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jeudi, 20 septembre 2007

LES « IGNOBLES VERITES » DU BOUDDHISME

 
 

 

 

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« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d’une violence symbolique dont on peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son reflet, voire sa cause profonde. 

 

Il faut bien avouer qu’au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d’armes surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres tantriques ourdissent des sorts. 

 

 Bien sûr il faut choisir le camp de l’opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets négatifs, quand on s’apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »

 

 

Bernard Faure

Professeur d’Histoire des Religions

Université de Stanford, Californie.

 

 

 

 


 

POUR EN FINIR AVEC LES MENSONGES
 
 
AU SUJET D'UNE PSEUDO ECOLE DE "SAGESSE",
 
 
AUTHENTIQUE VOIE DE PERDITION SPIRITUELLE.



 


 
27492fd55889c0ee5f00cd576d5fe353.jpgLe bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.

Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .

De son côté, dans « Visa pour le Tibet »  Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat  sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.
 
 
 
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Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à  « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une  mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).
Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !

 
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De leur côté, loin d’être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen, ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais sont devenus, particulièrement à compter de l’ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.

Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire d'origine néo-zélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant  dans son livre avec précision l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».
Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l’illumination »  ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.
La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.
Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.
 
 
 
 

 
 
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Mais le plus grave est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme. Entouré d’un prestige tenant à la méconnaissance des occidentaux à l’égard de ses sources réelles, le bouddhisme est d’une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et dépressifs en mal d’exotisme qui nous sont généreusement octroyés depuis des décennies par de nombreux canaux (livres, journaux, revues, télés,  films, etc.), sans compter sur le soutien indirect, mais cependant fort actif et utile, des tenants de la « Tradition » à la mode guénono-schuonienne qui nous chantent sur un air usé jusqu’à la corde qui est devenu aujourd’hui risible, le lassant et mensonger refrain de « l’unité transcendante des religions ».
 
 
 

90c75d8aef954b7ef817278e58a01286.jpg A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.
Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.
 
 
 
 
 

On remarquera, alors que des milliers d’occidentaux en rupture avec leur propre tradition, ne se signant jamais lorsqu’ils rentrent dans une église, ne récitant aucune prière chrétienne, totalement étrangers aux fondements doctrinaux du christianisme, vivants leurs existences comme des athées stupides, se précipitent sans discernement aucun aux pieds du moindre lama aviné et libidineux, (parfois de jeunes enfants incultes ou des adolescents boutonneux beaucoup plus intéressés par les mœurs « engageantes » des jeunes dévotes européennes pour le « coup » (sic) authentiquement « libérées », ou des lucioles de la société marchande ),  et que ce type de dérives tantriques qui conduisent, sous prétexte de libération spirituelle, à des situations psychologiques tragiques, n’est pas sans faire écho à ce qui se produisit par exemple dès les années 30 pour Jean Marquès Rivière, qui travaillait pour le journal Le Voile d’Isis dans lequel publiait l’élite occultiste de l’Europe et dont l’un des rédacteurs principaux était René Guénon, qui accomplira un rituel tantrique (« avec du sang et de l’alcool »), qui le laissa possédé par une déité tibétaine. Ce fut seulement par l’intervention d’un exorciste catholique qu’il put être libéré de la possession, faisant que par gratitude il se convertit au christianisme.
Kalou Rinpoché disait, sans doute pour consoler June Campbell et ses multiples maîtresses de passage, qu'il n'y a aucun mal dans le désir, qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence « non-duelle ». Encore une fois, est démontrée ici de façon patente, l’inexactitude totale de ces fausses théories prétendument « non-duelles » mais foncièrement sexualisées et travaillées par l’exaltation malsaine des désirs les plus triviaux, dominées par les pulsions grégaires de l’humaine condition, théories païennes oublieuses de ce qu’il en est de la nature profondément « désorientée » de l’homme depuis la rupture adamique, et en quoi le rêve d’une « pseudo libération », que l’on peut aisément qualifier de rigoureusement pélagien dans ses vues (ce qui peut d’ailleurs se dire de toutes les voies orientales globalement), s’appuyant sur des techniques forcément limitées (mantras, mudras, visualisations, etc.) et des conceptions faussées, est un rêve imaginaire qui se paye très chèrement et se conclut, généralement, par d’amères désillusions et des abîmes de déréliction.
 
 
 
 
 
Le bouddhisme, qui sous couvert d’apprentissage d’innocentes techniques méditatives dont l’Occident aurait perdu la pratique selon les ridicules et absurdes thèses guénoniennes, alors même que l’on sait qu’il n’est jamais anodin de se livrer à des exercices qui véhiculent clairement des influences spirituelles bien définies et à l’évidence douteuses puisque sous-tendues par des principes contraires à l’enseignement des Ecritures, rien n’étant jamais « neutre » dans ces domaines contrairement à ce que l’on veut faire croire aux esprits crédules, le bouddhisme donc, dans ses différentes versions (Tibet, Japon, Chine, Corée), doit être de ce fait dénoncé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un piège dangereux pour un chrétien, une voie sans issue à éviter, un itinéraire moralement périlleux pour une âme véritablement en quête de la Vérité, un cheminement incompatible avec les saintes lumières de la Révélation.  
 
 
 

00:00 Publié dans Réflexion, Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (1004) | Tags : bouddhisme, spiritualité, religion, reflexion |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Cher Zacharias,
Je ne sais qui vous êtes mais vous déménagez !
Très étonné par vos propos, j'en ai contrôlé la véracité historique et la triste narration de la vie de June Campbell est poignante.
Si toutes les religions possèdent quelques cadavres dans leurs placards, le bouddhisme semblait y échapper; vous avez au moins ouvert les yeux à quelques ahuris qui voient des libérés vivants de partout.
Il semble que René Guénon, que vous ne ménagez pas non plus d'ailleurs, rejeta le Bouddhisme puis s'en ravisa. Décidemment, il n'y a plus que la chrétienté qu'il traita par dessus la jambe !
Bon courage

Écrit par : nathanaël | jeudi, 20 septembre 2007

Ce qu'écrit Zacharias, qu'il faut féliciter pour la rare lucidité de son discours qui est d'une grande vérité et d'une exactitude correspondant bien à la réalité effective du bouddhisme - enfin un langage qui ose dire ce que cache cette prétendue "voie de libération" à la mode bobo, qui n'est en fait qu'une vulgaire et méprisable entreprise d'exploitation du désir de sagesse !

Christian Pose, occidental en quête de "l'Eveil", ancien moine bouddhiste qui voyagea plus de trois ans en Inde comme moine errant parmi la diaspora tibétaine, allant d'un lama à l'autre, d'un monastère lamaïste à un autre, et donc connaissant parfaitement la situation concrète de cette religion d'exportation qui s'est implantée avec une facilité déconcertante en occident avec l'aide des stupides dévots de la "tradition", livre un témoignage renversant et sans complaisance.

Voici ce qu'il écrit, confirmant en tous points les propos de l'auteur de la note :

« J'ai brûlé ma robe de moine du bouddhisme maha-vajrayana
tibétain il y a quelques années non sans raisons.
Comme beaucoup de frères et soeurs pauvres et critiques, j'ai eu
beaucoup de difficultés à supporter la restauration politique, en
France et en Inde, de la hiérarchie bouddhique en tant qu'une
structure sociopoliticoreligieuse du bouddhisme régional du Tibet.
Cette structure, sous-jacente aux enseignements généraux sur le
bonheur, l'amour et le bien-être, me paraîtra l'une des causes de
l'effondrement du bouddhisme au Tibet avant le XXème siècle. »

Un autre extrait plus long de ce même texte surprenant qui renverse de nombreuses images d'Epinal :

« Je suis convaincu que l'aristocratie tibétaine entretenue en Inde
(le pauvre subissant toujours de mauvais traitements dans les
townships tibétains) et dans le monde ne pourra sauver le Tibet de
sa part obscure : un Etat se résumant sociologiquement à une
institution théocratique et aristocratique clientéliste; que son
développement à partir de la structure préservée du pouvoir
d'ancien régime (au sein de la sphère du droit privé en Asie comme
en occident), contribuera à l'effondrement de ce qui reste comme à
l'occlusion de ce qui sera restauré.
[…] Si je condamne la Chine, je ne peux toutefois fermer les yeux
sur la responsabilité religieuse et politique (pénale ?) des
principales familles aristocratiques, monastiques,
gouvernementales après 1949, lesquelles se "battent" toujours en exil, non pour les droits fondamentaux de l'homme et les droits
shakyamuniens de l'homme réprimés durant des siècles au Tibet,
mais pour la conservation des privilèges historiques, la restauration
des institutions autocratiques bouddhiques autrement dit du
centralisme monastique, la maîtrise oligopolistique du travail ....
Fiefs, serfs, esclaves, corvées, justice arbitraire, contrôle des
naissances, des propriétés, dettes héréditaires. »

Écrit par : Maha-vajrayana | jeudi, 20 septembre 2007

Alors là oui ! ça déménage vraiment chez vous et pas pour faire semblant ! Quelle claque pour les illusions !

Écrit par : Gédéon | jeudi, 20 septembre 2007

C'est de la pure démence cette note, si cela est confirmé il va y avoir des réveils sévères sur les zafus...
Comment avons-nous pu ne pas voir ça plus tôt ? Il est vrai que nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas regarder le dharma en face. De toute manière cet examen radical de la situation va faire tomber bien des schémas inexacts, et rien que pour cela ce discours est de nature réellement exceptionnelle à proposer impérativement aux milliers de pratiquants abusés qui font la vaisselle, lavent les wc, cuisinent, réparent, bâtissent, tondent et peignent les murs gratuitement des nouvelles demeures de la "voie" préparer pour l'usage et le plus grand confort des eurolamas !

Écrit par : Derek | jeudi, 20 septembre 2007

Pour peaufiner encore l'information, consultez cet auteur :



http://bouddhismes.info/3.html

Écrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007

Dans les temps anciens, j'ai participé à un séminaire de méditation avec le Docteur Schnetzler. Je n'ai pas remarqué la pesanteur du fric; tout semblait abordable. Juste un petit dépaysement dû à l'attitude de ce beau monde. Il est quand même étonnant de voir tous ces occidentaux qui n'entrent plus dans les églises se prosterner devant des éléphants et des lamas (pas ceux qui crachent !).
N'oublions quand même pas que , si ces lieux sont tant peuplés, c'est que nos églises n'ont pas fait totalement leur travail. Les évêques français semblent plus engagés dans le social que dans la spiritualité.
Mais tous ces cherchants sont quand même tombés dans la facilité du mirage oriental alors qu'ils n'ont pas essayé de comprendre le minimum de leur tradition.
Cette chrétienté, si rebutante à première vue propose quand même le salut dans une seule vie.
Je ne m'imagine pas prier des éléphants pendant dix mille réincarnations !!!!

Écrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007

Nathanaël,

Vous m'avez fait sourire car j'ai vécu la même expérience que vous et j'ai eu les mêmes sensations. Les éléphants m'ont autant inspiré que vous. D'ailleurs, je ne me suis jamais inscrit à la session de 5 jours. Deux jours m'ont amplement suffit !

De plus, cet exotisme m'a fait penser au peuple de Moïse qui ne tarda pas à vénérer non pas l'éléphant mais le veau !

Ce recommencement est l'éternelle histoire de l'homme qui cherche en permanence de faux Dieux. Moi, j'ai déduit de cette expérience que l'homme cherche désespérément la solution de ses problèmes par lui même et non par le secours du Divin. E'ernel recommencement de la chute alors que Dieu, par son Amour, sacrifia ce qu'Il avait de plus cher : son Fils unique.
Mais il faut comprendre nos contemporains : il est plus difficile de suivre un "looser" monté sur une ânesse qui se sacrifia par une mort des plus cruelles plutot qu'un dieu fort......... fort comme un éléphant.
Je laisse les Bouddhistes dans la réalisation de leurs voies mais je ne supporte pas que l'on ose se dire chrétien et bouddhiste à la fois; c'est véritablement rien comprendre à sa propre tradition.
Merci encore Nathanaël de m'avoir ravivé ces souvenirs de cette époque où je cherchais bien loin ce que j'avais si prés de moi !

M.G.

Écrit par : M.G. | vendredi, 21 septembre 2007

Quelques éléments, rapidement. Il s’agit d’abord d’attirer l’attention sur Marques Rivière nommé ici, Marques qui, retournant à son vomissement, renia le christianisme qui l'avais sauvé pour revenir au tantrisme. Ce personnage qui fut, sous Vichy, le grand maître de l’anti-maçonnisme (notamment scénariste de « Forces occultes », film anti-maçon) en profita pour faire main basse sur de nombreux documents « initiatiques ». Lire le dossier sur la revue « Etudes traditionnelles » d’où Zacharias a tiré les phrases sur Marques Rivière http://cret.blogspirit.com/files/DCI.pdf .

R. Ambelain, sans son livre « Les arcanes noirs du nazisme » (pas bien sérieux mais on y trouve à grappiller) raconte qu’on découvrit chez Marques Rivière, alors en fuite, un véritable occultum dédié aux pratiques tantriques les plus nocives.
On peut rajouter Mm Blavatsky et ses Mahatmas – l’influence de Blavatsky sur l’anthroposophie nazie a en effet été pointée dans l’ouvrage, pour le coup fort sérieux, de Nicholas Goodrick Clark, « Lez racines occultistes du nazisme ». On trouve d’ailleurs plusieurs indices qui vont dans le sens de rapports secrets entre Bonnets noirs Tibétains et nazisme : outre Ambelain, il y a, vers 1939 les paroles de R.Daumal –très introduit dans les milieux « secrets- contre « vos lamas antisémites ». Et la mention par Bergier et Pauwels de tibétains revêtus de l’uniforme SS se faisant tuer dans les rues de Berlin (Matin des magiciens). Est-ce seulement vrai ?Il faudrait vérifier. Il n’empêche, ontrouve nombre d’éléments assez significatifs sur l’influence maléfique des Bonnets noirs et rouges. L’écrivain G. Meyrink l’a également souligné (hélas je ne retrouve plus la source.)
Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance.

Écrit par : Restif | vendredi, 21 septembre 2007

Bruno,
Mea culpa, j'ai confondu karma ling et montchardon et, renseignements pris auprès d'amis ayant fréquenté karma ling, vous semblez avoir raison. Mon erreur vient du fait que ce n'est pas le docteur Schnetzler qui y réside mais son gendre.
En un mot, la grande famille du franco-bouddhisme !

Écrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007

Pour oser pétiller dans votre vie....

Écrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007

Gentil n’a qu’un œil…

Une honnête citation de sa sainteté :

"Les officiels l'utilisaient [le dharma] pour gagner leur vie, les
moines, les nonnes et les lamas pour gagner leur vie. A l'intérieur,
dans leur monde intime, ils étaient comme des gens ordinaires,
désirant avidement et haïssant. Ainsi le dharma était un poison de
cette manière.
Quand l'accent est trop mis sur l'institution bouddhiste, et que la
nation va au désastre, c'est dans ce cas que les gens disent que le
bouddhisme a ruiné leur pays."
(Entretien du dalaï lama avec Robert Thurman, Rolling Stone, May
24, 2001)

Écrit par : Gentil | vendredi, 21 septembre 2007

François

Le dalaï lama en dépit de son habileté, de ses paroles de bon sens amicales et de son humour n’a su apporter que peu de réponses effectives aux problème sociaux de tout un peuple en détresse.

Qu’il le reconnaisse est bien, mais ne peut suffire à lui valoir un total satisfecit.

Le lamaïsme qu’il incarne n'était-il pas au fond un système de caste à sa manière qui avait quelque peu étouffé le Tibet d’avant la présence chinoise ?

Écrit par : François | vendredi, 21 septembre 2007

Soyons sérieux, affamé et misérable, dépossédé des terres et des ressources, le peuple tibétain était avant l’invasion chinoise, selon de fréquentes observations soumis à un joug invisible, maintenu peut-être dans l’ignorance, celle de dogmes qui permettaient de l’appauvrir au nom de la compassion et de la sagesse, et d’enrichir toujours plus une élite dont le souci principal était, lit-on souvent, sa propre reproduction et son maintien.

La conquête chinoise dont les excès ont été clairement montrés a eu paradoxalement comme mérite (ceci n'excuse pas cela, soyons francs) celui de redistribuer les cartes et de permettre aux plus humbles qui n’avaient aucune chance sous le système lamaïste pluriel que d’en être les serfs et les porte-faix d’envisager l’avenir pour leurs enfants avec plus d’optimisme que pour leur génération.

Ce sont des lamas, parmi les plus nantis d’un système historiquement déchu, qui arrivés en exil en Europe et aux Etats-Unis ont communiqué à des occidentaux ignorants leur vision du Tibet.

En revanche, les paroles de la population tibétaine, et non des moines privilégies, n’ont guère été entendues semble-t-il, faute de voix, et d’oreilles pour les écouter. Ainsi, l’endoctrinement existait bien avant la présence chinoise, il s’agissait d’un conditionnement religieux bien plus insidieux, où l’on "enlevait" des enfants très
jeunes à leurs parents pour en faire des moines qui serviraient à leur tour la classe dirigeante des lamas.

Ayant fusionné les sphères du culturel, du législatif et de l’exécutif la classe que représente certainement le dalaï lama avait concentré tous les pouvoirs.
Elles le gardait jalousement, asseyant sa prospérité et sa sécurité sur le labeur, la misère et l’analphabétisme d'un peuple maintenu en dépendance, voir parfois en servitude !
Que cette servitude fût volontaire n’est pas le moindre des paradoxes, et mériterait au moins une étude objective de voix dissidentes.

De nombreux rebelles tibétains se sont faits torturer et "trouer la peau" pour défendre l’idée d’une indépendance du Tibet. Le dalaï lama pendant ce temps organisait de magnifiques colloques avec documents sur papier glacé, et dissertait admirablement sur la non violence, bien tranquille, à Dharamsala.

Comme nous le dit avec nuance Tenzin, un jeune Tibétain dans un article en ligne sur Phayul.com : There are only few takers among the youngsters when it comes to
"rinpoches" and their big mansions, foreign trips, rich lives sodden with controversies.
[« Peu de jeunes Tibétains sont preneurs quand on leur parle de "rinpochés" avec leurs grandes villas, leurs voyages à l'étranger, leurs vies opulentes et pleines de controverses. »]

Écrit par : Urbis | vendredi, 21 septembre 2007

Une autre perle de son Eminence orangée (entretien donné par sa sainteté au magazine Le Point N° 1488 du 22 03 2001, p116. L'entretien était conduit par François Gautier) :

- Le Point : Votre Sainteté, est-ce que ce terrible tremblement de
terre est de mauvais augure pour l'Inde ?

- Le dalaï-lama : Je ne sais pas, mais c'est certainement le résultat
d'un mauvais karma. Il n'y a pas de souffrances injustes [...] »

Les souffrances seraient donc une sorte de sanction d'un "mauvais karma" venu de "vies antérieures". Elles sont ainsi justifiées et donc acceptables, la responsabilité des Etats, la nocivité de certains régimes politiques, l’exploitation honteuse des populations miséreuses par les industriels crapuleux et les multinationale, tout cela n’existe pas ? La question est posée : à vos claviers et à vos souris...

Acceptez-vous l’idée, selon la « philosophie » orientale, que les pauvres seraient fautifs, responsables de leur propre malheur, les malades aussi, les accidentés, les orphelins si l’on suit le raisonnement de sa sainteté orangée ? On est en plein délire…

Écrit par : Orangina | vendredi, 21 septembre 2007

Inacceptable et honteux tout simplement !

Lorsque l'on pense que les ouvrages de cet idiot sont en tête des ventes dans les rayons "spiritualité", et qu'une blondasse décolorée aux lèvres botoxées en fait la publicité chaque dimanche matin sur les ondes de la télévision d'Etat il y a de quoi bondir !!

Écrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007

En écho au sujet évoqué par Nathanaël et les souvenirs désagréables de son décevant séjour à Karma-Ling, il est à noter que Jean-Pierre Laurant, chargé de conférence à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, relevait dernièrement, non sans une certaine amertume dans son ouvrage "René Guénon, les enjeux d’une lecture" :

« Le monastère de Karma Ling conçu dans la perspective de ‘‘l’unité transcendante des religions’’, avec la participation de religieux catholiques, oublia en chemin le courant chrétien, porté par la marée montante du bouddhisme en France.

Geste symbolique, la chapelle a été démolie. (…) Dans une Europe considérée par certains musulmans comme pays de mission, l’œuvre de Guénon remplit une fonction propédeutique et peut avoir été proposée, comme à la Grande Mosquée de Paris, à la lecture des candidats à la conversion .» (p. 367).

Il semble que le venin guénonien soit identique d'efficacité pour se débarrasser de la mémoire chrétienne en climat bouddhiste qui, malgré les sourires de circonstance et les fausses mines à la compassion convenue entourées d'habits colorés, fait du passé chrétien table rase !

C'est beau la mise en oeuvre des principes de "l'unité transcendante des religions"...et l'on voit bien où tout cela conduit lentement certes, mais sûrement !

Écrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007

Savez-vous qu’une photo est bien embarrassante pour les niais disciples de Sa Sainteté le dalaï lama, qui préfèrent voir le Prix Nobel de la Paix en compagnie de l’Abbé Pierre ou de Richard Gere ?

En effet, Sa Sainteté le dalaï lama a posé main dans la main avec Shoko Asahara, le gourou assassin de la secte AUM au Japon, à l’époque riche bienfaiteur habillé de blanc qui aurait donné en tout et pour tout à la cause tibétaine 45 millions de roupies, soit environ 170 millions de Yen ou encore 1,2 millions de dollars selon le journaliste Christopher Hitchens, His Material Highness :

http://www.elevenshadows.com/tibet/hismaterialhighness.htm

Rappelons que quelques années plus tard, le 20 mars 1995, le même Shoko Asahara, gourou et surtout psychopathe ayant interprété à sa manière la vision apocalyptique de Shambhala et de l’Agarttha auprès de ses disciples, fera gazer au sarin de sa propre initiative (une arme chimique de guerre qu'il fit produire dans un laboratoire au Japon par des disciples) les passagers captifs du métro de Tokyo.

L'attentat entraîna de nombreuses morts et de très nombreuses intoxications (environ 5500) dans ce qui devait s’avérer l'une des plus grandes catastrophes contemporaines en relation avec une secte.

La photo ne figure pas dans l'album souvenir de Sa Sainteté sur son nouveau site www.dalailama.com , mais est pourtant bien réelle !!

On découvre d’ailleurs depuis peu, et de mieux en mieux, les liens qui unissaient, avant le drame, Sa Sainteté le Dalai Lama et Shoko Asahara, sachant que le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le dalaï lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise.

Une sorte de "traditionaliste guénonien" un peu trop zélé qui avait pris à la lettre les énormes imbécillités écrites par son maître dans le Roi du Monde !

Il est beau l'héritage de la "Tradition" sacrée orientale !!!

Écrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007

C'est mieux avec l'image !

Respirez bien fort en vous concentrant sur le troisième oeil mais avec un masque, non pas tibétain... mais à gaz !

http://tbn0.google.com/images?q=tbn:GFOAPKFlbudU7M:http://bouddhismes.info/resources

Écrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007

Dzogchen et communisme : même combat ?

Le LTWA de Dharamsala a publié une biographie du trés controversé personnage Gendun Tcheupel (1902-1951). Moine et érudit guélougpa, il quitta le Tibet avant tous ses compatriotes pour explorer l'Inde et l'Asie. Il apprit le hindi, étudia et traduisit de nombreux textes du sanskrit en tibétain. Il est aussi célèbre pour avoir composé sa version du Kâma Soûtra, basé sur ses expériences avec les femmes des diverses contrées de l'Inde... Il fut même emprisonné à Lhassa. Tous le prenaient pour un fou. Il fumait, buvait et semblait ne respecter personne, se livrant à d'interminables diatribes contre les superstitions des Tibétains. Il fut le premier à prendre conscience des limites de la tradition tibétaine, et a comprendre la nécessité d'une approche critique de la tradition. Le maître contemporain Namkhaï Norbou le cite souvent sur ce point (ce qui n'empêche pas Norbou de tirer le bouddhisme dans le sens de l'occultisme... comme d'autres confondent dzogchen et plomberie !). Ils ont deux autres points communs. Le premier est l'attrait pour le marxisme. Norbou a étudié dans des écoles maoïstes avant de rencontrer son maître principal. Il juga d'ailleurs la communauté qu'il dirigeait proche des idéaux communistes. On sait aussi l'intérêt du Dalaï Lama pour la pensée de Marx, qu'il n'a pas hésité à déclarer à plusieurs reprises. Tcheupel, quant à lui, fut accusé d'avoir participé à la création du premier parti communiste tibétain, avant la seconde guerre mondiale ! Ce lien récurrent entre bouddhisme et communisme n'est-il qu'une simple coïncidence ?

Écrit par : Bruno | vendredi, 21 septembre 2007

C'est encore mieux en couleur !

http://www.geocities.com/CapitolHill/Senate/6173/dalaiaum.jpg

Écrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007

Sarin,
J'aime votre perfectionnisme !

Écrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007

Un perfectionnisme inutile hélas!
Nous aurons beau faire Sa Sainteté Le Dalaï Oui Oui est apprécié dans toutes les chaumières de France!
Par les femmes notemment qui voit en lui un homme idéal, c'est à dire doux, courtois, affable et souriant, peu enclin à la mysoginie....



Le mensuel psychologies de février 2007 titre en couverture et publie un dossier sur Quel est votre idéal ? Et ce mensuel réputé, très vendu, considéré par beaucoup comme une référence professionnelle en matière de psychologie, monte au pinacle le dalaï-lama comme "idéal de nos lecteurs".

"Sondage psycho.com L’idéal de nos lecteurs Numéro 1 : le dalaï-lama" Tels sont les titres des pages 122- 123 illustrées d’une belle photo couleur du dalaï-lama, tête baissée, les yeux fermés, en position d’humilité religieuse. Sacrée posture pour une quête d’idéal !

Pourquoi le dalaï-lama ? Psycho.com a "effectué un sondage auprès d’un panel de 4000 internautes sur son site internet". A la question "Citez une personnalité qui vous inspire dans votre quête d’idéal", qui a bénéficié du plus grand nombre de réponses ? le dalaï-lama. C’est évidemment du bidon. Il est probable que des adeptes du boudhisme tibétain se sont donné la consigne de répondre au sondage ; aussi, le bouddha lui-même arrive dixième de ce hit parade, juste après Jésus-Christ (8ème) et l’abbé Pierre.

Quel commentaire peu scientifique en tire le magazine sous le titre "INSPIRES PAR DES FIGURES SPIRITUELLES" ? " Ce sont des personnalités du présent, le plus souvent de grandes figures spirituelles qui sont mentionnées : le dalaï-lama, un sage qui a su attirer l’attention du monde sur le sort du peuple tibétain ; Gandhi, l’apôtre de la non-violence ; puis Mère Teresa (3ème), soeur Emmanuelle (4ème), l’abbé Pierre (9ème). La sympathie se porte ensuite vers des figures totalement investies dans la cause pour laquelle elles se battent : Nicolas Hulot (5ème), Simone Veil (6ème) et Martin Luther King (7ème)".
Il n'en ai pas de même dans son pays, où selon un sondage à Lhasa
la popularité du Dalai Lama en exil à l'étranger a connu une grande chute!
Répondant à la question « Comment jugez-vous l'image du Dalai Lama », 86% des personnes interrogées estimaient qu'il est un « scissionniste » ou « politicien.» 4% le considéraient toujours comme le « chef religieux » et le même nombre disaient qu'il est « le Dieu » ou « le Bouddha vivant.» Seuls 6% refusaient de répondre aux questions.

Écrit par : : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007

Et voilà que l’on reparle du « Roi du Monde » et où de manière étrange surgit une nouvelle fois la question du Kalachakra tantra !

Malheureusement pour Sa Sainteté, outre ses relations encombrantes, une autre information embarrassante montre qu'il existe bel et bien un contentieux spirituel entre le lamaïsme et les religions d’origine sémitique (principalement judaïsme et christianisme), réduisant à néant les thèses naïves au sujet de "l'unité transcendantes des religions".

Le texte du bouddhisme tantrique de Kalachakra met en effet en scène une confrontation à venir entre disciples bouddhistes de Raudra Chakri, supposé devenir le futur souverain Kalkin du royaume de Shambhala, et leurs "ennemis" supposés, identifiés comme disciples de Yahvé et de Jésus, ce qui pourrait expliquer les attitudes hostiles de nombreux partisans du bouddhisme à l'égard de la Bible.

On trouve trace de cette idéologie somme toute guerrière dans l'eschatologie apocalyptique du tantra de kalachakra texte tenu en haute estime par les adeptes du tantrisme.

Qu’en penser ? Alexander Berzin, qui a longuement travaillé aux archives tibétaines à Dharamsala, et qu'on ne peut pas soupçonner d'être hostile aux croyances et aux contenus du tantra de Kalachakra y a consacré en effet des pages attentives sur son site. On découvre que le dalaï lama est le plus fervent maître du Kalachakra tantra, puisqu'il propose son mandala de sable et son initiation aux quatre coins du monde depuis de nombreuses années.

Or on s’aperçoit, que non seulement ce texte recèle des accents anti-chrétiens et anti-judaïques aisément identifiables, mais aussi avec stupeur que le texte rituel propose, après les initiations publiques, la possibilité de visualiser ou de réaliser dans la chair des initiations dites secrètes à fort contenu sexuel (explicite ou visualisé, les deux niveaux sont possibles).

Il semble bien que la condamnation par sa sainteté des pratiques sexuelles soit donnée en public, et que dans la sphère intérieure de l'initiation secrète de kalachakra, ce soit une logique bien plus permissive qui puisse se visualiser, voire s'actualiser selon l'interprétation que le maître et ses disciples en font.

Le tantrisme yoguique a de profondes racines sexuelles, et cela ne devrait pas surprendre. Mais ce n'est pas inutile de rappeler qu'entre le discours pudique voire moralisateur et les textes traditionnels des initiations tantriques, dont sa sainteté est détenteur de la transmission, un décalage peut exister.

Nos amis d'outre Atlantique appelleraient peut-être cela "double standard"...

Écrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007

Nathanaël vous aimez les précisions, vous adorerez découvrir sa Sainteté dirigeant le rituel de Kalachakra assis sur deux swastikas de célèbre mémoire !


http://tbn0.google.com/images?q=tbn:JenpBhyGxHcXHM:http://www.trimondi.de/Kalachakra

Écrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007

Cela vous étonne Nathanaël ? Sachez que le Tantra de Kalachakra était un thème de recherche particulier dans l’Ahnenerbe SS.
La vision de Shambhala inscrite dans le Tantra de Kalachakra est devenue un thème mythologique central du néo-nazisme religieux.

Une grande partie des thèmes traités dans le Tantra de Kalachakra (vision cyclique du monde, Roi du Monde, utilisation d’armes miraculeuses, rituels magico-sexuels, etc.) sont des thèmes centraux du fascisme religieux.

Le Tantra de Kalachakra est dirigé contre les religions monothéistes d’origine sémitique, et fut pour cette raison utilisé par les milieux radicaux de droite et les milieux antisémites pour une propagande raciste. N'oublions pas les contacts du XIVè Dalaï-Lama, en tant que Maître du Kalachakra du plus haut rang, avec des représentants du fascisme religieux et avec d’anciens SS.

Écrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007

Pourquoi les nazis se sont intéressés au bouddhisme tibétain vous demanderz-vous ? Parce que les idéologues nazis étaient convaincus qu’au Tibet avaient survécu les vestiges d’une race aryenne originelle et ils organisèrent des expéditions pour les retrouver. Ils pensaient que dans les textes du lamaïsme et dans les monastères tibétains était conservée la connaissance des anciens Aryens. Les tibétologues de l’Ahnenerbe SS devaient décrypter cette connaissance par des traductions et par l’analyse des textes.

Les tibétologues SS étaient fascinés par le caractère magico-occulte de la culture lamaïste. Certains occultistes à l’intérieur de l’Ahnenerbe SS croyaient même être en contact psychique avec les lamas tibétains. Ainsi, les deux chefs de l’expédition SS au Tibet, Ernst Schäfer et Bruno Beger, se sentirent particulièrement attirés par les aspects morbides et guerriers du bouddhisme tibétain, et l’Himalaya fut un objectif de conquête privilégié de l’alpinisme SS.

Écrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007

Agarttha,

Etonné ? Oui, quand même !
Je n'ai jamais été attiré par le bouddhisme. Dans leurs divinités, j'avais bien perçu des références au monde intermédiaire dont on connait tous les dangers.
Certaines réflexions du Dalaï Lama m'ont souvent laissé perplexe.
Mais tout à coup, apprendre l'histoire de cette tradition par Zacharias, les péripéties fascisantes et anti chrétienne. Ajouter à tout cela les partouzes, les viols et autres amusements!!
Quand je pense que bon nombre de nos contemporains disent qu'il manque tout cet exotisme à la chrétienté et qu'il faut chercher en Orient le complément indispensable à notre voie !

En tout cas, je félicite tous les intervenants à ces commentaires et je me dis que Zacharias semble avoir ouvert une petite brèche qui permet à bon nombre d'internautes de dire ce qu'ils ont sur le coeur.

Écrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007

Les adeptes bouddhistes occidentaux déçus, trompés, abusés, détruits, ou les familles de ces victimes, pourront se sentir un jour sans doute encouragés à faire entendre leurs voix.

Pourront-ils collectivement demander réparation pour les dommages qu’ils ont subis ? En effet, il n’est pas impossible qu’à l’échelle de quelques décennies on en entende parler, tant les prises de conscience sont aujourd’hui rapidement en marche dans la société de l’Internet et de la circulation tous azimuts de l’information comme le démontre cette note.

Un bon connaisseur des milieux bouddhistes suggérait discrètement que les « arnaqués du dharma » (ce sont ses mots) qui ont travaillé des années durant sans contrepartie pour les oeuvres et le prestige de certaines communautés puissent ainsi se regrouper pour faire valoir leurs droits.
N’ayant pas cotisé aux caisses sociales, mutuelles et de prévoyance pendant toutes ces années de labeur gratuit - c’était le sacerdoce qu’on leur proposait alors - certains se retrouvent sans ressources à la veille de l’âge légal de la retraite.

Pourquoi ne pourraient-ils pas demander à être indemnisés pour ne pas regretter d’avoir tant donné, comme le leur demandent les maîtres ?

Ces derniers mènent aujourd’hui, en tant que lamas "adulés" entourés de jeunes femmes aux doigts habiles pour l’exécution de certains "mudras spéciaux" et à la croupe ondulante et relativement accueillante, une vie de PDG de société, tandis que parmi leurs anciens bénévoles, âgés désormais, donc inutiles, d’autres sont en dessous du seuil de pauvreté et qu’en plus ils n’ont jamais atteint
« l’éveil spirituel » qu’on leur avait tant fait miroiter…ou que leur lecture des auteurs traditionnels avait induit en erreur.

Écrit par : Pascal | vendredi, 21 septembre 2007

Félicitations pour avoir eu le courage de cette note. Ce que dit Zacharias des nouveaux maîtres bouddhistes n’est pas faut et correspond bien à la réalité scandaleuse des faits.

Extrait d’une analyse de Marc Bosche :

« Les nouveaux maîtres nous ressemblent beaucoup, et parfois jusqu’à la caricature... Avec lunettes de soleil, voyages en classe affaire, séjours dans les hôtels cinq étoiles et carte American Express Gold… Certains ne peuvent plus nous faire croire désormais qu’ils sont des ermites illuminés sortant de leur grotte.

D’autres sont devenus des experts du marketing spirituel et de sa jet-set internationale. D’autres encore s’affichent sur leur blog au guidon d’une Harley Davidson, comme ce moine, supérieur d’une congrégation religieuse européenne.

Les communautés changent rapidement pour fédérer les disciples.
En l’absence d’exemples rassurants, de vrais guides de vie, d’exemplarité vivante et quotidienne, certains des sympathisants les mieux informés désertent aujourd’hui leurs enceintes devenues vides de l’ancienne sagesse. Beaucoup des anciens, les plus expérimentés, l’ont déjà fait, discrètement et sans commentaires.

Dans cette désaffection, la tentation pour des communautés est devenue très forte de restructurer le bouddhisme comme une idéologie, comme une rhétorique, afin de rencontrer le marché émergent des adeptes des nouveaux mouvements religieux, c'est-à-dire un public moins informé, plus crédule et en recherche d’une autorité plus que d’une découverte personnelle. Les écoles de ce « néo bouddhisme » pêchent aujourd’hui les adeptes sur le même marché que les sectes, celui de la soumission à l’autorité. »

Écrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007

Toujours du même dont les propos sont remarquables de lucidité :


« Le bouddhisme est en réalité une industrie, une industrie du virtuel pourrait-on écrire. Elle serait régie par des lois économiques plutôt que morales ou spirituelles. Elle mettrait en oeuvre une technologie de l’assujettissement des personnes au travers d’un système de moyens subtils, issus d’une antique expérience religieuse bouddhiste mais aussi tantrique.

Cette sujétion passerait par des effets spéciaux agréables. Elle rendrait les adeptes dépendants de sensations psychosomatiques souveraines, obtenues par d’intenses répétitions rituelles, mais aussi au contact de ces groupes, de leurs figures d’autorité et de leurs mises en scène spirituelles.

La pratique du tantrisme bouddhique sans ses meilleurs yogis peut être le support de nombreux dérapages néo bouddhistes.

En voici quelques-uns :

La clef du néo bouddhisme est de susciter une émotion spirituelle, une sensation très recherchée par les Occidentaux en mal de spiritualité.

Les nouveaux adeptes prennent ce transport agréable pour une sorte de preuve de l’efficacité spirituelle de cette voie.

L’émotion spirituelle peut être ainsi produite par le groupe mais elle ne cesse pas pour autant lorsque le disciple rentre chez lui.

Là, lorsque la personne est loin du temple, la répétition de prières et de formules convenues prend le relais de la présence physique communautaire et de ses figures d’autorité.

L’adhésion des disciples est intensifiée à dessein en faisant de sa dévotion au(x) gourou(s) de l’institution une des bases de son nouveau lien social. C'est-à-dire qu’il est offert au disciple de se dédier à tout instant, mentalement, émotionnellement et activement au maître et à ses assesseurs, en affirmant que ce sacrifice (appelé
« offrande corps, parole, esprit » dans certaines écoles) est indispensable à l’apprentissage de la pratique du bouddhisme. »

Écrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007

Il est quand même intérressant de noter que les occidentales qui se veulent libres, qui poussent des cris d'orfraies lorsqu'il est question du port de la mantille pour assister aux messes en latin, qui se promènent à moitié à poil, n'imaginant pas une seconde rester à la maison pour faire la "popote", n'hésitent pas à se raser les cheveux, à se prosterner devant les lamas, à travailler dur dans les cuisines, séparées des hommes, habillées jusqu'au cou...
Dans le même ordre d'idées imaginons un instant que certaines initiations sexuellles soient proposées par des prêtres catholiques?
Sans aller si loin, quand on connaît l'ambiance libidineuse qui règnent dans les stages, les formations, rencontres etc. on imagine déjà le tolé général si un prêtre avait "des gestes ".

Écrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007

Je ne savais pas que l'ancienne Chartreuse de Saint Hugon abrite l'institut Karma Ling!
J'ai regardé les photos ça fait mal!

Est-ce que nos érudits pourraient m'éclairer sur le rapport entre le marxisme et le bouddhisme?

Écrit par : Georges | vendredi, 21 septembre 2007

Les liens entre nazis et bouddhisme ne sont pas surprenants.

Dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres le bouddhisme n’était pas une excentricité, ni quelque chose d’inconnu : depuis 1924 existait à Berlin le groupe bouddhiste pratiquant de Paul Dalke.

A la même époque Heinrich Walter comparait le Vedânta à l’œuvre de maître Eckhart dans un ouvrage paru en 1928. Walter, collaborateur d’Othmar Spann, était un Allemand des Sudètes. Quelques années auparavant, en 1921, ils avaient lu et abondamment commenté le livre de la tradition tibétaine « La voie vers Shamballa », édité à Berlin.

Toujours à la même époque, Karl Friedrich von Dürkheim, aujourd’hui mondialement connu pour ses livres sur le bouddhisme, le Zen et la méditation pour les Occidentaux, combattait dans les corps francs de la Baltique alors qu’il connaissait déjà assez bien le bouddhisme, tandis qu’Eugen Herrigel et son épouse, auteurs respectivement de « Le Zen dans le Tir à l’Arc » et « La Voie des Fleurs », préparaient leurs valises pour partir au Japon. Des années plus tard, un juif, Gershom Scholem, rappellera que Herrigel était affilié au NSDAP... Les doctrines bouddhistes étaient vivantes et agissantes dans l’Allemagne pré-hitlérienne et, d’une manière ou d’une autre, influencèrent le mouvement et certaines de ses orientations ultérieures ; nous faisons allusion aux travaux de l’Ahnenerbe.

Dans l’Ahnenerbe passèrent les plus brillants chercheurs et intellectuels allemands qui décidèrent de collaborer avec le régime national-socialiste, une bonne partie d’entre eux était familiarisés avec les doctrines bouddhistes et celui-ci n’était pas inconnu à l’époque de Weimar.

La thématique étudiée par certains départements de l’Ahnenerbe devait inévitablement conduire à une conclusion : alors que la Tradition était morte en Europe et que ne subsistaient d’elle que des vestiges anthropologiques et archéologiques, elle vivait encore en Orient et au Tibet plus que dans tout autre lieu.

N’importe quel étudiant de première année d’anthropologie est capable de remarquer les similitudes surprenantes entre les plus vieilles légendes nordiques et les croyances qui se maintiennent encore aujourd’hui au Tibet, l’une d’entre elles étant l’existence réelle du « chakravarti », le « Seigneur de la roue », également présent dans la tradition européenne sous le nom de « Roi Pêcheur » ou « Roi du Monde » . Si on voulait effectuer une recherche sérieuse sur les légendes européennes, il fallait forcément aller là où elles étaient les plus vivantes.

Mais ce n’est pas tout. Savitri Devi – néo-nazie européenne mariée à un brahmane – rappelle que cette expédition au Tibet ne fut pas la seule chose que les scientifiques nazis effectuèrent en Extrême-Orient. Ils multiplièrent aussi, nous dit-elle, les contacts en Inde avec les représentants des hautes castes, contacts dans lesquels son propre conjoint eut un rôle prépondérant, par le truchement de l’ambassadeur [d’Allemagne] von Salzman.

Dans « Souvenirs d’une Aryenne », Savitri Devi écrivit :
« ... l’aspiration de Hitler était de renouer le contact avec la tradition à laquelle l’Inde était fidèle ».

La question est donc : est-ce un hasard si un secteur du régime nazi (les SS) eut l’intention d’obtenir une légitimation qui serait supérieure à la légitimation populaire et plébiscitaire ?
Est-ce un hasard si ces mêmes secteurs recherchaient la légitimation du « Roi du Monde » ? Ou autrement dit : conscients que la tradition aryenne avait été perdue en Occident, allèrent-ils au Tibet pour tenter d’injecter dans le tronc desséché de la tradition occidentale la sève vive qui existait encore dans l’Orient lointain ? Est-ce possible ?



Parmi tout ce que Schaeffer rapporta en Allemagne, une chose mérite d’être soulignée avant toute autre : le rituel du Tantra de Kalachakra et un dossier exhaustif sur cette initiation tantrique... le premier matériel documentaire qui parvint en Occident sur ce thème.

Quant au Tantra de Kalachakra et son initiation ce n’est pas n’importe quel rituel parmi l’ensemble florissant du bouddhisme tibétain. C’est l’« initiation suprême », celle qui « assure la renaissance dans Shambala » au moment de la bataille finale contre les forces du Mal. Un thème semblable se rencontre dans la mythologie germanique dans l’épisode du Ragnarök : Odin est à la tête de ses troupes composées des âmes des guerriers les plus héroïques tombés sur le champ de bataille et marche avec eux vers la bataille finale.

Ce qui est réellement surprenant dans le cas du Tantra de Kalachakra, c’est que s’agissant de l’initiation suprême du bouddhisme tantrique, elle peut être administrée à n’importe qui, même s’il n’a pas été préalablement initié dans cette école traditionnelle : c’est une initiation pour profanes. Mais ce n’est pas tout, il s’agit d’une initiation propre à la caste guerrière. Elle est intimement liée à la légende de Gesar de Ling.

Un lama tibétain, Chögyam Trungpa, nous l’explique : « Gesar de Ling vivait à peu près au 11ème siècle et était le roi de la province de Ling, dans l’Est du Tibet. Au terme de son règne, les histoires et les légendes sur ses réalisations en tant que guerrier et dirigeant se répandirent dans tout le Tibet et finirent par former la plus importante épopée de la littérature tibétaine. Certaines légendes affirment que Gesar de Ling reviendra de Shambala à la tête d’une armée, pour vaincre les forces de l’obscurité dans le monde ».

Dans tout l’Occident la même légende se répète : celle d’un roi – le « roi caché » – qui se dissimule dans les entrailles de la terre ou en haut d’une montagne, en tout cas, dans un lieu inaccessible, et qui reviendra seulement au jour de la bataille finale pour se tenir à la tête de ses troupes. Dans le cas de Gesar de Ling, il se cache dans Shambala.

Selon Trumgpa Rinpoche : « Chez les Tibétains existe la croyance populaire qu’il est encore possible de parvenir au royaume de Shambala, dissimulé dans quelque vallée lointaine dans un recoin des Himalayas. Il y a aussi un certain nombre de textes bouddhistes qui donnent des instructions détaillées, mais obscures, sur la manière d’arriver à Shambala ». Pour Trumgpa Rinpoche, Shambala existe réellement, il ne s’agit pas d’un pays imaginaire ou d’une simple légende moralisatrice. Un ami anglais de Rinpoché raconte comment le lama en état de méditation profonde pouvait voir l’image de Shambala dans un miroir. Pendant l’été de 1979, Chögyan Trungpa Rimpoche et Osel Tendzin dirigèrent un séminaire au Colorado sous le titre « Le guerrier de Shambala ».

Les SS, un ordre guerrier, partirent au Tibet à la recherche d’une initiation guerrière : non de quelque chose qui serait pure littérature ou histoire fanée, mais réalité opérative. Et s’il faut rappeler que le nazisme n’est pas « le guénonisme plus les divisions blindées », il est certain que certains membres de l’Ahnenerbe connaissaient les thèses d’Evola et de René Guenon, et étaient en accord avec l’analyse « traditionaliste » effectuée par ces deux penseurs : la tradition est quelque chose de vivant et si dans un lieu géographique elle meurt ou s’éteint il faut rallumer le feu sacré en prenant la flamme d’un autre feu sacré encore vivant. Et les SS trouvèrent ce feu au Tibet : ils identifièrent leurs idéaux guerriers avec les traditions relatives au « roi du monde » et à « Shambala » et les unirent à elles.

Écrit par : Aloïs | vendredi, 21 septembre 2007

Mein Kampf en tibétain

Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un intellectuel d'une intelligence impressionnante qui cherchait à réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»

Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet.

Tibétains en uniforme allemand

Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire. C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier.

Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.

Écrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007

Aujourd'hui, alors que les Tibétains sont exilés et exterminés, leur cause devrait être soutenue par tous les nationalistes «völkisch», de même qu'autrefois les Tibétains eux-mêmes donnèrent leurs vies au service du «dharma völkisch», depuis leur lointaine patrie, jusqu'aux steppes russes et aux ruines fumantes de Berlin.

Écrit par : Othmar | vendredi, 21 septembre 2007

"Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance."


Restif est-ce possible de citer vos sources?

Écrit par : Vincent | vendredi, 21 septembre 2007

Dommage la petite suite d'ici se serait bien amusée, il y a deux ans de cela, quand Marc Bosche avait ouvert son forum. Il y avait, avec les conflits internes et les menaces en live de surcroit de la part de son propre modérateur, de quoi, il faut dire, ravir les amateurs de sensations fortes......
Quoi qu'il en soit, cela fait un moment que tout cela s'est vu dévoilé au grand jour, vous avez un temps de retard.

Écrit par : Mama BéaT | vendredi, 21 septembre 2007

Il est évident, même si cela peut surprendre, que la philosophie guerrière des Samouraïs (le Bushido) fascinait les SS. Himmler écrivit la préface d’une brochure sur les Samouraïs, laquelle fut distribuée en 52.000 exemplaires dans la Schutz Staffel.De la sorte, divers thèmes de la tradition samouraï seront intensément débattus dans la SS.

Des nippologues allemands et des germanistes japonais effectuèrent une étude « théologique » comparée du « principe du chef » national-socialiste et de l’ « empereur divin » shintoïste. Ceci expliquant pourquoi les spécialistes allemands du bouddhisme Zen, Eugen Herrigel et Karlfried Dürckheim, tentèrent de combiner la philosophie Zen et le national-socialisme.

Écrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007

Quel discours édifiant pour un « Eveillé », ce que fut regardé comme tel Harada par ses disciples :

"Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux ! ou de tirer : bang, bang !
C'est là la manifestation de la plus haute sagesse de l'éveil.
L'unité du Zen et de la guerre [...] se propage jusqu'aux confins
de la guerre sainte qui est maintenant en cours."

Harada Daiun Sogaku (1939)

Écrit par : Sogaku | vendredi, 21 septembre 2007

Le Zen en Guerre (Zen at War) est un livre courageux et très bien documenté de Brian Victoria, un moine occidental Zen Sôtô qui travaille à l'Université d'Auckland. Victoria révèle l'histoire de la collusion des institutions du Zen japonais et de la machine de guerre impériale, de la fin du XIXe siècle jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.

Il raconte en détail comment d'éminents maîtres zen ont perverti les enseignements bouddhistes pour encourager l'obéissance aveugle, le meurtre irresponsable et la dévotion totale à l'empereur. Les conséquences en furent catastrophiques et on peut encore aujourd'hui en ressentir l'impact La plupart des bouddhistes occidentaux trouveront cet exposé dérangeant pour le coeur et pour l'esprit. Des maîtres zen éveillés qui s'engagent en faveur de la guerre, voilà qui contredit tout ce que nous connaissons des enseignements du Bouddha.

Après la guerre, la tradition zen japonaise, tout comme le pays lui-même, se réfugia dans une amnésie collective sur sa complicité dans la guerre. De sorte que plus de cinquante ans d'histoire du Bouddhisme ont été occultés de la scène publique ainsi qu'aux Japonais eux-mêmes.

Écrit par : Dinomuty | vendredi, 21 septembre 2007

On reste interdit devant le fait que Sawaki Kôdô (1880-1965), grand réformateur du zen japonais, le maître de Taisen Deshimaru qui fut à l’origine de l’implantation du Zen en France, reconnu comme l'un des grands patriarches zen de ce siècle, puisse apparaitre dans le livre de Victoria comme un propagandiste fervent de la guerre.


Servant comme soldat en Russie, il rapportait joyeusement comment lui et se camarades s'étaient "régalés à tuer des gens". Plus tard, en 1942, il écrivit : "Il est juste de punir ceux qui dérangent l'ordre public. Que l'on tue, ou que l'on ne tue pas, le précepte qui interdit de tuer [est préservé]. C'est le précepte qui interdit de tuer qui tient l'épée. C'est ce précepte qui lance la bombe."

Le "précepte lance la bombe" ? Voilà un étonnant abus de langage zen. Kôdô plaidait aussi, comme le firent d'autres maîtres zen, que si l'on tue sans penser, dans un état de non-pensée ou de non-égo, cet acte est alors une expression de l'éveil. Pas de pensée = pas d'esprit = pas d'égo = pas de karma. Dans cette bizarre équation, les victimes sont toujours oubliées, comme si elles étaient hors de propos. Tuer n'est que l'expression élégante d'un kôan. Lorsque le colonel Aizama Saburo fut jugé pour avoir tué un autre général, en 1935, il témoigna : "J'étais dans la sphère de l'absolu, il n'y avait ni affirmation, ni négation, ni bien, ni mal."

Cette approche du Zen est en fin de compte un narcissisme pervers, voire du nihilisme.

Écrit par : Zig-zag | vendredi, 21 septembre 2007

Le Bouddhisme est devenu une religion d'état au Japon à l'époque Tokugawa (1600-1868). Près d'un demi-million de temples furent construits. Le sacerdoce bouddhiste devint un instrument dans les mains du gouvernement féodal. Chaque foyer devait être affilié à un temple local. Une telle opulence et un tel pouvoir ne furent pas sans conséquence. Au début de l'ère Meiji (qui commença en 1868), on assista à une montée d'un vaste ressentiment populaire anti-bouddhiste. Une campagne nationale pour éradiquer du Japon cette "religion étrangère" et pour y réinstaller le Shintoïsme comme seule véritable tradition japonaise fut entreprise.
Des milliers de temples furent fermés, des statues furent mises à bas et les moines contraints de retourner à la vie laïque. La seule manière qu'avait le Bouddhisme institutionnel de survivre fut de s'intégrer au nouveau système impérial. Selon Victoria, sous la bannière du Shinto, l'empereur était vénéré comme un dieu vivant - "la sagesse sans ego de l'univers". La loi impériale et le Dharma furent considérés comme identiques - "Zen de la Voie impériale" par opposition au "Zen de la Voie du Bouddha". Particulièrement, l'empereur remplaçait le Bouddha, la loyauté et l'esprit japonais le Dharma, et la nation, la Sangha. Les enseignements zen furent adaptés pour se conformer à la nouvelle tradition. Un fameux "soldat zen" écrivit : "Ne recherchant rien, vous devrez simplement rejeter complètement le corps et l'esprit et ne faire qu'un avec l'Empereur."
Au début du siècle, le Japon sortait de plusieurs siècles d'isolement. D'une certaine façon, cet esprit de la guerre a débuté en 1894 pendant la guerre sino-japonaise, avec les victoires japonaises en Chine et en Corée puis avec les succès ultérieurs de la guerre russo-japonaise (1904-1905). L'orgueil national du Japon s'est infatué. Il a cherché à devenir une "Nation de première Classe" - une puissance mondiale moderne qui pourrait contrer l'expansion occidentale et créer son propre empire en Orient. L'isolation de cette nation insulaire a engendré une arrogance omniprésente. Le Japon se voyait comme divin, racialement et culturellement supérieur, "sans défaut" et "le seul pays bouddhiste". Les non-Japonais était appelés "jama gedo" - des païens insoumis. Le Japon était en train de "sauver l'Asie", répandant le pur japonais, le "Yamato damashii", qui prenait des allures cosmiques.

Écrit par : Jama-gedo | vendredi, 21 septembre 2007

Il est difficile de comprendre pourquoi des maîtres aux titres ronflants et aux longues années de pratique se comportent de manière aussi médiocre, misérable, mesquine, vicieuse, égoïste, égotique, malhonnête et destructrice ? Le Sûtra de l'Estrade lui-même dit que : "Si nous ne la [la sagesse] mettons pas en pratique, elle n'est plus qu'illusion et fantasmagorie."

Écrit par : Born | vendredi, 21 septembre 2007

Vous êtes bien naïfs Born, les illusions, profondément enfouies comme les désirs, l’envie, la pulsion sexuelle, la haine et l'amour-propre ne peuvent être surmontées par l’assise silencieuse, les mudras ou les visualisations - il n’y a que les irrémédiables crétins de votre espèce qui imaginent pouvoir, à la force de leur zazen ou des cérémonies tibétaines, déraciner les poisons. Cette idée d’une libération obtenue par la pratique, ou d’une disparition des illusions par la mise en œuvre de techniques, idée complaisamment gravée dans la tête sans intelligence des occidentaux qui ont malheureusement perdu toute mémoire de ce que signifient sur le plan spirituel les conséquences du péché originel, est une plaisanterie grotesque !

Écrit par : Zig-Zag | vendredi, 21 septembre 2007

Un des phénomènes les plus surprenants du bouddhisme occidental vient du fait que les disciples naïfs, idéalisant leurs « gurus » pudiquement baptisés aujourd’hui « amis spirituels » (sans rires !), considèrent les comportements de leurs maîtres comme dépassant toute critique, attitude irréaliste qui eut des conséquences terribles dans toutes les branches de la pratique en Occident.

Le cas de June Campbell, cité par Zacharias, pour être emblématique et vraiment scandaleux, est loin d’être isolé. Depuis 1975 et encore jusqu'à aujourd'hui, plusieurs scandales se sont succédé par exemple dans les grands centres zen aux USA, révélant que plusieurs maîtres zen avaient abusé sexuellement et financièrement pendant des longues périodes plusieurs de leurs disciples.
La liste diffusée est impressionnante et sont impliqués : les enseignants de la Zen Studies Society (New York), du San Francisco Zen Center, du Zen Center of Los Angeles, du Cimarron Zen Center (Los Angeles), du Kanzeon Zen Center (Bar Harbor, Maine) du Morgan Bay Zendo (Surry, Maine), du Providence Zen Center et du Toronto Zen Center.

Ce sont là parmi les centres les plus importants et influents. Dans la plupart des cas, les scandales ont persisté pendant des années, ou n'ont semblé prendre fin que pour continuer à nouveau. Par exemple, dans l'un de ces centres, des scandales sexuels se sont reproduits pendant environ vingt-cinq ans avec le même maître, auxquels ont été mêlées plusieurs femmes. Ces scandales ont été omniprésents et persistants, et ont affecté presque tous les grands centres zen américains.

Il faut souligner que ces problèmes révèlent que derrières les robes monastiques, les poses hiératiques des maîtres aux cranes tondus campés dans une impassibilité distante, attitudes qui font toujours leur petit effet sur les gogos, nous nageons en plein abus de pouvoir et dans la tromperie et l'exploitation les plus abjectes.

Ces affaires se sont poursuivies dans le secret ou ont même été publiquement niées. Les disciples impliquées ont souvent été poussées à mentir par leur maître au sujet de la nature de leur liaison. Parfois, le maître a prétendu qu'une expérience sexuelle aurait fait avancer le développement spirituel de sa disciple. Après leur découverte, un maître a justifié ses multiples liaisons sous le prétexte qu'elles étaient nécessaires pour renforcer le centre. Les femmes impliquées dirigeaient des centres dépendant du sien, probablement le fait d'avoir une liaison secrète avec le "maître" leur aurait-il permis d'approfondir leur compréhension et leur pratique.
Les abus de pouvoir de ces hommes ont eu des effets plus importants dans presque tous les cas. Les disciples impliquées ont souvent été anéanties en comprenant qu'elles avaient été utilisées par la personne même en qui elles avaient le plus confiance. Certaines ont dû recourir à la psychothérapie pendant des années. Il y eut des dépressions et des mariages brisés. Des centres zen se déchirèrent entre factions, ceux qui déploraient l'inconduite du maître et ceux qui la niaient ou l'excusaient. Les défenseurs, lorsqu'ils ne niaient pas froidement ce qui s'était passé, l'expliquaient comme étant la "folle sagesse" du maître. Le plus souvent ils blâmaient la victime ou s'en dédouanaient en déclarant qu'un maître n'est pas parfait. Une autre explication voulait que le disciple n'avait pas bien encore compris l'enseignement.

En fin se lève un voile insupportable sur la plus grande escroquerie spirituelle que représente la mensongère sagesse soi-disant dispensée par le bouddhisme !

Écrit par : Hector | vendredi, 21 septembre 2007

Sachez Born, que la plupart des petits maîtres occidentaux (eurolamas ou maîtres zen) auto-proclamés transmetteurs du « dharma », sont loin d'êtres des Bouddhas pleinement éveillés, mais sont bien plutôt des requins très malins surfant avec une aisance remarquable sur la crédulité et l’état de grande désorientation psychologique et spirituelle de leurs disciples.

Écrit par : Harbor | vendredi, 21 septembre 2007

Nathanaël parlait plus haut de sa déception lors de son séjour à Karma-Ling, on apprend que l'Institut a été fondé en 1980 par Lama Denis Teundroup. La "légende dorée" de l'endroit tend à faire de Lama Denis un découvreur de Kalou Rinptoché.
Lama Denis, qui est issu d'une famille bourgeoise assez aisée, se destinait à la médecine et il a bifurqué vers le métier de "gourou" dont la vogue s'est développée après les déceptions engendrées par Mai 68. Notons seulement que son succès ne semble pas s'être démenti. La nature ayant horreur du vide, Lama Denis exerce actuellement son magistère jusqu'en Russie ex soviétique.

L'Institut Karma Ling doit également sa réputation de citadelle intellectuelle au zèle du très guénonien, bien que psychanalyste croyant en la transmigration, Dr Schnetzler. Puisqu'il est censé être passé par Guénon et l'avoir indiqué à son ex-gendre, on ne s'explique pas comment il a pu se laisser fasciner par les thèmes en rapports avec ces fameuses "réincarnations" que le monde nous envie mais le fait est que de notre point de vue son dernier livre, loin d'avoir clarifié la question, l'a singulièrement embrouillée à cause d'un abus de phénomènologie dont il se semble pas s'être détaché.

Nous avons de bonnes raisons de pense que l'intérêt marqué par les fondateurs pour l'oeuvre René Guénon n'a jamais été ni très conséquente ni très sincère. Nous y voyons plutôt une tentative de récupération qui a servi a façonner adroitement l'image de marque du centre. Citadelle intellectuelle, il s'est singularisé en abritant un Groupe de Recherches du Dharma, ce GRD que les résidents avaient surnommé Groupe de rescapés du Dharma pour se moquer des psychanalystes abscons qu'il abritait.

La grande trouvaille publicitaire de Lama Denis Teundroup aura consisté à organiser différents colloques pour regrouper chrétiens et bouddhistes. Depuis les "mômeries" d'Assises, on est oeucuménique ou on ne l'est pas... Néanmoins, il faut croire que les péchés de Karma Ling n'étaient pas si graves puisque la chartreuse n'a pas connu de tremblements de terre... Il est cependant assez malaisé de tirer un bilan de ces sortes de bavardages et l'on notera finalement que cette mode des colloques interreligieux aura finalement achoppé sur le seul projet intéressant de la série: personne ne s'étant senti de taille à gloser sur le thème Trinité et trikayas, le projet fut abandonné après deux réunions demeurées infructueuses.

Écrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007

Le Dr Schnetzler cité par Zak finit par proposer son livre, "De la mort à la vie" (Dervy) comme pouvant servir à un rapprochement entre la vision chrétienne de l'au-delà et celle du bouddhisme en insistant sur le fait qu'il prêche plutôt la voie paisible de la libération progressive allant jusqu'à comparer le Bouddha à un professeur soucieux de faire réussir les cancres plutôt que les élèves doués.

C'est oublier le fait que le christianisme est intervenu dans un temps de crise. Le cycle qui s'achève n'est pas un cycle banal. Il implique de nouveaux cieux et une nouvelle terre.

Sans aller jusqu'à parler d'apocatastase, il va sans dire que le temps presse et que l'on ne peut pas se permettre de rater la diligence. Il faut également insister sur le fait que le christianisme envisage lui-même une "libération progressive". Le paradis des chrétiens n'est pas une station définitive comparée à ce que l'Islam appelle l'identité suprême.

Cette façon de présenter les choses n'est du reste pas conforme à ce que vivent les Orientaux d'esprit traditionnel car il faut rappeler que pour eux la hantises des "renaissances" est pratiquement égale à la hantise des enfers non point perpétuels mais éternels. Quant au concept de la "libération progressive" tel que l'envisage le Dr Schnetzler, il n'appartient pas au bouddhisme tantrique qui vit la menace du samsara avec acuité. ce serait plutôt une conception propre à la vision fort médiocre de ce "bouddhisme originel" que nous ne sommes pas loin de déclarer foncièrement hérétique.

Le chapitre terminal nous vaut toutes sortes d'affirmations qu'il faudrait pouvoir commenter longuement. C'est ainsi que la remarque au sujet de l'accord entre nos descriptions médiévales de l'enfer et les descriptions hindou-bouddhiques engendre des lieux communs non seulement dérisoires mais également générateurs de scepticisme. En effet, l'on a mis cet accord sur le compte de l'unité du psychisme humain ce qui tend invariablement à ôter à de telles convergences toute espèce de force probante en suggérant la possibilité d'une description purement arbitraire. Fort heureusement, pour un psychologue la force prégnante des bouffées hallucinatoires qu'il peut voir à l'oeuvre chaque jour que Dieu fait, ne permet pas de nier la réalité des souffrances ainsi vécues. L'on aboutit ainsi à une généralisation des états infernaux qui est bien loin de concourir à une banalisation.

Le Dr Schnetzler consent tout de même à reconnaitre que les miracles du Bouddha sont superposables à ceux du Christ sauf sur un point, la résurrection. Dans la foulée, il commet selon nous une erreur en réduisant le sambhogakâya ou "corps de gloire" à un simple corps "subtil". Finalement, l'on pourrait dire que tout en constatant une apparente singularité du christianisme (la résurrection du Christ étant le gage d'une libération définitive ici et maintenant ou du moins à l'issue de cette vie), il n'en tire aucune conclusion vraiment positive en faveur de la pédagogie propre au christianisme.

Ce que nous venons de diagnostiquer nous incite à concevoir les plus vives inquiétudes quand à la destinée posthume de l'auteur. Sans avoir le coeur à le vouer à quelque enfer plus ou moins gratiné, il nous semble que la médiocrité des préoccupations dont il témoigne présentement pourrait bien être la mesure même de ce qui l'attend dans cet autre monde. Nous le verrions fort bien exerçant ses talents de psychiatre dans cet au delà duquel il pourrait un jour nous revenir nanti d'une expérience un peu moins théorique. Mais est-ce bien le moyen d'échapper à ce genre de marécage répétitif? Nous n'en sommes pas absolument certain et c'est bien ce qui nous inquiète pour l'auteur, aussi voulons nous compter plus sur la miséricorde divine que sur sa raison propre.

Écrit par : Jama-gedo | vendredi, 21 septembre 2007

Délicieux la "voie" de l'Eveil :

"Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»

Écrit par : Aloïs | samedi, 22 septembre 2007

Milles pardons, le travail, le merveilleux et affreux travail exhibe ses chaines. Je vois que depuis mes timides rapprochements Bouddhisme /SS l’enquête progresse…
Alors mes sources Vincent, (excellente question, il faut, aussi souvent que possible, donner les sources) : et bien désolé, rien de neuf :, ce que j’ai déjà nommé : Louis Pauwels, Mr Gurdjieff et le grand classique a avoir ouvert les portes de l « ’ésotérisme nazie» ,Le matin des magiciens, de Pauwels et Bergier. Je vais tenter une plongée dans ma bibliothèque (trop à faire pour l’instant,) pour retrouver quelques titres supplémentaires : de mémoire. Serge Hutin, Gouvernant invisible et sociétés secrètes. On en parle dans L’occulte de Colin Wilson. Bref, ça traîne un peu partout. Vous avez provoqué un post géant qui n’est pas dans mes habitudes, tant pis, allons y - c’est parti :
Voilà l’histoire, sorti du bouquin de Pauwels :
"En ce qui concerne Gurdjieff, je n'ai aucune manière de prouver que j'ai raison, sauf que je sais avoir raison. Lorsque je le connus, il y a environ trente ans, au Thibet, il était, outre ses fonctions de précepteur du jeune dalaï-lama, l'agent principal de la Russie au Thibet. Il était de race russe buriate, et bouddhiste de religion. Ses connaissances étaient énormes et son influence a Lhassa considérable, puisqu'il récoltait les tributs des Tartares Baïkals pour le compte du dalaï-lama, et qu'il avait reçu le titre, fort élevé, de Tsannys-Khan-Po. En Russie, il était connu sous le nom de Hambro Akvan Dorzhieff. Pour l'Intelligence Service britannique, il était lama Dorzhieff. Quand nous envahîmes le Thibet, il disparut avec le dalaï-lama en direction de la Mongolie. Il parlait russe, thibétain, tartare, tadjik, chinois, grec, français (avec beaucoup d'accent) et un anglais assez fantaisiste. Quant à son âge, eh bien ! je dirai qu'il était sans âge. Un grand homme., encore qu'il ait patauge dans la politique impérialiste russe, et cela -- je le crois assez volontiers - plus ou moins pour s'amuser. Je rencontrai Gurdjieff quelque trente ans plus tard à un dîner chez un ami commun, John O'Hara, ancien directeur du New York World, à New York. J'étais convaincu qu'il était le lama Dorzhieff. Je le lui dis et il cligna de l'œil. Nous parlâmes en tadjik.
Et allez, soyons fou, deuxième curiosité :

« Il y a quelques années, une réception fut organisée à New York en l'honrieur de Gurdjieff, si je me souviens bien. Beaucoup d'hommes distingués étaient présents et, parmi eux, un écrivain Achmed Abdullah, qui me dit n'avoir jamais vu Gurdjieff et qui se réjouissait beaucoup de le rencontrer. Lorsque Gurdjieff entra, Achmed Abdullah se tourna vers moi et me dit : « J'ai déjà rencontré cet homme. Savez-vous qui il est réellement ? Avant la guerre, il était à Lhassa comment agent du service secret russe. Jetais alors moi-même à Lhassa et nous avons, en quelque sorte, travaillé l'un contre l'autre. » Vous voyez donc que Gurdjieff a touché au cœur même de tout enseignement ésotérique. Certaines personnes prétendent qu'il n'était à Lhassa comme agent secret que pour dissimuler le véritable but de son séjour, qui était d'apprendre les méthodes surnaturelles des lamas. D'autres soutiennent que ses prétendues études ésotériques n'étaient qu'un prétexte derrière lequel se cachaient des activités politiques.[...] »

Pendant qu’on y est, autant aller jusqu’au bout, dans le genre vampires nazis et grand illuminés :
"Gurdjieff s'est toujours refusé à citer les noms des compagnons qui formèrent avec lui le groupe des « Chercheurs de la Vérité » et explorèrent les hauts lieux de la tradition primordiale. Des informateurs dignes d'attention m'assurent qu'un de ses compagnons, au moins, est connu : il s'agit de Karl Haushofer.
Karl Haushofer devait être plus tard le fondateur de la Géopolitique et l'un des idéologues les plus importants du 3ème Reich. On trouve ses traces aux côtés de Gurdjieff au Thibet en 1903, puis en 1905, 1906, 1907, 1908. Il réside ensuite au lapon entre 1907 et 1910.

Les mêmes informateurs me déclarent que Gurdjieff ne perdit jamais le contact avec Haushofer. C'est lui, notamment, qui aurait recommandé à Haushofer, comme représentant de Hitler dans la colonie des Russes blancs résidant en France, le danseur Gitkoff, porté disparu depuis 1945.

C'est lui qui aurait conseillé à Haushofer de choisir pour emblème la svastika inversée.

Haushofer fut le fondateur, en 1923, d'un groupe ésotérique d'inspiration thibétaine. Il fonda ce groupe au moment même où Gurdjieff s'installait en France. L'adjoint de Haushofer fut le docteur Morrel qui devait devenir le médecin personnel d'Hitler et qui, dans cette même année 1923, introduisit le futur chef de l'Allemagne et son camarade Himmler dans ce groupe.

Ce groupe se nommait le « Groupe Thulé ». Les bases philosophiques de ce groupe avaient été puisées dans le fameux livre des Dzyan, grimoire secret de certains sages thibétaine. D'après ce livre, il existe dans le monde deux sources de puissance :

- La source de la main droite vient d'un monastère souterrain, une citadelle de méditation, situé dans une ville symboliquement nommée Agharti. C'est la source de la puissance contemplative.

- La source de la main gauche est la source clé la puissance matérielle. Elle coule dans une cité de surface nommée Shampullah. C'est la ville de la violence, dominée par le « Roi de la Peur ».

Ceux qui obtiennent alliance avec lui peuvent dominer le monde. Par l'intermédiaire (le l'importante colonie thibétaine résidant à Berlin et qui entretenait des relations constantes avec Haushofer le « Groupe Thulé » obtint en 1928 cette « alliance ». Et c'est à cette occasion que l'emblème de la svastika inversée fut adopté. A cette époque faisaient notamment partie de ce « Groupe Thulé » Hitler, Himmler, Goering, Rosemberg et le docteur Morrel, sous l'autorité de Haushofer.

Les membres de ce « Groupe » correspondaient avec Shampullah, avec le « Roi de la Peur » (dénominations symboliques, bien entendu) par deux moyens

Des postes émetteurs et récepteurs électroniques qui les mettaient en contact avec un centre clé renseignements, disons « thibétain » par où parvenaient d'assez précieuses observations sur l'Inde et le lapon.

Une sorte de « jeu » auquel ils se livraient en séance très fréquemment, et dont voici le détail :

Les « autorités », dont Haushofer était le délégué, leur remettaient un code numérique simple relatif aux lettres de l'alphabet. Ils disposaient ensuite d'une équation permettant de transformer ces chiffres selon des paramètres variables. Enfin, pour fixer ces paramètres, on tirait au sort des cartes d'une sorte de tarot thibétain que les collectionneurs d'objets d'Orient connaissent : ce sont des cartes rondes, gravées sur un bois blond et translucide.

C'est à ce « jeu » que se livraient régulièrement, entre 1928 et 1941 au moins, quelques-uns des grands dirigeants du 3ème Reich. Il semble qu'on ait là-dessus quelques documents certains, quelques dépositions irréfutables. Certains de mes informateurs se disent d'ailleurs prêts à confirmer cela publiquement. (L'un d'eux occupe une situation de premier plan dans le monde scientifique.)

On assure que c'est par ce « jeu » que Hitler apprit que Roosevelt allait mourir et la date de cette mort, et qu'il interpréta ce « signe » comme bénéfique pour mille ans, d'où son discours mystique et quelque peu délirant à propos de la mort du président des États-Unis.

On assure que l'une des conditions du pacte conclu entre les membres du « Groupe Thulé » et les « autorités » thibétaines fut l'extermination des Bohémiens. Cette extermination, jamais justifiée dans les textes et les discours officiels, fut entreprise et poursuivie avec un extraordinaire acharnement par Hitler et Himmler qui harcelèrent les chefs de « camps de la mort » pour obtenir des exécutions massives. Selon des chiffres très probables, sept cent cinquante mille Bohémiens périrent.

J'ajoute qu'au moment où les Russes envahissaient Berlin et tout de suite après le suicide de Hitler, mille cinq cents Thibétains et Hindous sortirent en armes dans la ville et se firent tuer.

Enfin, il semble certain que Staline eut connaissance de l'existence du « Groupe Thulé ». (Il avait été le condisciple de Gurdjieff au séminaire d'Alexandropol.) Il déclara en conseil que, selon lui, « il était inconcevable qu'au XXème siècle des chefs d'État se livrent à de telles diableries ».

Au moment où je rédige ce « post-scriptum », l'hebdomadaire communiste français Les Lettres françaises publie deux sonnets trouvés sur le cadavre du fils de Haushofer, assassiné en 1945 par les S.S. dans la prison de Moabit où il était détenu pour avoir participé à l'attentat contre Hitler. Son père, Karl Haushofer, s'est « officiellement » suicidé peu de jours après l'arrestation de son fils, mais on n'a là-dessus aucune certitude.

Un des sonnets du fils, après que j'aie recueilli les informations que je viens de transcrire, m'a vivement frappé. Le voici :

Une légende profonde de l'Orient
Nous raconte que les esprits de la puissance du mal
Sont tenus captifs dans la nuit marine
Scellée par la main prudente de Dieu.

Jusqu'à ce que le sort, une fois par millénaire,
Accorde à un seul pêcheur le pouvoir
De briser les entraves des prisonniers
S'il ne rejette pas aussitôt son butin à la mer.

Pour mon père, le destin avait parlé.
Sa volonté avait jadis la force
De repousser le démon dans sa geôle.

Mon père a brisé le sceau
Il n'a pas senti le souffle du Malin,
Il a lâché le démon par le monde.

NOTE DE L'EDITEUR : Le récit de M. Rom Landau, le témoignage de Abdullah ont été contestés notamment par Mme Alexandra David-Neel qui, dans un article des Nouvelles Littéraires de Paris (le 22 avril 1954), a déclaré qu'il y avait une confusion entre M. Gurdjieff et un lama bouriate du nom de Dordjieff. Par contre, K. M. Panikkar (dans L'Asie et la domination occidentale, citant Bell: Biography of the Dalaï Lama) parle lui aussi d'un moine bouriate nommé Dorjieff qui intriguait au nom du Tsar à Lhassa et ce qui devait par la suite dispenser sa sagesse à Fontainebleau. Le livre de M. Rom Landau, dont nous reproduisons ici un chapitre, ayant paru du vivant de M. Gurdjieff et celui-ci n'y ayant fait aucune objection, nous nous bornons à indiquer les éléments de cette controverse."

Amusant non ? Harry Potter et la Svastika cachée…
Il me semble qu’il est,aussi question de Gu -Gu (sous toutes réserves) dans Jean Robin Hitler , l’élu du dragon (du grand n’importe quoi, hein, faut le savoir). Alexandra Davil Neel, disons le en passant, adorait mentir. Alors, pour la vérité...
Mais il faut savoir qu’il existe, aujourd’hui, toute une nébuleuse pseudo bouddhiste –lamaïste qui se réfère à Gurdjieff, - mouvement OSHO, un faux nez de Bhagwan pour ceux qui connaissent-et c’est assez sérieux pour être noté dans le répertoire des sectes (En quoi le mouvement Osho et le mouvement Gurdjieff c'est blanc bonnet et bonnet blanc (Document PDF) - Etude mars 2004) Et plus généralement, histoire de zieuter un peu les dangers de s’astiquer sur la tradition : gurdgieff, esotérisme, sectes, sciété secrète, quatrième voie )

Je tiens quand même à dire que l’unique historien « sérieux », Goodrick Clark se méfie énormément de ce qu’il appelle le « mythe de l’ésotérisme nazie ». L’ Ahnenerbe s’est occupée d’un peu n’importe quoi. Du Graal (voir la curieuse histoire d’Otto Rhan) aux cathares en passant par le Tibet. Ce n’est certes pas une raison pour les prendre au sérieux. Sinon on finira par croire aux théories d’Horbiger et à la « Terre creuse ». Rappelons que le nommé Guénon est d’une ignorance crasse lorsqu’il ramène Dante a ses obsessions en ignorant totalement ses sources médiévales (CF les 25 volumes des Studia dantesci et André Pezard, notes de la Pléiade) Sur le mythe du Roi du monde, on peut rajouter le vieux Frédéric Barberousse qui attend dans sa caverne, l’Imam caché, le Mahdi ect. Ce sont des éléments morphologiques de mythes. Comme le combat entre deux hommes luttant tout une journée – Roland Olivier/ Robin Petit Jean – qui trouve ses racines dans Gilgamesh – combat Enkidu Gilgamesh.
Les mythes possèdent une symbolique passionnante, mais ne sont pas à prendre au pied de la lettre. (Ouf !)

Écrit par : Restif | samedi, 22 septembre 2007

Jama-gedo,

Il est vrai que le docteur Schnetzler se prétend à la fois chrétien et bouddhiste mais tout, dans son attitude, fait penser au contraire. Je ne vois pas d'ailleurs, comment l'on peut être chrétien et réincarnationiste !
Il semble toutefois donner à la chrétienté une valeur uniquement exotérique et insiste bien sur les initiations bouddhistes.
Il me parait aussi très intéressé par le tantrisme.
Pensez vous qu'il puisse avoir fait école dans ces domaines ?
A Monchardon, il bénéficie d'une haute estime interne mais semble assez décalé pour être accessible aux non bouddhistes.
J'aimerai en connaitre plus sur cet homme car je me demande bien comment l'on peut être tout ça à la fois.
A l'époque j'avais lu quelques uns de ses ouvrages mais je n'y avais rien trouvé de plus que compilation et scientisme. L'analyse que vous faites de "de la mort à la vie" est très correcte à mes yeux.
Pouvez vous m'en dire plus sur ce personnage?

Écrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007

J'ai toujours détesté le communisme -- cette Religion sans soutane -- (vers 17/18 ans la lecture de deux tomes d' "Oeuvres Choisies" de Karl Marx en livre de Poche, éditeur 10/18, m'avait fait saisir la portée de l'analyse Marxiste, sa juste analyse de la notion de Capital... mais aussitôt j'avais haïs les méthodes prônées par le maître, la dictature du Prolétariat, la religion comme "opium du peuple", le nivellement proposé dans "L'Idéologie Allemande" et la haine argumentée envers les fortes individualités, l'égalitarisme naïf, la collectivisation démesurée.

Seulement voilà... j'ai pu rencontrer des communistes sympathiques, qui y croyaient et, même !, y croient encore : un monde meilleur, plus juste, avec des richesses mieux réparties, blah-blah-blah-blah... Je ne parle pas ici des responsables des partis (PC, LCR, FO et tutti quanti)... ni même des militants de base des organisations en question. Je parle de ces quelques personnes qui existent et qui au terme d'un parcours politique singulier se proclament encore et toujours de "Gauche" mais n'adhérant à aucun comité, aucune organisation se fraient un chemin dialectique au sein de leur petit Karl Marx illustré avec la volonté d'en découdre avec les injustices sociales de ce monde.

On est bien souvent en mesure de parler avec ces personnes, d'échanger des idées, de s'enrichir de leurs parcours même et surtout si on est pas d'accord avec leurs postulats socio-politiques.

Avec le Bouddhisme et l'Islam c'est la même chose. J'ai croisé quelques bouddhistes sympathiques et quelques musulmans doux et gentils. Ce qui ne m'a nullement empêché de garder sur ces religions un oeil critique et scrutateur. Car si les individus comptent pour moi qui aime tant les authentiques singularités, le terroir mental et le terreau philosophique sur lesquels se fondent des religions, des croyances, des idéologies, ont leur importance aussi qu'il convient de prendre avec rationnalité et mesure.

Comme dans toute vase, dans toute boue, il subsiste un peu d'eau clair, ainsi dans le Bouddhisme. Je veux dire par là qu'il y a dans le Bouddhisme comme dans l'Islam des bifurcations qui ont permis à de fortes individualités d'y puiser une voie à partir de laquelle ils ont été en mesure d'exercer une avancée au sein du parcours existentiel qui est exigé de nous tous.

Guénon a mis le doigt sur quelque chose qui me semble essentiel : l'idée d'une tradition primordiale se perdant dans la nuit des temps et qui aurait éclaté en multiples religions à travers le monde. D'où la nécessité de préserver, selon Guénon, chaque religion en tant que telle, avec sa force et ses pratiques et ses cultes et ses rituels et son mental... afin de parvenir, un jour, à reconstituer le puzzle de manière logique. Guénon n'est pas pour le syncrétisme, contrairement à ce qui a été lancé ici et là... mais il a tenté de jeter des ponts entre les différentes traditions afin de tenter d'appuyer leurs connivences éventuelles antédilluviennes. Ceci est-il vrai ? Authentique ? Je ne saurais le dire. On en a déjà parlé avec quelque verve, en ces lieux même, lorsqu'Isabelle avait mis en ligne le texte de Bonnal sur Guénon. (C'est ça ou je me trompe ?) Toujours est-il, qu'en nous allignant sur ces critères guénoniens nous pouvons trouver dans le Bouddhisme, dans l'Islam, dans la Taoïsme (que personnellement j'aime beaucoup), dans les religions amerindiennes (qui ne me laissent pas indifférent), dans l'hindouisme des résonnances et des lignes de forces communes qui peuvent même rentrer en vibration avec notre culture Judéo-Chrétienne passée au prisme du corpus gréco-latin qui fonda notre culture... sans oublier du vieux paganisme populaire dont on a plus beaucoup de traces.

Mais il faut nous préserver des dangers que les lignes de forces ne se transforment en lignes de risques. Le New Age est un abêtissement. Les syncrétismes des aplanissements... même lorsqu'ils sont pratiqués par le docteur Schnetzler.

C'est que je trouve tout de même très curieux de lire des tentatives de description de la divinité chez les kabbalistes juifs et de trouver des liens foudroyants avec la description du TAO par Lao-Zi ou la description d'Allah par les soufis ou les ivresses mystiques des pères du désert. Les accroches sont nombreuses et les correspondances baudelairiennes saisissantes. Je trouve plus que curieux que les languettes de feu (symbolisant et incarnant le Saint Esprit) qui apparaissent aux disciples de Jésus réunis à la pentecôte les surprennent aux sommets de leurs crânes respectifs, précisément à l'endroit où les hidouistes placent un des 7 chakras. Ce que Thérèse d'Avila (1515-1582) ou Maître Eckhart avant elle (1260-1328) ont tenté de réintroduire dans le christianisme qui, déjà, avait besoin de souffle nouveau a bien des liens avec les pensées orientales, par-delà les frontières culturelles et religieuses que nous imaginons très bien. Et déjà les inquisiteurs de leurs temps les considéraient avec une grande méfiance de serviables dévots empreints de soumission à la théologie officielle à laquelle probablement ils ne comprenaient pas grand chose.

Comment ne pas trouver de conjonctions entre, par exemple, l'Ecclésiaste biblique et les "4 nobles vérités" bouddhiques ? (Faites un tour sur Google)

Le Chevalier du moyen-âge chrétien parvient, par sa foi, à être dans le même dépouillement que le Samouraï Japonais. Une lecture du Hagakuré (Éditions Guy Trédaniel) (dont Yukio Mishima fit un excellent commentaire dans "Le Japon Moderne et l'Étique Samouraï" -- Gallimard) indique bien qu'il n'est pas question par le Bushido (voie du guerrier) de prendre plaisir à tuer, à guerroyer et s'adonner à des massacres. Ce sont là des comportements d'esclaves, non de maîtres authentiques. Esclaves de leurs névroses, de leurs passions, de leurs lourdeurs dont ils croient pouvoir se libérer en projetant sur autrui leurs néfastes convictions haineuses. Le maître authentique se prépare simplement toute sa vie à l'inévitable : sa propre mort. Parallèlement, il se consacre à la communauté. Jôchô Yamamoto (1659-1719) qui a écrit le Hagakuré insiste sur le fait que le Samouraï est au service de l'Amour.

Ces différentes ascèses et ascétismes ne mènent pas systématiquement au fascisme ou au nazisme... mais il n'est guère surprenant qu'ils puissent y mener aussi.

Jean-Paul II (que j'admire) a bel et bien béatifié le cardinal croate Stepinac qui, croyez le serbe que je suis, fut une véritable ordure. Durant la seconde guerre mondiale, le Cardinal Stepinac benissait avec largesse les oustachis croates et leur poglavnik catholique Ante Pavelic qui avec le soutien d'Amin Al-Husseini (mufti de Jérusalem) et l'énergie du, alors, jeune Alija Izetbegovic (futur président de la Bosnie indépendante) et de leurs divisions SS musulmanes (la division Handjar en Bosnie) égorgeaient les tziganes, convertissaient les serbes de force ou les tuaient et s'occupaient des juifs avec délectation. Cela doit-il lancer l'opprobre sur la Catholicité ? À mon humble avis non. Et je suis, pourtant, de culture Orthodoxe.

C'est une fois encore le sens de la hiérarchie dans notre raisonnement qui se doit de l'emporter. Puisons dans les oeuvres de l'esprit, dans l'Histoire "humaine trop humaine", dans les idées et les croyances avec le sens critique adéquat et le raisonnement qui se doit d'aller avec.

Surtout... ne sombrons pas dans la pensée binaire que nous avons en maintes occasions pu voir oeuvrer ici et là... et encore récemment sur le texte consacré à Ricoeur et Heidegger.

Bien à Vous tous...

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Écrit par : Nebo | samedi, 22 septembre 2007

Nathanaël,

En attendant une éventuelle réponse de Jama-gedo sur le Dr Schnetzler, je peux vous renseigner sur les dommages collatéraux du tantrisme tibétain sur sa propre famille, plus précisément sa fille, Elisabeth. Un jour, elle épousa un certain Denis Eysseric lequel devint, par la grâce de son maître, Kalou Rimpoché, le lama Teundroup et fut placé à la tête du monastère de Karma-Ling, ancienne chartreuse de St Hugon. Animé par un antichristianisme viscéral dont les fondements psychologiques auraient pu constituer un cas d'étude pour son psychiatre de beau-père, il s'acharna à faire disparaître de ce monastère toute trace de chrétienté. Ce sinistre individu n'hésita pas à envoyer sa chère et tendre épouse en retraite de 3 ans, 3 mois et trois jours, période durant laquelle il exerça ses talents de maître tantrique avec des jeunes filles comme Kalou Rimpoché le fit avec June Campbell : tel maître, tel disciple! Et que croyez-vous qu'il arriva ? Sa femme demanda et obtint le divorce.

Écrit par : Gérard Languedeput | samedi, 22 septembre 2007

Pour le coup c'est ignoble ce que vous dîtes là!
C'est de la diffamation pure et simple. Et d'abord comment savez-vous tout cela?
Vous avez bien choisi votre pseudo, Languedeput!

Écrit par : Maurice M | samedi, 22 septembre 2007

Gérard L.......,
Merci pour les renseignements. J'avais entendu parler de tout cela et même si ce n'était pas ce qui m'intéressait, ce n'est pas anodin pour quelqu'un qui est pris pour un libéré par certains fumeurs de moquettes orientales.
Je voulais connaitre le crédit que l'on accordait à cet homme dans le domaine bouddhiste et ésotérique.

Écrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007

Maurice M.,

En effet, c'est ignoble si ce n'est pas vrai mais c'est encore bien plus ignoble si c'est vrai !

Écrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007

Bah... c'est ignoble... même pour un fumeur de moquette orientale comme moi. C'est vous dire.

Écrit par : Nebo | dimanche, 23 septembre 2007

Au vu des vomissements qui s'expriment sur cette page, hélas, il est bien tentant de se demander de quel côté est la haine. Certainement que ce qui déborde du coeur n'est pas l'expression du péché originel, contre lequel tous se sentent visiblement vaccinés !

Les écoles du bouddhisme ancien nient que le "bouddhisme tibétain" soit réellement du bouddhisme. Elargissez donc vos sources !

Quant aux signalements des dérives, elles sont tristement exactes. On voit bien la paille chez son voisin, c'est bien. Devra-t-on cependant, et en retour, s'abaisser à rechercher les crimes de sang commis au nom du Christ ?

Ce serait bien bas. Alors élevez un peu le débat ...

Écrit par : Pierre | dimanche, 23 septembre 2007

Non!! Je rêve, on nous le fait en permanence le jeu du ping pong!
Le repentance c'est ça?
La repentance, assortie d'une bonne dose de culpabilité qui empêche les vilains chrétiens de réfléchir, de dénoncer, de voir clair!

La haine est partout mon cher! c'est connu ici, "gentil n'a qu'un oeil" alors
allez vous faire foutre avec votre petite morale de bobo bien propre sur lui!
Elevez le débat vous-même, on les attend vos sources!

Écrit par : Charles | dimanche, 23 septembre 2007

Pierre,

Je ne vous ai pas attendu pour savoir que le "bouddhisme tibétain" est un mélange de bouddhisme et de chamanisme qui est déviant par rapport au bouddhisme originel. En tant que chrétien, je ne supporte plus tous ces Occidentaux au départ, baptisés, et qui vont rejoindre des enseignements orientaux totalement étrangers à notre culture par rejet du christianisme sous prétexte que l'Eglise n'a pas fait son travail et qui eux, ne cessent de vomir sur les chrétiens en leur jetant sans cesse à la figure l'inquisition, les prêtres fornicateurs, etc. Si on critique un enseignement prétendument spirituel, c'est forcément de la haine, mot également employé à l'encontre de tous ceux qui dénoncent les turpitudes de l'islam. Quand on n'a aucun argument à faire valoir, on se réfugie derrière un mot comme celui-là ou un mot en "isme". Tous les propos tenus ici ne sont pas de la haine mais une dénonciation de ce qui est une véritable escroquerie à la spiritualité. Si l'image que vous avez des chrétiens est celle de gens qui subissent des insultes et des crachats sans broncher, alors vous vous êtes trompé d'adresse car vous trouverez sur ce blog des chrétiens fermement résolus à défendre leur tradition en ces temps d'apostasie croissante telle que l'Apocalypse de Jean l'avait annoncé.

Écrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007

Charles et Thadée,

Entièrement d'accord avec vous.

Ce que Pierre semble ignorer, c'est qu'il est question de critique globale des religions ante diluviennes non touchées par la Révélation et c'est seulement cela qui nous intéresse. Que le psychiatro-bouddho-guénono s'intéresse aux jeunes dames, ce n'est rien de plus que la crise du DEMON de midi mais que le tantrisme, de part ses initiations les plus élevée amène les pseudo libérés à se livrer à rien de plus que de la pornographie "spiritualisée", cela me parait bien plus grave et de nature à être dénoncé ne serait-ce que pour informer quelques candides plus enclines à la religiosité qu'au viol.
Pierre, il ne faut pas confondre les dérives individuelles dues à la déchéance inhérante à l'homme avec des traditions qui exaltent les déviances humaines.

Le message important de ces quelques commentaires semble être la démonstration qu'être chrétien entraine certaines exigences qui doivent nous tenir loin de tous ces exotismes.

Écrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007

A la différence du bouddhisme qui prétend à la libération, au dépassement des passions et au Nirvana, le christianisme lui, a toujours affirmé que la nature de l’homme en ce monde était abîmée et chutée.
Ce qui fait qu’il n'y a aucun caractère dérangeant pour un chrétien à affirmer ces pêchés et ses erreurs. En revanche, pour une voie qui affirme détenir la possibilité de réalisation du dharma, assister à la mise à jour de telles énormités (implication avec les régimes fascistes, esclavagisme, servage, théocratie sanguinaire, cléricalisme...) confine à la révélation scandaleuse du vice, du mensonge et de l'hypocrisie.
Lorsque saute l'avantageux vernis, on s'aperçoit que le bouddhisme est une honte!

Écrit par : Christophe | dimanche, 23 septembre 2007

Nathanaël,

voici un exemple frappant d'une tradition qui exaltent les déviances humaines :

Note de lecture du livre de Victor & Victoria Trimondi par Marc Bosche :

THE SHADOW OF THE DALAI LAMA

Sexuality, Magic and Politics in Tibetan Buddhism

Un couple d’intellectuels autrichiens (résidant en Allemagne) a signé un document de plus de 800 pages (paru en allemand en 1998) qui pourrait bien, depuis qu’il est disponible en texte intégral sur Internet dans sa traduction anglaise, faire l’effet d’un électrochoc sur la génération X.

Après la mode du nouvel âge des années quatre-vingts, les quadras, les quinquas et les sexagénaires d’aujourd’hui s’étaient en quelque sorte repliés sur le message et le sourire du dalaï lama comme une alternative possible aux désillusions des idéologies et de leurs doctrines en « isme » (christianisme, marxisme, maoïsme, situationnisme, etc.) Ce livre essentiel pourrait ainsi signaler, voire précipiter le déclin de la mode du tantrisme bouddhique d’origine himalayenne et des enthousiasmes, des attentes et des illusions que cette vague avait suscitées en Occident. Décodant méthodiquement la mythologie du dalaï lama, sans jamais céder aux tentations de l’amalgame, c’est toute la structure du lamaïsme en Occident qui par un effet de dominos, pourrait ainsi commencer à être exposée pour la première fois à un véritable examen.

Cet ouvrage délivre un choc à sa lecture, quelque chose d’absolument nouveau qui n’a pas d’égal dans des publications sur le BOUDDHISME souvent redondantes et plus complaisantes, car issues à l’intérieur même de ses spiritualités.

La transformation irréversible qu’induiront probablement les informations cruciales contenues dans ce livre chez les lecteurs ne sera pas sans conséquence (on peut vraiment parler de découverte). Après la lecture de cette enquête érudite et approfondie, nombre de sympathisants pourraient se donner la permission d’un autre regard sur leur monde spirituel qui semblait pourtant aller de soi tellement il paraissait bienveillant. Ouvrir enfin le débat sur les fondements sexuels, magiques et politiques du tantrisme bouddhique, sur les non-dits de sa pratique est sans doute ce que réussit ce livre, à défaut de nous donner toutes les clefs de son monde intérieur.

Nous baignons dans cette idée partagée que le tantrisme bouddhique est bon et que le dalaï lama est EXCELLENT. Après la lecture de ce volumineux document d’enquête, extrêmement érudit et détaillé, cet aimable stéréotype DISPARAIT pour laisser la place à de sérieuses questions. Les auteurs ont pris beaucoup de temps, et ont véritablement investi beaucoup de leur expérience et de leur intelligence pour nous permettre de comprendre ce qui est en jeu. Leur ouvrage comporte deux parties principales. La première est consacrée aux décodages des textes de Kalachakra, et aux pratiques sexuelles et magiques qu’ils proposent (LE RITUEL EN TANT QUE POLITIQUE). La seconde montre comment ces notions s’appliquent dans le cadre d’une habile métapolitique de la part de Sa Sainteté (LA POLITIQUE CONÇUE COMME RITUEL). Les deux auteurs sont particulièrement à l’aise sur ce terrain, et cette partie approfondit la précédente.

Derrière les apparences plaisantes et rassurantes d’un culte du bouddhisme tantrique dirigé par le dalaï lama, la réalité serait autre, une INVERSION DES VALEURS se produirait (chapitre IV). À l’issue des chapitres VI et VII, l’analyse poussée des textes du rituel de Kalachakra, et de leur signification, amène le lecteur à ce constat : le monde des superbes mandalas de sable colorés, des sourires avenants du BOUDDHA VIVANT sur la scène médiatique sont une apparence, voire la couverture de ce que nous ne devrions pas voir. Et ce que nous ne devrions pas voir le livre nous le donne à comprendre, à entrevoir, puis vraiment à voir.

Le constat est pour le moins accablant. À la lecture des chapitres I à V, la doctrine collective du tantrisme bouddhique révèlerait une possible dimension de victimisation subtile. Le sacrifice de leur corps, de leur parole et de leur esprit au gourou, serait chez des adeptes le secret de la puissance et du rayonnement de celui-ci. Mais bien sûr les disciples ne découvriraient la prédation symbolique (et parfois vitale, selon les auteurs) que de l’intérieur, et on le suppose : trop tard, faute d’une transparence de la doctrine. Les plus exposées seraient les femmes, dont l’énergie douce, spirituelle et fine serait recherchée par certains « maîtres » du tantrisme bouddhique, qui sont le plus souvent des hommes.

Le livre ne nous épargne aucun détail. Nous découvrons par le menu les humiliations que PEUVENT subir des partenaires féminines selon les textes rituels : parfois une dizaine de prostituées pourrait être recrutée simultanément pour le cycle d’initiations secrètes offertes à un maître de Kalachakra, pour ce qu’il ne faudrait pas qualifier ici de grande orgie ritualisée. Selon les traductions du rite qui sont commentées, le gourou et ses proches disciples peuvent EVENTUELLEMENT se livrer ainsi à tour de rôle aux initiations sexuelles en dehors des grandes initiations collectives et dans ce public confidentiel.

Le lecteur sera stupéfait de découvrir au chapitre VI que ces initiations POURRAIENT inclure pour les proches disciples masculins qui y sont invités la dégustation de sécrétions organiques, que le bon goût et la décence nous empêchent de nommer ici, considérés comme des « nectars » de « grande félicité ». Pour cette raison ce livre doit être déconseillé à des personnes très jeunes ou sensibles. Les auteurs ne font ici aucune allusion à la vie privée du dalaï lama, et il n’y a pas d’insinuation à son sujet. L’ouvrage se contente de tenter de décrypter méthodiquement les textes du rituel de Kalachakra dont ce dernier s’est fait l’ambassadeur dans le monde entier, en particulier en Occident. En effet, le rite peut être également abstrait de tout acte corporel. Un doute subsistera naturellement chez les lecteurs quant à l’innocuité de pratiques, même visualisées, de par leur atmosphère lugubre et un imaginaire que les auteurs qualifient de misogyne selon nos actuels standards.

On le répète : les conséquences de ce livre sur notre prise de conscience en Occident seront très probablement durables et profondes.
La doctrine que prône le dalaï lama serait en fait à géométrie variable, et saurait ainsi rassurer et séduire divers auditoires, en particulier Occidentaux. Elle serait œcuménique, interreligieuse et interculturelle avec ces derniers, les attirant par un discours consensuel. Mais cette doctrine s’articulerait à l’intérieur autour d’un noyau secret, dur et stable, conservateur et préoccupant, si l’on est un citoyen du monde attentif à l’éthique, au respect des autres et à la démocratie.

Après étude des textes classiques, l’ouvrage pose la question de leur FONDAMENTALISME au sujet de la doctrine de Shambhala (chapitre X) que prône le dalaï lama. Dans cette doctrine quasiment apocalyptique – et qui apparaîtra aux plus raisonnables comme une eschatologie voire une mégalomanie, les guerriers de Raudra Chakri, le grand Kalki du royaume de Shambhala, identifié peut-être à une émanation future de sa sainteté, seraient bientôt supposés faire une guerre sans merci à leurs ennemis. Selon les textes traditionnels étudiés, le but de cette conquête serait l’établissement d’une BOUDDHOCRACIE sous la férule d’un souverain tournant la roue de la loi, un monarque Chakravartin. Cette mythologie de Shambhala affirmerait que seraient ainsi « réincarnés » d’ici quelques siècles pour cette lutte sanglante tous ceux qui auraient reçus dans quelque vie antérieure l’initiation de Kalachakra (que donne fréquemment Sa Sainteté en Occident, et dans le monde entier, sous de vastes chapiteaux). Et QUI seraient les ennemis à abattre pour tous ces guerriers flamboyants unis derrière leur monarque Chakravartin ? Devinez ! Ce serait les non bouddhistes, les peuples de la doctrine de l’Ancien Testament, de Jésus et de l’Islam, (« Adam, Enoch, Abraham, Moses, Jesus, Mani, Muhammad et le Mahdi » - Shri Kalachakra I. 154). C'est-à-dire, pour dire les choses simplement : vous et moi, en cœur de cible LES PEUPLES DU LIVRE (Ancien, Nouveau Testament & Coran), ces peuples sémitiques où ces écritures ont fleuri, et plus particulièrement les peuples de l’Islam.

Que le nazisme entretienne de curieuses relations avec cette doctrine qui prône la supériorité d’un mythe de Shambhala éloigné des traditions religieuses, culturelles et sociales des « peuples du Livre », est donc l’objet du chapitre XII (deuxième partie), et c’est un sujet – ô combien polémique – qu’ils traitent aussi sans timidité excessive dans ce livre, comme dans un ouvrage plus récent « Hitler-Buddha-Krishna – Eine unheilige Allianz vom Dritten Reich bis heute » paru à Vienne chez Verlag Carl Ueberreuter en 2002 et dont on attend la traduction en anglais.

Pour les médias et les auditoires d’Occident le dalaï lama est écologiste, pacifique, progressiste et ouvert au monde d’aujourd’hui. Mais THE SHADOW OF THE DALAI LAMA présente aussi les contradictions de cette apparence. Dans d’autres cercles, avec d’autres auditoires, le discours du BOUDDHA VIVANT n’est plus le même.

Par exemple la position sur la nucléarisation de l’Inde du dalaï lama serait contradictoire. Auprès des Occidentaux ce dernier se présente comme un farouche opposant de la bombe atomique. Mais pour ne pas fâcher les autorités du pays qui l’accueille en exil, il déclare publiquement son approbation aux essais nucléaires de l’Inde.

Ce qui rend leur document plus accablant, c’est que ses auteurs ne sont pas hostiles à la personne du dalaï lama. Ils le connaissent depuis les années quatre-vingts, et l’ont plusieurs fois invité en Allemagne, dès 1982, lors de vastes rencontres avec d’autres leaders d’opinion dans le cadre de rencontres interculturelles. Ils ont publié ses écrits dans leur maison d’édition, la Trikont-Dianus-Verlag et lui ont ouvert les portes de l’Autriche et de l’Allemagne, y compris à des niveaux officiels. Ils lui font d’ailleurs crédit d’un tempérament tourné personnellement vers la paix : « Peut-être est-il essentiellement une personne aimant la paix, à titre personnel, mais sans aucun doute représente-t-il une culture qui a été guerrière depuis ses origines et qui ne peut même imaginer admettre son passé violent, sans même parler de le reconsidérer. » C’est aussi la mythologie de cultures himalayennes qui est directement interrogée dans le livre (deuxième partie, chapitres IV à X). Au regard de leur histoire féodale et sanguinaire racontée dans THE SHADOW OF THE DALAÏ LAMA, on est loin des clichés romantiques et colorés des livres d’images et des superproductions hollywoodiennes…

Voir le dalaï lama aux côtés de Shoko Asahara, le sinistre gourou de la secte Aum qui a fait gazer le métro de Tokyo au gaz sarin, est en soi une épreuve. Lire le chapitre XIII (deuxième partie) qui est consacré dans le livre aux liens, spirituels mais aussi financiers, dans la relation du dalaï lama et de Shoko Asahara est une des choses les plus incroyablement terrifiantes que l’on peut lire.

À ce propos il faut reconnaître à l’iconographie du livre ses mérites, les photos sont bien choisis et toujours pertinentes. En exergue de cette note de lecture, nous nous sommes permis d’extraire du livre THE SHADOW OF THE DALAÏ LAMA la photo de Sa Sainteté, souriant au côté de Shoko Asahara, paradoxe qui devrait établir dans un certain embarras les voix qui ont jusqu’à présent véhiculé l’image très politiquement correcte du leader de la cause himalayenne. Mais au juste ne se tiennent-ils pas la main sur la photo ? On ne distingue pas très bien… Après tout un homme politique pose avec toutes sortes de visiteurs et peut se faire piéger, murmureront les sceptiques.
Si ce livre aujourd’hui disponible dans sa traduction anglaise était bientôt traduit en français, nul doute que ce serait une des bonnes ventes, mais aussi un défi pour ceux qui ont fait si facilement du bouddhisme en France le fond de commerce bienvenu d’une niche mercatique. Avec la diffusion de ce livre, une charge de la preuve incombera inévitablement aux « maîtres » officiels, mais aussi aux disciples et aux sympathisants qui auront maintenant à justifier point par point les aspects ambigus de yogas du tantrisme bouddhique ou à se distancier clairement de pratiques non éthiques s’il y en a. Car le dalaï lama étant l’un des lamas les plus estimés, il apparaît qu’a fortiori d’autres instructeurs, parfois moins réputés, seront sous plus haute surveillance avec les prises de conscience nouvelles qu’amènera le livre. Les associations et les groupes à vocation d’aide qui agissent en faveur de la cause tibétaine et des réfugiés pourraient avoir aussi à se positionner clairement vis-à-vis de ces nouvelles questions, maintenant qu’elles sont posées sur la place publique.
Initiations et stages payants, livres et invitations aux dons pour de nouveaux mouvements religieux : il est probable que dans certains des milieux concernés, et dans le lobby récent mais puissant qu’ils constituent, tout sera bientôt fait pour empêcher ou retarder l’édition en français, et que les pressions seront fortes. La plupart des lecteurs français ne lit pas l’anglais dans le texte, et cela permet encore que l’Hexagone n’ait pas été touché par l’électrochoc de « The Shadow of The Dalai Lama ». L’éditeur qui fera traduire le livre et le publiera in extenso ramassera la mise, certain d’une exposition médiatique exceptionnelle pour ce document. Alors, bientôt ou plus tard… D’ici là, il nous faut nous armer de patience, si on ne sait lire ni l’anglais de l’agréable traduction de Marc Penny, ni l’allemand de l’édition originale.
Prévoyez une grande place pour un prochain livre de l’été dans votre cabas, avec la baguette de pain, le camembert et la bouteille de vin. Sur la plage, vous pourrez probablement dévorer bientôt « L’Ombre du Dalaï Lama », sinon - semblent nous suggérer amicalement les deux auteurs - c’est elle qui pourrait bien dévorer l’occidentale candeur...

Source : http://www.trimondi.de/francais/bosche.fr..htm

Les orgies collectives mentionnées dans ce compte-rendu sont qualifiées en France de "tournantes". Quand Maurice M. crie à la diffamation à propos du commentaire de Gérard L.... cela ne peut pas être le cas puisque les "accouplements tantriques" font partie de ce qui est (entre autres) enseigné à Karma Ling (St Hugon) et Karma Mygiur Ling (Montchardon).

Écrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007

Thaddée,
"Les orgies collectives mentionnées dans ce compte-rendu sont qualifiées en France de "tournantes". Quand Maurice M. crie à la diffamation à propos du commentaire de Gérard L.... cela ne peut pas être le cas puisque les "accouplements tantriques" font partie de ce qui est (entre autres) enseigné à Karma Ling (St Hugon) et Karma Mygiur Ling (Montchardon)."

Je crois que le plus grand danger est cette dernière remarque que vous faites en fin d'exposé.
J'ai participé au premier (et ce fut le dernier grâce à Dieu) stage de méditation comme je l'ai dit plus haut. Je n'ai pas été témoin de quelque séance que vous dénoncez (pas assez élevé certainement en initiation tantrique !!); je ne peux donc pas témoigner. Mais toutes les sources convergent vers l'existence de ce genre d'exaction et il est indispensable de dénoncer tout cela.
On m'a aussi affirmé qu'il existait des stages de méditation alchimique à
Karma Mygiur Ling (Montchardon). Est-ce que quelqu'un peut m'en dire plus sur ce fait car je ne vois pas à quoi cela peut servir.

Écrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007

Difficile de répondre à des personnes qui jettent des coups dans le vide !

Charles, votre message se passe de tout commentaire. Vous m'affirmez bobo sans me connaître. Mes sources, ce sont ma pratique. Cela m'empêche entre autres de me laisser aller à une simple réplique verbale, mais si je vous renvoyais vos bons conseils à la figure, peut-être prendiez-vous conscience de votre vulgarité. Le débat est au niveau où vous l'avez placé.

Christophe, s'"il n'y a aucun caractère dérangeant pour un chrétien à affirmer ces pêchés et ses erreurs", et c'est vrai en effet, d'où vient donc la susceptibilité de certains ? Qui fait procès de repentance à qui que ce soit ? Je n'avais aucune intention de ce type, on me la prête gratuitement, pour le plaisir d'aboyer.

Nathanaël . Je vous cite : "Pierre, il ne faut pas confondre les dérives individuelles dues à la déchéance inhérante à l'homme avec des traditions qui exaltent les déviances humaines." Vous savez donc que le tantrisme est né dans l'hindouisme. Il était donc inutile de faire le procès du Bouddha à ce propos. Ce qui ne place pas les traditions bouddhistes au-dessus des critiques, cela va de soi.

Isabelle, je vous en prie, on pouvait lancer le débat avec plus de subtilité ...

Écrit par : Pierre | dimanche, 23 septembre 2007

A toutes fins utiles je communique le lien du forum
" bouddhisme et dépendances"

http://bouddhismes.forumactif.com/

Écrit par : Bruno | dimanche, 23 septembre 2007

Pierre,
Je ne parlais que des dérives sexuelles inhérentes au bouddhisme tibétain et plus particulièrement encore au tantrisme.
Je ne me permettrait pas de critiquer le bouddhisme et Bouddha; je note seulement qu'une grande différence entre le christianisme et les traditions ante diluviennes est le mirage de faire croire à l'adepte à la possibilité de s'en sortir par soi même. Nous, chrétiens sommes certains de ne rien réussir sans l'aide de DIEU. Il serait temps de faire partager nos valeurs de façon à faire stopper cette ineptie qui fait croire que ces autres traditions possèdent des "méthodes" et des possibilités que nous n'avons pas.
Le bouddhisme est né dans l'hindouisme, certes mais je rend hommage à la sagesse hindou qui a réussi à exporter le bouddhisme en en gardant sur leur territoire une dose infinitésimale !!!!.
A contrario, si je me bat, c'est à cause de l'extension en Occident, d'une tradition hostile au christianisme et qui se cache sous des apparences de sagesse. C'est en tout cas ce que ces commentaires semblent démontrer
Au contraire de vous, je me demande si la subtilité est vraiment absente dans toutes ces pages.
Maintenant Pierre, si je vous reconnais le droit de ne pas penser comme nous, vous pouvez de votre coté tenter d'étudier ce que nous essayons de dire malgré notre maladresse.

Écrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007

Pierre,

Vous souhaitez un débat plus subtil ? Voici un document qui devrait y contribuer :

"Réincarnation : Question de renaissances : un entretien avec Jean-Pierre Schnetzler Posté par l3mondes le 29/8/2002 17:32:52 (340 lectures)

Jean-Pierre Schnetzler est psychiatre et psychanalyste jungien à la retraite. Fondateur du Centre d'études Bouddhiques de Grenoble et de celui de Karma Migyur Ling (Isère) il est l'auteur de trois ouvrages d'approfondissement du bouddhisme. De la mort à la vie (Dervy) est une passionnante introduction au problème posé par la transmigration et la réincarnation. Cet homme de sagesse et de savoir nous propose ici un "coup d'œil" Orient-Occident afin d'ouvrir notre réflexion au vaste sujet des renaissances.

J-D. Maisse
- Existe-t-il un dialogue entre l'Orient et l'Occident sur la question des renaissances, que l'on appelle cela transmigration ou réincarnation ?

J-P. Schnetzler
Il y a un dialogue possible et effectif. J'y ai consacré pour ma part un certain temps. Mais il y a des obstacles. Les obstacles majeurs sont les dogmes et les idées a priori ; les deux principaux en Occident étant par ordre chronologique, le dogme chrétien qui se base sur l'épître aux Hébreux de St Paul qui dit que l'homme n'a qu'une seule existence après quoi vient le jugement. Le second obstacle est plus récent, c'est le dogme de la religion scientiste, celle qui affirme au-delà de ce que l'observation scientifique permet d'affirmer. Le dogme matérialiste prétend que la pensée n'étant qu'un épiphénomène dépendant du cerveau, il ne peut évidemment en aucune façon exister une transmigration, ni une réincarnation.
Mais il y a un dialogue possible avec les scientifiques véritables, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas bridés par des préjugés dont ils ne se rendent pas compte eux-mêmes, et puis avec ceux des chrétiens qui ne sont pas complètement braqués, comme cela existe parfois, au point de nier même la réalité des faits objectifs. Que l'on dise, du point de vue chrétien, il est souhaitable, nécessaire, que l'homme ne vive qu'une fois et qu'il réalise son salut en une seule vie, est une conception que j'admire ! Elle est d'ailleurs aussi celle du Bouddhisme ; si vous pouvez obtenir le Nirvana en une seule vie c'est tout à fait souhaitable ! Mais hélas, les hommes n'étant pas parfaits… et en général paresseux ! Ce dialogue n'est donc possible que sur les bases d'une observation attentive des phénomènes réels.

- L'observation du réel est quelque chose d'infiniment délicat.

Il faut que celui qui observe n'ait pas de préjugés qui l'empêchent d'observer. C'est le B.A. BA : Je ne peux pas voir ce qui me déplaît ou ce qu'il est interdit ou prétendu impossible de voir. Il faut avoir un esprit d'enquête scientifique ouvert qui permet dès lors de s'intéresser aux phénomènes, relativement rares qui sont de deux ordres. Le premier c'est l'observation des enfants qui présentent spontanément des souvenirs de vies antérieures. Le second c'est l'observation des méditants mystiques, au sens très large du terme, qui possèdent effectivement des "coups d'œil méditatifs" sur l'autre monde.

- Quel est ce réel en matière de recherche sur la réincarnation ?

Il est l'observation des enfants "ordinaires" qui, spontanément et sans aucune appartenance religieuse ou qualité spirituelle particulière, présentent des souvenirs de vies antérieures. Ils parlent à leurs parents et cela se produit en général entre deux et cinq ans, après quoi la majorité oublie. Et pendant cette période où ils en parlent spontanément, si les parents ne leur disent pas : tais-toi mon chéri, arrête de dire des bêtises… si donc les parents les écoutent et s'ils préviennent des enquêteurs scientifiques disponibles, on peut observer le phénomène.

- Comme il existe des observatoires des N.D.E.(1), existe-t-il des observatoires de ce phénomène des vies antérieures ?

Il y en a eu quelques-uns parce qu'au fil des siècles des bouddhistes s'y sont intéressés et les hindous aussi, bien entendu. Mais cela n'a jamais été fait que sur un plan restreint. La première observation scientifique sur une large échelle remonte à une quarantaine d'années avec le professeur Stevenson qui est psychiatre (2) Il travaille à l'université de Virginie et a bénéficié du secours d'une fondation privée qui lui a permis de voyager sur toute la planète pendant trente-cinq ans et d'aller observer tous les enfants qu'on lui signalait. Il avait la chance de ne pas faire partie de l'université française !

- La transmigration ou réincarnation, pour quoi faire ?

C'est comme si vous me demandiez : la vie, pour quoi faire ? On naît, on vit, on meurt et tout cela fait bien partie de la vie. Et quand on est mort, il s'agit d'une mort temporaire, celle d'un organisme composé dû à l'union d'un principe spirituel, d'un principe mental et d'un principe corporel lesquels sont dissociables. Ce principe mental, non soumis aux lois de la matière grossière, est capable d'animer une autre existence. Cette autre existence peut être celle d'un état paradisiaque immédiat et puis ça peut être un retour dans un ordre autre de manifestation si l'entité n'est pas capable de vivre une vie paradisiaque. En effet, si elle est encore pleine de désirs, de haine, de culpabilité, d'a priori et d'ignorance, elle ne peut pas soutenir une existence de contemplation béatifique de la vérité. Elle est encore soumise à la loi causale de ce que les Orientaux appellent le karma et qui est tout simplement la causalité psychologique.

- Qui meurt et qui revient ?

Une illusion. Et c'est dans la mesure où cette illusion est prise pour une réalité, qu'elle continue. Si je suis identifié à mes désirs, à mes répulsions, à mes passions, à mes frustrations, à mes angoisses, à mes besoins de réussites humaines particulières auxquelles je tiens, je suis la victime de ce complexe que j'ai envie de continuer. Si je me rends compte que cette identification est illusoire, je vais alors chercher à me libérer de ces liens, de ces limitations. À partir du moment où je ne suis plus identifié, où je ne suis plus attaché, je passe à l'état parfait de conscience pure, sage et universellement compatissante. Mais qui n'est plus celle d'un individu limité par une histoire, par une civilisation, par un dogme, par des préjugés quelconques, par une limite ; on a franchi toutes les limites. Si "quelqu'un" revient, c'est alors comme je le disais une illusion, c'est-à-dire un attachement qui n'est pas liquidé et qui continue à engendrer une histoire. Parce qu'il est identifié à une histoire. Il a encore le souci de satisfaire des désirs, de réussir quelque chose, d'améliorer telle autre, etc.

- Et qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, le cercle infernal est brisé ?

Eh bien on n'est pas obligé de rester idiot tout le temps ! Il n'y a aucune espèce de loi qui vous oblige à rester idiot. Il est même souhaitable de devenir intelligent de voir la vérité en face.

- La profonde méconnaissance de la transmigration amène souvent les gens à penser qu'ils vont se réincarner dans quelqu'un d'autre, même s'ils ne le formulent pas aussi directement. L'époque actuelle, particulièrement intolérante, vient renforcer ce préjugé. On supporte si peu l'autre que l'idée même de se réincarner dans ce quelqu'un d'autre rend toute réflexion impossible.

Non seulement on ne supporte pas l'autre mais on est farouchement individualiste. Notre époque c'est celle de l'individu-roi. Moi, moi, moi, les autres écartez-vous !

- La question inhérente à celle de transmigration ou de réincarnation est celle qui se pose concernant la mémoire et donc l'oubli de ce que l'on aurait déjà vécu.

La question de l'oubli avait beaucoup intéressé les Grecs. Ils disaient que les morts buvaient l'eau du Léthé qui les empêchait de se souvenir de leurs vies antérieures. Quelques heureux mortels ou sages n'avaient pas bu l'eau du fleuve et par conséquent se souvenaient de leur vie antérieure.

- Que signifie cette image symbolique ?

Plotin disait que l'eau du Léthé est le symbole de notre attachement au mode de fonctionnement corporel. Cette limite à laquelle nous sommes identifiés fonctionne comme un filtre qui nous empêche de nous souvenir de ce qu'il y avait avant. Le fait est que l'immense majorité de l'humanité ne se souvient de rien. Et les quelques enfants "ordinaires" qui se souviennent spontanément de leurs vies antérieures présentent une caractéristique particulière puisque dans 61% des cas, ils sont morts de mort violente. Stevenson possède dans son institut au total un peu plus de 2600 observations. Parfois la mort qui n'a pas été précédée de la période de vieillesse ou d'agonie ordinaire, où petit à petit on se détache, on fait le ménage des attachements de son existence, mais qui s'est produite brutalement, souvent de façon dramatique, laisse derrière elle une exaltation du vouloir vivre. Ce sont ces enfants-là qui se souviennent spontanément de leur vie antérieure.

- À part les enfants, qui peut se souvenir de ses vies antérieures ?

La deuxième catégorie de personnes qui se souviennent de leurs vies antérieures, est constituée de certains pratiquants d'une qualité spirituelle au-dessus du commun. Ils ont pratiqué des techniques de méditation qui donnent à leur esprit une cohésion et une lucidité exceptionnelles. Dans le bouddhisme cela est bien connu comme dans l'hindouisme d'ailleurs.

- On parle un peu légèrement en Occident des vies antérieures, comme si l'on pouvait assez facilement partir à la recherche de ce "quelqu'un d'autre", donc d'une illusion, que l'on a été. Je m'étonne que l'on puisse retrouver aussi clairement des personnages que l'on a été, les identités que l'on a eues dans des vies antérieures. Parce que bien évidemment, ces vies nous permettent de conforter ou d'excuser ce que l'on est aujourd'hui.

Vous posez là le grand problème en Occident aujourd'hui, de ce qu'on appelle les régressions aux vies antérieures, qui font l'objet d'ailleurs d'un fructueux commerce. Il y a des thérapeutes tout à fait sérieux et compétents, et puis il y a aussi les illuminés et les escrocs. Je ne ferai pas le pourcentage. La pratique de l'hypnose s'accompagne en général de la suggestion qu'il est possible de se remémorer ses vies antérieures. En fait, ce que l'on ramène ce n'est que très rarement des souvenirs de vies antérieures. Ce sont des imaginations au sujet d'une vie antérieure possible. Ce sont des fabulations à thème de vies antérieures dont le noyau dynamique peut toutefois être en relation avec une situation déjà vécue. D'ailleurs si vous faites des suggestions à des sujets divers sur lesquels on fait des études, premièrement que c'est très bien de retrouver des vies antérieures, deuxièmement que c'est peut-être possible, enfin que c'est une anomalie. Dans le premier cas, vous trouverez des tas de souvenirs de vies antérieures, et dans le dernier cas, il n'y en aura aucun.
Lorsque les sujets retrouvent des souvenirs, dans l'immense majorité des cas ils ne sont absolument pas vérifiables. Et quand on essaie de vérifier les détails donnés, si c'est possible, en général on vérifie que c'est faux. Évidemment, si vous dites que vous avez été l'épouse d'un Pharaon, on ne peut pas faire une enquête très précise, mais si vous racontez des histoires farfelues par rapport à ce qu'on peut savoir de la civilisation égyptienne il y a quand même des chances que ce soit de l'imagination. Mais exceptionnellement, dans quelques cas, on a pu vérifier qu'il y avait des souvenirs précis et authentiques de vie antérieure.

- Pourquoi et comment choisit-on d'être une femme ou un homme ?

Stevenson a maintenant une très grande expérience de la question. Si ça se faisait au hasard, on devrait avoir 50% de souvenirs antérieurs d'hommes chez les femmes, et de femmes chez les hommes. En fait, chez tous les gens dont on a vérifié qu'ils avaient réellement des souvenirs de vies antérieures, il y a dans la civilisation où le pourcentage de changement est le plus important - en Birmanie bouddhiste donc libérale - il y a 26% de changement de sexe. Dans l'ensemble du matériel de Stevenson, il doit y avoir à peu près 5% de changement de sexe ce qui est très peu. En effet dans plusieurs civilisations il n'y a jamais de changement de sexe parce que la loi de la civilisation en question l'interdit ! Un seul exemple : chez les Druses du Liban où la loi druse dit qu'on se réincarne toujours chez un druse et du même sexe, sur 77 cas de souvenir de vies antérieures constatées il y a zéro % de changement de sexe. Les druses obéissent à la loi. On peut en conclure qu'il y a une influence considérable de la pression de la loi sociale sur ce que l'individu qui meurt croit qu'il est possible ou pas possible d'accomplir.
De temps en temps des changements de sexe ne sont pas bien supportés. C'est à mon sens une des causes de certains cas d'homosexualité féminine ou masculine. Ce sont d'ex-hommes ou d'ex-femmes qui ne supportent pas le changement et continuent à revendiquer l'état précédent.

- Sommes-nous nous-mêmes à l'origine de ce type de conditionnement ?

Ah mais certainement. C'est le psychisme qui le veut. C'est nous qui sommes responsables de l'état mental avec lequel nous entrons dans le monde. L'observation attentive des enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures montre qu'en général, dans la majorité des cas, ils reprennent le même sillon que celui qu'ils avaient creusé auparavant. Ils sont encore la victime de leurs désirs, de leur personnalité antérieure. Certains montrent qu'ils ont compris et qu'ils veulent changer, il y a quelques observations assez belles à ce sujet et encourageantes. Mais la majorité recommence.

- Qu'est-ce qui nous fait être aussi individuel dans l'incarnation, alors que nous pouvons nous sentir profondément collectif dans l'âme ?

Ce qui caractérise une doctrine traditionnelle de salut ou de libération, c'est justement la culture de la sagesse qui s'oppose à l'ignorance laquelle nous enferme dans un état particulier et égocentrique. C'est la culture de la sagesse qui nous permet de voir les choses comme elles sont, de façon juste, et non pas telles que nous les craignons ou telles que nous les désirons. Et l'autre facteur sur lequel on s'appuie c'est celui de l'amour ou de la compassion pour autrui. Mais la prise en considération d'autrui parce que je l'aime, je compatis à sa souffrance et que je veux le soulager, c'est justement ce qui s'oppose à l'égocentrisme. C'est toute la pratique d'une voie spirituelle. Le bouddhisme tibétain en particulier dit que la pratique spirituelle a deux ailes, la sagesse et la compassion. Comme un oiseau a besoin de deux ailes pour voler.

- Le phénomène des NDE a-t-il apporté une contribution positive dans la réflexion à la réincarnation ?

Oui tout à fait, dans la mesure ou le phénomène est en effet compatible - je ne dis pas qu'il le démontre - avec les hypothèses classiques, grecques, hindoues ou bouddhiques de la mort et de l'après-mort. J'ai fait faire les premiers travaux positifs à ce sujet en France qui ont montré des observations superposables à celles publiées aux U.S.A.(3) Vous savez que l'originalité des scientifiques français est de ne pas étudier la question.

- Comment se prépare-t-on à la prochaine vie ?

Eh bien à partir d'aujourd'hui, à cette minute présente, je vais pratiquer la sagesse et la compassion, agir suivant les lois de la morale, méditer pour me transformer et essayer de faire du bien à autrui et à moi aussi bien sûr. La préparation commence donc ici et maintenant, tout de suite, sans perdre de temps (rires). Autrement dit, même à la veille de la mort, on peut toujours faire quelque chose. Donc la préparation à la mort se continue jusqu'à la dernière seconde. L'accompagnement des mourants c'est aussi très important.

- Peut-on évaluer le temps qui passe entre deux incarnations ?

Oui, c'est 18 mois en moyenne dans le matériel de Stevenson, étant entendu que le temps de l'autre côté n'a strictement aucune espèce d'équivalence avec le nôtre. La vitesse avec laquelle le mental pur fonctionne n'a rien à voir avec le temps de nos horloges.

- Pendant ces 18 mois (moins neuf de grossesse) il y aurait donc un déconditionnement de la vie passée et une préparation à la prochaine.

Pour ceux qui sont sages oui. Mais il y en a dont on a l'impression qu'ils vivent dans un espèce de cauchemar ou de rêve permanents, suivant les cas, et ils n'ont rien appris, rien compris.

- Est-ce à dire qu'il y a des lois qui ne fonctionnent pas une fois de l'autre côté ?

Je pense que les lois fonctionnent, mais ce qui fonctionne c'est la loi de causalité. Si vous êtes complètement engrossés dans votre rêve individualiste, égocentrique et que vous y êtes attachés de façon passionnelle, eh bien c'est la seule chose qui va compter. Vous allez probablement entretenir cet état, vous allez faire un cauchemar ou un rêve. Puisque vous n'avez pas de corps les seules règles qui existent sont celles du fonctionnement psychique. Vous avez élaboré votre scénario personnel que vous allez continuer jusqu'à ce que vous ayez la possibilité de vous réincarner d'une façon qui vous convienne.

- La question à laquelle on pense, plus par jeu intellectuel que par souci de vraie connaissance est peut-être celle-ci : quelle a été notre première incarnation et quelle sera la dernière ?

Le Bouddha a dit "Inconnaissable est le début de l'ignorance !" (rires) Donc il est impossible de fournir une réponse intellectuellement satisfaisante à la question de la première origine. Quand vous avez atteint le Nirvana, vous serez capables de voir. Mais tant que vous n'êtes pas libéré ce n'est pas possible. Par contre, le cycle des existences se termine pour chaque individu quand il a fait le travail, c'est clair.

- Dans les cas hélas trop nombreux d'existences cruelles, que devient l'âme d'un dictateur, d'un organisateur d'épuration ethnique ou de génocide par exemple ?

Je pense qu'il s'est entraîné avant ! Je veux dire il y a des gens qui s'entraînent vers le mieux et il y a aussi des gens qui s'entraînent vers le mal. Il y a des tas de gens qui passent leur vie à empoisonner leurs voisins, à acquérir de l'argent de façon malhonnête, à assassiner leur voisin d'en face… et puis qui font des progrès en ce sens. Parce qu'ils assassinent de mieux en mieux, ils sont de plus en plus efficaces dans l'art d'empoisonner le monde et ils finissent par devenir quelqu'un de très bien dans le mal. Si Hitler se réincarne il est peut-être capable de s'améliorer encore, de faire mieux dans le genre dictateur sanglant.

- Oui, mais on prend cela d'un point de vue très "individuel". Hitler n'était-il pas davantage le "produit" d'un collectif ?

C'est ce qu'on appelle le karma collectif et c'est un autre problème, qui n'est plus tellement enseigné. Mais il est certain que nous sommes partiellement le produit d'une civilisation. On constate, dans de nombreux cas vérifiés, que des sujets souhaitent se réincarner ensemble dans un environnement connu. Et dans ce domaine ça peut être soit le fonctionnement d'un cercle vicieux évoluant vers le pire, soit la poursuite d'une certaine stabilité sociale.

- S'il y a comme vous venez de le dire un certain perfectionnement dans le pire, il y a forcément un certain perfectionnement dans le mieux.

À partir de là, on peut discerner dans l'évolution collective des tendances positives ou négatives. On peut parler vulgairement d'influences divines ou diaboliques pour désigner ce genre de phénomène, mais ultimement, bien ou mal sont en nous.

- On est là dans une conception dualiste de la vie, de notre univers, avec deux forces qui s'opposent.

Personnellement je ne suis pas dualiste et le bouddhisme ne l'est pas du tout. Ce qui n'empêche pas que l'on constate qu'il y a quand même des différences et des oppositions. Ces oppositions finissent par se résoudre, mais avant qu'elles ne soient résolues, elles s'affrontent et éventuellement de façon sanglante. Alors on peut dire que Hitler, Staline, etc.… - pour ne parler que des morts et ne faire de peine à aucun vivant - sont de magnifiques représentants de la civilisation moderne. Ils expriment remarquablement bien les caractéristiques fondamentales d'un monde matérialiste, égocentrique, antireligieux. C'est vraiment remarquable comme "réussite" !...

- Qu'est-ce qui fait qu'actuellement les hypothèses sur la réincarnation progressent pendant qu'une inquisition moderne s'organise contre toute nouvelle spiritualité ?

La réincarnation progresse parce que les deux dogmes qui s'opposaient à son existence sont en perte de vitesse. Le dogme chrétien d'une part et le dogme matérialiste d'autre part. À ce moment-là, la "réalité" de la réincarnation peut surgir en même temps que la croyance en la réincarnation, que je différencie pour ma part de la réalité de la réincarnation. La croyance est là parce qu'elle satisfait un besoin qui n'est plus satisfait par exemple par la religion chrétienne, dans la mesure où il y a de moins en moins de chrétiens et où on parle de moins en moins des réalités eschatologiques ; ce qui est un grand vide dans la pastorale d'aujourd'hui.

- Quel type de réflexion peut-on avoir pour arriver à dépasser sa pensée, sa croyance, bref pour dépasser tout le fatras des idées reçues ? Par quoi commencer pour s'intéresser de la meilleure façon qui soit à cette notion de transmigration ?

Étudier la sagesse orientale ne peut faire de mal à personne. Quant à la sagesse occidentale, on peut revenir à Platon, Plutarque ou Plotin. Ce sont nos ancêtres grecs qui ont encore des choses à nous apprendre sur ce plan.

- Le message du Christ que je différencie du dogme chrétien peut-il nous faire progresser dans notre idée d'une continuité de la vie ?

J'espère que le christianisme relativisera d'abord la portée de ces dogmes. Pour prendre un premier exemple, on sait simplement que l'idée de purgatoire - qui n'est d'ailleurs pas théologiquement très précisé - c'est celle d'un feu spirituel qui nous permet d'être amélioré quand nous ne sommes pas trop affreux pour aller en enfer, mais que l'on n'a pas encore la capacité d'aller au Ciel. Et la réalité concrète du purgatoire n'a jamais été définie par un dogme. On pourrait par exemple supposer que le purgatoire se fasse sur terre. C'est un exemple ; certains théologiens chrétiens le pensent.

- C'est ce qui renforce l'idée qu'un bilan quotidien, ou un bilan régulier de sa vie...

Ah mais c'est indispensable, tous les soirs avant de se coucher on devrait prier, ou méditer et faire son examen de conscience. Ça me semble tout à fait indispensable. Un deuxième exemple, c'est quelle portée attribuer à la doctrine de l'existence unique sur terre. Si on lui attribue la signification d'une description objective de la réalité des choses, on arrive à la conclusion que la réincarnation n'existe pas. Ce qui est à mon avis faux. Si on lui attribue la valeur d'un conseil de perfection spirituel qui dit : efforcez-vous ardemment de gagner le ciel en une seule vie, à ce moment-là c'est parfait. Les bouddhistes sont entièrement d'accord avec les chrétiens. Dans dix ou quinze ans, les faits scientifiques se seront tellement accumulés qu'on ne pourra pas affirmer qu'il n'y a pas d'enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures. À l'heure actuelle il y a déjà plusieurs études scientifiques indépendantes qui ont vérifié les travaux de Stevenson. Et pour que l'Église ne se charge pas d'une nouvelle affaire Galilée, une suffit, il serait intéressant que les théologiens chrétiens se demandent quelle est la portée physique du dogme de l'existence humaine unique. C'est ça la question véritable.

- Peut-on envisager d'une quelconque façon que toutes nos "vies" se déroulent en même temps ?



Tout à fait, c'est ce que l'on appelle le point de vue de l'éternité. Dans l'éternité ce qui nous apparaît comme consécutif est en fait concomitant. Il n'y a pas de succession, c'est ce que l'on appelle l'œil divin. Dieu, la Conscience parfaite qui voit les choses comme simultanées. C'est nous qui vivons dans le temps et qui rencontrons les événements de notre vie de façon successive.

Notes
(1) Voir notre dossier sur les N.D.E., in LMP n° 7 - mars/avril 98.
(2) Ian Stevenson, Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures, Sand 1994.
(3) Eysséric Elisabeth, Schmitt Frédéric. Expériences de l'imminence de la mort - Thèse, médecine - Grenoble, 1983.
- Dayot Pierre - Expérience de l'imminence de la mort. Approche traditionnelle, thèse, médecine - Grenoble, 1984.
- Schnetzler Jean-Pierre, Eysséric Elisabeth, Le voyage dans l'au-delà et les expériences de la mort imminente (E.M.I.). in "itinéraires imaginaires". Ellug édit., Université des langues et lettres - Grenoble, 1986.

J.P. Schnetzler vient de publier avec Henri Bourgeois - Prière et méditation dans le christianisme et le bouddhisme - Desclée de Brouwer.

Propos recueillis par Jean-David Maisse
Extrait du numéro 8 du magazine "Les Mondes Parallèles" - Mai 1998"

Écrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007

Natanaël,

La méditation alchimique sur les éléments consiste à méditer successivement sur les 7 chakras allant du périnée au sommet du crâne tout en leur associant une forme géométrique et une couleur. Cette démarche (illusoire à mon sens) vise à conduire le pratiquant à des états supérieurs de conscience.

Écrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007

Natanaël,

un oubli de ma part : on associe à chacun des chakras non seulement une forme géométrique et une couleur mais surtout un élément (air, feu, eau, terre)

Écrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007

Thaddée,

Merci pour vos réponses, vous êtes décidément bien documenté.

En effet, illusoire et certainement syncrétique car on y trouve alchimie, yoga, symbolisme cosmique et certainement maçonnique. C'est vraiment un pot pourri de toutes les traditions.
On est bien loin de la notion de voie réalisatrice et toujours cette même pensée "babélienne" qui nous ferait croire que l'on peut y arriver par soi même.

Enfin Guénon, lui même (que je rejette pour ma part) nous a appris à nous méfier des psychanalistes. Délicieuse contradiction pour un de des maîtres à penser de notre homme!

Écrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007

Thaddée,

Bravo pour le choix de cet entretien avec J.P. Schnetzler qui résume en un condensé saisissant et confinant à la caricature, toutes ces hérésies bouddhistes teintées de new age.

D'abord, notre bon docteur confond psychique avec spirituel, éternité avec cycle perpétuel des existences, ce qu'il appelle "transmigration" : ce n'est plus le docteur Schnetzler, c'est le docteur Faust. Je passe sur les délires à propos des "réincarnations" masculines ou féminines. Pour un homme qui prétend rapprocher bouddhisme et christianisme, il fait preuve soit d'une ignorance crasse, soit d'une mauvaise foi (qui, elle, ne sauve pas) en ce qui concerne ce dernier quand il dit : " La croyance [en la réincarnation] est là parce qu'elle satisfait un besoin qui n'est plus satisfait par exemple par la religion chrétienne, dans la mesure où il y a de moins en moins de chrétiens et où on parle de moins en moins des réalités eschatologiques ; ce qui est un grand vide dans la pastorale d'aujourd'hui." (Ah bon ? On ne parle plus de l'Apocalypse chez les chrétiens? Première nouvelle!) [...] "Il serait intéressant que les théologiens chrétiens se demandent quelle est la portée physique du dogme de l'existence humaine unique. C'est ça la question véritable."

Il n'y a pas de "dogme de l'existence humaine unique" dans le christianisme qui s'inscrit dans l'Histoire (laquelle se terminera par la descente de la Jérusalem céleste lors de l'Apocalypse, c'est-à-dire de la Révélation ultime) et non dans "l'éternel retour" des cycles. Le christianisme nous parle de mort et de résurrection, pas de "réincarnation". Le Dr Schnetzler, qui a grandi dans une famille chrétienne, est tristement emblématique de ces occidentaux apostats qui embrassent le bouddhisme par rejet du christianisme qu'ils ne manquent jamais de dénigrer et de façon insidieuse (à la différence des muslims guénoniens qui le font de façon virulente), comme c'est le cas dans cet entretien.

Écrit par : Perceval le Gaulois | dimanche, 23 septembre 2007

Nathanaël,

ici personne n'est hostile au christianisme. Que ferais-je sur ce blog si c'était le cas ? La critique des dérives tibétaines a été faite dans le monde anglo-saxon il y a quelques années, mais en France, pour cause de barrière linguistique, elle a tardé. Un jour, les occidentaux s'apercevront de ce qu'il y a derrière un certain nombre d'entreprises lamaïques.

Pour ma part, je ne me suis jamais trop frotté à eux, j'ai mis en garde un certain nombre d'amis il y a 2 ou 3 ans.

Pour ce qui est du zen, seul domaine de compétence que je pourrais revendiquer, il n'a que faire des croyances réincartionnistes. Et personne n'a jamais affirmé que quoi que ce soit se faisait sans l'aide de Dieu.

Les opinions de M Schnetzler n'engagent que lui.

Écrit par : Pierre | lundi, 24 septembre 2007

Au titre des anecdotes amusantes et pour détendre l'atmosphère, savez-vous que le bouddhisme Theravada principalement implanté en Thaïlande, Sri Lanka, Laos, Cambodge, etc., moins répandu en Occident (si ce n’est chez les ressortissants étrangers) car plus austère et moins « tendance » que le zen ou le lamaïsme tibétain, fait cependant très souvent l'objet d'articles scandaleux dans les rubriques faits-divers en Asie du Sud-Est.

Depuis une dizaine d'années, avec une presse plus libre,
les populations découvrent quotidiennement, ou presque, les
tentations des clergés monastiques au Cambodge ou en Thaïlande,
par exemples, lorsque des moines se font attraper la main dans le
sac, eux qui prêchent un renoncement rigoureux, la recherche de l’état de « délivré », et bien évidemment la nécessité pour les laïcs l'importance vitale du détachement et de la dévotion à l’égard des moines devant s’exprimer par d’importants dons matériels.

Les cas les plus grotesques de tartufferie se sont déroulés en Thaïlande où la justice impose à la police de filmer les scènes de « flags » (arrestations en flagrant délit) avec un caméscope numérique.

Ces images sont donc parfois diffusées pour l'exemple à la télévision nationale. Plus personne ne peut ainsi avoir d'illusions quant à la vertu des "bonzes" costumés et perruqués, cachés derrière de grosses lunettes noire contant fleurette à des « hôtesses », devant des verres de whisky, sur fond de karaoké, dans les innombrables bordels remplis de jeunes prostituées qui ont fleuri à Bangkok.

Dernièrement c'est ainsi un célèbre moine supérieur de temple dirigeant une grande communauté, moine révéré et l ‘objet d’une immense dévotion pour sa sagesse et son état de quasi « délivré vivant » ayant déjà atteint le nirvâna, qui a été contrôlé sortant d'un rendez-vous galant et nocturne avec deux tendres partenaires, ridiculement costumé en colonel de l’armée au volant d’une grosse Mercedes, et bien entendu perruqué pour l'occasion afin de dissimulé son crâne tonsuré.

Edifiant spectacle que celui que nous fournit l’Orient, pourvu, dans sa « supériorité spirituelle » selon René Guénon, de techniques et de méthodes de libération qui nous feraient défaut.

Quelle émotion devant tant de « détachement » supérieur !

Écrit par : Hector | lundi, 24 septembre 2007

En attendant, si les robes de certains moines bouddhistes étaient en bronze, ça ferait un joyeux carillon! C'est ce qu'on nomme sans doute la cloche tibétaine!

Écrit par : Gérard Languedeput | lundi, 24 septembre 2007

Cela participe sans doute, Gérard Languedepu...refélicité, des profonds mystères de la voie tant "trique" !!!

Écrit par : Ange | lundi, 24 septembre 2007

Renversant chemin de l'Eveil qui mène des zafus aux canapés moelleux des bordels...une banale histoire d'assise ou pour tout de dire de fesse finalement, le tout étant de savoir où on les installe...

Écrit par : Hector | lundi, 24 septembre 2007

Banale histoire d'Assise! Pas si sûr!


Un prêtre catholique zen !

Le Père Jacques Breton, prêtre catholique initié au Zen par Karlfried Graf Dürckheim, et en contact permanent avec un monastère Zen Rinzaï du Japon, illustre merveilleusement ces rencontres inter-religieuses Orient/Occident qui deviendront sans doute courantes au 21ème siècle.

Par Jean-Claude Cartier

Qu’est-ce qui vous a amené au Zen ?

En 68, j’étais aumônier à St Louis, un lycée qui prépare aux grandes écoles et se trouve face à la Sorbone. Ainsi étais-je en plein cœur de ce mai 68 de toutes les remises en questions, que j’ai vécu avec les jeunes, me demandant, pour ma part, si je connaissais si bien que ça ce Dieu dont je leur parlais.

La réponse s’étant révélée négative, j’ai été solliciter auprès du Cardinal Marty la permission de quitter mon ministère pour me consacrer à une vie plus spirituelle. Heureux de rencontrer enfin un prêtre qui ne vienne pas lui demander l’autorisation de se marier, le cardinal m’a laissé partir, et c’est comme ça que je me suis retrouvé ermite, sous la dépendance d’un évêque très ouvert - dont on pourrait dire qu’il était le Jacques Gaillot de l’époque - et qui m’a suivi dans ma démarche.

Malheureusement, cette vie d’ermite n’était pas facile, car on est face à soi-même, face à toutes ses difficultés psychiques, à ses problèmes ; et je me sentais très en insécurité. Il me fallait donc trouver en moi-même des possibilités pour libérer cet inconscient qui m’empoisonnait.

C’est dans cet esprit que je me rendais à une session organisée par les dominicains, qui s’intitulait « Sagesse du corps, prière chrétienne » et qui, en fait, était essentiellement consacrée à Dürckheim. Très heureux qu’on me parle enfin de ce corps que j’habitais si mal, j’y suis retourné l’année suivante, et y ai rencontré Dürckheim. J’ai immédiatement sympathisé avec lui, et décidé de suivre sa formation, tout au moins pendant un peu plus d’une année, jusqu’à ce qu’il fasse venir un Roshi, un maître spirituel japonais, qui nous a introduit au vrai Zen.

Pour moi, qui avait été élevé dans une religion un peu traditionaliste, et pour qui le Bouddhisme était plus ou moins démoniaque, cette rencontre a été marquante. D’autant que je me suis longuement entretenu avec le Roshi, lui posant même une question un petit peu perverse en lui demandant comment devenir instrument d’amour. Je ne sais plus trop ce qu’il m’a répondu, mais quand je suis sorti de cet entretien, il m’avait transmis un formidable dynamisme intérieur, et j’étais animé par un amour tel que j’aurais donné toute ma vie. J’ai alors pensé qu’il y avait quand même des valeurs spirituelles extraordinaires chez eux.

Ca n’était quand même pas une conversion ?

Non, mais enfin, c’était une ouverture sur des valeurs authentiques qui se trouvent dans le Bouddhisme.

Ensuite, j’ai bien sûr continué de pratiquer et, finissant par être reconnu par ma hiérarchie, j’ai été invité, en 84, à participer à un échange spirituel, organisé par le Vatican, qui eut lieu au Japon entre moines chrétiens et moines bouddhistes. Et là, ça a été la seconde grande découverte ! J’ai rencontré des moines de grande valeur, et ça m’a énormément aidé dans mon cheminement intérieur.

Maintenant, quel regard jetez-vous sur vos frères catholiques qui restent enfermés dans leur seule confession ?

Je ne peux plus porter de jugement, parce que tout mon travail consiste précisément à accueillir. Quand un prêtre vient me trouver, je l’accueille comme il est. Quelquefois, il est mal dans sa peau, d’autres fois il est trop intellectuel... mais je rencontre aussi des gens qui ont une grande dimension spirituelle.

Qu’est-ce que le Zen a changé dans votre foi catholique ?

Il faut dire que le corps n’avait pas beaucoup de place dans notre vie spirituelle catholique. Or, un tel rejet du corps est finalement contraire à ce christianisme basé sur un Dieu qui a pris corps. En tout cas, j’en souffrais, et ce que j’ai trouvé chez Dürckheim, c’est justement une unification de ma personne, corps-âme-Esprit.

J’avais aussi beaucoup de mal à quitter mon mental, à me rendre présent, à m’intérioriser, à être en communion avec les autres. Et surtout, j’éprouvais une énorme difficulté à m’abandonner, à me lâcher... J’étais souvent hypertendu. Le Zen m’a donc aidé dans ces domaines.

Enfin, bien que j’ai toujours admis que tout était Grâce, je ne savais pas comment vivre cette Grâce. J’avais une grande dévotion pour l’Esprit Saint, mais ce n’est qu’avec le Zen que j’ai compris à quel point l’Esprit, c’est le souffle. Avec Zazen, j’ai découvert qu’un geste juste, une parole juste doivent être portés par le souffle intérieur, l’énergie. Ce qui est important c’est que ce ne soit pas moi qui... mais le souffle en moi qui anime ma parole et mes gestes.

Et là où je ne suis pas d’accord avec les mouvements charismatiques, c’est que l’Esprit n’agit pas sans nous. Il faut que l’Esprit se mette en œuvre en nous. Et j’ai trouvé dans le Zen une méthode pour me laisser animer par ce souffle intérieur.

Dans les moments forts de méditation, je célèbre l’Eucharistie. En ces occasions, le Zen me met dans une telle attitude de réceptivité, d’accueil et de présence, que j’obtient un climat de présence extraordinaire où je participe vraiment à ce qui est vécu, et que ma parole est portée...

Le prêtre reprend sa dimension...

Et voilà ! Le prêtre redevient intermédiaire entre Dieu et les hommes. J’ai lu la dernière encyclique du Pape. C’est très beau, mais ça ne répond pas aux vrais questions, ça reste au plan intellectuel. Je crois profondément à la philosophie, mais si je ne suis pas en attitude pour pouvoir l’accueillir, ça ne sert à rien. Si ça n’atteint pas une expérience, ce sont des mots, tout ça !

Jusqu’à présent vous m’avez parlé de la technique du Zen, mais vous n’avez pas dit un mot de la philosophie bouddhiste ?

Je distingue un tout petit peu le Zen du Bouddhisme, parce qu’on peut pratiquer le Zen sans être Bouddhiste. Cela dit, je ne suis pas opposé à la philosophie bouddhiste, dans la mesure où elle nous aide à entrer dans un certain vide intérieur, à nous dégager de toutes choses. Je crois à cette harmonie.

En fait, je suis en accord avec tout ce que disent les Bouddhistes. Par contre, là où je suis en désaccord, c’est avec ce qu’ils ne disent pas. Quand vous leur demandez quelle est la nature du Bouddha, quel est ce Dieu, ils ne vous répondent pas. Ils vous laissent sur votre faim en ce qui concerne toutes les grandes questions qui donnent sens à mon existence et à ma vie.

D’autre part, pour eux, il n’y a pas de relation possible avec l’Absolu. Il n’y a pas de « je » et de « tu ». Or, je ressens autant la nécessité d’une vie intérieure que d’une vie extérieure. Il n’y a pas de « je » sans un « tu ». Et si je ne vis pas ce « tu » intérieurement, je ne le vivrais pas bien avec quelqu’un d’autre. Pour ma part, je suis toujours en relation avec ce « tu ». Et c’est ce qui nous distingue. Je crois profondément que cette nature divine, je la reçois, je l’accueille en moi pour la redonner. Mais chez les Bouddhistes, il y a un terrible principe de non-dualité qui les rend prisonniers. Quand je leur parle comme je le fais en ce moment, ça les touche très fort, mais en même temps ils refusent. La relation les dérange. C’est quelque chose qu’ils n’ont pas résolu en eux-mêmes. Alors, ils parlent de la Pure Conscience... mais qu’est-ce que c’est, la Pure Conscience ?

Du point de vue de mon Christianisme, c’est quand même le Christ qui nous révèle l’amour Divin. Il y a une source d’amour profonde qui se donne entièrement, un courant d’amour qui est au cœur même de la divinité, et c’est lui que nous avons à vivre.

De leur côté, ils me reprochent d’avoir un Dieu extérieur, ce à quoi je leur répond que tout l’intérêt de la spiritualité c’est que Dieu passe justement de l’extérieur à l’intérieur.

Je ne suis donc pas en total accord avec le Bouddhisme, mais c’est pourtant ce même Bouddhisme qui m’a aidé à révéler en moi le Christianisme dont je vous parle.

En fait, je rejoins les Bouddhistes au niveau de l’expérience profonde. C’est au niveau de la doctrine que je suis à l’opposé. C’est l’expérience qui nous rapproche. C’est en exprimant notre expérience que l’on s’aperçoit qu’on a plein de points communs. Mais cette rencontre ne peut se faire que par l’intérieur. Tant qu’on restera au niveau extérieur on sera toujours en opposition.

Il n’y a qu’un Absolu. La seule chose qui puisse nous différencier, c’est l’aspect par lequel nous apparaît cet Absolu.

Est-ce que vous auriez pu, de la même manière, vous intéresser au Yoga ?

Le Zen est une méthode pour aider à l’unification de la personne, mais il y a d’autres méthodes, effectivement comme le Yoga qui, d’ailleurs, se pratique dans de nombreux monastères chrétiens.

Pour ma part, j’aurais pu adopter n’importe quelle autre méthode, mais je n’ai, par contre, jamais remis en question ma foi chrétienne, du fait que j’ai fait une expérience religieuse profonde très liée au Christ durant ma jeunesse. Et c’est parce que ma foi au Christ est ancrée, que j’ai pu m’ouvrir aux Traditions orientales.

Cette orientalisation de votre christianisme ne vous rapproche-t-elle pas des gnostiques, cathares ou autres Rose-Croix ?

Oui, c’est ça ! Bien sûr, je ne suis pas gnostique, mais ça me rapproche en partie du courant ésotérique, tout au moins d’un ésotérisme qui est demeuré fidèle à l’église. Mais pour tout dire, je me sens surtout proche des Orthodoxes dans la mesure où ils sont restés dans le courant mystique beaucoup plus que nous.

Comment votre démarche est-elle accueillie par les catholiques ?

Je suis très peu en relation avec les catholiques ne pratiquant pas le Zen. Quant aux pratiquants, il y en a qui viennent pour approfondir leur foi, et d’autres parce qu’ils ont rejeté l’église pour différentes raisons, quelquefois valables. Ils savent que je suis prêtre catholique, et retrouvent petit à petit, par l’intérieur, le Christ et l’église.

Enfin, il y en a qui ne sont pas Chrétiens et qui se trouvent simplement motivés par une démarche spirituelle. D’ailleurs, je prévois toujours un entretien préalable pour savoir si le nouveau venu vient pour des raisons psychologiques ou spirituelles. Dans le premier cas, je n’accepte pas sa candidature. Je ne leur demande pas d’être Chrétiens, mais il faut avoir une recherche spirituelle.

Comment se déroule votre enseignement ?

Il y a plusieurs niveaux. Tout d’abord, rue Quincampois, chaque premier mercredi du mois, je présente Zazen et expose ce qu’on fait à Assise. Le dimanche, je propose une séance d’initiation. Ensuite il y a des séances hebdomadaires, avec des exercices pour se détendre, et une demie heure de Zazen ; et le mercredi un temps plus fort de méditation.

D’autre part, dans le centre de Saint Gervais, j’organise des week-end, avec des Seshin, ces temps forts de méditation, et un certain travail dans l’esprit de Dürckheim avec Zazen et investigation psychologique. Un autre week-end est également prévu pour partager et communiquer au niveau spirituel et philosophique. Et tout cela s’articule toujours avec l’office chrétien, bien qu’il reste facultatif.




On notera la dernière phrase:

Et tout cela s’articule toujours avec l’office chrétien, bien qu’il reste facultatif.

Et bien voyons!!! Dans la gêne y'a pas de plaisir

Écrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007

Assise bien sûr!!

Écrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007

Méditation zen et prière chrétienne

Par Hugo Makibi Enomiya Lassalle

Traduit de l'allemand par A. Liefooghe


Collection « Sagesse du corps »


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Soucieux d'une vie intérieure réelle et d'un équilibre spirituel que les religions occidentales ont quelque peine à procurer, des chrétiens de plus en plus nombreux se tournent vers la pratique du zen. Les disciplines orientales, avec leur méthodes de concentration et de méditation, semblent rendre possible aujourd'hui une certaine expérience religieuse. La question posée par ce livre est la suivante : de telles méthodes sont-elles légitimes pour les chrétiens et dans quelle mesure un Occidental peut-il les pratiquer ?



Voter pour la réimpression de cet ouvrage

Nonnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007

Préparez les bassines!

Écrit par : Bruno | lundi, 24 septembre 2007

Pierre,

Malheureusement, Perceval a raison : l'opinion de J.P. Schnetzler n'engage pas que lui car il s'exprime dans le cadre de sa tradition, le bouddhisme tibétain, qui, je suis entièrement d'accord avec vous, n'est pas le bouddhisme originel. N'ayons pas peur des mots, c'est un syncrétisme.

En ce qui concerne le zen, il n'est pas inutile d'en rappeler l'origine : il provient d'une reprise en main par des maîtres bouddhistes chinois de leur tradition qui était tombée dans la pire des bigoteries et des idolâtries, accompagnées de syncrétisme avec le taoïsme et le confucianisme. Ce fut le chan qui devint le zen au Japon. Il se caractérise par un dépouillement extrême et une ascèse terrible : j'ai eu entre les mains un document qui décrivait la vie du monastère d'Eihiji au Japon, celui que fonda Dogen Zenji et si tous les Occidentaux savaient ce qu'il s'y passe, il rayeraient de leur langage des expressions du style :"Restons zen!" : la voie du zen, celle du soto en particulier n'est pas jonchée de pétales de rose, elle n'a rien d'un long fleuve tranquille. On comprend alors que le bouddhisme tibétain connaisse en France un tel succès avec ses couleurs flamboyantes, ses tankas, ses cérémonies spectaculaires, ses rituels et qu'en comparaison, le bouddhisme zen paraisse terriblement austère ; aussi a-t-il moins essaimé.

Mais quelle que soit la forme que revête le bouddhisme, il n'en demeure pas moins qu'il lui manque l'essentiel : Dieu. Les bouddhistes eux-mêmes parlent de "théologie négative" puisqu'ils se réfèrent à aucune divinité, c'est la théologie du vide et c'est là que le bât blesse pour nous, les chrétiens, qui considérons que c'est la "théologie du néant" : le bouddhisme apparaît comme un pyramide tronquée : il n'y a pas de lien entre le ciel et la terre, pas d'axis mundi. Le commentaire d'Adelphe montre bien la position des maîtres bouddhistes qui voient le Dieu des chrétiens comme extérieur à eux. Ils sont incapables de voir la double nature du Christ, à la fois humaine et divine et dont la venue est déjà annoncée dans l'Ancien Testament (Deutéronome 18, 15).

On a rapproché la compassion bouddhique de la charité chrétienne mais elles n'ont pas grand-chose à voir l'une avec l'autre. La première est une sensibilité à la souffrance des autres mais elle n'inclut pas nécessairement une acceptation de l'autre, c'est-à-dire un non-jugement à son égard du fait précisément de l'absence de Dieu alors que dans la seconde, le chrétien est appelé à s'imprégner de la miséricorde divine pour inspirer tous ses actes par l'imitation du Christ et à reconnaître son prochain comme faisant partie d'une humanité chutée dans la quelle nous sommes tous plongés. Dans cet ordre d'idée, il y a une autre différence de taille avec le bouddhisme qui nous dit que nous payons le prix de fautes commises dans le passé, c'est la notion de karma et que nous devons le subir. Dans le christianisme, la miséricorde divine est tout le temps présente : à tout instant, Dieu, si j'ose m'exprimer ainsi, nous tend la perche, à condition que nous changions d'attitude ; c'est cela que dit le Christ à la femme adultère : "Va et ne pêche plus". Si elle applique cette injonction et qu'elle se repent, elle sera pardonnée. Saint Paul l'a dit magnifiquement : "Si je n'ai pas la charité, je ne suis rien" (Corinthiens, 1, 13).

Par conséquent, il ne faut pas s'étonner si le bouddhisme se prête à toutes les dérives, puisque le néant que j'évoquais plus haut ne peut être comblé que par les forces intermédiaires (démons, figures tantriques, etc,), entraîner la confusion entre le psychique et le spirituel, parce qu'à la différence du christianisme, il lui manque la FOI en un DIEU UNIQUE qui nous a envoyé son Fils afin que nous puissions aller au Père. Il en résulte que tous ceux qui ont délaissé le christianisme pour embrasser le bouddhisme sont des gens qui ont perdu la foi.

Écrit par : Thaddée | lundi, 24 septembre 2007

Thaddée,

merci pour votre beau texte. Je n'ignore pas ce que vous dites, même s'il est toujours utile de le rappeler.

Il n'empêche que le zen n'est pas foncièrement incompatible avec la Révélation d'une grâce supérieure. C'est ainsi.

Écrit par : Pierre | lundi, 24 septembre 2007

Pierre, pouvez-vous nous en dire plus svp ?

Écrit par : Jean | lundi, 24 septembre 2007

Père Jacques Breton :"J’ai lu la dernière encyclique du Pape. C’est très beau, mais ça ne répond pas aux vrais questions, ça reste au plan intellectuel."

(Il voulait une encyclique « mystique », « initiatique» ? Quelles sont ces « vraies » questions ?)

Père Jacques Breton : "Je suis très peu en relation avec les catholiques ne pratiquant pas le Zen. Quant aux pratiquants, il y en a qui viennent pour approfondir leur foi, et d’autres parce qu’ils ont rejeté l’église pour différentes raisons, quelquefois valables. "

( Alors ça ! Quelles raisons peuvent donc bien paraître suffisamment «valables » pour justifier une sortie de l'Eglise, aux yeux d’un prêtre de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine ?)

Quand même, ça me laisse rêveur ce langage dans la bouche d'un de nos pasteurs...

Écrit par : Restif (en passant) | lundi, 24 septembre 2007

Ce Jacques Breton est un sombre crétin qui méconnait sa propre tradition : s'il avait lu Ste Thérèse d'Avila, il aurait découvert une méthode de méditation, en langage chrétien on appelle cela l'oraison mais je doute qu'il connaisse ce terme. Moins connu, mais mentionné sur ce blog, "La divine ténèbre" de François Malaval aux éditions Arma Artis qui est dans la même veine ; c'est une merveille et tout chrétien digne de ce nom devrait le lire. Beaucoup seraient étonnés de voir qu'on n'a pas attendu l'arrivée du bouddhisme en Occident pour pratiquer des techniques de présence à soi-même et à Dieu et qu'il y a tout ce qu'il faut dans le christianisme.

Écrit par : Ronin | lundi, 24 septembre 2007

Evidemment! Il y a le "Nuage d'inconnaissance " (anonyme), "La montée au Carmel" et "La nuit mystique" de Saint Jean de la Croix (le compagnon d'armes et d'âmes de Sainte Thérèse d'Avila qui l'appelait "mon petit Sénèque). Pour ceux qui ont besoin de plus de raison et de douceur, le merveilleux "Introduction à la vie dévote " de Saint François de Salle. Existent aussi "les Exercices Spirituelles" de Saint Ignace de Loyola (de réputation, je ne l'ai pas lu). Il y des techniques de méditation éprouvées, comme de se représenter la crucifixion en détail. Chaque verset de l’Evangile peut être, doit être objet de méditation. Nos "méthodes" sont simple La prière et comme l’a dit Ronin :l’oraison "Prière méditative centrée sur la contemplation divine" (TLF). Dans la douleur, toutes les douleurs, comme dans la peur, la prière fleurit instantanément sur nos lèvres...

S’il est vrai que le christianisme n’a rien à cacher, au contraire des pseudos initiations (d’ailleurs, à SUPPOSER qu’il y ait de vrais initiés ils se taisent, les autres sont des escrocs) ce n’est certes pas par absence d’hermétisme chrétien. Marie Madeleine Davie a écrit un fort beau texte sur la symbolique du moyen-âge (que les francs maçon essayent de voler aux bâtisseurs chrétiens comme ils ont volés l’épée du chevalier chrétien. Du labyrinthe qu'on retrouve à Chartres et dans maintes églises au discours de Saint Paul sur les armes du chrétien, notre tradition est d’une richesse éblouissante. Elle est multiple (sur http://www.jesusmarie.com/ c’est plus de milles tomes qui s’offrent à l’âme assoiffée :mystique, philosophie, visions, interprétations de la Bible…), oui, multiple comme comme le sont les ordres, des Bénédictins aux Dominicains -mais toujours par le Christ :"Je suis le chemin, la vérité et la vie".
Ceux qui ont besoin de la gnose ont Clément d’Alexandrie et Denis l’Aréopagite – mais la gnose n’est que l’un des chemins, et sans la charité, il n’est rien. Ceux qui auront d’avantage besoin d’humilité liront « L’imitation de Jésus Christ ».Je ne connais pas la tradition moderne mais un ami me dit que le cardinal Nerwman est formidable.

Bref, nous pouvons certes respecter les traditions quand elles sont dans leurs terroirs, et même aller jusqu'à comprendre qu'une âme mal guidée, peut être appelée à un cheminement différent (rien n'est joué avant la fin) ait été cherchée ailleurs ce qu'elle avait sous le nez. A condition qu'elle ne nous fasse pas la leçon. Mais n'oubions jamais que, bien loin de manquer de telle ou telle dimension, nous sommes au contraire si riche qu'une vie n'y suffit pas, que la tradition chrétienne, vieille de près de 2000 ans, née en orient,fruit de tout l'occident, est, littéralement, inépuisable.

Écrit par : Restif | lundi, 24 septembre 2007

Restif,
Seriez vous du genre de Borella qui, sous prétexte de démonter les erreurs de Guénon, en arrive à nier tout ésotérisme chrétien.
Ne prenez pas cela pour une attaque car je suis en plein accord avec tout le reste de votre discours.
Même si je pense que devant la Révélation qui est la Vérité même, il ne peut plus exister d'exo et d'ésotérisme, il me parait évident que, devant les erreurs humaines des églises institutionnelles, certaines vérités ont du se cacher pour être transmises.

Écrit par : nathanaël | mardi, 25 septembre 2007

Ah mon cher nathanaël, vous m'avez lu trop vite. N'ai-je pas écrit : « S’il est vrai que le christianisme n’a rien à cacher (...) ce n’est certes pas par absence d’hermétisme chrétien." ?

"Esotérisme" a tant servi que je préfère le mot d'Hermétisme. Lorsque je parle des armes du chevalier Chrétien, des bâtisseurs, de tout ce que nous ont volé les F.Maçons, de quoi croyez vous que je parle? Mais je comprends qu'on puisse s'y tromper, car c'est un point sur lequel je suis passé assez vite – malgré tout il était bien présent. Car enfin, que croyez-vous que j’ai à l’esprit en notant le vol par les francs-maçons de la symbolique des bâtisseurs? Vous pensez bien que ce n'est pas la pensée des Lumières qu’ils ont dérobée à l’Eglise. Il existe bien un hermétisme que nous pillent bien des occultistes. La mention du labyrinthe de Chartre renvoit à ce cheminement de l'adepte chrétien qui doit trouver le chemin de la connaissance divine. C'est aussi le symbole de la "forêt périlleuse" que le chevalier doit traverser pour arriver au château (l’âme). Perceval est un conte initiatique, comme Le chevalier à la charrette, comme le Parsifal de Wolfram Von Eschenbar. Mais ce que j'entends dire, c'est que si ce symbolisme existe, si on peut effectivement trouver une alchimie spirituelle chrétienne, n'oublions pas que ce n'est qu'un chemin. Il n'est pas indispensable de l'emprunter pour faire son salut. Par contre, l’amour, l’agape, est indispensable.

C’est on ne peut plus vrai, certaines âmes -dont je suis - ont besoin d'une gnose chrétienne, d'un hermétisme. Cela exige, je le crois sincèrement, beaucoup d'humilité. Sinon, on risque vite de se prendre pour une sorte d'élu. Il est donc bon de méditer l'Evangile.
Mais en gardant cet esprit d’amour, de dépouillement de la vanité, qui d’ailleurs s’intègre à la pratique d’une méditation sur les symboles, il est permis de pratiquer cette voie, et de travailler à la Co-naissance. Mais vous savez, Saint Jean de la Croix, la mystique, c’est aussi une initiation,où Dieu lui-même dévoile les intransmissibles secrets que les Saints ne peuvent qu’évoquer mais que seul l’Esprit pourra faire éclore dans l’âme. Voilà, j'espère avoir répondu à vos doutes nathanaël, doutes qui ne m'ont aucunement choqués, je vous l'assure.
Cordialement et même fraternellement, R.

Écrit par : Restif | mardi, 25 septembre 2007

Sainte Thérèse d'Avilla, Maître Eckhart ou Saint Ignace de Loyola ont tous été soupçonnés d'hérésie que je sache !

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Écrit par : Nebo | mardi, 25 septembre 2007

P. Sollers. - Le père de Lautréamont était un comtiste fanatique. Il y a toujours cette idée que la science va résoudre la crise religieuse. Houellebecq parle favorablement du bouddhisme. J’y suis très opposé.

N. O. - Dans « Casanova », vous citez les sermons du dalaï-lama comme exemple de « lecture débilitante ».

P. Sollers. - Moi, je suis dans le droit-fil occidental. Si l’Occident c’est l’Amérique, sa sociobiologie et son puritanisme grotesque, évidemment non. En revanche, si l’Occident c’est l’Europe du splendide lever de soleil des Lumières refoulée et piétinée depuis deux siècles, alors oui, j’ai foi dans le salut par l’Europe.

M. Houellebecq. - Le bouddhisme m’est très sympathique, mais je suis malheureusement très athée. Je ne sais pas ce qui peut rester du bouddhisme en l’absence de croyance en la réincarnation. Pourtant le bouddhisme est peut-être une solution d’avenir. Dans mes moments mégalomanes, je reprends volontiers à mon compte la phrase de Nietzsche selon laquelle Schopenhauer avait fait planer la menace d’un nouveau bouddhisme sur l’Europe, que lui, Nietzsche, avait écartée. Donc je reviens pour faire planer la menace d’un nouveau bouddhisme sur l’Europe, par infiltration lente.

P. Sollers. - Eh bien, je m’opposerai à cette pénétration bouddhiste comme Nietzsche à Schopenhauer. Ce dont il est question à travers le bouddhisme, c’est du devenir nihiliste européen, qui peut aller en effet dans ce sens de suicide, de résignation, d’autodécomposition. D’ailleurs la CIA aimait bien le daïla-lama et lui a donné beaucoup d’argent...

Écrit par : Friedrich Morrison | mardi, 25 septembre 2007

On soupçonnait beaucoup à l'époque!

Écrit par : Hermann | mardi, 25 septembre 2007

Nebo,
Vous poussez un peu le bouchon tout de même. Vous semblez ouvert au Zen et bien d'autres choses et fermé Sainte Thérèse d'Avilla, Maître Eckhart ou Saint Ignace de Loyola.
J'ai lu votre blog pour tenter de vous comprendre mais je n'y ai pas trouvé plus de réponse.
Il me semble que vous avez perdu les tonneaux et que vous cherchez les bouchons !
En toute amitié, bien sûr.

Écrit par : M.G. | mardi, 25 septembre 2007

"Mais le plus grave est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme."
rien moins que ça...
"le bouddhisme donc, dans ses différentes versions (Tibet, Japon, Chine, Corée), doit être de ce fait dénoncé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un piège dangereux pour un chrétien[...]"
Bon, ben nous voilà prévenus. Au moins c'est clair, cet article, d'une rare violence et d'une rare stupidité, n'est ni plus ni moins qu'une attaque d'un sectateur d'une religion contre une autre religion. Donc on est dans l'intolérance pure, aucun intérêt d'argumenter.

Écrit par : Xavier Franc | mardi, 25 septembre 2007

"Nebo,Vous poussez un peu le bouchon tout de même."
Pensez-vous ! Nebo est un gourmet attablé au banquet des connaissances : il savoure le soufi, trinque avec Hagakuré, prend le café avec Nietzsche et n'oublie pas ses classiques chrétiens en passant au fumoir.

Nebo, affreux libertin, vous savez bien que les gens que vous citez n'ont pas été tués comme Hâllaj ou forcé à l'exil comme Rumi. Si Saint Jean de la Croix a été emprisonné, c'est la faute aux moines de l'ordre qu'il voulait réformer. Dans les noms que vous citez, seul M .Eckhart a été effectivement condamné par la papauté, et encore, quelques propositions. Quant à Sainte Thérèse, elle a été mise au rang des docteur de l'Eglise ! Et de son vivant, Pie IV l'a soutenue, seule une petite partie de l'Eglise espagnole se dressa contre elle, mais jamais la papauté.

Bis repetita : il n'y eut que M.Eckhart de réellement condamné dans les noms que vous citez. Et encore, même ça peut se discuter : "de l'avis de Josef Ratzinger lui-même lorsqu'il n'était pas encore pape, le procès n'a pas eu lieu, Eckhart n'est pas au sens strict du terme condamné. Il n'a donc même pas à être réhabilité. Le même Josef Ratzinger, après examen, n'a pas trouvé d'hérésie, mais des maladresses de langage dans ses œuvres." (Wikipédia)

Avouez que, même du sacro saint point de vue surplombant-relativisto-impartial c'est encore l'Eglise qui s'en tire le mieux. Vous êtes agnostique je crois, non? Vous allez arrêter d'...bêter les croyants? Courez vite chez le premier Pope venu! L'orthodoxie est une magnifique tradition!

Écrit par : Restif | mardi, 25 septembre 2007

PS Je ne sais pas faire une rose avec le clavier, imaginez là ! Ce sera beaucoup plus beau...

Écrit par : R. | mardi, 25 septembre 2007

Oui Restif, l'appel de l'Orthodoxie me tente bien souvent, mais en esprit libre je ne pourrais m'en servir que comme Plateforme de décollage, si je puis dire.

Après... mon parcours ferait le reste... et qui vivrait verrait. Mais je ne puis me convertir que par goût pour une Tradition... même si elle est belle, ancestrale et profonde et que je la défends avec mes modestes moyens de prolétaire magasinier non syndiqué... :-/


Oui, je savais que seul Eckhart avait souffert de la mise à l'index, mais les deux autres ont tout de même plus que surpris ceux que j'appelle les grenouilles et les crapauds de bénitier... et ce n'est pas sur ceux-là que l'on fonde une Foi. Enfin, c'est ce que je pense.

Sainte-Thésrèse d'Avila tenta de réintroduire dans le Christiannisme des méthodes de Contemplation (qui ont d'ailleurs bien des points de résonnance avec les états mystiques Orientaux quant à la synesthésie des sens... quant aux états physiques des dévots...) que l'on appelle (je crois me souvenir) "Oraisons" mais je m'avance peut-être procédant ici de mémoire et n'ayant pas du tout la science infuse... que l'on me corrige si je dis des bêtises. Selon elle il était possible d'avoir une expérience en "direct-live" avec Dieu sans avoir à passer par les messes, les lectures psalmodiées, les actions charitables, la prière répétitive... sans oublier ce que je déteste : les mortifications. Tout devait jaillir de la source de Contemplation. Elle a subit les foudres de ses évèques pour cela. Ah ! Restif, je ne pourrais pas vous citer mes sources là... mais je l'ai lu... et non dans un ouvrage anti-Catholique, croyez-moi... mais je ne me souviens plus du titre... c'était dans un ouvrage conscré à la Mystique Chrétienne. Quand elle a fondé les Carmélites, je crois me souvenir qu'au moins deux heures d'Oraison individuelle se devaient d'être effectuée par jour par chaque moniale. L'Inquisition s'est interessé à elle mais envers et contre tout elle a continué d'affirmer qu'une RENCONTRE était possible ici-bas avec ces oraisons.

Il est vrai que ces personnalités de la plus grande valeur spirituelle n'ont pas terminé comme le doux mystique musulman Hallaj... mais leur Paradis sentait le souffre aux yeux des "bien assis" qui se contentent de préserver le don reçu... sans tenter de faire fructifier, même par le risque, ce qu'ils ont reçu.

J'en parle là :

http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/09/13/n-ayez-pas-peur.html

Je suis un Agnostique... ne parvenant pas à me prononcer pour le "Oui"... ou pour le "Non"... mais je suis conscient que notre Patrimoine Culturel passe par le prisme du Corpus Gréco-Latin et Judéo-Chrétien... sans oublier les vieilles légendes Païennes qui ne me laissent pas indifférent non plus. C'est une grande Histoire Épique qui pèse son poids. Quand je pense à la Chrétienté, je pense aussi à De Vinci ou Christophe Colomb, à Michel-Ange ou Baudelaire... et même au jeune dépravé Rimbaud enculant le vieux satyre catholique Verlaine. Pour moi, tout ça... ça s'défend bec et ongles. Touchez pas à mon legs les doux bridés ou les psychopates barbus. Après... il est pas dit qu'on ne m'ait jeté au bûcher si j'avais vécu au Moyen âge.

Cela étant dit... la Chrétienté et son Histoire... la Chrétienté et son souffle Historique... je ne vois pas, après enquête de franc-tireur occidental, quelle construction fut plus audacieuse, en même temps que Raisonnable (malgré les faux pas... les massacres... et blah blah blah que tout le monde connaît) et génératrice d'Art, de Philosophie et de Système Politique sensé.

Écrit par : Nebo | mardi, 25 septembre 2007

Nebo,
A vous tout seul, vous semblez être une petite tour de Babel.
Vous avez accumulé une culture assez remarquable et vous mélangez tout cela en espérant qu'il en sorte la vérité.
Vous croyez en la Charité mais sans la Foi et l'Espérance.
Vous êtes seul, Nebo, car vous ne laissez pas la place à l'Esprit. Dans le fond, vous désirez cette rencontre avec le Christ mais vous espérez qu'il vienne avec Bouddha et l'encyclopédie.
On dit que Dieu créa le monde en se retirant. Retirez vous de vous et laissez la place à l'Esprit; c'est lui qui vous reconstruira et non les livres poussiéreux qui ont fait de vous ce que vous êtes.
Désolé pour ma psychologie de prisunic mais je tenais à vous montrer ce que vous pouvez inspirer bien que ce ne soit certainement pas votre désir.

Écrit par : M.G. | mercredi, 26 septembre 2007

Tour de Babel ? Certainement pas. Je n'y creuse point ma fosse. Lisez Raymond Abellio : "La Fosse de Babel", seconde partie de son tryptique incluant "Les yeux d'Ezechiel sont ouverts" et "Visages immobiles"... La confusion est suffisante... non ? Spasmes existentiels de toutes parts.

Si le Christ est ce qu'il est, les lumières de l'encyclopédie et les résonnances avec les pensées orientales se trouvent non pas abolies... mais confirmées au travers du Verbe. Ne me prêtez pas le syncrétisme dont je n'ai cure.

Si faits à l'image de Dieu nous sommes en mesure de pratiquer un Tsimtsoum avant notre Bereshit... à notre échelle, cela va de soi... donnez-moi donc la formule... enseignez-moi l'Art et la Manière que je puisse, si ce n'est y parvenir, au moins y tendre... car vos stances verbales à mon encontre (fort sympathiques, au demeurant) ne sont que des mots et ils n'ont pas, malheureusement, le souffle vivifiant du Seigneur quand il parle. Mais merci cependant de vous inquiéter pour mon âme...

Je m'en retourne retrousser quelque jupon... Dieu est grand... et je suis tout petit... il me pardonnera.

Écrit par : Nebo | mercredi, 26 septembre 2007

Bonjour Nebo, je découvre aujourd’hui votre post (celui où je suis nommé) qui me touche profondément. Pour Sainte Thérèse,foin des sources, je vous crois sur parole.
Je comprend –ou crois comprendre – ce que vous ressentez. Certaines âmes se refusent à ce qu’il voient comme un hypocrisie : se convertir sans être absolument convaincu des dogmes. J’ai toujours pensé que de telles hésitations n’étaient certes pas celles qui choquent le plus celui qui est la miséricorde même. Et j’entends ce mot de miséricorde non comme une sorte de pitié dédaigneuse, non, la miséricorde, c’est une compréhension infini de notre âme, de notre pensée, de nos doutes mêmes. Mieux vaut une recherche sincère que de devenir un sépulcre blanchi.
Je n’ai certes aucuns « conseils » à vous donner (d’ailleurs très persuadé que c’est inutile pour certains êtres ; le ferment prend le temps nécessaire à lever, voilà tout.) Fut un temps où je me définissais comme agnostique. Et pourtant, je croyais en l’existence d’un principe spirituel, mais voilà, j’avais peur de trancher. Je ne raconterai pas sur un blog ce que je pourrais sans problème vous confier par mail. Disons que le mariage m’a rendu à une certaine réalité charnelle de la foi, mais ma « conversion » date d’avant. Disons, avec plus d’exactitude, que la route était déjà prise, mais qu’il manquait un « révélateur -fixateur ». Mot bête d’ailleurs, que celui de conversion, car, encore une fois, je croyais, mais hors des dogmes. Je ne méprise pas, quant à moi, l’étonnement qu’on ressent à voir des invariants dans les grands courants de la mystique. Je pense simplement qu’arrive un jour où une plongée dans une tradition – et celle où l’on est née m’a toujours paru la meilleur - devient l’unique moyen d’assumer pleinement sa foi.
Ah, vous voyez bien que ce que vous dis est sans génie, sans éclats, mais vous sentirez, je l’espère, un peu de capacité à écouter, à comprendre.
J’avais lu sur votre blog le texte que vous mettez en lien, texte fort beau. Pour moi, il vient d’une âme chrétienne, et je ne peux m’empêcher de penser que certains scrupules font sourire Dieu, d’un sourire plein d’amour mêlé d’un peu de tristesse, car il aimerait donner ce qu’Il lui est interdit, de par le libre arbitre, de donner : la foi. Je comprends que vous n’aimiez pas le dolorisme, il m’a longtemps fait peur. Bloy m’a appris à le voir sous un autre angle : « L’homme a des endroits de son pauvre cœur qui n’existaient pas encore et où la douleur entre afin qu’ils soient » (Lettre à.G Landry, 1873). N’oublions pas que le christianisme a une connaissance des hommes qui nous dépasse, et que certains ont besoin de la douleur comme d’autre d’une certaine joie franciscaine. « Il y a diversité de dons » dit Saint Paul. Ce même Saint Paul qui a dit « Recevez avec charité celui qui est encore faible dans la foi, sans vous amuser à contester avec lui ». Et ce S .Paul que je vous cite a été pendant longtemps une grande gêne pour moi. N’avait il pas changé la véritable nature du christianisme ? J’ai fini par croire – au sens le plus absolu du mot – qu’il n’aurait pas été reconnu et accueilli par ceux qu’ils persécutaient si sa mission n’avait pas été divine. Et commençant de le lire sans préjugés, j’ai découvert les paroles que j’ai citées. « Recevez avec charité… », quand on se rappelle ce qu’est la charité pour S.Paul… Tous les chrétiens devraient méditer ces paroles. Je ne veux certes pas vous retirer votre agnosticisme malgré vous, ce serait une atteinte à votre liberté. Mais vos préoccupations, cette compréhension d’une parabole qui me paraît témoigner d’une capacité à méditer sérieusement l’Ecriture, tous ces faits, et quelques autres, m’incite à penser que vous êtes encore plus spiritualiste qu’agnostique. Et que ce dernier terme, vous ne le gardez que par scrupule.

Sachez que les dogmes ne me sont pas toujours faciles à « avaler » (qu’on me passe cette expression triviale). Pourtant, à partir du moment où l’on reconnaît la possibilité divine du miracle, tout ne devient-il pas possible ? En tous cas susceptible d’unes adhésion intellectuelle –c'est-à-dire non charnelle, profonde mais fondée sur une raison qui accepte cette logique du miracle et de l’incompréhensible divin. Mon catholicisme est aussi une « plate-forme d’où décoller », comme celui de Bloy, de Péguy et même de Bernanos. Mais – et là ce n’est valable que pour moi – ce décollage n’est pas un abandon du Credo, que je reconnais entièrement et de bonne foi (si ‘j’ose dire…). Car si Christ n’est pas ressuscité : « vaine est notre foi » (S. Paul). Ceux qui me disent sur un ton de docte inspiré que Dionysos, Attis etc étaient aussi des fils de vierge, que Dionysos fut même crucifié 1) ne m’apprennent rien 2) devraient comprendre que cela ne fait que renforcer ma foi en un christianisme qui résume et dépasse toutes les religions, toutes les mythologies qui ont pressenti un fait qui rayonne sur tous les temps. Mais nous entrons là dans le dialogue d’un homme avec sa foi, dialogue que je pourrais mener par mail mais certes pas sur cette agora.

Enfin, je parlerai des gens qui vous déplaisent. Les êtres froids et mornes, ceux qui obéissent plus à la peur qu’à l’amour (et qui peuvent être aussi adeptes d’un certain conformisme, persuadé d’incarner l’exemple de la décence spirituelle. Bref, les piliers de vertu (il y a bien des piliers de bar). Oh, ils existent, comme dans tout groupe humain comment le nier ? Mais savons nous si certains ne sont pas en proie à des doutes qu’ils refoulent derrière une attitude extérieure toute de fermeté ? Enfin, tout simplement, nous sommes sur terre, et si tous les croyants déclarés étaient des chrétiens selon l’Evangile, cela se saurait. Ils vous insupportent par leur componction intolérante, d’une intolérance rabougrie et sans générosité, au contraire de celle d’un Bloy (qui d’ailleurs n’hésita pas à perdre son emploi pour défendre un athée). Il faut les accepter sans les fréquenter, voilà tout. Nous ne sommes pas au ciel.

Voilà, j’aurais aimé être plus cours, trouver des mots plus frappants, répondre à votre franchise, à votre ouverture. A mon sens, vous êtes en quête, et elle vous mènera loin, vers… ? Votre intelligence et votre modestie sont des qualités qui se payent souvent d’un trouble devant l’ « engagement », car on ne voit que trop ce qui dérange et gène, on s’interdit de se boucher les yeux. Ce n’est pas du scepticisme, plutôt, j’y reviens, une propension au scrupule. Que dire ? Prier est toujours bon.
Je vous souhaite tout le bien Nebo, et si vous le permettez, je prierai pour que vous receviez une manière de signe. C’est naïf, mais je crois à la prière. Non que je vous crois un pauvre incrédule perdu dans le déchirement ! C’est une intention dénuée de tout sentiment de suffisance, d’infatuation. Bon chemin !

Ps J'aime Abellio. Ah, le père Carranza ! mais...ceci est une autre histoire.

Écrit par : Restif | mercredi, 26 septembre 2007

PSS Ce texte, non relu avant "publication", ayant été cavalcadé du clavier plus vite que décence ne l'autorise, les fautes d'accord pullulent. Mes excuses à la syntaxe et aux lecteurs.
( je suis plus que charette sur un job, mais c'est pas une excuse).

Écrit par : R. | mercredi, 26 septembre 2007

Restif,
J'aurais aimé écrire à Nebo ce que vous venez de lui dire.
Belle exemple de vraie Charité et de Bienfaisance.

Écrit par : M.G. | mercredi, 26 septembre 2007

Message tantrique, pour occidentaux en manque de repères organiques !!

Écrit par : Point G | jeudi, 27 septembre 2007

Restif... M-G...

Merci pour votre sollicitude spirituelle.

Restif, il y a du vrai dans ce que vous dites... mais pas tout... pas tout. Je ne ne vais pas, cependant, m'étendre là-dessus... je suis pudique et si il m'arrive de dire des choses qui me concernent personnellement je le fais par l'écriture... et mon blog n'en est qu'une mince démonstration... je garde l'essentiel dans mes fiches secrètes... vais pas tout débaler là aussi sec.

Par contre... histoire de relancer le débat...

Si les uns et les autres estiment que le Bouddhisme est un danger... que penser, alors, du Taoïsme et des pratiques qui en découlent : je pense entre autre à la médecine traditionnelle Chinoise et à l'acupuncture qui m'ont rendu bien des services là où la médecine conventionnelle occidentale avait lamentablement échoué...

Que dire de la médecine Ayurvédique tirée de l'Hindouisme qui offre des résultats surprenants ?

Que dire des médecines traditionnelles Chamaniques des indiens des plaines d'Amérique ou des indiens d'Amazonie ou de la cordillière des Andes ?

Tout cela serait-il à jeter à la poubelle sous prétexte que l'imaginaire des peuplades qui s'adonnent à ces pratiques pour leur bien-être ne conçoivent pas le même symbolisme interne, la même psyché que nous autres "blancs" ?

Attention... attention... je ne cherche pas, ici, à diriger mes questions vers un dénouement syncrétiste... c'est là l'issue de secours qu'empruntent les bobos contrits et sûrs d'eux-mêmes pour faire bonne figure dans une société à la mièvrerie TOTALITAIRE... mais on ne peut faire l'économie d'une interrogation authentique sous le couvert de la Raison lorsque l'on est face à certains faits.

Et de fil en aiguille... sans même aller vers les religions extra-chrétiennes... je suis tombé, déjà, sur des catholiques qui m'ont soutenu clairement... et même avec beaucoup de haine... en agitant le "filioque" dessus leurs arguments que les orthodoxes étaient des hérétiques ! Bon... c'était dans la période des guerres yougoslaves, dans les années 90... la passion avait peut-être chauffé quelques têtes et fait dire des choses qui dépassaient la pensée... mais je ne le crois pas. Il y avait là de fortes convictions qui me faisaient froid dans le dos.

Voyez-vous... malgré ce qui s'est passé en Ex-Yougoslavie, je n'ai jamais eu la Haine envers la Catholicité. À aucun moment. Je revois ma fille rentrer de l'école, le jour où les bombardements avaient commencé au-dessus de la Serbie, me disant qu'elle avait la haine envers la France, qu'elle se sentait Serbe et moi la corrigeant aussi sec sans prendre de gants... verbalement j'entends... lui expliquant que la France était une vieille Nation (au sens Noble du terme) et que ce n'était pas elle qui avait participé aux bombardements en question... mais que c'était la CHIRAQUIE et la JOSPINIE... deux pays en un tentant de se faire passer pour la France.

Bref... le Bouddhisme aujourd'hui... les autres demain ??? C'est une question.

Bien à Vous tous... :-)

@)>-->--->---

Écrit par : Nebo | jeudi, 27 septembre 2007

Nebo, je n'ai pas beaucoup de temps mais je veux juste dire deux mots rapidos, sans style. Je suis aussi fort pudique, et si j'ai évoqué dans mon précédent post des choses qui ne peuvent se dire que par mail, c'est bien à cause de ça. MG m’a écrit très gentiment que mon mot était "un exemple de charité", mais c'est faux. Si j'étais capable de parler ainsi à quelqu'un dont je me sens très éloigné, alors peut-être, oui, pourrait on dire ça. Mais là... J'ai moi-même goûté à tant de cultures, j'ai tant hésité, tâtonné, refusé... Enfin, je pense que vous comprenez ce que je veux dire.
Enfin je n’aurais pas osé parler de "sollicitude spirituelle" (qui est réelle mais…de quel droit, au fond ?) je préfère, plus modestement, le mot de sympathie.
Pour la prière, j'ai tout simplement bravé le sens du ridicule, et c'était peut être plus un défi à moi-même, quoique un « geste » sincère. Mais après tout, il n'y a rien de honteux. Et puis c'est sorti, et puis voilà, et puis m... (sourire).

Un mot sur les haineux : qu’ils prennent le catholicisme, ou la France en otage de leur discours, ce sont des minables. Point-barre ( à propos, j’étais contre les bombardements, n’ayant pas perdu la mémoire de l’histoire et sachant qui fut notre allié. Et merci d’apprendre à votre fille ce que vous lui apprenez ).

A part ça, d'accord pour étudiez tout ce qui nous en apprend un peu plus sur l'homme. Et le chamanisme m'a beaucoup intéressé. Mais pour moi, ça rentre plus dans le cadre d'une science, d'une anthropologie moderne. Les états de conscience modifiés, voire les NDA, tout ça est captivant, mais ce n’est pas une religion. Par contre, pour un indien Yaqui, oui. Et nous pouvons toujours étudier, ça ne fait jamais de mal, tant qu’il n’ ya pas de confusion.
Sinon, pour finir de relancer le débat, je suis un peu las d'entendre dire que c'est Guènon qui a inventé la notion de Tradition. C'est faux. Josephin Peladan, dès 1891 met sur le même plan Le livre des morts, la Baghavad Gita, l'Avesta, le Tao te King ect . Dès 1886, Saint Yves d'Alveydre parle de "royauté initiatique, de "tradition" et "en cela il annonce l'oeuvre de Guénon" (Jean Saunier, Saint YVes d'Alveydre ou une sinarchie sans énigme". On peut parler aussi des "Grands initiés d'Edouard Schuré. On doit surtout parler de la notion de philosophia perennis (sagesse éternelle) très présente à la Renaissance.
Guénon, occultiste convaincu connaissait tout ça, et il a su intelligemment le réunir, le synthétiser et lui donner un verni d'érudition. Mais il n'est pas l'inventeur de la notion de "Tradition". Et il a dit d’énormes bêtise sur Dante, quand quelqu’un s’est trompé à ce point, ose avancer des faits sans jamais donner la moindre source vérifiable, c’est tout juste un occultiste.(1) Un occultiste, pas un chercheur.
(1) Il en est de brillants (Guaïta par exemple).

Bon, comme brièveté, on a vu mieux…
Salut agréables aux amis, grimace dédaigneuse aux autres. R

Écrit par : Restif | jeudi, 27 septembre 2007

Nebo,
Il est évident qu'un peuple multi millénaire arrive, à force d'empirisme, à améliorer les conditions de vie terrestres (médecine, vie en société, etc ...). Je ne suis pas assez calé pour juger du lien avec leur tradition.
Regardons le yoga; il serait idiot de déclarer que cela n'apporte rien au corps et au psychisme. Mais c'est de spiritualité que nous parlons. Et c'est justement cela que bon nombre de commentaires critique.
Quand une religion se déclare sans Dieu, il est évident qu'elle se retournera vers le monde intermédiaire avec tous les dangers que cela comporte (voir Nathanaël)
Et le monde intermédiaire (déviant par nature) entrainera irrémédiablement les adeptes vers les exaltations les plus perverses.
Vous avez raison en ne souhaitant pas une guerre de religion et un mépris des autres traditions. Il s'agit seulement d'ouvrir les yeux à beaucoup d'occidentaux qui rejettent leur tradition à force d'entendre que les autres possèdent des "méthodes" que nous chrétiens n'avons pas.
C'est mal connaitre les exercice de Saint Ignace, la prière du coeur orthodoxe ou l'oraison martiniste sans oublier le Quiétisme et même Jacob Boehme.
Il serait temps que les chrétiens s'affirment et remettent les pendules à l'heure. Tout cela, bien entendu dans un esprit de vérité et d'amour. Il faut occuper ce créneau de la défense de la chrétienté en délogeant ceux qui y règnent (intégristes, FN, extrémistes et autre)
Quant à la guerre orthodoxe-catholique, je n'ai rien à dire de plus que vous et j'ai eu aussi honte que votre fille pendant la guerre de Yougoslavie où l'on a vu les intellectuels et bien pensants français vomir les serbes (qui ne sont pas blancs comme neige, certes) et défendre bec et ongle ceux qui violaient moines et moniales en Serbie.
Enfin, à force de vous lire, je suis persuadé que vous serez là quand il le faudra car vous avez eu assez de temps pour étudier tous les concepts et vous êtes loin d'être idiot

Écrit par : M.G. | jeudi, 27 septembre 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Vos analyses, globalement, qui pourraient faire hurler un dévot moyen des centres spirituels installés en France, sont loin d'êtres inexactes. D'ailleurs j'ai passé dernièrement à titre personnel un peu de temps dans un centre du dharma, j'y ai vu et entendu plusieurs choses qui m'ont interpellé sur le coup, et qui ont pris du sens à la lecture du site http://bouddhismes.info

Quand j'ai lu les pages [ http://bouddhismes.info/13.html ] sur la
perversion du lien, l'image d'un moine [probablement "droupla"
ou eurolama issu de la retraite collective de trois ans et résidant à
l'ermitage monastique - ndl'e] m'est venue à l'esprit.

Ce moine doit avoir dans les trente cinq ans, et il a l'air très proche de plusieurs stagiaires pratiquantes [ou stapra].

Les relations qu'il entretient avec elles m'ont paru ambiguës, voire
déplacées vu sa position. Comme si il leur faisait un numéro de
charme, jouant sur l'humour, un humour qui m'a paru douteux...
J’ai le souvenir d'une soirée, ou nous avons une discussion avec ce
moine et plusieurs stapras. Dans la discussion nous avons évoqué
le désir sexuel, les façons qu'il avait d'être là même quand nous
croyons nous en être débarrassé... Il nous a dit qu'avant de venir
au monastère, il était à fond dans le désir sexuel, multipliant les
partenaires.

Une des filles dont il a l'air très proche, était assise à côté de lui,
elle semblait gênée de certaines de ses remarques qu'il lui
adressait directement, tantôt lui signifiant, en rigolant, qu'il avait
du désir pour elle, tantôt la culpabilisant sur son éventuel désir à
elle... toujours avec beaucoup d'humour, faisant rire toute la
tablée.

Le lendemain matin, je vois la fille en question, lui demande si elle
a passé une bonne nuit, elle me répond que non, qu'elle a eu
beaucoup de mal à s'endormir, que la discussion de la veille l'avait
retournée... Je n'ai pas compris pourquoi, je n'avais rien trouvé de
"retournant" dans cette discussion, toutes les remarques un peu
tendancieuses étant pleines d'humour... Cette même fille était prise
de fou rire en plein rituel de Mahakala suite aux grimaces de ce
même moine en train d'officier...

Un autre jour, une autre fille lui fait part devant moi de ses doutes
quant à son avenir, disant qu'elle aimerait bien avoir une maison,
des enfants. Et lui de lui répondre que, oui, d'accord, il lui ferait
des enfants, qu'ils auraient une belle petite maison, avec un chien,
des charentaises, que lui regarderait le foot en buvant sa bière
pendant qu'elle ferait la cuisine. "C'est ça que tu veux ?!" J'ai
trouvé vraiment malsaines ces réflexions, la fille n'ayant pas trop
le moral, était-il nécessaire de remuer ainsi le couteau dans la
plaie ?? Un peu estomaquée, elle lui a demandé un entretien
particulier.

Quant à ce moine, on aurait dit qu'il aimait être la "star d'un soir",
comme lors de la discussion où nous étions 7 ou 8 à boire ses
paroles... Usant d'humour à tout va et volontiers de grossièretés...
Sa robe est-elle une garantie de sa victoire sur l'ego et le désir
sexuel ? Pas si sûr...

Cordialement

Écrit par : Rahansor. | jeudi, 27 septembre 2007

Je n'en doute pas Isabelle...

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Écrit par : Nebo | jeudi, 27 septembre 2007

Relevé sur blog gay

Bonsoir,


Le lama Denis qui dirige karma-Ling voit l'homosexualité comme un "sur-conditionnement". Les propos du Dalai-Lama ne sont pas clairs non plus sur cette question. On condamne encore à mort ou à la prison à vie, pour cette raison, dans certains pays bouddhistes, comme le Népal. Toutefois, le bouddhisme tibétain est si misogyne que ses règles monastiques considèrent qu'il est plus grave pour un moine de coucher avec une femme qu'avec un novice du même sexe. Cela reste tout de même une erreur à leurs yeux.

Pour trouver une vision positive de l'homosexualité, changeons de région.

Le bouddhisme japonais est en général plus accueillant à l'égard de l'homosexualité et lui réserve même des voies de réalisation spécifiques. Ainsi, dans "La Rosée sur le chemin de la montagne de l'amour des hommes", la non-dualité bouddhique est invoquée pour justifier la bisexualité. Pour Saikaku, l'homosexualité en vient à représenter la sexualité idéale et le support de la "réalité fondamentale". Dans nombre de voies, l'homosexualité est survalorisée :"L'amour des femmes est le mystère de la voie des Kamis, mais l'amour entre hommes est le mystère de la voie des Buddhas"(Yakeiyu shamisen, 1628). Les histoires abondent, qui montrent comment tel ou tel moine atteint le Nirvana suite à la rencontre amoureuse d'un jeune novice.

"En tout état de cause, il est indéniable que l'amour homosexuel était étroitement lié, dans l'esprit des japonais de l'Epoque Edo avec le bouddhisme ésotérique et, dans une moindre mesure, avec le Zen. Il faudra un jour reconsidérer sous cet angle l'esthétisme Zen" (Bernard Faure)

Le "saint patron" de l'homosexualité bouddhique japonaise est le bodhisattva Manjusri.

Mais incontestablement, ce qui épate le plus dans le bouddhisme, c'est le statut accordé à la transgression... Celui qui transgresse n'est pas forcément en-dessous de la loi et la transgression même peut être parfois perçues comme un acte sacré, le signe que l'on est passé au-delà de toute condition.

Une trés bonne source concernant le point de vue bouddhique sur la question est le livre de Bernard Faure, "les sexualités bouddhiques" aux éditions LE MAIL.

Écrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007

"Mais incontestablement, ce qui épate le plus dans le bouddhisme, c'est le statut accordé à la transgression... Celui qui transgresse n'est pas forcément en-dessous de la loi et la transgression même peut être parfois perçues comme un acte sacré, le signe que l'on est passé au-delà de toute condition."

C'est étonnant de constater qu'en passant "au delà de toute condition", on puisse encore s'accrocher à la sexualité !

Écrit par : nathanaël | vendredi, 28 septembre 2007

Encore un peu sur sur un blog qui n'a rien de chrétien:
http://rai.chez-alice.fr/html/boudzob.htm

Le sexisme et les crimes sexuels

Les femmes sont perverses, car elles entraînent au plaisir source de malheur " de même qu'un vase décoré rempli d'ordures peut plaire aux idiots.
De même, l'ignorant, l'insensé et le mondain désirent les femmes (...) le corps est un récipient empli d'excréments, d'urine et de viscères, celui dont la vision est obscurcie ne voit pas une femme ainsi et désir son corps (...) l'attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais, il n'y a rien de pur dans le corps d'une femme ".
En Thaïlande où la prostition est très importante et touche des personnes de tout àge, une enquête a démontré que 700 000 bébés handicapés ou atteint du sida ont été abandonnés dans les hôpitaux (entre 1995 et 1997) et que durant la même période, il y avait eût prés de 80 000 avortements clandestins (avec ce que cela représente comme risque pour la santé des femmes subissant cette I.V.G, sans compter les risques pénaux).

Là-bas les moines bouddhistes s'opposent fermement à l'I.V.G, car cela est un acte négatif dans la théorie du karma. Si en Thaïlande le bouddhisme condamne l'I.V.G et la contraception, on attend toujours la condamnation de la part des moines de ceux qui vivent du fléau de la prostitution, maquereaux et mafia et de ceux qui les font vivre: les clients.

Enfin comme chez les cathos, il n'y a pas d'ordination de femmes au rang de bonzesse.
Au japon l'homosexualité est de mise dans certains monastères. Nous voilà bien loin du voeu de chasteté que doivent respecter les moines.

L'hypocrisie n'est pas le seul apanage du christianisme.
La pédophilie est aussi de mise dans des monastères japonais et ailleurs. Pour les maîtres zen japonais, il s'agit d'une démarche esthétique.

Écrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007

Relevé encore dans :

http://www.monde-solidaire.org/spip/forum.php3?id_article=652&id_forum=4613&retour=article.php3%3Fid_article%3D652

Actualités bouddhiques :

La Chine est donc le mal, comme l’Islam est le mal selon Bush, et le Tibet le bien, l’axe du bien.... selon l’histoire unilatérale ou officielle du Tibet dispensée par les historiens (sans archives judiciaires ?) de Dharamsala. Sans pouvoir comprendre quoique se soit nous voilà séduits par un « Prix Nobel de la Paix », finalement pas moins prestigieux que celui d’un Henry Kissinger ou d’un Jimmy Carter... si l’on s’en tient à la seule consécration. Comprendrons-nous pour autant le concept journalistique de PAPE BOUDDHISTE ou celui de tulku (le réincarné, bouddha vivant) ? Discernerons-nous pour autant l’exotique, le pénal et le politique de l’ésotérique guerrier et royal.*(7)

La question historique typiquement Tibétaine discerner « le vrai chef du faux chef » est manifeste aujourd’hui aux USA, en Inde et en Europe avec les affaires publiques de fausse couronne Karmapa (conflits d’héritages)*(8), de meurtres - en Inde - de régents ou de hauts dignitaires génants, réformateurs ou rebelles*(9)... Cette problématique sera donc liée à des querelles d’intérêts souvent historiques et concernera bien la question du crime religieux et du crime religieux d’Etat. Le bouddhisme institutionnel royale serait-il, selon l’expression du sociologue J. Ziegler : au dessus de tout soupçon ?

Bien que la plupart des lama Tibétains résident en France soient pensionnés et représentés depuis 1987 au Conseil d’Administration de la Caisse Mutuelle d’Assurance Maladie des Cultes (CAMAC) et au Conseil d’Administration de la Caisse Mutuelle d’Assurance Vieilliesse des Cultes (CAMAVIC), la délinquance économique impliquant les Tibétains, pensionnés ou non, (blanchiments indiens, suisses et français, publicité mensongère, perceptions frauduleuses d’indemnités, exercices illégaux de la médecine, de la pharmacie, abus frauduleux de l’état d’ignorance, abus de faiblesse et escroqueries) touchera bien, par exemple, si l’on s’en tient strictement aux rapports parlementaires n°1687 sur les sectes et l’argent et n°2468 sur les sectes en France, la toute officielle secte bouddhiste nyngmapa Ogyen Kunzang Chöling de Castellane impliquant son lama blanc, personnalité bouddhique internationale Belge de même nom. D’autres lama tibétains notamment à Montpellier*(10) seront impliqués dans des affaires de viols, toujours non jugées, faisant écho à d’autres affaires judiciaires européennes, indiennes et américaines du même type..., crimes de pédophilie, achat de titres de lama, usurpation de titre, manigance à domicile, menace de mort ... également non jugées.*(11) Rappelons enfin que l’institution bouddhique royale Karmapa-Kagyupa en France*(12) est reconnue après un savant lobbying : Congrégation Religieuse, à l’égal des familles institutionnelles religieuses catholiques et musulmanes en 1988 par le Conseil d’Etat (Journal Officiel) et que, la même année, Hu Jintao sera nommé secrétaire du Parti communiste au Tibet. Ce dernier réprimera dans le sang les manifestations tibétaines pour l’indépendance de 1989.*(13)

Qu’il y ait ou non une relation de cause à effet, le bouddhisme royal tibétain prospère cependant... et est considéré comme non sectaire par l’opinion. Il n’en est pas de même au Japon où la population, la presse et l’université condamnent les dérives politiques militaristes et ultranationalistes du bouddhisme de la voie impériale (écoles Zen, Jodoshinshu, Nichiren, Shingon, Tendaï...) et sa haute corruption monétaire. Ce mouvement de « lutte contre la manipulation des vulnérables » est intense et offre des plages d’actualités critiques importantes.*(14)

Le conflit sino-tibétain masque finalement beaucoup de choses, en particulier que les nombreux opposants Tibétains au Dalaï Lama existent, ou même que le Dalaï Lama est appelé le TALON D’OR par les mères Tibétaines vivant dans les townships népalais, sikkhimais et indiens... le talon de la chaussure du Saint Père étant réputé creux et escamotable... Il serait bon que les journalistes expérimentent, sans argent ni famille, la mendicité bouddhiste traditionnelle dans les centres bouddhiques institutionnels royaux tibétains, en France et dans le monde... à condition d’être prudent.

Avec tous mes remerciements, Mami YO mami.0@free.fr (mami point zero)

Écrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007

MEMENTO, HOMO, QUIA PULVIS ES ET IN PULVEREM REVERTERIS




Il est grand temps de nettoyer "cette place", aussi!!

Effectivement, nul besoin d'aller mettre nos corps et nos âmes dans les mains des nouveaux gourous que sont devenus la plupart des accupuncteurs, masseurs de tout poil (!!!), apprenntis sorciers (ières) qui se décrètent médecins de l'âme, du corps, de la voix., de la sexuallité, Ah la sexuallité!!
.. la liste est longue (si pathétique, si risible)!!

Certes, les médecins qui n'ont pas une diabolique horreur de la CHUTE et qui revendiquent l'héritage de ces grands hommes ne font pas flores!
l
En ces temps troublés, quel est le médecin qui ose nous parler de Dieu, qui ose penser à la suite de Carton:

"qu'il persiste dans l'homme un état de conscience qui est d'ordre spirituel, qui se développe en connaissance et en sagesse, de l'enfance à la vieillesse, en proportion de la bonne volonté personnelle et avec l'aide providentielle de la Grâce Divine" !

Quel est le médecin qui ose nous dire que la vieillesse est un fait naturel d'ordre général, que l'alimentation est un combat, que nous avons le devoir de manger moins et de purifier notre corps, non pas pour ressembler à une image papier glacé mais pour mettre en équation notre foi et notre manière d'être au monde.

"Votre corps et le temple du Saint Esprit" Saint Paul

Peu! Si peu hélas!!



Voie étroite que celle çi! Voie de renoncement, de combat...Voie de joie profonde!

Écrit par : M de Boigne | vendredi, 28 septembre 2007

Bonjour,

Par Luc Boussard, moine zen et traducteur du livre de Victoria, "Le Zen en guerre", une interview à lire !

http://www.deuxversants.com/noro.html

Écrit par : Pierre | vendredi, 28 septembre 2007

Pierre,

Noro n'est représentatif ni de l'aïkido, ni des arts martiaux au Japon car cela fait des années qu'il vit en France et il est comique de le voir citer Morihei Ueshiba alors qu'il s'est complètement écarté de son enseignement en créant le kinomichi qui n'a plus grand chose à voir avec l'aïkido. Je suis doublement bien placé pour le savoir, étant moi-même 3ème dan d'aïkido et parce que mes premiers professeurs furent séduits par le kinomichi pour finalement revenir à l'aïkido. Ce cas n'est pas isolé, l'enseignement de Noro est un échec, ayant fait de l'aïkido une gestuelle insipide tout en en supprimant le côté martial et ce, avec un angélisme que l'on retrouve dans l'interview. Ah, l'insoutenable naïveté de l'être! Et ce n'est pas parce que c'est Luc Boussard qui l'interroge que cela donne quelque crédit aux propos de Noro précisément parce qu'il ne fait que l'interroger ; je ne vois pas dans cet interview un quelconque acquiescement de sa part aux propos de ce pseudo-maître dont on a l'impression qu'il vit dans le monde de Blanche-Neige :

"Les maîtres zen sont déjà dans l'autre monde. Ce sont des personnes illuminées. Ils ont atteint un niveau. Ils ne peuvent pas enseigner aux autres à faire la guerre. Sawaki Roshi par exemple, je ne crois pas qu'il ait enseigné la guerre. C'est impossible! Impensable! Comment peut-on dire cela? Les générations d'aujourd'hui sont très sensibles aux sectes. Le cheminement spirituel pour l'homme c'est nécessaire. Il y a tellement de science, c'est comme de la fumée. Sans le chemin spirituel, l'homme attaque pour démolir. Mais les maîtres de sabre avaient pour maîtres des maîtres de zen. Le zen était leur racine. Si le maître de sabre a seulement maîtrisé les techniques pour tuer, c'est un tueur. Qui va le corriger? Qui va corriger cet esprit animal? C'est le maître zen. Sawaki était un roshi. Roshi c'est respectable. C'est quelqu'un qui a atteint un niveau spirituel. À ce niveau là, l'esprit de destruction n'existe pas... Le maître zen conduit les maîtres du sabre, les samurai et tout le monde vers la simplicité, vers la netteté. Si le maître du sabre va dans une autre direction, le maître zen le corrige. Il y a des tas de documents. Je n'ai jamais vu qu'un maître de zen conduise vers l'esprit animal. "

Enfin, il faut souligner que la pratique de l'aïkido au Japon ne concerne qu'une toute petite minorité, les Japonais ne s'étant jamais départis de leur esprit samurai : alors que dans les écoles occidentales on enseigne le sport sous forme d'athlétisme ou de gymnastique, au Japon c'est le kendo.

Écrit par : Ronin | samedi, 29 septembre 2007

Ronin,

OK pour votre jugement sur le kinomichi. Si Luc Boussard mène l'interview sans s'impliquer, il a cependant jugé bon de publier cet entretien sur son propre site internet.
Quant à l'impérialisme japonais, il est lié au culte shinto, même le fondateur de l'aïkido se rattachait à cette religion.

Respectueusement.

Écrit par : Pierre | samedi, 29 septembre 2007

Sur blog blogdei :

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Au Sri Lanka, les autorités bouddhistes s’opposent régulièrement aux chrétiens. Entre 2002 et 2006, l’Alliance évangélique du Sri Lanka a d’ailleurs enregistré pas moins de 160 attaques !

Cette fois-ci, un moine bouddhiste a accusé trois chrétiens d’avoir détruit des statues de Bouddha. Ils ont été arrêtés le 27 mai dernier. Un des prisonniers, le pasteur Suresh Ramachandran, a été libéré le lendemain car il avait un solide alibi. Ce n’est pas le cas des deux autres, même s’ils clament leur innocence.

A l’annonce de ces arrestations, une foule en colère s’est regroupée devant le collège de théologie du Mont Carmel, dans le district de Kandy, au centre du pays où travaillent les trois chrétiens. La police a dû intervenir pour assurer la sécurité des professeurs et des étudiants.

Suresh Ramachandran, le pasteur qui a été libéré, a reçu des menaces. La police lui a conseillé d’être prudent.

Depuis 2002, les moines bouddhistes tentent de faire passer une loi anticonversion, mais la reprise du conflit entre le gouvernement et les Tigres tamouls a freiné ce processus.

Le Sri Lanka compte 8% de chrétiens sur une population de 20,2 millions d’habitants.

* Prions pour les deux chrétiens arrêtés, le pasteur Selvarajah et Stephen Thomas qui doivent être entendus demain 7 juin par la justice.

* Prions pour le pasteur libéré, Suresh Ramachandran, qui est aussi le principal du collège de théologie.

* Prions pour la sécurité des professeurs et des étudiants du collège.

Portes Ouvertes

disclaimer

Écrit par : la lorgnette | samedi, 29 septembre 2007

QUELLE BELLE ASSOCIATION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



15.7.2007 par siteinternet.

Introduction

Le Bouddhisme jouit en Occident d’une popularité certaine. Il a davantage été considéré comme une philosophie que comme une religion. Notamment en France où il existe une profonde méfiance vis-à-vis de la religion en général ainsi qu’une laïcité très combative. Beaucoup d’intellectuels ont donc tenté une approche du Bouddhisme par la pratique individuelle de la méditation.
Les maîtres contemporains le décrivent comme une pratique apportant équilibre et sérénité dans le tourbillon de la vie moderne où l’individu, face aux changements trop rapides de la société, tend à perdre ses repères. La méditation est un élément essentiel de cette démarche vers la paix intérieure.
La pratique de certaines formes de Bouddhisme s’adapte bien au rythme de la société actuelle dans le sens où l’on peut en faire l’expérience sans vivre dans un monastère ni s’asseoir pour méditer durant des mois. Les voies sont nombreuses et permettent à chacun de trouver celle qui lui convient et de choisir ses propres contraintes.

La Scientologie a été définie comme une philosophie religieuse appliquée ; c’est aussi un système de pensée alliant la sagesse orientale au pragmatisme occidental. Il est clair qu’il existe des parentés religieuses significatives entre la pensée d’Hubbard et le Bouddhisme.
Les scientologues ont beaucoup de respect pour le phénomène religieux en général et pour le Bouddhisme en particulier. Interrogés à son sujet dans le cadre de cette étude, voici les réponses données par quelques-uns : “Je crois que c’est quelque chose de bien, qui apporte une certaine paix intérieure“. “J’aime bien le Bouddhisme parce que ce n’est pas une religion dogmatique, je crois que si je n’avais pas connu la Scientologie, je serais bouddhiste“. “Ce n’est pas une religion qui s’est imposée par la force, mais un mouvement pacifique, la Scientologie m’a donné une curiosité pour les mouvements spirituels et maintenant je connais un peu mieux le Bouddhisme“. Les scientologues savent que les enseignements du Bouddha constituent l’un des efforts les plus remarquables pour élever l’homme et qu’ils font partie de l’héritage spirituel de l’humanité dont ils sont redevables.

Quant aux bouddhistes, des centaines de moines au Népal ont adopté les techniques de la Scientologie, sans changer leur mode de vie1. Au Sri Lanka, suite au Tsunami de 2004, les ministres volontaires de Scientologie2 ont apporté leur aide à un projet d’installation de maisons préfabriquées ; cette activité fut supervisée conjointement par le Vénérable Moine Bouddhiste Wattegama Dhammawassa Thero et le Révérend Heber Jentzsch, président de l’Eglise de Scientologie Internationale.

Écrit par : Le chevalier Eon | samedi, 29 septembre 2007

Pierre,

Ce que vous dites est historiquement exact : le shintoïsme fut proclamé par la junte militaire japonaise "religion d'état" dans un but d'embrigadement, ce qui contribua à le discréditer auprès de la population japonaise après la défaite de 1945. Il lui fallut plusieurs années pour revenir en grâce et reprendre la place qu'il n'aurait jamais dû quitter, c'est-à-dire celle du temple. Il faut dire que le shintoïsme est tellement lié à l'histoire de la fondation du Japon (avec la déesse-mère Amaterasu) qu'aucun Japonais n'était disposé à l'oublier et il a toujours cohabité avec le bouddhisme : dans un temple shinto, il y a toujours dans un coin un autel bouddhique et inversement : dans un temple bouddhique on trouve un autel shinto. Donc tout Japonais, s'il n'est pas forcément bouddhiste, est shintoïste, tant cette religion fait partie non seulement de sa culture mais plus encore de son identité.

Comment donc pouvez-vous imaginer, vu cette intrication du shintoïsme et du bouddhisme que l'on peut trouver chez presque tous les Japonais, que le bouddhisme, comme par magie, aurait pu échapper à cet embrigadement de la junte militaire ? C'est absolument impossible. Croyez-vous que Luc Boussard se serait donné la peine de traduire "le zen en guerre" de Brian Victoria s'il avait eu le moindre doute sur la véracité des faits évoqués dans ce livre ? Il a, et c'est la marque d'une grande honnêteté intellectuelle, donné la parole à Noro mais ce dernier se livre à un tel déni de réalité qu'il ne fait que conforter les faits évoqués par Brian Victoria : c'est ce qu'on pourrait appeler un effet boomerang. Pourquoi n'admettez-vous pas que le zen, pas plus que les autres religions sur la planète, n'a échappé aux dérives ? Les hommes, dans leur faiblesse, sont les mêmes partout. Du reste, ce n'est pas parce que Kôdô Sawaki a cautionné le militarisme japonais que cela enlève quoi que ce soit à la valeur de son disciple Taisen Deshimaru pour qui j'ai le plus grand respect.

Maintenant, sans vouloir vous faire un procès d'intention, la façon dont vous présentez le rattachement de Morihei Ueshiba au shinto laisserait supposer, dans sa formulation ambiguë, que le fondateur de l'aïkido aurait participé à ce mouvement d'embrigadement nationaliste et militariste du Japon de l'entre-deux guerres. C'est tout le contraire : Ueshiba avait participé à la première guerre du Mandchoukouo et les horreurs qu'il y avait vécues provoquèrent chez lui un choc qui fut à l'origine de sa démarche qui le conduisit à fonder l'aïkido. Il était également rattaché au bouddhisme shingon, le bouddhisme de la parole :

"Comme son nom l'indique, le shingon, bouddhisme ésotérique japonais, fonde sa doctrine autour du mystère de la parole qui est considérée comme puissance créatrice et ordonnatrice du monde phénoménal. L'individu peut ainsi s'arracher à la parole profane pour accéder à la parole sacrée et s'octroyer sa puissance magique. On imagine sans peine combien une telle conception de l'acte, et particulièrement de la parole, a pu attirer les convoitises des guerriers d'autrefois pour des finalités peu en accord avec l'idéal bouddhique de non-violence. Néanmoins, cette conception d'une parole toute puissante se fonde sur l'idée de l'unité originelle de toutes choses, c'est-à-dire sur leur indifférenciation fondamentale que Ueshiba Morihei désigne sous le terme de néant :

PARCE QUE JE SUIS L'UNIVERS MOI-MEME, JE NE SUIS PAS

La notion de participation nous a conduit à introduire celle de néant. Considéré comme fondement de l'univers, comme réalité première derrière les apparences du monde, le néant caractérise non seulement la pensée du bouddhisme mais encore l'esprit japonais dans son ensemble. C'est à partir de celui-ci que se forme une pensée de l'identité du contradictoire sur laquelle repose la doctrine shingon et s'édifie l'ensemble de l'œuvre de Ueshiba."

Takemusu Aiki, Ueshiba Morihei / Takashi Hideo, volume 1, éditions du Cénacle,

http://www.editionsducenacle.com/

Enfin, ainsi que le dit un commentaire précédent, le bouddhisme est perçu en occident comme une philosophie adogmatique et une pratique de méditation qui va s'inscrire dans le cadre de nos sociétés matérialistes qui ne sont plus régies depuis longtemps par la religion, ce qui n'est pas le cas des sociétés extrême-orientales où le bouddhisme est (pour combien de temps encore, vu le matérialisme ambiant) au coeur de la société dont il subit en retour toutes les vicissitudes, les contraintes culturelles et donc les dénaturations potentielles. C'est ce qu'on oublie toujours en occident, où on a tendance à "angéliser" le bouddhisme en l'isolant de son cadre originel.

Écrit par : Ronin | samedi, 29 septembre 2007

Ronin,

Merci pour les précisions sur le plan de l'aïkido et de son fondateur.
Concernant le bouddhisme,je ne nie pas les faits, croyez le bien. La secte Rinzaï a d'ailleurs fait oeuvre de repentance ( elle aussi ! ) ces dernières années.
Le débat ouvert il y a 10 ans aura permis au moins de démontrer que contrairement à ce que nombre d'occidentaux s'imaginent, le fanastisme n'est pas une maladie qui naît spécifiquement des monothéismes.

Sans entrer dans le débat, rappelons cependant que le Zen n'est nullement moniste, ni nihiliste, contrairement à une idée répandue, introduite en son temps par Schopenhaeur à propos du bouddhisme. Et que le zen existe en Corée et au Viêt-Nam, où il n'a jamais impliqué de dérives semblables. On a donc affaire à un problème strictement japonais, ce n'est pas pour rien que Dogen eut le sentiment de ramener le Chan ( ancêtre Chinois du Zen ) chez les Barbares.

Je note votre appréciation du Maître Deshimaru.

Écrit par : Pierre | dimanche, 30 septembre 2007

Maître Deshimaru parlons-en!!

Écrit par : Bruno | dimanche, 30 septembre 2007

"La pratique de certaines formes de Bouddhisme s’adapte bien au rythme de la société actuelle dans le sens où l’on peut en faire l’expérience sans vivre dans un monastère ni s’asseoir pour méditer durant des mois. Les voies sont nombreuses et permettent à chacun de trouver celle qui lui convient et de choisir ses propres contraintes."

Pourquoi ? Le Christianisme n'en propose pas autant ? Allons, voyons... Un peu de sérieux...

Écrit par : Nebo | lundi, 01 octobre 2007

Nebo,

Cette remarque est issu d'un site internet glorifiant les liens entre le bouddhisme et la scientologie.

Écrit par : Le chevalier Eon | lundi, 01 octobre 2007

Ah... Ok... autant pour moi.

Écrit par : Nebo | lundi, 01 octobre 2007

Vous êtes vous penché sur des études de sociologues ?
Thaddée, j'avais relevé ceci dans vos propos, en ce qui concerne la compassion bouddhiste: "La première est une sensibilité à la souffrance des autres mais elle n'inclut pas nécessairement une acceptation de l'autre, c'est-à-dire un non-jugement à son égard du fait précisément de l'absence de Dieu".
C'est méconnaitre ce qui fonde ses valeurs essentielles je crois.

Écrit par : Valérie | lundi, 01 octobre 2007

Judicieuse question :

L’histoire générale du Tibet relève pour une grande part d’une mystification du pouvoir sacré lignage présenté par les rois réincarnés comme non humain, inaccessible et sacré, ininterrompu depuis les origines du Grand Tibet, de la superstition ou de la persécution des ethnies rebelles selon des règles légales... pénales (mutilations, exécutions, déportations), administratives (discriminations raciales et sexuelles) et fiscales (impositions héréditaires et travail forcé gratuit). Il est à déplorer que ce genre d’informations, en France, en Occident ou même en Asie, ne soient que confidentielles et l’on comprendra bien pourquoi. Les réseaux des libraires n’y verraient-ils pas leur intérêts ? La tradition républicaine des droits de l’homme serait-elle prise en défaut ? Le bouddhisme Tibétain comme le bouddhisme Japonais du Zen ou le bouddhisme de Soka-Gakkaï se vendent bien sur un fond de scandales étouffés par le juteux marché mondial de la paix, de la pénalisation de la misère et de la sécurité, pourquoi ?

Écrit par : Hector | lundi, 01 octobre 2007

Vous êtes vous penché sur des études de sociologues ?

Effectivement Valérie, il serait intérressant de savoir pourquoi les femmes forment le plus gros des contingents dans le bouddhisme occidental?


Hector, je doute que nos sociologues de gauche aient votre analyse.

Écrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007

Valérie,

Ce que vous dites, c'est méconnaitre les valeurs essentielles du christianisme

Écrit par : Thaddée | lundi, 01 octobre 2007

De grâce, Thaddée, dans mes propos il n’y avait rien qui concernait les valeurs du christianisme. J’avais remarqué votre habileté à la défense de ces dernières, même si je dois avouer que je déplore toujours que les arguments aient peine à se justifier sans dénigrer ce qui fonde les valeurs d’une autre religion, au même titre tout aussi honorable malgré ses dérives.
Bref, héritage chrétien sans doute, je suis toujours du côté du pauvre et de l’absent. Voyez combien j’en fais appel à votre compassion.

Écrit par : Valérie | lundi, 01 octobre 2007

je suis toujours du côté du pauvre et de l’absent

Je suppose donc que vous êtes bouddhiste?!

Écrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007

Puisque la Birmanie est en train d'envahir "la petite lucarne "voici quelques précisions sur la place des femmes en Birmanie!

Encore une fois nous pouvons nous demander pourquoi les femmes occidentales sont sourdes et aveugles devant de tels faits!
La seule réponse plausible est peut-être que l'on concocte pour elles un bouddhisme soft, qui ne vient en aucune façon heurter leur conscience citoyenne!

Suite aux supplications de la femme et de la tante de Bouddha, des monastères de nonnes ont été créés. Il y aurait 25 000 nonnes, "dasasila", en Birmanie. Aucune céremonie d'ordination n'est prévue pour les nonnes mis à part le don de leur chevelure (don très précieux pour une femme birmane) et la prise d'un habit rose porté sur le longyi et la blouse birmane. Les nonnes n'ont aucun statut particulier. Les nonnes doivent mendier de l'argent pour pouvoir acheter l'huile et le sel et cultiver les fruits et légumes. Elles n'ont droit à l'offrande de nourriture matinale que la veille et le lendemain des dimanches bouddhiques, c'est à dire deux fois par semaine. La discipline est plus clémente puisqu'elle exige qu'elles ne respectent que huit des règles Vinaya, mais elles doivent obéir aux moines. Il est à noter que les femmes en général sont considérées comme impures et n'ont donc pas le droit de toucher les Bouddhas sacrés.

Écrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007

Valérie, je ne dénigre pas le bouddhisme et je vais même vous faire un aveu : j'ai pratiqué le zen soto il ya de cela un certain nombre d'années ; j'étais venu chercher une technique de méditation que j'ai intégrée à ma démarche chrétienne ce qui n'a rien à voir avec celle, syncrétique, du prêtre Jacques Breton. En ce qui concerne les paroles mêmes du Bouddha, je n'ai rien à redire sur le plan de la sagesse spirituelle et je ne me prive pas de les citer à l'occasion. Mais il est de fait que le bouddhisme, né en Inde, a déserté ce pays tout simplement parce que les hindous ont fini par redécouvrir le cœur de leur tradition, aves les upanishads et les védas qui exposent l'advaïta vedanta (littéralement "science du non-deux") ; et j'ai le regret de vous dire que la portée métaphysique de l'hindouisme est autrement plus grande que celle du bouddhisme.

En ce qui concerne le christianisme, il est centré sur la Révélation qui supplante toutes les traditions spirituelles qui l'ont précédée, même si ces dernières eurent de grand saints comme Milarepa ou Nagarjuna pour le bouddhisme, Ramana Maharshi ou Ma Anandamayi pour l'hindouisme. En tant que chrétien, je considère qu'elles ont préparé le terrain pour la Révélation. C'est pourquoi nous sommes plusieurs sur ce fil à déplorer que bon nombre d'occidentaux se tourne vers des traditions spirituelles venues d'extrême-orient alors que nous avons tout ce qu'il faut dans le christianisme. Au risque de le répéter, il y a des exercices spirituels dans le christianisme (cf Ste Thérèse d'Avila, les exercices spirituels de St Ignace de Loyola, etc...) qu'on appelle oraison. Je ne dis pas que c'est votre cas mais j'ai fréquenté des bouddhistes zen et aussi tibétains, et force m'a été de constater que leur démarche était polluée par un rejet plus ou moins inconscient du christianisme.

Le christianisme n'a pas besoin comme vous dites d"arguments qui ont peine à se justifier" (au fait, où sont les vôtres?), la pleine puissance du Verbe y suffit :

OMNIA VINCIT VERITAS

Écrit par : Thaddée | lundi, 01 octobre 2007

Thaddée,

Bien vu et je suis en accord avec vous.
Quand on voit les diverses formes du Bouddhisme selon les pays où il s'implante, on a du mal à ne pas se dire qu'ils ont l'art et la manière de s'adapter afin de progresser en nombre. D'ailleurs, dans le pays de la laïcité et de l'athéisme qu'est le nôtre, le Bouddhisme s'est institué très miscible avec tout le monde! Religion sans Dieu ! Technique de méditation, invocations soft.
Je ne sais pas pourquoi mais plus je regarde cela de prêt, plus je pense à la Tour de Babel !!

Écrit par : la lorgnette | lundi, 01 octobre 2007

Vous souhaitez, avec juste raison, trancher la tête à de nombreuses erreurs Thadée, sachant que le prétendu esprit d'ouverture du bouddhisme vous évoque plutôt la confusion de Babel, ce qui n'est pas inexact.
A ce titre, si l’article de Zacharias est illustré par des masques tibétains véritablement affreux et effrayants, on ignore que ces « divinités » himalayennes (que l’on devrait toutefois avoir le courage de désigner sous leur nom authentique, c'est-à-dire des esprits des mondes inférieurs dont le nom en occident est bien celui de "démons"), sont pourvues généralement d'armes tranchantes, de couperets ou de poignards, mais aussi de longues griffes et de dents immenses.

Ces attributs au lieu de rester des images symboliques, vides de réalité, de métaphores de la compassion comme pour les yogis deviennent très souvent pour les violents pervers des armes visualisées tournées vers les victimes qui sont simplement visualisées.

Flamboyants de colère, ou de noire passion, les hideuses représentations tiennent un bol rempli de chair ou de sang, et arborent fièrement autour du cou des têtes humaines fraîchement tranchées.

On prétend que pour les yogis cela symbolise la « transmutation des
agrégats au cours de la méditation », faisons semblant d’y croire…., mais pour les violents qui ne sont pas qu’un petit nombre dans ces régions (Tibet, Népal, etc.) mais représentent la majorité de la population masculine peu cultivée abreuvée de films de karaté, kung-fu et autres divertissements romantiques à la délicatesse littéraire très éloignée du babacoolisme de circonstance tel que ridiculement pratiqué dans les coffees touristiques de freak street, cela est pour eux, comme le montre les alarmants rapports psychiatriques, le substrat quotidien et permanent de scénarios de victimisation des tiers, victimisation avec des atteintes visualisées à l’intégrité des corps et de la vie qui se traduisent par des actes de cruelle folie comme en sont remplis tous les jours les colonnes des journaux orientaux mais que ne peuvent lire les voyageurs ignorants les langues locales et qui passent donc en aveugles au milieu d'une société à l'inconcevable brutalité.

Qu’il est doux de vivre dans des pays éclairés par la sagesse du Bouddha....

Écrit par : Ange | lundi, 01 octobre 2007

Bien vu Ange, d'ailleurs le blog "la vache cosmique" d'Arnagala. http://shivaisme-ducachemire.skynetblogs.be propose une discussion intelligente et informée sur le shivaïsme du Cachemire mais surtout sur le tantrisme, ses parentèles spirituelles, et même à l'occasion un regard attentif sur le tantrisme bouddhique. Il pose précisément la question des pratiques courroucées ou hostiles du tantrisme bouddhique, à travers la lecture d'un livre récemment paru en langue anglaise.

Extrait :

" Un excellent ouvrage est paru sur l'histoire du Bouddhisme
tantrique : Tibetan tantric Buddhism in the Renaissance Rebirth of
Tibetan Culture, par R. M. Davidson, Columbia University Press,
New York, 2004.
Un ouvrage exigeant mais passionnant sur les rapports entre
Tantrisme, éthique et politique. [...] Nous devons nous interroger
sur le caractère moral ou non de certaines pratiques. Par exemple,
celles de la "libération des ennemis du Bouddhisme" - activité
présente dans la plupart des sâdhanâs tantriques -, ainsi que celle de
l'obéissance absolue au lama (ou gourou). L'histoire de la
transmission du Bouddhisme tantrique de l'Inde au Tibet est, à cet
égard, riche en exemples qui font réfléchir. La "deuxième vague"
de traduction des tantras, débutée à la fin du IXème siècle, s'est
voulut une réforme morale, un retour à l'éthique de la non-violence
et de la compassion. Pourtant, certain traducteurs tibétains se sont
servis des pratiques tantriques pour tuer (c'est, du moins, ce qu'ils
ont cru). Ainsi Ra Lotsâwa, l'un des plus célèbres traducteurs
tibétains du XIème siècle, a pu affirmer :

"J'ai tué treize adeptes du Bouddhisme tantriques [vajrins], en tête
desquels figure Darma Dodé [le fils aîné de Marpa]. Même si je
dois renaître en enfer pour cela, je n'en ai point de regrets.
J'ai pris cinq jeunes filles comme épouses [tout en étant moine
pleinement ordonné], en tête desquelles figure Euser Boumé.
Même si je suis égaré dans la luxure, je n'en ai point de regret".
(cité p. 117).

Les tantras affirment en effet - conformément aux sûtras du Grand
Véhicule - que tuer un être méchant en le faisant renaître dans une
Terre Pure, c'est faire preuve de compassion en le délivrant. Car ici,
délivrer, c'est anéantir.

Mieux même, le bodhisattva doit anéantir les êtres méchants (entendez - ceux qui refusent de se laisser "dompter"), tout comme il anéantit les mauvaises pensées et les "vues perverses" (viparîtadrishti).

On voit suffisamment comment l'obscurantisme et la volonté de
"faire le bien des êtres" se combinent ici pour légitimer le meurtre."

Écrit par : Anargala | lundi, 01 octobre 2007

Les étonnements d'un naïf :

Ce qui m'intéresse là dedans c'est ça :
"certain traducteurs tibétains se sont servis des pratiques tantriques pour tuer (c'est, du moins, ce qu'ils ont cru"). Robert Ambelain dans un de ses bouquins, parle d'un individu ayant tué l'amant de sa femme grâce à un "rituel tantrique". Guénon croyait qu'il était la cible d'attaques magiques et Guaïta ne doute pas de l'efficacité de certaines pratiques. L'Eglise croit aux démons. Toute "magie" relève-t-elle du démoniaque, ipso facto? Le shamanisme est-il une hallucination, une réalité, une goétie (pratique démoniaque) ?
Si la magie n'existe pas, Guénon est fou, et il l'est bien avant de partir en orient. Si c'est réel et si toute magie est une goétie (c'est la position de l'Eglise), les rituels tantriques viennent du démon. Ou bien la magie est une réalité, un royaume à explorer, avec les précautions qui s'imposent. Je remarque que les sites de magie pratique fleurissent, et attirent toute une jeunesse ayant mal lu Tolkien ou trop lu H.Potter. J'avoue un malaise, car je crains les forces qui peuvent se dissimuler sous le masque d'un "fée" ou d'un "elfe".

Petite fin en pagaille.
J'avoue avoir du mal à jeter les "medecine man" indiens et autres shamans en enfer. Voire ceux qui s'adonnent à la visualisation - mais là, pour moi, c'est la nuit (et pas la Nuit mystique). Doit on comprendre que ce qui s'inscrit dans une tradition personnelle n'est pas damnable en soit (si l'intention est pure) mais reste interdit au chrétien (le baptême protégeant mais vous transformant en cible dès qu'on s'en "éloigne")? De simples questions que j'égrène sur cette agora agréable et cultivée. Réalité, fumisterie, goétie diabolique ???

Écrit par : Restif. | mardi, 02 octobre 2007

Restif,
Le ton candide avec lequel vous vous exprimez est surprenant par rapport aux vérités que vous dévoilez ou faites partager mais terriblement efficace.
Guénon n'a peut être rien à voir avec le Bouddhisme à première vue mais contribue pleinement à éloigner le chrétien de sa propre Tradition (en le traitant d'exotériste sentimental !). Fou, je ne sais pas mais guidé en permanence par une incompétence totale sur la Vérité de la Révélation surement.
L'occident n'attendait plus que cela, une nouvelle vérité salvatrice venue de l'orient . Rajoutons à cela un exotisme délirant et tous les ingrédients sont là pour rejeter son baptême.
Vous avez, je crois, raison. Les chrétiens ont un Véritable Maître et Un Seul. Rejeter cette Lumière et se mettre sous l'influence de ces masques démoniaques fait d'eux des êtres non plus guidés mais sensibles à leur propre travers inhérents à la condition humaine. Le "syndrome Babélien" est omni-présent; notre orgueil nous poussera toujours à nous prendre pour des Dieux !

Écrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007

Je me permet de mettre un témoignage qui vaut ce qu'il vaut.

J’ai fait, (vers l’âge de 35 ans) un voyage humanitaire au Népal et plus particulièrement en Inde.

Habituée à voyager, à rencontrer diverses situations difficiles (à l'époque j'étais infirmière) il s'avère que cette mission (j'en avais fait d'autres mais en Afrique) fût pour moi désastreuse ! Je m'explique !
Lorsque je suis revenue une immense nostalgie, un profond déséquilibre intérieur s'est installé en moi ! Ici je ne supportais plus rien, tout me semblait vide de sens !
Je n'étais plus sensible aux paysages de mon pays, à la nourriture de mon pays, à la culture de mon pays, aux visages de mon pays, aux vêtements de mon pays, à l’esthétique de mon pays...

Je ne vivais que pour repartir et je ne comprenais pas bien sûr tout ce qui m’arrivait !
En fait, une profonde « démoralisation » s'était opérée en moi, à mon insu.
Un voile était venu ternir mon existence jusque dans les moindres recoins.
Lorsque je tentais de me raisonner au regard de tout ce que j'avais vu, entendu, ressenti là-bas...
C'est à dire la pauvreté (que je connaissais), mais surtout l'extrême violence de ses pays et des occidentaux (soit qui résidaient définitivement là-bas, soit les voyageurs occasionnels)…
Lorsque je repensais au choc qui m'avait saisi, à la cruelle désillusion qui s'en était suivie, proportionnelle bien évidemment aux grandes illusions que j'avais nourries : sur la non-violence etc.

Lorsque je tentais de raisonner donc, quelque chose en moi repoussait les faits.
Aidée en cela par mes nouvelles relations tissées en Inde (qui elles aussi étaient revenues en France), mais aussi par celles que je rencontrais dans les différents centres, stages, sessions, (je crois bien avoir tout fait !) ainsi que mon psychologue (car bien entendu, dépressive et désorientée je consultais un psychologue !).

Plus rien en moi n’était RAISONNABLE !
Certes, la situation occidentale n’était pas reluisante, notre religion avait pris un coup derrière les oreilles avec Vatican II… mais cela n’expliquait pas tout !
J’avais intérieurement une sensation étrange, comme si quelque chose c’était insinué en moi, une sorte de poison, qui minait mes fondements.
Les seules réponses que je trouvais dans mes différentes pérégrinations hors de ma religion maternelle (c’est à dire celle que l’on a bu au sein), bien entendu, puisque à longueur d’année j’entendais de véritables sermons contre elle, quand ce n’étaient pas (ce qui est d’autant plus dangereux), les sous-entendu, les mimiques, les bêtises, les franches rigolades sur le Christe et les curés …)
Les seules réponses donc étaient
« Zazen rien que Zazen » …
« Mantras rien que mantras » … « yoga rien que yoga » « feng shui rien que feng shui)… »méditation rien que méditation »… »développement personnel, rien que dévelloppement personnel », « massages rien que massages »…
Enfin, toute la litanie «des solutions par nous-mêmes » !

Il faut dire qu’à l’époque je jugeais fort sévèrement toute cette jeunesse qui c’était perdue, et fort orgueilleusement j’imaginais que je n’étais pas faite de ce bois, puisque je ne me suis jamais droguée et que dans un sens j’étais partie là-bas pour travailler, n’étant en rupture, ni avec ma famille (très pratiquante, aimante, ouverte d'esprit), ni avec mon employeur, ni avec ma religion que je pratiquais avec beaucoup de ferveur à l’époque !

Alors pourquoi ce témoignage me direz-vous ? En effet, lorsque je mesure ce temps passé, tout ceci me semble fort banal après tout : encore une occidentale qui s’est perdue dans les mirages de l’orient !
Cependant, après quelques désillusions concernant les fameux gourous (« gourousses » occidentaux (ales) (proclamés (ées) tels (les)) un dégoût de plus en plus prononcé pour les stages de ceci et de cela, la vieillesse aidant je suppose, il m’est toujours resté ce sentiment qu’il y avait là-bas une solution que que je n’avait pas ou que ma civilisation n’aurait pas, ou plus !

Pour tout dire, c’est par hasard (( ?) je cherchais des informations sur internet )que je suis tombée sur votre blog Isabelle, il y a quelques mois déjà !

Au début je fût intriguée par vos peintures et par certains textes, qui je l’avoue m’ont vraiment heurtée ; ils remettaient tellement en question toute ma construction.

Mais, petit à petit je suis revenue, très souvent ! Comme attirée !
Jusqu’à présent je n’avais jamais osé mettre de commentaire ayant peu l’habitude (question de génération je crois ) mais aussi ayant un peu peur d’être remise en place (je ne suis pas très versée dans les choses intellectuelles), et puis les échanges sont vifs ! !
Cependant, tout ce qui était dit ici faisait écho à tant de choses vécues douloureusement que petit à petit je me mis à comprendre la nature véritable de ce mal qui rongeait mon cœur !
C’est cette note qui a vraiment précipité les choses au point que je me lance dans un témoignage qui j’espère n’est pas trop pénible à lire !
Pour conclure, je n’ai pas lu Monsieur Guénon, ni les auteurs cités ici.
Mais à la lecture parfois ardue des commentaires je commence à comprendre la véritable nature de cette « démoralisation » insidieuse qui m’a frappé pendant tant d’années ! Je remercie le ciel de vous lire et je vous demande votre indulgence.

Hélène

Écrit par : Hélène | mardi, 02 octobre 2007

M.G ,
Vous posez lucidement un diagnostique qui allie virilité (un choix net) à un instinct spirituel que je trouve, pour ma part, très sûr. Il ya des curiosités, des pratiques ruineuses pour le chrétien qui n’est pas « chez lui » et risque à chaque instant de tomber dans tous les chausses-trappes d’un tradition qui lui est foncièrement étrangère. Une des mes connaissances connaît un peu J.Kounen, le réalisateur de Blueberry . Sa quête du « vrai » shamanisme » l’a mené au bord la folie. Aujourd’hui, à travers le New age, les « dialogues avec l’Ange intérieur », le retour au paganisme (cf le succès du Da vinci code) etc, une foule toujours grandissante est travaillée des curiosités les plus dangereuses. Et les enfants sont loin d’être épargnés, bien au contraire. Les dessins animés japonais ne parlent que d’alchimie, de pouvoirs « mystiques », présentent des héros censés incarner le Bien mais dotés de pouvoirs surhumains (pour ce que cela sous entend lire ma citation de Machen infra). Bien des BD sont imprégnées d’une sorte d’idéal « magique ». J’ai trop aimé le fantastique dans mon enfance (et plus tard !) pour condamner en bloc. Mais, outre qu’il y a une différence entre Lovecraft, Hoffmann, Poe et ce qui nourrit aujourd’hui l’imaginaire de l’enfance, il y avait le contrepoids d’une éducation où Dieu, sans être glorifié (au sens de la messe) était cependant cru, reconnu, honoré.
Etre chrétien, c’est se reconnaître une âme qui peut être mise en danger. Et c’est aussi ne pas oublier que, de la révolte du « plus beau des anges » au péché originel, c’est toujours le désir de braver Dieu, de l’égaler qui a produit le mal.
Je voudrai juste livrer à la réflexion des lecteurs ces phrases d’Arthur Machen (j’ose croire que vous l’apprécierez M.G). Cet écrivain Anglais, spécialisé dans le fantastique, fit parti de la société magique appelée Golden Dawn et put ainsi connaître de l’intérieur les arcanes de la magie pratique. Il revint au christianisme et consacra un merveilleux texte au Graal. Mais voici ces lignes (tirées du « Peuple blanc ») où sont exposées les réflexions inspirées à l'auteur par ses expériences et connaissances.

« - La Sorcellerie et la sainteté, dit Ambrose, voilà les seules réalités. L’une et l’autre sont des extases, c'est-à-dire une façon de se retrancher de la vie de tous les jours (…)
Cotgrave : - Alors l’essence du péché est réellement…
- Dans le fait de prendre le ciel d’assaut. C’est tout simplement une tentative pour pénétrer dans une autre sphère plus élevée. La sainteté exige un effort aussi important. Mais elle s’exerce dans des directions qui furent autrefois celles de la nature. Elle tend à retrouver l’extase qui existait avant la chute. Le péché, lui, tend à parvenir à l’extase qui n’appartient qu’aux anges : et en accomplissant cet effort, l’homme devient un démon. (…) Le saint s’efforce de recouvrer quelque chose qu’il a perdu ; le pécheur tente d’obtenir une chose qu’il n’a jamais eue. Bref, il répète la Chute.

Écrit par : Restif. | mardi, 02 octobre 2007

Hélène,
Votre commentaire est des plus touchants et il représente une sorte de synthèse des dangers qui guette le chrétien en proie aux chants des sirènes.
Je suis certain que votre état actuel va vous mener directement dans les bras de Celui qui n'a jamais cessé de vous aimer malgré votre rejet. Le Maître est là et Il attend que vous lui ouvriez la porte pour prendre un repas avec vous.
Hélène, nous sommes tous différents mais quelque soit notre chemin, Il nous accueillera. L'ouvrier de la première heure et celui de la dernière seront reçus au même festin, pour autant qu'ils admettent un jour leurs erreurs.
Quant à Guénon, vous n'avez non seulement rien perdu mais vous avez gagné à ne pas le rencontrer !
Je vous souhaite le meilleur vent possible.
MG

Écrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007

Restif,
Virilité et instinct spirituel, merci mais je ne sais pas si je mérite cela et, si par bonheur je le méritais, le mérite ne m'en reviendrait pas.
La chute, toujours la chute !; non seulement, elle est significative de notre erreur passée mais symbole de notre erreur perpétuelle. C'est un peu comme si elle était génétique !
La compréhension de son funeste schéma est un éclairage sur les diverses religions. Même si Babel fut le début de grande diversité et confusion, elle partage surtout l'humanité en deux; ceux qui savent qui ne peuvent rien par eux mêmes et les autres. Ce concept nous met définitivement à l'abri des sirènes.
C'est certainement ce que vous dites :
"Le saint s’efforce de recouvrer quelque chose qu’il a perdu ; le pécheur tente d’obtenir une chose qu’il n’a jamais eue. Bref, il répète la Chute."
Je ne connaissais pas Arthur Machen mais je me suis renseigné depuis.
Nous avons un autre exemple par le commentaire d'Hélène.
Allons nous vers l'ère des enfants prodigues ? Je le souhaite en tout cas !

Écrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007

Les remarques précédentes (Restif, M.G., etc.) enfin ! posent la vraie question :à savoir ne sommes-nous pas, comme le pensèrent saint Paul puis les Pères de l'Eglise, en face d'une évidente présence du démon derrière les cultes païens et les religions idolâtres exaltant les forces naturelles et divinisant les agrégats obscurs des puissances élémentaires du psychisme (Hélène vous revenez, non pas seule et de loin, d'une aventure qui aurait pû s'avérer extrêmement tragique - merci pour votre sincère témoignage !), confirment nettement les rumeurs persistantes et les plus récentes qui contribuent à montrer le caractère singulièrement violent du bouddhisme tibétain.

Selon la rumeur, il aurait existé dans le monde himalayen des pratiques de sacrifices rituels, les victimes auraient été sacrifiées avec le poignard rituel, le purba (qui par ailleurs donne aussi incidemment son nom à une divinité, Dordjé Purba, et à un rituel scriptural sans que cela ait forcément quelque rapport).

Dans "Magie d’amour et Magie Noire" Alexandra David Neel
attribuait quant à elle à des cultes bonpo tibétain d’étranges rituels
macabres. Une notice d’éditeur décrit ainsi ce livre :

"Histoire d'amour et de mort où brigands et moines jouent un rôle, les plus effrayants n'étant pas ceux qu'on pourrait imaginer, Magie d'Amour et Magie Noire est donc un roman vécu. Alexandra David-Néel affirmait s'être contentée d'entourer les héros du décor physique et de l'atmosphère mentale dans lesquels ils se mouvaient." Il s'agirait donc bien de récits, narrés par Alexandra David Neel, à partir de faits réels recueillis par elle. C'est donc un ouvrage crucial
également à s'offrir en Pocket ! http://www.alexandra-davidneel.
org/francais/bibl2.htm 201.


Ces rumeurs persistantes au sujet des meurtres rituels au sein du monde bouddhiste montrent qu’ il semble que de récents cas, soient déjà connus, faisant l’objet de
publications. La citation qui suit est un bref extrait d’un enseignement public à ses proches disciples, donné en anglais par Shenphen Dawa Rinpoché, un expert réputé du tantrisme bouddhique, c'est aussi le fils de Dudjom Rinpoché, leader de l'école Nyingmapa. Le texte complet est sur le site Web American Buddha.

Dans le cas décrit ici une personne a eu la tête tranchée par un inconnu dans une sorte de "pratique rituelle" accomplie au nom des dharmapalas, les protecteurs courroucés du tantrisme bouddhique.

Voici en quelques mots la situation que décrit Shenphen Dawa
Rinpoché, c’est un souvenir de son enfance qu’il raconte. Dudjom
Rinpoché, son père, avait été menacé et pris à parti la veille par un
créancier et sa fratrie, pressés de recouvrer des fonds prêtés au
Rinpoché, et ce créancier devenu colérique avait proféré des
menaces publiques contre son débiteur, Dudjom Rinpoché, et
l’avait violemment saisi au cou, un geste et des menaces vraiment
inconcevables et inacceptables selon le code de conduite tibétain
envers un haut lama. Mais laissons maintenant la parole à
Shenphen Dawa Rinpoché qui nous raconte la suite de ce souvenir
d’enfance. Il désigne ici son père par le titre honorifique de
Rinpoché :

« Un matin très tôt, avant que le jour ne se lève, [Dudjom]
Rinpoché faisait sa pratique, c’était aux alentour de 3 ou 4 heures
du matin. Au milieu de sa pratique quelqu’un fit irruption et posa
quelque chose sur la table en face de lui, et fit ainsi un grand bruit
dans la pénombre.
Rinpoché se met en quête de trouver une lampe torche – les piles
venaient de Lhassa, et elles étaient importées de Chine, alors qui
pouvait s’en offrir ? – Il la trouve, et l’allumant, il découvre une
tête [humaine] fraîchement tranchée, Avec le crâne intact. Il
réalise immédiatement que c’est la tête du membre de cette fratrie
qui l’a saisi au cou [la veille]. Le protecteur ne pouvait pas
supporter de le voir ainsi humilié, ainsi il a coupé la tête de cette
personne et l’a amené à Rinpoché.
Depuis ce jour Rinpoché jura de ne jamais ressentir ou montrer
aucune émotion. Il avait pensé [au sujet de la personne qui l’avait
menacé] : « pourquoi cette personne m’a-t-elle traité si mal ? »
Elle méritait quelque chose, mais pas de cette manière. Deux jours
plus tard, un autre des frères [de la famille de créanciers] devint
complètement fou et se donna à lui même un coup de poignard. A
peine plus tard, le troisième frère qui montait à cheval tomba. Une
fois que le protecteur se met en colère, il ne s’arrête pas avant
d’avoir tranché toute la lignée familiale. Vous pourriez
demander : « quelle est la logique pour s’attaquer ainsi aux
membres de la famille ? » Mais j’essaye de vous expliquer que
cela va au-delà de la logique. Ainsi immédiatement Rinpoché dût
arrêter cela, parce que cela se propageait aux autres membres de
cette famille. Alors il dit aux parents et aux membres de la famille
de venir au monastère et de faire des prosternations dans le temple
et de demander pardon. Rinpoché accepta leur demande de
pardon, et cela s’arrêta. Cela ne prit pas la vie du père et de la
mère, mais les prochains auraient été les oncles. L’esprit de
sagesse des dharmapalas (gardiens du dharma ou protecteurs
courroucés) est tel que quand les [vies des] gens sont tranchées,
ils sont aussi libérés. N’oubliez pas cela. Ce n’est pas qu’ils
souffrent. Les dharmapalas (protecteurs courroucés) ont le droit de
prendre la force de vie. La force de vie dont nous parlons est une
vitalité qui est dans le champ de captation des dharmapalas. »
[Pour lire une brève biographie de Shenphen Dawa Rinpoché :
http://nyingmapa.free.fr/interview_sdn.htm ]

Le bref passage cité ci-dessus montre que la question a eu de
l'intensité pour Dudjom Rinpoché qui s'est certainement posé
beaucoup de questions suite à cette mort horrible d'un disciple qu'il
n'avait certainement pas demandée, ni souhaitée. Mais ce drame a
aussi impressionné Shenphen Dawa Rinpoché alors enfant qui a
découvert très tôt cette chose terrifiante.

La question de la pratique du protecteur courroucé amène à évoquer cette sorte d'incident critique du Dharma ; un point d'achoppement sur lequel bien des blocs de significations dépendent, et dont les pratiques magiques manifestent, à l'évidence dans leur "nature propre", la non gratuité de telles recherches en ces territoires à la très haute dangerosité spirituelle et dans lesquelles se précipitent, en toute folle inconscience, les occidentaux en rupture de tradition et donc dépourvus d'armement théorique et religeux capables de les prémunir contre les forces négatives ...

Écrit par : Hatsarmaveth | mardi, 02 octobre 2007

L'anecdote rapportée par Hatsarmaveth est effectivement tout à fait terrifiante et suggère que le bouddhisme tibétain n’est pas toujours une histoire pour enfants de choeur.

Il semble de plus en plus que les Occidentaux sont peut-être passés à côté de l’essentiel, en imaginant que le bouddhisme tantrique se réduisait à un imaginaire coloré, souriant et folklorique, imaginaire sympathique qui a inspiré de beaux films à Hollywood et tiré des larmes à bien des spectateurs.


Pouvons-nous maginer que les occidentaux auront désormais quelques états d’âme supplémentaires en pratiquant ces rituels dans des centres du dharma, en y assistant parmi le public, ou en finançant
comme bienfaiteurs les deuxièmes retraites de trois années qui dans
certaines écoles comportent au moins une année intensive de
pratiques courroucées des Dharmapalas…

C’est vrai, ce que dit tout haut Zacharias, et qui se murmure depuis longtemps tout bas dans les monastères et les centres du Dharma, ceci n’est pas sans poser de graves questions sur l’innocuité de certaines pratiques acceptées au sein du bouddhisme de tradition himalayenne.


Afin que chacun perçoive que la victime à la tête tranchée du récit précédent n’est pas un cas unique voici celui, d'ailleurs plus connu, mais jamais élucidé, de trois moines du dalaï lama assassinés à quelque distance de la résidence de sa sainteté à Dharamsala.

(Extrait de Gouttes de Rosée aux Jardins du Lotus) :

"L’adepte déviant de ces rites pourrait imaginer, hélas, que la
confusion avec cette silhouette terrible du protecteur noir lui
permettra de mieux affirmer son propre caractère... Il pourrait tenter
de dominer les autres, de les impressionner secrètement, sous
l’honorable prétexte de pratiquer la transmutation des émotions à
l’aide de cette visualisation terrifiante... Induire la peur et
l’intimidation chez l’autre pourrait-il être recherché par cette
technique d’imagerie mentale ou d’autres encore ?
Plus probable, la visualisation aberrante de meurtres symboliques,
imaginés, pourrait-elle un jour déboucher sur un passage à l’acte
chez un disciple fragile devenu déséquilibré ou fanatisé ? Pour les
Guélougpas ce sujet est devenu sensible, désormais. L’église du
dalaï-lama est aujourd’hui en conflit avec elle-même à ce sujet.
Les supporters récalcitrants de la propitiation d’une effigie
courroucée, ont été en quelque sorte « excommuniés » par le leader
modéré qu’est le dalaï-lama. Son apparence terrible est en effet
inquiétante. Ce protecteur est représenté portant un collier de têtes
humaines fraîchement tranchées et vivant dans un palais sur un
océan de sang bouillonnant. Le dalaï-lama a même affirmé
publiquement que les pratiques rituelles de certains de ces disciples
pouvaient, dans une certaine atmosphère d’hostilité, atteindre et
menacer sa propre longévité... On a peine à y croire.

À New York une manifestation d’opposants américains, portant pancartes et scandant mots d’ordre, a chahuté le dalaï-lama, lors d’un voyage. Il ne s’agissait pas vraiment de contestation politique, au sujet par exemple du Tibet, mais bien de l’expression d’une faction qui a choisi le mode d’identification courroucé qu’interdit aujourd’hui, sous cette forme, le dalaï-lama à tous ses disciples... Ce conflit a pris une dimension dramatique depuis que trois membres de
l’entourage proche du dalaï-lama qui s’étaient eux aussi vivement
opposés à ce culte furent retrouvés assassinés à quelque cent mètres
de la résidence de Sa Sainteté. Leurs corps dépecés, poignardés de
très nombreux coups de couteau, avaient été coupés d’une manière
évoquant l’exorcisme rituel."

Cette information a été également publiée par le magazine
hebdomadaire Newsweek : « Les trois furent poignardés de
nombreux coups et lacérés d’une manière qui évoquait un
exorcisme rituel. » (Newsweek, 5 May 1997, p. 43).
On peut en lire un compte rendu plus précis en anglais sur le site
legal affairs http://www.legalaffairs.org/issues/May-June-
2003/feature_kerasote_mayjun03.msp
Le document en ligne http://www.legalaffairs.org/issues/May-June-
2003/feature_kerasote_mayjun03.msp explique précisément aussi l’histoire antérieure à ce crime et précise son contexte et ses implications.

Bienvenu pour les naïfs occidentaux en recherche de l’Eveil au pays de l’éternelle félicité !!!

Écrit par : Hector | mercredi, 03 octobre 2007

Toujours au chapitre des meurtres rituels, d’anciens serfs rapportent explicitement que des lamas ont pratiqué des sacrifices humains rituels – incluant l’enfouissement d’enfants de serfs, vivants, pendant les cérémonies de consécration des fondations de monastère. Certains de ceux qui avaient été préalablement des serfs
[sous le joug féodal et lamaïste] témoignèrent qu’au moins 21
personnes avaient été sacrifiées par des moines en 1948 dans
l’espoir d’empêcher la victoire de la révolution maoïste.
in : Revolutionary Worker #944, February 15, 1998 When the Dalai
Lamas Ruled: http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet1.htm
Deux autres articles en ligne existent qui font suite au précédent ;
http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet2.htm et
http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet3.htm

Écrit par : Derek | mercredi, 03 octobre 2007

Bonjour ! Ah ! que voilà des commentaires et un site salvateur ! Boudiou ! Enfin un site qui critique cette saloperie de bouddhisme qui veut se faire passer pour un truc gentillet, bourré de compassion et autres fredaines...
Au-delà du côté très intello de certains commentaires, combien ont visité le Potala, fait un tour au Tibet ou en Inde, vu réellement les monastères bouddhistes en Asie du Sud-Est ? Dans ceux qu'il y a en Dordogne, y'a que des bobos !
Combien ont fait le tour de Lhassa ou le tour du Kailash ?
Sans vouloir me vanter, j'ai fait tout çà, juste par curiosité et j'en suis revenu dépité. Toutes les religions et le bouddhisme en est une (celles et ceux qui veulent nous faire gober-mais que non- c'est plutôt une philosophie...-) bref, je disais, toutes les religions sont de la m.... du lavage de cerveau, de l'embrigadement.... Vous pouvez lire tous les bouquins que vous voulez...
Mais purée, je salue ce site qui quand même rétablit quelques "vérités" sur la nature de cette religion qui veut dissimuler (pour mieux attirer...) sa vraie...nature: une lobotomisation des cervelles, un béatisme idiot, une gangrène ineffable...
Le bouddhisme est pourri, les cathos sont pires, a bas toutes les religions ! Point-barre !
Salutations Anarchistes.

Écrit par : Alayn | jeudi, 04 octobre 2007

Il y a une petite erreur d'analyse dans votre commentaire, Alayn, si, je vous cite "toutes les religions sont de la m.... du lavage de cerveau, de l'embrigadement...",

il n'y en a pas une qui est pire que les autres! Boudiou!

Salutations catholiques.

Écrit par : Nectar d'Immortalité | jeudi, 04 octobre 2007

Pour un anarchiste on peut se demander pourquoi aller voyager dans de tels pays qui transpirent la religion de partout!

Qu'est-ce que vous alliez donc chercher là-bas ?
Autant voyager dans des pays où il n'y a pas d'hommes!

Écrit par : Jo | jeudi, 04 octobre 2007

A "Boudiou Drapeau Noir"

C’est vrai quoi, vaut mieux s’esgourder « Anarchy in the UK » que de lire Saint Augustin ! C’est des priorités qui s’imposent !

Écrit par : Restif-no-future | jeudi, 04 octobre 2007

Oui vous êtes le bienvenu! Entre croyant on va se comprendre!

Écrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007

Se farcir "Anarchy in the UK" puis aller lire "La Cité de Dieu"... ça fonctionne aussi... le travail alchimique qui s'opère dans l'organisme est salutaire.

Écrit par : Nebo | jeudi, 04 octobre 2007

Beaucoup de ressenti, je vois, vis à vis de l'anarchiste !
Quant à moi, cela me rappelle mes 20 ans et j'ai du mal à le rejeter (cultivons le peu de sentiment qu'il nous reste !!!).
Il est une chose de certaine, c'est que l'anarchie ne mène pas aux fausses doctrines religieuses par définition.
Mais, bien entendu pour un chrétien, ni Dieu, ni Maître, c'est plus qu'inconcevable.
Enfin, même si mes amis me saluent comme traitre, je salut Alayn tout de même.
Qu'il se rende compte toutefois que ni Dieu, ni Maître entraine un seul Dieu et un seul maître, soi-même. Et là, on n'est pas servi au mieux.
Salut quand même à toi l'Anar !

Écrit par : M.G. | jeudi, 04 octobre 2007

On salue le courage d'Alayn de s'aventurer ici!!

Écrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007

Salut Alayn !

Les techniques de Kakashi Hatake (l' Epouvantail des Champs), sont encore les meilleures.
Salutations anarchistes pour le coup !

Véa

Écrit par : Valérie | jeudi, 04 octobre 2007

Ah mais Nebo, comment croyez-vous que je connaisse ce chant psalmodié par les puissances les plus sombres? I'am a anarchist/I a am an antichrist/I dont know what i wont but i know how to get it
Et un p'tit cru ClashIDC

"I'm all lost in the supermarket
i can no long shop happily
i came in hear for that special offer
guaranted personalitty" ( on London Calling)

ET bravo à tous les chrétiens embrigadés, lavés du cerveau et bouffeur de bran dont la tolérance m'émeut aux larmes

Écrit par : Restif | jeudi, 04 octobre 2007

On vous tient Valérie!! Et vos arguments??

Écrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007

Si j'ai bonne souvenance, cher ou chère Yma, vous aviez supposé que je sois bouddhiste, et personnellement j'en ai déduit ou que vous aviez mal lu, ou que je j'avais mal supposé.
Quant à Thaddée qui me demandait des arguments, je ne sais toujours pas à quel propos, et si je n'ai alors rien répondu non plus, c'est que j'ai jugé son discours suffisamment éclairant et cohérent.

Écrit par : Valérie | jeudi, 04 octobre 2007

Bel art de l'esquive, Valérie!

Écrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007

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Écrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007

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Écrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007

" Comme le dit la liturgie, "Dieu a mis le salut entre les mains d’une femme"," conclut Alice von Hildebrand:

http://idescharbinieres.hautetfort.com/


Les femmes ont du pain sur la planche!




Entre la révolution féministe et le tantrisme il n'y a qu'un pas, allègrement sauté (!!!) chez Monette

http://chezmonette.hautetfort.com/sexualite/

Écrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007

Pour le coup c'est

LES IGNOBLES VERITES DU FEMINISME !

Écrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007

Le féminisme ce n'est pas : comment être vraiment femme mais c'est : comment être plus masculine que les hommes!

Écrit par : Ronin | vendredi, 05 octobre 2007

Dans le zen, en tout cas en théorie (...) il est possible aux femmes

d'atteindre les mêmes niveaux, d'avoir les mêmes pratiques que les hommes (dommage que l'on ne puisse pas souligner!)


et le fait que je sois une femme ne m'a pas posé de problème pour être le successeur de mon maître ou diriger un temple.








Joshin Bachoux Sensei :moine zen


Une jeune femme française vient d'ouvrir un monastère zen dans un beau coin retiré de l'Ardèche. Nous sommes allés la rencontrer.

zazen dans le zendo!


Vous êtes maintenant moine zen. Comment en êtes-vous arrivée à prendre la décision de faire ainsi votre vie?




Je crois que cela se fait sur le très long terme. Aussi satisfaisante que fut ma vie, il y a toujours eu une sorte de manque, quelque chose en creux. Il y avait une dimension, quelque chose qui manquait dans la vie de tous les jours. J'allais quelque fois dans des églises, une fois par an, quand j'avais, comme je disais, "une crise spirituelle". J'avais lu des livres sur le bouddhisme, parce que j'avais étudié l'histoire des religions. J'avais lu des livres sur le Zen que j'avais trouvé absolument terrifiants. Mais il restait ce noeud qui devenait de plus en plus important dans ma vie. Un manque - je ne peux pas le définir autrement. Quand j'ai eu une trentaine d'années, j'ai décidé de changer les choses, parce que trente ans c'est l'âge où on se dit que ce qu'on n'a pas encore fait, on n'arrivera pas à le faire si on ne le fait pas tout de suite. J'ai changé alors pas mal de choses dans ma vie, et il se trouve que j'ai déménagé pour m'installer près du dojo zen de Paris. Je me suis dit, "Eh! bien voilà, puisque je commence plein de choses nouvelles, je vais commencer les arts martiaux ... et je pourrais aller voir la méditation aussi". C'est une chose que je m'explique mal, parce que cela me faisait très peur et j'ai laissé passer plusieurs semaines. Et puis, un jour, j'y suis allée, et alors j'en suis ressortie très en colère en disant : "C'est vraiment nul, odieux, épouvantable". Mais je ne sais pas ce qui s'est passé pendant le weekend, parce que le lundi matin suivant, j'étais devant la porte pour le premier zazen, et j'y suis retournée ensuite tous les jours pendant un an. Je ne savais pas que c'était cela ce que je cherchais, mais il y eut une telle explosion intérieure que cela m'a obligée à changer ma vie. Je travaillais de façon indépendante et je n'avais pas vraiment d'horaires. Je me suis mise à me lever tôt, à me coucher tôt. Le zen a pris tout de suite une telle place, qu'il était évident que cela allait devenir la chose la plus importante. J'ai vécu un an de zazen quotidien, et quelquefois j'y allais deux fois dans la journée. Ma vie continuait, et se mettait en place autour de ce nouvel axe. Les changements se mettaient en place et en même temps je trouvais tout à fait satisfaisant d'être en ville, de continuer une vie ordinaire. Puis j'ai rencontré un autre groupe et je suis allée à ma première sesshin, c'est-à-dire à ma première retraite. Cela a été une expérience extrêmement pénible. Toute cette première année avait été très difficile mais en même temps, il y avait une espèce de certitude, une espèce de force. C'est cette chose qui avait manqué dans ma vie jusqu'alors. Un sentiment de stabilité, de sûreté de soi, d'être enraciné dans quelque chose. C'était réconfortant, parce que par ailleurs c'était très difficile. Je pleurais beaucoup pendant le zazen, j'avais des souffrances énormes, physiques et morales, mais il y avait en même temps cette conscience de souffrir pour une chose constructive. Pas de tourner en rond dans sa souffrance. Je suis donc allée à cette sesshin. Ce fut épouvantable ! Epouvantable physiquement, moralement, et ça s'est fixé sur la nourriture. Alors que je n'étais pas très gourmande, ni intéressée par la nourriture, là, cela devenait une telle frustration ! Il y avait tellement de choses qui sortaient qu'il fallait que je mange, je mange. Je trouvais cela pénible. On mangeait dans la salle de méditation, de façon traditionnelle. On mangeait dans des bols et on était servi par d'autres personnes, et moi je trouvais toujours qu'on ne m'en donnait pas assez. Je regardais les bols de la voisine d'à-côté. Elle en avait plein et moi je n'en avais presque pas ! "Il faut que je mange, je vais mourir .. " Et je me souviens m'être dit un jour: "Mais comment est-ce que c'est possible qu'il y ait des gens qui choisissent de vivre comme ça et de manger comme ça, Tout le temps dans leur vie, ils ne peuvent choisir ni ce qu'ils mangent, ni la quantité, ni rien. Comment est-ce que c'est possible de choisir cette vie ?" Et c'est pour ça que j'ai été d'autant plus étonnée lorsque quelques mois plus: tard, alors que j'avais repris ma vie habituelle, je me suis entendue dire un jour : "Quand je serai dans un monastère ... ". Je suis restée pétrifiée de surprise par ce que je m'entendais dire. C'est quelque chose qui était monté comme ça. C'était comme dire une chose dont consciemment je n'étais pas au courant. J'ai dit : "Mais ce n'est pas possible, je ne veux pas vivre dans un monastère". Je ne me sentais pas prête à tout abandonner, toute ma vie, tout ce que j'aimais. J'ai vraiment essayé de repousser cette idée, mais c'est devenu quelque chose contre quoi je ne pouvais pas aller, que je ne pouvais pas changer. Il n'y avait pas de choix, d'une certaine façon. On peut résister, on peut dire non, on peut essayer de courir en arrière, mais ce n'est pas possible, on ne peut jamais retourner en arrière. C'était comme d'être sur un tapis roulant. Il allait vers l'avant et l'avant c'était de devenir moine, mais c'était complètement terrifiant... Et en même temps, c'était ainsi, c'était impensable autrement. Je voyais bien qu'il fallait tout lâcher. Il allait falloir partir, changer de ville, quitter les gens que j'aimais, tout. Et puis, ça s'est mis en place, et aux grandes vacances suivantes je suis partie pour une sesshin de trois mois, en liquidant tout ce que j'avais en France. Je suis partie en Italie, dans un monastère qui venait de s'ouvrir. Et après la sesshin je suis restée au monastère.




Depuis le début vous aviez le sentiment que c'était quelque chose qui se faisait à travers vous sans qu'il y ait jamais eu de décision volontariste ?




Ah! oui, cela je crois que c'est vraiment important, parce qu'on ne peut pas décider une telle chose de façon volontaire. Peut-être parce que c'est trop dur, ou peut-être parce que c'est un fantasme si on le décide de façon volontaire. J'étais très heureuse, quand je suis rentrée au monastère, c'était évident. Et en même temps, cela avait été une lutte. Je ne pense pas qu'on puisse le faire facilement, peut-être parce que j'étais déjà âgée, j'avais plus de trente ans, j'avais déjà tout un karma empilé, des tas d'attachements, des tas de liens.




La vie au monastère en Italie ?




En Italie, je suis restée plusieurs mois. J'étai toujours laïque et le grand intérêt de ce passage en Italie, a été de voir que c'était ça, que c'était parfait que là était la seule chose au monde que je voulais faire.




Vous n'avez pas eu le sentiment de vous arracher à des choses ?




Cela s'était fait l'année précédente. Lorsque je suis arrivée, je me suis dit: «C'est ça». Il y avait une espèce d'évidence. On sait que c'est cela, on sait que c'est juste, on sait qu'on a raison. C'est cela qui me frappe. Il n'y a pas de discussion possible. Bien sûr il y a des parties de moi qui voudraient bien autre chose, mais globalement c'est une évidence, du matin au soir. Je n'ai jamais eu de regrets ou d'hésitations.




Le pas suivant a été de passer d'Italie au Japon ?




Je cherchais un maître. J'avais trouvé des gens qui m'avaient guidée jusque-là, jusqu'en Italie, et en Italie même, mais je pense qu'il y a un maître pour chaque personne, et il faut le trouver. Et je pensais que je n'avais pas encore trouvé. J'ai décidé de partir. En Europe on a vite fait le tour des temples zen, alors j'hésitais entre l'Amérique et le Japon. Je savais qu'aux États-Unis, il y avait pas mal de communautés, et c'était simple parce que je parlais anglais, et que c'est un pays occidental. Mais je ne sais pas comment, je suis arrivée au Japon. Je n'avais pas d'adresses. J'avais juste l'adresse d'un monastère de femmes que je suis allée visiter mais qui ne correspondait pas à la pratique que je cherchais, c'était davantage un pensionnat qu'un monastère. Je me suis retrouvée à Tokyo où je suis restée plusieurs mois. Et puis, un jour, quelqu'un m'a dit : «Je suis allé dans un monastère, le week-end dernier. C'est beau, c'est dans la montagne, tu devrais aller voir». A cette époque je tournais un petit peu en rond, je ne savais que faire, j'attendais, en fait. J'avais une espèce de confiance quand même. Donc je suis allée voir ce monastère J'ai trouvé que c'était bien. C'était à une heure de marche du village, en pleine montagne. C'était petit, pas du tout ce genre de grands monastères riches. C'était une ancienne ferme reconstruite, très simple. J'ai trouvé que c'était bien mais le problème était qu'il n'y avait pas de maître. Il y avait un moine, et un étranger qui était là depuis longtemps, mais il n'y avait pas de maître, le maître était absent. J'ai hésité un peu. J'y suis allée d'abord toutes les semaines, puis, début décembre, j'ai décidé de m'installer là-bas, même s'il n'y avait pas de maître. J'étais très intéressée par l'emploi du temps, l'horaire qui était distribué entre méditations et travail manuel. Je trouvais que c'était un horaire très constructif qui permettait vraiment de réaliser tout son potentiel. La méditation c'est très important, mais en même temps, mettre cela en actes dans la vie quotidienne, me semblait très important aussi. Donc, je suis allée m'installer là-bas tout en gardant une journée de travail à Tokyo pour continuer à gagner un peu d'argent parce que je ne savais pas ce qui allait se passer ensuite. Ce qui s'est passé, c'est que pour des raisons diverses, à la mi-janvier, tous les autres habitants du temple sont partis, et je me suis retrouvée toute seule. C'était étonnant ! Venir pour vivre dans un temple au Japon, c'est une chose, se retrouver toute seule dans un grand temple, en pleine montagne, c'en est une autre, surtout en plein hiver ! Je me retrouvais avec des poêles dans lesquels il fallait mettre du bois, du bois qu'il fallait fendre. Je ne savais pas par quel bout ça se tenait, une hache ! Je me retrouvais avec des lampes à pétrole parce qu'il n'y avait pas d'électricité. Je continuais à descendre une journée par semaine à Tokyo, et quand je remontais, quand je voyais ce temple, je disais : «C'est incroyable» ! Maintenant je suis plus souple, mais au départ, j'étais un petit peu rigoureuse. Je suivais l'horaire à la minute près, comme s'il y avait eu toute une communauté. J'ai beaucoup profité. Comme j'étais seule, je travaillais beaucoup, je faisais le bois, je faisais du ménage et quand le printemps est arrivé, j'ai beaucoup travaillé au jardin. Si on commence une journée à quatre heures du matin, et qu'on est seule, on a vraiment beaucoup de temps ! Et puis, il y avait de temps en temps des gens du village qui montaient. Je travaillais aussi le japonais. Et puis quelqu'un m'a dit un jour : «Le maître va rentrer». J'étais un petit peu partagée à ce moment-là parce que j'étais restée longtemps seule. Je me disais : « Mais c'est vrai, il faut que je trouve un maître, il faudrait que j'aille visiter d'autres temples au Japon, je n'ai pas avancé, je ne suis toujours pas moine». J'avais déjà préparé mon vêtement de moine en France avant de partir, je l'avais fini dans l'avion. Donc je m'étais préparée. Et puis quand je suis revenue d'un week-end à Tokyo, j'ai rencontré le maître qui rentrait de son voyage aux USA. Dès que je l'ai rencontré, cela a été vraiment très rapide, en une heure, je savais que c'était lui, que c'était le maître que j'étais venue chercher. Je savais que j'allais rester là. C'était réciproque, parce qu'au bout d'une semaine, je me souviens, mon maître m'avait demandé de réciter un sutra qui n'était connu que par les moines, et je lui avais dit : «Je ne sais pas.» Il m'avait regardée, et dit : « Ah ! oui, j'ai l'impression que cela fait des années qu'on travaille ensemble». J'ai arrêté de travailler à Tokyo et je suis restée au temple définitivement.




Et vous êtes devenue moine ?




Je suis devenue moine.




Qu'est-ce que c'est qu'être moine ?







D'abord, j'aime dire moine et non nonne bien que je sois une femme. C'est parce que j'avais l'habitude d'un vocabulaire en anglais ou japonais, et donc j'ai eu beaucoup de mal en rentrant en France à trouver comment traduire les termes. En anglais, on dit «Female monk». Et puis nonne a pour moi une connotation catholique et aussi une connotation «petite soeur». Dans le zen, en tout cas en théorie, et en fait chez mon maître, il est possible aux femmes d'atteindre les mêmes niveaux, d'avoir les mêmes pratiques que les hommes et le fait que je sois une femme ne m'a pas posé de problème pour être le successeur de mon maître ou diriger un temple.


Entrée du site

Ce n'est pas général dans le zen ?



C'est général en théorie. Ça ne l'est pas en pratique. Dans la pratique c'est difficile d'être une femme, parce que cela vous ferme déjà beaucoup de monastères et c'est en plus difficile d'être une étrangère. Cela a été une chance pour moi de rencontrer mon maître qui, lui, ne s'en est jamais soucié. Je ne sais même pas s'il a jamais vu que j'étais une femme, ou une étrangère! C'était vraiment «de mon âme à ton âme».

Écrit par : Yma | samedi, 06 octobre 2007

@ Isabelle:

Pourriez vous me contacter sur l'adresse mail qui me sert d'identifiant ?
Merci

Écrit par : Polydamas | samedi, 06 octobre 2007

Bonjour ! Bon, l'anar est de retour ! Malgré une mise en garde (par une bonne amie) comme quoi je ne tiendrais pas 2 mn 30 dans le salon d'IDC en défonçant le mur... ; en ayant préalablement "voguer" sur quelques pages de ce site... notamment dans les commentaires entre Islamistes et cathos (Ah, pou là là !) fleurant bon son nazi... c'est vrai que j'ai fait une petite erreur de frappe (quoique...) en disant que les cathos étaient plus pourris que les bouddhistes (ou l'inverse...)...
C'est du pareil au même ! A mes yeux, valent pas plus chers les uns que les autres mais bon !
A la question "qu'est-ce que j'ai été foutre en Asie, noyé au milieu d'un tas de bouddhistes ou d'Hindouistes..." j'y étais en touriste ! (arf, arf!). En fait, j'y étais en vagadondage...
Bon, en parcourant plus sérieusement ce site, et même s'il est FLAGRANT que c'est un site à la louange d'une certaine chrétienté (plutôt contemplativo-mystique...) la parole y semble libre et çà, c'est plutôt une gageure par les temps qui courts.
Evidemment, toutes sortes de "théories" s'y "invectivent" (par exemple, le "débat" sur Guénon...qui m'a plié de rire...)
Je suis arrivé sur votre blog par le biais d'un site bouddhiste (ciao93) ce qui ne pourra manquer de vous paraître incongru pour un anar ! Mais faut être ouvert ! Boudiou !
Ce qui m'interesse, c'est comment des croyants(tes) peuvent se dire anars (ref: site "mutations radicales", par ex. ) ou Tolstoïen (salut nebo !) ou pourquoi des crétiens(nes) comme vous ressente la volonté de critiquer le bouddhisme comme vous le faites...? (guerre des religions, je suppute ?)
Ceci dans un premier temps...
Pour conclure (toujours dans un premier temps) j'ai apprécié votre critique du bouddhisme, c'est clair. Apprécierez-vous ma critique certainement future de vos croyances ?
Salutations Anarchistes.
Heu, le Restif, vive "Anarchy in the Vatican", tu connais ? C'est encore mieux que les Sex Pistols ou les Clash, boudiou !

Écrit par : Alayn | dimanche, 07 octobre 2007

Al-haine , Les "Barricades noires " de Rameau, ça déchire a'chment plus sa race !

Écrit par : Restif | dimanche, 07 octobre 2007

"C'est du pareil au même ! À mes yeux valent pas plus chers les uns que les autres, mais bon !"

C'est bien, Alayn, vous avez bien appris votre leçon post-moderne. Pas de hiérarchie entre les choses, entre les faits, entre les notions, entre les concepts, ni, bien entendu, entre les hommes. Tout doit être plat, et, forcément, selon le mot d'ordre (car c'en est un !) bien connu de "Ni Dieu ni Maître", à partir du moment où l'ombre de Dieu vient vous frôler la nuque ou le cul il faut prendre la décision Stalinienne de tout aplatir et aplanir. Oui, Alayn, les anarchistes sont des Staliniens masqués. Ils se croient libres de toute idéologie alors qu'ils sont des idéologues par excellence. "Les Gardiens du Temple Anarchiste" ! Avec leurs chants, leurs croyances pseudo-laïques, leurs manifs, leur Radio, leurs oeillères, leur presse et sont dans le meilleur cas restés bloqués à Mai 68... mais bien souvent il faut retourner loin en arrière, vers l'Espagne de 1936, ou l'Ukraine de 1917 et puis, éventuellement, vers la populace de la Commune en 1871. Les beaux Mythes.

La Vérité, Alayn, c'est que Proudhon était un homo refoulé d'où dans ses écrits son homophobie évidente, son aversion, de même, envers la femme qu'il considère comme une moins que rien ou presque, son racisme envers les Belges (!!!!) et son antisémitisme plus virulent que celui d'un Maurras... Maurras qui a été marqué d'ailleurs par Proudhon, puisant chez lui les notions de régionnalisme... clamant que la Monarchie c'était l'Anarchie + 1, qu'en dehors des prérogatives régaliennes, les régions, les métiers, les peuples du Royaume s'organisent presque de façon Libertaire... Vous ne le saviez pas ? Lisez autre chose que la Vulgate anarcho-sénile. Et puis, si vous voulez que l'Anarchie devienne un espoir pour l'Humanité, faites l'Union dans vos rangs où c'est quelque peu le bordel. Entre les Communistes-Libertaires, les Individualistes Stirneriens, les chantres de la TAZ et les travellers autonomes votre auberge n'est même plus espagnole... c'est la cour de récréation.

Sinon... les choses bien plates, bien lisses, ben ça permet d'aller en touriste au Tibet ou ailleurs pour rire de ce qui a porté un peuple jusque là où il est.

En fait... vous êtes peut-être un bobo qui s'ignore. Vous profitez des avantages du Capitalisme tout en vous faisant une bonne conscience en en critiquant les travers, mais sans quitter votre clavier, peut-être ?

Bon... hé ho ! Je suppute. J'ai le droit de m'amuser aussi, non ?

Écrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007

Même qu'est-ce que ce boufon prétendument "anarchiste" vient faire ici ? Son prêchi-prêcha anti-religieux est d'un ridicule absolu, d'une crasse ignorance démontrant le miniscule niveau de sa navrante et insignifiante intelligence politique.

Comme on le sait, pour le catéchisme anarchiste, les bolcheviks ont fini par écraser les ouvriers parce qu’ils étaient "marxistes, autoritaires et étatistes". En réalité, ce que tout le courant anarchiste n’a jamais compris, c’est que la disparition de la démocratie ouvrière qui a vidé les soviets de toute vie prolétarienne est la conséquence directe de l’impasse tragique dans laquelle se trouvait la révolution russe et de son projet fou. Et c’est à partir de cette incompréhension du mouvement réel et de la dynamique générale de l'histoire que les anarchistes ont pu réécrire et interpréter les faits à leur façon avec comme seul "cadre théorique" la vieille thèse libertaire "anti-autoritaire".

Ce faisant, l’idéologie des anarchistes apporte aujourd’hui encore de l’eau au moulin des campagnes les plus vomitives "anti-tout" de la bourgeoisie hypocrite (anti-racisme, anti-religion, alter-mondialisme, etc.) ; l'anarchisme a donc, médiatisation oblige, le vent en poupe.
Que ce soit sous la forme de l'apparition et du renforcement de l'anarcho-syndicalisme ou bien du surgissement de nombreux petits groupes se réclamant des conceptions libertaires, les idées anarchistes ont pignon sur rue dans les pays occidentaux, et ce phénomène s'explique parfaitement dans la période historique actuelle où le jouir libre, consommer sans frein, fumer en paix son joint et faire ce que l'on veut de son ventre, sont les cris de guerre de toute une génération de minables bobos vidés de toute référence traditionnelle.

Cela dit, les anars n'ont pas à faire trop les jolis, car beaucoup de libertaires actuels auraient de quoi se sentir un peu gênés aux entournures sur le plan de l'histoire lorsque l'on fouille un peu dans les placards.

D'une part, ils ont du mal à avaler le comportement de l'organisation la plus importante de l'histoire de l'anarchisme, celle qui a eu l'influence la plus déterminante sur la classe ouvrière de tout un pays, la CNT espagnole. Difficile évidemment de se réclamer de l'expérience d'une organisation qui, après des dizaines d'années de propagande pour "l'action directe", de dénonciation de toute participation au jeu politique bourgeois du parlementarisme, de discours incendiaires contre l'Etat, contre toute forme d'Etat, n'a pas trouvé mieux à faire, en 1936, que d'envoyer quatre ministres dans le gouvernement bourgeois de la République et plusieurs conseillers dans le gouvernement de la "Generalitat" de Catalogne. Des ministres qui en mai 1937, alors que les ouvriers de Barcelone se sont insurgés contre la police de ce gouvernement (une police contrôlée par les staliniens), les ont appelés à déposer les armes et à "fraterniser" avec leurs bourreaux. En d'autres termes, qui les ont poignardés dans le dos !

D'autre part, certains de ceux qui se tournent vers les idées libertaires se rendent compte (ce qui n'est pas trop difficile) de la vacuité de l'idéologie anarchiste et essaient de trouver d'autres références pour prêter main forte à celles des maîtres classiques de cette idéologie (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, etc.), et se tournent donc vers d'autres songes-creux de la pire eau débilitante et stupide, d'un compromis politique dépourvu de toute honte, se vautrant dans les fanges merdiques du batifolage à la solde de la vieille gôche puante.

De toute manière, incapables de percevoir les racines de la désorientation native qui s'exerce en chaque homme, et comme il apparait, quand l'anarchisme a eu à choisir entre la prise de pouvoir politique par les ouvriers exploités ou par le gouvernement de la bourgeoisie, il a toujours choisi ce dernier : «ceux-là mêmes qui se nomment autonomistes, anarchistes-révolutionnaires, etc., ont saisi avec zèle cette occasion de faire de la politique, mais de la pire espèce, de la politique bourgeoise. Ils n 'ont pas travaillé à procurer le pouvoir politique aux ouvriers -cette idée ils l'exècrent au contraire- mais à aider à prendre le gouvernail à une fraction de la bourgeoisie, composée d'aventuriers, d'ambitieux et d'arrivistes; qui se nomment républicains intransigeants. » ("Rapport de la fédération madrilène de l'AIT", Les bakouninistes à l'oeuvre, Mémoire sur l'insurrection d'Espagne de l'été 1873).

Alors mon garçon, ta petite philosophie anar bidon pour lecteur complaisant du "monde libertaire", tu te la mets sous le bras et tu dégages vite fait vers d'autres cieux plus tolérants où l'on t'écoutera en pâmoison.

Écrit par : Anargala | dimanche, 07 octobre 2007

"Le voyage c'est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons."
Arf arf!!

Écrit par : Céline | dimanche, 07 octobre 2007

Cher Allah Yin,
Vous êtes un peu comme un végétarien qui participe à un blog sur la qualité de la viande.
Tout ceci est tellement étranger à vos yeux que vous ne pouvez avoir qu'un point de vue totalement extérieur et qui ne peut pas mener bien loin, même sur un blog ouvert.
pour nous, ces divers commentaires sont des plus essentiels car il en va de l'avenir de la chrétienté et surtout de l'ésotérisme chrétien.
Il en va de vous de comprendre qu'un chrétien n'est pas obligatoirement une grenouille de bénitier complètement abêti par son curé de quartier. Quant à la critique du Bouddhisme, là encore, elle est plutôt faite pour les chrétiens qui n'ont pas compris la richesse de leur voie ou croient que l'on peut pratiquer diverses voies en parallèles comme le bouddhisme ou autre.
Mais tout cela est bien loin de vos préoccupations !

Écrit par : M.G. | dimanche, 07 octobre 2007

"mutations radicales"

http://www.mutations-radicales.org/

Écrit par : . | dimanche, 07 octobre 2007

Quelle belle et nouvelle bannière ! (Brrrr !!...)
Pour quelques compléments ou variantes, voir par exemple l'iconographie du " Musée des Supplices " de Roland Villeneuve.
Sur ce, mes dominicales salutations.

Écrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007

"Apprécierez-vous ma critique certainement future de vos croyances ?" Mais qu'est que ce risible petit bonhomme a bien à nous dire ? D'abord triple cuistre "nos croyances" sont ce quelles sont et l'on t'a pa attendu pour savoir ce qu'il faut en penser, ensuite ton jugement en peau de lapin tu te le loges derrière l'oreille mon garçon et tu nous fais des vacances - va voir tes copains ils ont réalisé une belle banderolle pour soutenir les sans-papiers et ils t'attendent pour l'agiter sous les caméras de France 2, où justement, au 20h, Jane Birkin doit s'exprimer pour parler des courageux moines birmans.

Écrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007

Mais oui ! revoilà sur les ondes Miss gnan-gnan, l'hilarante valôche dégoulinante de bonnes pensées...


Quant à l'autre tarte qui propose niaisement une "critique future de nos croyances" (sic), la définition du touriste par Calaferte me semble fortement correspondre à sa situation en Asie :


"Touriste : Idiot de passage."

[ Choses dites (1997) ]

Louis Calaferte

Écrit par : Bovelles | dimanche, 07 octobre 2007

Bo oui comme Bovelles, montre donc un peu ta tête pour voir si elle est décapitable.

Écrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007

Bô comme un lavabô...

Écrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007

Je viens de tomber par hasard sur ce site et toute cette lecture des commentaires m'a stupéfait.
Il y a une bonne dizaine d'année, j'ai pratiqué un stage de deux jours avec le Docteur Schnetzler qui semblait se dire chrétien et bouddhiste.
Pourriez vous m'en dire plus ?

Écrit par : Astérix | dimanche, 07 octobre 2007

Bonjour ! Bon, on va être clair ! Puisque vous semblez adorer les anars....
Tout d'abord, je trouve la plupart des réponses insultantes. Je pourrai renchérir (sans problème !) dans le ton et l'insulte, le dénigrement comme vous semblez accoutumé à le faire... Pourquoi tant de mauvaise bile ? bande de crétins (heu, chrétiens, pardon)

Votre guéguerre envers les bouddhistes ou tout autre religions différentes avec les autres, votre haine de l'anarchisme, vos points de vue quelquefois justes sur l'anarchisme (je suis prêt à reconnaître que certains ne sont pas faux) ; mais tout çà sent quand même son chrétien extrémiste. Rempli de fiel.

En fait, j'ai impression à avoir affaire à une bande de cathos intégristes, très très méchants, et pensant être plus forts que les autres car étant des grandes gueules qui hurlent pour cacher leur misérabilisme.

Les petits ou gros bourges, c'est certainement vous et pas les anars. Les pseudo-intellos c'est encore vous et la plupart de vos invectives sont rempli de venin et puis c'est tout !
Les toutristes (heu... les touristes !) c'est encore vous ! (Arrête, Alayn ! Ils(elles) vont encore rétorquer que....) Mais y z'adorent çà, c'est leur fond de commerce entre 2 messes !

J'avais à peine commencé à critiquer votre religion que je reçois des tartines de critiques de l'anarchisme ! C'est rigolo ! Quel acceuil !

Les bouddhistes, certes, sont des violents refoulés ; votre espèce ressemble aux jésuites, à l'Opus Dei et aux pires croyants de fadaises éculées. Certainement de cette droite haineuse, faschisante, royaliste ? (pas la socialo, plutôt l'autre cul-béni de De Villiers), raide dans ses grolles de pélerins fanatiques... Vous en voulez d'autres ?

Vos tisanes sont exitantes ?

Écrit par : Alayn | dimanche, 07 octobre 2007

Bonjjjour les ceupins les ceupines c'est djane!

Oui avec Loueee, Emanuelle Béart , Jeanne Moreau et l'abbé Pierre, oh mon dieu non, j'oublie je fais mon signe de croix pour lui...faiites comme moi allez tous ensemble tous ensemble ouais ouais!!


Oui donc je monte un collective!
Pourquoi ???

on est vreument choquïeee par tout cette violence contre la Vierge...

For exempllle une Vierge médiévale a été décapitéee à Limoux ,

j'ai pris le photo avec lou et les filles tenez rregarde

http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2007/10/04/963-une-vierge-medievale-decapitee-a-limoux#co

Si vous voulez rejoindre moi et José, Juliette Binoche, Emanuelle, Jeanne et tout les autres...Ingriddd beutanpcourt, les chiennes de gardes, ni putes ni soumises, sos racisme, Mgr Gaillot, ... Claire Chazal, philippe Torreton, Romane Bohringer, Yves Boisset, Rachid Bouchareb, Juan Luis Bunuel, Karin Viard, Régis Wargnier, Claude Miller ou Jacques Weber enfin oui vous comprendre


Yes vous pouvez signez pétition que je monte

http://indignations.org/

Parcequeu sheet on est en deumocratiee quand même Non? Sheet!


Si on ne fait pas quelque chose maintenant, on va trouver la Vierge sur un tee-shirt! J'ai déjà connu le commandant Massoud. A sa mort, on a été très fort pour les posters
Cette fois-ci, on a encore une chance de faire quelque chose pour elle, avant que ce soit trop tard, Si on n'est pas capable de faire ça, on est nul sheet
Ce que les Français devraient faire à partir de demain, c'est marcher dans la rue et bouger les choses de telle sorte que nos gouvernements soient obligés de bouger

Alors cest pourquoi vous allez souvent me voir in the telévisioonnne

Allez les cops bye bye

Écrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007

Sheet ma pheuoto est pas là

Écrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007

Oui mon chouee c'est bien ce que tu dis là mais tu vois y faut mieux dire les arguments because avec les intééégrruistes on gagne pas le morceooo comme ça.
Faut être plus combative et pas ce plaindre comme Marie -Ségolène qui dit qu'on est contre elle car elle est une femme !!
Tu vois chouee!
Je te soutiens dans le combat
J'euspèreeere que tu seras là pour la manif
Moi j'y seariss avec mon sac célèbre
tu sais chouee le sac que Hermes a créeee exprès pour moi le sac Birkin

c'est sur je dis pas le prix car les sans papiers pour lequel j'ai fait le film ils ne undertsand pas du tout sheet


Moi tus ais chouee je peux pas trop crouitriquer le roi car
je suis la descendante de Charles II roi d'Angleterre et d'Écosse, la petite-nièce de Freda Dudley Ward, maitresse d'Édouard VIII roi de Grande-Bretagne alors prince de Galles et la cousine du mathématicien et philosophe Bertrand Russell.
Et j'était présente, toute petite fille, au mariage de la reine Élisabeth II en tant que demoiselle d'honneur.

Si si c'est vrai je te dis!!

Écrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007

Délicieuse la colère de l'anar vexé, l'idiot touristique admet quelques fautes chez les croyants et pratiquants libertaires - quel aveu touchant - on en pleurerait tellement c'est beau, alors que toute l'histoire de l'anarchie est une perpétuelle démonstration d'erreurs hideuses et abjectes (attentats gratuits, trahisons, compromissions multiples, etc.).

Un conseil petit con, fait ton balluchon et va faire la manche ailleurs, ton baratin minable au sujet des intégrétistes n'intéresse personne sur ce fil - du balai dévot de Malatesta et autres indigents boufeurs de curés.

Écrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007

Astérix,
Votre Docteur, je ne le connais pas mais je vous présente son Maître spirituel



Le « maître » spirituel de Jean-Pierre Schnetzler
ou les dérives d'un certain
Kalou Rinpoché

En 1975, Jean-Pierre Schnetzler, initialement disciple de Walpola Rahula (école Theravada) puis de Taisen Deshimaru (école Zen Soto) et enfin de Kalou Rinpoche (école Kagyupa du Vajrayana), achète la propriété qui deviendra le "Centre d'Etudes Tibétaines de Montchardon Karma Migyur Ling", lieu d'étude et de pratique bouddhistes, de tradition tibétaine Kagyupa, l'offrant au XVIe Karmapa et au Vénérable Kalou Rinpoché en leur demandant d'envoyer un lama enseignant, invité à résider sur place...

Mais qui était vraiment Kalou Rinpoche le maître de Jean-Pierre Schnetzler ? Sa secrétaire pendant de longues années nous le présente :
June Campbell a raconté son histoire dans un très beau livre paru en 1996 et réédité en 2002 (broché) sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], Athlone Press.
Elle était l'interprète de Kalou Rinpoché. Ce moine est sans doute l'un des plus vénérés du tantrisme bouddhique. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles. Elle était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.
Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre paru en anglais, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle (il était un "chaste" moine portant la robe et visiblement astreint à leurs vœux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme simple de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse beaucoup plus jeune fut introduite dans cette intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément). Kalou Rinpoché disait qu'il n'y a aucun mal dans le désir qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence "non-duelle".

A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureux secret. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples, June se sentit selon ses mots "abused", abusée, et mit longtemps pour se reconstruire.
Kalou était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était reconnu comme un véritable bodhisattva par tous. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant. Imaginez donc ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience...
Le livre de June Campbell peut être commandé sur Amazon. En voici une très brève citation pour information :
"Que pensait la femme du lama ? Je sais que l’Inde et le Tibet sont un monde différent. On m’expliqua qu’avoir des rapports avec une très jeune femme était une ‘ pratique de longue vie ’ qui donnait de la force au lama ( on a déjà entendu ça quelque part !) Les hommes puissants l’ont toujours cru et en Asie les personnalités tant religieuses que politiques ont toujours agi ainsi. [...] On me dit ensuite que, dans une société encore féodale comme le Tibet, c’était un honneur pour sa famille. Ils étaient probablement pauvres et maintenant, ils faisaient partie de l’entourage du lama; tous allaient être mieux traités. Pourtant, je m’interrogeais encore au sujet des jeunes filles. Qu’en pensaient-elles? J’ai parlé à de nombreuses femmes occidentales qui avaient couché avec leur lama. [...] Mais aucune d’entre elles ne décrit cela comme un enseignement; il n’y avait rien de tantrique dans tout cela. Le sexe était pour le lama, pas pour elles. »

(Extrait choisi d'un Entretien avec Miranda Shaw, in What Is Enlightenment? Issues 9-37, "A Cultural, Philosophical, and Spiritual Exploration") :
WIE:Il y a eu tellement d'abus de pouvoir de la part d'autorités spirituelles ces vingt dernières années, et en particulier, beaucoup de cas d'abus sexuels de la part d'enseignants dans la tradition bouddhiste qui prétendent pratiquer le tantrisme. Il semble que le mot "tantra" est souvent utilisé pour justifier ce qui s'avère n'être rien d'autre que la recherche d'une satisfaction sexuelle personnelle, souvent au dépens des disciples. Il est maintenant établi que même le grand Kalu Rinpoché vénéré comme un des plus grands maîtres bouddhistes de l'époque moderne, considéré comme le Milarepa du vingtième siècle et par beaucoup comme un Bouddha vivant, a eu une relation sexuelle secrète avec sa jeune traductrice occidentale, June Campbell, qui affirme avec force, et d'autres qu'elle en témoignent, qu'elle a été menacée afin de garder secrète leur relation.
MS:Je ne doute pas un seul instant de la véracité de cette histoire. Elle a été contrainte à une relation d'exploitation sexuelle. Le mot "tantra" donne, malheureusement, un rempart derrière lequel la prédation sexuelle peut se cacher.
Mais quand on regarde ce type de situation sexuelle de plus près on découvre que la pratique tantrique n'était pas ce qui avait motivé la relation. Vu la façon dont, par exemple, June Campbell décrit leur relation, elle n'avait rien de tantrique. Le but n'était pas une recherche mutuelle d'éveil. C'était de la pure exploitation."

Intéressant témoignage non ? Si conforme à la perspective « spirituelle » de certains cherchants fascinés par les sornettes de la « Réalisation » bouddhiste Vajrayana en jupons courts !

Pour finir une petite citation renversante et confondante de sagesse millénaire de Kalou qui vaut bien trois jours de Séminaire en silence pattes croisées sur un coussin :

"Il n'y a rien qui soit permanent: le soleil, la lune se lèvent puis se couchent,
au jour clair et transparent succède la nuit sombre et opaque.
Tout change d'heure en heure."
En bon français, une "lapalissade" en quelque sorte...
Pour ceux qui lisent l'Anglais la confession plus que révélatrice et démonstrative, pas seulement sur Kalou mais le bouddhisme tibétain en général, de June Campbell :
http://www.anandainfo.com/tantric_robes.html
Des nectars de grande félicité
L'habileté de certains systèmes tantriques est d'obtenir intelligemment le consentement des adeptes. Ce sont ces derniers qui se donnent alors éventuellement l'amère potion de la dévotion, du sacrifice de leur vie personnelle, relationnelle, de leur vitalité, voire de leur vocation professionnelle. Et lorsque se dissiperont les mirages de l'engagement, ils ne pourront s'en prendre le plus souvent qu'à eux-mêmes. Quinze ou vingt ans, voire vingt-cinq années auront passé (il faut au moins ce temps pour faire ce type de bilan). Les choses auront changé, et ils n'auront même pas la satisfaction d'exprimer leur colère. Le message qu'ils auront assimilé les en dissuadera, et les responsables qui les auront habilement orientés auront peut-être été remplacés par de nouvelles figures d'autorité...
Ici et là des observateurs persistent à penser que la naïveté, la candeur et l'ignorance de toutes ces questions par les Occidentaux convertis au tantrisme ont quand même été largement utilisées par des maîtres spirituels du tantrisme bouddhique qui en ont surfé la vague sans attendre, peut-être sans culpabilité. Ils ont accepté ce qui leur était donné par les Occidentaux : leur confiance, leur foi (pour reprendre votre mot), et leur ont fait partager leur connaissance de ces pratiques

Derrière les apparences plaisantes et rassurantes d’un culte du bouddhisme tantrique dirigé par le dalaï lama, la réalité serait autre, une inversion des valeurs se produirait. l’analyse poussée des textes du rituel de Kalachakra, et de leur signification, amène le lecteur à ce constat : le monde des superbes mandalas de sable colorés, des sourires avenants du bouddha vivant sur la scène médiatique sont une apparence, voire la couverture de ce que nous ne devrions pas voir.
Le constat est pour le moins accablant, la doctrine collective du tantrisme bouddhique révèlerait une possible dimension de victimisation subtile. Le sacrifice de leur corps, de leur parole et de leur esprit au gourou, serait chez des adeptes le secret de la puissance et du rayonnement de celui-ci. Mais bien sûr les disciples ne découvriraient la prédation symbolique (et parfois vitale, selon les auteurs) que de l’intérieur, et on le suppose : trop tard, faute d’une transparence de la doctrine. Les plus exposées seraient les femmes, dont l’énergie douce, spirituelle et fine serait recherchée par certains « maîtres » du tantrisme bouddhique, qui sont le plus souvent des hommes.
Nous découvrons à présent par le menu les humiliations que peuvent subir des partenaires féminines selon les textes rituels : parfois une dizaine de prostituées pourrait être recrutée simultanément pour le cycle d’initiations secrètes offertes à un maître de Kalachakra, pour ce qu’il ne faudrait pas qualifier ici de grande orgie ritualisée. Selon les traductions du rite qui sont commentées, le gourou et ses proches disciples peuvent éventuellement se livrer ainsi à tour de rôle aux initiations sexuelles en dehors des grandes initiations collectives et dans ce public confidentiel.
On sera stupéfait de découvrir que ces initiations pourraient inclure pour les proches disciples masculins qui y sont invités la dégustation de sécrétions organiques, que le bon goût et la décence nous empêchent de nommer ici, considérés comme des « nectars » de « grande félicité ».

Écrit par : Docteur Mabuse | dimanche, 07 octobre 2007

Bonsoir,

Après la note sur le bouddhisme cette petite vidéo inspirera très certainement quelqu'un pour faire une note sur l'hindouisme !!

http://fr.youtube.com/watch?v=CbkkU8l8jdY&mode=related&search=

Écrit par : Serge | dimanche, 07 octobre 2007

Woooouuuaoooouh ! Vous avez pris quoi ? Tous et toutes ?

Faites tourner au moins...

Écrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007

C'est pathétique.

Écrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007

Il est exact que la responsabilité du mouvement anarchiste dans la popularisation du crime politique est une effective réalité, le meurtre étant par ses penseurs justifié, voir excusé.
A ce titre, le crime anarchiste sera d’autant plus parfait que la victime est innocente. Le but à atteindre étant ainsi de frapper l’imagination de la foule. Donc plus la victime a une position sociale élevée, plus le but est atteint. Cette dernière idée est en accord avec le raisonnement des terroristes anarchistes qui pensent que pour faire brèche dans l’édifice social, il faut "frapper à la tête" (cf. Kropotkine).

Les auteurs de ces crimes qualifient leurs gestes de "politiques" alors qu'ils sont purement et simplement insensés.

En France par exemple la campagne de propagande par le fait criminel a débuté après que la fédération jurassienne (congrès de Saint Immier de 1877) soit convaincue que ni la propagande écrite, ni la propagande orale, ne sauraient jamais rallier les masses à la cause des anarchistes.
Aux lendemains de cette déclaration, un vague d’attentats anarchistes a déferlée sur l’Europe. L'horrible gratuité des actes anarchistes, ce qui les rend absolument inexcusables et méprisables, semble faire la démonstration aux yeux des contemporains que l'on peut tuer de façon abjecte et aveugle au nom de la souveraineté de l’individu, forme ultime du nihilisme moderne petit bourgeois.

Les attentats au XIXe siècle sont très nombreux et frappent de plus en plus haut. Le point culminant sera évidemment atteint avec l’assassinat de Sadi Carnot le 24 juin de 1894. D'ailleurs, ce dernier attentat proprement dément ne va pas servir la cause anarchiste mais va provoquer de la part du peuple la demande de mesures contre les anarchiste et la fin de toute sympathie à l'égard de ces fous dangereux dits "libertaires". Les loi votées à la suite de ces actes scandaleux où le sang innocent est versé, vont renforcer les mesures contres les délits et auront pour effet d'empêcher les publication anarchistes de l’époque de continuer leurs appels à la violence.

En revanche les crimes anarchistes à l’étranger vont se poursuivre avec une belle régularité. On se souvient que les attentats anarchistes ont été initiés en Russie par Serge Nietchaiev. Celui ci avait exhorté ses compagnons à
discréditer les hommes en place par tous les moyens, même les plus abjects.
Telle est l'éthique et la morale de la crapulerie moderne qui prétend, ridiculement, "libérer" l'homme de tout esclavage, au prix de la violence du meurtre et de l'attentat.

L'anarchie, sous couvert d'humanisme libertaire, parmi les espèces infâmes de l'horreur politique, est donc un exemple singulièrement imonde et puant de la modernité idéologique !

Écrit par : Anargala | dimanche, 07 octobre 2007

Valérie ce qui est pathétique c'est votre lassante complicité avec toutes les formes idéologiques avariées du marécage contemporain.
Par pitié allez rapidement prendre une douche ma grande poule, vous exhalez des senteurs désagréables au moindre de vos hoquets ridicules.

Écrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007

Rappelons à l'imbécile heureux qui se déclare "anarchiste" que ses idées sont noyées sous le sang des martyrs chrétiens.

Les prêtres et les religieuses seront en effet parmi les principales victimes des tueries des anarchistes et républicains espagnols qui marquent le début de la guerre civile, notamment en Catalogne. D'après Antonio Montero, 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés pendant cette période. (cf. Antonio Montero, Historia de la persecución religiosa en España).


Durant l'été 1936, de 7 000 à 8 000 religieux (prêtres, nonnes) ainsi que 2 000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement légal auquel participaient quatre ministres anarchistes ne condamne un seul instant ces crimes commis par les partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube »).

Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des anarchistes et républicains, ce qui aura d'ailleurs pour conséquence immédiate le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés.

Récemment, lors de onze célébrations, entre 1987 et 2001, Jean-Paul II reconnaitra ainsi officiellement comme "martyrs" 471 victimes de la guerre civile, parmi lesquels on dénombre 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux et 45 laïcs.

Ces actes de reconnaissance sont poursuivis aujourd'hui par Benoît XVI, quoique d'une manière moins solennelle puisque le Pape n'assiste désormais plus au cérémonies de béatification, ce qui porte désormais à 479 le nombre de martyrs de la guerre d'Espagne reconnu comme tels par l'Église.

Tout dernièrement, selon la Conférence épiscopale espagnole, 6 832 catholiques ont été martyrisés au cours de la guerre civile.

Écrit par : Hector | dimanche, 07 octobre 2007

Vous avez raison Hector, le sombre et immonde abruti qui vient ici faire étalage de son adhésion à l'anarchie est un exemple frappant de l'amnésie politique qui touche une grande partie des idiots utiles oeuvrant à présent au service des forces les plus viles de la modernité idéologique dont l'inquiétant messianisme révolutionnaire de la gauche espagnole et ses dangereuses monomanies antireligieuses fut une significative manifestation à l'époque.

On méditera avec attention le caractère abject de la pensée anarchiste dans la montée de la folie antireligieuse que l'on a appelé l'« incendie des couvents ».

Le 11 mai 1931, les éléments les plus fanatisés de la gauche (anarchistes, socialiste révolutionnaires, etc.) lancèrent à Madrid une vague d'incendies d'édifices religieux, après une tentative d'assaut avortée contre le journal monarchique ABC.
Les incendies s'étendirent les jours suivants en Andalousie et au Levant, avec un bilan final de quelques cent édifices détruits, églises d'une grande valeur historique et artistique, centres d'éducation et de formation où des milliers de travailleurs et de fils d'ouvriers avaient reçus un enseignement de qualité, écoles salésiennes, laboratoires, etc.

De même, des bibliothèques furent brûlées avec leurs centaines de milliers de volumes, parmi lesquels des incunables, des éditions originales de Lope de Vega, Quevedo ou Calderón, des collections uniques de revues,... ou encore les irrécupérables archives du paléographe García Villada, produits d'une vie entière de recherches. Furent également réduits en cendres des tableaux et des sculptures de Zurbarán, Valdés Leal, Pacheco, Van Dyck, Coello, Mena, Montañés, Alonso Cano, etc. Un désastre presque inconcevable au prétexte de la lutte contre l'obscurantisme catholique !

Mais le plus révélateur fut la vomitive réaction du gouvernement républicain et de la gauche. Le ministre (et futur Président de la République) Azaña, considérant les incendies comme un acte de « justice immanente », paralysa toutes tentatives de mettre fin aux troubles en déclarant : « Tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d'un républicain ». La gauche, de manière générale et les anarchistes, justifièrent les événements en les attribuant au « peuple », et en accusant la droite d'avoir « provoqué les travailleurs ». Une publication anarchiste menaçait : « Si les représentants de la révolution victorieuse ont pêché, c'est par une excessive indulgence envers les vaincus ». (Alors même que la gauche n'avait vaincu personne : ce furent les monarchistes eux-mêmes qui lui offrirent la République sur un plateau.)

L'Église et les catholiques protestèrent, mais pacifiquement. Cela ne calma pas les révolutionnaires, qui interprétèrent ce geste comme un aveu de faiblesse et maintinrent leur attitude agressive. À l'encontre du bon sens, ces derniers continuèrent d'accuser la droite de violence et d'intolérance et le mouvement anarchiste lui montra son mépris moqueur en soutenant - sans craindre de se contredire - que ce fut l'Église elle-même qui avait provoqué les émeutes afin de salir l'image de la République.

À peine un mois après l'installation des républicains au pouvoir, la Seconde République espagnole portait déjà en elle les germes de la maladie mortelle qui allait l'emporter. Et cinq ans plus tard, ce ne seront plus seulement des bâtiments qui seraient brûlés, mais des milliers de religieux qui seraient cruellement torturés et assassinés au nom de la liberté et de la lutte anarchiste antireligieuse.

Écrit par : Quadrige | dimanche, 07 octobre 2007

Bien sûr, Zak, parce que tout ici, notamment vous, sous un pseudo ou un autre, exhalez le doux parfum des Hautes Vertus.
A qui voudriez-vous faire croire cela ? Vous pensez peut-être que les lecteurs de ce blog sont de piêtres imbéciles sans aucun discernement peut-être, et que vous, sous prétexte de votre petite érudition qui n'est la plupart du temps que de la pure hâblerie afin de vous assurer la gageure d'une suite d'admirateurs de talent, espérez peut-être ramener quelques brebis égarées vers les joies de la Rédemption ?
Ne vous inquiétez nullement, le coeur jamais n'ignore, ou vous faut-il vous le rappeler.

Écrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007

Faibles argument ma grande, il vous faudra peaufiner un peu plus votre Larousse pour sortir des pièges catégoriques dans lesquels votre indigente pensée vous entraîne, irrémédiablement. Le plus triste, dans cette évidente démonstration de crasse réflexion dont vous faites le risible étalage, c'est votre ridicule insistance à vous rouler dans des farines malsaines - en somme un parfait exemple de consentante idiote aux plaisirs incertains…
Bonne sortie de complaisante ivresse assortie d’infects breuvages indigestes – vos hoquets exhalent maintenant franchement mauvais en compagnie des hideux vertiges libertaires - s’il vous plait rincez-vous correctement la bouche avant de vous exprimer la prochaine fois !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Mais la miss gnan gnan est en train de se faire un peu malmenée, Zak de la délicatesse c'est une femme tout de même !

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

Certes, mais d'une telle insignifiante cuistrerie !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Bon je vous accorde que de caresser dans le sens du poil l'idiot libertaire n'est pas d'une folle intelligence et l'on ressent chez elle comme une faiblesse coupable envers la moindre petite forme de tendance émoustillante de modernolâtrie - mais la courtoisie doit l'emporter cependant... à moins que...

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

"Certes, mais d'une telle insignifiante cuistrerie !"

Vraiment là, vous êtes pathétique, croyez-moi.

Sur ce,

Écrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007

Pour revenir au thème de cette note, il convient de savoir que le docteur Folamour du bouddhisme, dit Jean-Pierre Schnetzler de son état, s’est répandu en quelques significatives perles dans certains de ses écrits dont sont « René Guénon et la redécouverte de l’Orient », Publié dans René Guénon (1886-1951), Colloque du Centenaire, Le Cercle de Lumière, 1993.


Extraits choisis de cette délicate prose à l’onctueuse sagesse édifiante :

Sur l’implantation du bouddhisme en Europe : « Revenons maintenant à la signification de cette implantation du Bouddhisme (et de l’Islam) en terre Chrétienne. Il s’agit avec évidence d’un signe de la fin des temps, le prélude de la fin d’un monde, fin du Kali-Yuga ou âge de fer, et préparation d’un nouveau Satya-Yuga ou âge d’or. Le Bouddhisme, comme le Christianisme, est une religion universelle, dégagée de tout lien avec un système social particulier et l’on sait que parmi les signes prophétisés figure la prédication de l’Evangile à toutes les nations […]. » (Op ; cit., p. 68)

De la vertu des méthodes orientales : « La diaspora tibétaine, arrachée de son sol, libérée par les assassins chinois des barrières qui l’avaient protégée de la corruption moderne, a démontré un dynamisme extraordinaire dans son implantation en Occident.
Padma Sambhava, l’introducteur du Bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, avait prophétisé: “Lorsque s’envolera l’oiseau de fer et que les chevaux galoperont sur les roues, les Tibétains seront éparpillés au travers le monde comme des fourmis et le Dharma parviendra jusqu’au pays de l’homme rouge”. Le rouge est la couleur attribuée à l’Ouest.
Quelques aspects du Dharma bouddhique particulièrement précieux pour l’Occident:
- le caractère universellement adaptable d’un enseignement qui se réduit à l’essentiel pour la Libération et s’adresse à tout être humain, donc doué de la nature de Bouddha;
- la subtilité des analyses psychologiques, philosophiques et métaphysiques qui retiennent l’attention des scientifiques par leur accord fondamental avec maints développements contemporains;
- la démarche expérimentale du Bouddhisme qui s’accorde avec notre culture;
- la variété des méthodes de réalisation élaborées au fil des millénaires et préservées par des maîtres vivants capables de les enseigner.
Devant nos yeux se dissolvent les institutions Traditionnelles, les sectes pullulent sur le fumier de l’incroyance, la confusion mentale prolifère grâce aux medias, les techniciens programment l’Apocalypse et les Français battent le record européen de consommation de tranquillisants. Parallèlement un désenchantement lucide s’accroît, les besoins spirituels osent s’exprimer, les vocations contemplatives s’affirment et l’on refuse du monde dans les centres de retraite de trois ans où se forment, durement, les lamas Occidentaux. Quant aux stages, où s’enseignent aux laïcs les méthodes contemplatives destinées à transformer la vie quotidienne, ils ne suffisent pas aux besoins.
Devant le poids du matérialisme subsistant et les prestiges des pseudo-spiritualités, la seule chose nécessaire est de se transformer et de trouver en soi-même la retraite invulnérable. L’action droite et la transformation du monde sont alors les conséquences naturelles et spontanées. Ainsi que René Guénon nous l’a rappelé, la pratique exotérique conjointe aux moyens de réalisation initiatiques s’impose à tous. La compassion et la sagesse du Bouddha mettent l’un et l’autre à la portée de l’Occidental moyen qui souffrait d’une grande pénurie à cet égard. Hindouisme et Bouddhisme nous ramènent à notre Orient intérieur d’où jaillit toujours la Claire Lumière fondamentale. Puissions-nous écarter les voiles qui la dissimulent. Et pour nous rappeler le moyen de grâce le mieux approprié pour ce travail, lors des “derniers temps”, qui est la récitation intérieure d’un mantra comme l’enseignent Hindouisme et Bouddhisme, concluons en parallèle par ce qu’écrivent le prophète Joël (2, 31-32) et les Actes des Apôtres (2, 21), alors… “quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé”. » (p. 70)

De la nécessaire adaptation des techniques orientales : « Zen est un mot japonais, qui est la transcription phonétique du mot chinois tchan, lui-même la transcription phonétique du mot sanskrit dhyâna, qui signifie méditation et contemplation. Il désigne l’une des écoles traditionnelles du Grand Véhicule, dont la caractéristique est qu’elle met essentiellement l’accent sur la pratique contemplative. On l’a donc appelée l’école de la contemplation, c’est le nom qu’elle a gardé en Chine et il lui est resté au Japon.
Pendant le changement d’une forme traditionnelle avec une autre: « Ceci n’élimine pas les difficultés d’ordre psychologique individuel, qui subsistent pendant un certain temps et concernent ce qu’on peut appeler le vêtement culturel d’une Tradition. Il est évident qu’il y a un travail d’adaptation et de familiarisation à faire. Comme dans tout changement, celui-ci s’effectue dans l’ombre et l’insécurité, mais à la lumière des principes éternels de la Tradition, ce qui fournit quand même une certaine lampe pour cheminer lorsqu’au début c’est difficile. » (p. 72)

Sur la réincarnation: « Il faut rappeler à cet égard que si la réincarnation, au sens étroit des spirites, a été vigoureusement et justement critiquée par René Guénon dans “L’erreur spirite”, celui-ci n’a jamais condamné la théorie Traditionnelle de la transmigration, où la seule chose qui transmigre, comme nous le rappelle Coomaraswamy, c’est l’Atman. Les éléments psychiques transmigrants ne sont que des agrégats mentaux impermanents qui doivent être considérés comme tels, c’est-à-dire abandonnés. » (p. 73)


On croit rêver en lisant de telles énormités proférées sur l’air du grand savant qui détient les clefs mystérieuses de la connaissance cachée, et pourtant tout ceci est littéralement exact !

Écrit par : Agarttha | lundi, 08 octobre 2007

Vous serez encore plus édifié Agarttha en découvrant ceci :


Compte rendu de la Rencontre avec J.-P. SCHNETZLER des 29, 30, 31 septembre 2003 à Montchardon.


jeudi 22 avril 2004



Participaient à cette rencontre : JP Schnetzler, lama Lhundroup, Félicité Legal, Henri Cuevas, Elisabeth Schnetzler (fille de JP), Frédéric ( ?), Anne ( ?) et Chantal Boisset.

Cette rencontre était souhaitée afin que JP Schnetzler apporte, grâce à son expérience en tant que psychiatre et bouddhiste, un éclairage sur la manière dont les psychothérapeutes bouddhistes peuvent travailler en accord avec les enseignements du Bouddha Sakyamouni.

Les thèmes abordés au cours de ces trois journées étaient basés sur la nécessité de trouver une approche thérapeutique la plus juste possible utilisant la psychothérapie et le dharma du Bouddha, le but étant de proposer aux personnes en difficulté jusqu’aux psychotiques, une thérapie saine qui les amène à développer une personnalité saine.

Parmi ces thèmes :
Enseignements proposés lors des stages ou réunions
La bénédiction
Les techniques en psychothérapie, et leur application dans une vision bouddhiste
Recherches sur les vies passées, leur impact sur la vie actuelle et la preuve de la réincarnation
Huit points clé proposés par L.Lhundroup et conseils de JP S à leur sujet
quelques questions
Expérience de Jean Pierre Schnetzler



Allons directement au plus significatif :


"Recherches sur les vies passées, leur impact sur la vie actuelle et la preuve de la réincarnation

Il est nécessaire de voir les tendances qui nous animent, celles-ci sont le résultat d’habitudes prises depuis très longtemps, un examen de la vie présente ne suffit pas cependant à les expliquer. Elle sont dues à un karma antérieur qui doit être pris en compte dans la vie actuelle.

Il est nécessaire de clarifier ce que peut être le souvenir d’une vie antérieure par rapport à une expérience spirituelle. Un souvenir authentique de vie antérieure s’apparente à unevisionphotographique, à un fait concret et précis qui a un impact traumatique. Ce sont des images qui reviennent. Lorsqu’il s’agit d’une expérience spirituelle, c’est la nature de la personne qui s’exprime, il n’y a pas d’histoire réelle. Ces expériences peuvent amener à la compréhension des causes d’une souffrance. On peut y voir un fonctionnement répétitif et ensuite s’en libérer.

Un ami( ?) de JP Schnetzler a expérimenté un souvenir de vie antérieure qui l’a amené au boud-dhisme. Ce n’était pas spécialement confortable car il était issu d’une famille catholique.

JP S. a eu le cas de trois patients ayant des souvenirs spontanés de vies antérieures. C’étaient des vies difficiles : une vie en camp de concentration - un viol suivi d’un assassinat - une fusillade à la libération. Elles sortent du cadre de ce que l’on aime à retrouver.

Lama Lhundroup ayant eu une expérience (dans la méditation) du monde des enfers, L. Guendune Rinpotché lui a conseillé d’en parler car ce peut être une aide pour mieux comprendre comment l’esprit peut se projeter au travers d’un corps mental, dans des souffrances terribles.

Les témoignages d’expérience de vie infernales sont minoritaires. Les personnes les ayant expérimen-tées ne veulent pas en parler par peur de passer pour des fous ou parce qu’elles développent un senti-ment de culpabilité. Un processus de refoulement peut également s’en suivre, il y a alors oubli.

Il peut y avoir une fixation très forte par rapport à une expérience de cet ordre, il faut alors la dénouer. Pour ceci on peut aborder l’expérience comme si c’était un rêve nocturne, ne pas lui donner plus d’importance. En faire le récit peut être suffisant, on constate simplement.

Il serait possible de répertorier ce type d’expérience car elles décrivent un terrain d’expérience hu-maine : nous sommes concernés ici et maintenant Il existe une échelle dans la nature de l’être qui part des enfers (cauchemars) passe par les êtres errants (esprits avides), les mondes animaux, humains et les mondes divins. Dans cette description de la nature des êtres il faut également considérer l’état de fantôme et les intervalles du bardo de la mort. Dans les cas de bardo, une personne peut y rester « coincée » à cause d’un mono-idéisme (une idée fixe) et ressentir une grande souffrance et frustra-tion. C’est souvent le cas de personnes mortes de mort violente (ex : assassinées) qui refusent leur mort et restent comme collées au lieu de l’accident : « j’ai tout perdu, je n’ai plus rien et il n’y a pas de solution ». En ce qui concerne ces cas : les fantômes, travailler avec des clairvoyants authentiques est indispensable. les hallucinations doivent être détectées. Suite au décès de quelqu’un il peut rester aussi une énergie subtile, non consciente (le « la » ( ?) en tibétain) sur le lieu de vie du défunt.

Les observations des états cliniques d’expériences de la mort imminente [N.D.E.(near death experien-ces)] sont également à prendre en compte. JPS. a répertorié une cinquantaine de ce type d’observations. Certaines personnes ont parlé également d’un passage par des états infernaux ; ici la relativité du temps est très manifeste car au cours de d’une expérience de deux minutes, une personne eut le sentiment que cela avait duré extrêmement longtemps.

Steventson a publié plusieurs ouvrages très conséquents relatant les témoignages de vies antérieures. Dans ses livres, un véritable travail scientifique rigoureux d’enquête et de recherche a été mené. Deux mille sept cent cas ont été archivés et depuis la parution encore 300 à 400 autres nouveaux cas ont été prouvés. Il a également opéré des recherches sur des témoignages en Europe et a fait état de 32 cas de souvenirs précis de vies antérieures. Quatre équipes universitaires ont repris ses travaux et les ont con-firmés. En conclusion on peut dire que « la réincarnation est un fait scientifique prouvé ».

Ce travail a l’avantage d’enlever le doute à un grand nombre de personnes à ce sujet. La loi du karma peut alors être mieux comprise, une vision à long terme s’établir et la prise de conscience de l’importance du refuge véritable s’installer.

En Europe la croyance en la réincarnation est moins courante que dans les pays asiatiques, en Inde et en Afrique. Des recherches historiques montrent que celle-ci était bien présente chez les anciens mais que pour diverses raisons politiques ou autres, elle a été réfutée par l’église catholique et autres religions chrétiennes. Cependant 34% des catholiques pratiquants y croient, 24 à 25% des français égale-ment. Pour les bouddhistes sympathisants et pratiquants 62% y adhèrent."

Bouddhiste, psychiatre, psychanalyste, réincarnationniste, guénonien, curieux personnage effectivement !

Écrit par : Othmar | lundi, 08 octobre 2007

Le pathétisme réitératif comme méthode argumentaire est légèrement lassant Valérie, changez de disque ma cocotte, ou plus exactement, comme vous n’avez rien à dire, tenez close votre jacassant clapet malodorant, ce qui en termes clairs et directs revient à dire, sans excessives circonvolutions je vous l’accorde : fermez-là vous polluez l'atmosphère !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Toujours dans le domaine du trouble cheminement syncrétique :

"Expérience de Jean Pierre Schnetzler

Comme il est n’est pas possible dans une institution telle qu’un hôpital de parler du dharma (comme de toute autre spiritualité généralement), en tant que psychothérapeute bouddhiste, JP Schnetzler a fait passer dans sa façon d’être, son engagement dans la voie du Bouddha ; par exemple mentalement il récitait des mantras. Ses convictions spirituelles l’ont toujours aidé quand il lui fallait prendre une décision.

C’est l’idéal bouddhique qui l’a amené à la psychiatrie. Il a ensuite développé une vision globale de ce que peut être la thérapie mentale conjuguée au bouddhisme, cette vision globale n’étant pas conflic-tuelle. En effet le Bouddha est le « Grand Médecin » et la guérison qu’il propose amène à une santé parfaite : le nirvana, l’état de Bouddha. Cette guérison s’établit en s’appuyant sur les Quatre Nobles Vérités (de la souffrance, son origine, le chemin pour en sortir et la libération de toute souffrance).

Voilà pourquoi il a mis les techniques de la psychothérapie au service de la vérité fondamentale qu’est le dharma. Dans ce contexte là, toutes les techniques sont utilisables car elles s’appuient également sur l’éthique, la concentration et la sagesse. Ces trois sont de véritables moyens thérapeutiques car toujours conformes à la nature profonde de l’être. C’est par elles que se fait le bien d’autrui."

(Cf. Compte rendu de la réunion avec Jean-Pierre SCHNETZLER à Montchardon les 29, 30 et 31 septembre 2004).

Écrit par : Othmar | lundi, 08 octobre 2007

Dans un livre intitulé De la mort à la vie, Jean-Pierre Schnetzler reprend les comptes rendus que fait Ian Stevenson de cas qui suggèrent une explication par la réincarnation. Il rappelle les expériences de mort ente popularisées par Raymond Moody. Il multiplie les références à des enquêtes qui vont dans le sens de l’hypothèse réincarnationniste.

Mais ce sont les conclusions que Schnetzler tire de ces cas qui me semblent dépasser les prémisses de son raisonnement. Il y a évidemment pour lui des faits qui plaident en faveur de la réincarnation ; cela dit, on peut douter qu’il faille logiquement conclure que « la réincarnation est un fait » (De la mort à laz vie , p.17).

Aucun historien n’a jamais touché à l’événement du passé qu’il s’efforce de cerner. La réincarnation n’est qu’une explication, qui peut sembler convaincante, mais qui coexiste toujours avec d’autres explications possibles. Depuis sa façon de rapporter les « faits » jusqu’à sa manière de construire un modèle explicatif par la réincarnation, Schnetzler est toujours dans l’ordre de l’interprétation.

Pour tenter de saisir les raisons des résistances que d’aucuns opposent à la réincarnation, Jean-Pierre Schnetzler parle d’un « conflit de paradigme » (Ibid., p.19). On nage vraiment en plein délire ! En tous les cas bien loin de la pensée chrétienne en la matière...

Écrit par : Bovelles | lundi, 08 octobre 2007

Transcription d'un intéressant débat ayant eu lieu à Karma Ling - au centre de la Question - qui réjouira certains visiteurs de ce blog, débat par ailleurs hautement représentatif des convictions défendues par le Dr. Schnetzler, à savoir, à la suite de Guénon, sa conviction concernant l'absence de toute tradition "opérative" en Occident et la nécessité d'un recours aux techniques orientales :



Un intervenant :

Il semble que Jean-Pierre Schnetzler conteste une quelconque valeur résiduelle à la maçonnerie spéculative. Alors, à quoi bon organiser deux journées de colloque à ce propos ?

Jean-Pierre Schnetzler :

L’intervenant a fourni lui-même la réponse. Si je contestais une quelconque valeur résiduelle à la maçonnerie spéculative, je n’en ferais pas partie depuis vingt-cinq ans et je n’y aurais pas consacré une part importante de mon énergie.
Non, je crois avoir dit que la maçonnerie a dégénéré ! Et je continuerai à le soutenir au sens où elle ne possède plus la plénitude réalisatrice de la pratique opérative telle qu’elle était connue avant les guerres de religion, pour faire large. Mais, je crois l’avoir précisé, la maçonnerie spéculative a un mérite extraordinaire. Elle continue à maintenir dans un état social profondément hostile, des vérités initiatiques qu’elle transmet à la fois par son enseignement, ses rites et ses symboles. C’est inappréciable.
Peut-être est-elle l’âne chargé de reliques qui ne se rend pas compte de la valeur extraordinaire de ce qu’il véhicule. Mais quand je vois passer un âne chargé de reliques, je me prosterne devant les reliques !

Le même intervenant :

Il n’y a ici que des reliques (rires).. Vive les anciens ! J’espère que vous ne m’en voulez pas....
Ne pensez-vous pas que la vocation de la modernité consiste à liquider la tradition pour fonder une société nouvelle et instaurer un nouvel ordre où le passé serait lui aussi liquidé ? Les hommes d’aujourd’hui ne veulent plus de nous !

Lama Denys :

La vocation de la modernité serait de liquider la tradition ? Je ne sais pas si on emploie là le mot liquider au sens de l’assassiner mais, si c’était vrai, ça m’inquiéterait beaucoup. Je crois que fonder une société nouvelle sur la liquidation de ce qui l’a précédée, c’est un meurtre. On chantait encore, il n’y pas bien longtemps : « Du passé, faisons table rase » !
Le monde va changer de bases, mais je crains que cela soit pour se casser la gueule ! La tradition transmet mais, en même temps, elle modifie, et c’est cela la vie !
La vie continue, transmet en suivant des schémas et des archétypes anciens qui s’adaptent aux conditions nouvelles et c’est la vie. Le reste, c’est du meurtre ! Toute la biologie est là pour nous montrer que les chromosomes nous fixent dans une forme et un type d’organisation, mais elle nous montre aussi que si l’être qui est ainsi déterminé n’est pas adaptable ni capable de changer, il disparaît. Il y a donc une dialectique du changement et de la continuité. Le changement est aussi important que la continuité et la continuité aussi importante que le changement. C’est ça, la tradition. Le reste, c’est la révolution, et la révolution c’est la mort. Je crois que les événements récents nous l’ont suffisamment montré.
Donc, il faut comme toujours tenir les deux bouts. Il ne faut pas avoir une attitude exagérément d’un côté ou exagérément de l’autre. Il faut toujours être dans un juste milieu qui tienne compte des opposés afin que les opposés travaillent comme des complémentaires. C’est ça, la sagesse universelle, et c’est aussi le bouddhisme.
Un intervenant anonyme.
Est-ce à dire que le XVIIIe siècle était plus spirituel que le XXe ?

Jean-Pierre Schnetzler :

Il avait encore quelques restes, quelques beaux restes... Le XXe siècle, en tout cas, ses deux premiers tiers, est probablement la période de l’histoire la plus abominable de l’humanité. Si l’on fait simplement la statistique des assassinats, nous battons certainement le record. On peut espérer que le XXIe tire les leçons de ce qui l’a précédé.

Un intervenant anonyme :

Jean-Pierre Schnetzler ne minimise-t-il pas à l’excès l’oeuvre critique de la maçonnerie, notamment française, à l’égard de la chape de plomb de l’autoritarisme dogmatique du catholicisme romain ? Cette oeuvre a été aussi une libération, mais trop centrée sur la critique rationnelle. Elle n’a pas engendré de sagesse de rechange. En Occident catholique, tout retour aux sources serait impossible sans retour au dogmatisme !

Jean-Pierre Schnetzler :

Je suis tout à fait d’accord avec ce que vient de dire le questionneur (rires) sur les vertus de l’oeuvre critique de la franc maçonnerie française. Je n’en ai pas parlé parce que j’avais surtout en vue l’Angleterre. Donc, les critiques de l’autoritarisme dogmatique du catholicisme romain, j’y souscris. La libération relative représentée par la maçonnerie, j’y souscris, trop centrée sur la critique rationnelle, j’y souscris.
En Occident catholique, tout retour aux sources est impossible sans retour au dogmatisme, je n’y souscris pas. Parce que, si cela était vrai, les portes de l’enfer prévaudraient contre l’Eglise et le chrétien. Il a été dit que cela ne serait pas. Alors, j’espère qu’il est possible de retourner aux sources sans retourner à un dogmatisme stupide. Il m’est quand même arrivé de rencontrer un certain nombre de spirituels catholiques pour lesquels le retour aux sources était déjà effectué sans aucun dogmatisme. Cela fait quand même plaisir, car ils sont d’autant plus catholiques qn’ils sont universels.
C’est la définition étymologique du terme, à moins qu’il y ait une nuance de sens (rires).

Un intervenant anonyme :

L’installation du Vénérable de la loge que vous avez évoquée est-elle similaire à celle de maître installé pratiquée au R.E.R. et qui n’existe pas au REAA ?

Jean Pierre Schnetzler :

Pour être précis, ce degré de maître installé est un degré du rite Emulation. Il appartient au rite Anglais, mais il peut être pratiqué à n’importe quel rite, au R.E.R., au REAA, au rite Français. Il n’y a pas de problème. Il se situe au dessus du grade de maître, donc, en adaptant quelques phrases, on peut pratiquer, l’installation du Vénérable Maître dans tous les rites existant dans la franc maçonnerie française.
Il me revient une phrase du Talmud qui s’insère bien dans tradition et transmission et qui résume ce que l’on vient de dire : « L’avenir a un long passé. »

Octobre 1997

Écrit par : François | lundi, 08 octobre 2007

D’abord je ne suis pas votre cocotte, Zak, nous n’avons pas élevés les cochons ensembles, que je sache. D’autre part, cessez de me coller aux escarpins, petite fiente.

N’être qu’un déversoir de purs immondices est chose aisée, c’est à la portée du plus pleutre des êtres humains. Mais à la différence de vous, je n’en éprouve pas même la jouissance d’un simple soulagement.

Alors je ne sais pas, détendez-vous, allez respirer un peu, faites un poker avec vos copains de la zone, ou comme Nebo, fumez un peu de chichon, ça ira beaucoup mieux vous verrez.
Mais surtout, arrêtez de déblatérer les mêmes inlassables propos de petite frappe érudite en mal de victime.
Et puis soyez un peu créatif, changez vos sempiternelles formules de base qui n’amusent plus que quelques laudateurs égarés, montrez au moins que vous avez la capacité de vous élever au dessus de la boue dans laquelle vous vous complaisez.

Enfin sachez que pour l’instant, je n’ai jamais quitté un endroit en y étant éjectée comme une malpropre, alors ce n’est pas un petit rigolo sans le moindre respect de votre envergure qui va me montrer la sortie. A moins que vous ne soyez le maître en ces lieux ?

Écrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007

Psychiatre, psychanaliste, bouddhiste zen élève de Tasein Deshimaru, puis disciple du libidineux Kalou Rinpoché qui en fait un adepte du véhicule tantrique versé dans les mystères douteux du vajrayana, beau-père du lama Denys, fondateur du Centre tibétain de Montchardon, guénonien, tourniacien à ses heures perdues,...et maintenant franc-maçon "régulier" opératif ! mais c'est l'homme-orchestre ce Dr. Schnetzler !!

Pour le coup, en nos temps de nécessaire montée en clarification, et pour paraphraser sa citation du Talmud : "son passé n'est vraiment pas une promesse d'avenir"...

Écrit par : Jude | lundi, 08 octobre 2007

Jean Pierre Schnetzler :

Pour être précis, ce degré de maître installé est un degré du rite Emulation. Il appartient au rite Anglais, mais il peut être pratiqué à n’importe quel rite, au R.E.R., au REAA, au rite Français. Il n’y a pas de problème. Il se situe au dessus du grade de maître, donc, en adaptant quelques phrases, on peut pratiquer, l’installation du Vénérable Maître dans tous les rites existant dans la franc maçonnerie française.
Il me revient une phrase du Talmud qui s’insère bien dans tradition et transmission et qui résume ce que l’on vient de dire : « L’avenir a un long passé. »

C'est ce genre d'argumentaire débile qui a justifié l'application de n'importe quel rituel par la GLNF au Rite Ecossais Rectifié. C'est ce qui a fait d'une Maçonnerie chrétienne un pot pourri de théories universalistes dans certaines obédiences.
Combien de chercheurs honnêtes, ce Docteur a-t-il troublé ?
La seule question que je me pose vis à vis de cet homme c'est : n'a t-il rien compris à cause de son aveuglement guénonien ou tout cela est-il calculé pour rafraichir les troupes du bouddhisme comme guénon fit pour l'islam. Quelle est cette sensation bizarre qui me fait pencher pour la deuxième solution ?

Écrit par : Willermoz | lundi, 08 octobre 2007

Valérie vous nous ennuyer avec vos états d’âme, si Zak vous a énervé admettez que vos œillades mouillées, en autres idées lumineuses, à l’endroit du stupide libertaire ignorant la réalité criminelle du courant dont il se réclame, ne plaide pas en votre faveur. Alors guérissez en silence votre vanité blessée ma petite et brossez-vous les dents, la journée commence et l’air de ce fil mérite mieux que les relatives effluves emplies de miasmes mal digérés que votre haleine diffuse autour de vos sporadiques apparitions.

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

"Alors, j’espère qu’il est possible de retourner aux sources sans retourner à un dogmatisme stupide."

Est-ce à dire que pour le bon docteur Folamour du bouddhisme, dogmatisme est synonyme de stupidité ?

Écrit par : Konrad | lundi, 08 octobre 2007

Bigre le grand Willermoz revient pour corriger les invraisemblables égarements schnetzleriens ! il va y avoir du spectacle !!

Écrit par : François | lundi, 08 octobre 2007

Mais à quel rite maçonnique appartenait le Dr. Schnetzler au juste ? On finit par s'y perdre dans ce mandala qu'est le parcours de l'intéressé...

Écrit par : René | lundi, 08 octobre 2007

A tous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : la fouine | lundi, 08 octobre 2007

Attention, concentration, vigilance et prosoché, voilà des qualités nécessaires à toute activité sportive, artisanale, intellectuelle et surtout spirituelle. "Garde toi de l’oubli, Dieu te regarde. Vigilance sur ce que tu dis, sur ce que tu penses, sur la manière dont tu agis", ces exercices spirituels figurent dans la règle de St Benoît, une des premières règles monastiques. Mais ces exercices, essentiels pour la progression spirituelle, ne sont pas d’origine chrétienne. Ils ont été empruntés à la philosophie de l’Antiquité, notamment au néoplatonisme et au stoïcisme.


Dans son éclectisme, la Maçonnerie fait référence, notamment par le coq du cabinet de réflexion (et à la banderole Vigilance et Persévérance), à ces exercices spirituels, sans pourtant en développer la mise en oeuvre.


Comment ces exercices spirituels étaient-ils mise en oeuvre dans l’Antiquité ? Il est encore difficile de répondre, car les textes philosophiques à notre disposition restent vagues et discourir sur la philosophie semble plus simple que de la pratiquer. Heureusement, plusieurs traditions religieuses les pratiquent encore, car elles ont une base universelle. Il revient à Jean-Pierre Schnetzler, dans une perspective guénonienne, d’avoir tenté la greffe avec le bouddhisme, ceci avec succès mitigé.

Écrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007

Eclectique, la maçonnerie dite spirituelle du Dr. Schnetzler s’approprie un nouveau champ de savoir et de pratique ces dernières années. Elle utilise pour cela la contreversée notion de "Tradition primordiale" formulée par René Guénon. On intègre ainsi ce qui a de plus suspect sur le plan doctrinal.

Grande attractrice, cette fraction de l'universalisme maçonnique s’initie à la méditation de concentration et de vision pénétrante. Elle réinterprète les mots sacrés sous forme de mantras récités, en arguant que la prière du coeur des chrétiens d’Orient et l’utilisation du rosaire par le catholicisme en étaient les équivalents occidentaux. Elle s’initie à des formes tantriques de méditation alchimique. Toutes ces pratiques ont en commun l’importance de la perception du corps, qu’elle soit considérée comme une étape/un obstacle avant de s’en affranchir, ou comme le support essentiel de la méditation. Le rôle du maçon bouddhiste de Grenoble dans cet indigeste brouet syncrétique, Jean-Pierre Schnetzler, est là significatif.

Ce développement est conséquent dans la tendance du renouveau spirituel de l’Occident, flirtant avec un Nouvel Age individualiste et hédoniste. Son idée centrale est d’ancrer la liberté de l’homme entre la terre et le ciel, dans l’ici et le maintenant, tout en, soi-disant, préservant l’esprit d’un matérialisme réducteur. D’où l’engouement pour les états mystiques, les états modifiés de la conscience, les expériences proches de la mort, les souvenirs de vies précédentes ou les sorties hors du corps.

Cette recherche des données empiriques et quasi expérimentales dans le domaine de la voie initiatique qui pourtant, en Occident du moins, doit surtout participer du don gratuit de la grâce, peut être comprise et assimilée positivement et fort concrètement, comme l’acquiescement et le retour sur le devant de la scène de la vieille hérésie pélagienne qui n'est en réalité, pour être clair, que du matérialisme spirituel.

Écrit par : Jama-gedo | lundi, 08 octobre 2007

Comme le disait feu Robert Amadou « René Guénon fait du guénonisme la Tradition, et le guénonisme est un syncrétisme très moderne"... au sein duquel le Dr. schnetzler aura été un actif avocat de la cause universaliste !

Écrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007

En fait de docteur Folamour, ce serait plutôt le docteur Diafoirus de la spiritualité tant son galimatias bouddhico-guénono-maçonnique évoque ce qui résulte d'une purge pratiquée par les médecins de Molière !

Écrit par : Ronin | lundi, 08 octobre 2007

Le Dr. schnetzler se dit bouddhiste et franc-maçon par guénonisme actif. Mais chez Guénon l'initiation c'est l'arlésienne on en parle toujours et partout on ne la voit jamais venir. On ne voit d’ailleurs pas par qui elle pourrait venir autrement que par Guénon lui-même... ou par quelque démiurge peu engageant. C'est l’invocation d un auteur qui s’est fâché avec tout le monde, qui a critiqué tout le monde, qui était donc d’un exclusivisme absolu (en sa propre faveur évidemment ).

Il publie les Etats multiples de l’être ! L’ exposé de ce qu’il pense être un védantisme authentique.( shankarien en l’occurrence). Il finira cependant musulman .

Aucune critique n’est supposée être admise, aucunes variations, aucunes autres interprétations du véda puisque la vérité est une et traditionnelle et que Guénon en est le prophète moderne en occident . Vérité fossile en fait.

N 'étant guère créatif il s'est contenté de redire ou bien de dire qu' il redisait. On obtient le travail plat de l'érudit où le travail se sent très bien.

L érudition ce n'est pas à négliger, mais il faut plus ou autre chose, d 'autres qualités que Guénon n'avait pas, pour pouvoir postuler à la dignité des grandes pensées. Son rôle fut en fait d'avoir été un corrupteur efficace de l'intelligence chrétienne.

Écrit par : Gédéon | lundi, 08 octobre 2007

Mais comment fait le Dr. Schnetzler pour être guénonien et bouddhiste sachant ce que Guénon pensait du bouddhisme ?

Extraits :

"En effet, il s’agit là d’écoles [bouddhistes] qui, s’étant mises en dehors de la tradition régulière, et ayant par là même perdu de vue la métaphysique véritable, devaient inévitablement être amenées à substituer à celle-ci quelque chose qui ressemble au point de vue philosophique dans une certaine mesure, mais dans une certaine mesure seulement.

On y trouve même parfois des spéculations qui, si on ne les envisage que superficiellement, peuvent faire penser à la psychologie.

Mais, évidemment, ce n’est point là proprement de la psychologie, chose toute occidentale et, même en Occident, toute récente, puisqu’elle ne date réellement que de Locke.

Il ne faudrait pas attribuer aux Bouddhistes une mentalité qui procède tout spécialement du moderne empirisme anglo-saxon.

Le rapprochement, pour être légitime, ne doit point aller jusqu’à une assimilation et, semblablement, pour ce qui est de la religion, le Bouddhisme ne lui est effectivement comparable que sur un point, important sans doute, mais insuffisant pour faire conclure à une identité de pensée.

C’est l’introduction d’un élément sentimental, qui du reste peut s’expliquer dans tous les cas par une adaptation aux conditions particulières de la période dans laquelle ont pris naissance les doctrines qui en sont affectées, et qui, par conséquent, est loin d’impliquer nécessairement que celles-ci soient toutes d’une même espèce.

La différence réelle des points de vue peut être beaucoup plus essentielle qu’une ressemblance qui, en somme, porte surtout sur la forme d’expression des doctrines ; c’est là ce que méconnaissent notamment ceux qui parlent de "morale bouddhique".

Ce qu’ils prennent pour de la morale, d’autant plus facilement que son côté sentimental peut en effet prêter à cette confusion, est en réalité envisagé sous un tout autre aspect et a une raison d’être bien différente, qui n’est pas même d’un ordre équivalent.

(...)


Il n’en reste pas moins que le Bouddhisme est incontestablement revêtu d’une forme sentimentale qui, sans aller jusqu’au "moralisme", constitue pourtant un élément caractéristique dont il y a lieu de tenir compte, d’autant plus que c’est un de ceux qui le différencient très nettement des doctrines hindoues, et qui le font apparaître comme certainement plus éloigné que celles-ci de la "primordialité" traditionnelle.

Un autre point qu’il est bon de noter à ce propos c’est qu’il existe un lien assez étroit entre la forme sentimentale d’une doctrine et sa tendance à la diffusion, tendance qui existe dans le Bouddhisme comme dans les religions, ainsi que le prouve son expansion dans la plus grande partie de l’Asie.

Ce qui est très remarquable d’autre part, c’est que, à mesure que cette diffusion se produisait, le Bouddhisme déclinait dans l’Inde même et finissait par s’y éteindre entièrement, après y avoir produit en dernier lieu des écoles dégénérées et nettement hétérodoxes,

Ce sont celles qui visent les ouvrages hindous contemporains de cette dernière phase du Bouddhisme indien, notamment ceux de Shankarâchârya, qui ne s’en occupent jamais que pour réfuter les théories de ces écoles au nom de la doctrine traditionnelle, sans d’ailleurs les imputer aucunement au fondateur même du Bouddhisme, ce qui indique bien qu’il ne s’agissait là que d’une dégénérescence.

Le plus curieux est que ce sont précisément ces formes amoindries et déviées qui, aux yeux de la plupart des orientalistes, passent pour représenter avec la plus grande approximation possible le véritable Bouddhisme originel."


(R. Guénon, Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues)

Écrit par : Hatsarm | lundi, 08 octobre 2007

Au fait, il est bon de savoir que les "écoles dégénérées et nettement hétérodoxes (...) formes amoindries et déviées qui, aux yeux de la plupart des orientalistes, passent pour représenter avec la plus grande approximation possible le véritable Bouddhisme originel", que désigne dans sa docte bonté Guénon, sont précisément les écoles tantriques du Mahayana, ou Grand Véhicule, présentes au Tibet qui font la joie du Dr. Schnetzler et de ses disciples !

Écrit par : Maha-vajrayana | lundi, 08 octobre 2007

Maha-vajrayana,

Comme quoi, c'est toujours l'histoire du cordonnier le plus mal chaussé !
Mais enfin, Maha-vajrayana, le "tant-trique" est toujours plus attirant que le bouddhisme originel.
N'oublions pas que l'homme est l'homme même s'il est pris pour un libéré vivant !

Écrit par : le masqué | lundi, 08 octobre 2007

Et il reviendrait donc à ces "écoles dégénérées et nettement hétérodoxes (...) formes amoindries et déviées", dans l'esprit fantasque du Dr. Schnetzler, de revivifier la maçonnerie spéculative en perte d'opérativité ?

Le psychiatre guénonien, manifeste d'inquiétants signes cliniques peu rassurants !

Écrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007

Vous ne croyez pas si bien dire Le masqué lorsque vous faites remarquer le caractère très hétérodoxe mais bigrement attirant pour la libido refoulée du bouddhisme importé en Occident, ce que Guénon lui-même, malgré ses erreurs, avait d'ailleurs bien dénoncé :

"Dans ces conditions, il est permis de se demander quelle étrange caricature a bien pu être présentée aux Occidentaux comme étant le véritable Bouddhisme, tel que son fondateur l’aurait formulé, et l’on ne peut s’empêcher de sourire en pensant que c’est cette caricature qui est devenue un objet d’admiration pour tant d’entre eux, et qui les a séduits à tel point qu’il en est qui n’ont pas hésité à proclamer leur adhésion, d’ailleurs toute théorique et "idéale", à ce Bouddhisme qui se trouve être si extraordinairement conforme à leur tournure d’esprit "rationaliste" et "positiviste"." (Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues)


N'est-ce point là ce que Jama-gedo (bravo à ce titre pour son analyse) pointé justement lus haut comme une forme de matérialisme spirituel ?

Écrit par : Maha-vajrayana | lundi, 08 octobre 2007

Hullo ! Salut les aminches (arf !arf !) L'autre Gros et Enorme CONNARD de Zak a encore sévi ! Le pollueur ici, le véritable crétin, c'est lui !

Toutes celles et tous ceux (mais surtout ce branleur de Zak) "tentant" de faire passer les anars que pour des meurtriers (il y a eu, mais ce n' était qu'une tèe petite minorité) ; leurs propos sont dérisoires.

Que dire des guerre de religions et des crimes des curetons en tout genre. Cà se chiffre en millions de morts...
Alors quelques curés...

Y'a vraiment un ton nauséabond sur ce site.
L'anargala, faut qu'il change de shilum, également (çà risque de faire anarcaca !)

Un anarchiste qui vous aime ! Crucifié !
Jésus cuit, qui l'eut cru ?

Écrit par : Alayn | lundi, 08 octobre 2007

Délicieuse définition de la tradition initiatique occidentale par Jean-Pierre Schnetzler lors d'un Colloque en 1997 devant ses amis bouddhistes de Karma Ling :



Jean-Pierre Schnetzler :

"Ce qui est caractéristique de la maçonnerie, c’est qu’elle est une initiation artisanale et qu’elle n’est par conséquent spécifique d’aucune religion particulière. Elle n’est pas chrétienne dans son essence, ni juive, bien qu’elle prenne son support dans les textes bibliques, dans le symbolisme du temple de Salomon.
Elle a été christianisée au Moyen-Age, mais n’est pas essentiellement chrétienne. C’est ce qui explique qu’elle peut convenir à des adhérents d’autres religions. Il semble tout à fait légitime que des musulmans, des bouddhistes deviennent maçons. Cela a été le cas depuis fort longtemps. Je précise que les juifs sont entrés dans la maçonnerie, en Angleterre, très tôt dans le XVIlle siècle. Je ne peux pas donner de dates précises. Mais dès les années 1720 et quelques, on a les premiers rapports d’initiation de juifs à une époque où, vous savez, ils n’étaient encore que tolérés puisqu’ils avaient été exclus de l’Angleterre au Moyen-Age et qu’ils n’y étaient revenus que très discrètement dans le courant du XVIIe siècle. Ils avaient été d’ailleurs acceptés par la Grande Loge des Anciens qui, je vous le répète, avait élaboré des prières spécialespour les juifs afin qu’ils puissent être reçus à l’égal des chrétiens, catholiques ou protestants.

De la même façon, alors que les catholiques étaient encore persécutés en Angleterre, au XVIlle siècle, la franc-maçonnerie les accueillait si bien qu’elle a élu, à cette époque, un Grand Maitre catholique. Par conséquent. Elle faisait preuve, mieux que d’une tolérance, d’une compréhension vécue de l’unité transcendante des religions sans se mettre au-dessous de la vérité religieuse mais au-dessus d’elle, ce qui est tout à fait différent.

Le fait est que la franc-maçonnerie n’est pas l’initiation spécifique d’une religion, comme par exemple la kabbale est l’ésotérisme spécifique du judaïsme. Il est impensable qn’un kabbaliste complet ne soit point juif. On peut être chrétien et s’intéresser à la kabbale, on n’est pas pour autant un juif pratiquant. Cela n’est pas le cas pour la maçonnerie. Ce qui ne veut pas dire qu’elle puisse se pratiquer sans s’appuyer sur le secours complémentaire d’une religion.

Le statut d’un exotérisme par rapport à un ésotérisme est toujours celui de la complémentarité. L’ésotérisme ne peut pas exister de façon autonome, suspendu dans l’atmosphère, mais dans la maçonnerie il n’y a pas indication d’uneconfession particulière.

Ce qu’il est important d’avoir d’abord, c’est la croyance en l’existence d’un au-delà de la relativité. Appelons cela l’absolu. On peut l’appeler Dieu, Allah, Jéhovah, ou ne pas l’appeler et le remplacer par le tétragramme, ou encore l’appeler nirvana ou nature de Bouddha, peu importe. Mais il est tout à fait nécessaire qu’il y ait la connaissance de l’existence d’un principe transcendant sinon, toute réalisation spirituelle est vouée à l’échec.

Elle n’exige pas que vous adhériez à telle forme particulière, elle vous demande le minimum vital pour que votre quête spirituelle soit efficace, c’est tout.

Enfin, un dernier point. Ce non-attachement obligatoire à la religion chrétienne n’empêche pas non plus qu’il y ait un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis. Cela n’est pas contradictoire. Je pense que ceux : qui suivent une voie spirituelle ne voient pas contradiction là où il y a simplement différence.

Jean-François Gantois :

J’ajouterai qu’au R.E.R., dans le régime rectifié, il est assez délicat pour un maçon bouddhiste de le pratiquer dans la mesure où, après le troisième grade, il s’agit de rejeter en quelque sorte l’ancienne alliance pour la nouvelle alliance...


Un intervenant :

Les serments maçonniques se prêtant sur le livre de la religion du postulant, quel est ce livre sur lequel on peut prêter serment dans la franc-maçonnerie traditionnelle ?

Jean-Pierre Schnetzler :


Le livre d’une religion révélée, queIle qu’elle soit. Je peux donner l’exemple que je connais. Dans une des loges dont je fais partie, qui travaille au rite Emulation et qui comporte des chrétiens, catholiques et protestants, un juif, un musulman et deux bouddhistes, il y a, sur le plateau du Vénérable, l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran et le canon bouddhiste. Donc, le candidat prête serment sur le livre de sa religion. En Inde, on peut trouver également des cas où il y a le canon de la religion sikh ou les Védas pour les hindous orthodoxes.


La suite, en "rapport" direct avec la note de ce blog, est encore plus croustillante...si l'on peut dire !

Un intervenant ;

Que pensez-vous de la sexualité dans le tantrisme ? Avez-vous expérimenté la méthode ? (rires...)

Nicolle Vassel :


La sexualité dans le tantrisme, elle est aussi ce qu’on veut qu’elle soit en suivant l’éthique. Si on va plus loin avec l’initiation que l’on a pu recevoir, c’est toujours le maître de méditation qui donne les instructions car la voie est une voie d’éveil. Je pense que Lama Denys pourra nous en parler un peu plus. ( rires...)

Alain Lorand :


C’est ce qui s’appelle dégager en touche !

Nicolle Vassel :


On dit que les pratiques doivent rester secrètes mais, en ce qui concerne mon expérience personnelle, je peux vous dire que je n’ai pas atteint l’éveil. Voilà...

Alain Lorand :


Je crois, Lama, que tout le monde est haletant !


Lama Denys :

(...) Maintenant, je vais répondre à diverses questions concernant l’initiation, le stoupa, la sexualité.

Le rituel initiatique est celui d’un sacre. Il suit largement la procédure du sacre royal. Dans l’initiation sacrée, nous sommes comme Bouddha, c’est-à-dire que l’initiation nous introduit à ce que nous sommes déjà potentiellement et nous donne les attributs qui permettent d’entrer dans l’actualité de cette virtualité latente. C’est là qu’il y a toute la démarche symbolique qui va être l’entrée par le symbole dans la nature de Bouddha.

Le stoupa est au Dharma ce que la croix est au christianisme, par exemple. Globalement, le stoupa est une représentation symbolique de l’éveil, de l’esprit du Bouddha, le corps-esprit d’un Bouddha. Le stoupa est une représentation du cosmos. Il y en a une lecture qui est, en même temps, microcosmique et macrocosmique. Il y a aussi une lecture de celui-ci comme étape du cheminement vers l’éveil. Bien évidemment, je ne vais pas développer tout cela, mais on retrouve dans le stoupa les cinq éléments : le carré, la base, est la terre ; le rond est l’eau ; le triangle est le feu ; le demi-cercle est l’air et, tout en haut, trois éléments qui sont la Lune, le Soleil et un joyau représentant la triade éveillée ou trikaya, les trois dimensions de la nature de Bouddha telle que l’on en a parlé hier. Dans l’équivalence qui me semble assez bien fondée, cette triade n’est pas sans rappeler le Delta radieux de la maçonnerie.

Entrer dans les détails serait trop long mais, de la façon la plus simple, le stoupa reprend le symbolisme fondamental de la terre et du ciel : une base carrée stable, immuable, qui est la terre, et un dôme qui est la voûte céleste, la terre et le ciel. Les premiers stoupas, comme il y en a en Inde, étaient clairement sur ce modèle. Au sommet du dôme, il y a une ouverture, une flèche qui, à différents niveaux, représentent la superposition des différents états supra-individuels que nous nommons ceux de bodhisattva jusqu’à la dimension la plus haute : cette triade qui est l’éveil, la nature de Bouddha. Arrêtons-nous là sur ce sujet, aujourd’hui.

En ce qui concerne la sexualité, les théories ont l’air de s’affronter. Les uns disent que l’énergie dépensée par le sexe ne peut être consacrée à la spiritualité, qu’il y aurait incompatibilité. Les autres disent que les deux sont -ou du moins peuvent être- complémentaires. Du point de vue du Dharma, la réponse est multiple suivant les statuts que l’on s’est choisis. Pour un moine, une moniale, qui a fait voeu de chasteté et de célibat, la sexualité est clairement une distraction et quelque chose qui est mis à l’écart comme une façon de simplifier sa vie pour ne pas partir dans toutes sortes de complications ou toute une dynamique passionnelle avec les implications d’une vie familiale. Pour se consacrer pleinement à la voie, on met de côté un aspect de la vie qui est la sexualité. C’est une voie, la voie monastique.

Dans l’approche des pratiquants dans la vie, il s’agit de vivre une sexualité équilibrée, normale, qui peut être bien vécue dans un compagnonnage et l’harmonie est un facteur d’épanouissement spirituel.

Dans le tantra, il y a aussi différents niveaux. Il y a une vision énergétique qui propose la transmutation de toute énergie. Comme chacun sait, la pulsion sexuelle est une des dominantes énergétiques de notre existence. Elle est donc utilisée et intégrée par certains yogas. Dans la vision tantrique, la quintessence de l’énergie corporelle se trouve dans le thiglé. Certaines pratiques apprennent à ne pas perdre ce thiglé rouge ou blanc des émissions féminine ou masculine pour en utiliser la radiance, l’énergie, comme source d’un dynamisme spirituel.

En tout cas, ce qui est important -et je ne dévoilerai pas des secrets- est que l’intégration de la sexualité se fait dans le non-attachement. Donc, il est indispensable, pour que l’énergie sexuelle puisse être transmutée, intégrée et utilisée dans la voie, de vivre cette sexualité libre d’attachement. Comme c’est le cap préalable à une telle initiation, cela réduit beaucoup les candidats (rires...)."



Tout ceci évidemment se passe de commentaires, mais enfin, comment ne pas rester stupéfait devant un tel étalage d'absurdités (que cela concerne l'ésotérisme occidental, la maçonnerie willermozienne du RER, ou la voie tant "trique"), débitées avec une impressionnante assurance satisfaite ! Affligeant sous prétexte d'unité transcendante des religions et profondément attristant sur le plan théorique

Écrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007

Tu vois mec moi je suis anar et quand je lis ton com ça m'écoeure!
Relève le niveau! C'est pas comme ça que tu auras gain de cause!
Ta petite amie avait raison 2 mn 30 pas plus!

Écrit par : Murray | lundi, 08 octobre 2007

Oh ! t'es aveugle l'abruti anarchiste ou tu es analphabète - retourne un peu plus haut pour reprendre à haute voix, et lentement cette fois-ci, la lecture des considérations argumentées au sujet des magnifiques actions de tes amis libertaires espagnols.

Au fait, si tu croises Valérie, évitez de trop forcer sur le Kama-sutra...ça rend sourd !

Écrit par : Ghijd | lundi, 08 octobre 2007

"Ce qui est caractéristique de la maçonnerie, c’est qu’elle est une initiation artisanale et qu’elle n’est par conséquent spécifique d’aucune religion particulière. Elle n’est pas chrétienne dans son essence, ni juive, bien qu’elle prenne son support dans les textes bibliques, dans le symbolisme du temple de Salomon. Elle a été christianisée au Moyen-Age, mais n’est pas essentiellement chrétienne. C’est ce qui explique qu’elle peut convenir à des adhérents d’autres religions."


Mais il est complètement fou le psychiatre - et de plus singulièrement ignorant s'agissant des origines de la maçonnerie, chrétienne s'il en est en tous ses aspects depuis sa création, cela dit non seulement lors de sa formation médiévale (entre le XIIIe et XVIe siècles), mais aussi en Adam dans son rattachement à la tradition biblique qui n'est pas juive (là le bon Dr. Schnetzler, qui ferait bien d'arrêter de forcer sur les rituels tantriques, se fait non pas disciple de Guénon mais de Marcion en refusant de voir l'unité des deux temps de la Révélation ! ), mais qui est foncièrement chrétienne car en attente de la venue du Messie qui est l'achèvement des promesses faites aux Patriarches.

Écrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007

Enfin, un dernier point. Ce non-attachement obligatoire à la religion chrétienne n’empêche pas non plus qu’il y ait un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis. Cela n’est pas contradictoire. Je pense que ceux : qui suivent une voie spirituelle ne voient pas contradiction là où il y a simplement différence.
Nous dit donc le célèbre Docteur Folamour. Mais qui donc s'occupait du RER au moyen avant qu'il ne fut créé par JB Willermoz au XVIII EME......... Mais je suis bête, il s'agit d'une réincarnation précédente.

Écrit par : Willer | lundi, 08 octobre 2007

Effectivement Derek, nous sommes, par ces propos tenus par le Dr. Schnetzler, face à l'évidente démonstration d'un égarement spirituel majeur...

Écrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007

Egarement conjugué à une immense confusion, couverte par un vernis pseudo-spiritualiste et une peu crédible caution guénonienne. Je vous rejoins, triste et affligeant d'ignorance concernant les sources de l'ésotérisme chrétien, expliquant ce besoin maladif d'une recherche de techniques orientales dont nous aurions la nécessité de nous mettre à l'école.

Exemple d'une catastrophique dérive intellectuelle...

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

J.P. Schnetzler est un homme qui semble manger à tous les râteliers de la spiritualité faisandée et voici ce qu'il écrit à propos de la franc-maçonnerie opérative:

"Dans une étude approfondie sur la déchristianisation ultérieure de la franc-maçonnerie, le Révérend (et Frère) Barker Cryer conclut au caractère conclut au caractère parfaitement chrétien de la Maçonnerie opérative. Il cite notamment une prière au Dieu Tout-Puissant (El Shaddaï en hébreu), qui était dite lors de l'ouverture de la Loge et de l'initiation du candidat. Celle-ci est assez connue en France pour y avoir été plusieurs fois traduite, la première fois par René Guénon en 1913. Elle figure donc dans les loges spéculatives et on la trouve toujours dans l'actuelle 'Worshipful Society' of Freemasons etc'. dite des Opératifs (...). Ces prières montrent avec bien d'autres traits rituels, que la continuité des influences spirituelles au sein de la Maçonnerie régulière est bien plus prégnante que ne le prétendent certains"

(J.P. Schnetzler, la Franc-Maçonnerie comme voie spirituelle,chap. IV, la perte lors du passage de l'opératif au spéculatif, p.59 Dervy, 1999).

Malheureusement pour l'auteur, nous sommes loin de ce Disneyland maçonnique, ayant eu l'imprudence d'emboîter le pas au maître du Caire :

"Guénon parle de la ‘maçonnerie opérative’, comme s’il avait purement et simplement admis le récit de Stretton sans l’ombre d’une nuance, comme si la Worshipful Society était à ses yeux l’héritière incontestable de la maçonnerie médiévale, comme si ses rituels nous donnaient effectivement un fidèle témoignage de ceux dont faisaient usage, en leur temps, les bâtisseurs de cathédrales ! L’esprit critique de Guénon si souvent en alerte et volontiers si caustique, semble avoir été annihilé. (…) Guénon avait découvert dans cette incroyable affaire une vérité qui s’accordait trop bien avec ses propres conceptions. (…) [Or], le système maçonnique propagé par Stretton était manifestement une pure invention de sa part, avec le large et généreux concours de John Yaker dont l’ingéniosité et l‘imagination, en ce domaine, étaient sans borne. (…) ; tous les documents cités par Stretton pour confirmer sa thèse, en particulier les Old Charges, n’ont aucun rapport historique direct avec celle-ci ; aucune preuve, aucun nom vérifiable de participants n’est donné quant aux réceptions de Stretton lui-même dans les différents degrés de son système ; enfin le système de Stretton comprend des incohérences internes criantes et des anachronismes graves qui lui interdisent absolument de revendiquer une origine antérieure au XIXe siècle… Pourtant, lorsque, en, 1938, Guénon affirmait comme ‘un fait’ qu’il avait existé des loges opératives ‘avant et même après 1717 ’, (…) c’est sur les écrits de Stretton, parvenus jusqu’à lui grâce au Speculative Mason, qu’il se fondait. [Il y a donc eu] une ‘erreur opérative’ de René Guénon, (…) à laquelle il s’adonna sans réserve, mais qui eut surtout des conséquences considérables. (…) son erreur opérative est une erreur de maturité et l’une des positions les plus fortes de la vision guénonienne de la tradition maçonnique (…) Il est fort à craindre que cette erreur ne l’ait conduit – et nombre de ses lecteurs avec lui – à une impasse."

(R. Dachez, René Guénon et les origines de la franc-maçonnerie : les limites d'un regard, in Études d'histoire de l'ésotérisme, sous la direction de Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire, Cerf, 2007, pp. 196-199).

Ah ! la perfide Albion ! Clement Stretton et John Yaker, les Jerry Lewis et Dean Martin de la franc-maçonnerie anglaise ont joyeusement mystifié tout le monde et last but not least, Guénon himself ! Et un de ces disciples, j'ai nommé J.P. Schneztler. Et à côté de cela, il est bouddhiste, cherchez l'erreur !

Écrit par : Perceval le Gaulois | lundi, 08 octobre 2007

"La transmigration, écrit Jean-Pierre Schnetzler, est un sujet complexe. De surcroît il dérange, suscite des prises de position passionnelles, des enthousiasmes irréfléchis et des hostilités farouches. En témoigne la boutade de Schopenhauer, qui déclarait : «Si un Asiatique me demandait la définition de l'Europe, je serais obligé de lui répondre : "C'est cette partie du monde qui est hantée par cette illusion incroyable et inouïe" concernant l'homme, suivant laquelle, "sa naissance actuelle est son premier début dans la vie".»

L'importance théorique de cette question, qui engage la nature de l'homme et son devenir post-mortem, sa portée pratique dans la structure des voies de libération, son importance grandissante dans l'évolution des croyances en Occident, justifient notre projet de la clarifier. Passer du malaise au bien-être, n'est-ce pas une caractéristique de la voie bouddhique ?

Nous le tenterons en apportant des éléments d'appréciation, aussi objectifs que possible, fondés sur une double démarche, dont nous espérons pouvoir conclure qu'elle se résout finalement dans la non-dualité.

La première fait appel à des constatations empiriques honnêtes et à une démarche scientifique classique, telles que l'Occident les pratique.
La seconde expose les données traditionnelles de l'Orient en général et du bouddhisme en particulier, telles que les ont édifiées l'expérience concrète, la vision méditative et la réflexion métaphysique."

Écrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007

"Il l y [a] un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis..." Vous avez raison Willer, pour le coup nous passons pour le bon Dr. Schnetzler de la dérive intellectuelle au délire hallucinatoire, car trouver du RER au moyen âge, là il faut avouer que c'est très fort !

Écrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007

"Il l y [a] un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis..."

De plus, je ne vois pas pourquoi ce rite aurait du changer car il est non seulement d'essence chrétienne mais demeure une voie de réalisation purement réservée aux chrétiens. D'ailleurs, Tourniac a tenté sans succès d'en faire un rite de d'attraction des trois religions monothéistes. Heureusement, sa tentative a échoué au sein du GPDG qui continua et continue encore à le pratiquer dans l'esprit de Jean Baptiste Willermooz (aidé en cette circonstance de Louis Claude de Saint Martin).
Au juste, ce docteur, n'est-il pas Tournacien ?

Écrit par : Willer | lundi, 08 octobre 2007

Perceval, dans le texte de J.P. Schnetzler que vous citez, il y a une énormité : "Il cite notamment une prière au Dieu Tout-Puissant (El Shaddaï en hébreu)" Or cette invocation ne peut pas être chrétienne de par son caractère vétéro-testamentaire et elle est totalement absente de la tradition juive qui invoque Adonaï ; il faut en trouver l'origine chez Guénon :

Lettre de René Guénon à Frithjof Schuon du 15 juin 1947 :

" Pour ce qui est de l’invocation d’un nom divin et de la façon dont celui-ci pourrait être 'donné' pour que cette invocation soit pleinement valable, je suis naturellement tout à fait de votre avis ; il y aurait lieu seulement de préciser dans quelles conditions la chose serait possible, et je pense aussi qu’elle devrait être réservée à une sorte de 'cercle intérieur'.
Le Nom El Shaddaï est, vous le savez, celui qu’on dit avoir été invoqué plus particulièrement par Seyidna Ibrahim [Abraham] ; il est plus que probable que, en général, on ne doit guère comprendre quel rapport il peut y avoir entre celui-ci et les rites des constructeurs (je n’ai d’ailleurs jamais vu soulever cette question nulle part) ; mais ne pourrait-on pas dire que ce rapport résulte de ce qu’il bâtit de ses mains la Kaabah avec Seyidna Ismaîl ? En ce cas, il y aurait là encore un lien assez remarquable avec l’Islam, et qui serait même de nature à justifier encore plus complètement la communication du Nom, comme vous l’envisagez, PAR DES MEMBRES D’UNE ORGANISATION ISLAMIQUE."

Dans cette lettre, on découvre le vrai visage de Guénon qui est celui d'un islamiste qui s'avance masqué, reprenant à son compte l'hérésie mahométane à propos d'Abraham, mais surtout, cette correspondance fait allusion à la création d'une loge maçonnique "sauvage" (en dehors de toute obédience) qui naîtra plus tard, en 1949 sous le nom des "Trois Anneaux". Après la mort de Guénon, cette maçonnerie si particulière sera reprise entre autres, par Schuon, Roger Maridort et Marcel Maugy alias Denys Roman.

Tout cela pour dire que J.P. Schnetzler n'a pas trouvé cette invocation dans la Maçonnerie anglaise comme il le prétend mais bien dans cette maçonnerie guénonienne, ne se rendant pas compte, lui qui se dit bouddhiste, que celle-ci est en fait un cheval de Troie islamiste voulu délibérément par Guénon, chose qui apparaît sans ambiguïté dans sa correspondance avec Schuon (ce dernier fonda la tariqa de Lausanne.).

Écrit par : Thaddée | lundi, 08 octobre 2007

A Murray: Désolé, vieux, mais vu le niveau des attaques de quelques illuminés précédemment, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre un peu épidermiquement.
Relis leurs proses sur les sanguinaires anars espagnoles... sur le dénigrement systématique du mouvement libertaire... tueurs de curés: tout y est exagéré, déformé, la plupart du temps inexact...

Je crois que rien ne pourra "apporter gain de cause" avec de tels cuistres ! (l'emploi du mot "cuistre" d'ailleurs sent fortement son aristo, catho intégriste de la pire espèce)
Ce genre de personnages sont, j'espère que tu ne l'ignores pas, les pires ennemis de l'anarchisme.
Même en tentant de dialoguer gentiment, regardes la tonalité générale de ce blog: il est bourré d'arguments et de références fallacieuses, le ton qui y a court est plus que méprisant....
Alors j'ai voulu "jouer" à ce petit jeu, me mettre "dans le ton..."
La plupart du charabia n'est que caricatures. Ici, on n'écoute pas les autres, tout le monde se descend en flêche systématiquement.

C'est pathétique !
Pour moi, sur ce blog, y'a un certain nombre de gens DANGEREUX, faschisants, royalistes et j'en passe et je dis:
No Pasaran !

Relever le niveau: ? effectivement, çà peut-être tenté mais j'ai bien peur que ce soit peine perdue.

Écrit par : Alayn | lundi, 08 octobre 2007

Oh l'anar, laisse nous vivre, va chez ta mère.

Écrit par : L'égorgeur | lundi, 08 octobre 2007

C'est bien ce que l'on craignait, le Kama-sutra avec Valérie l'a rendu fou cette pauvre pomme d'anarcho-débile...

Écrit par : kalma | lundi, 08 octobre 2007

"les sanguinaires anars espagnoles... sur le dénigrement systématique du mouvement libertaire... tueurs de curés: tout y est exagéré, déformé, la plupart du temps inexact..." Hélas triple crétin, tout au contraire est minoré pour éviter de faire vomir les lecteurs sensibles raclure puante.

Si tu veux des détails ignare petit con, sache que les crimes furent particulièrement odieux, viols, tortures, exécutions sommaires sans aucun procès du seul fait d'être prêtre ou religieuse ; hommes ou femmes de Dieu qui se vouaient à la prière, aux oeuvres de charité ou éducatives, que l'on brûla vifs comme à Cordou, noya à Séville, ou dépeça à Valence comme des bêtes, les entrailles répandues dans les rues sous les cris de la populace encadrée par les assassins anarchistes qui hurlaient : "Ni Dieu ni Maître".

Alors dégage rapido insignifiante ordure !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Pires que des chiens. Tous .
Misérable.

Écrit par : A Isa | lundi, 08 octobre 2007

Le spectacle des violences exercées en Catalogne par les anarchistes et les communistes fut effectivement abject, et l'idiot libertaire fait preuve d'une grande imbécilté dans ses irresponsables propos.

Le monde ne sera, hélas, informé que bien plus tard des violences exécrables (exécutions sommaires, viols collectifs, castrations) commises en Andalousie et à Badajoz.
À Barcelone, au sein du gouvernement de Front populaire de Largo Caballero, les anarchistes de la CNT et les communistes du POUM, feront alliance et détruisirent avec férocité les religieux et religieuses. Pour cet immonde travail, l'unité avec les marxistes ne gêna pas les anarchistes qui se délectèrent de leurs indignes atrocités.

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

On lira avec attention la lettre que fit parvenir Simone Wiel, non suspecte de sympathie avec les franges dures du catholicisme, à Georges Bernanos, lettre qui sera publiée dans la revue Témoins n°7 (automne 1954), et qui décrit très bien son horreur devant les odieux crimes anarchistes en Espagne commis au nom de la liberté...


Nous devons à Albert Camus de pouvoir publier cette lettre de Simone Weil à Bernanos, dont récemment Silone, qui en avait pu lire la traduction italienne, signalait toute l’importance. Et bien qu’il nous soit revenu d’autre part que ce texte a déjà paru une première fois il y a quelques années (« Bulletin de la Société des Amis de Bernanos », n° 4, juin 1950), le problème qu’y pose Simone Weil est si essentiel que nous jugeons utile, et même indispensable de le soumettre à la méditation de nouveaux lecteurs : il n’y en aura jamais trop.




Monsieur,

Quelque ridicule qu’il y ait à écrire à un écrivain, qui toujours, par la nature de son métier, inondé de lettres, je ne puis m’empêcher de le faire après avoir lu « Les grands cimetières sous la lune ». Non que ce soit la première fois qu’un livre de vous me touche ; « le Journal d’un curé de campagne » est à mes yeux le plus beau, du moins de ceux que j’ai lus, et véritablement un grand livre. Mais si j’ai pu aimer d’autres de vos livres, je n’avais aucune raison de vous importuner en vous l’écrivant. Pour le dernier, c’est autre chose ; j’ai eu une expérience qui répond à la vôtre, quoique bien plus brève, moins profonde, située ailleurs et éprouvée, en apparence – en apparence seulement – dans un tout autre esprit.

Je ne suis pas catholique, bien que – ce que je vais dire doit sans doute sembler présomptueux à tout catholique, de la part d’un non-catholique, mais je ne puis m’exprimer autrement – bien que rien de catholique, rien de chrétien ne m’ait jamais paru étranger.

Je me suis dit parfois que si seulement on affichait aux portes des églises que l’entrée est interdite à quiconque jouit d’un revenu supérieur à telle ou telle somme, peu élevée, je me convertirais aussitôt. Depuis l’enfance, mes sympathies se sont tournées vers les groupements qui se réclament des couches méprisées de la hiérarchie sociale, jusqu’à ce que j’aie pris conscience que ces groupements sont de nature à décourager toutes les sympathies.

Le dernier qui m’ait inspiré quelque confiance, c’était la CNT espagnole. J’avais un peu voyagé en Espagne – assez peu – avant la guerre civile, mais assez pour ressentir l’amour qu’il est difficile de ne pas éprouver envers ce peuple ; j’avais vu dans le mouvement anarchiste l’expression naturelle de ses grandeurs et de ses tares, de ses aspirations les plus et les moins légitimes.
La CNT, la FAI étaient un mélange étonnant, où on admettait n’importe qui, et où, par suite, se coudoyaient l’immoralité, le cynisme, le fanatisme, la cruauté, mais aussi l’amour, l’esprit de fraternité, et surtout la revendication de l’honneur si belle chez des hommes humiliés ; il me semblait que ceux qui venaient là animés par un idéal l’emportaient sur ceux que poussaient le goût de la violence et du désordre. En juillet 1936, j’étais à Paris. Je n’aime pas la guerre ; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière. Quand j’ai compris que, malgré mes efforts, je ne pouvais m’empêcher de participer moralement à cette guerre, c’est-à-dire de souhaiter tous les jours, toutes les heures, la victoire des uns, la défaite des autres, je me suis dit que Paris était pour moi l’arrière, et j’ai pris le train pour Barcelone dans l’intention de m’engager. C’était au début d’août 1936.

(...)

J’ai reconnu cette odeur de guerre civile, de sang et de terreur que dégage votre livre ; je l’avais respirée. Je n’ai rien vu ni entendu, je dois le dire, qui atteigne tout à fait l’ignominie de certaines des histoires que vous racontez, ces meurtres de vieux paysans, ces ballilas faisant courir des vieillards à coups de matraques. Ce que j’ai entendu suffisait pourtant.

J’ai failli assister à l’exécution d’un prêtre ; pendant les minutes d’attente, je me demandais si j’allais regarder simplement, ou me faire fusiller moi-même en essayant d’intervenir ; je ne sais pas encore ce que j’aurais fait si un heureux hasard n’avait empêché l’exécution.

Combien d’histoires se pressent sous ma plume… Mais ce serait trop long ; à quoi bon ? Une seule suffira.

J’étais à Sitgès quand sont revenus, vaincus, les miliciens de l’expédition de Majorque. Ils avaient été décimés. Sur quarante jeunes garçons partis de Sitgès, neuf étaient morts. On ne le sut qu’au retour des trente et un autres. La nuit même qui suivit, on fit neuf exécutions punitives, on tua neuf fascistes ou soi-disant tels, dans cette petite ville où, en juillet, il ne s’était rien passé. Parmi ces neuf, un boulanger d’une trentaine d’années, dont le crime était, m’a-t-on dit, d’avoir appartenu à la milice des « somaten » ; son vieux père, dont il était le seul enfant et le seul soutien, devint fou.

Une autre encore : en Aragon, un petit groupe international de vingt-deux miliciens de tous pays prit, après un léger engagement, un jeune garçon de quinze ans, qui combattait comme phalangiste. Aussitôt pris, tout tremblant d’avoir vu tuer des camarades à ses côtés, il dit qu’on l’avait enrôlé par force. On le fouilla, on trouva sur lui une médaille de la Vierge et une carte phalangiste ; on l’envoya à Durruti, chef de la colonne, qui, après lui avoir exposé pendant une heure les beautés de l’idéal anarchiste, lui donna le choix entre mourir et s’enrôler immédiatement dans les rangs de ceux qui l’avaient fait prisonnier, contre ses camarades de la veille.

Durruti donna à l’enfant vingt-quatre heures de réflexion ; au bout de vingt-quatre heures, l’enfant dit non et fut fusillé.

Durruti était pourtant à certains égards un homme admirable. La mort de ce petit héros n’a jamais cessé de me peser sur la conscience, bien que je ne l’aie apprise qu’après coup.

Ceci encore : dans un village que rouges et blancs avaient pris, perdu, repris, reperdu, je ne sais combien de fois, les miliciens rouges, l’ayant repris définitivement, trouvèrent dans les caves une poignée d’êtres hagards, terrifiés et affamés, parmi lesquels trois ou quatre jeunes hommes. Ils raisonnèrent ainsi : si ces jeunes hommes, au lieu d’aller avec nous la dernière fois que nous nous sommes retirés, sont restés et ont attendu les fascistes, c’est qu’ils sont fascistes. Ils les fusillèrent donc immédiatement, puis donnèrent à manger aux autres et se crurent très humains.

Une dernière histoire, celle-ci de l’arrière : deux anarchistes me racontèrent une fois comment, avec des camarades, ils avaient pris deux prêtres ; on tua l’un sur place, en présence de l’autre, d’un coup de revolver, puis on dit à l’autre qu’il pouvait s’en aller. Quand il fut à vingt pas, on l’abattit. Celui qui me racontait l’histoire était très étonné de ne pas me voir rire.

À Barcelone, on tuait en moyenne, sous forme d’expéditions punitives, une cinquantaine d’hommes par nuit. C’était proportionnellement beaucoup moins qu’à Majorque, puisque Barcelone est une ville de près d’un million d’habitants ; d’ailleurs il s’y était déroulé pendant trois jours une bataille de rues meurtrière. Mais les chiffres ne sont peut-être pas l’essentiel en pareille matière. L’essentiel, c’est l’attitude à l’égard du meurtre. Je n’ai jamais vu, ni parmi les Espagnols, ni même parmi les Français venus soit pour se battre, soit pour se promener – ces derniers le plus souvent des intellectuels ternes et inoffensifs – je n’ai jamais vu personne exprimer même dans l’intimité de la répulsion, du dégoût ou seulement de la désapprobation à l’égard du sang inutilement versé.

(...)

On part en volontaire avec des idées de sacrifice, et on tombe dans une guerre qui ressemble à une guerre de mercenaires, avec beaucoup de cruautés en plus et le sens des égards dus à l’ennemi en moins.

Je pourrais prolonger indéfiniment de telles réflexions, mais il faut se limiter. Depuis que j’ai été en Espagne, que j’entends, que je lis toutes sortes de considérations sur l’Espagne, je ne puis citer personne, hors vous seul, qui, à ma connaissance, ait baigné dans l’atmosphère de la guerre espagnole et y ait résisté. Vous êtes royaliste, disciple de Drumont – que m’importe ? Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que, pourtant, j’aimais.

Je crains de vous avoir importuné par une lettre aussi longue. Il ne me reste qu’à vous exprimer ma vive admiration.

S. Weil

Mlle Simone Weil, 3, rue Auguste-Comte, Paris (VIe)

P.-S. : C’est machinalement que je vous ai mis mon adresse. Car, d’abord, je pense que vous devez avoir mieux à faire que de répondre aux lettres. Et puis, je vais passer un ou deux mois en Italie, où une lettre de vous ne me suivrait peut-être pas sans être arrêtée au passage.

Écrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007

Tous misérables, vous "A Isa",
moi ...
tous.

La négation des crimes est la pire des violences!
Bien que je ne sois pas chrétien, il me semble que, malgré les apparences, la violence est de votre côté Alayn!!
Alors effectivement je vous conseille d'affûter d'autres arguments; sinon c'est peine perdue.

Écrit par : Tristan | lundi, 08 octobre 2007

Lors d'un récent colloque (avril 2004), où bouddhistes et chrétiens réfléchissaient aux enjeux de l'éthique, Jean-Pierre Schnetzler a proposé des enseignements sur le « triangle bénéfique » : les interactions entre l'éthique bouddhique, la connaissance de sagesse, et la transformation du mental par la méditation.

Il est intéressant de découvrir ce qu'il nous dit, bien loin de la perspective spirituelle chrétienne. qQue l'on en juge :

La progression sur la voie suppose, selon le Dr. schnetzler, une compréhension correcte de la loi karmique, c'est-à-dire du « conglomérat psychique » qui suit l'être de renaissance en renaissance.

Cette notion du karma n'invite pas l'individu au sentiment de culpabilité, mais à une prise en charge responsable de ce qu'il est : application en est faite au cas douloureux et controversé du handicapé de naissance.

J.P. Schnetzler examina ensuite chacun des cinq préceptes du fidèle laïc : il en montra la signification dans le chemin personnel, la portée sociale, et l'ouverture sur une pratique de plus en plus fine, capable de mener au but ultime...

Nous voilà bien loin de l'enseignement traditionnel de l'Evangile !

Écrit par : François | lundi, 08 octobre 2007

La mégalomanie de certains hiérarques bouddhistes surprend par son côté ubuesque et tellement contraire à l’enseignement du Bouddha. Dans son roman " Nirvana, le réveil des oiseaux ", Marc Bosche dépeint une cinglante leçon d’humilité donnée par le dalaï-lama (" daïla lama ", dans le roman) à un Vajracarya occidental trop outrecuidant, nommé " lama Tchenrézys ".

Le daïla lama était connu pour sa fermeté. Il n’hésitait jamais à remettre en place les ego hypertrophiés des " maîtres ". Parmi ces derniers, certains, imprudents, aimaient à " parader " en public, profitant même de la célébrité du daïla lama pour briller de tous leurs feux…A cet égard, la première des deux visites fut pour lama Tchenrézys, Abbé occidental d’un autre monastère himalayen, établi lui aussi en Europe. Notre Tchenrézys s’était un peu pris au jeu de la notoriété, avec quelques belles " réussites " d’ailleurs !

Il avait fait réaliser par un bijoutier une grosse chevalière ressemblant à celle des évêques, qu’il arborait dignement à son doigt – car il avait désormais le statut qu’ont aussi ces prélats catholiques. Pour préparer l’apparition en public du daïla lama, lama Tchenrézys avait obtenu, du musée de sa région, le prêt de deux superbes fauteuils haute époque, sur lesquels il se proposait tout à la fois d ‘asseoir le daïla lama et lui-même, à égalité en quelque sorte, pour un moment prestigieux en public !

Mais le daïla lama ne l’entendit pas de cette oreille. Mis sur l’estrade, face au public rassemblé, devant le fait accompli, il refusa l’élégance aristocratique des vastes fauteuils ancien régime. Il demanda à la place deux simples coussins qu’il fit poser sur le champ, à même les planches, pour lui et son hôte Tchenrézys… Après ce camouflé, une petite réunion fort animée avec les bénévoles de cette communauté occidentale s’ensuivit. Le daïla lama y expliqua aux bonnes volontés qu’il ne fallait se confier qu’à un maître véritablement réalisé… Chacun comprit à demi-mot, et le centre bouddhiste se vida en quelques jours de ses bénévoles. Ils laissèrent donc le fringant Tchenrézys, Supérieur nouvellement promu à ce statut officiel, tout désemparé dans son abbaye médiévale récemment rénovée en congrégation religieuse. Tchenrézys réalisa ainsi qu’il était allé trop loin. Il fit le nécessaire, suite à la visite du daïla lama, pour retrouver la simplicité…

Écrit par : Lhassa | lundi, 08 octobre 2007

D’aucuns s’interrogent : y aura-t-il un « après-Guénon » ? Il est certain que oui, mais il est tout aussi certain que personne ne sera là pour y assister. Car « l’après-Guénon » n’est, ni plus ni moins, que l’émergence d’un nouveau cycle temporel impliquant l’élimination préalable des derniers fœtus tératomorphes de notre fin de cycle. Sans restriction aucune, nous plaçons le slogan punk « no futur » dans la droite ligne de l’œuvre guénonienne.

Tout comme il y a solution de continuité entre l’ignorance et la connaissance, le monde issu d’un nouveau cycle ne peut qu’être en rupture intégrale avec le nôtre. C’est pourquoi nous semble malvenu le titre d’un ouvrage, par ailleurs fort intéressant, de Jean Robin : « Guénon : la dernière chance de l’occident ». L’idéologie guénonienne n’est ni une chance ni une malchance. Ce n’est que la vision idéologique, la seule en notre siècle, de notre situation ontologique. Où en sommes-nous avec l’être ? Où en sommes-nous avec le non-être ? Où en sommes-nous avec l’univers ? Guénon est le seul idéologue du siècle, puisqu’il fut le seul à donner réponse à ces questions.

Et lorsque nous disons « vision idéologique », nous n’oublions pas qu’il s’agit là en fait d’un pléonasme, puisque étymologiquement « idée » vient du grec idein : voir. Guénon fut le seul contemporain à être capable de remettre à leur place les élaborations mentales de nos soi-disant philosophes, métaphysiciens et autres psychologues. Il nous a montré l’inanité de ces sortes d’individus irresponsables qui, pour oublier le poids du temps qui pèse sur leurs épaules de fonctionnaires séculiers, ne trouvent rien d’autre à faire que quelques mots croisés à prétention universelle. Car la fameuse « pensée », dont ces gens nous rebattent les oreilles depuis des siècles, est à « l’idée » dans sa conception antique, ce que des mots croisés sont à une pièce de Shakespeare.

Là où le « penseur » rampe dans son monde unidimensionnel, l’idéologue, lui, ne peut qu’œuvrer au centre même des diverses dimensions de l’univers. Guénon est un « voyant ». Et il s’est allumé à notre époque pour nous signifier que notre temps était compté. On pourrait résumer son message par une locution populaire : « Mettez-vous en règle avec vous-mêmes et prenez-en de la graine. » Et la graine, en l’occurence, est l’idée qui, par-delà les flux temporels, reste seule capable de rayonner et d’ensemencer toujours de nouvelles manifestations issues de l’infinité de ses possiblités.

L’idée étant forme au niveau purement énergétique d’une semence, il est clair qu’on ne peut dire que l’on « adopte » l’idéologie de René Guénon. C’est elle qui vous adopte et vous choisit comme réceptacle où elle pourra à son aise se déployer. Être « guénonien » ne peut être une attitude de pensée. L’œuvre peut s’intégrer, ou pas, dans votre être. Mais il ne peut être question de manipulation mentale, ni de « lunettes » pour voir les choses d’une certaine manière. Guénon est un semeur qui ensemence l’esprit et une fois son œuvre germée en vous, on ne peut renier celle-ci pour la bonne raison qu’elle est devenue partie intégrante de votre être. À ce moment-là, il devient presque futile de « citer » Guénon.

Écrit par : Nephrata | lundi, 08 octobre 2007

Lorsque Guénon parle de notre fin de cycle précédent l’émergence d’un nouveau Satya-yuga (terme sanskrit pouvant se traduire par « Âge Réel », et correspondant à ce que les grecs anciens ont nommé l’Âge d’Or), il ne faut pas oublier que ce qui se termine là est l’ensemble d’un Mahayuga, « Grand Âge » comprenant en lui quatre cycles, ce qui, traditionnellement en Inde, représente 4.320.000 années humaines. Et ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que cet « Âge Réel » est une catégorie en quelque sorte à part des autres âges composant un « Grand Âge ». S’il est dénommé « réel » c’est que précisément il est la manifestation directe de l’intemporel dans la trame temporelle.

Écrit par : Husam | lundi, 08 octobre 2007

L’adage initiatique « Rien n’est vrai, tout est permis. », trouve sa complétude dans la formule de l’Ecclesiaste, usée, médusée, mais toujours neuve, « Vanité des vanités, tout est vanité ! ».

Une compréhension essentielle de l’œuvre de Guénon passe inéluctablement par le renoncement. Et pour rafraîchir un peu l’esprit de nos contemporains, nous rappellerons que le renoncement, au sens métaphysique du terme, n’implique aucun abandon mais, bien au contraire, l’intégration totale de l’être dans le non-être, au point que l’on peut dire alors que l’être et l’univers sont un dans leur commune origine.

L’incompréhension moderne de ce renoncement, c’est Guénon, si ma mémoire est bonne, qui l’a stigmatisée par une expression assez bienvenue : « la superstition de la vie ». Cette expression peut être comprise, entre autres, comme cette croyance naïve qui veut que ce qui est réel soit forcément manifeste d’une façon ou d’une autre, alors que c’est tout au contraire dans le non-manifesté que le réel trouve son incommensurable potentialité. Comme un soufi demandait à Hallaj : « Maître, quelle est la voie qui mène au Très Haut ? », celui-ci lui donna cette réponse : « Fais deux pas, et tu y es. Lance ce bas-monde à la face de ceux qui y tiennent, et laisse l’au-delà à ceux qui s’en préoccupent. »

Écrit par : Alhusaïn | lundi, 08 octobre 2007

Encore une fois nous revoilà avec la prétendue sagesse de Guénon René qui aura durant des années fréquenté à peu près tous les groupes pseudo-initiatiques de la capitale, prenant même dans certains d’entre eux des responsabilités importantes (il fut, par exemple, évêque de l’Eglise gnostique), et collaboré aux revues « spécialisées » comme Le Voile d’Isis, Les Etudes traditionnelles, ou catholiques, comme Regnabit et La France Anti-Maçonnique (sous un pseudonyme)…

Trois courants principaux de disciples se dessinèrent à la mort de René Guénon : ceux de Frithjof Schuon, de Michel Valsân (l’ancien disciple de Petre Lupu, « le Moss ») et de Roger Maridort.

Les disciples de René Guénon ont à leur tour composé des œuvres, à commencer par Frithjof Schuon, Titus Burckhardt, Martin Lings, etc. Il est à signaler le rôle du cheikh Alawî de Mostaganem, que Schuon rencontrera en 1932 et qui n'est pas à négliger dans l'aventure des Trois Anneaux et de la Grande Triade, aventure judicieusement mise en lumière par Thadée.

Ce qui paraît tout de même remarquable, si l'on peut dire, par delà la statut de l'indépassable maître métaphysicien dresser par les dévots de la cause, c'est que les disciples de Guénon en sont à la troisième génération, sinon à la quatrième, et qu’à l’exception de quelques uns qui sont resté chrétiens, la majorité s’est convertie à l’Islam, certes à un Islam ésotérique, d’un ordre purement intellectuel, mais cependant Islam positivement...cela ne doit pas laisser indifférent.

Écrit par : Gédéon | lundi, 08 octobre 2007

Significatif ce New Age et les Nouveaux Mouvements Religieux dans lequel on évoquera le cas exemplaire de Paulo Coelho et son Manuel du Guerrier de la Lumière, « recueil de pensées pour tous ceux qui veulent suivre leur Légende personnelle», où le « manuel » se veut chrétien, le « Guerrier » musulman et la « Lumière » vaguement bouddhiste. On notera l’importance de ce Manuel dans les plans de carrières des futurs managers (à conseiller pour toutes les Classes préparatoires aux Grandes Écoles). Mais, en terme de spiritualité, on peut lui préférer, par exemple, le Vade-mecum des Fidèles d’Amour de Sohrawardî !

Plus sérieusement, on mentionnera la réunion autour de la revue Terre du Ciel d’un certain nombre d’hommes et de femmes (Jean Biès, Marguerite Kardos-Endermin, Marie-Madelaine Davy, etc.) L’existence de cette revue pose un sérieux problème, dès lors qu’on se trouve en présence d’un mouvement spirituel qui appartient à ces quelques mouvements contemporains qui « renaissent de l’âme humaine sans que cela passe par les institutions chrétiennes classiques » et qui doivent leur succès à ce qu’ils répondent à une attente en matière de spiritualité.

De ce point de vue, l’Histoire montre à l’évidence que ce sont les crises internes de l’Eglise qui provoquent les réactions plus ou moins hétérodoxes. Il est tout de même étonnant de constater qu’à notre époque, mais le phénomène date au moins du début de ce siècle, l’Eglise ne parvient pas à faire entendre son message spirituel (il suffit de comparer les propos spirituels du Pape Ratzinger et les déplorables articles d’un quotidien comme La Croix), ce qui suffit pour détourner tous les aspirants à l’intériorité de la foi catholique et de les adresser à l’islam, au Bouddhisme, pour ne rien dire des Nouveaux Mouvements Religieux.

Il y a plus grave cependant : aucune religion, aucun ésotérisme ne sont protégés désormais de la contre tradition. On peut même dire que, s’agissant de l’ésotérisme en général et de l’ésotérisme chrétien en particulier, tout ce qui s’en réclame se présente de nos jours sous les apparences d’une déformation caricaturale de cet ésotérisme, quand ce n’est pas en tant que sa parodie .

Le croyant attiré par la vie spirituelle et qui, pour une raison ou pour une autre, s’est détourné de l’Eglise, n’a plus le choix qu’en une « deuxième religiosité » – parfaitement incarnée de nos jours par le New Age – et un néo-spiritualisme, peut-être plus dangereux encore.

Écrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007

Nephrata,

Merci pour votre intervention. Cela fait des années que je n'avais pas entendu des conneries pareilles. Vous parlez comme un automate. Vous avez raison, guénon est en vous.
Laissez tomber ce site et allez vous faire ensemencé comme vous dites sur des sites guénoniens.
A jamais !

Écrit par : M.G. | lundi, 08 octobre 2007

Derck,
Bravo et merci pour votre intervention que je partage totalement.
Elle fait plaisir après le retour des soufistes Ben Dupont qui nous ont déjà assez brouté sur des commentaires antérieurs.

Écrit par : M.G. | lundi, 08 octobre 2007

Derek, on peut avoir un exemple de la hauteur de vue du Pape en lisant son livre "Jésus de Nazareth" dont je conseille la lecture à TOUS les chrétiens tant la profondeur de cet ouvrage se situe au delà de toute considération d'ordre confessionnel.

Écrit par : Thaddée | lundi, 08 octobre 2007

Scout Didier, dans la video dont vous donnez le lien, le crétin barbu qui éructe son vomi anti-catholique et qui se croit drôle par dessus le marché serait mieux inspiré de se foutre de Mahomet mais là il y a des risques pour ce décérébré. Allez vider votre bile ailleurs, Scout Didier, prisonnier que vous êtes de votre libido anti-chrétienne ; votre cas aurait intéressé notre bon docteur Schnetzler en sa qualité de psychiatre. Oui, nous sommes chrétiens (cathos, réformés, orthodoxe, peu importe...) et si vous croyez que vous allez nous insulter même par video interposée, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil car vous allez vous faire pourrir par tous les chrétiens qui s'expriment sur ce blog. A votre place, je n'y reviendrais pas.

A bon entendeur

FLAC (Front de libération anti-connards)

Écrit par : FLAC | lundi, 08 octobre 2007

On comprends mieux pourquoi Simone Veil (pas celle de l'IVG, l'autre, la philosophe) a fini catho ! En correspondance avec Bernanos...
Ce qui est marrant dans ce "dialogue" c'est qu'on ne parle que des "crimes" (alors que c'était quand même une guerre) des anars mais pas du tout de ceux des franquistes ! Révélateur ? On sait très bien que les cathos et les Eglises en général ont toujours été du côté du manche. Penchant toujours à droite. Et dans le cas de Franco, c'est plus qu'à droite.
Ce qui est également symptomatique, c'est qu'ils ne nous parlent que de la guerre d'Espagne. LA PLUS Formidable construction libertaire du siècle passé, réprimée et anéantie par les franquistes, les fachistes et les stals et bien évidemment soutenue par les curetons. Mais çà y en parlent pas ! Ils ne traitent que d'assassins les anarchistes. Voilà la portée de leurs arguments. C'est assez maigre.

Durant la guerre d'Espagne, celles et ceux qui ont fait le plus de mal IGNOMINIEUSEMENT, tout le monde sait très bien qui c'est (hormis ici, apparemment).
C'est Franco et sa clique, soutenue par Hitler et Staline. Sortez un peu de vos bénitiers, de vos chapelles humides ! C'était une guerre, il y a eu des atrocités dans tous les camps, c'est évident mais boudiou ! les réfugiés espagnoles, la dictature de Franco, les milliers de morts républicains, çà ne vous parle pas, çà ? (non, Alayn, te leurres pas, çà ne leur parle pas, because c'est des cathos de droite à mort !) Leurs références, c'est plutôt Pinochet, Franco pour pas en dire plus. Cette droite dure, catho intégriste à mort.

Les naïfs qu'ont pas compris çà encore en venant sur ce blog, c'est dommage. Y'a qu'à juste voir comment ils traitent leurs "frères" des autres religions (les bouddhistes, les Islamistes...)
Alors, les anarchistes, mon pauvre ! Pour eux, c'est pire que tout !


De toute façon, la plupart de vos descriptions de massacres de curés sont évidemment exagérées.(le révisionnisme, çà les connaît) Même celles de Simone (elle pétait pas mal les plombs à cette époque, tout le monde le sait) Sauf vous ! Quel curieux hasard !

Cà joue les intellos sur des sujets improbables: Guenon (ah ! pardon, Guénon, Gurdjieff...) alors que tout le monde sait pertinnemment que ces petits gurus étaient également faschisants... Et puis faudrait pleurer sur cette bonne vieille Jeanne d'Arc, Thérèse de Lisieux (j'en passe et des meilleures)... et s'agenouiller... J'hallucine !

Quand au Zac (de m...), qui rêve de me foutre dehors, du haut de toute son intolérance de cuistre merdouilleux, t'es tombé sur un os ! Mais en quoi ce gazier hautain et plein de suffisance se permet de foutre les gens dehors ?
Ah, c'est peut-être le guru de la secte ? Le très petit (guru) alors...

Écrit par : Alayn | lundi, 08 octobre 2007

Le pire c'est bien le sourire figé du basque Bixente Lizarazu!

Écrit par : Bruno | lundi, 08 octobre 2007

Simone Veil (pas celle de l'IVG, l'autre, la philosophe) a fini catho ! En correspondance avec Bernanos...



Pour qui tu parles Alayn?
Pour les crétins qui sont derrière ta chaise! Ceux qui t'encouragent
- "allez vas'y Alayn, met leur une peignée à ces cathos de merde!"

Si tu commences par Simone Veil et Bernanos chez IDC soit prudent mon petit!
J'espère que tu as au moins commencé à les lire?
Je te préviens quand même on sait jamais, t'as tout l'air d'un "KIRI en culotte courte"!

Écrit par : Senso | lundi, 08 octobre 2007

Te fatigue pas à user ton clavier l'andouille recuite (quand on pense que tu oses juger Simone Weil du haut de ta sombre misère pitoyable), plus personne ne fait attention aux énormes nullités que tu débites comme un incontinent son urine. Tu exsude tant la bêtise inintelligente que la représentation caricaturale est dépassée depuis longtemps - on te l'a déjà dit plusieurs fois - du balai !

Valérie, après la vaiselle, t'attends pour une bonne petite sauterie tantrique, roule donc ton joint et dégage presto l'imbécile ; tu refoules vraiment de la gueule noire vermine !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Quelle différence entre le secret dans le bouddhisme et dans la maçonnerie ?

Le bouddhisme part du postulat que les hommes possèdent, en eux, les ressources pour mener leur vie et la guider. Il enseigne comment par­venir à l'éveil en se détachant des désirs, haines, excès. Ceci s'apprend dans les différentes écoles bouddhiques. L'apprentissage se fait dans une relation forte et privilégiée entre le disciple et son maître, fondée sur la confiance et la confidentialité.

Le secret dans le bouddhisme protège les écrits et pratiques, dont l'étude et la connaissance naissent d'une décision commune du maître et du disciple. Un autre aspect du secret est souligné dans les textes, il touche à l'initiation. Le disciple se doit de garder le silence sur son progrès spirituel, puisqu'il tend à un détachement de son ego. Parvenir à ce silence semble nécessaire pour accéder à l'éveil.



Le secret est un fondement de la Franc-maçonnerie , il se révèle nécessaire et protecteur. Il est d'abord la possibilité de ne pas révéler son appartenance à cette société. Il est également le devoir de garder sous silence les propos tenus en loge.

Mais le secret est surtout d'essence spirituelle, c'est un parcours de vie, une expérience personnelle. Le seul moyen de le saisir et de le comprendre est de devenir maçon. Il ne peut donc être révélé par un autre. Ainsi la franc-maçonnerie s'inscrit dans un mouvement qui va de l'extérieur vers l'intérieur. Elle se fonde avant tout sur l'individu, la société n'étant qu'une base secondaire. La Franc-maçonnerie vise à une connaissance approfondie de soi, dans un chemi­nement silencieux.

Écrit par : Louis | lundi, 08 octobre 2007

Cela ne fait que quelques heures que le pauvre Allah-Yin profite de la présence des chrétiens et déjà, il se prend pour un martyr !
Mais quand même bravo pour votre insistance car moi, je ne me vois pas passer des heures sur UN blog anarchiste!
Soyez brave, moi au moins, je vous le demande gentiment :

KASSSSSSSSSSSSSSSSSSSS TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Écrit par : M.G. | lundi, 08 octobre 2007

Non, Zak !!! En bon libertaire c'est lui qui fait la vaisselle!

Écrit par : Bruno | lundi, 08 octobre 2007

L'infâme demeuré libertaire espère encore se faire entendre sur ce fil - soit il est franchement stupide, soit il est complètement fou ? Je me demande si au fond il ne participe pas de ces deux radicales limitations.

Mais pour le dire comme M.G., va te faire foutre chez les tibétains mon grand garçon, et profite de tes "goûts" pour le tourisme pour ramener un peu d'encens, Zak a raison tu dégages réellement mauvais du goulot lorsque tu ouvres le museau !

Écrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007

Sur Guénon, apparement Alayn en connaiît un bout (!!), attendons qu'il ai fini sa vaiselle!

Écrit par : Bruno | lundi, 08 octobre 2007

Bonsoir c'est Djane
je suis absoulument horrieeefiéeee par cette vudéoo sur le moquerie contre le catholique
je vais demander tute su...ite censure pour tout cela!
Cest vrrraiii ça on n'a pas le drrroiit quon m'ême

Écrit par : Dgaine Birkin | lundi, 08 octobre 2007

Exact Bruno ! Pardonnez-moi, mais voilà chez moi un reste de culture traditionnelle incontrôlée que j'applique à l'ignoble vermine libertaire...

Vous avez raison il faut revoir le script ! j'ajoute donc, dès lors, qu'après ce sublime partage domestique des charges, il descendra vite fait les poubelles pendant que Valérie prendra sa douche pour s'offrir à la moiteur fétide de son haleine libidineuse...

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

On hallucine, l'immonde mollusque informe et analphabète, qui ne sait pas écrire trois mots sans faire une faute, vient, chez IDC, pourrir Simone Weil et Bernanos !!!! Mais il cherche la mort ce vieux sac excrémentiel ? Au plus vite à remiser dans le lieu de prédilection des animaux ignares de son espèce, c’est-à-dire à la poubelle !!

Écrit par : Ghijd | lundi, 08 octobre 2007

Mon vieux vous n'y êtes pas, lors de ces voyages Alayn a dû apprendre à pratiquer le pranayama!

Écrit par : Bruno | lundi, 08 octobre 2007

Pour ce qui me concerne avec de tels propos, là on ne discute plus, assez perdu de temps avec l’incorrigible idiot - on revient immédiatement aux méthodes douces : brodequin et poix fondue illico presto pour l’excrément anarchiste !

Écrit par : Bernardo | lundi, 08 octobre 2007

Vous surestimez le crétin absolu - un simple touriste nous a t-il dit, on jette un oeil et puis on va voir plus loin pour rire. La connerie à l'état pure dans son expression la plus rudimentaire. Spectacle, hélas ! fort répandu d'une décérébration assez banale sous couvert d’idées libertaires.

Finalement, et tout bien pesé, j’opte pour la solution homéopathique et charitable de Bernardo ; j'y joindrai seulement, pour une pédagogie renforcée, un doigt d'examen par la roue...

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Au fait Alayn, un petit conseil de lecture au passage http://www.la-question.net/archive/2006/08/23/gentil-n-a-qu-un-oeil.html#comments

Écrit par : Bruno | lundi, 08 octobre 2007

Eh Louis,
Tu ne te sens pas un peu seul !

Écrit par : sos autiste | lundi, 08 octobre 2007

Je reconnais en vous l'esthète cultivé Zak, en effet parmi l'ensemble des moyens de torture protéiforme, le supplice de la roue était l'un des plus efficace ; du condamné qui tournait en se faisant lacérer par des clous à celui du bûcher qui se situait sous le condamné, ce supplice se trouve décrit avec force de détails sous la plume de Muyart de Vouglans :

"On dresse un échaffaud sur le milieu duquel est attache à plat une croix de Saint André faite avec deux solives en forme en forme oblique , assemblées au milieu où elles se croisent, sur lesquelles il y a des entailles qui répondent au milieu des cuisses, des jambes, du haut et du bas du bras. Le criminel nu, en chemise étendu sur cette croix, le visage tourné vers le ciel, l'exécuteur ayant relevé sa chemise aux bras et aux cuisses, l'attache à la croix avec des cordes à toutes les jointures et lui met la tête sur une pierre. En cet état armé d'une barre de fer carrée, large d'un pouce et demi, arrondie avec un bouton à la poigné, il en donne un coup violent entre chaque ligature, vis à vis de chaque hoche et finit par deux ou trois coups sur l'estomac ... Après l'exécution faite, le corps du criminel est porté sur une petite roue de carrosse dont on a scié le moyeu en dehors et qui est placée horizontalement sur un pivot. L'exécuteur après lui avoir plié les cuisses en dessous, de façon que ses talons touchent au derrière de la tête, l'attache à cette roue en le liant de toutes parts aux jantes et le laisse ainsi exposé au public plus ou moins de temps."

Écrit par : Bernardo | lundi, 08 octobre 2007

Par la morbleu, Alayn, vil faquin ! Pourquoi nous chanter pouilles maraud! Point n'irons sur le pré, pour un butor de basse caste ! Fi, vous sentez par trop la roture, plat coquin . Quant à la personne du Roy notre maître, elle est trop gracieuse et précieuse pour que vous osassiez liguer !

Lys de France, à moi. Vive le Trône et l'Autel

(si un pauvre petit "cuistre" a pu l'énerver...)

Écrit par : Restif | lundi, 08 octobre 2007

Aucune complaisance pour les insulteurs de Dieu!
AD MAJOREM DEI GLORIAM

Écrit par : Soli Deo Gloria, A Dieu seul soit la gloire. | lundi, 08 octobre 2007

« Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit, dit le Seigneur des Armées » Zacharie 4.6

Écrit par : Le Seigneur des Armées | lundi, 08 octobre 2007

Puis-je vous suggérer, Zak, un second additif complémentaire à vos pertinentes prescriptions médicamenteuses ?

Je pense, tout simplement au pilori qui conviendrait excellemment à l’ignoble faquin insulteur de Dieu…


Le pilori, en effet, était un dispositif destiné à exposer un condamné à l'infamie. Il pouvait prendre diverses formes : simple poteau de bois ou colonne de pierre. Il comporte parfois aussi une structure en lanterne pouvant contenir un homme plus ou moins debout. Une forme plus simple du pilori était le carcan ou cangue, planche percée de trois trous où on coinçait la tête et les deux mains du supplicié de manière à pouvoir le promener.

On employait habituellement des chevaux, mais dans le cadre d'une torture judiciaire, on utilisait des palans, qui permettaient de doser la tension exercée sur les membres et de faire durer le supplice.

Écrit par : Bernardo | lundi, 08 octobre 2007

Si fait Bernardo j'accepte avec empressement votre proposition, m'inclinant humblement devant votre science de la "question".... ordinaire et extraodinaire évidemment !

Peste soit de l'indigne avorton !

Écrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007

Une précision par-delà l'humour. Haines, cachots, tortures, bûchers… autant d’images associées, presque automatiquement à l’Inquisition. Ces images ont depuis longtemps trouvé leurs manifestations littéraires et cinématographiques. A côté des images, un grand nombre d’attaques dirigées contre l’Eglise s’appuient sur le fantôme de l’Inquisition. Or, les catholiques, quand ils ne sont pas du côté de leurs propres accusateurs, ne savent généralement pas leur répondre. Nous voudrions ici indiquer quelques pistes, non pour affirmer que l’Inquisition fut chose excellente, mais pour ne pas la condamner sur de faux motifs.

Les accusations portées contre l’Inquisition (il vaudrait mieux dire : les Inquisitions) sont de trois ordres, selon qu’elle est considérée en elle-même, comme un instrument de l’Eglise, ou comme un modèle de pratiques totalitaires.

Bûchers, tortures et cachots ?

Rien n’était plus spectaculaire, sans aucun doute, que les autodafés des Inquisitions espagnole ou portugaise, ou que leur modèle médiéval, le Sermo generalis. C’est au cours de ces cérémonies, après une prédication ponctuée d’actes de foi de l’assistance, qu’étaient prononcées les peines envers les condamnés. Elles se concluaient par la remise au bras séculier, c’est-à-dire au bûcher, des plus obstinés dans l’erreur.

Les bûchers furent nombreux. Du XIIème à la fin du XVIIIème siècle, il ne se passa pas d’année sans brûlement. On est loin cependant de ce qu’a fait croire une propagande, née principalement dans les Pays-Bas protestants révoltés contre l’Espagne, et qui fut reprise sans esprit critique jusqu’à ce siècle. On a parlé, pour le seul Torquemada, de 100 000 victimes, puis de 45 000. Des études sérieuses ont ramené ce chiffre à 400 environ, pour les dix premières années de l’Inquisition espagnole, qui furent les plus meurtrières. Le total des victimes de l’Inquisition est, semble-t-il (il n’y a pas encore de bilan global sûr), inférieur – en six siècles – à celui de la Terreur de 1793-94.

D’ailleurs, même si les études comparatives manquent, il ne faut pas oublier que, en même temps que les tribunaux inquisitoriaux, d’autres justices pourchassaient les déviants et les sorciers : les justices laïques ont fonctionné d’une manière beaucoup plus sanglante, parce que le souci du salut du coupable leur était étranger.

On pourrait aussi amodier sérieusement l’image que l’on se fait de la réclusion perpétuelle. Parfois atroce, elle fut le plus souvent aménagée, dans son régime d’application ou commuée. Rares sont ceux qui purgèrent jusqu’à la fin de leurs jours cette peine, surtout quand furent passés les premiers temps des grandes répressions. Les manuels des inquisiteurs eux-mêmes prévoient des assouplissements. Le régime carcéral de l’Inquisition pourrait à certains égards passer pour la préfiguration du nôtre, non seulement pour les remises de peine, mais aussi pour les permissions et les peines de substitution – toutes choses inconnues alors des tribunaux laïcs.

C’est notamment que la répression ecclésiastique était modérée par une procédure qui présentait nombre de garanties pour les accusés. L’usage de la torture, finalement autorisé par Innocent IV en 1254, était strictement limité par l’application littérale de la maxime : « l’Eglise a horreur du sang », et par l’interdiction d’exposer la victime à la mutilation et à la mort.

Il ne pouvait être décidé sans l’accord de l’évêque du lieu. Plusieurs jours devaient s’écouler entre deux séances, et les aveux ainsi obtenus ne valaient que s’ils étaient confirmés librement par la suite. Ce qui fait que l’emploi des instruments, loin d’être systématique, faisait l’objet d’une réflexion attentive. C’est d’ailleurs parmi les inquisiteurs que leur utilité fut mise en doute pour la première fois, en un temps où ils étaient presque systématiquement utilisés par toutes les justices laïques.


On insiste souvent sur l’absence d’avocats. De fait, il était impensable de défendre l’hérésie elle-même. Pourtant, les tribunaux ont présenté à cet égard des physionomies diverses, et l’existence de défenseurs est souvent attestée : on propose ainsi à Jeanne d’Arc le service d’avocats dans un procès pourtant manipulé. L’Inquisition espagnole, elle, ne s’en passera jamais.

L’accusé n’était pas toujours informé des charges qui pesaient sur lui. Si les noms des dénonciateurs étaient tenus secrets pour éviter les représailles, les calomniateurs subissaient réellement le châtiment auquel ils avaient exposé leurs victimes, et, d’autre part, les tribunaux laissaient la possibilité aux accusés de nommer ceux qui leur voulaient du mal, récusant ainsi leur témoignage. Enfin, si le recours au Pape, possible tant que la sentence définitive n’était pas prononcée, était difficile à pratiquer, il fut complété en Espagne par l’institution d’une audience suprême, siégeant à Tolède, et qui, elle, recevait réellement les appels des tribunaux locaux.

Écrit par : Gédéon | lundi, 08 octobre 2007

Qu'est ce que vous faisiez donc au Tibet Bernardo?

" qu'est-ce que j'ai été foutre en Asie, noyé au milieu d'un tas de bouddhistes ou d'Hindouistes..." j'y étais en touriste ! (arf, arf!). En fait, j'y étais en vagadondage...




Sur la place d'exécution, Kartar fut dépouillé de ses vêtements et cousu dans une peau de yack humide qui, en se rétrécissant au soleil, cause à celui qu'elle enveloppe les plus cruelles souffrances. Pendant trois jours que dura ce supplice, il ne laissa pas échapper une plainte. Vers le soir, avant de mourir, il rendit à haute voix grâces à Dieu pour toutes ses consolations et expira avec ces mots sur les lèvres : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ».


Pour lui aussi c'était la mort certaine, et il dut subir le même supplice que Kartar, aggravé encore par d'autres cruautés : on enfonça des éclats de bois sous ses ongles ; on le retira de sa peau de yack pour le traîner dans les rues de la ville, puis le croyant mort, on jeta son pauvre corps inanimé sur un tas d'immondices.

Écrit par : Senso | lundi, 08 octobre 2007

Bravo pour cet excellent témoignage qui confirme les analyses exprimées en ces lieux :

"Les Tibétains sont extrêmement religieux, mais beaucoup sont fort ignorants et superstitieux. Les lamas gouvernent le pays, et gardent le peuple dans l'ignorance afin de conserver leur influence sur lui. Ils vivent ensemble dans des monastères ou lamaseries, et passent une grande partie de leur temps à étudier leurs livres sacrés. Beaucoup d'entre eux cherchent sincèrement la vérité et aspirent à vivre saintement. Mais d'autres, détenant la richesse et l'autorité, sont cruels, fanatiques, corrompus. Le peuple vit dans la crainte et attribue aux prières des lamas le pouvoir de le protéger contre des dieux et des démons sans nombre dont il se croit entouré et qu'il imagine être jaloux, puissants et vindicatifs. Pour apaiser leur colère et échapper à leurs maléfices, il apporte des offrandes aux lamas afin d'obtenir leur intercession.

A la tête de tous les lamas, gouvernant le pays avec une souveraineté absolue, se trouve le Dalaï-lama ou grand prêtre. Il réside dans un magnifique palais construit au sommet d'un rocher, le Potala, dominant la cité sacrée de Lhassa. Le temple est consacré à Bouddha ; ses murs massifs, ses terrasses et ses bastions s'élèvent verticalement de la plaine ; il est couronné d'un dôme étincelant d'or et de turquoises. Au pied du monastère, la cité de Lhassa croupit dans la saleté.

Un chrétien anglais, qui connaît mieux que personne les indescriptibles difficultés de travail au Tibet, écrivait : - Un miracle sera nécessaire pour vaincre cette colossale idolâtrie soutenue par toutes sortes de diaboliques inventions. Comment pourrons-nous lutter contre ces essaims de lamas, fous de rage envers ceux qui n'appartiennent pas à leur religion ? Il faudra de grands saints pour ouvrir le chemin dans ce pays de superstition. je tremble quand je pense à toutes les souffrances qu'il faudra endurer, mais la puissance de Dieu est sans limite. "

Écrit par : Sarin | lundi, 08 octobre 2007

Je vous en prie mon cher!

J'ai comme Alayn parcouru ses contrées, pleins d'illusions en tête! Cependant je n'en suis pas revenu avec les mêmes conclusions!!

Écrit par : Senso | lundi, 08 octobre 2007

Derrière l'image de carte postale d'un bouddhisme tolérant, on ignore souvent que le Tibet est le pays de la mission impossible par excellence. En plus de trois cents ans d’efforts, aucun missionnaire n’a pu s’y établir durablement. Dès le XVII° siècle, les jésuites portugais en poste à Agra tentent d’y pénétrer.

En 1624 Antonio d’Andrade parvient à Tsaparang. D’autres tentatives vers Shigatze, Lhé et Lhassa sont faites au cours des décennies suivantes, mais aucune de ces expéditions menées par des francstireurs ne donne de résultat apostolique notable. En 1722 La Propagande confie officiellement la mission du Tibet aux Capucins menés par Horace della Penna. Ils construisent une chapelle à Lhassa mais quittent la ville en 1747 sans avoir fait de conversions. À la fin du siècle, le Tibet tombe sous la domination chinoise et se ferme hermétiquement à toute pénétration étrangère.

En janvier 1846 deux lazaristes français de Mongolie, Evariste Huc et Joseph Gabet Parviennent à Lhassa mais sont aussitôt expulsés ver Macao, tandis que la Propagande confie la mission du Tibet aux Missions Etrangères. Charles Renou, parti de Sichuan, se fait refouler. Mais au Sud, du côté de l’Assam, Nicolas Krick parvient à Someu en 1852. Il est également expulsé. Deux ans plus tard il revient en compagnie du jeune Augustin Bourry. Ils seront assassinés en septembre 1854.

De retour à l’Est, Charles Renou crée les postes de Bonga et Kiangkha en territoire tibétain. Mais en 1865 une attaque des lamas contraint les missionnaires à se replier. Le père Durand, atteint de deux balles de fusil, se noie en tentant de traverser la Salouen. Le vicaire apostolique, Mgr Chauveau décide alors de fonder des stations dans la zone frontalière et semi-indépendante des Marches Tibétaines : Batang, Yerkalo, Tsekou, Atense et s’installe lui-même à Tatsienlu.

Alors que les Anglais font pression sur Lhassa pour obtenir la liberté de circulation et de commerce, les lamas se vengent sur les missionnaires, accusés d’attirer les étrangers. En 1881 le Père Brieux est sauvagement massacré par les moines près de Batang.

Quelle image bien différentes des clichés diffusés par les propagandistes bouddhistes d'aujourd'hui, confortablement installés en terre d'Occident !

Écrit par : Gabriel | lundi, 08 octobre 2007

Il faudrait rajouter pour être complet qu'en 1904, qu'à Lhassa les lamas se soulèvent, appuyés par des troupes de brigands.

Les missionnaires font les frais de la révolte : André Soulié est massacré à Yaregong le 14 mars 1905, Henri Mussot à Batang le 5 avril, Pierre Bourdonnec et Jules Dubernard près de Yerkalo les 23 et 26 juillet.

Les troubles et les exactions anti-chrétiennes continuent. Le 12 juin 1914 Théodore Monbeig est assassiné près de Lithang. Le 17 septembre 1940 Victor Nussbaum connaît le même sort à Pamé.

En 1930, les Missions Etrangères demandent du renfort aux Chanoines du Grand Saint-Bernard. L’un des leurs, Maurice Tornay, est arrêté et abattu près d’Atenze le 11 août 1949.

Par ailleurs, face à la folle rage anti-chrétienne des Lamas bien éloigné des sourires d'hypocrite du dalaï lama actuel, presque dans tous les cas, les chrétiens tibétains sont morts sous les coups des moines tibétains pour avoir refusé d’abandonner leurs pasteurs en danger.

Écrit par : Gabriel | lundi, 08 octobre 2007

Naïveté d'abord, puis naïveté voulue.

Écrit par : Senso | lundi, 08 octobre 2007

A FLAC ( Fédéraliste Libéré de l' Anus Communiste )...y en a des biens !

http://www.dailymotion.com/video/xfkfc_didier-superyen-a-des-biens_fun

Écrit par : scout didier | mardi, 09 octobre 2007

Didier super (crétin), vous êtes démasqué ; allez vendre vos vidéos ailleurs, ce n'est pas ici que vous trouverez des clients !

Écrit par : Antoine | mardi, 09 octobre 2007

L'exception culturelle française!

Écrit par : Senso | mardi, 09 octobre 2007

SALOPE!

" Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s'agit d'un être vivant"

Écrit par : Simone Veil | mardi, 09 octobre 2007

Eh Simone, on s'éloigne du Bouddhisme, non !!

Écrit par : M.G. | mardi, 09 octobre 2007

Mon cher, ne vous en déplaise si il y a au moins un sujet où bouddhistes et chrétiens se rejoignent c'est bien l'avortement!
Vu vos commentaires, je suis étonné par votre réaction!

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

...de là à traiter Simone Veil de salope!

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

Simone, inculte que vous êtes ! vous confondez Simone Veil avec Simone Weil, voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil

Sachez que l'insulte discrédite celles ou ceux qui la profère : c'est le propre des impuissant(e)s à trouver des arguments, une capitulation de l'esprit critique.

Écrit par : Ronin | mardi, 09 octobre 2007

autant pour moi!

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

Simone veille :-)

Écrit par : PLM | mardi, 09 octobre 2007

Attendez, je commence à douter!

Simone Veil veille au bon déroulement du génocide et Simone Weill veille sur nos conscience non?!
Partant la remarque de Ronin est sans suite .)))
Donc si je ne m'abuse la Simone Veil ci-dessus est la bonne Simone!! Enfin...

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

Ça je ne vous le fait pas dire, Ronin, et quand les insultes auront disparues de ce blog, quand le maçon aura fini de se prendre pour un boulanger et l'âne pour un cheval, tout ira beaucoup mieux.
Encore faudrait-il qu'un peu de respect s'y installe aussi, et ça, ce n'est pas facile pour l'orgueilleux et l'imbu.
Beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Écrit par : Valérie | mardi, 09 octobre 2007

Yma, au départ, on a évoqué Simone Weil a propos de sa lettre adressée à Georges Bernanos pour répondre à l'anar de service ; qu'est-ce vient faire Simone Veil la-dedans ? la pseudonymisée Simone, dans son ignorance crasse, a fait de l'auto-allumage sur Simone Veil. Et d'accord avec M.G., si on en revenait au bouddhisme ?

Écrit par : Ronin | mardi, 09 octobre 2007

Je ne vais pas vous insulter Soeur Valérie, mais franchement votre morale est insupportable!

Allez traîner vos jupes ailleurs.

Écrit par : Senso | mardi, 09 octobre 2007

C'est si gentiment demandé, Senso, que je me fais un plaisir de m'y rendre.
J'adore l'Ailleurs.

Écrit par : Valérie | mardi, 09 octobre 2007

Et bien c'est ça! Bon vent !
Et faîtes attention Soeur Valérie, tenez vos engagements! Ne revenez pas avec votre morale à quatre sous!

Écrit par : Senso | mardi, 09 octobre 2007

J'adore l'ailleurs

Ca se sent Valérie, d'où votre complaisance!

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

Attention à quoi Senso ? J'en tremble d'avance !

Écrit par : Valérie | mardi, 09 octobre 2007

Mais vous êtes encore là ma chère!
Qu'est-ce qui vous attache ici?

Écrit par : Senso | mardi, 09 octobre 2007

Si c'est pas malheureux la seule femme qui vient ici est même pas capable d'aligner quelque chose de plausible!
m'enfin ma biche, ton ailleurs c'est quoi? Tu le fait ton caca depuis le temps que tu tournicotes autour de ton pot!
C'est vrai ça on aimerait bien savoir!
T'es bouddhiste ou quoi!
T'es tenue au secret ma parole

Écrit par : Jacquouille | mardi, 09 octobre 2007

J'ai appris à préserver l'authenticité des vilains relents de la grégarité.

Écrit par : Valérie | mardi, 09 octobre 2007

Yma,
Bien douée seriez vous si vous connaissiez mon point de vue vis à vis de certains problèmes de société.
Si vous pensez qu'un chrétien est quelqu'un qui suit son curé de village ou un manuel de bonne conduite, vous êtes loin de la vérité.
Dans ce blog, mon seul intérêt est de voir mis à jour certaines vérités qui démontent le politiquement ou religieusement correct.
L'être humain est bien plus complexe qu'il n'y parait et l'on a vite fait de classer les gens dans des catégories qui nous arrangent : facho, intégriste, raciste, etc....
Vous constaterez que ce blog est peuplé de chrétiens qui en ont marre de voir traiter leur croyance au dessous de tout et regarder les traditions exotiques faire la roue devant bon nombre d'incultes qui sont devenus étrangers à leur propre tradition tant ailleurs c'est mieux qu'ici.
Voilà, Yma, je suis chrétien comme je suis et comme je sais que je suis chrétien et non pour vous faire plaisir !

Écrit par : M.G. | mardi, 09 octobre 2007

Hum, je n'avais pas vu que ma phrase tombait comme la pire des présomptions possibles. On va dire maladresse pour rester poli.
Simplement, je ne suis pas tenue au secret, non, je dis que ces choses là sont des choses intimes, et que de toutes façons il y a toujours des gens pour vous ranger quelque part, quoi qu'il en soit.
Donc je ne m'en préoccupe pas.

Écrit par : Valérie | mardi, 09 octobre 2007

Il me semble que la question de l'avortement a autant sa place ici que les divaguations sur Bernanos et Simone " WEIL"!

Écrit par : Laurence | mardi, 09 octobre 2007

C'est vrai Laurence, l'avortement est un véritable fléau dans les monastères bouddhistes.
De plus, c'était vraiment indispensable de montrer un fœtus explosé !

Écrit par : M.G. | mardi, 09 octobre 2007

Désolée si ce pauvre foetus choque votre sensibilité Monsieur, mais je persiste!
L'avortement est un véritable fléau, qui sévit autant chez les bouddhistes que chez les chrétiens! Cette question peut donc prendre place ici au même titre que l'anarchie du Sieur Alayn!

Écrit par : Laurence | mardi, 09 octobre 2007

Vous le dites vous même :

"Cette question peut donc prendre place ici au même titre que l'anarchie du Sieur Alayn!"

Écrit par : M.G. | mardi, 09 octobre 2007

...D'autant que, au même titre que certains(es) abandonnent leur religion, l'avortement est la conséquence de la profonde désorganisation spirituelle des femmes.

Écrit par : Laurence | mardi, 09 octobre 2007

De sa profonde ignorance d'elle-même plutôt.

Écrit par : . | mardi, 09 octobre 2007

Article très sérieux au sujet du niveau dl'Eveil des moines bouddhistes :


"C'est dur de rester zen pendant un match, même pour un moine bouddhiste."



Le vénérable Non Nget de Phnom Penh invite les 40 000 moines bouddhistes du Cambodge à garder leur calme pendant les matchs de la Coupe du monde.

Ils n'ont pas le droit de regarder les rencontres en public, de manifester leur joie ou leur dépit, ou - comble de la honte - de parier sur les matchs. Tous ces comportements sont contraires au bouddhisme et entraîneraient une expulsion des ordres.

Le vénérable Non Nget est intransigeant mais lucide, et n'interdira pas purement et simplement aux moines de regarder la télé, tant il est facile de le faire n'importe où n'importe quand grâce aux nouvelles technologies.
Cela soulève tout de même une question: mais qui ne regarde pas la Coupe du monde (à part nos amis d'outre-Atlantique) ?

Si même les moines bouddhistes du Cambodge, pays qui n'est pas sélectionné, ont besoin de recommandations de bonne tenue pendant le Mondial, c'est que, vraiment, plus rien ne peut arrêter la déferlante moderniste.

Le challenge ici, serait de rentrer en lévitation tout en suivant un match. Bonne chance à nos amis bouddhistes !


Et allez les Bleus !

Écrit par : Ghijd | mardi, 09 octobre 2007

J’avais vingt-neuf ans quand notre pays a basculé sous le régime des Khmers rouges. Je travaillais à l’institut national de Khmérisation (Khémarak Yean kam) en tant que directrice technique. Cet institut était sous l’autorité du ministère de l’Éducation nationale. Il s’occupait de traduire des manuels scolaires du français en khmer. En 1975, nous avions terminé de traduire tous les manuels de la classe terminale. Avant de rejoindre l’institut, j’enseignais la philosophie de 1968 à 1970. J’ai obtenu la licence en philosophie en 1968 et la licence de sciences économiques en 1970.

Comme tout Khmer, ma famille était bouddhiste. J’ai reçu une éducation spirituelle très soignée de la part de mon père. Pour moi, le bouddhisme n’était pas seulement une religion de tradition. À partir de 1968, il était une voie que j’ai choisie en connaissance de cause. Par mon travail professionnel à l’institut de Khmérisation, j’ai eu l’occasion d’approfondir ma connaissance dans l’enseignement du Bienheureux, le Bouddha. Beaucoup de mes collègues étaient des diplômés de l’institut bouddhique et nous travaillions en collaboration étroite avec Samdech Chuon Nat dans la recherche des nouveaux mots khmers pour les manuels scolaires.

J’ai pensé et je pense toujours que Bouddha montre la voie de libération à tout homme. Son enseignement permet à l’homme de traverser l’océan de souffrance pour atteindre l’autre rive où règne la sagesse.

Mais pourquoi cet enseignement s’est-il montré impuissant face aux atrocités des Khmers rouges ?

Question difficile mais juste… Je ne prétends pas avoir la réponse. Ce que je vais partager, ce n’est qu’une des réponses possibles. Et cette réponse prend comme point d’appui mon expérience personnelle. C’est une des qualités de la tradition bouddhique de lier toute analyse à l’expérience de vie.
Je me permets d’abord une remarque importante : aucune religion dans le monde ne peut prétendre pouvoir éradiquer la violence dans la cœur de l’homme. Les religions essaient avec beaucoup du mal de la canaliser. L’homme reste libre de choisir le mal ou le bien…

Dans notre tradition khmère, le mot « religion » se dit « sasna », enseignement moral. Cet enseignement nous montre la voie à suivre pour vivre dans la paix et la sérénité. L’enseignement du Bienheureux veut libérer l’homme de tous les liens qui le tiennent prisonnier du Samsara. Selon Bouddha, l’homme est plus grand que toutes les divinités, car seul l’homme peut atteindre le Nirvana. Tous les génies de l’eau et de terre ne sont pas plus puissants que l’homme. Ceux qui pensent que le bouddhisme a fait faillite sur la terre khmère ont certainement tort. Car le bouddhisme comme toute voie spirituelle aide l’homme à se construire dans la liberté. Il partage en quelque sorte avec le christianisme la vision de la grandeur de l’homme. À cause de cette vision même, il peut être l’objet d’instrumentalisation politique par les dictateurs.

Les Khmers rouges ont bien instrumentalisé la croyance dans le karma de la société khmère. De 1975 à 1977, combien de fois ai-je entendu les responsables khmers rouges et certains présidents des Sahakor affirmer que les victimes méritaient leur sort. C’était la façon facile et terrifiante de justifier la violence et les crimes commis : si les victimes sont responsables, il n’y a plus de criminels, plus de tortionnaires… On a ainsi manipulé le peuple. Pour pouvoir le faire, il est indispensable d’éliminer tous ceux qui peuvent l’éclairer. D’où le massacre de tous les grands maîtres spirituels bouddhistes.
Mais que dit vraiment la croyance dans le karma ?

Il est vrai que la croyance populaire khmère pense que tout ce qui arrive à l’être vivant a toujours une cause. Mais si on ne s’arrêtait qu’à cette loi de causalité, on tronquerait notre croyance bouddhiste de sa partie la plus importante spirituellement. À savoir le Brahma Vihara : Metta (Bienveillance), Karuna (Compassion), Mudita (Joie), Upekkha (Équanimité). Ces quatre sentiments incommensurables sont immortalisés par les tours à quatre faces du Bayon. Ces sentiments sont le cœur même de l’enseignement du Bouddha. Aucun bouddhiste ne peut l’ignorer. On comprend alors qu’aucune dictature ne peut tolérer ces nobles sentiments.

On instrumentalise le bouddhisme si on dit que les victimes méritent leur sort sans développer en même temps la bienveillance et la compassion envers elles. Pour voiler le Brahma Vihara dans la conscience du peuple, l’Angkar a utilisé les trois armes courantes de toute dictature du xxe siècle : le déplacement en masse de la population, la peur et la famine.

Tel est mon témoignage.

Écrit par : LY | mardi, 09 octobre 2007

LY,

Témoignage poignant mais si vous n"avez pas ces réponses là vous qui êtes bouddhiste, cela ne peut pas être nous, chrétiens qui pouvons nous substituer à vos Maîtres.

Quant à moi, dire à quelqu'un qui vient de perdre un enfant que ceci est du à ses erreurs, cela ne me parait pas possible. De même à un peuple qui se fait exterminer !

En effet, pas toujours zen le bouddhisme !

Écrit par : M.G. | mardi, 09 octobre 2007

Ly, l'horreur qui s'est abattue sur votre peuple, c'est bien triste à dire, mais elle trouve en grande partie ses racines idéologiques dans le principe éradicateur qui a présidé à la phase violente de la Révolution française. Pol Pot avait fait ses études à la Sorbonne, et c'était un grand admirateur de ces gens de la Montagne que représente bien un Carrier [Jean-Baptiste Carrier - Wikipédia] s'écriant : "Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière". Jean Bon Saint André envisageait froidement la disparition -programmée - d'un quart de la population française. Je pourrais donner d'autres citations (sources, Taine, l'Ancien Régime et le Révolution, Bouquins, T.2). Wik est là en passant. Taine est, avec Furet, l'un des plus clairvoyant.)
Faut-il rappeler la "conspiration des égaux" de Babeuf et Buonarroti, conspiration qui visait à l'établissement d'un régime où la plus stricte égalité devait régner, pas une tête ne dépassant l'autre sous peine de mort ? Voilà le lait idéologique que Pol Pot (et d'autres éléments de son mouvement) a sucé en France. Il est vrai que Lénine avant lui a dit tout le bien qu'il pensait des Montagnards les plus avancés... Et le monument aux auteurs de la Commune - révolte pas triste non plus pour ses destructions d'oeuvres d'art, d'archives et les massacres de prêtres - doit toujours tenir debout. France, pays des droits de l'homme. Révolution rend libre

Enfin, cette France là. Grâce au ciel, il en est une autre.

Écrit par : Restif | mardi, 09 octobre 2007

Pour ce qui me concerne, mon expérience du monachisme tibétain en Inde n’a pas été très positive.


J’ai été ordonné au monastère tibétain de MENRI. Ce monastère est situé dans la région himalayenne de l’Inde, dans l’état de l’Himachal Pradesh. Le lieu est d’une grande beauté. La communauté tibétaine de DOLANJI, qui a construit le monastère, est relativement isolée. Seul un vieux car poussif permet de relier la ville de SOLAN, située à une heure de route. Le monastère échappe ainsi au vacarme indien encouragé par la seule règle respectée des automobilistes : « PLEASE HORN ! »

Menri est une sorte d’université monastique qui forme d’excellents docteurs en sciences traditionnelles, les fameux guéshés experts des joutes oratoires bruyantes, leurs arguties sont ponctuées par de foudroyants claquements de mains. Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes moines rêvent de se rendre en Occident sur les traces des vedettes du bouddhisme tibétain, les coqueluches des centres du dharma.

Au début, des années 2000, le monastère était en travaux. Les petits orphelins n’étaient pas épargnés par les corvées. J’étais au monastère durant l’hiver 2001-2002, le spectacle d’enfants en haillons, parfois nu-pieds, obligés de gravir les pentes d’une colline le dos chargé de briques, était insupportable. Les plus jeunes (environ quatre ou cinq ans) pleuraient sans cesser de travailler. Un moine impassible surveillait les enfants. L’orphelinat fonctionnait selon des normes d’un autre âge. Les jeunes moines étudiants ne se souciaient que de leur réussite, les familles payaient leurs études et exigeaient des résultats. L’ambiance était délétère, Je décidai de m’écarter.

Je recherchais une maison à louer dans la vallée. L’abbé était d’accord. Cependant, l’éloignement du marché du Solan me posait des problèmes. Je ne pouvais pas communiquer avec les fermiers locaux pour acheter à un prix raisonnable mes aliments. Au monastère, j’avais sympathisé avec un jeune aide cuisinier, âgé de douze ou treize ans. Il s’exprimait en anglais. J’aimais son humeur toujours joyeuse. L’adolescent était débrouillard et intelligent. Il pouvait m’aider à m’installer dans la vallée contre une honnête rémunération.

Lors d’une promenade matinale autour du monastère, chapelet en main, un attroupement de curieux se dissipa à mon arrivée. On lisait sur les visages le malaise de ceux qui ont assisté à un spectacle honteux. Les personnes s’écartaient et je reconnu le jeune aide cuisinier en fâcheuse posture. Un moine colossal le soulevait de terre d’une main et de l’autre le frappait avec un gourdin. Avant que je parvins à formuler ma question sur les raisons d’une telle violence, le colosse disparut avec sa proie.

Un moinillon et le jeune aide cuisinier étaient accusés de vol. Le moine à la carrure de yéti était le toulkou responsable de l’orphelinat.

Un travailleur indien me révéla l’endroit où étaient interrogés les enfants. Malheureusement, des moines s’opposèrent fermement à mon entrée dans le bâtiment. Ils étaient déterminés à me faire rebrousser chemin par la force. Puis, les prisonniers disparurent de ce lieu. Durant, plusieurs jours, j’ai harcelé Frédéric, le moine français, qui est maintenant le secrétaire de l’abbé de MENRI, pour tenter de voir les accusés. Frédéric n’arrivait pas à découvrir l’endroit de leur détention. « Et, de toute façon, serait-il possible de les rencontrer ? » s’interrogeait le moine, mon aîné de deux années dans la profession monastique.

Je quittai pour toujours la triste université. Le moine français ne m’a jamais communiqué la moindre information sur le sort des enfants. Ce silence est lourd, très lourd. Il pèse dans ma décision de dénoncer le cléricalisme féodal tibétain.

J'espère que votre travail d’information sur le bouddhisme pourra provoquer un revirement des mentalités ?

Écrit par : Felix F. | mardi, 09 octobre 2007

Et vous M.G, que diriez-vous à quelqu'un qui a perdu un enfant ?

Valérie, vous perdez votre temps avec eux.

Isabelle, voyez le triste spectacle qu'offrent vos amis. On chercherait en vain le visage du Christ à travers tant de haine.

Chrétiens, anti-chrétiens, on instrumentalise tout ( bouddhisme, avortement, guerre d'Espagne ... ) pour se mettre sur la gueule.
Baissez le rideau, on en a assez vu ...

Écrit par : Yeshoua | mardi, 09 octobre 2007

Je viens de trouver ce texte sur le bouddhisme et l'avortement.



Le bouddhisme condamne également l’avortement. Les bouddhistes observent les « Cinq Préceptes » comme fondations de la vie morale que requiert le progrès spirituel. Le premier de ces préceptes et « de ne pas détruire de créatures vivantes ».
Le bouddhisme Theravada considère que la vie humaine débute au moment de la conception, c’est-à-dire lorsque la mère, le père et le Gandhabba (l’énergie karmique de l’être qui recherche la renaissance) coïncident avec succès. Ainsi, tuer un fœtus revient à tuer un être humain, ce qui rend évidemment l’avortement incompatible avec le premier précepte.



Néanmoins, le bouddhisme est fortement influencé par l’idée de compassion. Ainsi, si l’acte, bien que négatif, provient de la compassion d’un être, le caractère négatif de cet acte en est fortement diminué.

Non!! Je rêve!


http://img522.imageshack.us/img522/7589/avortem20ne.jpg

Écrit par : Jacquouille | mardi, 09 octobre 2007

J’ai lu avec émotion votre narration de la brutalité avec laquelle ont été traités ces deux enfants au sein même de la communauté indienne dans laquelle vous vous étiez établi. Vous avez quitté ce monastère après avoir en vain essayé de retrouver ces jeunes, de savoir s’ils étaient sains et saufs, et c’est la seule chose que j’aurais également trouvé à faire. Les récits de brutalité au sein des monastères de tradition himalayenne sont arrivés jusqu’en Occident désormais et dans la page en anglais du site bouddhismes.info on trouve quelques extraits d’auteurs qui y font directement et explicitement référence. Des précepteurs chargés de la discipline circulaient armés d’un gros gourdin. Il était fréquent qu’une geôle existât pour les malheureux. J’ai lu même que certains de ces gros bras monastiques chargés de la discipline et du gourdin dans ces mondes sans femme avaient la réputation de trouver leurs partenaires sexuels dans les rangs des jeunes garçons et adolescents du monastère qui devenaient discrètement les victimes de leur abus d’autorité. La page de citations anglaise de http://bouddhismes.info/19.html cite des extraits explicites comme celui-ci.

Écrit par : Marc | mardi, 09 octobre 2007

La situation est telle qu'il suffit parfois désormais de taper « lama XXX sexual abuse » en mettant le nom du lama à la place des XXX, pour découvrir le pot aux roses en quelques clics de souris. Certains m’ont dit avoir essayé avec le nom bien connu d’un lama qui commence par S. et ils ont eu de suite trois pages de liens en anglais sur le moteur de recherche http://google.com . Après, sur le fond c’est à chacun de poursuivre l’investigation, de vérifier soigneusement les sources de s’assurer quels sont les faits et comment les interpréter.

C’est vrai, la naïveté humaine est immense, le besoin d’éducation, à la mesure. Un responsable de la MIVILUDES s’exprimait à ce sujet dans un article de France Soir : « Lutter contre la naïveté, c’est au dessus de nos moyens.» Et la naïveté est aujourd'hui la chose au monde la mieux partagée. « Les gens ont peur de la mort, de la maladie… Ils n’acceptent pas ce que nos anciens acceptaient : une vie ordinaire. » In France Soir du 17 juin 2006.

Écrit par : Antoine | mardi, 09 octobre 2007

Hélas ! les organisations qui ont fait du désir spirituel un fond de commerce parfois lucratif au mépris de l’éthique ont un marché global et en croissance. Et cela va continuer.

C’est une industrie virtuelle qui ne coûte presque rien aux promoteurs en terme d’investissement. Il leur faut du toupet, un peu de décorum, de belles paroles, un trône en contreplaqué laqué Glycéro et un titre incertain de "réincarnation célèbre" proclamé en petit comité.

Cette mise en scène dérisoire peut attirer legs, donations et tickets d’entrée. Alors en route pour les initiations publiques de par le monde et la grande vie pour la petite équipe tantrique qui moissonne alors rapidement les pays à fort pouvoir d’achat en Asie, en Europe, en Amérique, en Océanie, selon la stratégie de la terre brûlée. Ils ne récoltent en général que sur une poignée d'années, auparavant c’était au mieux sur quelques décennies.

Après l’information finit par les rattraper. La réputation et leurs « hauts faits » reviennent par Internet comme un désagréable écho. Ces dynamiques entrepreneurs spirituels sont donc dans une fuite en avant : il faut vite ouvrir des centres nouveaux, les faire croître, ratisser et partir vers d’autres horizons plus prospères, quand les premiers enthousiasmes sont déçus, et que les généreux donateurs et bénévoles sont fatigués d’avoir tant donné pour ne rien recevoir de valable. Et surtout quand Internet arrive au galop pour édifier chacun sur leur "sainteté"…

C’est un « business model ». Mais les organisations où les gourous montent au cocotier sans avoir la culotte propre ont du souci à se faire à l’avenir. L’information croisée, collaborative, accessible et gratuite du Web2.0 fait reculer l’efficacité de ces mises en scènes éblouissantes qui contredisent les pratiques sociales affligeantes de ces organisations. Et cette prise de conscience est inexorable, irréversible, progressive. Les marchands de chanson spirituelle, si pressés de développer leurs organisations, ont encore de beaux jours devant eux. Mais pour le futur, leur cas est déjà "réglé" : l’histoire laissera dans son sillage leurs artefacts, comme des babioles kitsch qui n'intéresseront que des collectionneurs de curiosités et des amateurs d'insolite.

Il faut bien voir, qu'après un démarrage en fanfare dans les années 70 et 80, le pari d'imposer en Occident le tantrisme bouddhique comme la nouvelle culture spirituelle de masse a échoué.

Ce "style de vie" subsiste aux marges, mais son engouement collectif a passé comme une mode fugitive, une ondée éphémère. Car comme l’écrit bien mieux que moi le prix Nobel de littérature V.S. Naipaul (cité en 2002 par l’hebdomadaire Newsweek) au sujet de la quête humaine du bonheur :

« l’idée de l’individu, de la responsabilité, du choix, de la vie intellectuelle, de la vocation, de la perfectibilité et de l’accomplissement : c’est une idée humaine immense. Elle ne peut pas être réduite à un système fixe. Elle ne peut pas générer du fanatisme. Mais on sait qu’elle existe et, à cause de cela même, les autres systèmes plus rigides éclatent finalement... »

Écrit par : Radek | mardi, 09 octobre 2007

Pascal BRUCKNER a écrit :

“Si l'on excepte un tout petit nombre d'érudits et de lettrés, ce n'est pas le bouddhisme qui triomphe en Occident, c'est une religion à la carte habillée d'exotisme. Ce n'est même pas une spiritualité, c'est une thérapie, un bouclier contre le stress qui promulgue un credo passe-partout acceptable par le plus grand nombre. Comment une doctrine du renoncement peut-elle séduire une société de l'implication mondaine ? En renonçant au renoncement, en le servant sous forme light digeste pour nos estomacs délicats, nos ego survoltés. On peut alors y piocher comme dans une boîte de chocolats, en prenant les meilleurs, en rejetant les autres. L'essentiel est que l'emballage reste tibétain, zen ou tantrique.

A travers cet engouement pour l'Orient, autre chose se joue peut-être : l'invention d'un syncrétisme inédit, la réconciliation magique des contraires, de la sérénité et de l'inquiétude, de l'attachement et de l'indifférence, du développement personnel et de l'illusion du moi par le biais d'une croyance minimale. Que sera ce néo-bouddhisme? Le complément spirituel d'une mondialisation sans esprit, la religion de la fin des religions? Peut-être. De cette folle étreinte entre l'Est et l'Ouest, contemporaine de l'ère des doctrines faciles, il adviendra quelque chose qui ne ressemblera à rien de connu : surtout pas au bouddhisme authentique, encore trop rigide, trop discipliné, qui sera défiguré, piétiné, victime de son succès. Il en sortira un gigantesque contresens, l'éternelle forme de la nouveauté dans l'Histoire.”

(“L’euphorie perpétuelle” éditions Grasset.)

Écrit par : Konrad | mardi, 09 octobre 2007

Moi j'habite dans un tout petit village, et bien figurez-vous que dernièrement iol c'est monté un institut de beauté qui s'appelle "Samsara"!
Dans les trois vitrines il y a des bouddhas etc; Et sur la devanture une divinité hindoue, je ne sais pas laquelle je ne suis pas assez calé! fBref, ma femme va aller faire un tour pour voir ce qu'il en est!
Tout ça m'écoeure! A l'église, l'équipe paroissiale fait des réunions pour toutes les religions, ils ont mis des petits tabourets pour méditer, ils ont supprimer certaines statues, et le chemin de Croix!!

Alors vous voyez Yeshoua, pour moi tout ça c'est beaucopup plus choquant que de de lire des échanges musclées!
Après tout on a pas mis en route les machines infernales de Bernardo pour vous obliger à être ici non??

Tous ces commentaires frileux ça me fait penser aux filles qui se font tripoter par les garçons et qui disent " arrêêête" .

Écrit par : Jacquouille | mardi, 09 octobre 2007

Jacquouille,
Je crois que notre ami Yeshoua confond le Christ et Casimir.
Celui qui a dit :je vomis les tièdes n'a pas fini dans un grand sac de shamalow (ortho ?) chez Alice aux pays des merveilles.
Quand je vois qu'il prend en plus le nom du Christ, cela me fait comprendre à quel point il est à des années lumières de la Croix.

Merci pour vos commentaires Jacquouille et bonne nuit les Bizounours. Soyez sages et vous recevrez un pokey mon du petit jesus.

Écrit par : Disney | mardi, 09 octobre 2007

Je ne sais pas ce que d'autres diraient à une femme qui a perdu un enfant. Moi,j'essayerais d'abord de lui retirer la culpabilité qu'elle ressent (c'est elle qui est vivante et qu'il faut aider désormais). Je tenterais, avec mes très faibles moyens, de lui dire qu'elle se doit maintenant à ceux qu'ils l'aiment. Que ceux là ne la jugeront pas. Je lui dirais - aussi bête et ignorant soit à ses yeux pareil conseil - : espérez dans le temps. Dans sa puissance à guérir les blessures les plus douloureuses. Vivez au jour le jour, dans le travail, dans des occupations, soyez devant la télé même, et tachez ne pas trop penser à ce qui vous fait si mal. Vous n'êtes pas mauvaise. Et cet enfant... Ne lui construisez pas un destin qu'il n'a jamais eu. Accepter qu'il ne devait pas en avoir. Prenez le temps de souffler. Donnez-vous la permission d'être, quand la douleur s'absente, un peu heureuse ou du moins, pas malheureuse. Je sais que pour une femme, c'est quelque chose de très dur. Si vous n'êtes pas chrétienne, je ne peux vous parler de cet amour qui vous attend. Mais il existe. Et de toutes manières, il y a l'amour des amis sincères -bref, l'amour terrestre. Il ya l'avenir. Cette cicatrice fera partie de vous désormais. Vous vous construirez aussi avec elle. L'apprentissage de la vie continue pour vous. Bonne chance
( mes paroles sont dépourvues de toute force, elles sont,je ne le sens que trop, bien impuissantes. J'espère seulement que vous sentirez dans leur son, un vrai désir de vous donner un petit quelque chose d'humain, aussi infime soit il. Non par une quelconque supériorité morale, ni -je l'espère pour moi - par vanité de me payer d'un "bon sentiment". Car je me mépriserai. Non, c'est bien plus simple, j'ai senti dans le post de votre ami Yeshoua une vraie souffrance qui venait de vous et qu'il répercutait vers le lecteur. Donc,moi. Et la souffrance... c'est quelque chose qu'on voudrait pouvoir apaiser. Car c'est pour l'instant le plus important : vous devez vous apaiser, encore une fois : bonne chance.

Écrit par : Restif | mardi, 09 octobre 2007

Des millions d’humains attendent leur seigneur de la guerre sainte, le MAHDI des musulmans, le roi de justice des chrétiens, le dixième AVATARA des hindous, KALKIN grand exterminateur de Mlécchä comme son homologue du bouddhisme tantrique, le roi de SHAMBALA. Les livres sacrés des plus grandes religions du monde prophétisent l’instauration de leur théocratie après une hécatombe sans précédent.

D’après le LINGA PURANA (chap.40) : « Durant la période de crépuscule qui termine le Yugä, le justicier viendra et tuera les méchants. Il sera né de la dynastie de la lune. Son nom est « Guerre » (Samiti). Il errera sur toute la terre avec une vaste armée. Il détruira les Mlécchä (les barbares de l’Occident) par milliers. Il détruira les gens de basse caste qui se sont saisis du pouvoir royal et exterminera les faux philosophes, les criminels et les gens de sang mêlé. Il commencera sa campagne dans sa trente-deuxième année et continuera pendant vingt ans.

Il tuera des millions d’hommes, la terre sera rasée. Les gens s’entre-tueront furieusement. » (Alain DANIELOU « Le destin du monde d’après la tradition shivaïte »)

On l’oublie trop souvent, il existe bien un bellicisme religieux, un prophétisme des guerriers de l’apocalypse.

Des bouddhistes, réputés pacifistes, sont convaincus que le dharma sera rétabli par les forces armées du roi de Shambala, selon les prophéties du Kalachakra tantra. Les prophéties sont souvent exploitées pour manipuler les populations. Les nazis utilisèrent des prophéties obscures qui annonçaient le retour de l’empereur Frédéric Barberousse et l’union de l’Orient et l’Occident après de terribles guerres. L’attaque nazie contre la Russie fut baptisée « plan Barberossa ».

Une critique moins pessimiste serait agréable à lire. Je suis persuadé que votre regard sera plus radieux que le mien.

Écrit par : Aloïs | mardi, 09 octobre 2007

C'est bon! T'as fait ton caca!
Allez hop! Vas vite te laver les dents et au lit!

Écrit par : Panjo | mardi, 09 octobre 2007

Mais on aime rire Aloïs, d'ailleurs vous apprécierez sans doute cette petite confidence que je voulais vous faire partager pour servir à votre méditation : le 13ème Dalaï-lama THUMPTEN GYATSO, mort en 1933, avait fait effectivement traduire en tibétain le livre de HITLER « Mein Kampf » ce qui n'est déjà pas mal comme témoignage de son haut niveau de spiritualité ; c'est comme si Pie XII avez distribué l'ouvrage d'Adolf auprès des cardinaux de la Curie pour diffusion générale dans tous les monastères de la chrétienté - bon passons vu le retard à l'allumage de tant de sourdingues aveuglés...

Mais l'on sait beaucoup moins que HEINRICH HARRER, ami et confident de l’actuel Dalaï-lama prix Nobel de la Paix (on ne rigole pas au fond, ou alors je vous flanque deux heures mercredi pendant lesquelles vous devrez me recopier le premier chapitre de la "Méditation bouddhique" du bon Dr. Schnetzler, grand partisan des électrochocs comme méthode de thérapie clinique lors de son temps d'exercice dans un certain hopital psychiatrique bien connu des grenoblois), était en réalité un SS en mission au Tibet, d'où l'explication de la présence des tibétains qui combattirent dans les rangs des nazis sous l’uniforme de l’ordre noir de la SS.

Écrit par : Zak | mardi, 09 octobre 2007

Alayn est à l'anarchie ce que GMC est à la poésie! C'est dire!

Écrit par : Senso | mardi, 09 octobre 2007

L'insensé. — N'avez-vous pas entendu parler de cet homme fou qui, en plein jour, allumait une lanterne et se mettait à courir sur la place publique en criant sans cesse : « Je cherche Dieu ! Je cherche Dieu ! » — Comme il se trouvait là beaucoup de ceux qui ne croient pas en Dieu son cri provoqua une grande hilarité. A-t-il donc été perdu ? disait l'un. S'est-il égaré comme un enfant ? demandait l'autre. Ou bien s'est-il caché ? A-t-il peur de nous ? S'est-il embarqué ? A-t-il émigré ? — ainsi criaient et riaient-ils pêle-mêle. Le fou sauta au milieu d'eux et les transperça de son regard. « Où est allé Dieu ? s'écria-t-il, je veux vous le dire ! Nous l'avons tué, — vous et moi ! Nous tous, nous sommes ses assassins ! Mais comment avons-nous fait cela ? Comment avons-nous pu vider la mer ? Qui nous a donné l'éponge pour effacer l'horizon ? Qu'avons-nous fait lorsque nous avons détaché cette terre de la chaîne de son soleil ? Où la conduisent maintenant ses mouvements ? Où la conduisent nos mouvements ? Loin de tous les soleils ? Ne tombons-nous pas sans cesse ? En avant, en arrière, de côté, de tous les côtés ? Y a-t-il encore un en-haut et un en-bas ? N'errons-nous pas comme à travers un néant infini ? Le vide ne nous poursuit-il pas de son haleine ? Ne fait-il pas plus froid ? Ne voyez-vous pas sans cesse venir la nuit, plus de nuit ? Ne faut-il pas allumer les lanternes avant midi ? N'entendons-nous rien encore du bruit des fossoyeurs qui enterrent Dieu ? Ne sentons-nous rien encore de la décomposition divine ? — les dieux, eux aussi, se décomposent ! Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau — qui effacera de nous ce sang ? Avec quelle eau pourrons-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux pour du moins paraître dignes des dieux ? Il n'y eut jamais action plus grandiose, et ceux qui pourront naître après nous appartiendront, à cause de cette action, à une histoire plus haute que ne fut jamais toute histoire. » — Ici l'insensé se tut et regarda de nouveau ses auditeurs : eux aussi se turent et le dévisagèrent avec étonnement. Enfin il jeta à terre sa lanterne, en sorte qu'elle se brisa en morceaux et s'éteignit. « Je viens trop tôt, dit-il alors, mon temps n'est pas encore accompli. Cet événement énorme est encore en route, il marche — et n'est pas encore parvenu jusqu'à l'oreille des hommes. Il faut du temps à l'éclair et au tonnerre, il faut du temps à la lumière des astres, il faut du temps aux actions, même lorsqu'elles sont accomplies, pour être vues et entendues. Cet acte-là est encore plus loin d'eux que l'astre le plus éloigné, — et pourtant c'est eux qui l'ont accompli ! » — On raconte encore que ce fou aurait pénétré le même jour dans différentes églises et y aurait entonné son Requiem œternam deo. Expulsé et interrogé il n'aurait cessé de répondre la même chose : « A quoi servent donc ces églises, si elles ne sont pas les tombes et les monuments de Dieu ? »

Écrit par : "Nietzsche, le gai savoir" | mardi, 09 octobre 2007

Zack vous m'avez devancé!
Interressant les nouvelles sur le bon docteur Landru!

Écrit par : Panjo | mardi, 09 octobre 2007

IDC, s'il vous plait, pouvez-vous avoir la gentillesse de bien vouloir conduire immédiatement dans les poubelles le ridicule guignol qui vient ici faire son numéro de clown.

Les oubliettes pour les profanateurs et insulteurs de Dieu sont une résidence idéale et une destination quasi obligatoire - d'ailleurs les bêtes ont faim dans les caves du château - pensez un peu à les nourrir par charité chrétienne !

Écrit par : Zak | mardi, 09 octobre 2007

"Sa Saleté le Pape", là IDC on censure !!!

On ne pactise pas avec le blasphème, c'est un principe - la sentence est simple : dans les ténèbres extérieures et la seconde mort !

Écrit par : Hector | mardi, 09 octobre 2007

Toutes mes félicitations Madame la comtesse ! J'apprécie en connaisseur averti ; voilà une salubre attitude qui fait honneur à votre chrétienne demeure !

Écrit par : Bernardo | mardi, 09 octobre 2007

Bernardo que faites-vous ce soir ? Je pense que nous pourrions échanger avec profit sur de nombreux sujets, tant notre perception de la "Question", à l'évidence se rejoint !

Écrit par : Zak | mardi, 09 octobre 2007

2mn 30 disait la Valérie, là on vient de battre un record chez IDC !

Écrit par : Radek | mardi, 09 octobre 2007

(Obligé de faire vite alors, désolé pour les fautes éventuelles)

Alayn, Bernanos, même dans « Les grand cimetières… » se dit royaliste. Sa dernière oeuvre le Dialogue des carmélites (il lui restait 3 mois à vivre), réfléchit sur la réversibilité des mérites en contant comment la Révolution envoie au massacre des religieuses innocentes. Dans La France contre les robots, il s'attaque à toutes les idoles du modernisme et particulièrement à la démocratie telle qu’on l’entend aujourd’hui. Enfin et surtout, bis repetita displicent mais c’est comme ça, Bernanos est TOUJOURS resté monarchiste (voir l'article de Pierre Boutang dans « Les abeilles de Delphes ». Alors, voyez vous, j'ai la très nette impression que Bernanos, vous n'y connaissez absolument rien. Peut être les Grands cimetières, et encore... Je vous signale que La grande peur des biens pensants est écrit à la gloire de Drumond, l'auteur de La France juive. Alors, SVP, allez prendre vos références dans votre camp, car Bernanos, il vous aurait vomi. Depuis votre premier post contenant cette phrase d'anthologie "pouvez lire tous les bouquins que vous voudrez,ça changera rien", (comprenez,- tous les livres sont nuls et non avenus devant Alayn le Penseur), je vous devine inculte, bas du front et, au fond, rempli d’une haine recuite de ne pouvoir comprendre qu'on se passionne pour des textes qui sont vous sont incompréhensibles, des sommes d'ennuis. Vous avez cette jalousie, cette vile envie du type qui se sait, au fond de lui, pas très fut-fut, sans culture que de seconde mains, et encore. C’est la basse rage du prolétaire de la pensée. Et c'est ça la raison de vos aigreurs. J'ai un excellent copain athée, mais lui, il a lu. D'Holbach (c’est même sa thèse, éditée), Helvétius et, il adore Pascal. Et ça ne lui viendrait pas à l’idée de classer comme « débile » une religion qui fut celle de Goethe, Newton, Gerard M. Hopkins (sans doute le plus grand poète anglais du 20ème, mais je ne crois pas que vous connaissiez) Pessoa (à sa manière, mais quand même) Milosz, Bergson, Péguy. J’arrête là, il y en aurait d’autre. Et je n’ai pas été chercher avant le 18ème,parce là…il n’y a guère que ça.. Non, voyez-vous, ce n’est pas que vous soyez athée qui m’ennuie,pas même votre côté ana … C’est votre ignorance crasse. Victor Serge (Kilbatchitch si ça vous dit qql chose), dans ses Mémoires d’un révolutionnaire remercie les chrétien qui lui ont sauvé la vie en 40 en lui permettant de fuir au Mexique. Vous pourriez prendre chez cet authentique lutteur déporté en Sibérie pour avoir osé résister à Staline en toute connaissance de causes, quelques leçons d’honneur, de courage et de tolérance. Dans vos posts, vous n’avez pas cité un texte, rien, vous avez éructé des défis de clodo alcoolisé, mais pas un écrivain.
.
Mais de quoi vous préférez parler ?de Hegel, père de Marx? De Stirner et de son livre, l’un des rares textes philosophiques de l’anarchie : l'Unique et sa propriété? De l'écrivain Georges Darien, authentique anar (et antisémite farouche?) D’Abellio qui raconte l’exécution du POUM dans « Les yeux d’ Ezechiel sont ouverts » ? Ou, contemporain, Keith Preston « L’anarchisme philosophique et la mort de l’Empire »

A mais au fait, je médis de vous,vous avez cité 1 homme, Bakounine. Et c’est éclairant : « Bakounine voyait en Satan le premier sauveur du monde « Satan est le premier libre-penseur et sauveur de l’humanité. Il libère Adam et imprime sur son front le sceau de la liberté en le faisant désobéir » écrit-il dans Dieu et l’état. Et il n’hésite pas à l’appeler au secours de son mouvement subversif : « Dans cette révolution, il nous faudra réveiller le diable chez le peuple et exciter en lui les passions les plus viles. » (Roland Villeneuve, Dictionnaire du diable, article Bakounine,p.35)
Vous voyer, les gens comme vous finissent toujours pas avouer ce qu’ils sont et Celui qu’ils servent. Depuis l’Evangile, nous connaissons les possédés.

Mais un tout petit possédé, bas du front, vide du neurone. Un bidochon possédé.

Écrit par : Restif | mardi, 09 octobre 2007

Bravo Restif!

Le Figaro, (pour une fois) vient de sortir un article sur l'idole des bobos!

Je sais je sais, cela n'a rien à voir avec cette note; et encore?

Quand les masques tombent!

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

A votre tour de recevoir quelques remerciements, Yma, pour votre lien judicieux (cela dit je partage votre jugement à propos du très beau texte de Restif, d'une touchante authenticité et belle charité), en cette période anniversaire, au sujet du Che -

Oui, vous avez pleinement raison, lorsqu'il est question de "masques", très souvent, et le plus généralement, on découvre non sans quelques stupéfactions, qu'ils dissimulent derrière leurs atours avantageux, de peu fréquentables personnages dont le maître, à tous, est représenté dans l'Ecriture sous la forme, bien connue il est vrai, d'un mensonger serpent !

Écrit par : Hector | mardi, 09 octobre 2007

Restif a viser juste, on méditera ainsi non sans surprise sous la plume de Bakounine, qui est véritablement le "héros" emblématique, qualifié d' "éternel révolté", le premier libre penseur et l’émancipateur des mondes", qui anime de l'intérieur la pensée libertaire dans sa haine de Dieu, des prêtres et de l'Eglise, à savoir le Cornu en personne :


"Jéhovah, qui, de tous les dieux qui ont jamais été adorés par les hommes, est certainement le plus jaloux, le plus vaniteux, le plus féroce, le plus injuste, le plus sanguinaire, le plus despote et le plus ennemi de la dignité et de la liberté humaines, ayant créé Adam et Ève, par on ne sait quel caprice, sans doute pour tromper son ennui qui doit être terrible dans son éternellement égoïste solitude, ou pour se donner des esclaves nouveaux, avait mis généreusement à leur disposition toute la terre, avec tous les fruits et tous les animaux de la terre, et il n’avait posé à cette complète jouissance qu’une seule limite.

Il leur avait expressément défendu de toucher aux fruits de l’arbre de la science. Il voulait donc que l’homme, privé de toute conscience de lui-même, restât une bête, toujours à quatre pattes devant le Dieu éternel, son Créateur et son Maître.

Mais voici que vient Satan, "l’éternel révolté", le premier libre penseur et l’émancipateur des mondes. Il fait honte à l’homme de son ignorance et de son obéissance bestiales ; il l’émancipe et imprime sur son front le sceau de la liberté et de l’humanité en le poussant à désobéir et à manger du fruit de la science.

On sait le reste. Le bon Dieu, dont la prescience, qui constitue une de ses divines facultés, aurait dû pourtant l’avertir de ce qui devait arriver, se mit dans une terrible et ridicule fureur : il maudit Satan, l’homme et le monde créés par lui-même, se frappant pour ainsi dire lui-même dans sa création propre, comme font les enfants lorsqu’ils se mettent en colère ; et, non content de frapper nos ancêtres dans le présent, il les maudit dans toutes les générations à venir, innocentes du crime commis par leurs ancêtres.

Nos théologiens catholiques et protestants trouvent cela très profond et très juste, précisément parce que c’est monstrueusement inique et absurde !"

BAKOUNINE, Dieu et l’Etat, "L’invention de Dieu".

Écrit par : Zak | mardi, 09 octobre 2007

"Dieu est l'auteur de la pièce ; Satan est le directeur du théâtre."


(Victor Hugo / 1802-1885 / Océan)

Écrit par : Ghijd | mardi, 09 octobre 2007

Les études de M. Michel Leroy et de M. Fernand Lafargue publiées dans Socialisme et religion (cf. pages 32 à 37 et 148-149), montrent le caractère profondément antireligieux du mouvement anarcho-socialiste.


Extraits d'une série de citations blasphématoires des "grands auteurs" de l'anarchisme et du socialisme (Proudhon, Marx, Blanqui...) :


"On connaît les invectives fameuses de Proudhon contre Dieu : "Dieu, c'est le mal" ou encore "Vive l'enfer ! A bas Dieu !" Il entonnera même un hymne à Satan, identifié à la liberté. Aux yeux de Proudhon, en effet, Dieu existe, mais c'est l'ennemi de l'homme, c'est "un être essentiellement anticivilisateur, antilibéral, antihumain".

Proudhon, dont Bakounine disait qu'il adorait Satan, manifeste une agressivité inouïe contre Dieu. "Nous atteignons à la connaissance malgré lui, nous nous procurons le bien-être malgré lui, nous arrivons à la société malgré lui encore. Chaque pas en avant est une victoire où nous l'emportons sur le divin (...). Dieu est stupidité et pauvreté, Dieu est mauvais. Partout où l'humanité s'incline devant un autel, esclave des rois et des prêtres, elle sera condamnée (...). Dieu est essentiellement anticivilisé, antilibéral, antihumain." - "S'il est un être qui avant nous et plus que nous, ait mérité l'enfer, il faut bien que je le nomme : c'est Dieu... Père éternel, Jupiter ou Jéhovah, nous avons appris à te connaître : tu es, tu fus, tu seras à jamais le jaloux d'Adam, le tyran de Prométhée (...). Ton nom, si longtemps le dernier mot du savant, la sanction du juge, la force du prince, l'espoir du pauvre, le refuge du coupable repentant, eh bien ! ce nom incommunicable, désormais voué au mépris et à l'anathème, sera sifflé parmi les hommes. Car Dieu, c'est sottise et lâcheté ; Dieu, c'est hypocrisie et mensonge ; Dieu, c'est tyrannie et misère ; Dieu, c'est le mal."

Ces blasphèmes ne sont pas seulement l'expression d'un ressentiment passionné. Ils s'intègrent dans le système philosophique de Proudhon.

L'antithéisme est un des termes de la dialectique proudhonienne. En effet, Dieu représente l'empire de la nécessité ; l'homme, au contraire, est liberté et raison. L'idée de Dieu est le fondement de tout ce qui s'oppose à l'épanouissement de l'homme. "La guerre à Dieu, c'est la guerre à tout ce qui gêne la liberté et la raison, à toute puissance occulte, à toute fiction politique, industrielle, sociale, gouvernementale."

Comme Proudhon, Blanqui juge malfaisante l'idée même de Dieu : "Dieu ! mot misérable et fatal, source de tous les malheurs et de tous les crimes." Comme Proudhon, Blanqui interpelle Dieu, pour montrer que l'existence du Mal est incompatible avec l'idée d'un Dieu tout-puissant : "Ne parle pas tant de justice et de pitié, architecte barbare qui fondes sur les ruines et bâtis sur les ossements. Ton chantier n'est qu'un charnier, la mort ton seul outil. Les êtres sortis de tes mains naissent uniquement pour souffrir. S'entre-détruire est la loi de leur existence (...). Tous les fléaux dévastateurs, c'est toi qui les déchaînes sur le genre humain."

Dans le système de Marx, la religion n'est que l'intériorisation de l'aliénation, en même temps que la théorisation de cette expérience, sous des formes irrationnelles. En outre, la religion offre, selon lui, un bonheur illusoire : "La religion, écrit-il, est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple." - "Abolir la religion en tant que bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel ! Exiger qu'il renonce aux illusions sur sa situation, c'est exiger qu'il renonce à une situation qui a besoin d'illusions. La critique de la religion est donc en germe la critique de cette vallée de larmes dont la religion est l'auréole." - "La religion, dit Marx, n'est que le soleil illusoire qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même." Cette critique de la religion est au fondement même de la pensée de Marx, de son propre aveu : "La critique de la religion est la condition de toute critique." On peut même postuler que tout le système marxiste n'est que la dérivation d'un antichristianisme fondamental. Ses textes de jeunesse en témoignent, dominés par la figure emblématique de Prométhée.

Dans un drame romantique qu'il a composé avant l'âge de vingt ans, intitulé Oulanem (qui est l'anagramme d'Emmanuel), on trouve de violentes invectives contre un "Dieu sans entrailles" qui jette le malheur sur le monde. Propos qui se rapprochent du mythe prométhéen, lorsqu'il montre Oulanem, avec les hommes "enchaîné au dur rocher de l'existence". Propos qui évoquent aussi la figure romantique de Satan, lorsqu'Oulanem proclame son intention d'entraîner avec lui le monde dans le néant :

"S'il y a quelque chose capable de détruire,
Je m'y jetterai à corps perdu,
Quitte à mener le monde à la ruine.
Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme,
Je le fracasserai en mille morceaux
A force de malédiction."

Et, dans un autre poème de jeunesse, Marx écrit :

"Je veux me venger de celui qui règne au-dessus de nous."
Dans sa thèse, écrite à l'âge de vingt ans, c'est le même refus passionnel de Dieu : "L'impie, ce n'est pas celui qui méprise les dieux de la foule, mais celui qui adhère à l'idée que la foule se fait des dieux. La philosophie ne s'en cache pas. Elle fait sienne la profession de foi de Prométhée : en un mot, j'ai de la haine pour tous les dieux ! (...) Dans le calendrier philosophique, Prométhée occupe le premier rang parmi les saints et les martyrs."

Ses premiers compagnons voient en Marx le champion de l'athéisme. Ainsi Moses Hess, qui convertit Marx au socialisme, loue "le docteur Marx, mon idole, qui donnera le coup de pied fatal à la religion et à la politique du moyen-âge". Ou encore George Jung : "Marx va sûrement chasser Dieu de son ciel et il fera lui-même son procès." On peut dire, avec Maurice Clavel, que le projet marxiste est d'essence luciférienne : "La suppression de Dieu est bien la cause finale de ce prodigieux système et qui l'éclaire. Le communisme (...) n'est pas seulement un prétexte et un appât pour les masses, mais le moyen, le vecteur et le détour nécessaire de son projet fondamental."


L'antichristianisme de Marx revêt des formes extrêmes, y compris dans les textes de la maturité. C'est ainsi qu'en 1847 il reprend à son compte la fable des crimes rituels imputés aux premiers chrétiens. "Daumer, expose-t-il, apporte la preuve que les chrétiens ont réellement égorgé des êtres humains ; et qu'ils utilisaient leur chair et leur sang pour pratiquer la communion."

Pendant tout le XIXe siècle, la révolte contre Dieu n'a cessé de gronder. C'est ainsi que Bakounine, avec qui Marx a créé la première Internationale, affirme :

"Satan est le premier libre penseur et sauveur de ce monde. Il libère Adam et imprime sur son front le sceau de l'humanité et de la liberté en le faisant désobéir."

Quant au communard Flourens, il déclarait en 1871 : "Notre ennemi, c'est Dieu. La haine de Dieu est le commencement de la sagesse."


Voilà le programme des anarcho-communistes, d'une limpide clarté en quelque sorte !

Écrit par : Jude | mardi, 09 octobre 2007

Le véritable révolutionnaire doit être "une machine à tuer" (Che Guevara, Message à la Tricontinentale).

Et après ça on vient nous faire la morale !

Écrit par : Yma | mardi, 09 octobre 2007

Finalement un simple disciple des pures folies théoriques blasphématoires de la pensée anarcho-socialiste, mettant, malheureusement, et tout bonnement dans sa confondante misère, en pratique l'une des phrases les plus connues de Bakounine :

"Nous devons tout détruire aveuglément avec cette seule pensée : le plus possible et le plus vite possible."

Écrit par : Markarp | mardi, 09 octobre 2007

Bonsoiirrr

Après toutes ces émotions je viens vous chanter une petite chanson

Ex-fan des sixties
petite Baby Doll
comme tu dansais bien le Rock 'n 'Roll
ex-fan des sixties
où sont tes années folles
que sont devenues toutes tes idoles -
où est l'ombre du Che
du Dalaï Lama, de Günter Grass
de Renéeee Guénon
de fischoff schuon

séparés Lamaaa Denise et sa femme
ex-fan des sixties
petite Baby Doll
comme tu dansais bien le Rock 'n 'Roll
ex-fan des sixties
où sont tes années folles
que sont devenues toutes tes idoles -
Disparus
colonnel Massoud
Marx
Lenine
Trotsky
Amadeo Bor..... diga

idem
Aragon
Yves montand
et Simone Si...gnoret

Claire Chazal

Écrit par : Djaine Birkin | mardi, 09 octobre 2007

Merci Jane, maintenant on va faire dodo ma chérie, il est tard !

Écrit par : Zak | mardi, 09 octobre 2007

Je tombe à la renverse ce soir, découvrant pour la première fois, grâce à votre blog et aux intervenants, l'énormité de ce qui, réellement, fonde doctrinalement la perspective anarchiste; on touche dans ce cas à la perversion manifeste et la plus terrifiante sur le plan théologique :


"Satan est le premier libre penseur et sauveur de ce monde. Il libère Adam et imprime sur son front le sceau de l'humanité et de la liberté en le faisant désobéir."

Bakounine


On frémit d'horreur devant de telles paroles insensées...

Écrit par : Antoine | mardi, 09 octobre 2007

Antoine,
Le Christ a refusé le monde que lui offrait Satan lors des tentations. C'est quand même bien la preuve que Satan est "le prince de ce monde". Le Christ a dit aussi : Je ne suis pas de ce monde. Pour nous chrétiens, la terre n'est donc pas le jardin d'Eden mais notre lieu d'expiation après la chute.
Alors, quoi de plus normal que certains vénèrent Satan puisqu'ils ne sont qu'attirés par ce monde là. Ils ont fait leur choix et l'assume totalement. C'est peut être moins "faux-cul" que ceux qui se signent de la croix et la renient du matin au soir (qu'est la Foi sans les Œuvres).
Laissons les aller, ne nous en occupons plus mais nous, chrétiens, veillons à ne pas nous tromper de Maître. Il ne nous en sera moins pardonné qu'aux autres.

Écrit par : M.G. | mercredi, 10 octobre 2007

Allez ! Hop, Alayn ! Dans le cul-de-basse-fosse !
Hais-moi, émoi, et moi ...

Quant au saccage perpétué dans l'Abbaye de Lagrasse en aout dernier, puis-je vous demander quelle est votre position ?
Censure, pas censure ?
http://www.editions-verdier.fr/v3/index.php

"L'enquête semble s’être définitivement concentrée sur les milieux extrémistes proches des catholiques traditionalistes"

Écrit par : Valérie | mercredi, 10 octobre 2007

Rappel sur l' « Autodafé dans les murs de l’abbaye de Lagrasse »

« Sans doute furieux que l’Abbaye de Lagrasse ait récemment retrouvé sa vocation d’origine depuis l’arrivée des moines de l’Opus Mariae, l’association Marque-Page a décidé, sous l’impulsion de Pascal Quignard, de relancer après 4 ans d’interruption, le tristement célèbre Banquet du livre. Thème choisi : La Nuit sexuelle !

Ce haut lieu de la Chrétienté, fondé par Charlemagne, a été coupé en deux depuis la révolution française. Séparation qui perdure encore aujourd’hui et qui verra donc, dans la partie non occupée par les abbés, la fine fleur des esprits tordus se réunir pour célébrer, une semaine durant, cette Nuit sexuelle qu’ils imaginent sans doute porteuse de quelque puissances occultes. »

Écrit par : Radek | mercredi, 10 octobre 2007

J'adore les actes futuristes à l'essentiel goût purificateur ! Qu'ils aillent consommer leur déviance libidineuse ailleurs tous les bobos de la terre, il y a suffisemment de place de partouze...

Écrit par : Hire | mercredi, 10 octobre 2007

Mais c'est la charmante et si touchante pleureuse universelle qui revient, triste comme un jour sans pain et la mine déconfite, surprise que son petit ami l'anar blasphémateur soit enfin devenu ce qu’il méritait d’être depuis longtemps, c’est-à-dire la joyeuse pitance des fauves affamés du château !

Mais quelle destination vouliez-vous qu’ici il lui soit réservée charmante libellule avec ses immondes propos ? A moins que vous vous repaissiez secrètement de ce type de littérature vile et nauséabonde, que vous manifestiez quelques frissons intérieurs devant les vomissures éructées par la noire vermine ; il n’y avait donc pas de logis plus approprié et conforme à son excrémentiel esprit d’abruti radical !

Ainsi, comme il se devait, le risible guignol qui s’excitait devant les copains en venant insulter les curés, les chrétiens, sa Sainteté le Pape et le bon Dieu, a rejoint en bonne justice et grande miséricordes les oubliettes !

Voyez-vous chimérique allumée, vous me raviriez à vous voir aussi rapide dans l’indignation lorsque furent sauvagement martyrisés par les hideuses idoles libertaires de votre ex « boy friend » magnifiquement transformé en aliment canin, idoles d’ailleurs, comme il fut démontré, adoratrices conscientes ou inconscientes de Satan ou en tous cas inspirés par ses soins, ceux qui n’eurent que le tort de vouloir continuer en Espagne, (au moment où y était venue Simone Weil au nom de la défense de la jeune République et dont elle repartit écœurée face à la haine gratuite et à l’instinct de tueurs des chacals anarchistes), à confesser leur foi dans le Christ et faire œuvre de charité et prier en paix.

Mais il est vrai, à trop vous émouvoir vous risqueriez de nuire à votre fard, tant vous préférez les spasmes étouffés dissimulant les insupportables failles d’une nature grégaire qui semble vous être si difficile à assumer…consultez Valérie, certains spécialistes chrétiens de l’âme que l’on nomment les prêtres ( célébrant selon le rite de st. Pie V je veux dire, les autres ne le sont plus depuis des lunes), sont d’un utile secours en ces matières épineuses !

Écrit par : Zak | mercredi, 10 octobre 2007

Attention au coup de goupillon soeur Valérie!

Écrit par : Salo | mercredi, 10 octobre 2007

Jacquouille,

"Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union."

(St François d'Assise, et non Casimir ... )

Zak,

tu es un petit con. Visiblement c'est le seul langage compris en ces lieux.

Écrit par : Yeshoua | mercredi, 10 octobre 2007

Isabelle je vous sais clémente! Cependant serait-il possible de censurer les commentaires qui n'ont pas d'arguments valables!

Je propose que celui qui ose prendre le nom de Dieu comme pseudo soit le premier.

Écrit par : Salo | mercredi, 10 octobre 2007

"Attention au coup de goupillon soeur Valérie !". C'est vrai que ça c'est du commentaire valable, Salo !

De plus un prénom n'est pas le Nom, se soyez pas ridicule ...

Écrit par : Yeshoua | mercredi, 10 octobre 2007

T'es un petit malin Yeshou, tu viens défendre quoi au juste ici ? Développe tes arguments mon gros, pour l'instant tu fais un peu faible du clavier.

Écrit par : Hire | mercredi, 10 octobre 2007

IDC, les bêtes ont-elles encore faim ? Si c'était, comme il est fort probablement le cas car l'idiot libertaire d'hier soir était un peu maigrelet, sachez qu'il y a encore de la viande avariée à croquer devant la porte du château...

Écrit par : Zak | mercredi, 10 octobre 2007

Pas de caca nerveux, Casimir. Il ne faut pas confondre action et contemplation. Les deux ont leur place dans la chrétienté !

"De plus un prénom n'est pas le Nom, se soyez pas ridicule ..."
Un minimum de culture SVP, c'est pas le journal de Spirou ici

Écrit par : disney | mercredi, 10 octobre 2007

Pas de caca nerveux, Casimir. Il ne faut pas confondre action et contemplation. Les deux ont leur place dans la chrétienté !

"De plus un prénom n'est pas le Nom, se soyez pas ridicule ..."
Un minimum de culture SVP, c'est pas le journal de Spirou ici

Écrit par : disney | mercredi, 10 octobre 2007

"De plus un prénom n'est pas le Nom, se soyez pas ridicule" Quelle immense erreur grossière vous vient de proférer ce pauvre inconscient, ceci montrant l’ignorance abyssale de celui qui vient, sans honte aucune, s'agiter ainsi « nommer » en ces lieux.

Il faut savoir que la question que posait Agur, il y a bien des siècles, en évoquant la puissance créatrice de Dieu, ne doit pas manquer de retenir notre attention : « Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ?... Quel est son nom, et quel est le nom de son Fils, si tu le sais ? » (Prov. 30:4).

Dans l’Ancien Testament, Dieu — Élohim, le Créateur — fait connaître son nom à Moïse : l’Éternel, JE SUIS. « C’est là mon nom éternellement » (Ex. 3:14, 15).

Le mystère des personnes divines n’a pas été révélé avant que la Parole devienne chair, bien que des allusions y soient faites : « J’étais alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui » (Prov. 8:30).

L’Envoyé, l’Ange de l’Éternel, apparaît parfois un moment, mais il ne communique pas son nom (Juges 13:18). Quand le prophète annonce la venue de l’enfant qui naîtra d’une vierge, nous apprenons qu’en lui, Dieu sera présent : son nom sera Emmanuel, Dieu avec nous (És. 7:14 ; 8:8) ; puis quelques-uns de ses titres divins sont donnés (9:6, 7).

Les noms de quelques anges ont été dévoilés, tels Gabriel et Micaël (Dan. 9:21 ; 10:13). Le Fils était infiniment au-dessus de tous. Il était le Créateur, et les autres étaient ses créatures. Il n’avait pas d’autre nom que celui de l’Éternel, Dieu.

Lorsqu’il a été « fait à la ressemblance des hommes, étant trouvé en figure comme un homme » (Phil. 2:7, 8), selon sa parfaite humanité, Dieu lui-même lui a donné un nom. Ni Joseph, ni Marie, ni personne ne pouvait le faire. Il fallait que ce nom témoigne de ce qu’il est, éternellement, et de l’œuvre qu’il allait accomplir. Aussi Dieu envoya-t-il un ange à Joseph et à Marie pour dire à l’un et à l’autre : « Tu appelleras son nom Jésus », c’est-à-dire : L’Éternel Sauveur, « car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matt. 1:21 ; Luc 1:31).

C’est donc sous ce nom de Jésus (Yeshoua) qu’il a vécu ici-bas et qu’il a été crucifié. « Ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » (Matt. 27:37).

Plus tard, s’adressant à Anne, à Caïphe et aux anciens à Jérusalem, Pierre leur dira : « Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité d’entre les morts... Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4:10-12).

Écrit par : Gédéon | mercredi, 10 octobre 2007

Un site sympa et instructif sur les prénom et nom pour notre amuseur Casimir-Yeschou

http://misskawaii.hautetfort.com/archive/2007/10/10/un-autre-nom.html

Écrit par : Disney | mercredi, 10 octobre 2007

Est-ce que Soeur Blanche-Neige a vu Salò ou les 120 journées de Sodome?

Écrit par : Senso | mercredi, 10 octobre 2007

Yeshoua est un nom commun, porté par une foule de juifs ( il était porté par Barabbas, Mt 27;16 !!! ).

Le Nom, c'est YHWH.
L'hypothèse a été émise que si le Sanhédrin a prononcé l'interdiction sur la prononciation du Nom de Jésus, c'est que ses disciples ne prononçaient pas le Nom de Jésus glorifié comme celui de Jésus sur terre ( Yeshoua ). C'est-à-dire qu'ils osaient prononcer le Tétragramme divin en y ajoutant une lettre au milieu, le Shin. De plus après la Résurrection, Yeshou'a ( prénom commun ) a été transformé en Yeshouah avec un Hé final.

Écrit par : Casimir | mercredi, 10 octobre 2007

Confusion entre Yeschoua et Jéhovah, Casimir.

Écrit par : M.G. | mercredi, 10 octobre 2007

Mais non ! Jéhovah est une erreur de traduction .

Mais comme Casimir est faible du clavier, cf par ex "Gérard Gertoux, Un historique du Nom divin, Ed L'Harmattan, 1999".

Écrit par : Casimir | mercredi, 10 octobre 2007

"Jésus, en Hébreu Yeschoua, ne s'appelait pas Jésus à sa naissance mais Joseph. Il ne prit le nom de Yeschoua qu'au
début de Sa Mission. Yeschoua est le YOD-HÉ-VAW-HÉ auquel on ajoute le son « ch », le Schin Hébreux, qui, par sa puissance, met en mouvement les Quatre Éléments et en permet la manifestation. Ainsi, Yeschoua, est-il décomposé : YOD-HÉ-SCHIN-VAW-HÉ ; cette combinaison de Sons est l'expression de la Divinité ; c'est Dieu manifesté. "

Ce n'est pas un hé final qui marque la divinité de Jésus mais un Shin au milieu de Jéovah (mauvaise traduction si vous voulez de YOD-HÉ-VAW-HÉ )

Écrit par : M.G. | mercredi, 10 octobre 2007

" Indépendamment de notre appréciation de telle ou telle œuvre, l’art est le meilleur argument en faveur de la thèse selon laquelle l’homme est fait à l’image de Dieu."


http://www.editions-verdier.fr/v3/index.php

Et bien voyons! Quand on a besoin de Dieu on va le chercher !

Écrit par : Jacquouille | mercredi, 10 octobre 2007

Je lis ça sur des gens de Verdier : "la fine fleur des esprits tordus"... Là, non. pas d'aaccors. Du tout. Je connais personnellement Jean Yves Masson, plutôt bien même (je ne sais s'il était invité et ne vais pas l'appeler pour ça, mais il est publié chez Verdier, son bouquin apparait quand on clique sur le lien). Traducteur de Yeats, Petrarque, Rilke, (sait aussi Espagnol, Latin, grec ancien et moderne) extraordaire professeur de comparé dont les articles ont une finesse peu commune (cf son article sur le Faustus de T .Mann ou il a su le premier remarquer le codage basé sur Durer), ce chercheur de très haut niveau, nommé à la sorbonne ily a deux ans, poète et romancier est , de plus, un authentique croyant. Peu d'esprit lui arrive à la cheville. Bergougnoux est quant à lui un écrivain de tout première ordre, et il y a gros à parier que ses critiques seront morts très inconnus qu'on le lira encore.

Pour Valérie : ne bondissez pas comme une fliquette sur les cathos. Le coup de l'accusation bidon, on l'a déjà vu. Une seul petite rumeur suffit aux médias pour bondir sur des gens qui ont bien peu l'habitude de fomenter des attentats, c'est le moins qu'on puisse dire. Que veut dire ce style "L'enquête semble s’être définitivement concentrée sur les milieux extrémistes proches des catholiques traditionalistes". Déjà "semble" = on ne sait rien. "Proche", ça veut dire quoi, l'un des incendiaires a un oncle qui va chez les lefèvristes? C'est de l'amalgame. On vient de décapiter une vierge à Limoux, une merveille. Je n'ai pas lu que "l'enquête semble enfin se concentrer vers les milieux beurs extrémistes anti-chrétiens proche d'Al Qaïda". Alors, comprenez qu'on s'énerve,que cette perpétuelle suspicion pour une religion de paix qui n'a tué personne depuis des dizaines d'années, qui a vu se dresser dans ses rangs des chrétiens tels Bernanos ou Mauriac pour défendre l'Espagne républicaine (à tort ou à raison, ce n'est pas le propos) et un père Kolb pour accompagner des enfants à la chambre à gaz, que cette religion, ce christianisme, en ait marre d'être jugé par des cervelles intolérantes qui ne devraient jamais dire : "je pense que" mais "je répète que". Marre de se voir conspuer par des êtres veules comme ce public de Didier Super, 1000 fois plus abject que ce filet de bave, ce public qui applaudirait n'importe quoi, qui moquerait la schoa si c'était présenté dans la même ambiance. Marre des Guignols qui traînent le pape dans la boue et cire les pompes de leur public de beurs, fatigués jusqu'à la nausée d'êtres ridiculisés par des êtres qui ne sont que bassesse. De voir un Laurent Gerra trouver comique la maladie du Pape. Traîner du chrétien dans la boue, ah, acte de courage, rebelle, anar! et 15 000 euros par mois à Canal. Mais pas touche au Rabin, à l'Imam, là le danger est sérieux. Nous sommes aussi des hommes et des femmes, pas des Saint François d'Assises, ce respect dont la société à plein la gueule, nous le demandons, nous l'exigeons pour nous. Nous ne sommes pas nés pour courber l'échine, on a été très patient. Aujourd'hui,il est possible (possible, parce que pour l'instant, on ne sait rien) que certains craquent. Et qu'est ce que c'est à côté des émeutes qui ruinent des régions entières, de ces voitures brûlées, de toute cette armada de haine qui crie "vive Ben Laden". Valérie,vous pourriez vous indigner un peu pour ça aussi, pour les chrétiens terrorisés dans des quartiers où leur pauvres biens sont constamment menacés. Nous sommes en colère, oui. Parce que vous faites ressortir non le meilleur qui est en nous, mais notre colère. Vous nous jugez : toujours coupables, forcément cons et fascistes. Des procès d'intention comme vous n'oseriez en faire à personne d'autre. Alors,ne vous étonnez pas que ce soit notre rage qui s'exhale, quand nous serions si prêt à aimer. Mais pour garder le respect de nous mêmes et l'Amour que nous DEVONS à Dieu - et qu'est qu'un amourqu'on laisse souiller ? - devant ces incessants ricanements de petits haineux, nous crions : assez! Vous nous voulez tolérant? Depuis bien plus d'un siècle, nous le sommes. Aujourd'hui, c'est à vous d'apprendre le respect. Nous n'avons de leçons à recevoir de personnes, nous pouvons même prétendre à en donner.

PS. Ecrit vite, pardon pour les fautes.

Écrit par : Restif | mercredi, 10 octobre 2007

Le bouddhisme bien qu'il aime à se parer d'oripeaux exotiques, n'a pas plus de considération pour les femmes que ses collègues mono ou polythéistes. Seule sa distance des sociétés européennes semble lui conférer une aura de respectabilité, la lecture des textes ne la justifiant pas.

Raoul Vaneigem rappelle dans son livre De l'inhumanité de la religion (page 113) :

"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d'émancipation, il n'est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme:

L'attirance pour une femme vient surtout
De la pensée que son corps est pur
Mais il n'y a rien de pur
Dans le corps d'une femme

De même qu'un vase décoré rempli d'ordures
Peut plaire aux idiots
De même l'ignorant, l'insensé
Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps
Avec ses trous excrétant les éléments,
Est appelée par les stupides
Un objet de plaisir".


Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :



"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme: «Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l'eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu'elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j'ai conseillé aux disciples d'éviter les femmes.»"


Ce n'est qu'à contrecœur que le bouddha accepta des nonnes dans sa communauté, en leur imposant toutefois huit règles très contraignantes pour les maintenir dans un état d'infériorité.

Écrit par : Lydonut | mercredi, 10 octobre 2007

c'est pas les intégristes des fois qui ont endommagés la toile à Monnet,
Et c'est pas une intégriste des fois qui a mis sa bouche pleine de rouges à lèvres sur la toile qe quel belu Déjà?

Restif merci pour la synthèse

Écrit par : Jacquouille | mercredi, 10 octobre 2007

Si Abraham a montré une réelle virtuosité dans la reproduction divinement assistée, Jacob, son petit fils, en suivit les préceptes avec encore plus de succès. Jacob sut exploiter toutes les ressources de la polygamie que son grand père n'aurait certainement pas dénigrées. Et le bilan est éloquent: un père, Jacob, quatre femme dont deux légitimes, treize enfants.

Les esprits mauvais imagineront immédiatement que ces treize rejetons furent exclusivement des fils mais la mansuétude divine prendra en défaut ces blasphémateurs: le treizième enfant est une fille, résidu inutile d'une procréation abondante dont la finalité était uniquement la création d'Israël. Les douze garçons seront les chefs des douze tribus d'Israël. Objets de consommation épisodique, les quatre femmes de Jacob ne sont que des utérus dont les souhaits, les angoisses, les personnalités n'intéressent pas les rédacteurs multiples de la Genèse. Il est à noter qu'une femme est mentionnée d'autant plus longtemps qu'elle est fertile; le sort des épouses stériles étant expédié en quelques lignes (jamais il n'est question de stérilité masculine ce qui participe précisément de la culpabilisation systématique de la femme).

Pourtant, certaines d'entre elles ont droit à quelque apparition sans rôle reproductif. La condamnation n'en est que plus ferme où les seuls traits féminins se résument au commerce de leur sexualité (Genèse 19, 6) et à la séduction perfide comme compagne du mensonge (Genèse 39, 7-20).

Mais la perversité féminine éclate aussi dans la seule fonction reproductrice que lui reconnaît la Bible, preuve que la nocivité intrinsèque de la femme s'insinue même dans ce qui devrait la grandir. Loth, neveu d'Abraham, a deux filles célibataires. Soucieuses de procréer, elles enivrent leur père et, par l'inceste, parviennent à leurs fins.

La Bible n'est donc qu'un ouvrage abject et répugnant, incarnation d'un machisme religieux pour lequel une femme ne reçoit de statut que dans la maternité.

Écrit par : Eva | mercredi, 10 octobre 2007

Mais non Jacquouille c'est Lapinos !!

Écrit par : Senso | mercredi, 10 octobre 2007

"Valérie : ne bondissez pas comme une fliquette sur les cathos !" Mais nous ne la savions pas si agile la fillette - peut-être possède-t-elle une souplesse cachée acquise dans les stages de bouddhisme tantrique, allez savoir ?

Écrit par : Tchozy | mercredi, 10 octobre 2007

C'est la crème allégée! Les bobos elles allègent tout même la réflexion! C'est dire!

Écrit par : Senso | mercredi, 10 octobre 2007

Eva tout doux ma grande, où l'on va voir rouge ! Votre exégèse est très limite, teintée d'une mauvaise foi sans borne, on sent en vous le vieux relent de haine féminine recuite. Replongez-vous dans la lecture du Livre Divin avec un esprit moins étroitement partisan, vous y découvrirez certains mystères fondamentaux.

Écrit par : Hector | mercredi, 10 octobre 2007

Lapinos?

Écrit par : Jacquouille | mercredi, 10 octobre 2007

Et ça c'est de l'exégèse limite grosse pomme : "Sois béni, Seigneur notre Dieu, Roi de l'Univers, qui ne m'as pas fait femme", une des prières que tout bon juif doit prononcer chaque matin !

Écrit par : Eva | mercredi, 10 octobre 2007

Mon pauvre Hector, maintenant les femmes il ne leur manque plus que la barbe!
Lisez-moi ce style vulgaire!

Écrit par : Jacquouille | mercredi, 10 octobre 2007

La vulgarité mon ami c'est la réduction de la femme chrétienne à un ventre.

Destinée à procréer, elle reste soumise à son mari comme son mari est le sujet du Christ, lui-même fils de Dieu. Le christianisme est très fervent de ce genre de classement rapide des personnes et des valeurs.

L'ordre est donné en (1 Cor 11, 3) : "Le Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ" (traduction de Pierre de Beaumont, Fayard Mame, 1973).

Afin que le message soit bien entendu, le Nouveau Testament réaffirme ces vues scandaleuses en (Ephé 6, 21-24) : "Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l'église, son corps, dont il est le sauveur. L'église est tout dévouement au Christ, qu'il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari." La femme est au service de l'homme (Colo 3, 18) : "Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur".


La relégation de la femme au rang de servante prend des accents musulmans en (1 Cor 11, 5-6) lorsque le port du voile s'impose comme unique solution à la perversité féminine : "Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés." Et plus loin, en (1 Cor 11, 10) : "C'est pourquoi la femme doit avoir la tête couverte, signe de sa dépendance par respect des messagers de Dieu".

C'est donc au nom du respect que les femmes chrétiennes, comme les musulmanes, se voient imposer le port d'un torchon infamant, signe du machisme intrinsèque à toute religion

Écrit par : Eva | mercredi, 10 octobre 2007

Que voilà un heureux rappel de sains principes traditionnels par cette fiévreuse "Eva" au nom prédestiné !

Merci délicieuse créature de tout droit sortie de l'Eden, véritable furie militante versée dans l'Ecriture, pour vos précisions - que tardons-nous d'ailleurs à être fidèles à la Parole de Dieu et vous imposer d'avoir la tête couverte lorsque vous paradez impudiquement lors de la gay pride !

Écrit par : Zak | mercredi, 10 octobre 2007

Merci Restif pour votre passage et votre commentaire que je trouve très touchant, et que je comprends parfaitement.
Je suis très respectueuse de toutes les religions, de quelque terreau elles en soient issue (j'ai moi-même été élevée dans une famille de paysans mennonites, voyez-vous), et je n’apprécie les insultes sous aucune forme et d’où qu’elles proviennent, croyez-moi. J’avoue que je n’aurais pas cru qu’une plaisanterie grossière telle que « montre ta tête pour voir si elle est décapitable », puisse être associée à l’idée d’une vierge décapitée par exemple. Il est vrai qu’on est en France, et que la tension puisse être aussi vive ici me laisse perplexe.
Ne faisant moi-même aucun amalgame lorsque je saluais le passage d'Alayn, voyant alors en lui simplement la franchouille et gaillarde humeur qui le menait ici, je n'aurais en l'occurrence pas cru que l'on puisse de même m'associer à ses propos.
Bonne leçon pour moi quoi qu'il en soit.

Écrit par : Valérie | mercredi, 10 octobre 2007

J'oubliais de préciser que si je venais ici (en triant le bon grain de l'ivraie), j'y appréciais beaucoup les interrogations suscitées.
Sincèrement,

Écrit par : Valérie | mercredi, 10 octobre 2007

"voyant alors en lui simplement la franchouille et gaillarde humeur qui le menait ici" ; franchouille sans aucun doute Valérie, gaillarde humeur c'est plus discutable, mais que vous n'ayez pas vivement réagi, d'autant pour quelqu'un ayant bénéficié d'une éducation menonnite, aux inacceptables et grossiers blasphèmes contre la religion chrétienne du peu respectable anarchiste témoignant d'un manque scandaleux d'intelligence et de sensibilité spirituelle, me surprend tout de même de votre part...

Écrit par : Hector | mercredi, 10 octobre 2007

On en finit plus de découvrir scandales sur scandales dans le bouddhisme, miné par une sorte de maladie contagieuse de dépravation sexuelle s'étant abattue sur les maîtres du Dharma.

En décembre 1995, le premier procès historique contre un enseignant Bouddhiste a dû être résolu par une médiation.

Le procès, qui avait commencé en novembre 1994, contre le Lama Sogyal Rimpoche, l’accusait d’avoir incité, pendant 19 ans, ses étudiantes à avoir des rapports sexuels avec lui, « profitant de leur vulnérabilité et de la croyance qu’elles atteindraient l’illumination en servant les besoins sexuels et autres besoins de leur maître Sogyal ».

La défense de Sogyal a suggéré un règlement financier à l’amiable, accepté par les plaignantes ; il est certain que la réputation d’ascétisme du bouddhisme a été considérablement amoindrie après cette affaire.

Le bouddhisme, avec les affaires d’abus sexuels comme l’Islam avec le problème du terrorisme, la conscience collective est progressivement et efficacement conduite à une sorte d'examen critique de la prétendue "voie" de l'illumination...

Écrit par : Lassam | mercredi, 10 octobre 2007

Valérie,j'apprécie votre message. Les échanges sur un Blog ne font pas toujours ressortir ce qu'il ya de meilleur en nous. Quoi qu'il en soit, une parole authentique de paix me touchera toujours. Je sais que la colère n'est pas toujours bonne conseillère, mais que vous ayez sû comprendre cellle-ci, ses raisons d'être et pourquoi elle existe me rassure.
Je ne vous confond pas avec Alayn, qui a parlé un langage de haine. Vous êtes sensible, vous comprendrez donc que beaucoup se sentent journellement blessés dans ce qui est pour eux une chose sans prix. Je ne parle même pas du dogme. Mais de ces souvenirs qui nous sont si chers. De ces tendresses, de nos élans...tant de choses pour lesquelles je n'ai pas de mots.
Mais vous connaissez tout cela. J'ai regretté que les "intégristes" - ces monstres assoifés de sang et de corps d'enfants comme chacun sait - soit aussitôt désignés. Ce sont mes frères, même si mon Eglise n'est pas tout à fait la leur. Mais vous avez prononcé, de plein grès, ce mot de "respect". Et nous ne demandons pas plus. (Enfin je dis"nous" peut être devrais-je écrire "je"? Quelque chose me dit pourtant que je peux oser ce "nous". Voilà et -sans la moindre ironie - que Dieu vous garde Valérie.

Ps " Que cette femme est Mennonite/ Ses vêtements et ses fleurs n'ont pas de boutons/ Il en manque deux à mon veston. La dame et moi suivons presque le même rite. ( Apollinaire)

Écrit par : Restif | mercredi, 10 octobre 2007

Quelques détails sur le maître tibétain tantrique :

Né au Kham, dans l’est du Tibet, Sogyal Rinpoché fut reconnu comme l’incarnation de Lérab Lingpa Tertön Sogyal, un maître du 13ème Dalaï-Lama, par Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö lui-même, un des maîtres les plus extraordinaires du 20ème siècle. Jamyang Khyentsé dirigea son éducation et l’éleva comme son propre fils.

En 1971, Rinpoché partit en Angleterre et étudia les religions comparées à l’université de Cambridge. Il poursuivit ses études avec de nombreux maîtres appartenant à toutes les écoles du bouddhisme tibétain, en particulier Kyabdjé Dudjom Rinpoché et Kyabdjé Dilgo Khyentsé Rinpoché, dont il fut le traducteur et l’assistant.

Sogyal Rinpoché possède le don tout particulier de présenter l’essence du bouddhisme tibétain d’une façon à la fois authentique et profondément appropriée au monde contemporain ; c’est l’un des maîtres les plus renommés de notre temps.

Il est aussi l’auteur du remarquable ouvrage Le Livre Tibétain de La Vie et de la Mort. Ce classique de la littérature spirituelle a été traduit en 29 langues et vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans 56 pays. Il a été adopté par des lycées et des universités, ainsi que divers groupes et institutions aussi bien médicales que religieuses ; les médecins, infirmières et professionnels de la santé l’utilisent largement. Rinpoché est aussi le fondateur et le directeur spirituel de Rigpa, un réseau international de 82 centres et groupes bouddhistes dans 15 pays à travers le monde. Rinpoché enseigne depuis plus de 30 ans, et continue de voyager en Europe, en Amérique, en Australie et en Asie ; il s’adresse à des milliers de personnes lors de ses tournées d’enseignements et retraites.


"Apprendre à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous accorder dans cette vie. En effet, seule la méditation vous permettra de partir à la découverte de votre vraie nature et de trouver ainsi la stabilité et l’assurance nécessaires pour vivre bien. La méditation est la route qui mène vers l’éveil."

Sogyal Rinpoché

Écrit par : Lassam | mercredi, 10 octobre 2007

Un principe du grand sage qu'il appliqua avec une grande constance auprès de ses disciples féminins !


«Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent plutôt que ne pas leur faire ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse.»


[ Sogyal Rinpoché ] - Le livre tibétain de la vie et de la mort

Écrit par : Ghijd | mercredi, 10 octobre 2007

Véronique Jannot, comédienne, explique sa rencontre avec le bouddhisme et Sogyal Rinpoché !


Sofia Stril-Rever : Véronique Jannot, comment avez-vous rencontré le bouddhisme ?

Véronique Jannot : Comme tout dans ma vie, c’est à travers une amitié que s’est fait la rencontre avec la philosophie bouddhiste. Il y a environ une quinzaine d’années, une personne proche souffrait d’un grave problème de santé et je l’ai vue lutter contre la maladie en s’aidant de la pratique du bouddhisme. Elle récitait entre autre une phrase, un mantra... Sans connaître les mots mais avec une vague notion du sens, je me suis mise à le répéter. La récitation de ce mantra me faisait du bien. Et cette petite phrase est devenue la première pierre du chemin...

Il y a eu aussi d’autres amis et des lectures, comme ce livre magique de Khalil Gibran : le prophète, qui je crois ouvre la porte du cœur. Un ami m’a fait lire « les chemins de la sagesse » d’Arnaud Desjardins, un livre dans lequel est consigné un itinéraire intérieur profond et sensible avec des lamas tibétains . Plus tard, j’ai lu « Le livre Tibétain de la vie et de la mort » de Sogyal rinpoche. Tous ces livres étaient différents et cependant j’y trouvais un message qui me paraissait profondément semblable.

Un jour ce même ami qui m’avait offert les chemins de la sagesse m’a parlé de son maître, qui n’était autre que Sogyal rinpoché, l’auteur de ce livre que j’avais adoré, et m’a proposé de venir avec lui écouter un enseignement. Il y avait dans ses propos tout ce que j’avais besoin d’entendre... Les interrogations, les réponses. Ou plutôt les clés pour trouver ses propres réponses.

S S R : Cet enseignement de Sogyal rinpoche, c’était comme un miroir ?

V J : C’était un miroir qui reflétait l’image de la vie, mais c’était aussi beaucoup plus qu’un miroir. C’était le langage de la vie dans la bouche d’un maître éveillé. Sogyal rinpoche n’est pas à l’écart, derrière les murs d’un monastère, il vit avec le samsara avec les problèmes concrets de la vie, problèmes d’argent, de relations, de personnes. Et il a la faculté de transcender toutes les situations paradoxales de l’existence, en réussissant à exprimer leur sens profond à travers des images.

D’une certaine façon, Sogyal Rinpoche me fait penser à Hubert Reeves, l’astronome. Ils ont tous deux ce talent d’exprimer avec une simplicité déconcertante les choses les plus compliquées... On se sent intelligent quand on les écoute. Jusqu’au lendemain matin où on a l’impression d’avoir tout perdu, tout oublié ! alors que tout paraissait si limpide, si clair, si facile...

Sogyal Rinpoche réussit à parler avec les mots du cœur et à exprimer le sens de la vie de manière sensible. C’est un maître que je vénère, que je respecte, qui m’a donné des clefs essentielles pour mieux vivre. Son enseignement est fait de mots autant que d’images. Il y a pour ainsi dire un double effet, car on entend et on voit en l’écoutant. Il parle une langue qui ressemble à un dessin et les empreintes de son enseignement se déposent dans notre mémoire visuelle autant que dans notre mémoire auditive.

S S R : Y-a-t-il une image qui vous a frappée et que vous avez retenue plus particulièrement ?

V J : Lors d’un de ses derniers enseignement il parlait de la nature de l’esprit et de ce qui pouvait le voiler, comme nos contradictions, nos colères, nos chagrins, nos envies. Il l’a comparé au ciel et aux nuages, en disant que ce n’est pas parce que le ciel est obscurci par les nuages et que le plafond est bas, que la nature du ciel a changé. Il n’est que momentanément encombré. Il suffit de prendre l’avion, de s’élever au-dessus des nuages pour prendre conscience qu’au-dessus des perturbations, le ciel est là, intact, telle la nature profonde de l’esprit.

Quand il donne l’exemple de l’eau, pour expliquer qu’il ne faut jamais chercher à saisir.. Si l’on tente de saisir l’eau, elle s’échappera toujours, alors que si l’on tourne sa main vers le ciel et qu’on la laisse se déposer dans la paume de notre main, elle restera...

Mais ce n’est pas seulement le fait de dire les choses, c’est encore une fois la façon de les dire. Avec tant de chaleur, d’humour et d’amour ! Rien n’est banal. Je me souviens de la première fois où rinpoche m’a pris la main. J’ai ressenti quelque chose de très fort. Bien au-delà d’un simple contact. Quand Rinpoche est là il n’est pas ailleurs. Il est ici et maintenant avec nous. On le ressent dans le geste et le regard.

Écrit par : Hatsarm | mercredi, 10 octobre 2007

Ah ! les femmes, c'est fou ce qu'elles ont les mains sensibles !


"Je me souviens de la première fois où rinpoche m’a pris la main. J’ai ressenti quelque chose de très fort. Bien au-delà d’un simple contact. Quand Rinpoche est là il n’est pas ailleurs. Il est ici et maintenant avec nous. On le ressent dans le geste et le regard."

Véronique Jannot

Écrit par : Felix | mercredi, 10 octobre 2007

Et d'une perspicacité métaphysique renversante : "Quand Rinpoche est là il n’est pas ailleurs"...

Ce bon Monsieur Jacques de Chabannes Seigneur de La Palice, était donc un bouddhiste sans le savoir ! Que diable allons-nous chercher en Orient...

Écrit par : Illumen | mercredi, 10 octobre 2007

Où est ton trésor, là aussi sera ton cœur (Mt 6,21).

Si Véronique Jannot avait cherché dans sa religion elle aurait trouvé un jour la prière du coeur; quand on cherche on trouve!!

Ainsi cette dame qui a pignon sur rue évangélise les lectrices du Pélerin, Veillées des chaumières et autres magazines soit disant catholique!
Mon Dieu, mon Dieu jusquoù allons-nous aller?!!

Écrit par : Laurence | mercredi, 10 octobre 2007

Je connais bien le milieu du bouddhisme en France pour y avoir été impliqué pendant 15 ans de suite. Je ne tiendrai pas publiquement le discours que vous diffusez ici, mais certains de vos commentaires sont hélas exacts.

Je viens d'être dirigé sur votre blog en cherchant des liens sur le web en relation avec le bouddhisme, et je tombe avec surprise sur des avis concernant Sogyal Rinpoché.

Or j'ai beaucoup accompagné Sogyal Rinpoché qui est un des hiérarques tibétains les plus courus. Comme beaucoup de lamas nygmapas, il est en prise avec les méthodes modernes de gestion et le marketing à l'américaine, n'hésitant pas à lancer de grandes souscriptions pour acquérir tantot un immense terrain près de Montpellier pour y construire un centre de semi-retraite, tantot un complexe immobilier susceptible de constituer un centre d'accueil parisien. C'est à croire que pour lui la "crise" n'existe pas...

La parution de son Livre Tibétain de la Vie et de la Mort a contribué à étendre son rayonnement.

Sans doute cet ouvrage a t-il eu le mérite d'inciter quelques occidentaux à se confronter avec l'idée de leur propre mort et en cela il est sans doute très utile mais il nous a semblé que l'auteur a un peu trop simplifié tout ce qui se rapporte aux techniques de Poha en proposant des simplification baclées ayant un peu trop tendance à banaliser cette redoutable question qu'il s'est efforcé de traîter. Mais peut-être s'agit-il de "moyens habiles", les seuls qui soient adaptées aux carences présentes de notre société...

Quant à la "petite histoire", il n'y a pas si longtemps, Lama Sogyal était effectivement réputé pour défoncer les portes des chambres d'hôtel quand une jeune femme lui plaisait mais peut-être s'agit-il d'une méthode tibétaine pour lutter contre la frigidité.

Quoiqu'il en soit, c'est peut-être là le seul trait non américain de ce hiérarque réputé pour avoir été un adepte du "harcèlement sexuel"... Quand à la teneur de ses conférences, ses passages réguliers n'apporte rien de bien nouveau dans le propos et il semble qu'il n'en finisse pas de manager le succès de son livre.

Bien que non chrétien je vous invite à continuer votre travail de clarification...

Écrit par : KM | mercredi, 10 octobre 2007

Le témoignage de mon ami KM, bien connu dans les milieus du bouddhisme tibétain, m'incite à vous faire partager mon expérience plus que négative.

J'ai fais ma première retraite, alors que très désargenté et au chomage depuis plusieurs années, auprés de Namkhai Norbu à Mérigar en 1992. Aprés avoir installé ma tente en la camouflant soigneusement, j'écoutais les premiers enseignements sur "la Base de Santi Maha Sangha", première étape du cursus mis au point par ce maître. J'étais trés heureux, porté par la vision de cet homme charismatique. Bon, c'est vrai, la nuit je me les gelais grave : j'avais sorti tout le contenu de mon sac - même les slips - pour me réchauffer. J'avais beau essayer de mettre en pratique les instructions sur la Chaleur Intérieure (une version simplifiée, certes), rien n'y faisais. De plus, il n'y avait pas moyen de prendre une douche, et un seul repas par jour : une semaine à la tibétaine ! Mais l'ambiance était sympathique et solidaire. Seulement, tout cela me semblait un brin trop formel.

A la retraite d'Orléan, en 1994, Namkhai Norbu nous parla longuement des "Gardiens". Ce sont des Bouddhas censés protéger les pratiquants. Mais s'adresser à eux est, pour diverses raisons, réputé être une tache dangereuse. Les pratiques qui leur sont consacrées sont donc longues et complexes. Aprés plusieurs années de réflexion sur la question, j'en vins à la conclusion que ces choses-là n'étaient pas pour moi. Certes, je sens la force des rituels, et j'apprécie de m'y plonger, mais cela reste une mise en scène symbolique, plus encore en ce qui concerne les Gardiens, les esprits et les rituels "violents" ou magiques en général. Surtout, cela me touche infiniement moins que les textes Dzogchen. Je décidais donc de ne garder qu'eux et, par respect pour Namkhai Norbu, qui nous demandais de croire que ces gardiens n'étaient pas QUE des personnifications mais aussi des personnes bien réelles, je cessais d'aller à ses retraites.


En 1995, je participais à ma dernière retraite bouddhiste : la transmission du Nyingthig Yabshi par Pénor Rimpoché à Lérab Ling.

Lérab Ling, c'est un peu comme le Titanic : tout en haut, il y a les cabines individuelles pour les riches, et tout en bas, il y a des tranchées dégagées au bulldozer. Une vraie mise en espace du samsâra français. Moi, évidement, j'avais la dernière place, tout au bout de la dernière rangée. N'empêche, j'ai bien rigolé. Le chemin de terre avait tendance, malgré la présence des arbres qui nous entouraient, à glisser lentement mais surement vers la rivière en contrebas. Chaque soir, je racommodais donc discretement mon lopin de terre avec les pieds, en plantant ici et là des bouts de bois.

En fait, ces opérations paysagères m'intéressaient plus que les enseignements : la plupart du temps, Sogyal Rimpoché nous faisais son show, ou bien il fallait réciter des prières en tibétain translitéré des heures durant. Sogyal Rimpoché, c'est le Garcimore du Vajrayâna. Symphatique et jovial : "Hey men, yes, we have coooosmmic eeeeeegooo.... yes ! hi hi hi ! Look, you don't feel something ? Like something has changed with me, yeah ? Don't you feel this difference now ? Hi hi hi !": en fait, il venait de finir une retraire "solitaire" et faisait allusion aux Accomplissements Spirituels qu'il avait atteint depuis. Pour être clair, il ajoutait : "You know, I prefer to teach you every day, rather than Khenpo [Namdrol, disciple érudit du "vrai" Sogyal], because, you know, for you I'm the Door to the Teachings, yeah... No ? Hi hi hi !".

Et effectivement, seule une fraction des enseignements de Pénor Rimpoché fut traduite par Sogyal . Pénor nous montra les postures pour Thögal (dont celle de l'éléphant : je vous laisse imaginer !), mais personne n'expliqua aux gens présents de quoi il s'agissait. On nous réparti en petits groupes, avec des "anciens", pour nous expliquer les choses "plus en détail". Le type de mon groupe n'y connaissait pas grand'chose, où bien il ne voulait pas. Je proposais qu'on lise, au moins, la traduction du chapitre V du Miroir du Coeur de Vajrasattva, par P. Cornu et publiée au Seuil.

Ce chapitre décrit précisément les rituels d'initiation auquels nous étions censé participer, mais non, rien n'y fît. Une dame posa alors une question du genre "Mais alors, on est bien dans un centre bouddhiste, ici?", et le type fûr ravi de l'informer.

Ce qui m'a un peu chagriné, c'est l'ambiance radine : il fallait attendre une heure pour avoir une assiette de nouille, et on avait presque pas d'eau, alors que le tarif était celui d'un club touristique !

En revanche, voici ce qui m'a durablement interpelé : un matin, je surpris une conversation dans le secrétariat. Une jeune femme était là, face à un membre du staff. Elle n'avait pas de quoi régler la totalité de la somme pour la "retraite". Elle expliqua qu'elle était seule, avec sa petite fille. Le type ne voulut rien entendre. Il dit, textuellement : "Soit vous payez tout, soit vous partez". Du coup je fus, moi aussi, trés heureux de quitter ce lieu....et de m'éloigner également du bouddhisme en général.

Écrit par : Jacques | mercredi, 10 octobre 2007

Dans les questions d'honneur, il n'y a de vrai et de décisif que les coups de pied au cul !

Écrit par : Leon Bloy | mercredi, 10 octobre 2007

Ainsi cette dame qui a pignon sur rue évangélise les lectrices du Pélerin, Veillées des chaumières et autres magazines soit disant catholique!
Mon Dieu, mon Dieu jusquoù allons-nous aller?!!

Laurence,
Comme il existe le politiquement correct, s'est ainsi développé le religieusement correct. Sous prétexte d'ouverture, nos églises célèbreront de plus en plus de cultes étrangers aux christianisme. Nos évêques en font tellement dans ce sens que bientôt, certains paroissiens finiront par croire que "tout est dans tout" (et vis versa).
On voit déjà des prêtres pratiquer le bouddhisme, l'hindouisme et bientôt le soufisme !
Il est donc normal que la presse se vautre dans ce sens.

Patience Laurence, cela ne peut que finir !

Écrit par : M.G. | jeudi, 11 octobre 2007

Epître de Paul à Timothée :
« Sache bien ceci : dans les derniers jours surviendront des temps difficiles. Les hommes en effet, seront égoïstes, âpres au gain, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, sans cœur, implacables, médisants, sans discipline, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l'orgueil, amis des plaisirs plutôt qu'amis de Dieu ; ils garderont les apparences de la piété, mais en auront renié la puissance. »

Message de la Salette
Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret, vous pourrez le publier en 1858.

Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté.
Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils !
Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à l'Eternel en faveur du Monde.
Dieu va frapper d'une manière sans exemple.
Malheur aux habitants de la Terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.
Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le Démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux Diable traînera avec sa queue pour les faire périr.
Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales : Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.
La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements ; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire le calice de la colère divine.

Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ;
je serai avec lui.
Qu'il se méfie de Napoléon ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.

L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur des Seigneurs ; aussi elle sera livrée à la guerre, le sang coulera de tous les côtés ; les églises seront fermées ou profanées.
Les prêtres, les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d'une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion, sera grand ; parmi ces personnes, il se trouvera même des évêques.
Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracle, car le temps est venu où les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la Terre et dans les airs.
En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'Enfer : ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu ; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.

Les mauvais livres abonderont sur la Terre et les Esprits des Ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des Eglises pour servir ces Esprits. Des personnes seront transportées d'un lieu à un autre par ces Esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l'Evangile, qui est un esprit d'humilité, de charité et de zèle pour la gloire de Dieu.
On fera ressusciter des morts et des justes (c'est-à-dire que ces morts prendront la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la Terre afin de mieux séduire les hommes ; ces soi-disant morts ressuscités, qui ne seront autre chose que le Démon sous ces figures, prêcheront un autre Evangile contraire à celui du vrai Jésus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore, les âmes des damnés. Toutes ces âmes paraîtront comme unies à leurs corps).

Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est éteinte et que la fausse lumière éclaire le Monde.

Malheur aux Princes de l'Eglise qui ne seront occupés qu'à entasser richesses sur richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil ! Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que pour un temps, l'Eglise sera livrée à de grandes persécutions : ce sera le temps des Ténèbres ; l'Eglise aura une crise affreuse.
La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables.
On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ;
on ne verra qu'homicide, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.
Le Saint Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice.
Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur… ne verra le triomphe de l'Eglise de Dieu.
Dans l'année 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les couvents, les fleurs de l'Eglise seront putréfiées et le Démon se rendra comme le roi des cœurs.
Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le Démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au péché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la Terre.



Evénements prochains



La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre ; le sang coulera dans les rues ; le Français se battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien ; ensuite il y aura une guerre générale qui sera épouvantable.
Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie parce que l'Evangile de Jésus-Christ n'est plus connu.
Les méchants déploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons.
Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d'épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des Cieux.
Paris sera brûlée et Marseille engloutie ; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphèmes. Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leur pénitence et leurs larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.
Alors, Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort.

Tout à coup, les persécuteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront, et la Terre deviendra comme un désert.
Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout.
Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise, qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ.
L'Evangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès dans la foi, parce qu'il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.
Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue : vingt-cinq ans d'abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la Terre.









Evénements lointains




Un avant-coureur de l'Antéchrist, avec ses troupes de plusieurs nations combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du Monde ; il répandra beaucoup de sang et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un dieu. La Terre sera frappée de toutes sortes de plaies (outre la peste et la famine qui seront générales) ; il y aura des guerres jusqu'à la dernière guerre qui sera alors faite par les dix rois de l'Antéchrist, lesquels rois auront tous un même dessein et seront les seuls qui gouverneront le Monde.
Avant que ceci arrive, il y aura une espèce de fausse paix dans le Monde ; on ne pensera qu'à se divertir ; les méchants se livreront à toutes sortes de péchés ; mais les enfants de la Sainte Eglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs, croîtront dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus chères.
Heureuses les âmes humbles, conduites par l'Esprit Saint ! Je combattrai avec elles jusqu'à ce qu'elles arrivent à la plénitude de l'âge.
La nature demande vengeance pour les hommes et elle frémit d'épouvante dans l'attente de ce qui doit arriver à la Terre souillée de crimes.
Tremblez, Terre, et vous qui faites profession de servir Jésus-Christ, et qui au-dedans vous adorez vous-mêmes ; tremblez, car Dieu va vous livrer à son ennemi parce que les lieux saints sont dans la corruption : beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d'Asmodée et des siens.
Ce sera pendant ce temps que naîtra l'Antéchrist, d'une religieuse hébraïque, d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître de l'impureté ; son père sera évêque. En naissant, il vomira des blasphèmes, il aura des dents ; en un mot ce sera le Diable incarné ; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d'impuretés.
Il aura des frères qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants de mal ; à douze ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront ; bientôt, ils seront chacun à la tête des armées, assistés par des légions de l'Enfer.

Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu'une faible lumière rougeâtre ; l'eau et le feu donneront au globe de la Terre des mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes…

Rome perdra sa foi et deviendra le siège de l'Antéchrist.
Les démons de l'air avec l'Antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus.

Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ; l'Evangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité !
J'adresse un pressant appel à la Terre ; j'appelle les vrais disciples de Dieu vivant et régnant dans les Cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon Esprit.
Il est temps qu'ils sortent et viennent éclairer la Terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheur. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l'honneur de Jésus-Christ.
Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez, car voici le temps des temps, la fin des fins.
L'Eglise sera éclipsée, le Monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu et beaucoup d'âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l'Antéchrist.
Malheur aux habitants de la Terre ! Il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d'une grêle effroyable d'animaux ; des tonnerres qui ébranleront des villes ; des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les airs ; les hommes se battront la tête contre les murailles ; ils appelleront la mort, et, d'un autre côté, la mort sera leur supplice : le sang coulera de tous côtés.







Qui pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'épreuve ?



Par le sang, les larmes et les prières des Justes, Dieu se laissera fléchir ; Enoch et Elie seront mis à mort ; Rome, païenne, disparaîtra ; le feu du Ciel tombera et consumera trois villes ; tout l'univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu'ils n'ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux.

Il est temps : le soleil s'obscurcit, la foi seule vivra.
Voici le temps : l'abîme s'ouvre.

Voici le roi des rois des Ténèbres,
voici la Bête avec ses sujets se disant le Sauveur du Monde. Il s'élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel. Il sera étouffé par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la Terre qui depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l'Enfer.
Alors, l'eau et le feu purifieront la Terre et consumeront toutes les œuvres de l'orgueil de l'homme… et tout sera renouvelé.

Dieu sera servi et glorifié.

Écrit par : Ephphata | jeudi, 11 octobre 2007

Oh là les intégristes ça devrait vous plaire

LE DIEU METIS!!

http://www.cjf.qc.ca/relations/archives/themes/textes/bible/bibl_ela_1104.htm

Écrit par : Golias | jeudi, 11 octobre 2007

Afin de poursuivre le débat un article consacré à "La nuit sexuelle" (quel titre) par l'immonde Golias!

Merci d'apporter de l'eau à notre moulin!



le 6 août
Golias a déjà fait état des tensions croustillantes suscitées par la cohabitation, à Lagrasse, d’un festival culturel sur le thème de la "nuit sexuelle" avec la présence orante de religieux de tendance traditionaliste, les chanoines réguliers de la Mère de Dieu fondés jadis par Mgr Wladimir de Saint Jean.

En ce début d’août, le site d’un grand intérêt patrimonial va retentir des cris sulfureux que laissent entendre les films "Salo" et "les 120 journées de Sodome" ou l’élan langoureux de l’"Empire des Sens" d’Oshima. Ce dernier film sera d’ailleurs projeté dans l’ancienne cuisine des moines, à destination des participants au banquet du livre.

Chaque année, une manifestation culturelle annuelle de grande qualité et de haut niveau est programmée l’été. Cette année, le thème retenu est "la nuit sexuelle", un thème inspiré par le romancier Pascal Quignard . Ce dernier est l’auteur d’un livre best-seller, à mon avis un chef d’oeuvre de culture et de psychologie, "le sexe et l’effroi".

Les activités culturelles se déroulent dans la partie de l’Abbaye qui dépend du Conseil Général, une autre partie appartient à la communauté des Chanoines réguliers de la mère de Dieu installée depuis 2004 et qui célèbre la messe en latin selon le rite de Saint Pie V.

En fait, les pieuses âmes qui fréquentent les offices des bons pères sont beaucoup plus choqués que les religieux eux-mêmes. Ils y voient une profanation des saint lieux. L’organisateur des journées, Jean-Michel Mariou, tient à rappeler que ces dernières n’ont pas pour visée de provoquer qui que ce soit : "nous proposons sur la base du programme établi par Pascal Quignard, des réflexions littéraires et philosophiques sur le rapport des hommes avec la sexualité, avec leur propre origine". Il est d’autant plus ridicule d’imaginer que ces journées auraient pour but d’"embêter les moines" que cette rencontre annuelle existe depuis plus longtemps et que les moines se sont installés en connaissance de cause.

Derrière ces polémiques tragi-comiques autour de "la nuit sexuelle" il faut deviner un feuilleton récurrent : celui des tensions entre le Conseil général et les religieux qui ont en quelque sorte "dynamiser le circuit touristique" selon la critique adressée par le président socialiste du Conseil général de l’aude, Marcel Rainaud, car le règlement intérieur de communauté limite l’accessibilité aux touristes de lieux attractifs. En outre, Marcel Rainaud se dit perplexe au sujet de la capacité financière des moines à entretenir correctement ce patrimoine.

Écrit par : Ephphata | jeudi, 11 octobre 2007

A l' Amour et aux causes désespérées ! :
http://www.radioblogclub.fr/open/82983/les_anarchistes/L%3FFerr%3F%20Les%20anarchistes

Écrit par : Valérie | jeudi, 11 octobre 2007

A IDC: désolé comtesse censeuse !

Écrit par : Alayn | jeudi, 11 octobre 2007

Bien que fort pressé, je ne résiste pas à l’envie de vider cette vieille vessie Voltairienne dont on nous ressort pour lé énième fois la sacro-sainte devise : « Je ne partage pas vos idées, pourtant je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer ». Hors, le braillard d’« écrasons l’infâme » - autre sainte devise de cet apôtre de la tolérance qui devait si bien inspirer les éradicateurs révolutionnaires qui détruisirent les tombeaux des rois et brûlèrent maintes œuvres d’art sacrées, lançant une mode politique appelée à se développer avec le succès qu’on sait – ce Voltaire est, il faut le dire, une authentique ordure. Ce fils de grand bourgeois, richissime, n‘hésita pas à placer partie de sa fortune dans le trafic de « bois d’ébène ». Ce négrier fut de plus antisémite (« Les Juifs ne sont qu’un peuple ignorant et barbare qui allie depuis longtemps la plus répugnante avarice et la plus abominable superstition à une haine inextinguible pour tous les peuples qui les tolèrent et grâce auxquels ils s’enrichissent. » - on retire la plupart du temps cet article "juif" du « Dictionnaire philosophique », dommage). Toujours sympathique, Voltaire fut aussi ce un acharné et très vil délateur, composant – sous pseudonyme - contre Rousseau le Pamphlet "Sentiment des citoyens de Genève", texte d'une bassesse sans limite, où Jean Jacques est accusé s’être vérolé, alcoolique, plagiaire et coureur de tavernes. Ce qu’Arouet savait être faux. Il n’hésita pas à faire enquêter sur le passé de Rousseau, 1er secrétaire à l’ambassade de Venise dans sa jeunesse, ce que Voltaire rapporte en ces termes « il fut laquais chez l’ambassadeur de Venise ». Mais on en finirait pas de recenser tous les coups bas portés par l’auteur de Candide à ce Rousseau qui se risquait à écrire que « l’inquisition philosophique plus cauteleuse et non moins sanguinaire que l’autre ferait brûler sans miséricorde quiconque oserait croire en Dieu. » (« Rousseau juge de Jean Jacques », Dialogue 3). Un trait peint l’homme : dans ses Mémoires, Casanova conte qu’au moment de parler de Dieu et des preuves pour/ contre : « Mr de Voltaire fit sortir tous ses laquais » (voyez l’index de l’édition Bouquins que je n’ai pas à portée de mains), car Dieu c’était bon « pour la canaille », bon et même nécessaire pour la garder à sa place.

Bon, c’est tout. Mais Voltaire-et-sa-phrase, chef d’œuvre d’hypocrisie, ancêtre de toutes les gauches caviars qui traquent le faf et l’intégriste en se faisant repeindre l’appart’ par les agents de l’état avant le mariage en grandes pompes snobinardes, ça ne passe plus. Et la prochaine fois qu’on vous sort Voltaire, traiter l’éructeur de lieux communs d’antisémite pro négrier. Ca fera sourire Sainte Geneviève.

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

Bonjour !
A IDC (tout particulièrement): Les chiens ne m'ont pas tout à fait mangé puisque me revoilou ! Vous m'avez déçu en censurant certains de mes propos. N'acceptez vous donc pas les controverses même si elles sont en désaccord profond avec vos croyances ?
Reconnaissez que j'ai du taper dans le mille, que vous vous laissez peut-être un peu trop influencé par Zac. Pourtant ses propos de rejet ne semblent avoir rien de très catholique ? ? ?

A tout le monde: Je passerais sur les dénigrations proférées à mon encontre, encore après mon éviction. Ces petites méthodes prouvent une fois de plus que quand on dérange trop des croyances d'un autre âge...

J'ai du mal à comprendre Vea: un jour c'est noir, un jour c'est blanc... Je passerais également sur sa petite traîtrise à mon encontre, puisque finalement, tant il est vrai que entre cathos quelque soient leurs tendances, ils se soutiendront et s'allieront toujours pour tuer informatiquement les anarchistes.

Car voilà leur ennemi suprême ! (qui le leur rend bien !) . J'ai presque compati au commentaire de Restif où d'un air de chien battu, il nous émouvrerai presque à propos de ces "pauvres cathos persécutés, villipendés, attaqués de toutes parts..."

Comme dit Vea à l'encontre des anarchistes: BIEN FAIT !

Alors c'est limpide: peut-on tergiverser, peut-on même discuter quand on sait l'abîme qu'il peut y avoir entre les anars et les cathos ? C'est pas facile.
De plus, quand la tendance (désolé encore de vous le dire) est celle d'une foi rigoriste, frisant l'intégrisme et vénérant le système monarchique.

Vous voyez les anars que comme des sanguinaires, des suppôts de Satan et bouffeurs de curés (révisionnisme, révisionnisme...) ; les anars vous voient comme de dangereux intégristes, anti-IVG, des traditionnalistes rabougris dans vos convictions délirantes. Quoi de plus normal ?

L'air humide de vos églises doit y être pour quelque chose, non ? Faite gaffe !

Écrit par : Alayn | jeudi, 11 octobre 2007

Valérie, que votre message arrive juste après celui d’Alayn et soutienne son "idéologie " (guillemet parce qu’il n’argumente pas, ne construit pas de réflexion à partir d’un penseur anarchiste du politique -c'est un incapable) me donne à penser que vous n’étiez pas sincère en vous désolidarisant de lui. Je ne regrette pas ce que je vous ai écrit, parce que cela montre où est la bonne foi. Mais je ne vous ferai plus confiance, ne vous répondrai plus. La dissimulation est méprisable.

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

Je ne comprends pas. Y avait-il un message de ma part écrit ici APRES celui d'Alayn ?

Ou la chanson de Léo Ferré est-elle considérée comme une offense ?

Sachez quoi qu'il en soit, que ce n'était jamais qu'un clin d'oeil à la beauté des causes désespérées, une pensée pour le perdant, le faible, le petit, un soutien à celui qui, pour de multiples raisons, n'a pas la chance, les moyens en ce monde de pouvoir s'exprimer comme il le faudrait, et ainsi de se faire respecter.
Ce n'était qu'un cri. Presque un adieu. Au moins un désespoir.
Faites-en ce que bon vous semble, de ce que vous en pensez, je n'en suis pas responsable.

Mes salutations,

Écrit par : Valérie | jeudi, 11 octobre 2007

« Je vais vous dire un grand secret, mon cher : n’attendez pas le jugement dernier, il a lieu tous les jours ».


Albert Camus

Écrit par : Hire | jeudi, 11 octobre 2007

Valérie, Alayn,

Aucun argument solide! Revoyez votre copie!

Écrit par : Ephphata | jeudi, 11 octobre 2007

Mais n'est-il point touchant l'anar du retour du mitard accompagné à la porte des mendiants par soeur Valérie de la Charité ? Il s’essuie les pieds avant d’entrer, dit bonjour à la dame, parle gentiment et fait attention à châtier son langage – plus de blasphèmes scandaleux, pas de grossièreté, remarquable quoi !

Pour un peu il s’excuserait – il cherche, penaud, à aligner maladroitement trois arguments, considérant que nous sommes méchants parce que parfois nos églises sont trop humides - on rêve !

Ainsi preuve est faite de l’efficacité des justes châtiments, de la nécessité d’une ferme discipline, du caractère formateur et éducateur de la correction, de la valeur de la sentence intransigeante, du bien fondé de la censure courageuse.

Combien Racine avait raison : « Il faut des châtiments dont l'univers frémisse ; Qu'on tremble en comparant l'offense et le supplice.” [ Esther II, 1 ]

Bossuet également sut dire chose excellente à ce sujet :

« L'or s'épure dans le même feu où la paille est consumée ; et sous les mêmes châtiments par lesquels les méchants sont exterminés, les fidèles se purifient”

Mais la Sagesse de l’Ecriture Sainte est encore supérieure :

« Les châtiments de Dieu égalent sa miséricorde, et il juge l'homme selon ses moeurs.” (Ecclésiastique XVI, 13)

Écrit par : Zak | jeudi, 11 octobre 2007

Ils peuvent faire l'exposé à deux puisque ils sont sur le même bureau!

Écrit par : Jacquouille | jeudi, 11 octobre 2007

Je bénis vos paroles Zak ! A cet égard combien est sage et juste la conception de Joseph de Maistre concernant la supériorité, que dis-je, la valeur incomparable de la Sainte Inquisition, expliquant en quoi la fermeté et la rigueur des chrétiens à l'égard des principes de la foi participe des commandements de Dieu Lui-même :


"Dieu a parlé: c'est à nous de croire. La religion qu'il a établie est une précisément comme lui. La vérité étant intolérante de sa nature, professer la tolérance religieuse, c'est professer le doute, c'est-à-dire, exclure la foi.

Malheur et mille fois malheur à la stupide imprudence qui nous accuse de damner les hommes! C'est Dieu qui damne; c'est lui qui a dit à ses envoyés: Allez, enseignez toutes les nations!
Celui qui croira sera sauvé; les autres seront condamnés.

Pénétrés de sa bonté, nous ne pouvons cependant oublier aucun de ses oracles: mais quoiqu'il ne puisse tolérer l'erreur, nous savons néanmoins qu'il peut lui pardonner. Jamais nous ne cesserons de la recommander à sa miséricorde: jamais nous ne cesserons, ni de tout espérer pour la bonne foi, ni de trembler en songeant que Dieu seul la connaît.

(...)

Cette foi suppose nécessairement dans ses adeptes un prosélytisme ardent, une aversion insurmontable pour toute innovation, un oeil toujours ouvert sur les projets et les manoeuvres de l'impiété, un bras intrépide et infatigable toujours élevé contre elle..."


( Maistre, Cinquième lettre sur l'Inquisition)

Écrit par : Bernardo | jeudi, 11 octobre 2007

Magnifique Joseph de Maistre !



"professer la tolérance religieuse, c'est professer le doute, c'est-à-dire, exclure la foi..."

Écrit par : Hire | jeudi, 11 octobre 2007

De toute façon ici on est pour le rétablissement des chatiments corporels!
N'est-ce pas Léon?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Vian+-+Fais-moi+mal%2C+Johnny/video/xtqwi_magali-noel-faismoi-mal-de-vian_music

Écrit par : Johny | jeudi, 11 octobre 2007

Comme vous dites Hire magnifique et splendide de lucidité religieuse, mais n'oublions surtout pas son conseil :

"Cette foi suppose nécessairement dans ses adeptes un oeil toujours ouvert sur les projets et les manoeuvres de l'impiété, un bras intrépide et infatigable toujours élevé contre elle..."

Écrit par : Zak | jeudi, 11 octobre 2007

@ Vélérie : r"egardez le fil : 1) message d'Alayn 2) le votre. ALors... Admettons que ce soit pa providence de l'informatique. Mais sérieusement, je me demande comment vous pouvez vibrer à cette scorie vocale peu inspirée. Dans le genre -et sur la guerre d'espagne -, vous avez "Maria" chanté paz Jean Ferra (parole de J.C Massoulier), c'est autre chose. Passons...

@ Alayn, plus haut,je vous ai balancé un assez long post, sur Bernanos Kilbatchitch, Keith Preston ( suis sûr que vous ignorez), j'ai même eu l'honneur de lever un coin du voile sur Bakounine, ce qui a fait sauter un drôle de bouchon. C'est à ça qu'il fallair répondre pour avoir l'air d'autre chose que d'un zéro balbutiant frénétique dans l'ignorance. Ce côté prolo de la pensée, bas du front envieux, on le respire de partout chez vous. Figurez vous que des amis pas du même bord que moi, j'en ai, et plus d'un. Mais ils ont autre chose qu'une bière éventée en guise de cerveau.
De toutes manière, j'ai plus le temps d'aiguiser la faconde, j'ai autre chose à faire.
Ah, oui ( "aux guelfes j'étois gibelin, aux gibelin j'étois guelfes Montaigne) : désolé, la remise en place de l'inquisition et la république cléricale, ce sera sans moi.

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

"A cet égard combien est sage et juste la conception de Joseph de Maistre concernant la supériorité, que dis-je, la valeur incomparable de la Sainte Inquisition"

"professer la tolérance religieuse, c'est professer le doute, c'est-à-dire, exclure la foi..."

Au moins maintenant on sait à qui on a à faire.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/283933.FR.php

Écrit par : Jacques Fournier | jeudi, 11 octobre 2007

Bon, ce qui est rigolo, j'ai l'impression que çà se calme. Même Zac ! Qui nous déroule son chapelet... pour se faire pardonner peut-être non pas de ses blasphèmes mais de son language grossier et intransigeant. Certains de ses camarades (Restif entre autres, un des plus lucides peut-être de la bande) qui lui dit non à l'Inquisition et autres joyeusetés. Vraiment rigolo !

Quand à Valérie (effectivement très naïve) balançant Léo Ferré dans leurs esgourdes -de plus la magnifique chanson Les Anarchistes- c'est sur que çà a du mal à passé !
"Ni Dieu Ni Maître" du même Léo serait également approprié, mais vu leur surdité...

Restif me demande mon point de vur sur Bernanos (entres autres). Le voici: Bernanos fait parti de ces écrivains croyants et soi-disant "humaniste". Très champêtre ! A un moment, il a dérivé vers le communisme (le traître !) ce qui, à vos yeux, doit être un parjure incommensurable.
Rassurez-vous, je ne défendrai et je n'ai jamais défendu la cause communiste, ni le marxisme, etc... C'était juste pour dire.

Simone Weil, pour le coup, son parcours est l'inverse: plutôt dubitative face aux croyances irrationnelles, elle s'est laissé aller vers la fin dans ces chemins... Peur de la mort ? Peut-être... Tant il est connu que beaucoup de gens croient mais c'est juste pour se rassurer devant la mort.

Sur Bakounine: je vois pas quel bouchon a sauté: les écrits de Bakounine sont clairs et limpides et ses explications du non-fondé (une invention des hommes-ni plus, ni moins) des religions reste à ce jour 100 fois plus valable que les explications d'un soi-disant Dieu.
Car là est bien le problème: Dieu n'existe pas (attention aux blasphèmes, Alayn !) il n'est que l'invention de quelques cerveaux se raccrochant à cette idée juste pour se rassurer.

Écrit par : Alayn | jeudi, 11 octobre 2007

Je pense que le but de ces commentaires a été atteint; présenter certains "produits" religieux comme ils sont et non comme ils font croire qu'ils sont.
Il est vrai que l'anar a fait sortir quelques tradis du bois et provocations appelant provocations, on en est à faire l'apologie de l'inquisition et de la torture.
Je reste persuadé que tout cela est encore de l'humour (en tout cas, je l'espère !).
Comme Restif, si cela doit être un jour, ce sera sans moi.
Si je reconnais quelques qualités aux tradis, personnellement, je n'en supporte pas leur clergé. Défendre la Tradition, ce n'est pas tomber dans un moralisme stérile. Comme Joseph de Maistre, je préfère la bonne moralité au moralisme.
Enfin, je reste persuadé que si Dieu nous a donné le libre arbitre, ce n'est pas pour l'oublier dans le bénitier.

Écrit par : nathanael | jeudi, 11 octobre 2007

Jacques,
il ya beaucoup de provo là dedans, de plaisir à faire écumer le robot bien programmé. De l'autre côté on chante Staline et le goulag - http://lesmoissonneuses.blogspot.com/
franchement, tu vois l'inquisition rétabie demain? Je pourrai bien écrire que quand je dis "pas de république cléricale", c'est le mot "république" qui me gène. Bien con qui me nazifie là dessus. C'est libérateur, marre de fliquer les langages. Faut pas trop b. trembloter de la conscience. Le très cher frère Maçon et Martiniste Maistre est parfois un peu...spécial. Mais c'est un écrivain de grand cru. Mais vous inquiètez pas, quand Bernardo Guy viendra vous arrêter, on vous planquera dans la bibliothèque...

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

Qu’un ex-patriarche orthodoxe roumain (Teoctist) ait été membre de la Securitate ou que l’ancien chef spirituel des Catholiques polonais (Mrg Wieglus) ait été informateur de la police secrète communiste semble moins préoccuper les medias de gauche que l’histoire juteuse d’un curé qui collabore avec une junte fasciste.

Ces derniers jours, nous avons appris 2 choses ; 1) que les curés sont des êtres humains et 2) que l’Argentin Che Guevara, figure christique de la gauche altermondialiste a tué un nombre impressionnant de civils.

Bienvenu sur terre

Écrit par : AH | jeudi, 11 octobre 2007

Sur Bernanos (sortez vos vieux grimoires !) :

-Catho fervent, nationaliste passionné, admirateur d'Edouard Drumont, il milite très jeune dans les rangs de l'action Française en participant aux activités de Camelots du roi.

-Il est toujours à l'Action Française lors de la condamnation romaine de 1926.

- En 1932, sa collaboration au Figaro du parfumeur François Coty entraîne une violente polémique avec l'AF et sa rupture avec Charles Maurras (piou ! piou !)

-Installé aux Baléares, il assiste au début de la guerre d'Espagne et prend parti pour, puis contre les franquistes. Dans "Les grands cimetierres sous la lune", il condamne les exactions et les massacres perpétrés par les phalangistes au nom du Christ, mais aussi le soutien apporté aux nationalistes espagnols par Maurras et l'AF.

Extraits de la bio de Bernanos sur wikipedia.

Écrit par : Alayn | jeudi, 11 octobre 2007

Wikipédia! La dernière encyclopédie à lire mon petit!

Écrit par : Senso | jeudi, 11 octobre 2007

Alayn mon petit, écoute Mr Senso : wiki est très mauvais. Très. Lis Bernanos, c'est nettement mieux : La liberté pour quoi faire ? Nous autres Français. Scandale de la vérité. La France contre les robots. Et bien sûr,sa dernière oeuvre, contre la Révolution (et illustrant le dogme de la reversibilité des mérites) : "Dialogue des Carmélites Tout ça écrit APRES Les grands cimetières, autant de bouquins dans lesquels il se proclame,envers et contre tout, royaliste.Preuves dans le Cahier de l'Herne Bernanos (1961) et dans le G.B de Max Milner (67) Si tu m'avais lu, ça t"aurais évité de te ridiculiser.
Va donc te plonger dans "Littérature et anarchie" d'Alain Pessin (Presse Universitaire du Mirail), ça t'apprendra 2-3 choses. Tu vois, les chrétiens, quelle magnanimité quand même... Deo te absolvo, pauvre âme égarée dans les ténèbres de l'erreur.
Allez, le dernier arrivé à la Trappe "gagne" un San Benito.

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

Mon cher Restif: Que Bernanos soit resté royaliste, qui dit le contraire ? Personne !
Alors c'est pas la peine d'éructer.

Maintenant, si tu souhaites que je te dise tout le bien que je pense des royalistes, tu risques de faire une apoplexie.

Alors, écoutes bien ce que te dis l'anar que tu vomis, dans toute ta "magnanamité" de petit aristo défroqué, nourri depuis l'enfance à l'irrationnalisme: ici, tu fais souffler le chaud et le froid, ne deviens pas aussi bête que Zac !

Range ta science à 2 balles: Pessin c'est l'anarchisme pour les tout-petits (m'étonne d'ailleurs qu'il soit pas sorti dans la bibliothèque rose ou chez Arlequin !)

Tes petites leçons à 3 balles, basta !

Accroches-toi à ton bréviaire, chasse les mouches et encadres tes Bernanos: Ils prennent la poussière.

"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)

Écrit par : Alayn | jeudi, 11 octobre 2007

Tout le bien que je pense des royalistes,


Allez-y Piou Piou nous avons les reins solides depuis le temps!

Écrit par : Senso | jeudi, 11 octobre 2007

L'Inquisition de l'humour ? en voilà une idée quelle est bonne mon gros biquet ! Car point du tout, je confirme, persiste et signe pour dire que la pensée maistrienne est d'une parfaite pertinence en la matière.

Libérez-vous des schémas trop faciles qui encombrent votre cervelle Nathanaël ( d'ailleurs pourquoi persistez-vous à écrire fautivement votre pseudo, ce nom s'écrit [ Nathanaël ] avec un tréma sur le [ ë ], Nathanaël disciple de Jésus qui lui avait été présenté par Philippe qui n'apparaît que dans l'évangile de Jean (Jn 1:43-51) était de Cana en Galilée (Jn 21:2), compagnon marchant sur la route avec Cléopas le soir de la Résurrection ; il est également le seul disciple dont Jésus ait fait l’éloge : « Voici en vérité un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude ») schémas qui vous font aisément sombrer dans des truismes archi-recuits : "Si je reconnais quelques qualités aux tradis, personnellement, je n'en supporte pas leur clergé", mais vous connaissez qui exactement ? Des noms s'il vous plait ! C'est un peu facile comme propos vous ne trouvez pas ?.

Donnons donc une nouvelle fois, puisque cela s'avère plus que nécessaire, la parole au franc-maçon martiniste Joseph de Maistre, démontrant avec excellence le caractère protecteur, bienfaisant et plus que providentiel de la Sainte Inquisition qui évita l'Espagne les bains de sang et les charniers que connut l'Europe pendant plusieurs siècles :

« Vous êtes myope; vous ne voyez qu'un point. Nos législateurs regardaient d'en haut et voyaient l'ensemble. Au commencement du XVIe siècle, ils virent, pour ainsi dire, fumer l'Europe; pour se soustraire à l'incendie général, ils employèrent l'Inquisition, qui est le moyen politique dont ils se servirent pour maintenir l'unité religieuse et prévenir les guerres de religion. Vous n'avez rien imaginé de pareil; examinons les suites, je récuse tout autre juge que l'expérience.

« Voyez la guerre de trente ans allumée par les arguments de Luther; les excès inouïs des Anabaptistes et des paysans; les guerres civiles de France, d'Angleterre et de Flandre; le massacre de la Saint-Barthélémy, le massacre de Mérindol, le massacre des Cévennes; l'assassinat de Marie-Stuart, de Henri III, de Henri IV, de Charles Ier, du prince d'Orange, etc., etc. Un vaisseau flotterait sur le sang que vos novateurs ont fait répandre; l'Inquisition n'aurait versé que le leur. C'est bien à vous, ignorants présomptueux, qui n'avez rien prévu et qui avez baigné l'Europe dans le sang; c'est bien à vous qu'il appartient de blâmer nos rois qui ont tout prévu. Ne venez donc point nous dire que l'Inquisition a produit tel ou tel abus dans tel ou tel moment; car ce n'est point de quoi il s'agit, mais bien de savoir, si, pendant les trois derniers siècles, il y a eu, en vertu de l'Inquisition, plus de paix et de bonheur en Espagne que dans les autres contrées de l'Europe? Sacrifier les générations actuelles au bonheur problématique des générations futures, ce peut être le calcul d'un philosophe, mais les législateurs en font d'autres.

« Et quand cette observation décisive ne suffirait pas, ce qui se passe aujourd'hui suffirait pour vous réduire au silence. C'est l'Inquisition qui a sauvé l'Espagne; c'est l'Inquisition qui l'a immortalisée. Ella a conservé cet esprit public, cette foi, ce patriotisme religieux qui ont produit les miracles que vous avez vus, et qui, suivant les apparences, en sauvant l'Espagne, ont sauvé l'Europe par la diversion la plus noble et la plus obstinée. Du haut des Pyrénées, l'Inquisition effrayait le philosophisme qui avait bien ses raisons pour la haïr. L'oeil ouvert sans relâche sur les livres qui tombaient du haut de ces monts comme des avalanches menaçantes, ceux qui trompèrent en assez grand nombre sa force et sa vigilance ont suffi pour donner à l'usurpateur quelques sujets dignes de lui; mais la masse est demeurée saine, et l'Inquisition seule a pu la rendre à son maître telle qu'il avait eu le malheur de la perdre. »

Je ne sais en vérité ce qu'on pourrait répondre de raisonnable à ces observations; mais ce qui est véritablement extraordinaire et peu connu, ce me semble, c'est l'apologie complète de l'Inquisition faite par Voltaire, et que je vais vous présenter comme un monument remarquable du bon sens qui aperçoit les faits, et de la passion qui s'aveugle sur les causes.

« Il n'y eut, dit-il, en Espagne, pendant le XVIe et le XVIIe siècle, aucune de ces révolutions sanglantes, de ces conspirations, de ces châtiments cruels, qu'on voyait dans les autres cours de l'Europe. Ni le duc de Lerme, ni le comte Olivarès ne répandirent le sang de leurs ennemis sur les échafauds. Les rois n'y furent point assassinés comme en France, et n'y périrent point par la main du bourreau comme en Angleterre (1). Enfin, sans les horreurs de l'Inquisition, on n'aurait eu alors rien à reprocher à l'Espagne (2). »


(1) Lisez aujourd'hui: Les rois n'y furent point assassinés et n'y périrent point par la main du bourreau, comme en France et en Angleterre.

(2) Voltaire, Essai sur l'Histoire générale, tome IV, chap. CLXXVII, pag. 135, OEuvres complètes, in-8o, tome XIX.

Écrit par : Zak | jeudi, 11 octobre 2007

Zak,
J'aime bien ce que vous faites !

Écrit par : nathanael | jeudi, 11 octobre 2007

J'apprécie Nathanaël, sans rancune !

En revanche le ton de la vermine noire montre que le séjour dans les geôles du château fut de bien trop courte durée. Il y a aussi ici une excellente petite leçon pour la naïveté de Restif qui se fait immédiatement mordre la main avec laquelle il tentait, certes de façon louable, d'apprivoiser l’immonde blasphémateur – n’oubliez pas mon cher ami : « Le cœur mauvais est incurable par-dessus tout » (Jérémie 17, 9).

Écrit par : Zak | jeudi, 11 octobre 2007

Mon cher PIOU PIOU,

Lisez donc Monsieur Ouine, cela va vous occuper un instant.

Avant de comprendre quoique ce soit à ce mystère que Bernanos a mis dix ans à écrire, l'eau passera sous les ponts et vous nous ferez des vacances!!

Écrit par : Elisée | jeudi, 11 octobre 2007

Mon pauvre ALayn, vous êtes vraiment pas une lumière; savez même pas repérer l'ironie. "Magnanime" , vous avez VRAIMENT pris ça au sérieux? Hou là, c'est grave.
Mais apprenez à lire, mon alounet : "Le bouchon a sauté" des révélations sur la fascination des (soi disants) anarchistes envers Lucifer. On en parlait pas avant et d'un coup ça n'ai c'est déversé. Eh bé, vous êtes épais mon gamin. Ah,pas la peine de tatonner pour savoir "où" me placer. Comme tous les gravos, les anorexiques du neurones, vous me prétez vos taxinomiesà deux balles (en vous foutant somptueusement dedans mais,bon, faut pas trop vous en demander). Si vous aimez pas Pessin, faut conseiller qqlq chose prolo-mignon. De tous les livres dont je t'ai parlé, de Striner àPreston en passant par Hegel ne m'est revenu que le silence des boeufs, plus assourdissant encore que celui des agneaux. Allez Allounet, j'ai une communication à achever et plus trop le temps de m'occuper de puériculture.

Écrit par : Restif | jeudi, 11 octobre 2007

PS J'ai vraiment plus le temps de faire mumuse, trop de sources à vérifier, alors Allounet, allez brâmer tant que vous voudrez. J'irai plus torturer la syntaxe pour répliquer à tout berzingue.
Sourire chaleureux aux amis,grimace dédaigneuse aux autres

Écrit par : R. | jeudi, 11 octobre 2007

Morceaux choisis de l'ignoble crapule blasphématrice à l'endroit de ce pauvre Restif plein d'attention prévenante qui en prend plein la figure de la part de l'ordure libertaire : "petit aristo défroqué, nourri depuis l'enfance à l'irrationnalisme"; "Range ta science à 2 balles" "Tes petites leçons à 3 balles, basta !" ; "Accroches-toi à ton bréviaire", etc.

C'est finalement, on est bien obligé de l'admettre, Zak qui a bigrement raison lorsqu'il cite Maistre : "la foi suppose nécessairement dans ses adeptes un oeil toujours ouvert sur les projets et les manoeuvres de l'impiété, un bras intrépide et infatigable toujours élevé contre elle..."

Écrit par : Hector | jeudi, 11 octobre 2007

Je ne vous le fais pas dire mon cher Hector ! Merci de la reconnaître cependant en rappelant le si précieux passage du comte Joseph de Maistre que j'avais cité précédemment ! En effet j'ai compris depuis bien longtemps (l'âge aide sans doute un peu en ces domaines) que l'on ne doit jamais pactiser avec les ennemis de Dieu - c'est une règle fondamentale !

Écrit par : Zak | jeudi, 11 octobre 2007

A l'attention des chrétiens séduits par les méthodes de méditation orientales :


Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi



Quelques aspects de la méditation chrétienne



"Avec la diffusion actuelle des méthodes orientales de méditation dans le monde chrétien et dans les communautés ecclésiales, on se trouve en face d’un renouvellement aigu de la tentative, non exempte de risques et d’erreurs, de mélanger la méditation chrétienne et la méditation non chrétienne.

Les propositions en ce sens sont nombreuses et plus ou moins radicales : certaines utilisent des méthodes orientales seulement aux fins d’une préparation psychophysique pour une contemplation réellement chrétienne ; d’autres vont plus loin et cherchent a engendrer, par diverses techniques, des expériences spirituelles analogues à celles dont on parle dans les écrits de certains mystiques catholiques ; d’autres encore ne craignent pas de placer l’absolu sans images ni concepts, propre à la théorie bouddhiste, sur le même plan que la majesté de Dieu, révélée dans le Christ, qui s’élève au-dessus de la réalité finie ; et dans ce but, ils se servent d’une « théologie négative » qui transcende toute affirmation de contenu sur Dieu, niant que les réalités du monde puissent être une trace qui renvoie à l’infinité de Dieu.

Aussi proposent-ils d’abandonner non seulement la méditation des œuvres salvifiques que le Dieu de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance a accomplies dans l’histoire, mais aussi l’idée même du Dieu un et trine, qui est amour, cela en faveur d’une immersion dans l’abîme indéterminé de la divinité.

Ces propositions, ou d’autres analogues, pour harmoniser méditation chrétienne et techniques orientales, devront être continuellement examinées avec un soigneux discernement des contenus et de la méthode, pour éviter de tomber dans un pernicieux syncrétisme.

L’amour de Dieu, unique objet de la contemplation chrétienne, est une réalité qu’on ne peut s’approprier par aucune méthode ni aucune technique ; au contraire, nous devons toujours avoir le regard fixé sur Jésus-Christ, en qui l’amour divin est arrivé pour nous sur la Croix à un tel point que lui-même a voulu assumer même la condition d’éloignement du Père (cf. Mc.15,34).

Nous devons donc laisser décider par Dieu la manière dont il veut nous faire participer à son amour. Mais nous ne pouvons jamais, en aucune manière, chercher à nous mettre au même niveau que l’objet contemplé, l’amour libre de Dieu ; pas même lorsque, par la miséricorde de Dieu le Père, grâce à l’Esprit-Saint envoyé dans nos cœurs, nous est donné gratuitement dans le Christ un reflet sensible de cet amour divin, et que nous nous sentons comme attirés par la vérité, la bonté et la beauté du Seigneur."


A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (ex Saint Office), le 15 octobre 1989, en la fête de sainte Thérèse de Jésus.

Joseph card. Ratzinger

Écrit par : Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi | jeudi, 11 octobre 2007

"Tu vois, les chrétiens, quelle magnanimité quand même... Deo te absolvo, pauvre âme égarée dans les ténèbres de l'erreur.
Allez, le dernier arrivé à la Trappe "gagne" un San Benito."
Et y a eu des ceusses pour lire ça au premier degré ???
Eh bhé...

Écrit par : Patron-la-dernière | vendredi, 12 octobre 2007

Comme vous avez raison Zak! La leçon est claire: ce n'est pas parce qu'il y a faiblesse, que l'intégralité de la vérité ne doit pas être gardée. Ce n'est pas parce que l'Eglise est en mauvais état que l'on doit sacrifier la vérité de Dieu. Celui-ci, dans sa grâce, saura nous permettre de maintenir, sans prétention son témoignage. A ceux et celles qui voudraient donc ici, où ailleurs, au pretexte de notre bas état, abaisser les exigences divines. Répondons fermement par la négative. Il y a là une marche sur le fil du rasoir, entre prétention et relâchement, mais une marche bénie.

Écrit par : Paul | vendredi, 12 octobre 2007

"D'ailleurs, je me demande pourquoi je m'échine sur ce site plus que confidentiel."

On se le demande!

"Le courage de leurs idées ou de leurs croyances ? Ils sont tous dissimulés derrière des pseudos !"

Parce que Alayn, ce n'est pas un pseudo? Mort de rire!

Écrit par : Ronin | vendredi, 12 octobre 2007

Qu'est-ce qu'il peut être con celui-là!
On se demande comment il est arrivé ici?
Les bras m'en tombent!

Écrit par : Tristan | vendredi, 12 octobre 2007

Parce que Alayn, ce n'est pas un pseudo? Mort de rire!

Oui c'est vrai!

Sur ce site plus que confidentiel."
Qu'est ce que tu en sais; Je regarde le blog il n'y a pas de compteur que je sache!

Tu es des RG peut-être!

Écrit par : Tristan | vendredi, 12 octobre 2007

La vermine noire est autiste, elle vient pleurnicher et vomir sa bille pour se faire plaisir, certaine sans doute qu’il y aura du répondant et de l’audimat. Pour moi aucun débat envisageable, c’est ce que je ne cesse de dire depuis le début, avec l’immondice blasphémateur, un seule solution - on ouvre la trappe et hop ! aux oubliettes directement.

Il n’y a pas à perdre de temps avec un triple crétin, ignare à souhait, rigolant de la revendication de Satan regardé comme le « premier homme libre » (sic !) par tout le courant anarchiste, comme si l’on pouvait rire avec ces choses là !

Pour ne rien arranger, piétinant allègrement la notion de Royauté, s’essuyant les pieds sur les martyrs, prêtres et religieuses, victimes malheureuses et innocentes de la sauvagerie aveugle et diabolique des brutes sanguinaires anarchistes en Espagne, tous morts sous les cris de l’ignoble sentence impie et satanique : « Ni Dieu ni Maître ! ».

Alors pas de quartier pour la perverses raclure, au cachot immédiatement et définitivement pour y expier ses crimes hideux ! comme le disait Joseph de Maistre : : « Le mal n’a rien de commun avec l’existence ; il ne peut créer, puisque sa force est purement négative : le mal est le schisme de l’être ; il n’est pas vrai. Or ce qui distingue la Révolution, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur : c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté. »

Écrit par : Zak | vendredi, 12 octobre 2007

Vous n'avez, malheureusement, que trop raison Zak - on a déjà beaucoup trop perdu de temps avec ce minable ... du balai rapidement, revenons aux choses sérieuses !

Écrit par : Jacques | vendredi, 12 octobre 2007

"La pure impureté". Un pur sophisme ...

Bravo Zak ...

Écrit par : Caïn | vendredi, 12 octobre 2007

La ficelle du ridicule guignol libertaire est un peu usée, on vient ridiculement, et sans intelligence, crachoter trois invectives et jurons certain de son petit effet à l'intérieur de ce fil ; ça commence à bien faire.

IDC, bien que parfois en divergence avec la présentation de ses opinions, il faut reconnaître la validité de la solution proposée par Zak - à la prochaine apparition parasitaire on nettoie immédiatement et sans regrets !

Écrit par : Antona | vendredi, 12 octobre 2007

Tant qu'à se faire traiter de censeurs IDC, autant l'être pour de bon ! y-en a marre cette fois, la plaisanterie a assez durée - au trou l'ignare et inculte crétin satisfait !

Écrit par : Hector | vendredi, 12 octobre 2007

On l'enjambe voilà tout! Comme les merdes de chiens que l'on trouve sur les trottoirs!

Écrit par : Tristan | vendredi, 12 octobre 2007

Allez, le dernier arrivé à la Trappe "gagne" un San Benito."
Et y a eu des ceusses pour lire ça au premier degré ???
Eh bhé...

Ecrit par : Patron-la-dernière | vendredi, 12 octobre 2007


Alayn...Si vous aimez pas Pessin, faut conseiller qqlq chose prolo-mignon. De tous les livres dont je t'ai parlé, de Striner àPreston en passant par Hegel ne m'est revenu que le silence des boeufs, plus assourdissant encore que celui des agneaux.
Qu'ajouter...

Incapable de citer un texte l’inepte, pas de références. L’éternel cancre.
Il se réfugie derrière des slogans,il « pense » slogan, une serpillière à mots d’ordres, l’éternels looseur aigri-envieux sans nuls bagages - un wriggle. On aurait presque pitié devant un tel déchet…

PS Ah, ça : "Tu vois, les chrétiens, quelle magnanimité quand même... Deo te absolvo, pauvre âme égarée dans les ténèbres de l'erreur etc." Cet eunuque à pas pigé l'ironie. Cétait une manipulation du nain de jardin. J'étais certain que ça le ferait sortir de ses gongs la moulinette à lieux communs ... Arrosez un bidochon souffré d'eau bénite virtuelle, ça suppure illico. Logique. Bon, cette fois c'est la bonne. A toutes les Pierres vivantes - Ad Deum qui laetificat meam.

Écrit par : Restif | vendredi, 12 octobre 2007

"leur tentative de faire passer les anars pour de vulgaires assassins est grotesque" ose affirmer l'ignoble crapule :


RAPPEL : D'après Antonio Montero, 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés pendant la guerre d'Espagne. (cf. Antonio Montero, Historia de la persecución religiosa en España).
Durant l'été 1936, de 7 000 à 8 000 religieux (prêtres, nonnes) ainsi que 2 000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement légal auquel participaient quatre ministres anarchistes ne condamne un seul instant ces crimes commis par les partisans des milices syndicales « les patrouilles de l'aube ».

Lors de onze célébrations, entre 1987 et 2001, Jean-Paul II reconnaitra ainsi officiellement comme "martyrs" 471 victimes de la guerre civile, parmi lesquels on dénombre 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux et 45 laïcs !


Il y a des limites à l'insupportable - là on touche pour de bon à la nausée, aucune discussion avec les complices des assassins !

Écrit par : Jean | vendredi, 12 octobre 2007

L’affaire Wikipédia: passouline.blog.lemonde.fr/2007/01/09/laffaire-wikipedia/
wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-5399615.html
siecnes-po juge "wiki" www.zescoop.com/news.php?id=2313
http://www.chauffeurdebuzz.com/rick+jelliffe+paye+par+microsoft+pour+corriger+les+erreurs+de+wikipedia-357

Écrit par : Wiki-la-grosse-tache | vendredi, 12 octobre 2007

Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant l’énucléation, l’arrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et l’amputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs.

En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir l’utiliser. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n’y avait rien de bon dans la religion".

Bien qu’il était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour y mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.

En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer.18 L'exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer.

Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles d’une femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches.

D’anciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la "tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses". Les dirigeants tibétains ont "inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple.

En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer…. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse."

Écrit par : Lassam | samedi, 13 octobre 2007

Ah ! Proudhon ! Ce pédé refoulé qui condidérait la femme comme une moins que rien et qui disait d'atroces choses sur les homosexuels. Voir, à ce sujet, ce qu'en dit Daniel Guérin, anarchiste et homo lui-même (mais pas tendance Gay-Pride) qui avait bien remué la merde au sein du mouvement Libertaire lorsqu'il avait osé analyser la pensée du bonhomme.

Proudhon, néanmoins, grande influence de Maurras pour tout l'aspect régionnaliste (Maurras n'a-t-il pas dit "La Monarchie c'est l'Anarchie + 1"... j'aimerai bien, d'ailleurs que les érudits des lieux me donnent la référence de cette citation, sa source...). À mon avis, ça doit faire chier plus d'un Alayn de savoir cette influence. Généralement ils parlent de récupération, comme ils n'ont que ce type d'arguments à la bouche : récupération, révisionniste, fasciste, intégriste, etc... Les anars savent distribuer les points Godwin sans état d'âme. C'est leur spécialité.

Et le "Cercle Proudhon", Alayn... vous connaissez ? Googlez un coup.

Et l'antisémitisme Libertaire. Grand moment ! Les troupes de Makhno le cosaque anar, avant que l'Armée Rouge de Trotsky ne les écrasent... elles ont eu le temps de fomenter quelques massacres à l'égard des villages juifs d'Ukraine... des massacres qui n'avaient rien à envier aux massacres des troupes du Tsar d'avant la révolution, sous les hospices de l'Okhrana. Il faut lire et relire les propos antisémites de Proudhon, de Bakounine, d'Élisée Réclus. Et le beau livre de Karl Marx sur la "Question Juive". Karl Marx, fils de rabin, et virulent antisémite. Et si je cite Karl Marx, cher Alayn, c'est que je sais bien pour avoir fréquenté vos rangs quand j'avais 16/17 ans que les anarchistes se proclamant "Communistes Libertaires" bien qu'ils rejettent tout socialisme autoritaire (ils ont de ces mots !) approuvent et retiennent l'analyse socio-économique du barbu qui sautait sa bonne en bon bourgeois pratiquant le droit de cuissage et nourri et logé grâce aux dons généreux de l'entrepreneur Engels (c'était déjà la gôche caviar !).

« Ne cherchons pas le secret du juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le juif. réel. Quel est le fond profane du judaïsme? Le besoin pratique, l'intérêt personnel.
Quel est le culte profane du juif ? Le trafic.
Quel est son dieu ? L'argent.
C'est de ses propres entrailles que la société bourgeoise engendre continuellement le juif.
Quel était, en soi et pour soi, le fondement de la religion juive ? Le besoin pratique, l'égoïsme.
Le besoin pratique, l'égoïsme, voilà le principe de la société bourgeoise, et il se manifeste comme tel dans toute sa pureté dès que la société bourgeoise a achevé de mettre au monde l'État politique. Le dieu du besoin pratique et de l'intérêt personnel, c'est l'argent.
L'argent est le dieu jaloux d'Israël, devant qui nul autre dieu ne doit exister. L'argent avilit tous les dieux des hommes: il les transforme en une marchandise. L'argent est la valeur universelle de toutes choses, constituée pour soi-même. C'est pourquoi il a dépouillé le monde entier, le monde des hommes ainsi que la nature, de leur valeur originelle. L'argent, c'est l'essence aliénée du travail et de la vie de l'homme, et cette essence étrangère le domine, et il l'adore.
Aussi, n'est ce pas seulement dans le Pentateuque ou dans le Talmud, mais dans la société présente, que nous découvrons l'être du juif d'aujourd'hui : non pas un être abstrait, mais un être éminemment empirique, non seulement comme mesquinerie du juif, mais comme mesquinerie juive de la société.
Du moment où la société réussit à faire disparaître l'essence empirique du judaïsme, le trafic et ses prémisses, le juif est devenu impossible, parce que sa conscience n'a plus d'objet, parce que la base subjective du judaïsme, le besoin pratique, s'est humanisée, parce que le conflit entre l'existence individuelle sensible, et l'existence générique de l'homme est surmonté.
L'émancipation sociale du juif, c'est l'émancipation de la société libérée du judaïsme. »

("À propos de la Question Juive" - Karl Marx)

Et dire qu'on célèbre ce type ! Voilà comment il considérait "nos frères ainés dans la foi".

Sinon... Saint-Exupéry... dans sa lettre à Joseph Kessel non envoyée (j'ai resorti ma Pléiade) quand il parle de la guerre et de l'engagement de Joseph Kessel auprès du Général De Gaulle, alors que lui a choisi Giraud :

« Tu as réveillé en moi un vieux drame et tu m'as fait absolument désespéré. Tu me connais assez (tu es même le seul qui me connaisse, de la bande de crabes qui parlent sur moi) pour imaginer que loin de vivre la paix sereine à laquelle tu faisais allusion dans un mouvement de polémique, j'ai vécu ces deux années-ci dans un déchirement interne que je ne te souhaite pas d'éprouver. N'étant pas exhibitionniste je ne l'ai à peu près confié à personne. ça pouvait faire illusion, de l'extérieur, ce silence.

Chacun est fabriqué comme il est. Certains éprouvent une paix totale une fois rangés dans une action. Il n'est alors plus de problèmes. (...) Je me fous de ma peau, et le climat où elle est offerte me plaît spirituellement plus que tout autre.
C'est "sentimentalement" que je devrais dire. Car précisément il est pour moi où le spirituel rentre en litige avec le sentimental. S'il n'en avait pas été ainsi, je serais anarchiste. Le climat des équipes de l'Aéropostale, je l'ai retrouvé chez les anarchistes de Barcelone au cours de la guerre d'Espagne. Mêmes dons, mêmes risques, même entraide. Même haute image de l'homme. Ils pouvaient me dire "tu penses comme nous" mais s'ils disaient "alors pourquoi n'es-tu pas avec nous ?" je n'avais rien à leur répondre qu'ils pussent comprendre. Car ils vivaient de sentiments et sur le plan des sentiments je n'avais rien à leur objecter. De même que je n'ai rien à objecter ni aux communistes, ni à Mermoz, ni à personne au monde qui accepte de donner sa peau, et juge préférable à tout bien le pain partagé entre camarades. Mais s'il se trouve que je crois assez bien en l'homme né du communisme, par contre je ne crois pas en l'anarchiste de Catalogne pour présider à cet avènement de l'homme. L'anarchiste doit sa grandeur à ce qu'il n'a pas triomphé. S'il triomphe, il ne peut sortir de sa soupière qu'une larve vaniteuse qui ne m'intéresse pas. (Et j'accepte bien d'expliquer pourquoi.) Pourquoi, pour goûter comme une drogue certaine ivresse du sentiment, irais-je ruiner selon moi mon but spirituel ? Ce serait lâche. L'esprit doit dominer le point de vue du sentiment. En très simple tu acceptes ça quand tu punis ton fils.

Alors il se trouve que dans certains cas je ne puis espérer me fabriquer une paix provisoire en luttant au profit de l'anarchie de Catalogne, contre l'injustice, le lucre et tous les défauts de l'espèce humaine. Ceux de Staline, leurs pires ennemis, luttaient aussi conte les défauts de l'espèce humaine. Et ceux de Franco. Et ceux de Déroulède. Et ceux de Maurras. Et ceux de Saint-Just. Et ceux du Pape.

Le problème pour toi a été simple parce qu'il a été purement passionnel. J'aime parce que j'aime et je hais parce que je hais. Les causes suffisent. Pour moi, tel que j'ai été fabriqué, c'était plus dur à résoudre. »

Et Saint-Exupéry a mis en exergue de sa longue lettre inachevée :

« On ne meurt pas pour des idées
On meurt pour la substance
On meurt pour l'Être. »

Bien à Vous tous...

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Écrit par : Nebo | samedi, 13 octobre 2007

« Avez-vous éprouvé, vous tous que la curiosité du flâneur a souvent fourrés dans une émeute, la même joie que moi à voir un gardien du sommeil public, – sergent de ville ou municipal, la véritable armée, – crosser un républicain ? Et comme moi, vous avez dit dans votre cœur: "Crosse, crosse un peu plus fort, crosse encore, municipal de mon cœur; car en ce crossement suprême, je t’adore, et je te juge semblable à Jupiter, le grand justicier. L’homme que tu crosses est un ennemi des roses et des parfums, un fanatique des ustensiles; c’est un ennemi de Watteau, un ennemi de Raphaël, un ennemi acharné du luxe, des beaux-arts et des belles-lettres, iconoclaste juré, bourreau de Vénus et d’Apollon ! Il ne veut plus travailler, humble et anonyme ouvrier, aux roses et aux parfums publics; il veut être libre, l’ignorant, et il est incapable de fonder un atelier de fleurs et de parfumeries nouvelles. Crosse religieusement les omoplates de l’anarchiste !"
Ainsi, les philosophes et les critiques doivent-ils impitoyablement crosser les singes artistiques, ouvriers émancipés qui haïssent la force et la souveraineté du génie.
   Comparez l’époque présente aux époques passées; au sortir du Salon ou d’une église nouvellement décorée, allez reposer vos yeux dans un musée ancien, et analysez les différences.
   Dans l’un, turbulence, tohu-bohu de styles et de couleurs, cacophonie de tons, trivialités énormes, prosaïsme de gestes et d’attitudes, noblesse de convention, poncifs de toutes sortes, et tout cela visible et clair, non seulement dans les tableaux juxtaposés, mais encore dans le même tableau: bref, – absence complète d’unité, dont le résultat est une fatigue effroyable pour l’esprit et pour les yeux.
   Dans l’autre, ce respect qui fait ôter leurs chapeaux aux enfants, et vous saisit l’âme, comme la poussière des tombes et des caveaux saisit la gorge, est l’effet, non point du vernis jaune et de la crasse des temps, mais de l’unité, de l’unité profonde. Car une grande peinture vénitienne jure moins à côté d’un Jules Romain que quelques-uns de nos tableaux, non pas des plus mauvais, à côté les uns des autres. »

Écrit par : Charles Baudelaire | samedi, 13 octobre 2007

Non... Isabelle est chez elle... elle fait ce que bon lui semble... moi je n'appelle à l'exclusion de personne... et pour ce qui est de la tolérance des anarchistes, j'ai le souvenir de grands moments de discussion avec des soi-disants libertaires devant lesquels on ne pouvait en placer une et pour lesquels, quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, Nietzsche était un précurseur du nazisme. POINT !

Mais vos arguments retentissants... arguments qui ne le sont pas... se drapent toujours dans la posture adéquate : le "pauvre anarchiste" agressé par la terre entière. Puis on a droit aussitôt à la surenchère habituelle de la prétention et la suffisance la plus vile qui se croit placée sous la voute d'un très vaste Bien, sous la protection de l'Internationale de l'Humanité Anarchiste. Ah ! Vous n'avez pas changés d'un iota les anars à deux balles. Et je vous fréquantais il y a 26 ans de ça.

Vous devriez lire un texte de Michel Onfray (qui n'a pas écrit que des conneries) qui se trouve dans son livre "L'archipel des comètes" et qui porte bien son titre : "Aux Gardiens du Temple Anarchistes". Le titre à lui seul vous va à merveille. Dans ce texte il montre à quel point vous haïssez le réel de la vie et à quel point la pensée anarchiste s'est fossilisé... à quel point elle ressasse et réédite les professions de foi ancestrale et canoniques.

Et alors Spartacus... à part apparaître pour lancer son slogan nauséeux et disparaître aussitôt... on se demande s'il est capable de former une phrase digne de ce nom avec sa pensée à lui. Il est vrai que bien des anarchistes nous invitent à penser par nous-mêmes. Ce qui est plutôt inquiétant pour ce qui est de sa capacité neuronale.

Écrit par : Nebo | samedi, 13 octobre 2007

moi je n'appelle à l'exclusion de personne...

On est bien d'accord, mais est-ce que vous accepteriez les blasphèmes, les insultes sur votre blog Nebo?
Vu la capacité neuronale de ces deux là on risque de les supporter longtemps

Écrit par : Bruno | samedi, 13 octobre 2007

Certes... faudrait voir dans la pratique.

Écrit par : Nebo | samedi, 13 octobre 2007

Alayn: Alors que n'importe quel historien sérieux sait qu'il n'en ait rien"
qu'il n'est EST rien...
La faute de frappe, voire d'accord, on peut comprendre, mais là... c'est carrément de l'analphabétisme.

Il est un peu tard mon grand, fallait répondre bouquis quand certains t'y conviaient... ( certes pas moi!)

Écrit par : Grévisse | samedi, 13 octobre 2007

"BouquiNs" (heureusement que j'ai écrit que la faute de frappe est pardonnable...)

Écrit par : Grévisse | samedi, 13 octobre 2007

Ravachol... ou Rivarol... tout le problème est là... tout le drame aussi.

Écrit par : Antoine Blondin | samedi, 13 octobre 2007

M.C. Goldstein vient de noter dans une étude récente qu'une source traditionnelle de l'énorme délinquance qui caractérisait (et caractérise encore tant les comportements n'ont pas changé) le Tibet est imputable aux monastères et au gouvernement.

En effet, les monastères, les gouverneurs provinciaux et le gouvernement central Kashag sont les plus importants usuriers ou prêteurs sur gage (moneylenders) du pays. Les Dalaï lama ainsi que leurs familles n'hésiteront pas à pratiquer l'usure (Yuan Sha). Le livre des comptes établi en 1950 par le Tsecha Lekhung, organisme tibétain chargé de la gestion des biens privés des Dalaï Lama, montre que le montant des prêts usuraires illicites accordés par le Dalaï Lama atteignait 3,038,581 taëls d'argent tibétain et les intérêts annuels, 303,858 taëls d'argent. L'histoire critique du prêt usuraire au Tibet et les livres de compte nous montrent que 10% des recettes annuelles du gouvernement ou Kahsag proviennent des seuls intérêts illicites de l'usure.

Goldstein, Petech et Yuan Sha affirment que si les monastères sont touchés par la confiscation pénale (des domaines, des biens, des monastères eux-mêmes) pour "fautes graves", c'est essentiellement pour des raisons politiques, fiscales, économiques, des trahisons envers l'Etat.

C'est le cas en 1895 de Demo III Rimpoche, régent (religieux) de l'Etat de 1886 à 1895 (considéré comme un bouddha ou un dieu vivant, à l'égal d'un Dalaï Lama ou d'un Panchen Lama), successeur de Kundelling II régent de 1875 à 1886 à la mort du XIIème Dalaï Lama âgé de 19 ans (1856/1875) et de son frère, accusés de tentative d'assassinat du XIIIème Dalai Lama. Ils seront emprisonnés à vie (?) et leurs domaines confisqués.

En 1948, le Régent Reting II (qui régna de 1934 à 1941) sera emprisonné pour avoir tenté d'assassiner son rival politique et religieux Takra (Régent de 1941 à 1950). Il est assassiné dans sa cellule. L'on confisquera ses domaines, les monastères familiaux qui s'y trouvaient et les monastères alliés. Les différents politiques opposant les groupes de parentés monastiques occasionnent la confiscation de leurs biens par l'Etat, par les Régents et par les hauts fonctionnaires du Tsekhang, l'office des comptes chargé des finances, des affaires des fonctionnaires et des aristocrates, de la promulgation des lois et des décrets, de la réception des déclarations de l'étendue des domaines et du nombre de serfs.
La ligne de démarcation entre fortune personnelle et comptabilité publique n'est guère lisible; l'appareil d'Etat étant devenu un outil privé pour s'enrichir. Regents, aristocrates, moines-fonctionnaires et Dalaï Lama, ont à charge cette réputation populaire régulièrement confirmée par les enquêtes anthropologiques et ethnographiques juridiques (Goldstein, Peter, French, Sha, etc...).

Il est ici utile d'observer les données géographiques révélées par M.C. Goldstein, Pedro Carrasco, Yuan Sha, trois sources différentes, américaines et chinoises, sur une même période 1917-1959 :

42% de la superficie totale du Tibet (1,2millions km2 pour une population de 1,7millions en 1957) sont la propriété privée des monastères (512 820 km2), 37% du gouvernement (451 770 km2) et 21% des familles aristocratiques (256 410 km2).
Les Trois Seigneurs représentent moins de 9% de la population nationale et la surface cultivée globale du Tibet sur laquelle est concentrée l'aire de servage ou du travail obligatoire pour dette et le reste de la population, moins les nomades et les vagabonds, n'excède pas 224 000 ha, 2240 km2.

Les données et les faits comparés nous conduisent à nous demander, une fois encore, à quel Tibet font finalement allusion (et nous le verrons tout le long de l'histoire dee l'implantation du bouddhisme tibétain en Occident), le XIVème Dalaï Lama, les 200 familles aristocratiques en exil, les moines-abbés, les chefs de lignées laïques, les rois et leurs héritiers, l'opinion publique et les chefs d'Etat occidentaux quand la question de la "souveraineté territoriale" du Tibet est évoquée ?

A ce niveau de la légitimité du droit de la propriété ne conviendrait-il pas d'évoquer aussi les droits légitimes de l'homme et les droits religieux de l'homme au Tibet avant 1959 ?

Dans quelle mesure l'Occident n'encourage pas insidieusement, sous le feu hypnotique du débat juridique international sur la souveraineté territoriale des Etats et du droit de l'homme, les souhaits de restauration de la très inégalitaire et très féodale société tibétaine ? Nous savons aujourd'hui que les élites religieuses tibétaines en exil se contrefichent de respecter l'esprit des lois et plus encore les projets constitutionnels pour un Tibet libéré.

Leur voeux principal, sous couvert de spiritualité (pseudo ?) et de faire perdurer un système archaïque, oppresseur, esclavagiste et usurier, afin qu'à l'aide d'une religion obscurantiste ils puissent continuer à dominer un peuple soumis et terrorisé par des mythes absurdes

Écrit par : Lassam | lundi, 15 octobre 2007

De mieux en mieux ! Sexuellement dégénérée, manipulatrice et oppressive, spirituellement désorientée...et maintenant usurière, la relgion tibétaine est une digne représentante, et en cela pour une fois les vues des néo-guénoniens ne se trompent pas, de la "Tradition Primordiale" babélienne !

Écrit par : Moses | lundi, 15 octobre 2007

"42% de la superficie totale du Tibet (1,2millions km2 pou