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dimanche, 11 janvier 2009

La condamnation de l'idéologie sioniste par l’Église catholique

ou les raisons théologiques de l'antisionisme chrétien

 

 

 

 

 

 

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Benoît XV (1854-1922)

 

« Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.»

 

 

 

 

 

 

L’État Juif de l'antiquité, après la destruction du Temple et la dispersion du peuple par l’Empire romain suite aux révoltes de l'an 70 et de l'an 135, a été détruit par Dieu, en punition des péchés du peuple hébreu. De ce fait pour l’Eglise, seul le Messie de Dieu, lors de son second avènement, pourra rétablir le royaume d’Israël et les juifs sur leur terre [1].

 

 

 

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Ainsi, l’Eglise conteste, pour des raisons théologiques, l'idée d'un Etat Juif, tel qu’il fut constitué selon les modalités de sa création par les sionistes, c'est-à-dire par les hommes et non par la volonté divine. Ceci explique pourquoi Saint Pie X, dès 1904, déclarait fermement à Theodor Herzl [2], père fondateur de l’idéologie sioniste : « Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n’a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus. » (Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican).

 

Cette position fut ensuite reprise et réaffirmée par Benoît XV , qui souligna de façon extrêmement explicite : « Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.» (Note en marge de la déclaration de Belfort 1917).

 

De même, dans une allocution du Consistoire le 10 mars 1919, Benoît XV exprima clairement son anxiété au sujet du plan qui devait créer en Palestine une situation privilégiée en faveur des juifs et « livrer » les monuments chrétiens à des non chrétiens - le 13 juin 1921, il s’alarmait du fait que « les Juifs ne viennent à se trouver en Palestine en position de prépondérance et de privilège ». Plus tard, il insista d’ailleurs fortement pour que les droits de l'Eglise catholique et de toutes les Eglises chrétiennes en Palestine soient scrupuleusement sauvegardés (13 juin 1921).

 

Zionist-Jubliee.jpgC’est dans ce contexte qu’en avril et mai 1922, le Patriarche Latin de Jérusalem, Mgr Barlassina, se rendit à Rome, et fit une conférence très remarquée dans laquelle il disait ceci :

 

« ...L'intention du Sionisme est la conquête de la Palestine. En vue d'en arriver à leurs fins, les Sionistes recourront à n'importe quel moyen. Protégés par les autorités britanniques, ils sont, en réalité, les maîtres de la Palestine, faisant les lois, et imposant leur volonté à toute la population. Les catholiques, les musulmans, et même les Israélites orthodoxes sont soumis à des vexations innombrables. ...ils ont à leur disposition de grandes sommes d'argent envoyées par les organisations sionistes... principalement par celles des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Avec cet argent, ils achètent les terres des pauvres musulmans ruinés par la guerre; ils fondent des écoles et parfois corrompent la conscience morale.... Comme des rapports fondés le prouvent, l'intention des Sionistes est d'exproprier peu à peu les Arabes et les chrétiens... Pour accroître le nombre de leur coréligionnaires, ils organisent l'immigration vers la Palestine de juifs russes, presque tous bolcheviques. Non moins fatale est l'oeuvre d'immoralité des Sionistes; depuis qu'ils sont devenus les maîtres de la Palestine, elle s'est terriblement répandue dans cette terre, baignée par le sang de Jésus-Christ. Des maisons-closes se sont ouvertes à Jérusalem, Haïfa, Nazareth... des femmes de mauvaise vie pullulent partout, et de honteuses maladies se répandent. Aujourd'hui, quelle est la condition des catholiques en Palestine? Subversivement, mais systématiquement, les Sionistes les accablent de toutes les vexations possibles. »

 

Civilta Cattolica, vol. 2, 1922, pp. 461-462.

 

 

 

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Pie XII

 

"Les chrétiens ont le droit d'exercer un contrôle absolu sur leurs lieux de prière. »

(Auspicia Quaedam,1948)

 

Après la seconde guerre mondiale, alors que l’on assistait à une installation massive des Juifs en Palestine dans des conditions scandaleuses à l’égard des populations locales, de nouveau le pape Pie XII ne fit pas moins de sept interventions dans des Encycliques, des discours et des messages sur la question de Jérusalem, soulignant que les « Lieux Saints devaient être préservés, que les fidèles devaient y avoir libre accès sans danger, et que les chrétiens avaient le droit d'exercer un contrôle absolu sur leurs lieux de prière. » (Auspicia Quaedam, 1 mai 1948)

Toujours dans « Auspicia Quaedam », Pie XII faisait cette demande :  « Faisons en sorte que la religion, défenseur  de  toutes  les  vertus,  puissent jouir de la liberté qui lui est due. Et faisons en sorte que le travail pacifique des hommes - placé sous les auspices de la justice et de l'élan divin de la charité - produise d'abondants fruits pour le bien de tous ». Puis, en faisant référence aux Lieux Saints, le Pape appelait à prier afin que « la situation en Palestine puisse enfin être résolue dans la justice, et que la paix et la concorde puissent enfin triompher ».

 

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La prise de Jérusalem par les croisés

 

 

Par la suite, dans son Encyclique « Redemptoris nostri », en date du 15 avril 1949, Pie XII invitait une nouvelle fois chacun, et en premier lieu les catholiques du monde entier, à s'engager à « persuader les gouvernants des nations, et ceux dont le devoir est de régler cette importante question, à garantir à la Ville Sainte et à la région environnante un statut juridique approprié, dont la stabilité ne peut être assurée que par un accord commun entre les nations qui aiment la paix et respectent les droits des autres. » Ceci avait surtout pour but, de dénier aux sionistes leur prétention à l’autorité sur les Lieux Saints, et plaider en faveur de l’internationalisation de Jérusalem.

Nous le voyons, l’Eglise d’avant Vatican II dans sa sagesse, malgré les assurances que Theodor Herzl apportait à saint Pie X quant au statut des Lieux saints, opposera toujours le fameux « non possumus » qui fut la réponse catholique traditionnelle dans son attitude face au sionisme et à l'Etat d'Israël ; une attitude antisioniste fondée sur le refus théologique durable d'un retour des Juifs sur leur terre ancestrale obtenu sans le concours de la Divine Providence, mais par l’utilisation de moyens inacceptables et de méthodes en contradiction complètes avec les lois de Dieu, dont les terribles conséquences n’ont de cesse de produire les fruits pervers dont une constante actualité nous montre les redoutables effets.

 

 

 

Notes.

 

[1] Rappelons que la position d’hostilité de l’Eglise à l’égard de la prétention à la possession des lieux saints par les Sionistes, participe d’une compréhension attentive de l’Histoire Sainte et du peuple Juif, beaucoup plus complexe que certains, dans leur naïveté, ne l’imaginent. En effet, y avait en réalité deux royaumes chez les Juifs de l'Antiquité : celui de Jacob (Israël) et celui de Juda. D’après l’oracle de Jacob dans le livre de la Genèse, le sceptre de l’autorité ne devait en aucun cas être retiré à Juda, jusqu’à ce que vienne celui qui était considéré comme « l’attente des nations, c'est-à-dire le Messie. De fait, le royaume de Juda a toujours eu la primauté sur celui d’Israël, et en même temps, ce qui est paradoxal, l’indépendance de Juda n’a vraiment existé qu’à la fin, pendant une courte période de quatre-vingts ans, de 142 à 63 avant J-C, entre la fin de la domination séleucide et le commencement de la domination romaine. Ainsi, lorsque les juifs firent appel à Pompée en 66 av. J-C, ils déclarèrent qu’ils ne souhaitaient plus avoir de roi. Ainsi se réalisait la prophétie, car Jésus Christ est venu juste après que le sceptre fût enlevé à Juda. Si l’on comprend la prophétie comme saint Augustin l’expose clairement dans La Cité de Dieu, elle s’est également réalisée en tous points, signifiant concrètement qu’il y aurait des rois en Juda avant la venue du Messie, mais qu’ils disparaîtront définitivement après sa venue. Or, la prophétie s’est réalisée de façon très frappante, car les juifs n’ont vraiment eu de rois que pendant quatre-vingts ans (tous n’étant d’ailleurs pas juifs). Ainsi, après la domination des Babyloniens, puis des Perses, des Grecs, et enfin des Séleucides, les Juifs ont eu juste assez de rois pour que la prophétie se réalise, et cela au moment prédit, c’est-à-dire juste avant la venue du Christ.  Après la mort de Jésus Christ (vers 30), les Juifs se sont entretués dans une guerre atroce. Vespasien, proclamé empereur par les légions à Alexandrie, envoya  son fils Titus en Judée, et l’armée romaine, en 70, rasa entièrement la ville, n’y laissant que trois tours et un mur. Le temple fut entièrement détruit et le sacrifice cessa définitivement. Cette destruction de la ville sainte fut un choc sans précédent depuis l’exil de 587 av. J-C, et marque la fin du royaume de Juda qui a cessé d’avoir un sens depuis la venue du Christ, ramenant les criminelles velléités Sionistes dont une constante actualité montre le fol entêtement, à une effective impiété du point de vue prophétique.

 

[2] Theodor Herzl, qui rencontra saint Pie X, multipliera les contacts avec les chefs d'État, le sultan Habdul-Hamid III, l'empereur Guillaume II et le ministre britannique Joseph Chamberlain. En 1903, celui-ci lui offrira même d'installer l'État juif en Afrique, sur le territoire de l'Ouganda, alors possession britannique. Theodor Herzl, absolument insensible à la composante religieuse du sionisme et craignant de ne jamais avoir gain de cause en Palestine, se saisira sans tarder de cette offre. Il sera suivi par Éliezer Ben Yéhouda, le créateur de l'hébreu moderne, et par le mouvement religieux ultranationaliste Mizrahi. Il réunit donc à Bâle, en août 1903, un VIe Congrès sioniste et annonce aux délégués : «J'ai une grande surprise pour vous : Sa Majesté, le souverain de l'empire britannique, vous offre un cadeau, l'Ouganda !»

 

19:09 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (75) | Tags : sionisme, sionisme chrétien, israël, église catholique, vatican, palestine, gaza |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Oui Zacharias, les souverains pontifes d'avant Vatican II avaient parfaitement raison, l’idéologie sioniste est inacceptable dans les termes pour un chrétien car elle est en contradiction directe avec la dispersion consécutive à la destruction du Temple après l'évènement de Jésus-Christ. Cependant, faisant fi de la Révélation de l'évangile, le sionisme repose sur un postulat très simple: il est écrit dans la Genèse (XV, 18-21): "Le Seigneur conclut une Alliance avec Abraham en ces termes: C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate."

A partir de là, sans se demander en quoi consiste l’Alliance, à qui a été faite la Promesse, ou si l’Élection était inconditionnelle et si elle n'est pas devenue obsolète depuis le Christ, les dirigeants sionistes, même s’ils sont agnostiques ou athées, proclament: la Palestine nous a été donnée par Dieu.

Or, les statistiques du gouvernement Israélien lui-même, montrent que seulement 15% des Israéliens sont religieux. Ceci n’empêche pas 90% d’entre eux d’affirmer que cette terre leur a été donnée par Dieu...un Dieu auquel ils ne croient pas.

L’immense majorité des Israéliens actuels ne partage ni la pratique ni la foi religieuses, et les différents "partis religieux" qui jouent pourtant un rôle décisif dans l’Etat d’Israël ne rassemblent qu’une infime minorité des citoyens. Cet apparent paradoxe est expliqué par Nathan Weinstock dans son livre: Le sionisme contre Israd:

"Si l’obscurantisme rabbinique triomphe en Israël, c’est parce que la mystique sioniste n’a de cohérence que par référence à la religion mosaïque. Supprimez les concepts de "Peuple élu" et de "Terre promise", et le fondement du sionisme s’effondre. C’est pourquoi les partis religieux puisent paradoxalement leur force dans la complicité des sionistes agnostiques. La cohérence interne de la structure sioniste d’Israël a imposé à ses dirigeants le renforcement de l’autorité du clergé. C’est le parti social-démocrate "Mapaï", sous l’impulsion de Ben Gourion, qui a inscrit les cours de religion obligatoires au programme des écoles, et non les partis confessionnels." (Le sionisme contre Israël. Éd. Maspéro, 1969, p. 315.)

Écrit par : Aloïs | dimanche, 11 janvier 2009

La tragédie des Juifs, c'est d'avoir rejeté le Messie car ils n'ont pas envisagé qu'ils n'auraient plus un jour l'exclusivité de l'Arche d'Alliance: il était inimaginable que l'Éternel qui avait puni les hommes par le Déluge la réservât pour toujours aux seuls Juifs ainsi que l'annonce le Christ: " Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. " (Mat, 8, 11). Le royaume des cieux se substitue à la terre promise mais le problème pour les Juifs, c'est qu'il n'est pas de ce monde. Ce qui rend caduque toute tentative de justification théologique du sionisme et ipso facto de l'état d'Israël.

Écrit par : Thaddée | dimanche, 11 janvier 2009

L’expulsion des Palestiniens de la terre de Palestine fut l’un des piliers de l’idéologie sioniste à laquelle a appelé Theodor Herzl il y a plus de 100 ans. Lorsqu’il a écrit, le 12 juillet 1895 : « Nous essayerons d’expulser les démunis en dehors des frontières, en leur trouvant des opportunités d’emplois là-bas et en même temps on leur interdira de travailler dans notre pays ».

Avec le même esprit de Herzl, le sioniste fanatique Israël Zaoui a écrit en 1905 : « Nous devons nous préparer à expulser les tribus arabes par l’épée, comme l’ont fait nos aïeux ». Tel était leur plan qui date de plus d’un siècle, alors que nous sommes préoccupés jusqu’à aujourd’hui par la lutte opposant le Fatah et le Hamas. Le danger réel réside dans le fait que ceux qui suspectent le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948, conformément aux résolutions des Nations-Unies, ignorent intentionnellement une série de réalités. Au moment de la nakba, lorsque les Palestiniens furent victimes de la résolution de partage de 1947 et de la guerre de 1948, les propriétés des juifs à cette date en Palestine ne représentaient que 8 % de la totalité de la superficie. Alors que 92 % des territoires étaient la propriété du peuple palestinien et des Waqfs islamiques qui remontaient à l’époque ottomane.

Ce jour-là, le plus atroce crime politique et humain a eu lieu. Lorsqu’une minorité étrangère a envahi la Palestine, a expulsé ses habitants et a mis en place l’Etat hébreu sur les décombres de 531 villes et villages.

Écrit par : Morsi Attalla | dimanche, 11 janvier 2009

Le judaïsme, première des religions monothéistes, pose l' exil du peuple juif d' Israël comme une punition divine pour avoir
désobéi. La rédemption ne peut s' obtenir, Thadée ne s'y trompe pas, selon la Torah que par la prière et la pénitence.
Le sionisme, idéologie raciale, quant à lui, énonce que les juifs doivent chercher leur Terre Promise.
Il se fonde sur la loi rabbinique: le Talmud.
Pour un grand nombre de juifs, rechercher une Terre Promise est une désacralisation de la Torah et un déni de la révélation
divine.

Écrit par : Lévy | dimanche, 11 janvier 2009

Merci beaucoup Zacharias pour ce rappel très utile de la position des souverains pontifes !

Il faut savoir par ailleurs, que le grand rabbin français Emmanuel Levyne, dans son livre Judaisme contre sionisme (Édit. Cujas), écrivait en 1969 que:
«Reconquérir la terre d'Israël par l'argent et les armes, c'est manquer de foi: c'est-à-dire commettre le péché principal
qui a été la cause de l'exil (Zohar 1, 2196). C'est le plus sûr moyen d'en repartir et d'en être chassé totalement et définitivement.»
Poursuivant son argumentation, il ajoutait :
«Le sionisme politique nie la foi essentielle d'Israël. C'est la plus dangereuse hérésie de toute l'histoire juive. Elle menace
l'existence du judaïsme. Il faut donc la combattre avec la plus grande énergie».

Écrit par : Jean-Rémi Kirianscky | dimanche, 11 janvier 2009

Que des athées, comme Herzl, Ben Gourion, Golda Meir et tant d’autres, aient pu être des fondateurs, ou des pionniers, d’un sionisme reposant sur le mythe du « Peuple élu » pour une « Terre promise » par un Dieu auxquels ils ne croyaient pas, illustre parfaitement la dimension non religieuse du sionisme.

Écrit par : Karl | dimanche, 11 janvier 2009

La terreur sera toujours le moyen sur lequel les extrémistes sionistes compteront pour créer de nouvelles réalités et s'imposer sur la terre palestinienne. La plate-forme idéologique du sionisme international prévoit le droit du "peuple élu de ne pas prendre en considération les droits des autres peuples"... au moins c'est clair !

Écrit par : Falk | lundi, 12 janvier 2009

Le Judaïsme, religion divine, a été dévoyée par le sionisme qui est une idéologie mondaine. Le problème n'est donc pas le Judaïsme, mais le sionisme. La relation entre le sionisme et le Judaïsme n'a jamais été réalisée. Ceux qui créèrent l'idéologie du sionisme n'avaient rien à voir avec la religion d'Israël. Max Nordau, le deuxième plus important leader sioniste après Herzl était un athée confirmé, comme bdeaucoup de ceux qui animèrent ce mouvement.
C'est pourquoi la plupart des juifs dévots considérèrent le sionisme comme une idéologie inconciliable avec la religion et continuent aujourd'hui de le regarder comme une aberration scandaleuse.

Lorsqu'on se promène dans les lieux sacrés de Jérusalem il est courant par exemple de lire des slogans signés par les juifs orthodoxes portant la mention suivante: "Le Judaïsme et le sionisme sont diamétralement opposés".

Écrit par : Wendrock | lundi, 12 janvier 2009

En effet Wendrock, l’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.

Écrit par : Elie Hatsarm | mercredi, 14 janvier 2009

L'avertissement du Christ aux Juifs est pourtant clair : “Le père dont vous êtes isssus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur, et le père du mensonge. Et moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu ; c’est parce que vous n’êtes pas de Dieu que vous ne l’entendez pas.”
(Jean VIII, 44-47)

Écrit par : Serrus | jeudi, 15 janvier 2009

Serrus... relisez "Le Salut par les Juifs" de Léon Bloy et sortez de vos crispations idéologiques qui vous donnent belle allure le temps d'un bombage de torse.

Écrit par : Nebo | samedi, 17 janvier 2009

Nebo, relisez les déclarations du porte-parole du Vatican et plongez-vous dans les déclarations pontificales depuis un siècle au sujet du caractère pervers du sionisme.

Écrit par : Paul | dimanche, 18 janvier 2009

Le sionisme est une idéologie qui est ancrée dans la rebellion contre le Tout-Puissant et Son décret sur l’exile des Juifs de la Terre Sainte. La grande majorité de ses rabbins et leader religieux ont, depuis le début, opposé et dénoncé cette idéologie dans des termes forts et sévères. Il est interdit aux Juifs, selon la croyance juive, d’avoir un État et les Sages Saints ont prédit une énorme souffrance et un carnage inégalé sera causé par cette existence. Ils ont dit que le déracinement de la croyance et du Torah en sera le résultat. Leurs mots on été tragiquement et entièrement réalisés durant ces dernières années.


Zionism is an ideology that is rooted in the rebellion against the Almighty and His decree of the exile of the Jews, from the Holy Land. The vast majority of the Rabbis and religious leaders, universally, since the time of its inception, have opposed and denounced this ideology in the strongest and harshest of terms. It is forbidden for Jews, according to the Jewish faith, to have a state and the holy sages have predicted that much suffering and bloodshed would be caused by its existance.
They stated that the uprooting of faith and Torah would be its result. Their words have been, tragically, completely fulfilled over the years.

Écrit par : Anti-Zionist Orthodox Jews | dimanche, 18 janvier 2009

Nebo qui vient de niaisement poster un commentaire affligeant suite à ma citation de l’évangile, prétend sur un site naturiste, sur lequel il s'en donne à coeur joie dans la stupide et complaisante dénonciation, avoir lu « le Salut par les Juifs » de Léon Bloy. Il l'aura fait cependant, de toute évidence, avec ses petites lunettes de myopes, oubliant certains passages plutôt énergiques de l’auteur.

Et puisqu'il prétend se placer sous l'autorité de Bloy, rappelons à notre lecteur partial cette déclaration qu’il aura du mal à regarder comme une forme particulièrement significative d’un enthousiasme débordant à l’égard du peuple déicide :

- « La sympathie pour les Juifs est un signe de turpitude. Il est impossible de mériter l’estime d’un chien quand on n’a pas le dégoût instinctif de la Synagogue. Cela s’énonce tranquillement comme un axiome de géométrie rectiligne, sans ironie et sans amertume. »

(Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, XI).


Problématique n'est-ce pas cette règle axiomatique de géométrie théologique rectiligne énoncée par le Mendiant ingrat ?

Écrit par : Serrus | dimanche, 18 janvier 2009

Pour le sionisme, qui est un projet nationaliste visant à l'édification d'un Etat Juif en Palestine, fondé sur une idéologie foncièrement laïque et athée, la religion a fait du peuple juif une entité passive, attendant son salut et son émancipation de la venue du Messie.

C'est pourquoi, pour les Juifs pieux antisionistes, la venue du Messie permettra le retour du peuple juif dans sa patrie historique, mais ce sera un retour qui qui se fera dans le cadre d’un projet divin et pas dans le cadre d’un projet politique conçu par des hommes. De ce fait, jusqu’à ce que Dieu en décide autrement, il est demandé aux juifs d’assumer la diaspora, la punition que représente l’exil après la destruction du Temple qui fit suite à la mort du Christ.

Écrit par : Falk | dimanche, 18 janvier 2009

Dites estimé Serrus, oh, dans Le journal Bloy déclare à la Laurencie (son ami) qu'il ne sera jamais antisémite. Sa répulsion envers Drumont est significative."Abraham est absolument le père du fils de Dieu par Marie..." (Le salut...)En vérité, c'est bien le même Bloy qui voit un antagonisme au sein de la trinité et qui associe Lucifer au christ. Excusez-moi, mais de la part d'un tel bonhomme, bien malin qui pourrait dire son dernier mot sur les juifs (et j'en appelle ici à Zak qui est, n'en déplaise à mes amis d'ilys, un modèle d'honnêteté intellectuelle, s'il lui plait de se mêler à ce bourbier, ce que je ne saurai, décemment, lui conseiller .)

Écrit par : Restif | lundi, 19 janvier 2009

Alors petit serrus, vous avez perdu votre serum qui fait fonctionner votre neu-neu-rô-rônne unique ? Vous êtes ......... je vais vous dire pourquoi... parce que les agités du bocal de votre sorte, avec crispations idéologiques et théologiques à l'appui, elles ne savent s'évertuer qu'à une seule chose : sortir les phrases de leur contexte, ne pas tenir compte ni du titre d'un livre ni de sa dédicace et encore moins des phrases sublimes, dans le livre, où Bloy dit très exactement le contraire de la phrase que vous venez de citer pour vous adoucir vos hémorroïdes.

Que pensez vous de ceux-là :

« L’interprétation des Textes sacrés fut autrefois considérée comme le plus glorieux effort de l’esprit humain, puisqu’au témoignage de l’infaillible Salomon, la gloire de Dieu est de cacher sa parole (Proverbes, chap. 25, v. 2). »

« Israël est donc investi, par privilège, de la représentation et d’on ne sait quelle très occulte protection de ce Paraclet errant dont il fut l’habitacle et le recéleur. »

et celui-ci, ironique jusqu’au rire, comprenne qui peut :

« J’ai la douleur de ne pouvoir proposer à mes ambitieux contemporains un révélateur authentique. La conciergerie des Mystères n’est pas mon emploi et je n’ai pas reçu la consignation des choses futures. Les prophètes actuels sont, d’ailleurs, si complètement dénués de miracles qu’il paraît impossible de les discerner.
Mais s’il est vrai qu’on en demande, par une conséquence naturelle de ce point de foi qu’il doit en venir un jour, je voudrais savoir pourquoi on ne les demande jamais à l’unique peuple, d’où sont sortis tous les Secrétaires des Commandements de Dieu. »

J’aime beaucoup cet « unique peuple d’où sont sortis tous les Secrétaires des Commandements de Dieu ».
Oui, tous les Secrétaires des Commandements de Dieu, tous les prophètes, tous les rois bibliques, Jésus en personne, tous ses apôtres.
Mais, j’en viens à me demander si le ton adopté par Bloy n’est pas du registre du persiflage cinglant et ironique.
Je suis conscient que Bloy écrit en catholique et qu’il souhaite de tout son cœur la conversion des juifs. Mais en dépit de sa verve, de sa violence dans les termes, je ne puis croire qu’il ne connaisse pas, au moment où il écrit ce livre, la parabole du Bon Samaritain. Vous devez connaître aussi serrus, elle n'est pas dans le livre mais je vous la livre la petite parabole, attention, il va vous falloir pédaler... :

« Mais le docteur de la Loi, voulant se justifier, dit à Jésus : "Et qui est mon prochain ?" Jésus reprit : "Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l'avoir dépouillé et roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s'approcha, banda ses plaies, y versant de l'huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l'hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l'hôtelier, en disant : "Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour." Lequel de ces trois, à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands ?" Il dit : "Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui." Et Jésus lui dit : "Va, et toi aussi, fais de même". »

Voilà, ici, le nœud du problème. Le Samaritain, considéré par les Juifs de l’époque de Jésus, comme impur, s’étant détaché du Judaïsme, le Samaritain crasseux et immoral, se comporte comme Jésus souhaite que nous nous comportions vis-à-vis de la malheureuse victime, en l’aimant. Et ceux qui connaissent Bloy savent combien il méprisait les catholiques de son temps. Aujourd’hui, probablement, vomirait-il, et pas seulement face aux gentillets cathos post-Vatican II, face à des coincés de votre espèce. Mais de ce peuple errant, en lequel le malheur a élu domicile, surgit le salut, le souvenir lointain et profond, le socle historique :

« Humble et grand Moyen Âge, époque la plus chère à tous ceux que les clameurs de la Désobéissance importunent et qui vivent retirés au fond de leurs propres âmes !
Les trois derniers siècles ont beaucoup fait pour le raturer ou le décrier, en altérant par tous les opiums les glorieuses facultés lyriques du vieil Occident. Il existe même un courant nouveau d’historiens critiques et documentaires, de qui cette besogne odieuse est le permanent souci.
Mais je crois bien que les Mille ans de pleurs, de folies sanglantes et d’extases continueront de couler à travers les doigts des pédants, aussi longtemps que le cœur humain n’aura pas cessé d’exister ; et c’est une remarque étrange que les Juifs sont, en somme, les témoins les plus fidèles et les conservateurs les plus authentiques de ce candide Moyen Âge qui les détestait pour l’amour de Dieu et qui voulut tant de fois les exterminer. »

« Car le Salut n’est pas une plaisanterie de sacristains polonais, et quand on dit qu’il a coûté le sang d’un Dieu incarné dans de la chair juive, cela veut dire qu’il a tout coûté depuis les temps et depuis les éternités. »

Sans oublier la théologie bloyenne si singulière :

« L’histoire de l’Enfant prodigue est une parabole si lumineuse de son éternelle Anxiété béatifique dans le fond des cieux, qu’elle en est devenue banale et que nul n’y comprend plus rien.
Allez donc dire aux catholiques modernes que le Père dont il est parlé dans le récit de saint Luc, lequel partage la SUBSTANCE entre ses deux fils, est Jéhovah lui-même, s’il est permis de le nommer par son Nom terrible ; que le fils aîné demeuré sage, et qui « est toujours avec lui », symbolise, à n’en pas douter, son Verbe Jésus, patient et fidèle ; enfin que le fils plus jeune, celui qui a voyagé dans une « région lointaine où il dévora sa substance avec des prostituées », jusqu’au point d’être réduit à garder les porcs et à « désirer d’emplir son ventre des siliques mangées par ces animaux », signifie, très assurément, l’Amour Créateur dont le souffle est vagabond et dont la fonction divine paraît être, en vérité, depuis six mille ans, de nourrir les cochons chrétiens après avoir pâturé les pourceaux de la Synagogue.
Ajoutez, si cela vous amuse, que le Veau gras « qu’on tue, qu’on mange et dont on se régale », pour fêter la résipiscence du libertin, est encore ce même Christ Jésus dont l’immolation chez les « mercenaires » est inséparable toujours de l’idée d’affranchissement et de pardon.
Essayez un peu de faire pénétrer ces similitudes grandioses, familières tout au plus à quelques lépreux, dans la pulpe onctueuse et cataplasmatique de nos dévots accoutumés dès l’enfance à ne voir dans l’Evangile qu’un édifiant traité de morale, — et vous entendrez de jolies clameurs ! »

De l’âtre intérieur la flamme se fraie un chemin et trouve toujours la fissure, la faiblesse pour surgir. La douleur une fois atténuée, viennent les mots pour la dire. Puis le grand silence de la purification. Et l’écriture, elle, laisse les phrases éparses annotées dans la liturgie des fièvres comme autant d’insectes qui dessinent un semblant d’âme. Un vrai écrivain doit avoir la force de regarder le phénomène de sa pleine présence au monde avec tout l’art du scrutement chirurgical. Observation scientifique, claire, précise et effroyable de la palpitation sombre qui nous fait vivre et nous dévore. Enfer et purgatoire, ici et maintenant, nous captent dans leurs rayonnements respectifs ! et le paradis ? me dires-vous. Il est là aussi, tout au bout des territoires intérieurs où quelques rares nomades aboutissent et trouvent les portails d’ivoire massifs de la cité oubliée qui cache le secret du labyrinthe et ouvre les fleuves de l’infini qui sortent de la source et y reviennent indéfiniment.

Et celle-là :

« En attendant, j’affirme, avec toutes les énergies de mon âme, qu’une synthèse de la question juive est l’absurdité même, en dehors de l’acceptation préalable du « Préjugé » d’un retranchement essentiel, d’une séquestration de Jacob dans la plus abjecte décrépitude, — sans aucun espoir d’accommodement ou de retour, aussi longtemps que son « Messie » tout brûlant de gloire ne sera pas tombé sur la terre. »

De quoi vous perturber les sphères mentales, serrus, et vous titiller vos serrures rouillées.

Et Bloy encore :

« L’Histoire des Juifs barre l’histoire du genre humain comme une digue barre un fleuve, pour en élever le niveau. Ils sont immobiles à jamais et tout ce qu’on peut faire c’est de les franchir en bondissant avec plus ou moins de fracas, sans aucun espoir de les démolir.
On l’a suffisamment essayé, n’est-ce pas ? et l’expérience d’une soixantaine de générations est irrécusable. Des maîtres à qui rien ne résistait entreprirent de les effacer. Des multitudes inconsolables de l’Affront du Dieu vivant se ruèrent à leur tuerie. La Vigne symbolique du Testament de Rédemption fut infatigablement sarclée de ces parasites vénéneux ; et ce peuple disséminé dans vingt peuples, sous la tutelle sans merci de plusieurs millions de princes chrétiens, accomplit, tout le long des temps, son destin de fer qui consistait simplement à ne pas mourir, à préserver toujours et partout, dans les rafales ou dans les cyclones, la poignée de boue merveilleuse dont il est parlé dans le saint Livre et qu’il croit être le Feu divin (Machabées, Livres II, ch. 1.)
Cette nuque de désobéissants et de perfides, que Moïse trouvait si dure, a fatigué la fureur des hommes comme une enclume d’un métal puissant qui userait tous les marteaux. L’épée de la Chevalerie s’y est ébréchée et le sabre finement trempé du chef musulman s’y est rompu aussi bien que le bâton de la populace.
Il est donc bien démontré que rien n’est à faire, et, considérant ce que Dieu supporte, il convient, assurément, à des âmes religieuses de se demander une bonne fois, sans présomption ni rage imbécile et face à face avec les Ténèbres, si quelque mystère infiniment adorable ne se cache pas, après tout, sous les espèces de l’ignominie sans rivale du Peuple Orphelin condamné dans toutes les assises de l’Espérance, mais qui, peut-être, au jour marqué, ne sera pas trouvé sans pourvoi. »

le verbe est une langue de feu sous la mitraille de sa plume… et il a un sens de la théologie REDOUTABLE. C’est LE Livre que Zak & co devraient lire pour fermer leur clapet sur leurs douteuses affirmations et réaliser que le Peuple Juif est un peuple frappé du sceau Divin de la bénédiction comme de la malédiction… et ce depuis la chute et l’exil, certes, mais surtout depuis le meurtre d’Abel par Caïn (que Dieu interdit qu’on le tue, le marquant d’un signe)… car à ce peuple a été donné la charge de conserver la première alliance, ce qu’il a fait au-delà de toutes les espérances… mais à ce peuple a été donné la charge de cette élection non pas EXCLUSIVE, mais bel et bien INCLUSIVE… la charge QUI NOUS INCLUS… EXEMPLE de probité Morale et d’attente messianique… en même temps qu’EXEMPLE générique du Mal Face à l’oeil du Très-Haut.

Le riche Pharisien qui vient mettre son don au temple aux yeux et à la vue de tous est, bien entendu, juif… mais la pauvre misérable vieille qui vient mettre sa petite pièce lorsque tout le monde s’est retiré, dans ses haillons excrémentiels, est juive aussi. Lui a donné sur son superflu, elle a donné sur son essentiel en se privant, même si ce n’est qu’une petite pièce. Tout comme au temps d’Abel et Caïn et de leurs sacrifices. L’un préfigure déjà le Christ en immolant l’agneau, l’autre offre des céréales, mais c’est leur disposition de coeur qui importe au moment de l’Holocauste et c’est là la raison pour laquelle Dieu ne peut agréer l’offre de Caïn qui se refuse d’être jusqu’au “gardien de son frère”.

C’est là le tourment de ce peuple, de porter la sainteté et la dérive, et dans l’une comme dans l’autre d’être épargné quoi que les bonimenteurs antisémites entreprennent pour leur nuire. C’est la charge de ce peuple de faire surgir de son sein Moïse tout comme les naïfs éberlués qui ont le culot de demander des comptes à leur créateur en plein désert après les dix plaies sur l’Egypte, l’ouverture de la mer devant leurs yeux et les tables de La Loi. “Peuple à la nuque raide” disait Moïse. Et à y regarder de près, nous autres goyims, nous ne valons guère mieux… en Bien comme en Mal.

Quoi qu’il en soit… Bloy affirme que pour les juifs, Le Christ est toujours en croix, et il ne pourra revenir que lorsque les juifs l’auront fait descendre, c’est-à-dire qu’ils en auront accepté la résurrection et qu’ils se seront faits chrétiens. Je ne sais quoi en penser de tout ça, moi je suis un agnostique qui cherche au lieu de demeurer le cul vissé sur la chaise de mes convenances ou de barboter comme vous dans le bénitier des certitudes molles, vulgaires et abjectes, en digne crapaud de bénitier, grenouilles des insondables mystères que vous ne sonderez probablement jamais… par contre cela rejoint le lien eschatologique catholique suivant :

http://eschatologie.free.fr/islam/5isisrael.htm

Allons, serrus, retirez-vous les doigts du c** et cessez de ce pas de vous manueliser la matière grise. un effort camarade croyant.

Écrit par : Nebo | lundi, 19 janvier 2009

ah ,là,y'a eu sanction,découpage du saucisson, CENSURE.Je doute fort que St Paul s'adressa à certains de ses congénères en langue châtiée.

Écrit par : Dindon d'la farce | lundi, 19 janvier 2009

"Dire mon mépris pour les horribles trafiquants d'argent, pour les youtres sordides et vénéneux dont l'univers est empoisonné, mais dire en même temps ma vénération profonde pour la RACE d'où la Rédemption est sortie (salus ex judais), qui porte visiblement, comme Jésus lui-même, les péchés du Monde, QUI A RAISON D'ATTENDRE SON MESSIE, et qui ne fut conservée dans la plus parfaite ignominie que parce qu'elle est invinciblement la race d'ISRAEL, c'est à dire du Saint-Esprit dont l'exode sera le prodige de l'Abjection. Quel sujet. (Journal, T.1, p.24 -12 juin 1892).
J'ajoute que si l'on prend le temps de consulter la magistrale édition "Bouquins" du Journal de Bloy en deux tomes faite par Pierre Glaudes, on verra à l'index des oeuvres un nombre important de renvois au Salut. On pourra notamment lire sous la plume de Bloy que son désir, dans les passages d'apparence antisémite du Salut est "d'épuiser l'objection", méthode qu'il déclare tenir de d'Aquin. Je n’ai hélas pas le temps d'aller regarder à quel endroit précis du Journal se trouve cet argument maintes foi répété par Bloy –notamment quand il s’adresse aux Rothschild pour un soutient d’argent qu’ils lui donneront d’ailleurs, et en le renouvelant assez longtemps-, mais je jure sur l'honneur que Bloy le soutient cet argument, et fermement. Je suis certain , Serrus, que l'honnêteté intellectuelle vous est chère. Il ne s'agit pas ici de nos opinions, mais de la vérité de la pensée bloyenne. Dans l'index des noms propres, cherchez aussi La Laurencie, ami (et amie car l'épouse était fort sympathique aussi à Bloy, mais ici la lettre est à Jean de la Laurencie) vous trouverez( t.2 si ma mémoire est bonne) une déclaration radicale condamnant absolument l'antisémitisme. Si mon ordinateur portable qui contient tous mes dossiers n'avait pas actuellement des problèmes, m'obligeant à user de l'appareil de bureau, je vous copierais- collerais tout ça. Mais je répète : c'est dans le Journal (je regrette que le temps me manque pour taper le passage (et qqlq autres...), mais je veux croire que vous me ferez confiance sur ce point Serrus, comme je le ferai si vous m'assuriez de la véracité d'une citation. Nous sommes entre gens de bonne foi non?)

Écrit par : Restif | lundi, 19 janvier 2009

@ Nebo – Lorsque j’ai écris hier soir que vous postiez niaisement sur un blog de néo-cons naturistes c’est précisément en voulant montrer que vous citiez des longs passages de Bloy, et en particulier du « Salut par les Juifs » sans en comprendre la plus minuscule virgule.

En effet, qui ici, je veux dire parmi les catholiques traditionnels qui interviennent sur La Question, conteste l’élection du peuple de Dieu et le caractère sacré de la première Alliance de l’Eternel avec les Juifs ?

- Réponse : strictement personne !

En revanche quel rapport établir entre cette Alliance magnifique et le projet étatique, laïque, militaire et athée du mouvement sioniste ?

- Réponse : strictement aucun !

Dès lors inférer les longs et splendides passages de Bloy à une situation politique scandaleuse qu’il aurait sans doute dénoncée avec une violence et une férocité inouïes, est une imbécillité recuite de premier niveau.

Pour votre gouverne désorientée, l’élection du peuple Juif ne lui donne pas pour mission de devoir reconquérir, comme une sorte de profanation incroyable, la Terre Sainte par les armes. Avez-vous trouvé un passage qui le stipule chez Bloy ? Evidemment non grand plaisantin ! et pour cause, car Bloy qui savait lire les Ecritures et en connaissait un bout sur le plan de l’interprétation exégétique était parfaitement au courant, contrairement à tous les imbéciles patentés chrétiens néo-sionistes actuels dont vous nous donnez un bel exemple avec votre lien où l’on découvre de bonnes analyses sur l’Islam mais des énormités sur le sionisme identifié sottement au Judaïsme, que le retour d’exil après la destruction du Temple ne se ferait que lors du second Avènement du Messie qui, me semble-t-il, n’est pas encore arrivée aux dernières nouvelles.

Ainsi, l’occupation par les armes de la Terre Sainte, et l’oppression criminelle des peuples de la région pour asseoir le projet sioniste ne peut trouver aucune justification théologique ou littéraire chez Bloy. C’est la pire des déviations, même pas rabbinique, mais idolâtre et anti-divine, qui s’accomplit sous nos yeux en Palestine aujourd’hui. Et vous voudriez vous cacher derrière les citations de Bloy pour justifier cet Etat malsain, agnostique et pervers. Mais vous êtes complètement aveugle mon pauvre Nebo.

Lorsque vous dites, fort justement, « Bloy affirme que pour les juifs, Le Christ est toujours en croix, et il ne pourra revenir que lorsque les juifs l’auront fait descendre, c’est-à-dire qu’ils en auront accepté la résurrection et qu’ils se seront faits chrétiens » , ne rajoutez pas « Je ne sais quoi en penser de tout ça, moi je suis un agnostique qui cherche » alors même que vous identifiez à longueur de posts idiots et haineux tous ceux qui disent EXACTEMENT LA MÊME CHOSE à des antisémites. C’est plus des arguments que vous nous servez l’ami, mais le patent exemple d’une schizophrénique incohérence doctrinale.

Si Bloy vous dit que la sympathie pour la Synagogue (sous-entendu les Juifs modernes) « est un signe de turpitude, et qu’ il est impossible de mériter l’estime d’un chien quand on n’en a pas un dégoût instinctif », cela signifie clairement que le Judaïsme talmudique, tant prisé par les sionistes, aujourd’hui, est un soufflet abject lancé à la face du Christ.

Voyez-vous je serai clément, quitte à contredire Bloy sur ce point, malgré votre non dégoût instinctif de la Synagogue, je vous garde une certaine estime en raison de votre ignorance plus triste que coupable et par delà votre risibles amabilités déversées à mon égard.
N’en abusez pas trop néanmoins et relisez correctement Bloy en le replaçant dans son contexte théologique et eschatologique effectif.

Au fait, lorsque les juifs auront fait descendre le Christ de la Croix, « c’est-à-dire qu’ils en auront accepté la résurrection et qu’ils se seront faits chrétiens », ayez la gentillesse de me prévenir ; je veux bien alors faire le voyage, pour ne pas dire le Pèlerinage en Terre Sainte en votre compagnie ce jour là pour accueillir le retour du Messie et me placer aux côtés des légions qui combattront avec les élus du Seigneur. Pour l’heure, je vais à la messe, et à la fin de chaque je dis en moi-même, à la suite de saint Paul et de Bloy, avec foi est espérance : Maranatha, viens Seigneur Jésus !

@ Estimé Restif – J’admire le Bloy « anti antisémite » et qui déteste les grossièretés de Drumont. Mais ses visions trinitaires, vous ne m’en voudrez pas, très peu pour moi ! Sans tomber dans la critique de certains qui voient en lui un pur gnostique, je crois qu’il y a pas mal de délire dans la conclusion du Salut tout de même - à ce sujet n’est-ce pas au Paraclet et non pas au Christ que vous l'écrivez que Bloy identifie Lucifer ? Je cite : « Les chrétiens feront largesse au Paraclet de ce qui est au-delà de la haine. Il est tellement l’Ennemi, tellement l’identique de ce Lucifer etc… »

Écrit par : Serrus | lundi, 19 janvier 2009

Il n’y a là rien de surprenant à ce que réapparaissent brutalement, à la faveur des évocations des passages du « Salut par les Juifs », passages tellement incompris, notamment déjà du vivant de Bloy, la terrible, l’épouvantable, la fascinante figure du Réprouvé, de l’Adversaire antique - l’Ennemi de Dieu et du genre humain. Dans ce débat qui fait rage à propos de la nature du Judaïsme moderne, dont on ne dira jamais assez le caractère effrayant et magnifiquement apocalyptique – à la fois hideusement athée et incroyablement empli de la colère de l’Eternel, s’invite celui dont Bloy avait reconnu et distingué la pénible présence sous les traits des infects youtres de Hambourg, et qui jamais ne cessa d’être incarné, après la mort du Christ, en Judas .

Toutefois, n’oublions pas que Bloy écrit en paraboles et que l’on n’aborde réellement ses textes que par une exégèse fine dont les clés, multiples et complexes, ne se laissent pas saisir aisément. Bloy dira que les mots de conclusion du "Salut par les Juifs" il les avait reçus directement de son ami Ernest Hello, mots qu’il faut citer in extenso : « Jésus n’avait obtenu des Juifs que la haine, et quelle haine! Les Chrétiens feront largesse au Paraclet de ce qui est au-delà de la haine. Il est tellement l’Ennemi, tellement l’identique de ce LUCIFER qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu’il est à peu près impossible — fût-ce dans l’extase béatifique — de les séparer... Que celui qui peut comprendre comprenne. A Mère du Christ a été dite l’Epouse de cet Inconnu dont l’Eglise a peur, et c’est assurément pour cette raison que la Vierge très prudente est invoquée sous les noms d’ETOILE DU MATIN et de VAISSEAU SPIRITUEL. »

Pour ceux qui veulent saisir le sens de ces dernières paroles, sachant qui est Celui que l’on désigne sous le nom « d’Etoile du Matin » dans l'Ecriture, on les invitera à prendre connaissance d’une lettre du 9 novembre 1908 de Bloy, dans laquelle il précisait à l’intention de Pierre Termier, à qui il venait de délivrer quelques vérités au sujet de son secret : « il est la clef de mes livres et de leur auteur. Qui peut le comprendre ? Voilà pourquoi je semble parfois rude et amer à ceux qui ne me suivent pas et que je dépasse en courant. »

Bloy, de façon paradoxale, condamne donc l’antisémitisme de Drumont tout en renchérissant plus encore que le pamphlétaire antisémite sur les insultes contre les juifs. Il leur reproche d’être “un peuple d’argent” et de réunir en eux les traits les plus ignobles. Mais c’est qu’ils sont, par la volonté de Dieu, chargés de tous les péchés du monde et seule leur conversion, si lente à venir, permettra à Jésus de descendre de sa Croix. Judas est évidemment l’image parfaite du juif profanateur et homicide, pécheur et vulgairement dévot devant l'argent, il est « leur type, leur prototype, et leur surtype, si l’on veut, le paradigme certain des ignobles et sempiternelles conjugaisons de leur avarice à ce point qu’on les croirait tous sortis en même temps que les intestins, du ventre crevé de ce brocanteur de Dieu ».

Il s’est pendu au figuier qui n’avait rien eu à donner au Christ. Quel sort attend ce maudit ? Dans une page superbe, Bloy imagine le dialogue final entre Jésus et lui :

- « Rien ne le sauverait, ni les supplications de Marie, ni les bras en croix de tous les martyrs, ni les ailes déployées des Chérubins ou des Trônes. Il est donc damné, et de quelle damnation!
- J’en appelle ! dit-il.
Il en a appelé ! A ce mot inouï les astres s’éteignent, les monts descendent sous les mers, la face même du juge s’obscurcit. Les univers sont éclairés par la seule croix de feu.
- A qui donc en appelles-tu de mon jugement ?demande à ce réprouvé notre Seigneur Jésus-Christ.
C’est alors que dans le silence infini, le maudit profère cette réponse :
- J’en appelle de ta justice à ta gloire !"

Ces paroles, les paroles de Judas imaginées par Bloy, seront celles que prononceront sans doute les Juifs à la fin des temps.

Mais pour l’instant, au sein de l’horreur temporelle injustifiable où en Terre Sainte des baptisés tombent sous des balles juives générant, démentielle folie, les encouragements et les applaudissements exécrables d’incurables abrutis satisfaits positivement antichrétiens qui ont perdu tout sens théologique en conférant un fantaisiste et sinistre "droit aux sionistes" (sic), il importe de tenir fermement aux données de l’eschatologie révélée puisque « La Parole de Dieu est, par essence, incontestable, indiscutable, irréfragable, définitive. On est forcé de la recevoir intégralement ou de se déclarer apostat. […]. Si elle dit que nous sommes des « chiens », c’est la Sagesse éternelle qui parle. Il n’y a pas mieux à faire que de croire qu’il en est ainsi, avec de très humbles actions de grâces pour le bienfait d’une si précieuse révélation et sans songer, une minute, à distinguer sophistiquement. Cette parole sait ce qu’elle dit, elle le sait infiniment et, nous autres, nous ne savons pas même ce que nous pensons. » (Bloy, Celle qui pleure).

Une piste souveraine pourrait nous être utile en ces domaines, elle se trouve dans ces quelques phrases discrètes qui mettent en correspondance le Secret de Bloy et le Secret de Mélanie : « La parole de Marie, toujours identique à la Parole de l’Esprit-Saint que l’Église nomme son Époux et qui la pénètre indiciblement, est toujours, par nature, en assimilations ou paraboles. Elle est, surtout, itérative, Dieu disant toujours la même chose et ne parlant jamais que de Lui-même, ainsi que je l’ai fait remarquer ailleurs. Il fallait, par conséquent, que le Secret fût identique au Discours public et c’est en cela que se manifeste leur commune origine. Je ne me propose pas de les interpréter. D’autres l’ont essayé, avec plus ou moins de bonheur. Mais, précisément parce que la Parole divine est invariablement assimilée ou figurative, les prophéties sont invérifiables de ce côté de la vie, puisque, même leur accomplissement n’est qu’une autre figure de l’avenir. En ce sens, comme dans tous les sens, un prophète parle toujours. Defunctus adhuc loquitur »

De la sorte, comme le rappelle justement la Sainte Eglise par la voix des Saints Pères, il ne faut point s’illusionner sur la signification des combats d’aujourd’hui et avoir la vue profonde ; Satan exerce son règne et son influence augmente à pas de géant gouvernant concrètement le monde d'une ignoble main de fer séductrice (Ésaïe 14:12-17; II Corinthiens 4:3-4, Ephésiens 2:2; Colossiens 1:13), établissant son règne avec une habileté mortifère. Or, pendant ce temps de mort, de crimes et d’abjections incommensurables, il ne faut pas dormir et rester vigilants dans les ténèbres, conservant fermement en mémoire l'avertissement du Pèlerin de l'Absolu :

« On ne sait pas ce que peut contenir cet interminable champ de mort qui est devenu notre frontière. Toujours est-il que les barbares ne parviennent pas à la franchir. Dieu voudra peut-être que du milieu de tous ces guerriers immobiles surgisse tout à coup l’Exterminateur dont nul ne peut dire si c’est un vivant ou si c’est un mort. » (Bloy, Dans les ténèbres).

Écrit par : Zak | lundi, 19 janvier 2009

"Mais pour l’instant, au sein de l’horreur temporelle injustifiable où en Terre Sainte des baptisés tombent sous des balles juives"

Vous me pardonnerez Zak, mais de quelle droit les balles sionistes se transforment en balles juives, puisqu'il est largement évident qu'à un strict niveau théologique Israël en tant qu'entité géopolitique n'as radicalement rien à voir avec Eretz Israël - et ça nul juif authentiquement religieux, cas à part des colons abrutis qui ne lisent la Torah que comme un simple manuel d'histoire "profane, ne le conteste ?

Ensuite, outre le fait qu'à Gaza, vu le peu de chrétiens présents dans ce territoire à l'origine , les chrétiens morts dans les bombardements doivent être peu nombreux en proportions du nombres des malheureuses victimes musulmanes, je ne pense pas que les balles "juives" visent en premier lieu les baptisés, à l'inverse de celles du Hamas dont les exactions en recrudescences, assassinats de chrétiens, Statue de Marie profanée, et autres vexations, ne semblent, hélas, pas attrister avec la même force les prélats locaux tout entier occupés à condamner, à tort ou à raison, la riposte israélienne aux tirs de roquette du Hamas. Par ailleurs, il est notable de constater qu'aucune voix ne s'élève de manière claire et nette pour attirer l'attention sur les chrétiens massacrés, entre autre, en Egypte par les disciples des Frères Musulmans, dont le Hamas figure le cousin palestinien.

Qu'Israël commette des crimes de guerre, peut-être, qu'il faille les dénoncer, sûrement, qu'en revanche ces crimes nous paraissent plus immondes parce que commis par des sioniste, tandis qu'il n'y a pas un mot pour condamner les vexations terribles auxquelles sont soumis les chrétiens de Palestine par le Hamas, - je ne comprends pas...

Écrit par : Question | lundi, 19 janvier 2009

Je sais ce que j’écris ! Ainsi lorsque je dis que des baptisés tombent sous des balles juives, c’est qu’il s’agit bien de cela car ces balles, les balles ou les missiles de Tsahal qui s’abattent sur les populations civiles, sont tirées par des juifs sous couvert du « Magen David » (le bouclier de David pour les non hébraïsants). Le symbole est suffisamment fort pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y insister outre mesure.

Il y a environ 5000 chrétiens dans la Bande de Gaza répartis entre orthodoxes, catholiques latins et melkites. Or cette présence chrétienne en Palestine est menacée par la politique suicidaire de l’Etat sioniste. Le Père Jésuite Federico Lombardi qui parle de : « L’acharnement d’Israël à Gaza qui a renforcé la répugnance mondiale envers ce régime » ajoute qu’il était surpris de « l’ampleur, de la violence et du caractère criminel des raids israéliens ».
Ainsi, si la violence des attaques de l’armée israélienne touche principalement la population civile de Gaza les miliciens du Hamas étant, comme il est courant dans tous les conflits, formés aux stratégies de défense, c’est donc une population, certes majoritairement musulmane mais pas seulement puisqu’elle contient également de très nombreux chrétiens, qui paie un lourd tribut. Ce fait est critiqué très sévèrement par le patriarcat latin de Jérusalem qui voit parfaitement que le but de l’Etat sioniste n’est pas de rechercher la paix mais l’éradication de toute présence étrangère, y compris chrétienne.

Cela dit, la persécution antichrétienne exercée par les musulmans en Egypte, Irak, Syrie etc., n'est pas plus acceptable, mais pour l'instant, eu égard au sujet qui nous intéresse, il est normal de projeter une certaine lumière sur cet aspect des choses.

D’ailleurs, puisque nous touchons à ces problèmes, un autre exemple dont on parle beaucoup moins, la diminution inexorable du nombre des chrétiens en Terre sainte.

« Le problème, souligne justement Jonathan Cook, préoccupe presque autant les dirigeants israéliens que les patriarches et les archevêques qui viennent rendre visite à Bethléem pour Noël – mais pour la raison exactement opposée : Israël est bien trop heureux de voir les chrétiens s’en aller, pour peu qu’ils appartiennent à la catégorie indigène palestinienne de cette communauté. (Infiniment mieux accueillis par Israël sont les chrétiens sionistes fondamentalistes fêlés en provenance des USA, qui viennent prêter main-forte à l’expulsion des Palestiniens – tant musulmans que chrétiens –, convaincus qu’ils sont que dès lors que les juifs domineront totalement l’ensemble de la Terre Sainte, la bataille finale d’Armageddon et la « Fin des Temps » seront proches !…) Bien sûr, ce n’est pas la version officielle que diffuse le gouvernement israélien. Ses dirigeants ont été extrêmement prompts à rejeter la responsabilité de l’exode des chrétiens sur la société palestinienne au sens large, d’où ils sont pourtant issus, arguant du fait qu’un extrémisme islamiste croissant et l’élection du Hamas à la tête de l’Autorité palestinienne représente(raie)nt pour les chrétiens une menace physique imminente. Cette explication évite très nettement de mentionner que cela fait des décennies que la proportion des chrétiens décline, en Palestine… »

Voir l’épuration des Palestiniens chrétiens par Israël :

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1896&lg=fhttp://en.sevenload.com/videos/IvA3VbX-Sioniste-agresse-ecoliere-palestiniennehttp://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2082

Écrit par : Zak | lundi, 19 janvier 2009

Selon Valeurs Actuelles

"L'étranglement du christianisme de Terre sainte a été occulté pendant plus de dix ans, notamment en raison de la désinformation systématique pratiquée sous l'égide de Mgr Michel Sabbah, le premier patriarche arabe de l'Église latine de Jérusalem, en place depuis 1988. Mgr Sabbah était un militant politique plus qu'un chef spirituel. Et il avait choisi son camp : celui des Palestiniens, des Arabes et d'une alliance avec l'islam, au point, que certains de ses détracteurs le surnommaient «le patriarche islamique de Jérusalem».

Hugo Rankl

Qu'en penser ?

Écrit par : Question | lundi, 19 janvier 2009

Ce qu’écrit Zak sur l’indispensable déchiffrage symbolique de l’œuvre bloyenne est on ne peut plus vrai. Ainsi, un seul détail en passant pour montrer l’extraordinaire cohérence de la sémiosis bloyenne dans sa symbolique : le personnage qui défigure Véronique « cette salamandre en abysse » dans Le désespéré s’appelle « M. Nathan » décrit comme une , « petite putridité judaïque » (si on cherche un Bloy peu amène pour les juifs c’est dans Le désespéré qu’on le trouvera. Il commençait à peine le chemin qui le mènera au Salut. Mais la cohérence symbolique est déjà là. Comme le dit si bien de Bloy l’homme que je tiens avec Glaudes et Bernard Sarrazin pour le plus fin lecteur de l’écrivain, Joseph Royer : « victime de lecture naïves ont le prend pour un naïf alors que sa poétique est aussi complexe si ce n’est plus que celles de Mallarmé et de Borges ». Rien de plus vrai, il suffit de travailler le texte bloyen au corps, micro et macro lectures, analyse des néologismes- le plus souvent des latinismes- recherches heuristiques étymologique et stylistiques croisées à la mytho analyse de l’école de Grenoble, toutes les herméneutiques nous montre une incroyable cohérence qui existe déjà au niveau du syntagme jusqu’à l’architectonique générale. Les bloyens doivent absolument lire les deux maîtres articles de Royer (faciles à trouver dans n’importe quelle BU)), prodigieux d’intelligence et de perspicacité « Léon Bloy Didyme » in Dossier H et Celle qui pleure et Celle qui rit ou le secret de la subsannation » (Cahier de l’Herne Léon Bloy) qui sont d’extraordinaires percées dans les brumes bloyenne (ayant causé avec lui je puis donner à l’ami Zak ce petit scoop : pour Joseph Royer, la théologie bloyenne, au moins celle du Désespéré, est bel et bien gnostique) *Ceci dit, Bloy retrouve ici de très anciennes problématiques qui avaient d »jà agités l’Eglise. Origène notamment avait tendu à une assimilation assez semblable à celle de Bloy entre diable et christ uniquement en cela qu’un instant –enfin cela se situe hors du temps à proprement parler- le christ pour laver les péchés du monde avait du les incarner. On oublie trop souvent que Bloy n’est pas un chrétien de pacotille, mais un homme qui se relève toutes les nuits quasiment pour prier pour les morts, un homme qui fait sans cesse des neuvaines, ^porte médailles et scapulaire et ne lit presque plus que des mystiques. Bloy a vécu sa vie comme une authentique expérience spirituelle .Ajoutons également que jamais, au grand jamais, malgré le fameux « secret » il ne s’est voulu prophète « je ne suis qu’un poète » dira-t-il à Raïssa Maritain sa chère filleule en Dieu. Ce dévot du pur amour, cette « esclave de Marie » qui suit la doctrine de Grignion de Montfort tente l’aventure du dessaisissement, du renoncement absolu (qu’on se souvienne de Clotilde à la fin de La femme pauvre.) Très sincèrement, il regarde l’écriture comme une bien pauvre chose et aurait tout donné pour être un saint. Il avait voulu être trappiste puis chartreux mais les deux ordres le convainquirent de renoncer, car selon leur analyse il n’aurait pas tenu. Ce que je tente fort maladroitement ici de dire, c’est qu’on ne peut saisir Bloy qu’en replaçant son écriture dans le projet mystique qui l’anime. C’est un homme qui vit d ns un monde de signes, en contact constant avec le surnaturel. J’ajouterai que son œuvre a été examiné par un prêtre fort proche de la congrégation de l’index qui na pas trouvé à y redire, l’auteur « ne se prétendant pas autre chose que poète et ne touchant pas aux principes « (de mémoire hein !)



@ Serrus –dont je goûte la courtoisie-, pour le Salut (et en général chez Bloy), vous avez raison, c'est la paraclet que Bloy "identifie" à Lucifer (c'est plus complexe que ça mais enfin il y faudrait des heures et je compte finir un gros travail là dessus d'ici trois ans). Mais cela ne l'empêche pas de voir AUSSI en Jésus une figure symbolique du diable :
"Dans le plan de la Rédemption, le Verbe du Père ayant été substitué au Démon, lui-même devait nécessairement, après avoir assumé toute malédiction, par la plus sage folie, être fait par un divin mensonge le péché lui-même. En conséquence, la malédiction contre le Serpent devait s’accomplir en lui dans toute la mesure de l’Incarnation et jusqu’au point précis où la Divinité lasse de ce travestissement d’infamie interviendrait pour faire éclater tous les sépulcres des pécheurs par la seule Résurrection de ce Christ glorifié que Saint Paul appelle les Prémisses des dormants ". (Symbolisme de l’apparition, p.100. Oeuvre de juensse, oeuvre inachevée certes, mais qui tronât toute sa vie sur sonbureau, irriguant l'oeuvre)

Peut-être serait-il bon de se rappeler que c'est l'Exultet qui sert de texte de référence à Bloy pour son travail de déchiffrage des analogies mystiques. C'est là, à la vigile de Paques, qu'est chanté le cierge Pascal, figuration symbolique du christ appelé à cette occasion (et c'est la seule dans toute la liturgie) Lucifer. C'est ce noms de Lucifer donné au christ à la Vigile de Paque;qui fut longtemps regardé comme le moment le plus important de l'année liturgique (et curieusement c'est un diacre -c'était son grand et seul moment de gloire de toute l'année! - et non un prêtre qui dit l'Exultet. Souvenons nous que Bloy connaissait le rite d'avant celui refait par PIe XII en 1951. )D'après le missel c'est "le moment le plus important de toute l'année liturgique, c'est alors que les chrétiens célèbrent leur "passage", grâce au baptême...de l'esclavage du démon à la liberté des enfants de Dieu". Le Missel déclare encore "c'est en deux parties principales : une fête de la lumière et une fête de l'eau baptismale et du baptême lui-même". A l'Office des ténèbres du jeudi Saint l'autel est dépouillé comme le Christ.
.La Vigile commence dans les ténèbres de la nuit (si possible hors de l'Eglise même) puis le charbon est allumé par une flamme née du frottement d'un briquet en silex, et il est bénie; ensuite le diacre vêtu d'une dalmatique blanche prend un candélabre à 3 branches en allume une branche, rentre dans l'Eglise, allume une seconde branche, atteint l'autel; et allume la troisième (qu'on étudie la présence et la symbolique du feu chez Bloy, le plus évident étant le double incendie matériel/spirituel de La Femme pauvre. Mais je rappelle que la Véronique Cheminot -Cheminot! quel onomastique révélatrice- est décrite comme "une salamandre en abysse"[ ce sont là, comme la suite, des notes perso mais déposées hein, entre des mains savantes et directrices!! pas de vol ou, réel, c'est le tribunal et je gagnerai car j'ai des témoins qui ont déjà lu ça par courrier et ce sont des témoins du genre...qu'on écoutera. Milles pardons pour cette préoccupation vulgaire, fin de l'interruption] . Alors le diacre chante l'exultet au cours duquel il fait une pause pour tracer le monogramme Chi-Ro pour Christ sur le cierge pascal long de 4 ou 5 pieds, et y enfonce 5 grains d'encens : ce cierge devient ainsi un symbole du corps du Christ avec ses 5 plaies. Il Est- ce corps souffrant qui va bientôt consacrer l’eau des fonts baptismaux, ces euaux primordiales de l’âme naissant à dieu une seconde fois mais dans la lumière de la pure grâce donnée gratuitement. Or c’'est là que -Le Missel le dit- est prononcé cet "ille Lucifer" sur lequel Bloy va fonder sa mystique, et notamment sa mystique d'un très étrange dérangement (un « antagonisme » écrit-il) au sein de la Trinité (Salut, XXVII). En vérité, c'est bien le problème de la place du mal, du rôle du mal qui le hante. D'où Lucifer-Christ qui explique ses assimilations Abel=Jésus, Caïn= Paraclet, idem pour le fils prodigue et son frère ainé. Bloy -c'est mon hypothèse- n'est pas un gnostique, mais croit dans l'apocatastase d'Origène retaillée à sa façon. On imagine combien Bloy a du méditer sur ce cirge-corps du Christ, cierge hostie, donc martyre ; victime et corps mystique de Dieu. Si identifié au Christ qu’on lui inflige les 5 plaies et c’est justement à ce moment clé, « le plus important », et en parlant de ce cierge Christ qu’on le « baptise » Lucifer… Pour un Bloy qui ne croit pas au hasard et pour qui la Bible structure le monde et nos vies, chaque instant de nos vies, il y a là une révélation à désorbiter les cieux, unmystère –or il a toujours dit que pour lui l’essentiel était de percevoir le mystère, c’est même ce qu’il répond à son ami Jésuis Paul Jury choqué par Le salut et ses détonantes déclarations « il s’agit de faire sentir la présence du mystère » (voir lettre à Jury dans le Journal, c’est aisé à trouver. Rappelons que c’est par Bloy que Jury s’était converti.)). Ah, pour en finir ave le rituel du cierge, celui-ci est allumé grâce au candélabre à trois branches puis enfoncé dans l'eau des fonts baptismaux, les consacrant ainsi pour toute l'année. Je pense que les lecteurs de Bloy verront combien les éléments qui concourent à cette ritualisation de l'exultet se retrouvent à divers degré dans la structuration arch&tyîque de l'oeuvre bloyenne : l'onomastique, le feu, l'eau ( le père de Marchenoir avait voulu immerger ce dernier dans un "Brahmapoutre d'argent", autant dire une infernal et dérisoire contrefaçon du baptême, un baptême veau d'or bien digne du maçon matérialiste qu'est le père de Marchenoir -ce qui n'empêche pas ce dernier d'aimer et pleurer ce père qui par tout un autre réseau symbolique représente aussi dieu, réimplantant ainsi en lui cette dualité Bien/ Mal qui se représenter à travers l'indentification Christ/ Lucifer. Mais je passe, c'est tout un livre... Pour les vrtais passionnés, il existe un bouquin monumental qui aborde d'autres angles tout en analysant aussi la question gnostique :"L'oeuvre romanesque de Léon Bloy", Pierre Glaudes, Presse universitaire du Mirail. Le fruit de maintes années de total imprégnation bloyenne, à mes yeux le livre le plus important jamais écrit sur Bloy dont les 740 pages -qui sont une importante réduction de la thèse originale en 6 volumes- do mineront longtemps les études bloyennes. Car à travers ce décryptage presque complet des deux romans bloyens, c'est évidemment toute l'oeuvre qui est convié, du Symbolisme de l'apparition au Journal d'adolescence jusqu'aux derniers écrits.


« Le langage moderne, ce Bas-Empire de notre décadence intellectuelle, a trouvé le moyen de faire du mot « mysticisme » une injure. A le croire, ce mot qui exprime l’état le plus haut de l’âme, escortée de toutes ses puissances quand elle gravite magnifiquement vers son centre, dans les splendeurs sidérales de l’inspiration : ce mot signifierait la béte et immobile stupidité d’une contemplation imbécile. En réalité, le Mysticisme est l’activité suprême et les Mystiques sont les vrais clairvoyants de l’humanité » (Journal, II, 157)

Écrit par : Restif | lundi, 19 janvier 2009

Comme témoin objectif de la prétendue "désinformation systématique pratiquée sous l'égide de Mgr Michel Sabbah", on trouvera mieux que le sioniste déclaré Hugo Rankl !


Ses contributions éclairées sont surtout destinées au CRIF :

7ème Forum Israël-Diaspora –
Sur le thème « Les nations face aux menaces des fondamentalismes musulmans », journée de réflexions et de débats organisée par le CRIF.

Tables rondes : « Comment le fascisme vert menace la paix mondiale ? » ; « Impact de l’islamisme en Israël, en France et en Europe ».

Avec

Arié Avidor, Consul Général d'Israël,
l’Amiral Benshoshan, ancien chef d'Etat Major de la Marine israélienne,
Denis Cherbit, docteur en Sciences politiques,
Eliezer Cherki, islamologue,
Julien Dray, Député, porte-parole du Parti socialiste,
Ilan Greilsammer, professeur de Sciences politiques (Université Bar Ilan de Tel-Aviv),
Daniel Haïk, journaliste israélien,
Emmanuel Halperin, journaliste à la télévision israélienne,
Pierre Lellouche, député UMP,
Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères,

.....et Hugo Rankl.


Source :


http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/missionhome.asp?MissionID=31&

Écrit par : Dan | lundi, 19 janvier 2009

Il a des amis sympa Hugo Rankl dites donc, je suis presque certain qu'au repas qui suivit les tables rondes il a même tapé sur l'épaule de Julien Dray...

Écrit par : Falk | lundi, 19 janvier 2009

Serrus a fait dans la modération plus que tranquille avec Nebo, car il y aurait de quoi pousser beaucoup plus loin au sujet de l'attitude de Bloy vis-à-vis des Juifs.

Ainsi ce passage plutôt sévère du "Salut par les Juifs" :

- «Le Moyen Âge, disais-je en parlant des juifs, avait le bon sens de les cantonner dans des chenils réservés et de leur imposer une défroque spéciale qui permît à chacun de les éviter… Plus que jamais il est clair pour moi que la société chrétienne est empuantie d’une bien dégoûtante engeance… Au point de vue moral et physique, le Youtre moderne paraît être le confluent de toutes les hideurs du monde.»



Mais qui connaît cette extraordinaire philippique à l’adresse d’une jeune Scandinave catholique, amoureuse d’un juif converti au catholicisme, dont chaque virgule mérite une méditation attentive :

- « Je ne vous félicite pas de votre choix, pauvre fille… Dès l’origine, la race juive a été séparée des autres races humaines, si profondément séparée et mise en réserve pour les desseins ultérieurs que le mélange avec les juifs a toujours été regardé, chez tous les peuples, comme une sorte de sacrilège.
Si vous désirez devenir la femme d’un juif, même converti, vous vous exposez à une malédiction effrayante, et je vous le dis de la part de Dieu, – malgré l’avis de tous les prêtres lâches ou imbéciles que vous pourriez consulter.»

[L. Bloy, Le Mendiant ingrat, 22 juin 1894, Mercure de France, t. II 1946, p. 193.]

Écrit par : Hire | lundi, 19 janvier 2009

@ Question... : Il n'y a rien à comprendre, avec ces messires Dieu se met à marcher sur la tête... et ils ont l'art et la manière de faire dire aux textes ce qu'ils veulent, ce qui les arrange. Je me souviens lorsque SOLLERS fut abordé en ces lieux... je peux comprendre, avec la plus grande ouverture d'esprit que l'on ait beaucoup de choses à reprocher à l'écrivain en question... mais en venir à détourner les propos d'un des personnage du livre de Sollers pour imputer les idées en question à l'écrivain en personne alors qu'il les aurait vomis les idées évoquées, ça reste en mémoire. Lorsqu'on a ce type de procédés à proposer comme lustrage de la matière grise, c'est qu'on doit avoir de douteuses mandibules à l'intérieur du crâne qui aspire la moindre stance d'intelligence. Comprendre quoi ? , après tout, de leurs positions contradictoires en actes comme en doctrine. Il y a en ces lieux une grande dose de Jansénisme, condamnée pourtant par le Vatican. En même temps, et malgré "VATICAN II", lorsque le Satan immonde qui est assis à la place de St Pierre en vient à déployer le verbe qui leur sied, les voilà aussi catholiques que le Pape, mais si la messe en Latin est ignorée, ils sont, bien entendu, plus Catholiques que le Pape. J'ai pensé à eux de nombreuses fois en relisant, l'autre jour, quelques unes des pensées de Montaigne. Si Moïse a nommé son peuple : "Peuple à la nuque raide"... cette affirmation leur va à ravir à eux aussi. Ils se raidissent dés qu'ils voient poindre quelqu'un qui va à l'encontre de leur nauséabondes certitudes. Dialogue ? My Ass ! Percer le Logos en leur compagnie m'apparaît être du babillage d'enfants débiles... et ce malgré les très nombreuses qualités de quelques rares intervenants qui ont des heures de vols en matière de lecture, certes, mais ne semblent pas avoir eu d'atterrissages forcés, sinon ils s'en souviendraient... ou alors ils s'en souviennent mais se refusent à le concevoir à nouveau... la douleur, l'échec, que nenni. Eux ont la Foi qui sauve. La certitude maniaque. Les autres sont damnés d'avance puisque Dieu distribue sa grâce ou sa damnation par la prédestination que leurs théories foireuses impliquent. Alors dés que quelqu'un tente, même maladroitement, de dire l'altérité qui ne leur convient pas, il leur faut aboyer à tout rompre, ricaner comme des hyènes, pisser sur leur territoire spirituel et en chasser le moindre intrus. Entre teignes on se tient chaud.

Serrus : Salut odieux manipulateur. Non seulement chez ILYS je n'ai absolument pas "cité de longs passages de Bloy, et en particulier du « Salut par les Juifs » sans en comprendre la plus minuscule virgule" mais je suis venu les citer ici. Je n'ai fait que dire mon sentiment par rapport à un lien ( http://eschatologie.free.fr/islam/5isisrael.htm ) et si cela ne vous convient pas, j'en suis fort aise. Ainsi mon bon plaisir ne s'en agrandi que d'avantage. "Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais goût, c'est le plaisir aristocratique de déplaire." (Baudelaire) Alors considérez mes réflexions comme étant de mauvais goût si ça vous chante, mais armez-vous quelque peu d'humilité (la légèreté vous faisant singulièrement défaut), car vous êtes aussi pédant qu'un bobo intello de Gôche : snob et réactif comme un pou à l'approche de la flamme. Chez ILYS je n'ai jamais dit nulle part que Bloy aurait applaudi à la création d'Israël... j'ai juste soutenu qu'il affirmait que les juifs soutenaient encore que le Christ était en croix, un point c'est tout, et que pour rentrer en résonance avec ce qui était affirmé sur le lien eschatologique cité plus haut, le christ reviendrait, selon Bloy également, que lorsque les juifs l'auront fait descendre de la croix en question. Après, mes prises de position pro-sionistes ne regardent que moi. Je les assume que cela vous convienne ou non. Nous pouvons en parler avec forces et arguments à la condition que vous me traitiez comme une personne et non comme le méprisant objet de vos fantasmes pamphlétaires, sinon je peux aussi sortir les missiles et le napalm. Quel intérêt ? Fut un temps, chez Isabelle, où le ton mettait du temps à monter dans le ton, mais depuis quelques mois, c'est typique, dés qu'un son de cloche différent en vient à tinter ça vocifère aussitôt de toutes parts pour peanuts. A quoi bon, dans ce cas, chercher à commenter ? Juste pour vous conforter dans vos aléas spiritueux qui frétillent des crevettes ? C'est peut-être ce qu'il vous faut, Serrus, juste de quoi vous rassurer avec constance. Vous mettre en danger ? Surtout n'essayez pas.

Quant au Talmud, s'il fut consigné à partir du deuxième siècle de notre ère avec La Mishnah, il fut initialisé bien avant la naissance du Christ ici-bas mais de façon orale. Vous avez donc le droit de vomir un processus spirituel et intellectuel qui fait partie intégrante de l'étoffe même du Judaïsme. Il est vrai que vous préférez en ces lieux donner très souvent dans le littérale plutôt que dans l'esprit de la lettre. Mais chacun porte le fardeau qu'il peut, n'est-ce pas, à défaut de porter une croix digne de ce nom.

Evitez, également, de parler d'amabilités à votre égard émanant de moi. car c'est vous qui avez commencé en vous pignolant à mon sujet : "Nebo qui vient de niaisement poster un commentaire affligeant suite à ma citation de l’évangile, prétend sur un site naturiste, sur lequel il s'en donne à coeur joie dans la stupide et complaisante dénonciation, avoir lu « le Salut par les Juifs » de Léon Bloy. Il l'aura fait cependant, de toute évidence, avec ses petites lunettes de myopes, oubliant certains passages plutôt énergiques de l’auteur." Triste sire. Je ne donne pas dans la stupide et complaisante dénonciation. Je fais comme d'autres font en ces lieux. Je mets des liens quitte à ce qu'ils finissent à travers votre lamentable grille de lecture par passer pour de la dénonciation... dénonciation de quoi ? De qui ? Juste mise en perspective des différences qui sont les nôtres et désaccords en relief. So What ? Avec des propos de cette envergure vous auriez fait des ravages dans la France Libérée, vous.

"Problématique n'est-ce pas cette règle axiomatique de géométrie théologique rectiligne énoncée par le Mendiant ingrat ?" dites-vous ? Mais non... aucunement problématique. Juste un bel abîme qui appelle des questions à foison, la spirale de l'émerveillement face à la prophétisation infinie du Saint Verbe. Je l'ai écrit, mais pas pour ceux qui lisent en diagonale : "De l’âtre intérieur la flamme se fraie un chemin et trouve toujours la fissure, la faiblesse pour surgir. La douleur une fois atténuée, viennent les mots pour la dire. Puis le grand silence de la purification. Et l’écriture, elle, laisse les phrases éparses annotées dans la liturgie des fièvres comme autant d’insectes qui dessinent un semblant d’âme. Un vrai écrivain doit avoir la force de regarder le phénomène de sa pleine présence au monde avec tout l’art du scrutement chirurgical. Observation scientifique, claire, précise et effroyable de la palpitation sombre qui nous fait vivre et nous dévore. Enfer et purgatoire, ici et maintenant, nous captent dans leurs rayonnements respectifs ! et le paradis ? me dires-vous. Il est là aussi, tout au bout des territoires intérieurs où quelques rares nomades aboutissent et trouvent les portails d’ivoire massifs de la cité oubliée qui cache le secret du labyrinthe et ouvre les fleuves de l’infini qui sortent de la source et y reviennent indéfiniment."

et plus loin :

"C’est là le tourment de ce peuple, de porter la sainteté et la dérive, et dans l’une comme dans l’autre d’être épargné quoi que les bonimenteurs antisémites entreprennent pour leur nuire. C’est la charge de ce peuple de faire surgir de son sein Moïse tout comme les naïfs éberlués qui ont le culot de demander des comptes à leur créateur en plein désert après les dix plaies sur l’Egypte, l’ouverture de la mer devant leurs yeux et les tables de La Loi. “Peuple à la nuque raide” disait Moïse. Et à y regarder de près, nous autres goyims, nous ne valons guère mieux… en Bien comme en Mal."

Et cela ne m'interdit aucunement de concevoir que les juifs puissent avoir droit à un état puisque les turpitudes anti-sémites depuis leur déportation hors de Judée vers 70 de notre ère les ont conduit d'humiliations en pogroms jusqu'à la SHOAH qui a fait vibrer tant de Catholiques Tradi qui de "Catholique" n'avaient que le nom.

Zak : allons allons... peut mieux faire. Me mettre dans la peau ou sous l'emprise du malin, c'est se laver les mains, comme un certain Ponce Pilate, de la complexité du monde. Pour le reste... merci, une fois de plus, pour la qualité des citations et explications que je n'entends pas de la même oreille que vous... mais je dois être un incorrigible hérétique. Sinon... que dites-vous là . "l y a environ 5000 chrétiens dans la Bande de Gaza répartis entre orthodoxes, catholiques latins et melkites. Or cette présence chrétienne en Palestine est menacée par la politique suicidaire de l’Etat sioniste." Damned ! Le Hamas ne les menacerait aucunement ? Diantre !

Restif : c'est marrant, mais moi qui n'ai pas ta connaissance Bloyenne, lorsque tu dis : "On pourra notamment lire sous la plume de Bloy que son désir, dans les passages d'apparence antisémite du Salut est "d'épuiser l'objection", méthode qu'il déclare tenir de d'Aquin." J'avais également pensé, tout seul comme un mécréant dans mon coin, que son procédé tenait (comme chez Nietzsche dans "Par-delà Bien et Mal" quand il fait l'éloge des juifs) d'un certain persiflage à l'égard des antisémites en utilisant leur vocabulaire... mais au fur et à mesure que j'approchais de la fin du livre, je me suis aperçu que Bloy allait bien au-delà du persiflage en question, même si à certains instants le persiflage me semble enclenché avec un humour, d'ailleurs, très acide. Le chapitre final, en Latin, qui reprend Ezéchiel 37, versets 1 à 14, vaut la peine d'être considéré en entier, soit du verset 1 à 28. Pour le reste, ami Restif, merci infiniment.

Écrit par : Nebo | lundi, 19 janvier 2009

Quoi ! selon le Mendiant ingrat l'union avec "un juif, même converti, expose à une malédiction effrayante" et, rajoute-t-il : "je vous le dis de la part de Dieu" !

Céline peut aller se rhabiller !

Écrit par : Xavier | lundi, 19 janvier 2009

Nebo le petit refrain sur l'intolérance de La Question et l'impossibilité du débat en ces lieux à d'autres ; ça commence à lasser. Comme si sur certains blogs les chiens de garde n'aboyaient pas tout autant avec férocité...pas besoin de vous faire un dessin j'imagine.

Vous avez la possibilité de dire pas mal de choses vous le savez fort bien, dans la mesure où les arguments tiennent la route, ce qui n’est pas toujours le cas. Dès lors rien de surprenant de se faire ramasser un peu durement.

Le problème c’est que beaucoup n’ont pas digéré de se faire salement moucher ici. Exemple entre des dizaines, un certain petit étudiant signant Nicolas O.F., peu sérieux plaisantin qui n’a jamais terminé le travail qui lui était demandé et qui vient se plaindre d’avoir reçu une bonne fessée à longueur de posts et à chaque occasion sur les bords de la piscine du camping naturiste. Ridicule.

Pour rappel à l’intéressé :

Nous serions extrêmement heureux de vous voir répondre à quelques questions préalables :

- 1. Saviez-vous que l'introducteur du passage hérétique de "Gaudium et spes" au sujet de la communication des idiomes entre Dieu et l'homme, était Jean-Paul II ?

- 2. Saviez-vous que Jean-Paul II dissimula la nouveauté de sa pensée, en citant inlassablement le paragraphe 22, comme s'il était d'un autre auteur que lui, de la Constitution conciliaire « Gaudium et spes » selon laquelle « le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme par son Incarnation » ?

- 3. Que pensez-vous de cette thèse portant sur la "communication des idiomes", la trouvez-vous conforme aux positions traditionnelles des pères de l'Eglises et des conciles jusqu'à Vatican II ?

- 4. En quoi est-elle novatrice ?

- 5. Ou en quoi, vous appuyant sur des sources fondées sur le plan traditionnel, ne l'est-elle pas ?

- 6. Par ailleurs selon-vous, un concile professant dans ses actes officiels, et la distinction entre dogmatique et pastoral ne change rien au problème, des thèses hérétiques apparentées aux positions nicolaïtes ou ubiquitaires, peut-il encore faire autorité en matière de foi ?

- 7. Vatican II est-il le premier concile à avoir promulgué des hérésies ? Qu'est-il advenu des actes conciliaires hérétiques qui furent proclamés à des périodes antécédentes de l'Histoire ?


Répondez de façon claire et développée à ces sept premières questions liminaires, heureux par avance de découvrir vos arguments et votre pensée, ce qui sera une preuve de votre sérieux, puis ensuite nous pourrons passer, si vous le souhaitez toujours, à un examen complet des Constitutions, décrets, déclarations et messages de Vatican II, le tout représentant tout de même, dans mon édition de 1967 au Centurion, plus de 1003 pages... identiquement pénétrées de la même idéologie novatrice.
Ecrit par : Lozère | lundi, 08 septembre 2008

Silence complet depuis !

Écrit par : Pierre | lundi, 19 janvier 2009

La présence chrétienne en Palestine est menacée par la politique suicidaire de l’Etat sioniste comme par l'attitude extrémiste du Hamas. Telle est la réponse Nebo...mais pour l'instant les bombes isrëliennes tombent sur les chrétiens de Gaza, après on causera dans le poste à propos des muzz.

Écrit par : Enaïda | lundi, 19 janvier 2009

Oh on se réveille Nebo, l'activité manuelle frénétique peut rendre sourd : "Si Moïse a nommé son peuple : "Peuple à la nuque raide"... cette affirmation leur va à ravir à eux aussi. Ils se raidissent dés qu'ils voient poindre quelqu'un qui va à l'encontre de leur nauséabondes certitudes. Dialogue ? My Ass ! Percer le Logos en leur compagnie m'apparaît être du babillage d'enfants débiles..." et blablabla, et balablabla, et balablabla...Il y aurait pas un petit côté autohypnose chez vous ?

Écrit par : Fs | mardi, 20 janvier 2009

En confirmation du problème très inquiétant que soulève justement Zak, et ce que dénonce clairement les autorités religieuses de l'Eglise à propos de la politique ouvertement antichrétienne des sionistes, signalons un événement qui s’est produit dernièrement dans le quartier de Névé Rabin, sur la place de la synagogue, en présence de centaines d’étudiants de l’école religieuse orthodoxe Mikhtav Eliyahou où, sous l’impulsion de l’adjoint au maire, Ouzi Aharon, qui voulait réagir face à « une activité missionnaire chrétienne intensive » on a brûlé des dizaines d'exemplaires de l'Evangile.

http://www.alterinfo.net/Le-Nouveau-Testament-est-brule-en-public-chez-l-entite-sioniste_a20113.html

Écrit par : Charles | mardi, 20 janvier 2009

Saint Jean Chrysostome a commenté l'Ecriture consacrant riens moins que huit sermons contre les juifs. Ce qui fit tout d'abord sortir de ses gonds le Père de l'Eglise ce sont des chrétiens qui continuaient à fréquenter la synagogue. Dans le même sermon, et dans la même période oratoire, Jean Chrysostome utilisa les deux mots ceux qui ont tué le Christ et ceux qui ont tué Dieu qui désignent évidemment la même personne :

"La fumée de vos offrandes m'est en abomination [Is 1, 13]. La fumée est en abomination, et le lieu ne le serait pas ? Et quand cette abomination ? Avant que les juifs aient commis le crime suprême, avant qu'ils aient mis à mort leur Maître, avant la croix, avant le meurtre du Christ, c'est l'abomination. N'est-ce pas pire maintenant ? «

... «Et si quelqu'un tue ton fils, dis-moi, est-ce que tu supporterais son regard ? L'écouterais-tu s'il te parlait ? Ne le fuirais-tu pas comme un méchant démon, comme le diable lui-même ? Ils ont tué le fils de ton Maître, et tu oserais entrer avec eux dans le même lieu ? Alors que celui qu'ils ont mis à mort t'a honoré au point de te faire son frère et son héritier. Et tu lui fais le même affront que ses meurtriers qui l'ont attaché à la croix, lorsque tu pratiques et observes leurs fêtes, que tu vas dans leurs édifices impies, que tu entres dans leurs portiques impurs et que tu participes à la table des démons. C'est ainsi que je suis amené à appeler le jeûne des juifs après le meurtre de Dieu".

Cette violence Chrysostome l'a prise dans la Bible. Israël y est traité très habituellement d'infidèle et même de prostituée. Plus cinglantes encore les comparaisons avec les animaux : Chiens voraces et insatiables [Is. 56, 11], Vaches de Basan [Amos 4, 1], Génisse rétive [Osée 4, 16], Etalons bien repus, vagabonds, chacun d'eux hennit après la femme de son voisin [Jr 5, 8]. M. Simon cite un critique juif qui "constatait amèrement que les prophètes, fleur d'Israël, portent l'involontaire responsabilité de la haine attisée par l'Eglise ancienne contre leurs frères".

[Cf. numéro 29 de la revue Connaissance des Pères de l'Eglise de mars 1988, intitulé Jean Chrysostome face au judaïsme].

Écrit par : Lapide | mardi, 20 janvier 2009

@ La Hire : cette letre dont vous parlez je la connais bien. Mais vous devriez lire la version bien plus complète de cette histoire dans le Journal inédit. La vérité est que Bloy en voulait énormément à cette jeune fille (celle qui va épouser Ballin,) qu'il considérait les avoir "abandonnés" lui et sa femme alors que la petite famille pousse, que Jeanne est épuisée et qu'ils ne savent à quelle personne de confiance s'adresser (les Bloy faisaient très attention à ceux qu'ils admettaient au contact de la famille). Lorsque il demandera à Morgen Ballin -le juif converti dont vous parlez- de l'aider financièrement, ce que celui fera, et plusieurs fois, lui permettant notamment de rentrer en France après l'experience Danoise (enfin disons que c'est l'un des plus gros donneur), Bloy lui expliquera alors à l'occasion d'une lettre que ses propos -ceux m^me que vous citez- étaient fort élogieux, que la race juive est si sacrée à ses yeux de Léon, si vouée et consacrée à Dieu qui désire les garder pour LUI (je cite de mémoire, mais ce sont en gros les termes de Bloy) que c'est pour cela qu'il regardait d'un mauvais oeil le "mélange". Mélange qui ne le gênera plus du tout lorsque ce sera "l'exquise" Raïssa qui viendra aux bras du protestant Maritain pour devenir sa "filleule d'élection". "Ce couple envoyé poar Dieu" écrit-il (et il avait raison). Bloy n'est pas un pape infaillible, mais, comme il le disait lui-même, un pauvre pécheur, et il lui est arrivé de varier sévèrement sur divers questions selon l'atmossphère du moment.Ainsi de cette période de sa vie où pendant près de deux ans il cesse tout sacrement tout en continuant de jouer les catholiques de choc dans les jounbreaux qui l'acceuillent et même auprès de ses amis -ce dont il s'accuse gravement dans sa correspondance. On peut lire aussi ses lettres à Tardif du Moidrey. Ainsi s'accusera-t-il aussi, dans un autre genre, d'avoir gravement médit de Marc Stephane (qu'on réédite et ça vaut le coup).
@ Nebo, je ne doute pas de ton instinct Bloyen. Mais je vais me taire, la vérité sur l'écrivain n'intérèsse personne. Qu'il n'ait cessé de reprendre l'explication par la tactique rhétorique d'épuiser l'objection, ça ne semble pas intéresser. On pourrait me rétorquer que Bloy est de mauvaise foi, ou bien que lui dit ça mais que son texte dit autre chose, je pourrais comprendre, c'est très débattable, mais non. On ne cherche pas à recomposer honnêtement sa pensée, on veut "vaincre" dans je ne sais quel mystérieux combat. Ce n'est pas du boulot ça, ça n'est pas très intéressant (litote) et j'avoue que je me lasse.

Écrit par : Restif | mardi, 20 janvier 2009

Je vous crois sur parole Restif, faisant entièrement confiance à vos lumières bloyennes et votre bonne pratique de l’œuvre du Mendiant. Mais avouez que là ça va loin tout de même…l'union avec "un juif, même converti, expose à une malédiction effrayante" et il dit ça: "de la part de Dieu" ! C’est fort non, vous trouvez pas, vraiment très fort sous la plume du champion du combat contre l’antisémite Drumont, pour une simple question de désagrément suite à une lassitude à l’égard de la cessation de l’aide fournie par Morgen Ballin ?

Il me semble qu’il y a d’ailleurs un problème récurrent avec les bloyens, lorsque ça va pas dans le sens de leurs lunettes il y a toujours une bonne explication (je ne soutiens pas que la vôtre n’est pas exacte évidemment), mais le coup de la surinterprétation a posteriori a été fait tellement de fois par les exégètes de l’auteur que l’on commence à avoir pas mal de doutes.
Un point sur lequel je vous rejoins, et que dit Zak également lorsqu’il parle de Parabole pour qualifier l’écriture de. Bloy, c’est qu’il n’est pas, loin de là même, un Père de l’Eglise. Il faut le lire avec des pincettes. C’est un littéraire visionnaire avec des fulgurances verbales de génie certes, mais sur le plan théologique, Serrus a raison lui aussi, il convient de rester très très prudent. Surtout sur le coup de l’identification, dans le « Salut par les Juifs », de Lucifer avec le Paraclet. Là c’est de la gnose, et de la plus belle eau s’il vous plaît, point à la ligne.

Écrit par : Hire | mardi, 20 janvier 2009

Alors là La Hire, je vous suis de point en point. Oui, il y a surinterprétation, oui on cherche à tirer Bloy a soi alors que le plus intéressant chez l'écrivain c'est sa complexité. Oui, théologiquement aucun chrétien ne peut prendre aux pieds de la lettre les effrayantes assimilations du Salut. Enfin c'est tout votre post que je pourrais signer des eux mains et des deux pieds (pendant que j'y suis!). Et effectivement, il y a problème chez les bloyens, tout simplement, je crois, parce que nous lisons Bloy non comme le poète qu'il déclare être, mais presque comme un théologien, une sorte de d'Aquin marginal, un anard théologien, Ravachol père de l'Eglise. Non, il est là pour nous émerveiller par certains aperçus prodigieux, il a des paroles qui tombent comme la foudre, mais à côté de cela il s'égare, et souvent, en des territoires dangereux -enfin surtout dangereux lorsque on oublie qu'il a toujours refusé le titre de prophète etc. Mais enfin, c'est vrai qu'il se plait à l'ambiguïté et que ce ton d'augure q'il prend trop souvent (comme la lettre à Ballin effectivement salée!) autorisent presque ces divergences. Non qu'une lecture totale de l'oeuvre ne les disperse, mais enfin on ne peut pas exiger de chacun qu'il ait lu l'intégral plus la correspondance!(d’autant plus que si, comme moi, on a raté l’intégral du Mercure il faut passer des jours en bibliothèque à chaque fois qu’il prend fantaisie de chercher certains textes…particulièrement la correspondance qui n’est même pas dans l’édition J. Petit, et maintenant il y a le Journal inédit, 3 tomes formidables, bien d’autres à venir, mais ça se complique encore. On ma donné le dernier, mais si j’avais du payer les 85 euros, j’eusse grimacé…)
Enfin quoi qu’il en soit, votre post me fait bien plaisir à lire. J’ai dit combien je rejoignais Zak, et je le redis ici, mais votre mise au point sur cette maladie récurrente du bloyisme (quel mot atroce…) qu’est la surinteprétation et le tirage de couverture à soi vaut le coup d’être dite excellente. On voit mieux l’écrivain –et ses lecteurs… Pour moi, ça fait longtemps que j’ai accepté Bloy comme un étonnant, et détonnant, combiné de naïveté et de mauvaise foi, capable de varier selon l’interlocuteur et le moment. Oh, ce n’est pas une girouette, loin de là, et ses thèmes sont toujours les mêmes, mais en dehors d’une certaine mystique, Marie d’Agreda, Angèle de Foligno, beaucoup, Ruysbroek aussi,(beaucoup aussi Ruysbroek; pour ceux que ces questions intéressent : « Mystique et littérature, l’autre de Léon Bloy », Lydie Parisse, Archive des lettres modernes, Minard,) et bien en dehoers de tout cela les idées ne l’intéressent guères, de même qu’il déclarait « se foutre » de la politique. C’est le sens du mystère et l’absolu qui sont ses buts. D’où les problèmes que lui valut le Salut, notamment avec son ami devenu jésuite Jury, qui ne badinait pas, lui, avec la dogmatique…
Mais Bloy a applaudi Bonnot comme une sorte d’envoyé de l’Esprit-Saint! quitte à désavouer Rachilde (femme du directeur du Mercure de France Valette et écrivain elle-même qui eut son heure de gloire) lorsqu’elle cite un curé bon lecteur pour qui « Bloy est beaucoup plus près dd Ravachol que de Jésus ». Hé, hé, c’était un peu provocateur et le bon Mendiant ingrat n’a pas apprécié, mais ce prêtre ne lisait pas mal son Bloy. Ce même Bloy qui explose de joie devant les victimes de l’incendie du bazar de la charité. Je croie que bien des admirateurs de Bloy, si celui-ci vivait aujourd’hui et suivait la même ligne de choc frontal constant avec les valeurs les mieux acceptées, le voueraient aux gémonies ! N’est ce pas Bloy qui déclare également, dans une étrange sincérité « oui, je suis un haineux, c’est vrai. D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours ressenti de la haine ». Et pourtant il pouvait être merveilleusement attachant, griller son poste de publication du Gil blas pour défendre un ami athée (ce sale type de Tailhade qui le trahira bien vite, trop compromettant Bloy) donner 5 francs sur les 20 qui lui restent à un ami plus pauvre. Et le jour où un jeune admirateur lui donne 10 000 francs (de l’époque, quelque chose comme 25 000 euros d’aujourd’hui…) il en donne une bonne pincée à un escroc, Georges de Prolle(et, évidemment, comme avec tous ses bienfaiteurs quasiment jusqu’à ce que l’âge le calme un peu et que les Maritains, les Termier et autres apprennent à le prendre en étant toujours d’accord avec lui quoi qu’il dise, il se fâchera avec le donateur, le très jeune Georges Rémond qui finira, soi dit en passant, à l’Institut. Pour Termier, c’est amusant, ce géologue polytechnicien parfaitement au courant de l’actualité scientifique refusait de discuter des 6000 ans d’âge du monde que Bloy continuait de soutenir. Il avait sagement compris qu’il fallait aimer l’homme véritablement doux et rieur qu’était Bloy et le laisser cavaler sa chimère). Cette complexité perpétuelle de l’homme et de l’écrivain Bloy, nous, lecteurs de Bloy, avons trop souvent du mal à l’admettre…

Écrit par : Restif | mardi, 20 janvier 2009

Vous avez parfaitement raison Hire, par mesure sanitaire de première urgence sur le plan spirituel, ceci à la suite des illustres prédécesseurs que vous citez (Zak, Serrus, etc.), et à présent Restif, de nous mettre en garde contre les dangers d’une lecture trop rapide de Léon Bloy, dont on vient de voir les terribles ravages qu’elle peut produire chez quelques esprits un peu bornés, passablement intoxiqués dans leurs pamoisons sionistes de par leur admiration envers un piètre littérateur de langue française réfugié au Québec.

Je viens dernièrement d’en avoir un exemple des plus croustillants dans un échange totalement dénué d’intérêt sur la forme bien sûr et que je n'aurais jamais eu l'idée d'évoquer, si le fond n'avait pas été très instructif des dits dangers signalés plus haut sur les ânes, plus exactement une ânesse en la circonstance.

En effet, signalant à une écervelée assez réduite sur le plan argumentaire qu’elle aurait avantage à manipuler avec précaution le Mendiant Ingrat lorsqu’elle souhaite parler des Juifs, voici ce que me répondit la pauvre fille, montrant un degré impressionnant d’égarement. On excusera chez la bécasse en goguette les vulgaires barbarismes et le style proche du niais charabia à l’effet comique, mais là n'est pas la question :

« Parce que je sais ce c'est que d'être boudée par les animaux et les enfants à force d'avoir laissé en moi la culture prendre le pas sur la nature, parce que je sais que la vocation du martyr, lorsqu'on l'embrasse, hors de portée du freudianisme vulgaire et de la suspicion des lâches bien adaptés, emporte au loin les bons présages de notre destin dans un ouragant de tupitudes, je sais aussi que la Synagogue est le dernier bastion de civilisation aux abords d'un grand néant…
Etre chrétien, c'est réactualiser le Christ, c'est voir YHVH (sic !) à l'oeuvre en toute chose, et ne point vivre sur la terre en exil, de la satisfaction secrète que le Maître des Apparences ait pris Son relais. Le jour où vous comprendrez que vous devez à Dieu votre misérable condition humaine, et que le fameux Serpent, ainsi que le prônait Léon Bloy, est un autre de Ses visages, vous cesserez peut-être d'excommunier les enfants et les idiots dont je suis…. »
Ecrit par : Millie | 16.01.2009

Si ce verbiage ne portait qu’au tragique ridicule cela ne serait pas trop grave, mais là où les choses se révèlent extrêmement inquiétantes, outre une affirmation aussi délirante stipulant chez la dinde scribouilleuse sous les applaudissements bédouins d’un cordonnier naturiste, que « la Synagogue est le dernier bastion de civilisation aux abords d'un grand néant... », vient de ce passage dans lequel on peut aisément constater la pernicieuse influence de la gnose bloyenne : « …vous devez à Dieu votre misérable condition humaine, et que le fameux Serpent, ainsi que le prônait Léon Bloy, est un autre de Ses visages… »

Incontestablement ce satanisme de pacotille dans lequel se vautrent les imbéciles indigents s’imaginant, en identifiant par un blasphème qui aurait mené droit au bûcher il y a peu l’Eternel au Diable, faire de la mystique, commence à présenter des signes d’une monstrueuse déviance spirituelle qu’il importerait de corriger rapidement , et de dénoncer plus que sévèrement.

Dans sa folie inconsciente, la démente apprentie satanique qui aurait sa place à la WICA, conclut son prône sinistre par ces quelques lignes : « la prudence hygiéniste, désincarnée, de votre rapport à Dieu reculera devant ma prose comme devant un précipice et se targuera d'être restée en retrait… »

Effectivement nous reculons non seulement devant cette prose au style ubuesque, mais surtout d’horreur devant l’hideux « visage » (sic) de l’abominable serpent qui dicta ses paroles à la délirante adoratrice secrète de l’adversaire de Dieu.

Pour unique possibilité de rédemption l’écervelée signa sa pestilentielle profession de foi :

« Une pauvre-innocente-qui-ne-sait-pas-ce-qu'elle-dit. »

Hélas, c’est bien le cas, souhaitons que Dieu lui accorde son pardon !

Écrit par : Falk | mardi, 20 janvier 2009

@ Falk : il n’y a pas un mois que je ne m’adressais à la personne dont vous parlez –demoiselle M…- que dans le plus pur style poissard (je n’avais pas apprécié son agréable estimation de ma personne que je préfère laisser pourrir en paix aux cimetières des mots oubliés). Mon fils est né et tout cela c’est trouvé balayé. Je suis responsable d’avoir porté à sa connaissance le texte de Bloy sur le serpent, je méaculpabilise donc. Bloy n’a pourtant jamais voulu dire –lui qui communiait tous les jours !- qu’il fallait adorer le diable dont il avait une peur bleu. Il tentait follement de revitaliser l’apocatastase d’Origène et surtout se laissait emporter par ce nom de Lucifer donné au cierge de Pâque symbole du corps du Christ à la vigile de Pâques. C’est uniquement cette rencontre qui fonde son assimilation, autant dire que ça ne tient qu’une une rêverie sur le latin de la vulgate…
Enfin ce ne sont pas mes oignons et je ne suis pas un exemple moi qui il y a encore à peine 30 jours développait un langage à faire rougir Haddock en "parlant" à M… (en hurlant sur M... serait plus vrai). Mais…il faut être indulgent avec elle. Derrière ses tempêtes il y a de la douleur, de l’angoisse, et de la vraie. Mais je m’excuse de parler de ce qui ne me regarde pas.

Écrit par : Restif | mardi, 20 janvier 2009

Merci de vos précisions Restif, j'ignorais que c'était vous qui aviez communiqué ces éléments démentiels relevant de conceptions trinitaires gnostique dévoyées à la dite ânesse Mlle (si s’en est une) Millie.
On mesure donc avec un effroi redoublé, puisque son initiation est très récente, le danger de manipuler à l’image d’une folle ignorante inconsciente, des concepts aussi lourds de conséquences désastreuses sur le plan théologique.
A ce titre, si Bloy souhaita jeter un voile pudique pendant si longtemps sur son fameux « secret » et le mettre à prudente distance de ses contemporains, lorsque l'on voit les ravages qu'il peut faire sur des esprits faibles et incultes faiblement instruits de leur religion, ce n’est certainement pas pour rien !

Écrit par : Falk | mardi, 20 janvier 2009

Falk, vous projetez là sur le "secret" une lumière intéressante. Bloy aurait eu conscience des dangers d’une interprétation trop légère… Oui, c’est éveillant -si j’ose dire - comme idée. Il est certain qu’il avait lui-même peur de ses paroles. Ne dit-il pas que ce secret l’a souvent laissé seul « couché à terre et suant la mort » ? Un secret, un verbe (donné par une femme qui finira sa vie à Sainte-Anne…) qui a un tel résultat, on n’y touche qu’avec des pincettes bénites ! Vous savez que Bloy déclarait l'avoir à peu près lâché dans le Salut ce secret. Il compare même ça avec un dépucelage! C'est vrai, il faut manier les paroles bloyennes avec la plus grande précaution. Je pense qu’il n’est pas mauvais, à ce sujet, de citer ce que dit Bloy lui-même des angoisses que soulèvent les assertions du « Salut par les juifs » chez l’un de ses plus anciens admirateur et ami converti par Bloy et devenu jésuite, Paul Jury :
« Réponse de mon jésuite qui ne se résigne pas à me perdre mais qui aggrave tout en me disant, à peu près, que je suis hérétique, exactement que « certaines de mes assertions sont destructrices du dogme ». C’est la page 129 du Salut par les juifs [derniers paragraphes du chapitre XXXIII,fin du Salut ; ndlr] qu’il n’avale pas : « Est-ce une assimilation métaphorique ou une affirmation absolue ? » Tel sont cercle de Popilius. Comment lui expliquer que ce n’est ni l’une ni l’autre ? Comment faire entrer dans un cerveau plein de formules que la difficulté cesse et que le cercle est rompu aussitôt que l’on rapproche de cette redoutable page 129 la prière liturgique du Samedi Saint « Lucifer inquam qui nescit occasum »? Les très rares chrétiens qui font encore usage de leur raison peuvent remarquer qu’il ne s’agit pas, ici ou là, de métaphore, non plus que d’affirmation rigoureuse dans le sens de la doctrine révélée, mais simplement de constater le MYSTERE, LA PRESENCE DU MYSTEREn au scandale des imbéciles ou des théologiens pédants qui prétendent que tout est éclairci. »
( Dans le texte bloyen, les mots que j’ai mis ici en majuscules sont en italiques, sauf « Présence » qui lui a bien une graphie en majuscules).

Voilà, je pense qu’il n’est vraiment pas mauvais d’avoir ici l’explication la plus complète –la seule à vrai dire – que Bloy acceptera jamais donner de ce qu’il exprimât dans "Le salut par les juifs" (à moins qu’une lettre m’ait échappé ou bien que se retrouvent de nouvelles lettres qui nous en diraient plus). Pour moi, son explication par ce désir de faire toucher du doigt la présence du mystère est parlante. Ce n’est pas un homme d’idées, il ne goûte guère Saint Augustin ou d’Aquin. Il nomme leur exégèse « l’exégèse morale » quand seule l’intéresse « l’exégèse symbolique », c'est-à-dire…bloyenne. Il y aussi chez Bloy cette lutte continuelle contre les prêtres modernistes de son temps qui affirmaient que l’ère des miracles était définitivement close, ce qui faisait rager Bloy qui trouvait de telles déclarations de la part de prêtres proprement démoniaques. Le climat de l’époque, ça compte aussi, il ne faut pas trop déshistoriciser les textes. Souvenons-nous que nous sommes à l’époque qui verra bientôt surgir un Loisy, lequel fera passer l’Evangile de Jean pour un faux (et du coup Mauriac raconte qu’il s’en interdit alors la lecture durant plus de 15 ans. C’est dire si ce sinistre Loisy ancêtre de tous les atroces « dépoussiéreurs » de la Religion était écouté. C’est dire aussi si Mauriac jeune était influençable, mais c’est un tout autre problème). Bloy se bat contre ces gens là en tentant de faire revivre l’émotion intense ressentie devant le Mystère (pour reprendre la majuscule bloyenne qui est parlante, significative) Mystère au sens étymologique du terme. Faire renaître l’effroi devant le sacré
Et bien il me semble qu’à plusieurs débatteurs on a finalement réussi a camper un Bloy point trop éloigné du réel...

Écrit par : Restif | mardi, 20 janvier 2009

Il y a pour vous une opposition fondamentale, qui se refuse à lier l'aspect politique de l'Etat d'Israël au destin religieux, eschatologique du peuple juif. C'est là votre piège et je vous le laisse volontiers. Vous Prétendez admettre le destin sublime du peuple juif par le sceau de la Première Alliance et vous en niez l'humaine condition avec sa politique et ses géo-stratégies actuelles. A croire que vous vous adonnez à une nouvelle forme de docétisme. Dans votre bouche vous transformez les Juifs en entité "idéelle", suggérant que les composantes qui la constituent ne serait qu'éphémères et négligeables. Vos citations Bloyennes sorties de leur contexte, ce qui est drôle lorsque vous me reprochez à moi de ne pas comprendre Bloy et de revenir au contexte, indiquent tout le mépris qui se terre en vous, tout juste retenu, légèrement étouffé (mais qui hurle dans votre réseau nerveux) à l'encontre de ce Peuple qui est Le Lieu Mystérieux de l'Alliance de Dieu... Le Lieux et Le Signe Premier... Alliance qu'ils portent dans leur chair, à même le prépuce qui féconde. C'est une première INCARNATION qui vous est, tout simplement, INSUPPORTABLE, INADMISSIBLE, car votre orgueil ne le conçoit pas, vous vous refusez à reconnaître là, dans les prières de la synagogue, à la fois la présence d'Abel ainsi que celle de Caïn, tous deux porteurs du Signe, l'un étant agréé et l'autre marqué pour qu'on ne lui porte pas atteinte, par ce Dieu Caché et insaisissable, dont l'Absence est la seule Présence dont nos prières se contentent. Car nous nous devons d'aller vers lui pour qu'il nous apparaisse, ce qu'ont fait les talmudistes, cherchant à épuiser toutes les questions relatives aux herméneutiques bibliques des sens littérales avant que Le Souffle qui ravive et qui tue n'apparaisse. La Foi Chrétienne ne se peut confesser que dans le rétablissement apocatastatique du Peuple de la Première Alliance et de l'Unité Retrouvée avec nos "Frères aînés dans la Foi", ce Peuple bien que mis à part et sanctifié par Dieu, contre même sa volonté, à son corps défendant, n'est ni meilleur ni pire que les autres, juste éreinté d'une charge, d'un statut, d'une atroce responsabilité et en raison de cela bafoué et humilié par le monde, traîné dans la boue, exterminé de générations en générations, et à présent il n'aurait pas le droit de trouver refuge sur la Terre Sainte de sa Foi et de ses ancêtres. Votre argument ? Ah ! Oui... le Sionisme n'est pas biblique. Pourtant cette terre fut donnée par Dieu en personne au peuple que mena Moïse 40 ans durant dans le désert de son apprentissage, peuple au sein duquel, déjà au temps mosaïque se trouvaient un nombre considérable d'incrédules.

Ce rétablissement est bien signifié en Ezéchiel 37 :

"1 La main de l'Éternel fut sur moi, et l'Éternel me fit sortir en esprit, et me posa au milieu de la plaine; et elle était remplie d'ossements;

2 et ils me fit passer auprès d'eux, tout autour; et voici, ils étaient fort nombreux sur la face de la plaine; et voici, ils étaient très-secs.

3 Et il me dit : Fils d'homme, ces os revivront-ils ? Et je dis : Seigneur éternel ! tu le sais.

4 Et il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Os secs, écoutez la parole de l'Éternel.

5 Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel, à ces os : Voici, je fais venir en vous le souffle, et vous vivrez.

6 Et je mettrai sur vous des nerfs, et je ferai venir sur vous de la chair, et je vous recouvrirai de peau; et je mettrai en vous le souffle, et vous vivrez; et vous saurez que je suis l'Éternel.

7 Et je prophétisai selon qu'il m'avait été commandé; et comme je prophétisais, il y eut un bruit, et voici, il se fit un mouvement, et les os se rapprochèrent, un os de son os.

8 Et je vis, et voici, il vint sur eux des nerfs et de la chair, et de la peau les recouvrit par-dessus; mais il n'y avait pas de souffle en eux.

9 Et il me dit : Prophétise au souffle, prophétise, fils d'homme, et dis au souffle : Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Esprit, viens des quatre vents, et souffle sur ces tués, et qu'ils vivent.

10 Et je prophétisai selon qu'il m'avait commandé; et le souffle entra en eux, et ils vécurent, et se tinrent sur leurs pieds, -une immense armée.

11 Et il me dit : Fils d'homme, ces os sont toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : Nos os sont desséchés, et notre attente a péri; nous sommes retranchés !

12 C'est pourquoi prophétise, et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos sépulcres, et je vous ferai monter hors de vos sépulcres, mon peuple, et je vous amènerai dans la terre d'Israël.

13 Et vous saurez que je suis l'Éternel, quand j'aurai ouvert vos sépulcres, et que je vous aurai fait monter hors de vos sépulcres, mon peuple.

14 Et je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez, et je vous placerai sur votre terre; et vous saurez que c'est moi, l'Éternel, qui ai parlé et qui l'ai fait, dit l'Éternel.

15 Et la parole de l'Éternel vint à moi, disant :

16 Et toi, fils d'homme, prends un bois, et écris dessus : Pour Juda, et pour les fils d'Israël, ses compagnons. Et prends un autre bois, et écris dessus : Pour Joseph, le bois d'éphraïm et de toute la maison d'Israël, ses compagnons.

17 Et rapproche-les l'un de l'autre, pour qu'ils soient un seul bois, et ils ne seront qu'un dans ta main.

18 Et quand les fils de ton peuple te parleront, disant : Ne nous déclareras-tu pas ce que signifient pour toi ces choses ?

19 dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph, qui est dans la main d'éphraïm, et les tribus d'Israël, ses compagnons; et je les mettrai sur celui-ci, savoir sur le bois de Juda, et je les ferai être un seul bois, et ils seront un dans ma main.

20 Et les bois sur lesquels tu auras écrit seront dans ta main, sous leurs yeux.

21 Et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai les fils d'Israël d'entre les nations où ils sont allés, et je les rassemblerai de toutes parts, et je les ferai entrer dans leur terre;

22 et je les ferai être une seule nation dans le pays, sur les montagnes d'Israël : un seul roi sera leur roi à tous; et ils ne seront plus deux nations, et ils ne seront plus divisés en deux royaumes.

23 Et ils ne se rendront plus impurs par leurs idoles, et par leurs choses exécrables, et par toutes leurs transgressions; et je les délivrerai de toutes leurs habitations où ils ont péché, et je les purifierai; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.

24 Et mon serviteur David sera roi sur eux, et il y aura un seul pasteur pour eux tous; et ils marcheront dans mes ordonnances, et ils garderont mes statuts et les pratiqueront.

25 Et il habiteront dans le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, où vos pères ont habité; et ils y habiteront, eux et leurs fils, et les fils de leurs fils, à toujours; et David mon serviteur sera leur prince à toujours.

26 Et je ferai avec eux une alliance de paix, ce sera, avec eux, une alliance éternelle; et je les établirai, et je les multiplierai, et je mettrai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours;

27 et ma demeure sera sur eux; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

28 les nations sauront que moi je suis l'Éternel qui sanctifie Israël, quand mon sanctuaire sera au milieu d'eux à toujours."


L'Histoire du Peuple Juif a recommencé et c'est son aspect Historique qui vous gène tant, vous préférez et de loin Al-Aqsa sur le rocher au mur des lamentations. Votre foi est impressionnante.
 

Écrit par : Nebo | mardi, 20 janvier 2009

Excellent éclairage de votre part au sujet de la nature et du sens du fameux "secret" de Léon Bloy. Je goûte singulièrement, pour tout vous dire, votre insistance sur les climat moderniste de l'époque pour mieux en comprendre les sources, où séviront des personnages peu fréquentables comme Loisy dont on ne dira jamais assez le rôle délétère sur le plan de la foi chrétienne. Saint Pie X sut, à juste titre, condamner avec une extrême sévérité les erreurs doctrinales de ce courant mortifère qui, aujourd'hui encore, poursuit encore son oeuvre profondément malsaine de désorientation spirituelle.

Écrit par : Falk | mardi, 20 janvier 2009

"Au fait, lorsque les juifs auront fait descendre le Christ de la Croix, « c’est-à-dire qu’ils en auront accepté la résurrection et qu’ils se seront faits chrétiens », ayez la gentillesse de me prévenir ; je veux bien alors faire le voyage, pour ne pas dire le Pèlerinage en Terre Sainte en votre compagnie ce jour là pour accueillir le retour du Messie et me placer aux côtés des légions qui combattront avec les élus du Seigneur."
Ecrit par : Serrus | lundi, 19 janvier 2009

Puisque nul ne sait ni le jour ni l'heure, préparez dès à présent votre valise Serrus...

Écrit par : Dan | mardi, 20 janvier 2009

Ah bon "L'Histoire du Peuple Juif a recommencé" ; première nouvelle plus que surprenante Nebo, elle aurait donc cessé d'exister selon-vous cette "Histoire" ? Pourriez-vous donc nous préciser à quelle période s'il vous plaît ?

Écrit par : Lozère | mardi, 20 janvier 2009

Bigre, voilà Nebo en pleine crise de philo judaïsme outré : "La Foi Chrétienne ne se peut confesser que dans le rétablissement apocatastatique du Peuple de la Première Alliance".

On veut bien confesser la Foi chrétienne avec les Juifs Nebo, y compris pour hâter l'apocatastase si vous pensez sérieusement que ça va marcher, mais eux est-ce qu'ils veulent pour l'instant confesser cette Foi ? Pas évidente la réponse...

Mais enfin marchons dans l'espérance, peut-être que les soldats de Tsahal qui s'amusent à faire du bois de chauffage avec les crucifix dans la bande de Gaza vous écouteront...

Écrit par : André | mardi, 20 janvier 2009

Comment pouvez-vous écrire de telles stupidités : "Il y a pour vous une opposition fondamentale, qui se refuse à lier l'aspect politique de l'Etat d'Israël au destin religieux, eschatologique du peuple juif."

Mais mon pauvre Nebo vous êtes complètement dérangé intellectuellement et spirituellement, ce n'est pas "POUR NOUS", selon votre expression ridicule, mais pour les hébreux eux-mêmes que ce lien entre politique grossière et eschatologie divine est inacceptable : « Tout retour à la Terre sainte ne se fera que par la volonté divine, Nos ancêtres esclaves en Mitsraïm [Egypte ancienne] n’en sont pas sortis par une révolte nationale et par la voie militaire, mais uniquement par la Rédemption divine. Ils n’ont pas été libérés de l’esclavage en vue de constituer une « nation comme les autres » avec un territoire, un Etat, une économie, un drapeau, une armée, une culture... Mais ils ont été conduits dans le Désert pour y recevoir la Loi Divine, la Torah. La présence Juive en Terre Sainte sans sainteté, hors de l’application de la Torah, est contraire à la volonté divine. Enfreindre la Thora en Terre Sainte amène à l’Exil. »

[Rabbin Wasserman]


Parce que ce lien scandaleusement blasphématoire que vous souhaitez créer artificiellement est également refusé catégoriquement par l'Ecriture, Ecriture que vous méconnaissez visiblement, car la certitude que Dieu accomplira Sa parole et rétablira pleinement Israël dans sa terre ne veut pas dire qu’il faille y contribuer maintenant par la force des armes et des bétonneuses, car le changement spirituel qui verra les Juifs reconnaître le Messie, changement nécessaire à l’accomplissement des voies de Dieu, n’a pas encore eu lieu.

La restauration d’Israël dont parlent aussi bien l’Ancien Testament que le Nouveau, restauration qui provoque chez vous, comme chez beaucoup de néo-cons pentecôtistes ou évangélistes auxquels vous pouvez être parfaitement assimilé avec vos propos et ceux de vos amis naturistes, une illusion s’agissant de ce qui en conditionne la réalité, implique absolument que le peuple d’Israël se repente et se tourne vers Dieu et reconnaisse Jésus comme Messie.
Ainsi, puisque vous citez, sans en comprendre une ligne le prophète Ezéchiel, c’est comme pour Léon Bloy apparemment, voyez plutôt Zacharie (12:10). La réprobation d’Israël est mystérieusement permise jusqu’à ce qu’Israël accepte le Messie et rejoigne l’Eglise. Saint Paul le dit nettement : "… alors tout Israël sera sauvé". (Romains, XI, 25). Jusqu’à ce que cela arrive, jusqu’à ce que les Juifs reconnaissent le Christ comme le Fils de Dieu, le sionisme ne présentant pas, pour le moins, des marques particulières de conversion de cet ordre, l’idée d’une nation Juive obtenue par les moyens vils et dévoyés qui sont l’apanages de tous les Etats, est une ignoble monstruosité politique certes, mais surtout une ignominie impie sur le plan théologique.

Écrit par : Serrus | mardi, 20 janvier 2009

Exact Serrus, il est important de rappeler les grands principes spirituels sur lesquels les prophéties reposent sous peine de ne rien y comprendre. La restauration à venir des Juifs est bien fondée, primitivement, sur les promesses faites à Abraham, mais la chute des Juifs qui refusèrent le Christ vient de ce qu’ils ont entrepris avec un orgueil démesuré d’agir par leur propre force. Ainsi, après avoir lassé la patience de Dieu jusqu’à ce qu’il n’y eût plus de remède, le jugement est venu sur eux. Les prophéties de l’Ancien Testament s’appliquent donc aujourd'hui globalement à l’Eglise car l’Eglise est à présent l’Israël spirituel. L’annonce d’un royaume juif sur terre n’a donc pas de fondement biblique, le "Nouveau Testament ne parle à aucun instant des Juifs en tant que nation. De nombreuses allusions dans le Nouveau Testament expliquent en revanche que le refus du Christ par les Juifs leur enlève le privilège de "peuple élu" en faveur des chrétiens. L’Eglise devient ainsi héritières des promesses : "Par la chute du peuple d’Israël, le salut est devenu accessible aux païens" (Romains 11:43).

Mais la parole la plus forte du Christ est en Matthieu :

"C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits."

Matthieu 21:43.

Écrit par : Axel Rordof | mardi, 20 janvier 2009

Je ne veux pas rentrer dans une discussion sur les problèmes politques qui ensanglantent la terre sainte et ses environs. J'entends par là que j'ai beaucoup trop conscience qu'il suffit d'être né palestinien de Gaza ou juif d'Hebron pour avoir l'impression de se voir injustement décrié ou atrocement oublié. Les deux peuples ont fait de lourdes erreurs, l'Israël de Sahron a flingué des modérés avec lesquels il aurait fallu parler, Arafat n'a jamais voulu renoncer au terrorisme et trop longtemps a envisagé l'éradication d' Israël. Je suis de ceux qui pensent qu'une autorité palestinienne qui aurait pris le chemin de Gandhi ou même de l'ANC/Mandela aurait depuis longtemps son territoire. Devons nous, nous Français (et franco-Serbe!) nous déchirer pour un combat qui nous échappe? En tous cas je vous assure Serrus que Nebo est un fin lecteur. Les lectures sont faites pour se complèter... Réjouissons nous d'avoir, ici, cette tradition du dialogue, et non celle de l'égorgement. Réjouissons nous d'avoir la Question, Incarnation et Ilys (oui, oui, je compte sur votre indulgence...) et de pouvoir joyeusement nous engueuler sans règler ça à coup de bombes ou de rafales de mitraillettes. Que la terre qui fut arrosé du sang du seingeur continue deux milles ans après a attirer à ce point le sang...Comment après cela douter de l'antique présence du Révolté suprême qui pousse les hommes à la folie? Tant de sang, et partout des bonnes raisons...

Merci Falk de ce que vous me dites. Et si vous le pouvez -le voulez surtout car vous pouvez - ne condamnez pas trop fort Millie. Elle cherche Dieu, avec une véhémence souvent injuste, oh combien, mais aussi en s'exposant, en déployant une sorte d'énergie folle qui, je l'avoue, me fait parfois un peu peur pour elle. j'ai curieusement fini par ressentir une sorte de tendresse pour cette folette habitée capable de vous recouvrir de boue avant de vous inviter à la danse avant d'avouer dans ce qui n'est boutade qu'en apparence son innocence, avec tout ce que ce mot balade de sens. Mais je ne vous parle là absolument pas en conseilleur ou quoi que ce soit de semblable, croyez le bien, juste un peu...à coeur ouvert.

Écrit par : Restif | mardi, 20 janvier 2009

Restif : "je vous assure Serrus que Nebo est un fin lecteur" - bon votre jugement et vos analyses sur Bloy sont incontestablement de grande valeur, mais pour Nebo, même si je peux comprendre les liens amicaux, là j'ai un doute...
Quant à vos réjouissances, chacun ses goûts. La Question d'accord avec vous, quelques autres qui partagent les mêmes convictions, et que vous oubliez, également, mais pour ce qui est des néo-cons naturistes, alors là sincèrement je préfère me promener vraiment ailleurs.

Écrit par : Serrus | mercredi, 21 janvier 2009

Autre folie délirante rabbinique : "vous vous refusez à reconnaître là, dans les prières de la synagogue" pour sûr ! La Synagogue se constitua sur le rejet du Christ et la haine forcenée des chrétiens pendant des siècles. Saint Ambroise, évêque de Milan, qui accueillit saint Augustin auprès de lui, dit de la Synagogue qu'elle est un «lieu de perfidie, une maison d'impiété, un ramassage de folie ; elle est condamnée par Dieu même ».

Saint Bernard la désignera ainsi : "infortunée est la Synagogue des perfides..." (IVe Sermon des Rameaux)

Écrit par : Dan | mercredi, 21 janvier 2009

@ "je préfère me promener vraiment ailleurs."
Ca je le comprend Serrus. Oh combien. Je veux juste reconnaître qu'il n'est pas déplaisant de pouvoir vivre de tels contraires. de même Nebo est un agnostique comme j'aimerai en rencontrer plus. Mais heureusement que chacuns garde aussi ses colères qui peuvent être légitimes,(et passionnantes dans ce qu'elles révèlent) je ne suis pas non plus pour le sirop relativiste. Disons simplement que Dieu m'a doté d'un caractère qui me fait goûter les individus plus que les "appareils". Je trouve richesse d'hommes en divers lieux. Souvent ici. Parfois...là bas...
Ce n'est ni vertu ni, je l'espère, crime. Simplement mon caractère. Et puis je me souviens que nous sommes tous sous le coup d'une très grande culpabilité. Mais j'ai mes atomes crochus et ma mauvaise foi comme tout homme! Sauf les saints du seigneur, encore le Poverello lui-même refusait qu'on le sanctifiât trop tôt. Si je trouve le christianisme si profondément humain dans sa sévérité chaleureuse, c'est qu'il nous prend tels que nous sommes. J'étais penché il y a deux jours sur mon fils vieux d'un mois tout juste, et je me disais qu'il était entièrement dépendant de nous, sa mère et moi. C'est peut-être ainsi qu'il faudrait redevenir "enfant" aux yeux de Dieu. Attendre tout, de lui et uniquement de lui, sans croire même à nos oeuvres. Mais ce sont là mes rêveries. Sans doute suis-je un peu en apesanteur depuis ma récente promotion paternelle!

Écrit par : Restif | mercredi, 21 janvier 2009

"La Synagogue se constitua sur le rejet du Christ et la haine forcenée des chrétiens pendant des siècles."

Disons que la synagogue s'est plutôt constituée sur l'expulsion des juifs hors de leur terre par la Rome antique, mais ça ne doit être qu'un détail.

Écrit par : Nebo | mercredi, 21 janvier 2009

Quelqu'un va-t-il se fendre d'un post pour cette levée de l'excommunication des évèques ? C'est quelque chose quand même! Il faudra bien finir par les prendre en compte ces signes du Pape...

Écrit par : Restif | jeudi, 22 janvier 2009

Un post, sûrement pas, mais un petit commentaire de l'hérétique orthodoxe agnostique naturiste que je suis... et qui trouve ça très bien, cette levée de l'excommunication des évêques. Seulement, la question est : les évêques en question vont-ils trouver cela à leur goût de revenir dans l'église où s'est installé Satan avec sa cour de succubes et d'incubes ? C'est, grosso modo, comme ça qu'ils jactaient de Rome post-Vatican II, non ?

Écrit par : Nebo | samedi, 24 janvier 2009

Charmante compagnie,

Voici quelques rappels historiques, qui pourraient faire l'objet de longues discussions qui n'effaceront jamais leur réalité :

1 La PAROLE du LIVRE, dont Jésus a affirmé que rien n'y serait retranché ou ajouté n'admet aucune idole, et encore moins si cette idole est un instrument de supplice comme l'est la croix latine.

2 Jésus est mort.

3 Paul de Tarse était un sanguinaire.

4 Israël existe.

Amen !

Écrit par : Pessah | dimanche, 25 janvier 2009

c'est effectivement vrai, le sionisme a été créé par des socialistes athées, c'est une idéologie nationaliste née à la fin du XIXe siècle. Le sionisme a repris l'image populaire chez les antisémites de l'époque du juif faible, inassimilable, pour lui opposer une créature mythique, héritière d'un peuple antique fantasmé, nécessitant la création par la force d'un espace vital propre. Pour cela, le sionisme a bricolé une mythologie nationale à partir des textes du judaïsme, dénaturant du même coup la religion. Un historien israélien a résumé la posture des sionistes par : « Dieu n'existe pas mais il nous a promis la Palestine »

Écrit par : C. Kintzler | lundi, 26 janvier 2009

"Disons que la synagogue s'est plutôt constituée sur l'expulsion des juifs hors de leur terre par la Rome antique, mais ça ne doit être qu'un détail."

C'est exact monsieur CIRIC. Et plus précisément, la synagogue s'est vraiment constituée à partir de la destruction par Rome du second temple de Jérusalem, même si Esdras l'avait plus ou moins suscitée à son retour de Babylone, bien avant la naissance de Jésus.

"Saint Ambroise, évêque de Milan, qui accueillit saint Augustin auprès de lui, dit de la Synagogue qu'elle est un «lieu de perfidie, une maison d'impiété, un ramassage de folie ; elle est condamnée par Dieu même ».
Saint Bernard la désignera ainsi : "infortunée est la Synagogue des perfides..." (IVe Sermon des Rameaux).

Ces "saintes" paroles sont tout simplement, et très tristement, antijuives. A chacun ses haines référencées.

Mais tout de même, comment faire l'impasse sur Jean 4.22 :
"Vous les Samaritains, vous adorez Dieu sans le connaître ; nous, les Juifs, nous l'adorons et le connaissons, car le salut vient des Juifs." Parole de Jésus.

A propos de folie délirante rabbinique, sachons qu'à cette époque l'Araméen et le Grec étaient les langues usuelles dans la province romaine de Judée et que Jésus, pour lire et commenter les écritures dans le texte Hébreu (et dans le temple de Jérusalem) avait forcément une très sérieuse formation rabbinique.
Ce ne sont pas les passages des quatre évangiles canoniques où les juifs l'appelent Rabbi qui prouveront le contraire.

Oh when the saints go hating in, I won't be in that number.

Écrit par : Pessah | mardi, 27 janvier 2009

Joyeuse plaisanterie Pessah que votre interprétation, les rabbins (hébreu רבי, Rabbi selon la prononciation usuelle, Ribbī ou Rebbi selon la prononciation sépharade orientale et yéménite, Rebbe selon la prononciation yiddish; plur. רבנים Rabbanim) sont, dans le judaïsme du second Temple, des « maîtres, » ou plus littéralement des « grands (dans l'étude de la Torah) ». Le mot dérive en effet de l'hébreu רַב, Rav, signifiant « grand » en hébreu biblique.

Réservé à l'époque du Second Temple aux « disciples des Sages » appelés à exercer une fonction publique, le titre de rabbin fut délivré par la suite à tout érudit jugé apte à enseigner la Loi.

C'est donc un titre uniquement honorifique qui est décerné à Jésus par ses disciples, non une désignation d'une quelconque appartenance à la communauté rabbinique représentée par les Pharisiens, dont on sait l'amour que leur portait le Christ :

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l'apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous." (Matthieu 23, 14-16)

Écrit par : Serrus | mardi, 27 janvier 2009

Merci Serrus pour ce petit cours dont je peux dire qu'il n'est pas inexact. Mais ce titre honorifique décerné par ses apôtres (et une partie du peuple) lui conférait une autorité certaine en matière de Judaïsme car en ce temps-là point de christianisme. Non ?

Quant aux jugements de Jésus sur les Pharisiens, vous savez pertinemment que ces derniers étaient imprégnés de préceptes Persans (Pharsi) hérités de la coexistence du peuple hébreu avec les Perses qui les ont délivrés de Babylone. C'est çà, le fameux levain des Pharisiens, rajouté à la pâte originelle du Judaïsme. Jésus exprimait en tant que Juif des critiques un peu comparables à celle de vos évêques excommuniés envers Vatican II, et il confirmait par cette allusion au levain son rappel que rien ne serait retranché ou ajouté à la loi Juive.

Vous m'avez concocté un commentaire basé uniquement sur le mot Rabbi (et les Pharisiens) mais vous avez évité tout commentaire sur Jean 4.22. Vous perpétuez l'impasse ou alors êtes-vous un spécialiste en "détails" ?

Jésus toujours, dans Mathieu justement, au verset 26,11 nous dit : "Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours avec vous".

J'aimerais savoir ce qu'il y a de messianique dans cette phrase.

Écrit par : Pessah | mardi, 27 janvier 2009

Non Pessah, vous ne pouvez de nouveau nous servir votre médiocre. pilpoul. La phrase de l'Evangile, "le Salut vient des Juifs", précise seulement que c'est dans la continuité du mosaïsme originel, que se trouve la lignée sacerdotale bénie par Dieu. Saint Paul, dans le fondamental et superbe Epître aux Romains, en a expliqué la signification. Il faut souvent y revenir. Cela ne veut pas du tout dire que le salut éternel des hommes soit dispensé par les Juifs, cela veut dire que c’est par « ce peuple que Dieu s’est choisi » que le salut a été annoncé aux hommes. Il y a une nuance importante qui visiblement vous échappe.

Quant à l'idée que, s'adressant aux pharisiens : "Jésus exprimait en tant que Juif des critiques un peu comparables à celle de vos évêques excommuniés envers Vatican II". Là il faut vous réveiller. Jésus, vous ne le reconnaissez sans doute pas comme tel, est le Fils de Dieu, ce n'est pas un théologien, il exprime directement et solennellement la pensée de Dieu à l'égard d'un courant profondément infidèle vis-à-vis de la Loi Divine. Les Pharisiens, qui déforment et dénaturent la Loi, sont donc ainsi désignés comme étant des "menteurs", des "scribes hypocrites", qui empêchent les juifs de fréquenter les pécheurs, limitant la miséricorde de Dieu. Il se sont rendus incapables de témoigner de la vérité des Ecritures, "ils ont pour père le Diable" !

La sentence du Christ est donc sans appel, et d'une rigueur sévère qui ne manque pas de rappeler l'éloignement des Pharisiens face à l'enseignement de Moïse :

« Jésus dit aux Juifs : Je suis venu au nom de mon Père, et vous refusez de me recevoir... Je ne vous accuserai pas devant le Père : votre accusateur ce sera Moïse en qui vous mettez vos espoirs».

[Jean 5, 31-47].

Écrit par : Serrus | mardi, 27 janvier 2009

La phrase exacte, par laquelle Jésus déclare que les Juifs infidèles à la Parole de l'Eternel sont des enfants du Diable, est la suivante : « Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. »[Jean 8, 44]

Écrit par : Falk | mardi, 27 janvier 2009

La continuité du Mosaïsme.

C'est justement ce que je souligne depuis mon premier commentaire. Jésus disait : "Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je suis venu non les abolir, mais les accomplir. Oui, vous dis-je, le ciel et la terre passeraient plutôt que ne disparaisse un iota, un trait de la loi avant que tout ne s’accomplisse. Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à le faire, sera déclaré le moindre dans le royaume des cieux."

Les explications de Paul sont antérieures et sans rapport avec les "violations" des églises envers la loi mosaïque qui font qu'aujourd'hui il n'y a plus de sabbat (oui je sais, il y a Sunday :)), plus d'étude des sources hébraïques que Jésus a forcément pratiqué, que les prêtres n'ont pas de descendance, que votre temple se trouve à Rome et que vos églises regorgent d'idoles dont Abraham et Moïse pensent la même chose que Jésus.
Bien que n'étant ni Ashkénaze ni même circonci, par souci d'économie de pilpoul j'en passe, mais il reste que "Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à le faire, sera déclaré le moindre dans le royaume des cieux."

Notez en passant que le célibat et l'abstinence exposent les prêtres à être des figuiers stériles, abstraction faite des perversions occasionnées dont je ne veux absolument pas faire un sujet.

Bref, il n'y a aucune continuité du Mosaïsme. Il y a rupture, et une rupture bien pire que le levain des Pharisiens "persanisés".
Et cette rupture, bien postérieure à la mort de Jésus et de Pierre Paul et Jacques, n'a souffert d'aucune sentence sans appel de Jésus étant donné qu'il le leur avait prédit dans Mathieu 26.11 et qu'ils ne l'avaient plus avec eux.

Il n'y a qu'une institution terrestre, un royaume bien de ce monde, qui a "miséricordieusement" pillé, massacré et converti des millions d'israélites pendant 19 siècles par des moyens tout autres que l'amour, au prétexte que les Juifs avaient tué un Juif. Ce Juif là même qui s'adressait bien à la Samaritaine au nom de "nous les Juifs" et non pas en tant que "moi le fils de Dieu".

Je ne vous parlerai pas de votre médiocrité mais plutôt de votre cécité, car tel un aveugle vous ne m'avez éclairé sur rien à part une fosse sans chaleur et sans amour.

Écrit par : Pessah | mardi, 27 janvier 2009

Eh bien ! votre antichristianisme, fort perceptible dans vos derniers commentaires, n’aura cependant pas mis longtemps à surgir avec une belle vigueur. Rien que de très normal que vous refusiez la continuité du mosaïsme avec l’Eglise, cela ruinerait vos convictions et les bases sur lesquelles elles sont fondées. Mais vous ne vos contentez pas de considérer comme inexistante cette continuité, vous affirmez même qu’une rupture s’est produite au cours de l’Histoire alors même que le Christ a toujours affirmé que jamais il n’abandonnerait son Eglise. Jésus a fondé explicitement l'Eglise sur Simon Bar Iona, c’est-à-dire Pierre, qu'Il appela « Roc » en déclarant que les portes de l'Hadès (le séjour des morts) ne prévaudront pas sur elle (Matthieu 16, 16-19),
Je crois donc très pertinente la citation mise en exergue de l’excellent texte de Zacharias : « l’Antijudaïsme théologique de l’Eglise catholique », montrant la rupture radicale et complète survenue entre le mosaïsme et le judaïsme rabbinique : « Jésus-Christ, a pris l’ancienne Eglise et l’a mise dans la nouvelle ; il a pris la Synagogue, et lui a substitué l’Eglise. Les Juifs qui ont été depuis Jésus-Christ, et qui sont à présent, ont été et sont des déserteurs de la religion juive, puisqu’il n’ont point voulu reconnaître le Messie, ce qui faisait pourtant le point capital de leur religion. » (Finis Legis Christus X, 4).
Cette vision vous la refusez, c’est tout à fait logique, vous n’avez pas la foi chrétienne. Méditez donc, espérant qu’elles vous soient profitables, les paroles de Paul Loewengard lorsqu’il revint à l’authentique Israël, c’est-à-dire l’Eglise : « « Nous avons condamné notre Roi et notre Dieu. Cette condamnation était la nôtre. Sur le Calvaire expire le Messie (…) le Roi des Juifs. Le crime inexpiable est consommé. La malédiction divine est sur nous. Nous ne sommes plus l’Israël de Dieu, la race élue. Nous ne comprenons plus nos patriarches et nos prophètes. Un voile devant nos yeux, sur notre esprit, sur notre cœur, une voile de sang : le Sang du Juste. Ce sang qui cimente les fondements de l’Eglise et par lequel la gentilité devient l’héritière des promesses d’Abraham, l’Israël véritable… »

Écrit par : Serrus | mercredi, 28 janvier 2009

"votre antichristianisme".

Disons plutôt mon non christianisme, mais pour finir :

Jésus est Prophète, un immense Prophète, qui a prophétisé avec précision la destruction du second temple et la plus grande dispersion du peuple Juif.
Ses préceptes sont en moi. Il m'est impossible de faire l'impasse sur son apport personnel (j'insiste sur le mot "personnel") au monde entier, aux Goyim comme aux Yehudim.

Mais le Messie doit faire disparaître la moindre arme de la surface de la terre et force est de constater qu'on n'y est toujours pas.
Jésus a dit "je suis venu apporter l'épée". C'est vous dire !

Et vous Serrus, il est clair que vous êtes un guerrier de votre église et de "son" Messie. Lui-même ne l'a pas faite (cette guerre) contre son peuple mais vous vous la faites allègrement.
Jésus a fustigé les rabbins jaloux de son influence mais il n'a jamais maudit son peuple.
Vous êtes complètement à fond dans votre dogme et il vous conforte je le comprends. Cependant il vous aveugle gravement car la miséricorde prêchée mille fois par Jésus n'est pas en vous.
Votre érudition est gravement démunie de cette pierre angulaire.
Je ne tiens pas à vous convaincre plus que vous ne m'avez convaincu et je vous souhaite de belles batailles.
Cependant je crains fort que dans un avenir encore lointain la défaite de votre armée lui sera infligée par les Mahométans, qui sont hypocritement, et pour l'occasion, caressés sur cette tribune-ci.

Les Juifs sont votre bouc émissaire. Bravo ! Quelle vertu !

Mais l'Islam est votre concurrent direct et terriblement besogneux.

Paix et Adieu.

Écrit par : Pessah | jeudi, 29 janvier 2009

Maigres arguments. Au fait, pour les chrétiens, dont vous n'êtes pas évidemment, Jésus n'est pas un prophète, mais le Fils de Dieu, c'est une différence qui vous aura échappé...

Par ailleurs les "juifs boucs émissaires" et les "mahométans caressés" sur La Question ? Il faut vous réveiller sans tarder Pessah.


Voyez plutôt le Néant des guerres guénoniennes, ou encore la note sur l'ésotérisme chiite.

http://www.la-question.net/archive/2007/01/25/nicolas-bonnal.html


http://www.la-question.net/chiisme/

Bonne lecture. Allez en Paix !

Écrit par : Serrus | jeudi, 29 janvier 2009

Bon Lapinos ok, je le sais, est un fou marxiste détestant Pascal et racontant la plupart du temps n'importe quoi, ce qui ne me le rend vraiment pas sympathique.

Mais là, dans le billet qu'il vient de signer sur son blog en date du Jeudi 4 février "Ubu règne", il exprime deux à trois choses plutôt sensées.

Extrait :

Christian Terras de la revue 'Golias', qui a pour habitude de reprocher à l'Eglise son excès de dogmatisme, ce coup-ci trouve que le pape ne respecte pas assez le dogme laïc de la Choa. Situation parfaitement ubuesque.

La suite ici :

http://lapinos.hautetfort.com/archive/2009/02/05/ubu-regne.html#comments

Écrit par : Dan | vendredi, 06 février 2009

On apprend trop de choses dans les discussions de ce blogue pour avoir le temps d'y contribuer. Cependant pour le coup, je fais part d'une analogie qui me poursuit depuis toujours dans cette affaire sioniste : les Israéliens sont les Pieds-Noirs du Proche Orient. Dès qu'on les connaît un peu, on voit qu'ils en ont tous les codes, surtout depuis le renfort sépharade.
Mais les Pieds-Noirs n'avaient pas instrumentalisé le christianisme dans leur colonisation - ce fut le travail de l'Etat français - et la guerre d'expulsion menée par les autochtones ne tourna pas au Djihad. Ce fut une guerilla du modèle maoïste, laïque.
La France savait ne pas avoir les moyens techniques et financiers pour maintenir les "colons" après les Accords d'Evian, elle les laissa donc expulser par la révolte OAS. Brève agonie. Terminé !

Les Etats Unis ont ces moyens et pour longtemps encore (d'accord, Madoff va beaucoup manquer), mais le caractère "djihad" de la lutte compense efficacement le flux financier car la revendication palestinienne est imprimée éternellement dans les neurones arabes. La marche vers la fin sera longue et pénible pour les fils de Sion.
Le jour où la démographie locale basculera en faveur des primo-occupants - ils sont déjà 20% au sein même de l'Etat juif -, l'imminence du bain de sang tant redouté déclenchera les nuées ardentes de Gomorrhe qui brûleront tout le projet d'île artificielle, donnant une fois de plus raison aux écritures.

Écrit par : Catoneo | mardi, 10 février 2009

AU COMMENCEMENT ETAIT LA PAROLLE = LE MANUEL = l'EMMANUEL !!!

De très nombreux passages bibliques annoncent la venue du dernier prophète. Notamment dans apoc 10 et apoc 21/27 cite son livre.

Il est temps d'arrêter de cacher la vérité clairement annoncée :

"... prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,... 1Pierre 1/20)

Voici des liens vers le livre d'Emmanuel qui rend a chacun selon ses oeuvres :
( Rappelez vous qu'il est écrit : examinez toutes choses et retenez ce qui est bon -
quiconque croit en lui ne périsse point mais aura la vie éternelle ...)


La Bête et la grande prostituée
http://pagesperso-orange.fr/metaphysique/666/

Le livre du dernier prophète tant attendu

http://www.lelivredevie.com


Prophéties déjà réalisées et vérifiées

http://pagesperso-orange.fr/metaphysique/decouvertes.html


Le Fils de l'homme est conforme aux prédictions Bibliques

http://pagesperso-orange.fr/metaphysique/index.html



Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3:18

Écrit par : monique marie | samedi, 21 février 2009

BETHLÉEM (Cisjordanie), 13 mai 2009 (AFP) - Le pape Benoît XVI pour "une patrie palestinienne souveraine"

Le pape Benoît XVI a apporté mercredi son soutien à l'établissement d'"une patrie palestinienne souveraine", lors d'une visite à Bethléem en Cisjordanie.

"Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international", a déclaré le souverain pontife aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Mais si, à l'heure actuelle, cet objectif semble loin d'être atteint, je vous encourage fortement, vous et votre peuple, à garder vivante la flamme de l'espérance, l'espérance qu'un moyen pourra être trouvé pour satisfaire les légitimes aspirations, tant des Israéliens que des Palestiniens, à la paix et à la stabilité", a-t-il ajouté.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090513062459.hvtwthn1.htm

Écrit par : La Croix | mercredi, 13 mai 2009

Le judaïsme et le sionisme sont incompatibles, il sont totalement opposés ! Le judaïsme prêche la compassion, le sionisme est une idéologie raciste et un système violent profondément impie.

http://www.youtube.com/watch?v=_zXwQ0b-f8o&feature=related

Écrit par : Sodalitium Pianum | lundi, 18 mai 2009

Bjr. Un ami m'ayant fait connaître votre blog, je constate avec réprobation votre "antisionisme" militant, que vous croyez couvert par l'autorité des papes s'étant positionné (damnablement) en la matière... Je crois qu'il y a d'abord une question de mots à traiter, car on diabolise un mouvement certainement d'origine DIVINE, à savoir le Retour prophétiquement annoncé des juifs en leur mère-patrie à l'époque de la fin des temps, en le baptisant péjorativement "sionisme". Le sionisme n'est en fait que la politisation plus ou moins indûe d'un mouvement vraiment suscité par Yahweh-Dieu... d'où le caractère hautement réprouvé de se positionner contre lui. Reconnaître les défauts du sionisme, oui bien sûr, mais rejeter "l'enfant avec l'eau du bain", non.
Etant auteur-éditeur catholique, et même traditionaliste (étiquette que je n'aime pas d'ailleurs), j'ai rédigé il y a une quinzaine d'années, tout un article sur cette question, que je viens de remanier quelque peu. Je crois que nos idées sont si opposées que la première tentation, ce serait tout bêtement de s'envoyer des invectives à la tête... ce qui serait la solution de facilité pour éviter d'avoir à étudier humblement, dans l'esprit de patience et de Charité divine, les arguments de l'autre. J'ai lu les vôtres patiemment, je vous conseille de faire l'effort de lire les miens, et de me faire part de vos remarques.
Je vais donc tâcher de mettre ci-dessous cet article qui fait 60 pages environ, j'espère qu'il n'y aura pas de problème technique. Dites-moi si vous avez bien tout réceptionné, j'ai eu un problème avec un autre site pour un article sensiblement aussi long, le texte était tronqué à moitié. VM

"La résurrection nationale d'Israël,
signe eschatologique



[M. Morlier. C'est bien le cas, votre texte n'est pas passé entièrement. Nous laissons cependant pour l'instant l'extrait principal sur la note "Les Juifs orthodoxes antisionistes : Neturei Karta",
http://www.la-question.net/archive/2009/01/14/la-tradition-juive-est-antisioniste.html#c5438988
extrait que vous pourrez compléter en postant la suite manquante lors d'un second message.]

Écrit par : MORLIER | mardi, 03 novembre 2009

c est koi les consequences socales et politiques apres la mort de jesus? et merci

Écrit par : olfa | jeudi, 12 novembre 2009

MORLIER, vos arguments ne tiennent pas. Vous ne pouvez pas justifier le retour de gens qui ne sont jamais partis. L'aspect politique que vous soulignez est partiellement vrai. Le hic, c'est que le " peuple juif" dont parle les écritures est aussi celui qui se fait trucider par les sionistes depuis leurs implantation par la force et la terreur en Palestine. Les sionistes sont des pharisiens et des imposteurs qui n'ont aucun respect pour la loi et l'esprit de la Loi. Ils piétinent la Thora. Ils sont les fils de Juda et non des fils d'Israël. Ils ne sont pas le "peuple juif". Les sionistes sont des imposteurs se faisant passer pour juifs afin de justifier leur présence en un endroit hautement stratégique, selon leur plan d'hégémonie globale. Alors pour l'eschatologie sioniste, vous pouvez repasser. Il apparait clairement que le sionisme est à l'eschatologie ce que le communisme Stalinien est au bonheur des peuples : un génocide basé sur la terreur et sur de vastes impostures politiques et théologiques.

Écrit par : Ximénes | samedi, 06 août 2011

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