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lundi, 07 mai 2007

Christianisme et Politique


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Benoît Fulbert

 

 

 

À une époque où l’esprit démocratique a pénétré partout, nous ne devons pas oublier que les chrétiens sont exhortés à "honorer le roi" (1 Pierre 2:17). D’ailleurs qui était sur le trône lorsque l’apôtre Pierre écrivit cette exhortation ? Certainement pas un bon souverain ! C’était Néron, un des pires tyrans que le monde ait jamais connu. Un homme qui avait fait tuer sa mère et sa femme, qui était l’incarnation du vice et de la cruauté, portait la couronne impériale. Mais les chrétiens n’étaient pas appelés à collaborer à quelque mouvement que ce soit pour tenter de renverser l’empereur, ou pour chercher à instituer un meilleur gouvernement. Ils devaient persévérer dans l’obéissance et supporter des afflictions jusqu’à souffrir injustement, de plus, ils devaient honorer le roi à cause de sa position (1 Pierre 2:13-17) : " Toute autorité est ordonnée de Dieu " (Rom. 13:1).

Certains chrétiens voient les choses autrement. Ils pensent qu’ils doivent faire tout ce qui leur est possible pour donner une dimension morale à la vie publique, une dimension d’honnêteté. Ceux qui parlent ainsi devraient considérer le cas de Lot. C’était un homme juste (2 Pierre 2:7). Mais il a commis une grave erreur. Après s’être établi dans la ville de Sodome, il y a accepté une position d’autorité. Nous le voyons assis à la porte de la ville, lieu où siégeaient les magistrats (Gen. 19:1). Il soupirait après la justice dans cette atmosphère malsaine de Sodome. Mais ses efforts se sont soldés par un échec total. Son témoignage a été vain, ses mises en garde ont été ignorées et la destruction de la ville en a fait un fugitif ruiné qui finit misérablement ses jours dans une grotte. Quelle leçon !

D’aucuns pourraient encore demander : N’est-il pas juste d’essayer d’élire l’homme […la femme] le [la] plus compétent [e], les meilleurs candidats au Parlement ? N’est-ce pas ainsi que de meilleures lois passeraient, et que le pays serait mieux dirigé ?  On pourrait penser qu’il en est ainsi, mais c’est souvent le contraire qui arrive.

Il est, à ce titre, remarquable de voir que quand le temps fut venu pour que Dieu établisse un homme pour gouverner le monde entier, il choisit un homme violent et tyrannique tel que Nebucadnetsar. Cet homme fut le chef du premier grand empire des " nations ", quand Israël fut déchu de la faveur de Dieu à cause de sa désobéissance. Au lieu de le laisser sous la domination de rois de la lignée de David, Dieu livra son peuple entre les mains des Gentils, sous l’autorité de Nebucadnetsar, la "tête d’or" de Daniel 2. Dieu est au-dessus de tout et il peut accomplir sa volonté aussi bien par des hommes méchants que par des hommes bons. Que les chrétiens s’occupent donc des choses qui concernent leur Maître et qu’ils laissent le monde s’occuper des choses qui concernent son maître !

*

Jésus n’avait aucun commentaire à apporter sur la politique de son époque, sa mission parmi les hommes consistait à rappeler les droits de Dieu au cœur et à la conscience de ceux qui l’entouraient. C’est pourquoi, en montrant une pièce de monnaie destinée à payer le tribut impérial, il demanda : "De qui est cette image et cette inscription ? - De César", répondirent-ils. Alors il leur dit : "Rendez donc les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu" (Matthieu 22:21). Cette réponse a certainement suscité des murmures dans le parti des pharisiens. "Quelle absence de patriotisme !" ont-ils pu penser. "Pourquoi n’a-t-il pas invité les gens à combattre pour la liberté et à résister à la tyrannie ?" Il n’est pas possible de rappeler cet incident sans voir que le Seigneur Jésus a délibérément refusé de prendre position quant à une question politique.

Précédemment, Jésus aurait eu l’occasion de prendre le commandement d’une foule enthousiaste prête à défendre l’indépendance de la Galilée, la province du nord de la Palestine. Les gens avaient été tellement impressionnés par la puissance du Messie, quand il avait nourri une grande foule avec quelques pains et quelques poissons, qu’ils étaient décidés à faire de lui leur roi (Jean 6:15). Mais ce n’était pas dans ce but qu’il était venu sur la terre. Il n’avait aucun désir d’être entraîné dans un tel mouvement et il se retira dans un lieu désert. Il n’était pas un homme politique. Son dessein était de servir Dieu et de sauver les hommes.

À une autre occasion, on demande au Seigneur de jouer le rôle d’arbitre, à la suite d’une querelle. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstance ? Aurions-nous pensé que c’était là une excellente occasion de rendre la justice et de faire ainsi une bonne oeuvre parmi les hommes ? Aurions-nous accepté de jouer ce rôle ? Remarquons bien que notre Maître ne l’a pas fait. "Homme - dit-il - qui est-ce qui m’a établi sur vous pour être votre juge et pour faire vos partages ?" (Luc 12:14). Sa tâche était tout autre et de loin plus importante.

Quelqu’un demandera peut-être : "Un arbitrage est-il une mauvaise chose ?" Évidemment non. Un arbitrage vaut mieux qu’une querelle. Il est préférable que le monde règle ses conflits par le dialogue plutôt que par la guerre. Mais ce qui est frappant, c’est que le Seigneur Jésus a laissé le soin de ce genre d’affaires à d’autres. Il n’a pas condamné l’arbitrage, mais il n’y a pas pris part lui-même. Cela faisait partie d’une catégorie de choses qui n’entrait pas dans ce qu’il avait appelé "les affaires de mon Père". Et le chemin du divin Maître est sans aucun doute celui que tout disciple doit suivre. Ainsi, le chrétien dépend d’un souverain dont le royaume n’est pas de ce monde mais à qui la domination selon Dieu appartient. Il est vrai que ses ennemis ne sont pas encore "mis sous ses pieds" et que, jusqu’à ce moment, le monde est livré à l’influence de l’ennemi vaincu : l’esprit de révolte a conduit l’homme à préférer ce prince dépouillé et jugé à Jésus-Christ ! Mais la justice de Dieu a fait Seigneur et Christ Celui que le monde a crucifié. Son Esprit le proclame tel. Un jour proche, le Seigneur fera valoir ses droits, à la gloire de Dieu : "il a reçu autorité de juger, parce qu’il est fils de l’homme" (Jean 5:27). Le croyant qui veut chercher à améliorer le monde et son fonctionnement et son organisation se heurte donc nécessairement au fait que la politique ne cherche qu’à faire ce qui plait aux hommes et non pas au Seigneur, et les principes divins sont entièrement mis de côté.

Notre part, en L’attendant, est de reconnaître ces droits au sein d’un monde qui les récuse, et de nous approcher par Lui de Dieu auquel nous sommes soumis (Jacques 4:7) comme au Père des esprits (Héb. 12:9).



20:35 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : littérature, christianisme, politique, elections présidentielles |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

Très beau texte!! Exigeant!

Écrit par : En passant | vendredi, 27 avril 2007

Le texte est bien intéressant en tout cas.

Écrit par : Pierre G | vendredi, 27 avril 2007

M. Fulbert nous donne par sa réflexion de bien belles lumières en ce temps d'agitations électorales de la plus misérable insignifiance.

Je trouve singulièrement pertinente la conclusion de cette note salvatrice :

"Le croyant qui veut chercher à améliorer le monde et son fonctionnement et son organisation se heurte donc nécessairement au fait que la politique ne cherche qu’à faire ce qui plait aux hommes et non pas au Seigneur, et les principes divins sont entièrement mis de côté. Notre part, en L’attendant, est de reconnaître ces droits au sein d’un monde qui les récuse, et de nous approcher par Lui de Dieu auquel nous sommes soumis (Jacques 4:7) comme au Père des esprits (Héb. 12:9)."

A méditer pour ne point se laisser entraîner par les fumées de la République !

Écrit par : Jude | lundi, 30 avril 2007

Sans commentaire :

"Que les chrétiens s’occupent donc des choses qui concernent leur Maître et qu’ils laissent le monde s’occuper des choses qui concernent son maître !"

Écrit par : Jude | samedi, 05 mai 2007

"Si donc le véritable enfant de Dieu refuse de voter, ce n’est pas tant qu’il pense que le vote soit mauvais en lui-même, mais c’est qu’il a donné son vote et son intérêt à l’Homme qui est dans les cieux, et que Dieu a exalté comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs..."


Nephtali merci pour cet heureux rappel !

Écrit par : Jude | dimanche, 06 mai 2007

L'apôtre Paul dans 2 Tim. 1 :13-14, nous donne ce sage conseil : "Aie un modèle des saines paroles … garde le bon dépôt ".


En effet, Dieu formule bien la vérité, c’est-à-dire il exprime la vérité dans des paroles certaines dans l'Ecriture.

C'est pourquoi si par la suite, l’homme se met à formuler à sa manière et selon sa propre inspiration la Vérité, sa formule n’est plus la Vérité donnée de Dieu.
Ainsi, retenir ferme la Vérité comme Dieu l’a formulée, retenir le type, la forme ou modèle de son expression est de toute importance ; en la gardant, on est en relation avec Dieu, selon la certitude de ce qu’il a révélé.

Cette révélation divine de la vérité est la sûre ressource de l’âme quand l’Eglise, comme aujourd'hui, a perdu sa force et son énergie, n’est plus un soutien pour les faibles, et quand ce qui porte le nom d’Eglise ne répond plus à ce caractère de «colonne et... soutien de la Vérité» qui lui fut donné à l'origine.

Écrit par : Nephtali | dimanche, 06 mai 2007

Vous visez juste Nephtali, celui qui ne se soumet pas aux paroles de Dieu se montre par là même rebelle à Dieu.
La règle de Dieu est dans les Écritures, l’activité énergique de son Esprit dans le ministère de l'Ordre, quoique Dieu puisse également agir directement sur le coeur par la Parole même.

Par contre, le ministère ne devrait plus faire autorité pleinière depuis que les révélations de Dieu sont complètes ; autrement il y aurait deux autorités ; s’il y en avait deux, la seconde serait une répétition inutile de la première ; ou bien si elles étaient différentes, elles s’annuleraient l’une l’autre.

Écrit par : Jude | dimanche, 06 mai 2007

Une fois qu’on a reconnu que c’est notre vieille nature qui entrave chez nous la perception de la pensée de Dieu et qui est l’obstacle à sa vraie et simple réception en nous, on ne peut que sentir combien il est important que nous nous tenions constamment dans la présence du Seigneur, pour que Lui nous enseigne, et nous communique Ses pensées, et que, ne nous laissant pas être des auditeurs oublieux, Il nous apprenne à mettre en pratique la Parole.

Nous ne pouvons être, comme la prière même du Seigneur nous le montre (1 Jean 4:5-6 ; 5:19), que « du monde », ou « du Père ». Si nous sommes « du Père » nos pensées à tous, ayant leur source en Lui, seront, pour autant, nécessairement en harmonie.

Quelques-uns, sans doute, pourraient voir plus, ou plus clairement que d’autres, mais tous verraient le même objet ; les uns, qui auraient la vue plus courte et qui ne verraient que le tronc et les premières branches de l’arbre, et les autres, qui verraient plus loin jusque dans les hauts rameaux, et qui discerneraient la merveilleuse structure et l’agencement du branchage, ne verraient qu’un seul et même arbre.

Il y aurait toujours en commun entre tous, « les choses auxquelles nous sommes parvenus » (Phil. 3:15-16) ; et puis, ce que l’un ou l’autre verrait de plus, ne serait jamais en contradiction avec ce qui est clair pour tous, ces exhortations de l’apôtre étant d’ailleurs toujours de saison : « Nous, les forts, nous devons supporter les infirmités des faibles… et non pas nous plaire à nous-mêmes » ; et : « Tous, les uns à l’égard des autres, soyons revêtus d’humilité, »… « nous supportant l’un l’autre, et nous pardonnant les uns aux autres ». Si nous ne laissions pas libre cours à notre propre jugement et si nos cœurs étaient comme des tables où on n’a jamais écrit ni ne laissera jamais écrire que la parole de Dieu, nous ne pourrions avoir d’autre pensée que la pensée du Seigneur, cette pensée que les Écritures ont pour but et pour fin de nous communiquer.

Écrit par : Manassé | dimanche, 06 mai 2007

Les Écritures, en effet, ne nous donnent pas seulement de la lumière sur certains points, ou sur certaines choses, mais elles nous révèlent la pensée de Dieu au sujet de toutes choses.

Vous n’apprendrez jamais la pensée du Seigneur par l’étude d’un certain nombre de sujets particuliers, quel que soit d’ailleurs l’intérêt qu’ils puissent présenter ; il faut que vous recherchiez Jésus Christ dans les Écritures et le rapport des choses avec le Christ ; il faut que vous étudiiez les Écritures comme la révélation de Dieu, et ainsi, à mesure que vous boirez à cette source, l’Esprit de Dieu vous fera connaître le Christ, et vous fera envisager toutes choses comme Dieu les voit.

La beauté et les détails particuliers de telle ou telle pierre d’un édifice ne seront jamais véritablement compris, si nous n’avons pas appris à connaître d’abord la grande pensée et l’intention de l’architecte qui en a conçu le plan.

Écrit par : Nephtali | dimanche, 06 mai 2007

N’oublions pas que les accusations injustes sont permises par Dieu. David, accusé à tort, accepte les circonstances comme disposées par Lui, réalisant pour lui-même l’exhortation contenue dans le Ps. 37 qu’il a composé, et il continue son chemin en paix, bien que Shimhi jette encore des pierres contre lui (2 Sam. 16:5-14).

Dans l’histoire des frères de Joseph, nous avons aussi deux exemples d’accusations injustes : dans le chapitre 42 du livre de la Genèse, ils sont accusés d’être des espions ; Dieu s’en servira pour réveiller leur conscience endurcie, les amenant à reconnaître leur véritable culpabilité à l’égard de Joseph (Genèse 42:21) — dans le chapitre 44, ils sont accusés d’avoir mis la coupe dans le sac de Benjamin ; leur conscience est atteinte cette fois de façon décisive et ils sont conduits à dire : «Dieu a trouvé l’iniquité de tes serviteurs » (Gen. 44:15-16).

Quel travail Dieu opère dans un cœur soumis à la discipline et acceptant les circonstances comme venant de Lui !

Écrit par : Zacharie | dimanche, 06 mai 2007

Sans doute l’homme est un être faible, exposé à subir toutes sortes d’influences et à mêler sa faiblesse et l’erreur à ce qu’il saisit de la vérité.

Mais, quel bonheur, il n’y a pas seulement des opinions d’hommes, mais il y a la vérité de Dieu elle-même, cette parole dont Jésus disait : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ! ». Quel repos pour l’âme ! Quelle lumière au milieu des ténèbres de ce monde, de la fragilité et de l’instabilité des pensées des hommes ! Quelle épée, pour atteindre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, pour discerner les pensées et les intentions du cœur ! Dieu a donné une révélation, sa bonté a conservé pour nous ces « Saintes lettres », « qui peuvent rendre sages à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » ; il nous a conservé ces « Écritures » dont l’apôtre dit, après avoir parlé de ce qui concernait le salut : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3:14-17).

Écrit par : Elisée | dimanche, 06 mai 2007

Dieu a donné à tout homme une conscience (Rom. 2:15), qui rend témoignage des choses mauvaises qu'il commet.

Mais comment s'exerce cette conscience chez ceux qui sont aveugles ?

Écrit par : Jude | dimanche, 06 mai 2007

Il ne faut pas croire que la conscience relève tout ce qui est mauvais.

Notre conscience est influencée et façonnée par l'entourage dans lequel nous vivons. Mais elle parle toujours lorsque l'homme fait une chose estimée mauvaise.

Dieu a veillé à ce que tous les hommes, même ceux qui n'ont jamais entendu parler de Lui et qui ne connaissent pas sa Parole, soient avertis lorsqu'ils font consciemment ce qu'ils savent ne pas être bien, afin que tous soient amenés à réfléchir et à se convaincre qu'ils sont mauvais et coupables.

Si vous considérez votre vie, combien de péchés avez-vous déjà commis consciemment, délibérément? Si même cela ne nous arrivait qu'une fois par jour, cela ferait déjà 365 fois par an et 3650 fois par tranche de dix ans de notre vie. En réalité, est-ce que cela n'a pas été beaucoup plus souvent?

Est-ce que quelqu'un qui a commis tant de péchés peut affirmer ne pas être un pécheur? Est-ce que le Dieu juste devrait acquitter une telle personne?
Cela ne suffit-il pas déjà amplement à vous prouver que tout homme mérite le jugement et doit confesser devant Dieu qu'il a péché contre Lui et mérite la perdition éternelle?

Écrit par : Nephtali | dimanche, 06 mai 2007

Une autre question alors. L'homme n'est-il coupable que des péchés qu'il a commis tout à fait consciemment? N'est-il pas aussi coupable lorsqu'il aurait pu savoir que sa manière d'agir n'était pas bonne?

Écrit par : Jude | dimanche, 06 mai 2007

Lorsqu'une loi a été transgressée, le juge ne déclarera-t-il pas coupable même celui qui assure qu'il ne connaissait pas la loi? Il aurait pu la connaître puisqu'elle a été promulguée. D'où l'adage: «Nul n'est censé ignorer la loi! » Lors de la fixation de la peine, le juge pourra tout au plus tenir compte de ce fait, s'il est établi que le transgresseur ne connaissait pas la loi. Un avocat qui enfreindrait des dispositions précises de la loi sera puni plus sévèrement qu'un profane qui agirait de même. Cependant, dans les deux cas, le juge les déclarera coupables.

Dans la parole de Dieu il y a le même principe: «si quelqu'un a péché, et a fait, à l'égard de l'un de tous les commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et ne l'a pas su, il sera coupable, et portera son iniquité» (Lév. 5:17).

Cela se comprend aisément. L'homme, qui, comme créature, est responsable devant son Créateur et qui devra lui rendre compte de ses actes, a-t-il le droit de décider lui-même en quoi il est coupable ou innocent? C'est inconcevable! Seul le Créateur, Celui qui a créé l'homme et lui a confié un mandat, a le droit de juger si sa créature a répondu à sa responsabilité. Dieu seul détermine ce qui est péché. Si nous voulons le savoir, il nous faut rechercher ses pensées.

La parole de Dieu est très claire à cet égard. En Genèse 1:28 et 2:15-17 nous trouvons le mandat que Dieu avait confié à l'homme. Il devait cultiver et garder le jardin d'Éden, dans la dépendance et dans l'obéissance à Dieu. Ce qui mettait cette obéissance à l'épreuve, c'était l'interdiction de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Mais qu'a fait l'homme? Dans la première occasion où il aurait pu manifester son obéissance et sa dépendance, il n'écouta pas Dieu, mais désobéit consciemment. Voilà le début. Trois mille ans plus tard, Dieu consignait dans sa Parole: «L'Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui recherche Dieu: Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus; il n'y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul» (Ps. 14:2, 3).

Et mille ans après, la parole de Dieu dit encore: «Il n'y a personne qui recherche Dieu; ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles; il n'y en a aucun qui exerce la bonté, il n'y en a pas même un seul» (Rom. 3:11, 12).

Le jugement de Dieu ne peut alors s'exprimer autrement que par ces paroles: «Tous ont péché et n'atteignent pas à la gloire de Dieu» (Rom. 3:23).

Écrit par : Nephtali | dimanche, 06 mai 2007

Nephtali parle avec pertinence, l'homme a été créé par Dieu et a reçu pour mandat de le servir. Tout ce que l'homme fait en contradiction avec la position et la tâche que Dieu lui a données, est péché.
Nous trouvons ce principe en 1 Jean 3: 4: «Le péché est l'iniquité [une marche sans loi] ». Tout acte dans lequel l'homme ne tient pas compte de l'autorité de Dieu sur sa créature, est péché. Et encore: «Tout ce qui n'est pas sur le principe de la foi est péché» (Rom. 14:23).

Que découvrons-nous dans notre vie pratique ? Lesquels de nos actes, de nos paroles, de nos pensées ont eu leur source dans l'obéissance à Dieu et ont été la réponse à cette question: «Seigneur, que veux-tu que je fasse?» Ne sommes-nous pas amenés à la conclusion que tout ce que nous avons fait est péché ? Et quand on ne tient pas compte de Dieu, on s'éloigne toujours plus de lui.

C'est là aussi ce que dit la parole de Dieu: «Il n'y en a aucun qui exerce la bonté, il n'y en a pas même un seul» (Rom. 3:12).
«Toute l'imagination des pensées de son coeur» n'est «que méchanceté en tout temps» (Gen. 6:5).

C'est la raison pour laquelle le Dieu juste doit juger tous les hommes. C'est la raison pour laquelle le Dieu miséricordieux appelle tous les hommes à se convertir, parce qu'il veut les sauver du terrible jugement qui les attend.

Écrit par : Zacharie | dimanche, 06 mai 2007

"C'est la raison pour laquelle le Dieu juste doit juger tous les hommes. C'est la raison pour laquelle le Dieu miséricordieux appelle tous les hommes à se convertir, parce qu'il veut les sauver du terrible jugement qui les attend."

Oui Zacharie vous avez raison de rappeler l'exigence de justice du Dieu misericordieux car sans justice la pitié devient une abstraction comme sans miséricorde il ne peut y avoir de justice.
D'autre part, en ce qui concerne le vote il ne fait plus sens lorsque dans une société le pouvoir politique est délégué aux seuls appétits humains. Avant d'être un citoyen il faut d'abord être un homme, et pour être une homme se tourner vers le Seigneur...

Écrit par : Jonathan | dimanche, 06 mai 2007

Toute la prose de cette note respire sa très classique inspiration maistrienne, mais on trouve chez Joseph de Maistre des idées exactes, comme on en trouve chez de nombreux philosophes, ce qui ne préjuge en rien de sa qualité traditionnelle.
Nous savons que c'est une obsession, chez de nombreux « traditionalistes », de chercher sans cesse des références chez des penseurs occidentaux, en vertu de leurs préjugés antiorientaux (et c'est en quoi Guénon les contrarie).

N'oublions simplement pas ses limitations et sa présomption (sa négation de la filiation templière de la maçonnerie, sa vision intolérable des «sauvages », notamment du Nouveau Continent — en rupture complète avec ce qu'écrit
Guénon, notamment dans « Silence et solitude » —, et qui en fait un précurseur de l'ethnocide, son prosélytisme catholique, qui allait jusqu'à
caresser le rêve de convertir la Russie et influença même le tsar Alexandre Ier — et c'est ce qui fascina Hitler, ainsi que le caractère nullement original de ses idée.

En bref, si ce personnage, dont on a pu écrire qu'il incarnait la « quintessence de la réaction », vrai polémiste et nullement doctrinaire, se trouve être cité par Guénon, c'est en tant que, pour certaines idées bien précises, ce dernier estimait pouvoir y trouver un point d'appui ponctuel pour
son exposé qui s'adressait à des Occidentaux. Et l'on sait que Guénon s'attachait exclusivement aux idées, nullement à leurs vecteurs.

Écrit par : Serrus | dimanche, 06 mai 2007

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