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lundi, 12 mai 2008

Mgr Di Falco transforme en mascarade les cérémonies de Notre-Dame du Laus

  
 
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 A Notre Dame du Laus, du jeudi de l’Ascension 2008 jusqu’au dimanche 4 mai, Mgr Jean-Michel Di Falco évêque de Gap et d'Embrun, accueillait, en présence de nombreuses personnalités religieuses, dont Mgr Fortunato Baldelli, Nonce apostolique de France, une nuée d’ecclésiastiques mitrés, au milieu desquels on pu distinguer Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, et Jean-Pierre Foucault l’animateur télé bien connu, tous réunis pour assister à la cérémonie de reconnaissance par l’Eglise du caractère surnaturel des apparitions dont bénéficia la bienheureuse Benoîte Rencurel à compter de 1664.
Depuis plusieurs mois déjà, au prétexte de conférer un certain écho à l’événement, Mgr Di Falco, ancien porte parole de l’épiscopat français que l’on sait expert depuis longtemps dans l’art de la communication, avait eu la ridicule idée d’associer la date des premières apparitions à une marque de bière, s’amusant, avec une délicatesse contestable, à jouer sur la correspondance des désignations des dates pour concourir à la popularité des manifestations qui devaient entourer la célébration des messages conférés par la Vierge à la jeune Benoîte au Laus.


 
 

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Hubert Falco en compagnie de Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Foucault

et des personnalités politiques des départements alpins.


 

On ne sait si ce navrant artifice publicitaire, ravalant au niveau d’une bonne mousse les mystères spirituels de la voyante eut l’effet escompté ? Ce qui est certain c’est que cette initiative peu heureuse, plaça sous des auspices assez discutables  les festivités annoncées et réduisit, dans les médias, l’image de ce qui se préparait à un vulgaire rassemblement d’adorateurs de la barrique et du tonneau comparable à de basses beuveries bavaroises.
Mais, comme s’il s’agissait d’en rajouter plus encore dans la caricature grossière, l’évêque de Gap qui apparemment ne recule devant aucun renoncement lorsqu’il est question de s’agenouiller devant les impératifs de la mode ambiante, ne trouva rien de mieux que de convier à débattre dans son évêché qu’il confond avec un estaminet, à l’occasion des cérémonies religieuses, trois « personnalités » du microcosme éditorial et journalistique afin qu’elles puissent s’exprimer sur la signification des messages de la Vierge et débattre sur la notion de « réconciliation », thème cuit et recuit qui toujours est servi aux mollassonnes ouailles catholiques lorsqu’on veut les engager à « cheminer ensemble en église ».


Un débat pas très « catholique » entre des intervenants aux idées contestables

 


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Monseigneur Di Falco ouvre le débat et présente les conférenciers.
 
 Photo Ray Bardin
 

Les trois personnages retenus, tels de lointains vestiges dévalués, grimaçants et faisandés des mousquetaires d’Alexandre Dumas, n’étaient autre que Marek Halter, Marcel Rufo et Fabrice Hadjadj, ce dernier étant décidément, sinon amateur de cervoises fraîches, constamment à l’affût de la moindre occasion dans les milieux conciliaires pour distribuer ses aberrations charnelles.
Nous ne nous arrêterons que brièvement sur le cas de Marcel Rufo, étrange pédopsychiatre grand habitué des plateaux télévisés, aficionado exalté qui s’est déclaré, dans un souci d’éduquer la jeunesse et de lui donner de saines distractions, contre l'interdiction des corridas aux moins de 16 ans,  laprovence.com  le plus savoureux, étant cependant ses positions touchant à la question de l’homosexualité chez les adolescents, dont il affirme « ne pas en faire un fromage ». Tout cela n’est donc pas très rassurant.

Toutefois Rufo, malgré ses positions absurdes, est loin des francs délires de Marek Halter auteur d’un blasphématoire et ignoble ouvrage sur Marie, roman dans lequel il s’est plu à imaginer qui avait pu être celle qu’il nomme volontairement « Miryem de Nazareth » et qu’il naturalise au maximum, échafaudant des hypothèses grotesques, supposant même qu’elle eut des liens avec le criminel Barabbas !
Mais par delà ses médiocres dons d’écrivain, le pitoyable Marek Halter qui ne rate jamais un moyen de faire parler de lui, s’est toutefois transformé récemment, ce qui est plus grave et que ne doit point ignorer Di Falco, en avocat de la Syrie, dont le régime est mis en cause dans les actes terroristes qui continuent à se dérouler au Liban et en Irak, et est impliqué dans la mort de Rafik Hariri ancien premier ministre du Liban. Le démentiel Marek Halter invité au Laus, faiblement inspiré, vante aujourd’hui le dialogue avec Bachar El-Assad et Khaled Mechal le leader du Hamas palestinien installé à Damas. Allant jusqu’à affirmer aux différentes rédactions qu'il avait contactées avant son voyage, qu'il était missionné par Nicolas Sarkozy !  rue89.com

On s’amusera par ailleurs du fait qu’Alain Carignon, le tristement célèbre ex-maire de Grenoble qui fit un séjour en prison à Lyon pour avoir confondu ses intérêts personnels et ceux de la ville dont il était le premier magistrat, sur son blog, se vante d'avoir, entre autre, le soutien de Marek Halter. Tout un symbole ! Mais il est vrai que l'auteur des « mémoires d'Abraham » n'en est plus à une provocation près pour faire parler de lui, puisqu’il se targuait il n’y a pas si longtemps d'avoir "fait" le mariage d'Arafat.

Enfin dernier  olibrius de ce malsain trio invité au Laus, le prétendu catholique Fabrice Hadjadj qui collectionne, dans un plan média finement rodé, colloques, interviews et articles dans les magazines de ses amis, venu distribuer sa contestable marchandise naturaliste qui ouvrit son petit laïus par une expression totalement déplacée qui ne lui fit pas craindre de désigner la Vierge du Ciel qui s’est montrée à Benoîte sous le nom de « juive » :  « Si nous sommes ici réunis ce soir, c’est parce qu’en mai 1664, il y a 344 ans, une juive, la Fille de Sion, a commencé d’apparaître à une petite bergère de France âgée de seize printemps », puis poursuivre par des comparaisons hasardeuses signalant sa nette désorientation :  « Votre péché est la matière première du Royaume », pour finir par un authentique folie théologique des plus scabreuses, se risquant à des hypothèses dont il ne mesure pas la témérité audacieuse et qui lui aurait valu, il y a quelques siècles, une correction appuyée en place publique :  « Marie, la Vierge Immaculée (…) sait en son cœur que sans cette grâce préventrice (sic !) venue de la Croix de son Fils, elle aurait été, non plus la Fille de Sion, mais la Grande Prostituée de Babylone ».

Sachant, comme le répète Alexandre Dumas, que les trois mousquetaires étaient quatre, il manquait cependant pour parfaire cette repoussante galerie d’hideux portraits le quatrième larron de cette pénible farce, qui ne fut autre que le modérateur des stupides ébats des brasseurs de houblon cathodique en la personne du démocrate chrétien de service, revenu de ses amours pour le paganisme ethno-différentialiste de Nouvelle Ecole, à savoir Patrice de Plunkett, qui, s’il anima les échanges avec la même rigueur zélée qu’il met à gérer son blog, dut donner à cette rencontre une saveur originale relativement détestable par sa partialité. 
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  Ouverture de la cérémonie au Laus dimanche 4 mai 2008


En définitive, on ne peut que rester profondément atterré par tant de sacrilèges distribués par des coquins avérés qui bénéficient de la catastrophique désorientation de l’Eglise pour faire commerce prospère de leur infect venin, se drapant sous les plis d’une prétendue spiritualité de façade qui n’est rien d’autre qu’un fallacieux vernis mis au service de noires semences naturalistes totalement éloignées de la pensée chrétienne traditionnelle, et ce, avec la complicité active d’un évêque en mal de publicité qui avait pourtant pour rôle de proclamer le caractère surnaturel des événements survenus au Laus et la mission de déclarer au nom de Rome :

« Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718, au sanctuaire du Laus, et j'encourage les fidèles à venir prier et à se ressourcer spirituellement en ce sanctuaire ».

Ce qui devait être un grand moment de recueillement et de prière, de ferveur et de ressourcement intérieur pour des milliers de pèlerins venus pieusement s’incliner au sanctuaire du Laus, a donc donné le regrettable spectacle d’une mascarade caricaturale nous faisant mieux comprendre pourquoi, afin de masquer à la hâte les terribles responsabilités d’une Eglise conciliaire par rapport à la perte radicale de la foi, on s’évertue vainement à désigner comme étant la cause des difficultés de Benoîte Rencurel un clergé dont on nous dit, ultime tarte à la crème ridicule, qu’il fut marqué au XVIIe siècle par le « jansénisme », alors même que tout démontre et nous fait voir que se cache derrière cette inexacte explication qui ne trompe que les naïfs crédules une impressionnante, vertigineuse et catastrophique dérive spirituelle du catholicisme moderne.
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18:44 Publié dans Polémique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (293) | Tags : littérature, théologie, mystique, dieu, bible, jésus |  Imprimer | | | | | Pin it!