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lundi, 05 janvier 2009

Homélie de Benoît XVI en mémoire du pape Pie XII

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Pie XII (1876-1958)

 

 

 

 

S'inscrivant dans le cheminement en vue d'aboutir à la béatification de Pie XII, le Saint-Père Benoît XVI a célébré une Messe dans la Basilique Saint Pierre, 50 ans après la mort du pape Pie XII, au matin du 9 octobre 1958. Dans son homélie Benoît XVI a souligné le rôle et la mission et l'enseignement de Pie XII, dans une période particulièrement difficile de l'Histoire. Le chant d’entrée qui accompagnait les rites d’introduction de la Célébration eucharistique était: “In pace factus est locus eius, et in Sion habitatio eius” (Son repos est dans la paix et son habitation en Sion).



HOMÉLIE DE BENOÎT XVI :

 

 


Messieurs les Cardinaux, Vénérés Frères dans l’Épiscopat et le Sacerdoce, Chers frères et soeurs,



Le passage du livre du Siracide et le prologue de la Première Lettre de saint Pierre, proclamés comme première et deuxième lecture, nous offrent de significatives occasions de réflexion dans le cadre de cette célébration eucharistique, au cours de laquelle nous faisons mémoire de mon vénéré prédécesseur, le Serviteur de Dieu Pie XII. Cinquante ans se sont exactement écoulés depuis sa mort, survenue aux premières heures du 9 octobre 1958. Le Siracide, comme nous l’avons écouté, a rappelé à ceux qui veulent suivre le Seigneur qu’ils doivent se préparer à affronter des épreuves, des difficultés et des souffrances. Pour ne pas succomber à ces dernières – exhorte-t-il – il faut un coeur qui soit droit et constant, une fidélité à Dieu et une patience qui soient unies à une inflexible détermination à avancer sur le chemin du bien. La souffrance affine le coeur du disciple du Seigneur, comme l’or est purifié dans la fournaise. “Tout ce qui t’advient, accepte-le et, dans les vicissitudes de ta pauvre condition, montre-toi patient, car l’or est éprouvé dans le feu, et les élus dans la fournaise de l’humiliation.” (2,4-5).

Saint Pierre, de son côté, dans la péricope qui a été proposée, en s’adressant aux chrétiens des communautés d’Asie mineure qui étaient “affligés par diverses épreuves”, va encore plus loin: malgré tout, leur demande-t-il, “Vous en tressaillez de joie” (1P 1, 6). L’épreuve est en effet nécessaire, observe-t-il, “afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ(1P 1, 7). Ensuite, pour la deuxième fois, il les exhorte à être joyeux, et même à exulter “d’une joie indicible et pleine de gloire(v 8). La raison profonde de cette joie spirituelle réside dans l’amour envers Jésus et dans la certitude de sa présence invisible. C’est Lui qui rend inébranlable la foi et l’espérance des croyants, même au cours des phases les plus complexes et les plus dures de l’existence.

À la lumière de ces textes bibliques, nous pouvons lire le parcours terrestre du Pape Pacelli et son long service envers l’Église, commencé sous Léon XIII et poursuivit sous Pie X, Benoît XV et Pie XI. Ces textes bibliques nous aident surtout à comprendre la source à laquelle il a puisé son courage et sa patience au cours de son ministère pontifical qui s’est déroulé durant les douloureuses années du second conflit mondial et la période suivante, non moins complexe, de la reconstruction et des difficiles rapports internationaux, passés à l’histoire sous la significative appellation de “guerre froide”.

Miserere mei Deus, secundum magnam misericordiam tuam”: c’est avec cette invocation extraite du Psaume 50/51 que Pie XII débutait son testament. Et il poursuivait: “Ces mots que je prononçai, conscient d’être sans mérites et non à la hauteur, au moment où je donnai, en tremblant, mon acceptation à l’élection comme Souverain Pontife, je les répète maintenant avec plus de raison”. Deux années manquaient alors à sa mort. S’abandonner dans les mains miséricordieuses de Dieu : telle fut l’attitude que cultiva constamment mon Prédécesseur vénéré, le dernier des Papes nés à Rome, appartenant à une famille en relation avec le Saint-Siège depuis de nombreuses années.

En Allemagne, où il exerça les fonctions de Nonce Apostolique, d’abord à Munich puis à Berlin jusqu’en 1929, il laissa derrière lui un souvenir emplit de gratitude, surtout pour avoir collaboré avec Benoît XV à la tentative de mettre fin à l’“inutile massacre” de la Grande Guerre, et pour avoir décelé, dès son avènement, le danger constitué par la monstrueuse idéologie nationale-socialiste, avec ses pernicieuses racines antisémite et anti-catholique. Créé Cardinal en décembre 1929, et devenu peu après Secrétaire d’État, il fut un fidèle collaborateur de Pie XI pendant neuf ans, à une époque caractérisée par les totalitarismes: le fascisme, le nazisme et le communisme soviétique, condamnés respectivement par les Encycliques Non abbiamo bisogno, Mit Brennender Sorge et  Divini Redemptoris.

Celui qui écoute ma parole et croit (...) a la vie éternelle(Jn 5, 24). Cette assurance de Jésus, que nous avons écoutée dans l’Évangile, nous fait penser aux moments les plus durs du pontificat de Pie XII lorsque, sentant s’évanouir toute sécurité humaine, il ressentait fortement le besoin d’adhérer au Christ, unique certitude qui ne passe pas, et ce aussi au travers d’un constant effort ascétique. La Parole de Dieu devenait ainsi lumière sur son chemin, un chemin sur lequel le Pape Pacelli dut consoler les réfugiés et les persécutés, essuyer les larmes de douleur et pleurer les innombrables victimes de la guerre. Seul le Christ est la véritable espérance de l’homme; seulement en se confiant en Lui, le coeur humain peut s’ouvrir à l’amour qui gagne sur la haine. Cette conscience accompagna Pie XII au cours de son ministère de Successeur de Pierre, ministère commencé justement alors que s’accumulaient sur l’Europe et sur le reste du monde les nuages menaçants d’un nouveau conflit mondial qu’il tenta d’éviter par tous les moyens: “Le péril est imminent, mais il est encore temps. Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre”, s’était-il écrié dans son radio-message du 24 août 1939 (AAS, XXXI, 1939, p. 334).

La guerre mit en évidence l’amour qu’il nourrissait pour sa “Rome bien-aimée”, un amour témoigné par son intense oeuvre de charité qu’il accomplissait en faveur des persécutés, sans tenir compte d’aucune distinction de religion, d’ethnie, de nationalité, d’appartenance politique. Lorsqu’à maintes reprises, on lui conseilla de laisser le Vatican pour se mettre à l’abri, la ville étant occupée, sa réponse fut toujours la même, identique et décisive, poursuit Benoît XVI : “Je ne laisserai pas Rome et mon poste, même si je devais en mourir(cf. Summarium, p. 186). Ses familiers et autres témoins firent, en outre, part de ses privations de nourriture, de chauffage, de vêtements, de commodités, qu’il s’imposait volontairement pour partager la condition de la population durement éprouvée par les bombardements et par les conséquences de la guerre (cf. A. Tornielli, Pie XII, Un uomo sul trono di Pietro). Et comment oublier son message radio-message pour Noël, en décembre 1942 ? Avec une voix brisée par l’émotion, il déplora la situation des “centaines de milliers de personnes qui, sans aucune culpabilité de leur part, mais seulement pour des raisons de nationalité ou de race, sont destinées à la mort ou à un progressif dépérissement” (AAS, XXXV, 1943, p.23), se référant très clairement à la déportation et à l’extermination perpétrée contre les juifs. Souvent, c’est dans le secret et le silence qu’il a agi parce que, justement, à la lumière des situations concrètes de la complexité de ce moment historique, il avait eu l’intuition que c’est seulement de cette manière que l’on pouvait éviter le pire et sauver le plus grand nombre possible de juifs. Pour ses interventions, de nombreuses et unanimes attestations de reconnaissances lui furent adressées à la fin de la guerre, ainsi qu’au moment de sa mort, par les plus importantes autorités du monde juif, comme par exemple, par le Ministre des Affaires Extérieures d’Israël Golda Meir, qui lui écrivit: “Quand le martyre le plus épouvantable a frappé notre peuple, durant les dix années de terreur du nazisme, la voix du Souverain Pontife s’est élevée en faveur des victimes”, concluant avec émotion: “Nous pleurons la perte d’un grand serviteur de la paix”.

Malheureusement, le débat historique, qui n’a pas toujours été serein, sur la figure du Serviteur de Dieu, Pie XII, a oublié de mettre en lumière tous les aspects de son polyédrique pontificat. Très nombreux ont été les discours, les allocutions et les messages qu’il a adressés aux scientifiques, aux médecins, aux responsables des plus diverses catégories de travailleurs, dont certains d’entre eux sont, encore aujourd’hui, d’une extraordinaire actualité et qui continuent d’être un point ferme de référence. Paul VI, qui fut son fidèle collaborateur pendant de nombreuses années, le décrivit comme un érudit, un chercheur attentif, ouvert aux voies modernes de la recherche et de la culture, restant fermement, et avec cohérence, fidèle tant aux principes de la rationalité humaine, qu’à l’intangible dépôt des vérités de la foi. Il le considérait comme un précurseur du Concile Vatican II (cf. Angelus du 10 mars 1974). Dans cette perspective, un grand nombre de ses documents mériteraient d’être rappelés, mais je me limiterai à n’en citer que quelques-uns. Avec l’Encyclique Mystici Corporis, publiée le 29 juin 1943 alors que la guerre faisait encore rage, il décrivait les rapports spirituels et visibles qui unissent les hommes au Verbe incarné, et proposait d’intégrer, dans cette perspective, tous les principaux thèmes de l’ecclésiologie, offrant pour la première fois une synthèse dogmatique et théologique sur laquelle se baserait la Constitution dogmatique conciliaire Lumen Gentium.

Quelques mois après, le 20 septembre 1943, avec l’Encyclique Divino Afflante Spiritu, il fixait les normes doctrinales pour l’étude des Saintes Écritures, en mettant en relief son importance et son rôle dans la vie chrétienne. Il s’agit d’un document qui témoigne d’une grande ouverture à la recherche scientifique sur les textes bibliques. Comment ne pas rappeler cette Encyclique, alors que se déroulent les travaux du Synode qui a justement pour thème “La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église”? C’est à l’intuition prophétique de Pie XII que nous devons la première étude sérieuse des caractéristiques de l’historiographie antique, pour mieux comprendre la nature des livres sacrés, sans en affaiblir ou en nier leur valeur historique. L’approfondissement des “genres littéraires”, pour mieux comprendre ce que l’auteur sacré avait voulu dire, avait été, jusqu’en 1943, considéré comme suspect, du fait aussi des abus qui y avaient été commis. L’Encyclique ne reconnaissait pas sa juste application, déclarant illégitime son usage pour l’étude non seulement de l’Ancien mais aussi du Nouveau Testament. “Aujourd’hui, cet art - explique le Pape - que l’on a l’habitude d’appeler critique textuelle et qui est, valablement et fructueusement, utilisée dans les éditions des auteurs profanes, s’applique de plein droit aux Livres Sacrés en fonction justement du respect qui est dû à la Parole de Dieu”. Et, il ajoute: “Son objectif est, en effet, de restituer, avec toute la précision possible, sa première teneur au texte sacré, le débarrassant des déformations introduites par les fautes des copistes et le libérant des gloses et des lacunes, des transpositions de mots, des répétitions et des défauts similaires de tout ordre, qui dans les écrits transmis à la main pendant de nombreux siècles, s’infiltraient couramment.” (AAS, XXXV, 1943, p. 336).

La troisième Encyclique que je voudrais mentionner est la Mediator Dei, consacrée à la liturgie, publiée le 20 novembre 1947. Avec ce Document, le Serviteur de Dieu donna l’impulsion au mouvement liturgique, insistant sur l’”élément essentiel du culte”, qui “doit être celui interne: il est, en effet, nécessaire – écrit-il – de vivre toujours en Christ, de se dédier à Lui, afin qu’en Lui, avec Lui et pour Lui on glorifie le Père. La sainte Liturgie exige que ces deux éléments soient intimement liés... Autrement, la religion devient un formalisme sans fondement et sans contenu”. Ensuite, nous ne pouvons pas, non plus, ne pas évoquer l’importante impulsion que ce Souverain Pontife donna à l’activité missionnaire de l’Église avec les Encycliques Evangelii praecones (1951) et Fidei Donum(1957), mettant en relief le devoir pour chaque communauté d’annoncer l’Évangile aux personnes, comme le fera, avec une courageuse vigueur, le Concile Vatican II. L’amour pour les missions, le Pape Pacelli l’avait, du reste, manifesté dès le début de son pontificat quand, au mois d’octobre 1939, il avait voulu consacrer personnellement douze Évêques provenant de pays de mission, dont un indien, un chinois, un japonais, le premier Évêque africain et le premier Évêque de Madagascar. Enfin, l’une des ses constantes préoccupations pastorales fut la promotion du rôle des laïcs, pour que la communauté ecclésiale puisse compter sur toutes les énergies et les ressources disponibles. Pour cela aussi, l’Église et le monde lui sont reconnaissants.

Chers frères et soeurs, alors que nous prions pour que la cause de béatification du Serviteur de Dieu, Pie XII, se poursuive normalement, il est bon de rappeler que la sainteté fut son idéal, un idéal qu’il ne manqua pas de proposer à tous. Pour cela, il donna une forte impulsion aux causes de béatification et de canonisation de personnes appartenant à des populations diverses, de représentants de tous les états de vie, fonctions et professions, réservant une vaste place aux femmes. C’est Marie justement, la Femme du salut, qu’il montre à l’humanité comme signe de ferme espérance, en proclamant le dogme de l’Assomption durant l’Année Sainte de 1950. À notre époque qui est, comme alors, assaillie de préoccupations et d’angoisse pour son avenir; en ce monde où, peut-être encore plus qu’alors, l’éloignement de tant de personnes de la vérité et de la vertu laisse entrevoir des scénarios privés d’espérance, Pie XII nous invite à tourner notre regard vers Marie qui est montée dans la gloire céleste. Il nous invite à l’invoquer avec confiance, pour qu’elle nous fasse apprécier toujours plus la valeur de la vie sur la terre et nous aide à diriger notre regard vers le vrai but auquel nous sommes tous destinés: cette vie éternelle qui, comme Jésus nous l’assure, est déjà possédée par celui qui écoute et suit sa parole.

 

 

Amen !

14:17 Publié dans Benoît XVI | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : religion, théologie, culture, philosophie, actualité, benoït xvi |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Le très moderniste abbé apostat Joseph Ratzinger, « théologien » du Cardinal Frings au Concile Vatican II, est depuis longtemps hors de l'Eglise, bien avant son « élection » au trône pontifical par les 115 conclavistes d'avril 2005, dont quatre seulement étaient de véritables évêques sacramentellement revêtus de la plénitude du Sacerdoce catholique et de la potestas ordinis épiscopale.

Le lundi 18 novembre 1907, le Pape Saint a Pie X publia sa lettre Apostolique Motu Proprio Praestantia Scripturae sacrae par laquelle il déclarait solennellement, avec les notes de l'infaillibilité pontificale, ipso facto excommunié "latae sententiae" tout contradicteur, ou tout contrevenant à son décret Lamentabili sane exercitu ou à son encyclique Pascendi dominici gregis : "« Nous déclarons et décrétons que si quelqu'un - ce qu'à Dieu ne plaise - avait assez de témérité pour défendre n'importe laquelle des Propositions, des opinions et des doctrines réprouvées dans l'un ou l'autre des documents mentionnés plus haut, il encourrait ipso facto la censure portée par le chapitre Docentes, de la Constitution Apostolicæ Sedis, laquelle censure est la première des excommunications latæ sententiæ simplement réservées au Pontife romain. Et il doit être entendu que cette excommunication ne supprime pas les peines que peuvent encourir ceux qui se seront opposés en quelque manière aux susdits documents en tant que propagateurs et fauteurs d'hérésies, lorsque leurs propositions, opinions ou doctrines seront hérétiques, ce qui, à la vérité, est arrivé plus d'une fois aux adversaires de ces deux documents, surtout lorsqu'ils se sont faits les champions du modernisme, c'est-à-dire du rendez-vous de tontes les hérésies."

Écrit par : Sylvain M. | lundi, 05 janvier 2009

l'Église conciliaire accepte maintenant la Messe de Saint Pie V, mais cela ne la fait pas sortir pour autant de la Révolution libérale et moderniste. Au contraire, la Révolution dans l'Église est sauve et plus ancrée dans son sein par cette acceptation de la Messe catholique. On pourrait même déjà prédire que la formule victorieuse de la Pseudo-Restauration sera plus ou moins : "TRADITIONALISTE OUI, MAIS EN PRIVE !" Si les modernistes perfectionnaient leur Pseudo-Restauration dans ce sens, il faudrait prévoir pour l'avenir le danger que cette manœuvre représente pour les traditionalistes, surtout ceux qui sont moins préparés, ceux qui connaissent peu, ou pas, la doctrine du Magistère éternel.

Écrit par : Serrus | lundi, 05 janvier 2009

En lien la traduction effectuée par Jeanne Smits du corps du discours de Benoît XVI aux participants au congrès sur « L’héritage du magistère de Pie XII dans le Concile Vatican II », en la salle Clémentine, le 8 novembre 2008.

http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2008/11/benot-xvi-et-pie-xii.html

Écrit par : Lapide | lundi, 05 janvier 2009

Information :

« Benoît XVI étudie “sérieusement” la possibilité d’attendre l’ouverture pas prévue avant six ans au moins des archives sur Pie XII, avant de béatifier ce pape controversé, a affirmé jeudi le président du Comité juif international pour le Conseil inter-religieux. Les archives secrètes du Vatican sur le pontificat de Pie XII ne seront pas ouvertes avant six ou sept ans à cause de l’important travail d’archivage nécessaire, a annoncé jeudi le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

[...]Le responsable de ces archives, Mgr Sergio Pagano, que la délégation du ICJIJ a également rencontré, “nous a expliqué les difficultés techniques pour lesquelles les archives ne pourraient pas être ouvertes” avant plusieurs années. “Et même si le pape décidait (de les ouvrir), ce ne serait pas possible avant que le travail technique soit terminé”, a ajouté le rabbin Rosen. L’ouverture de ces documents est régulièrement réclamée par les historiens spécialisés dans le rôle [soi-disant] controversé de Pie XII face à la Shoah. [...] »

AFP- Le Monde - 30 oct. 2008

Écrit par : Psek | lundi, 05 janvier 2009

Sa Sainteté Pie XII : L'Oraison Dominicale

http://www.youtube.com/watch?v=3yh5Secu2nA&feature=related

Écrit par : Quadrige | lundi, 05 janvier 2009

A relire les lignes de la première Lettre Encyclique de Pie XII :


"...La négation de la base fondamentale de la moralité eut en Europe sa racine originelle dans l'abandon de la doctrine du Christ, dont la Chaire de Pierre est dépositaire et maîtresse. Cette doctrine, durant un temps, avait donné une cohésion spirituelle à l'Europe, laquelle, éduquée, ennoblie et civilisée par la Croix, était arrivée à un tel degré de progrès civil, qu'elle pouvait enseigner d'autres peuples et d'autres continents. Une fois détachés, en revanche, du Magistère infaillible de l'Église, de nombreux frères séparés en sont arrivés à renverser le dogme central du christianisme, la divinité du Sauveur, accélérant ainsi le mouvement de dissolution spirituelle.

[...]

Beaucoup peut-être, en s'éloignant de la doctrine du Christ, n'eurent pas pleinement conscience d'être induits en erreur par le mirage de phrases brillantes, qui célébraient ce détachement comme une libération du servage dans lequel ils auraient été auparavant retenus ; ils ne prévoyaient pas davantage les amères conséquences de ce triste échange entre la vérité qui délivre et l'erreur qui asservit ; et ils ne pensaient pas qu'en renonçant à la loi infiniment sage et paternelle de Dieu et à l'unifiante et élevante doctrine d'amour du Christ, ils se livraient à l'arbitraire d'une pauvre et changeante sagesse humaine : ils parlèrent de progrès alors qu'ils reculaient ; d'élévation alors qu'ils se dégradaient ; d'ascension vers la maturité, alors qu'ils tombaient dans l'esclavage ; ils ne percevaient pas l'inanité de tout effort humain tendant à remplacer la loi du Christ par quelque autre chose qui l'égale : ils se perdirent dans la vanité de leurs pensées. (Rom., I, 21.).
Quand fut affaiblie la foi en Dieu et en Jésus-Christ, quand fut obscurcie dans les âmes la lumière des principes moraux, du même coup se trouva sapé le fondement unique, et impossible à remplacer, de cette stabilité, de cette tranquillité, de cet ordre extérieur et intérieur, privé et public, qui seul peut engendrer et sauvegarder la prospérité des États.

[...]

La rééducation de l'humanité, si elle veut avoir quelque effet, doit être avant tout spirituelle et religieuse : elle doit, par conséquent, partir du Christ comme de son fondement indispensable, être réalisée par la justice et couronnée par la charité.

[...]

L'Église ne peut renoncer à l'exercice de sa mission, qui a comme fin ultime de réaliser ici-bas le plan divin : instaurer dans le Christ tout ce qui est dans le ciel et sur la terre (Ephes., I, 10), d'autre part, son œuvre apparaît aujourd'hui plus nécessaire qu'en aucun autre temps, car une triste expérience enseigne qu'à eux seuls les moyens extérieurs, les mesures purement humaines et les expédients politiques n'apportent pas un adoucissement efficace aux maux, dont est travaillée l'humanité.
Instruits précisément par la douloureuse faillite des expédients humains, beaucoup d'hommes, pour éloigner les tempêtes qui menacent d'engloutir la civilisation dans leurs tourbillons, tournent les yeux avec un renouveau d'espérance vers l'Église, citadelle de vérité et d'amour, vers ce Siège de Pierre, qui, ils le sentent bien, peut rendre au genre humain cette unité de doctrine religieuse et de règle morale, qui en d'autres temps fit la consistance des relations pacifiques entre les peuples.

[...]


L'Église catholique, cité de Dieu, dont le Roi est vérité, dont la loi est charité, dont la mesure est éternité (S. Aug. Ep. CXXXVIII ad Marcellinum, c. III, n. 17), annonçant sans erreurs ni diminutions la vérité du Christ, travaillant selon l'amour du Christ avec un élan maternel, se tient comme une bienheureuse vision de paix, au-dessus du tourbillon des erreurs et des passions, attendant le moment où la main toute-puissante du Christ-Roi apaisera la tempête et bannira les esprits de dissension, qui l'ont provoquée."


- Summi Pontificatus -


PIE XII, PAPE

Donné à Castel-Gandolfo près Rome, le 20 octobre de l'an 1939, de Notre pontificat le premier.


http://lesbonstextes.awardspace.com/pxiisummipontificatus.htm

Écrit par : Antoine de la Croix de Berny | mardi, 06 janvier 2009

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a estimé que le projet de Benoît XVI de béatifier le pape Pie XII, "porterait, s'il était mené à son terme, un coup sévère aux relations entre l'Eglise catholique et le monde juif" :

"Alors que le Vatican refuse d'ouvrir aux historiens ses archives sur la période de la seconde guerre mondiale, et que la majorité des historiens indépendants n'appuie pas la thèse d'une activité inlassable du Pape en faveur des Juifs, une telle béatification serait ressentie négativement par l'ensemble des institutions juives de par le monde. Il n'est pas question de nier que le Pape a aidé à cacher un certain nombre de Juifs à Rome pendant la période d'occupation allemande, il est encore moins question de sous-estimer la part magnifique qu'ont prise à titre personnel certains ecclésiastiques, en France notamment, dans le sauvetage des Juifs. Mais le Pape Pie XII, soucieux de ne pas rompre les ponts avec l'Allemagne, n'a jamais prononcé un discours clair dénonçant la monstruosité particulière de l'extermination de millions de Juifs, il ne l'a d'ailleurs pas fait non plus après la guerre, ce qui est profondément choquant".

Écrit par : Innocent | mardi, 06 janvier 2009

Pie XII prit des mesures disciplinaires contre Montini, futur Paul VI, qu’il éloigna de Rome en le nommant archevêque de Milan – promoveatur ut amoveatur. Il lui refusa le chapeau de cardinal et ne voulut jamais le recevoir en audience.
Alors que de Lubac recevait les foudres du Saint-Office et voyait ses livres dénoncés, de Milan venaient des paroles d’adhésion et d’encouragement... Montini fut créé cardinal par son ami Jean XXIII, qui lui ouvrit enfin la voie vers le pontificat que Pie XII lui avait fermée.

Élu pape, Montini put utiliser l’autorité suprême au service des forces modernistes. Plus encore que Jean XXIII, il ou vrit les portes du Concile aux nouveaux théologiens. Leur nombre passa de 201 en septembre 1962 à 480 à la fin du Concile, grâce à l’influence discrète de Paul VI qui leur montrait son approbation en les recevant en audiences privées, en concélébrant avec eux, en louant leur collaboration . Il exerça la même influence discrète sur les Pères conciliaires pour qu’ils ratifient la nouvelle théologie condamnée par Pie XII peu avant.

Écrit par : Silvère | mardi, 06 janvier 2009

PIE XII fut très sévère également contre de Lubac, en particulier en condamnant ses écrits, dont le livre Surnaturel (1946), après la parution en 1950 de l’encyclique Humani Generis fustigeant la «théologie nouvelle» dont de Lubac était le porte-étendard.
Pendant son retrait pour dix ans de l’enseignement théologique De Lubac profita de cette mise à l'écart de Rome pour écrire trois études sur le bouddhisme (1951, 1952, 1955) et deux livres destinés à une grande audience un peu plus tard..., Méditation sur l’Église (1953) et Sur les chemins de Dieu (1956).

Au terme de ces années de bannissement, il connut une réhabilitation générale lorsqu’en août 1960 Jean XXIII l’appella à Rome comme expert de la Commission théologique préparatoire au concile. Membre de l’Institut depuis 1957, il devait ensuite être élevé au cardinalat par Jean-Paul II en 1983.

(Source: Encyclopédie Universalis)

Écrit par : Celias | mardi, 06 janvier 2009

Pie XII est présenté dans l’exposition sur l’histoire de l’holocauste comme ayant refusé de prendre une part active dans le soutien aux victimes du génocide nazi. Dans la légende de la photo concernant Pie XII au mémorial de Yad Vashem, on peut lire :

"La réaction de Pie XII à l'égard du massacre des Juifs pendant la période de l'holocauste est controversée (...). Bien qu'il ait été informé au Vatican du massacre des Juifs, le pape n'a pas protesté, ni par oral, ni par écrit (...). Même lorsque des Juifs ont été déportés de Rome à Auschwitz, le pape n'est pas intervenu (...). Il a maintenu une position de neutralité sauf à la fin de la guerre où il a lancé un appel au nom des gouvernements de Hongrie et de Slovaquie. Son silence et son absence de directives ont contraint le clergé en Europe à décider de façon indépendante de l'attitude à adopter face à la persécution des Juifs".

Le texte qui accompagne la photo précise que:

"Pie XII a écarté une lettre encyclique de dénonciation du racisme et de l'antisémitisme préparée par son prédécesseur Pie XI (...). Alors que des informations sur l'extermination des Juifs arrivent au Vatican, le pape ne proteste ni oralement, ni par écrit. En décembre 1942, il s'abstient de signer la déclaration des Alliés condamnant l'extermination. Quand les Juifs de Rome sont déportés à Auschwitz, le pape n'intervient pas". (...)

Écrit par : Philo | mercredi, 07 janvier 2009

Pie XII "Pastor Angelicus" est la devise attribuée au Pape Pie XII dans les prophéties de Saint Malachie, dernier Souverain pontife authentique d'une Eglise qui a perdu la Foi.


http://exorciste33.over-blog.com/article-26111277.html

Écrit par : Synésius | mercredi, 07 janvier 2009

Couronnement de Sa Saintete Le Pape Pie XII :

http://www.dailymotion.com/video/x62k1l_couronnement-de-sa-saintete-le-pape_shortfilms

Écrit par : François Gonseth | mercredi, 07 janvier 2009

http://users.skynet.be/histcult/piedouze.htm

Écrit par : info | mercredi, 07 janvier 2009

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