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mercredi, 07 janvier 2009

Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien

Le sionisme chrétien : idéologie perverse selon le Patriarche latin de Jérusalem

 

 

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Au moment où le Vatican vient de stigmatiser les exactions du régime sioniste à Gaza  par une déclaration relativement ferme :

 

« L'acharnement d'Israël à Gaza a renforcé la répugnance mondiale envers ce régime », a annoncé, samedi soir, le porte-parole du Vatican,  Monseigneur Federico Lombardi, à l'antenne de Radio Vatican. « Les crimes commis par les sionistes ne font qu'augmenter la répugnance mondiale envers les Israéliens et que réduire l'espoir en la paix », a constaté le porte-parole du Vatican, qui s'est dit surpris par l'ampleur des raids, déplorant le bilan lourd de ces attaques sauvages. « Israël poursuivra les opérations manu militari conte le peuple palestinien », a-t-il prévu, nous pensons judicieux de publier la « Déclaration de Jérusalem » cosignée par le Patriarche latin de Jérusalem, par le Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem, ainsi que par Monseigneur Riah Abu El-Assal, de l’ Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient et Monseigneur Munib Younan, de l’ Eglise luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.

 

 

 

 

 

 

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"Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien"

 

 

 

 

 

Communiqué du patriarche et de dignitaires d’Eglises locales à Jérusalem

 

 

« Bénis soient les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).

 

 

 

 

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Mgr Michel Sabbah

 

 

 

 

 

 

Le Sionisme chrétien est un mouvement théologique et politique qui fait siennes les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, au point de nuire à une paix juste en Palestine et en Israël. Le programme sioniste chrétien propose une conception du monde dans laquelle l’Evangile s’identifie avec l’idéologie impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme la plus extrême, il met l’accent sur des événements eschatologiques qui mènent à la fin de l’histoire plutôt qu’à l’amour et à la justice vivants du Christ. Nous rejetons catégoriquement les doctrines du sionisme chrétien comme constituant un enseignement erroné qui pervertit le message biblique d’amour, de justice et de réconciliation.

 

Nous rejetons encore davantage l’alliance actuelle entre les dirigeants sionistes chrétiens et des organisations dont font partie des membres du gouvernement d’Israël et des Etats-Unis, qui imposent à présent, de manière unilatérale et anticipée, leurs frontières et leur domination sur la Palestine. Cela mène inévitablement à des cycles sans fin de violence qui ébranlent la sécurité des peuples du Moyen-Orient et du monde entier.

 

Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien qui facilite et soutient ces politiques tout en faisant progresser l’exclusivisme racial et la guerre perpétuelle plutôt que l’évangile de l’amour, de la rédemption et de la réconciliation universels, enseigné par Jésus-Christ. Plutôt que de condamner le monde funeste d’Armageddon, nous appelons chacun à se libérer des idéologies du militarisme et de l’occupation. Qu’ils aspirent plutôt à la guérison des nations !

 

 

 

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Theodor Herzl (1860-1904)

 

 

Le théoricien du Sionisme politique qui exposa ses thèses dans son livre « Der Judenstaat, l’Etat des Juifs » en 1896. Herzl sera élu président de l’Organisation sioniste mondiale qui se donnera pour programme la reconstitution d’un foyer national sur la terre ancestrale d’Eretz Israel. Dans son livre, « Altneuland », « Terre ancienne, terre nouvelle », en hébreu, «Tel Aviv», il se livra à une description « utopique » de l’Etat qu’il envisagera selon le slogan du Mouvement Sioniste : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende… »

 

 

Nous appelons les chrétiens des Eglises de tous les continents à prier pour les peuples palestinien et israélien, qui souffrent tous les deux d’être victimes de l’occupation et du militarisme. Ces actes de discrimination transforment la Palestine en ghettos de pauvreté entourés par des implantations exclusivement israéliennes. La création d’implantations illégales et la construction du Mur de Séparation sur une terre palestinienne confisquée, ébranlent la viabilité de l’Etat palestinien ainsi que la paix et la sécurité de toute la région.

 

Nous appelons toutes les Eglises qui restent silencieuses, à sortir de leur silence et à plaider pour la réconciliation et la justice en Terre Sainte.

 

C’est pourquoi nous nous fixons les principes suivants comme une voie alternative :

 

 

- Nous affirmons que tous les hommes sont créés à l’image de Dieu. Cela implique qu’ils sont appelés à honorer la dignité de tout être humain et de respecter ses droits inaliénables.

- Nous affirmons qu’Israéliens et Palestiniens sont capables de vivre ensemble dans la paix, la justice et la sécurité.

- Nous affirmons que les Palestiniens, musulmans comme chrétiens, sont un seul peuple. Nous rejetons toute tentative de subvertir et de briser leur unité.

- Nous appelons tous les gens à rejeter le point de vue étroit du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépens des autres.

- Nous nous engageons dans une résistance non violente comme étant le moyen le plus efficace de mettre fin à une occupation illégale, afin de parvenir à une paix juste et durable.

- Nous avertissons, de toute urgence, que le sionisme chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et l’édification d’un empire.

 

Dieu demande que justice soit faite. Aucune paix, sécurité, ou réconciliation durables ne sont possibles, si elles ne sont pas fondées sur la justice. Les exigences de justice ne disparaîtront pas. Le combat pour la justice doit être poursuivi avec diligence et persistance, mais sans violence.

 

« Qu’exige de toi le Seigneur, d’agir avec justice, d’aimer la clémence et de marcher humblement avec ton Dieu. » (Michée 6, 8).

 

Telle est la position que nous prenons. Nous défendons la justice. Nous ne pouvons rien faire d’autre. Seule la justice garantit une paix qui mènera à la réconciliation et à une vie de sécurité et de prospérité pour tous les peuples de notre Terre. En prenant le parti de la justice, nous nous ouvrons au travail de paix, et œuvrer à la paix fait de nous des enfants de Dieu.

 

« Dieu se réconciliait le monde dans le Christ, ne tenant plus compte contre eux des fautes des hommes. Et il nous a confié le message de réconciliation. » (2 Corinthiens 5, 19).

 

 

Sa Béatitude le Patriarche Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem.

Archevêque Swerios Malki Mourad, Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem.

Monseigneur Riah Abu El-Assal, Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient.

Monseigneur Munib Younan, Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.

 

 

 

Samedi 7 juillet 2007

 

 

 

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18:41 Publié dans Messages | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : sionisme, sionisme chrétien, israël, église catholique, vatican, palestine, gaza |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Le sionisme chrétien est une position théologique qui prévoit pour Israël un avenir sur la terre de ses ancêtres. Un chrétien sioniste croit en une interprétation littérale de la Bible et rejette la théologie de la substitution qui a nettement joué un rôle déterminant dans la persécution des Juifs au long des siècles, et a servi de socle à l’Holocauste. Le sionisme chrétien n’est pas hérétique. En fait, des chrétiens de toutes origines traditionnelles ont professé de telles vues durant deux mille ans. Tout simplement, un sioniste chrétien est quelqu’un qui croit que Dieu, par choix souverain, a donné la terre de Canaan au peuple juif en possession éternelle, pour les desseins de Son royaume (Genèse 17, 7-8). Les sionistes chrétiens croient que, bien qu’il aime tous les peuples de manière égale, Dieu a choisi le peuple juif pour apporter la rédemption à l’humanité. Notre Messie et Roi, Jésus-Christ, est né de parents juifs, dans une société juive, faisant du peuple juif notre 'famille royale', qu’il faut honorer parce que le Roi leur est né. Les sionistes chrétiens ne fondent pas leur position théologique sur les prophéties de fin des temps, mais sur les promesses de l’alliance infrangible de Dieu, faite à Abraham il y a quelque quatre mille ans.

Écrit par : blogdei | mercredi, 07 janvier 2009

La certitude que Dieu accomplira Sa parole et rétablira pleinement Israël dans sa terre ne veut pas dire qu’il faille y contribuer maintenant, car le changement moral nécessaire à l’accomplissement des voies de Dieu n’a pas encore eu lieu. La restauration d’Israël dont parlent aussi bien l’Ancien Testament (presque tous les prophètes) que le Nouveau Testament (spécialement Romains 11 et d’autres passages) implique absolument que le peuple d’Israël se repente et se tourne vers Dieu et reconnaissent Jésus comme Messie (voir spécialement Zacharie 12:10). Or actuellement on est loin de ce travail spirituel à l’échelon national, même si quelques individus l’ont réalisé. — Favoriser aujourd'hui une nation plutôt qu’une autre, c’est ignorer les châtiments de Dieu annoncés sur son peuple aussi bien que sur les autres nations ; c’est ignorer que nous sommes dans un monde ennemi de Dieu (1 Jean 2:15 ; Jacques 4:4) ; c’est ignorer que le chrétien n’a pas à attendre d’autre place que celle de Christ rejeté (Galates 6:14 ; Jean 15:18-27).

Écrit par : Nathanaël | mercredi, 07 janvier 2009

Le sionisme chrétien diffère de la doctrine de l’Eglise, en partie du fait qu’il a été développé par des clercs et des théologiens anglais anti-étatistes. Aujourd’hui, sa doctrine trouve un soutien significatif auprès d’églises charismatiques, pentecôtistes et bibliques indépendantes, qui ressortissent toutes au fondamentalisme protestant. Les sionistes chrétiens voient parfois les obédiences protestantes, orthodoxes et catholiques classiques d’un œil hostile, et ils ont pu parfois considérer le Conseil mondial des Eglises ainsi que les organismes qui en dépendent d’un très mauvais œil, car ils y voient des instruments d’Antéchrist.

En Terre Sainte, les sionistes chrétiens sont hostiles aux Palestiniens chrétiens et ils détestent généralement les Musulmans, en qui ils voient des brebis égarées adorant un autre Dieu. Des commentaires récents de sionistes chrétiens tels Jerry Fallwell, Pat Robertson et Franklin Graham (fils de l’évangéliste Billy Graham) n’ont fait qu’en rajouter à la suspiscion avec laquelle de nombreux Musulmans voient l’Occident chrétien.

Écrit par : Gheerbrant | mercredi, 07 janvier 2009

CITE DU VATICAN, 13 oct 2008 (AFP) - Un prélat libanais a dénoncé lundi devant le synode des évêques au Vatican une utilisation idéologique de la Bible en Israël qui conduit selon lui à justifier les annexions de terres et à nier les droits des Palestiniens : "Pour les juifs en général, et surtout pour certains religieux intégristes, la Bible se présente comme une sorte de cadastre délimitant les frontières d’Israël", a déclaré Mgr Guy-Paul Noujaim, vicaire du patriarche maronite de Sarba, selon le texte intégral de son intervention dont les journalistes ont eu connaissance.

Dans le texte intégral, Mgr Noujaim a souligné que " de nombreux chrétiens, et même des catholiques, que l’on appelle "sionistes chrétiens", adhérent à ce courant" : "Certains d’entre eux proclament que le peuple palestinien n’a aucun droit de posséder une terre en Palestine", a-t-il relevé.

Écrit par : A.M. | mercredi, 07 janvier 2009

La colonie dite "Israël" est bâtie sur la terre des Palestiniens par les pires des organisations terrorismes qu'a connues toute l'histoire de l'humanité. Tsahal, toujours bien entretenu et bien engraissé par l'Occident, est l'enfant de l'Irgun, de la Haganah et du Groupe Stern, parmi bien d'autres, aussi pires sinon plus, et qui sont tous de très triste mémoire pour les Palestiniens et le monde musulman. Il s’agit d’un terrorisme tapissé jusqu’à nos jours de feu, de sang, de destruction sur destruction et d'un insolent et impudent mépris pour la vie humaine.

Écrit par : Juif Antisioniste | mercredi, 07 janvier 2009

Voici la plus vive critique émise par le Saint-Siège depuis le début des bombardemens aériens de la bande de Gaza par l'armée israélienne le 27 décembre 2008 :



"L'ensemble du monde voit que des innocents meurent à Gaza sans pouvoir éviter les bombes d'Israel. Même les écoles de l'Onu sont prises comme cibles. La bande de Gaza ressemble de plus en plus à un "camp de concentration". Regardons les conditions de vie à Gaza : cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration". Je dis de regarder les conditions de vie des personnes qui vivent là-bas. Entourées par un mur qu'il est difficile de franchir. Dans des conditions contraires à la dignité humaine. Ce qui se passe ces jours-ci fait horreur. Aucune des deux parties au conflit ne voit l'intérêt de l'autre et chacune ne prend en compte que ses intérêts. Les conséquences de l'égoïsme sont la haine de l'autre, la pauvreté, l'injustice. Ceux qui paient sont toujours les populations sans défense".

Cardinal Renato Martino, ministre de la Justice et de la Paix du Vatican.
Il Sussidiario.net. Mercredi 7 janvier 2009.


Face aux réactions histériques des sionistes à ses propos, le Cardinal Martino a tenu a préciser :

"Certaines accusations ne me touchent pas. Dans mes paroles, il n’y a rien qui puisse être interprété comme anti-israélien. Je dis de regarder les conditions de vie des personnes qui vivent là-bas. Entourées par un mur qu’il est difficile de franchir. Dans des conditions contraires à la dignité humaine. Ce qui se passe ces jours-ci fait horreur", a réaffirmé le cardinal Martino.

"Israël a certainement le droit de se défendre et le Hamas doit en tenir compte. Mais que dire quand on tue autant d’enfants, quand on bombarde des écoles de l’ONU, alors qu’on est en possession de moyens technologiques qui permettent de repérer une fourmi sur le terrain?", s’est interrogé Mgr Martino.

Écrit par : VATICAN | jeudi, 08 janvier 2009

Merci pour ce texte, et pour ceux qui l'ont écrit, et pour ceux qui l'ont publié.

Ceux qui veulent établir par la violence le royaume de Dieu se méprennent, car ils sont guidés par les moyens, le déploiement de la destruction ; car le déploiement de la destruction n'est pas compatible avec la finalité poursuivie. Ils croient faussement poursuivre une fin, mais leur entéléchie est essentiellement différente ; c'est l'essence de la tragédie. L'homme ne peut agir à la place de Dieu et en dépit de lui, établir le royaume par la technique, qui utilisée face à d'autres hommes est la guerre, autant que face à "la nature", sans accomplir une atroce caricature.D'une certaine manière, le conflit actuel est un écho des grands crimes du passé, entre la recherche de sécurité indispensable, et la dureté que l'on acquiers en survivant à l'anéantissement. A ce titre, les juifs religieux antisionistes sont à mes yeux les plus sages et les plus lucides du peuple, même si le peuple juif a droit à un sol et à la sécurité, et ne peut objectivement faire confiance qu'en lui même.

Cette situation est très proche du communisme stalinien, où la violence est pensée comme moyen d'éliminer les obstacles à l'instauration d'un paradis. Mais cette violence est justement l'obstacle, et ainsi l'obstacle se démultiplie à mesure que l'on croît avancer vers le but. Il en a été de même pour ceux qui ont cru reconstruire une civilisation européenne avec le nazisme et qui ont aggravé et accéléré sa destruction, et leur propre anéantissement. Leur combat, pour certains, a pu être basé sur la haute noblesse de leur humanité ; car la force d'aspiration de la destruction, ce soleil noir, sait s'approprier non seulement les vices, mais aussi les vertus.

Ainsi le peuple juif risque de s'épuiser et de se déshonorer sans ce donner la sécurité et la stabilité à laquelle il aspire. Ce peuple risque de devenir esclave de sa puissance militaire, comme tout grand peuple armé. Et la violence a ôté tout horizon de solution pour très longtemps ; c'est la malédiction qui frappe la grande violence, d'être si dure à pardonner par les générations.

Aux chrétiens au moins de ne pas soutenir ces processus pervers de l'histoire, et de prier pour les ennemis.

Écrit par : LancelotVlad | jeudi, 08 janvier 2009

Seul le Vatican a condamné Israël(à part quelques Etats comme l'Argentine ou le Vénézuela), avec autant de fermeté, ce qui est tout à son honneur.

Pendant ce temps là en France le CRIF est préoccupé par prétendue montée de l'antisémitisme tout simplement parce que la porte d'une synagogue a été défoncée par une voiture et qu'une collégienne juive a été insultée dans la cour de récréation.

On le voit, le CRIF s'inquiète intensément des droits de l'homme dans le monde - mais pour lui à Gaza on peut tuer des enfants, des femmes et des vieillards innocents en tout impunité, car ces morts tombent sous des balles ou des missiles Juifs. Etrange vision !

Écrit par : Karl | vendredi, 09 janvier 2009

Il serait bon de rappeler que l'Assemblée générale des Nations unies qui avait, en 1974, réaffirmé les droits inaliénables du peuple palestinien à l'indépendance nationale et au droit au retour, droits qui ont depuis été réaffirmés chaque année, a adopté le 10 novembre 1975, par 72 voix contre 35 et 32 abstentions, une résolution énonçant que :

"Le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale".

Écrit par : Dan | vendredi, 09 janvier 2009

La pire des erreurs commises par certains groupes chrétiens qui éprouvent de la sympathie pour la cause sioniste est de penser que cette idéologie repose sur la religion. Dans les faits, le sionisme était une idéologie totalement agnostique dans l’esprit de ses fondateurs, et aujourd’hui encore les sionistes continuent d’étayer ces mêmes idées. Ils se sont emparés des thèses racistes du Talmud et du projet de "changement d’histoire" de la Kabbale et les ont réinterprétés, toujours d’une façon irréligieuse pour leurs fins.

Le sionisme n’est pas une religion mais une idéologie raciste.


Les sionistes ne se contenteront pas des territoires qu’ils ont envahis ni des vies qu’ils ont ruinées, ils voudront toujours aller plus loin. Si aujourd’hui les Chrétiens ferment les yeux devant la violence du sionisme, comment peuvent-ils être sûrs qu’un jour cette violence ne se retournera pas contre eux? Si on ne freine pas cette agression maintenant, il sera peut-être encore plus difficile de la contrôler à l’avenir. En effet, les récentes attaques sionistes contre des églises et sanctuaires chrétiens sont des exemples révélateurs de l’engagement sioniste dans une guerre sans foi ni loi. Aucune guerre ne justifie ni la destruction de lieux saints ni l’assassinat d’hommes de religion.

Israel Shahak était un professeur de chimie d’origine polonaise, il a vécu plus de 40 ans en Israël, et est mort en 2001. Dans son livre intitulé Jewish History, Jewish Religion and the Weight of Three Thousand Years (L’histoire juive, la religion juive et le poids de trois mille ans), il écrivit sur l’élément fondamental du danger sioniste pour les peuples du monde entier:

"Selon moi, en tant qu’état juif, Israël constitue un danger non seulement pour lui-même et ses habitants, mais également pour tous les Juifs et tous les autres peuples et états du Moyen-Orient et d’ailleurs."

Si une résistance ne se forme pas, l’idéologie sioniste ne limitera pas sa violence à ses frontières actuelles, elle voudra entraîner tous les états avoisinants, allant du Nil à l’Euphrate. L’étape suivante après la domination de cette région, sera de régner sur le monde entier. Si une idéologie aussi mécréante, raciste, agressive et sociale-darwiniste domine le monde, alors il est certain que le bonheur, la paix et la sécurité n’existeront plus. Il est donc primordial que le monde chrétien prenne en compte ces faits et adopte une attitude anti-sioniste.

Les Chrétiens sincères doivent se souvenir que Jésus leur a commandé d’être les représentants de la paix dans le monde: "Bénis soient ceux qui œuvrent pour la paix." (Matthieu, 5: 9) Dans les circonstances actuelles, stopper l’agression sioniste est une condition essentielle pour assurer la paix dans le monde.

Écrit par : Harun | vendredi, 09 janvier 2009

Le mythe fondateur du sionisme commence par une négation radicale du peuple palestinien en tant que réalité physique, culturelle et politique : " une terre sans peuple pour un peuple sans terre ". Plus qu’une expression destinée à vendre le projet sioniste à la communauté internationale, ce slogan-programme annonce déjà le sort que réserve le mouvement sioniste aux Palestiniens. Le 11 octobre 1961, devant la Knesset, Ben Gourion déclare : " Les Arabes ont quitté les régions assignées à l’État juif… immédiatement après le vote de la résolution de l’ONU [le plan de partage de 1947] Et nous possédons des documents explicites témoignant qu’ils sont partis de Palestine en suivant les instructions des leaders arabes, mufti en tête, qui affirmaient qu’à la fin du mandat [le 15 mai 1948], les armées arabes d’invasion détruiraient l’État juif et jetteraient les Juifs à la mer, morts ou vifs. "

Cet argument a récemment été repris par Arnaud Klarsfeld dans un article au Monde en y ajoutant le petit détail qui fait les grands mensonges, à savoir que les dites " instructions " ont été données sur les ondes de la radio.

Ce mensonge d’État intervient en réponse à un article retentissant de Erskine Childers, publié dans le Spectator du 21 mai 1961, sous le titre " L’autre Exodus ", où l’auteur fait états de ses recherches dans les archives radios de la BBC au British Museum de Londres et qui infirment catégoriquement l’existence de tels appels.

Childers, ainsi que Walid Khalidi qui mena un travail parallèle et plus approfondi sur le sujet, concluent tous deux que les raisons de cet exode massif de toute une nation sont à chercher ailleurs. Ben Gourion avait toutes les raisons politiques et personnelles pour étouffer cette affaire puisqu’il était à la tête de l’Agence Juive qui a élaboré et suivi l’exécution du " Plan D. "

Il s’agit d’un plan de guerre (discuté dès les années 30 et constamment mis à jour) destiné à prendre le contrôle des institutions mandataires dès leur évacuation par les Britanniques, et de la destruction des centres névralgiques de l’économie palestinienne, de leurs récoltes, commerces, moyens de communications etc. afin de rendre impossible toute vie économique et sociale chez les Palestiniens. Ce plan recommande le " nettoyage " des villages palestiniens qui se trouvent aux abords des routes stratégiques afin de sécuriser les lignes de communications autour des centres urbains juifs et le ravitaillement des colonies juives isolées dans la partie arabe du plan de partage de l’ONU. " L’essence du plan [D] était de nettoyer le territoire futur de l’État juif de toutes les forces hostiles ou potentiellement hostiles ", dira l’historien israélien Benny Morris. Sachant que le plan D désignait les villages arabes comme des " bases ennemies ", leur sort est fixé.

Dans ses Mémoires, Itzhak Rabin rapporte cet ordre que lui donna Ben Gourion en personne concernant le sort des habitants de Lydda et Ramleh, deux villages palestiniens pris en juillet 1948 ; " Expulsez-les. "

Ainsi, plus de 400 villages palestiniens ont été totalement rasés pour rendre impossible leur retour et effacer de la mémoire du monde toute trace de ce crime de masse. 750 000 Palestiniens, estimation basse et néanmoins officielle de l’ONU, ont été chassés de leurs terres. Le butin de guerre est énorme :

- plus de 8000 habitations, 78% des terres de la Palestine mandataire (les juifs n’en possédaient que 7,6% en 1947),
- plus de 5000 comptes en banque, des têtes de bétails et autres biens abandonnés, le tout confisqué et officialisé par une loi de 1950 sur " les biens des absents. "

En déclarant que " la guerre d’indépendance n’est pas encore terminée ", Ariel Sharon pensait-il à l'époque, avec regret, à l’inaccompli du plan D ?

On ne peut donc que craindre le pire aujourd'hui pour les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Écrit par : Axel Rordof | vendredi, 09 janvier 2009

Croyant en Jésus-Christ le Messie qui a crée une nouvelle alliance qui n'a plus rien à voir avec l'ancienne alliance car d'après ma compréhension des choses, la Terre Promise, c'est non plus la Terre de Palestine mais La nouvelle israel, c'est pour moi le monde entier et au retour de Jésus-Christ chacun retrouvera la terre de ses origines et donc l'ancien peuple juif ne se retrouvera pas forcément en Palestine mais dans le pays d'où ils étaient à l'origine des temps.

La Terre promise s'est donc le monde entier au retour du Christ et la capitale du monde sera la jérusalem céleste.

Si on est chretien je crois que l'on ne doit pas continuer à considérer la Palestine et encore moins le nouvel Etat d'israel comme la terre Promise. La Palestine est un lieu de mémoire du berceau des religions monothéistes.

Donc au retour de Jésus-Christ, la terre s'appellera Israel.

Écrit par : rosanne elisabetta | mercredi, 29 juin 2011

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