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dimanche, 20 avril 2008

LES "SCANDALEUSES BEATITUDES" DE L’EGLISE MODERNE

ou

la désorientation naturaliste et panthéiste du catholicisme conciliaire

 
 

 

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" NOUS AUSSI, PLUS QUE QUICONQUE NOUS AVONS LE CULTE DE L'HOMME. "

(Paul VI, Discours de clôture du Concile, 7 décembre 1965)

 

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«La fumée de Satan s’était répandue dans le Temple de Dieu
à la suite du Concile Vatican II.
On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église.
Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête,
les ténèbres, la recherche, l’incertitude ».
 
(Paul VI, Homélie du 29 juin 1972).

 

« Ne vous laissez par séduire ; on ne se moque pas de Dieu
Ce qu’un homme sème, il le récoltera.
Qui sème dans la chair, récoltera de sa chair la corruption ;
Qui sème dans l’Esprit, récoltera de l’Esprit la vie éternelle. »
(Galates 6, 7-8)

« Je suis par la chair esclave du péché. »
(Romains 7, 25)



De grands cris semblent retentir à présent dans toute la catholicité moderne : « Qu'est-ce que l'amour ? le plaisir ? l'orgasme ? Comment faire jouir par l’art des caresses intimes ?  Que dit véritablement la Bible sur les relations sexuelles? Les fameux ‘‘tabous judéo-chrétiens’’ existent-ils vraiment ? Comment le plaisir sexuel peut-il être ‘‘sacré’’ ? Que doit-on penser de la masturbation et de la fellation ? » Ainsi, n’est-il plus rare de trouver des propos jadis destinés aux lecteurs des ouvrages licencieux et des revues pornographiques sous la plume de très nombreux auteurs prétendument « catholiques », visiblement emportés par une étrange fièvre charnelle qui a gagné le banc et l’arrière banc de l’Eglise conciliaire.

La « sexualité est une merveille » clament sur papier glacé de navrants magazines étiquetés « bonne presse » généreusement distribués par les chaisières, et d’ailleurs aujourd’hui, rajoutent en chœur d’autres voix, souvent des dames du catéchisme troublées par d’anciennes émotions sensuelles refoulées, on devrait avoir la liberté de pouvoir s'exprimer entièrement en ce qui concerne les désirs du corps. Les vieux tabous et les phobies puritaines qui ont été placés sur le sexe, s’exclament enfin de nombreux clercs, non sans une sourde excitation aisément perceptible derrière un air d’impressionnante autorité, sont erronés, la liberté du plaisir est « normale », naturelle, c’est une chose qui ne doit plus poser de problèmes pour personne, il faut en finir avec une religion culpabilisante – si Dieu nous a donné des organes c’est pour s’en servir !
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"L'union des corps par amour est la plus belle prière..."
 
 
 
Il est même devenu courant de constater que l’on explique aux jeunes couples, avec un extraordinaire sérieux et un soupçon de complicité, que le mariage chrétien ne doit plus se limiter à la procréation ; le désir, la jouissance, l’érotisme participent de sa fécondité. On explique même que « la religion chrétienne peut porter le plaisir sexuel jusqu'à des « bonheurs réciproques que l'on n'atteint pas autrement », sous prétexte que la vraie foi embrasse tout l'être humain », s’appuyant, non sans établir des comparaisons invraisemblables, sur le fait que « ce qu'apporte la liturgie (l'offrande de soi et l'accueil de l'Autre), la sexualité l'apporte aussi. » Il n’est plus rare de trouver parfois des déclarations du type : « l'union conjugale est une liturgie ». Par exemple un prêtre nous explique : « dans mon accueil des couples dans le cycle de la préparation au mariage, j'ai été plus explicite. Je leur ai fait découvrir que l'union des corps par amour est la plus belle prière commune que peut faire un couple, car “il y a plus de joie, dit Jésus, à donner qu'à recevoir”. Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir. C'était une bonne nouvelle pour eux. » On veut bien le croire…
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"Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir... »

 

 

De la sorte on ne s’étonne plus du tout, ou presque, qu’avec une extravagante ardeur, un sexologue catholique comme Olivier Florant, expert dans l’art de réveiller les libidos endormies, nous invite dans un récent ouvrage, rien moins, qu’à célébrer une « liturgie de l’orgasme » qui nous permettra de ne pas « gâcher notre plaisir », puisque ce dernier est, nous dit-il, « sacré et ouvre des horizons qui bouleversent ». [1]


On l’aura compris, les grandes orgues de la « bonne nouvelle orgasmique » soufflent de tous leurs tuyaux, mais ce qui est surtout bouleversant dans ces propos incroyables, flattant, comme cela ne s’était jamais vu dans l’Eglise, les appétits des sens et la concupiscence charnelle qui n’en demandaient pas tant. Nous assistons donc, un peu surpris et inquiets, à la manifestation quasi officielle de la désorientation totale sur le plan spirituel qui s’est imposée en quelques années avec une folle rapidité, sachant qu’en ces domaines les vertiges de la chair possèdent une capacité foudroyante d’entraînement que traduisent d’ailleurs, chacun selon leurs dons particuliers, d’affligeants propos véhiculés par les innombrables opuscules qui sont distribués actuellement dans toutes les sacristies. Le dernier en date des ouvrages participant du nouvel élan hédoniste en milieu catholique, qui emporta l’admiration émue des abonnés à « Télérama » à la « Vie » ou « Famille Chrétienne » et « Le Pèlerin », n’est autre d’ailleurs que les ultimes révélations de ce bon abbé Pierre qui, dans un livre qu'il publia sous le titre de – « Mon Dieu, pourquoi ? » , déclara à 93 ans, certes qu'il n'était pas hostile au mariage des prêtres détail presque mineur, mais laissa surtout entendre qu'il avait lui-même eu des relations sexuelles avec des femmes.

Une question ne peut toutefois que surgir en nous devant ce raz-de-marée, que dis-je ce tsunami de libido débridée : d’où provient cet état d’esprit si peu conforme à la tradition spirituelle de l’Eglise qui cependant, s’est lentement imposé et est devenu aujourd’hui le discours dominant au point de s’être largement généralisé?

Les origines de la crise de l’Eglise conciliaire


Pour pouvoir répondre à cette interrogation, il faut savoir qu’il y a une quarantaine d’années, sous prétexte de soigner la névrose chrétienne - c’était l’époque de la révolution conciliaire et du triomphe des vues de l’abbé Marc Oraison - on a envoyé des centaines et des centaines de religieuses, ainsi que des moines et des prêtres, en psychanalyse, en thérapie corporelle, en stage de découverte de l’autre par le toucher, etc., conduisant la plupart, après s’être brutalement « réconciliés avec eux-mêmes » en donnant libre cours à leurs fantasmes inavoués et secrets désirs, à défroquer, à vivre des expériences sexuelles soi-disant « refondatrices ». Cependant, comme il était prévisible, on a rapidement vu tous ces êtres, dégrisés après des périodes plus ou moins longues de dévergondage, s’avouer littéralement cisaillés, mortifiés, fichus sur le plan psychique et spirituel pour le restant de leurs jours, à cause d’absurdes notions qui faisaient l’apologie de la liberté sexuelle décomplexée, notions importées du cerveau malade d’une foule d’analystes spécialistes en sexologie. Le  plus grave, c’est lorsque l’on sait que cet hallucinant travail destructeur, que l’Eglise moderne a laissé faire dans sa folie avec une coupable complaisance,  provient  d’ouvrages et de méthodes directement inspirés des théories du célèbre Alfred Kinsey (1894-1956) auteur du non moins fameux  « Rapport sur la sexualité masculine » (1948) et du  « Rapport sur la sexualité féminine » (1953), ancien entomologiste devenu subitement sexologue, père de famille pédophile, sadomasochiste, fraudeur scientifique, machiste, raciste, antisémite et haineusement antichrétien qui, en banalisant toutes les turpitudes sexuelles pour justifier les siennes, a imposé à nos sociétés de nouvelles visions de la sexualité humaine fondées sur l’idée d’une nécessaire destruction des anciennes normes morales [2].

 

Ces mêmes « folles visions » libératrices explique également pourquoi il ne fut pas rare de voir dans les séminaires, dans les années 60-70, toujours sous l’influence des théories de Kinsey « qui a enfin libéré l’humanité des tabous d’un autre âge » (sic !), des cours « d’instruction sexuelle » dispensés aux futurs prêtres, cours qui furent consacrés à conférer une « éducation nouvelle » à ces élèves dociles qui se destinaient originellement au sacerdoce, dans le but de les aider à se former une conception moins répressive du corps et les rendre capables de se dégager d’une étroite pudibonderie ridicule en se défaisant de leurs « préjugés » obscurantistes. On n’eut de cesse de les encourager à être moins sévères face aux plaisirs sexuels, et d’en finir avec la morale castratrice. De la sorte nos jeunes séminaristes, dont les cheveux et les barbes s’étaient rapidement mis à pousser, convertis aux vertus bénéfiques du déhanchement rock’n roll et aux miraculeux pouvoir de conversion des coeurs de la minijupe, se rendirent, avec un enthousiasme certain et une guillerette excitation,  en escapades sur les plages, les dancings, les concerts de pop music et les usines,  etc., afin d’y rencontrer le « peuple de Dieu », et de marcher avec lui vers une « nouvelle Pentecôte ».

 

Or ce bel élan « pneumatique » riche en « partages libres entre frères et soeurs » sous-tendu par une intense  «communion d’amour avec l’Univers » et une bonne dose de « solidarité prolétarienne », au moment où Johnny chantait sur RTL « Jésus-Christ est un hippie » et que David Berg, plus connu sous le nom de Moïse David, constituait aux Etats-Unis la secte des « Children’s of God » [3], se révèlera être, après quelques années de grande confusion, aidé en cela par l’effondrement du communisme, la récupération des comportements « déviants » par la société de consommation, le triomphe de l’argent roi, le tout télévision et la génération Sida, comme un rêve profondément trompeur et singulièrement illusoire.
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Le « vent de folie » de Vatican II

 

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12:16 Publié dans Du mal, Polémique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (566) | Tags : littérature, église, foi, catholicisme, christianisme, benoît xvii |  Imprimer | | | | | Pin it!

vendredi, 04 avril 2008

Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj

 

 
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"Les ébats lubriques de deux corrupteurs de la foi"

  

 

 

 

             Le débat annoncé entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj qui avait suscité quelques préalables et légitimes réactions en ces lieux, que l’on peut à présent écouter sur le blog de la revue «LES EPEES»  pour s’en faire une idée, s’est donc bien déroulé (clin d’œil de l’histoire rue Pierre Nicole (1625-1695) logicien et pédagogue de Port-Royal !) comme il était prévisible, à savoir en se transformant en  une lamentable et pénible séance d’étalage successif de lieux communs, de niaiseries recuites et, surtout, témoignant de la patente et éclatante manifestation chez les deux ignobles et clownesques plumitifs admirateurs de la « dignité de la chair », de leur vertigineuse incompréhension de la théologie dogmatique et principalement de leur misérable ignorance des vérités les plus fondamentales du christianisme.

            Sollers, comme il apparaît évidemment nettement à l’écoute des échanges, en renard ultra habitué et rompu au petit jeu spectaculaire qu’il maîtrise depuis des années, se sera emparé sans tarder du micro avec une visible délectation pour ne quasiment plus le lâcher de la soirée, ne laissant que quelques miettes au pauvre Hadjadj, réduit tristement, avec sa voix fluette, à l’état d’un figurant de seconde zone ou d’un pitoyable faire-valoir, se faisant même parfois vertement apostropher par la diva (« Hadjadj La France n’existe plus » !).

 

            Le plus significatif n’est toutefois pas dans cette prévisible distribution des rôles, mais se trouve principalement dans les scandaleuses déclarations de la diva libidineuse de chez Gallimard, modestement «le seul à avoir lu la Bible ou saint Augustin ! », qui osa dire tout le mal qu’il pensait de la morale et du christianisme, réitérant, au nom du catholicisme, ses multiples et puants blasphèmes vomitifs qui se donnent à lire un peu de partout, sans que cela, étonnamment, ne suscite la moindre petite réaction indignée de quiconque, c’est-à-dire ni de Hadjadj sans doute encore perdu dans la contemplation des parties honteuses, ni d’un public en apparence soumis et consentant, ni même des organisateurs prétendument royalistes et catholiques, visiblement totalement muets.

 

            Ainsi l’ignoble auteur de « Guerres secrètes », qui parle en ex-maoïste situationniste expert habille du détournement sémantique non pas de «Contre-réforme » mais de « Révolution catholique », terme repris platement et craintivement par Hadjadj et le modérateur d'un soir de sorte de ne point courroucer l’idole, pour faire référence au mouvement qui initia l’élan du baroque en Italie, proclama en vociférant au milieu d’une assistance constituée principalement et normalement de baptisés qui ne semblent pas s’être offusqués outre mesure de ses charges :

 

- « Le christianisme est une erreur, le christianisme est une névrose ».

 - « Le christianisme j’en ai rien à faire ».



            Le sensuel histrion du quartier saint-Germain, qui était dans une apparente forme, tout à sa joie érotique fiévreuse, ne supportant ni la morale, ni le christianisme, ni le dolorisme, exaltant avec une emphatique jubilation son amour éperdu des sens, se vit même comparé à cet instant par Hadjadj, on n’est pas l’une des personnalités préférées des catholiques modernes pour rien, à un «vigoureux prêcheur » ! On croit rêver ! et il n’est plus nécessaire à entendre cela de se demander comment le catholicisme a pu tomber si bas et chercher à expliquer une si navrante démission générale dans ce pays, ce qui d’ailleurs, soit dit en passant, est assez révélateur de l’état de décomposition générale de l’Eglise en France en matière de foi.

 

             Mais le meilleur était à venir puisque, au détour de lamentables propos, Sollers évoquera Rodrigo Borgia (1431-1503) devenu pape, en achetant sans doute les votes qui le firent accéder au trône de Pierre, sous le nom d’Alexandre VI, criminel scélérat couvert de maîtresses, incestueux, bisexuel, neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia), nommé cardinal à vingt-cinq ans, entretenant une liaison avec Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine non avare de ses charmes et de son entrejambe qui lui donna quatre enfants naturels, et dont les seuls titres de gloire fut de couvrir le Vatican de nudités païennes déguisées sous les traits de saintes ou de l'image de la Vierge, qui contribuaient à son excitation sexuelle et de décors à ses orgies et partouzes frénétiques, nudités peintes par Raphaël et Michel Ange qui ont leur place non dans un lieu de culte mais dans les lupanars.

 

             Cette attention sur ce pape représentatif de ce que l’Eglise a pu générer de plus absolument contraire à la foi est à l’origine de l’aveu magistral de Sollers en ce débat, qui en dit long sur ce qu’est la réalité et la valeur de son attachement au catholicisme :    

 
- « Alexandre VI – magnifique le meilleur ! »

 
            Si l’on n’en finirait plus de dérouler la longue liste des ordures proférées en une soirée par l’indigne Sollers, ce qui alerta même un instant tardivement Hadjadj, vraiment longuet à la réaction, qui commença enfin à s’apercevoir que le discours du rigolo allait peut-être non seulement un peu loin mais pourrait, à terme, nuire à son avantageuse réputation d’écrivain catholique choyé de la bonne presse, osa timidement lui rappeler que le Christ était cependant venu, non pas pour s’égayer avec les prostituées et passer des bons moments avec Marie-Madeleine mais pour nous racheter du péché.

 

            L’ire colérique de la décadente idole des salons parisiens fut mise alors à son comble, et l’admirateur de Casanova se fendit d’une analyse à la hauteur de son insondable dévergondage intellectuel et de sa scabreuse désorientation morale :  

 

-  « C’est le clergé qui a besoin du péché ».

 

           Que croyez-vous qu’il arriva ? Que l’on prit immédiatement le malandrin insulteur des prêtres et de ceux qui se vouèrent depuis des siècles à la conversion des âmes par la peau des fesses pour le jeter manu militari sur la pavé parisien afin qu’il serve de litière aux excréments canins ? Non ! Cette ultime sécrétion faisandée sortie du cerveau malade de Sollers suscita devinez quoi ? Les applaudissements du public !!

 

            La conclusion de cette infâme sauterie revint à Hadjadj qui, pour ne pas donner l’impression d’être en reste sur le plan des audacieuses déclarations définitives laissa ainsi tomber de ses pieuses lèvres émues et de sa «masse essoufflée » ce qui lui sert depuis toujours de viatique permanent :

 

-  « La chair a une dignité divine ».

 

            Signalons toutefois, que l’honneur de cette pantalonnade grotesque revient peut-être à une dame qui dignement, à la fin, se leva tout de même pour signaler sa surprise de ne point avoir entendu, alors que les deux andouilles littéraires n’en finissaient pas de proférer de monstrueuses hérésies en s’appuyant sur le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection qu’ils interprètent et tordent à leur fantaisie pour en faire surgir les plus dégoûtantes aberrations, la place centrale tenue par la Croix (à laquelle "il ne faut pas rester" s’époumona à la seconde Sollers qui à la vue du gibet du Golgotha tremblait d’une crainte qui n’est pas sans rappeler celle des démons !) au sein de la religion chrétienne et son rôle dans l’économie du Salut.

 
           Merci Madame pour la leçon de christianisme que vous avez donnée à cette assemblée apostate !
 
 
 

           Que n’avez-vous eu la présence d’esprit cependant, au moment où Sollers venait, ce qu'il convient de noter impérativement car si révélateur de ce qui fonde en réalité secrètement tout ce discours sur la dignité de la chair, de publiquement dévoiler dans l'indifférence générale la source perverse de sa pensée en se référant positivement à « l’évangile de Philippe » (IVe s.) écrit gnostique provenant de la bibliothèque de Nag Hammadi qui fait une place considérable à l'importance de la consommation charnelle, l’union entre l'homme et la femme étant dans ce texte hérétique scandaleusement comparée au « Saint des Saints »,  de citer ce passage de « La Cité de Dieu » de saint Augustin que les deux larrons osèrent même mêler à leur insane dialogue copulatoire :

 

-         « C’est par là foi qu’on approche de Dieu, et il est certain que la foi appartient au coeur et non au corps. Mais comme nous ignorons jusqu’à quel degré de perfection doit être élevé le ''corps spirituel des bienheureux'', car nous parlons d’une chose dont nous n’avons point d’expérience et sur laquelle l’Ecriture ne se déclare pas formellement, il faut de toute nécessité qu’il nous arrive ce qu’on lit dans la Sagesse: ‘‘Les pensées des hommes sont chancelantes et leur prévoyance est incertaine’’. »

 

(S. Augustin, La Cité de Dieu, Liv. XXII).