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mardi, 25 novembre 2008

RÉPONSE DE ZAK À JUAN ASENSIO

Nous signalons, eu égard au tour relativement délicat que prend cette note, que si le débat est toujours largement encouragé sur La Question, et qu’il n’est pas dans notre intention d’y contraindre la liberté d’expression qui reste, comme toujours, pleine et entière, il convient cependant de respecter certaines règles minimales déontologiques. On évitera donc, autant que faire ce peut, les injures déplacées, les suppositions gratuites, et tout ce qui pourrait s’apparenter à de la diffamation envers les personnes.

 

MÉTAPHYSIQUE DE LA VIRTUALITÉ

ou la dissection théologique du cadavre de la lassitude et du dégoût

par ZAK

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Juan Asensio, quoi de plus normal finalement et fort logiquement, se lasse d’une activité « internautique » et d’un mode de fonctionnement passablement vide et inexistant ? Ne vient-il pas de déclarer, récemment, en des termes relativement forts, puisqu’il parle de « lassitude » et même de « dégoût », termes qui nous instruisent sur la nature actuelle de son sentiment intérieur à l’égard du monde virtuel, son peu d’enthousiasme pour ce qui fit, un temps, le sens même de son investissement en ces domaines. Par ailleurs, renforçant plus encore ce jugement, il semblerait que ces impressions négatives ne soient pas récentes : « Cette lassitude, et, de plus en plus souvent hélas, ce dégoût, ne sont point des sentiments véritablement nouveaux… » affirme-t-il.

Mais au fond qu’y a-t-il d’extraordinaire à cela ? Juan Asensio ressent ce que tout être animé d’un minimum d’intelligence voit surgir en sa conscience lorsqu’il constate que son dialogue avec le siècle se résume à une suite de monologues autistes entre sourds profonds, se solde par d’inutiles confrontations entre des orgueils démesurés et des vanités maladives, le plus souvent inversement proportionnels au talent et à la valeur des minuscules ignorants qui aboient un peu de partout et de façon répétitive sur la toile, et que les constants efforts que demandent la réalisation d’analyses sérieuses, de réflexions étayées, de commentaires développés, se concluent inlassablement par des quolibets indigents, des glapissements ridicules, des slogans imbéciles, des attitudes basses et viles. Rien de plus triste et de navrant, rien de plus stérile et affligeant, que ce spectacle grossier – effectivement !

Tout comme lui,  nous ne pouvons, fort heureusement, que douter que cette atmosphère soit la réponse ultime pour que puisse vivre et s’exprimer la pensée : « Je doute, écrit-il, que la virtualité, cet universel reportage fonctionnant bien trop souvent à vide, soit absolument la dernière chance donnée à la littérature de se faire lire, entendre, écouter, admirer, commenter. »


C’est pourquoi, partageant ces doutes, il nous a semblé intéressant de nous pencher, par une défiance de principe à l’égard du psychologisme qui fait l’excitation des petits esprits contemporains intoxiqués par un sous freudisme de pacotille dont on sait les pièges catégoriques qu’il recèle, non sur les ressorts secrets de l’âme « juanienne » qui ne manifeste pas une originalité particulière en ces domaines et qui, comme les autres, souhaite sa part de lumière en ce monde ténébreux tout en souffrant d’être incomprise, mais sur l’essence de la virtualité qui est en fait, la véritable et authentique question pertinente que soulève, indirectement, notre dissecteur du cadavre de la littérature dans sa déclaration.


De ce fait, loin donc d’entrer dans un exercice qui voisinerait avec l’habituel babillage littéraire, il était évident que seule une approche attentive de ce qui constitue l’essence de cette virtualité pouvait, non seulement être cohérente, mais nous amener à découvrir en quoi il ne peut et ne saurait y avoir que déception, tristesse, lassitude, dégoût et acédie en cette vallée de Josaphat, où certaines causes déterminantes et contraignantes, depuis la rupture adamique qui entraînât les dégâts que l’on sait, condamnent les créatures à errer et toujours être déçues et désillusionnées, ceci jusqu’à l’heure de leur retour à l’invisible.


Les anciens, qui conservaient, au contraire de nous, bien plus que trois sous évanescents et médiocres de religion et qui, surtout, ne se prétendaient pas savants, savaient ça pourtant. Ils ne se plaignaient pas - endurant l’adversité et le désespoir lorsqu’ils survenaient et, voyant la dureté de cette terre, prenaient leur bréviaire ou leur Bible, et aller prier l’Eternel dans le secret de leur cœur. Et là, face à l’intimité du Ciel, ils ouvraient tout grand leur âme simple aux grâces de la consolation surnaturelle.


Cependant, concrètement pour nous qui n’avons plus la sagesse de jadis et manquons de recours spirituels et de simplicité, un travail est indispensable face à cette situation de déréliction, à savoir penser le caractère propre de notre relation face à un monde nouveau qui est englouti, dévoré, submergé par l’abstraction et la non-substance. Dès lors, il s’agit bien d’interroger métaphysiquement l’essence de la virtualité sous peine d’être incapable de pouvoir ni la penser, ni la comprendre et encore moins l’éprouver dans ce qu’elle peut provoquer de « lassitude » et de « dégoût », et de ne point se cantonner, en s’empêchant d’en affronter la vérité, à employer de façon superficielle « ce terme [de virtualité] dans le sens de reportage universel », et de convoquer, impérativement, « Adam, Eve, Martin, Thomas » et les autres, pour espérer y voir un peu plus clair.


C’est pourquoi, nous reprendrons volontiers ici au titre de la contribution, ceci afin de ne pas noyer sous un commentaire fleuve son blog, la courte analyse que nous avions écrite à l’attention de Juan Asensio, en lui adjoignant simplement quelques notes complémentaires qui en éclaireront la perspective :

 



I. Nature ontologique de la « virtualité »



heid6.jpg L'existence, si l’on y réfléchit, ne vient pas par un détour, elle est donnée d'abord, elle nous est donnée. Elle préexiste ontologiquement à la pensée. Le "cogito" est précédé ainsi d'un être sous-entendu, sur lequel l'idéalisme n'a point tort d'attirer l'attention, mais dont il ne faudrait pas d'abord omettre la portée existentielle, pour le clore ensuite hâtivement à double tour sur soi-même [1]. Car cet être a beau conditionner la connaissance qui en émane, sa co-naissance provient justement d'un être-à-penser ; le "moi" sous-entendu, sous-jacent, sous-existant, n'est précisément déterminé par rien d'autre, défini par rien d'autre en ce point de départ que par la subordination, la sujétion, la docilité à cet appel des questions multiples et à son peu de réalité. Tel est le "moi" ; une aptitude à l'être, un être provocable, un petit rien du tout, un illusoire être à-penser-l'être, un correspondant, un répondant de l'être assez minuscule et fragile [2].

Il se peut donc que la « virtualité », puisque c’est bien de cela qu’il s’agit du point de vue de notre nature, ait été le premier état de l’Adam primitif après la Chute [3]. Dès lors la « virtualité » serait d’essence ontologique pour chaque homme, depuis toujours et à jamais ; elle se dévoilerait donc de nature destinale pour reprendre l’expression de Martin Heidegger (1889-1976) [4]. L'homme, en effet, en tant que virtualité abîmée, liée, assujettie, est cette réalité initiale dont la solidarité existentielle ne souffre aucune contestation : si rigoureusement primitive en réalité qu'il manquerait une "raison" pour la mettre en doute. On ne saurait donc le faire de prime abord que déraisonnablement, sans justification. Les questions sont assez réelles, pour qu'il n'y ait point à les provoquer. L'existence les fait lever. Le doute imaginaire lui-même n'a pas d'existence que par ces questions du doute existentiel dont il emprunte les livrées.

 

ernest_hello.jpg

 

Enest Hello (1828-1885)

"Qu’est-ce que l’homme en vérité ? …Il naît dans le sang et pleure avant de voir..."

 

 

II. Nature de l’homme

 

 

Ernest Hello, dont la santé fragile lui donna, comme Pascal, de percevoir vivement la situation pénible qui est le lot de l’humaine condition lorsqu’elle ne se ment pas par le divertissement, n’hésitera pas à dire :

-  « Qu’est-ce que l’homme en vérité ? …Il naît dans le sang et pleure avant de voir. Il donne la douleur avant de naître et quelquefois la mort en naissant. Il gémit avant d'ouvrir les yeux. Corps, âme, esprit et cœur il est la proie de tout ce qui existe. Toutes les créatures forment contre lui une épouvantable, inévitable et toute puissante conspiration.
Ses amis, qui sont rares, et ses ennemis, qui sont innombrables, s’entendent entre eux pour le perdre. Les créatures les plus irréconciliables entre elles se réconcilient pour conspirer sa ruine. Ruine du corps, ruine de l’esprit, ruine de l’âme, ruine du cœur. (…) Il n’y a pas dans la création un abîme qui ne puisse contenir pour nous la maladie, le désespoir, la mort et l’enfer, multipliés les uns par les autres. Il n’y a pas un mouvement de l’âme et de l’esprit, fût- ce le plus doux, le plus bienveillant, le plus juste et le plus vrai, qui, égaré par les douleurs dont il est environné, précédé ou suivi, ne puisse contenir pour nous et pour nos amis la maladie, le désespoir, la mort et l’enfer. (…) Il faut ajouter, poursuit Hello, qu’en écartant par la pensée toutes les horreurs de la paix et de la guerre, tous les maux que je viens de nommer et tous les autres maux, il lui resterait encore l’horreur de se supporter lui-même, l’ennui de son vide qui ramènerait toutes les horreurs… Enfin il faut ajouter, conclut-il, que ce misérable, qui, tout entier, cœur, âme, esprit et corps, de la pointe des cheveux à la plante des pieds, de la peau au cœur, n’est qu’une plaie, et à qui sa propre corruption se révèle incessamment et perpétuellement par toutes les voies les plus hideuses dont dispose la pourriture, ce monstre qui peut mourir de l’infection du cadavre de son voisin, ce monstre est pétri d’orgueil, et la dernière chose qui meurt en lui c’est l’amour-propre. » [5]

A l'origine, il n'y a donc pas seulement une conscience. Ni même un être authentique parmi les êtres en coexistence. Mais, un être déterminé comme les autres à l'orgueil, à la virtualité, soumis, dominé ; qui lasse et qui dégoûte. A l'origine, il y a ainsi cette provocation manifeste et générale des phénomènes, tous plus virtuels les uns que les autres, dont on ne peut se déprendre, se libérer... sauf bien évidemment dans le refus existentiel réalisé, d'une certaine façon, par le suicide qui n’est en fait, que le triomphe ultime d’une dernière virtualité…accomplie, mais toujours manquante. La coexistence est indéniable, dont se constitue la cogitation toute première (et dont précisément notre tâche est de rendre raison). C'est de l'être virtuel que brasse la pensée ; elle n'agite rien que "sub respectu entis", sous la forme d'être et en rapport à sa virtualité abstraite et dégoûtante. Tel est le "logos" indiscutable, cette liaison de la virtualité ontologique à ce qui l'entoure. Indiscutable détermination, car on ne la discuterait encore qu'au nom d’un devenir bien hypothétique, si on prétendait la mettre en doute. Avant toute disposition qui prétendrait de notre choix, nous sommes ainsi embrayés, enclenchés, engagés...produits « virtuellement ».


C'est ce fait, justement, dont il nous faut tenir compte. Et sans doute assumer.

 

maistre.jpg

Joseph de Maistre (1753-1821)

 

III. La virtualité comme détermination originelle

 

Le postulat initial d’une fatale détermination au virtuel, si l'on tient à ce terme, n'est donc en réalité d'aucune façon postulé, mais imposé, positif, donné par nature et de naissance. Nous sommes de la race de ceux qui cherchent virtuellement l'être. Plutôt que d'un postulatum à admettre, c'est du postulare en effet qu'il s'agit de chercher raison. Et il ne faut donc point confondre avec un quelconque postulat, comme celui qui marge l'origine d'une hypothèse, l'universelle ligation et obligation, l'implacable domination qui est faite à l'homme, face à laquelle il ne peut qu'interroger, interroger en réponse à la provocation des phénomènes, à la détermination de l'être à la terrible contingence virtuelle.
La réponse de l'homme est son interrogation, la réponse à la détermination existentielle est dans « la Question », dans le questionnement incessant et inquiet, dans l’angoisse et l’incomplétude. La virtualité se présente bien à nous comme un destin, elle n’est ni nouvelle, ni particulièrement spécifique à nos temps ; elle est inscrite au cœur du présent depuis que le premier instant après la Chute emprisonna jusqu’à l’heure du jugement dernier Adam, et sa postérité, dans la geôle de l’espace et de la durée.

De la sorte, serait-il vraiment nécessaire de préciser, à quelqu’un qui connaît apparemment bien Joseph de Maistre, ce que signifie le sens de la dégradation pour l’homme, qui sut si bien, se fondant sur l’auteur de l’Epître aux Romains, indiquer que nous ne percevons les choses aujourd’hui que comme des myopes indigents – ou plus exactement que nous appréhendons la réalité de façon renversée, comme dans un miroir - « cum speculum » ?

Dans le doute, rappelons tout de même pour conclure, quitte à « ennuyer » si l’on considère notre orientation foncièrement ontologisante comme une « sur-réponse », avec les mots du comte chambérien, ce qu’il en est de la l'existence, ceci pour éviter peut-être moins de lassitude et de dégoût répétitifs, ou d’aquoibonisme sur le mode des humeurs passagères de l’âme, même si ce n'est que face au superficiel « reportage universel », représentatif des tares génériques de l'humaine condition, et faire en sorte que l’acédie puisse se transformer, heureusement, en une perspective, certes qui pourrait en définitive s’avérer moins stylistiquement attractive, mais sans aucun doute beaucoup plus substantielle, c’est-à-dire - du moins pour nous qui nourrissons plus que des doutes vis-à-vis de l’authenticité de la littérature contemporaine qui se révèle souvent un cadavre stérile - métaphysiquement exigeante :



« Le mal a tout souillé, et dans un sens très vrai tout est mal
puisque rien n’est à sa place.  (...)
Tout les êtres gémissent et tendent avec effort vers un autre ordre des choses
. »   

(J. de Maistre)

 

 

Notes.



[1] « Si la conscience est comprise, non comme fondement inconditionné, mais comme phénomène déterminé par des causes nécessaires, on en revient certes à un monisme, mais il semble alors que le prix en soit plus lourd encore, et qu'en particulier on ne puisse plus fonder dans une spécificité humaine la valeur que l'homme attache à sa propre dignité, à l'humanité consciente comme source du sens, de la vérité et de la liberté. C'est donc plus fondamentalement, ajoute avec pertinence André Ouzoulias, le régime d'existence de l'humanité, autrement dit son statut ontologique, qui est au cœur de tout questionnement sur le statut de la conscience. » (A. Pouzoulias, La Conscience, Quintette, 1989, pp. 5-6.)

[2] « Le mot allemand antworten, répondre, ne signifie en vérité pas moins que ent-sprechen, correspondre. La réponse à notre question ne s'épuise pas dans un énoncé qui répliquerait à la question par une constatation...; la réponse est bien plutôt l'Ent-sprechung, la correspondance qui parle en faisant face à l'être de l'étant. Une condition doit d'abord être remplie : parvenir à une correspondance avant d'en faire la théorie. » (M. Heidegger, Qu'est-ce que la philosophie ? Gallimard, 1960, p. 36).

[3] La rupture adamique si souvent impensée, a tellement modifié, transformé notre état que nous n’en mesurons pas toujours la véritable conséquence : « Qu’avez-vous été ? questionnera saint Bernard (1090-1153), qu’êtes-vous ? que serez-vous ? Ce que vous avez été ? un vil néant ; ce que vous êtes ? un vase plein de corruption ; ce que vous serez ? la pâture des vers : Quid fuisti ? quid es ? quid eris ? Quid fuisti ? sperma faetidum ; quid es ? vas stercorum ; qiid eris ? esca vermium. » (Formul. Vitae honestae).

[4] Penser l'homme, pour Heidegger, c'est avant tout penser l'être, et penser l'être implique de dépasser le cadre un peu étroit et limité de la pensée, il faut donc se confronter à deux modalités consubstantielles : la métaphysique et la connaissance de la nature de l’homme, modalités qui recèlent un même destin historial dissimulant l’essence destinale même de la pensée authentique.

[5] E. Hello, Du néant à Dieu, t. II,  Librairie Académique Perrin, 1930, pp. 3-9.

16:56 Publié dans De la littérature, Du mal, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (158) | Tags : littérature, stalker, blogosphère, internet, blog, blogs |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Isabelle, vous nous aviez caché que Zak c'était vous !

Voici ce que pense Stalker de l'intéressante analyse, assez fouillée et largement développée publiée ici, suite à son interrogation existentielle dont il se fit l'écho dans sa note : "A quoi bon ?"

On y découvre, au terme de sa réflexion, qu'il pense que "notre salut est de chair". Incontestablement, c'est une attitude très éloignée, c'est le moins qu'on puisse dire, des conceptions soutenues sur "La Question".

Finalement, il est assez prévisible et logique dans sa conclusion : "Je laisse donc le Ciel aux oiseaux".

Joli compliment...mais qu'est qu'on fait de l'exigence métaphysique évoquée par Zak comme étant fondamentale et essentielle ?


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Pour les plus savants, je signale qu'Isabelle des Charbinières a repris et étoffé son commentaire, en faisant une note véritable sur la virtualité comprise dans son sens théologico-philosophique.
Bien lu mais, contrairement à son présupposé, seul m'intéresse mon salut sur Terre : je ne cherche pas à conquérir l'invisible (qui m'entoure et me porte) et encore moins à retrouver une hypothétique béatitude pré-édénique, puisque qui veut faire l'ange fait presque toujours la bête.
Quand ces fantômes bavards comprendront-ils que notre salut est de chair ?
Je laisse donc le Ciel aux oiseaux et aux ectoplasmes et me contente bien simplement du sel de la terre.
Aux autres : merci.
Après tout, la Zone n'a de sens que pour vous : quoi de plus normal qu'elle réclame votre vitalité ?

Ecrit par : Stalker | 17/11/2008

Écrit par : Radek | lundi, 17 novembre 2008

Pourtant Radek, au début, il avait bien correctement identifié l'auteur du post chez lui :

"Zak, lorsque je parle de virtualité, pas la peine de me faire un cours de théologie, de grâce, surtout que j'emploie ce terme dans le sens de reportage universel, ne convoquant point Adam, Eve, Martin et Thomas !
J'aime assez les réponses complexes, mais les sur-réponses si je puis dire m'ennuient au plus haut point.
Il y a dégoût, lassitude, fatigue (réelle)... acédie : analysez cela si vous le voulez..."

Ecrit par : Stalker | 16/11/2008

http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/11/08/a-quoi-bon.html#comments


Mystère...de la chair sans doute...analysez ça comme vous voudrez !

Écrit par : Sophie | lundi, 17 novembre 2008

Ah, le Ftalker s'ennuie ferme dans sa zaune, et réclame quelques caresses de la part de ses quelques lecteurs. La fatuité n'a aucune limite.

Heureusement, nous lui rendons hommage comme il le mérite.

http://consanguin.blogspot.com/2008/10/quest-ce-quun-franais-de-souche-2_19.html

Écrit par : Frère Scoliose | mardi, 18 novembre 2008

Ah! Pour sûr, les hyènes toujours rappliquent.

Écrit par : V | mardi, 18 novembre 2008

Ah, pour sûr, quand le cadavre pue si fort.

Mais que diable, un peu de respect pour notre Dissection du Cadavre de la Boursouflure Réactionnaire !

Et ne vous y trompez pas : le Ftalker nous fait bien de la peine, à exposer ainsi son désarroi de mal aimé. Hommage.

"J'ai besoin qu'on m'aime,
Mais personne ne comprend
Ce que j'espère et que j'attends.
Qui pourrait me dire qui je suis?
Et j'ai bien peur
Toute ma vie d'être incompris
Car aujourd'hui je me sens mal aimé,

Je suis le mal aimé.
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer.
Mais ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi.

Si les apparences sont quelquefois contre moi,
Je ne suis pas ce que l'on croit.
Contre l'aventure de chaque jour,
J'échangerais demain la joie d'un seul amour.
Mais je suis là comme avant mal aimé,

Je suis le mal aimé.
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer.
Mais ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi.

Car je suis mal aimé,
Je suis le mal aimé.
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer.
Ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi.

Oh je suis mal aimé,
Je suis le mal aimé.
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer.
Ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi.

Oui je suis mal aimé, c'est vrai,
Je suis le mal aimé.
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer.
Ont-ils chercher à savoir d'où me viennent mes joies?
Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi."

Écrit par : Frère Toxoplasmose | mardi, 18 novembre 2008

"la nature ontologique de la virtualité" ?

C'est une expression pompeuse qui comporte au moins un pléonasme, mon fils, et qui illustre la propension de nos contemporains à disserter sur du vent à partir de postulats gazeux.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mardi, 18 novembre 2008

Dans les rangs du désespoir, plutôt la totale incapacité à l'acceptation des fondements d'une humanité qui se cache derrière ses plates dérisions.

Allez donc jouer aux osselets avec vos restes, mon frère.

Écrit par : V | mardi, 18 novembre 2008

Ah ma fille, des osselets ? Nous construisons d'amusants petits bibelots avec ceux des "lecteurs" mesmérisés du blog d'Asensio. Mais ces ossements sont en général trop petits et terriblement friables.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mardi, 18 novembre 2008

Curieux blog de puants égoutiers définitivement réduits du cerveau, que celui s’intitulant « Consanguins », qui viennent de se signaler sur cette note à notre attention, dont l’insipide émission d’excréments faisandés qui leur tient lieu d’esprit et sature leurs navrantes pages se voudrait, hélas ! une forme d’humour.

Se consacrant à la soi-disant dénonciation des positions de la « réacosphère », ces risibles raclures de bidets débitent au kilo des nullités affligeantes et grotesques, montrant le caractère parfaitement stérile et mongolien de leur triste besogne.

De fait, la mise en ligne de ce laborieux et insipide dégueulis absolument exécrable qui, d’ailleurs, ne fait sourire qu’eux-mêmes, est à un tel niveau de complaisante abjection radicale, qu’une seule méthode convient en ce cas-là face à ces demeurés congénitaux : tirer la chasse d’eau pour évacuation rapide de ces clownesques et pitoyables étrons néo-gauchistes dégénérés !

Écrit par : Zak | mardi, 18 novembre 2008

Eh bien ! pour un "oiseau ectoplasmique aspiré par le Ciel", selon Asensio bien sûr, je vous trouve plutôt terriblement rentre-dedans Zak. Mais ce n'est pas une critique, vous avez très bien fait, ces gusgus sont de sinistres abrutis.

Écrit par : Kilmo | mardi, 18 novembre 2008

Tant qu'à faire de lire de la poésie, plaçons ici celle qui explique le titre de la toile de Sfumata (IdC).


"Sans appui et avec appui

sans lumière en l'obscur vivant

tout entier me vais consumant



Voilà mon âme dessaisie

de toutes les choses créées

au-dessus d'elle s'est levée

en une savoureuse vie

s'étant sur Dieu seul appuyée

alors désormais on dira

chose qui m'est du plus grand prix

que mon âme à présent se voit

sans appui et avec appui



Bien que je subisse la nuit

au sein de cette vie mortelle

mes souffrances ne sont point telles

car si la clarté me trahit

je possède la vie du ciel

car l'amour de pareille vie

plus va sans cesse s'aveuglant

et plus il tient l'âme ravie

sans lumière en l'obscur vivant



L'amour accomplit tel labeur

depuis que je sais qu'il est là

qu'avec du bien du mal en moi

il donne à tout même saveur

et l'âme il la transforme en soi

et en son savoureux brasier

qu'au centre de moi je ressens

en hâte sans y rien laisser

tout entier me vais consumant..."


Extraits de Nuit obscure / Cantique spirituel de Jean de La Croix, trad. Jacques Ancet, Ed. Poésie Gallimard, avril 2000.

Écrit par : Hadrien | mardi, 18 novembre 2008

Texte excellent qui pousse à la réflexion. La notion de "virtualité" demandait une analyse plus qu'attentive. Je ne trouve donc pas "hors-sujet" votre volonté d'avoir voulu aborder la question sur le plan proprement métaphysique. Comme vous, je crois qu'il y a nécessité de poser la problématique à un certain niveau d'exigence intellectuelle et d'intensité philosophique. Vous l'avez fait, et fort bien.
Je retiens pour ma part cette phrase de Martin Heidegger : "Nur noch ein Gott kann uns retten" (Il n’y a qu’un dieu qui puisse nous sauver.)

Écrit par : A. Schnell | mardi, 18 novembre 2008

L'ouverture au destin de l'être chez Heidegger implique en effet trois conditions qui se présentent en mode successif, et qu'on pourrait faire correspondre respectivement aux trois termes de "potentialité ", de "virtualité" et d' "actualité". Ceci est à rapprocher de ce "pouvoir de parler, comme l'écrit Starobinski, qui serait une virtualité qui attend encore son accomplissement."
Le plus lointain passé ne nous laisserait ainsi deviner que l'éveil d'une faculté, non le vocabulaire et la syntaxe d'une langue plus adéquate, il nous incombe de l'instituer.

Écrit par : Guerbuant | mardi, 18 novembre 2008

Adam avait, ce que pense Boehme, un accès privilégié à la véritable nature des choses via les idées vraies et les noms "authentiques". Mais le tableau d'un Adam épargné par le péché avant la Chute, que dresse indirectement ce texte, est-elle encore recevable ?

Écrit par : Denis | mardi, 18 novembre 2008

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La paraphrase n'est pas un exercice très vitalisant pour l'intelligence... (IdC)
Je conserve donc le seul aspect original...


Quelle violence translucide, mon fils, l'amusante petite colère trépignante que voici... Nous la recueillons en passant comme une lyrique confirmation, un encouragement même.

Écrit par : Frère Saccarose | mercredi, 19 novembre 2008

"Violence translucide" pour parler de la saine réaction de Zak face aux douteuses plaisanteries des "Consanguins", dans la bouche de frère Saccarose, mais c'est un compliment !

Écrit par : Kilmo | mercredi, 19 novembre 2008

Amusante, cette pudeur à géométrie variable, qui s'apparente plutôt à une petite censure complaisante. La paraphrase en question avait pourtant un sens précis, dommage que vous n'ayez su le percevoir. Bref, c'est pas comme si on avait placé de grands espoirs en vous.

Bah, cette réaction paraphrasée sera réutilisée à meilleur escient ailleurs qu'ici. Nous sommes certains que "Zak" n'aura aucune réclamation en termes de droits d'auteurs - à moins que son petit rot ne constitue la quintessence de sa pensée politique.

En parlant "d'exercice stimulants pour l'intelligence", la modeste assemblée d'élitistes pompeux ici présente trouve réellement que les bouses asensionnelles en constituent ? Aïe, que "l'esprit français" est mal en point...

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

La scrofule est une maladie chronique qui se développe chez des sujets présentant indéniablement une prédisposition héréditaire . Elle se manifeste par des affections variées, engorgements des ganglions, ulcères, tumeurs blanches et caries des os . Le début de la maladie est insidieux et perfide .

Des signes évoquent une prédisposition indiscutable : une légère débilité, une tête un peu trop grosse, un ventre développé outre mesure, un accroissement tardif, une apathie et une grande répugnance pour les efforts physiques et intellectuels . Parfois on retrouve aussi une face pâle, une haleine fétide, des dents noires et gâtées .Tous ces signes vont en faveur d'une prédisposition scrofuleuse . des gourmes sur le visage et le cuir chevelu Apparaissent encore des ulcérations spontanées, des suintements derrière les oreilles, des engelures rebelles, des écoulements muqueux du nez , des oreilles. On remarque souvent un reniflement continuel Plus tard, lors de la deux. voit le nez et la lèvre supérieure se gonfler . Les malades souffrent d'un coryza chronique accompagné d'éruptions pustuleuses vers les narines, d'une ophtalmie tenace et récidivante provoquant des ulcérations des paupières et de la cornée . Il y a un engorgement des ganglions du cou.

Il n'est pas rare de voir ces productions morbides se développer sur les testicules, dans la prostate et le cerveau; Les malades sombrent dans un état cachectique, avec un teint terreux mais ne s'amaigrissent peu, car l'appétit est longtemps conservé .

ls ont plutôt un aspect de bouffissure et d'oedématie . Le visage est comme tuméfié, les yeux cernés . Leur corps est parsemé d'ulcères, de fistules ou des cicatrices de ces derniers . Peu à peu, l'apathie gagne, augmentée par une diarrhée colliquative, des suffusions sanguines . Les scrofuleux succombent souvent à des hydropisies cérébrales ou à des inflammations ultimes des poumons .
Mais surtout on recommande des moyens diététiques et hygiéniques : une habitation saine et un climat chaud, du soleil, de l'air, de l'exercice physique, des bains froids en rivière ou en mer, une alimentation saine et variée.

Écrit par : Paracelse | mercredi, 19 novembre 2008

"L'esprit français", même s'il ne nous est pas étranger, n'est pas exactement l'objet de cette assemblée Frère Sacca.., pardon Artériosclérose (oh ! mais vous voilà déjà atteint d'une nouvelle affection...prenez garde mon bon frère [au fait de quel ordre êtes vous ?] les brumes du château pourraient être fatales à votre santé fragile, couvrez-vous), elle s'exerce plutôt à une sorte de questionnement général sur différents sujets actuels en se fondant sur quelques convictions chrétiennes traditionnelles rigoureuses qui n'ont pas l'air d'être de votre goût liturgique, avec parfois, une radicalité assez vive !
Vous devriez donc y trouver de quoi nourrir vos ferventes prières...

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

Paracelse : désopilante dissection du cadavre réactionnaire français. Voilà qui "stimulera" bien des intelligences ici.

Radek : merci de vos précisions. Vous l'aurez compris, notre Ordre s'est voué à un culte légèrement différent du vôtre...

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Le phlegme corrompu et pourri fait les scrophules, dites coustumierement escrouelles, PARÉ, V, 14.
ÉTYMOLOGIE

Lat. scrofulae, de scrofa, truie, à cause que les porcs sont sujets à une maladie analogue.

Écrit par : Paracelse | mercredi, 19 novembre 2008

Je l'avais perçu à la lecture de votre curieux bréviaire qui m'inspire une certaine nausée ; je crains donc qu'il y ait quelques incompatibilités relativement inconciliables, voire franchement antagonistes, entre nos règles conventuelles mon Frère...

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

Pour soigner Frère Artériosclérose je conseille à Isabelle d'utiliser du Xanthium echinatum Murr, Xanthium italicum Moretti , Xanthium occidentale Bertoloni Bentham, Xanthium vulgare Lamarck;
En dernier recours nous tenterons le rite ancestral du toucher au scrofuleux.



Français, que Reims a réunis,
Criez: " Montjoie et Saint-Denis ! "
On a refait la sainte ampoule
Et, comme au temps de nos aïeux,
Des passereaux lâchés en foule
Dans l'église volent joyeux.
D'un joug brisé ces vains présages
Font sourire Sa Majesté.

Le peuple crie : " Oiseaux, plus que nous soyez sages ;
Gardez bien, gardez bien votre liberté " (bis)


Chamarré de vieux oripeaux
Ce roi, grand avaleur d'impôts,
Marche entouré de ses fidèles,
Qui tous, en des temps moins heureux,
Ont suivi les drapeaux rebelles
D'un usurpateur généreux.
Un milliard les met en haleine
C'est peu pour la fidélité.

Le peuple crie : "Oiseaux, nous payons notre chaîne ;
Gardez bien, gardez bien votre liberté " (bis)


Aux pieds de prélats cousus d'or,
Charles dit son Confiteor.
On l'habille, on le baise, on l'huile,
Puis au bruit des hymnes sacrés,
II met la main sur l'Évangile.
Son confesseur lui dit : " Jurez !
Rome, que l'article concerne,
Relève d'un serment prêté. "

Le peuple crie : "Oiseaux, voilà comme on gouverne ;
Gardez bien, gardez bien votre liberté " (bis)


Oiseaux, ce roi miraculeux
Va guérir tous les scrofuleux.
Fuyez, vous qui de son cortège,
Dissipez seuls l'ennui mortel
Vous pourriez faire un sacrilège
En voltigeant sur cet autel.
Des bourreaux sont les sentinelles
Que pose ici la piété.

Le peuple crie : " Oiseaux, nous envions vos ailes ;
Gardez bien, gardez bien votre liberté " (bis)

Écrit par : Paracelse | mercredi, 19 novembre 2008

N'oublions pas d'invoquer Saint Marcoul

Écrit par : Paracelse | mercredi, 19 novembre 2008

Radek mon fils, ces incompatibilités sont évidentes.

Paracelse ma couille, les bubons que vous décrivez fourniront une admirable illustration des méfaits de la consanguinité (dont on sent bien qu'elle règne dans le secteur). Grâce vous soit rendue pour cette mise à nu aussi impudique que courageuse.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Je ne comprends pas que Zak se fonde sur Heidegger pour développer son analyse de la virtualité dans sa réponse à Asensio, si ce n'est pour signaler quelques sympathies induites qui ne m'étonneraient pas chez lui, vu certaines de ses réactions parfois.
En effet, sans le moindre repentir ou amendement, Heidegger a été nazi, sa pensée n’a offert aucune résistance à ce courant et a même parfois épousé ses contours et fourni des armes théoriques pour celui-ci.

Écrit par : Damien F. | mercredi, 19 novembre 2008

Bon le petit couplet sur Heidegger nazi c'est bon, on l'a déjà entendu cent fois et plus, c'est largement du réchauffé Damien.

La critique faite par Heidegger de la technique, du capitalisme, de l’obscurcissement du monde, de la décadence spirituelle, de la rupture avec la nature, l’opérabilité de l’être réduit à une marchandise absolument totale, la technique dépossèdant l’homme via une métaphysique de la subjectivité perçue comme racine de la modernité déshumanisante, toutes ces problématiques sont plus que jamais d’actualité et sa pensée demeure utile et vitale pour en comprendre les tenants et aboutissants.

Il est utile de lire et relire, et s'appuyer sur "Etre et Temps", des "Chemins qui ne mènent nulle part", "Acheminement vers la parole", "Essais et conférences", la "Lettre sur l’humanisme", les “Questions“, "Qu’est-ce qu’une chose"... et tout le reste de son oeuvre.

Écrit par : Forest | mercredi, 19 novembre 2008

@Forest : Désolé mais Heidegger est resté profondément national-socialiste, et ce texte de Zak, intégralement pour ne pas dire "intégristement" (pardon pour le barbarisme) heideggerien derrière un habillage chrétien, est une apologie de sa pensée !

L’Expérience de la pensée de Heidegger, reprise et de nouveau proposée par Zak pour analyser la nature de la virtualité contemporaine, est en fait un tour de croix gammée dans la tête !

http://skildy.blog.lemonde.fr/2007/05/24/heidegger-une-croix-gammee-dans-la-tete-sur-la-photographie-dun-penszeur/

Écrit par : Damien F. | mercredi, 19 novembre 2008

PS. Il y a d'ailleurs un indice plus que probant de cette orientation intégralement heideggerienne dans le texte de Zak, c'est cette phrase, mise en note 4, qui fait suite à un développement sur "l'inauthenticité", concept dont on sait qu'il fut l'un des plus puissants arguments de l'engagement nazi du penseur allemand.

Cette "inauthenticité" est traduite par Zak ainsi : "Il se peut donc que la « virtualité », puisque c’est bien de cela qu’il s’agit du point de vue de notre nature, ait été le premier état de l’Adam primitif après la Chute. Dès lors la « virtualité » serait d’essence ontologique pour chaque homme, depuis toujours et à jamais ; elle se dévoilerait donc de nature destinale".
Or cette référence, et à la chute qui participe d'une théologie du péché archaïque et traditionaliste, conjuguée à l'idée de "nature destinale", sonne étrangement comme une perspective renouvelée, en mode chrétien tradi, des visions nationales socialistes de Heidegger.


Voici la phrase (longue mais notre philosophe colérique aime les longueurs), de la note 4, qui se passe de commentaire :

"Penser l'homme, pour Heidegger, c'est avant tout penser l'être, et penser l'être implique de dépasser le cadre un peu étroit et limité de la pensée, il faut donc se confronter à deux modalités consubstantielles : la métaphysique et la connaissance de la nature de l’homme, modalités qui recèlent un même destin historial dissimulant l’essence destinale même de la pensée authentique."

Écrit par : Damien F. | mercredi, 19 novembre 2008

"Le flux des images emporte tout, et c’est également quelqu’un d’autre qui gouverne à son gré ce résumé simplifié du monde sensible ; qui choisit où ira ce courant, et aussi le rythme de ce qui devra s’y manifester, comme perpétuelle surprise arbitraire, ne voulant laisser nul temps à la réflexion, et tout à fait indépendamment de ce que le spectateur peut en comprendre ou en penser. Dans cette expérience concrète de la soumission permanente, se trouve la racine psychologique de l’adhésion si générale à ce qui est là ; qui en vient à lui reconnaître ipso facto une valeur suffisante." ( Commentaires sur la société du spectacle)

Je trouve intéressant de confronter ce texte avec cette idée de soumission ontologique à la virtualité. Car cela permet de laisser entendre quele monde spetaclulaire contemporain n'est que la très logique continuation de lachute dans le monde phénoménal et ses tenttions.
Debord (à qui il faut reconnaître de très brillantes analyses malgré un vocabulaire marqué par les philosophies matérialistes et de plus un peu mou au niveau de la définition des concepts) décrit la société moderne comme cœur de l’irréalisme de la société réelle et donc modèle présent de la vie socialement dominante. Si Debord me revient en tête à la lecture de votre texte Zak, c’est que me demande si on est pas en droit de voir fonctionner en binôme le couple virtualité/spécularité. A moins que le spéculaire soit un des modes du virtuel ?
En tous cas cette danse provocante des possible, qui sont là comme autant de tentations à nous « éloigner de méditation de l’UN, je la déterminerais bien sous le nom générique de Maïa. Au reste, vous ne pouvez soulever la question de la virtualité sans en arriver très vite à celle du choix, donc à la problématique de la liberté. Ce qui est un scandale aux oreilles de l’homme moderne, mais que les anciens auraient très bien compris, c’est d’oser énoncer que c’est notre « liberté » qui conditionne notre enfer. En choisissant la pomme, nous avons en quelque sorte, jusqu’à la fin, optés pour l’éternel dilemme. Nous avons choisi l’obligation d’avoir toujours à choisir, donc toujours à souffrir. Je regrette un peu votre condamnation du logos : « Le logos a joué le rôle d’unique fil conducteur donnant accès à l’étant véritable et permettant de déterminer l’Etre de cet étant (E & T, 1 ;33) : c’est bien ce fil que chacun doit, par lui-même et en lui-même retrouver.


Puis, on se rappellera heureusement de ce cri du cœur des anciens sages : « Felix culpa » -car ce choix maudit per se a permis l’Incarnation. De plus, en obtenant la liberté (en tombant dans la liberté si vous préférez) nous acquérons le droit - éminemment dangereux - d’obtenir le salut à travers la liberté. Et qui peut dire que ce n’était pas dans les plans de la Providence ?
Enfin, si le premier mouvement, l'aimantation première est bien cette docilité à l'invitation du multiple, notre valeur résidera dans le second temps, qui est rétractation sur ce qui est digne de porter haut la valeur de l'Esprit...
Ceci, n'oublions pas : "L'etre-au-monde est en lui-mêmme TENTATEUR" (M.H, E&T, 1; 38)

Écrit par : Restif | mercredi, 19 novembre 2008

Ps J'oublie de préciser que, moins inquiet du politique que du spirituel, je substitue à l'entité démocratique-totalitaire visé par Debord à travers son "celui qui choisi (...) qui gouverne" l'idée que c'est le grand Désobéissant qui se cache derrière ces signes. Dans une autre perspective, on y verra plus simplement une illusion : on croit diriger, alors qu'on est le jouet des volitions.

Ps Accessoirement- Je comprends mal cette haine curieuse contre Juan Asensio qui poursuit un travail de défrichage fort intéressant, qui nous donne l’occasion d’aborder à des dizaines d’auteurs dont certains peu connus (et l’occasion de nous affronter à des thèmes passionnants : catabase, visages du mal, Kurtz comme archétype de la corruption moderne ou avatar contemporain du diable sous les traits d’un Kayzer Sauze etc.)Franchement, quel intérêt...

Écrit par : Restif | mercredi, 19 novembre 2008

Je propose des éléments à votre discussion. A votre bon plaisir!

Écrit par : lancelot | mercredi, 19 novembre 2008

L’idée d’une correspondance entre Heidegger et Debord que vous soulevez, Restif, n’est pas erronée, il y a, au contraire, plus de liens qu’on ne l’imagine entre une analyse de la réification tel que l’auteur de la « Société du spectacle » la dénonce et la dissèque, et l’approche métaphysique de l’inauthenticité telle que le philosophe de Fribourg a su si bien en traduire les prolégomènes dans son œuvre fondamentale. Dès lors, lorsque vous écrivez : « Je trouve intéressant de confronter ce texte avec cette idée de soumission ontologique à la virtualité. Car cela permet de laisser entendre que le monde spectaculaire contemporain n'est que la très logique continuation de la chute dans le monde phénoménal et ses tentations », sachez que je participe entièrement de votre intuition. Certes une terminologie passablement cadenassée par une grille référentielle marxiste, englue la réflexion debordienne dans une gangue pesante et vieillie qui autorise difficilement un accès à la pensée, entendue dans le sens d’une reprise ontologique fondamentale. Quoiqu’il en soit, le parallèle me semble extrêmement pertinent et mérite que l’on s’y arrête un instant. Si, comme il nous est dit, « interroger la séparation, c'est interroger notre destin, l'avenir qui nous est promis par l'histoire », alors nous sommes bien en pays de connaissance, déjà amplement vu par Lucien Goldmann (inutile de vous dire que j’ai dévoré, un temps, son « Le dieu caché », qui joua même un rôle significatif dans mon intérêt pour Pascal – comment ne pas louer sa fine découverte du rôle du pari dans « Les concepts de paradoxe généralisé et le refus intramondain »…).

Ainsi, il m’est apparu, dans cette réponse à l’aveu de ses humeurs passagères et la déclaration publique de sa lassitude et de son dégoût par Asensio, qu’il était nécessaire de ne pas s’en arrêter aux seuls éléments phénoménaux de l’âme asensienne, mais aller un peu plus loin, et pour tout dire un peu plus haut – quitte à côtoyer dans le Ciel, les oiseaux, ce qui n’est pas, finalement, un voisinage désagréable. Vous connaissez l'opposition entre Lukacs et Heidegger faite par Lucien Goldmann. Elle pourrait largement se discuter, je n’en disconvient pas, et moi-même reste très réservé à l’égard de Lukacs, non pas pour son matérialisme idéaliste, plus hegelien que marxiste finalement, mais en raison de son incapacité à s’extraire du sujet. Passons . Ce qui est intéressant dans le pont établi par Goldman, c’est la mise en rapport entre la séparation ontologique (inauthenticité) et celle historique (réification).

Or, ce qui n’est pas anodin, du point de vue théorique, si l’on y fait attention, et là vous avez mis le doigt sur un point très pertinent, c'est exactement ce qui constitue la problématique exposée dans la première thèse de La « Société du Spectacle » de Debord, à savoir que le spectacle est une totalisation réifiante génératrice d’une perte d’authenticité de l’être vrai. Lukacs, a bien dit : « le règne de la catégorie de la totalité est le porteur du principe», mais il reste en deçà de la conséquence – il nous rend responsables du réel. A cet égard, la question du statut ontologique revient en force, et c’est peut-être là ou nous divergerons sans doute,,car je ne crois pas à la possibilité d’un plein exercice de notre liberté aujourd’hui, celle-ci étant passablement hypothéquée par une perte radicale de la potentialité effective de nos facultés dont nous avons héritée par la suite du péché originel.
Autant Adam disposait d’une pleine et entière liberté, autant à présent, notre relation au monde s’exerce entre déterminisme et grâce – le choix pour le Bien, le Vrai et le Beau, est souvent le chemin grand ouvert des pires aberrations (d’où l’absurdité du libéralisme qui fait le pari ridicule en une possibilité d’autorégulation du système - pélagianisme économique). Sans la grâce nous ne pouvons rien faire.

Pour Heidegger donc, tellement marqué par Duns Scot et Augustin (via Arendt par exemple, ce qui n’est pas anodin n’est-ce pas, qui travailla en 1928, vous le savez, sur le concept d'amour chez saint Augustin, travail qui se voulut un essai sur la doctrine augustinienne de l'amour du prochain et de la relation à Dieu en ce monde, abordant le problème de "l'être-avec-les-autres" qui est un point central d'être et Temps, justement publié en 1927 !), l'inauthenticité et l'oubli de l'être, sont des possibilités fondamentales de l'être-là, de l'ordre de la perception ou de la représentation théorique (métaphysique) et c'est donc notre destin, par la virtualité, qui s'accomplit comme technique objective de notre déréalisation métaphysique, traduction contemporaine achevée et crucifiante finalement de l’ oubli de l'Être

- [Je ne relève par, volontairement, les absurdités rapportées par Damien F., et préfère balayer les sempiternelles âneries insipides dont il se fait l’indigent rapporteur, débitées au sujet des soi-disant rémanences idéologiques heideggeriennes, ayant mieux à faire que de poursuivre un débat qui est clos depuis longtemps.
- Quant aux aimables et sympathiques insinuations dont je peux faire l’objet, suite à l’orientation de mon texte, disons que je leur confère autant de sérieux, ce qui est assez dire, que les manifestations pathologiques de démence vasculaire artérioscléreuse dont semble frappé l’animateur de pages infectes et vomitives que l’on ne citera pas pour ne pas se salir, démence qui est due, comme on le sait, aux lésions secondaires faisant suite à un déficit de vascularisation du cerveau – ce qui, à terme, conduit toujours à pronostic fatal + Que cette âme perturbée, sous l'évidente emprise de forces obscures singulièrement repoussantes, rejoigne rapidement les ténèbres extérieures +]

Écrit par : Zak | mercredi, 19 novembre 2008

Haine ? Point de haine, mon fils. Mépris, moquerie, tant que vous voudrez. Nous réservons notre haine à des cibles bien plus conséquentes qu'un narcissique babilleur de blog...

En revanche, le semblant d'admiration ou de sympathie que cet histrion semble susciter parmi quelques autres bloggers et lecteurs, continue de nous amuser. Bon, nous savons qu'il s'agit là de quelques groupies, une petite meute, une grappe tout au plus.

Mais puisque son "style", de l'avis général (c'est-à-dire qui dépasse le cénacle de quelques bloggers qui s'écoutent parler et dont les nombs reviennent souvent dans ses bouses), est positivement horrible, une véritable mutilation de la langue, de la syntaxe, nous en déduisons à chaque fois que ce sont ses "opinions" qui remportent en réalité les suffrages de ces quelques âmes perdues.

Car, sérieusement, à quel type de critique avez-vous tous été nourris, pour considérer que ce pauvre histrion en rédige ??

Comment penser, précisément quand on a lu au moins certains des auteurs dont il détourne les noms, si ce n'est les écrits, que ses gloubiboulgas informes sont autre chose qu'un mauvais vent d'est, fait de puanteur platement réactionnaire et d'egocentrisme pathologique ?

La littérature, aujourd'hui si formatée par les logiques de catalogue et les fabriques de marchandises, souffre déjà suffisamment sans qu'on prétende lui coller des "défenseurs" aussi ridicules ! Les maisons d'édition refusent ses dégueulis ? Mais plutôt qu'une énième preuve de leur totale inféodation au Spectacle, c'est peut-être juste la preuve qu'il reste encore quelques lecteurs valables en leur sein.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Voilà un discours Frère Artériosclérose qui, pourrait presque, je dis bien presque, malgré nos appartenance cultuelles et confessionnelles fort éloignées pour ne pas dire radicalement antagonistes, emporter une certaine adhésion de ma part, car je ne vous cache pas que je n'ai, pour ce qui me concerne et à titre personnel, qu'une admiration très mesurée à l'égard de Juan Asensio. Ses poses complaisantes ne m'amusent guère, et son dernier petit numéro d'autosatisfaction narcissique spectaculaire sur la toile, demandant à chacun de ses admirateurs et admiratrices de voler à son chevet pour lui clamer leur amour et consoler son âme lasse et dégoûtée d'elle-même, sent, et de loin, le numéro de star accompli – le « faites quelque chose où bien j’arrête » - ça fait un peu gros…on est bien d’accord.

D'ailleurs, si vous y êtes attentif, la réponse de Zak – son caractère atrabilaire et son intégrisme augustinien intransigeant mis à part - qui tranche au milieu de ce petit exercice d'admiration, déplace volontairement les pamoisons juaninennes et les oiseux marécages de sa langueurs, feinte ou réelle, vers d'autres cieux théoriques un peu plus substantiels, ce qui est heureux.

Maintenant, je rejoins Restif, pourquoi vous acharner sur lui dans une dénonciation qui dépasse largement le cadre du pastiche ou de l’ironie, voire même du « mépris » (sic) et de la « moquerie » grinçante ? Etrange obsession finalement que semble être devenu pour vous ce garçon, au point de mobiliser tant de votre énergie pour le ridiculiser et même le traîner dans la boue. Tout cela est curieux. On peut comprendre vos positions idéologiques et donc la force de votre dénonciation furieuse de tout ce qui, de près ou de loin, exsude un peu trop la droite réac dans ses différentes variantes, mais là on tombe un peu dans le délire gratuit à mon avis.

PS. A part ça, puisque c’est un peu ma spécialité, vous disposez sur votre blog d’une excellente discothèque…

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

@ Radek : une chose me semble intéressante à relever dans le com d'Artério - c'est lorsqu'il signale la très mauvaise qualité de son style, identifiant son relatif succès internautique chez les réacs uniquement à ses "opinions". C'est pas complètement faux je trouve...

Écrit par : Xavier | mercredi, 19 novembre 2008

A retenir effectivement. L'idée d'Artério d'un détournement des nombreux auteurs cités par Asensio au seul profit d'un égocentrisme démesuré, et pour masquer son manque de talent, n'est pas non plus à négliger peut-être ? La question est à examiner...

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

Et si au fond frère Artério aimait les mêmes auteurs que nous, et les voyant si maltraités et détournés par Asensio[n] il en souffrait ? Prions donc peut-être pour son âme littéraire mise à la torture par la plume juaninenne, et que le ciel lui octroie quelques consolations !

Écrit par : Ghijd | mercredi, 19 novembre 2008

Vous rigolez Ghijd, Artério aimerait Bloy, Céline, Maistre, Bernanos, Konrad, etc. ?

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

J'en sais rien, mais si on devait s'en tenir à Asensio pour penser Bernanos par exemple, et si celui qui préfère la "chair au ciel", devait devenir l'exégète officiel sur la toile de son oeuvre ça serait assez dramatique.

Écrit par : Ghijd | mercredi, 19 novembre 2008

N'exagérez pas, on est encore pas là ! Son succès est peut-être plus superficiel que réel. C'est là où les doutes d'Artério me semblent exagérés. Lorsque l'on veut chercher un critique sérieux d'un auteur, on se tourne pas encore automatiquement vers Asensio. Les bibliothèques sont suffisamment garnies !

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

Eh bien finalement, mon intuition n'est pas si infondée. En effet que font la plupart des gens lorsqu'ils cherchent des références sur un auteur ? Ils tapent sur internet ! et qu'est-ce qu'on découvre...je viens de faire l'expérience pour Léon Bloy ?

Ceci :


#L’interview de Léon Bloy par Louis Vauxcelles (1904), par Émile ...
Léon Bloy (1846-1917) n’est guère interrogé par des journalistes ... Sous-titre accrocheur : Un colosse affable – Le balai de M. Léon Bloy – Mis à l’index ...
stalker.hautetfort.com/archive/2007/06/14/l-interview-de-leon-bloy-par-louis-vauxcelles-1904-par-emile.html - 156k - En cache - Pages similaires

#L’Archiconfrérie de la Bonne Mort de Léon Bloy, par Émile Van ...
(6) : Léon Bloy a consacré son premier livre à la cause de Christophe Colomb : Le .... Voici enfin une bibliographie des travaux de l'auteur sur Léon Bloy : ...
stalker.hautetfort.com/archive/2006/04/09/l’archiconfrerie-de-la-bonne-mort-de-leon-bloy-par-emile-van.html - 175k - En cache - Pages similaires

Écrit par : Xavier | mercredi, 19 novembre 2008

Attention ! vous vous laissez séduire par les infects argument de frère Artériosclérose !

Moi j'en reste à la formule d'exorcisme de Zak :

" + Que cette âme perturbée, sous l'évidente emprise de forces obscures singulièrement repoussantes,
rejoigne rapidement les ténèbres extérieures + "

Écrit par : Hire | mercredi, 19 novembre 2008

Xavier et Radek : malgré tout ce qui nous oppose très probablement, vous avez saisi en effet.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

@ Radek : pas mécontent de lire votre réponse, certains savent donc encore lire. Avez-vous vu, par exemple, le sermon que ce clown avait adressé à ses malheureuses groupies Facebook, apparemment plus nombreuses que les acheteurs de son dernier borborygme ? Démarche aussi ahurissante que pathologique, selon nous.

Nous vous rejoignons également quand vous dites que Zak a proposé une contribution, ici, sur ce blog, autrement plus épaisse que les jérémiades de Juan Ftalker. Et alors, il y a un bug.

C'est déjà ce que nous avions noté avec le Transhumain : des gens parfois instruits, dotés d'un minimum d'intelligence sur les sujets dont ils prétendent traiter, ou encore d'un certain sens de l'esthétique, présentent toutefois une affolante faiblesse à l'endroit de ce qui n'est qu'un usurpateur turbulent. Ils sont cependant assez peu nombreux pour qu'on y voit un épiphénomène, une brèche dans la Matrice.

La réaction quasi allergique de Zak à notre modeste blog semblait toutefois révéler autre chose. Peut-être n'est-ce pas tant notre propos à l'endroit de Juanito qui l'a vexé, mais d'autre passages. (Lesquels ? Ceux sur les Identitaires ? Ceux sur les blogs frontistes ? Ceux sur le Démoli de Montréal ? Apparemment nous avons touché, bref, peu importe, nous y sommes très habitués).

Vous dites ensuite, Radek, "pourquoi cet acharnement" ? Mais parce que, comme nous l'expliquons sur notre blog, la prétendue érudition littéraire d'Asensio n'est qu'un peu de parfum sur une croûte surinfectée. Une fois débarrassé de ses métaphores pesantes et de ses tournures de phrase aussi laides qu'inutiles .......................................

Pire : un visiteur du blog "fdesouche" (citer ce nom sur le présent blog, dont les sujets méritent le respect, même si nous doutons de pouvoir en témoigner autant à leur traitement, est assurément un avilissement, mais passons), un visiteur du blog des frontistes à la croix de fer, ne peut guère prétendre faire autre chose que vomir sa petite haine xénophobe. Mais quand on a lu des livres, on s'est normalement élevé. Asensio non seulement prouve le contraire, mais bien plus grave : il détourne, il usurpe, et il instrumentalise. Un lecteur objectif de son insalubre zaune ne peut conclure autrement.

Et c'est ce qui est grave. Et c'est ce qui le condamne bien plus qu'un simple blogueur votant Lepen, pour écrire ici un autre mot infâme.

Et puis, songez Radek au plaisir à vil prix qui consite à railler les pédants et à démolir les mégalomanes. Notre prêche peut s'accompagner d'un peu de joie ! Il en va d'ailleurs de même pour d'autres, "agents littéraires" ou philosophes de plateau télé, si vous voyez à qui nous faisons ici allusion. Mais Asensio est le plus assidu dans l'invective, la pose grotesque, et l'insulte scatologique, d'un boutà l'autre d'internet. Il est parfaitement normal que nous venions concasser ce prétendu concasseur, qui n'a que du sucre en guise de canines - là encore c'est aveuglant, dès qu'il se permet de venir uriner ses rodomontades mégalomanes.

Le pauvre garçon n'a pas les moyens de ses prétentions, c'est sans doute triste. Mais nous rions dans les cimetières, alors son cas nous fait nous gondoler grassement.

En outre, vous n'ignorez pas que la répétition est une figure humoristique connue. Voyez-nous un peu comme nous "acharnant" sur "Régis est un Con", si vous voulez (parallèle plus pertinent qu'il n'y paraît).

Zak voit sur notre blog un amas d'immondices orduriers ? C'est précisément ce que nous voyons sur les blogs de la réacosphère. Alors nous le disons, c'est aussi simple que cela. Peut-être est-il concerné, par conséquent.

Nous ne demandons à personne d'adhérer à nos positionnements politiques, bien évidemment. Ni prosélytes ni militants, nous ne faisons qu'utiliser les moyens à notre disposition, dans un volume horaire d'ailleurs bien inférieur à ce que vous semblez croire : les petits médiocres comme Asensio n'ont et n'auront jamais l'envergure pour nous "obséder", au contraire. Ils sont des passe-temps d'autant plus facile à manier qu'ils nous sont parfaitement connus.

Nous tenons uniquement à asséner nos jugements sur les petits crânes creux de ceux que nous considérons comme des "ennemis", et qui émettent leurs propres jugements, scélérats, à la face d'un monde qui se passerait bien de leur extrêmisme d'occidentaux repus et désoeuvrés.

Vous nous répondrez : pourquoi ne pas faire de même avec certains fous furieux d'extrême-gauche, voire avec des islamistes ou des évangélistes ? Vous aurez raison. La saloperie est répandue, elle endosse bien des habits, et les groupuscules intégristes pulullent, d'où qu'ils soient sur l'échiquier politique mondial.

Mais, d'une part, nous avons nos martyrs de gauche, sous d'autres cieux cybernétiques, et nous les torturons avec autant de joie.

Et surtout, Radek, c'est seulement que nous avons établi des priorités, telles qu'elles nous apparaissent aujourd'hui en France.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Rhaa, nos messages ont fait doublon, peste soit des limites techniques. Nos excuses, que (.. .......) (Isabelle ou IdC, merci!!) supprime les doublons s'il (..) elle le souhaite, évidemment.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Hire, soyez sérieux, nous n'avons pas lancé de sortilège sur notre interlocuteur.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Ghijd, que diriez-vous si nous vous révélions que le jeune Asensio n'a découvert son aimé Dantec que grâce à l'intervention de l'un de nos anciens membres, il y a déjà longtemps ?

Comprenez bien, tous, qu'on peut aisément adorer Céline, admirer la puissance stylistique de Bloy ou le charme de Muray, sans pour autant adhérer à ce qu'en disent les cuistres et autres usurpateurs qui en détournent les écrits, soit par bêtise soit par malhonnêteté intellectuelle.

Sans d'ailleurs adhérer aux idées qui ont pu animer ces auteurs, d'ailleurs. Mais en tous cas, nous ne pouvons que mépriser les contresens et autres instrumentalisations déplorables auxquelles se livrent les petits Asensio.

C'est un fait.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 19 novembre 2008

Frère Artériosclérose, vous n'avez pas répondu aux aimables félicitations du sieur Radek sur la playlist qui agrémente notre Confrérie en Ligne.

Radek, nous venons de parcourir votre contribution sur Kraftwerk, et vous adressons une fois n'est pas coutume un clin d'oeil : notre playlist autant que le blog, doivent être pris au second degré.

Sauf, évidemment, par ceux qui y sont cités.

A commencer par le "sujet", disons tout juste l'objet, des querelles ci-avant, lequel s'est encore adressé à lui-même une longue léchouille, aujourd'hui - l'impayable bouffon.

Précisons encore que si un jour nous conseillâmes la lecture de Dantec au sautillant lombric en question, il s'agissait d'un Dantec ante-mortem. Il n'était qu'un efficace auteur politiquement incorrect, rafraîchissant à sa façon. Il fut depuis terrassé par une "conversion" spirituelle qui n'a eu comme impact que de ruiner son style et de ramener ses réflexions au niveau d'un tract islamophobe.

Les deux tristes sires, la navrante version littéraire exilée et sa grotesque entrée de gamme "carnétiste", se sont ensuite parfaitement retrouvés dans l'inepte imprécation consanguine. Seul demeure un rift stylistique qui les sépare (ça et bien entendu, l'absolue insignifiance du basset basque).

Le bonsoir, mes fils (et fille).

Écrit par : Frère Scoliose | mercredi, 19 novembre 2008

Eh bien ! Vous me plongez, Frère Artériosclérose, dans une perplexité que je n’avais pas connue depuis bien longtemps ! Tout m’indique que nos convictions sont situées à des bouts radicalement opposés et inconciliables de l’échiquier idéologique (ce qui a dû provoquer l’ire immédiate et réactive de Zak à mon avis lors de votre subite apparition, trop sujet à de constantes attaques et trollages multiples venant de toutes parts depuis bien des années), et pourtant, comment vous dire – quelque chose me fait vous rejoindre sur plusieurs aspects que vous développez.

Je vous ai dit mon opinion au sujet de la contestable valeur littéraire d’Asensio. Je n’y reviens pas. Vous connaissez également ma réserve amusée à l’égard de son dernier exercice d’admiration que je considère comme une stupide farce narcissique. Voilà déjà deux points qui nous rapprochent. Je rajoute que Xavier et Ghijd, il y a à peine une heure, m’ont, de même, fait toucher du doigt les ravages importants qu’une appropriation internautique tous azimuts des noms des grands auteurs instruite par Juanito dans sa petite industrie qui ne connaît pas la crise, peu avoir comme conséquences nuisibles sur ceux qui souhaitent à présent se renseigner sur tel ou tel romancier ou écrivain, et qui tombent, inévitablement, sur les liens du [stalker] qui se sont développés de façon incroyable comme une sorte de méchante épidémie généralisée.

Si nous n’avions des lunettes fort différentes à l’égard de ce que sont les menaces réelles de notre société, je vous proposerais presque de nous écrire quelque chose d’étayé et sérieux pour ouvrir totalement le débat sur « La Question », blog qui a déjà consacré quelques unes de ses notes, de façon non-conformiste, à dégringoler sans ménagement excessif, des vanités boursouflées et des prétentieux éhontés qui ont pour noms Sollers, Hadjadj, etc., n’épargnant strictement personne et sous aucun prétexte, ni aucun sujet : du bouddhisme, religion à la mode, jusqu'à l'Eglise moderne.
Je suis même certain, d’ailleurs, que vous trouveriez en Zak, dans cette besogne salutaire de déconstruction de la représentation spectaculaire, un allier de choix « extrêmement » précieux et assez efficace, comme vous avez peut-être pu vous en rendre compte en circulant sur les notes de ce blog.

Cependant, même si cet intitulé ridicule de « réacosphère » employé par un journaliste de Libération me fait franchement sourire, tant on y trouve des vues différentes et des conceptions divergentes qui font l’objet de véritables batailles rangées entre les différentes tribus de la réaction (je vois que vous avez déjà pisté les distinguos principaux, mais ils en existent encore de plus subtils et sans doute de plus saignants…), néanmoins je ne peux voir dans cet ensemble, comme vous dites, un « tas d’immondices orduriers ».

Un tas d’incohérences gigantesques, d’apories parfois stupides, de limites intellectuelles significatives, de néo-cons libéraux d’accord – mais des ennemis non ! Vous n’êtes pas en face d’une nuée de « scélérats, [débitant des bêtises] à la face d'un monde qui se passerait bien de leur extrêmisme d'occidentaux repus et désoeuvrés. » (sic) Les choses sont, à mon avis, beaucoup plus complexes, même si plusieurs idiots de la pire espèce, je vous l’accorde, peuplent ce monde fangeux et parfois misérablement frustré.

Il semble donc que, pour l’instant évidemment, nous n’ayons pas les mêmes priorités confessionnelles. Que voulez-vous Frère Artériosclérose, je célèbre encore dans mon monastère la liturgie selon l’ancien Ordo Missae d’avant 1962, voire 1954….


Toutefois, je ne suis pas fermé à l’écoute de certains prônes lorsqu’ils sont produits par des religieux de l’Eglise moderne, si ces derniers sont sensés et sérieux ; je me pencherai donc avec plaisir et intérêt dans la lecture de vos traités de théologie dogmatique…


PS. Frère Scoliose, je me suis douté, lors de ma visite dans votre magasin de produits monastiques, d’une certaine qualité de goût chez vous, de par le caractère très pertinent de cette playlist. Félicitations !

Écrit par : Radek | mercredi, 19 novembre 2008

Frère Scoliose, j'aime vous entendre dire à propos de Dantec : " Il fut depuis terrassé par une "conversion" spirituelle qui n'a eu comme impact que de ruiner son style et de ramener ses réflexions au niveau d'un tract islamophobe." Bravo !! C'est exactement ce que dénonce Zacharias dans sa note sur le libéralisme, lorsqu'il parle des : "littérateurs incompétents, confondant la science-fiction avec la vérité concrète, qui s’enthousiasmaient il n’y a pas si longtemps de la folle stratégie de l’Amérique..."

http://www.la-question.net/archive/2008/11/05/pour-en-finir-avec-la-pax-americana.html

Écrit par : Xavier | mercredi, 19 novembre 2008

@ Radek : Après vous être signalé dans "La Question" en montrant le caractère pitoyable du dernier opus de Laibach, puis en relatant les petits dessous cachés de l'entreprise de robotique de Düsseldorf, maintenant vous avez des propos quasi amicaux avec des Frères d'un ordre hérésiarque !

Plus sérieusement, je lis dans le dernier post d'Asensio un propos incroyable de fatuité orgueilleuse.

En effet, s'adressant à Pascal Zamor qui vient de lui faire parvenir un com pas si méchant que ça, il lui décroche avec dédain mépris ceci :

"Pascal Zamor, a tenu un blog (Ruines circulaires) à prétentions vaguement littéraires dont il reste une mince trace fossile dans la Zone de Juan Asensio.
Votre unique immortalité en somme, vous me la devrez.
Remerciez-moi."
Ecrit par : Stalker | 19/11/2008

Écrit par : Ghijd | mercredi, 19 novembre 2008

A titre d'info, j'ai reçu sur ma boîte e.mail ce courriel du cuistre littéraire satisfait, qui souhaite que l'on vienne auprès de lui, comme les bergers à la crèche, célébrer sa gloire et chanter des odes à son nom :

Cette liste d'envois compte plus de 500 noms, ce qui n'est pas rien.
> Tous, bien sûr, ne sont pas des personnes identifiées, ni même, peut-être, réelles.
> Peu importe, puisque je me disais qu'il serait temps, tout de même, de recevoir quelque(s) commentaire(s) de la part de celles et ceux qui, lecteurs de la Zone et, je le suppose, l'appréciant, ne m'ont jamais écrit un seul mot.
>
> À cette fin, les commentaires de ma dernière note sont ouverts :
>
> http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/11/08/a-quoi-bon.html

Écrit par : Verdine | jeudi, 20 novembre 2008

Rahhh! Encore un blog anonyme qui frappe!

http://fromageplus.wordpress.com/2008/11/18/inedit/

Écrit par : Anonymous | jeudi, 20 novembre 2008

Je lis ceci d'Asensio, qui pourrait vous intéresser relativement à la réponse de Zak, que je découvre, et qui a fait subir un instant à l'atmosphère littéraire un saut qualitatif brutal vers les sphères métaphysiques, et a laissé visiblement un peu sans voix le dissecteur de cadavres :
"Moi, je n'autorise aucun commentaire sur mon site, estimant que seul un texte, un vrai texte, peut en "démonter" un autre, tout aussi vrai..."

http://www.leoscheer.com/blog/2008/04/21/519-gigi

Écrit par : Ouliamov | jeudi, 20 novembre 2008

Précisément d'ailleurs, est-ce que l'on ne pourrait pas y revenir sur cette réponse de Zak, car le cas Asensio m'intéresse maigrement pour être franc !

Écrit par : Dan | jeudi, 20 novembre 2008

Artério écrit : "nous avons nos martyrs de gauche, sous d'autres cieux cybernétiques, et nous les torturons avec autant de joie..."

Est-ce qu'on pourrait connaître l'adresse de ces "autres cieux" ? ça m'intéresserait bigrement d'aller faire un voyage angélique vers d'autres planètes cybernétiques.

Écrit par : Kilmo | jeudi, 20 novembre 2008

@ Kilmo - Je soupçonne chez vous un intérêt vers ces autres cieux cybernétiques, car uniquement guidé par votre vulgaire passion pour la torture ! Un peu de spiritualité mon ami...que diable, euh, pardon par st. Joseph !

Écrit par : Xavier | jeudi, 20 novembre 2008

Bonjour.
Je suis assez surpris par l'écho que reçoit, ici, d'un ou de plusieurs, d'un jouant à plusieurs, la non-pensée des consanguins, qui, cela a été dit, devient ridicule à force de me conchier sans beaucoup de talent et surtout une mauvaise foi endémique.
Que reste-t-il de leur blog, une fois qu'on en a retiré l'insulte, la moquerie, le jeu de mots à deux sous, le pseudo-pastiche qui répète toujours ses vieux tours ?
Absolument rien, pas même un auteur et c'est peut-être ce trait qui frappe leur entreprise de démolition d'inanité et de bavardage, de cette enflure à laquelle ils n'ont de mots assez durs pour me consacrer.
Car enfin, je veux bien avoir tous les défauts du monde (je note, mes amis, que pas un, décidément, ne parvient à nous démontrer en quoi mes textes de critique seraient des impostures, en quoi mes lectures de certains des auteurs ici nommés seraient fausses, ou faibles, en quoi mes textes publiés seraient moins crédibles que ceux d'un Barthes ou d'un Genette, etc.), j'ai au moins le minimum de courage pour ne pas me cacher derrière un ou plusieurs pseudonymes.
Il n'y a donc aucun, absolument aucun intérêt à tenter de discuter (de quoi ? de Littérature ? De Critique ? allons allons...) avec des lâches qui insultent, tentent de saper mon travail.
Il y en a encore moins à tenter d'argumenter avec les mêmes crétins qui finiraient par nous faire croire que le blog miteux de nos Lapins est lu par plus de trois connards de Chronic'art...
Je n'en ai cure, vraiment, parce que les crachats anonymes ont ceci de particulier qu'ils ne touchent guère une personne réelle.
Alors qu'une critique véritable ! Alors qu'un démontage systématique, argumenté, d'un de mes textes : ah, mon Dieu, qui de vous saurait donc se lancer dans pareille tâche, mes nabots trolliques ?
Isabelle des Charbinières a été en revanche avertie contre la teneur diffamatoire de certains des propos irresponsables qui ont été laissés ici.
Allez, il y a plus de 700 notes dans la Zone, c'est tout de même autre chose que le robinet de mélasse coulant des sphincters consanguins...

Écrit par : Stalker | jeudi, 20 novembre 2008

Juanito, vous vous souciez de diffamation ? Souhaitez-vous que l'on recense les innombrables insultes que vous avez disséminées sur le Net ? Allez mon brave, passez votre chemin, allez pleurer plus loin. Vous allez encore vous faire fesser.

Que reste-t-il de votre blog, une fois retirées les instrumentalisations, détournements et autres salamalecs autocomplaisants ? Pas grand chose, sinon un bruit de fond réactionnaire, qui ne fait qu'illustrer à grand renfort d'épithètes, les dégueulis d'un souchien moyen.

Pour mémoire, et en substance, ici : http://consanguin.blogspot.com/2008/10/quest-ce-quun-franais-de-souche-2_19.html

Il en appelle une fois de plus au concours de bite, et souhaite recevoir une contradiction au niveau de ses "articles" ? Combien de fois lui avons-nous déjà expliqué que'il lui suffisait de lire notre blog pour trouver, avec un peu d'attention, le cas que nous faisons de ses lamentables et lipidiques productions.

Un exemple, au débotté : rarement plus mauvais lecteur (ou plus vicieux traître) fut trouvé pour Giorgio Agamben. Par exemple.

La pauvre petit Juan affirme encore, pour la millième fois, qu'il n'accorde aucun intérêt à la critique anonyme. C'est encore une fois faux et mensonger... (http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/04/01/tracabilite-du-porc.html)

Allons, rentrez vous reposer, vous avez l'air claqué.






@ Radek : vous dernier message appelle de notre part une réponse circonstanciée, que nous prendrons le temps de vous communiquer un peu plus tard.

@ Xavier : "les Asensio de gauche" qu'il nous arriver de martyriser, ne sont pas disséqués en place publique, à l'inverse du clown sus-mentionné. Mais nous vous ferons passer quelques indices, lorsque l'entreprise sera un peu plus formalisée.

Écrit par : Frère Artériosclérose | jeudi, 20 novembre 2008

@ Stalker : J’ai dit aux « Consanguins » ce que j’avais à leur dire – que vous soyez étonné qu’on leur prête un peu d’attention ici, voilà qui est surprenant. Pourquoi refuser d’entendre, derrière les dénonciations maladroites et injures déplacées qui ont d’ailleurs toujours été un mode classique d'une certaine prose dans ce pays qui fut tout de même celui de Rabelais, ce que je crois être effectivement contestable dans votre attitude ?

Rassurez-vous toutefois, j’éprouve pour la littérature moderne, et l’écriture contemporaine, le même sentiment que Zak, ce qui fait que je ne vais donc pas perdre mon temps à débattre inlassablement du bien fondé de telle ou telle des notules que vous auriez produites concernant vos auteurs favoris. Cela ne m’indiffère absolument – mes centres d’intérêt son ailleurs, bien ailleurs, et pour être précis « dans le Ciel avec les oiseaux », si vous voyez ce que je veux dire….

Ce que je me donne le droit de critiquer, et que j’identifie comme soutenable et écoutable au milieu du feu nourri de flèches acides qui vous sont adressées, même si je n'avalise pas les débordements un peu lourdingues et grossiers, c’est la critique de votre posture narcissique ultra complaisante à l’égard de vous-même, qui frise, assez allègrement, avec l’imposture – c’est encore autorisé d’affirmer ceci ? c’est pas trop dur à entendre pour votre sensibilité que d’entendre ce type de reproche ?

Lorsqu’on se permet d’interpeller un interlocuteur en lui rétorquant, parmi mille autres exemples identiques que je ne prends pas la peine de relever tant ils me lassent, et quels que soient vos différents antérieurs avec lui : « Votre unique immortalité en somme, vous me la devrez. Remerciez-moi », là moi je rigole plus du tout ! je soupçonne, tout en sachant ce que la liberté de style laisse passer sous la plume comme gigantesques bêtises, l’enflure démesurée de l’ego qui ne sait plus ce qu’il raconte et s’imagine, tel Dieu, octroyant la vie éternelle. Et je pense il est vrai, modestement, qu’il ferait bien, quoi qu’il en dise, de redescendre vite fait sur terre – précisément pour y faire votre salut ; sachant, d'autre part, qu’il n’y a rien d’exceptionnel de souffrir, en retour, de lassitude et de dégoût en s’autorisant des attitudes de ce genre.

Écrit par : Radek | jeudi, 20 novembre 2008

Oh, je suis bien certain Zak, que la liberté humaine a été fondamentalement mutilée par la chute. Et puid... On se retrouve, avec cette "liberté", en présence d’une redoutable ambigüité. Liberté de chuter ? De plus, nous avons, profondément implanté en nous, la nostalgie de Dieu/de l’Etre. Platon le savait fort bien, nous sommes habités, (voire possédés pour certains…) par la nostalgie des origines. A partir du moment où œuvre en nous cette aimantation vers la source de tout, doit on encore parler de liberté ? Si la grâce fonctionne et nous conduit au salut, y a-t-il encore liberté ? toute une problématique est née de ces questions, (avons-nous la liberté de refuser la grâce et autres interrogations terribles) vous le savez, et ce n’est certes pas moi qui trancherai ces redoutables sphinx théologiques. Qu’elle est la mesure de cette mutilation, jusqu’où nous est-il permi d’espérer y échapper… C’est dans cet espace que peut résider un éventuel désaccord, selon que l’on accorde que la volonté humaine n’est pas totalement perverti et qu’elle est donc susceptible de nous aider dans l’œuvre de salut (de réintégration pour parler un langage illuministe)ou selon que l’on se refuse à voir dans la volition humaine autre chose qu’une domination de celle-ci par les phénomènes -ce que vous pointez dans votre note que je schématiseun peu sans doute. Mais en aucun cas on ne peut -sauf à gommer le péché originel - penser qu’il nous est laissé d’user d’un "plein exercice de notre liberté » . Bien au contraire, nous devons savoir que penser, c’est toujours penser dans la limite, dans l’amputation. Nous devons intégrer à notre pensée cette faille ontologique. Les pensées qui ignorent cette limite se retrouvent condamnées à l’enchaînement volontaire à la roue de Maïa -Nietzsche et son éternel retour- ou à un pessimisme qui ne trouve de soulagement que dans une sorte de bouddhisme germanisé : Schopenhauer.
Sinon, je pense aussi qu’il est fécond de confronter les pensées d’Heidegger et de Debord. Le spectacle comme résultat du règne de la technique, c’est ce me semble une évidence. Cela correspond bien à une avancée du nihilisme, à une hémorragie du sens. Il y a quelque chose de proprement diabolique (et il est loisible à ceux qu’un tel vocabulaire gène d'y substituer les concepts de réification, de néantisation, ou le concept heideggérien de « dévastation ») à voir se substituer au réel une contrefaçon déjà orientée vers le mal puisque mensongère par essence. En ce sens, je ne puis m’empêcher de penser aux intuitions d’un Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues quand au psittacisme en devenir à travers les médias de son temps. Réflexion que Bloy portera beaucoup plus loin dans son Exégèse des lieux communs, ou la parole gelée du bourgeois (ie du philistin) devient l’image dans l’abime de la parole divine, une contrefaçon blasphématrice. Hélas, Bloy pouvait encore tenter de retourner le numéraire de la parole devenue éternelle répétition du même, mais que nous est-il laissé devant ce monde du spectacle qui intègre jusqu'à sa condamnation ? « Nous voyons toutes choses en énigme, comme en un miroir » dit Saint Paul. Mais le spéculaire moderne n’a rien à voir avec le miroir paulinien. Non seulement « rien n’est à sa place », mais on veut nous rendre incapable de faire ce constat même en dissolvant la notion de place, c'est-à-dire de « sens » dans toutes les acceptions du mot. Il nous reste quand même -outre l'oraison- le lent travail de la pensée...Puis... Ne pas laisser mourir l'enthousiasme .Jamais.

Écrit par : Restif | jeudi, 20 novembre 2008

Radek, vous devez être un plaisantin, ou alors ne pas comprendre grand-chose du haut de votre ciel...
Avec Zamor, je me suis amusé mais, sur le fond de votre imparable critique, je vous réponds : bin non, cher savant, je ne me prends pas pour plus que je suis.
J'écris des textes qui, sauf erreur de ma part, sont à des années-lumière de tout ce que j'ai pu lire sur la Toile.
Cela vous choque que je l'affirme ? Cela suffit-il à faire un prétentieux de moi ?
Non, je sais ce que me coûtent mes textes, les efforts que je fais pour les rendre irréprochables dans leur correction orthographique et grammaticale, les heures et les heures de lecture, de relecture, de prises de notes, de mise en page, de choix de l'iconographie, etc., bref, franchement, je n'ai aucune leçon à recevoir de quiconque, ici.
A moins que le quiconque en question, si je puis dire, oppose à Stalker un blog e serait-ce qu'équivalent.
Trouvez-m'en un.
Rassurez-vous, je suis un homme simple et passe probablement moins de temps que vous à surfer.
Je lis, j'écris mes textes : que cela emmerde tous les lâches consanguins de moins en moins anonymes (tu sais, Mixo, ceci : 82.127.116.63), que voulez-vous que cela me fasse ?
L'idée même de discuter avec un Radek, id est, un truc dont je ne sais rien, m'est fondamentalement hideuse et je m'amuse à considérer le ton péremptoire et hautain de votre dernier commentaire en le mettant en rapport avec la lâcheté de l'anonymat.
Si vous avez quelque chose à me dire de plus intelligent que ce que je viens de lire en guise de dernière réponse, vous n'avez qu'à m'écrire : vous redescendrez vite sur Terre, que je n'ai jamais quittée.

Écrit par : Stalker | jeudi, 20 novembre 2008

Pauvre infatué insane, mais le net propose des dizaines de blogs semblables au tien, verbeux, parfois intéressants, souvent soporifiques.

La principale particularité du tien, scrofuleux pédant, est de ressasser ad nauseam les mêmes obsessions, qui masquent difficilement deux ou trois pauvres idées "authentiquement réactionnaires comme le savait Saint Picolo Davila Sancho Pança", et ton narcissisme parfaitement pathologique. Et il est effectivement lamentable de te voir empiler les contre-sens (Agamben pour reprendre cet exemple) ou les confiscations prétentieuses (Bernanos évidemment).

Tu passes ton temps à appeler des contradictions, auxquelles tu échappes vite dès qu'elles te sont opposées. Le texte ici-haut, qui voulait répondre à l'une de tes mièvreries auto-affligées, rien que ce texte-là, t'a laissé sur le bas-côté. Et pour chaque post que tu publies sur ton blougounet minable, il pourrait en aller de même, si les gens avaient assez de temps à perdre pour te torcher la bouche.

Une savonnette, cet Asensial : se prétend minéral, et se révèle gazeux. Tu fais du vent : tu privilégies la pose, malgré les 700 notes (combien de doublons, au fait ?) dont tu te goberges, tragique no-life.

Te revoilà agitant une adresse IP, clownesque cul-de-jatte ? Depuis le temps que tu l'as, celle-ci, tu peux t'en faire un collier, ou un joli pareo. Encore cette mentalité de petit délateur, qui ne nous étonne plus depuis longtemps. La prochaine livraison du Ftalker ici consistera probablement en quelques menaces physiques, à l'instar de celles que tu déversais il y a peu sur notre email.

Pour quelqu'un qui hurle si fort n'avoir de "leçon à recevoir de personne", il est savoureux de te voir en prendre de tous les côtés sur le web. Michel Surya, Pierre Assouline, Didier Jacob, Léo Scheer, pour n'en citer que quelques uns, et peu importe leurs mérites respectifs d'ailleurs. Sans parler de la légion d'anonymes qui te mettent en boite un peu partout.

Asensio : le Alain Delon du journal intime en ligne.
Le Morsay de la critique littéraire.

Une farce, décidément.

Écrit par : Frère Scoliose | jeudi, 20 novembre 2008

@ Stalker : Vous vous êtes amusé me dites vous dans votre réponse à Zamor ? bon là n’est pas le crime, qui n’a pas certaines faiblesses parfois et ne se laisse pas aller à des approximations de plume, bien que sur cet exemple on frise avec le délire extravaguant.

Ce qui me trouble profondément en revanche, chez vous, c’est votre incroyable assurance en votre propre génie, réel ou supposé.

Affirmer à la cantonade : « regardez les lumières de mon esprit, la finesse de mon analyse, la profondeur de mes jugements », etc., ou encore comme dans votre post : « J'écris des textes qui, sauf erreur de ma part, sont à des années-lumière de tout ce que j'ai pu lire sur la Toile » (sic), participe d’une bonne dose d’autosuggestion et d’illusion personnelle, et surtout présuppose plusieurs choses :

- 1°) Que vos éventuels lecteurs seraient à ce point inintelligents pour ne pas constater tous seuls ce que vous leur cornez dans les oreilles ;
- 2°) Que vos textes soient les seuls qui possèdent la valeur que vous leur attribuez ;
- 3°) Qu’enfin, et sans doute le plus grave, une attitude d’autocongratulation permanente soit tenable longtemps sans s’attirer, à la fois de l’ironie sévère pour les plus cléments et la méchante caricature de la part de vos ennemis (que l’on a toujours plus nombreux que nécessaire ), ce dont vous faites méchamment les frais, et qui risquent, l’une et l’autre, c’est-à-dire l’ironie et la caricature, de vous poursuivre pas mal de temps si vous perdurez dans cette posture de juvénile exaltation franchement naïve, d’autant lorsqu’on se livre ainsi sans prudence excessive au public espérant voir son nom édité, publié, inscrit dans les revues, etc. (vous connaissez tout ça fort bien n’est-ce pas…).

Bien sûr j’imagine ce que peuvent vous coûter comme nuits blanches, travail incessant, et labeur ingrat la réalisation de vos textes, accueillant avec respect votre déclaration lorsque vous me dites : « je suis un homme simple ».

Mais si tout ceci Staulker est mis au service de la célébration de votre propre personne, si toute cette entreprise, pénible et épuisante, n’a qu’un seul but, construire et bâtir devant vos contemporains votre propre statue, alors vous oeuvrez pour du vent.

D’abord parce que si votre valeur doit un jour apparaître et s’imposer, cela se fera tranquillement, naturellement, cela adviendra comme une évidence avec le temps – d’autre part, [conseil non d’un anonyme hostile dissimulé derrière son écran mais de quelqu’un qui a compris depuis déjà quelques années ce que la matrice spectaculaire recelait comme mensonges vaniteux et illusoires espérances et qui préfère, largement, la nuit de l’invisibilité pour se consacrer à l’étude sérieuse de divers in-folio oubliés plutôt que de chercher la factice lumière d’un monde d’apparence et de fausseté], d’autre par disais-je, parce que nous avons mieux à faire en ce monde que de gaspiller notre temps à cultiver notre immortalité terrestre car nous serons toujours payé avec des cailloux et de la cendre – le Ciel attend bien mieux de nous que cela !

Dès lors, en compagnie des oiseaux, aidons-le plutôt à hâter notre vie surnaturelle.

Écrit par : Radek | jeudi, 20 novembre 2008

@ Radek, Est-ce que ça ne vexe pas un peu, notre grand spécialiste musical de La Question de s'entendre dire : "L'idée même de discuter avec un Radek, id est, un truc dont je ne sais rien, m'est fondamentalement hideuse..." ?

Écrit par : Xavier | jeudi, 20 novembre 2008

Je n'aurais pas imaginé que cette note donne lieu à un débat passionné de la nature qui s'est développée depuis quelques jours sous nos yeux. Le texte de abordait plusieurs concepts dont l'examen s'avère bien nécessaire, en particulier ceux "d'authenticité" et de "spectacle", dont les échanges entre Zak et Restif, tous deux se cantonnant admirablement au sujet, témoignent et creusent le sens. Mais d'une certaine manière, et à la réflexion, est-ce que ce qui se déroule sous la forme d'une sorte d'exercice de vérité, n'est pas une sorte d'application pratique de la thèse zakienne postulant en une vitale mise en oeuvre concrète de la reprise ontologique ?

Écrit par : Arpaschad | jeudi, 20 novembre 2008

Frédéric Schiffter dépeint dans son livre, "contre Debord", un philosophe atrabilaire, qui sacrifit sa pensée à ce que Clément Rosset nomme "la mystique de l'authenticité", laquelle, s'avère aussi conservatrice que révolutionnaire.

Comme le souligne Schiffter, la théorie philosophique du célèbre situationniste procède d'une vieille métaphysique. "Debord considère que l'être de ces contemporains, falsifié par la marchandise, se serait éloigné dans une représentation, condamné à ne revenir que sous les formes dégradées et dégradantes de l'avoir et du paraître. Quel fut au juste cet être ? Debord ne le précisera jamais ."

(...) le plus intéressant dans la critique de Schiffter, c'est qu'il fait de Debord un digne successeur de Platon. Le pape des Situs ne ferait que singer à l'aide dune phraséologie assez lourde, le blabla des philosophes troublés par le réel : "des philosophes ne voulant pas voir le réel tel qu'il est, inessentiel, le recouvrent d'un double illusoire qui finissent par percevoir comme l'essentiel."

http://luette.free.fr/page1/page78/page78.html


Toutefois on préferera l'analyse de Guy Scarpeta qui cerne plus objectivement la pensée de Debord dans on article Guy Debord l'irrécupérable :

"Debord, surtout, perçoit ceci : la logique de la « marchandise », dont Marx avait analysé le lien au système de production, s’étend désormais à tous les aspects de la vie quotidienne ; la part de « loisir » dégagée par l’évolution technique, loin de susciter des libertés supplémentaires, débouche sur l’expansion du spectacle, propulsant des besoins factices sans cesse renouvelés, soumettant nos vies à des représentations manipulées et falsifiées, qui deviennent notre rapport au monde. (...) « Le spectacle, écrit Debord, n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images » ; la « société du spectacle » n’est pas seulement l’hégémonie du modèle médiatique ou publicitaire, mais, au-delà, le « règne autocratique de l’autonomie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne ».

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/SCARPETTA/13756

Écrit par : Quadrige | jeudi, 20 novembre 2008

Puisque je traîne ici.. la citation de Scarpetta, pour pertinente qu'elle soit, n'est jamais qu'une simple explication. Comment l'inscrivez-vous dans une confrontation Debord / Heidegger ?

Écrit par : Frère Scoliose | jeudi, 20 novembre 2008

J'ai tendance à penser que l'idée d'une mise en équivalence des concepts de la "Société du Spectacle" et de "Zeit und Sein", à savoir que le spectacle en tant que "totalisation réifiante est génératrice d’une perte d’authenticité de l’être vrai", pour juste évidemment, écarte peut-être trop rapidement la question de l'être social et qu'il nous faut impérativement replacer la problématique dans une vision générale qui nous offre d'envisager ce que signifie, concrètrement, pour notre période historique, l'échappement ou l'autonomisation du capital aboutissant à une sorte de chosification générale qui s'étend à la totalité de la réalité marchande qui n'est, en fait, que la la traduction du mode de domination fétiche et abstraite de la valeur monétaire fictive. A ce titre, la phrase que cite Scarpetta explique bien la situation en nous parlant de : "la « société du spectacle qui » n’est pas seulement l’hégémonie du modèle médiatique ou publicitaire, mais, au-delà, le règne autocratique de l’autonomie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne ».
Dès lors, l'être au monde, "l'être-là" (dasein) heideggerien, qui n'est pas seulement soumis à un bombardement de représentations absurdes, mais qui, soumis à l'être même du capital, n'est même plus en mesure de se penser comme tel, voit sa possibilité d'une reprise ontologique réduite à néant par le règne autocratique de l'autonomie marchande qui devient une globalité stérile et stérilisante, faisant que la problématisation (telle qu'effectuée par Zak dans sa note) des concepts "d'authenticité" et de "spectacle", (bien qu'en un premier temps visiblement très éloignés), me semble finalement singulièrement pertinente.
Une sorte, si je voulais résumer, de tentative de rencontre et de dialogue, en direct, entre l'existentialisme heideggerien incluant sa dimension augustinienne radicale et le situationnisme qui peuvent porter, étrangement, un verdict relativement comparable sur l'état du monde et sa réalité.

Écrit par : Quadrige | jeudi, 20 novembre 2008

@ Quadrige : L'affirmation ontologique, c'est-à-dire l'affirmation d'un ordre qui ne dépend, pour atteindre l'être que de la pensée de l'être elle-même, est la seule mesure, me semble-t-il, règle et véritable condition d'une pensée authentique. Le "spectacle" selon moi, j'ai un peu l'impression que Zak nous invite à l'envisager comme constitutif de l'essence même d'Adam depuis la Chute. C'st-à-dire non comme une nouveauté mais une donnée primitive.

Sans cette affirmation, l'activité de la pensée se réduit à un déroulement inconsistant de phénomènes, que je nous n'avons même pas le droit d'affirmer comme phénomènes, ni comme un spectacle, car une affirmation quelconque, même portant sur la pure apparence incomprise ou le non-être, se situe finalement de soi sur le plan de l'être.
Ainsi comme je ne puis penser sans poser l'ordre de l'être, je ne puis poser l'être sans le poser ouvert et disponible à la pensée ; cela par delà les conditions socio-historiques et économiques.

La possibilité d'en débattre comme nous le faisons, à la fois in abstracto comme d'une structure originaire de cet objet de pensée qu'est l'être, et en termes d'existence humaine, c'est-à-dire en tant qu'il appartient à l'homme de comporter ouverture et fermeture à la manifestation possible de l'être dans lelogos, c'est à cela à quoi nous invite Heidegger certes, mais également la pensée chrétienne des premiers père de l'Eglise - la possibilité à mon sens n'est donc jamais close entièrement, et fort heureusement, malgré le déterminisme de la période.

Écrit par : Arpaschad | jeudi, 20 novembre 2008

Mon pauvre Con sans gains : je lis ce débat, le trouve passionnant et, non, ma foi, n'ai pas envie de m'y mêler.
Pourquoi ? Vois-tu, je suis tellement prétentieux que j'estime de mon devoir de la boucler lorsque, sur tel ou tel auteur/sujet, quelqu'un a visiblement plus de compétences que moi.
Et puis, toi qui me connais par coeur, devrais savoir que, à mes yeux, seul un texte de belle ampleur peut répondre à un texte tel que celui de Zak : je n'ai donc rien à en dire d'intelligent ou de con, en deux pauvres lignes comme celles que tu t'obstines à rédiger un peu partout.
Au passage, nabot, retourne vite chez Cormary : tu deviens la risée concernant tes propos alinesques et stupides sur Israël...
Ton adresse IP ? Mais, tu n'es donc pas au courant de... Rien mon chou, ce sera une surprise, ne t'en fais pas.
Radek : j'ai du mal à penser que vous vous prenez au sérieux lorsque vous écrivez de pareils propos.
Car, voyons, s'il y a bien un critique qui tente de s'effacer devant les auteurs qu'il aime (et il y en a beaucoup dans la Zone, colonne de droite...), renonçant à leur imposer de ridicules grilles de lecture, je crois que c'est moi, d'où mes combats contre celles et ceux que j'ai appelés les cacographes.
Donc, pour vous répondre : oui, encore une fois, je suis fier de mes textes et en connais mieux que personne les défauts et faiblesses.
Si, pour vous, affirmer ces deux choses banales est synonyme de prétention, que puis-je vous dire hormis : vous gauchissez la réalité (comme le con sans gains qui évoque Assouline, Scheer et d'autres, auxquels j'ai pourtant consacré quelques charges)...
Je me borne à constater qu'il n'y a à ma connaissance aucun blog équivalent à Stalker, qu'il s'agisse de fond comme de forme.
Ma remarque ne s'applique, bien sûr, qu'au seul domaine de la critique littéraire et de la littérature.
Mais, cher Radek, de grâce : je vous l'ai dit, il y a là-bas plus de 700 notes (pas toutes miennes mais aucun doublon, pauvre tanche cyanosée) donc, avant d'aligner un nouveau commentaire, prenez au moins la peine de le lire attentivement, à tout le moins de vous en faire ne serait-ce qu'une idée un peu plus juste.
J'espère, en vous donnant ce petit conseil qui n'excède point je crois la prudence intellectuelle (savoir de quoi l'on parle, être d'accord sur le sens des termes employés) propre à n'importe quel honnête homme, j'espère ne point dépasser le maigre empan de modestie dans lequel vous m'enfermez comiquement, comme un diable rétif qu'il s'agirait de faire rentrer dans sa vilaine boîte...

Écrit par : Stalker | jeudi, 20 novembre 2008

Mon Dieu que c'est mauvais...

Écrit par : Frère Scoliose | jeudi, 20 novembre 2008

@ Quadrige et Arpaschad :

Bien suivi votre échange fort intéressant à propos de la mise en rapport, que j’ai tentée dans ma réponse à Juan Asensio, des pensées d’Heidegger et de Debord. Mais n'oubliez pas que, soit dans l'idée de l'être pensant, soit dans celle de l'être réifié par la détermination abstraite de la valeur fictive, la virtualité n'est, ni un piège que nous pourrions éviter, ni une erreur de jugement, ni un développement anarchique d’une potentialité à la déréalisation dont notre période serait devenue la proie, ni une apparition singulière de quelque chose d’imprévu qui surgirait soudainement. Elle se présente bien à nous, je le répète, comme un « destin » ; c’est-à-dire que son essence est effectivement destinale selon l’expression d’Heidegger dans le sens où elle n’est ni nouvelle, ni particulièrement spécifique à nos temps - elle est inscrite, comme une force de détermination ontologique, au cœur du présent de chaque être, de chaque existence en ce monde, sous toutes les latitudes et à toutes les époques de l’Histoire - ceci, et je crois qu’il importe d’insister sur cet aspect, depuis que le premier instant après la Chute emprisonna jusqu’à l’heure du jugement dernier Adam, et sa postérité, dans la geôle de l’espace et de la durée.


@ Restif :

Comme nous revoilà dans des territoires conceptuels si souvent traversés et balisés ensemble ! Oui cher ami, la liberté est singulièrement mutilée depuis l’origine, mais c’est cette mutilation qui reste pour moi, vous le savez, malheureusement trop impensée, surtout en nos temps enclins à un idéalisme optimiste dont les sirènes chantent inlassablement aux oreilles de nos contemporains les merveilles du bonheur garanti par contrat. Non que je souhaite alourdir les conséquences déjà si cruelles et douloureuses de la Chute, mais il faut bien, si nous voulons correctement appréhender la situation exacte de « l’être au monde », intégrer les principaux paramètres de cette déchéance ontologique. Vous avez raison de signaler, voyant bien dans votre analyse votre attachement à l’œuvre du « Mendiant ingrat », que si nous sommes peu outillés pour nous confronter à la stupéfaction carcérale de la modernité à la différence de Bloy qui « pouvait encore tenter de retourner le numéraire de la parole devenue éternelle répétition du même », il ne nous reste que de faibles instruments bien impuissants « devant ce monde du spectacle qui intègre jusqu'à sa condamnation. » La situation n’est donc pas simple et nous avons comme un devoir impératif de témoignage de notre indigente position, qui fait que nous apparaissons sur la scène de l’Histoire comme, sans doute, les plus misérables des misérables créatures qui n’aient jamais rampé dans la fange de la nuit spirituelle depuis l’aube des temps, ceci participant des conséquences terrifiantes, non seulement du péché originel, mais aussi, cela n’est pas à négliger, de l’apostasie généralisée dont rend bien compte une société vidée de sa substance chrétienne. Je n’y reviens pas.

Quand comprendra-t-on, que la dégradation d’Adam a atteint et bouleversé jusqu’à l’essence même de sa nature première. Par suite de la faute d'Adam, tous les hommes naissent, depuis cet acte fatal, dans un état de nature qui est en aversion à l’égard de la Divinité, privés qu'ils sont des dons primitifs qui faisaient la joie et le bonheur de l'Eternel. Aversion et privation sont, ainsi, devenues les marques caractéristiques de la race d'Adam, nous rendant aujourd'hui, comme dit Paul, « enfants de la colère ». Adam ayant détruit les conditions de son état primitif, a généré un immense désordre que Dieu réprouve et ne peut accepter, nous léguant une nature viciée, une essence véritablement fétide, impure et souillée, source constante d'abjection, génératrice de miasmes putrides ; Tertullien affirmera : « L'homme, condamné à mort dès l'origine, a entraîné dans son châtiment tout le genre humain contaminé par son sang.» (Sermon sur l'âme, I. c. IV.). L'essence de l'homme est ainsi, maintenant entièrement pervertie, privant les créatures du libre usage de leurs facultés, particulièrement dans les choses spirituelles, où Dieu seul peut, de nouveau, venir éclairer nos épaisses ténèbres. Vous comprenez donc que cette question de l’inauthenticité, qui surgit de façon très pertinente dans cette interrogation en mode métaphysique portant sur la nature de la virtualité que nous abordons par un biais assez original, a de quoi intéresser et nourrir nos communes méditations qui, je l’imagine, ne manqueront pas d’être une source précieuse pour nos esprits.


@ Radek :

Vos commentaires à l’intention de Juan sont beaux, incontestablement, comme des prêches de Bourdaloue. Mais je crains toujours que nous ne soyons pas en mesure de nous adresser à ceux avec qui nous conversons sur la toile, d’une façon si catéchétique et moralisante, surtout lorsque cela se fait en un mode déséquilibré, c’est-à-dire entre, non pas deux pseudonymes indistincts ce qui n’a finalement pas d’importance et qui autorise pas mal de liberté dans le ton puisque cela se perd dans la nuit internautique qui n’a pas de véritable existence (liberté que je m’octroie parfois avec une grande libéralité dispendieuse vous le savez…), mais un être parfaitement identifié avec une existence publique ne cachant pas qui il est, et une présence cybernétique sans visage dont on ne peut cerner ni les intentions, ni ce qui fonde sa réalité. Cela dit, comment ne pas abonder dans votre sens lorsque vous rappelez les pièges importants du narcissisme, la nécessaire humilité que nous devons avoir face à nous-mêmes, et le caractère fragile, passager et « volatile » de nos œuvres ici-bas ?
Offrez nous donc plutôt, lors de votre prochain passage, un extrait de sermon sur l’humilité volontaire tiré de l’un de vos in-folio oubliés, ça profitera à tout le monde, et évitera de trop personnaliser les remarques à l’égard d’un auteur un peu trop méchamment attaqué à mon goût, pour que cela ne sente pas la très basse jalousie et les intentions singulièrement perverses.


@ Frères Artériosclérose et Scoliose :

La pénible critique acharnée et obsessionnelle, pour ne pas dire le vil lynchage d’un auteur, comme vous vous en faites la curieuse et contestable spécialité, ne peut en aucun cas s’appuyer sur une prétendue dénonciation de ses opinions, réelles ou imaginaires, d’autant si cette dénonciation relève d’un vieille scie « antifasciste », lassante, passablement usée et vieillie, qui est l’ultime sortilège d’un système faisandé et malade, criminel et assassin, cherchant à assurer sa pérennité d’ailleurs bien hypothéquée.

De la sorte, votre fallacieuse stratégie ridicule, fut-elle au second degré, est symptomatique finalement de votre collaboration directe aux pires trémolos stupides et indigents de la société marchande et spectaculaire, qui agite, au nom de ses soi-disant valeurs menacées, l’éternel épouvantail du danger des extrêmes pour asseoir son mortifère devenir, embrigadant dans son cirque une partie de l’opinion et en particulier la jeunesse bêlante grâce, entre autres domestiques serviles du système, aux écervelés de votre espèce. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’en réalité le terrorisme intellectuel s'exerce aujourd'hui au nom de l’antifascisme qui ne subsiste médiocrement, alors qu’il n'y a plus de « fascisme » effectif au sens historique du terme à combattre, que par la pratique, basse et calomnieuse, de la dénonciation hystérique, les campagnes de délation dignes du Guépéou ou de la Stasi, suppléant aux luttes de libération qui n’ont plus d’objet. « L'anti-fascisme» est ainsi devenu, et vous le savez bien, une patente escroquerie hypocrite, une habile stratégie de la nuisance et de la déconsidération sociale, qui concentre tous les pièges catégoriques de la mécanique de domination idéologique de la société et de son puant spectacle, dont vous êtes, par votre attitude, les piètres relais abjects et les serviteurs zélés et grotesques.

Ainsi, si vous voulez instruire une analyse critique, sérieuse et circonstanciée du travail de Stalker, penchez-vous sur ses textes, décortiquez ses comptes-rendus, disséquez ses commentaires, montrez en quoi, il se trompe, dans quelle mesure il est inexact, mensonger, en quoi il trahit les auteurs dont il expose les oeuvres. Pourquoi son écriture est mauvaise, son comportement ridicule. Au fond mettez-vous au travail et cessez de vous faire les stériles et troubles serviteurs nuisibles d’un culte pitoyable et désorienté, pour tout dire sinistre et malodorant, qui se complaît dans la récupération des déchets, l’urine et les basses œuvres, les trous de serrures et les lieux d’aisance, vous transformant, concrètement, comme je vous l’ai déjà dit, en de « pitoyables et repoussants égoutiers », sous couvert de noms d’emprunt qui dénoncent bien vos natures épidémiologiques et toxiques, et au prétexte d’une prétendue mission de purification idéologique, assez ridicule et dévoyée, de dénonciation des tares éventuelles d’un être sur lequel vous avez, qui plus est, et ce n’est pas très reluisant, le lâche avantage de l’anonymat.

Comme le disait Hegel : « Il ne suffit pas d’avoir été le contemporain des événements qu’on raconte ou d’en être bien informé. (…) Pour bien connaître les faits et les voir à leur vraie place, il faut être placé au sommet — non les regarder d’en bas, par le trou de serrure de la moralité ou de quelque autre sagesse. »
(HEGEL, La Raison dans l’Histoire.)



@ Juan :


Je ne reviens pas sur ce que je vous ai déjà écris, à présent plus encore développé dans cette note. Vous connaissez donc la nature de mes grandes réserves vis-à-vis d’une approche trop uniquement littéraire de certains concepts, dont celui de « virtualité » (j’apprécie les bons auteurs mais je crois que la « pensée » qui questionne, pour reprendre Heidegger, relève de l’ontologique, pas de l’ontique), concept sur lequel je me suis plus volontiers arrêté dans votre message, et qui nécessite impérativement un traitement d’une nature plus substantielle pour pouvoir être abordé, ce qui est donc tenté en ces lieux grâce à l’accueil de notre chère hôtesse Isabelle, que je salue au passage, lui demandant de bien vouloir pardonner le bruit que fait de nouveau l’une de mes interventions écrites.
Pour le reste, votre courage est indéniablement d’avancer sans masque, de vous livrer, avec une belle audace, à découvert au milieu d’un monde peuplé d’ectoplasmes anonymes, de « fantômes bavards » et de parasites hostiles, de clamer, avec une insolence qui n’est pas blâmable, que vous percevez de la lumière dans le verbe de vos auteurs favoris, et que vous souhaitez, si possible, la faire venir dans le vôtre.

Ceci mérite d’être respecté, ou critiqué honnêtement, sachant cependant qu’il n’y a nul trace d’authenticité en ce monde. Je crois qu’il était utile que cela soit rappelé ici !

Un petit mot, que je livre à votre attention, de Pascal :

- « … il est juste que nous soyons affligés et consolés comme Chrétiens, et que la consolation de la grâce l'emporte par dessus les sentiments de la nature ; afin que la grâce soit non seulement en nous, mais victorieuse en nous ; qu'ainsi en sanctifiant le nom de notre Père, sa volonté devienne la nôtre ; que sa grâce règne et domine sur la nature ; et que nos afflictions soient comme la matière d’un sacrifice que sa grâce consomme et anéantisse pour la gloire de Dieu ; et que ces sacrifices particuliers honorent et préviennent les sacrifice universel où la nature entière doit être consommée par la puissance de JÉSUS-CHRIST. »

Écrit par : Zak | vendredi, 21 novembre 2008

@ Hire, je vous signale qu'Alina n'est très tendre non plus avec Asensio chez Cormary :

"Je dis la vérité, très simplement. Désolée pour ceux à qui elle donne des démangeaisons.

Stalker, nous ne nous connaissons pas du tout très bien, mon amitié pour vous n'a jamais dépassé celle que j'avais pour les autres, vous ne m'avez jamais donné de confiture et je ne vous en ai jamais donné non plus, seulement des paroles aimables de temps en temps sur votre travail, ou bien des paroles aimables tout simplement, comme on peut en donner à autrui (non ?), rien à voir avec les tombereaux de flatterie que vous recevez sur votre blog. Ou bien dois-je me taire complètement, toute parole libre de ma part doit-elle être sanctionnée soit par des insultes, soit par quelque sommation à me rendre, d'une manière ou d'une autre ? C'est vous qui feriez bien de dégonfler un peu - s'il n'est pas trop tard.

Ecrit par : Alina | 21/11/2008

http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2006/06/26/la-question-juive-ou-comment-réconcilier-antisémites-et-cosm.html#comments

Écrit par : Dan | vendredi, 21 novembre 2008

C'est peut-être, tout simplement, le coup de pied d'une mégère fort peu ménagée par Juan, qui n'a pas digéré le brouet servi par notre critique furieux ?

Court extrait de la note d'Asensio à l'endroit d'Alina :

08/10/2005
La chair est triste, hélas... : sur Alina Reyes

"Alina, donneuse de leçons (de choses bien sûr) sous vos airs de n'y point toucher, leçons applicables aux autres mais que vous vous gardez bien, n'est-ce pas, d'infuser dans vos propres textes, dès fois que leur bavardage serait, immédiatement, réduit en poussière, voilà bien le masque de cette écrivaine de monomaniaque penchant qui ne parvient pas, nous dit-elle, à faire publier son manuscrit de réflexions personnelles, on se demande bien pourquoi. Peut-être, chère madame, parce que nul tenancier de gargote ne se risquerait à servir une telle soupe où les ingrédients sont jetés, pêle-mêle, par une cuisinière peu regardante. J'ai il y a quelques mois, ici même, servi deux gamelles de semblable potage, depuis vidées dans l'évier..."

http://stalker.hautetfort.com/archive/2005/10/07/la-chair-est-triste-helas.html

Écrit par : Xavier | vendredi, 21 novembre 2008

Là ou je rejoins Zak, malgré mes grandes réserves à l'égard de Stalker, c'est l'analyse qu'il fait du moteur idéologique de l'action des frères Artério et Scoliose : "cette dénonciation relève d’un vieille scie « antifasciste », lassante, passablement usée et vieillie, qui est l’ultime sortilège d’un système faisandé et malade, criminel et assassin, cherchant à assurer sa pérennité d’ailleurs bien hypothéquée."

Bien ciblé le problème Zak !

Écrit par : Ghijd | vendredi, 21 novembre 2008

Le néant qui frappe la civilisation moderne est certes constitué du néant de l'homme, mais cette civilisation l'exalte à un point inédit dans l'histoire de l'homme. Cette civilisation, ce milieu de vie semble absorber et perdre comme l'eau sur du sable tout effort noble, tout homme noble. Mais il n'y à mon avis ni résignation ni désespoir à avoir, mais désir d'engager la guerre métaphysique qui s'annonce.

Ce n'est pas l'idéologie seule qui éclaire le vide et dissimule la Lumière sous les drapés de la Nuit et du Brouillard. C'est aussi le milieu de vie dominant, qui est structuré par le marché. L'échange opère une réduction sur tout objet d'échange, et l'immense masse, qui est aussi un immense gouffre, de capitaux du monde se comporte comme un abîme qui aspire toute réalité dans sa singularité. Ce qui est l'objet de la réduction dans l'acte d'échange, ce qui est nié dans l'objet de l'échange (comme dans l'objet de la technique?) c'est la qualité. Hegel lui même note dans la Science de la logique, que la quantité est le négatif de la quantité. Et cela est vrai d'une certaine manière.

La réduction qui a lieu dans l'échange est une réduction à la quantité, à la mesure du quantum de production, de la monnaie, c'est à dire de l'intérêt atomique de l'individu.

La relation humaine qui s'établit dans l'échange est une relation de symétrie fondée sur l'égalité quantitative. La valeur de ce que je donne doit être égale à celle que je prend. La justice de la relation à autrui est mesurable par une quantité. L'argent est la mesure des relations humaines, et la mesure n'est pas ce qui est mesuré, mais ce à quoi on mesure. Ainsi, le commerce apparait comme le milieu naturel du libéralisme. La symétrie de la relation pousse naturellement au désir de dépasser l'autre sur le terrain commun, à savoir celui de la quantité, d'argent ou de force ; et ainsi le processus général, l'entéléchie de la société libérale est la maximisation de la puissance. Ainsi cette société est instable par nature, car les conflits et la montée aux extrêmes ne peuvent conduire qu'à la destruction.

Au contraire, si l'on veut penser une société organique, stable, alors il faut penser et organiser une organisation de relations d'abord complémentaires. Les relations de symétrie sont celles du mouvement, les relations complementaires doivent pouvoir les compenser et permettre le silence nécéssaire à l'ouverture aux aspects qualitatifs de la vie humaine.

Le marché est le milieu de vie de l'idéologie libérale ; cette idéologie est un moment d'une civilisation globale. Le milieu de vie n'est pas quelque chose qui apparaît spontanément à la conscience comme tel. Comme le monde vécu bouche l'horizon des autres mondes, et fait que l'engagement dans le monde est aussi un emprisonnement en celui-ci, ainsi le milieu de vie en apparaissant comme une évidence empêche-t-il de s'apercevoir, et encore moins de méditer, sur son caractère déterminé, c'est à dire fini, ou carcéral.

Le vide du monde moderne n'apparaît qu'au gnostique ; le vide n'apparaît qu'a celui qui connaît d'autres mondes et d'autres vies. Cette connaissance peut être très obscure-tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais pas trouvé, mais tu me cherche quand même-, elle n'en n'est pas moins nécessaire. L'homme aux intérêts limités au matériel conçoit ce monde comme sommet de la prospérité humaine. Ce type d'homme est à l'évidence quantitativement dominant, donc dominant dans tous les domaines du milieu de vie, économique sociale politique et culturel.

Le caractère gratuit, c'est à dire non relié à rien, à aucun milieu de vie, c'est cela qui donne à toute œuvre spirituelle dans le siècle ce goût tenace de néant, de fiction sans prise sur le réel.

L'expérience du théâtre en donne une illustration. Un étudiant amateur de théâtre, mis en demeure d'habiter un texte, n'a pu y arriver. Ni pour le dire, ni pour se placer dans l'espace, tout en étant brillant dans l'analyse et la compréhension intellectuelle du texte. De cette expérience il garde une grande impression d'échec. En réalité, les livres de philosophie ancienne sont des éléments d'un milieu de vie qui n'existe plus, et aussi puissants soient-ils, nous ne savons comment habiter leurs demeures.

Notre rapport au texte et à la pensé est fermé à cette habitation parce que notre milieu de vie, notre civilisation, nous ferme la porte de cette habitation des livres. St Augustin, dans les Confessions, raconte sa surprise de voir St Ambroise lire un livre sans bouger les lèvres. Les Anciens lisaient à haute voix. Pour eux, les livres étaient des réalités charnelles, qui résonnaient dans les demeures et dans les rues. Ainsi le Verbe de Dieu est-il pour eux incarné, là où parfois nous le pensons comme des principes mathématiques absents du monde phénoménal. Lire sans articuler est l'ouverture du désert de la culture séparée de la vie. Ainsi nous mourrons de soif près de la fontaine, car notre bouche, nos yeux, nos mains sont dévorés par le vide. Les anciens mangeaient la chair, buvaient le sang ; qui aujourd'hui retire une joie de cette pensée? Qui pense réellement ce boire charnel et ce manger charnel, qui n'est pas exclusif d'une plénitude spirituelle, qui est même indispensable à cette plénitude selon notre Livre?

Nos livres ne sont pas les éléments d'un milieu de vie. Ainsi ils flottent dans le vide. Le théâtre nous montre une voie, et un repoussoir. Une voie, car incarner un texte est une débauche de travail et d'énergie collective, à comparer à la solitude lente de l'écriture ; une voie, car un texte est comme une musique-sans exécution, elle n'est qu'un potentiel de musique. Et elle apparaît dans le temps. Et un repoussoir, car trop souvent le spectacle dont le théâtre est l'emblème remplace le réel.
Produire un milieu de vie est l'œuvre suprême, la poiésis de l'artiste et du penseur. Le philosophe roi contemple et produit l'ordre humain qui ouvre la communauté humaine à la contemplation sur le modèle des hiérarchies angéliques.

Que faire dans ce désert et cette désolation? Ne refusons nous pas la coupe amère, le vinaigre? La violence de l'ascèse dans les ténèbres n'est-elle pas insupportable? Doit-on se retirer du monde? Une interprétation est de voir dans cette nuit obscure du monde les prémices de la Lumière promise, de transformer cette négation en ascèse : l'amour du destin qui nous fait vivre en ce monde.

Le recours au silence et à l'isolement est sans doute l'option d'âmes d'élite. Mais cela n'est pas la seule attitude de l'homme noble en ce monde.

Mon avis est d'engager la guerre. Cette guerre ne doit pas rajouter au désordre et déployer encore davantage la puissance. Elle repose exclusivement sur la culture, en tant que création d'un milieu culturel authentique. Elle refuse toute attaque personnelle.

Écrit par : LancelotVlad | vendredi, 21 novembre 2008

Zak, faites-moi plaisir, je vous prie, écrivez-moi, à l'adresse disponible sur mon blog.
"il n’y a nul trace d’authenticité en ce monde" : c'est faux. Un enfant qui vous sourit, une minute d'authentique amour avec une femme (en ce qui me concerne), la découverte d'une grande oeuvre, un éblouissement intellectuel (et vous avez eu, comme tout un chacun, au moins l'une de ces choses saintes).
Je vous l'ai dit : je suis un homme simple et, in fine, ce que je recherche, après tant de lectures, c'est une forme, peut-être illusoire mais qu'importe, de réelle présence.
Amitiés.
LancelotVlad : "Nos livres ne sont pas les éléments d'un milieu de vie".
Erreur, certes discrète : Nos livre NE sont PLUS les éléments d'un milieu de vie, hélas !

Écrit par : Stalker | vendredi, 21 novembre 2008

Zak, Zak, Zak.

Vous êtes restés bloqué dans les années 90 ? Vous souffrez d'un traumatisme mitterrandien, apparemment ?

Vous êtes dans l'erreur, mon pauvre. Vous confondez terrorisme intellectuel et politiquement correct. Nous allons nous l'expliquer, mais avant, nous éliminons rapidement le cas Asensio : il n'est qu'un sagouin imbu de lui-même, sans qu'aucun des kouglofs qu'il dépose sur son blog ne puisse faire illusion, aux yeux de quiconque sait vraiment LIRE (et non prétendre seulement le faire mieux que les autres). Asensio est une farce, qu'il nous amuse de martyriser - plaisir à vil prix. Passons.


La vieille scie "antifasciste", maintenant. Il n'y a qu'à vos yeux qu'elle vieillit, mon fils. Il est totalement imbécile, mais alors vraiment imbécile, de prétendre que nos propos, que vous qualifiez "d'antifasciste", serait l'allié du Spectacle. Veuillez s'il-vous-plaît mesurer au contraire, pour prendre un exemple concret, l'alliance entre néoconservatisme et ultralibéralisme, constaté aussi bien sur le sol de la Vieille Europe qu'au coeur du Nouveau Monde.

Qu'une litanie bêtement, platement antifasciste se soit développée durant les années 80, évidemment nul ne le conteste. Mais vous manquez de hauteur de vue, mon fils.

Elle n'est pas, elle n'est plus le discours dominant. Entretemps, d'odieux néantisateurs, d'authentiques nihilistes, sont venus inverser les termes de l'équation. Ce sont eux, aujourd'hui, consanguins de tout intégrisme, qui professent à longueur de journaux leur décomplexion, leur fierté identitaire ou encore leur soit-disant "rebellion" au prétendu "dogme du multiculturalisme".

Le terrorisme intellectuel a changé de camp, mon petit, il est temps de vous réveiller. Aujourd'hui, les médiacrates professent la fin de la "repentance", et veulent lutter contre le "droitdelhommisme". Autant de mots qui cachent leur réelle volonté d'attenter non pas à de prétendues "idéologies", mais bien à l'essence de ces concepts.

Ils mentent effrontement : en prétendant recouvrer une "liberté de parole" (qui ne leur a pourtant JAMAIS été enlevée, sous nos latitudes), ils s'attaquent en réalité aux notions qui ont fondé la démocratie ou la république. Ils s'attaquent aux droits de l'Homme, en prétendant relativiser le discours lénifiant des années 80.

A titre d'exemple, il est extrêmement frappant de constater l'analogie entre les vomissures islamophobes actuelles, et les immondices judéophobes des années 30.

Parce que comme à l'époque, on veut faire appel à un atavisme contre une entité chimérique qui sert de réceptacle aux peurs et aux frustrations.

Qu'un individu comme Alain Finkielkraut ose écrire que "l'antiracisme sera le communisme du XXIe siècle", voilà l'un des plus ignobles renoncements, une des pires trahisons qui soient. Autant expliquer que les fleuves finiront par brûler les forêts.

Ce type de discours sert directement les intégristes de tous bords. Ces derniers, de tous temps, on souffert du relativisme. Ils ont alors décidé de le maquiller en idéologie. Vous savez ce qu'on dit de la meilleure escroquerie du Malin, Zakie...

Plus bas, vous nous comparez déjà à la Guépéou ou à la Stasi. Il ne s'en faudra pas beaucoup plus pour que vous nous parliez de Gestapo, pauvre nihiliste bavasseur. Vous savez que c'est vous que vous ridiculisez, bien sûr.

Prenons par exemple l'accusation d'antisémitisme : elle règne, elle est partout. Sauf qu'elle sert même, à présent, ceux qui l'étaient encore hier. Elle sert à présent les partisans de l'ordre établi, réactionnaire à ses heures et de plus en plus biopolitique. Vous vous ridiculiseriez en prétendant le contraire - mais on sent en vous un gros potentiel.

Le terrorisme intellectuel a changé de camp, donc. Nous avons alors délaissé nos anciennes et aimables railleries contre le bavardage flower-power et la moralité molle du politiquement-correct socialiste des années 80 et 90, pour nous attaquer aux miasmes de la Réaction en cours, aux scories xénophobes que essaient de s'acheter une nouvelle respectabilité en usurpant les notions de pluralisme et de liberté d'expression. Notre blog est un bestiaire de ces odieux propagandistes.

Vous n'avez pas su le lire, obsédé que vous étiez par le pavlovisme ultra-tolérant dont vous croyez qu'il préside à sa rédaction. Mais, et c'est plus grave, vous croyez encore qu'un propos résolument anti-identitaire est l'arme du Système. C'est très inquiétant quant à vos propres options politiques, jeune homme.

Nous ne sommes en aucune façon les "domestiques du Système", et avons la très tenace impression que vous taxez ainsi quiconque ne pense pas dans votre chapelle. Mais ce Système, ce barnum Spectaculaire dont l'objectif est l'Occupation du Temps de Cerveau Disponible, VOUS en êtes malheureusement les alliés objectifs. Les idiots utiles, plus exactement. Le discours sécuritaire de la nouvelle domination a séduit ceux que nous taxons de "consanguins". Les appels à l'identité les ont touchés : idiots utiles, chair à canon.

Vous dites que la "dénonciation du danger des extrêmes est un épouvantail qui ne sert qu'à asseoir la domination marchande" ?

Hého, Zak, sortez-vous la tête du fondement 5 minutes : la dénonciation sécuritaire est précisément ce qui a contribué récemment à l'extension de cette domination, à ceci près qu'elle ne s'adressait plus du tout à "l'extrême-droite" ! C'est au contraire cette poisseuse engeance qu'on a voulu réhabiliter, pour en récolter les fruits électoraux et synthétiser du néoconservatisme frileux à la française.

Or, nous préférons de très loin qu'un xénophobe continue à avoir honte de ses "idées", plutôt qu'il puisse les présenter comme un sain "anticonformisme".

Et pourtant, ce ne sont que des leurres, des slogans publicitaires qui vous font, vous, valider le Système marchand et spectaculaire que vous prétendez fallacieusement dénoncer.

Comme nous l'avons expliqué à Radek bien plus haut, nous avons établi nos priorités. Elles ne sont plus, en France aujourd'hui, de dénoncer les tentatives collectivistes ou staliniennes (!). Elles sont bien plutôt de combattre la Novlangue Rréactionnaire, discours creux dont Asensio est un exemple sans sel. Parce qu'elle asseoit la coercition et le contrôle. Parce qu'elle flatte les bas instincts et souffle sur les braises. Parce qu'elle avilit la langue et l'esprit, et ainsi, l'humanité en chacun de nous. Parce qu'elle est une impasse aussi totale, aussi définitive, aussi criminelle que les totalitarismes du siècle passé. Aussi immonde que l'intégrisme religieux.

"Plus de fascisme" dites-vous ? Nous hésitons encore : vous manquez de lettres, ou de notions d'histoire ?

D'ailleurs, vous aurez remarqué que sur consanguin.blogspot, nous parlons d'intégrisme, d'identitarisme, et de Réaction, bien plus que de "fascisme". Le terme "fun-fasciste" ne doit pas grand chose à Mussolini. Vous croyiez lire un skyblog de socialiste militant, mais en réalité vous êtes tombé sur une Confrèrie qui pèse chacun de ses mots, y compris ses insultes, parce que les mots sont d'une préciosité telle qu'il faut les défendre contre tous les détournements : hier, sans doute, le nivellement bien-pensant. Aujourd'hui, la perversion identitaire.

Zak, soyez sûrs d'une chose : les discours quels qu'ils soient, de droite, de gauche, les mièvreries de l'antiracisme eighties comme les slogans nationalistes des flippés hexagonaux, ont tous été réifiés, marketés et instrumentalisés depuis déjà un moment par la Machine Spectaculaire. Il suffit d'écouter, quelques minutes, n'importe quelle parole politique pour percevoir à quel point elle s'est aspetisée, commercialisée, prostituée. A quel point elle sert uniquement les intérêts de ses bailleurs de fonds. A quel point elle ne constitue qu'un folklore vaguement polémique, au milieu d'un pouvoir biopolitique aussi désincarné que mortifère.

Mais sous la représentation, nous sentons, nous, la haine viscérale de toute altérité. Et c'est cette saloperie que nous avons élue comme cible. Et vous, Zakie, vous faites fausse route, en chantant qui plus est. Soit, c'est votre problème. Nous vous plaignons, mais ne perdrons pas le temps qu'il faudrait pour vous faire rengorger vos épithètes hypocrites.

Nous consacrons un temps précieux à imaginer des stratégies de lutte contre ce biocontrôle que vous ne savez pas nommer. Nous passons bien plus de temps à tirer sur la néoaristocratie médiatico-industrielle des troisièmes couteaux, qu'à flinguer ces merdeux de consanguins.

Vous nous avez fait rire, littéralement rire, en inscrivant notre démarche dans la guimauve discursive du prêt-à-penser, mon fils. Le dupe n'est pas celui que vous croyez, désolé.

Mais la dénonciation de ces derniers constitue une détente très agréable. Il ne s'agit pas d'une volonté d'épuration. Votre folklore, celui de Juan, sont autant de gadgets perdus dans un océan hypermassifié et standardisé. Les crétins identitaires, les nationalistes bavouillants, chacune des familles que nous brocardons est une niche, une alvéole dans une monstrueuse ruche humaine qui ne sait plus comment s'hominiser. Nous avons choisi, sur Consanguin, l'une des plus laides, l'une des plus ineptes. Si vous vous y retrouvez, tant pis pour vous.

Au final, Zakie, nous le savons bien : c'est votre myopie qui vous fait sortir vos âneries.

Allez en paix, mon fils.

Écrit par : Frère Artériosclérose | vendredi, 21 novembre 2008

Frère Artériosclérose,

Vos propos, bien qu'idiots dénotent un certain courage car vous ne pouvez compter, maintenant, que sur la lassitude d'un Zak à se baisser au niveau où vous placez le débat. Mais si, aujourd'hui, notre bon Zak se lève du mauvais pied, nous aurons encore une page de flagellation intellectuelle dont il a le secret mais qui aurait l'avantage de vous positionner dans les bas fonds où vous croupissez.
Bien à vous

Écrit par : La Fouine | samedi, 22 novembre 2008

Nabot consanguin, je n'ai aucun folklore et répète que, jusqu'à présent, et cela fait quelques années qui tu me colles comme une merde aux basques, tu n'as absolument rien prouvé concernant 1) l'inanité intellectuelle de mes analyses de livre, 2) mon soi-disant folklore politique.
Autre chose serait de t'en prendre aux présupposés qui guident mes textes, à savoir, puisqu'il faut tout te dire : l'idée que le langage peut être considéré comme un être vivant, la Parole si tu veux, et que la littérature ne soit que la trace sacrée du divin.
Je schématise mais il faut bien faire cet effort pour que quelques idées entrent dans ta cervelle de petit anonyme perclus de trouille.
"Qu'un individu comme Alain Finkielkraut ose écrire que "l'antiracisme sera le communisme du XXIe siècle" : Tu dois confondre avec Renaud Camus, petit zouave, revois tes classiques abhorrés...
La haine viscérale de toute altérité, écris-tu encore : pauvre sous-tanche de bidet, n'as-tu donc jamais compris qu'un seul de mes papiers défendant l'auteur que tu voudras va infiniment, dans la manifestation d'un intérêt pour l'autre, plus loin que n'importe laquelle de tes sirupeuses, ridicules et fausses professions de foi ?
Tu en as fini avec moi, pauvre lâche ? Tu n'en finiras apparemment jamais avec moi, n'importe qui peut s'en convaincre en allant se salir les yeux sur ton blog inepte.
Moi, vois-tu, à mes yeux, tu n'existes pas autrement que sous la forme la plus tristement illustrative de tout ce que tu dénonces : une bouche sale, puante, calomniatrice, anonyme, résorbable à l'infini dans la virtualité que, pour ma part, j'ai volontairement confondu avec une sorte de mauvais infini, le mauvais rêve cher à Bernanos.
Cela ne te rappelle rien, planqué ?
Une époque que tu détestes. Consanguin : qui que tu sois (et, rassures-toi, je mettrais un jour ou l'autre la main sur toi, je te l'ai promis et tu sais que les Basques sont plutôt... têtus), tu n'es qu'une chose : un petit collabo.
Un lâche, un anonyme, un souilleur.
Un vil.

Écrit par : Stalker | samedi, 22 novembre 2008

Quand nous avons écrit "en finir avec vous", petit Juan, nous signifiions : "sur ce blog-ci", puisque cette "querelle" (en réalité : nous vous tartant en rigolant) incommode les lecteurs de ce blog qui n'a pas grand chose à voir.

Vois-nous plutôt comme la sanction qu'inflige la Toile anonyme, forcément collective, au narcissisme nominatif d'un bavard de plus qui porte sa xénophobie en bandouillère.

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

@ Frère Artériosclérose :


Je mesure, à vous lire chez vous et ailleurs, et à la nature des chaleureux compliments que vous offrez habituellement à vos idoles favorites, l’intensité gigantesque de vos efforts pédagogiques, et la relative, quoique mais bon un peu de clémence, maîtrise de votre plume à mon endroit, afin de venir m’expliquer, benoîtement et gentiment, que j’aurais éventuellement bloqué, en termes d’évaluation des menaces, ma montre chronomètre sur les décennies précédentes, n’ayant pas vu venir le tout sécuritaire et le bio-contrôle cybernético-politique relayé par les pamoisons enthousiastes des chantres de l’identité et des néo-conservateurs.

Je vous rassure immédiatement sur ce point, je sais aussi, parfois, sortir de ma bibliothèque et regarder ce qui se passe sur le plan du devenir monde, ou plus exactement au niveau du devenir immonde de la réalité.

- Une petite chose avant d’aller plus loin en forme d’avertissement unique. Je goûte fort la plaisanterie en certaines circonstances, mais possède de façon native un sens de l’humour modérément développé. Donc, pour votre gouverne, je ne suis ni votre « fils », ni quelque épithète avantageux que vous croyez bon d’assortir parfois vos propos à l’attention de vos interlocuteurs. De ce fait, au niveau discussion si celle-ci devait se poursuivre, ce qui me semble un espoir bien mince néanmoins, je vous préviens que si l’on veut avancer, on en restera à la forme classique du dialogue civil et mesuré en évitant les pièges faciles qui donnent de sauter allègrement par dessus l’objectivité des faits – c’est compris ?

Revenons à vos arguments surprenants. Si je vous entends bien, nous serions passés, en peu de temps, d’une dictature mollassonne de gauche bien pensante, à une appropriation de l’opinion par des roquets extrêmistes, alliés directs du pouvoir, « odieux néantisateurs, d'authentiques nihilistes, [qui] sont venus inverser les termes de l'équation » (sic). Bigre rien que ça !

Mais de quelle équation parlez-vous Artériosclérose ? J’ai l’impression qu’en matière de géométrie algébrique c’est plutôt vous qui avez un sérieux problème avec votre compas scientifique. Vous voilà identifiant ce qui auparavant était plus ou moins caché ou réservé à des fanzines minables et peu diffusés et qui se donne à voir tranquillement, parmi des milliards d’autres joyeusetés impudiques plus relevées, sur internet, quelques poses un peu martiales et xénophobes, des déclarations rudes carrément négationnistes, des affirmations identitaires péremptoires et radicales et des attitudes qui relèvent plus de l’esthétique totalitaire et de la fascination « Militaria » pour les uniformes IIIe Reich, voire même du blabla néo-cons libéral ou les positions d’intellectuels autrefois plus mesurés et qui ne cachent plus leurs craintes, se sentant libérés par le climat ambiant, face à une mondialisation ravageuse ou à une montée inquiétante de l’islam, pour une conspiration « d’odieux néantisateurs ».

Votre discours me laisse entièrement rêveur.

On n’a pas attendu les propos de Lionel Jospin pour savoir que l’antifascisme des années 80/90 était un théâtre plaisant, une stratégie politique instrumentalisée par les renards mitterrandiens [ « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n'avons jamais été face à une menace fasciste.» Lionel Jospin, France-culture , 27 octobre 2007].

Je vous rappelle toutefois, même s’il est bien aimable de nous sortir que cet antifascisme tactique de l’ancien locataire de l’Elysée décoré de la francisque n’était que du flanc moisi et hypocrite, que c’est au nom de « l’antifascisme » ou de la lutte contre la « réaction » que l’on fait encore descendre un nombre significatif d’adolescents pré pubères dans les rues chaque printemps pour les « éduquer » politiquement, mais surtout, beaucoup plus terrible, que l’on a enrôlé dans les deux guerres mondiales précédentes, des millions de jeunes gens pour défendre une République et ses valeurs, c’est-à-dire les « Droit de l’Homme et du Citoyen » - République, ou du moins son appellation contrôlée, qui a tout de même à son actif, exterminé les récalcitrants aux « Lumières » de la Révolution, écrasé la Commune de Paris, haché des tonnes de chair à canon sur les champs de bataille du monde entier, déporté des milliers de prolétaires en Europe et fait voyagé gratuitement les juifs en wagon sous Vichy pour la destination que l’on sait et, plus récemment encore, vendu des tonnes de lots de sang contaminés, tout en organisant toujours, pour la plus grande joie du système économique dominant, la paix sociale qui permet de maintenir dans les bagnes industriels et technologique comme dans l’administratif, pendant plus d’années que n’en prend un condamné à la réclusion à perpétuité, des travailleurs domestiqués et soumis, tout ça au nom des « Droits de l’Homme et du Citoyen » et la gloire de Marianne.

Et cependant, vous venez me chanter : « Le terrorisme intellectuel a changé de camp, (…), il est temps de vous réveiller. Aujourd'hui, les médiacrates professent la fin de la "repentance", et veulent lutter contre le "droitdelhommisme’’ […] ils s'attaquent en réalité aux notions qui ont fondé la démocratie ou la république. Ils s'attaquent aux droits de l'Homme, en prétendant relativiser le discours lénifiant des années 80. ». Mais vous plaisantez ! vous avez perdu l’esprit !

Les terroristes seraient ceux qui clament un peu fort leur mépris, même s’ils identifient mal la racine du mal et ont des visions un peu étroites, pour une idéologie républicaine et ses droits, chargée d’un si lourd héritage mortifère et d’une responsabilité directe à l’intérieur du mode de domination carcéral capitaliste libéral ? Vous prenez l’écume des vagues, la coloration passagère d’une époque qui est aujourd’hui placée sous la mode des nouveaux réacs de la télé, des journaux, des livres ou des universités, pour la réalité intrinsèque du système. Vous n’êtes pas myope mais carrément non-voyant !

Posez-vous la question. D’où provient selon vous, et d’où tire sa légitimité « l'ordre établi, réactionnaire à ses heures et de plus en plus biopolitique », si ce n’est des fondements conceptuels mêmes de cette République dévoyée dont vous entendez défendre les bases menacées par une cohorte de dangereux réactionnaires sortis tout droit de votre cerveau enfiévré.

La République, Artériosclérose - même si la conception absolutiste du pouvoir, crétin et orgueilleux d’un Louis XIV, ne m’excite pas vraiment pour diverses raisons historico-religieuses - est devenu, que cela vous plaise ou non lorsque vous brûler des encens à la gloire de la liberté, de l’égalité et de la fraternité dans vos cryptes abbatiales, le mode de vie propre au Capital. Un mode de vie qui s'est imposé universellement et qui organise sa dictature - que cela soit dans une république qualifiée de "démocratie" ou de "dictature"- en réduisant les exploiteurs et les exploités au monde « égalitaire » bien sûr, des acheteurs et vendeurs de marchandises, et en articulant tous les aspects de la vie sur la loi de valorisation. La démocratie dont vous vous faites le zélé champion, est en fait le mode de dictature souple du monde marchand, qui permet d'exercer en toute légalité et liberté l'extorsion de plus-value et l'exploitation de l'esclave salarié, que cela soit sous un régime parlementaire ou dans un Etat qualifié de "dictature". Il n'y a donc qu'une, et une seule et même logique, interne au règne de la valeur fictive, résultant de l'éternel besoin de cette valeur fétiche de relancer de nouveaux cycles de valorisation par la dévalorisation brutale d'un maximum de marchandises et d’espèces, ce qui se traduit, pour les hommes, par d'immenses pertes humaines et matérielles. Que chaque dirigeant de la planète, passé ou présent, en soient les acteurs et que chacune de ces fripouilles justifie le massacre par des intentions philosophiques, politiques ou religieuses distinctes ne change rien au fait que c'est la logique interne de cette valeur fétiche qui dicte la guerre, car le veau d’or est un système idolâtre, depuis l’aube des temps, un système fondé sur l’intérêt avide et l’accumulation. Un système qui exige impérativement, derrière toute considération politique ou idéologique, la destruction et la production d'un maximum de marchandises pour la seule nécessité de la valeur abstraite ; et cette loi n’est pas neuve, elle est inscrite au cœur de l’homme depuis la rupture adamique, loi qui vint loger à l’intérieur de la créature une folie nocturne et sinistre constituée par le mensonge, le meurtre, l’avidité, et le pouvoir, l’ivresse de la puissance que l’on souhaite évidemment égale à celle du Créateur.


En réalité j’ai l’impression, à vous lire, que c’est vous, bien plutôt, qui n’avez pas su, ni mettre votre montre à l’heure et ni identifier correctement : 1°) la racine du mal ; 2°) la nature du système.

Gauche, droite, centre, extrême gauche, extrême droite, tout cela n’a plus aucun sens, et n’en a d’ailleurs jamais eu. La puissance propre de déréalisation a depuis longtemps déjà effectuée son échappement englobant toutes les positions de nature politique qui n’en font qu’une seule au sein de la matrice systémique originelle. Cette dernière apparaît aujourd’hui avec l’instrument qui lui convient le mieux et le régime qu’il lui faut, comme elle le fit toujours selon les époques et les besoins, pour administrer sa domination.
Ainsi les agitations des uns et des autres, imaginant défendre telles ou telles positions idéologiques, ne sont qu’un jeu parfaitement plastique et interchangeable. Jeu illusoire et vain. Le monde est dans les mains d’une puissance de corruption infecte depuis la Chute et c’est pourquoi Albert le Grand et Thomas d’Aquin, à la suite des pères de l’Eglise, voulurent contraindre précisément la monnaie au moyen âge alors que son règne recommençait à croître, en connaissant l’immense danger qu’elle représentait. Il fallut les délires théoriques de Guillaume d’Ockham et Nicolas Oresme pour que les conceptions chrétiennes s’évanouissent et que la fin de l’homme ne se trouve plus en Dieu mais en lui-même, c’est-à-dire en ces facultés désorientées faisant que l’individuel sensible produise un véritable atomisme social dicté par une philosophie erronée aboutissant à une conception politique qui est celle de la modernité actuelle.

Ainsi, pendant que vous vous agitez dans un stérile exercice de dénonciation, exercice qui vient d’effectuer une étrange union entre une adhésion aux valeurs républicaines et votre crainte d’une montée en puissance du néo-conservatisme bionique, combat moralement et éthiquement d’ailleurs assez contestable sur la forme, puisque s’attaquant anonymement à des êtres qui croient bon d’exprimer, parfois naïvement et comme ils le peuvent leur désir d’un autre-monde, d’une littérature vraie, et d’une vie un peu plus réelle, et dont on sait que ces rêves, parfois chimériques bien sûr, de nature romantique, esthétique ou politique, ont peu de chances d’aboutir concrètement, vous vous fixez sur des mirages ectoplasmiques conceptuels, que vous trouvez dans le monde littéraire ou les médias qui font le spectacle superficiel de l’animation factice et virtuelle, ou tout simplement élaborés par vos esprits fiévreux craignant un ordre nouveau biolo-cybernéto-réac, mirages qui énervent vos sens et amusent vos heures, mais qui laissent intact l’organisation générale de la valeur qui prend plaisir à instrumentaliser les opinions et les idées avec une rare efficacité pendant que s’accroissent les mécanismes de la domination spectaculaire et financière.

Alors même que la logique interne de l’économie est entrée, ce qu’avait vu Guy Debord, ou Jacques Cammatte, dans en un mode d’autonomisation qui a pour conséquence que le stade de « spacialisation » du devenir du capital étende son emprise sur l’ensemble de la société qui devient l’être social du capital, vous vous cantonnez, ridiculement, à des aboiements positionnels qui nous renvoient à des distances abyssales du problème effectif et concret. Vous vous épuisez sur consanguin.blogspot, à dénoncer « l'intégrisme, l'identitarisme, et la Réaction », en créant une « Confrèrie » qui m’inspire un sourire condescendant et une grande pitié dans la mesure ou vous ne la consacrez, dans ses offices cette dite « Confrérie », qu’à la célébration de vêpres visant à l’exorcisme actif de la perversion identitaire et réactionnaire, comme si tel était le véritable problème de l’heure.

Si vous dites avoir compris que « les discours quels qu'ils soient, de droite, de gauche, les mièvreries de l'antiracisme eighties comme les slogans nationalistes des flippés hexagonaux, ont tous été réifiés, marketés et instrumentalisés depuis déjà un moment par la Machine Spectaculaire » (sic), pourquoi donc, dès lors, retomber tête première dans cette dite réification, en caricaturant, jusqu’à la grossièreté stupide, par la reproduction de ces mêmes discours et obéissant aux même tics ataviques pavloviens ?
Si « sous la représentation », vous sentez, « la haine viscérale de toute altérité », comprenez que cette haine, fondamentalement en l’homme, en chaque homme, n’est pas celle finalement et ultimement, nationale, biologique ou politique de l’autre, mais la haine du « TOUT AUTRE », haine présente depuis que les sirènes de l’adversaire soient venues siffler une petite musique enchanteresse et démoniaque qui ne cesse de séduire chaque fils d’Adam, sirènes qui instrumentent le devenir de ce monde de ruine, producteur de mort et de larmes.

Le combat, l’unique combat Artériosclérose, pour nous sur « La Question », est donc d’ordre métaphysique et spirituel contre le mal ; métaphysique car il touche à la nature ontologique de l’homme et du monde ; spirituel car il ne peut emprunter, et comme armes et pour finalité, que l’essence invisible de la soif mystique de l’Absolu.


De la sorte, et pour achever cette déjà trop longue réponse, mon jugement reste inchangé à votre égard. Si vous étiez seulement inutiles par de grimaçantes positions erronées, cela ne serait pas grave, mais vous êtes, de plus, grossièrement toxiques et insanes par une adhésion à un pseudo combat dont vous n’avez pas su identifier correctement la racine et la nature, qui se traduit, hélas ! par un exercice de vulgaire dénonciation emprunté aux pires méthodes policières dont a hérité, depuis quelques lustres, la prétendue cause anti-fasciste, ou anti-réactionnaire, anti-identitaire, etc., et dont la prose se ressemble et se consulte dans tous ces pénibles journaux, sites, consacrant leurs efforts à combattre l'ennemi absolu à leurs yeux, et se retrouve finalement tristement rebouillie dans votre mammite consanguine et mongolienne aussi vaine que pénible qui n’a pas compris qu’il ne peut y avoir de « communauté », fut-elle celle des extrêmes et de la haine dans ce système, car il fut activé et généré par des forces qui n’appartiennent à aucune communauté, si ce n’est celle de l’abomination et de l’horreur métaphysique, mal définitivement perdu et condamné aux ténèbres éternelles.

En conclusion :

- Vous n’accédez pas à la pensée authentique, c’est votre tare rédhibitoire ;
- Vous peinez à comprendre les mécanismes réels de la domination systémique de la matrice, c’est votre limite essentielle ;
- Vous confondez le vernis de la surface avec la substance authentique du réel, c’est votre aveuglement singulièrement catastrophique et définitif !

Il vous reste donc le choix entre :

- Mettre un terme à vos nuisances en vous reconvertissant dans un labeur plus noble ;
- Devenir une crypto tendance clownesque et parfaitement contrefaite n’existant que par sa laideur grimaçante qui participera à l’animation spéculaire dont vous serez les pitoyables marionnettes, unies entre vous, qui plus est, par l’usure du temps, en une fraternité hideusement grotesque qui mourra sous la risée générale en forme de couronne funéraire ridicule que vous aurez bien méritée.


Au final, Artériosclérose je le sais moi aussi, m’autorisant une courte paraphrase : si c'est votre myopie qui vous fait sortir vos pénibles âneries ridicules, en revanche c’est votre cécité pathologique qui vous conduira à votre perte, qui s’avèrera, dans l’inévitable douleur, aussi radicale que fatale !


Requiescat in pace !

Écrit par : Zak | samedi, 22 novembre 2008

Frère Artériosclérose,
Ah, je vous l'avais bien dit.
Maintenant, retournez à votre blog amuser vos ignards et laissez nous travailler !

Écrit par : La Fouine | samedi, 22 novembre 2008

Zak, nous essaierons la concision :

- sur le ton : veuillez vous rappeler (ou relire) votre première intervention à propos de Consanguin. Nous adorons provoquer ce genre de réaction, mais ensuite, souffrez que nous employions les mêmes registres langagiers. Quant aux virgules humoristiques que vous ne goûtez pas, que nous importe ?

- sur le fond : vous écrivez > "qui se donne à voir tranquillement, parmi des milliards d’autres joyeusetés impudiques plus relevées, sur internet, quelques poses un peu martiales et xénophobes, des déclarations rudes carrément négationnistes, des affirmations identitaires péremptoires et radicales et des attitudes qui relèvent plus de l’esthétique totalitaire et de la fascination « Militaria » pour les uniformes IIIe Reich, voire même du blabla néo-cons libéral ou les positions d’intellectuels autrefois plus mesurés et qui ne cachent plus leurs craintes, se sentant libérés par le climat ambiant, face à une mondialisation ravageuse ou à une montée inquiétante de l’islam, pour une conspiration d’odieux néantisateurs". Bravo, vous avez compris.

C'est ensuite que ça dérraille. Vous semblez admettre ce constat, mais non, ce qui vous fait horreur, vous, ce sont les manifes lycéennes (!) que vous assimilez à une entreprise de "rééducation" politique. Rééducation contre quoi ? Le racisme ? Haha : une manifestation, aussi frivole soit-elle, est encore le signe d'une liberté d'expression. Et nous ne voyons aucun dogme dans la simple affirmation du caractère inhumain et criminogène du racisme.

Audacieux raccourci : vous n'appréciez que moyennement cette "République", qui selon vous est unique à travers les âges, et porterait donc la responsabilité des massacres de curetons en 1789 et des déportation en 1940. Oula, que de simplifications ! Vous confondez puissance militaire étatique et principes démocratiques fondateurs. Vous confondez les Etats vendeurs d'armes et l'organisation institutionnelle républicaine. Vous vous servez des bassesses de tout Etat pour vider l'eau du bain et le bébé ensemble.

Nous avons dit plus haut que les "Droits de l'Homme" étaient certes eux aussi instrumentalisés par un système réificateur, qui d'ailleurs se joue des nuances institutionnelles (républiques, monarchies ou états fédéraux). Nous continuons néanmoins d'identifier les intégrismes parmi ceux qui veulent dénoncer cette instrumentalisation. Des arrières-pensées bien dégueulasses animent pas mal de "libres-penseurs" aujourd'hui.

En France, le parti nationaliste s'est lui-même toujours défini contre "l'establishment". La désincarnation Spectaculaire permet précisément à tout le monde de désigner le Système comme le grand oppresseur, avec une pertinence parfois hautement sujette à caution, ou la secrète intention de faire refleurir des théories essentialistes rétrogrades. En résumé, nous ne voyons aucune pertinence à combattre la Marchandise en réclamant la Ségrégation, ni en professant de vieilles solutions (qu'elles soient staliniennes ou souverainistes).

Suit un long exposé, assez banal, sur la façon dont les principes républicains et démocratiques sont utilisés par le Capital. Oui, bien, on a déjà parlé de l'universalisme marchand et du rayonnement marketing. Très bien. Et ensuite ? Ce constat permet-il de faire la promotion de l'identitarisme, du nationalisme ou de l'intégrisme religieux pour autant ???

A l'instar du libéralisme idéologique, dont la mutation monstrueuse en libéralisme économique a parfaitement servi l'avènement des sociétés de contrôle prédites par Deleuze, la démocratie populaire a dégénéré en démocratie d'opinion.

Comme d'ailleurs tout discours philosophique ou religieux peut dégénérer en enfer dystopique ou en intégrisme violent. Il s'agit là à chaque fois d'une authentique PERVERSION.

Mais c'est certainement cette logique interne dévoyée du Capital qui dicte la guerre, et non pas les valeurs démocratiques ou humanistes dont vous dénoncez l'instrumentalisation. Vous confondez bébé et eau du bain, pour reprendre l'image facile. Vous amalgamez république démocratique et capital machinique, d'autant plus facilement que la première a sans doute favorisé l'avènement du second. Doit-on alors pour autant éliminer droits de l'homme et élections ? Par quoi les remplacez-vous ? La Machine Totalisante dépasse les instruments politiques qu'elle utilise, c'est d'ailleurs ce qui caractérise le passage des sociétés disciplinaires à la société de contrôle.

Vous ressassez encore quelques banalités, sur l'absence de pertinence actuelle de clivage droite - gauche (constat évident, auquel nous préférons la notion de Sloterdijk, la "guerre du lourd contre le léger"). Sur la "tyransformation" de la parole politique en slogan publicitaire, et sur la méfiance des chrétiens face à la montée en puissance de la valeur fétiche. Exactement ! Saint Thomas D'Aquin aurait effectivement beaucoup à dire au sujet de la crise boursière et des subprimes ! Mais Debord et Marx aussi, en réalité.

Le Nouvel Ordre n'est pas Réactionnaire, il est uniquement Marchand. Mais la Réaction est aujourd'hui sont leurre principal, son discours de conquête, et il marie la dévastation mécanique conduite par le Marché à la prolifération des miasmes identitaires, communautaristes et ultra-religieux.

Nous nous sommes donc attardés sur cette alliance-ci, et devant l'inversion du discours qui s'est produite à l'orée des années 2000, nous nous focalisons sur ce retour en grâce de la Réaction. Nous parlions au début du petit Asensio : il en est l'exemple topique, lui qui détourne tout auteur pour le mettre au service de sa propre petite autopromotion internétique. Lui qui prétend sonder La langue pour en fait la prostituer en réalité sur l'autel du narcissisme myspace.

Nous disons que "l'Organisation Générale de la Valeur" dont vous parlez trouve aujourd'hui bien plus d'appui dans la logorrhée réactionnaire que dans notre modeste entreprise de démolition.

Outre le fait qu'un discours antiraciste blesse nettement moins d'être humains qu'un comportement xénophobe, nous sommes effectivement, Zak, en total désaccord sur l'ordre des priorités. Et surtout, Consanguin a-t-il pour vocation de s'inscrire dans la lignée des réflexions sur le capitalisme de 4e espèce, sur le biopouvoir foucaldien ou sur la disparition de toute métaphysique en Occident ? Pas vraiment... Nous prétendons juste, sur ce blog, tirer sur les pions. Auriez-vous la prétention d'orienter toute parole sur le web contre la Machine ? Non.

Vous nous parlez du nouveau léviathan désincarné, nous vous répondons, oui certes, mais ça n'est pas la question. Et que nombreux sont ceux qui croyant faire partie de la solution, font encore partie du problème. Vous pouvez donc remiser vos sourires condescendants, c'est un diagnostic erroné qui vous a fait croire à votre surplomb.

D'ailleurs, nous le disons sur notre blog : les consanguins sont un SYMPTOME. C'est dans cette optique que nous les traitons.

Au final, il semble juste de constater que nos "combats" (quel grand mot toutefois, nous parlons de blogs...) sont effectivement distincts. Mais si votre combat personnel se veut plus métaphysique, et prend pour cible "le Mal" in extenso, il est alors très étonnant, pour ne pas dire douteux, qu'il ne prenne pas également en compte à la fois les discours sectaires, et leurs instrumentalisations.

A moins de considérer qu'une banderole de lycéen est plus dangereuse qu'un amendement ADN ou qu'un prétendu webzine de "réinformation nationale".

En conclusion :

- nous méprisons toute prétention à une pensée "authentique", parce qu'elle schlingue déjà l'essentialisme ;
- nous avons néanmoins une compréhension des mécanismes réels de la Domination systémique qui dépasse la vôtre, craignons-nous, précisément parce que cette Domination inclut également aujourd'hui la re-promotion des schémas de pensée réactionnaires, et que cette arme discursive est bien plus pernicieuse qu'un simple discours flower-power.

Il vous reste un choix entre :

- ne plus revenir sur un blog qui ne s'inscrit pas bien dans votre grille d'analyse du réel, et
- participer à la propagande en vigueur et confondre Droits de l'Homme et droitdel'hommisme.

Notre laideur grimaçante est réelle, Zakie. Mais c'est parce que notre blog est un miroir.

Allez en paix, mon fils, car nous ne vous haïssons point.

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

Ah la Fouine, désolé de vous avoir marché dessus, nous ne vous avions pas vu.

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

Je ne sais pas, mais finalement, malgé bien des divergences aprioriques évidentes, je trouve que le discours de Zak et de Scoliose ou Artério, bon on s'y perd avec ces deux là, qui se fait depuis quelques instant à fleuret moucheté, fini par se découvrir, dans une commune volonté de lutter contre le mal et l'abomination, des éléments référentiels communs. Si on exclut la question du fait républicain et l'identification de l'ennemi (vous me direz que c'est déjà pas mal), on est sur un terrain critique, l'un en mode dérisoire et l'autre en mode métaphysique intégral, assez voisin. Juste une distinction non anodine toute même, la perspective métaphysique chez Zak est tout de même appuyée sur des fondements qui touchent à la Révélation, et qui pourraient apparaître comme participant du domaine de la réfication mythologique pour ceux de la "Confrérie". Hypothèse ?


@ Radek : Toujours dans vos in-folio j'imagine ; vous nous cherchez un Sermon ?

Écrit par : Xavier | samedi, 22 novembre 2008

@ Xavier il y a un passage chez Scoliose qui répond à votre hypothèse : "nous méprisons toute prétention à une pensée "authentique", parce qu'elle schlingue déjà l'essentialisme" - Est-ce que ça ne shlinguerait donc pas la non-essentialité anarcho-situ-athée dans la Confrérie par hasard ?

Écrit par : Fs | samedi, 22 novembre 2008

"Nous parlions au début du petit Asensio : il en est l'exemple topique, lui qui détourne tout auteur pour le mettre au service de sa propre petite autopromotion internétique. Lui qui prétend sonder La langue pour en fait la prostituer en réalité sur l'autel du narcissisme myspace"

Bizarre, j'ai beau chercher, je ne vois pas à quoi fait référence l'histrion, tout perdu dans son fatras de références...
Détourner Bernanos, Hello, tant d'autres ? Ah bon, mais pour leur faire dire quoi au juste ?
Le narcissime my space ? Tiens, celle-là mon abruti, tu ne me l'avais pas encore faite...
Xavier : un détail, tout de même, élimine d'office les consanguins de toute discussion sérieuse.
Leur lâcheté, qu'ils ont beau jeu de cacher derrière je ne sais quelle symptomatologie des temps modernes.
Car enfin, quelles que soient les affinités intellectuelles avec l'un ou l'autre, je préfère à celui qui insulte, moque, de façon monomaniaque, celui qui n'avance point masqué, non ?
Mais je sais que cet argument dépasse le seul cadre strict du débat d'idées...

Écrit par : Stalker | samedi, 22 novembre 2008

Ce que je ne comprends pas bien, ou alors Scoliose s'est pris les pieds dans le clavier, c'est l'alternartive entre :

- ne plus revenir sur un blog qui ne s'inscrit pas bien dans votre grille d'analyse du réel, et
- participer à la propagande en vigueur et confondre Droits de l'Homme et droitdel'hommisme.


Est-ce que c'est un choix exclusif ou inclusif ?

Écrit par : Kilmo | samedi, 22 novembre 2008

@ Stalker : Vous me dites : "un détail, tout de même, élimine d'office les consanguins de toute discussion sérieuse.
Leur lâcheté, qu'ils ont beau jeu de cacher derrière je ne sais quelle symptomatologie des temps modernes."
Cet anonymat, critiqué par vous et Zak avec force, n'est pas le caractère qui me les ferait apprécier d'entrée, je vous laccorde.

Mais bon là, dans le dernier post, si on ne savait pas que l'on est en présence d'un membre de la confrérie, à deux ou trois petites erreurs stylistiques mineures qui trahissent vite la plume un peu mordante (dommage le diminutif de conclusion à l'endroit de Zak, c'est le genre de détail qui peut vite faire déraper le débat avec notre ami), le niveau argumentaire est relativement acceptable et mérite que l'on entre en dialogue surtout sur des points relativement pertinents.

Écrit par : Xavier | samedi, 22 novembre 2008

Xavier je crois que vous allez un peu vite en besogne. Connaisaant Zak, s'il indique :

Vous n’accédez pas à la pensée authentique, c’est votre tare rédhibitoire ;
- Vous peinez à comprendre les mécanismes réels de la domination systémique de la matrice, c’est votre limite essentielle ;
- Vous confondez le vernis de la surface avec la substance authentique du réel, c’est votre aveuglement singulièrement catastrophique et définitif !

Je ne crois pas qu'il faut s'attendre à une convergence immédiate avec les anonymes alcooliques, loin de là même, d'autant que l'analyse des causes de la situation vont chercher plus loin dans La Question que le dérèglement de l'idéal républicain à cause de la domination marchande et l'activisme des extrêmes qui pervertiraient le système.

Écrit par : Hire | samedi, 22 novembre 2008

@ Xavier et Fs : ce point mérite d'être éclairci (vous parliez d'approximations stylistiques, nous rappelons que nous sommes sur un forum et que nous décrivons rapidement ce qui devrait prendre des heures).

Nous ne méprisons pas tout pensée qui se prétend "authentique", mais plus exactement la pensée qui tirerait argument de sa recherche d'authenticité pour se dire "supérieure". (Ce qui exclut d'ailleurs Asensio, qui réussit le tour de force de s'affirmer "supérieur" sans avoir réellement de pensée).

Les fondements intellectuels qui touchent à une "Révélation", quelle qu'elle soit, sont à manier avec une grande précaution. Parce qu'ils sont eux-mêmes à inscrire dans leur contexte, ils ne nous paraissent pas toujours de la meilleure pertinence pour penser le monde tel qu'il existe en 2008.

En clair : si confronter Debord et Heidegger est une entreprise aussi ambitieuse qu'ardue, en revanche penser le biopouvoir à l'aune d'une "Révélation" nous paraît drôlement hasardeux. Mais comme le sous-entend Fs, on risque ici de rejoindre le vieux clivage entre athéisme opérationnel et foi essentielle.


@ Kilmo : l'alternative est la suivante, pour Zak : soit s'épargner les haut-le-coeurs qui semblent l'étrangler dès qu'il se conencte sur consanguin.blogspot.com, soit y poursuivre son exploration, ainsi manifestement que l'amalgame que nous décrivions plus haut. Mais il n'y a rien de réellement comminatoire là-dedans... ça n'est que le pendant de l'alternative grotesque que nous laissait Zak dans son message précédent, qui doit donc assumer ses propres dérapages.


@ Ftalker : "Narcisse Myspace", c'est un excellent résumé pourtant. Le fait que quelques uns ici nous questionnent semble t'indisposer, mon fils ? Libre à toi de retourner subir les fellations appuyées que t'administrent ceux que tu as préalablement invités par email à venir commenter ta ridicule note de lassitude, pauvre diva d'abribus.

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

Oh non mon lapin, je ne suis pas indisposé, tu me fais tellement rire avec tes pseudos-certitudes, et ton "nous" de modestie sans doute...
"Les fondements intellectuels qui touchent à une "Révélation", quelle qu'elle soit, sont à manier avec une grande précaution. Parce qu'ils sont eux-mêmes à inscrire dans leur contexte, ils ne nous paraissent pas toujours de la meilleure pertinence pour penser le monde tel qu'il existe en 2008."
AH ! AH ! AH ! (à copier/coller autant de fois qu'il vous plaira)...
Parce que ton charabio-kougloffo-agambénisme peut, lui, je suppose, penser le monde tel qu'il existe en 2008 ?
Ma pensée, sombre merde, n'est absolument pas supérieure à la tienne, mon travail sur Stalker et ailleurs étant plutôt, si on les compare à tes bluettes anonymes et indigestes, assez modestes.
Je lis, j'écris, parfois des textes relatifs à mes lectures, parfois non. Comment faut-il te faire comprendre cela, toi dont chaque note (et presque chacun des commentaires) est destiné à ma personne et, on le dirait, à mes seuls regards ? Je crois bien que tu es amoureux du Stalker, pignouf verbeux, ou alors, sacrément malade...
C'est que, en fin de compte, tu ne te prends pas pour le trou de balle de la Toile mazette !
Ce que tu es.

Écrit par : Stalker | samedi, 22 novembre 2008

On a honte pour toi, Juan. Ta rhétorique de cour d'école fait vraiment sourire. Mes ton narcissisme fausse tes statistiques, malheureusement - petite starlette d'artère commerçante.

Tu fais bien de citer Agamben, dont tu détournes systématiquement l'allégorie du camp total, dans une veine dantecquienne elle-même erronée.

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Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

Dantec ? Petite merde, tu n'as même pas remarqué certaines choses au sujet de Dantec et à sa présence franchement de plus en plus rare dans la Zone ?
Baltringue : tu fais profession de (me) critique(r) et ne sais même pas lire.
Tes insultes ? Répète-les tant que tu veux.
Tu es un lâche mon chéri, sur Chronic'art comme sur n'importe quel blog où tu vaporises ta collante merde.
Tu crois que le fait d'avoir, comme par hasard, choisi Blogger en tant que plateforme va te protéger longtemps, petit planqué ?
Ah !

Écrit par : Stalker | samedi, 22 novembre 2008

Juan, mon fils...

Comptabilisons les insultes déversées sur tous les blogs plus ou moins littéraires par Juan Asensio.

Rapportons-les aux pastiches dont nous saupoudrons de temps en temps notre blog.

Et concluons une fois de plus que les statistiques ne plaident pas ta cause.

Insultes et menaces : il est beau, le Sauveur des Mots !

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

IdC, votre modération serait louable, si elle était non-discriminatoire, n'est-ce pas ?

Écrit par : Frère Scoliose | samedi, 22 novembre 2008

Oh, pauvre petit lapin, on va te couper le sifflet ?
Zut alors, il ne te reste plus qu'à retourner en Consanguinie t'occuper du brushing de Morandini (rime plate)...
Qui insulte qui, ici ?
Qui se cache ?
Qui, jamais, ne répond à mes questions ?
Qui moque, crache, conchie, pour le seul plaisir ?
Qui, nabot ?
Qui refuse d'engager un vrai dialogue, je veux dire, pas simplement de pauvres pastiches ?
Qui ?
Toi, baltringue ?

Écrit par : Stalker | samedi, 22 novembre 2008

Scoliose dit à Zak : "Vous confondez puissance militaire étatique et principes démocratiques fondateurs. Vous confondez les Etats vendeurs d'armes et l'organisation institutionnelle républicaine. Vous vous servez des bassesses de tout Etat pour vider l'eau du bain et le bébé ensemble."

Est-ce que ce n'est pas passer un peu trop rapidement sur la question des sources malsaines, sur le plan théorique et conceptuel, de la République Française, qui porte en elle-même le totalitarisme, comme la nuée l'orage ?


On pourra lire avec intérêt l'étude de Parick Ferner sur cette question :


"On a beaucoup disserté pour savoir si le Contrat social avait donné naissance à tous les totalitarismes qui suivirent ou aux démocraties libérales, en concluant à une ambiguïté, voire à une ambivalence sur ce point en s'appuyant sur le fait que la volonté générale était l'expression du peuple, donc de la démocratie. La définition de ce mot est connue: C'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, définition dans laquelle les libéraux aussi bien que les révolutionnaires comme Lénine se sont reconnus. La difficulté vient de ce qu'on associe, de nos jours, la notion de démocratie à celle de suffrage universel et de liberté; on a vite oublié ou on n'a jamais voulu voir qu'avant la chute du mur de Berlin en novembre 1989, les pays de l'Europe de l'Est sous domination soviétique étaient dénommés "démocraties populaires". En fait, la notion de liberté et celle de démocratie n'ont rien à voir l'une avec l'autre; à l'inverse, un régime monarchique peut se montrer respectueux des libertés. (8) Louis XVI, ce "tyran" que les révolutionnaires traînaient dans la boue, a, en dix-neuf ans de règne, signé tous les recours en grâce qu'on lui soumettait, de sorte qu'aucun condamné à mort ne fut renvoyé à l'échafaud. Il supprima l'usage de la torture dans les interrogatoires et celui des corvées. Bien plus, il promulgua l'édit de tolérance du 17 novembre 1787 accordant l'état civil et un statut aux protestants. Si le roi était le souverain, tenant sa légitimité de Dieu validée par la cérémonie du sacre, et le peuple ses sujets, on se heurte avec Rousseau à une aporie : si le peuple est souverain, où sont les sujets ? Le peuple serait donc à la fois souverain et sujet. Et puis, qu'est-ce que Rousseau appelle l'homme ? "Or, il n'y a point d'homme dans le monde. J'ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc.; je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être Persan: mais quant à l'homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie; s'il existe, c'est bien à mon insu", répond Joseph de Maistre avec ironie. Ce qui revient à dire que l'homme, en tant qu'entité abstraite n'existe pas. En fait, l'homme n'est pas " naturellement bon ", il porte en lui le bien et le mal. Or c'est sur cette erreur ontologique dans la pensée de Rousseau que repose le totalitarisme du Contrat social: pour éviter à l'homme d'être corrompu, celui-ci va renoncer à sa liberté personnelle pour se fondre dans la volonté générale qui est la seule liberté pour lui puisqu'elle est gouvernée par la raison. Il y a là une confusion de la liberté individuelle et des libertés publiques, ce qui nous amène à parler de la devise Liberté-Égalité-Fraternité."



http://patrickferner.hautetfort.com/archive/2008/08/24/l-heritage-funeste-de-la-revolution-francaise.html

Écrit par : Henri | samedi, 22 novembre 2008

cher Juan,

Merci de la note de lecture sur le "plus" pour "nos livres ne sont pas un milieu de vie", mais je voudrais écrire plus et surtout pas encore. Par contre le combat mené! N'est-il pas vain et vide? Pourquoi discuter? La discussion ne peut se faire que de manière symétrique. Produire un milieu de vie pour les livres, n'est ce pas poser la question de l'organisation?
Et merci Zak pour la comparaison entre Debord et Heidegger, qui est particulièrement pertinente pour le travail de la pensée, pour produire un milieu de vie.
Je continue, et je suis attentif.
L.

Écrit par : LancelotVlad | samedi, 22 novembre 2008

Scoliose soutient : "comme le sous-entend Fs, on risque ici de rejoindre le vieux clivage entre athéisme opérationnel et foi essentielle." En fait je me demande si on n'est pas dans cette situation depuis le départ, expliquant, à la fois la réaction épidermique de Zak face à une approche si éloignée de son champ habituel d'intervention (je ne minimise pas sans doute sa réprobation du seul point de vue esthétique et formelle à l'égard du contenu du discours du blog consanguin), et la difficulté pour les frères d'avancer des arguments qui ne contredisent pas trop de plein fouet l'orientation spirituelle de La Question ? Quoi qu'il en soit, reconnaissons malgré le caractère délicat de l'exercice, l'intérêt des derniers échanges entre Scoliose et Zak portant sur le spectacle et son origine.

Écrit par : Classe A | samedi, 22 novembre 2008

Puisqu’on parle de la république…La république fut -hélas- l'un des premiers pas dans la mise en place de l'éradication de l’originalité, de l’individualité, de la pensée spéculative, enfin tout ce qui va contre la conformité et la robotisation des âmes. Je n'en veux pour preuve qu'un seul exemple : La Vendée. Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, la Vendée ne prit pas les armes, du moins au début, contre la république. Mais parce qu'elle refusait de voir ses hommes êtres appelés sur les champs de bataille de l'Europe entière. Oui, c'est contre la levée en masse, le service militaire obligatoire et la contrainte au devenir-chair -à -canon que s'est construit la révolte vendéenne. Je ne reviendrai pas ici sur les tentatives de la déesse raison d'imposer son étrange ersatz de foi.
Si j'écris -à la volée et sans nul désir d'approfondir- ces quelques mots, c'est uniquement pour pointer ce qui le phénomène qui émergeait avec la guerre obligatoire. L'homme devenait, tripes et âme compris, la propriété de l'état.
D'ailleurs, dans le monde anglo-saxon où l'on est nettement moins soumis à la légende dorée goût Michelet-Hugo, Time représentât, lors du bicentenaire de notre très sainte révolution ( l’emploi ces mots dans une vue maistrienne en sus de l'humour...) Hitler, Pot Pot Mao et Lénine qui suivait un drapeau où se trouvait représenté "La liberté menant le peuple".
Autant dire qu'il est légitime de regarde rla Révolution comme l'un des stades majeurs du processus de robotisation des êtres et des esprits. Husserl datait la renaissance (je l'ai cité l'autre jour, in Krisis) le moment ou l'occident se retourne contre lui-même. Heidegger en toute bonne logique poussera l'enquête phénoménologique bien plus loin. On est en droit de s'inscrire en faux contre une telle pensée, encore faut-il dument la réfuter... en tous cas le mouvement nihiliste de dévastation apparaît dans toute son ampleur avec ces levées de masses. Bientôt Napoléon. Et de Napoléon à Hitler…
Autant dire que les fumées douteuses du politique ne peuvent nous apparaitre -dans un terrain comme la Question- que sous la forme d'épiphénomènes qui nous paraissent bien plus contribuer à troubler toute tentative de compréhension qu'autre chose.
Soi dit en passant ...

Zak : je vous lis toujours avec autant de passion, tant spirituel qu’intellectuel. Je pense également -et c’est ce qui nous sépare de certains regards, et pour longtemps- que nous sommes la génération la plus souffreteuse, absolument gangrenée et de plus, trompée jusqu’à la racine de l’âme. Plus nous perdons le sens de ce qui a été abimé par la chute, plus s’y substitue, comme par un sens éminemment diabolique de la dérision, l’apparition d’un succédané de « liberté » qui n’est que l’opportunité de nous enchaîner d’avantage. Il y eut d’abord la levée des totalitarismes, nous en arrivons maintenant à l’hédonisme pourrissant. Et je n’entends pas seulement par là les très pitoyables débordements du corps qui, après tout, sont vieux comme le péché. Je cherche plutôt à esquisser les métastases envahissantes de ces pseudo-pensées qui ne sont que proliférations sans racines (sans « grund »). Après l’écriture automatique, la « pensé automatique. On ne cherche que l’opium du mot, et on se tresse de bien minces couronnes pour quelques ondes sur le néant. En attendant, au parti unique a succédé la télévision, les éditeurs sont de plus en plus menés par le Jaggernaut marchant, et nous voyons là se profiler un intéressant paradigme : car il est bien certain que les deux vont finir par se rejoindre (état et hédonisme), qu’ils ont déjà commencé leurs hideux mariage sous les auspices du spectacle. Le règne du « On » s’y ajoutant… Ah mon cher ami, il ne nous reste qu’à sonder les fissures, les visibles comme les invisibles, à tendre nos oreilles aux craquements, avec humilité. Ce qui s’est passé lors de cet évènement indicible qu’on nomme La chute nous dépasse de tous points -comme une croix. Mais il nous est donné de pouvoir tâtonner. Tenter d’établir la carte de l’avancée de notre réification, c’est bien autre chose qu’un bavardage de salon. Il faut peut-être l’instinct de l’absolu pour pressentir à quel point la mort spirituelle n’est pas un babillage de blog. Ce qui se passe appartient à la logique de la chute. La christianisme a pu ondoyer le monde et sembler le retenir un moment, mais pouvait-il nous éviter ce qui arrive ? L’esprit devient fou dans sa cage, et fini par s’inventer d’autres prisons qu’il nomme, par une blague atroce qui ne peut lui venir que de « là-bas », liberté. au plaisir, toujours fécond,de vous retrouver.

(et merci à tous ceux Quadrige, Arpaschad -pardon à ceux que j'oublierais- qui contribuent. On a toujours à apprendre, à entendre. Oh combien!)

Écrit par : Restif | samedi, 22 novembre 2008

@ Fs, Je reviens sur votre question. Pour vous dire le fond de ma pensée finalement, et eu égard à son silence, je crains qu'à la lecture du passage conclusif de frère Scoliose dans son post (pour rappel : "nous méprisons toute prétention à une pensée "authentique" parce qu'elle schlingue déjà l'essentialisme"), Zak ne soit rentré dans une colère noire considérant que nos compères, par un matérialisme singulièrement épais et qui sent à plein nez son siècle des Lumières (Voltaire, Diderot, ou La Mettrie ne doivent pas leur être indifférent à mon avis) ne sont vraiment pas des clients sérieux pour engager une discussion de fond sur le plan métaphysique et qu'ils les regarde avec un rare mépris.

Connaissant un peu "l'oiseau" et son Ciel, on risque de voir apparaître dans les jours qui viennent, une exécution sévère et définitive dans les règles.

Écrit par : Xavier | samedi, 22 novembre 2008

Vous avez peut-être raison, mais ça serait dommage car il reste beaucoup de points sur lesquels on pourrait pousser un peu plus avant la réflexion. Toutefois j'attire votre attention sur le fait que frère Scoliose a précisé : "Nous ne méprisons pas tout pensée qui se prétend "authentique", mais plus exactement la pensée qui tirerait argument de sa recherche d'authenticité pour se dire "supérieure"."
Ce n'est donc pas une simple rejet catégorique, plutôt le refus d'une volonté de domination.

Écrit par : Fs | samedi, 22 novembre 2008

D'habitude je lis ce blog original sans jamais intervenir mais, exceptionnellement, je vais dire un mot.
Je dois dire que je n'avais pas lu dans la note passionnante de Zak sur la virtualité d'allusions net à Debord. Il m'a fallu lire le commentaire du nommé Restif pour voir surgir ouvertement et clairement des problématiques debordiennes. Il y' a pas chez Zak le mot" spécularité"qu'on trouve chez le dit Restif, tout juste Zak parle-t-il du miroir de Saint Paul. C'est donc bel et bien son camarade de méditation qui a, le premier, confronté les pensées d'Heidegger et de Debord.

Écrit par : Serge | dimanche, 23 novembre 2008

Serge : Zak l'admet clairement je crois dans sa première réponse à Restif : "L’idée d’une correspondance entre Heidegger et Debord que vous soulevez, Restif, n’est pas erronée, il y a, au contraire, plus de liens qu’on ne l’imagine entre une analyse de la réification tel que l’auteur de la « Société du spectacle » la dénonce et la dissèque, et l’approche métaphysique de l’inauthenticité telle que le philosophe de Fribourg a su si bien en traduire les prolégomènes dans son œuvre fondamentale."
Ecrit par : Zak | mercredi, 19 novembre 2008

Écrit par : Quadrige | dimanche, 23 novembre 2008

Serge :ainsi que Quadrige le dit fort bien, Zak c'est intéressé à mes petites idées et l'à dithaut et fort. Idées qui ne seraient pas venues sans son fil sur la virtualité, qu'importe que le terme "spectacle" n'apparaisse pas dans sa note à J.Asensio. De fait, nous pensons en qqlsorte du même mouvement, d'un mouvement qu'il a mis en branle. Qu'au fil des coms les intervenants confondent l'un avec l'autre n'a aucune importance. De toute façon, sans Zak 1) ce débat n'existerait pas. 2) quand on parle de virtualité, ce n'est pas un immense bond conceptuel d'aler chercher la spécularité.

Ah, Quadrige, j'en profite pour vous dire que, certes, le spectacle tel que conçu comme gloutonnerie réifiante peut à bon droit passer pour spécifique à notre époque. Reste à savoir s'il ne s'inscrit pas dans un devenir inauthentique né avec la chute? Tout se passe finalement comme si on essayait de faire naître en nous le maximum de possible tout en faisant naître les possibilités de satisfaire à ces envies artificielles censés recouvrir la blessure de l'être en manque de Dieu. On organise la frustration quoi. en proposant sur un même plan le roman de gare et Les confessions deSAugustin on tant à néantiser celles-là. Il serait intéressant d'essayer de concevoir ce que sera la prochazine étape. Déjà la religion tend de plus en plus à n'être qu'une possibilité politique (une boite à idées du politique, un sous -bassement des droits de l'homme)) et non plus une révolution des points de vue ntraiant une société lié par ses dogmes. Elle se sentimentalise aussi, et on a tout lieu de croire qu'un Saint Bernard n'y retrouverait plus rien de ce qu'il a cru.
La multiplication des archives, la muséification des grands textes fait courir le risque de les voir confisquer par une micro-société de spécialiste, les "professeurs". Et ce sera un nouveau meurtre. Car dans le spectacle il ne faudrait pas oublier l'université -que je respecte- mais qui de plus en plus devient une machine à tuer ce qui, dans les textes, pouvait vivifier et libérer réellement.
Que pouvons nous faire? Jen'ai vraiment pas la réponse (et c'est bien pourquoi, Serge, nous avons besoin de toute le monde. Et qu'importe si untel est le premiere à opérer un rapprochement qui de toute façon serait bien arrivé,était inscrit d'une certaine manière . Mais votre mouvement est gentil. La vérité est qu'ici, on essaye, je le crois, de penser un peu ensemble)

Écrit par : Restif | dimanche, 23 novembre 2008

Bonjour.
Dans son livre paru au printemps dernier chez Gallimard, "Debord ou la diffraction du temps", Stéphane Zagdanski fait un rapprochement entre Debord et Heidegger.Je n'ai pas encore lu ce livre, j'ai lu des critiques. Zac a-t-il lu ce livre? A priori, la pensée de Zac semble éloignée de celle de Zagdanski, mais va savoir...
Soit dit en passant, la tradition polémique n'est pas morte, heureusement, si j'en juge par les textes de Zac, Asensio, Zagdanski. J'aime à rapprocher ces deux derniers ( au grand dam de Stalker, ça ne va pas lui plaire!) si éloignés, en apparence, dans leurs convictions : même audace, même liberté de ton et d'esprit, même foi dans le Verbe. Dans un texte paru sur son site, Paroles des jours, intitulé " "Nycthémère"" , Zagdanski a une formule concentrée et provocante: "Les mots sont juifs". Je gage que Zac et Juan Asensio comprennent cette formule!

Écrit par : Elisabeth Bart | lundi, 24 novembre 2008

Elisabeth, oui j'ai bien lu le bouquin de Stéphane Zagdanski et lui trouve quelques réelles qualités, et pas simplement d'écriture mais également de contenu pour diverses raisons intéressantes qui sont apparues indirectement à la faveur de notre ami Restif sur cette note, qualités sur lesquelles je reviendrai plus longuement dans un prochain commentaire plus étayé.
Ceci dit, et très rapidement, pour ce qui est de l'origine juive des mots, la formule mérite à l'évidence un examen attentif mais il n'y aurait à ça rien d'original et de si surprenant, si nous nous rappelons que jusqu'à très récemment en culture chrétienne, l'hébreu était considéré comme la langue mère de l'humanité.

Écrit par : Zak | lundi, 24 novembre 2008

"Les mots sont juifs", l'outrance faite slogan.

Ok, pourquoi pas. Certains deviennent ispo facto des génocideurs - n'est-ce pas José !

Écrit par : Frère Artériosclérose | lundi, 24 novembre 2008

Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?

Écrit par : P/Z | mardi, 25 novembre 2008

Pas mal ce jugement de Zak : "il ne peut y avoir de « communauté », fut-elle celle des extrêmes et de la haine dans ce système car il fut activé et généré par des forces qui n’appartiennent à aucune communauté, si ce n’est celle de l’abomination et de l’horreur métaphysique, mal définitivement perdu et condamné aux ténèbres éternelles."

C'est là sans doute en quoi réside l'erreur foncière des confrères épidémiques, ne pas voir qu'ils se battent en réalité contre des fantômes, ce en quoi, en devenant une sorte de miroir hideux et grimaçant de ceux qu'ils prétendent combattre, ils participent, en mode inversé, ou comme une sorte négatif pour reprendre un terme de photographie, entièrement du même spectacle de l'horreur et du nihilisme car il n'y a pas d'extériorité à l'intérieur de la matrice spéculaire.

La "Confrérie" ou l'histoire, aussi vaine que ridicule, de l'arroseur arrosé.

Écrit par : Karl | mardi, 25 novembre 2008

Karl, il a déjà été répondu à vos confusions, suivez un peu.

Si vous pouviez abandonner vos poses millénaristes et manichéennes deux secondes, pour mesurer que la notion de "communauté" matche merveilleusement avec celle de "segmentation", qu'elle soit commerciale ou biopolitique...

A ridicule, ridicule et demi. Vous rappelez qu'il n'y a pas "d'extériorité au Spectacle", autre tarte à la crème, mais vous vous placez seulement depuis l'une de ses niches pour prétendre pouvoir l'affirmer.

Écrit par : Frère Saccarose | mercredi, 26 novembre 2008

Frère Saccarose je ne suis pas du tout persuadé que vous ayez répondu quoi que ce soit de sérieux à Zak à propos de la mise à nu qu'il fit de la vanité de votre position lorsqu'il insista au sujet de la non extériorité possible à l'intérieur du spectacle. Que vous vous pensiez, vous, non participant cette matrice spectaculaire, est une jolie preuve, non seulement de votre parfait subjectivisme, mais également de votre patente incompréhension des mécanismes propres de la déréalisation. C'est là où à mon avis, en tant que simple observateur de ce passionnant débat, sa remarque à touché en plein dans le mille et vous a laissé un peu sans voix, si ce n'est pour nous raconter quelque hasardeuse moraline concernant les valeurs de la république comme l'aurait fait n'importe quel leader socialiste ripou.

J'avoue, qu'en revanche, je trouve remarquable de justesse ces lignes de Zak ayant rarement lu quelque chose d'aussi conforme à ce qui fait la logique propre de ma matrice systémique, conduisant à une analyse assez fine du piège catégorique dans lequel vous vous êtes enfermés dans votre exercice de dénonciation : "Gauche, droite, centre, extrême gauche, extrême droite, tout cela n’a plus aucun sens, et n’en a d’ailleurs jamais eu. La puissance propre de déréalisation a depuis longtemps déjà effectuée son échappement englobant toutes les positions de nature politique qui n’en font qu’une seule au sein de la matrice systémique originelle. Cette dernière apparaît aujourd’hui avec l’instrument qui lui convient le mieux et le régime qu’il lui faut, comme elle le fit toujours selon les époques et les besoins, pour administrer sa domination. Ainsi les agitations des uns et des autres, imaginant défendre telles ou telles positions idéologiques, ne sont qu’un jeu parfaitement plastique et interchangeable."

Pour l'instant, désolé, je ne vous ai rien entendu répondre de solide.

Écrit par : Karl | mercredi, 26 novembre 2008

Vous êtes piètre lecteur, Karl.

Nous n'avons pas prétendu nous extraire de la matrice spectaculaire. Nous avons seulement insisté sur l'impasse inepte qui consiste à classer quiconque n'épouse pas sa conception de "l'authenticité" (par opposition aux simulacres spectaculaires) comme agent du Spectacle. C'est un peu court, et fondé sur des arguments aussi épais que génériques, le traumatisme mittérrandien, etc, etc.

Nous avons brièvement souligné que les "positions" les plus conservatrices étaient traditionnellement, et particulièrement ces derniers temps, les scories discursives qui servaient l'extension du Contrôle avec le plus d'efficacité.

De même, le communautarisme, qu'il soit local ou national, religieux ou sectaire, correspond parfaitement àla segmentation évoquée plus haut. La division frileuse. La charité à géométrie variable. Radek a déposé une notable contribution sur l'humilité, qui n'inspire malheureusement pas beaucoup de ses lecteurs...

Karl, vous lisez en nous un exercice de catégorisation : vous échouez en raison de vos propres limitations. Par définition, notre démarche ne "catégorise" pas, puisqu'elle lie ensemble un certain nombre de mouvances qui sont parfois directement opposées, et d'individus qui souffrent plus d'un problème d'ego que d'une véritable "persécution politique". Tout fin connaisseur des familles de pensées aura fait ce constat élémentaire.

Nous fustigeons un faisceau de traits communs, qui indépendamment de l'éculé clivage "gauche - droite" (merci d'enfoncer autant de portes ouvertes de façon si condensée, au passage, Karl), dénote d'une particulière inadéquation pour décrypter l'époque, et a fortiori pour en traiter les plaies.

La matrice biopolitique en voie de constitution n'a fait fait disparaître le clivage que nous citions plus haut ("le lourd contre le léger") ni même la summa divisio deleuzienne.

Au final, ce que nous détestons souverainement, ce sont les usurpations idéologiques : prétendre dénoncer l'ensemble du spectre spéctaculaire, à l'instar d'un militant FN qui tape sur l'establishment, ça n'est encore et toujours que professer l'excrément pour combattre la déréliction. Au nom d'une "Elévation", qui plus est, comble de l'avilissement.

Pour le reste, nous vous abandonnons volontiers cette amusante méthode Coué qui vous fait considérer que le petit Zakie nous aurait laissé "sans voix". N'étant pas de féroces amateurs de la "société de conversation" (nous soupçonnons un certain nombre de participants du présent blog de s'y livrer avec délectation stérile), nous n'éprouvons pas forcément le besoin de relever toute connerie proférée devant nous...

Vous n'avez rien entendu de solide ? C'est sans doute que vous êtes devenu sourd... Quelque "Vérité Révélée" vous aura laissé des accouphènes, sans doute. Mais nous ne sommes pas audioprothésistes.

Ce que nous avons trouvé ici de banal et de vain, justement, ce sont bien les considérations de certains sur la "Matrice", qu'on dirait sorties d'un film des Wachowski.

Écrit par : Frère Scoliose | mercredi, 26 novembre 2008

Chère IDC,
Pourriez vous couper le sifflet à nos deux frères atteints de graves maladies qui ne les laissent pas sans de pénibles atteintes à leurs capacités intellectuelles.
Ces trolls ne servent à rien et leur blog ne leur suffit pas pour asséner leurs conneries sur celui ci.

Merci et bon courage.

Écrit par : La Fouine | mercredi, 26 novembre 2008

IdC, vous pouvez si le souhaitez supprimer le premier de mes deux messages qui ont fait doublon, il y a eu bug.

(Voilà qui est fait - IdC)

... ah, pardon la Fouine, une fois encore nous vous avons marché dessus en entrant !

Écrit par : Frère Scoliose | mercredi, 26 novembre 2008

Qu'y a-t-il de virtuel dans le blog de Juan Asensio? qu'est ce que c'est que tout ce débat pompeux sur la "virtualité"? les oeuvres critiquées, les lecteurs du blog, jusqu'au code informatique matérialisé dans des diodes, bobines et résistances: tout ceci est bien réel, tout ceci est bien la Création divine remodelé par l'homme.

Dites, lorsque par la bouche du prêtre le Seigneur me pardonne mes péchés lors de ma confession: c'est aussi du virtuel, parce qu'il y a un panneau de bois ou des paupières closes entre le visage du prêtre et mes yeux? non mais je rêve.

Asensio est bien vivant: il est au coeur de ce monde en prise avec le Malin, comme il le peut. Il ne se dérobe pas, glosant sur le libéralisme ou je ne sais quel autre fantôme. La littérature que je sache, n'est pas un fantôme. Il s'épanche parce sa Croix, le Stalker, l'épuise? so what? quel pécheur peut se vanter de ne jamais se plaindre parce que la Croix est bien trop lourde? moment de faiblesse, manque d'humilité? appel à l'aide? et bien c'est tant mieux que diable, il est donc vivant!

Que Dieu l'entende!

Écrit par : aquinus | mercredi, 26 novembre 2008

Je ne suis pas également un adepte forcené de la "société de conversation", mais je relève cependant dans votre message cette affirmation : "La matrice biopolitique en voie de constitution n'a pas fait disparaître le clivage que nous citions plus haut ("le lourd contre le léger") ni même la summa divisio deleuzienne."

Or, je crois que vous reproduisez par cette déclaration, précisément ce que dénonce cette note, soit qu'il puisse y avoir encore une division du monde en des camps, parfaitement intra mondains, opposés. Tel est bien le problème de votre incapacité à ne pas voir la gémellité des contraires, vous conduisant à lutter en fait contre un ennemi invisible par le slogan (consanguinité, français de souche, etc.). Vous faites donc de cette pseudo suma divisio un outil de combat, là où Zak prétend que le véritable clivage est d'ordre ontologique et spirituel, sans doute en référence à la Cité de Dieu de st. Augustin, du moins je suppose, et ce n’est pas du tout la même chose.

Écrit par : Karl | mercredi, 26 novembre 2008

Karl mon fils, voyons, les clivages "ontologiques" amusent les babilleurs de blogs. Les clivages idéologiques font des morts. Chacun ses priorités.

Nous ne portons pas de jugement nécessairement négatif sur l'enjeu que vous prétendez désigner. Il n'est juste d'aucun secours véritable dans le décryptage du présent.

L'affrontement politique que vous nous reprochez de mettre en exergue n'a pas disparu malgré la totalisation standardisante. Pour prendre un exemple terriblement schématique : ce n'est pas parce que vous dénoncez une urbanisation tous azimuts que vous arrêtez de tuer les taupes dans votre jardin.

Écrit par : Frère Artériosclérose | mercredi, 26 novembre 2008

Que ces consanguins sont fatigants avec leur sabir pseudo-philosophique!
Le biopolitique? Savent-ils de quoi ils parlent, au moins? Qu'est-ce que le nihilisme, pauvres incultes, êtes-vous capables d'en donner une définition? Avez-vous lu une ligne de Heidegger? Et ne refaites pas le coup de Heidegger nazi, ignares, allez lire le Heidegger d'après guerre, celui des Beiträge!
"L'Unique"," Patmos" de Hölderlin, ça vous dit quelque chose? Des textes courts, 9 pages dans La Pléiade, allez y jeter un coup d'œil, espèces d'incultes! La poésie, ça existe, oui ou non?
QUEL MONDE voulez-vous, à la fin?????
QUEL MONDE ????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Karl, Aquinus, merci, au milieu de tant de bêtises, vos phrases font du bien.

Écrit par : Armande | mercredi, 26 novembre 2008

Voilà un morceau de bravoure.

Merci ma fille, la caricature est plus savoureuse quand elle n'est pas de composition.

Écrit par : Frère Scoliose | mercredi, 26 novembre 2008

Ne soyez pas trop sévère Scoliose, un peu de charité conviendrait avec l'habit monastique que vous portez. Et puis Armande affirme que la poésie "ça existe", rien que pour cette affirmation courageuse vous vous devez absolument de la pardonner.

Pour le reste je suis d'accord avec vous, la note de Radek ne reçoit pas l'hommage qu'on devrait lui rendre. Mais il y a deux éléments qui freinent sans doute les ardeurs des contributeurs : d'abord elle est l'expression de la tendance critique minoritaire de la Question, deuxièmement elle oblige à un tel examen de conscience que l'on ressort de sa lecture un peu honteux de soi-même. Vous voyez, ce n'est pas encourageant...

Écrit par : Xavier | jeudi, 27 novembre 2008

aquinus nous dit :

"Asensio est bien vivant: il est au coeur de ce monde en prise avec le Malin", et pan sur les consanguins !

"Il ne se dérobe pas, glosant sur le libéralisme ou je ne sais quel autre fantôme", et pan sur Zak !

C'est bien aquinus, encore un effort et vous verrez le de diable partout sur la Question.

Écrit par : Ghijd | jeudi, 27 novembre 2008

Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?

Ecrit par : P/Z | mardi, 25 novembre 2008


On se le demande effectivement...

Écrit par : Urbis | jeudi, 27 novembre 2008

Alors Xavier, que la fraction critique minoritaire de "la Question" reçoive notre sympathie. Nous lui souhaitons de pouvoir longtemps encore exprimer ses appels à la modération, à l'humilité et à la componction, face à des vociférateurs très prompts à ensevelir d'insultes et de rodomontades narcissiques quiconque n'épouse pas leurs vues...

Écrit par : Frère Artériosclérose | jeudi, 27 novembre 2008

Mon ou mes très cher(s) frère(s) consanguins(s), je m'adresse à la ou aux personnes masquées de cette bure puante, car il y a bien un ou des corps, un ou des visages, des mains qui tapent sur le clavier, n'est-ce pas?
Puisque ces personnes consanguinement invisibles ne reconnaissent pour Transcendance que son simulacre, la Toile ( laquelle serait censée juger Juan Asensio), qu'elles songent que cette Toile pourrait bien les juger, a commencé de les juger, sur ce blog. Puisque les consanguins ne sont que l'émanation de cette Toile, autrement dit une posture d'énonciation dans le mode de communication virtuel, eux mêmes se font leur propre juge, à leur corps défendant, en dévoilant progressivement leur inanité. Leur discours se désagrège,jusqu'à la dissolution finale qui ne saurait tarder, en se montrant ce qu'il est : vain, inefficace, inutile.
Car ce discours a-t-il une once d'efficacité, a-t-il atteint une seule fois sa cible? Asensio continue d'écrire et d'être lu, imprimé, des textes lui sont dédiés ( exemple:
http://zoebalthus.typepad.fr/zoebalthus/2008/11/comment-prendre-le-monde-ii.html

et comme l'écrit aquinus sur le site de Stalker, ses notes provoquent des lectures, des réflexions, une accélération de la circulation dans le labyrinthe borgésien de la littérature, voire des conversions. Que pouvez-vous contre cela, mon ou mes chers frères, si ce n'est appeler à l'autodafé des textes d'Asensio, à l'instar des pires Inquisiteurs que vous prétendez dénoncer, surtout si vous appartenez à la confrérie des défenseurs de J-M Rouillan, appel qui provoquerait ipso facto la dissolution finale de votre blog prétendu défenseur ... de quoi, au juste?
Moi même, j'emprunte ici un pseudonyme parce que je ne suis qu'une bulle éphémère suscitée par votre eau savonneuse, qui esquisse quelques pas de danse dans l'air frais de ce blog avant d'exploser.
Dans quelques secondes, la bulle crèvera sous vos yeux, le temps de vous livrer quelques mots du grand Hölderlin, ce poète qui au contraire de Victor Hugo, ne considérait pas 1793 comme "un point noir dans le ciel bleu de 89", mais comme le triomphe du soleil noir nihiliste, puisque la Révolution française , entreprise de démolition du divin, se faisait contre le christianisme.
" Tout proche
Et difficile à saisir, le dieu!
Mais aux lieux du péril croît
Aussi ce qui sauve.
Dans la ténèbre
Nichent les aigles et sans frémir
Les fils des Alpes sur des ponts légers
Passent l'abîme.
Ainsi, puisqu'autour de nous s'amoncellent, dressées,
Les montagnes du Temps,
Et que les bien-aimés vivent là tout proches, languissant
De solitude sur les cimes séparées,
Ouvre-nous l'étendue des eaux vierges,
Ah! fais nous don des ailes, que nous passions là-bas,
cœurs
Fidèles, et fassions ici retour!
Hölderlin, "Patmos"Pléiade p. 867, traduction Gustave Roud

Écrit par : Armande | jeudi, 27 novembre 2008

Ma fille, quelques corrections apparemment très nécessaires :

- nous n'avons jamais, à aucun endroit, à aucun moment, rapproché la notion de Toile avec la moindre forme de Transcendance. Nous ne voyons pas le rapport. Vous démarrez votre laïus avec une connerie de belle facture, que vous aurez du mal à nous imputer.

- suivent deux ou trois incantations par nature inopérantes (oui la "Toile" nous juge, sauf que la Toile n'est pas Une, elle est Multitude, et elle juge quiconque s'y exprime, et juge dans tous les sens, de sorte que les épithètes dont vous garnissez notre blog sont d'un impact qui voisine le met de musaraigne dans la campagne endormie. D'ailleurs, utilisez cet argument réversible en sens inverse : le blog d'Asensio est jugé, et pas seulement par les 60 ouailles qui s'y sont récemment bousculées pour faire assaut de flatterie mièvre et de complaisance entendue.

- où diable avez-vous lu que nous avions comme objectif de baillonner la pétrolette littéraire ? Qu'il s'exprime, qu'il pérore, qu'il rouspète, qu'il écrive toutes les conneries qui lui passent par la tête. Nous sommes contre toute forme de censure, et précisément : c'est parce qu'il n'a aucune honte à asséner ses obscènes opinions que nous n'avons pas de scrupule à les lui renvoyer au visage, et à ceux qui se foutent dans la trajectoire au passage.

- Asensio continue à être lu : oui, et à être moqué également. Ses livres se vendent ? Grand bien lui fasse - appramment pas assez puisqu'il engueule ses groupies Facebook.

- nous avons en horreur les autodafés, quels qu'ils soient. Vous nous faites là encore un faux procès, mais nous commençons à mesurer à quel point vous êtes systématiquement à côté de la plaque. Jean-Marc Rouillan ? Vous voudrez bien, ma soeur, nous indiquer l'URL du passage où nous avons tressé des lauriers à Action Directe. Ou à toute forme de terrorisme, qu'il soit d'extrême-gauche, indépendantiste ou islamiste. Il n'y a pire aveugle que celui que ne veut voir, comme nous l'expliquions à Zak. Il n'y a pire lecteur que celui qui ne veut pas lire.

- nous brocardons donc aimablement les petits réacs de la Toile, ma fille, car comme l'a écrit qui vous savez, "là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve." Nous prions pour votre âme, ma fille éphémère.

Écrit par : Frère Artériosclérose | jeudi, 27 novembre 2008

Je ne suis pas virtuel, je suis viril. C'est dit!

Écrit par : Stalker | jeudi, 27 novembre 2008

@ Armande : Est-ce que le beau blog que vous mettez en lien - http://zoebalthus.typepad.fr/zoebalthus/2008/11/comment-prendre-le-monde-ii.html - est le vôtre car je le trouve vraiment très intéressant ?

Pour le reste : "la Révolution française , entreprise de démolition du divin, se faisait contre le christianisme" - Bravo, et entièrement d'accord avec vous ! vous devriez, sans difficulté, vous sentir plus qu'à l'aise sur La Question...

Écrit par : Silvère | jeudi, 27 novembre 2008

"PET de musaraigne"

(pas toi, Juan - encore que).

Écrit par : Frère Artériosclérose | jeudi, 27 novembre 2008

Les consanguins sont des fachos ou quoi ?

En tout cas, ils l'ont l'esprit facho, mais de gauche.

c'est de là (de la gauche bien huileuse) qu'ils tirent leur dignité et leur faconde.

Martine Aubry présidente !

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

@ Artério : Vous écrivez : "le blog d'Asensio est jugé, pas seulement par les 60 ouailles qui s'y sont récemment bousculées pour faire assaut de flatterie mièvre et de complaisance entendue." C'est un peu réducteur, tous les comms ne brossent pas dans le sens du poil ; certains sont assez critiques et ne ménagent pas Stalker. Que cet exercice de demande de louanges soit contestable est une chose (Radek l'a dit, et en a même fait une note assez intelligente, non dénuée d'une certaine ironique vérité bien perceptible), mais il faut reconnaître que l'on n'a tout de même pas l'impression de lire la Pravda.

Écrit par : Dan | jeudi, 27 novembre 2008

« Le mal a tout souillé, et dans un sens très vrai tout est mal
puisque rien n’est à sa place. (...)
Tout les êtres gémissent et tendent avec effort vers un autre ordre des choses. »
(J. de Maistre)

C'est bon ça...ces pissures de consanguins feraient mieux
de commenter cette citation plutôt que de se préoccuper
du littérateux Stalker.

Mais ce sont des sous-merdes ces consanguins.

Ils préfèrent s'intéresser aux détails.

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

Boulard,
Arrêtez de les flatter !

Écrit par : La Fouine | jeudi, 27 novembre 2008

Je crois que les consanguins ne s'intéressent qu'au "social"

car (ou donc) ils sont ultra concernés par ce qui se passe au parti socialiste.

ces pauvres cons de gauchistes frustrés.

La "métaphysique" n'intéressera jamais la crevure

de consanguin ultra-stylisé qui se la pète dans le

style de la langue française de la mort (langue pour fachos mais c'est pas grave).

Je n'ai encore presque rien lu de Zak mais il me semble

QUE C4EST DU BON MATOS;

Hé dis donc : Heidegger est un nazi..(rires et meuglements de vaches)

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

Texte intéressant de Palma intitulé "Ce qui nous sépare de la réalité virtuelle" (extraits) :


"En dépit de tout ce qui a pu se dire au sujet de l'autoroute électronique, nous sommes encore loin de vivre dans un environnement qui se laisserait désigner comme réseau global. À l'heure acturelle, le nombre d'individus branchés sur la planète reste infime, à l'exception des États-Unis. (...) En termes d'infrastructures et de compatibilité, nous sommes loin du fameux village global.
(...)

La réalité virtuelle affecte-t-elle la philosophie de manière interne? Un effet interne porterait non seulement sur les modes de production de la philosophie mais sur les thèses qui sont avancées et débattues. Or l'usage montre la vérité de l'adage médiéval in corpore vili. L'ordre peut surgir d'interactions cahotiques, le "chaos" étant compris dans son sens technique aussi bien qu'ordinaire. (...) Depuis longtemps, nous pensons la pensée comme si elle était enfermée à l'intérieur de la personne, où la direction de l'intellect obéit à des règles. Or ce que montre la cyberphilosophie est que nous n'avons pas besoin de règles. Les interactions peuvent être aussi chaotiques que l'on voudra, elles finissent par atteindre un certain niveau d'intérêt ou elles meurent dans une espèce de processus évolutif."


Réalité et virtualité de la réalité virtuelle
par Adriano P. Palma
Texte paru dans Horizons Philosophiques, vol 6, no 2 (printemps 96)


http://agora.qc.ca/textes/adrianof.html

Écrit par : Quadrige | jeudi, 27 novembre 2008

Voilà qui risque bien de faire BANDER les consanguins..

Vous êtes contente Quadrige...vous avez provoqué des érections.

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

Boulard, jaloux de n'avoir plus bandé depuis 15 ans. Vous m'avez l'air bien excité, mon fils. Vous avez perçu certaines choses (nous nous intéressons, non pas au social, mais au sociétal - et conservons nos réflexions sur la métaphysique à d'autres plateformes que le net, dans la mesure où nous estimons qu'il y a obscénité à trop étaler ses conceptions métaphysiques - rappelons que le religieux relève de la sphère du privé). En revanche, nous nous contrefoutons comme d'une guigne de ce qui peut bien se passer au Parti Socialiste, tout juste avons-nous entendu parler d'un combat de catch dans la boue entre deux lutteuses : du Spectacle, et pas le plus efficace, en plus.

Nous vous conseillons donc, Boulard, de ravaler insultes et projections psychologiques, il semble que vous n'avez pas le niveau.

"La Fouine & Boulard", très bon titre pour une note qui illustrera très bien les charmes de "l'Absolu à la portée des caniches".

Écrit par : Frère Artériosclérose | jeudi, 27 novembre 2008

On sent comme une énergie contenue incroyable chez Boulard, une sorte de force dynamique qui ne demande qu'à s'exprimer et se libérer en de puissantes contributions théoriques au débats.

@ Quadrige : Bien lu le texte de Palma, des choses intéressantes et d'autres bien plus discutables. Exemple cette platitude sociologique un peu minimale : "la question des problèmes de choix de Wason (...) peut paraître esotérique, mais elle va droit au coeur du lien entre la logique comme discipline formelle et la capacité naturelle de raisonner de l'être humain."

Pour le coup, cet ésotérisme là, excusez-moi, mais c'est vraiment au niveau du gazon sachant que la logique du choix de l'ami Wason relève du rébus pour QI's un peu faiblards. Exemple de logique philosophique de Wason :

Quatre personnes sont en train de boire dans un bar et vous disposez des informations suivantes : la première boit une boisson alcolisée, la seconde a moins de 18 ans, la troisième a plus de 18 ans et la dernière boit une boisson sans alcool.

Quelle(s) personne(s) devez-vous interroger sur leur âge ou sur le contenu de leur verre pour vous assurer que tous respectent bien la règle suivante : Si une personne boit de l'alcool, elle doit avoir plus de 18 ans.

Je vous donne la solution si vous êtes sage Quadrige.

Boulard silence, au travail maintenant !

Écrit par : Xavier | jeudi, 27 novembre 2008

Silvère, Armande a explosé mais je puis vous certifier, personnellement, qu'elle n'était pas Zoé Balthus. Tant mieux si ce blog vous intéresse. La Toile tisse ses fils, les consanguins n'y peuvent rien.
Sans vouloir me mêler de leur conversation, je leur ferai remarquer que s'ils n'accordent aucune valeur transcendante à la Toile, qu'est-ce qu'on en a à faire, de son jugement sur Asensio?
Les consanguins ne savent pas lire. Armande ne dit pas qu'ils appellent à la censure mais qu'il ne peuvent rien faire d'autre que d'appeler à la censure puisque on continue et on continuera de lire le blog Stalker. Peu importe le nombre de lecteurs, un esprit libre et anticonformiste n'est jamais lu de la masse, ce qui compte, c'est le travail qu'effectuent ses textes dans l'esprit des lecteurs, sur le long terme, à travers le temps.
Les consanguins ratent leur cible parce qu'ils s'en prennent à une marionnette qu'ils ont fabriquée de toutes pièces, et que ces impuissants sont incapables de s"en prendre aux textes d'Asensio. Atteindre leur cible, ce serait arriver à prouver que ces textes sont fascistes, nihilistes, narcissiques.LES TEXTES, Schlérose,LES TEXTES!

"Le religieux relève de la sphère du privé" : c'est bien ce que disait Armande. Censure. Le religieux relève du privé en ce qui concerne les convictions de chacun, mais pour les consanguins, la théologie, la métaphysique, les textes sacrés n'ont pas droit à l'expression publique. En clair, cessons de lire Claudel au lycée ou à la Fac: c'est bien ce qu'on fait, remarquez. Bloy, Bernanos,Péguy ont disparu depuis longtemps des manuels scolaires, il reste Baudelaire, tout de même, c'est religieux,Baudelaire, faudrait l'enlever des manuels, faudra en parler à Martine Aubry.

Écrit par : Orange sanguine | jeudi, 27 novembre 2008

// rappelons que le religieux relève de la sphère du privé //

roh les ânes, c'est pô possible d'écrire un truc pareil, en 2008 !! faut vraiment prendre les gens pour des jambons quoi.

Écrit par : aquinus | jeudi, 27 novembre 2008

"Vous avez perçu certaines choses (nous nous intéressons, non pas au social, mais au sociétal - et conservons nos réflexions sur la métaphysique à d'autres plateformes que le net, dans la mesure où nous estimons qu'il y a obscénité à trop étaler ses conceptions métaphysiques - rappelons que le religieux relève de la sphère du privé)."

Le sociétal est encore pire que le social, qui n'est que de la chiasse.
A vous de voir.
S'intéresser au "sociétal" c'est faire mumuse, pourquoi ne
pas participer à la gay-pride tant que vous y êtes ?

Et puis il semble que vous confondiez le religieux avec la métaphysique.

Pourquoi êtes-vous si pudiques en ce qui concerne vos conceptions métaphysiques ?

Vous ne voulez pas les partager ? Vous n'êtes pas assez "de gauche" ?


"En revanche, nous nous contrefoutons comme d'une guigne de ce qui peut bien se passer au Parti Socialiste, tout juste avons-nous entendu parler d'un combat de catch dans la boue entre deux lutteuses : du Spectacle, et pas le plus efficace, en plus."

Donc vous vous en foutez du parti socialiste.
Vous vous débinez en tant qu'élitistes de gauche (un comble).
Vous avez tort car le parti socialiste peut vous protéger
de l'EXTREME DROITE.

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

@ Orange sanguine - Lorsque vous écrivez : "Les consanguins ratent leur cible parce qu'ils s'en prennent à une marionnette qu'ils ont fabriquée de toutes pièces, et que ces impuissants sont incapables de s"en prendre aux textes d'Asensio. Atteindre leur cible, ce serait arriver à prouver que ces textes sont fascistes, nihilistes, narcissiques...", cela rejoint ce que disait également Zak à ces mêmes consanguins : "si vous voulez instruire une analyse critique, sérieuse et circonstanciée du travail de Stalker, penchez-vous sur ses textes, décortiquez ses comptes-rendus, disséquez ses commentaires, montrez en quoi, il se trompe, dans quelle mesure il est inexact, mensonger, en quoi il trahit les auteurs dont il expose les oeuvres. Pourquoi son écriture est mauvaise, son comportement ridicule. Au fond mettez-vous au travail..."
Ecrit par : Zak | vendredi, 21 novembre 2008

Écrit par : Ghijd | jeudi, 27 novembre 2008

La gigantesque tunique de Nessus que le capital impose au réel lui brûle mortellement la peau, mais ce n’est pas, comme le pensent certains, une question de raison ou de déraison : c’est une question d’asservissement de la raison — car il n’existe pas d’autre déraison que la raison asservie. La nature n’étant prise que comme un réservoir initial, et épuisable, de matière première, le capital a fait suivre à son appropriation formelle, fragile parce qu’aisée à contester, son appropriation réelle, c.a.d. la pénétration de la matière, le détournement de la programmation génétique, la confiscation de la capacité de reproduction du vivant. La guerre de la valeur d’échange contre le réel a enrôlé dans son camp les capacités rationnelles et scientifiques.

Écrit par : Riesel | jeudi, 27 novembre 2008

Reisel...tu ne fais que parasiter la situation

avec tes conneries.

Pauvre con, j'espère que tu réalises ta faute.

Vraiment rien à foutre de tes conneries.

La parole aux flics consanguins.

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

Boulard mon ami, je ne vous ai pas entendu répondre à la question intéressante posée par Xavier : Quelle(s) personne(s) devez-vous interroger sur leur âge ou sur le contenu de leur verre pour vous assurer que tous respectent bien la règle suivante : Si une personne boit de l'alcool, elle doit avoir plus de 18 ans ?

Écrit par : Riesel | jeudi, 27 novembre 2008

Frère Artériosclérose, puisque vous en avez eu la judicieuse idée, pourquoi n'écririez vous pas cette note, quelques lignes suffiront, que vous vouliez intituler : "La Fouine & Boulard ou les charmes de l'Absolu à la portée des caniches" ?

Écrit par : Dan | jeudi, 27 novembre 2008

@Rasiel : vous vous fatiguez inutilement, Boulard de toute manière est rond comme une queue de pelle à l'état naturel.

Écrit par : Xavier | jeudi, 27 novembre 2008

Riesel : Vous dites : "ce n’est pas, comme le pensent certains, une question de raison ou de déraison : c’est une question d’asservissement de la raison" - parce que vous trouvez qu'il fut un temps où la raison n'était pas asservie ? Je crains que la condition propre, existentielle de l'homme, soit précisément singulièrement marquée par la native et constitutive déraison. Trouver une raison logique aux lois de l'intempestive biologie du vivant, ou aux règles dont se sont dotées les sociétés organisées, voire (je dis ça à voix basse en ces lieux), aux systèmes religieux de l'humanité, me semble plus que difficile. Tout obéit au contraire au règne de la folie furieuse générale. C'est le triomphe du chaos et du délire - d'autant plus lorsque couvert d'une prétendue justification rationnelle dont la société contemporaine, dans ses discours, aime à se parer.

Écrit par : Karl | jeudi, 27 novembre 2008

Cormary me bouleverse.

Je ne suis rien à côté de Cormary;

Il est merveilleux.

Je l'aime.

Écrit par : Boulard | jeudi, 27 novembre 2008

Boulard était déjà passablement ivre, et voilà maintenant qu'il se met à chanter...

Écrit par : Xavier | jeudi, 27 novembre 2008

Le 30 novembre 1994, soit il y a 18 ans, Guy Debord se tirait une balle en plein coeur. Cependant aucun observateur ne remarqua ce que put avoir de très narcissique pour cet homme, qui se voulait pourtant si éloigné et en rupture avec le monde et son image, et ce qu'avait de très vaniteux et assez vain, d'organiser par avance les cérémonies de son propre culte et écrire son épitaphe en des termes très élogieux. Toutefois, bien moins surprenante fut l'attitude de Philippe Sollers qui se fit alors beaucoup de publicité dans le journal "Le Monde" sur le cadavre d'un homme qui avait néanmoins organisé sa vie, lorsqu'il était encore présent en ce monde, autour du secret, de la distance et du retrait.

On remarquera aujourd'hui, que si pour Debord le spectacle était d'abord une idéologie économique, on constate sans difficulté qu'il est devenu, par la force gigantesque d'une technocratie scientifique totalitaire une économie idéologique oeuvrant à l'accomplissement effectif de la totale déréalisation abstraite. La déshumanisation est donc en passe d'atteindre des sommets vertigineux, le spectacle de l'abject risquant de se révéler dans les années qui s'annoncent comme l'une des plus hideuses monstruosités de l'Histoire.

Debord ne disait-il pas, dans son ouvrage célèbre : « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (première phrase de La Société du Spectacle)


Enfin, puisque Debord, bien qu'écrivain, fut aussi et peut-être même surtout un cinéaste accompli, voici, pour ceux qui ne les connaissent pas, la possibilité de voir les films qu'il réalisa, dont "la Société du Spectacle" en 1973 :


http://www.ubu.com/film/debord_spectacle.html

Écrit par : Radek | vendredi, 28 novembre 2008

"La déshumanisation est donc en passe d'atteindre des sommets vertigineux, le spectacle de l'abject risquant de se révéler dans les années qui s'annoncent comme l'une des plus hideuses monstruosités de l'Histoire." Radek

On va donc s'éclater comme des malades.

En réalité cela ne se passera pas comme vous l'affirmez.

Le monde suit son cours et pissé tout.

Rien de nouveau fondamentalement.

On verra du nouveau quand il sera admis de trafiquer les gènes humains.

Pas avant.

Écrit par : Boulard | samedi, 29 novembre 2008

Les Juifs, dit Bossuet dans la Lettre au père Caffaro, "n'avaient de spectacles pour se réjouir que leurs fêtes, leurs sacrifices, leurs saintes cérémonies: gens simples et naturels par leur institution primitive, ils n'avaient jamais connu ces inventions de la Grèce. Il n'y a point de théâtre, il n'y a point de ces dangereuses représentations: ce peuple innocent et simple trouve un assez agréable divertissement dans sa famille, parmi ses enfants; et il n'a pas besoin de tant de dépenses, ni de si grands appareils pour se relâcher." On comparera avec Rousseau: "Mais laissez un peuple simple et laborieux se délasser de ses travaux, quand et comme il lui plaît; jamais il n'est à craindre qu'il abuse de cette liberté, et l'on ne doit point se tourmenter à lui chercher des divertissements agréables: car, comme il faut peu d'apprêts aux mets que l'abstinence et la faim assaisonnent, il n'en faut pas, non plus, beaucoup aux plaisirs des gens épuisés de fatigue, pour qui le repos seul en est un très doux".

Il est très tentant de comparer ici Guy Debord à Rousseau, mais Debord ne souscrit nullement à la thèse du peuple au spectacle de lui-même, on peut même avancer qu’il la combat comme le comble du leurre et le comble du virtuel qui caractérise la société du spectacle. Rousseau, en critiquant la séparation, ne la distingue pas de la distance ; or cette distinction est au contraire fondamentale chez Debord : l’homme aliéné est séparé de lui-même précisément parce qu’il est rivé sans aucune distance critique aux représentations.

Écrit par : C. Kintzler | jeudi, 15 janvier 2009

Le vrai visage de Stalker :
http://tatamoche.blogspot.com/2012/03/lincroyable-bassesse-de-juan-asensio.html

Écrit par : TTMC | lundi, 12 mars 2012

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