a
refusé, pour s’adorer narcissiquement, nationalement et racialement elle-même, au moyen d’idoles qu’elle s’est construite en guise de miroir.

Dieu a désavoué ceux qui ont renié son Fils unique et consubstantiel, “vrai Dieu né du vrai Dieu”. Par conséquent, la saine théologie a interprété l’Écriture et a enseigné que le judaïsme post-biblique est réprouvé, désapprouvé, rejeté par Dieu, autrement dit, tant qu’il demeure dans le refus obstiné du Christ, il n’est pas uni spirituellement à Dieu, il ne Lui est pas cher, il n’est pas en grâce de Dieu, il est l’objet d’une répulsion distante de la part de l’Eternel, il représente une assemblée, une Synagogue, dont le Chef est Satan !

Le Père, a ainsi constaté la stérilité du Judaïsme pharisaïque et rabbinique, qui a tué les Prophètes et son Fils, et le condamne, le désapprouve, et le “maudit”. Comme Jésus qui, constatant la stérilité d’un figuier, le maudit, c’est-à-dire le condamna car infructueux.

Si Dieu appela Israël à une vocation particulière, et la vocation demeure alors qu’il n’y eut pas de correspondance de la part de l’appelé, en ne répondant pas à l’appel, Israël cessa spirituellement
d’être aimé par Dieu et, faisant crucifier le Messie, passa dans le camp de Satan. Depuis, Dieu n’aime pas le talmudisme, c’est-à-dire le judaïsme post-chrétien puisqu’il a refusé et condamné à mort le Christ, unique Sauveur et Rédempteur de l’humanité, le considérant comme un menteur, un usurpateur, un blasphémateur, pour tout dire une idole méritant la mort. Dieu s’est retiré de cette assemblée perfide, pervertie et criminelle.

De ce fait les promesses ne s’appliquent plus, car l’Alliance a été révoquée et nul ne progresse dans cette ancienne relation contrairement à ce que déclare fautivement l’Eglise conciliaire, car qui est exclu d’une Alliance ne peut y poursuivre un lien, ou alors cela signifierait, ce qui est absurde, que le judaïsme actuel maintiendrait l’Alliance avec Dieu, ce qui n’a aucun sens puisque l’Ancienne Alliance est devenue caduque, comme le déclare saint Paul dans l’épître aux Hébreux !

Voyez, pour un développement plus important de ce sujet essentiel sur le plan théologique :
"Israël : la Synagogue de satan"
http://www.la-question.net/archive/2010/02/03/israel-la-synagogue-de-satan.html

Écrit par : Zacharias | jeudi, 29 juillet 2010

Bonjour.

Je suis peut-être un peu naïve, mais je voudrais savoir si vous pensez que c'est mieux de laisser la Terre sainte aux mains des musulmans du Hamas pour qu'ils y instaure la loi islamique, la persécution des chrétiens, et la violence terroriste, plutôt qu'aux mains des israéliens qui respectent les chrétiens, acceptent souvent de dialoguer avec eux, et sont dans l'ensemble des gens parfaitement modérés et raisonnables. Et aussi, comment peut-on d'une part prêcher la haine de l'Etat d'Israël, et d'autre part, la haine conjuguée de l'Islam en France, tout en restant chrétiens ? Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne...

Écrit par : mathilde | jeudi, 22 mars 2012

LE CRIME RITUEL CHEZ LES JUIFS :
http://crimerituel.blogspot.se/

Écrit par : Céline Drumont | dimanche, 31 mars 2013

Le retour de Jésus le Christ ne peut se faire si les Juifs ne sont pas en Israël et que le pays est devenu terre d'islam.C'est la question qu'on peut se poser?

Écrit par : alexandre jerus | lundi, 08 septembre 2014

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