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lundi, 18 août 2008

L’ILLUSION BOUDDHISTE

 

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Le dalaï-lama et l'épouse du président de la République française Carla Bruni-Sarkozy
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Derrière l’éternel sourire de façade du dalaï-lama qui prône le dialogue entre les religions, se cache en réalité un chef temporel et spirituel intransigeant qui n’hésite pas, par exemple, à exclure violemment les pratiquants de Dordjé Shougdèn de la communauté bouddhiste tibétaine, et interdire une pratique pourtant ancestrale.

 

Maville.com

Shugdensociety

Controverse Dalai Lama

 

 

 

 

 

ECLAIRCISSEMENTS

AU SUJET DE L'UNE DES PLUS INSIDIEUSES ET MENSONGERES TROMPERIES

SPIRITUELLES DE L'HISTOIRE

 

Les grandes trompettes médiatiques et les politiciens démagogues, à la faveur de l’intérêt suscité par les jeux « olympiques » du cirque en Chine et le délicat problème de la question tibétaine qui s’en trouve par écho ravivée, ont repris du service pour de nouveau tresser des couronnes à la gloire de la religion à la mode : le bouddhisme.

Ainsi l’on peut voir, à l’occasion de son séjour en France, outre les habituels professionnels de la cuisine électorale s'empressant de lui offrir leurs bras hypocritement charitables, des milliers de dévots occidentaux égarés dans un exotisme de pacotille, se prosterner en d’incroyables courbettes déférentes au passage du dalaï-lama, le tout sous l’œil complaisant des caméras et des journaux qui se font un grand plaisir de conférer une incroyable publicité à cette vague d’enthousiasme à l’égard du chef temporel en exil du Tibet.

Il est vrai, le cinéma a installé par l’intermédiaire de films fantaisistes plus proches de la série des « Sissi impératrice » du point de la véracité historique que de l’étude sérieuse, une vision absurde, totalement inexacte de la réalité effective de la religion tibétaine, ce qui a créé un engouement extraordinaire pour cette dernière au sein des populations occidentales en perte de repères. Citons parmi les plus connus : «Little Bouddha » du célèbre réalisateur Bernardo Bertolucci, résumant la vie de Siddhârta Gautama et de trois jeunes enfants, réincarnations du Bouddha, «Himalaya », « Seven Years in Tibet » (Sept ans au Tibet), mettant en scène Brad Pitt, ou encore « Kundun », réalisé par Martin Scorsese et traitant de la vie du  dalaï-lama, sans oublier les reportages sur le Dolpo, le Zanskar persistant à donner un visage idyllique du bouddhisme, alors que la religion tibétaine est un grossier amalgame de superstitions chamaniques, de cultes destinés aux esprits appartenant au riche panthéon des divinités courroucées que l’on peut légitimement définir comme relevant de la pure idolâtrie, tout ceci agrémenté et enrobé de discours empruntés aux docteurs du bouddhisme tardif, faisant vivre dans la crainte et dans de grotesques marchandages permanents, une population craintive et soumise.


Ainsi cette religion que l’on  devrait désigner du terme de « lamaïsme », conservant un mode de domination féodal à l’obscurantisme violent et oppressif, est représentée dans les films d’Hollywood, comme une religion humaine, douce et aimable, qui prône la paix et la compassion. On ne doit pas négliger également, dans cet engouement naïf à l’égard de la religion tibétaine, la vie privée des acteurs et actrices s’étalant dans les colonnes des journaux spécialisés, le plus démonstratif étant l’acteur Steven Seagal, qui conduira le chef suprême de l'école Nyingma à déclarer que Steven Seagal était la réincarnation d'un lama du XVe siècle ! Mais il faut relever de même que RICHARD GERE, qui fait écrire des livres faisant l'apologie du bouddhisme, a fondé la Maison du Tibet à New York avec ROBERT THURMAN, père de l'actrice Uma Thurman.
Toute cette authentique « propagande bouddhiste » permanente, a donc pénétré avec une étonnante facilité le monde occidental, ce qui n'est d’ailleurs pas le fruit d’un simple hasard, puisque cela permet d’encourager à dessein un bouddhisme de "confort" s’adaptant à merveille avec une mentalité singulièrement individualiste et hédoniste, qui trouve dans cette religion corrompue et laxiste, de nombreuses convergences avec ses propres conceptions ulra-modernes.
Tout cela serait évidemment du dernier ridicule si cette plaisanterie spirituelle ne cachait de plus, en réalité, l’une des plus grossières tromperies de l’Histoire qui, sous prétexte de libération, se révèle être une terrible entreprise d’asservissement et de dévoiement des êtres. Certes quoi de plus louable, de plus respectable, d'éminemment précieux pour les hommes en quête de liberté, soucieux de se dégager du piège infernal dans lequel la vie les a plongé, que de chercher à s’extraire des filets de l’illusion mondaine en se tournant vers des méthodes et  des techniques dites "enseignées" par le Bouddha capables de conduire à l’Eveil ?

 

 

 

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Pratiquants occidentaux de la congrégation religieuse Dashang Kagyu Vajradhara  Ling (Normandie)

 

 

 


 
Le problème, c’est qu’il existe une extrême distorsion entre l’enseignement primitif du Bouddha, et ce qui lui sera ensuite adjoint sous forme d’éléments profondément étrangers aux premières intuitions de l'Eveillé.

La plus caricaturale et criante de ces confusions, est sans doute l'amalgame réalisé entre les croyances magiques des chamanismes asiatiques, en particulier indiens, chinois et himalayens, aboutissant aux diverses formes, ou « voies » dites du « Grand Véhicule » (Mahayana), dont le tantrisme semble réunir et faire la synthèse des aspects les plus caricaturaux (divinités courroucées, techniques invocatoires, pratiques superstitieuses, sacralisation de la sexualité, consommation de sécrétions organiques,  etc.) [1].

Nous n'y insisterons pas tant il est aisé à présent de disposer d'une vaste littérature capable de démontrer le caractère suspect de cette « voie », dangereuse et grosse, à bien des égards, de dérives inquiétantes, qui ne manquèrent pas de se signaler à l'attention des chercheurs, de même que, fidèle à ses équivoques principes, cette « voie », est toujours, inévitablement, l'objet de scandales répétés dont l'impressionnante liste couvrirait des pages et des pages entières pouvant former plusieurs épais volumes, ayant, pour ce qui nous concerne, dit ce qu’il fallait en penser dans une précédente note : "LES IGNOBLES VERITES DU BOUDDHISME"

Le vrai problème qui se pose à notre réflexion, c’est tout d’abord de dénoncer la prétendue virginité et pureté d’une religion, alors que certains faits qu’elle a pu développer sont si stupéfiants qu’on se demande comment on peut continuer à la regarder avec une telle béate naïveté consternante. Il n’est peut-être pas inutile de signaler, exemple parmi des milliers d'autres, l’attitude folle et criminelle qu'eut avant son décès le successeur de Chögyam Trungpa Rinpoché (ce dernier fort connu pour son goût de l’alcool, des femmes et de l’argent, ce qu’il appelait sa «sagesse folle»), à savoir le Vajra Regent Ösel Tendzin, qui s’était fait le chantre d’une transmission de l’Éveil  par « l'Ondée Divine » (sic !),  assurant : « La force, la beauté et le caractère intime de l'Ondée Divine proviennent d'une tradition de dévotion. Dans la lignée Kagyu, la dévotion c'est de proclamer que l'éveil peut être transmis », et qui n’aura rien trouvé de mieux, alors qu’il se savait porteur du virus du Sida, que d’entretenir sans en avertir personne, des relations intimes avec ses disciples homosexuels.

 

 

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Le  dalaï-lama et le maire d'Evry Manuel Valls lors de sa visite le 12 août 2008 à Evry





Comment expliquer les causes qui permirent, non seulement les délires magiques, les attitudes déviantes s'accompagnant de méthodes de « libération » hautement sexualisées, et surtout comprendre les raisons d'un dévoiement si manifeste des thèses primitives du Bouddha dont l'histoire contemporaine du Japon au XXe siècle offrit le spectacle sordide et incroyable, faisant que d'une douce non-violence affichée et donnée en exemple par « l'Eveillé », on en soit arrivé à voir des moines, et non les moins instruits, brandir le sabre, l'épée et la baïonnette, lancer des bombes et appeler à la guerre totale ?

Nous ne reviendrons  pas, même si le sujet est du plus haut intérêt, sur les multiples détails historiques de cette période, le livre de Brian Victoria, ouvrage fondamental qui s'impose comme une référence indiscutable en la matière, « Le Zen en guerre », Seuil, 2001 [2], est suffisamment documenté pour qu'il ne nous soit pas nécessaire d'y insister [3].

Mais il devient cependant de plus en plus évident, en raison de l’éclairage dérangeant qui commence à s’effectuer publiquement à présent en Europe, et devant tant d’exemples choquants et stupéfiants, répétés et réitérés invariablement, bien que se déclinant de diverses manières, démontrant une tendance à la désorientation scandaleuse productrice d’actions inqualifiables et immorales dont la religion tibétaine est devenue la spécialiste peu glorieuse, en particulier par son véhicule tantrique (vajrayana) dont firent cruellement les frais nombre de naïfs pratiquants (cf. June Campbell [4]), religion tibétaine qui n’est pas seule en cause car le théravada ou le zen ne le cèdent en rien au niveau des dérives coupables, que le bouddhisme semble recéler, non pas parce qu’il serait une institution religieuse mondaine comme les autres et donc non exempt des mêmes travers et identiques défauts, mais parce que de façon insidieuse, un « germe » fallacieux de nature doctrinale à la base du « Bouddha-dharma », apparaît à l’examen comme étant faussé et malsain, se signalant de plus en plus nettement à l’observation objective, ce dont rendent compte les multiples témoignages accablants et proprement renversants qui s’accumulent chaque jour  BOUDDHISME.FORUMACTIF[ 5], ceci s’accompagnant d’un examen attentif des aspects problématiques des divers courants bouddhistes que mettent de plus à plus en lumière, de façon documentée, les chercheurs et historiens depuis plusieurs années, en particulier dans les pays anglo-saxons [6].

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Le dalaï-lama aux côtés de l'ex-ministre Jack Lang et du sénateur Louis de Broissia



Le choc est ainsi d’autant plus saisissant que nos contemporains se sont laissés abusés et bercés par des visions légendaires habillement reproduites, notamment au cinéma, ainsi que dans les magazines, journaux et télévisions, visions mensongères enrobées par le sourire séduisant du XIVe dalaï-lama, visions selon lesquelles le bouddhisme serait la religion de la paix, de la sérénité, de la compassion envers tous les êtres. Comme l’écrivait en 2002 Luc Boussard, le traducteur de l’ouvrage remarquable de Brian Victoria, « Zen en guerre » : « Jusqu'ici, sauf évidemment dans les milieux bien informés, l'idée reçue voulait que le bouddhisme fût la seule grande religion à ne s'être jamais compromise avec les idéologies guerrières, conquérantes, impérialistes, totalitaires, etc. On s'est gargarisés de cette idée-là, moi y compris d'ailleurs, et puis Brian Victoria a sorti ce livre, et on a été obligés de déchanter, de constater que c'était purement et simplement une légende. » [7]

Le réveil effectivement est brutal pour les pieux dévots qui s’étaient constitués un confortable coussin moelleux rempli d’un "anesthésiant kapok" pour y déposer leurs doux rêves illusoires, consistant à imaginer, dans ce monde profondément soumis à la limite et à la finitude, une forme spirituelle pure des dérives qu’ils dénonçaient avec force, eux provenant d’une civilisation anciennement chrétienne, et condamnaient, avec une ferme réprobation, des agissements qui les éloignèrent parfois définitivement de leur propre tradition.

On peut donc comprendre les difficultés que représente ce soudain coup de tonnerre au sein d’un paysage apparemment serein et irénique baigné par les douçâtres volutes parfumées des encens orientaux aux noms poétiques. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, c’est-à-dire fort éloignée en général pour être honnête de celle, hypothétique, que l’on attribue au Bouddha, il n’est pas surprenant de voir tant de faits contredire les discours mille fois entendus sur le détachement et le dépassement des phénomènes.

Toutefois le plus grave sans doute, par delà ces mécanismes dérisoires qui font revenir sur le devant de la scène de façon ridicule les vieux démons habituels des prétendus «éveillés » ou « réalisés » ( frénésie sexuelle, appétit de l’argent,  soif du pouvoir, pratiques de magie noire [9], etc.) sur lesquels nous n’épiloguerons pas tant ils sont l’expression d’une confondante immaturité spirituelle, est surtout de constater dans les propos des chantres éperdus de la « compassion », au prétexte de se refuser à remettre en question leurs convictions vacuitaires et leur credo « non-dualiste », une extraordinaire absence d’empathie à l’égard des pauvres victimes des folies générées par la doctrine de « l’Eveillé », folies qui sont tout de même allées jusqu’à produire en plein XXe siècle au Japon,  la justification des guerres de conquêtes, du meurtre de masse et de la torture.



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Lama Gyurmé et Véronique Jannot
© Photo de Jean-Luc Filippi

 

D'ailleurs ce silence assourdissant n’est pas sans nous faire poser d’importantes questions à propos de la valeur réelle de pratiques spirituelles supposées génératrices de  « l’Eveil », ne pouvant que nous amener à douter sérieusement de leur prétention affichée à réaliser cet état improbable à l’aide de méthodes ridiculement surévaluées, (zazen, mantras, mudras, etc.), qui montrent bien, s’il en était  encore besoin, leur patente inefficacité pour redresser les tendances les plus noires de l’humaine nature.

Elles ont, à ce titre, parfaitement démontré leur patente inefficacité devant le fait que des années de pratique, si elles octroient  parfois un calme relatif et une tranquillité plus ou moins durable de l’esprit, ne modifient en rien les tendances déviées, les travers les plus noirs, ni ne déracinent les penchants les plus sordides de l’individu DARZEN.COM. L’exemple le plus flagrant nous est fourni par les agissements coupables des maîtres de la « voie » au cours de l’Histoire, et tout particulièrement dans les attitudes belliqueuses des écoles tibétaines, chinoises ou japonaises lorsqu’elles se divisèrent et luttèrent parfois sauvagement, tout au long des siècles, sur des points minuscules de la doctrine, bien que la manifestation la plus grossière et hideuse de cette impuissance à la réforme des pensées malsaines soit cependant, incontestablement, celle des maîtres zen japonais qui n’hésitèrent pas à s’appuyer sur l’enseignement des "sûtras" pour justifier les actes les plus barbares et les plus terribles infamies en temps de guerre.

Sans compter que selon de nombreuses sources, il semblerait que la méditation intensive (de type zazen par exemple), nécessite au préalable un certain équilibre et une certaine solidité... Ainsi, la méditation est déconseillée, voir le forum réunissant de très nombreux témoignages de pratiquants FORUMGUERIR aux personnes qui ont des tendances aux crises d'angoisse et à la dissociation. L’un des principaux pièges de la méditation étant également l’un des mieux connus, soit celui de se perdre si profondément dans son propre monde subjectif que l’on tend à se retirer de la réalité. La méditation comporte de plus un autre danger possible, celui d’une sur-stimulation émotionnelle, amenant, dans la vie du méditant, un flux accru d’énergie qui tend à accentuer tant les qualités positives que les négatives et à les faire émerger à la surface où elles peuvent se déployer avec une force redoutable.

 

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Retraite de Thich Nhat Hanh au Vienam (Pagode Linh Son)




Il faut donc l'affirmer nettement, le bouddhisme semble totalement pris en défaut devant ses prétentions à la libération et à « l’Eveil » - faisant que se révèlent comme fausses :

- sa croyance en la possibilité d’un apaisement des passions ;
-  son affirmation que l’obtention de « l’Eveil » par les moyens habiles peut-être obtenue ;
-  sa croyance en l’éventualité proclamée d’une illumination soudaine (ou progressive selon les écoles mais là n’est pas la question), apte à faire passer du cycle éternel du sâmsâra exécré au nirvâna attendu.

Ainsi nous constatons que sous prétexte d’enseignement devant conduire à l’Eveil :

- 1) Des populations ploient depuis des siècles de bouddhisme actif sous le joug des superstitions les plus obscurantistes.
- 2) Un clergé dévoyé et pervers, exploite et règne sur des peuples réduits au servage le plus honteux.
- 3) Une attitude belliqueuse et violente d’une rare sauvagerie guerrière s’est manifestée chez ceux qui faisaient profession d’être des maîtres de la non-violence et de la compassion (les diatribes enfiévrées proférées par les maîtres zen, D.T. Suzuki et Kodo Sawaki, en tête, sont exemplaires à cet égard [10]).
- 4) Des pratiques magiques sacralisant, au nom du Bouddha, l’orgie, la consommation de matières organiques humaines, l’anthropophagie, le crime rituel, etc., ont été répandues et instituées par les différentes écoles bouddhiques jusqu’à en faire des méthodes libératrices.


Il est ainsi grand temps, en raison de tous les éléments évoqués, d’en finir avec « l’illusion bouddhiste » et sa prétention à la libération et à l’Eveil, qui est l’une des plus insidieuses et mensongères tromperies spirituelles de l’Histoire et, plus particulièrement, de nos temps actuels singulièrement désorientés, et dénoncer clairement la sotte complaisance des occitendaux ignorants à l'égard de cette religion !

 

 

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photo de Ouest-France

Un centre culturel bouddhique à Rennes (France) financé par la ville

 

 

 

Notes



[1] Aujourd’hui, l’école tantrique, bien qu’encore vivante et active en Inde et au Japon, est surtout représentée par la religion tibétaine dans sa version adamantine, lui donnant, par l’alliance avec le vieux fond chamanique, une coloration très spéciale. Or on sait que les légendes font remonter à la nuit des temps, par l'accouplement d'une démone et d'un bodhisattva érémitique proche du singe, les premières tribus tibétaines. Attribuant une nature divine à la royauté dont le premier du titre serait descendu du ciel dans ce pays, car le plus élevé et le plus pur, au moyen de cordes et remonté par ce même système après la mort (notion proche du pouvoir de réincarnation conféré plus tard aux dalaï-lamas).  Ce que l'on savait avant l’âge classique de ce "Tebet" (ainsi nommé sur une carte du XVe siècle), - appelé auparavant "Tübbet" par les géographes arabes et "Tufan" dans les vieilles chroniques chinoises -, bien d'étranges histoires, à dire vrai peu de choses, mais suffisamment pour enflammer l'esprit.  Hérodote, le premier, raconte que des monticules de sables aurifères y sont fouillés par des fourmis géantes ("l'or des fourmis") - probablement les chercheurs d'or des mines de Thok Jalung vêtus par grands froids et grands vents de couvertures à poils noirs de yacks - établissant sa réputation d'abondance dans ce précieux métal. Image alléchante d'un pays dont les auteurs dénoncent par ailleurs les rites animistes de sa religion "bön" (orgies sexuelles, cadavres aux os préalablement brisés offerts en pâture aux vautours, magie noire, meurtres rituels, etc.). Cette religion locale a survécu et influencé le bouddhisme introduit au VIIe siècle depuis l'Inde proche pour former ce bouddhisme lamaïste mêlé de pratiques tantriques et magiques, spécifique au Tibet, et décrété religion d'Etat. Les éléments de cette ancienne religion chamanique, loin d’avoir disparu, sont encore très importants dans la culture tibétaine, comme le montrent les images de certains rituels funéraires au Tibet, au cours desquels le corps du défunt est démembré, puis broyé et distribué aux vautours. Les personnes se chargeant de ce type de rites sont nommés les Rogyapas. Bien que de nos jours ce genre de rituel se soit fortement raréfié et est conduit de manière secrète car rendu illégal par les  Chinois, n’oublions pas qu’autrefois les Rogyapas étaient ceux qui sélectionnaient les os ayant les qualités requises pour réaliser les objets rituels, sachant que la tradition de l'utilisation d'os humains se poursuit toujours, même en exil, pour des raisons religieuses et cérémonielles :
YOUTUBE.COM

Quelques exemples significatifs de Rus-pa'i-rgyan, c’est-à-dire des parures tibétaines en os humain : CHAPITRE.COM


A ce sujet, bien qu'il ne s'agisse que d'un simple résumé d'un important travail sur les objets rituels tibétains en os humain, et qu'il aurait après dix ans besoin d'être légèrement modifié et réactualisé, il n'en demeure pas moins une des seules publications sur le sujet vraiment documentée traitant de cette question.

[2] A propos de la publication de cet ouvrage essentiel qui a bouleversé la vision du grand public à l’égard du bouddhisme zen,  on lira :
Frédéric Durand, LE MONDE DIPLOMATIQUE, Janvier 2002;  « Quand le Japon oublie ses crimes », Philippe Pons, LE MONDE DIPLOMATIQUE, octobre 2001, Engaged Buddhism: A SKELETON IN THE CLOSET? Brian Daizen Victor ; « Des moines guerriers aux moines soldats » Jean Pierre Berthon CNRS-EHESS préface de « Le Zen en guerre, 1868-1945 », Brian Daizen Victoria, Seuil, Paris, 2001 ; Gabrielle Goldfuss, Collège de France, « Contre les espions bouddhistes Japonais du Jodoshinshu en Chine » dans « Vers un bouddhisme du XXème siècle, Yang Wenhui (1837-1911) réformateur laïc et imprimeur », mémoires de l’Institut des Hautes Etudes Chinoises, ed. De Boccard, Paris, 2001.

[3] L’analyse du livre de Victoria par Philippe Pons, parue dans le « Monde des Livres », en octobre 2001, fut très pertinente :  
« Le Zen en Guerre est la première tentative en langue occidentale pour éclairer l’une des pages les plus sombres du bouddhisme au Japon. Une histoire vue de l’intérieur, puisque Brian Victoria, lecteur à l’université d’Adélaide en Australie, est aussi moine de l’école zen Soto. Une histoire douloureuse (celle d’une religion reposant sur la compassion universelle et le refus d’enlever la vie au moindre être vivant, sombrant dans la dérive totalitaire), mais démystificatrice pour un Occident qui nourrit une vision souvent idéalisée du bouddhisme et en particulier du Zen. Le maître zen vénéré aux États-Unis et en Europe, D. T. Suzuki, moine de la secte Rinzai, symbole de sagesse et de sérénité, fut ainsi, avant guerre, l’un des apôtres de l’alliance du sabre et du zen et un théoricien de l’amalgame entre la doctrine bouddhique et la voie du guerrier.
Comme d’autres religions, le bouddhisme est aussi un pouvoir dont les intérêts temporels ne sont pas toujours respectueux des valeurs qu’il professe.
Avec le militarisme du début du XXe siècle, le bouddhisme japonais n’en était pas à sa première expérience de violence, comme en témoignent les moines guerriers des armées privées des monastères qui, du Xe au XVIe siècle, guerroyèrent entre eux et contre les grands feudataires. À la suite de la restauration de Meiji, qui mit à bas le régime shogunal (1868), le bouddhisme qui a été à l’apogée de sa puissance au cours du règne des Tokugawa (XVIIe-milieu du XIXe) et a largement abusé alors des prérogatives concédées par le pouvoir, perdit soudain du terrain face au shinto d’État. Sa hiérarchie réagit en élaborant une version bouddhique du patriotisme s’inscrivant dans cette vaste "invention de la tradition" qui marqua l’époque Meiji et se traduisit par la fabrication de toutes pièces d’une supposée "japonicité" inaltérable.
S’appuyant sur un grand nombre de textes, Brian Victoria reconstruit le processus d’élaboration de la doctrine du "bouddhisme patriotique". Les grandes sectes ne se contentèrent pas d’une légitimation théorique d’une "guerre juste"contre le Mal, selon Shakun Soen, grand maître zen de la secte Rinzai, qui défendait cette thèse dès la guerre russo-japonaise de 1905. Elles envoyèrent aussi des aumôniers aux armés en campagne et des missionnaires dans les territoires conquis qui n’étaient rien d’autre que des rouages de l’administration. Elles organisèrent également des rites propitiatoires pour demander la victoire et l’annihilation des États-Unis. Elles contribuèrent enfin et surtout à l’endoctrinement de la population en soulignant le lien étroit qui existerait entre foi et prouesses militaires. La collaboration culmina dans les années 1930-1940 avec le bouddhisme de la voie impériale (kodo bukkyo), "expression de l’assujettissement total de la Loi du Bouddha à la Loi du souverain".

L’alliance du nationalisme et du bouddhisme ne fit pas l’unanimité des croyants. Il y eut des moines contestataires qui payèrent cher leur conviction : dès les années 1920-1930, un soubresaut de résistance organisée apparut avec la Ligue des jeunes bouddhistes pour le renouveau, qui dénonçaient la participation des grandes sectes à la machine de guerre. Mais ces résistances ne se constituèrent jamais en un vaste mouvement organisé. Que se serait-il passé, s’interroge Brian Victoria, si des centaines de moines parmi les 200 000 que comptait le Japon à l’époque avaient élevé la voix ?

Ce ne sera pas le cas. Au contraire, au cours de la "guerre de la Grande Asie", le Zen, présenté comme l’essence de l’identité japonaise, sera assimilé à la bravoure : l’énergie acquise dans la pratique de la méditation étant supposée se muer en puissance guerrière. À ce zen martial, note l’auteur, succéda, au lendemain de la guerre, un autre avatar, moins dangereux mais aussi délirant : le "zen dans l’entreprise" où l’énergie de la méditation, décidément mise à toutes les sauces, sera au service de la performance gestionnaire ! Aujourd’hui, après de longues années d’un silence pesant, les grandes sectes ont finalement fait acte de repentir pour leur action durant la guerre, mais elles rechignent encore à éclaircir les raisons de ces dérives par crainte de ce qu’elles pourraient découvrir, avance Brian Victoria. »
(Le Monde des livres, le 11 octobre 2001 , Pons, Philippe).


[4] June Campbell, Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], Continuum International Publishing Group, 1996, Revised edition, August 2002.


[5] Pour les lecteurs anglophones, un site relativement informé parlant des égarements des maîtres spirituels orientaux : FLAMEOUT


[6] Davis, Winston, Japanese Religion and Society, Albany, State University of New York Press, 1992.

[7] L. Boussard, Le zen dans la cité, religion et pouvoir, Conférence, Paris, 27 III 2002. A lire entretiens et textes fort intéressant dans lesquels Luc Boussard se refuse cependant à reconnaître que les causes explicatives des exactions bouddhistes trouvent leur explication dans les principes mêmes de la doctrine du Bouddha: DEUX VERSANTS.

[8] Stuart Lachs, Pour redescendre des nuages : Regards critiques sur la situation actuelle du Zen américain, 1994 - Traduction française Michel Proulx. Le texte de Lachs, qui fait le point sur les dérives extraordinaires du zen américain qui vit surgir en son sein les comportements les moins en rapport avec l’esprit du Bouddha (argent, sexe, pouvoir, etc.), se poursuit ainsi : «  Le Bouddhisme Zen a été accueilli en Occident par un public de formation plutôt universitaire qui a accepté, pour ainsi dire sans esprit critique, la vue moderniste de Suzuki. Pour les américains de cette époque (il s'agit de l'après-guerre), l'attraction majeure du Zen consistait peut-être dans la notion d'une expérience d'éveil pure, avec son espérance de certitude épistémologique, accessible par une pratique régulière de la méditation. A la différence des mouvements psychologisants de transformation personnelle dont les promoteurs se présentaient eux-mêmes comme des chercheurs, le Bouddhisme Zen promettait, dans la personne de l'enseignant, un maître ayant réellement atteint l'Eveil, le but du Bouddhisme, qui manifeste constamment ses qualités dans la vie quotidienne. Les étudiants zen américains ont eu tendance à tenir ces enseignants en vénération, au point de tenir la moindre de leurs actions pour pure et désintéressée. »

[9] Sans vouloir trop insister sur au sujet du caractère magique peu recommandable et très dangereux du tantrisme tibétain, puisque cela est largement décrit dans des études, dont une très en vogue sur la toile: FORUM CRITIQUE DE LA KALACHKRA, études qui commencent à créer une certaine inquiétude y compris chez les plus hautes autorités religieuses bouddhistes, remarquons que le « kalachakra Tantra » (La Roue du Temps), qui est l’un des textes les plus sacrés de la religion tibétaine, Tantra fondamental du vajrayana, a été traduit en français et publié aux éditions Desclée de Brouwer en 2000, et distribué dans toutes les grandes librairies. Or, le chapitre six du « kalachakra Tantra » comprend un traité d'alchimie et de démonologie, la strophe 125 du traité n’étant rien d’autre que la description d’une préparation spirituelle dont la teneur est la suivante : « La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie. » Nous ferons remarquer que ces cinq ingrédients « spirituels » entrent dans la composition des fameuses pilules de « nectar » que divers lamas tantriques distribuent à leurs meilleurs élèves pour les récompenser de leurs efforts. Le plus étourdissant dans ce pur délire, étant que selon le kalachakra Tantra, c’est Bouddha en personne qui expliqua comment préparer puis utiliser ces divins ingrédients pour « rajeunir, supprimer toutes les maladies, mettre fin aux difformités corporelle ». Par ailleurs, dans un texte Dzogchen (le Dzogchen est considéré comme l’enseignement le plus élevé de l’école Nyingma), intitulé « Le Cycle de l’Immortalité Adamantine », traduit pat Jean-Luc Achard, chercheur au CNRS, où il nous est confirmé que le sPyi-ti yoga est l’un des cycles de la Grande Perfection (Dzogchen), texte, attribué à Padmasambhava, apparaît une nouvelle fois des pratiques de magie noire proches du Kalachakra tantra, confirmant bien la réalité de ces méthodes inquiétantes subsistant dans la religion tibétaine : « Il existe une préparation secrète propre à ces enseignements du sPyi-ti et aux substances et objets que tu découvriras : tu mélangeras de ma semence, du sang des règles de Yeshe Tsogyel, de la semence de huit Vidyadharas et de huit Mahâsiddhas, des cheveux, du sang écoulé du nez et de l’amrita. La base de la préparation sera de la chair d’un brahmane aux oreilles en forme de conque. Celui qui consommera les pilules ainsi préparées, qui les verra, les touchera ou plus simplement, en entendra parler, sera digne des offrandes de la multitude. » Pour une approche critique du bouddhisme tantrique, on lira, sur la toile, « THE "SHADOW OF THE DALAÏ-LAMA». Sur le Bouddhisme tibétain en particulier, voir l'article du couple Tarreon, ex-pratiquants de Dzogchen, et auteurs du site AMERICAN-BUDDHA, enfin à propos de l'obscurantisme et la superstition tantrique,  VOIR CET ENSEIGNEMENT d'un des fils de Dudjom Rimpoché


[10]  Quelques citations représentatives de ce discours infect dans la bouche d’éminents maîtres bouddhistes nourris de la doctrine des Patriarches depuis leur jeunesse, pénétrés des discours compassionnels exprimant une douce prévention à l’égard de la moindre forme vivante, assidus et habitués, avec une nippone rigueur, aux interminables séances d’assise silencieuse que l’on nomme « zazen », ou encore à entraîner à inlassablement aiguiser leur esprit par les formules déconcertantes relevant de l’art du « kôan », suffisent à évaluer l’importance des dégâts :

"Si vous voyez l'ennemi, vous devez le tuer ; vous devez détruire le faux et établir le vrai – ce sont là les points essentiels du Zen. Si vous tuez quelqu'un, il est bon que vous voyez son sang. »  « Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux ! ou de tirer : bang, bang !
C'est là la manifestation de la plus haute sagesse de l'éveil.
L'unité du Zen et de la guerre [...] se propage jusqu'aux confins
de la guerre sainte qui est maintenant en cours. »

Harada Daiun Sogaku

« Bien évidemment, il faut tuer, tuer le plus grand nombre possible.
Il faut se battre durement et tuer tout le monde dans l'armée ennemie.
Et ceci parce que,
pour amener la compassion et la soumission filiale jusqu'à leur perfection,
il est nécessaire de venir en aide au bien et de punir le mal. »

« Lorsqu'on tue, il faut avaler ses larmes
et garder présent à l'esprit le principe consistant à tuer
et en même temps ne pas tuer.
Ne pas tuer un homme mauvais qui doit être tué
ou ne pas détruire une armée ennemie qui doit être détruite
reviendrait à trahir la compassion et la soumission filiale,
à violer le précepte interdisant de ne pas tuer.
C'est une caractéristique spéciale des préceptes mahayana

Yasutani Hakuun

 

 

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« Bien évidemment, il faut tuer, tuer le plus grand nombre possible."

Yasutani Hakuun

 

 

 

« Les guerriers qui sacrifient leur vie pour l'empereur ne mourront pas.
Il vivront éternellement. En vérité, on devrait les appeler des dieux et des bouddhas
pour qui il n'y a ni vie ni mort. Là où il y a loyauté absolue, il n'y a ni vie ni mort. »

Sugimoto Goro


« Que l'on tue, ou que l'on ne tue pas, le précepte qui interdit de tuer [est préservé].
C'est le précepte qui interdit de tuer qui tient l'épée.
C'est ce précepte qui lance la bombe ! »

Sawaki Kôdô

 

 

 

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Monastère de Nalanda (Tarn- France)

 

 

 

 

 

 

NB. Nous profitons de la publication de cette nouvelle note pour saluer et remercier ceux qui ont relayé notre éclairage de la question du bouddhisme :

E-DEO

LE CONSERVATEUR I

LE CONSERVATEUR II

BLOGUE DE RICHARD  MARTINEAU

POUR UNE ECOLE LIBRE AU QUEBEC

 

 

 

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L’actrice et chanteuse Line Renaud et l’ex-mannequin Inès de La Fressange se trouvaient jeudi parmi la foule, à l’arrivée du dalaï lama. Line Renaud à qui les organisateurs avaient remis une "kata", la traditionnelle écharpe blanche portée en signe de bienvenue au Tibet, a raconté à l’AFP que le chef spirituel tibétain s’était approché d’elle.

"Il m’a pris la main, m’a regardée avec ce regard exceptionnel, a dit l’actrice. Je ne m’y attendais pas. J’ai vécu un moment rare". Le dalaï lama "me fascine. Son message de paix, de respect, d’harmonie dans le monde, c’est une philosophie qui me touche", a-t-elle ajouté, soulignant qu’elle était catholique mais que régnait à Lérab Ling "l’harmonie religieuse".

 

 

 

 

22:52 Publié dans Réflexion, Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : dalaï-lama, bouddhisme, bouddhistes, tibet, spiritualité, religion, chine |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Le Dalaï Lama, cet inquiétant objet de fascination...


Sarkozy a décidé de ne pas recevoir le Dalaï Lama : pour Carpe Diem, c'est tant mieux ! Le leader bouddhique cherche, selon lui, une légitimité en s'appuyant sur le goût des Français pour les sectes et églises obscurantistes.
Refuser de recevoir le Dalaï lama, mais Nicolas Sarkozy a raison. Le Président de la France n'a pas à se soumettre aux simagrées du pape du lamaïsme qui cherche à récupérer son trône de dictateur théocrate. Cet illuminé du bouddha n'a qu'à demander une audience aux adeptes de l'Eglise de scientologie, ils pourront échanger sur leurs affabulations. Ou alors, que la Secrétaire d'État aux droits de l'homme aille lui dire son fait et qu'on ne le revoit plus chez nous!

Et puis Madame Royal partagera les rituels mystiques du très saint dieu réincarné de Lassa, lundi, à la mairie de Nantes en compagnie de son maire socialiste, Ayrault. Ça devrait suffire !
Une présidente de région qui reçoit le dieu réincarné de 3 millions de sujets, la rencontre est au même niveau. Enfin tout juste ! Une région, c'est en gros le 15ème de la France. Le dieu des lamaïstes, lui, n'est suivi que par un pour cent de bouddhistes : peanuts !

Et puis la France compte déjà plusieurs milliers de chapelles obscurantistes : une dizaine de religions «reconnues», trois fois plus de religions un peu moins «certaines» parce qu'elles ont moins d'adeptes et quelques milliers de sectes qui en ont encore moins. Pourquoi vouloir renforcer le lamaïsme dans le Poitou ou le Languedoc quand la France compte déjà plus de monastères tibétains et de «fidèles» qu'au Tibet même ?

Le grand marché de la crédopathie arrive à saturation !

Écrit par : Carpe Diem | lundi, 18 août 2008

Les adeptes tibétains du culte de Dorjé Shougden dénoncent effectivement une véritable persécution religieuse. Menaces, ostracisme, violences, ils sont victimes de l’intolérance des lamaïstes " orthodoxes " depuis que le Dalaï-lama a interdit leur culte.



http://bouddhanar-1.blogspot.com/2008/06/des-tibtains-opposs-au-dala-lama.html

Écrit par : Bouddhanar | lundi, 18 août 2008

Qualifier le Dalaï-Lama, si l'on analyse son attitude, d'autocrate religieux n'est pas une exagération !

Écrit par : Kilimydu | lundi, 18 août 2008

Dès la mort du Bouddha s’est posée la question de la pureté doctrinale du bouddhisme et de la fidélité à l’enseignement du maître, et ce lorsqu'on aborda le problème de la succession de l'Eveillé. On attribue à Devadatta, le cousin du Bouddha, l’origine du premier schisme qu’a connu le bouddhisme (n'oublions pas que Bouddha ne s'est jamais entendu avec ce cousin qui lui vouait une jalousie extrême), Devadatta fit donc tout pour créer un schisme.

Ananda, le disciple préféré du Bouddha, pensait lui aussi au problème de la continuité de la sangha, mais, à la différence de Devadatta, dans un but un peu plus désintéressé. Ananda demanda alors au Bouddha de laisser des instructions à la communauté et de désigner un successeur.

Voici la réponse qu'il reçut du Bouddha :

- « Qu’attend de moi la communauté, ô Ananda ? N’ayant jamais voulu la diriger ni la soumettre à mes enseignements, je n’ai point d’instructions à lui laisser. Je touche à ma fin. Après ma mort soyez à vous-mêmes votre propre île, votre propre refuge ; n’ayez point d’autre refuge. »

Tout le problème vient de là, car chacun s'est mis ensuite à suivre ses vues personnelles et de ce fait le bouddhisme primitif, puis plus tardif dans ses diverses composantes asiatiques (Chine, Tibet, Japon, Corée, etc.), se construisit en développant des constantes déviations significatives trahissant très gravement à chaque fois les intuitions libératrices du Bouddha.

Écrit par : Lhadhy | lundi, 18 août 2008

DIX RAISONS POUR LESQUELLES LE DHARMA OCCIDENTAL POURRAIT FOIRER

Écrit par : | jeudi, 21 août 2008

"Il n’est peut-être pas inutile de signaler, exemple parmi des milliers d'autres, l’attitude folle et criminelle qu'eut avant son décès le successeur de Chögyam Trungpa Rinpoché (ce dernier fort connu pour son goût de l’alcool, des femmes et de l’argent, ce qu’il appelait sa «sagesse folle»"


"Si vous avez de la bienveillance sans vertu, les gens ne vous respecteront pas. Si vous avez de la vertu sans bienveillance, les gens ne vous approcheront pas."
Wuzu

Écrit par : Hanlei | dimanche, 24 août 2008

« J'aimerais mieux être bouddhiste, parce qu'ils ont cinq vies » dit l'enfant de 7 ans à son grand-père
Ici:

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/08/mieux-tre-bouddhiste-parce-quils-ont.html

Écrit par : Pauline | lundi, 25 août 2008

A signaler, dans cette note de rentrée sur le bouddhisme, ce que beaucoup de ses gentils lecteurs paroissiaux actuels doivent ignorer, que sous le pseudo parfaitement ridicule de « Testsuo-Marcel Kato », Fabrice Hadjadj a publié en 1998 aux Editions du Parc, un prétendu "Traité de bouddhisme à l’usage du bourgeois d’Occident", besogneux et lamentable pastiche de la pensée zen dans lequel on peut découvrir, non sans un certain étonnement mais avec une surprise mesurée depuis que nous en savons un peu plus sur les ressorts secrets de ses méditations génitales grâce à son pitoyable essais « La Profondeur des sexes » paru cette année, confirmant une durable obsession en ces domaines puisque abordant les éléments sapientiaux d’un certain « Héraclitoris » (sic ! ) il lui fait déclarer, au détour d’une phrase : "Les opposés se touchent, et moi aussi » - on voit le niveau…

Se risquant parfois dans des détails parfaitement scatologiques, la prose dérive vers des horizons révélateurs de ce qui préoccupait, il y a peu, l’esprit dérangé de « Marcel Hadjadj Kato », avant qu’il ne se décide à s’engager, avec une verte ardeur, dans une carrière de souriant porte parole docile des pires hérésies conciliaires portant sur la « dignité divine de la chair ».

Extraits choisis de l’ouvrage de Marcel Hadjadj Kato :

- « Dédaigne dès lors les halètements passionnés émis vers un Dieu plus sourd que pot (car le pot,lui, au moins, te répond de ses fraternels clapotis et froufrous de baratte), et en guise de propédeutique, pour subroger le Tout-Puissant caduque, achète une poupée gonflable. »

- « (...) Serre donc la bride de ta libido ruant vers cette aphrodite dérivée du pétrole, et pénètre celle-ci dans son cresson pelvien, oui, mais avec ce qui surclassera toujours en raideur ta virilité tendue : une aiguille. Cette requête, bien sûr, te brise le coeur. D'autant que cette simili-vamp passe en agrément les gélatineux attributs de ta bourgeoise, si fastidieux à cuisiner. Et puis, qui pis est, ce sont soixante-neuf euros jetés par la fenêtre ! Le bouddhisme-zen, néanmoins, implique de menus sacrifices, et, pour te consoler, remémore-toi cette parole du Maître Pô : « Ce que tu jettes par la fenêtre, reviendra tantôt par la porte, - excepté ta femme, si tu loges au-dessus du deuxième... »

Etc., etc., etc.


Achevons cette courte recension par le témoignage de Marcel Hadjadj Kato lui-même, qui rendait un hommage émouvant à son maître dans un entretien accordé au « Chasseur Français » affirmant : « C'est à Jean Levrain que je dois l'ouverture non seulement de mon esprit, mais aussi d'autres de mes organes. »

On constate aujourd’hui, certes avec une légitime inquiétude horrifiée, que l’enseignement du maître, transposé en climat catholique, a été parfaitement assimilé : « Voici le galbe d’une cambrure, et c’est l’arche d’alliance. Voici le creux d’une poitrine, et c’est la vallée de Josaphat… » ; « « Ce qui se passe [dans la communion des sexes] est une image inférieure de ce qui fulgure en Dieu, et une réalisation supérieure de ce qui émerge dans le poireau… » (La Profondeur, p. 35 ; p. 71).

Enfin, un aperçu de sa biographie achève cet avantageux portrait du spécialiste de ce qui "émerge dans le poireau", et nous renseigne sur ce que furent les récentes recherches intellectuelles de celui qui est devenu le quasi philosophe officiel du "Pèlerin magazine" :

- Traité de lévitation pour culs-de-jatte, Cinquième étage sans ascenseur (Presses hydrauliques, 1987, primé au deuxième Salon des Loisirs pour Accidentés du Travail) ;
- Serge ou Dalaï : le grand dilemme (Le Bouddha de Pigalle Éditeur, 1989)...

Bonne lecture à tous !

http://lacunar.org/boud.html

Écrit par : Zak | mercredi, 27 août 2008

Merci Zak, cela faisait longtemps que l'on avait pas eu des nouvelles du gendre idéal !
Je savais que c'était le Maître à penser des conciliaires mais je ne savais pas qu'il était aussi docteur es-zen.

Écrit par : La Fouine | jeudi, 28 août 2008

Et si le bouddhisme n'était, en réalité, qu'une adaptation à la mode du jour des bonnes vieilles méthodes visant à la l'exploitation gratuite et grossière de la force de travail pour le plus grand bénéfice des lamas et de leur religion féodale ?

C'est ce que semble démontrer un récent article de "la Croix" repris par le magazine Golias sous le titre :

"Les victimes des cultes ou l’arrière cour du Dalaï Lama"


La visite très médiatisée du Dalai lama nous a amenés à nous intéresser tout particulièrement, dit en introduction Jean Doussal, à une question : celle de la « prévoyance sociale » dans les nombreux centres bouddhiques ouverts en France. Le constat est affligeant comme le montre notre enquête :


http://golias-editions.fr/spip.php?article2281

Écrit par : Harma | jeudi, 28 août 2008

Bon nombre de Tibétains ordinaires souhaitent le retour du Dalaï-lama dans leur pays mais il apparaît que relativement peu souhaite un retour à l’ordre ancien qu’il représente. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note qu’il continue à être révéré au Tibet, mais peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers.

Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n’ont aucun intérêt à recéder la terre qu’ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu’ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres reviennent au pouvoir.

"J’ai déjà vécu cette vie une fois auparavant", a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu’il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j’étais un esclave." (John Pomfret, Washington Post, 23 July 1999.)

Écrit par : Shock | vendredi, 29 août 2008

Le dalaï-lama, est celui qui personnifie aux yeux de la plupart l'image même de la tolérance bouddhique.

Or, à propos du culte rendu à la divinité tantrique du nom de Dorje Shugden, esprit d'un ancien lama, rival du cinquième dalaï-lama, et assassiné par les partisans de celui-ci, adeptes des Gelugpa, au xviie siècle, il est vrai que nous nous trouvons devant une sorte de retour des vieux fantômes qui divisèrent, dans la violence, les tendances tibétaine au cours des siècles.

L'article de Bernard Faure, Professeur à l'université de Stanford, sur Sciences humaines.com, est instructif :

"Par un étrange retour des choses, cette divinité était devenue le protecteur de la secte des Gelugpa, et plus précisément de l'actuel Dalaï-Lama, jusqu'à ce que ce dernier, sur la base d'oracles délivrés par une autre divinité plus puissante, Pehar, en vienne à interdire son culte à ses disciples. Cette décision a suscité une levée de boucliers parmi les fidèles de Shugden, qui ont reproché au dalaï-lama son intolérance. Inutile de dire que les Chinois ont su exploiter cette querelle à toutes fins utiles de propagande. L'histoire a été portée sur les devants de la scène après le meurtre d'un partisan du dalaï-lama par un de ses rivaux, il y a quelques années. Par-delà les questions de personne et les dissensions politiques, ce fait divers souligne les relations toujours tendues entre les diverses sectes du bouddhisme tibétain.

Même s'il ne saurait être question de nier l'existence au coeur du bouddhisme d'un idéal de paix et de tolérance, fondé sur de nombreux passages scripturaux, ceux-ci sont contrebalancés par d'autres sources selon lesquelles la violence et la guerre sont permises lorsque le Dharma bouddhique est menacé par des infidèles. Dans le Kalacakra-tantra par exemple, texte auquel se réfère souvent le dalaï-lama, les infidèles en question sont des musulmans qui menacent l'existence du royaume mythique de Shambhala. A ceux qui rêvent d'une tradition bouddhique monologique et apaisée, il convient d'opposer, par souci de vérité, cette part d'ombre."

Bernard Faure

Écrit par : Joël | vendredi, 29 août 2008

Si je puis me permettre - je le ferais - je trouve un peu absurde l'idée d'évangéliser en dégommant le boudhisme ou l'Islam. Non que la polémique me fasse peur, mais elle a tendance à lasser.

Pourquoi ne pas plutôt mettre votre science théologique plus directement au service de la Vérité des Evangiles? une exégèse de textes évangéliques qui outrepasse le raccourci charité=solidarité serait à mon sens bien plus précieuse que ces vains anathèmes...

@ A notre hôtesse:
Je ne vous ai pas oubliée, merci. Pardonnez mon silence, j'y mets un terme très bientôt...

Dieu vous garde.

Écrit par : T. | mercredi, 03 septembre 2008

Votre critique est totalement fondée il serait absurde de le nier - vous êtes une sorte de maître zen sans le savoir qui donne des coups de bâtons sur la tête de ses disciples. Ce que vous dénoncez, à juste raison, est finalement très bon pour le Dharma. Rien n'est plus malsain qu'un bouddhisme qui en arrive à la caricature de lui-même, ce qui est bien le cas actuellement.

Connaissez-vous l'amusante méthode de rendement spirituel inventée par ce renard de Deshimaru ?

En 1972, il créa sa propre liste de classement de ses disciples. Elle comprenait 22 personnes réparties en vice-maître II et III, et professeur I, II et III. Elle ne paraîtra que dans le bulletin n°2. Et il faut attendre l’année 1975, qui correspond aux premières officialisations japonaises, pour que Taisen Deshimaru publie cette liste dans le bulletin (le n°11, où 33 personnes sont répertoriées). Elle y figurera de façon permanente à partir du bulletin n°17.
Elle recense en premier les dirigeants de sesshin et assistant, homme et femme mélangés. Puis à partir du n°22 les dirigeants sont classés en «golden A,B, ou C» et les assistants en «blue A,B,ou C», séparés par sexe et paris /province/étranger (202 personnes répertoriées). À partir du n°30 apparaît une nouvelle catégorie, shusso-kongo, traduit par aspirant au shiho, disciples diamant, où figure 13 personnes. L’ensemble est intitulé «disciples désignés par Maître Deshimaru» avec l’annotation suivante «koan de Sensei pour ses disciples».

Cette liste, pour les disciples comme pour Taisen Deshimaru, était plus importante que les enregistrements officiels au Japon et ne les corroborait pas.

On peut remarquer au passage que sur les 28 disciples classés diamant à la mort du maître, seuls cinq font partis du «conseil spirituel» de l’AZI d'aujourd'hui, et certains membres actuels ne figurent même pas parmi les 440 répertoriés dans le bulletin n°36. On peut s’en réjouir si ceux qui se revendiquent aujourd’hui disciples de Maître Deshimaru enseignent à leur tour la direction que celui-ci avait si clairement indiquée et poursuivent sa mission telle qu’il l’avait définie ( y compris dans les rapports avec le zen japonais) ce qui est loin d'être le cas malheureusement.

Taisen Deshimaru, dans le kusen du 16 janvier 1981 bien oublié des actuels ridicules dirigeants de l'AZI, prétendus maîtres auto-proclamés qui fonctionnent comme un vulgaire clergé assis sur ses petites prérogatives, clergé qui plus est jaloux de son autorité qu'il conserve et préserve avec soin, vitupérait les gens qui veulent chercher la Voie au Japon alors qu’elle est sous leur pied: «Daichi aussi est allé en Chine (il avait fait un voyage vain en Chine et en Corée avant de rencontrer à son retour Maître Keizan et devenir son disciple en 1325). Lorsqu’un disciple partait en Chine, le maître zen disait: “N’échangez pas l’or véritable du Japon contre le plaqué or de la grande Chine.” C’est le Zen. A la fin, il faut penser par soi-même. Les autres ne sont pas moi.»

Écrit par : Mushotoku | mercredi, 03 septembre 2008

Eh oui, même en Occident, la vie quotidienne des centres d'enseignement du dharma est sous le contrôle d’une hiérarchie, comme au temps du Tibet féodal. Les plus pauvres, les personnes sans ressources, les chômeurs, les allocataires du RMI, dans l’impossibilité de payer le prix des retraites, constituent, avec les bénévoles résidents, la classe corvéable. Entre eux et le maître des lieux, le seigneur lama entouré de sa petite cour, s’échelonne toutes les indignités de l’homme : servilité, mesquinerie, jalousie, absolutisme… En Normandie, lors d’une retraite spirituelle, les lamas tibétains chargés de l’enseignement n’autorisèrent pas les cuisinières à préparer les repas d'un simple moine occidental, invité par l’un des organisateurs laïcs de la retraite. Ce dernier ignorait le ségrégationnisme des maîtres tantriques tibétains.

Écrit par : Djork | mercredi, 03 septembre 2008

C'est beau, vraiment beau l'Eveil !

Au fait T, "vains anathèmes" dites vous ? Je crois que vous vous trompez radicalement, car à lire les témoignages des deux posts précédents on se prend à penser qu'il s'agit bien plutôt d'une oeuvre de salubrité spirituelle qui est entreprise par ce blog...

Écrit par : Hector | mercredi, 03 septembre 2008

Cela dépend Hector:

J'imagine mal le Christ perdre son temps à détailler les faiblesses de telle ou telle croyance. Pour le peu que j'en sais (vraiment très peu) il a plutôt dit "Je suis la vérité et la vie." Il a aussi dit: "Pardonnez leur ils ne savent pas ce qu'ils font."

Je trouve maigre une foi qui ne serait que la certitude que les autres se trompent. Cela vaut aussi pour les attaques anti-concile... (NB: je ne suis pas conciliaire, je ne suis pas encore tout à fait catholique du reste)

J'entends bien que la foi ne se démontre pas, cependant elle peut s'affirmer, et c'est un peu plus exigeant que de nier les croyances et idolâtries de ceux qui sont dans l'erreur.

Enfin après vous faites ce que vous voulez, je n'en suis pas encore à prétendre évangéliser qui que ce soit. J'en suis même très loin. ce qui est sûr c'est que moi même qui suis pourtant bien disposé envers la doctrine de ce blogue je ne trouve pas mon pain dans ce genre de notes. Sur le plan mystique, théologique s'entend, car bien évidemment ma curiosité intellectuelle peut y trouver plus que son compte (mais est-ce bien le but de la question?)

Là dessus mes pensées vous accompagnent.


--> Pour faire dans le constructif, m'intéresserait assez une réflexion sur:

- La mortification et l'orgueil (il me semble qu'il y aun risque bien réel de ce côté et c'est ce qui m'éloigne béotien que je suis de l'absolutisme Zakien...)

- La Charité

- L'espérance (remède contre l'orgueil?).

- Et de façon plus personnelle le rapport que peuvent entretenir Christianisme et Art (Littérature en particulier).

Bien évidement ce ne sont là que d'humbles requêtes...

Que Dieu vous garde.

T.

Écrit par : T. | mercredi, 03 septembre 2008

Il y a juste une erreur initiale de casting dans votre raisonnement, à savoir que si nous sommes chrétiens, néanmoins nous ne sommes pas le Christ, et d’autre part les phrases qu’il employa relatives à son sacrifice ne s’appliquent qu’à l’événement exceptionnel de sa mort et à son sens unique (pardonnez leur…) - pour le reste, certes nous devons annoncer son évangile et ce que représente la foi, mais la méthode d'évangélisation nous appartient car elle n'a pas fait l'objet d'indications précises dans le texte sacré, si ce n’est de s’en tenir à ce que « l’Esprit nous inspirera ».

Par ailleurs à chaque époque ses nécessités - à ce titre vous allez un peu vite lorsque vous écrivez : "J'imagine mal le Christ perdre son temps à détailler les faiblesses de telle ou telle croyance", car c'est précisément ce qui occupa quasiment l'essentiel de son discours qui consista à dénoncer vertement et sévèrement les pharisiens, Juifs pieux qui se séparaient du reste de la société pour des raisons rituelles, ou les sadducéens qui constituaient un groupe de juifs composé majoritairement de prêtres.

Mais plus encore, que faites vous des critiques radicales exprimées par le Christ à l’encontre des percepteurs d’impôts, des marchands du Temple, ou encore des romains ? Il y a donc un devoir impératif de dure vérité « T », qui participe entièrement de l’exigence évangélique.

Prenez donc garde, surtout si vous êtes en phase de conversion, de vous faire une image faussée du Christ et du christianisme, vision distribuée de partout, particulièrement par l’église moderne et les médias, d’une religion ouatée, faiblarde, acceptant l’inacceptable, diffusant une représentation imaginaire d’un Christ mou, permissif et laxiste, ouverte aux autre religions, etc. L’amour du prochain, ne signifie en aucun cas la faiblesse à l’égard du péché, de l’erreur ou du mensonge spirituel, ce qu’est positivement le bouddhisme, voie d’égarement et manifeste tromperie qui conduit de nombreux chrétiens à des impasses tragiques.

Qu’est-ce qu’aurait dit Jésus face à une telle idolâtrie scandaleuse qui s’étale impudemment de partout aujourd’hui au sein d'une société anciennement chrétienne, lui qui n’hésita pas à tancer en ces termes les pharisiens, et qui ne se fit pas faute de, selon votre formule, « nier les croyances et idolâtries de ceux qui sont dans l'erreur », ceci vous montrant que ce que vous nommez « l'absolutisme Zakien » possède à ce titre des sources relativement autorisées :

- « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes. (…) Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » (Mathieu 23, 29-32).

Rappelez-vous également cet avertissement sérieux de Jésus : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. » (Matthieu 10, 34)

Ce passage est l’un des plus significatifs, dans lequel Jésus donne des conseils précis pour prêcher la Parole :

- « …Ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même; car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, A CAUSE DE MON NOM; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. (…) Le disciple n'est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison! Ne les craignez donc point; car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.
C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. » (Matthieu 10, 16-34)


Que Dieu vous garde également T

Écrit par : Hector | jeudi, 04 septembre 2008

Hector,

Merci puor votre longue réponse. Il est vrai que les chrétiens ne sont pas la Christ. C'est une objection que je ne négligeais pas mais il me plaisait de voir la contradiction le porter (c'ets souvent plus fructueux).

Chaque époque a ses exigences, dites vous. Je le crois volontiers. Mais justement: la menace boudhiste même semble une paille en occident comparé au scientisme, au matérialisme moderne. Qui plus est l'attrait pour le boudhisme me semble relever à tel point d'une mode médiatique que je trouve que la Question en fat bien trop de cas.

C'est pourquoi je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien).

Autre grande différence: il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même)


Peut être n'ai-je pas été clair hector: ce que je rejetai dans la démarche de Zak ce n'était pas par morale mais par refus de la facilité. Je ne suis nullement intéressé par le christianisme light, n'ai jamais pensé le Christ comme un ramolli je vous assure. Si ma conversion doit devenir totale - je l'espère - ma complexion est telle que je ne risque pas vraiment de devenir quelque grenouille de bénitier croassant l'amour du prochain sans voir la violence qu'il contient. D'anarchiste athée on ne peut que devenir catholique intégriste (il y a intègre dans intégriste).

Au reste je ne trainerai pas ici si une certaine exigence mystique ne m'appelait pas.


Quoiqu'il en soit, merci pour votre réponse développée et les belles citations des évangiles. Jje connaissais celle de l'épée, par oui dire, ayant fréquenté moult blogs réacs. Et justement le reproche (la critique) que j'adressais à la question rejoint assez ce que j'ai pu reprocher à la réacosphère comme on l'appelle: ils passaient leur temps à conchier la laideur du monde moderne, je trouvais cela lège, aurais préféré voir des âmes nobles s'efforcer d'extraire un peu de beauté au fumier (par l'art notamment).

Le ton et le contenu de vos réponses est précieux, je précise donc que la tournure de mon souhait était bel et bien elliptique de "Dieu vous garde en sa Sainte miséricorde" (au delà de l'existence physique donc).

Bien à vous.

Écrit par : T. | jeudi, 04 septembre 2008

PS: Autre chose, ne peut on pas aussi interpreter la demande de pardon christique de façon symbolique? Ce qu'il faut pardonner (aux juifs) c'est n'est ce pas tant le crucifixion que le simple fait de n'avoir pas voulu croire à la Vérité incarnée?

La mécréance temporelle ne crucifie-t-elle pas tout autant le Christ en son éternité que la croix dressée par la volonté du peuple "déïcide"?

(encore une fois je vous demande de pardonner mon outrecuidance alors que je n'ai fait qu'effleurer fugacement les Textes sacrés et n'ai jamais fait l'effort de me plnger dans l'ouvre des Pères de l'Eglise.... )

Écrit par : T. | jeudi, 04 septembre 2008

Lorsque l'exemple d'apostolat des Communautés de Jérusalem donne des idées aux modernes apostats !

Emission, récente, diffusée le 24/08/2008 :

"Vie d’un moine lama en ville"

Lama Tsultrim, moine occidental dans la tradition du bouddhisme tibétain œuvre depuis des années au cœur de Strasbourg. Se situant ainsi plus proche au quotidien des citadins, il peut mieux les aider. Il nous présente quelques-unes de ses actions

Écrit par : Simon | jeudi, 04 septembre 2008

Plusieurs points de votre dernier message « T », mériteraient des développement circonstanciés. Je me contente de mettre en exergue votre idée principale : « la menace boudhiste même semble une paille en occident comparé au scientisme, au matérialisme moderne (…) l'attrait pour le boudhisme semble relever d'une mode médiatique (…) je trouve que la Question en fa[i]t bien trop de cas. C'est pourquoi je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien). il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même) » .


Permettez moi de vous dire, gentiment, que vous commettez une gigantesque et profonde erreur d’analyse. Aujourd’hui le bouddhisme représente une menace bien plus importante que vous ne l’imaginez, qui ne se chiffre pas uniquement par le nombre de ses adeptes, quoique non négligeable qui place cette farce en 4e position des religions pratiquées en France avec environ 5 millions de sympathisants [Frédéric Lenoir divise en trois catégories ces sympathisants. Les « engagés » sont rattachés à des maîtres ou à des centres. « Entre 50 000 et 80 000 convertis », estime-t-il. Les « sympathisants » achètent des livres, ceux du dalaï-lama ou de Matthieu Ricard, ou suivent des stages et des conférences. Ils seraient environ 300 000. Enfin, 5 millions de personnes, d’après les sondages, seraient sensibles aux valeurs du bouddhisme.»], mais par l’influence extraordinaire de ses thèses dans les têtes naïves de la plupart de nos concitoyens. Voyez ce qu’en disait Luc Ferry par exemple dans un article du Point datant déjà de 1997, tout à fait représentatif de l’opinion générale : « En dehors de l'Islam, le bouddhisme est la religion plus populaire en France maintenant. Attirés par sa modernité, ses valeurs, et son éthique, 2.500.000 de Français bien instruits font le choix de suivre la pratique de méditation et de vivre en s'accrochant aux principes du bouddhisme. Les milliers de Français sont venus au bouddhisme par la méditation zen (qui vient du Japon) ou tibétaine (qui vient de Tibet). "La plupart de ces nouveaux adeptes ont entre 30 et 45 ans, sont des citadins célibataires ou vivent en concubinage,"(Lenoir, L'Express). Ce sondage, ainsi que la croissance de la popularité du dalai-lama, fait qu’un Français sur quatre croit au karma et à la réincarnation. Pourquoi cette vague bouddhiste ? En particulier en France, un pays très catholique dans le passé ? Nous nous trouvons dans un univers laïc, ou les gens sont plus intrigués par les aspects spirituels que religieux; en ces temps de déchristianisation le bouddhisme fournit à l' Occident une alternative riche et intéressante. Cette religion nous offre l'avantage de n'obliger a croire ni a Dieu ni a diable, tout en invitant chacun a méditer sur, pas seulement accepter sans mettre en question, le sens de la vie. » Luc Ferry, Le Point 29/03/97.


Ainsi la vague de néo-bouddhisme n’est pas prête de s’arrêter, surfant allègrement sur les ruines de la déchristianisation, religion perçue, fallacieusement, comme beaucoup plus tolérante, accueillante, pour tout dire « cool » et branchée. En dénoncer la tromperie, qui plus est de façon argumentée et détaillée comme dans « La Question », est dès lors un exercice vital qui n’aura pas pour effet de freiner ce courant puissant évidemment, relayé par les médias qui en tirent un profit plus que rentable (films, pubs, etc.), mais de tout même éclairer la nature réelle de ce cirque spirituel que l’on cherche à nous présenter comme une alternative possible au besoin de religieux.

Et c’est d’ailleurs là où réside principalement le danger majeur, car non seulement le bouddhisme est proposé comme une alternative sérieuse au christianisme, y compris par d’inconscients prêtres catholiques qui sont en extase lors des rencontres ou colloques dans lesquels sont mis en lumière les vertus du bouddhisme, mais de plus, se tient en « off » des discours qui un jour, lorsqu’il sera trop tard, vont distribuer une petite musique flattant comme jamais dans l’histoire la valeur de l’individualisme, ce que recouvre en fait cette religiosité hédoniste et permissive et fait son succès actuel et la charge de sympathie qu’elle génère, qui risque de fort vous étonner, comme cet extrait significatif tenu par une autorité bouddhiste, qui n'est pas contrainte à l'hypocrite langue de bois du dalaï-lalma, vous en donnera un relatif aperçu :

« … la chrétienté croit en Dieu. Elle croit en un être suprême, un créateur tout-puissant et omniscient de la terre et du ciel. Le bouddhisme ne croit pas en Dieu. Il enseigne que la croyance en l’existence de Dieu est une vue qui nous empêche de nous développer en tant que vrais individus. Qu’est-ce que Dieu après tout ? Dieu est simplement le membre le plus puissant du groupe le plus grand que l’on puisse imaginer.
Les gens sont encouragés à craindre Dieu. Ils sont encouragés à se sentir coupables s’ils désobéissent à ses ordres. Ainsi ils sont rendus psychologiquement et spirituellement infirmes, parfois à vie. Bien trop souvent ils deviennent incapables de penser par eux-mêmes, incapables de se développer. Les gens ne réalisent généralement pas, avant parfois qu’il ne soit trop tard, quel effet désastreux leur éducation chrétienne, particulièrement leur croyance en Dieu, a eu sur eux. Il se peut qu’ils le réalisent seulement quand ils essayent de s’en libérer, seulement quand ils essayent de devenir des individus.
On pourrait bien sûr dire que le christianisme dont j’ai parlé n’est pas le vrai christianisme. Je dois répondre que ceci est le christianisme de l’histoire, le seul christianisme que nous connaissions vraiment. C’est ce christianisme qui nous a opprimés en tant qu’ individus dans le passé et qui nous opprime encore aujourd’hui quand il en a l’occasion. On pourrait imaginer un meilleur christianisme, mais ce christianisme devrait alors remplir quatre conditions. D’abord il devrait se dissocier complètement de ce que Aldous Huxley appelait « cette sauvage littérature de l’âge du bronze », l’Ancien Testament. Deuxièmement, il devrait abandonner la croyance en Dieu. (Certains chrétiens l’ont déjà fait, aussi adroitement qu’ils l’ont pu, avec leur théologie de la « mort de Dieu »). Troisièmement il devrait considérer le Christ comme un enseignant, plutôt que comme un sauveur. Et quatrièmement il devrait y avoir une amélioration de ses enseignements.
Jusqu’à ce que nous ayons un christianisme de cette sorte il nous faudra bien faire appel au bouddhisme. Nous devrons bien faire appel à quelque chose comme un nouveau mouvement spirituel qui cherche à protéger l’ individu, qui tente de résoudre le problème de l’ individu dans le monde contemporain. Ce mouvement spirituel devra être un mouvement « bouddhiste » car le bouddhisme reconnaît, comme peut-être, je pense, aucun autre enseignement, la valeur de l’ individu. Le bouddhisme montre à l’ individu comment croître, comment devenir de plus en plus un individu ; il lui permet de se développer à sa façon. Il lui fournit aussi l’exemple inspirant du Bouddha et le soutien du Sangha, ou communauté spirituelle faite d’autres individus avec lesquels il est personnellement et directement en contact. »
Urgyen Sangharakshita (Dirigeant du Centre Bouddhiste de Paris)

Pourriez-vous, après connaissance de ces éléments, continuer à affirmer assez légèrement : « la menace boudhiste même semble une paille en occident (…) », je pense que non « T », car le danger est sérieux, bien plus que vous ne le soupçonnez, et les ravages directs et indirects à l’intérieur des masses désorientées et perdues, surtout depuis Vatican II, dont les effets sont aisément démontrables, peuvent avoir des conséquences extrêmement redoutables sur le plan spirituel faisant qu’ il est indispensable de réagir vigoureusement comme en donne le remarquable exemple "La Question".

Écrit par : Hector | vendredi, 05 septembre 2008

Effectivement Hector, vous visez juste, ça y va très fort du côté des "Colloques Bouddhistes Chrétiens"... y compris dans les abbayes :

http://www.abbaye-tamie.com/la_communaute/les_evenements/colloque-bouddhistes-chretiens/vue

"Bouddhistes et chrétiens, nous avons des choses à partager et d’autres traditions nous interpellent dans notre vie dans notre jardin. Saisir la grâce de la rencontre de celui qui se présente ne se programme pas et provoque notre liberté, notre disponibilité, notre attention la plus profonde."

Écrit par : Louis | vendredi, 05 septembre 2008

C'est pas de la paille mais une épidémie !

http://www.istr-paris.info/spip.php?article181

Rencontre chrétiens - bouddhistes autour du thème : « Amour & absolu » - 5, 6, 7 Septembre 2008 à l’Institut Karma Ling


« Une nouvelle vision du dialogue interreligieux fondé sur l’expérience contemplative »

Dialogue entre le Père Laurence Freeman et Denys RinpocheDialogue entre le Père Laurence Freeman, moine bénédictin de la congrégation de Monte Oliveto, et Lama Denys Rinpoche, fondateur et supérieur du « Sangha Rimay »

Écrit par : Henri | vendredi, 05 septembre 2008

Ah ! dialogue interreligieux que de folies on commet en ton nom !!

Écrit par : Lise | vendredi, 05 septembre 2008

Quelle confondante naïveté dans ces propos : "je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien). il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même) », alors que le risque de confusion sous couvert de "chemins convergents de méditation" est sans doute bien plus grand encore entre bouddhisme et christianisme aujourd'hui, comme le montrent les multiples colloques et rencontres organisés de partout, qu'entre le pharisaïsme juif et l'évangile !


http://www.blog-rimay.net/article-21348717.html


http://www.dimmid.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=374&Itemid=26


http://www.upanishad.org/meditation/meditation_b.htm

Écrit par : Derek | vendredi, 05 septembre 2008

Très juse lise, on ne mesure pas encore les ravages que produira ce fameux "dialogue interreligieux" qui est, à terme, une concrète lessive fatale du christianisme :

"La structure religieuse a changé. La conscience pluraliste n'est plus orientée vers un seul type de croyance. Le crédible disponible se présente à nous sous de nombreuses formes..." peut-on lire sur le site, prétendu chrétien (...) Au niveau ecclésial, le dialogue avec les autres religions accueillies dans leur altérité ne peut que nous conduire à un nouveau paradigme théologique et à un nouveau modèle d'Église. Passer d'une église occidentale universalisée à une véritable église mondiale inculturée. Karl Rahner ne craint pas d'affirmer que si l'Église prend résolument le chemin du dialogue, on aura du mal à reconnaître son nouveau visage dans un avenir pas si lointain.

(...)

Dans ma conscience pluraliste, je ne puis plus me dire chrétien sans intégrer la relation dialogale aux autres religions du monde. Cette relation est dorénavant constitutive de ma nouvelle identité chrétienne. Je suis devenu chrétien sur le mode interreligieux. Je ne me définis plus par opposition à l'autre mais par la mise en relation avec lui. L'autre a un rôle à jouer dans la constitution de mon identité chrétienne. Ma relation au bouddhisme, à l'hindouisme, etc. me fait devenir chrétien autrement. Drewerman écrit quelque part: «Je dois devenir bouddhiste pour advenir comme chrétien. » Cela ne signifie pas qu'il doive se convertir au bouddhisme mais qu'il doive, grâce au bouddhisme, parvenir à ce « vide, qui est la splendeur du mystère de l'autre monde». La vacuité, le vide qu'accomplit le bouddhisme est la pierre contre laquelle se fracassent toutes les idées et les représentations de Dieu. Si tu rencontres Dieu, tue-le, dit l'adage bouddhiste. Il faut dépasser toutes nos images de Dieu, autrement c'est le règne de l'idolâtrie.

(...)

A la question de la vérité plurielle et relationnelle, je dirai ceci. Les sciences historiques nous ont appris que toute vérité est historique et que tout ce qui est historique est marqué au coin du relatif. L'absolu qui se manifeste dans l'histoire revêt toujours la forme de la relativité. La conscience pluraliste est incapable de parler de vérité éternelle absolue. Toute vérité s'inscrit dans l'histoire d'une manière relative. Tout absolu est donc relatif dans sa manifestation."

"Culture et foi"

http://www.culture-et-foi.com/activites/richard_bergeron_2005.htm



Je crois que c'est réellement parti pour aller très loin dans le renoncement total et l'apostasie généralisée ...avec l'aide spirituelle gracieuse et souriante du bouddhisme bien sûr.

Écrit par : Hadrien | vendredi, 05 septembre 2008

La controverse prenant de l'ampleur j'abandonne l'initiale pour mon pseudonyme usuel (ce changement avait une motivation tout à fait honorable que les esprits fins comrendront sans peine).

J'entends tout ce qui est dit, sources à l'appui. néanmoins j'ai l'impression que l'on confond quelque peu la cause et la conséquence. Ne serait-ce pas accorder peu de foi à la Vérité du christinaisme que d'attribuer la faiblesse du sentiment catholique à la perversité de divers croyances extéreiures (Islam/boudhisme)?

Il ets vrai que la doxa "réac" se focalise généralement sur l'Islam. Que la Question va donc à contrecourant en montrant la fausseté du crédit accordé au bouddhisme.

Pour autant je trouverai bien plus intéressant que la Question aborde davantage les dogmes du Christianisme, en montre la beauté, la vérité.

Je ne pense pas que quiconque ici imagine que la Question ait une influence sur l'opinion publique. Ce salon attire des gens curieux et déjà sensibles à la vraie Lumière. Je ne crois pas que les tenants du dialogue inter religieux viennent s'abreuver spirituellement ici.

Quoiqu'il en soit j'espère qu'on verra plus dans mes remarques un regret qu'un reproche au fond. Merci pour vos réactions bienveillantes.

Écrit par : Tang | vendredi, 05 septembre 2008

Le titre de cette note est bien trouvé à la lecture des liens : "l'illusion bouddhiste", car il s'agit vraiment d'un incroyable et efficace mirage pour les chrétiens modernes.

Écrit par : Pierre | vendredi, 05 septembre 2008

Tang, la "menace bou[d]dhiste" n'est pas une paille en Occident pour le devenir spirituel des âmes chrétiennes, telle est la vérité et voilà pourquoi il faut en dénoncer fermement le redoutable danger. Après, si vous cherchez la lumière du christianisme, ce qui est bien légitime, je crois qu'il existe suffisamment d'endroits qui se chargent de cette approche apologétique et sont voués à cette forme d'apotolat. La sensibilité de "La Question" est nettement orientée vers la polémique et la lutte contre les dérives néo-spirituelles de la modernité (dont l'église conciliaire contemporaine participe avec sa religiosité plus que floue sur le plan théologique).

Mais finalement permettez-moi un conseil, plutôt que de vous promener sur le net en quête de la Vérité - ouvrez votre Bible et lisez-là, le Christ s'y trouve à chaque page !

Écrit par : Hector | vendredi, 05 septembre 2008

Plus qu'instructif ce que devrait être le christianisme selon le dirigeant du Centre Bouddhiste de Paris (dommage qu'il ne passe pas à la télé celui-là avec Carla pieds nus à ses côtés..).

En effet le christianisme pour lui doit remplir quatre conditions, attention c'est du lourd du point de vue dogmatique :

- D’abord il doit se dissocier complètement de ce que Aldous Huxley appelait « cette sauvage littérature de l’âge du bronze », l’Ancien Testament.
- Deuxièmement, il devrait abandonner la croyance en Dieu. (Certains chrétiens l’ont déjà fait, aussi adroitement qu’ils l’ont pu, avec leur théologie de la « mort de Dieu »).
- Troisièmement il devrait considérer le Christ comme un enseignant, plutôt que comme un sauveur.
- Et quatrièmement il devrait y avoir une amélioration de ses enseignements.


C'est-y pas beau les quatre Nobles Vérités adaptées au christianisme ? Soit un christianisme athée, conjuguant le marcionisme et l'arianisme.

Finalement, lorsque l'on fouille, le bouddhisme est loin du visage souriant présenté dans les médias !

Écrit par : YT | vendredi, 05 septembre 2008

Qu'attendre de la venue du Pape en France ?

Voici ce qu'en attend Denis Tillinac :

"J’attends de cette visite davantage que la très respectable leçon de sagesse dispensée récemment par le dalaï-lama. Le catholicisme romain a mis en forme, et en scène, l’architec­ture de notre sensibilité pendant très longtemps, nous lui devons l’essentiel de ce que nous sommes, y compris les agnostiques, les athées, les anticléricaux même. Au terme d’une “déconstruction” orchestrée par nos philosophes et qui nous lâche sans parachute au bord d’un précipice, il serait temps que le “relativisme” soit… relativisé. Nul n’est plus qualifié pour cette tâche salutaire que ce pape intello, très subtil mais très ferme sur le distinguo entre le Bien et le Mal. Puisse-t-il semer avec des mots audibles le grain d’une espérance qui vaincra le nihilisme ambiant et ses alliés de circonstance : le fanatisme, le panthéisme, le scientisme ! Puisse-t-il aider les Français à endosser sereinement leur héritage spirituel !"

Écrit par : Lu sur le salon beige | vendredi, 05 septembre 2008

"Mais finalement permettez-moi un conseil, plutôt que de vous promener sur le net en quête de la Vérité - ouvrez votre Bible et lisez-là, le Christ s'y trouve à chaque page !"

N'étant visiblement pas prêt à cet effort (hélas) j'ose espérer qu'il n'est pas seulement dans ces pages Hector... Cependant je ne flâne sur le net que par paresse, non dans le vain espoir d'y trouver la Vérité.

A Dieu et merci.

Écrit par : Tang | mardi, 23 septembre 2008

@ Tang vous répondez à Hector : "N'étant visiblement pas prêt à cet effort (hélas) j'ose espérer qu'il n'est pas seulement dans ces pages Hector".
Eh bien si Tang il s'y trouve pas seulement mais principalement ! Donc faites cet effort sous peine de vous constituer une religiosité imprécise et personnelle qui, finalement, n'aura rien de véritablement chrétienne car c’est le Christ qui, du commencement à la fin, est le grand sujet de la Bible puisque Dieu a toujours eu devant ses yeux le second homme le nouvel Adam, non seulement dans ses plans éternels, mais aussi, du moment que le premier homme, après sa chute en Eden, a été séparé de Lui. Comme le soleil est le centre de l’univers et le régulateur de toutes choses, le Christ est le centre de toutes les voies et de toutes les pensées de Dieu, le sujet de toutes ses promesses. Reconnaissez-le comme l'authentique centre de ce livre, reconnaissez sa gloire comme le grand but de l’Esprit à travers les saintes pages, et vous aurez alors, pour votre bonheur spirituel et votre salut, trouvé la note sur laquelle toute l’Écriture s’harmonise à l’infini : le Christ.

Écrit par : Jacob | mardi, 23 septembre 2008

Jacob vous avez mal interprété mon "pas seulement"... Il fallait comprendre que le Christ est évidemment au centre de la Bible en son entier (pour qui croit à la Bonne nouvelle du Nouveau testament), mais sans doute sa Grâce abreuve-telle fort heureusement le monde dans lequel nous sommes, pour permettre peut-être le salut aux âmes faibles...

Il va de soi que je ne tire aucune gloire de ma faiblesse, je la constate et m'en afflige, il est doux cependant de garder l'Espérance malgré notre nature pécheresse...

PS: L'impératif de vos injonctions est si je puis me permettre bien dérisoire, je sens l'évidence de la Vérité que je fuis, mais pour autant je ne sens pas la vérité (car précisément je la fuis)...

Néanmoins j'entends l'avertissement que vous formulez - et à vrai dire il quitte rarement mon esprit...

Priez pour que je trouve la voie si vous le pouvez...

Dieu vous bénisse.

Écrit par : Tang | mardi, 23 septembre 2008

Ne fuyez plus et laissez-vous prendre par la voie... Ma prière vous est acquise !

Écrit par : Jacob | mardi, 23 septembre 2008

Nous tâcherons, Dieu vous rende grâce de vos prières...

Écrit par : Tang | mercredi, 24 septembre 2008

Oui la question est bien celle-ci, pour moi qui me ré[veille] de quinze ans de pratiques bouddhistes intensives (prise de refuge puis rapidement en monastère et voyages divers), qui ne m'ont que plus renforcé dans mes névroses et impasses intellectuelles et philosophiques,parfaitement résumée par l'auteur de cet article remarquablement argumenté et détaillé : "Comment expliquer les causes qui permirent, non seulement les délires magiques, les attitudes déviantes s'accompagnant de méthodes de « libération » hautement sexualisées, et surtout comprendre les raisons d'un dévoiement si manifeste des thèses primitives du Bouddha dont l'histoire contemporaine du Japon au XXe siècle offrit le spectacle sordide et incroyable, faisant que d'une douce non-violence affichée et donnée en exemple par « l'Eveillé », on en soit arrivé à voir des moines, et non les moins instruits, brandir le sabre, l'épée et la baïonnette, lancer des bombes et appeler à la guerre totale ?"

Écrit par : Alice | mardi, 28 octobre 2008

Quand ce site traite de points concernant la religion catholique, il se pique d'une louable exigence de rigueur. Dans sa critique du bouddhisme, en revanche, il y a un amateurisme désolant. Au lieu de rentrer sérieusement dans les idées, les textes, l'histoire des doctrines et des pratiques, et de déceler les failles, les erreurs, les faiblesses qu'a le bouddhisme même dans ses meilleurs côté, l'auteur, regardant par le petit bout de la lorgnette, se focalise de manière un peu ordurière sur les aspects les plus ridicules — sans d'ailleurs se rendre compte qu'il ne craint pas d'utiliser contre le bouddhisme des raisonnements qui pourraient être transposés tels quels — moyennant une mauvaise foi ou une ignorance égales — contre… la religion catholique. De grâce, élevons le niveau et appliquons au bouddhisme une critique solide, précise, complète et bien informée. De telles charges pamphlétaires ne sont faites que pour conforter des esprits doctrinaires dans leurs idées toutes faites ; elles ne détourneront aucun bouddhiste des ses croyances, etc. Elles sont inutiles, voire, à mon sens, franchement nuisibles, car elles donnent une image proprement ridicule de l'apologétique catholique. On se fait plaisir à bon compte, là.

Écrit par : François-Sixte Von Franz | dimanche, 19 avril 2015

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