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samedi, 01 novembre 2008

SŒUR EMMANUELLE : PERVERTIE PAR LE POISON DE VATICAN II !


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La Religion d'Assise, source d'exemple et modèle de Soeur Emmanuelle

 

 

Une évidence apparaît aisément au regard du parcours de Sœur Emmanuelle, celle de la profonde et pernicieuse corruption de la pensée de cette religieuse par les thèses les plus absurdes du concile Vatican II.

En effet, lorsque le Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris, ouvrit la célébration funèbre en la cathédrale Notre-Dame et s’adressa au Président de la République, lors des obsèques de Sœur Emmanuelle, il lui dit,  avec déférence : « je vous remercie pour l’hommage de la France que vous avez bien voulu organisé... » (sic). Mais quelle est la raison d’un concert de louanges si important, rendu par une Nation singulièrement à la dérive qui, déjà, avait "largement" décorée Sœur Emmanuelle puisque détentrice de la Légion d’honneur, faites Commandeur le 1er janvier 2002 des mains de Jacques Chirac qu’elle tutoyait, et promue Grand Officier le 31 janvier 2008 des mains de Nicolas Sarkozy, alors même que si la religieuse se distingua par son dévouement auprès des chiffonniers du Caire, on ne peut pas dire qu’elle brilla particulièrement par ses positions évangélisatrices en terre musulmane, loin de là même, puisqu’au moment où les Coptes, sous sa fenêtre, étaient tous les jours l’objet d’une ignoble persécution et d’une féroce répression, elle osait scandaleusement proclamer, à la suite du Concile : « Par essence, le musulman n’est ni un violent, ni un fanatique » [1] se disant hostile à tout prosélytisme, à toute entreprise de conversion des musulmans, renonçant même à sa vocation missionnaire de chrétienne, au prétexte délirant que : " Cela n’est vraiment pas un service à rendre en terre d’islam ! Ce serait comme arracher un arbre à sa terre, les couper de leur milieu, peut-être les condamner à mort. "

On saisit de la sorte avec plus de facilité les mécanismes pervers des thèses oeucuméniques de Vatican II, qui favorisèrent chez elle les propos qu’elle crut bon de tenir dernièrement sur RTL, le 20 février 2008, dans l'émission "face à face", à 13h30, assurant tranquillement sans se rendre compte de l’énormité de ses affirmations comme si le Dieu trinitaire avait quelques rapports avec l’inaccessible monade mahométane  : " Allah est l'équivalent de Dieu [des chrétiens], il n'y a qu'un seul Dieu et nous avons tous le même. "

Rajoutant, montrant ainsi le degré d’égarement de son esprit infecté par le fol universalisme si en vogue depuis le Concile Vatican II et la Déclaration " Nostra Aetate " [2], et son évidente séduction vis-à-vis de l’hérésie de Mahomet, lorsqu’un reporter lui posa cette question :

- "A un kamikaze, qui se préparer à se faire exploser, que diriez vous ? "


Réponse  :

- " Rien, car cela ne sert à rien, il se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela. Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera."

 

 

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"[Le terroriste] se prépare la veille, se purifie, se parfume et il prie et est imprégné de toute cela.

Je prie pour lui et je suis sûr que Dieu lui pardonnera… "




Quelle image de la religion avait donc bien pu se former dans son esprit intoxiqué par les confusions doctrinales de Vatican II, celle qui affirmait tranquillement que les terroristes assassins, fauteurs de carnages abjects, de crimes inexpiables, sont pardonnés par Dieu. C’est de la pure folie ! On mesure d’ailleurs concrètement ici, à quel degré d’absurdité peuvent conduirent les thèses utopiques du dernier Concile.

En revanche, quelle  sévérité et inflexible hargne à l’égard des tenants de la tradition dans l’Eglise, lui donnant une liberté de ton et facilité de parole qui autorisa dans les médias celle que Libération dénomma la " vieille none indigne ", à se faire l’avocate à la radio et télévision, du mariage des prêtres, de la pilule, du stérilet et du préservatif, assurant même un jour à un journaliste de France 2, comme l’aurait fait une vulgaire péripatéticienne du boulevard Saint-Denis offrant facilement ses accueillants orifices aux clients de passage : " j’en ai plein les poches ! "

Curieux contraste en effet que cet assourdissant silence en Egypte et sa démission devant la nécessaire dénonciation de l’injuste traitement réservé à la minorité chrétienne égyptienne, et son scandaleux pardon accordé aux terroristes criminels, absurde et stupide "dinguerie" proférée tranquillement sur les ondes marque d’une incroyable complaisance à l’égard des fous d’Allah laissant le soin à chacun d’apprécier à leur juste valeur ces déclarations démentielles, et les puissantes clameurs de ses attaques contre l’héritage vénérable de l’Eglise, distillant à fortes doses son troublant discours ultra moderniste en Occident.



I. La révélation du goût pour le " plaisir solitaire " de Madeleine Cinquin

 

Mais le pire, sur le plan du discours insensé et déplacé, était à venir post mortem, puisque l’ex Madeleine Cinquin, réservait une surprise de taille à ses admirateurs avec ses « Mémoires » destinées à être publiées après son trépas, "Mémoires"  dans lesquelles elle avait décidé de se livrer, sans aucune pudeur excessive, à un déballage indécent de son penchant pour la masturbation qui la travailla de son enfance à l’adolescence.

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"(…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”

 

Voici ce qu’elle crut bon d’écrire : "Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s’en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l’ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua ensuite que c’était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c’était devenu une habitude et je n’étais guère accoutumée à obéir. Quand l’assaut du désir m’assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m’arrêter, sinon je m’avouais impuissante devant l’avidité du plaisir. (…) mon corps d’adolescente restait tout de même avide de “nourritures terrestres”. Je me sentais désormais contrainte de choisir entre le plaisir solitaire et la communion…" ("Confessions d'une religieuse", Flammarion, 2008.)


II. Les influences perverses de Sœur Emmanuelle

 

Une question dès lors, devant ses idées délirantes concernant les crimes des islamistes, et l’expression impudique de ce qui se passait "sous ses culottes" dans sa jeunesse, s’impose : comment expliquer une telle attitude si peu conforme à l’état d’une religieuse de Notre-Dame de Sion ? Comment comprendre qu’une âme consacrée piétine sans crainte les principes spirituels de sa règle ?

La réponse tient sans doute dans certains liens que noua tardivement, hélas ! Sœur Emmanuelle, liens qui l’éloignèrent considérablement de l’exigence de l’Ordre qui l’avait accueillie en 1929 dans sa congrégation à Paris, et accepté qu’elle y prononce ses voeux le 10 mai 1931 en prenant le nom de Soeur Emmanuelle.

 

a) Le bouddhisme tantrique

 

En effet, si l’évolution néfaste de sa Congrégation Notre-Dame de Sion [3] depuis Vatican II, qui se précipita sans crainte dans les francs délires modernistes et naturalistes qui triomphèrent dans l’Eglise des années 60, a indéniablement influencé dans ses positions et son attitude Sœur Emmanuelle, beaucoup cependant ignorent le rôle singulier qu’exerça auprès d’elle sa nièce, Sofia Stril-Rever [3], écrivain et traductrice, sanskritiste, diplômée d’Etudes indiennes de l’Université Paris III, ayant reçu une formation traditionnelle auprès de pandits indiens, et à l’Université Bouddhiste de Sarnath (Inde) auprès de maîtres spirituels tibétains, s’étant spécialisée dans la traduction des textes racines de la tradition du  Tantra Kalachakra, tradition extrêmement sexualisée et problématique, propre au bouddhisme tibétain.

 

 

 

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Dans l’initiation au Tantra du Kalachakra trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu

dont le but est de transformer la “sexualité”en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

Sofia Stril-Rever a ainsi co-signé plusieurs livres avec sa tante (" 365 Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " Mille et Un bonheurs : Méditations de Soeur Emmanuelle " ; " La folie d'amour : Entretiens avec Soeur Emmanuelle " ; " Mon Testament spirituel " amazon.fr déclarant qu’elle a trouvé en Inde sa terre spirituelle.

Intime de sœur Emmanuelle dont elle a recueilli les propos dans " La Folie d'amour " qui est tout un programme assez fantaisiste baignant dans un idéalisme post hippie, Sofia affirme que sa rencontre avec le Dalaï-lama l'a libérée des formes de la croyance, lui révélant la transparence du cœur dans le partage spirituel. Mais le plus relevé vient du fait qu’ayant reçu une formation traditionnelle à l'université de Sarnath (Inde) et dans un monastère tibétain, elle a ensuite traduit du sanskrit et publié pour la première fois en langue occidentale les Ecritures bouddhistes de Kalachakra, dont elle est une spécialiste mondiale. Cofondatrice du portail BuddhaLine et membre de l'International Kalachakra Network, elle guide un groupe de pratique au Centre Kalachakra de Paris. Le problème, et il est de taille, c’est que ce si parfait Tantra de Kalachakra, tant vanté par la nièce de sœur Emmanuelle, est sujet à bien des dérives, puisque le Tantra de Kàlachakra est une pratique bouddhique de méditation qui appartient à la classe des "Tantra du Yoga suprême" qui est tout sauf pacifiste prophétisant et encourageant de façon idéologique une guerre de religion sanglante entre bouddhistes et non-bouddhistes pour la domination du monde (mythe du Shambhala). Le texte nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme: “Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habit blanc (Mani), Mohamed et Mathani (le Mahdi)”. Le Tantra du Kalachakra les décrit comme “la famille des serpents démoniaques” (Shri-Kalachakra I. 154). Ainsi le tantra du Kalachakra se positionne contre toutes les religions ayant des racines sémites et a été, pour cette raison, utilisé par des cercles antisémites radicaux de droite pour leur propagande raciste. Par ailleurs, ce que l’on se garde bien de révéler, dans les plus hautes initiations magiques, on emploie des “substances” dites “malpropres”. Le Tantra du Kalachakra recommande la dégustation de viandes de diverses sortes d’animaux tabous. Même la chair humaine (maha-mamsa) est employée comme substance pour le rite [3]. Enfin, lors des étapes supérieures et secrètes de l’initiation au Tantra du Kalachakra  trimondi , des rites sexuels magiques ont lieu dont le but est de transformer la “sexualité” en puissance temporelle et spirituelle.

 

 

b) Les terribles pièges de la psychanalyse

 

Même si l’on ne peut que rester interdit devant de telles sources voisinant de si près, nous pourrions dire même " intimement" sur le plan familial, avec les pages qu’écrivit en collaboration avec sa nièce adepte du tantrisme Sœur Emmanuelle, il nous faut pourtant poursuivre plus avant si l’on souhaite mettre en lumière l’ensemble des influences perverses qui s’exercèrent sur la religieuse de Notre-Dame de Sion.

De fait, on a du mal à expliquer chez Sœur Emmanuelle, qui est tout de même d’une culture et d’une génération où l’on ne parlait pas de ces " choses-là ", cette soudaine nécessité de nous entretenir de sa passion de jeunesse envers la masturbation, ce qui ressemble fort, si l’on y réfléchit, à une exhibition grotesque de penchants inavouables, exhibition malsaine un rien exagérée et grossièrement impudique d’autant plus inutile qu’elle ternit plus encore l’image déjà fort contrastée de la none du Caire.

 

 

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L’Origine du monde tableau de Gustave Courbet (1866),
dont le dernier propriétaire privé fut Jacques Lacan qui le conservait caché derrière un rideau.

 

 

Or, derrière cette confession à caractère sexuel, qui sent bon, et de très loin, le mauvais aveu sur le divan d’un psychanalyste, se cache effectivement le très curieux  accoucheur des confessions érotiques de Sœur Emmanuelle, à savoir Philippe Asso, théologien et prêtre du diocèse de Nicedirecteur de l’Institut Supérieur de théologie de Nice-Sophia Antipolis, qui depuis douze ans collabore à la rédaction de tous les écrits de Soeur Emmanuelle.

Emmanuelle amazon ; elle dira d’ailleurs un jour de ce prêtre : " Ce jeune prêtre du diocèse de Nice est essentiel dans ma vie spirituelle, il m'a incité à écrire ce livre, aidé à approfondir ma pensée, à sortir de moi-même, puis a tout relu, avec rigueur. "

Ainsi, si l’on examine rapidement l’activité de ce prêtre " essentiel dans la vie spirituelle " (sic) de Sœur Emmanuelle, que découvre-t-on. Qu’il participe à des séminaires psychanalytiques portant sur le phénomène lacanien, et qu’il anima tout dernièrement (année 2006/2007) dans le cadre de l’Université de Nice Spohia-Antipolis, un laboratoire sur le thème : "Sexe(s) et différence(s), De la suppression des inégalités à l’érosion de la différence ". Quand on sait les immenses dégâts que firent les prétendues lumières de la psychanalyse sur l’Eglise depuis des décennies, encourageant des  milliers de religieux et de religieuses à la débauche, à la pratique débridée du sexe dans le cadre de " formations " très spéciales, de stages d’écoute ou de redécouverte du corps, tout ceci béni par la hiérarchie conciliaire sous prétexte de dépassement des névroses culpabilisantes, on reste stupéfait et effondré devant tant de naïveté [4].

Tout cela devient donc parfaitement clair, et l’on comprend mieux le rôle particulièrement nocif qu’auront pu jouer auprès de Sœur Emmanuelle, pourtant déjà suffisamment perturbée par ses fièvres charnelles et la puissante désorientation conciliaire de son Ordre, tant sa nièce, la spécialiste du bouddhisme tantrique Sofia Stril-Rever, que le prêtre psychanalyste Philippe Asso, qui sans doute suggéra à l’icône des médias de se mettre entièrement à nu par souci d’une prétendue exigence de vérité, elle qui ne rêvait secrètement que de cela finalement [5], en lui soufflant aux oreilles d’oser faire sauter le couvercle des conventions et confesser publiquement ses libidineuses activités d’enfance et de jeunesse afin de réveiller les consciences des catholiques encore bien trop prudes en matière de sexe, comme nous l’a démontré dans ses enseignements du mercredi Jean-Paul II.

 

III. Conclusion



C’est un bien triste spectacle, au fond, que nous offre en partant cette pauvre religieuse otage des pires dérives intellectuelles et des séductions spirituelles contemporaines nauséeuses, aujourd’hui s’imposant au sein même de l’Eglise moderne depuis le dernier Concile, et qui, sous prétexte de liberté, confondit ce qui fit le sens même de sa primitive vocation, à savoir témoigner aux hommes de notre temps de la Parole de l’Evangile, avec le dévergondage de l’écrit en étant l’active collaboratrice du complaisant étalage psychanalytique des élans obscurs des désirs enfouis, excusant les actes criminels des terroristes musulmans, tout en critiquant, tant et plus, les bases de la tradition catholique.

De la sorte on est fondé à pouvoir dire que Sœur Emmanuelle fut positivement l’objet d’influences perverses, qui lentement oeuvrèrent à transformer efficacement, et à plaisir pour satisfaire leur sinistre projet moderniste, la fille de Notre-Dame de Sion, en une " vieille none indigne " radicalement empoisonnée par le venin doctrinal qui inspira Vatican II.




Notes


[1] Significatives, à ce titre, ces lignes absurdes de " Notra Aetate  " que Sœur Emmanuelle dut méditer pour la plus grande désorientation de sa vocation missionnaire : " L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » (Déclaration Nostra Aetate sur l’Eglise et les religions non-chrétiennes, § 3, 28 octobre 1965).



brothers2-1.gif [2] L’origine de la congrégation Notre-Dame de Sion, trouve sa source dans cette journée du  vendredi 23 juin 1797, en la fête du Sacré Cœur de Jésus, où dans une petite chapelle perdue sur une des cimes des Vosges, Turkenstein, trois personnes vouaient leurs cœurs, leurs forces, leur vie entière à l’instruction chrétienne de la jeunesse et au soin des malades, en abritant leur union dans le Cœur Sacré de Jésus. Ces trois personnes étaient : l’abbé Colmar qui assurait la direction spirituelle, Madeleine Louise Humann et Marie Thérèse Breck. Plusieurs années après, dans l’esprit du pacte de Turkenstein, Louise Human ouvrit sa maison à un groupe d’étudiants en philosophie. Parmi ces étudiants, Louis Bautin (qui fonda plus tard les sœurs de St Louis) et Théodore Ratisbonne (le fondateur de Notre Dame de Sion). Louise Human devint la « Mère Spirituelle » du groupe et a joué un rôle important dans le chemin de foi de Theodore qu’elle baptisa le Samedi Saint 14 Avril, 1827. Toutefois, si l’Ordre de Notre Dame de Sion, oeuvra à la conversion du peuple Juif pendant des années, le tournant apostolique du concile Vatican II va amener un radical changement d’attitude : on passe de la prière dans l’attente de la conversion des Juifs, à la vigilance et à l’action pour un changement de la mentalité catholique en vue du respect de leur tradition, à leur écoute. À Sion, le changement mûrit pendant plusieurs décennies, vigoureusement impulsé par deux supérieures générales : mère Marie-Félix (1951-1964) puis mère Laurice (1964-1975). Les premiers signes de cette dénaturation de la congrégation sont apparus dès 1955. En 1957 seront définitivement supprimées les « prières de règle pour la conversion des Juifs », peu avant que le pape Jean XXIII prenne la même décision pour l’oraison du Vendredi Saint « pro perfidis judaeis ».

[3] D’après les commentaires traditionnels du Tantra Kalachakra venant du grand maître tantrique et roi du Shambhala, Pundarika, cette viande humaine provient habituellement de personnes « étant mortes au combat à cause de leur mauvais karma ou ayant été tuées suite à des fautes personnelles » et il ajoute que la prise de ces substances sous forme de pilules est recommandée.

[4] Exemple relativement symbolique des dérives démentes de l’Eglise moderne, le cas du docteur Tony Anatrella, nommé par Jean-Paul II au conseil pontifical pour la famille et récemment confirmé dans ses fonctions par Benoît XVI, qui prodiguait des thérapies très spéciales, se livrant apparemment à des actes curieux avec ses patients sous couvert de méthode curative, cultivant des pratiques bien étranges : à savoir, " des touchers et des masturbations justifiées de façon très sophistiquée ". Lire :

- " Nouveau scandale dans l'Eglise ? Les thérapies très spéciales de Mgr Anatrella "
Hebdo.nouvelobs.com/


- Après Christine Boutin, Tony Anatrella est confirmé consulteur pontifical par Benoît XVI
Ligue Odebi



[5] elle déclarait : " je veux me dénuder. D'abord par exigence de vérité : voilà ce que je suis. " Lepoint.fr

 

 

 

 

18:57 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : soeur emmanuelle, bouddhisme, psychanalyse, sexualité, religion |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Je ne sais si cela explique quelque chose dans ce parcours incroyable et ses déclarations folles, mais Soeur Emmanuelle avait un lien particulier, fort et très personnel avec le Pape Jean-Paul II, dont les thèses en matière de théologie dogmatique, comme nous le savons, sont contestables.

http://www.rtl.fr/fiche/2213549/soeur-emmanuelle-etait-tres-aimee-au-vatican.html

Écrit par : Lozère | samedi, 01 novembre 2008

On est vraiment à la limite de la folie avec certains propos de Soeur Emmanuelle !

Écrit par : François | dimanche, 02 novembre 2008

Je lis, sur le lien "Forum critique de Kalachakra", les propos suivants plus qu'inquiétants : "Dans les huit dernières étapes secrètes de l’initiation au tantra du Kalachakra, l’initié doit être transporté au-delà de la conscience du bien et du mal à l’aide d’un entraînement mental et physique extrême. C’est pourquoi le texte original encourage des actes criminels et violents comme : tuer, mentir, voler, détruire des mariages, abuser de l’alcool, avoir des relations sexuelles avec des jeunes filles de classes inférieures. Comme dans tous les autres tantras, cela peut être interprété aussi bien symboliquement que littéralement. Même le 14e Dalaï-lama légitime le meurtre perpétré par un adepte du Kalachakra dans des circonstances précises contre “une personne qui porte préjudice à la doctrine bouddhiste” et qui se prépare à commettre des actes monstrueux et sinistres. Il demande, cependant, que ce meurtre se fasse avec “compassion” (Dalaï-lama – The Kalachakra Tantra – Rite of initiation – London, 1985, pp. 348ss.)

Et dire que Soeur Emmanuelle a rédigé en collaboration avec sa nièce, adepte du bouddhisme tantrique qui va "au-delà du bien et du mal", des bouquins !

Écrit par : Dan | dimanche, 02 novembre 2008

" Allah est l'équivalent de Dieu [des chrétiens], il n'y a qu'un seul Dieu et nous avons tous le même. "

Malgré l’affirmation du Coran, nous observons des différences fondamentales entre Allah et l’Eternel, le Dieu de la Bible, Allah, souvent mal traduit par « Dieu », n’est pas le Dieu de la Bible, ni le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Allah est une autre divinité, ancestrale et tribale, celle qui boit le sang comme l’eau, qui aime le djihad et la terreur et qui promet des vierges dans son soi-disant paradis à ceux qui tuent les Juifs et les incroyants, les "infidèles".

Écrit par : Saraleah | dimanche, 02 novembre 2008

Quel exemple missionnaire en effet que cette déclaration portant sur le fait de convertir des musulmans au Christ : "Cela n’est vraiment pas un service à rendre en terre d’islam ! Ce serait comme arracher un arbre à sa terre, les couper de leur milieu, peut-être les condamner à mort."

Mais si la conversion n'est plus à l'ordre du jour, à quoi sert l'Eglise alors et que signifie son devoir premier ? “Allez,et convertissez les nations,les baptisant au nom du Père,du Fils,et du Saint Esprit”! (Matthieu)

Écrit par : Serrus | dimanche, 02 novembre 2008

Un intéressant historique de "L’Association de Prières pour Israël (1903-1966)", montre bien les troubles débats qui ont traversé la Congrégation religieuse Notre-Dame de Sion, sachant que "L'Association de Prières" fut purement supprimée le 25 mars 1928 par décret romain, prétextant : « cette Association des “Amis d’Israël” a adopté […] une manière d’agir et de penser contraire au sens et à l’esprit de l’Église, à la pensée des Saints Pères et à la liturgie ». Mis en cause, le contenu de brochure principale de l’Association, Pax super Israel, postulant :

* « Decretum de consociatione vulgo “Amici Israel” (...)

« Il convient que l’on omette de parler : 1) du peuple déicide ; 2) de la cité déicide ; 3) de la conversion des juifs ; que l’on dise plutôt : retour, ou passage ; 4) de l’inconvertibilité des juifs ; 5) [Il convient que l’on omette de parler] des choses incroyables que l’on raconte à propos des juifs, spécialement le crime rituel ; 6) [Il convient que l’on omette de parler] sans respect de leurs cérémonies ; 7) en exagérant ou en généralisant un cas particulier ; 8) en termes antisémites. Mais que, à partir des Écritures, l’on souligne : 1) une prérogative de l’amour divin envers le peuple d’Israël ; 2) le signe sublime de cet amour par l’incarnation du Christ et sa mission ; 3) la permanence de cet amour : bien davantage, son augmentation du fait de la mort du Christ ; 4) et le témoignage, la preuve de cet amour, dans la conduite des Apôtres. »

*Nous reprenons le texte publié dans : Menahem R., (...)

Les différentes revues de l’époque ont beaucoup glosé sur la suppression des Amici Israel. Aujourd’hui encore, plusieurs hypothèses ont été avancées pour l’expliquer, reprenant essentiellement les termes du décret romain. Seules les recherches de M. Macina se dégagent par leur aboutissement. Elles concluent sur les « imprudences apostoliques » de l’initiateur de l’œuvre ; imprudences jugées d’autant plus inadmissibles par la hiérarchie que les positions des Amis d’Israël à l’égard des Juifs étaient audacieuses. En effet, à terme était visée « la conversion entière et totale du monde juif », à travers une certaine hébraïsation de l’Église catholique.

Écrit par : Sulpice | dimanche, 02 novembre 2008

As-Salam Alaikum,

A Soeur Emmanuelle,
Qu'Allah lui fasse miséricorde. AMIN
Qu'Allah lui ouvre les portes du paradis. AMIN

C'était une grande femme, d'une bonté exemplaire, d'un amour gigantesque ...
Elle a fait tellement de bien autour d'elle, c'était vraiment une femme extraordinaire.

Écrit par : Majid | dimanche, 02 novembre 2008

C'est à n'y rien comprendre ! ce très curieux psychiatre aux méthodes plus qu'audacieuses est réhabilité par Rome !

"Le pape Benoît XVI a récemment confirmé Mgr Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, dans ses fonctions de consulteur du conseil pontifical de la Famille en renouvelant son mandat. Il est également consulteur du conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé."

"http://zenit.org/article-15631?l=french

Écrit par : Pierre. L. | dimanche, 02 novembre 2008

Soeur Emmanuelle militait clairement, intoxiquée par les thèses de Vatican II pour le droit à l'existence du corps libéré, déculpabilisé, et elle a dû prendre un malin plaisir, conseillée en ce sens par des âmes charitables à parsemer son livre d'éléments érotiques, probablement pour faire parler les journalistes et faire vendre le bouquin, pour avouer son humanité, et pour d'autres raisons beaucoup moins avouables et, sans doute, nettement tordues ...

Écrit par : Sulpice | lundi, 03 novembre 2008

«J’ai toujours essayé de respecter tous les croyants. Les athées aussi. L’homme est libre.." disait Soeur Emmanuelle, comme si l'humanité n'avait pas été chassée, par la faute d'Adam, de l'Eden. En réalité elle fut intensément marquée par les philosophes, l’islam, le bouddhisme, Confucius et Lao-Tseu, et c’est de ce creuset, dans ses lectures qu'elle puisa ses idées, bien plus que dans l'Evangile, elle nommait d'ailleurs ses diverses sources orientales : «ses rayons de lumière»...

Écrit par : Silvère | lundi, 03 novembre 2008

La masturbation ne rend pas uniquement sourd, ça peut rapporter ! en effet selon Le Parisien, "Confessions d'une religieuse", le livre de Soeur Emmanuelle, s'est déjà écoulé à 25 500 exemplaires. Une "performance rarissime" se félicite Flammarion, l'éditeur des mémoires de la religieuse, qui a mis en place 230 000 exemplaires du livre !

Écrit par : Xavier | lundi, 03 novembre 2008

A une journaliste de l’Express (article daté du 29/06/1995) qui l’interrogeait sur sa vocation religieuse, elle répondait : « Je n’ai jamais choisi la voie de l’Eglise, jamais de la vie! J’ai choisi Dieu, ce n’est pas pareil! Les structures de l’Eglise ne m’intéressent absolument pas. Lorsque j’avais 20 ans, il n’y avait qu’une voie pour servir Dieu totalement: la vie religieuse. (…) aujourd’hui, je n’aurais probablement pas suivi la voie que vous appelez l’Eglise, j’aurais choisi une cause et je m’y serais dévouée. Je voulais faire de ma vie quelque chose qui ne meure pas, quelque chose d’absolu, parce que j’avais le sentiment que tout passe, tout coule, et qu’au milieu il y a un être qui ne coule pas, c’est Dieu. J’ai voulu entrer dans ce fleuve très limpide qui va droit à l’essentiel: l’Homme ».

Intéressant non ?

Écrit par : Louis | lundi, 03 novembre 2008

Dans un récent livre entretien, "J’ai cent ans et je voudrais vous dire", avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol, l’icône de la lutte contre la pauvreté ne se considérait pas comme « une sainte », s’avouait « vindicative », « coléreuse » et « un peu féministe », se déclarait une nouvelle fois « à 100% pour le mariage des prêtres », soulignait « les vertus de la pilule », refusait de « faire la morale » aux jeunes générations, dénonçait « un monde triste, axé sur le matériel » et révélait avoir été « amoureuse » d’un homme à qui elle a préféré « l’Absolu »...

Écrit par : Ghijd | lundi, 03 novembre 2008

Ce que l'on sait beaucoup moins, c'est que si elle privilégiera toujours ses liens avec le judaïsme et l’Orient bouddhiste, Sœur Emmanuelle avoue avoir éprouvé « une période de doute au contact de brillants intellectuels juifs et musulmans lorsqu’elle fut professeur en Turquie". Or, elle confesse être revenue à la foi catholique, là c'est pas banal,écoutez bien : "à la lecture du Talmud et des Hadith" !

Écrit par : Henri | lundi, 03 novembre 2008

Il y a de quoi être étonné tout de même, sachant les nombreuses attaques anti-chrétiennes contenues dans le Talmud ? D'ailleurs des interdictions formelles contre le Talmud furent décrétées par le pape Grégoire XIII (1575-85), et le pape Clément VIII renouvela en 1593 l'ancienne interdiction d'en lire ou même d'en posséder des exemplaires.

Écrit par : Serrus | lundi, 03 novembre 2008

En effet Serrus, le Talmud ne mentionne pas Jésus de façon directe, mais il est bien question d'un ou plusieurs Yeshou, d'un Yeshou ben Pandera dont la mère aurait été violée par un général grec, et de ben Stada au nom duquel sont rapportées des halakhot hérétiques. Les rabbins médiévaux considérèrent à l'évidence ces personnages comme Jésus, raison pour laquelle ils furent censurés.

Écrit par : Lozère | lundi, 03 novembre 2008

Selon le Talmuld, les chrétiens sont appelés :

* Notsrim,
* Nazaréens,

et on leur applique tous les noms sous lesquels on désigne les non-juifs;

* "Aboda Zara", c'est-à-dire, qui cultivent l'idolâtrie,
* "acum", adorateurs des étoiles et des planètes;
* "Obdé Elilim", esclaves des idoles;
* "Mnim": hérétiques;
* "Edom", Iduméens;
* "Goïm", gentils;
* "Nokhrim": étrangers, gens du dehors;
* "Ammé Aarez", peuples de la terre, ignorants;
* "Apicorosim", épicuriens;
* "Cutim", samaritains.

L'on y dit des chrétiens ce qui se peut imaginer de plus abominable. Que ce sont des idolâtres, des "hommes très mauvais"; pires que les turcs homicides, libertins, animaux impurs, indignes de s'appeler hommes, bêtes à forme humaine, contagieux à la manière du fumier, boeufs et ânes, porcs, chiens, pire que les chiens...; qu'ils se reproduisent comme des bêtes, qu'ils sont d'origine diabolique; que leurs âmes procèdent du diable, et qu'elles doivent retourner au diable en enfer après la mort; que le cadavre d'un chrétien mort ne diffère en rien de celui d'une bête...

Extraits :


Le juif qui tue un chrétien ne pèche pas mais, au contraire, offre un sacrifice agréable à Dieu "comme celui qui offre un don d'encens"

* Sepher Or Israël 177 b : "Efface la vie du chrétien, et tue-le. C'est agréable à la Majesté Divine comme celui qui offre un don d'encens."


* Ibid, fol 180: "L'israélite est obligé de mettre toute son ardeur à ôter toutes les épines de la vigne,c 'est-à-dire d'arracher, d'extirper les chrétiens de la terre; on ne peut donner une plus grande joie au Dieu béni que celle que nous faisons en exterminant les impies et les chrétiens de ce monde."

Écrit par : Jove Dea | lundi, 03 novembre 2008

« Je n’ai jamais choisi la voie de l’Eglise, jamais de la vie! J’ai choisi Dieu, ce n’est pas pareil! Les structures de l’Eglise ne m’intéressent absolument pas. Lorsque j’avais 20 ans, il n’y avait qu’une voie pour servir Dieu totalement: la vie religieuse.

(…)aujourd’hui, je n’aurais probablement pas suivi la voie que vous appelez l’Eglise, j’aurais choisi une cause et je m’y serais dévouée. Je voulais faire de ma vie quelque chose qui ne meure pas, quelque chose d’absolu, parce que j’avais le sentiment que tout passe, tout coule, et qu’au milieu il y a un être qui ne coule pas, c’est Dieu. J’ai voulu entrer dans ce fleuve très limpide qui va droit à l’essentiel: l’Homme »

En lisant ceci je me dis que soeur Emmanuelle a raté le pèlerinage islamo-chrétien de Lannion


http://www.no-media.info/1137/plusieurs-centaines-de-fideles-a-un-pelerinage-islamo-chretien

Écrit par : Maurice | mardi, 04 novembre 2008

Et bien d'autres choses encore Maurice : "Les rencontres Chrétiens-Bouddhistes"

Et en avant la musique ! de toute manière c'est à peu près toujours le même refrain :


"Les rencontres Chrétiens-Bouddhistes organisées par l’Université Rimay ont été initiées il y a une vingtaine d’années par Lama Denys et le Père de Gives avec de nombreuses personnalités et institutions des deux traditions. Aujourd’hui, des circonstance très auspicieuses et permettent de continuer et de renouveler ce dialogue avec le père Laurence Freeman, moine bénédictin de la congrégation Monte Oliveto et fondateur de la Communauté des Méditants Chrétiens (WCCM en anglais).

LE FONDEMENT DES RENCONTRES CHRETIENS-BOUDDHISTES Le bouddhisme et le christianisme reconnaissent que la nature humaine est bonne par essence, et que la réalisation de notre vraie nature est intrinsèquement liée au développement et à l’expansion de notre aptitude à l’amour, à la bonté ou à la compassion. Cette convergence est le fondement commun sur lequel il est possible de construire le dialogue et l’amitié. Il est aujourd’hui urgent d’initier une véritable vision de l’unité dans la diversité, qui au-delà de la compétition puisse être le fondement d’une coopération au service du bien de tous. Pour cela, il est nécessaire de reconnaître la valeur et l’importance des convergences et des différences qui façonnent la relation entre ces deux traditions."


http://www.blog-rimay.net/article-21348717.html

Écrit par : Serrus | mardi, 04 novembre 2008

Amusante réflexion de Sombreval, à propos de la "Tradition" selon Soeur Emmanuelle :

http://www.sombreval.com/La-Tradition-selon-soeur-Emmanuelle_a137.html

Écrit par : Hadrien | mardi, 04 novembre 2008

Logorrhée quand tu nous tiens...

Qu'il en faut des mots pour justifier ses propres défauts, péchés, tentations, confusions, hontes, limites etc etc... à grands coups de condamnations solennelles et de recherches qui tiennent plus de la cuistrerie que de la science.

Ne savez-vous pas, cher Zacharias, que l'on ne voit chez les autres que les défauts que l'on a soi-même (ou qu'on a peur d'avoir)? Vous avez donc tellement peur de Vatican II, ou vous sentez tellement tenté par ses textes, que vous éprouvassiez ainsi le besoin de l'attaquer avec un acharnement qui tient de l'auto-complaisance la plus douteuse? Quoi donc, y aurait-il dans ses déclarations sur la liberté religieuse quelque chose qui vous chagrinât tant que vous vous sentiez investi de la mission divine de bien expliquer de nouveau à Dieu quand et qui Il doit pardonner, au cas improbable où Il se tromperait, déboussolé lui aussi par les tentations du siècle? Quelles honteuses tentations se cachent dans votre condamnation de celles, vécues, assumées, pacifiées puis finalement sublimées, avant d'être révélées, de soeur Emmanuelle?

Tsk tsk. Dis-moi qui tu mords, je te dirai de qui tu as peur.

Or la peur, tout comme l'orgueil ou l'ignorance, fait partie de l'arsenal basique du diable.

Et cependant, certains préfèrent vivre entourés des trois, réconfortés qu'ils sont par les certitudes qu'engendre leur indigence, que de prendre le risque fou de découvrir la liberté des enfants de Dieu...

Les prostituées et les voleurs arriveront avant nous au royaume des Cieux, enfin c'est ce que disait Jésus (mais peut-être avait-il été contaminé par Vatican II, on ne sait jamais). En reconnaissant ses faiblesses, et les traces en elle du péché originel, soeur Emmanuelle ne fait que de se mettre du côté des pécheurs pardonnés, plutôt que de celui de ceux qui n'ont pas besoin du pardon de Dieu. La dernière fois que j'ai lu la parabole du pharisien et du publicain au temple, cette place était celle qui donnait la justification, et non celle du parfait qui n'a pas besoin de Dieu.

Mais sans doute ai-je été égaré moi aussi par les tentations du siècle, pauvre prêtre sans soutane que je suis.

Écrit par : vatican III | samedi, 08 novembre 2008

"sans doute ai-je été égaré moi aussi par les tentations du siècle"...cela semble évident, et peut-être même beaucoup plus "qu'égaré", au regard de ce discours singulièrement superficiel, bien léger et assez peu sérieux !

Écrit par : Henri | samedi, 08 novembre 2008

Vatican 3, il n'y a pas si longtemps nous pouvions encore parler du "mal" qui nous habite tous, religieux (ses) compris, sans faire autant d'histoires. Je suis dans une paroisse dirigée par "des mains de fer dans gants de velours"; il faut voir la tête qu'ils font à l'évocation des révélations de soeur Emmanuelle! On ne parle pas de ces choses là, voyons! Il faut dire qu'ils refusent la confession aux enfants qui vont faire leur première communion car, je cite, "à cet âge ils ne savent pas ce qu'est le mal"!!

En fait ils sont véritablement coincés et m'ont fait à peu près le même genre de réflexions que vous faites ici, Vatican 3.


Je suis issu d'une famille où deux de mes grandes tantes était bonnes soeurs.

Tout le monde ne craignait pas d'aborder les sujets qui fâchent.

Ma dernière tante en vie (96 ans) a bien rit quand je lui ai parlé de Soeur Emmanuelle. Il faut dire qu'elle ne savait pas le fin fond de l'histoire! et vous savez ce qu'elle m'a dit? j'en ris encore:

"quelle grande "barjaque" celle là (orthographe hasardeuse, ce qui veut dire chez nous grande bavarde, qui ne sait pas tenir sa langue) mon petit, elle a surtout beaucoup péché par la langue ce qui est bien plus grave.Ah si il fallait faire des livres chaque fois qu'on se gratte le nez, c'est les éditeurs qui seraient riches".!!!
quel bon sens!


recherches qui tiennent plus de la cuistrerie que de la science.

Pas d'accord Vatican! Quand j'ai entendu les speakerines (non sans délectation d'ailleurs*) nous annoncer que Soeur Emmanuelle avait fait des déclarations dérangeantes, je me suis demandé quels avaient été les ressorts d'une telle confession!
Que la psychanalyse n'y soit pas étrangère? En quoi est-ce de la cuistrerie? La vérité est-elle si dérangeante à vos yeux?

*J'ai quand même lu que beaucoup de journalistes avaient taxé ces révélations de COMPLAISANTES ce qui est le cas, soyons honnêtes!

Écrit par : J-F Mollard | dimanche, 09 novembre 2008

Très bon article. A rapprocher de l'AB Pierre, autre icône moderniste encensée par toute le cirque politico-médiatique pour les mêmes raisons.
En revanche je ne vois pas l'intérêt d'illustrer votre article par des tableaux aussi scandaleux (du moins certains).

Écrit par : ABPierre | samedi, 15 novembre 2008

Sans doute pour montrer plus encore, et avec évidence, ce que recèlent comme incroyable indécence les déclarations de Soeur Emmanuelle.

Par ailleurs, le fait de présenter une toile que posséda Lacan pendant des années et qu'il tenait cachée derrière un rideau, n'était pas anodin dans la mise en lumière de la force impressionnante du discours psychanalytique sur l'attitude ultra exhibitionniste de Soeur Emmanuelle.

Écrit par : XTrêmeonction | dimanche, 16 novembre 2008

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