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mercredi, 14 janvier 2009

Les Juifs orthodoxes antisionistes : Neturei Karta

 

 

 

Beaucoup confondent antisionisme et antisémitisme, ceci volontairement et le plus souvent pour mieux servir leur idéologie dévoyée, alors qu'il existe une opposition radicale au sionisme de la part des Juifs orthodoxes [1]. Le sionisme, qui voudrait pouvoir être reconnu comme étant l’expression fidèle du judaïsme, ce qui est totalement faux, est en fait un mouvement politique laïque, fondé par des athées au XIXe siècle, qui vise à l'établissement d'un Etat juif en Palestine en contradiction directe et complète avec l’Histoire prophétique et religieuse d’Israël.

 

 

 

 

Orthodox_Jews_protest_against_Israel.jpg

 

Juifs orthodoxes antisionistes du mouvement Neturei Karta demandant la liberté pour la Palestine

et la fin de l'occupation des territoires par l'Etat d'Israël

 

 

 

"L'établissement d’un Etat en Palestine est une chose qui viole la Torah, la loi religieuse juive.

Il contredit les dispositions s’agissant des punitions et de l’exile decrétés par Di-u à l’époque du Temple.

L’établissement de l’État sioniste contredit la volonté de Di-u
en cherchant un remède materiél à une condition spirituelle.
Nous déclarons que le peuple palestinien a le droit à sa patrie;

ainsi que le droit à la restitution monétaire pour les dommages et les pertes infligés.

Les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner à leur patrie, la Palestine historique, aussi tôt que possible."

 

Neturei Karta International
Jews United Against Sionism

 

www.nkusa.org

 

 


Reportage d’ARTE sur les Juifs antisionistes de Neturei Karta

 

 

 

Wessermann.JPG

 

 

 

 

Rabbi Elchonon Wasserman (1875-1941)

 

 

Spécialiste de la Torah, un des plus fermes opposants à toutes les formes de sionisme. Avec les juifs orthodoxes il considérait que si Dieu avait détruit l'état juif de l'antiquité, seul le Messie pourrait le rétablir. Toute tentative humaine de s'opposer à la volonté de Dieu ne pouvant qu'entraîner des désastres pour le peuple Juif. Wasserman regardait pour cette raison les sionistes comme des descendants directs d'Amalek, qui voulut détruire le peuple juif.

 

 

 

 

 

Le professeur Yakov M. Rabkin, qui est l’auteur d’un ouvrage important : Au nom de la Torah Une histoire de l'opposition juive au Sionisme [2], explique clairement que cette volonté d’identifier sionisme et judaïsme est une attitude fallacieuse extrêmement dangereuse pour le devenir même du judaïsme et des Juifs eux-mêmes.

 

AHistoryOfZionismByWalterLaqueur.jpgIl convient en effet de savoir, que l'antisionisme juif est issu d'une opposition absolue aux folles théories politiques de Theodor Herzl qui, entouré de juifs laïcisés, élabora le projet délirant de création d’une nation juive sous le modèle des Etats nations européens modernes. Dès lors, pour conférer un semblant de légitimité à leur entreprise politique et militaire d'un Etat prétendument « Juif » ayant Jérusalem comme Capitale, les sionistes utilisèrent, en la dévoyant, l’idée messianique du retour à Sion. Yakov Rabkin déclare de ce fait dans son ouvrage : «Ce mouvement, et plus tard la proclamation de l'Etat d'Israël, provoquent une des plus grandes déchirures de l'histoire juive. »

 

 

Les traditionalistes, profondément opposés aux vues politiques inexactes du sionisme, considèrent donc les fondements de l’Etat d’Israël comme contraires en tous points au judaïsme authentique. Ils jugent qu’en s'arrogeant par des moyens humains inacceptables, une terre promise par Dieu dans la Bible et que lui Seul redonnera de façon conforme au plan divin lorsqu’il l’aura décidé, les colons sionistes sont des transgresseurs, des impies trahissant gravement la Parole de Dieu, et surtout, des obstinés aveugles qui se mettent en contradiction avec les lois du Pentateuque, en ne respectant aucun des commandements de l’Eternel faisant courir un risque terrifiant aux Juifs eux-mêmes en suscitant une opposition violente à l’égard d’Israël ce qui pourrait, à terme, avoir des conséquences dramatiques incalculables.

 

Plusieurs penseurs juifs ont mis en garde contre cette situation. Hannah Arendt prophétisait, d’ailleurs durant la Guerre d’Indépendance en 1948 : « Même si les juifs devaient remporter cette guerre, ces juifs « victorieux » vivraient entourés par une population arabe totalement hostile, enfermés à l’intérieur de frontières sans cesse menacées, entièrement absorbés par la nécessité de se défendre physiquement. Et cela serait la fin d’une nation qui – et peu importe le nombre d’immigrants qu’elle serait capable d’absorber et l’éloignement de ses frontières – demeurerait un très petit peuple, largement dépassé numériquement par des voisins hostiles. »

 

Comme le dit fort justement le rabbin Wasserman (1875-1941) : « tout retour à la Terre sainte ne se fera que par la volonté divine, Nos ancêtres esclaves en Mitsraïm [Egypte ancienne] n’en sont pas sortis par une révolte nationale et par la voie militaire, mais uniquement par la Rédemption divine. Ils n’ont pas été libérés de l’esclavage en vue de constituer une « nation comme les autres » avec un territoire, un Etat, une économie, un drapeau, une armée, une culture... Mais ils ont été conduits dans le Désert pour y recevoir la Loi Divine, la Torah. La présence Juive en Terre Sainte sans sainteté, hors de l’application de la Torah, est contraire à la volonté divine. Enfreindre la Thora en Terre Sainte amène à l’Exil. »

 

Une transformation morale, un rapprochement d’avec Dieu et sa Parole sont, selon les Juifs pieux, à la fois l’unique moyen mais aussi le sens d’un retour en Terre Sainte. C’est dans ces termes-là que la tradition classique du judaïsme entrevoit le rassemblement des juifs en Terre Sainte. La tentation sioniste, tant décriée par les religieux orthodoxes, et critiquée sévèrement par saint Pie X et Benoît XV, est un piège diabolique qui finalement prolongera l’exil du peuple Juif plutôt qu’y mettre fin.

 

 

 

 

 

« Et je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et vous ramener sur votre sol.

Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ;

de toutes vos souillures et de toutes vos abominations je vous purifierai.

Je vous donnerai un cœur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau ;

j’enlèverai le cœur de pierre de votre sein et je ferai en sorte que vos observiez mes statuts et pratiquiez mes lois.

Vous demeurerez dans le pays que j’ai donné à vos pères,

vous serez pour moi un peuple, et je serai pour vous un Dieu. »

 

 

(Ezéchiel 36, 24-28)

 

 

 

zionism.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

 

 

 

[1] Les antisionistes, sont principalement issus des haredim, ou ultra-orthodoxes, que l’on reconnaît au fait qu’ils soient habillés de noir et blanc, portant barbe et chapeau. Il est à signaler que dès 1924 Jacon Israël De Haan, figure centrale de l'antisionisme, fut assassiné. Aujourd'hui, les membres du mouvement Neturei Karta (en araméen : נטורי קרתא ; « les gardiens de la cité ») constituent une groupe de juifs haredim radicalement antisioniste prônant le « démantèlement » total de l’Etat d’Israël.

 

[2] Presses de l’Université Laval, 2004 Montréal, Canada, 274 p.



20:43 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : gaza, palestine, israël, christianisme, catholique, catholicisme, église |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Le Monde entier est atterré par les atrocités actuellement commises par le régime sioniste à Gaza, atrocités de plus en plus graves et de plus en plus choquantes. Les mots ne suffisent plus pour exprimer la douleur ressentie par l´ensemble de l´humanité quant au sort de la bande de Gaza et des Palestiniens. Les Palestiniens sont soumis depuis plus de cent ans à un plan soigneusement conçu, visant à les chasser de leurs terres et de leurs foyers.
Tout au long de leur histoire, les sionistes ont eu recours à l´intimidation, à la guerre, au nettoyage ethnique et à un terrorisme soutenu par l´état pour réaliser leurs objectifs.
[...]
Le Judaísme interdit et rejette le sionisme et l´existence de l´état «Israël». Les commandements du Tout-Puissant nous interdisent expressément d'avoir notre propre souveraineté dans cet exil céleste, de même qu´ils nous interdisent de nous rebeller contre quelque nation que ce soit. Â La Torah des Juifs croyants, sous la direction des Rabbins les plus estimés du XXe siècle, s´est toujours opposée et a toujours lutté contre le sionisme, donc contre l´état «Israël».

Le judaísme condamne les atrocités commises par les sionistes à Gaza !

Le judaísme rejette l´Etat d´«Israël» et toutes ces atrocités !

L´Etat d´«Israël» – c'est l'Hérésie, le Vol et le Meurtre !

Écrit par : Anti-Zionist Orthodox Jews | mercredi, 14 janvier 2009

Bravo pour votre article ! Il est plus que vital de faire comprendre aux gens que le sionisme n'est pas une religion, c'est une politique mensongère, brutale, féroce et criminelle. Il n'y a rien de spirituel et de religieux dans le sionisme - on est au contraire en présence d'une idéologie nationaliste barbare, hideuse et scandaleuse.

Écrit par : Psek | mercredi, 14 janvier 2009

Effectivement, comme il est écrit en introduction de cette note instructive, "beaucoup confondent antisionisme et antisémitisme, ceci volontairement et le plus souvent pour mieux servir leur idéologie dévoyée".
On rajoutera que non contente d'être dévoyée, cette idéologie profondément malsaine, est également aberrante et stupide, comme en témoignent les positions qui s'étalent indécemment chez certains naturistes babilleurs ; sursinges gavés d’illusions puisées chez les néo-cons qui en arrivent à force de trop lire les mauvais romans d'un auteur de langue française réfugié au Québec, à cautionner la scandaleuse tuerie de Gaza et les pires attitudes antichrétiennes du régime sioniste. Exemple supérieur de désorientation intellectuelle radicale !

Écrit par : Falk | mercredi, 14 janvier 2009

pourquoi parlez-vous des folles theories de Herzl ?
replacez-vous dans le contexte de l'epoque, de l'antisemitisme d'etat, de l'affaire dreyfus, des pogroms en Russie.. si les images du JT vous le font oublier, le peuple Juif a pendant tres longtemps ete domine et persecute. Le point d'orgue sera la WW2, qui tristement donnera raison aux theories visionnaires de Herzl. Laiques, et socialistes, effectivement.
Quant aux Neturei Karta, ce mouvement sectaire extremement minoritaire existe bien, mais en quoi font-ils avancer les choses aujourd'hui ?? La plupart des orthodoxes vivent soit a NY soit en Israel et defendent Israel en tant qu'etat.

Écrit par : dan | jeudi, 15 janvier 2009

@dan - La Shoah que les sionistes ont « exploitée » habilement, voire sans pudeur, pour promouvoir leur entreprise territoriale - en donnant mauvaise conscience aux Européens, et notamment aux Allemands - ne justifiera jamais, comme l’a exprimé le philosophe israélien Yeshayahu Leibowitz, les souffrances que les sionistes ont imposées aux Arabes.
Alors que ce sont des juifs parmi les plus religieux qui se sont opposés à l’idéologie sioniste dès sa naissance et pendant la première moitié du XXe siècle au nom de la vocation spirituelle du judaïsme, ce sont ensuite les juifs farouchement athées et laïques, d’Israël et d’ailleurs, qui sont les plus acharnés à soutenir l'idéologie sioniste avec sa dimension territoriale et nationaliste, et qui développèrent les haines les plus farouches, vis-à-vis des arabes certes, mais ausi des juifs religieux, et vis-à-vis des non-juifs. Il n’y a pas lieu d’en être surpris de la part des héritiers des pires conceptions abominables de la modernité étatique qui puise ses sources dans la Révolution Française et son jacobinisme criminel...

Écrit par : Urbis | jeudi, 15 janvier 2009

"Si les peuples savaient qu’ils se font punir à cause des Juifs, ils placeraient deux gardiens auprès de chaque Juif pour qu’il ne transgresse pas la Torah. Non seulement, ils ne font pas ainsi, au contraire, ils font pire : ils empêchent les Juifs de s’occuper de la Torah et d’accomplir les commandements. Si les Juifs transgressent la Thora, le monde entier se fait punir, par contre s’ils La gardent, le monde entier est béni grâce à eux."

– (Midrache Tan’houma, Be’houkhossai 135)

Écrit par : Yechouroun | jeudi, 15 janvier 2009

C’est le Messie incarné, et personne d’autre, qui peut se permettre de ramener les juifs en Israël. Tant que ce messie, de chair et de sang, n’est pas venu, il ne faut surtout pas contrevenir à l’ordre de Dieu de rester en exil. Il devient donc logique que le mouvement sioniste, qui de plus est un mouvement non religieux, puisse devenir détestable. Le sionisme comme hérésie est responsable des plus grands malheurs dont la Shoah.

Écrit par : Neuburger | jeudi, 15 janvier 2009

Certains ont osé assimiler antisionisme et antisémitisme. Ce qui signifierait, s'ils avaient raison, que "juif" et "sioniste" sont des mots synonymes. Il n'en est bien sûr rien. Et, au moins jusqu'en 1947, la majorité des Juifs eux-mêmes sont antisionistes. Un sondage relativement récent a montré que la moitié des Juifs américains sont favorables à des sanctions contre Israël. Et les 2/3 des Juifs américains ont voté contre Bush qui a eu pourtant une politique des plus favorables à l'État d'Israël !

Comme Juifs antisionistes nous pouvons bien sûr citer Einstein qui était contre la partition de la Palestine (donc contre l'apartheid, rappelons qu'"apartheid" veut dire "séparation". Il y a aussi bien sûr des Juifs religieux antisionistes comme les Neturey Karta. Qui comparent le sionisme au nazisme, qui brûlent des drapeaux israéliens et font des prières pour qu'arrive un démantellement pacifique de l'État d'Israël ! Mais le simple raisonnement devrait permettre de bien voir que "Juif" et "sioniste" ne sont pas du tout des mots synonymes. Tout simplement, le sionisme existe depuis la fin du 19° siècle alors que les Juifs existent depuis des milliers d'années.

Les sionistes pratiquèrent le nettoyage éthnique de la Palestine afin de fonder l'État d'Israël (Deir Yassine est un de leurs Oradours), et ils continuent aujourd'hui encore de terroriser les Palestiniens dans le but d'essayer de les faire s'enfuir de leur pays, et trouvent chaque jour de nouveaux prétextes pour raser les maisons des Palestiniens et leurs villages (Jenin) pour les obliger effectivement à quitter leurs terres. Quand on voit toutes les misères faites aux Palestiniens par les sionistes en Palestine, on se dit qu'assimiler les Juifs au sionisme, c'est tout aussi raciste qu'assimiler les Allemands au nazisme !

Écrit par : David | jeudi, 15 janvier 2009

J'ai honte. Honte de dire que je suis juif devant un palestinien. Les sionistes ont pris en otage notre religion. Et aujourd'hui chaque fois qu'un crime est commis de la part d'Israël, tous les innocents crachent leurs haine sur les juifs. C'est peut être mal vu de le précisé devant l'atrocité des faits qu'a commis l'Etat sioniste, mais il reste qu'il y a des juifs qui sont contre ce que fait Israël, et même son existence. Et si un jour nous devrions choisir notre camp, sachez que nombreux seront les juifs à joindre les palestiniens dans leur juste combat. Nous nous sommes longtemps caché, laisser allé, manipulé par des mécréants qui se disent juifs. Ainsi temps est passé. Mais temps il est de nous montrer, de faire entendre notre voix, à l'heure du combat,la voix de la justice,la dignité contre la criminalité.


http://dailymotion.alice.it/video/x81fb2_gaza-un-mdecin-norvgien-sous-titre_news

Écrit par : INear | jeudi, 15 janvier 2009

Le sionisme – idéologie fondatrice de l’Etat d’Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s’est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sionisme s’est nourri des épisodes les plus violents et oppressifs de l’histoire du dix neuvième siècle, marginalisant ainsi l’engagement de nombreux Juifs dans les mouvements de libération. Pour retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes

C’est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l’ensemble de la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d’Europe en l'exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d'Afrique et d'Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L’histoire des Juifs mizrahi remonte à plus de 2000 ans et le sionisme, en s’implantant, en a dévié le cours au profit d’une ségrégation parmi les Juifs imposée par l'État d'Israël.

En conséquence, le sionisme nous implique dans l'oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables.

Écrit par : IJAN (International Jewish Anti Zionist Network) | jeudi, 15 janvier 2009

Les sionistes ont inventé toute une théorie pour justifier la prise de possession du pays. L’ancien Premier Ministre Itzhak Shamir ou la ministre de Sharon, madame Livnat ont parlé d’une présence ininterrompue des Juifs en Palestine. C’est historiquement faux. Entre la dernière révolte contre les Romains, celle de Bar Kochba en 135 ap JC et l’arrivée de Juifs espagnols en Galilée en 1492, il n’y a quasiment pas de Juifs dans le pays, en tout cas beaucoup moins en proportion que dans les pays voisins (Egypte, Mésopotamie, Perse ...).

Même avec une immigration (essentiellement religieuse) pendant le XIXe siècle surtout vers Jérusalem, le nombre de Juifs est très faible avant le sionisme. Il s’agit donc bien d’une entreprise de conquête et de négation du peuple autochtone

Écrit par : Riesel | jeudi, 15 janvier 2009

Ah ! Parce que c'est Dieu qui a ordonné l'Exil des Juifs ?

"L’antisémitisme nouveau est arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers, c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration africaine. Evidemment, le phénomène gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français de souche. Comment ? immigré, victime, et antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible. Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle Israël. Tout va bien : l’antisémitisme n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme. Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être antisioniste, c’est être antiraciste.
Les jeunes d’origine maghrébine ne font après tout qu’exprimer leur solidarité avec les frères palestiniens opprimés. Entre victimes de l’injustice et du néocolonialisme, il faut bien s’entraider. De même, les jeunes gens originaires d’Afrique noire ne s’attaquent aux Juifs que parce que ceux-ci incarnent à leurs yeux l’esclavagisme, selon la pertinente analyse historique de la tribu Ka et de Dieudonné. Merci, bonne fée Israël. Grâce à ta baguette magique, tu transformes une vieille crapulerie raciste en militantisme de damnés de la terre. Que ferions-nous sans toi ?
Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie.
Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser. Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique.
Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu.
Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce faux antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort.
Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil.
Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances."





Notez que tous les juifs orthodoxes ne partagent pas le point de vue des Neturei Karta.

Écrit par : InYoFace | samedi, 17 janvier 2009

C'est vrai... protégeons le Hamas... de vrais résistants...

http://www.radioislam.net/historia/hitler/mkampf/fra/index.htm

Écrit par : InYoFace | samedi, 17 janvier 2009

N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses.

N’ayant, depuis des décennies, jamais pu me résoudre à distinguer entre bons et mauvais morts ou, comme disait Camus, entre « victimes suspectes » et « bourreaux privilégiés », je suis évidemment bouleversé, moi aussi, par les images d’enfants palestiniens tués.

Cela étant dit, et compte tenu du vent de folie qui semble, une fois de plus, comme toujours quand il s’agit d’Israël, s’emparer de certains médias, je voudrais rappeler quelques faits.

1. Aucun gouvernement au monde, aucun autre pays que cet Israël vilipendé, traîné dans la boue, diabolisé, ne tolérerait de voir des milliers d’obus tomber, pendant des années, sur ses villes : le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël-c’est, à la lettre, sa longue retenue.

2. Le fait que les Qassam du Hamas et, maintenant, ses missiles Grad aient fait si peu de morts ne prouve pas qu’ils soient artisanaux, inoffensifs, etc., mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris : une existence de cauchemar, en sursis, au son des sirènes et des explosions-je suis allé à Sdérot, je sais .

3. Le fait que les obus israéliens fassent, à l’inverse, tant de victimes ne signifie pas, comme le braillaient les manifestants de ce week-end, qu’Israël se livre à un « massacre » délibéré, mais que les dirigeants de Gaza ont choisi l’attitude inverse et exposent leurs populations : vieille tactique du « bouclier humain » qui fait que le Hamas, comme le Hezbollah il y a deux ans, installe ses centres de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols d’immeubles, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées-efficace mais répugnant.

4. Entre l’attitude des uns et celle des autres il y a, quoi qu’il en soit, une différence capitale et que n’ont pas le droit d’ignorer ceux qui veulent se faire une idée juste, et de la tragédie, et des moyens d’y mettre fin : les Palestiniens tirent sur des villes, autrement dit sur des civils (ce qui, en droit international, s’appelle un « crime de guerre ») ; les Israéliens ciblent des objectifs militaires et font, sans les viser, de terribles dégâts civils (ce qui, dans la langue de la guerre, porte un nom-« dommage collatéral »-qui, même s’il est hideux, renvoie à une vraie dissymétrie stratégique et morale).

5. Puisqu’il faut mettre les points sur les i, on rappellera encore un fait dont la presse française s’est étrangement peu fait l’écho et dont je ne connais pourtant aucun précédent, dans aucune autre guerre, de la part d’aucune autre armée : les unités de Tsahal ont, pendant l’offensive aérienne, systématiquement téléphoné (la presse anglo-saxonne parle de 100 000 appels) aux Gazaouis vivant aux abords d’une cible militaire pour les inviter à évacuer les lieux ; que cela ne change rien au désespoir des familles, aux vies brisées, au carnage, c’est évident ; mais que les choses se passent ainsi n’est pas, pour autant, un détail totalement privé de sens.

6. Et quant au fameux blocus intégral, enfin, imposé à un peuple affamé, manquant de tout et précipité dans une crise humanitaire sans précédent (sic), ce n’est, là non plus, factuellement pas exact : les convois humanitaires n’ont jamais cessé de passer, jusqu’au début de l’offensive terrestre, au point de passage Kerem Shalom ; pour la seule journée du 2 janvier, ce sont 90 camions de vivres et de médicaments qui ont pu, selon le New York Times , entrer dans le territoire ; et je n’évoque que pour mémoire (car cela va sans dire-encore que, à lire et écouter certains, cela aille peut-être mieux en le disant...) le fait que les hôpitaux israéliens continuent, à l’heure où j’écris, de recevoir et de soigner, tous les jours, des blessés palestiniens.

Très vite, espérons-le, les combats cesseront. Et très vite, espérons-le aussi, les commentateurs reprendront leurs esprits. Ils découvriront, ce jour-là, qu’Israël a commis bien des erreurs au fil des années (occasions manquées, long déni de la revendication nationale palestinienne, unilatéralisme), mais que les pires ennemis des Palestiniens sont ces dirigeants extrémistes qui n’ont jamais voulu de la paix, jamais voulu d’un Etat et n’ont jamais conçu d’autre état pour leur peuple que celui d’instrument et d’otage (sinistre image de Khaled Mechaal qui, le samedi 27 décembre, alors que se précisait l’imminence de la riposte israélienne tant désirée, ne savait qu’exhorter sa « nation » à « offrir le sang d’autres martyrs »-et ce depuis son confortable exil, sa planque, de Damas...).

Aujourd’hui, de deux choses l’une. Ou bien les Frères musulmans de Gaza rétablissent la trêve qu’ils ont rompue et, dans la foulée, déclarent caduque une charte fondée sur le pur refus de l’« entité sioniste » : ils rejoindront ce vaste parti du compromis qui ne cesse, Dieu soit loué, de progresser dans la région-et la paix se fera. Ou bien ils s’obstinent à ne voir dans la souffrance des leurs qu’un bon carburant pour leurs passions recuites, leur haine folle, nihiliste, sans mots-et c’est non seulement Israël, mais les Palestiniens, qu’il faudra libérer de la sombre emprise du Hamas.

Écrit par : InYoFace | samedi, 17 janvier 2009

En 2007 quelques 1000 roquettes ont été tirées de Gaza sur Israël... Il ne faut pas désespérer les tenants d'une charte humaniste...

http://www.gremmo.mom.fr/legrain/voix15.htm

Écrit par : Mohamed AlQuran | samedi, 17 janvier 2009

Actualité oblige il faut essayer de comprendre ce qui se passe à Gaza (ou à cause de Gaza) car les tombereaux de reproches, insultes, accusations, non-dits qui se déversent sur Israël depuis quelques jours ne font que créer des confusions malheureuses. Certes on est habitué à ce que la presse française (mais pas seulement) se déchaine contre Israël, mais cette fois-ci c’est différent. En quoi ?

Gaza : un territoire deux fois plus grand que celui de la Seine-Saint-Denis avec une population équivalente (1,5 million environ) dispose de 70.000 fonctionnaires et de 80.000 policiers : des chiffres ahurissants, non pas en comparaison avec le «9-3» mais avec n’importe quel pays. De plus, une armée évaluée à 17.000 hommes équipée et instruite par les iraniens et disposant d’un armement varié parmi lequel des fusées «artisanales» ou industrielles par milliers. Comment en est-on arrivé là ?

En 2005 Israël a évacué ce territoire conquis sur l’Egypte en 1967 et qui n’a pas voulu le récupérer en 1977 quand les deux pays ont fait la paix, alors qu’Israël lui rendait le Sinaï dans sa totalité. Ensuite, on a «permis» par voie démocratique, imposée par les Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir du Hamas qui depuis belle lurette est considéré par l’Occident entier, ou presque, comme organisation terroriste. Puis, par un coup de force d’une grande férocité, le Hamas a expulsé du territoire tout ce qu’il y avait comme structures du Fatah, parti principal de l’OLP (cela vaut la peine de se souvenir qu’il s’agit de l’Organisation de Libération de la Palestine qui s’est toujours et encore proposée de faire disparaître Israël)… Depuis 2006 on se retrouve avec un «peuple», deux gouvernements (un à Gaza, l’autre de Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie) et pas d’état… Pauvres palestiniens, vu le sort qu’ils se sont choisi, il faut les aider et, l’Europe en particulier, utilise une bonne partie de ses ressources pour atténuer les souffrances de cette population, tout en demandant à Israël qui est considéré par d’aucuns comme puissance occupante, d’assurer une vie «normale» à une population qui ne l’est pas.

Le Hamas se fiche comme d’une guigne du bien être de la population. Pour sa subsistance, l’UNRWA, créée après la guerre de 1948 pour aider 650.000 réfugiés à retrouver une vie normale et qui, maintenant, s’occupe de plusieurs millions, et les aides «humanitaires» y pourvoiront. Pour l’eau, le combustible, l’électricité, Israël fera le nécessaire car considéré, toujours, comme puissance occupante. Pour les armes et les munitions, l’Iran directement ou via la Syrie, assure ce qu’il faut avec la complicité tacite de l’Egypte. Le Hamas peut donc concentrer ses activités dans deux domaines essentiellement : les relations publiques et le tir de fusées. Relations publiques ? Souvenez-vous de Gaza à la lumière des chandelles pour montrer qu’il n’y avait plus de combustible pour faire tourner les centrales électriques. Souvenez-vous des mises en scène (certaines avec l’aide de «journalistes» occidentaux) pour montrer les morts des "frappes indiscriminées" israéliennes (dont certains se relevaient des brancards pour vaquer à d’autres occupations). Regardez les «images» tournées par les palestiniens et diffusées en boucle depuis samedi, toutes faites pour montrer la «barbarie sioniste» (dixit Ahmadinejad) et toutes reprises par les télévisions françaises, anglaises ou allemandes en oubliant leur source.

Que le Hamas ait voulu transformer ce territoire en mini état taliban, personne n’en doute. Son parlement vient de passer une loi permettant aux tribunaux de rendre des sentences dans l'esprit de l'Islam (Al-Hayat, Londres). Selon cette loi, les tribunaux pourront condamner les délinquants à une pléthore de mesures punitives violentes. Elles incluent la flagellation, l’amputation de mains, la crucifixion et la pendaison. La loi réserve la peine de mort à des personnes qui négocieraient avec un gouvernement étranger «à l’encontre de l'intérêt palestinien» ou se livreraient à une activité qui pourrait «saper le moral palestinien». De plus, tout Palestinien pris en train de boire ou vendre du vin sera puni de 40 coups de fouet quand la loi sera promulguée, tandis que les voleurs pris en flagrant délit verront leur main droite coupée. On peut toujours attendre les protestations des gauches françaises convaincues qu’elles sont que les palestiniens sont humiliés par Israël, pays diabolisé comme les Etats-Unis mais qui n’a pas élu son Obama pour tenter vainement de se faire aimer.

Le fond de commerce du Hamas tient en deux mots : détruire Israël. Depuis l’évacuation du territoire en 2005 Israël a vu s’abattre sur le Sud de son territoire des milliers de fusées. De quelques unes par jour jusqu’à presqu’une centaine la semaine dernière. Devenue l’activité principale, elle s’alimente via des tunnels aboutissant en Egypte qui assurent un flux continu d’armes ou munitions.

Gaza a une frontière, hermétiquement fermée, avec l’Egypte. Ce pays ne veut pas l’ouvrir (ou seulement de temps à autre) car elle aurait dû être gérée et contrôlée par l’Autorité Palestinienne et des observateurs européens. Le coup de force du Hamas a fait déguerpir et les uns et les autres. Un premier paradoxe est visible : le Hamas a intérêt à avoir la frontière avec l’Egypte ouverte pour faire entrer plus facilement des armes et des munitions. Israël a intérêt à ce que l’Egypte tienne ouverte cette frontière car, ainsi, il sera encore plus visible qu’il n’occupe plus Gaza et souligner encore plus fortement que les tirs de fusées de Gaza sur le territoire israélien n’ont rien à voir avec une quelconque «occupation». En revanche, l’Egypte n’a aucun intérêt (bien au contraire) à garder la frontière ouverte : elle deviendrait partie prenante de ce qui se passe à Gaza, laisserait des «barbus» entrer pour faire alliance avec les Frères Musulmans (dont le Hamas est une branche) et perdrait un moyen de faire saigner, en permanence, Israël tout en lui laissant le mauvais rôle sur le plan international.

Pendant quelques jours, la semaine dernière, la presse française (essentiellement) se fondant sur des dépêches de l’AFP (Agence France–Palestine ?) nous abreuvait de nouvelles venant de Gaza : le Hamas a mis fin à une trêve de six mois pendant laquelle il n’a tiré «que» 300 fusées sur le Sud d’Israël. La condition d’un retour à la trêve était, tenez-vous bien, l’ouverture du point de passage de Rafah sur la frontière égyptienne… Et Comme les égyptiens firent la sourde oreille, le Hamas et ses partenaires tirèrent le jour de Noël, 87 fusées et obus de mortier en moins de 24 heures sur Israël qui fit savoir, urbi et orbi, que si cela ne cessait pas elle se ferait justice toute seule.

Voilà un deuxième paradoxe. Selon Al-Hayat de Londres, «Les «modérés» du monde arabe, non seulement s’attendaient mais souhaitaient un coup d'Israël contre le leadership du Hamas, y compris contre son infrastructure organisationnelle, militaire et civile. Face au calme qui a prévalu jusqu’ici et devant la reprise du tir de fusées, les Arabes sont mal à l'aise de voir le Hamas créer un équilibre de la terreur vis-à-vis d'Israël». Le Hamas, fort de sa conviction qu’Israël ne ferait rien, fort de sa conviction (justifiée) de pouvoir gagner la «guerre des images» vu que son adversaire était Israël, fanfaronnait et n’a suivi ni les souhaits de l’Egypte, ni les mises en garde de des frères de Ramallah.

Ce qui devait arriver est arrivé… c’était écrit sur les murs…

Samedi dernier, 110 avions ont détruit en un seul passage de 3 minutes 97% des plus de 100 cibles qui leur étaient assignées. Toutes les infrastructures militaires, de communication et de commandement du Hamas ont été pulvérisées ainsi que l’essentiel des «usines» de fabrication de fusées «artisanales» et leurs dépôts de stockage. On sent là la «patte» d’Ehud Barak, celui qui a conçu l’action «Entebbé» ou des incursions inimaginables à Beyrouth du temps où les terroristes d’Arafat avaient transformé le Liban en territoire sous leur coupe. Plus de 300 «activistes» ou «militants» ou «combattants» du Hamas tués qui sont probablement en train de réfléchir maintenant sur l’ineptie de leur organisation dans les bras de vierges aux yeux noirs du paradis des terroristes musulmans. Des officiels palestiniens assurent que la plupart des morts sont des membres des services de sécurité du Hamas, y compris plusieurs commandants de rang supérieur. Il y aurait aussi des victimes civiles… Si des civils sont morts il faut se souvenir que, d’un côté, le Hamas construit ses infrastructures militaires dans le centre des villes (comme le Hezbollah au Liban), et que de l’autre, le «peuple palestinien» a bien voté pour eux et pour leur programme de destruction d’Israël. De plus, un civil dans le jardin duquel on installe, moyennant finances, un lanceur de Qassam n’est plus vraiment un civil…

C’est donc la guerre. Le Général Sherman, pendant la guerre de sécession disait "La guerre est la cruauté. Il ne sert à rien de tenter de l'adoucir. Plus elle est cruelle, plus tôt elle sera terminée. Toute tentative visant à faire la guerre facile et sans pertes, se traduira par l'humiliation et la catastrophe".

Puisque c’est la guerre, puisque le Hamas n’a pas voulu arrêter «les attaques à la roquette visant à tuer des civils israéliens» (dixit Tony Blair, envoyé du «Quartette» au Proche-Orient), Israël l’a fait avec deux objectifs précis : détruire les infrastructures du Hamas et obtenir le calme pour ses citoyens, en utilisant la puissance maximum qu’elle considère nécessaire pour cela. Et c’est là où les choses se compliquent.

D’un côté, le Hamas et ses alliés un peu partout dans le monde parlent de «massacre» et dirigent le chœur des idiots utiles d’Europe surtout (car la «rue arabe» lui est acquise) pour obtenir la «condamnation de l’agression barbare d’Israël». Pourtant, le Ministre égyptien des Affaires Etrangères, en conférence de presse, déclare «L'Egypte a longtemps mis en garde que celui qui refuse de comprendre les avertissements doit prendre ses responsabilités». Naturellement, l’Egypte est accusée par le Hamas de collusion avec Israël.

Et voilà notre président qui sort de l’armoire du Quai d’Orsay la vieille et éculée antienne de «la force disproportionnée». Ce qui ne semble pas compris c’est la vraie nature de la guerre. On peut tourner «autour du pot» autant que l’on veut mais, à la fin, la vraie question reste posée en termes clairs : si l’on est menacé de mort, a-t-on le droit de choisir ses armes ? Il semblerait que tout ce que l’on a trouvé de nouveau pour diaboliser Israël se lie à l’utilisation d’une force "disproportionnée" pour vaincre le Hamas. Certes, les prédicateurs faisant usage de ce concept ont le droit de considérer que le nombre de fusées ou obus de mortier tirés par le Hamas (et ses acolytes) depuis 2005 était proportionnel au mal que ce dernier voulait infliger à Israël. Mais, depuis que des conflits militaires existent, la capacité d’un protagoniste d’infliger un maximum de pertes à l’autre, tout en souffrant un minimum, est une des lois écrites ou non écrites (Sun Tzu). Appliquée au conflit avec le Hamas cette loi ne peut conduire qu’à poser une question simple : pour que sa réponse soit proportionnelle Israël aurait-il dû utiliser des fusées artisanales tirées sur les agglomérations civiles de Gaza ? Et si ce pays ne dispose que de fusées perfectionnées, à quel nombre aurait-il eu droit ?

Bien sûr, on peut dire avec Libération (Laurent Joffrin, d’habitude plus circonspect quand il s’agit de dire des idioties…) que le raid israélien est «cruel et disproportionné». Mais ajouter un adjectif n’est pas innocent car on passe du registre rationnel (proportion/disproportion, donc quelque chose de mesurable) au registre affectif, celui qui s’adresse non pas au cerveau du lecteur mais à ses sentiments. Comme cela, sans le dire, on diabolise encore mieux Israël.

En réalité, ceux qui parlent de «disproportion», pas seulement ses détracteurs mais aussi certains qui assurent être ses amis, veulent qu’Israël reste sans rien faire pendant que ses populations sont bombardées. Si au moins ils disaient à quoi il faut être «proportionnel» quand on a affaire à 1 million d’habitants d’un territoire qui s’est choisi comme dirigeant une organisation terroriste dont la raison d’être, clairement énoncée, est la volonté de vous détruire… Ne pas les prendre au sérieux ? Qui le ferait pour soi-même ?

En dénonçant la trêve qui durait depuis six mois, en refusant à l’Egypte d’en renégocier une nouvelle, le Hamas a menacé Israël de «tirer des milliers de fusées contre les villes d’Ashdod ou Beersheva». Les deux dirigeants principaux de cette organisation terroriste (Hanyeh et Zahar) disaient que, si nécessaire, ils seraient «honorés de joindre le train des martyrs palestiniens». Remarquons, en passant, que pour l’instant ils se terrent Dieu sait où à Gaza tandis que leurs troupes se font décimer par les bombardements israéliens.

Pourquoi le Hamas s’est-il comporté d’une manière tellement irresponsable vis-à-vis de ses propres intérêts ? La réponse n’est pas simple mais elle tient d’un côté à son assurance selon laquelle Israël ne devait rien faire et parce qu’il sait d’expérience que si Israël fait quelque chose, le monde entier se retrouvera solidaire des «frères palestiniens», en oubliant qu’il s’agit de gens qui supportent et aident les terroristes. Et, cerise sur le gâteau, l’Iran, le Hezbollah (donc le Liban) et la Syrie sont là pour l’aider.

Le Hamas se retrouve seul : le Hezbollah (chat échaudé craint l’eau froide) dit qu’il ne prendra pas les armes contre Israël et l’Iran ne fait qu’annoncer l’ouverture d’un registre appelant des volontaires à s'inscrire et à se mobiliser «pour combattre les sionistes et venger la mort des 318 hommes du Hamas tués dans cette opération». Cette nouvelle est utile : à la différence des télés et radios occidentales qui reprennent, sans vérification aucune, les chiffres des morts et des blessés donnés par le Hamas et laissant croire qu’il s’agit de civils, l’Iran reconnaît que les morts sont des hommes du Hamas. Bien sûr il y a des dizaines de civils touchés : dans toutes opérations militaires (Irak, Afghanistan, Pakistan, etc.) on constate un ratio de victimes collatérales de l’ordre de 10 %. La différence entre Israël et le Hamas vient du fait que le Hamas tire ses fusées contre des populations civiles tandis que l’armée d’Israël doit faire face à quelqu’un qui utilise son propre peuple comme bouclier humain… Et, naturellement, toute bavure israélienne contribue à la campagne de relations publiques du Hamas facilitée par la «compréhension» des médias occidentaux et qui se rattache, en réalité, à une campagne de propagande soutenue par des fonds essentiellement européens. La Norvège, la Suisse, la Communauté Européenne supportent avec des millions d’euros une nébuleuse d’organisations non gouvernementales dont l’objet social, n’est rien d’autre que la diabolisation d’Israël et le terrorisme.

Comme par hasard, le dernier «idiot utile» en date (mais il a fait la même chose avec Arafat), Marek Halter, légitime Khaled Mashaal, le chef du Hamas, en le laissant dire (Le Figaro, se devait d’être complice de cette grande action) «à la place de Shalit, on aurait pu prendre des otages civils, mais comme on est en guerre, on a pris un soldat. Quant à un affrontement à Gaza, cela ne m’effraie pas, au contraire». Bon, c’était avant samedi. Depuis, et bien que la rupture de la trêve lui soit attribuée, il est prêt à en accepter une nouvelle pour laquelle Marek Halter se mobilise déjà… Poser la question «qu’avez-vous fait de Gaza depuis trois ans, depuis qu’Israël s’est retiré ? Qu’avez-vous fait des milliards de dollars que la communauté internationale et surtout l’Europe vous a consenti ?» n’est pas venu à l’esprit de ce grand donneur de leçons. Comme il n’a pas eu l’idée de vomir sur ce terroriste quand il a déclaré «il n'y a pas d'alternative aux attentats suicide, c'est ce qui aidera à protéger la bande de Gaza et la Cisjordanie».

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/12/29/01005-20081229ARTFIG00268-ce-que-le-chef-du-hamas-veut-obtenir-d-israel-par-la-force-.php

La disproportion érigée au rang de dogme pour accepter ou pas une légitime défense ne suffisant pas, on ajoute «il n’y a pas de solution militaire à Gaza». Il n’y aurait donc jamais de solution militaire. Comme pour l’Iran, tant qu’on n’aura pas le courage de reconnaître la complicité de l’Occident à la marche de ce pays vers la bombe.

Mais Gaza ? Un territoire gouverné (avec l’assentiment enthousiaste de ses habitants) par une organisation terroriste et qui a devant lui l’armée israélienne dont les victoires militaires sont nombreuses, la mer et enfin l’Egypte qui, minée par une surpopulation galopante et une crise économique sans précédent, doit se défendre de la mère du Hamas, les Frères Musulmans. C’est dire que, n’en déplaise à tous les «apaiseurs» en rond, il y a une solution militaire certainement, au moins temporaire : la destruction des infrastructures militaires, organisationnelles et sociétales du Hamas. C’est ce qui est en train de se faire à Gaza. Ne pas le croire, ne pas le faire serait se plier à la volonté de ceux qui veulent vous détruire. Ce n’est pas le cas d’Israël, ses ennemis le savent, ses amis devraient s’en souvenir avant de lui demander de se suicider en chantant…

Les jours qui viennent, nous apprendrons que le temps où Jésus, un juif qui a réussi au delà de tout espoir, prêchait «tendre l’autre joue», est révolu depuis longtemps. On est toujours obligé de suivre la loi du Talion. Nonobstant la volonté de l’Europe d’apaiser l’ogre islamiste et la propension générale des élites bien pensantes à diaboliser Israël pour mieux le délégitimer, quelque chose est en train de se passer à l’échelon mondial. Une certaine révulsion contre la terreur islamique, certes pour l’instant quand il s’agit de ce qui se passe en Indonésie, en Thaïlande ou à Bombay, commence à se manifester avec de plus en plus de vigueur. L’espoir n’est pas perdu, qu’un jour les assassinats suicides, les actions terroristes de tout poil, les tirs de fusées, fussent-elles «artisanales», tout ce dont Israël a bénéficié en premier avant le reste du monde, soit considéré comme l’expression de la barbarie islamiste qui ne se justifie par rien d’autre que la volonté de détruire ceux qui ne sont pas les adeptes du prophète… Et qui sait, à partir de là (mais cela a commencé déjà) le monde entier commencera à se détacher de la «cause palestinienne».

Quant au Hamas, «Nous croyons à la mort, dit-il, tandis que vous croyez à la vie». Parfois on obtient ce que l’on souhaite (Barry Rubin). C’est le cas aujourd’hui à Gaza, ils ne devraient pas s’en plaindre.

La France, assurant encore deux jours la présidence de l’Europe, a convoqué à Paris les ministres des affaires étrangères des 27. Tandis que les pays arabes, eux, ont quelques difficultés à se mettre d’accord sur la tenue d’une réunion pour condamner d’une seule voix Israël. Ils devaient se rencontrer en urgence mais ils ne le feront que le 2 janvier. Comment ? Faire attendre les frères palestiniens encore trois jours ? Cela ressemble à la volonté de laisser Israël casser le Hamas autant que faire se peut, non ? Et pour que l’on ne se trompe pas, Monsieur Moubarak explique à l’Europe que ceux qui tirent les ficelles sont l’Iran et la Syrie et que l’Europe a tort d’accorder le bénéfice du doute à ces derniers.

Sans doute on reparlera de «disproportion» et de la «nécessité du dialogue». En sortant de réunion, Bernard Kouchner a menti doublement en parlant de «catastrophe humanitaire» et en travestissant le communiqué officiel qui parlait d’une «trêve permanente respectée de tous» en disant «une trêve de 48 heures», ajoutant «j’ai vu des trêves de 48 heures qui ont tenu longuement et des trêves supposées longues qui n’ont pas tenu 48 heures». Pourquoi ? Pourquoi la France veut-elle sauver le Hamas comme jadis elle a sauvé Arafat en l’évacuant avec armes et bagages de Beyrouth à Tunis ?

Écrit par : Martin Birnbaum | samedi, 17 janvier 2009

Défendons l'indéfendable...

http://www.upjf.org/images_body/body5870eTDeqmmzySuLuZp.jpg

Écrit par : Nebo | samedi, 17 janvier 2009

http://eschatologie.free.fr/islam/5isisrael.htm

Écrit par : Shalom | dimanche, 18 janvier 2009

A la place des piteuses références des petits riglos de cirque qui, derrière leur confortable décors occidental, ignorent tout de la situation réelle créée par l'Etat voyou israëlien, il est intéressant d'écouter le témoignage beaucoup plus instructif d'Avraham Burg à propos de la profonde décomposition morale, et l'évident échec de l'idéologie sioniste :

"La révolution sioniste reposait sur deux piliers : la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique. L'une et l'autre ont disparu. La nation israélienne n'est plus aujourd'hui qu'un amas informe de corruption, d'oppression et d'injustice. La fin de l'aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable.

[...]

Mais cela ne peut pas durer. Même si les Arabes courbaient la tête et avalaient leur humiliation, le moment viendra où plus rien ne marchera. Tout édifice bâti sur l'insensibilité à la souffrance d'autrui est appelé à s'effondrer avec fracas. Attention à vous ! Vous dansez sur un toit reposant sur des piliers qui chancellent !

Parce que nous restons indifférents à la souffrance des femmes arabes retenues aux barrages routiers, nous n'entendons plus la plainte des femmes battues derrière la porte voisine de notre demeure, ni celle des mères célibataires luttant pour leur dignité. Nous avons cessé de dénombrer les cadavres des femmes assassinées par leur conjoint. Indifférents au sort des enfants palestiniens, pourquoi sommes-nous surpris de les retrouver un rictus de haine à la bouche, se faisant exploser en martyrs d'Allah là où nous venons pour nos loisirs parce que leur vie est un tourment, dans nos centres commerciaux parce qu'ils n'ont même pas l'espoir de faire, comme nous, des emplettes. Ils versent le sang dans nos restaurants pour nous couper l'appétit. Chez eux à la maison, enfants et parents souffrent de la faim et de l'humiliation. Même si on tuait 1 000 terroristes par jour, rien ne changerait. Leurs leaders et leurs meneurs sont engendrés par la haine et la colère et par les mesures insensées que produisent nos infrastructures moralement corrompues. Aussi longtemps qu'un Israël arrogant, terrorisé et insensible à soi-même et à autrui fera face à une Palestine humiliée et désespérée, nous ne pourrons pas nous maintenir.

Si tout cela était inévitable et infligé par une force surnaturelle, je me serais tu moi aussi. Mais il y a une autre option. C'est pourquoi il faut hurler."

Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien,ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive. Source : LE MONDE | 10.09.03

Écrit par : Falk | dimanche, 18 janvier 2009

C'est beau lorsque l'antisémitisme se voile la face derrière l'antisionisme.

Écrit par : Nebo | dimanche, 18 janvier 2009

Et d'ailleurs, le fait que certains arguments antisionistes émanent directement de juifs ne signifie rien... la Haine de Soi est une marque de fabrique tellement humaine qui fonctionne pour tout le monde. Il suffit de relire Marx ou Freud au sujet des juifs pour le réaliser bien assez tôt...

Écrit par : Nebo | dimanche, 18 janvier 2009

Les petits rigolos ont la capacité de faire rire... c'est déjà ça.

Écrit par : Nebo | dimanche, 18 janvier 2009

Peuple élu sauvez vos âmes...
Le sionisme manipule les juifs...
posez vous la question,
Quel est le but de tout cela?
Qu'est ce que vraiment le sionisme?

Il est temps de faire reculer le sionisme qui produit de la honte sur le peuple juif..

Il est temps!

Le sionisme tue en Palestine au nom des juifs !

Le peuple juif est en danger...



http://www.dailymotion.com/video/x7yukm_attentat-contre-lidentit-juive-rab_news

Écrit par : Toda | lundi, 26 janvier 2009

Puisque Herzl et les premiers sionistes étaient athées et rejetaient une définition religieuse du "caractère juif" et voulaient normaliser l'existence du peuple juif sur la base du nationalisme et de la race, les exigences basés sur "des promesses bibliques" sonnent un peu creux. Des prétentions bibliques ne nieraient pas les droits des habitants autochtones ni ne rendraient nuls les titres légaux de propriété. Les prétentions sionistes sont en réalité basées sur une mythologie frauduleuse.

Écrit par : Pilmot | lundi, 26 janvier 2009

l’Israël moderne,politique et guerrier est la négation de l’Israël véritable et spirituel. Donc, il faut supprimer l’Etat d’Israël, juger le sionisme comme démoniaque et ramener le peuple juif à son authenticité et à son témoignage spirituel, car Israël n’est plus le peuple de Dieu quand, à son tour, il combat, tue et opprime. Et, n’étant plus peuple de Dieu, non seulement il peut s’attendre à la colère de Dieu, maïs nous, nous devons le traiter comme n’importe quelle autre nation, sans amitié particulière, sans fraternité religieuse, car l'Etat hébreu est vide de dimension spirituelle..

Écrit par : Riesel | jeudi, 29 janvier 2009

La résurrection nationale d'Israël,
signe eschatologique


Un des signes eschatologiques majeurs de la fin des Temps est la fin de la dispersion des juifs (Diaspora), et leur retour sur la terre ancestrale, prélude de leur conversion.
Notre-Seigneur, synthétisant en une phrase lapidaire les prophètes de l'Ancien-Testament sur ce sujet, cristallise sur Jérusalem l'accomplissement de ce grand Retour en Israël, Jérusalem étant une sorte de récapitulatif d'Israël, de manière que l'un suivra l'autre : ce que l'Histoire nous montre d'une manière étonnante, la reconquête de Jérusalem suivant la même progression que celle de tout le territoire d'Israël.
" Ils [les juifs] seront emmenés captifs dans toutes les nations ; et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que le temps des nations soit accompli " (Lc XXI, 24).
Car lorsque ce Temps sera accompli, que ce sera la fin des Temps, alors, " Je ferai rentrer [mon peuple] dans le pays que J'ai donné à leurs pères, et ils le possèderont " (Jér. XXX, 3).



Nous allons donner à ce signe majeur du grand Retour toute l'assise scripturaire, théologique, dont il a besoin pour être inattaquable, ceci pour une raison bien simple : c'est que tout le monde peut constater, sans étude particulière, de la manière la plus simple du monde, si ce signe est réalisé ou bien non ; or, chacun étant à même de voir qu'actuellement les juifs sont en Palestine et surtout à Jérusalem, l'accomplissement de ce signe est donc, de soi, indiscutable, il s'impose absolument ; et si l'on veut nier sa signification eschatologique, il faut alors lui ôter sa valeur scripturaire prophétique, sur laquelle nous allons donc porter tous nos soins.
Ce Retour est même extrêmement spectaculaire pour qui veut bien recueillir un tant soit peu son attention sur ce fait " sociologique " inédit, et c'est à bon droit qu'il est décrit dans la sainte-Écriture comme " une bannière élevée pour les nations " (Is. XI, 12), c'est-à-dire quelque chose qu'on ne peut que voir, et qu'on ne pourra pas s'excuser de n'avoir pas vu, l'excuse étant absolument irrecevable. Soit dit en passant, un signe " charnel ", qui ne requiert absolument pas le don de la Foi pour en discerner l'accomplissement (comme par exemple le signe de la grande Apostasie : pour se rendre compte si ce signe est réalisé ou bien non, à savoir l'oubli, la perte universelle de la Foi à une époque donnée qui sera donc, selon saint Paul, celle de la fin des Temps, encore faut-il avoir soi-même la Foi !), est d'ailleurs à notre sens, une grande miséricorde du Seigneur pour notre génération tellement engoncée dans les choses de la terre... Car avec les juifs revenus dans leur terre, et singulièrement à Jérusalem, on palpe & on fait palper.
Ce signe eschatologique très-contraignant permet notamment de tirer un grand trait sur ce lieu-commun, cette maxime mondaine diraient les auteurs ascétiques, selon lequel " à toutes les époques, des gens ont cru être à la fin des Temps et elle n'est pas venue... alors, à notre époque aussi il y a de ces gens-là, qui parfois sont très-respectables, mais ils se trompent évidemment comme leurs prédécesseurs : c'est une constante sociologique ! " Ce raisonnement, on l'a vu, est en substance celui du dénommé Vernette, ci-devant " vicaire général " et porte-parole d'un " Épiscopat " également ci-devant (ou plutôt ci-derrière la Foi !), lequel, pour mieux tromper ceux qui l'écoutent, s'appuie sur le mensonge historique des " terreurs de l'an mil ", fable inventée par un historien fougueusement antichrétien du XIXe siècle, Michelet (cf. l'article de Jacques Berlioz, chargé de recherches au CNRS, dans " L'Histoire " n° 138, nov. 1990 ; son verdict, comme celui de tous les historiens contemporains sérieux, est net & sans bavure : les fameuses terreurs de l'an mil n'ont… jamais existé). Or, avec le signe eschatologique du Retour, ce beau raisonnement tombe à l'eau tout seul sans qu'on ait même besoin de le pousser dans le dos, on le comprend aisément : aucune époque avant notre XXe siècle, de près ou de loin, n'avait vu, ni le Retour de la diaspora juive sur sa terre ancestrale, ni la concomitante Délivrance de Jérusalem, Retour & Délivrance prophétisés pour… la fin des Temps. Donc, nos " prédécesseurs " n'étaient pas fondés, comme nous le sommes, à croire que leur époque était celle de la Fin. Alors que nous, notre génération, tout au contraire, non seulement y est fondée, mais la Foi lui fait obligation grave d'y souscrire.
Ainsi, jusqu'en 1917 (date que nous allons expliquer bientôt), aucun chrétien n'était fondé à se croire véritablement à la fin des Temps, parce que les juifs n'avaient réintégré ni la Palestine ni Jérusalem, le sol que Yahweh a donné à leurs pères.
Ce n'est d'ailleurs pas un raisonnement nouveau, que nous soutenons là pour les besoins de la cause apocalyptique. Saint Thomas More, par exemple, écrivait dans sa prison son " Dialogue du réconfort dans les tribulations " quelque temps avant de subir son martyre, en 1534 ; dans un passage, il se pose la question, assez ordinaire pour quelqu'un qui se sait condamné à une mort imminente, si son époque est celle de la fin du monde ou bien non, et notre saint en instance de martyre, écrit, tout simplement : " ... mais il me semble que je n'aperçois pas certains de ces signes qui, d'après l'Écriture, viendront un long moment avant [la Parousie], entre autres le retour des juifs en Palestine, et l'expansion générale du christianisme ". Le signe juif est donc majeur, pour saint Thomas More, et il l'appuie sur l'autorité infaillible de la sainte-Écriture comme on l'aura bien remarqué. On ne va pas tarder à se rendre compte qu'il est tout-à-fait fondé à le faire.
Par contre, nous qui voyons les juifs ayant réintégré la Palestine, nous sommes non seulement fondés, mais nous devons croire formellement que nous sommes à la fin des Temps… sous peine de rejoindre le camp des pharisiens qui " avaient des yeux et ne voyaient point ", péchant là très-certainement contre le Saint-Esprit, et mettant ainsi nos âmes sur la voie de la damnation.
Ce signe, comme nous le disions plus haut, est donc en vérité extraordinairement contraignant : voilà pourquoi, ne pouvant en nier l'accomplissement, certains, disons... réfractaires, ont cherché à nier du moins qu'un Retour des juifs à Jérusalem & dans la Palestine ait été prophétisé dans la sainte-Écriture pour la fin des Temps. S'il fallait les en croire, la sainte-Écriture ne parlant véritablement que de l'Église lorsqu'il est question d'Israël, le Retour actuel ne serait qu'un " fait politique " (sic !) sans signification eschatologique aucune, et... le problème serait ainsi réglé à la racine, in radice. Pour nier l'authenticité de cette Prophétie du Retour, nos négateurs agnostiques ont trouvé des objections plus ou moins subtiles & toutes spécieuses. Il convenait de les réfuter, et nous allons certes nous y employer mais plus loin dans ce travail, pour ne pas lasser le lecteur.
Pour l'instant, comprenons bien qu'Israël est " signe au milieu des nations ", ce qui veut dire pas seulement pour l'Ancien-Testament, mais pour le Nouveau et donc pour le Temps de la fin qui est le nôtre. La différence consiste seulement en ce que, dans l'Ancien, c'est un signe glorieux, alors que dans le Nouveau, c'est, par la faute de son déicide consommé par toute la nation juive (" Que son sang retombe sur nous & sur nos enfants ! "), un signe couvert d'opprobre & soumis à l'Église... Donc, signe formidablement " foulé aux pieds ", confiné au charnel, au matériel, " le ventre collé à la poussière du sol " tant qu'on voudra, mais… TOUJOURS SIGNE.
Dans la sainte-Écriture, bien des textes formels prophétisent que les juifs dispersés dès avant l'époque du Christ, retourneront un jour en Israël, et parmi ceux-ci, quelques-uns pour situer ce Retour à la fin des Temps. Citons ces textes largement :
" Ainsi parle Yahweh, Dieu d'Israël : Écris dans un livre
toutes les paroles que je t'ai dites.
Car voici que des jours viennent, oracle de Yahweh,
où je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël et de Juda, dit Yahweh,
et je le ferai rentrer dans le pays que j'ai donné à leurs pères,
et ils le possèderont.
Voici les paroles que Yahweh a prononcées sur Israël et sur Juda :
(...) Et il arrivera en ce jour-là, oracle de Yahweh des Armées,
Je briserai son joug de dessus ton cou, et je romprai tes liens.
Des étrangers ne l'asserviront plus,
mais ils seront assujettis à Yahweh leur Dieu et à David leur roi,
que je susciterai pour eux.
Toi donc, ne crains point, mon serviteur Jacob ;
oracle de Yahweh, ne t'effraie point, Israël.
Car voici que je vais te retirer de la terre lointaine
Et ta postérité du pays de son exil.
Jacob reviendra, il sera tranquille.
en sécurité, sans que personne l'épouvante.

" (...) Car ainsi parle Yahweh :
Pourquoi crier à cause de ta blessure,
de ce que ton mal est incurable ?
C'est à cause de la multitude de tes iniquités,
et parce que tes péchés se sont accrus que je t'ai fait ces choses.
(...) Je vais te panser de tes plaies, je vais te guérir,
oracle de Yahweh. Car on t'appelle " Repoussée ",
Sion dont nul ne prend souci.

" Ainsi parle Yahweh :
Voici que je vais rétablir les tentes de Jacob,
Et j'aurai compassion de leurs demeures ;
la ville sera rebâtie sur sa colline,
et le palais rétabli à sa place.
Il en sortira des chants de louange et des cris d'allégresse.

" (...) Voici que la tempête de Yahweh, la fureur, va éclater :
l'orage se précipite, il fond sur la tête des impies.
Le feu de la colère de Yahweh ne retournera pas en arrière,
qu'il n'ait agi et réalisé les desseins de son coeur :
À LA FIN DES TEMPS VOUS LE COMPRENDREZ " (Jér. XXX).

" La main de Yahweh fut sur moi, et Yahweh me fit sortir en esprit
et me plaça au milieu de la plaine, et elle était couverte d'ossements.
Il me fit passer près d'eux, tout autour ;
ils étaient en très grand nombre sur la face de la plaine,
et voici qu'ils étaient tout-à-fait desséchés. Et il me dit :
Fils d'homme, ces ossements revivront-ils ?
Je répondis : Seigneur Yahweh, vous le savez ".
[Suit l'extraordinaire vision, certes bien connue mais trop exclusivement appliquée au seul sens spirituel, ecclésial, où l'on voit des muscles, de la chair & de la peau mis sur les ossements tout-à-fait desséchés, puis l'esprit leur étant insufflé, des hommes revivre. Nous allons souligner dans la suite de la prophétie les termes qui ne peuvent recevoir une interprétation allégorique spirituelle]. Et le prophète continue :
" Et il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël.
Voici qu'ils disent : nos os sont desséchés,
notre espérance est morte, nous sommes perdus !
C'est pourquoi prophétise et dis-leur :
Ainsi parle le Seigneur Yahweh :
Voici que je vais ouvrir vos tombeaux,
et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple,
ET JE VOUS RAMÈNERAI SUR LA TERRE D'ISRAËL.
Et vous saurez que je suis Yahweh,
quand j'ouvrirai vos tombeaux
et que je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple.
Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez ;
et je vous donnerai du repos SUR VOTRE SOL,
et vous saurez que moi, Yahweh, je dis et j'exécute, oracle de Yahweh ! "

" (...) Ainsi parle le Seigneur Yahweh
Voici que je vais prendre les enfants d'Israël
du milieu des nations où ils sont allés ;
je les rassemblerai de toutes parts
et je les ramènerai sur leur sol.
Je ferai d'eux une seule nation dans le pays,
sur les montagnes d'Israël ; un seul roi règnera sur eux tous.
Ils ne seront plus deux nations, et ils ne seront plus séparés en deux royaumes.
(...) Et ils habiteront dans le pays que j'ai donné à mon serviteur
Jacob et dans lequel ont habité leurs pères ;
ils y habiteront, eux et leurs enfants,
et les enfants de leurs enfants, à jamais.
Et David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.
Et je conclurai avec eux une alliance de paix ;
Ce sera une alliance éternelle avec eux ;
et je les établirai et je les multiplierai ;
et j'érigerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours.
Mon habitation sera au-dessus d'eux ; je serai leur Dieu
et ils seront mon peuple.
Et les nations sauront que je suis Yahweh qui sanctifie Israël,
quand mon sanctuaire sera au milieu d'eux pour toujours " (Éz. XXXVII).

" C'est pourquoi dis à la maison d'Israël :
Ainsi parle le Seigneur Yahweh :
Ce n'est pas à cause de vous que je le fais, maison d'Israël
C'est pour mon saint nom que vous avez déshonoré
parmi les nations chez lesquelles vous êtes allés.
Je sanctifierai mon grand nom qui est déshonoré
parmi les nations au milieu desquelles vous l'avez déshonoré,
et les nations sauront que je suis le Seigneur Yahweh,
oracle du seigneur Yahweh,
quand je me sanctifierai en vous, à leurs yeux.
Je vous tirerai d'entre les nations,
je vous rassemblerai de tous les pays,
et je vous ramènerai sur votre terre.
Je ferai sur vous une aspersion d'eaux pures, et vous serez purs ;
de toutes vos souillures et de toutes vos abominations,
je vous purifierai.
Et je vous donnerai un coeur nouveau
et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau.
J'ôterai de votre chair le coeur de pierre,
et je vous donnerai un coeur de chair.
Je mettrai au-dedans de vous mon Esprit,
et je ferai que vous suivrez mes ordonnances,
que vous observerez mes lois et les pratiquerez.
Vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères,
vous serez mon peuple,
et moi, je serai votre Dieu " (Éz. XXXVI).

" Ainsi parle Yahweh : retiens ta voix de gémir,
et tes yeux de pleurer.
Car ton oeuvre aura sa récompense, oracle de Yahweh :
Ils reviendront du pays de l'ennemi.
Il y a de l'espérance POUR TES DERNIERS JOURS, oracle de Yahweh,
et tes enfants retourneront dans leurs frontières" (Jér. XXXI, 16-17).

" Ne crains point, car je suis avec toi ;
De l'orient, je ramènerai ta postérité
et de l'occident je te rassemblerai.
Je dirai au septentrion : " Donne-les ! "
et au midi : " Ne les retiens pas ! "
Ramène mes fils des pays lointains
et mes filles de l'extrémité de la terre,
tous ceux qui portent mon nom,
que j'ai créés pour ma gloire,
que j'ai formés et que j'ai faits.
Fais sortir le peuple aveugle, et qui a des yeux,
et les sourds, qui ont des oreilles " (Is. XLIII, 5-8).
Nous sommes obligés, bien sûr, de restreindre nos citations scripturaires, mais il faut absolument que le lecteur lise en leur entier ces admirables prédictions qui nous donnent une vue d'ensemble sur le Plan divin, sur " les desseins du Coeur de Yahweh ". Israël, sans mérite de sa part mais pour manifester la Gloire de Dieu, sera " replanté dans son propre sol ", pas seulement pour lui mais pour le monde entier ; et cette extraordinaire résurrection nationale entraînant seulement à la fin du processus leur conversion s'opèrera à l'époque de l'Antéchrist et engendrera le changement de toute l'économie politico-religieuse du monde... après le jugement et la punition apocalyptique du monde entier.
Afin de permettre au lecteur cette étude, nous donnons ici les références précises des prophéties du Retour. Jérémie & Ézéchiel les récapitulent merveilleusement bien dans... des chapitres entiers : Jérémie XXX à XXXIII (Crampon en dit ceci : " Ils marquent le point culminant de la prophétie de Jérémie. Les vues éparses jusque-là sur l'avenir messianique sont ici réunies et développées avec une clarté parfaite "). Ézéchiel XXXVI à XXXIX. Outre ces textes majeurs, on pourra encore consulter : Deut. XXX, 3-6 (dès Moïse, le Retour est prédit comme une caractéristique fondamentale de la Loi, ce qui laisse rêveur quant à son importance théologique dans le Plan divin...) ; Ps. L, Ps. CI, Ps. CXLVI / Soph. III, 20 / Amos IX / Is. XLIII, XI, LXV / Jér. III, 12-18, XVI, XXIII, L, 19 / Zach. II, VIII & X / Bar. II, 34-35, V, 6 / Éz. XI, 17.



Notons dès à présent que l'abbé Lemann, juif ayant vécu au XIXe siècle, converti au catholicisme et devenu prêtre mais hélas converti en même temps au néo-pharisaïsme anti-prophétique et donc anti-juif des scolastiques classiques, ne fait, dans son ouvrage " L'avenir de Jérusalem ", qu'une recension minimaliste des prophéties du Retour... et encore, expurgée avec grand'soin des versets situant formellement ce Retour à la fin des Temps !...
Selon l'exégèse traditionnelle, toutes ces prophéties peuvent en effet recevoir trois sens. Le premier, historique (= comme ayant été accompli lors du premier Retour en Judée sous Cyrus, vers 530 av. J.C.), le second, spirituel, et c'est certes le plus important (= comme s'accomplissant dans l'Église qui tire les élus de la Babylone du péché), et le troisième, prophétique (= comme devant s'accomplir à la fin ultime des Temps ; sens que les Pères avaient l'habitude de traiter en " enfant pauvre ", mais qui a été carrément supprimé par beaucoup de scolastiques, et singulièrement à notre époque ecclésiale anti-prophétique, et donc pharisaïque).
Prenons un seul de ces textes, pour ne pas rallonger notre propos inutilement, et laissons-le commenter par saint Jérôme, à savoir Jérémie XVI, 14-15 : " Voici que viennent des jours, dit le Seigneur, et l'on ne dira plus : vive le Seigneur qui a délivré les enfants d'Israël de la terre d'Égypte, mais : vive le Seigneur qui a délivré les enfants d'Israël de la terre d'Aquilon, et de tous les pays où je les aurais chassés, et je les ramènerai dans ce pays que j'ai donné à leurs pères ".
Et voyons à présent la glose de saint Jérôme : " La future restitution du peuple d'Israël est prédite de façon manifeste, ainsi que la miséricorde après la captivité. Ce qui, selon le sens littéral [historique], a été accompli en partie sous Zorobabel et le grand-prêtre Jésus, et Ezra ; et, selon le sens spirituel [l'Église] a été réalisé d'une façon plus véritable et parfaite au temps du Christ... " et de tous les pays " [prophétique] : ce qui n'a nullement été accompli sous Cyrus, le roi des Perses, mais sera réalisé à la fin ultime (ultimo fine), selon ce que dit l'Apôtre : " Après que sera entrée la plénitude des nations, alors tout Israël sera sauvé ".
À présent, disons tout-de-suite le noeud de la grande querelle : il porte sur le sens prophétique, ici cependant fort bien démarqué par saint Jérôme, pourtant généralement très-peu enclin à en parler (surtout quand il est connoté de millénarisme…). Certains, au rebours de la Tradition, nient carrément, ou plus insidieusement mettent en doute, ce troisième sens, prophétique, probablement parce qu'il ne figure que d'une manière ténue, effacée, en retrait, dans les textes du Retour. Pour eux donc, la Bible ne prophétise pas un Retour des juifs en Palestine pour la fin des Temps ; et si l'actualité (… criante !) nous montre un Retour, ce n'est qu'un hasard, un… " fait politique " parmi tant d'autres. Pourtant, nos négateurs n'ont pas le droit de supprimer ce que le Saint-Esprit a mis dans la sainte-Écriture sous une forme ténue...
Nous avons même vu, ô horreur, certains négationistes aller jusqu'au bout de leur péché d'agnosticisme (= refus de la connaissance réelle), et carrément verser dans l'incrédulité pharisaïque, péchant ainsi très-certainement contre le Saint-Esprit qui se manifeste par l'évidence des choses & des faits. En effet, pour eux, la prophétie de Notre-Seigneur " Et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que le temps des nations soit accompli " (Lc XXI, 24), serait à lire de cette manière : Jérusalem sera foulée aux pieds des nations jusques & y compris la fin du monde, c'est-à-dire que Notre-Seigneur prophétise par-là que… JAMAIS PLUS les juifs ne retourneront à Jérusalem ! Notons qu'on est aux antipodes complets du véritable sens de la Prophétie, qui est : les juifs ne fouleront plus Jérusalem jusqu'à la fin du temps des nations, MAIS une fois ce temps achevé, alors, les juifs fouleront à nouveau cette terre donnée par Yahweh à leurs pères et dont Il a d'ailleurs solennellement promis par les prophètes de l'Ancien-Testament, on vient de les lire, qu'Il les y réintègrerait. Convenons que les deux interprétations s'opposent radicalement : soit la prophétie veut dire que les juifs retourneront à Jérusalem après un certain temps, le temps des nations, soit elle veut dire exactement… le contraire, qu'ils n'y retourneront jamais.
Alors, laquelle est la bonne ?
La vérité, c'est que l'on ne peut même pas admettre, par hypothèse de travail extrêmement bienveillante, que les deux lectures de la Prophétie de Notre-Seigneur auraient pu être mises en balance jusqu'au fait lui-même arrivé du Retour à la fin du XIXe siècle. Tout simplement à cause des prophéties non-équivoques de l'Ancien-Testament annonçant formellement le Retour des juifs en leur mère-patrie pour la fin des temps, lesquelles, donc, invalident déjà la première lecture révisioniste-négationiste. Car l'Écriture éclairant l'Écriture & l'Ancien-Testament " formatant " le Nouveau, cette soi-disant lecture négationiste de la Prophétie de Notre-Seigneur comme quoi les juifs ne devraient plus jamais retourner à Jérusalem, était scripturairement déjà formellement invalidée, condamnée, par tous les prophètes de Yahweh…
Mais, à supposer, ce qui n'est pas le cas, que l'on aurait pu légitimement mettre en balance les deux interprétations contradictoires avant le Retour, en tout état de cause, de toutes façons, faut-il le dire (… hélas, oui !!!), depuis ledit Retour concrétisé des juifs à Jérusalem, incarné fin XIXe siècle, il est prouvé non seulement par la sainte-Écriture mais encore plus par les faits arrivés qui la confirme absolument, confirmatur, que la première interprétation était vraiment radicalement fausse, quand la seconde est décidément la seule bonne, scellée depuis lors divinement dans le fait historique (le Retour étant en effet de l'ordre du miracle) !
Effectivement, il faut bien convenir que puisque nos yeux voient les juifs être retournés à Jérusalem qu'ils foulent désormais librement de leurs pieds, c'est donc bien que la première lecture était fausse, à savoir qu'il était impossible que la Prophétie de Notre-Seigneur ait pu prédire que les juifs… ne la foulassent PLUS, JAMAIS, avant la fin du monde (c'est tout bonnement une vérité de La Palice que de le dire !). C'est donc aussi, corrélativement, que la seconde interprétation de cette prophétie scripturaire était la seule bonne, à savoir qu'il ne faut pas mélanger " fin du temps des nations " et " fin du monde ", le temps des nations n'étant qu'une économie particulière du monde dont la fin n'entraîne pas forcément celle du monde avec elle, ce qui signifie que cette fin du temps des nations ayant lieu, les juifs pourront tout-à-fait fouler de leurs pieds Jérusalem, marquant par-là même ladite fin du temps des nations (et ceci, pour engendrer " une résurrection d'entre les morts ", annonce saint Paul, dans un cadre millénariste ou bien non, l'avenir le dira)…
LE FAIT, DONC, À PRÉSENT HISTORIQUE, CONFIRME FORMELLEMENT LA SECONDE INTERPRÉTATION & RÉVOQUE NON MOINS ABSOLUMENT LA PREMIÈRE. On ne pouvait du reste que s'y attendre, puisque les prophéties de l'Ancien-Testament invalidaient déjà formellement la première lecture négationiste de la Prophétie de Notre-Seigneur.
Or, ô prodige de l'entêtement perseverare diabolicum suivant l'humaine erreur, celle-ci seule étant excusable, au lieu de se soumettre humblement au Saint-Esprit parlant, et par les prophètes de l'Ancien-Testament, et par les faits de l'Histoire, double Parole divine qui invalide par-là même ipso-facto la première lecture, nos yeux stupéfaits & scandalisés verront un nombre important de catholiques contemporains du fait du Retour, tenants de la première interprétation, autant du reste chez les traditionalistes que chez les conciliaires modernes, tout un courant conservateur trop & mal imbibé de scolastique classique, hélas le pape à leur tête, en rester mordicus à cette dite première interprétation de la prophétie MALGRÉ LE FAIT ARRIVÉ, AVÉRÉ, DU RETOUR, préférant diaboliquement non moins que pharisaïquement REJETER LE FAIT POUR RESTER DANS L'IDÉE DE CETTE PREMIÈRE LECTURE, CEPENDANT SCRIPTURAIREMENT INDÛE, DE LA PROPHÉTIE DE NOTRE-SEIGNEUR !
C'est tout simplement préférer lucifériennement l'idée, l'idéologie, contre le fait qui l'invalide. Or, dans la perception de la vérité, c'est le fait qui précède l'idée, c'est ce que veut dire l'adage scolastique : contra factum non argumentum, contre les faits on n'argumente pas. Préférer la logique d'une idée préconçue au fait qui la contredit, c'est à peu près cela, le péché contre le Saint-Esprit, une telle attitude réprouvée est en tous cas toujours, peu ou prou, ordonnée à ce péché-là, gravissime entre tous, irrémissible de soi, l'Évangile nous en avertit.
Car ceux-là qui osent soutenir pareil raisonnement, ont beau nous chanter que le Retour des juifs en Palestine n'est qu'un " fait politique ", c'est-à-dire pour eux un non-fait prophétique, ils n'oublient qu'une chose, c'est qu'un " fait politique ", c'est en tout état de cause, dans tous les cas de figure & dans tous les sens où on le retourne, D'ABORD un… FAIT ! Rien à faire pour sortir de là, à moins d'intégrer les petites maisons de fous à Charenton, avec ou sans camisole de force ! OR, PRÉCISÉMENT, C'EST CE SIMPLE & SEUL FAIT QUI EST PROPHÉTISÉ PAR NOTRE-SEIGNEUR COMME DEVANT SIGNIFIER LA FIN DES TEMPS.
Qu'on veuille, par ailleurs fort malhonnêtement, le ravaler au seul caractère " politique ", le baptisant à cet effet péjorativement " sionisme " pour tâcher de l'avilir, le négativer, le bémoliser calomnieusement aux yeux des hommes, n'y change de toutes façons rien, strictement RIEN. Un fait est & reste métaphysiquement un FAIT, avant d'être " politique ", comme on veut à toutes forces nous le dire, mais d'ailleurs mensongèrement.
Car de plus le Retour n'est " politique " qu'en finale de son processus et par la force des choses de ce très-bas monde, il ne l'est nullement dans ses origines & sa motivation profonde, très-pures non moins que divines, comme l'historique que nous allons en faire le montrera avec grande évidence. L'origine divine du mouvement est d'ailleurs tellement évidente, forte, que l'on verra un des co-fondateurs du sionisme, Max Nordau, cependant athée et même marxiste, en être, comme malgré lui, frappé, et le rappeler à ses troupes découragées en un moment dur pour le sionisme : " Ce mouvement puissant n'est pas issu de l'imagination des hommes dévoués placés à notre tête. Seules les aspirations émanant du coeur d'Israël guident leurs pas et dictent leurs paroles " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 129). Une autre fois, il s'écriera : " Le judaïsme n'est en effet pas simplement un culte ; il est une nation, mais une nation qui a une base essentiellement religieuse, une théocratie, une christocratie ; sans le Messie, la nationalité n'est plus rien. Si Gédéon a vaincu avec l'élite des trois cents la multitude des madianites, c'est sur un ordre divin que le héros d'Israël s'est borné à ce chiffre insignifiant ; et c'est par l'intervention divine directe qu'il a mis l'ennemi en fuite " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 96)...
Hélas, nos révisionistes-négationistes, plus aveugles que des… juifs judaïquement juifs, ne comprendront pas, ou ne voudront pas comprendre, qu'un " fait politique " est avant tout un fait, ce qui différencie pourtant l'homme sain de l'insensé, sachant faire usage de la raison que Dieu lui a donnée, marquant la limite infranchissable avec la folie rebelle du diable. Feu Daniel Raffard de Brienne par exemple, se faisant le catalyseur de cette mouvance, de ce néo-pharisaïque courant négationiste, osera soutenir dans les années 1990, en pleine guerre du Golfe, dans un numéro ancien de la revue nationale " Le choc du mois ", revue politicarde de soi-disant " bonne droite ", cette thèse abominable : puisque les juifs ne doivent pas retourner en tant que juifs à Jérusalem jusques & y compris la fin du monde, alors, si on les voit cependant le faire, il ne peut donc s'agir que d'un fait qui… n'existe pas, c'est un… non-fait, un " fait politique ", sous-entendu pour lui : sans signification prophétique ni surnaturelle d'aucune sorte.
Nous sommes là, en vérité, exactement les deux pieds dans le raisonnement pharisien ainsi conçu : puisque Jésus n'est pas le Messie, alors les miracles qu'Il fait, et que les prophètes nous ont pourtant enseigné devoir être le fait du vrai Messie, le charisme l'authentiquant, cesdits miracles ne sont pas de vrais miracles, ce sont des… non-miracles, c'est " par Béelzébuth qu'Il les fait "…!
En vérité, seul le feu du Ciel peut terrasser pareil rejet en face de la Vérité, pareil négationisme blasphématoire, prenons bien conscience que nous sommes là en présence du péché le plus grave que peut commettre l'homme sur cette terre : refuser de prendre acte, dans le sens obvie, de ce que les yeux voient & les oreilles entendent…
Mais on va clore ici, pour l'instant, le débat purement théorique, nous réservant de le rouvrir plus loin dans cette étude, en mettant le soc de charrue dans le problème exégétique de fond, ce qui mettra le point final à l'aspect théorique de la question, la fameuse… " question juive ".



Pour l'instant, le fait du Retour actuel des juifs en Palestine étant de nos jours des plus avéré (sauf pour ceux qui ont des yeux & ne voient point), commençons les choses concrètes en traitant la question des dates, qui a son importance, avant de retracer un Historique.
Pour certains, 1917 est la date-clef qui accomplit la prophétie du Retour ; pour d'autres, il faut attendre 1948, ratification juridique de l'état de fait, créé seulement en 1917 en Palestine par l'occupation juive. Qui a raison ?
Rappelons la Prophétie pour en décider. Et ayons garde d'oublier que c'est Notre-Seigneur Lui-même qui en est l'auteur : " Et Jérusalem sera foulé aux pieds par les nations jusqu'à ce que le Temps des nations soit accompli " (Lc XXI, 24).
De cette affirmation claire, sans ambiguïté aucune, il ressort ceci : dès que Jérusalem ne sera plus foulée aux pieds par les nations, c'est-à-dire ne sera plus occupée par des non-juifs, et donc dès qu'elle sera occupée ou plutôt habitée librement par les juifs en leur nom & surtout nationalité propres, alors le Temps des nations sera accompli, ce sera la fin des Temps. Il n'est pas question ici de la quelconque constitution politique d'un État d'Israël venant couronner juridiquement l'occupation libre du sol de Jérusalem par les juifs, Notre-Seigneur n'ayant parlé que de la libération PRATIQUE de Jérusalem. C'est donc un fait CONCRET que nous avons à constater, car c'est un fait concret qui réalise la Prophétie divine.
La question se réduit donc à celle-ci : quand donc Jérusalem a-t-elle cessé d'être occupée par des non-juifs ? L'Histoire ne laisse planer aucun doute sur cela : le 10 décembre 1917, Jérusalem commençait d'être libérée pour moitié. Commençait seulement, puisque de 1917 jusqu'en 1967, les juifs ne fouleront librement de leurs pieds qu'une moitié de Jérusalem, manifestant on ne peut mieux que la fin des Temps commençait seulement, en 1917 ; ce que l'étude des autres Signes eschatologiques confirmera avec éclat, le lecteur le constatera dans les chapitres suivants.
Une dernière subtilité consisterait à dire qu'à cette date, ce ne sont pas les juifs à proprement parler qui ont possédé Jérusalem, mais les britanniques et encore, pas en leur nom propre, mais en celui de la Société Des Nations, la SDN ancêtre de l'ONU. Il est facile de répondre à cela que ce qui importe pour la réalisation de la Prophétie de Notre-Seigneur, c'est l'occupation pratique & libre de Jérusalem par les juifs en tant que juifs : or, celle-ci est UN FAIT dès 1917. Car les juifs occupant Jérusalem ne sont pas des sujets anglais ou SDN, ils occupent Jérusalem en leur nom & surtout en leur qualité de juifs, l'Angleterre n'exerçant qu'un protectorat sur eux, défini ainsi par la SDN : " Éducation politique des juifs de la région palestinienne ".
Finalement, qu'on le veuille ou non, on se retrouve avec les juifs en leur nom & qualité de JUIF, occupant librement la moitié de Jérusalem à compter du 10 décembre 1917.



Mais, à présent, tâchons de mieux appréhender la réalisation historique de cette magistrale prophétie du Retour. La suite de notre étude nous obligera à critiquer la thèse de l'abbé Lemann, exposée dans son " L'avenir de Jérusalem ", il nous est donc bien agréable, ici, de nous servir principalement de l'historique très-complet et fort bien fait qui introduit cet ouvrage, pour composer le nôtre. À sa lecture, le lecteur constatera sans peine LE MIRACLE permanent qui se déroule là-bas en Palestine, depuis plus d'un siècle, là où Notre-Sauveur a vécu, a prophétisé, a fait des miracles, a souffert, a été crucifié, est mort, est ressuscité, nous a sauvé si nous le voulons bien & où Il doit apparaître bientôt, au grand dam des nations apostates mais pour le salut du petit reste, tant des chrétiens fidèles que des juifs convertis.
Et puisque Jérusalem récapitule, réalise en microcosme, la prophétie du grand Retour, retraçons notre historique à partir de la prédiction de Notre-Seigneur : " Jérusalem sera foulé aux pieds par les nations jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis ".
Prenons Jérusalem en 135 après J.-C. À cette date, la Prophétie était bloquée. Cela faisait même un certain temps qu'elle l'était puisque, depuis l'an 70, Jérusalem, rasée et désertifiée par les armées romaines de Titus, supportait l'implacable malédiction divine tellement méritée par son déicide. Implacable est certes le mot juste : jamais, depuis qu'elle fut rasée une seconde fois puis reconstruite en 135, après une insurrection juive parmi tant d'autres, les juifs ne purent faire leurs lesdites reconstructions édifiées sur ce lieu sacré ; qui plus est, reconstructions systématiquement romanisées (dédiées à… Jupiter, cette imitation païenne de Yahweh !, quelle injure pour les juifs !) avant d'être christianisées par la suite, ô cruelle dérision pour les juifs ! Pire : le séjour dans la ville leur fut par intermittence interdit (à moins qu'il ne fût payant et limité à un mois). Et ceci, durant tout le temps que les romains la foulèrent aux pieds.
La meilleure preuve que cette excommunication de Jérusalem pour les juifs n'était pas le fait des hommes, ceux-ci n'étant qu'instruments de Dieu en cela, c'est que lorsque, par un hasard fortuit, ils conjugueront, et leur puissance sur le monde, et leur élection, c'est-à-dire lorsque romains & juifs s'uniront de concert pour conjurer et faire mentir la Prophétie, ils n'arriveront qu'à faire sortir un feu divin de dessous les fondations envisagées d'un futur Temple, ce qui les stoppera net dans leur projet : c'était, comme chacun sait, sous Julien l'Apostat (331-363).
Car dans l'esprit des juifs, les trois choses ont toujours été liées (délivrance de la Palestine, celle de Jérusalem, et reconstruction du Temple) et... le sont encore, au moins pour les deux premières, Jérusalem & la Palestine, c'est ce que l'actualité la plus récente nous montre d'une manière éclatante voire surprenante, la pomme de discorde entre les israéliens et les mondialistes ONU portant principalement sur l'internationalisation ou la judaïsation de Jérusalem, Itzhak Shamir jetant à la face du monde, avec quelque cohérence il faut bien le reconnaître, qu'il ne saurait y avoir d'État d'Israël sans Jérusalem comme capitale...
Poursuivons. Jérusalem connaîtra un bel apogée avec la conversion de Constantin (312), et à partir de 451, elle deviendra même le siège d'un patriarcat catholique singulièrement attrayant & actif. Pendant ce temps, les juifs errants retrouvent le droit non pas d'y résider mais de prier et pleurer " le 9e jour d'Ab " sur l'emplacement du Temple. À la suite de la décadence romaine, Byzance administrera Jérusalem. Ensuite, les perses (614), puis bien sûr les arabo-musulmans (638), remplaceront les romains d'occident puis d'orient pour fouler incontinent Jérusalem. S'ensuivra la construction de la première mosquée. À partir de là, les siècles passent tels des nuages lourds & bas qui laissent pleuvoir beaucoup de sang, comme à chaque fois que les musulmans sont quelque part... Mais voici à présent, pour la deuxième fois depuis le très-fatidique an 70, le foulement chrétien : ce que la chrétienté occidentale avait de meilleur viendra délivrer la Ville-Sainte du cimeterre, et cela dura environ un siècle (1099 à 1187 & 1229 à 1239). De 1244 à 1517, Jérusalem repassera sous domination arabo-musulmane, puis de 1517 à 1917, sous celle des turcs ottomans : sept siècles musulmans. Après, c'est le miracle juif.
… Oui, Jérusalem, à nulle autre ville pareille, est vraiment le centre de la terre, comme l'affirme la Bible, recueillant ou réfléchissant en son miroir microcosmique tout ce que les hommes et les siècles post-chrétiens ont pu trouver pour ne pas obéir au Plan divin...
Dans ce rapide tableau historique, le lecteur n'a pas vu beaucoup de juifs à Jérusalem. C'est que, tout simplement, ils n'y étaient pas. Sauf en pèlerins hâtifs, furtifs, étroitement surveillés, ou au mieux si l'on peut dire, confinés en de sordides ghettos : " Benjamin de Tolède, juif du royaume de Navarre, voyagea au XIIe siècle dans tous les lieux où il crut qu'il y avait des synagogues, afin de s'instruire de l'état de sa nation. Il rapporte qu'il ne trouva pas plus de deux cents juifs à Jérusalem. Ils étaient presque tous teinturiers en laine, rassemblés dans un quartier à part, sous la tour de David. Son récit est confirmé par celui du rabbin Péthachia de Ratisbonne, qui visita aussi ses frères de Judée dans le cours du même siècle " (" L'avenir de Jérusalem ", pp. 44, sq).
En tous cas, le moins qu'on puisse dire, c'est que, depuis l'an 70, le juif ne foule pas librement Jérusalem de ses pieds, et il ne le fera jamais avant l'incroyable phénomène engendré à la fin du siècle dernier. Aucune prophétie n'est mieux constatée dans l'Histoire que celle de Notre-Seigneur concernant Jérusalem. Dix-neuf siècles ininterrompus. Pesons bien cela. Pour mieux jauger la désolation juive de Jérusalem " rappelant au pèlerin les sanglots de Jérémie ", précisons que si, au XIIe siècle, il n'y avait pas plus de deux cents juifs à Jérusalem, au XVIIe siècle " on n'y comptait qu'environ cent famille juives. La plupart vivaient d'aumônes envoyées de l'Occident. Richard Simon dans son ouvrage Cérémonies & coutumes qui s'observent parmi les juifs, rapporte que de tous les endroits du monde où les juifs se trouvent, ils envoient tous les ans des aumônes en Jérusalem, pour l'entretien des pauvres qui demeurent là, et qui prient pour le salut commun ; ils envoient aussi quelque chose en d'autres endroits de la Judée, comme à Jaffé, à Tabéria et en Hébron, où est le sépulcre des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, et de leurs femmes ".
On ne peut dénier à cet épisode, en tous cas, son caractère édifiant.
… Alors, comment d'un tel état de désolation presque bimillénaire, a-t-il bien pu sortir ce que nous voyons sous nos yeux, c'est-à-dire l'État d'Israël, dont le bruit remplit toute la terre, ce qu'il fera de plus en plus jusqu'à l'Armaguédon final, qui verra la déconfiture totale de ses ennemis mais encore la nécessaire conversion nationale des juifs à leur Messie Jésus-Christ ?
Éh bien, le grand Retour commencera, comme toutes les choses divines, petitement et dans l'insignifiance, pour finalement s'imposer invinciblement par degrés insensibles au regard humain, rarement spectaculaires. Le songe de Mardochée (Esther XI, 10-11) trouve ici une merveilleuse illustration : il voit, pour sauver le peuple juif " se préparant à périr ", une petite source sans force, puis un fleuve, puis une puissante masse d'eau engloutissant finalement les ennemis. Joseph de Maistre exprime ainsi cette grande loi divine : " Rien de grand n'a de grands commencements... l'accroissement insensible est le véritable signe de la durée dans tous les ordres possibles des choses " (" Essai sur le principe générateur des constitutions politiques ").
Parlons d'abord d'un germe divin caché dans le sein du peuple juif, qui va nous aider à comprendre la suite. Dès avant le Christ jusqu'à, à peu près, la Révolution française, il y aura, omniprésents dans le coeur, l'âme, l'esprit du juif, dominant toute autre pensée : 1. le souvenir vivace de Jérusalem ; et 2. la certitude du Retour triomphal dans celle-ci. " L'an prochain à Jérusalem ! " est enraciné depuis deux millénaires dans le juif avec une telle force qu'on ne saurait y voir une simple idée humaine, pour peu qu'on sache le sort réservé à celles-ci par l'Histoire ; on n'y peut voir qu'une origine surnaturelle.
Un poète polonais du siècle dernier, Adam Mickiewicz, en avait été singulièrement frappé : " ... demeurent des millions d'hommes appartenant à un peuple bien connu, à un peuple qui est l'aîné de l'Europe, l'aîné de tous les peuples civilisés, le peuple juif, qui, du fond de ses synagogues, ne cesse depuis des siècles de pousser des cris auxquels rien dans le monde ne ressemble, de ces cris dont l'humanité a perdu la tradition. Or, s'il y a quelque chose qui puisse ramener sur la terre la vérité du Ciel, ne seraient-ce pas ces cris dans lesquels l'homme concentre et exhale toute sa vie ? " (" Religion & politique ", t. II des leçons données au Collège de France par Adam Mickiewicz, p. 27). Évidemment, notre poète héroïque, catholique quelque peu marginal (nous aurons l'occasion d'en reparler dans notre Tome II), s'égarait un peu dans sa dernière phrase... mais pas tout-à-fait, cependant, si l'on pense à l'espérance millénariste complètement occultée voire diabolisée dans l'Église catholique, à son grand dam. Et quels sont ces cris juifs auxquels il fait allusion ?
Une très-belle page d'histoire va nous l'apprendre : " Voici un extrait très-curieux d'un rapport fait en 1810 par le docteur Buchanan à l'église anglicane, sur cette foi innée et persévérante chez les israélites de l'Inde, et chez les afghans et les pyrans qu'on suppose descendre des dix tribus d'Israël dispersées sept cents ans avant la naissance de Jésus-Christ :
" Ceux-ci, pour la plupart, n'ont jamais entendu parler ni du second Temple, ni du Messie des chrétiens... [Pourtant,] pendant mon séjour en Orient, j'ai trouvé partout des juifs animés de l'espoir de retourner à Jérusalem et de voir leur Messie. Deux choses m'ont surtout frappé, c'est le souvenir qu'ils conservent de la destruction de Jérusalem et l'espérance qu'ils ont de voir un jour cette cité sainte renaître de ses ruines. Sans roi, sans patrie, ils parlent sans cesse de leur nation ; l'éloignement des temps et des lieux semble n'avoir affaibli en rien [!] le souvenir de leur infortune ; ils parlent de la Palestine comme d'un pays voisin et d'un accès facile. En quelques endroits, les rabbins ordonnent à ceux qui bâtissent de laisser incomplète une partie de leurs constructions, comme emblème de ruines, et d'y graver ces mots : Zecher Lacorchan (= en mémoire de la désolation). Ils entretiennent toujours avec confiance l'espoir de rebâtir les murs de Jérusalem, pour la troisième et dernière fois, sous les auspices du Messie, ou d'un second Cyrus. Ils croient que l'époque de leur délivrance n'est pas très-éloignée, et regardent les révolutions qui agitent l'univers comme des présages de liberté " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 124).
Voilà en vérité qui est prodigieux, extraordinaire ! Si l'on y joint que les incessantes tentatives d'insurrection juive pendant la période romaine, soulevant à chaque fois d'impressionnantes masses juives, ont toutes été motivées par cette grande pensée, on ne saurait douter de son origine divine (l'abbé Lemann en compte huit, harcelant sans cesse la " pax romana ", chacune avec un faux-messie à sa tête).
Cette pensée constante, qui est comme une preuve que Dieu n'a pas complètement rejeté la nation juive malgré son déicide, ne cessera d'empêcher l'errance juive (tant physique que spirituelle) de désespérer complètement, comme le montre le rituel judaïque : " Au milieu des préoccupations de leurs trafics et des calculs de leurs négoces, ils ne laissent pas que de penser à Jérusalem. Il leur reste quelque chose de ces accents qui avaient ému autrefois les fleuves de Babylone. Lorsque le cours des jours ramène, chaque année, la célébration de la fête de Pâques, le père de famille, entouré de tous ses enfants, clôt le festin commémoratif par ces paroles : " L'année prochaine, à Jérusalem ! ", comme le montre un livre pieux juif, Cozri, datant du XIIe siècle : " Mieux vaut habiter dans la terre d'Israël une ville dont la majeure partie des habitants sont des gentils, que d'habiter hors la terre d'Israël une ville dont la majeure partie des habitants sont des juifs. Car tout juif qui habite dans la terre d'Israël est semblable à l'homme qui a Dieu avec soi, tandis que le juif qui habite hors la terre d'Israël, est semblable à l'homme qui ne possède pas Dieu " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 43).
" Il n'y avait pas un prédicateur, parmi eux, qui ne concluât régulièrement son sermon par l'invocation hébraïque : Et que le Rédempteur vienne dans Sion !, à laquelle toute l'assemblée répondait par un fervent : Amen ! (...) Au cours du Moyen-Âge, il y eut des rabbins, des poètes et d'autres [croyants] qui allèrent en pèlerinage à la Terre Sainte, afin d'y passer leurs dernières années dans l'étude religieuse et d'y être enterrés. Le juif qui ne pouvait entreprendre un si hasardeux voyage était considéré comme heureux quand, au moment de sa mort, une poignée de terre du mont Moriah était placée sous sa tête dans le tombeau, en sorte qu'il pût reposer sur le sol sacré ; et la formule liturgique de consolation est encore de nos jours : Puisse le Seigneur vous soutenir entre tous ceux qui se lamentent pour Sion et Jérusalem ! (" Le mouvement sioniste ", Israël Cohen, aux Éd. de la terre retrouvée -tout un programme, le nom de cette maison d'édition !-, 1945, pp. 10-11).
Cette constante indéracinable de la pensée juive ne peut provenir, on le conçoit aisément, que de Dieu. D'ailleurs, les juifs exilés appuient leur espérance non sur quelqu'école rabbinique ou pharisaïque marginale, mais sur la littéralité des nombreuses prophéties bibliques que nous avons rappelées plus haut... et que nous avons en commun avec eux. Et ils ont parfaitement raison de le faire, et, paradoxalement, les scolastiques en général ont abominablement tort de le leur reprocher, on ne peut que seulement reprocher au juif de ne pas éclairer cette espérance du grand Retour, de la divine Lumière de Jésus-Christ, mais ne désespérons pas, la chose viendra en son temps, saint Paul nous l'a assuré. C'est pourquoi on ne saurait qu'être très-étonné de voir l'abbé Lemann leur faire âpre grief de cette espérance, qu'assurément ils n'ont point inventée & qui reste peut-être le seul fil ténu les raccrochant au salut ! Mais nous reviendrons sur ce problème irritant...
Après donc avoir montré que l'espérance du Retour fut toujours forte & constante dans la pensée des juifs de la diaspora, signe du divin, revenons à l'Histoire et tâchons de discerner cette " petite source " (Esther XI, 10) qui va engendrer le grand fleuve du Retour...
Plaçons-nous au XVIIe siècle... Cette époque enregistre un phénomène nouveau : à partir d'elle, contrairement aux seize siècles précédents, on verra " un grand nombre de pèlerins [juifs] se rendre chaque année de tous les coins du monde en Terre sainte, et particulièrement à Jérusalem, et y envoyer aussi des sommes considérables pour nourrir des pauvres, et entretenir les Académies " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 47). Il y a là comme déjà une amorce, en tous cas on peut constater que l'amour de Jérusalem, loin de s'éteindre dans le cœur du juif, comme on aurait pu s'y attendre après tant de siècles déçus s'empilant les uns sur les autres, semble tout au contraire s'accroître mystérieusement dans le juif, puisqu'il suscite un mouvement de foules tout nouveau.
Un siècle plus tard, et la Révolution française et surtout les trop célèbres " lumières ", auront produit un inénarrable divorce dans le monde juif. Rien de plus intéressant voire curieux pour nous catholiques post-Vatican II (le " 1789 dans l'Église ", comme disait le Cal Suenens), que d'étudier ce grand bouillonnement... qui n'est pas sans analogie, on le verra, avec le nôtre.
De l'an 70 jusqu'à la Révolution en passant par le Moyen-Âge, le juif moyen de tous les coins de la Diaspora est donc resté indéfectiblement attaché à la grande espérance du Retour qui vaut pour lui, pauvre indigent, à peu près toute une religion. L'abbé Lemann résumera ces dix-sept siècles par deux mots : " résignation mais toujours espérance ". Ce n'est que trop vrai.
Mais le juif, surtout celui vivant dans le monde occidental, aura de plus en plus tendance à y prendre racine, à mesure même où l'émancipation de son statut progressera, ce qui en France, commencera avec Louis XVI et sera (mal, très mal !) achevé par la Révolution et surtout par Napoléon (voir à ce sujet l'instructive trilogie de l'abbé Lemann sur la question : 1. " L'entrée des israélites dans la société française " 2. " Les juifs dans la révolution française " 3. Napoléon et les juifs "). Il en sera de ces juifs, comme de ceux de l'Exode : ce n'est plus la vision de Jérusalem ou de la terre promise qui fait vibrer leur coeur, c'est celle des oignons d'Égypte gros comme le poing et d'une douceur savoureuse, paraît-il. Un juif allemand, à propos du Retour, le dira crûment : " Jérusalem est bon pour prier, mais pas pour faire des affaires " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 80). Ceux-là seront perdus pour la cause. Ils deviendront apostats de leur espérance & de leur foi. On ne saurait s'en étonner : la Bible nous révèle assez que lorsque le juif est repu, bien engraissé dans un pays étranger, il a tendance à oublier tout des merveilles que Dieu a fait en sa faveur, y compris les plus grands miracles (Cf. Deut. XXXII, 15). L'histoire du peuple saint se répète : ce fut la lutte constante de Yahweh tout au long de la Bible, d'empêcher Israël d'adopter les coutumes des peuples qui les entouraient, ce que les juifs avaient toujours la tentation de faire.
Ainsi, dès que la Révolution en 1791, puis l'Empire avec Napoléon, donnèrent l'égalité civique aux juifs, d'abord de France puis progressivement de tous les pays d'Europe, le résultat ne se fit guère attendre car depuis son déicide, ce peuple puni, dispersé comme de la poussière dans tous les peuples, est privé de prophètes pour le ramener dans le droit chemin. Un grand nombre de juifs de France, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Autriche, d'Italie, de Belgique, de Hollande, de Hongrie & des États-Unis, les mieux traités de la diaspora, à peine émancipés, oublieront tout dans un accord étonnant... comme surpris eux-mêmes d'avoir cru & espéré si longtemps.
C'est ceux de France & d'Allemagne qui donneront le branle, comme par hasard. Leur proclamation sera simple : ils professent cesser d'attendre le Messie car pour eux il est venu et consiste en l'émancipation civique apportée par la Révolution & les droits de l'homme. Double reniement, donc, puisque non seulement ils reniaient le Messie, mais celui-ci, de personnel, devenait un collectif abstrait.
La conséquence est immédiate : puisque le juif émancipé s'identifie parfaitement, de par la grâce du " messie de la Révolution " avec l'européen lui-même émancipé, sa patrie est la sienne, ils sont frères, il est chez lui en France, en Italie, etc. Dès lors, Jérusalem et la Palestine ne représentent plus rien, sauf le mythe de leur actuelle émancipation sociale dans tous les pays d'Europe, objet réel des annonces de leurs antiques prophètes.
On ne saurait apostasier plus nettement. Ici, le juif, dès la Révolution & l'Empire, devient en quelque sorte… moderniste, et d'un seul coup, en réduisant le Retour messianique dans le Temps présent, que pourtant saint Paul baptise " l'âge mauvais ". Le catholique européen mettra deux cents ans d'un pourrissement qui dure encore hélas, pour arriver au même résultat : réduire la Foi au Christ & dans son Règne, en un collectif abstrait déjà présent parmi nous : l'aggiornamento vaticandeux n'a pas d'autre sens (l'horrible définition du catéchisme moderniste " Pierres vivantes " quant à l'Ascension n'a pas d'autre signification : si, comme ses auteurs ont osé la définir, l'Ascension " c'est une image pour dire que... ", ce n'est donc pas un dogme, le Christ Ressuscité n'est pas monté véritablement au Ciel et donc, Il est encore sur terre, parmi nous ; et comme Il n'y est plus en tant que Personne, Il y est d'une manière collective, en chacun de nous & collectivement, aussi dans le cosmos…).
Mais laissons s'exprimer le juif moderne lui-même, faisant profession... d'apostasie : " C'est par l'Allemagne que va commencer l'explosion. En 1843, un comité réformiste s'organisait à Francfort-sur-Mein, qui jetait dans toutes les directions de l'espace la déclaration suivante : Un certain nombre d'israélites allemands a pris la résolution d'exprimer son opinion sur le judaïsme actuel, et de se détacher formellement de tous les principes vicieux et de toutes les pratiques surannées.
" DÉCLARATION : (...) Art. III - Nous n'attendons ni ne souhaitons de Messie qui nous ramène en Palestine. Nous ne connaissons d'autre patrie que celle à laquelle nous appartenons par notre naissance et nos relations sociales. Tous ceux qui n'attendent point de Messie qui les ramène en Palestine... sont invités à signer notre déclaration, etc.
" Le résultat de cette déclaration fut immense ; trois synodes s'ensuivirent. Dans le premier, tenu à Brunswick en 1843, on posa cette question par laquelle on rompait hardiment avec le passé : Faut-il continuer à réciter des prières [admirables de piété, d'ailleurs, ces prières, nous allons en citer quelques unes plus loin] qui n'ont plus aucun rapport avec notre position ? Devons-nous nous lamenter sur des malheurs qui heureusement sont loin de nous ?
" Dans le deuxième congrès, tenu à Francfort en 1845, on proclamait les décisions suivantes : 1. La langue hébraïque est-elle nécessaire à l'office divin ? Non, à l'unanimité [… toute relation avec l'abandon du latin par nos catholiques modernes, est évidemment purement fortuite…]. 2. Toute prière pour le rétablissement des sacrifices [et donc, pour la reconstruction du Temple à Jérusalem] sera-t-elle retranchée ? Oui, à l'unanimité. 3. Doit-on effacer de nos prières toute invocation pour le rétablissement d'un État juif et pour le retour des juifs en Palestine ? Oui, à l'unanimité. 4. Le dogme du Messie mérite-t-il une haute considération dans nos prières ? Oui, à l'unanimité. Or, poursuit l'abbé Lemann de qui nous tirons ces lignes, qu'était-ce que ce dogme du Messie dans la pensée de la haute assemblée ? Une correspondance de Francfort a eu soin de nous en conserver le commentaire : Une opinion émise par le synode, et qui a été accueillie avec joie, est celle qui concerne la venue du Messie : les juifs n'attendent qu'à être admis parmi les nations pour croire la promesse du Messie accomplie " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 56).
En 1846, on installait à Paris un nouveau grand-rabbin. L'occasion était belle pour lui demander des " réformes " et elle ne fut pas manquée si l'on en juge au discours qui lui fut infligé, dont voici quelques extraits significatifs : " M. le Grand-Rabbin, depuis un demi-siècle, une nouvelle ère a commencé, non seulement pour nous, mais pour la majorité de nos frères de tous les pays. La voix de l'humanité et de la justice se fait jour partout. Par conséquent, de nouveaux changements sont attendus, sont demandés avec instance dans notre culte [!]. Les prières de l'esclave, ses jeûnes, ses larmes, ne conviennent pas à l'homme libre [!!]. Les espérances de proscrit n'ont aucun sens dans la bouche de celui qui voit luire sur sa tête le ciel de la patrie et une patrie comme notre bien-aimée France... Ne vous trompez pas, Monsieur le Grand-Rabbin, sur la portée de ces paroles ; nous sommes les interprètes d'une génération beaucoup plus religieuse qu'on ne pense (...) En vous faisant connaître les voeux et la situation de son esprit, je dois ajouter ses espérances, nous croyons avoir rempli le plus saint des devoirs. Vous comprendrez aussi le vôtre, nous en sommes certain " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 59).
On croirait entendre quelque ratichon moderniste illuminé de progressisme (comparez, par exemple, avec les revendications du moderniste Foggazarro, dans son fameux roman " Il santo " : " Voici, dit-il, nous sommes un certain nombre de catholiques, en Italie et hors d'Italie, ecclésiastiques et laïques, qui désirons une réforme de l'Église. Nous la désirons sans rébellion, opérée par l'Autorité légitime. Nous désirons des réformes dans l'enseignement religieux, des réformes dans le culte, des réformes dans la discipline du clergé, des réformes aussi dans le suprême gouvernement de l'Église. Pour cela, nous avons besoin de créer une opinion qui amène l'autorité légitime à agir selon nos vues, ne serait-ce que dans vingt ans, dans trente ans, dans cinquante ans... "). Mais poursuivons :
" M. Rodrigues, secrétaire perpétuel de la Société scientifique littéraire israélite, écrivait ceci [à la même époque] : Le Messie qui n'est ni en chair ni en os, ce Messie impalpable va-t-il nous apparaître enfin, visible aux yeux de la pensée et dominateur sublime du monde de l'esprit ? Son nom est-il la raison humaine parvenue à son état viril ?
" M. S. Cahen, traducteur de la Bible, écrit en 1847 : Le Messie est venu pour nous le 28 février 1790 avec la déclaration des droits de l'homme. Le Messie que nous attendons, c'est la diffusion des lumières [!], c'est la reconnaissance de tous les droits, c'est l'émancipation de l'humanité entière " (" L'avenir de Jérusalem ", pp. 61-62).
Et finissons par les Archives israélites, organe le plus important de la presse israélite en France, qui écrivait en 1862 : " Les juifs ne sont entrés dans l'arène philosophique que depuis Mendelssohn et Lessing, c'est-à-dire quelques années avant 89. C'est surtout depuis ce temps de Messie (car la Révolution était le vrai Messie pour les opprimés) que les israélites ont osé rétablir le sens vrai du mosaïsme, en élaguer tout élément surnaturel et le ramener à la vérité philosophique " (" L'avenir de Jérusalem ", p. 63).
Ces extraits sont certes bien éloquents quant à la perte de la foi de certains juifs dans le Messie personnel ; voyons à présent si l'espérance judaïque du Retour dans la mère-patrie suivait la même pente, et quittons la France & l'Allemagne pour aller questionner les juifs d'Angleterre, de Hongrie & des États-Unis :
" Déclaration de M. Adler, grand-rabbin d'Angleterre : Le grand-rabbin Adler et les israélites orthodoxes de l'empire anglais veulent conserver leur nationalité anglaise, tout en gardant la religion de leurs pères. L'idée d'un État juif a pu germer dans le cerveau des juifs qui sont opprimés dans leur pays. Mais en Angleterre, en France, en Italie et dans les États-Unis, où les juifs sont des citoyens et où ils aiment leur patrie, aucun israélite ne peut approuver un pareil rêve.
" Le docteur Samuel Kohn, grand-rabbin de Hongrie, quant à lui, écrit : le sionisme [= appellation politisée du grand Retour] est un non-sens pour les juifs hongrois, parce que les juifs en Hongrie, jouissant de tous les droits civiques, nous n'avons pas besoin de constituer un nouvel État. Nous n'avons pas d'autres pays que la Hongrie.
" Déclaration de M. Gudemann, grand-rabbin de Vienne, et des rabbins des États-Unis : Nous avons dit que le rabbinat d'Allemagne, d'Angleterre et, nous pouvons ajouter, celui des États-Unis, avait pris nettement position contre [le sionisme]. Antérieurement, M. le grand-rabbin Gudemann, de Vienne, avait condamné, dans une brochure, le sionisme qui vise à la reconstitution d'un État juif (1897) " (" L'avenir de Jérusalem ", pp. 74-76).
Ces citations suffisent pour nous faire une idée de la nouvelle situation créée, non seulement dans la religion mais dans la politique juives, par les " idées-lumières " de la philosophie antichrétienne (le chevalier Gougenot des Mousseaux fait le même constat que l'abbé Lémann sur la pensée juive au XIXe siècle : lire par exemple les pp. 460 à 482 de son ouvrage " Le juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens ")...
… Mais, parvenu à cet endroit de notre historique, le lecteur se dira sans doute qu'il ne voit pas très-bien comment, à partir de l'apostasie du Retour dans le cœur du juif, si nettement formulée comme on vient de le voir ensemble, pourrait bien germer ce Retour lui-même : on n'a jamais vu sortir de la négation d'une chose, la chose elle-même !
C'est pourquoi il faut tourner à présent nos regards sur un autre phénomène remuant le monde juif à la même époque, tout aussi marqué que le précédent quoique diamétralement opposé à lui. Pendant que la majorité des juifs occidentaux (car les orientaux, ceux de Russie, d'Europe centrale, d'Afrique, resteront, jusqu'à ce que le sionisme les touche, dans la période moyenâgeuse de " résignation et d'espérance " du Retour), aveuglée et comme ennivrée par sa soudaine émancipation et le confort européens, cessait d'espérer ce Retour, premier pas vers sa future conversion, pendant que la nation juive semblait s'appesantir lourdement & définitivement, soudain, dans le même temps, le Retour va prendre son essor au sein de cette même nation...
Car il s'en faut de beaucoup que tous les juifs abdiquaient leur foi & leur espérance. Témoin cette lettre énergique, admirable, d'un simple juif, énervé par l'ambiance de déliquescence véhiculée par les grands-rabbins ; on n'ose appeler ce fils de Judas Macchabée, " traditionaliste ", et pourtant, il le mérite bien... : " Nancy, 21 mars 1864. Monsieur, je suis de ceux qui pensent que notre génération ne verra pas le jour de la grande réparation promise. Et pourtant je ne voudrais pas affirmer le contraire, en présence des évènements et des transformations auxquelles nous assistons depuis ces quinze dernières années ! [voyez, pour le dire en passant, comme ce jugement d'un juif simple & honnête rejoignait ceux de l'abbé Arminjon & de Mgr de Ségur, lesquels saints clercs du XIXe siècle voyaient dans les bouleversements post-révolutionnaires, les signes précurseurs de la fin des Temps : " Un certain

Écrit par : MORLIER | mardi, 03 novembre 2009

Bjr, Zacharias.
J'ai bien pris connaissance de votre réponse sur pdf à mon article "La résurrection nationale d'Israël, signe eschatologique", réponse vraiment insensée, folle, délirante à force d'incohérence, de fausseté, surtout d'insuffisance voire incompétence criante, quant au fond doctrinal.
Mais, avant d'aborder la question de fond, il me faut déplorer plusieurs choses de forme sur votre blog, qui risquent d'empêcher un suivi simple pour le lecteur objectif qui voudrait suivre notre débat :
1/ Le site est fort brouillon. On ne sait pas trop où il faut aller pour trouver la suite de la polémique soutenue. Vous avez mis par exemple mon texte, tronqué hélas par l'informatique (je m'en doutais), ici, sur la page "les juifs orthodoxes antisionistes", mais ce n'est pas là que j'avais placé mon commentaire, je l'avais mis sous la rubrique "La condamnation du sionisme par l'Eglise catholique"... Cela aurait fait moins hors-sujet, de l'y laisser.
2/ Apparemment, vous êtes des catholiques tradis., mais plutôt... frileux, vous cachant derrière des pseudonymes. Quant à moi, loin de m'avancer masqué, j'agis à visage découvert, avec mon nom propre (à ce sujet, je vous précise que j'ai démissionné de l'association "Diffusion de la Fin des Temps", une des raisons résidant justement dans ma volonté de liberté d'expression, sans être entravé associativement par des esprits disons, par euphémisme, plus… lents).
3/ La question informatique enraye, bloque pour le moment notre échange. Zacharias, vous n'avez lu pour l'instant que le 1/4 SEULEMENT de mon texte ! Je ne vais pas vous faire 3 envois supplémentaires, il risquerait d'y avoir des coupures, etc., des oublis de phrases, c'est trop lourd ainsi. Or, je ne peux vous réfuter, ce que je compte faire, que lorsque le problème informatique sera réglé, vous en conviendrez. Il me sera alors aisé de montrer à tout homme de bonne volonté l'insuffisance et la fausseté radicales (et scandaleuse sur le plan de la Foi) de votre thèse anti-prophétique, d'essence pharisienne (= le pharisaïsme consiste à idolâtrer l'économie de salut en cours, et, en son nom, de tuer celle à venir, de par Dieu ; Joseph de Maistre, que vous semblez apprécier, a une très-belle phrase là-dessus).
Or, je vois que vous avez pris feu sur... le quart à peine de mon texte, mais, Zacharias, vous auriez trouvé les réfutations complètes de vos petites idées anti-juives & anti-prophétiques malsaines dans... la suite du texte ! Vous avez pris feu vraiment un peu vite, je trouve. Avant de faire une réponse publique, vous auriez déontologiquement dû me demander et lire TOUT mon texte, palsambleu, c'était tout-de-même la moindre des choses. Ce n'est pas sérieux, ça. Ensuite, et ensuite seulement, vous auriez pu y faire une réponse circonstanciée et pertinente, en connaissance de cause, ce qui n'est nullement le cas pour l'instant, c'est le moins qu'on puisse dire de votre texte lamentable et même minable. Vous pourrez prendre feu APRES avoir lu mon texte en entier (ou peut-être, ce que je souhaite encore, vous rangerez-vous à la vérité prophétique de notre temps... et prendrez à tâche d'en informer vos lecteur, que pour l'instant vous fourvoyez gravement dans l'erreur).
Donc, ce que je vous propose pour l'instant, Zacharias, c'est de me transmettre une adresse courriel valide en m'écrivant à "vmorlier@club-internet.fr".
Avec votre adresse courriel, je pourrais vous adresser l'intégralité de mon texte sous format pdf, ce que je ne peux pas faire ici à partir de votre blog, n'y trouvant point d'adresses courriels personnelles.
Alors, Zacharis, je vous en fais catholiquement le défi, si, comme disait ce cher Léon Bloy, vous avez "quelque chose dans le fond du pantalon", vous mettrez mon texte intégral sur votre blog à un endroit bien en vue pour que TOUT lecteur puisse en prendre connaissance OBJECTIVEMENT & SANS COUPURE DE TEXTE MALHONNETE (ce que vous avez déjà fait dans votre réponse, Zacharias...! Que c'est vilain !).
Ce n'est qu'ensuite que nous pourrons ensemble sérieusement descendre dans l'arène de la Vérité vraie...
Croyez, Zacharias, à tout mon dévouement, in Christo Rege. VM

Écrit par : MORLIER | lundi, 09 novembre 2009

M. Vincent Morlier,

A vrai dire, je me doutais que ma réponse ne vous plaise guère, cela se confirme donc. Vous la jugez « folle, insensée, délirante », etc. Fort bien. De toute manière il n’était pas dans mon intention de vous ramenez si vite vers les sentiers éclairés de la doctrine traditionnelle de l’Eglise. Il y faudra visiblement du temps.

Ainsi, je me contente pour l’instant de m’en tenir simplement à relever vos considérations et remarques d’ordre général, et d’y apporter des réponses factuelles.

Prenons-les dans le déroulé de leur énoncé.

1°) - Le site serait brouillon et ferait que l’on ait du mal à se situer dans les échanges ?

Dois-je vous rappeler que c’est vous qui avez décidé, de votre propre initiative, d’envoyer ce texte, «La Résurrection nationale d'Israël, signe eschatologique », sur les commentaires de deux notes conjointes de La Question :

- Les Juifs orthodoxes antisionistes : Neturei Karta
http://www.la-question.net/archive/2009/01/14/la-tradition-juive-est-antisioniste.html#c5438988


- La condamnation de l'idéologie sioniste par l’Église catholique
http://www.la-question.net/archive/2009/01/11/sionisme-et-catholicisme.html


Votre envoi date du mardi 3 novembre. Voyant que votre essai ne nous était pas parvenu dans son intégralité, il vous fut indiqué ceci qui resta étrangement sans réponse de votre part :

[M. Morlier. Votre texte n'est pas passé entièrement. Nous laissons cependant pour l'instant l'extrait principal sur la note "Les Juifs orthodoxes antisionistes : Neturei Karta",
http://www.la-question.net/archive/2009/01/14/la-tradition-juive-est-antisioniste.html#c5438988
extrait que vous pourrez compléter en postant la suite manquante lors d'un second message.]
mardi, 03 novembre 2009

Face à votre curieux silence, il nous a semblé [je vous rappelle que La Question est un blog collectif et non le mien, même si mes contributions y sont nombreuses], que vous considériez que l’essentiel de votre analyse était entre nos mains. C’est pourquoi il fut donné une réponse à ce qui avait été mis en ligne, et qui figure d’ailleurs en entier sur la note «Les Juifs orthodoxes antisionistes », et dont un extrait conséquent également, a été inclus, par déontologie, dans le pdf disponible sur la nouvelle note : « Le Sionisme et l’Antéchrist », réponse qui fut publiée plus de 5 cinq jours après votre intervention ! vous laissant largement le temps de compléter votre premier envoi si vous l’aviez souhaité.

2°) - Nous nous cacherions derrière des pseudonymes ?

C’est là une remarque classique de nos contradicteurs, qui ne brille pas par sa nouveauté. Tout d’abord, que vous ayez fait le choix d’exprimer vos idées sous votre patronyme civil ne vous confère, comme à ceux qui font de même ailleurs et où cela leur chante, aucun honneur particulier. C’est une décision personnelle, que nous ne critiquons pas bien sûr, mais qui parfois recèle même, sous le prétexte d’un vertueux courage, quelques vieux ressorts narcissiques et un fond caché mais très perceptible d’égocentrisme, qui nous semblent extrêmement nuisibles à l’expression des idées.

Nous avons donc fait un choix différent sur La Question, soit d’œuvrer sous anonymat pour une raison précise que nous avons exposée en note [2] des « Orientations doctrinales », raison que je résume brièvement :

« L'anonymat (du grec anonymos « sans nom » ), désigne précisément la qualité de ce qui est « sans nom » ou plus exactement « sans renommée », c'est-à-dire l'état d'une personne qui se refuse à être connue pour son activité, d’écriture en particulier, en écartant le piège de la célébrité narcissique qui menace toujours, y compris, même et surtout, les meilleures intentions. Ainsi cette absence de renommée, soit cet « anonymat », est une garantie pour nous de pouvoir toujours disposer d’une entière liberté de ton, en étant lié par aucune nécessité ni en dépendance d’une raison mondaine. »

Vous lirez la suite ici :
http://www.la-question.net/archive/2009/04/12/l-a-q-u-e-s-t-i-o-n.html

3°) Les contingences informatiques bloquent notre échange ; je n’ai lu qu’un quart de votre texte où vous démontrez l’insuffisance des thèses « anti-prophétique et d'essence pharisienne » que je défends. J’ai « pris feu vraiment un peu vite » et aurais dû lire tout votre Essai.

C’est parfait. Outre que l’exposé de vos motifs me semblait être très clair dans les 10 premières pages de votre texte, et que ma réponse s’est appuyée exclusivement sur la critique de la thèse centrale que vous défendez, soit le caractère "Divin" selon vous du Retour des Juifs en Palestine, sachez que c’est néanmoins avec grand intérêt que je me plongerai dans la lecture de la suite attendue et espérée.

[D’ailleurs, pour répondre à votre demande et vous démontrer ma bonne volonté, je vous écris par courriel séparé afin que vous puissiez m’expédier l’ensemble du texte.]

- Enfin, vous me mettez au défi, au cas où j’aurais, dixit Bloy : « des choses dans le pantalon » [un aveu à ce sujet, j’ai effectivement quelque chose dans mon pantalon, plus exactement dans le fond de sa poche droite, à savoir le chapelet de buis qui me fut offert lors de ma première communion], de publier dans son intégralité votre texte sur La Question.

Alléluia ! Alléluia ! votre vœux est exaucé ! il figurera, bien en vue, de façon explicite et sans censure dans un fichier pdf accessible à tous nos lecteurs habituels.

Ainsi donc, soyez certain que je vous attends également avec impatience dans l’arène de la Vérité !

Veuillez accepter, M. Vincent Morlier, l’expression de mes meilleurs sentiments catholiques.

Vobis in Christo


PS. Vous auriez peut-être pu par délicatesse, et afin de présenter un tableau plus équilibré de la situation, signaler à nos aimables lecteurs, qu’un message vous fut expédié à votre adresse internet par les administrateurs de La Question, ceci afin de vous avertir, par coutoisie, de la mise en ligne de la note « Le Sionisme et l’Antéchrist » dans laquelle figurait un extrait de votre essai.

Ce message, qui resta lui aussi sans réponse de votre part [notre boîte internet à l'adresse indiquée - lebloglaquestion@aol.fr - est ouverte à tous ceux qui souhaitent nous contacter et ils sont nombreux à la faire], si ce n'est celle de nature relevée que vous venez de nous fournir, intéressera sûrement ceux qui nous lisent, démontrant l'aspect curieux de vos méthodes :

De :
La Question - lebloglaquestion@aol.fr

A :
vmorlier@club-internet.fr
Date :
Dimanche, 8 Novembre 2009 11:32

M. Morlier,

Nous vous informons, par courtoisie, qu'afin de rendre justice aux thèses de la Tradition catholique, nous avons répondu à votre Essai "La Résurrection nationale d'Israël, signe eschatologique", que vous aviez posté sur notre blog, par un texte de Zacharias que nous mettons à la disposition des lecteurs de La Question : "Le Caractère satanique du Sionisme !", à l'intérieur de notre nouvelle note : "Le Sionisme et l'Antéchrist, ou le sens véritable du "retour" des Juifs en Israël "

Sincèrement,

La Question

________________________


Comme on peut le constater, preuves à l'appui, l'information ne vous manquez pas, et rend relativement inexplicable votre lenteur à vous manifester, et surtout surprenante la forme que vous croyez utile de donner à votre réaction. Il faut sans doute voir en ceci l'un des signes mystérieux qui accompagnent la "Fin des temps"...

Écrit par : Zacharias | mardi, 10 novembre 2009

Morlier,

C'est la foi qui sauve, pas la mauvaise foi!

Écrit par : Ronin | mardi, 10 novembre 2009

Cher Zacharias,
C'est parfait. Les règles du "duel" chrétien sont bien posées. La Vérité vraie en sortira sûrement, car vous me semblez enfoncé, voire obsédé, de l'erreur pharisaïque, en toute bonne foi, inconsciemment.
D'une manière pratique, j'apporte ici la précision que je ne me servirai pas de votre site pour vous faire réponse, je vous enverrai ces réponses par l'e-mail que vous m'avez envoyé, ainsi, j'éviterai les risques de coupure.
Prions l'un pour l'autre, Zacharias, moi pour que j'ai la sainte-patience de vous apprendre la Vérité prophétique de notre temps, vous, pour que vous ayez la même sainte-patience de la recevoir. Prions aussi pour nos lecteurs.
VM
P.S. : je vous envoie donc par courriel mon texte complet & intégral, "La Résurrection nationale d'Israël, signe eschatologique", sous format pdf., vous informant ici qu'il est couvert par le droit d'auteur, car je compte en faire une brochure après notre échange.

Écrit par : MORLIER | mardi, 10 novembre 2009

L'anonymat est aussi une couverture physique. J'espère Zacharias que vous ne vous laissez pas berner par les intentions pacifiques de ce sionistolâtre, c'est à dire de cet adorateur de la Bête. Si l'on prend votre texte au sérieux, les forces occultes qui se déchainent nous incitent à nous méfier comme de la peste de ces loups déguisés en agneau.

Écrit par : avouedusaintsepulcre | mardi, 10 novembre 2009

"...moi pour que j'ai la sainte-patience de vous apprendre la Vérité prophétique de notre temps, vous, pour que vous ayez la même sainte-patience de la recevoir".

Bigre, quel Himalaya de prétention et de vanité (du latin vanus = vide)!

"D'une manière pratique, j'apporte ici la précision que je ne me servirai pas de votre site pour vous faire réponse, je vous enverrai ces réponses par l'e-mail que vous m'avez envoyé, ainsi, j'éviterai les risques de coupure".

"P.S. : je vous envoie donc par courriel mon texte complet & intégral, "La Résurrection nationale d'Israël, signe eschatologique", sous format pdf., vous informant ici qu'il est couvert par le droit d'auteur, car je compte en faire une brochure après notre échange".

En voilà un qui n'a rien dans le pantalon...

Écrit par : Ronin | mardi, 10 novembre 2009

Rebonjour, Zacharias,
Je prépare maintenant la réfutation de votre 1ère réponse à mon texte tronqué des 3/4, que vous avez faite sous le titre "Zacharias - Le Caractère Satanique du Sionisme.pdf". Je vous l'enverrai, et par courriel, et par ce blog, soit ce soir ou dans les tout prochains jours si je n'ai le temps de faire mieux (j'ai en effet un frère qui vient de subir une grave opération, et que je dois aller voir à l'hôpital). VM

[...]

Croyez-moi bien vôtre, Zacharias, bien sincèrement vôtre, bien charitablement vôtre in Christo Rege.
Vincent Morlier

Écrit par : MORLIER | vendredi, 13 novembre 2009

"Je prépare maintenant la réfutation de votre 1ère réponse à mon texte tronqué des 3/4"
"Je vous l'enverrai, et par courriel, et par ce blog, soit ce soir ou dans les tout prochains jours si je n'ai le temps de faire mieux"

Une seule question : pourquoi ne l'avoir pas fait tout de suite comme il l'avait lui-même promis au départ ?

Il faut rappeler à Morlier que pour tronquer un texte, il faut en disposer dans sa totalité : autrement dit, il l'a tronqué lui même, puisqu'il n'a jamais envoyé la suite à la Question! Ah, c'est vrai j'oubliais : Monsieur veut toucher des droits d'auteur sur sa propagande sioniste, ce qui paraît une entreprise hasardeuse, sa prose étant un véritable pensum, décourageant les meilleurs volontés quant à le lire. Et encore, on a eu droit qu'au quart de ces élucubrations. De toutes façons, comme il part d'un postulat qui repose sur une manipulation grossière des Saintes Ecritures, on imagine la suite : une logorrhée émaillée de citations de rabbins dont, en tant que chrétien, on se fout royalement : il en est toujours ainsi quand on cherche à justifier l'injustifiable. Au fait, il est quoi ce bouffon? Chrétien ou juif talmudique?

Invoquer la censure, c'est minable ; au fait c'est bien ce terme que Morlier a utilisé au sujet du texte de Zacharias (réaction de nul qui n'a aucun argument valable à opposer), pour conclure dans sa réponse à ce dernier : "bien charitablement vôtre in Christo Rege"

Quel Tartuffe !

Écrit par : Ronin | vendredi, 13 novembre 2009

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