samedi, 01 septembre 2007

Le néant des guerres guénoniennes par Nicolas Bonnal

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Si les guerres qui ont opposé les nations européennes au cours des derniers siècles ont été napoléoniennes, on peut dire que les simulacres de guerre qui opposent l’Occident anglo-américain aux pays musulmans depuis une génération sont des guerres guénoniennes. Après les attentats du 11-Septembre, les experts des services spéciaux ont, dit-on, entrepris de relire (ou de lire) René Guénon, théoricien traditionaliste français mort au Caire en 1951 après avoir tourné le dos à un Occident qu’il jugeait anéanti sur le plan ontologique.


Lu en son temps par Drieu, Gide ou Artaud, Guénon a conduit des milliers d’Européens, français pour la plupart, à se convertir à un islam élitiste mâtiné de soufisme.
Ce mouvement fut essentiellement suscité par son livre Orient et Occident où il annonçait, dès 1924, le conflit entre le monde traditionnel et le monde moderne en quoi il voyait la négation même de la civilisation.

Convaincu que nous traversions un âge de fer (le fameux kali yuga de la tradition hindoue), il appelait de ses voeux une transformation spirituelle de l’Occident par l’avènement d’une élite initiatique et prophétisait de lents conflits préparatoires, liés, affirmait-il, à d’importants mouvements migratoires.

D’une manière paradoxale, Guénon était un optimiste.
Il attribuait à l’islam (il méprisa le bouddhisme et ignora le génie propre du christianisme) le pouvoir de ramener vers l’ordre des anciens jours un Occident égaré dans le scientisme, la démocratie et le matérialisme (cette hypothèse fut d’ailleurs, plus tard, illustrée drôlement par un roman de Ghislain de Diesbach : Le Grand Mourzouk).

Guénon désignait plusieurs ennemis : les Britanniques (« Je hais cette race... », disait-il), les Américains matérialistes et protestants, et, bien sûr, les juifs à qui il reprochait deux traits : leur rôle dans l’avènement de la science moderne (Einstein, Marx, Freud) qu’il imputait au « nomadisme déviant » des israélites de l’ère prolétaire ; et le sionisme, en quoi il ne voyait qu’une tentative de « solidification » du nomadisme traditionnel.
C’est cette conception de l’islam comme religion de résistance à l’hégémonie judéo-protestante qui, aujourd’hui encore, séduit tant de nationalistes continentaux, traditionnellement antisémites et anglophobes (« Seul l’Anglais veut le bonheur, disait Nietzsche, et cela suffit à le rendre haïssable »).
L’ennemi commun étant la mondialisation moderne, déjà décrite dans ses grandes lignes par Chateaubriand ou Tocqueville qui l’observent en aristocrates, à la fois scientifiques et fatalistes.

A la fin du Règne de la Quantité, Guénon, qui se moquait souvent des prophéties catholiques, se risque cependant à vaticiner. Il annonce la fin de ce monde, qui, pour lui, n’est qu’illusion. (Comme beaucoup de gnostiques depuis Valentin, Guénon ne croyait pas plus à l’existence de la matière qu’à celle d’un monde objectif soumis à l’observation scientifique.)

Et pourtant... Un demi-siècle plus tard l’écroulement de la statue creuse du raïs de Bagdad, la vaporisation du régime des talibans, la néantisation de Ben Laden révèlent que c’est ce totalitarisme post-guénonien qui était une illusion.
Indifférente à ces vaticinations comme aux huées des foules européennes ameutées, dans la meilleure tradition stalinienne, en manifestations « pour la paix », l’Amérique pousse ses chars ou sa propagande bien-pensante avec un pragmatisme têtu (au Pentagone, on lit Sun Zu, pas les soufis...) et que trouve-t-elle devant elle ?
Pas des héritiers du Vieux de la Montage, non. Des hordes de collabos mielleux, de pillards barbaresques ou d’enfants conquis par les couleurs des jouets yankees.

Où est passé Haroun Al Rachid à qui Byzance payait tribut ? Ou est Saladin ? Où sont les savants, les astronomes, les poètes, les musiciens, les conteurs d’autrefois ?
Lorsque Timour Lenk, que nous appelons Tamerlan, prit la ville (en un temps où, en France, Bourguignons et Armagnacs s’entre-égorgeaient), il détruisit, dit-on, l’équivalent de cent palais de l’Alhambra. Que sont aujourd’hui les trésors de la restauration islamique ? Qu’est devenue la Ville Ronde, ses tapis de soie, ses tentures de brocard et sa vaisselle d’or ?
Des palais de béton meublés de faux Louis XVI fabriqués à Milan et de téléviseurs 16/9 branchés sur Arabsat...
Si l’Andalousie n’était pas redevenue espagnole et catholique, elle serait en ruines aujourd’hui.
Le paradoxe est qu’en dénonçant le monde américain, Hollywood, CNN, Disneyland et les « manipulateurs de symboles » chers à Robert Reich, on se retrouve à défendre une illusion. L’Irak était une statue creuse plantée dans le sable des souvenirs imaginaires, un non-Etat sans administration, sans armée, sans économie, sans peuple même, une apparence sur laquelle régnaient des statues sinistres du commandeur des incroyants.

Pour un Islam qui se prétend iconoclaste, c’est un reniement pire que tous les aggiornamenti conciliaires.
Ainsi, la ville des Mille et Une Nuits n’avait-elle pas plus de réalité que les menteries de Shéhérazade. Ainsi le Persan, percé à jour, s’est-il dégonflé comme une baudruche.
On comprend dès lors ce qui attend les Américains : une apparence de lutte contre des simulacres d’ennemis pour un simulacre de téléfilm de guerre. Le métal des bombes et des obus déchire les régimes terroristes comme autant d’étoffes dont sont faits les cauchemars.
Les guerres guénoniennes s’avèrent décevantes. Autant que la lecture des oeuvres du maître soufi...





ILLUSTRATION

De gauche à droite
René Guénon, Frithjof Schuon



SOURCE





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Commentaires

Un texte critique de Jacques Maritain fut très pertinent concernant la suspecte et peu crédible pensée de Guénon du point de vue catholique, qu'il est sans doute nécessaire de rappeler :



« Les doctrines que certains Occidentaux [c.a.d. Guénon] nous proposent au nom de la sagesse de l'Orient, - je ne parle pas de la pensée orientale elle-même, dont l'exégèse demande une foule de distinctions et de nuances, - ces doctrines arrogantes et faciles sont une négation radicale de la sagesse des saints. Prétendant parvenir par la métaphysique seule à la contemplation suprême, cherchant la perfection de l'âme hors de la charité, dont le mystère leur reste impénétrable, substituant à la foi surnaturelle, et à la révélation de Dieu par le Verbe incarné, - unigenitus Filius, qui est in sinu Patris, ipse enarravit, - une soi-disant tradition secrète héritée des maîtres inconnus de la Connaissance ; elles mentent, parce qu'elles disent à l'homme qu'il peut ajouter à sa taille, et entrer par lui-même dans le surhumain. Leur hyperintellectualisme ésotérique, fait pour donner le change sur la véritable métaphysique, n'est qu'un spécieux mirage, et pernicieux. Il mène la raison à l'absurde, l'âme à la seconde mort.


(...) L'amour seul, je dis l'amour surnaturel, peut opérer ce dépassement. L'intelligence ici-bas ne peut entrer au delà de tout mode que dans une renonciation-au-savoir où l'Esprit de Dieu, usant de la connaturalité de la Charité, et des effets produits dans l'affection par l'union divine, donne à l'âme une expérience amoureuse de cela même dont aucune notion n'approche et ne peut approcher. »


(Jacques Maritain, Les Degrés du savoir)

Ecrit par : Unigenitus Filius | jeudi, 25 janvier 2007

Ne soyons pas dupes, si Guénon s'est fait musulman environ 20 ans avant son voyage au Caire, il ne s'est immergé dans l'Islam que parce que cette mécène qui devait couvrir les frais de son voyage (Mme veuve Dina) l'a laissé du jour au lendemain tomber, sans subsides, comme on le fait d'une vieille chaussette.

Guénon a certes pris son parti de ce revers et a reçu l'aide d'un descendant du Prophète dont il a épousé l'une des filles. Il n'y avait là rien de prémédité et Guénon a justifié, à posteriori, la chose en disant que cette sorte de disparition l'aurait mis en quelque sorte "hors d'atteinte de certaines attaques".

Ce qui au demeurant est faux car on se demande à vrai dire comment, de si loin, il a pu continuer son oeuvre en France.
Rien, certes, n'arrive par hasard mais Guénon a bien été contraint de s'installer en Egypte par un revers "sentimental".

Quant à chercher des raisons pour ses actuels lecteurs occidentaux de l'imiter, on n'en trouve aucune de valable, sauf pour ceux que leurs voyages, ou incertaines convictions, ont pu « déraciner ».

Ecrit par : Déception sentimentale | jeudi, 25 janvier 2007

Sacré Nicolas Bonnal...

je conseille son livre, "Internet, nouvelle voie initiatique"... où le "WWW" = 666 !!! Il a écrit aussi un beau livre sur Tolkien...

René Guénon a fait preuve de beaucoup, beaucoup de pertinence... jusqu'à sa conversion à l'Islam... sa notion de "tradition primordiale" ne peut pas laisser une bonne intelligence indifférente...

Bien à Vous...

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Ecrit par : Nebo | jeudi, 25 janvier 2007

petit rappel historique :




En septembre 1929, Guénon avait fait la connaissance de Mme Dina, veuve d’un ingénieur égyptien, et fille de Shillito, le roi des chemins de fer canadiens.

Elle admirait son œuvre et lui proposa de fonder une maison d’édition, « Véga », qui publierait tous ses livres et les traductions de textes soufis que Guénon pourrait exécuter. C’est à la recherche de ces textes qu’ils partirent tous deux, le 5 mars 1930, pour Le Caire. Le séjour devait durer trois mois. Mais ce délai se révéla trop court pour le travail prévu.

Aussi Guénon demeura-t-il au Caire, alors que Marie Dina rentrait en France et finalement… renonçait à ses projets. Abandonné, sans ressources – à peine avait-il les moyens de se procurer des timbres pour sa correspondance – il vécut deux années difficiles, au cours desquelles il s’«arabisa » de plus en plus, et renonça définitivement à rentrer en France.

C’est durant ces deux années que paraissent, chez Vega, deux de ses ouvrages les plus importants : Le Symbolisme de la croix (1931) et Les états multiples de l’être (1932) ; mais le manuscrit en avait été rédigé avant son départ.
Dans le calme de sa demeure cairote – dont l’adresse est difficile à obtenir – il peut alors donner toute son ampleur à son activité littéraire.

Sa « présence » doctrinale se fait plus universelle. Les traductions de ses livres qui ont commencé avec l’italien en 1927, puis l’anglais en 1928, se poursuivent maintenant en allemand, en espagnol, en portugais et même en tibétain. Le nombre de ses correspondants ne cesse de croître : il écrit cinquante lettres par semaine ! Ecrivains et intellectuels le lisent et le discutent. Bien que non reconnue, son influence est déjà considérable en Europe.
Un tel mode de vie ne pouvait pas ne pas altérer sa santé. Y eut-il autre chose ? Le docteur qui le soignait se déclara incapable de diagnostiquer le mal qui l’affaiblissait.

Le dimanche 7 janvier 1951, il entra en agonie. Dressé sur sa couche, il s’écria à plusieurs reprises : « al-nafs khalâs », « l’âme s’en va ». Puis, vers 23 heures, ayant répété deux fois « Allâh », il expira.

Ecrit par : al-nafs khalâs | jeudi, 25 janvier 2007

La diffusion croissante de l’œuvre de René Guénon est en liaison croissante avec la vitesse accélérée avec laquelle s’effondrent les bases idéologiques de notre monde. Elle est en relation aussi avec l’épuisement des horizons de la science moderne.

Pourtant, les milieux chrétiens, qui devraient être les plus attentifs au message de Guénon, sont les plus fermés, sinon les plus hostiles.

Plus son œuvre gagne d’audience, plus elle est en proie de leurs critiques les plus violentes, injustes et parfois odieuses. “[…] ce que nous lisons en ce genre est à la fois affligeant et révoltant.

Affligeant, par ce que les auteurs semblent bien n’avoir rien compris à l’œuvre de Guénon et faire perpétuellement des contresens dans l’interprétation de ce qu’il écrit; révoltant, parce que ces censeurs sont animés par un parti pris fanatique qui se manifeste par une hargne mal contenue.
Au surplus, lorsqu’on considère ces libelles, en les collationnant, comme disent les érudits, on est frappé par la convergence et, souvent, l’identité des argumentations chez leurs auteurs, même à des dizaines d’années distance ; de sorte qu’on peut se demander s’il n’existe pas, derrière tous ces gens, une inspiration unique qui orchestre, en quelque sorte, leurs élucubrations.

Cet état de choses est bien navrant, parce que la religion chrétienne a grand besoin d’une renovation, et que ses représentants religieux sont plus ou moins imprégnés par l’esprit antitraditionnel, scientiste et rationaliste, qui commande toute leur pensée et toute leur vie. Les théologiens sont incapables de provoquer la renaissance d’une tradition sacrée intégrale embrassant, comme c’est nécessaire, toute la vie, y compris la vie sociale et politique.

Une des erreurs courantes faites sur l’œuvre de Guénon: lui attribuer l’intention de détruire le catholicisme pour créer une illusoire «super-religion». La simple lecture de son œuvre aurait évite le malentendu. “Bien loin de nourrir le dessein machiavélique qu’on lui prête de détruire la religion, en la travestissant, René Guénon n’a eu d’autre intention que de rappeler la nécessité de l’approfondir selon des voies qui sont parfaitement traditionnelles dans le christianisme, mais que l’immense majorité des catholiques d’aujourd’hui, y compris les membres de la hiérarchie, ne savent plus reconnaître parce qu’ils ont oublié toute une part – malheureusement la plus riche – de l’héritage antique.”

Ecrit par : Serviteur de l'Unique | jeudi, 25 janvier 2007

Tout cela est bien gentil, mais très loin du discours guénonien réel, car devons-nous croire Guénon quand il légifère sur la nature des sacrements chrétiens, ou lorsqu’il nous parle de tel ou tel fait sacré, dont il est le seul à traiter aussi explicitement, par exemple le Roi du monde ?

Quand il expose le symbolisme de la croix, l’intelligence suffit à comprendre la pertinence de ses considérations : s’il s’agit du vedânta ou du sâmkhya, la consultation des textes hindous suffit à nous assurer de l’exactitude de sa présentation.
Mais sur les sacrements ou sur le roi du monde, seules des conjectures extérieures peuvent appuyer ses conclusions.

Or, Guénon va bien au-delà d’une interprétation conjecturale, il se prononce dogmatiquement, comme ayant autorité. C’est pourquoi, dès lors qu’il ne se veut ni philosophe faisant appel (en principe) à la seule raison, ni érudit n’en appelant qu’au savoir, la question majeure le concernant est bien la suivante : d’où tient-il son autorité et quelle est la fonction que le Ciel lui a dévolue ?

Beaucoup de guénoniens refusent d’aller jusque-là, ou minorent l’intérêt d’une telle interrogation. Et je les comprends, car elle conduit vers des considérations qui échappent à tout contrôle, qui dépassent le jeu des hypothèses ordinaires et qui nous font entrer dans une mythologie à laquelle la foi seule nous permet d’adhérer. Et cependant on ne saurait éviter d’en envisager l’éventualité.

Dès lors que le discours guénonien s’érige en discours dominant, législateur universelle des « formes traditionnelles », il s’arroge une fonction également universelle et nous contraint à nous demander : d’où parle-t-il ? Et la réponse ne peut guère être que celle-ci : il parle de la part de la Tradition primordiale qui, selon lui, est au-dessus de toutes les autres, et donc de la part du Roi du monde qui en est le supposé détenteur.
C’est pourquoi Charles-André Gillis se trouve parfaitement fondé à déclarer, d’entrée de jeu, que le discours guénonien est « inséparable d’une fonction sacrée, d’origine supra-individuelle » (Introduction à l’enseignement et à l’œuvre de René Guénon, Les éditions de l’œuvre, p. 7). Autrement dit : l’œuvre de Guénon garantit l’existence du Roi du monde et l’existence du Roi du monde garantit l’œuvre de Guénon.

Certains peuvent donc être fort critiques à l’égard de ceux qui n’hésitent jamais à attribuer à Guénon, ou à l’un ou l’autre de ses continuateurs, des fonctions sublimes dont les formulations sont empruntées plus ou moins directement à telle religion existante, ou combinent des éléments d’origines diverses. Et néanmoins force est d’admettre qu’il s’agit d’une nécessité à laquelle sont logiquement condamnés les purs guénoniens.

Ils ne font d’ailleurs en cela qu’imiter les vues de leur maître qui ne pouvait concevoir l’économie de la grâce divine que d’une manière administrative :
« fonction » est bien proche de « fonctionnaire », et il y a incontestablement du fonctionnarisme dans une telle conception. A cet égard, le mythe de l’Agarttha pourrait bien passer pour le comble de l’idéal fonctionnaire.

Ecrit par : fonctionnaire de la Tradition | jeudi, 25 janvier 2007

Disons les choses clairement et sans hypocrisie, à lire Guénon on ne peut que constater qu'il considère qu'il manque à l'Occident un "ésotérisme" (théorique et pratique) effectif dont l'Orient serait détenteur et que nous aurions perdu ou oublié.

Dès lors il s'agit de savoir, pour tout guénonien conséquent, comment se faire oriental en allant chercher des méthodes ou des transmissions qui nous feraient défaut, tout en rendant conciliable cette recherche avec une adaptation plus ou moins bien négociée à l'égard d'un christianisme regardé comme un ancrage "exotérique", qui, pour être peut-être parfois sincèrement révéré et respecté, n'en restera qu'à l'état de pauvre façade, un simple héritage culturel ou une "forme" parmi tant d'autres, puisque jamais pénétré véritablement en ce qu'il est authentiquement,

Ecrit par : guénonien conséquent | vendredi, 26 janvier 2007

Mais ne vous inquiétez pas tant que ça, Guénon nous donne en réalité, de par son remarquable exemple, une solution avec l'Islam qui représente, pour un européen, une alternative acceptable et adaptée à notre temps dans la mesure ou se faire musulman n'exclut pas la vénération à un Christ certes légèrement nestorien ou quelque peu arien, mais ce n'est pas si grave au fond.

Ainsi, pratiquement, le disciple de Guénon, résolvant la difficulté, se nourrissant spirituellement des méthodes venues du soufisme ou du bouddhisme, deviendra musulman (ou bouddhiste mais l'acclimatation complète est plus délicate) tout en demeurant en apparence chrétien. La question est réglée !

Ecrit par : Rassoul Ali Mohamed | vendredi, 26 janvier 2007

Rassoul Ali Mohamed votre commentaire a le mérite de l'honnêteté, et à ce titre il est très utile pour toutes les autruches naïves ou dupes volontaires qui jouent à ne pas voir ce que tout le monde sait à présent : Guénon est devenu aujourd'hui le plus efficace agent de propagande de l'Islam (et de l'Orient en général) en terre chrétienne.

Ecrit par : Septentrion | vendredi, 26 janvier 2007

Vous avez raison ! Dans un monde singulièrement désorienté, vidé de sa substance, livré à la confusion généralisée, en proie aux doutes et soumis à un une confrontation brutale, pour la première fois d'une façon si frontale et périlleuse dans l'histoire de notre civilisation, avec d'autres traditions porteuses d'une redoutable vitalité, monde à l'intérieur duquel se laissaient pressentir les terribles menaces contre les valeurs ancestrales de notre civilisation, se profile, à l'immédiat horizon, Guénon aidant, l'éradication impitoyable des racines chrétiennes de notre continent.

Ainsi, notre rôle est justement de rester, plus que jamais, fidèles aux fondements sacrés de la sainte religion dans laquelle nous avons été providentiellement placés lors de notre baptême afin de contribuer, de par ce que nous sommes en tant que chrétiens, à en protéger, ou plus exactement "défendre" le précieux dépôt.

Ce n'est donc vraiment pas le moment de déserter et d'abandonner le champ de bataille à l'adversaire en écoutant les délirantes sornettes guénoniennes qui ne sont, tout bien pesé, qu'un discours fétide et un mortel poison pour le christianisme

Ecrit par : Benoît-Joseph | vendredi, 26 janvier 2007

Après avoir balayé le terrain de toutes les mauvaises herbes des occultismes et des spiritualismes endémiques au début du siècle, Guénon essaya de combattre aussi les préjugés et les fausses idoles constitués par les théories modernistes, évolutionnistes et progressistes qui, encore aujourd'hui, empêchent la plupart des hommes de retrouver la foi, avec l'acceptation de la Réalité spirituelle contenue dans toutes les Révélations depuis l'origine de l'homme.

Le but de son œuvre fut de faire recouvrer à de nombreux lecteurs le chemin de leur propre Tradition d'origine, et d'amener certains d'entre eux à l'adhésion à cette dernière Tradition, l'islam, qui a conclu le cycle des Révélations et qui, en ces temps ultimes, pourra encore offrir la possibilité d'un rattachement initiatique.

Ecrit par : Rassoul Ali Mohamed | vendredi, 26 janvier 2007

L'ISLAM EN MARCHE


Ils sont de 30.000 à 50.000 convertis à l’islam en France depuis quelques années, venus de tous les milieux sociaux et de tous les horizons.
Mais ça n’est pas tellement leur nombre qui inquiète que la profondeur de leur foi et les raisons qui les ont amenés pour la plupart à quitter le catholicisme ou à l’ignorer, pour se diriger vers l’islam «cette religion vivante en expansion».

Ces conversions prennent une telle proportion qu’un mensuel catholique important «l’Actualité Religieuse», le quotidien «Le Monde» ou encore le mensuel «France Pays-Arabes» leur ont déja consacré des articles.
Pour le mensuel catholique, qui a constitué un important dossier sur ce problème d’actualité, ces nouveaux convertis sont totalement différents des chrétiens qui se tournaient encore récemment vers l’islam.
Autrefois, souligne-t-il, il s’agissait surtout de militaires ayant cotoyé l’islam au cours de toute une carrière en Afrique du Nord ou au ProcheOrient.

Mais actuellement les personnes qui se convertissent, souligne la revue catholique, participent au mouvement plus vaste dit de «retour au spirituel».
Assoiffées de spirituel, elles sont à la recherche à la fois de certitude, de rigueur, de discipline et d’une foi sans église, sans hiérarchie constituée, déçues qu’elles sont par les bouleversements vécus par l’Eglise catholique depuis le Concile de Vatican Il, il y a maintenant près d’un quart de siècle. Ils appartiennent à tous les milieux, intellectuels (le philosophe Roger Garaudy, Michel Chod kiewicz, spécialiste du soufisme), artiste (Maurice Bejart, danseur et chorégraphe) mais également et c’est là que le phénomène est tout nouveau, des employés, des ouvriers tels ce jeune homme, originaire des Ardennes (nord-est de la France), devenu Abdallah et qui a trouvé «dans la permanence de l’Islam» le réconfort qu’il ne trouvait plus dans le catholicisme. «Pas de dogmes revus et corrigés, dit-il. Un Musulman vivant il y a plusieurs siècles retrouverait dans l’ensemble le même Islam».
Ils sont également attirés par la simplicité, par une «religion vivante, toute en sobriété, en dépouillement» et par la possibilité que l’islam offre «de s’adresser à Dieu, sans intermédiaire».
Un autre qui voulait devenir moine a rencontré sa voie mystique auprès des soufis, après un essai infructueux dans un monastère catholique.
D’autres sont motivés par un rejet de la permissivité qui caractérise les religions d’une pratique disparue mais aussi de valeurs, à leur sens, dévaluées, oubliées en Occident», explique plus loin le mensuel chrétien.
«En régle générale, le monde musulman est plus fidèle à ses principes spirituels et moraux que l’univers occidental».
Certains sont tentés de vivre complètement à l’oriental, d’autres songent à aller vivre en pays musulman. Mais d’autres encore estiment qu’il ne faut pas imiter les musulmans orientaux, «au contraire, pour l’islam, c’est le sens de l’Universel qui prévaut».
Un jeune mécanicien de la banlieue nord de Paris, interrogé par la revue «France-Pays Arabes» déclare qu’il observe très strictement le jeûne, les préceptes du Coran «Je suis très strict là-dessus. Cela me donne des règles de vie. Je vais à la mosquée».

En règle générale, souligne le chroniqueur religieux du journal «Le Monde», Henri Fresquet, les femmes représentent environ 55 pour cent des convertis, sans doute parce que les Françaises mariées à un Musulman adoptent volontier la religion de leur conjoint.
Enfin Roger Garaudy, interrogé par l’agence kowetienne KUNA, souligne que de plus en plus de gens parmi les intellectuels se convertissent à l’islam et que pour sa part «il n’est exposé à aucune persécution» en France.
Ces nouveaux convertis sont bien accueillis par les immigrés musulmans qui parlent d’eux «avec une admiration joyeuse». Ils travaillent bénévolement à la mosquée de Paris, certains donnent un enseignement coranique aux jeunes fils d’immigrés, organisent des voyages.
Ils affirment, conclut pour sa part la revue «Actualité Religieuse», «avoir trouvé, après avoir beaucoup cherché, la vraie voie vers Dieu».

Paris - A.F.P.

Ecrit par : AFP | vendredi, 26 janvier 2007

La prétendue " conversion " de René Guénon du christianisme à l'islam ne doit-elle pas être interprétée comme un refus de sa religion d'origine, mais plutôt comme une acceptation de l'islam, une adhésion à ce qu'il appelait la " Tradition primordiale " (ad-dîn al-qayyim), dans sa dernière expression qui, comme telle, englobe sans opposition toutes les Révélations précédentes.

Il n'est pas question de rechercher un compromis ou un dénominateur commun entre les différentes positions doctrinales de nos religions. Il s'agit plutôt de reconstruire l'intégrité des croyants, celle qui existait aux moments prophétiques qui sont à l'origine de chacune des Révélations, et qui a été de plus en plus effacée par le processus de décadence des derniers temps.

Aujourd'hui, les différentes aires ethniques, qui constituent le support normal de chaque Révélation, ont développé les aspects les plus négatifs de leur tempérament, au détriment de la vie spirituelle : en Occident l'intellectualité est devenue intellectualisme, la logique, rationalisme ou - pire encore - psychologisme, tandis qu'en Orient l'intuition dégénère en impulsivité, et la remise entre les mains de Dieu en fanatisme.

Il faudrait donc favoriser un échange, dont René Guénon est bien l'exemple, et par lequel les croyants d'Orient et d'Occident, face à face, sauront créer, autour d'une mer commune, le flux et le reflux des vagues bénéfiques de leurs qualifications complémentaires.



Ce fut René Guénon qui tenta de trouver un remède aux défaillances des Occidentaux modernes, en leur parlant de la seule façon qu'ils pouvaient encore comprendre. Il put ainsi réveiller chez quelques-uns d'entre eux la conception de la Réalité transcendante, l'intention de la réalisation spirituelle, l'intuition d'une connaissance possible, d'une gnosis, à travers l'adhésion à une Tradition déterminée et la découverte des valeurs spirituelles et des vertus humaines fondamentales. René Guénon décrivit sa fonction dans l'Introduction à La Crise du Monde moderne : " Tout ce que nous pouvons nous proposer c'est donc de contribuer, jusqu'à un certain point, et autant que nous le permettront les moyens dont nous disposons, à donner à ceux qui en sont capables la conscience de quelques-uns des résultats qui semblent bien établis dès maintenant, et à préparer ainsi, ne fût-ce que d'une manière très partielle et assez indirecte, les éléments qui devront servir par la suite au futur "Jugement", à partir duquel s'ouvrira une nouvelle période de l'histoire de l'humanité terrestre. "

Guénon reconnaît dans notre époque les signes de cette fin cyclique prédite par tous les textes sacrés, et appelle de ses vœux, pour l'Occident, la formation d'une tarîqa.

Cette confrérie doit avoir aujourd'hui un caractère autonome, sélectif et secret, afin que restent vivantes au moins quelques semences, lors de la fin, qui ne sera, suivant les paroles du Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ, rien d'autre que la fin d'un monde.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | vendredi, 26 janvier 2007

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Ecrit par : Maikov-versus-dantec | vendredi, 26 janvier 2007

« La tradition islamique, en tant que ‘‘sceau de la Prophétie’’ [est la], forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle actuel. »

(R. Guénon, Symbole de la science sacré, ch. XXIII, Les mystères de la lettre Nûn, Gallimard, 1977, p. 155.)

Ecrit par : Nûn | vendredi, 26 janvier 2007

« La tradition islamique, en tant que ‘‘sceau de la Prophétie’’ [est la], forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle actuel. » (R. Guénon, Symbole de la science sacré, ch. XXIII, Les mystères de la lettre Nûn, Gallimard, 1977, p. 155.)

Ecrit par : l’orthodoxie traditionnelle | vendredi, 26 janvier 2007

« L’islam est le seul moyen d’accéder aujourd’hui, pour des Européens, à l’initiation effective (et non plus virtuelle), puisque la Maçonnerie ne possède plus d’enseignement ni de méthode. » (R. Guénon, Propos à Jean Reyor, in P. Feydel, Aperçus historiques touchant à la fonction de René Guénon, Arché, 2003, p. 155).

Ecrit par : Aperçus historiques touchant à la fonction | vendredi, 26 janvier 2007

La question de la dernière Révélation orthodoxe, ultime chance de réveil traditionnel que représente l'Islam est sérieuse chère Isabelle, car il faut rappeler que selon Guénon l’Agarttha est le dernier centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.

Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction. C’est ainsi que l’ésotérisme existe, et l'ésotérisme islamique (le soufisme) est le meilleur véhicule pour nous y conduire.

Une des idées dominantes de l'oeuvre de René Guénon est la communauté d'origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et fourni les bases a toutes les civilisations normales.

Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.

C'est à ce « centre suprême » dont la localisation fut longtemps hyperboréenne et même «polaire» mais qui est actuellement caché (l'Agarttha dont ont parlé Saint-Yves d'Alveydre et F. Ossendowski d'après des renseignements sérieux de sources hindoue et mongole), c'est à ce Centre Suprême et à son chef le « Roi du Monde » (le Manu de la tradition hindoue) qu'est consacrée toute la pensée de Guénon.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | samedi, 27 janvier 2007

Vous pouvez ne rien comprendre à son rôle majeur pour nos temps présents, mais sachez que l'œuvre de Guénon remplit une fonction propédeutique de nature providentielle au regard de l'Islam qui sauvera l'Occident en perdition, et est d'ailleurs proposée aujourd'hui à la Grande Mosquée de Paris à la lecture pour les candidats à la conversion.

Ecrit par : Ali Mohamed | samedi, 27 janvier 2007

Une fois de plus, un petit mot sur Guénon déclenche polémique et colère non contenue. A travers les divers commentaires, tout est transparent, la machine à déchristianiser est lancée et rien ne manque : l’Agarttha dont nous attendons toujours la photo satellite, la Tradition primordiale et son âge d’or postérieur à la chute, etc…
Guénonien pendant vingt cinq ans, je me sens mieux depuis la guérison. Pour un Chrétien, il n’y a qu’un Maître, notre Seigneur, homme et DIEU Jésus Christ et une seule Tradition, la Révélée.
A tous les baptisés en Christ qui n’ont rien compris à la Tradition Chrétienne et qui préfèrent les exotismes de toute sortes, je leur souhaite bonne route. Mais, de grâce, LAISSEZ NOUS VIVRE notre Tradition Révélée, vous ne me donnerez plus jamais mauvaise conscience.
Quant à l’Initiation, soit disant plus présente dans l’Islam que dans la Maçonnerie fait partie de l’usine à recruter les cherchants désorientés. Pauvres Frères, lisez « le roi du monde » et vous verrez vite que Bambi est encore plus crédible !
Je ne jetterai pas le bébé et l’eau du bain, le Maître du Caire est toujours éclairant quant à son analyse du monde moderne, ses études symboliques ou autre. Mais pour la chrétienté, où il pris naissance, il est de meilleures références.
Je pense que nous entrons dans un temps où les supercherie en tous genres du Sieur Guénon seront mises à jour. Enfin, nous comprendrons mieux sa haine et son incompétence vis à vis de la Tradition Chrétienne, sa paranoïa permanente.
Pour moi, cet homme dont l’arrogance et la suffisance me font frémir a certainement été mandaté pour une grande mission comme le pensent ses disciples. C’est certainement sur les buts de cette mission que nous divergeons. Est-ce l’œuvre de DIEU que de diviser, de combattre la Chrétienté sous toutes ses formes. Je pense plutôt que c’est seulement l’œuvre de celui qu’il fit semblant de combattre toute sa vie et à qui il voua une étrange dévotion poétique dans son jeune âge.

Ecrit par : Un Guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007

L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.

Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction.
C’est ainsi que l’ésotérisme existe.

Une des idées dominantes de l’oeuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et fourni les bases a toutes les civilisations normales.

Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.
C'est ainsi que l'ésotérisme perdure !

Ecrit par : Volonté du Ciel | mardi, 30 janvier 2007

Petit rappel sans frais aux ignorants ou à ceux que le sont devenus :

L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.

Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction.
C’est ainsi que l’ésotérisme existe.


Une des idées dominantes de l’oeuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et. fourni les bases a toutes les civilisations normales.

Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.
C'est ainsi que l'ésotéeisme perdure !

Ecrit par : Volonté du Ciel | mardi, 30 janvier 2007

La pureté du soufisme


Quant à l'origine du “Soufisme”, au sens habituel de ce mot, nous sommes entièrement d'accord pour penser qu'elle est proprement islamique et procède directement de l'enseignement même du Prophète, à qui remonte en définitive toute silsilah authentique. C'est dire que quiconque adhère réellement à la tradition ne saurait accepter les vues des historiens profanes qui prétendent rapporter cette origine à une influence étrangère, soit néo-platonicienne, soit persane et indienne; c'est là encore un point que nous avons suffisamment traité à diverses reprises pour n'avoir pas à y insister davantage maintenant. Même si certaines turûq ont réellement “emprunté”, et mieux vaudrait dire “adapté”, quelques détails de leurs méthodes particulières (quoique les similitudes puissent tout aussi bien s'expliquer par la possession des mêmes connaissances, notamment en ce qui concerne la “science du rythme” dans ses différentes branches, cela n'a qu'une importance bien secondaire; le Soufisme même est arabe avant tout, et sa forme d'expression, dans tout ce qu'il a de vraiment essentiel, est étroitement liée à la constitution de la langue arabe, comme celle de la Qabbalah juive l'est à la constitution de la langue hébraïque; il est arabe comme le Qorân lui-même, dans lequel il a ses principes directs, comme la Qabbalah a les siens dans la Thorah; mais encore faut-il, pour les y trouver, que le Qorân soit compris et interprété suivant les haqâiq, et non pas simplement par les procédés linguistiques, logiques et théologiques des ulamâ ezzâher (littéralement “savants de l'extérieur”, ou docteurs de la shariya, dont la compétence ne s'étend qu'au domaine exotérique).

Peu importe d'ailleurs, à cet égard, que le mot Sufi lui-même et ses dérivés (taçawwuf mutaçawwuf) aient existé dans la langue dès le début, ou qu'ils n'aient apparu qu'à une époque plus ou moins tardive, ce qui est encore un grand sujet de discussion parmi les historiens; la chose peut fort bien avoir existé avant le mot, soit sous une autre désignation, soit même sans qu'on ait éprouvé alors le besoin de lui en donner une . Pour ce qui est de la provenance de ce mot, la question est peut-être insoluble, du moins au point de vue où l'on se place le plus habituellement: nous dirions volontiers qu'il a trop d'étymologies supposées, et ni plus ni moins plausibles les unes que les autres, pour en avoir véritablement une; l'auteur en énumère un certain nombre, et il y en a encore d'autres plus ou moins connues. Pour notre part, nous y voyons plutôt une dénomination purement symbolique, une sorte de “chiffre”, si l'on veut, qui, comme tel, n'a pas besoin d'avoir une dérivation linguistique à proprement parler; on trouverait d'ailleurs dans d'autres traditions, des cas comparables (dans la mesure, bien entendu, où le permet la constitution des langues dont elles se servent), et, sans chercher plus loin, le terme de “Rose-Croix” en est un exemple assez caractéristique; c'est là ce que certaines initiations appellent des “mots couverts”, Quant aux soi-disant étymologies, ce ne sont en réalité que des similitudes linguistiques, qui correspondent du reste à des relations entre certaines idées venant ainsi se grouper plus ou moins accessoirement autour du mot dont il s'agit; ceux qui ont connaissance de ce que nous avons dit ailleurs de l'existence très générale d'un certain symbolisme phonétique ne sauraient s'en étonner. Mais ici, étant donné le caractère de la langue arabe (caractère qui lui est d'ailleurs commun avec la langue hébraïque), le sens premier et fondamental doit être basé sur les nombres; et, en fait, ce qu'il y a de particulièrement remarquable, c'est que le mot Sufi a le même nombre que El-Hikma al-ilahiyah, c'est-à-dire “la Sagesse divine”.


René Guénon

Ecrit par : Abdallah | mardi, 30 janvier 2007

Le Soufisme est l’ésotérisme de l’Islam – il est appelé al-taçawwuf, sans doute parce que les premiers soufis se vêtaient de laine pure (çûf). Mais René Guénon fait remarquer qu’à strictement parler on ne devrait appeler soufi que celui qui a atteint le terme de la voie initiatique. Celui qui demeure sur la voie, en quelque étape que ce soit, est appelé mutaçawwuf. Il reste que l’usage commun en Occident est de parler indistinctement de soufi. Pourtant, la qualité de soufi est un « secret » (al-sirr) entre le soufi et Dieu. Ce secret du cœur qui sanctionne la victoire de l’Esprit sur l’âme, c’est le soufisme même : « Si c’est l’Esprit qui remporte la victoire sur l’âme (nafs), le cœur se transformera en lui, et en même temps, transmuera l’âme par la lumière spirituelle qui se répandra en elle. Le cœur se révèle alors tel qu’il est en réalité, à savoir comme le tabernacle du mystère (sirr) divin dans l’homme. »

L’extérieur et l’intérieur

« Le Soufisme, qui est l’aspect ésotérique ou « intérieur » de l’islam, se distingue de l’Islam exotérique ou « extérieur » au même titre que la contemplation directe des réalités spirituelles – ou divines – se distingue de l’observance des lois qui les traduisent dans l’ordre individuel en rapport avec les conditions d’un certain cycle humain. »

De cette définition de Titus Burckhkardt, extraite de son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam, il faut retenir l’opposition que l’on retrouve dans tous les différents courants de l’ésotérisme islamique, entre l’intérieur – l’invisible, le caché – ou bâtin, et l’extérieur – le visible, l’apparent – ou zâhir. La démarche ou l’attitude exotérique consiste dans la simple observance des lois religieuses qui symbolisent les réalités spirituelles, tandis que la voie ésotérique consiste à rechercher la connaissance, la vision de ces mêmes réalités spirituelles.

Dans son Jasmin des fidèles d’amour, Rûzbehân Baqlî distingue pour sa part entre deux « certitudes », une commune et une particulière. La premier ou certitude générale est « l’implantation profonde des racines de l’arbre de la foi dans le cœur ; l’eau qui nourrit cet arbre est le conformisme général, on l’élève avec la Loi (sharî’at) du Prophète. Le second, « la certitude personnelle des initiés », est « un rayon de la lumière de la sublimité, qui de l’Essence divine s’épiphanise sur l’âme de l’amant mystique. L’œil du cœur découvre les Attributs sans avoir la vision de l’Essence. On appelle la vision du cœur « certitude ».

Quoi qu’il en soit, la Loi religieuse, extérieure, qui est appelée en Islam la sharî’at, ou « grande route », en ce sens qu’elle concerne l’ensemble des croyants musulmans, figure une enveloppe, une écorce, dont la haqîqah ou Vérité – la réalité essentielle, immuable – est le noyau, lequel n’est accessible qu’à un petit nombre. C’est ainsi que d’une part le soufisme est la voie de ceux « pour qui le Paradis est encore une prison », comme le dit René Guénon, de ceux qui ne se contentent pas de l’aspiration à un état paradisiaque, comme la majorité des croyants, qui se contentent, eux, d’obéir, et que, d’autre part, il « a son but en lui-même, en ce sens qu’il peut donner accès à la connaissance immédiate de l’éternel. »

la Loi est donc semblable à la circonférence qui entoure un point central qui est la Vérité. Or, pour passer de la Loi à la Vérité, il faut emprunter une chemin, « voie étroite », qui est comme le rayon de la circonférence au centre. Cette voie est appelée tarîqah, voie initiatique qui fait passer de l’exotérisme à l’ésotérisme : « La circonférence ne saurait exister sans le centre, dont elle procède en réalité tout entière, et, si les êtres qui sont liés à la circonférence ne voient point le centre ni même les rayons, chacun d’eux ne s’en trouve pas moins inévitablement à l’extrémité d’un rayon dont l’autre extrémité est le centre même. Seulement, c’est ici que l’écorce s’interpose et cache tout ce qui se trouve à l’intérieur, tandis que celui qui l’aura percée, prenant par là même conscience du rayon correspondant à sa propre position sur la circonférence, sera affranchi de la rotation indéfinie de celle-ci et n’aura qu’à suivre ce rayon pour aller vers le centre. (…) Il faut d’ailleurs préciser que, dès que l’enveloppe a été pénétrée, on se trouve dans le domaine de l’ésotérisme ».

S’il existe de nombreuses turuq, ou voies initiatiques, comme il est de multiples points sur la circonférence, toutes tendent au même point central qui est « l’état primordial », à partir duquel s’établit, pour l’être humain, la communication avec les états supérieurs ou « célestes ».

L’ésotérisme islamique se distingue par trois éléments qui sont une doctrine, une initiation et une méthode spirituelle.

La doctrine est une « préfiguration symbolique de la connaissance qu’il s’agit d’atteindre ». Elle est enseignée de manière « personnelle » de maître à disciple, même si toutes les différentes doctrines de l’ésotérisme islamique découlent de l’enseignement du prophète de l’Islam.

L’initiation consiste dans « la transmission d’une influence spirituelle » d’un maître à un disciple, avec communication d’une méthode spirituelle. Ce maître est rattaché au prophète de l’Islam par une chaîne, dite chaîne de transmission (silsilah), Il existe ainsi de nombreuses chaînes qui sont autant de voies différentes, qui correspondent à des « catégories » spirituelles distinctes, on dirait en langage moderne, et inadapté, à des « sensibilités » différentes. En fait, il s’agit de vocation spirituelles correspondant à des aptitudes particulières et donc à des types de réalisation spirituelle différents. C’est d’ailleurs pourquoi certains soufis sont leur propre « voie », recevant leur initiation d’un maître invisible, et qu’ils se sont « inventé » a posteriori une généalogie spirituelle, leur propre chaîne de transmission – c’est le cas tout particulièrement de Sohravardî.

Les trois voies

Il y a trois motifs de l’aspiration vers Dieu, qui sont « la connaissance – ou gnose – (al-ma’rifa), l’amour (al-mahabba) et la crainte (al-khawf). » Le soufisme, en tant qu’ésotérisme de l’islam fait porter l’insistance sur le premier motif, contrairement au christianisme qui met l’accent sur le second. C’est pourquoi on peut écrire : « Le Christianisme en soi est un ésotérisme par rapport à « l’Ancienne Loi », mais c’est un ésotérisme relatif et non absolu, partiel et non total, intermédiaire et non intégral, du fait qu’il représente par son Message général une perspective d’amour, de bhakti, non de connaissance, de jnâna »

Par ailleurs, en Islam, « l’accès à la gnose s’opère moyennant la vérité métaphysique du Témoignage d’Unité ». C’est qu’en effet, comme l’explique Frithjof Schuon que la perfection reste, pour le musulman, « de « croire » avec tout son être qu’ « il n’y a de Dieu que Dieu ». Il s’agit d’une foi totale dont l’expression scripturaire est ce hadith : « La vertu spirituelle consiste à adorer Dieu comme si tu le voyais, et si tu ne le vois pas, Lui pourtant te voit ». Or, ajoute Schuon, « là où le judéo-chrétien met l’intensité, donc la totalité de l’amour, le musulman mettra la « sincérité », donc la totalité de la foi, qui en se réalisant deviendra gnose, union, mystère, mystère de non-altérité. »

Si l’on veut donner sa place au soufisme, aux côtés de l’ésotérisme hébraïque et de l’ésotérisme chrétien, on rappellera donc que l’ésotérisme islamique est fondamentalement connaissance et gnose, même si l’amour n’y est pas inconnu. Frithjof Schuon fait également cette remarque : « Il y a, dans l’histoire du Christianisme, comme une nostalgie latente de ce que nous pourrions appeler la « dimension islamique » en nous référant à l’analogie entre les trois perspectives « crainte », « amour », « gnose » - les « règnes » du « Père », du « Fils » et du « Saint-Esprit » - et les trois monothéisme judaïque, chrétien et musulman ; l’Islam est en fait, au point de vue « typologie », la cristallisation religieuse de la gnose, d’où sa blancheur métaphysique et son réalisme terrestre. »

Ecrit par : al-ma’rifa | mardi, 30 janvier 2007

On est servi, par la mise en note de ce texte, avec les divers témoignages des nouveaux "soufis", qui font preuve d'un zèle touchant dans leur volonté de convaincre, montrant que l'idole guénonienne est bien fleurie .

Mais si al-ma'rifa peut écrire, sans trembler, répétant naïvement les mêmes âneries que Guénon :

« Le Christianisme en soi est un ésotérisme par rapport à « l’Ancienne Loi », mais c’est un ésotérisme relatif et non absolu, partiel et non total, intermédiaire et non intégral, du fait qu’il représente par son Message général une perspective d’amour, de bhakti, non de connaissance, de jnâna » (sic)

c'est que son ignorance est vraiment très profonde des richesses de la tradition chrétienne.

Ecrit par : benoït-Joseph | mardi, 30 janvier 2007

Cher Benoit Joseph,
Je partage votre point de vue quant à la fureur des donneurs de leçons qui fleurissent la tombe du Maître.
Pour l'ésotérisme chrétien, je pense qu'il est de circonstance. En effet, après la venue de notre Seigneur, tout a été révélé et il n'y pas d'exo ou d'ésotérisme au regard de la Révélation qui est directement la Vérité du Verbe. L'ésotérisme s'est certainement manifestée quand les hommes ont statué sur le Christianisme. Acte indispensable pour la pérennité de la nouvelle religion mais qui obligea certaines vérités à se dissimuler.
Malheurement pour ces adeptes de la distribution des paroles du Maître du Caire, l'ésotérisme chrétien est là, encore en Occident et n'a nul besoin de références soufis ou bouddhistes pour exister.
Comment imaginer que notre Seigneur ait pu accepter que la totalité de son enseignement ne soit pas présent jusqu'à la fin des temps ?
Quant au Professeur en centre secrêt et caché aux yeux du monde, nul besoin de me donner un cours par correspondance, je sais ce qu'est l'Agarttha (ou du moins ce que Guénon en a dit). J'ai d'ailleurs raconté cela à ma petite fille de 9 ans qui m'a demandé ce que j'avais fumé !
Laissez tomber ce centre secret et entrez dans la caverne intérieure de votre coeur et après vous être purifié, priez notre Seigneur pour qu'il nous pardonne et qu'il habite dans notre demeure.
J'ai eu de grandes joies dans ma vie, mais aucune n'égala celle de la Grace que me fit l'Esprit en m'éloignant de la fumette guénonienne.
Je rappelle, sans donner de leçon, aux Chrétiens que notre Maître est celui qui a dit qu'il était la Voie, la Vérité et la Vie. Il rajouta que nul ne peut aller au Père sans passer par lui. Je finirai par leur dire de ne pas écouter les chants des sirènes exotiques. L'ésotérisme chrétien existe. Priez sincèrement, demandez et il vous sera donné.

Votre dévoué "Guénonien guéri"

Ecrit par : le guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007

Savez-vous, chers Occidentaux guénoniens, qui arborez des pseudos arabisants, que l'islam n'est qu'une imposture, un mauvais syncrétisme à base de judaïsme ? Voir mon article à ce sujet :

http://patrickferner.hautetfort.com/archive/2006/10/02/islam-quelle-legitimite-spirituelle.html

Ecrit par : Patrick Ferner | mardi, 30 janvier 2007

Cher Guénonien guéri,



Il est vrai, bien que contrarié devant le zèle idolâtrique des nouveaux missionnaires soufis qui pullulent sur la toile, que, pour une bonne part, et en tant que chrétien, je considère certains thèmes guénoniens comme valables et sérieux (symbolisme, critique du monde moderne, etc.).

Mais ce que vous dites du caractère ni ésotérique, ni exotérique du christianisme, et si cela était expliqué de manière fondée car pour l'instant je n'ai jamais entendu quelqu'un soutenir une telle thèse dans le milieux dits fermés (entre nous on peut dire "initiatique" si j'ai bien perçu vos attaches...), mettrait à plat toutes les thèses du gourou du Caire y compris les derniers reliquats de sa pensée, car alors plus aucune tentative d'explication même des symboles, ou du temps sacré, ne pourraient tenir.

En êtes vous jusque là, et puis-je vous demander quelles sont vos sources car il faudrait une rare puissance analytique pour être capable d'oser renverser l'architecture conceptuelle du guénonisme, percevant des horizons assez surprenants sur le plan théorique derrière vos propos.

Par ailleurs l'analyse de M. Ferner ne manque pas de pertinence, et on ne peut qu'en conseiller la lecture.

Ecrit par : Benoît-Joseph | mardi, 30 janvier 2007

à lire pour votre édification :

http://www.coranix.com/biblio/mystemps.htm

Ecrit par : coranix.com | mardi, 30 janvier 2007

Vous êtes de grands naïfs Messieurs, les initiations occidentales sont dégénérées et fausses, lisez plutôt :

"L’essence et le but de l’initiation sont, en effet, toujours et partout les mêmes; les modalités seules diffèrent, par adaptation aux temps et aux lieux; et nous ajouterons tout de suite, pour que nul ne puisse s’y méprendre, que cette adaptation elle-même, pour être légitime, ne doit jamais être une «innovation», c’est-à-dire le produit d’une fantaisie individuelle quelconque, mais que, comme celle des formes traditionnelles en général, elle doit toujours procéder en définitive d’une origine «non-humaine», sans laquelle il ne saurait y avoir réellement ni tradition ni initiation, mais seulement quelqu’une de ces «parodies» que nous rencontrons si fréquemment dans le monde moderne, qui ne viennent de rien et ne conduisent à rien, et qui ainsi ne représentent véritablement, si l’on peut dire, que le néant pur et simple, quand elles ne sont pas les instruments inconscients de quelque chose de pire encore.”

(R. Guénon, Aperçus sur l'initiation)

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mardi, 30 janvier 2007

Cher Benoit Joseph,
Votre perspicacité m’a bouleversé et je ne pensais pas en avoir tant dit.
A mon sens, les critiques habituelles sur René Guénon sont produites par des penseurs chrétiens (Borella par exemple)et leur grand tord est, rejetant Guénon, de nier tout ésotérisme chrétien. L’Eglise, n’ayant pas réponse à toutes les questions, les cherchants honnêtes vont alors explorer les autres traditions.
Il y a quelques mois, en voulant travailler sur les rapports entre la Tradition primordiale et la Tradition Révélée, j’abordais ce thème comme à l’accoutumée ; c’est à dire décrire l’une et l’autre et montrer que cette dernière s’intégrait dans la première ; un travail donc « à la Tourniac » . Quelle fut ma surprise en constatant que cette fusion était impossible. En effet, quelle Tradition peut se vanter d’être « anté-adamienne ! » ? Mais cela va plus loin : deux Traditions sont issues d’Adam ; celle de Caïn et celle d’Abel. Dieu ne reçu que celle d’Abel ; c’est à dire qu’Il ne peut accepter qu’une offrande de repentir. Alors, qui plus que la Chrétienté peut se prétendre de celle d’Abel ? Il suffit de comparer l’offrande d’Abel et celle de notre Seigneur.
Alors, à mon sens, dès l’origine deux traditions de côtoient. Une, où l’homme ne peut rien sans la Grâce de DIEU et l’autre où l’homme perd son temps à vouloir s’élever vers Lui « à la force de son ego ! ».
Au grand désespoir des guénolâtres de tous poils, tout ce qui se revendique de la Tradition Primordiale se trouve naturellement être des restes de cette tradition « caïniste ». Vous imaginez tout ce que l’on peut y loger !
Alors, cher Benoit Joseph, nous sommes quelques uns qui, connaissant quasiment par cœur l’œuvre du Maître du Caire sont allés de plus en plus loin dans la remise en cause de ses propos et nous nous sommes retrouvés dans une démarche vertigineuse dont, chaque fois que nous pensons avoir touché le fond, nous nous rendons compte que la chute continue encore.
Vous avez bien vus, toucher une pierre de cet édifice de falsification fait tomber l’ensemble. Comment, en temps que Chrétiens, puissions nous admettre un âge d’or après la chute ? Comment reconnaître que les roi mages sont la preuve de la conformité du christianisme à la Tradition Primordiale alors, qu’au contraire, c’est cette Tradition que est venu s’agenouiller devant cet enfant Dieu donnant ainsi la suprématie à la Tradition Révélée?
Ainsi, tout est inversé dans l’œuvre de Guénon et je pense qu’il est temps que nous levions la tête.
Comme chrétien, est-il concevable que nous jugions légitime celui qui nous enseigne que l’Islam est la religion de la fin des temps et que la seule chance des occidentaux est de rejeter le Christ pour être sauvé ?
Remercions le ciel tous les matins d’avoir la chance d’être chrétien. Ne rougissons pas d’être les disciples de celui qui fit don de sa vie pour nous sauver, nous qui ne sommes que vermine !
Je finirai, cher Benoit Joseph, en vous disant que vous avez bien vu. Dans un mois, sortira un ouvrage (dont je ne suis pas l’auteur mais que je tairai le nom pour cause de secret éditorial ) qui démontrera l’incompétence de René Guénon sur les sujets relatifs à l’ésotérisme chrétien. Il ne sera pas le seul. C’est dans l’air du temps maintenant de ne plus se laisser dominer par la pensée pseudo-soufiste occidentale. D’autres ouvrages suivront qui donneront raison à votre intuition. Les arguments avancés seront imparables et les lecteurs ne pourront qu’admettre qu’il est impossible d’être chrétien et guénonien.
Peut être pouvez vous autoriser Isabelle de Charbinières, l’administratrice de ce blog, de me communiquer votre courriel afin de vous en dire un peu plus.
Bien à vous en NSJC.

Guénonien guéri ……… et repenti

Ecrit par : Guénonien Guéri | mardi, 30 janvier 2007

Cher Ahmad al-farouk,

Ne vous méprenez pas, il est inutile de nous citer l’œuvre de René Guénon, nous la connaissons sur le bout des doigts. Ne craignez pas non plus pour notre éventuelle naïveté, nous parlons d’ésotérisme chrétien et nous savons de quoi nous parlons.
Le point de vue de votre Maître à penser est tout simplement, à nos yeux, teinté de parti pris vis à vis de la chrétienté en général. J’ai lu un courrier de sa main indiquant à une de mes amies, décédée maintenant, avouant lui-même « de décidément rien comprendre au christianisme ». C’est sur ce détail que je partage pleinement son point de vue. Quant à vous, avez vous fait un tout petit pas dans l’ésotérisme chrétien avant de faire un « copier-coller » sur ce qu’il en pense.
Si je vois de la naïveté, c’est bien quand un chrétien défend l’auteur qui n’y voit qu’un sentimentalisme exacerbé. Cette formidable machine à recruter pour l’Islam est incompatible avec la dimension spirituelle chrétienne.
J’admet beaucoup plus votre cas qui semble être celui du converti à l’Islam. C’est votre choix et je le respecte profondément . Mais ne faites pas comme votre père spirituel, ne jugez que ce que vous connaissez.
Les convertis me rappellent les fumeurs qui cessent de fumer. Après avoir gâter les poumons de leurs congénères, ils ne cessent ensuite de persécuter les fumeurs.
Si vous êtes bien dans votre Islam, restez-y mais je vous en prie, respectez ceux qui n’ont pas fait ce choix. Ils ne valent pas moins que vous ! La religion, c’est un peu comme les chaussures, certains sont bien dans du 43, pour d’autres, il faut du 45 !
Nous sommes fatigués d’entendre toutes ces sornettes qui tentent de hisser la « doctrine » guénonienne au sommet de la spiritualité. Il est différents chemins pour atteindre la demeure de mon père et nous ne saurons qui a raison de nous deux qu’après notre mort. Inutile de nous anathématiser, gardons nos forces respectives pour nos Dieux.
Je persiste à dire que la pensée guénonienne est en majeure partie incompatible avec la chrétienté. C’est le seul combat que je mènerai contre les idées de cet homme.
Dans ce sens, le pire est son rejet de la mystique définitivement surpassée par la connaissance. On se demande bien quel est son appareil de mesure pour décider si celui ci est digne d’éloge et celui là à jeter aux enfer. Il se permet de vénérer Jacob Boehme et exècre louis Claude de Saint Martin. Bien malin celui qui peut m’enseigner la différence entre les deux là! Et l’on pourrait en citer d’autres comme Maître Eckard , Saint Jean de la Croix, etc….
Il rejette la Franc Maçonnerie tout en donnant bonne part à certains rites au détriment d’autres. Comme par hasard le plus chrétien. Il salit le rite écossais rectifié comme s’il le connaissait alors qu'il se trompe sur le nombre de grade et confond lamentablement le grade de Profes avec celui de CBCS.
Je suis désolé mais quand je veux du pain, je vais chez le boulanger et non le charcutier. Alors pour la chrétienté, nous avons le Nouveau Testament, les pensées des Pères, la vie des saints et bien d’autres choses encore. Il n’est pas besoin de se faire racoler par celui qui annonce que l’Islam sera la religion dernière, englobant toutes les autres. Ne me dites pas que pareille pensée ne vous pousse pas à la nostalgie des croisades !
Alors, cher Monsieur, je vous souhaite de tout mon cœur grande réussite dans votre démarche et le plus grand souhait que je puisse manifester pour vous c’est celui que votre soufisme vous apporte tout ce que vous recherchez. Pas de perfidie dans mes propos, je vous le souhaite sincèrement. Mais de grâce, laissez nous dans notre christianisme même si vous trouvez trop bhakti et pas assez jana. La seule connaissance ou intelligence est, pour moi, celle du cœur et c’est la seule Initiation que je connaisse et le vermisseau que je suis est loin d’en avoir fait le tour !

Bien à vous, cher Monsieur Ahmad al-farouket qu’Allah vous bénisse autant que mon Seigneur Jésus Christ me comble de ses bienfaits.


Le Guénonien Guéri

Ecrit par : le guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007

Avez-vous regardé Riposte ce Dimanche 28 janvier 2007 ?
De Villers a donné ces chiffres qui me paraissent bien bas !!
30 000 foyers polygames
70 000 mariages forçés.

Ecrit par : Aloïs | mardi, 30 janvier 2007

Moi je ne me souviens pas des chiffres!
Ce dont je me souvient c'est ce que dit Tariq Ramadan,
comme quoi les arabes subsidient la France!
Cela fait 40 ans qu'ils achètent à tour de bras dans toutes les bourses...
Savez-vous qu'ils détiennent plus de 60% des actions de Volkswagen par exemple......

Ecrit par : Yönn | mardi, 30 janvier 2007

Quoiqu'il en soit que vient faire un ressortissant étranger dans une émission du service public!?
Moati était soumis. C'est écoeurant.

Ecrit par : Aloïs | mardi, 30 janvier 2007

....Et Villiers pas très bon, soyons juste.

Ecrit par : XP | mardi, 30 janvier 2007

Vous avez raison, face à un renard il eût fallu un autre renard!

Ecrit par : Aloïs | mercredi, 31 janvier 2007

Un renard? Je pensais plutôt à un serpent.

Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007

Monsieur le Guénonien guéri, dit "GG", ou encore gégé pour les intimes,


Je vous remercie pour vos propos lénifiants et bien touchants de bonté chrétienne à mon égard. Cela est relativement conforme au profil des dévots de l'ésotérisme occidental qui se réveillent un jour en comprenant que Guénon ne se fit jamais aucune illusion sur les chances de redressement de l'Occident et prit donc une décision conforme à ses analyses.

Tout ce que vous racontez est du plus risible et vous ne vous agiteriez pas autant si les structures traditionnelles (Eglise et FM) n'étaient pas dans un état de profonde déliquessence.

Là où vous avez raison c'est au sujet de mon "passage" à l'Islam, j'ai effectivement, écoeuré par le règne de la corruption et les valeurs et le peu de foi des prétendus chrétiens, j'ai décidé de rejoindre la religion qui a pour fonction de dominer la période d'achèvement du cycle en conformité avec les analyses de Guénon 'cf. Formes Traditionnelles et cycles cosmiques).

Vous refusez de voir l'évidence, alors peu importe, continuez à faire confiance à des institutions spirituelles abjectes et malsaines, de toute manière l'avancée des Vérités du Prophète en terre chrétienne, que cela vous plaise ou non, est inexorable !

Inch Allah

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mercredi, 31 janvier 2007

"de toute manière l'avancée des Vérités du Prophète en terre chrétienne, que cela vous plaise ou non, est inexorable !"

Chiche!

Fends toi de 22,50 € et procures toi le dernier Dantec: tu vas voir que l'élite de la partie occidentale et Chrétienne du monde hait votre prophète et sait déjà comment il faudra en finir avec l'hérésie de momo le pédophile...Ca tombe bien, c'est, nous avons le feu. Nous avons plus de feu que personne n'en a jamais eu entre les mains
Dieu fait bien les choses n'est-ce pas?


Alors tes histoires de cycle et les analyses de ton gugusse,
vous vous les raconterez biêntôt à Guantanamo, ça vous fera passer le temps!

Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007

"Bien à vous, cher Monsieur Ahmad al-farouket qu’Allah vous bénisse autant que mon Seigneur Jésus Christ me comble de ses bienfaits."

Vous êtes Chrétiens et vous souhaitez qu'Allah le bénisse? C'est quoi cette histoire????

Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007

Le feu XP ? Mais le feu sur terre n'est rien, rien du tout par rapport à l'eau il me semble, réfléchissez dix secondes si vous le pouvez encore...

Ecrit par : Danielle | mercredi, 31 janvier 2007

les croisés ont transportés leurs cruches jusqu'en terre Sainte, à dos de cheval, puis ils ont déversés leur eau pour libérer Jérusalem.

La prose de ce sympathique Ahmad al-farouk vous plait mieux que la mienne on dirait.
C'est fou comme certains Chrétiens des derniers temps sont séduits par ce faux prophète.
Rien hélas qui me surprenne. La parabole des mauvaises herbes qu'il faudra arracher prend tout son sens...

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

Cher XP,
Que je veuille qu'Allah bénisse notre interlocuteur n'est pas un crime. Qui voulez qui le bénisse.
Sa dernière prose est désolante certes mais il reste un humain. Si je ne milite pas officielement pour le christianisme, c'est parce que ceux qui le font sont bien souvent souchés vers l'extrême droite ou autre mouvement que je vomie d'ordinaire. De toute façon l'Islam n'est pas un souci en lui même et n'oublions pas que les médias ne nous montrent que ce qu'ils désirent.
Le vrai danger est le discours imbécile de ce cher Ahmad et bien d'autres; croyez moi, il n'est pas le seul.
A ses propos, on voit bien comment il se situerait en cas de conflit ouvert avec les islamistes. L'histoire est un éternel recommencement et au lieu de dire police allemande, il dira police islamique.
Pour finir, si je suis resté sympathique avec lui malgré le repoussoir qu'il puisse être pour moi, c'est que ne crains pas l'avenir; l'Islam gagnera le dernier combat que dans la pensée de Guénon et autres consorts.
Nous sommes, nous chrétiens, les enfants légitimes; nous ne sommes pas les illégitimes issus de la servante. C'est donc à nous que revient l'héritage. Laissons nous aller à la compassion envers ceux qui se comportent comme des enfants de la DASS de notre siècle.
Alors, mon cher XP, laissez donc Allah bénir Ahmad car il est encore pire que les autres enfants illégitimes; lui, il a refusé l'héritage qui lui revenait !

Ecrit par : guenonien gueri | jeudi, 01 février 2007

Désolé pour le bégaiement informatique !!!!

Ecrit par : guenonien gueri | jeudi, 01 février 2007

La bafouille de votre Bonnal est un peu bancale…

Deux exemples : Le mythe de la puissance de Saddam Hussein a été forgé par les médias yankis eux-mêmes pour justifier leur guerre néo-coloniale. On s'en souvient encore : « Saddam Hussein la troisième armée du monde, Saddam Hussein un danger pour tout l'Occident », répété en boucle par la propaganda européenne avant le bombardement nocturne de Bagdad. Rebelote avec l'Iran aujourd'hui.

Deuxio, en fait de pragmatisme américain, on voit ce que ces brutes démocratiques fanatiques ont fait en Irak : elles ont semé l'anarchie, non seulement au détriment des Irakiens, mais à leur propre détriment, car le monde entier sait maintenant que l'Empire américain est incapable d'une victoire militaire. En fait de pragmatisme, les Yankis ont la religion du taux de croissance. Est-ce si raisonnable ? Le pragmatisme est bien plutôt du côté des terroristes qui n'ont pas les moyens de mener une guerre conventionnelle et qui en visant Wall-street ont visé le talon d'Achille de l'Oncle Sam et fait vaciller ainsi la première puissance - économique - mondiale.

Et puis quels sont les nationalistes continentaux qui sont séduits par l'islam ?? En réalité les Français qui se convertissent à l'islam, en dehors de Garaudy et du commandant Cousteau, pour qui ce fut surtout une façon de trouver des financements pour leurs recherches, ce sont des types qui en majorité vivent en banlieue, de milieu modeste, comme le footballeur médiatique Ribéry, qui se convertissent à l'islam pour satisfaire aux exigences du père de la fiancée (Dans la religion musulmane la conversion est une simple formalité.)

Ecrit par : Lapinos | jeudi, 01 février 2007

1- "Si je ne milite pas officielement pour le christianisme, c'est parce que ceux qui le font sont bien souvent souchés vers l'extrême droite ou autre mouvement que je vomie d'ordinaire.

2- "De toute façon l'Islam n'est pas un souci en lui même et n'oublions pas que les médias ne nous montrent que ce qu'ils désirent."

3- "A ses propos, on voit bien comment il se situerait en cas de conflit ouvert avec les islamistes. L'histoire est un éternel recommencement et au lieu de dire police allemande, il dira police islamique."

Ca m'ennuie de vous le dire, mais vos propos vous accablent. Car pour qu'il y est des gens qui dise "Police Allemande", il en a fallu d'autres pour dire "l'Allemagne n'est pas un danger, n'isolons pas l'Allemagne, faisons l'Europe avec eux, le vrai danger ce sont les ligues patriotes que je vomis, etc..."

les médias ne nous montrent que ce qu'ils désirent?
Oui, c'est à dire qu'ils nous montre ce qu'il faut pour que les bourgeois croient que l'Islam n'est pas un danger, et vous y croyez!


@Danielle:je cherche le sermon de St Bernard disant:"videz vos puits, armez vous de tonneaux et partez libérer la terre Sainte"...Je ne trouve pas, pourriez vous m'aider?

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

Attention XP, le jour où l'on aura besoin de vous, vous serez certainement sous Prosac.
Patientez!
Quant au texte de ST Bernard, il me semble que c'est le sermon pour la 2ème croisade.
Excusez moi encore de ne pas être raciste ou islamophobe, je suis seulement chrétien convaicu et décidé à le rester.
Maitrisez votre colère, elle se transformera en force !

Ecrit par : guenonien gueri | jeudi, 01 février 2007

"Attention XP, le jour où l'on aura besoin de vous, vous serez certainement sous Prosac."

Possible. Ce sera pour vous avoir vu trop longtemps sous tranxène.

"Excusez moi encore de ne pas être raciste ou islamophobe"

Qu'est-ce que c'est que cet amalgame intellectuellement indigent déstiné à parler le language du puissant pour lui plaire et trouver une place dans la maison du prince de ce monde?

Pour St Bernard, c'était de l'ironie, relisez ma note!

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

@guenonien gueri :encore un mot:
il y a quelque chose qui m'intrique, en vous lisant:

Vous vous dites Chrétien, mais votre coeur semble en paix.
Un Chrétien qui est en paix alors que la fin des temps s'annonce et que la moitié de ceux qui sont dans son église affirme calmement ne pas croire en Dieu!
L'éspérance, oui, et plus que jamais! Mais la paix...

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

Quel singulier spectacle vraiment : l'ancien guénonien qui croit soudainement, dans une extase, être revenu de son erreur, dialoguant avec le très profane caniche de Bush au patronyme mycrosoftien plus qu'emblématique !

Décidément Allah seul est Grand !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

En effet, nous dialoguons. Nous n'avons pas la culture de l'egorgement, mais celui de la dispute.

Nous dialoguons parce que nous sommes réformables. C'est pour ça que nous ne sommes pas condamnés à garder la structure mentale d'un bédoin jusqu'à la fin des temps.

Nous dialoguons, nous cherchons, et c'est pour ça que nous avons le feu, et que le feu est à nous seul.
Vos bombes dans les gares ne sont que des allumettes.
Rendez-vous compte, à la fin des temps, Dieu a mis TOUT le feu dans la main des Chrétiens.

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

XP, si vous me parlez à nouveau ainsi, je reprend plaisir à vous répondre. Regardez, ce triste Ahmad, il s'en régale !
Je suis très près de ce que vous dites mais c'est une guerre que nous n'avons pas le droit de perdre et de nous essouffler.
Si les églises sont à moitié vides, ce n'est pas que de la faute des Islamistes . Vous n'avez qu'à lire de près les discours de Notre Dame à La Salette.
Quant à toi, islamiste de paquotille, converti de prisunic, je prend mes extases où je veux et, en effet, plus dans les boufonnerie du maître du Caire, véritable paranoïaque qui passait son temps à craindre d'être possédé. Mais je le comprend car il ressentait en permanence le Cornu qui sommeillait en lui. Il a réussi à faire croire à une poignée d'incompétants et d'ignorants que la Vérité venait de son prophète.
Alors, cher XP, arrête de faire semblant de ne pas comprendre ce que je dis. Nous serons certainement, un jour, dans le même camp. Pour l'instant, le danger vient plus d'uluberlus à la Ahmad qu'à une conspiration arabe quelconque. C'est cela que je tente de combattre et crois moi, un certain travail est exécuté dans ce sens et les temps sont en ce que ce travail n'est pas prêt de s'arrêter.
Fais au moins confiance en un véritable chrétien et ne donne pas du grain à moudre à tous ces soufis occidentaux d'operette.

Ecrit par : guenonien gueri | jeudi, 01 février 2007

" ne donne pas du grain à moudre à tous ces soufis occidentaux d'operette."

C'est exactement ce que je voulais te répondre quand l'ai lu son post.

Je ne nie pas qu'il y a un singe dans la maison du père, ni même qu'il n'y a un danger Islamique QUE parce qu'il y a un singe dans la maison du père.
Pour autant, cela ne doit pas nous faire minimiser le danger de l'Islam. Pas de l'Islamisme(qui n'existe pas), mais de l'Islam!

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

ok et j'y veille

Ecrit par : guenonien gueri | jeudi, 01 février 2007

XP, triste clown occidental laquais de l'oncle Sam,

Vos glapissements cachent mal un vrai désarroi car la prétendue civilisation dont vous affirmez avec satisfaction qu'elle possède le feu, n'est en réalité propriétaire que d'un champ de ruine planétaire transformé en esclave du dieu dollar, génocidant les dernières traces de vie traditionnelle.

Lisez donc toutes affaires cessantes "Le Règne de la quantité et les signes des temps" de Guénon pour vous guérir de vos délires, texte qui vous apprendra largement plus que votre littérature de bidet à la Dantec.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

Le règne de la quantité, l'oubli des traditions, le champs de ruine planétaire? Je sais tout ça, je n'ai pas besoin des pensums d'un néo-bédoin pour ne pas l'oublier.

L'heure de momo le pédophile a-t-elle pour autant sonné?

Non, car nous savons nous réformer, et nous avons le feu. C'est fini.

"XP, triste clown occidental laquais de l'oncle Sam"

Restez courtois! Je ne vous ai pas insulté! J'ai juste tenté de vous faire comprendre que les partisans du grand Jhiad finiront, hélas, vitriolé sur plusieurs générations s'ils tentent d'extraire la croix de la terre.

Bien à vous

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

XP,



Vous servez bien mal votre cause sinistre occidental ; christianisme hideusement caricatural et prose de même - à vomir !



Gégé,


J'allais vous oublier - votre abjuration grotesque du guénonisme vous rend à présent complice des valets, comme le navrant "xp", de l'impérialisme américain - mais ce n'est qu'un début, lorsque l'on commence à abandonner les principes de la Tradition on se retrouve très vite le domestique de ses pieuses illusions sentimentales.


Gégé vous êtes une girouette !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

Après examen des posts, je note que le dénommé "Lapinos", a remarquablement montré le caractère dérisoire de l'analyse du sieur Bonnal.
Il convenait de le signaler à l'attention des ignares patentés, vils serviteurs de l'Occident faisandé.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

"Vous servez bien mal votre cause sinistre occidental ; christianisme hideusement caricatural et prose de même - à vomir !"

Je vois qu'on s'affole...C'est bien.

Vous avez raison de vous affolez.

Pour ce qui est des illusions sentimentales, si vous croyez vraiment que le double language proné dans le Coran à l'égard des infidèles va prendre avec tout le monde et que l'Occident Chrétien ne veut plus se défendre...Vous vous posez là! Hitler et Lénine l'ont pensé avant Tarik Ramadan

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

Je constate qu'une petite chose. C'est que le texte du Sieur Bonnal, texte pourtant politique et même pas spirituel déclenche des réactions surréalistes. Toucher un cheveu de Mohamed Skippy, le grand gourou du Caire, rend fou et le pauvre Ahmad se sent investi du role de Zorro (babel). Encore un qui cherche à être martyr avec son lot de vierges gratuites.
Pour finir, ce qui m'amuse le plus, c'est que les chrétiens n'auront pas à massacrer ce brave français de Ahmad, ses frères, les barbus, s'en chargeront car il ne peut imaginer à quel point l'islam intégriste et l'Islam modérée peuvent vomir les soufis.
Quant à vous, XP, j'avoue que je vous apprécie de plus en plus. Même si l'on n'est pas tout à fait sur la même longueur d'onde (malgré ce que vocifère Ahmad le martyr), je suis heureux de constater que malgré ce que pensent nos contemporains, tous les chrétiens ne sont pas prêt à se laisser faire !

Ecrit par : guenonien guéri | jeudi, 01 février 2007

Histoire de détendre l'atmosphère, je tiens à signaler un blog intéressant :

le blog du cochon Hallal :

http://grouik-grouik.blogspot.com/

Ecrit par : Abdelaziz Uyl-Al-Rachid | jeudi, 01 février 2007

Chers Occidentaux guénoniens, vous agissez contre l'Occident, c'est-à-dire contre vous-mêmes :

L'ISLAMOGAUCHISME OU LA DUPERIE RÉCIPROQUE

« Aujourd'hui, face à la menace qui pèse sur la Civilisation, il existe une réponse : l'Islam révolutionnaire ! Seuls des hommes et des femmes armés d'une foi totale dans les valeurs fondatrices de vérité, de justice, de fraternité seront aptes à conduire le combat et à délivrer l'humanité de l'empire du mensonge 1. » Ces phrases du terroriste Carlos illustrent un des phénomènes les plus étonnants de ces dernières années : la fusion entre l'extrême gauche athée et le radicalisme religieux. C'est le philosophe iranien Daryus Shayegan qui a, dès 1982, le mieux théorisé la collision entre la raison historique et la révélation intemporelle, « l'idéologisation de la tradition », le chevauchement de deux ordres incompatibles tel qu'il s'incarne chez le penseur shiite du xxe siècle, Ali Shariati, plaquant des catégories marxistes sur un cycle prophétique et œuvrant quoi qu'il en ait à la sécularisation de l'Islam2. L’islamo-gauchisme a été pensé notamment par les trotskistes anglais du Socialist Worker's Party : constatant que la religion du prophète, quoique réactionnaire, est un facteur de bouleversements et non de passivité au cœur de nos sociétés, ils prônent un entrisme raisonnable, des alliances tactiques et provisoires avec elle sur certains sujets. L'espoir pour une frange révolutionnaire de voir l'islam devenir le fer de lance d'une nouvelle insurrection au nom des opprimés ne va pas sans arrière-pensées réciproques : trostkistes, altermondialistes, tiers-mondistes se servent des islamistes comme d'un bélier contre le capitalisme libéral. La haine du marché vaut bien quelques accommodements avec les droits fondamentaux, surtout celui de l'égalité homme/femme. Les intégristes, déguisés en amis de la tolérance, pratiquent la dissimulation et se servent de la gauche pour avancer leurs pions sous le masque d'une rhétorique progressiste. Double tromperie : les uns soutiennent le voile ou la polygamie au nom de la lutte contre le racisme et le néocolonialisme. Les autres feignent d'attaquer la mondialisation pour imposer leur version de la foi. Deux courants de pensée nouent des liens temporaires contre un ennemi commun : il n'est pas difficile de prévoir lequel écrasera l'autre une fois les objectifs atteints. L'intransigeance gauchiste qui refuse tout compromis avec la société bourgeoise et n'a pas de mots assez durs pour fustiger les « petits Blancs » collabore activement avec les éléments les plus réactionnaires de confession musulmane. Mais si l'ultra-gauche courtise avec une telle constance cette théocratie totalitaire, c'est peut-être moins par opportunisme que réelle affinité. Elle qui n'a jamais fait le deuil du communisme démontre une fois encore que sa vraie passion n'est pas la liberté, mais la servitude au nom de la justice.
1.Ilich Ramîrez Sânchez dit Carlos, L'islam révolutionnaire, op. cit.,
p. 15.
2. Daryus Shayegan, Qu'est-ce qu'une révolution religieuse? 1982,
Albin Michel, nouvelle édition avec préface inédite, 1991.

Pascal Bruckner : La tyrannie de la pénitence (Essai sur le masochisme occidental), p.39-40, Grasset 2006

Ecrit par : Patrick Ferner | jeudi, 01 février 2007

Un peu plus de substance dans le texte de Pascal Bruckner que dans les ridicules grognements simiesques du couple XPGG, mais tout cela reste hélas ! M. Ferner, platement socio-politique.
Il vous faudrait un peu plus d'exigence spirituelle pour accéder aux lumières de la vérité Traditionnelle dont parla Guénon.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

"L'Islam, ce communisme du désert"

M.G. Dantec

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

J'avoue que j'ai la plus grande difficulté à comprendre qu'il soit possible de placer la pensée Génonienne au dessus, sinon de l'ancien testament, mais surtout du message du Christ, ou encore, de vouloir les comparer - Certes les différents gens d'église n'ont pas toujours été à la hauteur de l'esprit divin, et malheureusement, depuis plusieurs décennies nos prêtres sont davantage axés sur le social, oubliant le sens profond de leur sacerdoce.
Mais ! ... Si j'ai un infini respect pour les croyants de l'Islam, il n'en reste pas moins vrai qu'il existe au moins deux différences fondamentales entre l'Islam et la Chrétienté : L'une est la notion d'Amour, l'autre, celle de liberté, et je vous propose le témoignage suivant qui me paraît bien refléter ces écarts, et dont l'auteur, pied noir, a eu une longue pratique de l'Algérie, et est aujourd'hui âgé de 77 ans :

"""J'ai passé ma jeunesse avec les Arabes. Je parle couramment leur langue. Mon père a eu la bonne idée de m'envoyer à l'école coranique tous les jeudis. J'y retrouvais un certain nombre de mes camarades musulmans avec qui j'étais en classe à l'école communale les autres jours de la semaine. L'instruction chez les Arabes c'est le Coran. On apprend et on mémorise le livre. J'ai moi-même appris la plupart des sourates du Coran par coeur.
Grâce à cela, j'ai une bonne culture en arabe. Je savais ce que pensaient les musulmans, puisque j'avais reçu la même formation qu'eux. Je connaissais leurs subtilités, leur façon de raisonner. Par exemple, vous avez un proverbe arabe qui dit: «Le destin des riches, c'est de devenir de plus en plus riches, et le destin des pauvres, c'est de devenir de plus en plus pauvres.» Les pauvres sont habitués à leur condition, ils sont bien comme ça. Nous, nous n'avons pas la même logique... Ils ne peuvent pas penser comme nous, car ils ont une formation absolument différente de notre raisonnement cartésien. Pour les Arabes, le passé est mort. Ce n'est pas la peine de reparler du passé, c'est terminé. On n'a plus à s'en occuper. On a le droit de l'oublier. Quant à l'avenir, il appartient à Dieu. Le futur est déjà écrit. C'est uniquement Dieu qui décide de tout. Cette notion de responsabilité personnelle que nous avons leur est complètement étrangère, elle n'existe pas pour eux. Il y a là une différence fondamentale.
La religion chrétienne et la religion juive ont un axiome de base : «Tu ne tueras pas», ce n'est pas le cas dans le Coran. En effet, dans la sourate VIII («Le Butin») au verset 17 on lit : « Ce n'est pas vous qui les avez tués : mais c'est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n'est pas toi qui lançait : mais c'est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d'une belle épreuve de Sa part! (...)»
Il est intéressant de rappeler ici que le texte du Coran a été dicté par Allah et qu'il n'est pas modifiable par les hommes. Mohammed n'a été que le récitant exclusif de la parole divine. Allah n'a jamais envisagé de créer un clergé ni, a fortiori, de permettre à une autorité ecclésiastique de parler en son nom, voire même d'interpréter le texte du livre sacré....."""

Bien entendu, l'état de rigueur qu'impliquent ces principes pourrait être de nature à les justifier, mais d'une part, et toutes confessions confondues, l'homme étant ce qu'il est, sera toujours une créature faible, faillible, indigne de son créateur, et dans ces conditions le dogme ne suffit pas aux affirmations péremptoires ; nous en souffrons suffisamment au sein de nos églises (perte de repères pour les fidèles, renouvellement insuffisant des prêtres, etc.).
Mais surtout, il y a ce message "aimez-vous les uns les autres", lequel, associé au sacrifice divin appelle à la paix véritable, profonde, pour chaque homme, en lui-même et vers les autres.
En conclusion, il ne s'agit pas d'opposer, mais de constater ces différences, pour chacun avec humilité et tolérance, et quoiqu'il en soit et quelques soient certaines qualités dont René Guénon a fait preuve, il est difficile de le reconnaître comme un prophète d'essence divine.

Ecrit par : Daniel | jeudi, 01 février 2007

"platement socio-politique."

l'exigence spirituelle consiste à comprendre que toutes les hérésies sont condensées dans la reine des hérésies.

A la fin des temps, la croix se trouve devant elle et momo le pédophile qui la personifie.

L'expansion de l'Islam à fait son lit de toutes les hérésies Chrétiennes refoulées à la marge de l'Empire Romain, ce qui explique ses succés militaires. (combien de Chrétiens fatigués par le difficile et complexe dogme de la Trinité ont ouvert leurs portes à l'envahisseur et ses idées simples?)

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, aujourd'hui les communistes, les écologistes intégristes, les Cathos Vatican II, tous sont séduits par la maison mère.
L'Armaguedon!

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

M. Ahmad al-farouk, c'est précisément parce que j'ai une haute exigence spirituelle que je peux affirmer que Guénon n'en a aucune ; moi aussi, je connais son oeuvre ; je connais
également la vie de Mahomet et le Coran, ce qui me permet d'affirmer que cette religion est un totalitarisme politico-religieux qui embrasse tous les aspects de la vie du musulman depuis le berceau. Si je vous accorde que Bruckner a une approche socio-politique, elle n'en fait pas moins partie de l'islam qui reste pour l'essentiel une religion guerrière, conquérante et mortifère. Je connais des guénoniens incurables qui partagent avec vous les mêmes caractéristiques : sectarisme, intolérance, absence totale d'ouverture aux autres. Pour ce qui me concerne, entre une tradition prétendument issue du fils de la servante et celle léguée par le Fils de Dieu, j'ai nommé le Christ, il n'ya pas photo...

Ecrit par : Patrick Ferner | jeudi, 01 février 2007

M. Patrick Ferner,

Comment, sérieusement, pouvez-vous affirmer que René Guénon ne possède aucune exigence spirituelle ? Je serais heureux de vous entendre de manière plus explicite sur ce sujet.


Daniel,



Je respecte hautement votre témoignage, mais je vous arrête immédiatement, il ne s'agit pas de placer dans ma pensée, ni dans celle des guénoniens, Guénon ou quiconque au-dessus de l'autorité de la Parole révélée - mais les principes traditionnels ou "l'ésotérisme", ce que rappellera effectivement Guénon, sont ailleurs car il s'agit d'un autre ordre des choses, non pas opposé mais différent du domaine religieux.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

"Je respecte hautement votre témoignage"

Du miel sous la plume du même qui a écrit au "guenonien guerri", un peu plus haut:

"Je vous remercie pour vos propos lénifiants et bien touchants de bonté chrétienne à mon égard. Cela est relativement conforme au profil des dévots de l'ésotérisme occidental qui se réveillent un jour en comprenant que Guénon ne se fit jamais aucune illusion sur les chances de redressement de l'Occident et prit donc une décision conforme à ses analyses."

Parce qu'on lui disait simplement ceci:

"Bien à vous, cher Monsieur Ahmad al-farouket qu’Allah vous bénisse autant que mon Seigneur Jésus Christ me comble de ses bienfaits."

Fous toi de notre gueule autant que tu voudras, ça ne prendra pas, tes numéros de serpent Mahométan, même si tu suis à la lettre toutes les recettes du Coran.

Un petit coup de charme quand l'infidéle est en nombre, et le couteau qui tranche la gorge quand il est enfin minoritaire, on connait.

Je te répète que l'occident a le feu, et que votre grand jihad sera votre jubilé!

Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007

XP, vous ne répondez pas aux questions que l'on vous pose !


Pour mémoire :

Vos glapissements cachent mal un vrai désarroi car la prétendue civilisation dont vous affirmez avec satisfaction qu'elle possède le feu, n'est en réalité propriétaire que d'un champ de ruine planétaire transformé en esclave du dieu dollar, génocidant les dernières traces de vie traditionnelle.

Est-ce cette victoire que vous souhaitez ; bien navrant triomphe pour un soi-disant chrétien disciple du Dieu d'Amour ?


Qu'avez-vous à répondre à cela ?

Ecrit par : Ahmad al-farouk | jeudi, 01 février 2007

Je vous dirais tout d'abord que pour ce qui est des champs de ruine et des esclaves, vous semblez en connaitre un rayon, vous, les disciples de momo le Pédophile. Tout les historiens un tant soit peu serieux n'ignorent pas que ces infidéles de Français, en 1830, n'ont trouvé sur la terre de l'Algerie qu'ils allaient bientôt batir que des hommes libres vacquant dans des tours de 150 Mètres de haut, et qu'ils se sont empressés de tout détruire pour réintroduire dare-dare le chameau.

Ma civilisation va mal, je vous le concède. Elle est sale. elle fait sur elle. Elle est pour moi comme une vieille mère qui me désole. Cependant, je n'entend pas convenir des remèdes qu'il faut lui apporter avec le chacal qui tourne autour de son domaine en attendant qu'elle crève, en promettant à ses enfants qu'ils auront encore le couvert et une place sous la sous pente s'ils veulent bien l'achever et le laisser entrer en maître.
Pour le dire autrement, elle va mal, mais ça ne vous regarde pas...D'autant plus que la votre ne se contente pas d'aller mal, elle est à l'état de cadavre depuis 14 Siècles, depuis sa naissance. C'est quoi au juste votre civilisation? Ben Laden qui encule une chèvre et le Mollah Omar qui filme au camescope?
Les ploutocrates de la L.A ou les bimbos de Malibu auront beau faire,ils auront toujours L'air moins décadents qu'un porc multimilliardaire qui se mouche dans le rideau d'un palace.

Et puis, faut pas m'emmerder avec la tradition. C'est sur que "la vie traditionnelle" est maintenue, chez vous, sans aucun doute. Un Musulman du temps de l'égire revenu en terre d'Islam au XII ème Siècle, dans un souk d'Alger au XVIII ème siècle ou dans une grotte du Pakistan en 2006 aurait vu les mêmes femmes se faire lapider et le même nabab paresseux se faire servir un thé à la menthe par les mêmes Mamelouks.
L'église du Christ est vivante, elle sait qu'il faut que tout change sans cesse afin que tout demeure jusqu'à la fin des temps. Ca comporte des inconvénients, elle change de place, revient, fait entrer des gens qui devrait laisser à sa porte, les écoute, doit les chasser....Comme elle renait tout le temps, elle développe des maladies infantiles...Pour le dire d'un mot, elle est vivante et ses disciples sont libres, pour le meilleur et pour le pire.
C'est profondément matérialiste comme concept, la tradition. Un petit tour autour d'un caillou noir, quelques coups de cimeterres, des infidéles qui vous servent, et on laisse couler les siècles.
Pétain, quand il avait cru prendre acte que la France était morte, s'en était remis aux terroirs et à "la terre qui ne ment pas".
Mais moi je m'en cogne de la tradition, je suis un catholique qui se souvient du passé, certes, mais aussi de l'avenir.
Sommes toutes, c'est logique que René Gueunon, un Chrétien attaché si fort à la tradition Chrétienne qu'il en avait oublié le Christ, se soit tourné vers Momo le pédophile...Pareil à une mère si amoureuse de son enfant dans ses langes qu'elle le battrait à l'age des culottes courtes et le tuerait des l'apparition des premiers poils...Une femme qui n'aimerait pas SON enfant, mais idolatrait le souvenir d'UN bambin dans ses langes.

Autant que que je comprenne, tu es un Chrétien converti à la religion de Momo. Je sais pourquoi. C'est Pas facile à vivre et à comprendre, le concept de la trinité. Elle est Angoissante cette tention entre le ciel et la terre qui ne se touche pas. C'est Difficile à trainer de sur la terre, une carcasse d'homme libre!
Au fond, tu es un paresseux.

Ecrit par : XP | vendredi, 02 février 2007

Ahmad al-Farouk, l'excuse de ces jeunes-gens un peu binaires et qui oublient les millions de morts récents au nom du progrès, de la science et de la démocratie, qui n'a cessé que devant la perspective de s'anéantir mutuellement à coups de bombes nucléaires, et qui prophétisent le choc prochain des civilisations chrétienne et musulmane contre toute vraisemblance, l'excuse de ces jeunes-gens c'est qu'ils sont intoxiqués par la propagande démagogique.

Un exemple, lorsque Chirac a fait diversion en interdisant le port du voile à l'école, qui n'avait jamais posé de problème jusque-là, et Dieu sait que de vrais problèmes il en existe, les syndicats laïcs de l'enseignement ont dit qu'ils n'étaient pas favorables à cette mesure. Pourquoi ? Parce qu'ils ne la trouvaient pas assez répressive ! Il y a là-dedans bien sûr l'hostilité dérisoire à Chirac combinée à la volonté d'imposer leur religion laïque et athée par tous les moyens. La réalité c'est celle-là, les musulmans pratiquants en France n'ont aucun pouvoir.

La preuve que l'islamofâchisme ne vaut pas mieux qu'un argument de campagne électorale, c'est que P. de Villiers, voyant qu'il ne décollait pas dans les sondages, a laissé tomber cette propagande improductive.

Ecrit par : Lapinos | vendredi, 02 février 2007

" Comment, sérieusement, pouvez-vous affirmer que René Guénon ne possède aucune exigence spirituelle ? Je serais heureux de vous entendre de manière plus explicite sur ce sujet. "

M.Ahmad-Al-Farouk, l’exigence spirituelle, c’est faire acte d’humilité en prenant conscience de notre nature humaine finie et limitée pour admettre qu’il y a un Principe ineffable qui dépasse tout entendement, qu’on l’appelle Atman chez les hindous, Allah chez les musulmans, ou Dieu chez les chrétiens et devant lequel on ne peut que s’incliner. Encore faut-il le mettre en pratique et se dire comme Socrate : "Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ". Or le Christ est venu nous rappeler notre double nature : humaine et divine et si on désire ardemment que se réalise l’Emmanuel, c’est-à-dire Dieu en nous, nous devons passer par toutes les vicissitudes de notre nature humaine avec ses aspects peu reluisants, car par nos névroses, nos conflits intérieurs, nos désirs incontrôlables, nos passions, bref par notre égocentrisme, nous faisons obstacle à cette lumière divine. Le Christ, en disant : " Nul ne peut venir au Père qu’à travers moi " nous invite à prendre exemple sur lui pour réaliser cette démarche puisqu’il a totalement assumé le caractère humain de sa double nature. Toute démarche spirituelle digne de ce nom est non seulement anthropologique, mais ontologique, c’est une démarche à VIVRE dans la totalité de notre être, corps âme et esprit. Ce que le Christ est venu nous rappeler, c’est qu’on ne peut pas aller directement de l’humain au supra-humain. Il n’y a que les hérésies quelles qu’elles soient qui cherchent à prétendre le contraire.
Maintenant, avec Guénon, on est loin de cette exigence spirituelle :il ne fait que scanner les principales traditions spirituelles, obsédé qu’il est par sa Tradition Primordiale. Il fait une construction purement intellectuelle dont il évacue toute dimension anthropologique : pour lui, l’homme est soumis passivement aux cycles, il n’a aucune responsabilité dans l’état de sa condition, ce qui va à l’encontre du christianisme qui nous enseigne que depuis Adam, l’homme est responsable de son état de chute. Guénon est foncièrement anti-chrétien, et même s’il ne le dit pas ouvertement dans ses écrits, il le fait d’une manière beaucoup plus perfide :
- En attaquant l’Occident, il sait très bien qu’il s’agit du christianisme dont c’est la tradition spirituelle. Si on le suit sur ce terrain, et selon lui, le christianisme est pratiquement mort et il ne devra sa regénerescence que grâce aux traditions orientales.
- En considérant le christianisme comme un avatar, une chose inconsistante.
Guénon, à qui on prête facilement une grande rigueur intellectuelle, a traité la question du christianisme avec une grande désinvolture, par dessus la jambe. Il ne s’est penché ni sur l’enseignement des Pères de l’Eglise ni sur celui des saints, ignorant superbement toute la mystique chrétienne. Il pêche par orgueil, se permettant de distribuer les bons et les mauvais points, au nom de quels critères ? L’œuvre de Guénon n’est pas autre chose qu’un système philosophique habilement construit mais pas sans failles, à prétention spirituelle et qui reste cependant à un niveau purement humain dont l’effet est de couper ses disciples occidentaux de leur propre tradition spirituelle, le christianisme.
Si Guénon avait eu une véritable exigence spirituelle, il se serait épanoui dans le christianisme pour participer à son renouveau.

CQFD

Ecrit par : Patrick Ferner | vendredi, 02 février 2007

Je vous ai lu distraitement mais ai retenu pourtant ces mots, sans appel :

"Vos glapissements cachent mal un vrai désarroi car la prétendue civilisation dont vous affirmez avec satisfaction qu'elle possède le feu, n'est en réalité propriétaire que d'un champ de ruine planétaire transformé en esclave du dieu dollar, génocidant les dernières traces de vie traditionnelle. "

Il ne faut pas se tromper d'ennemi, surtout quand on brandit une religion .

Ecrit par : . | vendredi, 02 février 2007

Lapinos,


Je partage votre analyse, nous sommes face à des brutalités langagières adolescentes qui salissent leurs auteurs, et montrent une abyssale incompréhension de ce que pût être l'esprit français, et ce qui fit sa grandeur antérieure, admirateur des omeyades, de la culture perse, et des hautes valeurs de la civilisation moyen-orientale.

Comme il fut dit un jour : « Quand on se rend compte de toute l'étendue des domaines que les Arabes embrassèrent dans leurs expérimentations scientifiques, leurs pensées et leurs écrits, on voit que, sans les Arabes, la science et la philosophie européennes ne se seraient pas développées comme elles l'ont fait. Les Arabes ne se contentèrent pas de transmettre simplement la pensée grecque. Ils en furent les authentiques continuateurs. Lorsque vers 1100, les Européens s'intéressèrent à la science et à la philosophie de leurs ennemis sarrasins, ces disciplines avaient atteint leur apogée. Les Européens durent apprendre tout ce qu'on pouvait alors apprendre, avant de pouvoir à leur tour progresser eux-mêmes. " Montgomery Watt.

Rappelons donc à nos ignares que c'est à Bagdad, au début de l'ère abbasside, que se produisit une extraordinaire floraison intellectuelle au moment où l'Europe était en sa la plus grande nuit pour l’esprit.
Les califes animèrent et protégèrent les cercles de lettrés. Parmi eux, la tradition conserve l'image de Harûn ar-Rachid (786-889), et celle de Ma'mun (813-833) son fils fondateur de Beït Al-Hikma (la maison de la sagesse) le premier grand centre de traduction et de réflexion arabes. Les Abbasides sont portés au pouvoir par les persans convertis. Ils transfèrent le centre du pouvoir vers l'Orient où ils fondent Bagdad (Madinat al Salam, la ville de la paix) selon un plan circulaire : la ville ronde mesure 4 km de diamètre et est ceinturée par un fossé de 20 m de large et un double rempart.
D’ailleurs l'art de l'Islam " est un art qui sert non pas de fin en soi, mais d'intermédiaire entre l'homme et ce qui existe. Ce qui a rendu les artistes du monde Islamique uniques, c'est d'avoir pu montrer que l'eau se boit mieux dans un beau verre, que la lumière est plus belle lorsqu'elle émane d'un chandelier richement incrusté. " Oleg Grabar

Sans vouloir insister sur les apports bien connus en médecine, astronomie, physique, chimie et algèbre, je signale simplement cette pensée judicieuse : " Il est impensable que Dieu ait distingué certains hommes pour leur donner la prévalence sur la masse des autres." Al Razi


C’est pourquoi la passion des livres et la grande vogue de traduction (du grec vers le syriaque) ont permis de sauvegarder les oeuvres d'Aristote, Platon, Porphyre. Les bibliothèques publiques se multiplièrent (plus de 100 à Bagdad vers 900). Celle du Caire comptait 1 600 000 volumes. La passion des idées distinguait les hommes de qualité et, dans ces sociétés structurées par l'Islam, se posait la question de la raison et de la foi. Pour la plupart des penseurs, l'Islam est à la base de la falsafa (philosophie dans l'Islam). Le principe est que la vérité est une, qu'elle soit révélée ou obtenue par la raison, et peu importe son origine. C'est la thèse d'Al Kindi (mort en 873) que la tradition honore comme " le philosophe des Arabes ", qui finit par donner l'avantage à la connaissance divine et devint mystique. À sa suite, Farabi (mort en 950) consacra ces nombreux commentaires à montrer l'accord de Platon et Aristote avec la pensée Islamique. Sa " cité modèle " reprend et adapte la République platonicienne.
La réflexion philosophique abordait des sujets délicats (unité de la création, survie du corps et de l'âme)
Ibn Rushd, latinisé en Averroès est sans doute l'Andalou qui a laissé la plus profonde marque sur la pensée humaine.
Médecin, administrateur, astronome, philosophe encore, sa réputation a été immense dans le monde arabe et dans la chrétienté. Son oeuvre est plus préoccupée de concilier foi et raison et ses commentaires d'Aristote expriment le besoin d'incrédulité en même temps que la diversité d'expression de la vérité.
Il va influencer profondément la scolastique médiévale et les théologiens chrétiens (dont St Thomas).

Que chacun se fasse son opinion à présent





M. Ferner,



Guénon ne pris jamais trop au sérieux le dolorisme judéo-chrétien au sujet du « péché originel », thème que l’on retrouve surexploité d’une manière si outrancière dans le christianisme.


A quoi sert-il de criminaliser à ce point les fils d’Adam ? que chacun soit fautif selon ses propres péchés cela est déjà largement suffisant, il serait bien injuste d’imputer à chacun un crime qu’il n’a point commis ; c’est là la grande intelligence anthropologique de l’islam par rapport au sentimentalisme chrétien obscurcissant le jugement, projetant une vision ultra culpabilisante dont les néfastes conséquences se font sentir dans cette folle civilisation moderne où chacun cherche désespérément son salut personnel ayant conduit au modèle américain criminel qui cherche à étendre son empire mortifère, et son argent, sur l’ensemble de la planète.
Relisez le chapitre VII des états multiples de l’être (« le mental élément caractéristique de l’individualité humaine »), vous y découvrirez des lumières intéressantes à ce sujet, vous montrant la grande pénétration et connaissance de l’homme chez Guénon.

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | vendredi, 02 février 2007

Saint Guénon, priez pour nous ! Mais qu'est-ce que je viens de dire ? Dans l'islam, il n'y a pas de saints, mais plutôt des assassins (Vient de Haschichin, secte de spadassins musulmans).

Ecrit par : Patrick Ferner | vendredi, 02 février 2007

je viens honteusement après tous ces commentaires faire étalage de mon ignorance, non, de la fin de mon inculture sur Guénon dont j'ignorais l'existence....
On ne tire jamais rien de bon du mal, Guénon ne l'a peut-être pas étudié de plus près?! La Foi n'est pas un asservilissement d'un homme par un autre.
Quand à l'héritage du pêché, s'il n'avait été qu'un leurre culpabilisant, Dieu n'aurait pas promis un Sauveur!
On a bien un héritage génétique, pourquoi n'en aurions nous pas un spirituel?!
Et puis de toutes façons... Dieu est vainqueur, alors pourquoi perdre Coinfiance et s'affoler? Gardons nos veilleuses prêtes et faisons bien ce qui nous est demandé, dans l'humilité, la simplicté et l'exemple.

Ecrit par : Marquise de Carabas | vendredi, 02 février 2007

Vous dites bien vrai Marquise, si l'homme était sans péché le monde n'aurait pas ce visage. Les religions sans le Christ, sont ainsi des religions incomplètes auxquelles il manque l'essentiel : l'idée de Rédemption et le Rédempteur !

Ecrit par : Benoît-Joseph | vendredi, 02 février 2007

Marquise,
Votre « pseudo incompétence » n’a d’égal que la profondeur de vos propos et si ces échanges furent dures par instant, la douceur de votre remarque les élève un temps soit peu.
En effet, qui n’admet pas la chute, renie définitivement la seule possibilité de retour. C’est en ayant mémoire de la route qui nous a éloigné de notre propre nature, que nous retrouverons la maison.
Ces échanges m’ont permis d’y rencontrer de véritables chrétiens et aussi la vrai nature des dangers qui nous guettent.
Ahmad, j’aimerais vous dire, que malgré ce que vous pensez, Bush et les USA sont loin d’être un modèle pour moi. Je n’ai pas quitté le monde Guénonien par traîtrise mais il est impossible de servir deux Maîtres. Ne vous méprenez pas, je fréquente de près les arabes (musulmans ou pas) de part mes origines et de part les hasards de ma vie. Ce n’est pas, en effet, qu’un peuple qui sautille devant les caméras en vociférant des onomatopées. J’ai souvent échangé des propos sur l’Islam avec eux et ils ont presque toujours un profond respect pour la chrétienté.
L’Islam ne fait pas partie de mes adversaires pour l’instant mais j’entends quand même les propos de XP et le guerrier que je suis ne baisse pas la garde !
Ce que les lecteurs de ces quelques propos se sont certainement rendus compte des vrais dangers. L’adversaire n’est pas l’arabe de service pour moi, c’est :
- Cette génération de beurres Bac +5 que tous les bons Français ne voient que tenir le balai. Ceux là, je peux comprendre leur haine vus qu’ils sont victimes d’injustices.
- Cette génération de convertis, plus royalistes que le roi qui vomissent la culture où ils sont nés.
Non Ahmad, l’Islam ne sera pas la religion qui doit fermer le cycle. Notre eschatologie est nette sur le sujet (sauf à placer Guénon au dessus de Saint Jean).
Non Ahmad, la chrétienté n’est un débordement sentimental. Elle est la manifestation de la parole révélée. En ce sens, elle est la Vérité qui dépasse l’exotérisme et l’ésotérisme à elle seule. Le mysticisme que Guénon rejette est une union des plus subtiles entre l’intelligence et l’intuition. Cela, la Jana ne le comprendra jamais tant Guénon a verrouillé le débat.
Je terminerai, Ahmad, en vous remerciant car nous sommes un groupe de chrétiens « très guénoniens » formés à la cantate de la tradition primordiale, la théorie des cycles, etc …..
Quelques uns se sont posés des questions sur le Maître et beaucoup ont suivi. Mais d’autres, pour des raisons semblables aux vôtres (hormis l’anti christianisme) se sont posés en adversaires envers un groupe qui est soudé depuis une trentaine d’années.
Alors merci, car vos propos vont édifier ceux qui balancent encore entre les deux théories. Vous êtes un véritable gardien de la vraie chrétienté tant vous réalisez l’union de vos adversaires.
J’aurais aimé vous connaître car face à face, nous n’aurions certainement pas pris tous les deux le ton agressif et dédaigneux que permet ce genre d’échanges anonymes sur un blog.
Benoit Joseph, cela a été un véritable plaisir de communiquer avec vous. Il est dommage que vous n’ayez pas retenu l’idée de poursuivre le débat en dehors de cette forme mais même les montagnes finissent par se rencontrer.
XP, esprit belliqueux, véritable Chevalier des temps modernes, bonne route.
Quant à moi, ceci sera mes dernières remarques (sauf motivation nouvelle) sur ce blog où j’ai passé de très agréables moments.

Longue vie à tous.
Bien à vous en NSJC

Ecrit par : Guénonien Guéri | vendredi, 02 février 2007

Sourate Al-Fatiha

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux,
le Très Miséricordieux.

Louange à Allah, Seigneur de l'univers.
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Maître du Jour de la rétribution.
C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le droit chemin,
le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Ecrit par : "Bismillahi Rahmani Rahime" | vendredi, 02 février 2007

Isabelle, je vous suis comme ..... un seul Homme !

et puisqu'il ya une place pour le Serviteur Inutile, au pire, soyons celui là!

Ecrit par : Marquise de Carabas | vendredi, 02 février 2007

Gospode pomilouï...

Gospode pomilouï...

Gospode pomilouï...

Amin...

Ecrit par : Nebo | vendredi, 02 février 2007

"Gospode pomilouï"... La prière essentielle, de base, chez les Chrétiens Orthodoxes... cela veut dire : "Seigneur aie pitié"...

C'est accessible à tous, facile à retenir et, parait-il, efficient lorsque qu'on s'y abime...

C'est cela qui vous intrigue ? Ou est-ce autre chose ? (rires)

Bien à Vous...

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Ecrit par : Nebo | vendredi, 02 février 2007

Bien... et vous voyez Isabelle... je l'ai écrit 3 fois... tout comme le pope le chante 3 fois... Stance trinitaire... c'est du vieux Slavon...

À noter que "pomilouï" contient, aussi, la notion de caresse... lorsque le Seigneur prend pitié, il atténue la peine par sa caresse...

Cher Ahmad-Al-Farouk, si vous excellez à ce point en théologie, sachez que si Guénon n'a jamais trop pris au sérieux le dolorisme judéo-chrétien au sujet du « péché originel », et qui est un thème surexploité, selon vous, d’une manière si outrancière dans le christianisme, dans ce cas je comprends pourquoi le quantitatif va l'emporter sur le qualitatif... Pourquoi je dis cela ? Et bien parce que chaque souffrance "humaine trop humaine" est SINGULIÈRE, UNIQUE, non remplaçable comme vous l'entendez en faisant dire à Al Razi qu' " Il est impensable que Dieu ait distingué certains hommes pour leur donner la prévalence sur la masse des autres." Chaque souffrance nous fait porter NOTRE PROPRE CROIX... chaque souffrance est CHRISTIQUE, donc non recyclable par une Sunna ou quoi que ce soit d'autre. Chaque souffrance est considéré par Dieu dans sa SINGULARITÉ.

Si les savants arabes ont joué un rôle essentiel c'est uniquement celui de "transmetteur"... toutes les "découvertes" qu'ils auraient faites n'ont été que des empreints à L'Inde, à la Perse, à la Chine, aux Grecs, aux Juifs, aux chrétiens... bref, partout où ils sont allé conquérir et imposer la Dhimmitude !

S'ils ont transmis Aristote via Averroès, ils ont, en effet influencé aussi la théologie chrétienne pas pour les meilleurs effets... confondant l'infini mathématique avec l'infini authentique qui est de l'ordre de l'intériorisation instasié et paradoxalement extasié et non une addition sans fin de chiffres... ils ont sous pretexte de faire se recouper la raison et la foi ouvert la voie à la prolifération machinique où la pensée elle-même se soumet alors que Dieu la veut légère et rebelle telle celle du patriarche JOB et ainsi, comme l'indique votre Al Razi, tout le monde est remplaçable, recyclable, assimilable, tant qu'il est dans la chaîne des soumis (muslims), des faux martyrs (qui en ces cas ne témoignent de rien mais ne font que reproduire le charabia de la matrice... puisqu'ils s'éloignent de l'individuation singulière), de la sunna hors de laquelle, croyez-vous, point de salvation.

Et ne tentez pas de nous amadouer avec les bibliothèques de l'Islam... la bibliothèque d'Alexandrie fut détruite la dernière fois en 642 par le général 'Amr Ibn al-'As, sous le calife Omar qui estimait que si les livres étaient en accord avec le Coran ils étaient inutiles, et que s'ils contredisaient le Coran, ils étaient à détruire. Bel exemple d'esprit scientifique, universaliste et tolérant.

Salutations...

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Ecrit par : Nebo | samedi, 03 février 2007

Certes Isabelle il est trop tard ! Mais justement cela peut retentir comme "Il est grand temps " pour la pensée légère et rebelle , délivrée de la contrainte du but !

Ecrit par : . | samedi, 03 février 2007

L'application des méthodes critiques à la « Sira », ou biographie traditionnelle de Mahomet, a démontré son caractère légendaire, au point de rendre même l'existence historique du personnage des plus problématique.

Quant à l'exégèse scientifique du Coran, elle ne lui fournit aucun appui positif. Elle révèle, par contre, l'inspiration juive de ce qui ne fut sans doute, à l'origine, qu'un essai de prosélytisme de la Synagogue en Arabie au VIIe siècle. Le phalangiste n'accorde donc pas grande estime à la religion musulmane.

Par un grossier artifice littéraire, l'essentiel de la Bible juive, l'Alliance et les promesses faites à Abraham, se trouve détourné de son dépositaire historique, Isaac, le fils de la Promesse, au profit d'Ismaël, et, par là, vidé de son messianisme davidique. De ce fait, le racisme de l'Islam, quoique moins ambitieux, est encore plus charnel que celui de la religion dont il est sorti et dont il n'a retenu que le fanatisme et le matérialisme.

Il constitue lui aussi un formidable obstacle à la religion divine, à la morale chrétienne, à la civilisation. Son monothéisme est foncièrement opposé à la foi trinitaire, comme celui du judaïsme synagogal. Sa morale est légaliste, comme celle du pharisaïsme ancien. Son espérance, dénuée de tout messianisme, ignorante de la rédemption apportée par Jésus-Christ, est aussi charnelle que celle des sadducéens. Ce ne peut être une religion de salut, une véritable alliance de Dieu avec les hommes, une sainte théocratie.

Aujourd'hui frère ennemi du judaïsme, dont il fut à l'origine une tentative de réforme « prophétique » et « sapientiale », l'Islam en est venu à pratiquer contre lui des violences injustifiables. Mais il partage avec lui la volonté d'exterminer les peuples chrétiens par la Guerre sainte ou de les dominer par la force et par la ruse. C'est ainsi qu'il se trouve en accord constant avec tous les courants révolutionnaires hostiles à notre civilisation.


Il est nécessaire donc de dénoncer l'erreur et la faute des colonisateurs occidentaux qui ont reconnu, soutenu et fortifié l'Islam de toute leur autorité, appesantissant le joug de la superstition et du fanatisme musulmans sur des peuples qu'ils vouent à la misère pour le plus grand dommage de la civilisation humaine et de la vraie religion.

En revanche, une muette tolérance peut mieux manifester la supériorité du vrai, du beau, du bien, sur des croyances et des mœurs barbares en voie d'extinction, tout en marquant une estime certaine pour la foi religieuse, la prière, la soumission des musulmans à une loi et à une discipline sociale qui les maintiennent dans un médiocre état de civilisation en attente de leur conversion au Christ Jésus, Fils de Dieu sauveur.

Ecrit par : Contre Réforme | samedi, 03 février 2007

Nebo,


En Islam, rien n'est plus vrai, ni plus authentique que son universalité. Par la volonté suprême du Très-haut, Mohammed Ibn Abdullah a été élu pour prêcher le message divin à toute l'Humanité.

Dernier des Messagers de Dieu au genre humain, le prophète de l'Islam avait reçu pour mission de transmettre les vérités du Saint Coran à tous les hommes appelés à quêter la voie du salut, scellant, ainsi, le long processus de la prédication religieuse. Ultime épisode de la révélation céleste, la confession Mohammadi allait marquer l'aboutissement final de l'interpellation divine de l'Homme sur les détails de sa vie spirituelle. Sa particularité a été de s'adresser à la communauté humaine sans considération de race, de couleur, de langue ou de condition économique ou sociale.

Par l'approche foncièrement égalitaire qu'elle fait des notions de responsabilité, de droit et d'obligation, elle apprécie les individus en dehors de toute velléité de discrimination ou d'exclusion.

Cette conception uniformisante apporte la preuve certaine que l'Islam est une religion pérenne et universelle qui défend sa continuité et sa validité contre les changements du temps et de l'espace. Sous toutes les latitudes et en tout temps, l'Islam n'aura point de cesse de proclamer la portée universelle de son appel au bien, dont le destinataire restera invariablement l'Homme, et la finalité son salut dans le monde d'ici-bas et de l'au-delà.

Comme le laissent entendre les vérités inaltérables du Saint Coran et les affirmations véridiques du Prophète, l'Islam, pérenne et global, peut revendiquer légitimement le titre de religion universelle qui, plus est, a la capacité de se perpétuer par-delà les contingences spatio-temporelles. Là n'est pas l'unique argument qui atteste le bien-fondé de cette revendication, puisque l'Islam, pour épouser la dimension universelle, a eu, une fois de plus, recours à ses deux sources fondamentales, où sont édictés les principes de la fraternité humaine, et de l'unicité de l'origine et du destin humains.

Animées d'un souci commun de mettre en évidence les vérités de l'Islam, et de diffuser ses valeurs justes, les croyants ont toujours pris le soin d'œuvrer pour donner un large crédit à la culture et à l'art à travers l'histoire et sortir les civilisations de leur nuit, ce qu'ils firent avec l'Europe lorsqu'elle était encore plongée dans les ténèbres de l'ignorance au VIIIe siècle, lui permettant d'accéder à un savoir qu'elle avait de par sa faute oublié et perdu !

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | samedi, 03 février 2007

@LAPINOS

"Ahmad al-Farouk, l'excuse de ces jeunes-gens un peu binaires et qui oublient les millions de morts récents au nom du progrès, de la science et de la démocratie, qui n'a cessé que devant la perspective de s'anéantir mutuellement à coups de bombes nucléaires, et qui prophétisent le choc prochain des civilisations chrétienne et musulmane contre toute vraisemblance, l'excuse de ces jeunes-gens c'est qu'ils sont intoxiqués par la propagande démagogique."

A quel moment ai-je dit que je me réclamais de la science, de la démocratie et du progrès? Pour le coup, c'est vous le boutonneux, vous qui décidez d'une façon binaire qu'il y aura la consommation et le Dollar ou un retour à dos de chameau vers le desert.
Je ne voudrais pas vous vexer, mais vous me faites l'effet d'être un scientifique, à savoir quelqu'un qui sait peut-être réfléchir, mais ne sait pas penser.
Pensez à ce qu'était l'ETRE du nazisme, du communisme, de la démocratie et de leur nature profondément héretique, et vous pourrez appréhender l' ETRE de l'Islam, La séduction qu'il opère sur les esprits faibles et la surprenante complaisance dont il jouit.
Dans un esprit de charité, j'ai envie de vous renvoyer à la lecture d'Heidegger et du "XIX ème siécle à travers les ages" de Muray, histoire que vous compreniez la différence entre la réalité et la vérité, entre ce que l'on voit et ce qui est. Mais tout compte fait, je vous ferais perdre votre temps, vous ne me semblez pas être de taille à ce genre de lecture.

"La preuve que l'islamofâchisme ne vaut pas mieux qu'un argument de campagne électorale, c'est que P. de Villiers, voyant qu'il ne décollait pas dans les sondages, a laissé tomber cette propagande improductive."

Soyez logique une seconde, même si ça n'est pas le genre de la maison:Si ça n'est pas "productif", c'est précisémpent parce que ça n'est pas un argument de campagne électorale, et que les élécteurs sont constitués de millions de LAPINOS qui haussent les épaules quand on leur parle sérieusement.
Un démagogue comme Le Pen (qui en plus rêvait d'une Algérie Française, de 30 Millions d'Algériens FRANCAIS, et se vante d'avoir enterré ses ennemis la tête vers la Mecque!!!), le sait très bien. Pour rassembler 4 millions de beauf, il parle de "l'immigration", sachant que les LAPINOS ne vont pas comprendre ce qu'"Islamisation" veut dire.

"(...)qui prophétisent le choc prochain des civilisations chrétienne et musulmane contre toute vraisemblance, l'excuse de ces jeunes-gens c'est qu'ils sont intoxiqués par la propagande démagogique"

Vous plaisentez???
On vit dans un pays ou un professeur de philosohie et fonctionnaire d'état peut se voir menacer d'une fatwa et recevoir dans la foulée un rappel à l'ordre de son ministre, un pays ou l'Iran, qui annonce tranquilement qu'il veut la bombe ET rayer Israël de la carte, se voit qualifier par le ministre des affaires étrangères de "force d'équilibre", ou toutes les forces politiques, de Besancenot à Le Pen, de LO à l'action Française, ont condamné la guerre en Irak comme un seul Dhimmi, et vous pensez qu'on peut être "intoxiqué" par l'idée du choc des civilisations!

Puisqu'on y est, un mot sur l'affaire Redeker:l'attitude qui consiste à condamner la fatwa mais à se déclarer en désaccord sur le fond avec lui relève de la pirouette sémantique la plus merdeuse qui ce puisse être:cela veut dire "nous désapprouvons sur la forme, même si nous approuvons sur le fond". Dégueulasse.

Ecrit par : XP | samedi, 03 février 2007

Entre le Christ et la fin des temps, il n'y a pas de prophète mais des faux prophètes.
L'Islam n'est qu'une alliance d'hérétiques chrétiens et de guerriers banditos.
Le prophète était bien trop préoccupé par son harem et ses guerres pour avoir un langage universaliste.
Bon, je vais me recoucher !

Nadine

Ecrit par : Nadine Immec | samedi, 03 février 2007

Cher Ahmad-Al-Farouk,

Je vous ai parlé de choses précises... Guénon lui-même dans "La crise du monde moderne" oppose le quantitatif au qualitatif... il y a dans l'apparition de la métamorphose machinique de l'Homme quelque chose de l'ordre du Satanique... et les conceptions "égalitaires" que vous appuyez (kif kif) sont de ce domaine... Je vous parle de SINGULARITÉ... tout comme l'UNIVERS lui-même, pour un non croyant par exemple, est du domaine de la SINGULARITÉ... seule, d'ailleurs, la SINGULARITÉ permet l'émergence de l'ÊTRE... cher Ahmad-Al-Farouk, je ne vais pas vous refaire un cours sur le COGITO ERGO SUM qui est la plateforme de base pour pouvoir ÊTRE, singulièrement, justement... Je vous parle de la bibliothèque d'Alexandrie... de la contamination par Averroès de la scolastique du HAUT MOYEN-ÂGE... et vous me répondez par des généralités très banales.

Osez nous parler de la charia et de sa contextualisation possible ou non afin d'attirer, si ce n'est notre attention à tous tout au moins la mienne... et osez dire que pour certains soufis il n'y a AUCUN DIEU, JUSTE L'UNIVERS UN ET UNIQUE, peut-être parviendrez-vous alors, en exprimant votre accord ou désaccord avec ces sujets à m'interpeler.

Salutations...

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Ecrit par : Nebo | samedi, 03 février 2007

Nebo,



Le bavardage qui sert de piètre théorie à votre étroit subjectivisme vous caractérise bien en tant que chrétien. Je n'ai que faire, pour ma part, de savoir ce que je pense du point de vue de la "Tradition".

Les "cogitations" et autres pensées personnelles n'ont aucune validité spirituelle, je vous les laisse volontiers, ainsi que votre plate "Singularité", morne miroir de l'individualisme moderne.

Je livre simplement à votre méditation quelques lignes du Kitab al Mawaqif (Le Livre des Stations) qui vous feront comprendre le sens de la voie secrète de l'Islam :

"Il m'établit dans la Mort; et je vis que les actes, tous sans exception, étaient mauvais.
Et je vis la crainte régnant sur l'espérance;
et je vis la richesse changée en feu et adhérant au feu;
et je vis la pauvreté comme un adversaire qui dépose;
et je vis que, de toutes les choses, aucune n'avait pouvoir sur l'autre;
et je vis que le monde est une illusion et les cieux en mensonge.

Et j'appelai: "Connaissance" mais elle ne répondit pas.
Et je vis que toute chose m'avait abandonné, et que tout être créé m'avait fui, je restais seul. Alors l'acte vint à moi et je vis en lui une imagination secrète et cette partie secrète était ce qui restait; et rien ne fut de secours que la Miséricorde de mon Seigneur.

Il me dit: Où est ta connaissance?
et je vis le Feu.

Il me dit: Où est ta gnose?
et je vis le Feu.

Et il me dévoila Ses Gnoses d'Unicité et le Feu s'éteignit.
Et il me dit: "je suis ton ami" et je fus affermi.
Et il me dit: "Je suis ta Gnose" et je parlai. Et il me dit: "je suis Celui que tu cherches" et je sortis".

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | samedi, 03 février 2007

Il n'est pas un jour où je ne remercie pas Dieu de m'avoir fait naître parmi les chrétiens et encore plus quand je te lis Ahmad.
Au juste, ce que tu fumes c'est de l'Afghan ?

Ecrit par : Nadine Immec | samedi, 03 février 2007

Estimé Ahmad-Al-Farouk,

"Il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes, qui feront des grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu'à séduire, s'il était possible, les élus eux-mêmes."

... dans le Saint Évangile. Mais cité aussi, en bien des occasions par Guénon.

...

Vous vous en prenez à la notion de SINGULARITÉ... comme vous êtes amusants... faits à l'image Spirituelle de Dieu nous sommes, tout comme lui, des Singularités diverses aptes, paradoxalement, à constituer une communauté qui ne nous soumet à rien ni personne mais qui nous libère... inutiles de nous plier pour prier puisque le fils de l'Homme a été élevé définitivement pour nous... et comme Saint Paul le précise quand on a l'Amour, la Loi devient obsolète puisque couronnée...

Je sais bien que la part Ésotérique de l'Islam a accouché de quelques brillantes exégèses des 3 livres, cependant, le jour où vous serez hautement initié, quelque maître vous affranchira en vous livrant un secret de polichinel : le Soufisme existait aux temps pré-Islamiques et les ordres se sont "Islamisés" pour survivre... les instances religieuses officielles ne voyant pas d'un très bon oeil les soufis, selon eux des allumés, qu'ils estiment être soit très "chrétiens"... soit très "Spinozistes"... soit un curieux mélange des deux avec d'autres voies par dessus le marché venant du Zoroastrisme, de l'Hindouisme et j'en oublie.

Le doux Rûmî aurait béni la SINGULARITÉ que vous condamnez avec tant de verve :

"Renonce à toute idée,
et que ton cœur entier soit pur
Comme la face d'un miroir
sans image ni dessin.
Devenu pur de toute image,
toutes les images y sont contenues.
Si les coups reçus t'exaspèrent,
comment deviendras-tu
Un clair miroir sans avoir été poli ?


Tout est un, la vague et la perle,
la mer et la pierre.
RIEN DE CE QUI EXISTE EN CE MONDE
N'EST EN DEHORS DE TOI.
Cherche bien EN TOI-MÊME
ce que tu veux être puisque TU ES TOUT.
L'HISTOIRE ENTIÈRE DU MONDE SOMMEILLE
EN CHACUN DE NOUS."

Blasphème de mécréant pour les barbus et autres ordures qui ne voient que la sunna et rien d'autre.

Issu d'une famille de Théologiens persans ayant émigré en Turquie suite à l'invasion Mongole. Il devient professeur de Sciences Religieuses et rencontre un mystique errant qui le transforme et le pousse à se tourner vers la Mystique, l'illumination Divine Intérieure.

Progressivement, Rûmî se détourne de la voie commune et s'éprend d'un Dieu d'Amour qu'il nomme le Bien-Aimé qu'il ressent soudainement comme étant l'essence même de son être, l'essence même de toute chose. Sa Poésie explose alors en chants Ontologiques et Herméneutiques Singuliers. Tout dans sa Poésie devient humilité, bienveillance, sommets enivrants, vertiges de l'Être, élévation mystique et Ode Lyrique. Perfection du Chant. Choix Judicieux des mots. Difficile à traduire,dit-on. Surtout difficile à traduire pour ceux qui applique le Coran au pied de la lettre... comme le dit la Bible, appliquer la Loi au pied de la lettre c'est en piétiner l'Esprit et il n'y a pas de plus grand blasphème que de piétiner l'Esprit... le souffle qui vivifie ou qui tue ! Mais est-ce que je vous apprends quelque chose ??

Et que penser d'Ahmed Hulusi, Soufi contemporain turc, qui dit, dans son livre "Allah annoncé par Mohammed" : "Mohammed a demandé à l'humanité de n'adorer aucun dieu, et l'a mise en garde de mettre son avenir en danger en entretenant de faux espoirs dans un dieu imaginaire.

Mohammed qui a transmis le Coran, nous a déclaré que jamais un dieu n'a existé, et qu'il y a seulement Allah,  qu'il y a un système dans la vie et que ceux qui n'agissent pas conformément à ce système souffriront gravement en conséquence de leur comportement.

Si nous croyons dans la vie après la mort, il est d'une importance particulière de comprendre Allah, et de se préparer à une telle vie en comprenant ce qu'elle est exactement. Il faut nous rappeler constamment que le temps passé ne sera jamais rattrapé."

Voyez ici :
http://www.ahmedbaki.com/francais/

Ne soyez pas aussi présomptueux, une des premières qualités d'un croyant plein de Foi devrait être l'Humilité...

Nous ne faisons que discuter que diable !

Salutations...

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Ecrit par : Nebo | dimanche, 04 février 2007

Nebo,


Il est diamche, allez prier votre Dieu !

Par ailleurs, je ne crois pas aux vertus du dialogue avec les sourds ni celles des débats intutiles ; instruisez-vous plutôt avant que d'affirmer des inexactitudes, l'exposé me semble bien établi et conforme à la réalité historique, il aura quelque intérêt pédagogique pour tous en ce jour (théoriquement du moins) de repos sacré pour les chrétiens :




QU'EST-CE QUE LE SOUFISME ?



Le terme sûfî ne figure pas dans les sources scripturaires (Coran, Hadîth). La raison nous en est donnée par un maître du XIe siècle du vivant du Prophète et de ses Compagnons, « le soufisme était une réalité sans nom alors qu’il est maintenant un nom sans réalité », affirmait-il. C’est lorsque la lumière de la prophétie s’est éloignée que les saints musulmans, héritiers des prophètes, ont dû jouer un rôle de guide de plus en plus apparent dans la société.

Notre terme "soufisme" traduit celui, arabe, de tasawwuf, qui signifie littéralement « le fait de se vêtir de laine (sûf) ». Telle aurait été l’habitude, en effet, des premiers ascètes et, avant eux, des prophètes. D’autres étymologies du mot sûfi - qui désigne tantôt l’homme pleinement "réalisé", tantôt le simple adepte du tasawwuf - ont été suggérées.

Les maîtres avancent souvent une explication spiritualiste : le soufi est celui que Dieu a purifié (sûfiya) des passions de son ego (nafs), celui donc qu’Il a élu (istafâ, de la même racine), et nous percevons déjà l’équation qui sera établie implicitement entre soufisme et sainteté en islam.

Parallèlement aux similitudes phonétiques, la science du symbolisme des nombres donne au mot sûfî la même valeur numérique que al-Hikma al-ilahiyya, « la Sagesse divine ». Sous ce rapport, le soufi est donc celui qui possède cette sagesse ou, en d’autres termes, a accès à la connaissance de Dieu, la gnose (al- ma’rifa).

Les auteurs invoquent une autre interprétation du mot sûfi, qui revêt un caractère historique, ou plutôt métahistorique. Elle fait venir le mot sûfi des ahl al- suffa, « les Gens du Banc » qui vivaient dans un dépouillement total dans la mosquée du Prophète à Médine, et auxquels celui-ci aurait prodigué un enseignement particulier. Avec eux comme avec d’autres Compagnons, le Prophète fonde le modèle de la relation de maître à disciple (suhba) en islam. Le lien immatériel qui existe entre le Yéménite Uways al-Qaranî et le Prophète, sans qu’ils ne se soient jamais rencontrés, ouvre le champ à un mode d’initiation spécifique, dit uwaysî. Par la suite en effet, des mystiques affirmeront avoir été initiés par un maître défunt - parfois depuis plusieurs siècles -, lequel se manifeste sous la forme d’une entité spirituelle (rûhâniyya). Selon les maîtres, les quatre premiers califes « bien dirigés », proches du Prophète, furent des Pôles ayant détenu à la fois le califat exotérique et ésotérique ; Abû Bakr et ’Alî, principalement, sont reconnus comme deux grandes figures spirituelles ayant transmis aux générations postérieures l’influx initiatique (baraka) du Prophète.

Intériorisation de la foi

La spiritualité islamique initiale est marquée par les sourates apocalyptiques du Coran qui, par leur rappel lancinant de l’évanescence de ce monde et du Jugement dernier déterminent une attitude de détachement (zuhd) et, corrélativement, d’épuration de l’âme par l’acquisition des vertus spirituelles. Cette attitude répond à un idéal largement partagé pendant les deux premiers siècles de l’Hégire, et ce qui se vit alors est davantage une intériorisation de la foi qu’une démarche proprement ésotérique. Hasan al-Basrî (mort en 728), de Bassora, illustre bien cette harmonie par la complétude de sa démarche, tournée à la fois vers les sciences extérieures et le renoncement intérieur. Le centre de Kufa, également en Irak, montre plus d’intérêt pour la spéculation doctrinale, sans doute sous l’influence du chiisme naissant. C’est là en tout cas que l’on trouve pour la première fois l’épithète sûfî appliquée à un certain Abû Hâshim (mort vers 777).

Malâma et tasawwuf

Le IXe siècle, correspondant au troisième de l’Hégire, représente une étape majeure dans l’histoire du soufisme. Durant cette période en effet, les mystiques musulmans explorent les différentes voies de la spiritualité en islam. Deux modalités majeures se dégagent, qui suivent à l’origine une répartition géographique. La voie du « blâme »(malâma) pratiquée par l’école du Khorassan (nord-est de l’Iran et Afghanistan actuels) contraste fortement avec celle, irakienne, du tasawwuf. La première prône le refus de toute complaisance pour l’ego et la dissimulation des états spirituels ; elle se traduit par la quête de l’anonymat ou, à l’inverse, de la mauvaise réputation : dans un cas, l’ego doit être oublié, dans l’autre humilié. Le tasawwuf, au contraire, a une vision moins pessimiste de l’âme et du monde : il faut les dépasser - et non s’y arrêter par le refus que le malâmatî leur oppose - en s’ouvrant à la grâce divine et à l’extase, en se concentrant sur la connaissance de Dieu. Cette distinction s’estompe dès le siècle suivant au profit du tasawwuf, qui s’impose dès lors comme terme générique pour désigner la spiritualité islamique ; toutefois celui-ci aura subi l’influence de la malâma, et certains courants en son sein mettront l’accent sur la sincérité spirituelle et la défiance à l’égard des miracles sensibles.

Parallèlement ont lieu des expériences pionnières plus individuelles ; s’en dégagent des tempéraments spirituels dont on relève la permanence au long des siècles. Râbi’a al-’Adawiyya (m. 801), par exemple, exalte l’amour entre Dieu et Sa créature, tandis que Dhû l-Nûn al-Misrî (m. 860) établit les fondements de la Voie initiatique et développe la gnoséologie ; Abû Yazid Bistâmî (m. 877) typifie le caractère « ivre »du soufisme, alors que Junayd en incarne le versant « lucide », etc. Au cours de cette phase d’investigation, certains mystiques perdent pied, car initialement aucune entrave ne leur vient des milieux exotériques ; totalement immergés en Dieu, ils n’observent plus la distance entre leur ego et le « Je »divin, et en arrivent à proférer des propos extatiques (shatahât) qui heurtent la conscience du croyant ordinaire. Les docteurs de la Loi conçoivent, et dans une certaine mesure acceptent, que des mystiques puissent être visités par l’extase ; mais ils leur demandent d’en contrôler le débordement, de ne pas évoquer ouvertement leurs expériences devant les profanes. Shiblî, qui pratique intentionnellement le paradoxe pour ébranler l’approche trop douillette qu’ont ses contemporains des réalités métaphysiques, échappe à la vindicte des juristes en feignant la folie, mais ce n’est pas le cas de son maître Hallâj.

Formulation de la doctrine ésotérique

D’autres soufis éprouvent le besoin de formuler la doctrine ésotérique, à un moment où les diverses sciences religieuses, elles aussi, prennent corps. Hakim Tirmidhî (m. 932) par ses élaborations sur la sainteté, Sahl Tustarî (m. 896) par l’ébauche du thème de la « Lumière muhammadienne », Kharrâz (m. 899) puis Junayd par leur intériorisation du dogme exotérique du tawhîd, tous ces maîtres érigent le soufisme en discipline initiatique réservée à l’élite spirituelle (al-khâssa), opposée au commun des croyants (’âmma). Les soufis se désignent dès lors comme « l’Ordre » ou « la Tribu » des initiés (al-Tâ’ifa, al-Qawm).

Évaluant leurs expériences à l’aune des sources scripturaires, ils forgent une terminologie qui puise l’essentiel de sa matière dans le Coran. Mais ce lexique ainsi que le langage allusif (ishâra) qu’ils adoptent sont hermétiques à dessein, afin que les « secrets » ne tombent pas dans l’oreille des profanes. Bientôt, ce sont leurs propres paroles qui nécessitent une exégèse (ta’wîl), comme eux-mêmes la pratiquent sur le Coran. Dès le VIlle siècle en effet, est née la discipline du commentaire anagogique du Livre, sous l’impulsion de Ja’far al-Sâdiq (m. 765) notamment. Si celui- ci représente pour les chiites le sixième imam, les sunnites le vénèrent également en tant que descendant du Prophète et voient en lui une grande figure spirituelle. Chiisme et sunnisme ne sont pas encore bien différenciés à cette époque et le huitième imam, ’Alî Ridâ (m. 818), aura à son tour des soufis pour disciples ; c’est pourquoi il figure dans les chaînes initiatiques des ordres.

Au sein du sunnisme, le divorce semble donc consommé entre la science exotérique et la science ésotérique, alors qu’elles n’étaient qu’une du vivant du Prophète. Ibn Khaldûn, qui fait ce constat rétrospectivement au XlVe siècle, repère cette scission dans le mot arabe fiqh ; il remarque que pour les exotéristes celui-ci se réduit au sens de « jurisprudence islamique », tandis que pour les soufis, il désigne, conformément à son étymologie, « l’intellection » de Dieu et des réalités spirituelles.

Le procès et l’exécution de Hallâj (m. 922) sonnent le glas de cette période d’exploration tous azimuts ; les soufis se montrent plus prudents, et surtout ils comprennent qu’il faut expliquer aux autres musulmans en quoi le soufisme est le coeur de l’islam. Junayd de Bagdad (m. 911) devient désormais une référence majeure, par l’intelligence et la maîtrise qu’il a de son expérience de l’Unicité divine, toujours contenue dans le cadre de la Révélation ; cela lui vaut le surnom de « Seigneur de l’Ordre des soufis » (sayyid al-Tâ’ifa).

Le soufisme comme discipline islamique

Au cours de la deuxième moitié du Xe siècle et durant le XIe sont rédigés plusieurs manuels qui vont jouer un rôle providentiel dans la reconnaissance du soufisme. Ils sont précieux d’abord parce que leurs auteurs y collectent l’enseignement oral des premiers maîtres, mais leur but avoué est de prouver l’orthodoxie foncière du soufisme et de l’ériger en discipline islamique accomplie. Puisque toute science possède une terminologie, ils explicitent celle du tasawwuf.

Pour combattre la philosophie hellénistique (falsafa), à laquelle on reproche de privilégier la raison par rapport à la Révélation, ainsi que le chiisme dans ses formes extrémistes, une sorte d’alliance se fait jour entre le soufisme et les deux principaux courants théologiques de l’islam sunnite, par ailleurs opposés sur bien des points : les écoles asharite et hanbalite. La première prédomine rapidement et, conjuguée au rite juridique shafiite répandu au Moyen-Orient, elle donne naissance à une grande lignée de soufis et de savants affiliés au tasawwuf qui donneront définitivement droit de cité à celui-ci au sein de la culture islamique. Abû Hâmid al-Ghazâli (m. 1111) en est la figure la plus connue, mais bien d’autres seraient à citer. Il montre notamment que, l’exploration du versant caché de l’islam ne saurait conduire à des aberrations doctrinales telles que les formulent les Ismaéliens, mais amène au contraire à découvrir la richesse intérieure du dogme sunnite. Son oeuvre est fortement redevable des efforts accomplis avant lui en ce sens, mais son parcours personnel aura valeur d’exemple : devenu l’un des plus grands savants de Bagdad, il traverse une profonde crise intérieure ; après avoir quitté toutes ses fonctions, il voyage durant plusieurs années et trouve dans le soufisme la délivrance.

L’émergence des ordres initiatiques

Les XIle et XIlle siècles voient apparaître deux phénomènes concomitants que l’on a trop souvent opposés : l’émergence des ordres initiatiques (tarîqa ; pl. turuq), et celle d’un soufisme à forte teinte ésotérique. Les ordres qui se fondent à cette époque (principalement en Irak, en Égypte et en Asie centrale) sont en fait des projections particulières, dans le temps et dans l’espace, de la Voie reliant l’islam exotérique à sa réalité intérieure : la Tarîqa. La relation de maître à disciple revêt une grande importance dès les débuts du soufisme, mais les démarches demeurent généralement individuelles et il est rare qu’un aspirant reste toujours auprès du même cheikh. Aux IXe et Xe siècles, quelques communautés voient le jour en Irak et dans le Khorassan ; toutefois, on n’y trouve pas encore les composantes d’une tarîqa, telles que la vénération d’un maître éponyme et l’accent porté sur la chaîne initiatique remontant au Prophète. Pour de multiples raisons que nous ne pouvons évoquer ici, cette relation initiatique basée sur le compagnonnage se systématise et se structure progressivement à partir du XIle siècle. Le soufisme, qui attire alors un nombre sans cesse croissant de personnes, revêt un aspect communautaire de plus en plus prononcé ; d’où notre vision horizontale des « confréries », laquelle ne saurait pourtant éclipser ce qu’est vraiment une tarîqa : un lien vertical unissant le disciple au maître et, au-delà, au Prophète.

Les maîtres des ordres soufis ne distillent pas le même enseignement à tous ceux qui les côtoient. En effet, il existe plusieurs modalités de rattachement à une voie, et donc plusieurs vitesses dans le processus d’initiation. Certains ne viennent y chercher qu’un influx spirituel (baraka) et multiplient fréquemment ces sources de bénédiction en collectionnant les affiliations. D’autres, par contre, s’impliquent totalement dans leur relation initiatique, et reçoivent de leur maître une éducation spirituelle complète (tarbiya). Ces disciples proches du cheikh bénéficient évidemment d’un enseignement spécifique ayant une teneur ésotérique plus prononcée. La plupart des maîtres de tarîqa sont également des savants en sciences religieuses, et s’ils voient dans leur auditoire des personnes inaptes à comprendre et donc à accepter leurs paroles, ils pratiquent aussitôt la "discipline de l’arcane" en abordant un sujet d’ordre exotérique. Malgré ces précautions, les juristes leur reprochent souvent d’avoir créé une seconde Loi réservée à l’élite ; s’il est vrai que certains cheikhs donnent des prescriptions spéciales à leurs disciples, observe Ibn Khaldûn, celles-ci s’insèrent toujours, en définitive, dans le cadre des cinq piliers de l’islam.

Parallèlement à la constitution des familles spirituelles, le soufisme se dote durant cette période d’un corps de doctrines plus élaboré qu’auparavant. En fait, ces doctrines sont déjà en germe dans l’enseignement des maîtres des IXe et Xe siècles, tels que Sahl Tustarî et Hakîm Tirmidhî ; désormais, elles sont formulées de façon systématique et largement divulguées, ce qui ne manque pas de heurter maints savants. À partir du XlVe siècle, on les voit fréquemment opposer ce soufisme « moderne », taxé de « philosophique » ou « théosophique » (falsafî) à celui des anciens, fondé sur l’acquisition des vertus spirituelles (akhlâqî). La philosophie illuminative de Suhrawardî al-Maqtûl (m. 1191) constitue à cet égard un exemple extrême : elle doit bien trop à Platon et à l’Iran préislamique pour être intégrée dans le soufisme sunnite, et le pouvoir ayyoubide, qui par ailleurs encourage celui-ci, fait exécuter le mystique persan.

D’autres maîtres développent des doctrines audacieuses, mais qui restent dans le giron du sunnisme et de ce fait auront une grande postérité. Elles expliquent le monde manifesté comme une théophanie (tajallf) sans cesse renouvelée de l’unique Être (wujûd) divin. Bien qu’adoptée par d’autres soufis, tels que Rûzbehân et Ibn al-Fârid, la thèse du tajallî connaît son développement ultime dans l’enseigne-ment de Muhyî al-Dîn Ibn ’Arabî (m. 1240). Ce « Grand Maître » (al- Shaykh al-Akbar) de la spiritualité islamique marquera toute l’évolution postérieure du soufisme, mais il est à noter que la doctrine de « l’unicité de l’Être » (wahdat al-wujûd), qui lui est imputée, a été énoncée formellement par des disciples ultérieurs.

À l’instar des exotéristes, mais pour des raisons différentes, des soufis ont également réprouvé une telle formulation de l’ésotérisme ; à leurs yeux, les ouvrages d’Ibn ’Arabî et de son école mettent dangereusement à la portée du croyant ordinaire un enseignement qui ne lui est pas adapté et peut nuire à sa bonne compréhension du dogme de l’islam. Certains maîtres, comme Simnânî (m. 1336), ont préféré s’en tenir à « l’unicité de la contemplation » (wahdat al-shuhûd), héritière de l’expérience de « l’extinction en Dieu » (fanâ’). La distinction entre les deux modes de réalisation de l’Unicité n’a pourtant qu’une valeur toute relative, ce que montreront les cheikhs de la Shâdhiliyya et le naqshbandî Ahmad Sirhindî (m. 1624).

Soufisme confrérique et théosophisme

L’apparition des voies initiatiques et la formulation ésotérique du soufisme ne sauraient être dissociées car elles participent l’une et l’autre d’un même mouvement d’extériorisation. Les deux phénomènes s’accompagnent d’ailleurs d’une influence accrue des cheikhs dans les domaines social et politique, où les saints de la hiérarchie ésotérique assument un rôle de plus en plus manifeste. C’est autour de la personne du Prophète que se fait cette double évolution. Au cours des premiers siècles, les soufis ont été absorbés par l’expérience de l’Unicité divine ; avec l’élaboration des doctrines sur la sainteté (walâya), ils revendiquent désormais leur héritage muhammadien en déployant une prophétologie à caractère ésotérique : si le simple croyant ne voit en Muhammad que la figure de l’intercesseur, le gnostique s’attache à sa fonction cosmique d’« isthme » (barzakh) ou intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ainsi l’explicitation des doctrines de la « Réalité muhammadienne » et de « l’Homme parfait », aux XIIIe et XIVe siècles, coïncide-t-elle dans le temps avec l’émergence de formes dévotionnelles centrées sur le Prophète, telles que la célébration de l’anniversaire de sa naissance (Mawlid).

L’exemple d’Ibn Sab’în (m. 1269) montre qu’on ne peut opposer un soufisme confrérique dit "populaire" à un théosophisme élitiste. En effet, ce maître développe une métaphysique très abrupte puisque niant toute consistance ontologique aux créatures ; elle sera d’ailleurs récusée par la plupart des soufis. Pourtant, Ibn Sab’în fonde une voie et se dote d’une chaîne initiatique, très particulière il est vrai puisqu’elle remonte à Platon et Aristote. Au demeurant, durant la période médiévale tardive, les ordres soufis se montrent de plus en plus perméables aux doctrines d’Ibn ’Arabî et de son école, et les propres détracteurs du maître reprennent fréquemment à leur compte certains points de son enseignement. Son rayonnement s’exerce jusque sur la scène politique, puisque la dynastie ottomane prend officiellement fait et cause pour l’homme et son oeuvre.

Sur le plan structurel, les tarîqas-mères qui ont vu le jour aux XlIe et XIlle siècles donnent rapidement naissance à diverses branches ; le plus souvent, celles-ci deviennent autonomes par rapport à leur voie d’origine. L’ordre soufi est un organisme vivant, qui évolue au cours des siècles : périodiquement, des personnalités spirituelles éprouvent le besoin d’adapter au nouvel environnement les modalités initiatiques et rituelles de leur ordre, sans pour autant modifier les fondements doctrinaux de celui-ci. À l’époque ottomane, le grand nombre des adeptes nécessite une organisation hiérarchique, avec délégation de l’autorité à des représentants du maître (khalîfa, muqaddam).

Réforme intérieure du soufisme

À partir du XVIlle siècle, le soufisme est confronté à des défis venant tant de l’intérieur que de l’extérieur. Des pratiques déviantes se sont introduites au sein de certains ordres, qui ne font que refléter la baisse générale du niveau culturel. L’appauvrissement qui caractérise ces ordres se traduit par exemple par le recours systématique à la transmission héréditaire de la fonction de cheikh. Le soufisme tardif se borne-t-il donc à gérer le sacré ? L’extension quantitative des ordres a peut-être entraîné une déperdition sur le plan initiatique, car elle a rendu difficile la relation étroite de maître à disciple ; mais il va de soi que celle-ci s’est maintenue avec toutes ses exigences dans des cercles restreints.

Parallèlement, l’apparition du wahhabisme, mouvement puritain et littéraliste né en Arabie au XVIlle siècle, a pour effet de raviver les polémiques portant sur l’enseignement ésotérique des soufis. Par réaction, la production doctrinale des maîtres accentue son caractère apologétique. Les attaques des détracteurs du soufisme portent d’autant plus qu’elles font souvent l’amalgame entre la spiritualité authentique et les comportements aberrants des pseudo-soufis que les maîtres ont toujours stigmatisés. Les prises de conscience sont donc nombreuses, à travers le monde musulman, pour réformer de l’intérieur le tasawwuf, pour lui redonner sa dimension principielle de « Voie muhammadienne » se situant au-delà des particularismes confrériques ; mais il n’y a en cela rien de fondamentalement nouveau, puisqu’en islam tout courant religieux se doit de lutter contre la dégénérescence du temps afin de restaurer sa pure origine prophétique.

Il faut également faire face à la montée de l’influence européenne dans le monde musulman, ce qui explique l’aspect militant ou missionnaire qui se manifeste dans certains ordres. Rien de neuf, là encore, car les soufis ont toujours pratiqué le jihâd dès lors que le territoire de l’islam était menacé. Durant les premiers siècles, ils ont combattu dans l’institution militaire qu’était initialement le ribât, avant que celui-ci n’abrite leurs exercices spirituels : les soufis n’ont jamais dissocié la « petite guerre sainte » (al-jihâd al-asghar) contre l’ennemi extérieur de la « grande guerre sainte » (al- jihâd al-akbar) contre l’ego et ses passions.

Si d’anciens ordres se restructurent aux XVIlle et XIXe siècles tandis que d’autres apparaissent, on ne peut voir là que des mutations formelles. Pour l’essentiel, c’est-à-dire sur le plan de la doctrine, on ne constate aucune rupture avec le soufisme médiéval ou post-médiéval. Ainsi, les ordres ont toujours pour assise métaphysique métaphysique la doctrine de « l’unicité de l’Être ». Dans le domaine initiatique, il ne s’agit pas de faire oeuvre d’originalité, mais de vivifier la Tradition. La rénovation spirituelle cyclique est inscrite dans cette parole du Prophète, dont les soufis font grand usage : « Dieu envoie à cette Communauté, au tournant de chaque siècle, un homme chargé de rénover la religion ». D’où les reformulations périodiques d’une même doctrine énoncées au fil des siècles ; d’où aussi l’émergence de maîtres contemporains, qui rappellent à ceux qui les côtoient les grandes figures du soufisme classique (citons le cheikh algérien Ahmad ’Alawî, mort en 1934, dont l’influence en Occident est encore profonde). Les uns et les autres sont l’expression d’une même réalité intemporelle, vu qu’ils puisent tous à la source muhammadienne. Selon les auteurs soufis, les saints s’occultent davantage durant les époques obscures, mais ils n’en continuent pas moins d’exercer leur fonction ésotérique dans le monde.

Eric GEOFFROY

Maître de conférence au Département d’Etudes Arabes et Islamiques de Strasbourg II -

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | dimanche, 04 février 2007

Très chouette Ahmad-Al-Farouk,

Votre "copier/coller" ne m'apprend absolument rien... si ce n'est, encore une fois, que j'y lis votre massive morgue à l'encontre des autres gens du livre. Vous êtes digne de ces soufis qui terminèrent l'Islamisation de l'Egypte dans le Sang... quand des musulmans mystiques prennent les armes, la Charia ne peut que fleurir par les cadavres, et les résultats peuvent s'avérer pires que s'il s'agissait de simples barbus de l'UOIF...

Mais puisque vous me prenez pour un incompétent... voici quelques citations issues de mon Coran...

« Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre croiraient. Est-ce à toi de contraindre les gens jusqu’à ce qu’ils croient ? » Coran 10/99

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’il vous a donné. Rivalisez donc dans le bien. » Coran 5/48

« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre et qui, lorsque des ignorants s'adressent à eux, disent: "SALAM". » Coran 25, 63

Et quelques proverbes soufis pour masser quelque peu votre intelligence :

- L’enseignement soufi est dispensé "pieds nus, en attendant de se procurer des sandales, avec des sandales, en attendant de porter des bottes".

(Ne vous précipitez pas autant dans la fournaise de votre EGO, estimé Ahmad-Al-Farouk, vous voulez marcher comme si vous aviez déjà des bottes, alors que vous n'avez même pas encore de sandales...)

- La langue est la meilleure masseuse des fronts ridés.

- Tu as beau laver la rouille, elle ne deviendra pas blanche.

- Aucun médecin ne peut soigner les blessures faites par des mots.

- À qui connaît ses limites, il ne peut arriver aucun malheur.

- La mine est toujours plus grosse que la gemme.

(Cherchez encore, ô grandissime Ahmad-Al-Farouk, la gemme est pour l'instant hors de votre portée)

La patience est un vêtement qui ne s’est jamais usé.

(Mais vous portez des oripeaux, cher Ahmad-Al-Farouk)

Ne porte pas en un jour le fardeau d’une année.

(Oui... Ahmad-Al-Farouk, vous vous attaquez à une ascension dont vous voulez être digne, mais ce n'est pas à vous d'en décider)

L’occasion est précieuse et le temps est une épée.

(Trop de précipitation ne peut que vous rendre lourd, Ahmad-Al-Farouk...)

Considère le grain de poivre et l’ampleur de l’éternuement.

(C'est en se parant d'Humilité que de grandes choses peuvent être accomplies)

Un bâton a toujours deux bouts.

(Ne croyez pas que votre adversaire, ô Ahmad-Al-Farouk, se laissera corriger par votre dédain)

Aspire à être un faucon, qui pourvoit aux besoins des autres, plutôt qu’un vautour, qui profite des restes.

Ahmad-Al-Farouk, commencez par appliquer, très banalement, ces quelques principes... et peut-être que la Lumière en viendra à éclairer votre voie qui me semble bien sinueuse.

Avec tout mon respect...

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Ecrit par : Nebo | dimanche, 04 février 2007

Nebo,



Vous être un amusant petit perroquet bien peu créatif ; à l'évidence vous auriez beaucoup mieux fait d'assister à l'office ce matin afin de recevoir quelques bienfaisantes lumières du Ciel !


Qu'Allah vous éclaire dans sa grande miséricorde !

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | dimanche, 04 février 2007

@Ahmad-Al-Farouk

Je viens de vous lire avec beaucoup d'attention, muri longuement ma réponse, et la voici:
Je ne sais d'ailleurs plus si je l'ai déjà dit ou non: c'est nous qui avons le feu.
Nous serons reclus d' états d'âme à la seconde ou il nous allons appuyer sur le bouton, mais nous allons le faire quand même.
Les époques se succédent, les siécles passent, et vous, les nihilistes, vous n'apprenez jamais rien.
Vous ne compendrez jamais que vos crimes, aussi spéctaculaires qu'ils puissent être, sèment chez les civilisés le désarroi, le chaos et la discorde, mais qu'aussitôt la panique surmontée, nous frappons toujours mieux que vous, plus fort et plus précisément.
La jouissance d'artiste qui a travérsé Nabe quant il a vu les tours jumelles s'éffondrer et 2900 occidenteaux sauter d''une hauteut de 150 Mètre de moyenne, je leui pardonnerait jamais. Même en enfer, je ne pardonnerais pas.



Des os que les alliés ont retournés à coup de pioche jusqu'à la descendance de Kafka entassée dans des wagons plombés dans l'ordre qu'il s'est acharné à nous décrire page après page, a succédé Dreste, Hirochima, le procès de Nuremberg et quelques clowns qui ont succombé en avalant le cyanure qu'ils avaient planqués dans une dent creuse le jour même de leur entrée en politique!.
Il faudra vous y faire,les gens polis, éduqués, ceux qui regardent leurs pieds quand on parle d'eux et broient du noir quand ils voient leurs amis pleurer, ceux-là n'encaissent les coups et les mensonges que le temps d'une première manche. Au risque de me répéter, je vous renvoie à Dreste et à Hirochima. La France ne sera jamais une République Islamique.Jamais!
Pour finir, un mot à l'endroit des Islamo-fascites de coeur, de conviction ou de paresse, à savoir les idiots utiles qui sont bêtes au point de ne pas savoir qu'ils en sont:

Lorsque le 11 septendre 2001 au soir, le président des USA nous a dit cette phrase à tomber par terre,"le monde vient de changer", et qu'il a chargé la barque sémantique quelques jours plus tard en disant "nous sommes entrés dans une guerre de cent ans", vous avez eu tort de rigoler. De vous, On ne pouvait rien attendre de mieux, tant les imbéciles rigolent toujours. Les imbéciles rigolent quant on leur touche le ventre. Les imbéciles rigolaient quant ils étaient sur les routes de l'éxode et qu'ils saucissonnaient ou jouaient de l'acordéon sous les les yeux dégoutés de l'ennemi.
La trappe qui s'est ouverte sous les pieds de Saddam Hussein, la corde, et le cochon trucideur de Kurdes et de Chites qui baisse la tête pour que le noeux fasse bien corps avec le cou, tout cela n'est qu'un coup de semonce.
Tas de cochons! Touchez vous,tapissez vos murs à grands jets d'mmigration choisie, de mélange racial et d'intégration! Cognez vous là d'une cloison jusqu'à l'autre!
J'ai beau chercher, me passer en boucle le fil de notre histoire, et j'en arrive toujours à la même conclusion:Nous avons la bombe, nous allons devoir nous en servir, et devant Dieu, nous n'y sommes pour rien.

Voilà des années que je vous scrute et que j'assaye de comprendre pourquoi ceux d'en face veulent ma terre et ma peau, et j'ai compris que le Mulsim manque de femmes. Je ne parle pas des femmes qui ont pris une claque dans la tronche et qui de fait sont allongés par-terre au pied du Mahométant, mais de celles qui nous ouvrent et nous ferment les yeux, qui nous croisent pour nous sauver le jour ou nous en sommes à la moitié de nos vies d'hommes, aux heures ou les envies de plongée dans le gouffre se font sentir.

Ecrit par : XP | dimanche, 04 février 2007

Un exemple de la prose des amis à Ahmad-Al-Farouk

http://idescharbinieres.hautetfort.com/archive/2007/01/25/3eb89f641c2ce0d985e5e3a5cabf145d.html#c1958538

En attendant le feu on se demande vraiment comment nous allons faire pour lutter contre cette vague de fond encouragée par Marie-Sego !!

Ecrit par : Börg | dimanche, 04 février 2007

wait and see...

Ecrit par : XP | dimanche, 04 février 2007

mais chère Isabelle, la HALDE veille!

Ecrit par : Marquise de Carabas | dimanche, 04 février 2007

Comment pouvez-vous laisser la parole aux fossoyeurs de notre religion! C'est scandaleux! Je ne vous félicite pas!

Ecrit par : Jeanne-Marie | dimanche, 04 février 2007

Ayant mal digéré les prèches des "télévangélistes" avec lesquels il est allé gaiement sautiller ce dimanche, une fois encore, je constate que le gignol XP, laquais papenté de Bush, se distingue par la renversante grossièreté de ses lamentables analyses.

Quelle image navrante et pitoyable du christianisme, et du piètre degré de spiritualité qui règne dans son esprit frustre !


Rappelons à tous, qu'il est impossible de comprendre le Coran et l'Islam si on les approche avec des arrière-pensées et des préjugés.

C'est une loi de Dieu. Quelles que soient l'intelligence et la culture de la personne, si elle n'approche pas le Coran avec des intentions sincères, elle ne pourra pas être en mesure de le comprendre ou de l'interpréter correctement.

Aussi, elle n'en tirera que de fausses conclusions. C'est pourquoi, selon les termes mêmes du Coran, un rideau couvrant ou un "voile obscur" se formera entre quiconque a des préjugés et une approche calculée d'un côté et le Coran de l'autre côté. Ce fait est mentionné dans un verset:

"Lorsque tu récites le Coran, Nous mettons entre toi-même et ceux qui n'ont pas foi en la vie dernière un rideau couvrant. Nous mettons sur leur cœur des voiles qui les empêcheront de le comprendre et dans leurs oreilles une surdité. Puis, lorsque tu évoques, (en récitant) le Coran, ton Seigneur dans Son unicité, ils tournent le dos en signe de dissentiment." (Coran, Al-Isrâ' - 17/45-46)

Le Coran est une invitation au droit chemin destinée à toute l'humanité, mais c'est seulement à ceux qui ont foi en Lui que Dieu s'adresse directement.

C'est pourquoi le Coran a été révélé en tant que livre que seuls comprennent correctement ceux qui en ont foi. Les qualités les plus importantes des gens de foi, qui leur permettent de comprendre le Coran, sont leur bonne conscience et leur sincérité. Il est normal, pour ce qui est des personnes éloignées de la foi et dont l'état et les caractères spirituels sont loins de ceux d'un homme de foi, qu'ils interprètent mal le Coran.

Abû 'Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakrah rapporte que le Prophète (psl) dit: "Quiconque Allâh lui veut du bien Il lui donne l'intelligence de la religion. Le savoir s'acquiert, certes, par la quête du savoir." (Sahîh Al-Bukhârî, 1/45)

Le Coran guidera l'homme au cœur humble vers le salut, tandis qu'Il égarera ceux qui sont hostiles à Lui et qui entretiennent des arrière-pensées. Autant dire, quiconque se réfère à des informations, des traductions, des mensonges malavisés et des préjugés circulant autour de lui, de même qu'à ses propres principes, sa vision du monde et sa philosophie de la vie comme seuls critères, ne peut ni comprendre le Coran, ni en bénéficier.

En fait, c'est le contraire qui se produit dans ce cas, dans ce sens que le Coran augmentera simplement la perversion et la confusion d'une telle personne. Comme elle ne peut pas comprendre le Coran, elle formulera des objections idiotes, illogiques et confuses et des traductions absurdes. Comme indiqué dans le verset, "... Mais il (le Coran) ne donne aux iniques que plus de perdition" (Coran, Al-Isrâ' - 17/82), cette personne se verra éloignée du Coran et de la foi.


Qu'Allah vous éclaire afin de comprendre sa parole !

Ecrit par : Ahmad-Al-Farouk | dimanche, 04 février 2007

Hé bé sa barbe ici, oupss pardon sa barde ...
Je doute que Guénon, Valsan ou Schuon eurent approuvé les propos de Ahmad, même s'ils auraient sûrement honnis aussi ceux de XP, gégé ou les autres ... attention le manichéisme vous guette les uns comme les autres ...
Quant aux fossoyeurs de religion, chacune à celui qu'elle mérite ... bien des "chrétiens" sont les assassins de leurs propres foi, le monde moderne est "essentiellement" une hérésie chrétienne !! c'est peut-être ça que Guénon avait senti, et plutôt bien !!
Oui ... Gospodi Pomiluj !! Gospodi !!
Le Feu viendra de l'Orient mais peut être pas de celui que l'on pense !! des gusses bien chrétiens ont déjà pris les armes, et la "loi des cycles" n'est pas passé par eux; ils ne sont pas des dhimmis !! les Arméniens tiennent toujours, les Serbes ont leur foi au bout du fusil !! nos frères Coptes résistent ... ils ont avec eux la foi des Pères, l'Esprit trempé dans le Feu (et pas atomique), c'est à cette source que l'Occident doit s'abreuver !! sous peine de s'assécher !! et si Guénon n'est pas un prophète ne mettez pas plus votre confiance en St Martin ou d'autres ... Nous avons le Christ et les Pères, les saints et les martyrs !! il y a là tout l'ésotérisme dont nous avons besoin, l'essentiel est là tout entier !!

MARANA THA !

Ecrit par : Tudry | dimanche, 04 février 2007

Celui qui reçoit la science du Coran sans intermédiaire ne la tire pas du Livre saint en tant que tel ; il la reçoit indirectement de l’Inspirateur du Livre, c’est-à-dire d’Allâh. Sa compréhension du texte sacré est d’ordre principiel ; elle n’est en rien comparable aux interprétations qui découlent d’une étude extérieure et d’un savoir livresque. C’est pourquoi les commentaires ésotériques du Coran, lorsqu’ils sont l’œuvre de Maîtres Véritables, ne reflètent pas de simples opinions ou vues individuelles ; ils différent des gloses ordinaires aussi bien par leur source, qui est transcendante, que par leur but ; ils visent avant tout à opérer une ouverture spirituelle et à fournir une aide et un support en vue de la réalisation métaphysique de ceux auxquels ils sont destinés.

Charles-André Gilis

Ecrit par : Charles-André Gilis | dimanche, 04 février 2007

je croyais qu'il était interdit d'étudier et de disséquer le Coran.... l'apprendre par coeur sans comprendre était la seule chose exigée ....
car, d'après ce que j'avais lu (et, désolée de n'être point aussi experte que tous les jouteurs verbaux ici présents) si l'on commence de chercher à l'expliquer, rien ou presque ne tient debout....
Alors qu'avec la Bible, il faut la lire et chercher à la comprendre afin de mettre en pratique....

quelques lumières? non? je vais me coucher? merci d'avance...

Ecrit par : Marquise de Carabas | dimanche, 04 février 2007

Donc ces "commentaires" regardent ceux auxquels ils sont destinés ... fort bien M. Gilis (même si je doute que ce soit bien vous ... enfin vous voyez ...) ils ne regardent en rien, donc, les chrétiens, qui ont bien le droit d'ignorer le Coran, Révélation Ultime pour ceux qui le reçoivent mais qui n'a nullement ce caractère pour les autres ... et pour nous autres pour qui la Révélation ultime est à venir : la Parousie ou l'Apocalypse ..., en outre il n'est donc pas demandé à un chrétien pleinement au fait de sa tradition de considérer comme relevant de celle-ci ou éclairant celle-ci des commentaires établi sur un texte qu'il peut en tout bonne "foi" ignorer !

Ecrit par : Tudry | dimanche, 04 février 2007

ce qui démontre, monsieur Tudry, que le Coran n'a pas pour but d'être universel puisqu'il ne s'adresse qu'à une "élite".... et n'est donc pas la Parole Révélée.... puisque, justement, le Christ est universel (nota, avec lui, pas de problème de viande à ne pas manger,de façon de s'habiller etc.... toute Homme.... toute âme.... ).

bon, je crois que d'être une fille ici c'est pas top.... je vais changer mon pseudo, ahaha.

(j'osais pas le dire encore, mais vous manquez quand même dans l'ensemble messieurs de beaucoup d'humour -pas celui qui blesse, vous vous en sortez bien-.... c'est bien de partager vos connaissances, mais finalement vous manquez .... d'esprit! et c'est dommage. Est-ce le revers de l'intelectualisme peut-être?! suputation gratuite je vous l'accorde).
Ca manque de VIE... et pour parler religion c'est triste......

Ecrit par : Marquise de Carabas | dimanche, 04 février 2007

21 Jésus disait encore : « Est-ce que la lampe vient pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? 22 Car rien n'est caché, sinon pour être manifesté ; rien n'a été gardé secret, sinon pour venir au grand jour. 23 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »

9 Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. 10 Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. 11 Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.

la joie... la Bible parle de Joie!!! est-ce Dieu possible?!

Ecrit par : Marquise de Carabas | dimanche, 04 février 2007

une dernière chose que nous redit st Paul... c'est vieux de la semaine dernière.....

2 J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien.

pas besoin de souligner que l'amour en question c'est Jésus...

Ecrit par : Marquise de Carabas | dimanche, 04 février 2007

Un poète musulman... que l'Islam officiel a pourchassé de sa haine... dit l'essentiel :

C’est moi qui bois, Seigneur, et c’est toi qui est ivre
Un verre bien en main, c’est mieux que la jolie pour demain
Boire du vin, chatouiller les jolies comme des tulipes
Boire un verre, ça vaut le royaume de Chine !
Nous sommes avec le vin, avec les filles, avec Dieu jour et nuit
C’est parce qu’on a péché qu’arrive le pardon ;
Si personne n’avait péché, il n’existerait pas, le pardon !
Que je boive ou ne boive pas, ils diront fous : « il boit ! »
Donc je bois pour leur épargner un mensonge vilain !
C’est que tout m’est désespoir, sauf boire !
S’il y a l’enfer pour ceux qui font l’amour et qui boivent,
Alors personne jamais ne verra le paradis des âmes.
Le ciel, bol à l’envers, redressons-le en bol de vin !
Quand je cuisine, tout m’indiffère !
Au vin ne renonce personne d’esprit résolu
Bois du vin ! sinon du monde des hommes ton nom s’en ira
Je pratique la religion du jus de la vigne
Sans arrêt bois du vin ! tourne autour des jolies !
Si les potiers sur leur tour changent ma poussière en pot
Que ce pot soit toujours rempli de vin pur !
Prendre garde à fouler doucement la poussière :
Ce grain de poussière fut, qui sait ? la prunelle d’une jolie !
Dieu, quand il mêla, moula notre glaise
D’avance savoir tout ce que je ferais, dirais ;
Je n’ai commis aucun péché qu’il ne l’ait ordonné ;
Donc au jour du jugement pourquoi me condamner ?

Puis le jour que tu passes sans boire de vin,
Dans tes jours pas de jour plus perdu que ce jour !

Fais-toi sur terre un paradis avec le verre de vin

Bois du vin ! tu ne sais pas d’où tu es venu !
Bois du vin ! sais-tu vers où t’en iras-tu ?

Dans une main le Livre, le verre dans l’autre main

Le temps vieillissant dans l’argile va t’allonger

Bois du vin ! car Dieu sait que tu sommeilleras dans la glaise
Le plaisir entre tes doigts, prend-le !bois le verre de vin !
Ma moustache, maison de vin, a balayé ta porte !
De tout ce qui n’est pas le vin, s’écarter c’est le mieux !

Bois ! Bois du vin sans souci ! L’Islam, où est-il ?
Fait la fête ! ne laisse pas en vent s’en aller tes jours !
Le paradis : un instant de notre vie vécu paisiblement !
L’état de la rose, le buveur seul est en état de le savoir
Bois du vin ! de toute façon que tu boives du vin ou non,
Tu n’iras pas au ciel, si ton destin c’est le feu de l’enfer
Du poison de la douleur, c’est le vin le contrepoison
Bois du vin ! dans l’herbe assis avec des jolies
Avant que sur ta tombe on fasse des fenaisons !
Rien ne manquait sur terre avant notre arrivée ;
Tout restera de même après notre départ.

Omar Khayam

Bien à Vous tous...

(Rires)

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Ecrit par : Nebo | lundi, 05 février 2007

D'après vous Tudry qui a-t'il chez Saint Martin où d' autres qui ne soit digne de confiance ?

Ecrit par : Point | lundi, 05 février 2007

J'avoue que je ne comprends mal le succès d'Heidegger auprès de certains cathos ? L'essence du fachisme, ou de l'islam, ou du communisme, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la peste brune, ou la peste rouge, ou la peste enturbannée ? N'importe quoi. C'est vraiment une philosophie pour les feignants qui veulent se dispenser d'ouvrir des bouquins d'Histoire.

Ecrit par : Lapinos | lundi, 05 février 2007

"L'essence du fachisme, ou de l'islam, ou du communisme, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la peste brune, ou la peste rouge, ou la peste enturbannée ? N'importe quoi."

la haine de la pensée. Vous êtes devant la pensée comme une poule devant un coureau.

Ecrit par : XP | lundi, 05 février 2007

J'avoue que je ne comprends mal le succès de Guénon auprès de certains cathos.

Ecrit par : Point | lundi, 05 février 2007

"Deux exemples : Le mythe de la puissance de Saddam Hussein a été forgé par les médias yankis eux-mêmes pour justifier leur guerre néo-coloniale. On s'en souvient encore : « Saddam Hussein la troisième armée du monde, Saddam Hussein un danger pour tout l'Occident », répété en boucle par la propaganda européenne avant le bombardement nocturne de Bagdad. Rebelote avec l'Iran aujourd'hui"

Vous parlez de la "première guerre du golfe" ou de la deuxième ?

"Le pragmatisme est bien plutôt du côté des terroristes qui n'ont pas les moyens de mener une guerre conventionnelle et qui en visant Wall-street ont visé le talon d'Achille de l'Oncle Sam et fait vaciller ainsi la première puissance - économique - mondiale."

-Vous lisez la presse économique ?

"Et puis quels sont les nationalistes continentaux qui sont séduits par l'islam ?? "En réalité les Français qui se convertissent à l'islam, en dehors de Garaudy et du commandant Cousteau, "

-Cousteau ne s'est pas converti. Pour les plus ou moins nationalistes : Genoud, Mutti,Arnaud Galtieri,Tahir de la Nive, Sante Cicarello et Allessandro Karim Abdul Ghé. D'autre part, je crois que le GRECE et l'ex GUD entretiennent un certain nombre de connivences intellectuelles et parfois plus avec l'islam.

Ecrit par : Ripolin | lundi, 05 février 2007

Si ça relèVe de la passade, de l'expérience, warum nitch? Mais la persévérance dans l'erreur est diabolique.

Ecrit par : XP | lundi, 05 février 2007

Pour les âneries sur la "transmission" (c'est plutôt appropriation ) d'Aristote par les musulmans c'est pour le moins réducteur car Aristote a toujours été étudié en Occident(cf Boèce, Porphyre). La découverte des commentaires d'Averroes sur Aristote(avec les fautes de translittérations) sont contemporaines(et mêmes pour certaines postérieures) à la traduction des textes directement dans leur langue originale(cf burgundio de pise, Jacques de Venise, cf le poids des réfugiès wisigoths, berbères, des coptes et syrien en Italie et dans les monastères d'Europe).
En revanche, la mauvaise compréhension d'Averroes a bien influencé la scolastique médiévale.(on lui reprochait aussi de dénaturer le texte d'aristote. Il le faisait malgré lui car il ne comprenait pas le grec et s'appuyait sur une traduction certainement en deux temps)

"Parmi eux, la tradition conserve l'image de Harûn ar-Rachid (786-889), et celle de Ma'mun (813-833) son fils fondateur de Beït Al-Hikma (la maison de la sagesse) le premier grand centre de traduction et de réflexion arabes".

-Les dernières recherches (cf compte rendu dans Arabica je crois que l'article est de Gérard Troupeau) montrent que la maison de la sagesse est simplement un instrument de combat au service de la doctrine mutazilite.

Les centres de traduction n'ont pas été impulsé par l'islam. Ils préexistaient auparavant (en perse Judishapur et la politique de Chosroès II, sinon Edesse, Basra, Kufa, damas etc)
Ces centres de traduction et de réflexion étaient tenus par des chrétiens et des sabéens(le courant philosophique pas la secte religieuse), des mazdéens (pour la perse ).

Les califes vont mettre la science au service de l'islam(à tel point que l'on retrouve des bétises de galien sur l'embryon dans le Coran )en s'appuyant sur les réseaux de traduction existant et demandant des manuscrits à Byzance(cf l'arrivée de Dioscoride en Espagne musulmane ou l'attrait pour les travaux de Léon le mathématicien)

Dans un premier temps, les traductions se font d'abord du grec en syriaque puis en arabe avec des risques de pertes.(cf les interrogations de Brague sur le problème de renaissance culturelle dans l'islam classique)
Elles se font quasi essentiellement par des non musulmans arabophone(cf les chiffres donnés par Dominique Urvoy dans son dernier livre sur la composition des centres de traduction ou le livre de o leary how science greek passed to the Arabs ?)


L'originalité d'Al Farabi est très discuté(cf les travaux de Richard Walzer.)

Voir aussi :
Aristote en syriaque. Paul le Perse, logicien du VIe siècle
de Javier Teixidor pour comprendre le poids de l'héritage syriaque sur la falsafa ou voir aussi les ouvrages d' Ephrem-Isa Yousif sur le même thème

Sur le thème des destructions de livres en islam et du rôle périlleux des penseurs face à l'orthodoxie : cf par exemple http://islamiquementincorrect.blogspot.com/2007/01/lumires-dal-andals.html

Ecrit par : Ripolin | lundi, 05 février 2007

La 3e armée du monde, c'était la propagande lors de la première invasion de l'Irak. Lors de la deuxième, ce fut le coup des armes de destruction massive. Et maintenant, c'est le président iranien qu'on nous dépeint en Adolf Hitler. Encore une fois c'est absurde pour des Européens de gober ça ! La réalité c'est que les musulmans s'entretuent et qu'il n'y a aucune "nation musulmane" ni aucune coalition musulmane en mesure de menacer l'Occident.

Ecrit par : Lapinos | lundi, 05 février 2007

Ce n'est pas faux Lapinos, mais vous semblez oublier, qu'un(e) kamikaze peut faire sauter un lieu public et tuer des centaines de personnes!
Pouvons-nous gober cela?

Ecrit par : Jean | lundi, 05 février 2007

Ce Lapinos me semble bien léger! Qu'en sait-il de la réalité, où habite-t'il? A-t'il seulement des enfants, une personne pour laquelle il tremble? J'en doute!

Ecrit par : Bérangère | lundi, 05 février 2007

L'administration A méricaine a fait croire à l'opinion publique que Saddam avait la troisième armée du monde? So what?Pouvez vous m'expliquer en quoi ça vous pose un problème? L'actuel premier ministre Espagnol restera quoi qu'il arrive le premier dirigeant occidental de l'histoire à avoir été désigné par Al quaïda, avec la complicité de la populace qui est descendu dans la rue après les attentats de Madrid pour agiter des drapeaux blancs en signe de réddition et faire coucou aux Haschichiens qui venaient de mutiler leurs femmes. Peut on dans ce contexte faire grief à Aznar d'avoir menti à son peuple d'esclave? En votre âme et conscience, vous n'en auriez pas fait autant? Si la foule s'acharne à croire que l'Iran, son atome et ses barbus qui puent de la bouche à cent mètres ne sont pas de nature à couper le sommeil d'un honnête homme, il ne faut pas qu'elle s'offusque si de temps à autres on lui ment. Le plus terrible de l'affaire, c'est que plus personne n'exige de ces cons qu'ils aillent mourrir pour Dantzig. Elle n'a même pas l'excuse de la peur, la foule!

Ecrit par : XP | lundi, 05 février 2007

"D'après vous Tudry qui a-t'il chez Saint Martin où d' autres qui ne soit digne de confiance ?"

Pour "d'autres" désolé je ne connais pas ses oeuvres ... Quant à st Martin, je ne lui reproche rien, qu'aurais-je à lui reprocher d'ailleurs, ce que je dis c'est qu'il est malvenu de "jouer" St Martin contre Guénon pour défendre la tradition chrétienne ..., à part ça j'ai trouvé moults sujets de réflexion chez St Martin, mais je n'aime pas les systèmes ..., décidément, et concernant son "orthodoxie" comparativement à Guénon, est-il malvenu de rappeler que "Des erreurs et de la vérité" fut condamné par la Sainte Inquisition ... quand aucun des ouvrages de René Guénon ne fut jamais mis à l'index, ce malgré les gesticulations de Maritain ... juste pour rappeler que nul n'est "forcé" par les ouvrages de Guénon, que son "autorité" n'est que celle qu'on lui accorde, qu'il n'existe PAS, ACUNEMENT et NE PEUX exister de DISCIPLES de Guénon, que ceux qui s'en targueraient sont des MENTEURS et que le MENSONGE en matière spirituelle est disqualifiant ... autant dire qu'un "initié" qui ment n'est rien de ce qu'il prétend ...

Ecrit par : Tudry | lundi, 05 février 2007

« Si la religion est nécessairement une comme la Vérité, les religions ne peuvent être que des déviations de la doctrine primordiale ; et il ne faut point prendre pour l'Arbre même de la Tradition les végétations parasitaires, anciennes ou récentes, qui s'enlacent à son tronc, et qui, tout en vivant de sa propre substance, s'efforcent de l'étouffer... les religions ne relient les hommes que dans le sens social. »
(René Guénon, La religion et les religions, in La Gnose, sept.-oct. 1910.

Ecrit par : Al-nafs khalâs | lundi, 05 février 2007

Il était converti en 1910 ? ... c'est juste une question ...

Bien à Vous...

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Ecrit par : Nebo | lundi, 05 février 2007

Il s'est converti en 1912 exactement, puisque c’est en cette année qu’il fut rattaché à la tarîqah du sheikh Elish Abder-Rahman el-kebir, illustre maître du Caire, auquel il dédicaça par la suite son ouvrage : le Symbolisme de la croix.

La bénédiction traditionnelle lui fut ensuite donnée de la part de son maître par Abdul-Hâdi (peintre suédois du nom d’Ivan Aguéli), collaborateur de La Gnose.

Ecrit par : Al-nafs khalâs | lundi, 05 février 2007

Je rajoute suite à votre question, que le choix de Guénon de passer à l'Islam ne fut pas dicté par une volonté hasardeuse mais participe d'une réflexion appuyée et parfaitement consciente de la totale fermeture des possibilités en Occident, le christianisme ne pouvant, selon lui, plus rien proposer aujourd'hui.


« Il n’y a plus de possibilités initiatiques réelles pour l’Occident en dehors du côté islamique » (R. Guénon, Lettre du 23 septembre 1938, Correspondances le Caire-Amiens, lettres inédites de René Guénon, in Soufisme d’Orient et d’Occident, n° 6, 2001.)

Déclaration à laquelle il faut ajouter celle-ci : « Tout lien établi consciemment avec le Centre par le moyen d'organisations régulières est actuellement rompu, et il en est ainsi depuis déjà plusieurs siècle. » (R. Guénon, Le Roi du Monde, Gallimard, 1981, p. 57.)

L'Islam s'impose donc à tout chercheur sincère, en quête d'un rattachement traditionnel effectif ; tout le reste (recherche d'un lien avec le christianisme orthodoxe oriental déchiré et épuisé en ses multiples tendances, espoir en un réveil provenant de l'Eglise catholique romaine [on pourra toujours attendre !], bouddhisme, maçonnerie, etc.), relève d'un bavardage stérile et inutile ou du narcissisme satisfait, et sont des hypothèses sur lesquelles Guénon ne fondait strictement aucun espoir !

Ouvrez les yeux et acceptez l'évidence si vous souhaitez être des guénoniens conséquents et acceptez ses propres déclarations ou cessez de vous revendiquer d'un maître dont vous méprisez les analyses :

« Je n’ai jamais cru à une restauration effective de l’esprit traditionnel en Occident (…) je ne suis pas aussi naïf que cela… » (Lettre à Julius Evola, 21 novembre 1933).

Ecrit par : Al-nafs khalâs | lundi, 05 février 2007

Veja/Global Viewpoint : Faudra-t-il, selon vous, un autre 11 septembre pour que les gens ouvrent les yeux?

Donald Rumsfeld : Certaines personnes ont écrit que notre administration aurait été victime de son succès parce qu’il n’y a pas eu d’autre attentat aux Etats-Unis. Je me souviens que peu après le 11 septembre j’ai rencontré le sultan d’Oman dans une tente. Il devait faire plus de 50 degrés. Nous étions en nage. Il m’a confié que les événements terribles dont nous avions été victimes étaient peut-être une bénédiction. Et que ce serait peut-être à ce prix que le monde ouvrirait les yeux sur le danger que représentent ces extrémistes, avant qu’ils n’aient accès aux armes chimiques, biologiques ou nucléaires et ne tuent beaucoup plus de personnes que lors du 11 septembre…

@ 2006 Veja/Global Viewpoint. Distribué par Tribune Media Services.
Interview publié dans l’Express n°2896 4.01.2007

Ecrit par : XP | lundi, 05 février 2007

On trouve de tout sur l'interné et tout se recoupe drolement ...

www.myspace.com/lonsaimaikovskingdom

"Ici même une "apre discussion" autour d'un texte polémique ... :

http://www.la-question.net/archive/2007/01/25/nicolas-bonnal.html

Selon nous, ceux qui critiquent Réné Guénon, qui disent "nous avons lu tout Guénon, et il se trompe" ne nous parle que d'eux mêmes, il se positionnent comme ceux qui peuvent se dire à eux mêmes "je pense mieux que lui" ... et ceux qui nous disent à l'inverse "nous avons lu tout Guénon, il a raison" ne nous parle pas d'autre chose que d'eux même, ils se placent dans la persepctive de ceux qui valent mieux parce qu'ils disent comme le maître qu'ils se ont choisi ...

Or Guénon ne nous impose rien, tout comme il ne s'est pas imposé de "disciple", il ne s'est pas imposé de lui-même comme un maître ... Ces "fausses discussions" ne sont qu'égo sur égo, égo contre égo, tout cela tourné finalement contre Guénon lui-même alors que Guénon n'est qu'un nom, une formule usuelle, il la pourtant clairement signifié "si l'on continue à nous empoisonner avec la personnalité de R.G il se pourrait bien que nous nous décidions à la faire disparaitre pour de bon" ou quelque chose comme ça, et, ajoutait-il " a cela nos adversaires n'auraient rien à y gagner" ... Ces partisans non plus, pour sur ! L'oeuvre du "nomen" Guénon est une oeuvre, et, pour traditionnelle, qu'elle soit elle est aussi "irrémédiablement" moderne car sans "modernité" elle devient obsolète, or, de nos jours plus que jamais la modernité est partout et inévitable ... Alors ... ??"

Ecrit par : NiKola Maikov | mardi, 06 février 2007

Cher "al-nafs"

Vous avez, vous, librement choisi d'être un "guénonien", fort bien, je crois, si l'on essaie pas de lire entre les lignes que ceux qui "débattent" ici ne le sont pas, tout aussi librement, et libre à vous, encore, de penser que ceux qui ne le sont pas sont des ânes batés ... libre à vous, toutefois vous conviendrez aisément que les arguments que vous excipez du seul "corpus" guénonien ne tiennent que si l'on admet et accepte ce corpus comme ayant autorité, or, d'une pour un chrétien, quelque soit el degré de "haine" que vous éprouviez pour lui, la seule autorité vient de l'Eglise et, à travers elle du Christ, point ! Pour un musulman, je ne crois pas me tromper en disant, qu'en dehors du Saint Coran, la source d'une autorité peut être un imam (pour le non soufi) ou d'un Maître qualifié (pour un soufi) ... or Guénon lui-même n'était ni l'un ni l'autre et, au-delà de cette question, il a déclaré lui-même très clairement ne pas vouloir de disciple ... c'est très clair cela aussi; donc libre à vous de vous définir en tant que quelque chose qui ne PEUT pas exister mais laissez nous décider pour nous-mêmes se qui est ou n'est pas du ressort de notre tradition. Merci pour ce qui est du christianisme que vous qualifier d'oriental il se porte très bien, le Saint Esprit y veille, et pour ce qui est des divisions j'ose préférer les notres, pour violentes qu'elles soient, à celles qui, littéralement déchirent chiites et sunnites, "modérés" et wahabites ...; si on parlait de la poutre et de la paille ?

Ecrit par : Tudry | mardi, 06 février 2007

Tudry, est-ce votre blog en lien?
Si c'est le cas je ne comprends pas.
Comment écrire un essai sur ce fameux Guénon sachant tout ce qu'il a écrit plus haut?

Ecrit par : Point | mardi, 06 février 2007

Tudry,

Prétentieux assez gignolesque, vous aimez les bavardages stériles pour mieux cacher votre inconfort, libre à vous mais cela ne trompe pas.

A l'évidence les affirmations de Guénon, que j'ai rappelées à toutes fins utiles, vous dérangent ; en cela vous êtes relativement représentatif des petits exploiteurs de la pensée guénonienne - on prend ce qui plaît et on laisse le reste (chrétiens fraîchement pâmés devant les encens orthodoxes, néo-bouddhistes de tous poils, etc.).

Or désolé, que vous le vouliez ou non, Guénon pose des jugements, réitère des impossibilités, tranche à propos de sujets d'importance vitale sur le plan traditionnel, arrête des positions nettes et clairement définies en ce qui concerne une foule de questions fondamentales en particulier touchant à l'initiation et les conditions du rattachement authentique et déclare que, pour ce qui concerne le christianisme, il n'y a plus rien à y trouver :

"En dépit des origines initiatiques du Christianisme, celui-ci, dans son état actuel, n'est certainement rien d'autre qu'une religion, c'est-à-dire une tradition d'ordre exclusivement exotérique, et il n'a pas en lui-même d'autre possibilités que celles de tout exotérisme ; il ne le prétend d'ailleurs aucunement, puisqu'il n'y est jamais question d'autre chose que d'obtenir le "salut".
Une initiation peut naturellement s'y superposer, et elle le devrait même normalement pour que la tradition soit véritablement complète, possédant effectivement les deux aspects exotérique et ésotérique ; mais, dans sa forme occidentale tout au moins, cette initiation, en fait, n'existe plus présentement."
(René Guénon, Christianisme et initiation, 1950)


Le ridicule ne vous fait donc pas peur en prétendant vous référer au seul "corpus chrétien", vous qui réalisez un amalgame invraissemblable et hétéroclite entre le néo-paganisme d'opérette et l"orthodoxie.

Tudry vous êtes une cuistre de l'espèce courante la plus banale mais cependant relativement caractéristique des ignares patentés donneurs de leçon.
Soyez donc conséquent, triste scribouilleur, et cessez de vous servir de Guénon comme d'une faire-valoir pour combler lamentablement vos significatives limites.

Enfin, par pitié, servez nous autre chose dorénavant que les navrants poncifs qui servent d'écran à la nullité analytique qui vous caractérise.

Plus que jamais Guénon vit parfaitement l'impasse de la pseudo-spiritualité dont vous faites commerce, et ne déclara pas pour rien, que cela vous plaise ou non : « Il n’y a plus de possibilités initiatiques réelles pour l’Occident en dehors du côté islamique » (R. Guénon, Lettre du 23 septembre 1938).

Ecrit par : Al-nafs khalâs | mardi, 06 février 2007

Nous voudrions savoir si, dans son œuvre ou ce qui nous est parvenu de ses opinions sur tel ou tel événement, Guénon s'est jamais exprimé sur le Grand Schisme d'Occident, et, si c'est le cas, quel jugement il aurait porté sur cette question, à savoir si tel ou tel parti était meilleur pour l'Église ou l'Occident, etc.

Réponse: Guénon s'est foutu du "Grand Schisme d'Occident" comme de sa dernière couche culotte et il n'y a pas un seul mot dans son oeuvre à propos de cette histoire... Quel intérêt peut bien présenter cette foire d'empoigne quand on sait que du fait du déplacement du centre de l'Empire de Rome à Byzance, Rome était devenue une sorte d'usurpatrice et donc un "patriarcat fantôme" compte tenu des règles régissant l'ecclésiologie traditionelle. Et puis Guénon a ignoré presque tout du catholicisme à commencer par le gallicanisme de l'Eglise de France. Ce trait ne cadrant point avec sa vision trop rigide des relations du spirituel et du temporel, il a purement "zappé" out ce qui pouvait gêner ses schémas préconçus. A t-il seulement entendu parler du concept orthodoxe de "symphonie des pouvoirs"...

Ecrit par : . | mardi, 06 février 2007

Les tumultes historiques ne changent rien à la Tradition, et si les hasards de la vie ont fait que Guénon rentre en Islam, un Islam ésotérique demandant initiation, il aurait pu tout aussi bien en Inde devenir brahmane. Cela n'engageait que lui et ce serait largement surestimer ce mystique contemplatif que de voir en lui un facteur d'une conversion de "milliers d'Européens" (sic) à l'Islam et en même temsp pas offrir là une bonne intelligence de son oeuvre. Mais l'intention du texte de M. Bonnal est clairement politique et derrière la lettre il faut comprendre l'esprit, le sel si on préfère.

Un commentateur (parmi les 140 !!!) a cité Maritain en critique catholique du "guénonisme", c'est certes intéressant biographiquement, mais je pense que le mieux est de lire directement un auteur dans le texte. Et de se faire son idée. Et pour ma part je ne crois pas que cette lecture soit invite à un obscurantisme quelconque. Ceci dit, libre à M. Bonnal de le croire, cela ne gêne pas non plus les Puissants...

Ecrit par : Vagabond | mercredi, 07 février 2007

Vagabond,



Sachez que Guénon ne pouvait, contrairement à ce que vous racontez fort légèrement en bon individualiste occidental accroché farouchement à son minuscule libre-arbitre : " tout aussi bien en Inde devenir brahmane" (sic), car l'on ne devient pas plus brâhmane, par décision volontaire que l'on ne peut devenir Juif ; il faut en effet être né hindou, ou juif, pour l'être, le passage est absolument impossible.

Quant au hasard, apprenez que Guénon en disait : "c'est le nom que donnent les sots aux vues de la Divine Providence", à cet égard le choix d'un rattachement à l'Islam fit l'objet d'une décision largement pensée et argumentée, puisque pour lui, si la tradition hindoue a ouvert le cycle, l'Islam a vocation a en effectuer la fermerture, dernière forme réelle et authentique témoignant de la Tradition primordiale, contrairement au christianisme qui a perdu aujourd'hui toutes ses qualifications :

« La tradition hindoue et la tradition islamique sont les seules qui affirment explicitement la validité de toutes les autres traditions orthodoxes ; et, s’il en est ainsi, c’est parce que, étant la première et la dernière en date au cours du Manvantara, elles doivent intégrer également, quoique sous des modes différents, toutes ces formes diverses qui se sont produites dans l’intervalle, afin de rendre possible le ‘‘retour aux origines’’ par lequel la fin du cycle devra rejoindre son commencement, et qui, au point de départ d’un autre Manvantara, manifestera de nouveau à l’extérieur le véritable Sanâtana Dharma. » (R. Guénon, Etudes sur l’hindouisme, p. 114).

Ecrit par : Al-nafs khalâs | mercredi, 07 février 2007

POINT : il m'apparaît fort logique de dire ce que je dis et d'écrire ce que j'écris, ni critique acerbe ou désabusée, ni disciple par contumace ..., et en outre conscient que j'écris moi aussi à propos de moi lorsque j'écris sur Guénon ...

AL-NAFS, il semblerait, au ton plus que virulent que vous employez que ce soit plutôt mes lignes qui vous irritent, plus que celles de Guénon ne me gênent. d'une, je ne vous ai pas attendu pour les lire, de deux je préfère m'en tenir à ce que je lis de Guénon et non à ce que vous voulez bien en faire, trois je ne mélange nullement néo-paganisme et Orthodoxie, il y a un sujet d'étude et la Foi, quatre je préfère me fier à l'Esprit Saint plutôt qu'aux "disciples" autoproclamés d'un homme mort qui n'en voulait pas en matière de christianisme, votre "grande assurance spirituelle" dut-elle en souffrir !

Ecrit par : Tudry | mercredi, 07 février 2007

Tudry,


Comme d'habitude vous parlez pour ne rien dire car il apparaît évident, contrairement à ce que vous prétendez, que vous n'avez jamais réellement lu Guénon. Vos quatre points passablement bredouillants et confus n'expliquant strictement rien en sont la remarquable démonstration.

Avec une splendide outrecuidance, vous voudriez nous faire croire que Guénon ne songea pas à laisser des indications précises et des jugements clairement exprimés qui font force de loi si l'on partage, un minimum, ses analyses.

Même si l'on regarde son titre de Sheikh comme dénué d'importance, ce qui est loin d'être le cas pour de nombreux lecteurs qui acceptent depuis longtemps comme valides et fondés en crédibilité et vérité les exposés du maître religieux qui vécu les vingt trois dernières années de sa vie sous le nom d'Abdel Wâhid Yahia, il est difficile de faire comme si ses déclarations n'existaient pas et ne possédaient aucun sens.

Décidément vous êtes vraiment, comme tous vos semblables, un parfait exemple de crétinerie achevée s'accompagnant d'une mauvaise foi qui n'a de comparable, dans son immensité vertigineuse, que votre ignorance lamentable.

Pour tout dire vous nous donnez, par votre stupide attitude, l'exemple ridicule dont notre époque est si riche, soit celle du parfait imbécile narcissique à prétention pseudo-spirituelle dénué de toute cohérence intellectuelle - Ayez au moins la décence de vous taire risible et aveugle guignol !

Ecrit par : Al-nafs khalâs | mercredi, 07 février 2007

Peut-on encore douter de l' offensive islamique??


ttp://www.sombreval.com/Sombreval-contre-Harun-Yahya_a600.html?PHPSESSID=9d748d221222515996d6ab58e101ca99

Ecrit par : Jean | jeudi, 08 février 2007

Tudry, arrete de parler aux perroquets !

Ecrit par : Nadine Immec | jeudi, 08 février 2007

Le billet d'humeur de M. Bonnal a pour sujet véritable la haine de l'Occident. C'est un leitmotiv chez lui, il n'est qu'à consulter ses autres billets :

http://www.les4verites.com/les4verites/auteurs/nicolas_bonnal.htm

On lui expliquerait volontiers que le processus de déchristianisation a pris de l'ampleur depuis 2 siècles, qu'il y a des raisons sociologiques et en rapport avec l'évolution des mentalités, que les "conversions", si on excepte des cas marginaux comme dernièrement le trublion David Myatt (ex-leader du C18, groupuscule néo-nazi) en prison, il s'agit en majorité de mariages dits inter-communautaires (la "colonisation par les ventres" comme ils disent basiquement sur le blog François de Souche), que ce n'est pas honnête intellectuellement que de ramener Guénon à cette haine de l'Occident, tout comme ce ne l'est pas d'en faire un propagandiste de l'Islam comme le présentent nos trotskystes du monothéisme (le soufisme d'origine perse a été une réaction à l'acculturation de l'Islam qui a d'ailleurs souvent ostracisé ce courant mystique qui s'est diffusé dans le monde islamique ; ceci dit, les clergés quels qui soient se sont toujours méfiés des mystiques), pour ma part je sais pertinemment, pauvre "hadji" (va-nu-pieds) que je suis, que tout cela n'est que de la fantasmatisation de l'histoire des idées, que cela ne mange pas de pain concernant la réalité des modes de vie ou de la situation politique, et qu'en plus cela relève d'une stratégie d'influence des plus primaires selon moi.

La Tradition, à ne pas confondre avec le traditionalisme, mérite une définition. Guénon entend par ce terme "le dénominateur métaphysique commun à toutes les doctrines, religions et mythologies passées, le noyau originel dont les croyances et les légendes ne constituent que l'écorce historique, le savoir primordial et universel qui fut révélé à l'homme au début du présent cycle, que l'humanité perdit au fil des âges, qui survécut à travers les vestiges épars des traditions particulières et dont le monde moderne [il vaudrait mieux dire le modernisme] consacre l'oubli définitif" (D. Cologne in Cahiers de l'Herne spécial René Guénon). Par métaphysique traditionnelle (en fait il s'agit plutôt de la philosophie contemplative plotinienne) est entendue la science des rapports unissant le Principe et l'ensemble de ses manifestations, le monde n'ayant été créé que par une descente et une dégradation du Principe, et la voie de l'initiation étant une voie inverse de réintégration vers l'unité primordiale. Guénon évoque souvent l' "intuition intellectuelle" (ou vision du Principe) qui, à l'inverse du sentimentalisme ou du rationalisme, permet d'opérer de véritables synthèses, c'est-à-dire d' "envisager les choses dans l'unité de leurs principes, voir comment en elles en dérivent et dépendent de ce principe, et les unir ainsi en vertu d'un lien tout intérieur, inhérent à ce qu'il y a de plus profond dans leur nature" (Symb. C.). L'Occident dans cette perspective n'est pas jugé selon tels ou tels aspects néfastes de sa civilisation mais sur l'écart sans cesse grandissant entre ce qu'il est censé représenter et le Principe. Une telle vision du déclin occidental, sa "déviation", fait donc interférer un temps cyclique et métahistorique (le règne du Kali Yuga) et un temps historique (celui d'une régénération).

On comprend dès lors tout l'écart avec la caricature de l'Occident (pute en mini-jupe, lâcheté, homosexualité, explosion de la cellule familiale, etc.) développée par ex. dans certains pays musulmans dont les soubresauts traduisent surtout l'écart entre modernisation des modes de vie et morale traditionelle de la cellule familiale avec son paterfamilias tout-puissant, et dont on sait comment certains l'instrumentalisent.

Pour finir, si la lecture des penseurs de la Tradition est certes intéressante, elle ne peut être féconde selon moi que complétée par une herméneutique, celle-là même qui invite à repenser le lien tradition-modernité. Troquer le moralisme technocratique contre un moralisme intégriste, dernier avatar du nihilisme ? Néant des guerres pichrocolines...

Ecrit par : Vagabond | jeudi, 08 février 2007

Témoignage vécu concernant l'homme Guénon :


Le Coran prescrit au fidèle : "N’enfle pas la voix quand tu pries ; ne réduis pas non plus ton souffle ; mais reste dans la moyenne, entre deux."

J’entends encore la voix égale de René Guénon citer la phrase arabe. C’était au Caire et il s’agissait de l’appel à la prière. Le cri était parti trop vibrant du minaret. Trop pathétique pour durer. Bientôt, en effet, le son retombait en roulades convulsives. Guénon citait les mosquées d’où il avait entendu les invocations les plus fermes. " N’enfle pas la voix " : les ivresses suspectes de l’exaltation mystique étaient dénoncées ; mais répudiés également les murmures, ces pâmoisons, qui rabattent l’individu sur lui-même et l’exposent aux complaisances de ses états d’âme.

" Il ne s’agit pas, répétait Guénon, d’être persuasif, encore moins envoûtant, mais simplement de dire ce qui est. " Dire ce qui est, sans y mêler sa volonté ni son habileté, sans intrusion de corps étranger.


Certes, René Guénon, assis en tailleur devant moi, en train de manger avec précautions un pigeon frit qu’il tient entre ses doigts, n’a jamais prétendu à la direction spirituelle, moins encore à la sainteté. Mais, jamais je n’ai eu à tel point le sentiment du coup de gomme du sacré sur un visage. L’homme, dans son effacement, était en deçà et au delà de l’individuel, et ceci jusque dans le détail le plus banal.

Comment le nommer en parlant de lui avec sa famille ? Est-ce M. Guénon ou bien le cheikh Abd el-Wahid, le père de Leila et Khadija, les fillettes qui courent dans le jardin ? J’en suis encore à me demander si sa femme, la fille du cheikh Mohammed Ibrahim, était consciente de l’existence de M. René Guénon, fils de Jean-Baptiste Guénon, architecte à Blois, et de Madame née Jolly. " Béni soit Celui qui efface les noms, prénoms et surnoms. " Tout résidu psychique ou mental était aboli, il ne restait plus qu’une âme d’une transparence totale.

Mais rien de l’ascèse ni de l’extase. La pureté était sans apprêt, familière même, presque terre à terre. En toute simplicité, René Guénon était diaphane. Sa conversation était souvent banale, sans effet de style. Dire ce qui est. Les seuls ornements étaient les citations, à la manière orientale, de proverbes édifiants ou de versets pieux : " Tout passe, sauf le Visage de Dieu. " Pour René Guénon, ce qui est, c’est le Visage de Dieu. Dire ce qui est, c’est décrire les reflets de ce Visage dans les Védas ou le Taö Te King, la Kabbale ou l’ésotérisme musulman, les mythologies ou bien les symboles de l’art chrétien médiéval. L’homme disparaissait derrière la doctrine traditionnelle.

Bien peu l’ont approché. Le style n’était pas l’homme, ou plutôt il se produisait un curieux phénomène de dédoublement. Quand il prenait la plume, Guénon accomplissait sa fonction ; il était alors un porte-parole de la tradition et se montrait d’une rigueur sourcilleuse.
Une fois la page finie, la grande occupation était de jouer avec les enfants et de flatter les chats qui se laissaient tomber le long du fauteuil. La première impression que donnait Guénon dans son petit salon bourgeois du Caire était, malgré le vêtement arabe, très simple d’ailleurs, celle d’un professeur de Faculté, philosophe ou orientaliste. Impression déconcertante, puisqu’il n’estimait ni les uns ni les autres. Pourtant, sur la figure très longue, à l’espagnole, un portrait du Greco, les yeux paraissaient rapportés, surajoutés. Trop grands, ils semblaient d’une provenance étrangère, sortis d’un autre monde, et justement ils cherchaient ailleurs. Ainsi, dans L’enterrement du comte d’Orgaz, les yeux de quelques chevaliers appartiennent au registre supérieur du tableau et se trouvent en réalité non pas auprès du cercueil, mais avec les anges et le Christ.

Mais il faut surtout dire combien Guénon savait écouter. Il écoutait le silence même, plus attentivement peut-être que le reste. Cet homme que ses lecteurs jugent tranchant, sa physionomie naturelle était de celui qui interroge. Beaucoup l’ont suivi parce qu’il leur donnait les raisons d’une révolte. René Daumal admire son " refus de sacrifier à ces idoles modernes : science discursive, morale, progrès, bonheur de l’humanité, autonomie de l’individu, la vie, la vie en beau, tout ce fer et ce granit absurdes qui pèsent sur nos poitrines ". Mais la critique n’était pas le but.

C’est par respect de la tradition et pour l’exposer clairement qu’il arrivait à Guénon de détruire accidentellement des choses par nature même éphémères. Le briseur d’idoles était un homme de respect ; le fer et le granit explosaient sous la mine du plus discret des dynamiteurs. Le ton qu’il avait dans la conversation, pour constater les ravages de l’occultisme ou les progrès du scientisme, n’était ni la révolte ni l’indignation. Il ne fulminait pas, mais, dans toute son attitude, il y avait comme l’embarras de celui qui vient de découvrir un spectacle incongru. Je me rappelle son expression le jour où les chats lui avaient déchiré une liasse de manuscrits. C’était exactement la même surprise peinée.

Respect, discrétion ; ce qu’il y avait de plus oriental dans son maintien, c’était une forme de politesse qui traduit la crainte d’importuner. Cette manière d’apparaître confus est une forme de pudeur. Mais René Guénon portait la qualité au plus haut point, jusqu’à en faire une sorte de courtoisie métaphysique. Rien ne l’exprimait mieux que les bénédictions familières dont il parsemait ses conversations. Avec simplicité, il donnait ainsi, à table même, une valeur rituelle au partage du pain, au geste qu’il avait pour saler, à l’offrande qu’il vous faisait en vous tendant un pigeon grillé. Ce trait marque ce qui devait être pour moi la dernière image : debout dans le jardin, à côté de sa femme, le cheikh Abd el-Wahid lui fait répéter, après l’avoir dite lui-même, la formule de bénédiction et de vœux pour que l’hôte revienne.

Je suis revenu pour les funérailles. C’était la même simplicité : un cimetière populaire, quelques familiers et les deux fillettes qui se poursuivaient.

En terminant son livre sur Guénon, Paul Sérant essaie d’imaginer le drame de cette solitude, au moment de la mort. La dernière phrase de Guénon, à sa femme, a été : " N’ai-je pas assez souffert ? ". Son dernier mot a été le nom divin : " Allah ".

Sérant se demande si Guénon n’est pas resté jusqu’au bout un exilé, prisonnier de la connaissance purement intellectuelle. Je me rappelle René Guénon, diaphane, cette transparence, et je songe à l’histoire du peintre taoïste. L’artiste vient d’achever sur les murs du palais un paysage de forêts et de cascades. L’empereur et sa cour sont réunis pour l’admirer. Jamais paysage n’avait paru si réel. Le peintre s’approche du mur, s’y plaque, palpe de ses mains le paysage. Et son tableau s’ouvre pour lui seul, le transparent, le fluide, et l’absorbe. Le voici qui traverse la muraille, dure et lisse pour les autres. Peu à peu, il s’enfonce et s’éloigne.


Najm oud-dîn Bammate

Ecrit par : Najm oud-dîn | jeudi, 08 février 2007

L'adhésion à la pensée "traditionnelle"illustrée par Guénon puis par d'autres auteurs comme Schuon, Titus Burckhardt ou Seyyed Hossein Nasr, a généralement suscité une double réaction: la première, négative, pousse à se désolidariser d'une modernité apparaissant désormais comme révolte contre tout ordre d'institution divine, comme ennemie des valeurs de l'esprit et comme source des illusions menant l'humanité à sa perte; la seconde, positive, impose l'urgence de retrouver une voie authentique, donc traditionnelle, de salut et de réalisation spirituelle. Or, à cet égard, les maîtres de ce courant intellectuel n'ont jamais rien écrit qui, de près ou de loin, ait pu ressembler à de la propagande. Ce qu'ils proclament, c'est la nécessité de revenir non à telle religion, mais à la religion comme telle.

Ceux qui ont suivi un tel cheminement n'ont donc pas passé par ce qu'on appelle couramment une conversion. Il serait plus juste de leur appliquer cette formule fréquemment entendue en Inde: ce n'est pas l'homme qui choisit la voie, mais la voie qui choisit l'homme.

Maintenant, si c'est vers l'islam et sa spiritualité qu'ils se sont souvent dirigés, il y a diverses raisons à cela. D'abord, dans la perspective universaliste de la pensée traditionnelle, l'islam apparaît comme ce qu'il est selon sa propre doctrine: la conclusion et la synthèse de la Révélation universelle. Dès lors, le fait d'y adhérer n'implique pas la rupture qu'on pourrait croire avec sa religion d'origine, dont la vérité fondamentale n'est pas mise en question. On relèvera ensuite que l'islam, troisième tradition issue de la souche abrahamique après le judaïsme et le christianisme, appartient au même univers spirituel "monothéiste", de sorte qu'un Occidental ne saurait s'y sentir trop dépaysé.

Enfin, en dépit de toutes les apparences contraires, l'islam demeure le dépositaire d'immenses trésors d'intellectualité traditionnelle et de sagesse, et l'héritage des grands maîtres spirituels du passé, comme Junayd, Ghazâlî, Jîlânî, Ibn Arabî, Rûmî et tant d'autres, n'a pas fini de porter des fruits. Mais il s'agit là, à des degrés divers, d'un ésotérisme, lequel, par définition, échappe plus ou moins aux regards extérieurs. On peut affirmer pourtant que sa tradition se perpétue dans le cadre du taçawwuf, le soufisme, ou "mystique musulmane" comme on dit couramment, et des confréries qui en émanent. Et il existe encore, parmi les cheikhs qui les dirigent, quelques maîtres authentiques se situant sans doute au niveau des plus éminents gourous de l'Inde.

Cet aspect de l'islam ne correspond assurément guère à l'image qu'il donne de lui-même dans le monde. Mais peut-être est-ce là précisément une raison de plus de signaler cette face cachée.

Même dans les milieux cultivés, on conçoit à grand-peine aujourd'hui que des Européens d'apparence à peu près normale puissent pousser l'extravagance jusqu'à pratiquer l'islam et à s'en imposer les devoirs et contraintes. Les Occidentaux s'en étonneraient moins sans doute s'ils étaient un peu mieux renseignés sur cette religion qui, après tout, n'est pas aussi étrangère à notre continent qu'on estime ordinairement. Sans parler des foules de musulmans venus récemment en Europe avec le choc en retour du colonialisme, l'Espagne, autrefois, fut terre d'islam pendant plus de sept siècles; la Sicile le fut aussi, bien que moins longtemps et, à l'heure actuelle, des millions de musulmans vivent dans les Balkans où, incontestablement, ils sont chez eux.

Les rites islamiques ne peuvent assurément pas se comparer à ceux du christianisme et pourtant ils ne présentent rien de plus extraordinaire, au contraire puisqu'ils n'exigent pas du fidèle qu'il croie en des "mystères" mais lui imposent simplement une attitude d'adoration et de soumission au Dieu unique. La différence fondamentale entre un Occidental moyen et un musulman pratiquant ne se situe probablement pas au niveau des héritages culturels, mais correspond plutôt à la contradiction qui oppose inévitablement à la civilisation sécularisée actuelle tout homme attaché à une tradition sacrée. A cet égard le musulman fidèle à sa foi reste toujours plus ou moins étranger au monde moderne.

Pareille situation lui pose forcément des problèmes et l'astreint à une discipline fort peut conforme à l'esprit du siècle, mais elle lui apporte maintes compensations dont la moindre n'est pas la paix de l'âme. Car, en acceptant cette discipline, non seulement il a le sentiment d'être réconcilié avec son Créateur, à qui il fait acte d'obéissance dans l'accomplissement de chacune de ses obligations religieuses, mais il retrouve un état d'harmonie avec la création. En effet, les rites islamiques ont un lien évident avec les grands rythmes cosmiques, en particulier avec le mouvement du soleil qui détermine les heures des prières quotidiennes, ainsi qu'avec celui de la lune qui demeure la base du calendrier musulman. Leur symbolisme rappelle à l'homme qu'il occupe une place centrale dans l'univers où il a été fait "vicaire de Dieu", ce qui le rend solidaire de la nature et de tout l'ordre des choses créées, mais le désolidarise d'une civilisation responsable de la crise écologique et autres cataclysmes menaçants.

Peut-être y a-t-il lieu d'ajouter que la pratique de l'islam ne favorise nullement l'exaltation religieuse, mais s'accompagne plutôt de sobriété et de sérénité. Car la foi qui en est la motivation est faite de certitude et de sagesse, certitude de l'Absolu, de la Toute-Réalité divine, et sagesse reconnaissant que tout le reste, tout ce qui constitue l'ici-bas, est relatif et contingent, "divertissement et jeu" selon les termes du Coran.

Il est trop évident qu'à notre époque toutes les religions sont plus ou moins en déclin ou en crise. L'islam n'échappe pas à la règle, mais en dépit de sa décadence, de ses turbulences et des excès injustifiables commis en son nom, il est, dans sa réalité vécue par des centaines de millions de croyants, très différent de ce que l'actualité fait apparaître de lui, et demeure un extraordinaire réservoir de foi et de prière. Et s'il est toujours capable d'attirer des Occidentaux en quête de l'essentiel, de "la seule chose nécessaire", que leur refuse leur propre civilisation, il le doit à sa spiritualité toujours vivante et au fait fondamental qu'il reste expression directe de la Vérité transcendante, sans laquelle il ne saurait y avoir de véritable religion.

Ecrit par : Roger Du Pasquier | jeudi, 08 février 2007

Les Cahiers de l'Institut des Hautes Etudes Islamiques




n°12 - mai 2001
“La recherche de la Connaissance et la servitude spirituelle”

Editorial
Idolâtrie et adoration
Abd-al-Qouddous Jibril Gouraud
Le rattachement à Dieu et la cohésion spirituelle
Abd-al-Haqq Ismaïl Guiderdoni
Philosophie et mystique chez Maître Eckhart
Pierre Gire
La philosophie islamique et la recherche de la Connaissance
Abd-aç-Çabour Turrini
Universalité et interculturalisme dans la civilisation islamique
Yahya Sergio Yahe Pallavicini
A l’occasion du cinquantenaire de la mort de René Guénon:
René Guénon musulman : conversion ou convergence ?
Shaykh Abd-al-Wahid Pallavicini
La vie exemplaire du Shaykh ‘Abd-al-Wâhid Yahyâ
Abd-ar-Rashid Bossa
La recherche de la Connaissance, René Guénon et l’Occident
Abd-al-Latif Conti
Introduction à l’opérativité et au mystère des religions
Centre d’Etudes Métaphysiques de Milan

Ecrit par : Ahmad Abd-al-Waliyy | jeudi, 08 février 2007

René Guénon a dédié l'une de ses œuvres les plus importantes, Le Symbolisme de la Croix, à la mémoire de son maître, le Shaykh 'Abd-ar-Rahmân 'Illaysh al-Kabîr, nous révélant que la première idée d'un tel livre lui était due. Nous voudrions citer un passage de l'Introduction qui puisse servir aussi de clarification :

" La croix, avons-nous dit, est un symbole qui, sous des formes diverses, se rencontre à peu près partout, et cela dès les époques les plus reculées; elle est donc fort loin d'appartenir proprement et exclusivement au Christianisme comme certains pourraient être tentés de le croire. Il faut même dire que le Christianisme, tout au moins sous son aspect extérieur et généralement connu, semble avoir quelque peu perdu de vue le caractère symbolique de la croix pour ne plus la regarder que comme le signe d'un fait historique; en réalité, ces deux points de vue ne s'excluent aucunement, et même le second n'est en un certain sens qu'une conséquence du premier; mais cette façon d'envisager les choses est tellement étrangère à la grande majorité de nos contemporains que nous devons nous y arrêter un instant pour éviter tout malentendu. En effet, on a trop souvent tendance à penser que l'admission d'un sens symbolique doit entraîner le rejet du sens littéral ou historique; une telle opinion ne résulte que de l'ignorance de la loi de correspondance qui est le fondement même de tout symbolisme, et en vertu de laquelle chaque chose, procédant essentiellement d'un principe métaphysique dont elle tient toute sa réalité, traduit ou exprime ce principe à sa manière et selon son ordre d'existence, de telle sorte que, d'un ordre à l'autre, toutes choses s'enchaînent et se correspondent pour concourir à l'harmonie universelle et totale, qui est, dans la multiplicité de la manifestation, comme un reflet de l'unité principielle elle-même."

Dans son style inimitable de " Serviteur de l'Unique ", signification de son nom islamique, René Guénon essaye, par l'affirmation du tawhîd, de l'Unicité divine, de nous ramener à la conception d'un Principe dont tout provient et auquel, Occidentaux et Orientaux des temps modernes, nous devons nous référer, dans l'espoir de retrouver en nous-mêmes, et de donner aux autres, le sens de cette " harmonie universelle " dont nous semblons nous être éloignés.

Ecrit par : Abû Madyan El Ghawth | jeudi, 08 février 2007

Qui fut vraiment René Guénon :

L'un des occultistes les plus insolites du début du 20e siècle. Successivement Martiniste, Spirite, Franc-Maçon, Evêque gnostique (sous le nom de Palingénius), musulman (sous celui d'Abdel Wâhed Yahia), Guénon a trahi tous les secrets initiatiques qu'il avait juré de taire dans les mouvements auxquels il a appartenu.

Raciste, antisémite, proche de l'Action Française, il écrivit de nombreux articles pour une revue anti-maçonnique. Il créa aussi un Ordre du Temple "destiné à ceux qui renoncent à l'occultisme" avec des rites, des grades et s'en proclamma le Grand Commandeur.

Après une liaison avec le peintre suédois Angelii, qui l'initie à l'Islam, il épousera en 1912 Berthe Loury, une institutrice de l'enseignement libre bien dotée.

Pendant la maladie de sa femme, il aura une liaison avec une riche veuve américaine. Celle-ci l'enmènera en Egypte après la mort de Berthe. Réalisant les objectifs réels de Guénon, elle l'abandonne au Caire.

La Deuxième Guerre mondiale trouve Guénon près des pyramides. Marié à la fille d'un cheik et dans le besoin, il devient un agent de l'Allemagne nazie.

A partir de 1942, les anglais l'utilisèrent comme agent d'intoxication à son insu, ce qui lui sauva probablement la vie, une fois la guerre finie.

Sous le couvert de répandre l'Islam, Guénon ouvrit des comptes en banque en Suisse, dès 1938, qui servirent à financer des activités parfois illégales. Plus tard, il travaillera pour les services secrets égyptiens, surveillant les "officiers libres", auxquels appartenaient Nasser et Anwar Saddat, pour le compte du roi Farouk.

Ecrit par : Onafhankelijkheid | jeudi, 08 février 2007

Ce n'est que pendant la troisième période de son existence, après son émigration au Caire en 1930, que Guénon a réellement adopté une pratique musulmane.

Les deux premières périodes -- la phase occultiste et la phase catholique - avaient été caractérisées par des activités philosophiques plus que religieuses, même si la première phase avait vu la fondation à Paris de la première confrérie néo-soufie connue, la Shadhiliyya du peintre suédois Ivan Aguéli.

Le Guénon du Caire, marié avec une Egyptienne et devenu à la fin de sa vie citoyen égyptien, était musulman orthodoxe et pieux dans sa pratique, mais ses intérêts et ses contacts intellectuels n'avaient pas changé. Il s'adressait à son public français et européen, tandis qu'il n'entretenait guère de contacts avec les milieux intellectuels et religieux égyptiens de l'époque, surtout à cause du fossé énorme qui séparait les deux mondes. Il demeurait universaliste dans ses croyances, présentant son adhésion à l'Islam comme «installation» et non comme «conversion».

Ecrit par : Mark Sedgwick | jeudi, 08 février 2007

Il y a vingt ans la grosse majorité des convertis français issus de la culture judéo-chrétienne passaient par le soufisme, au terme d’une quête spirituelle dans le sillage de René Guénon, qui a joué un rôle spirituel très important dans les conversions à l’islam après-guerre.

Ecrit par : Abd Al Wadoud | jeudi, 08 février 2007

Merci Nadine, oui je vais arrêter, mais ...

Monsieur al-nafs;

Vous maniez bien mieux l'insulte, semble-t-il, que l'utilisation de votre "pensée" ou de ce qui vous en tient lieu ...
Vous voulez faire dans l'insulte, rien de plus simple, surtout pour un scribouillard inculte, pensez ... "scrofuleux perroquet" ça va vous comprenez, ce n'est pas trop ampoulé, pas trop "stérile"; "doctrinaire nécrophage", celui là je l'ai trouvé pas mal, vous suivez ...
Bien sûr, bien sûr, "gnome guénolatre" vous avez raison, mais oui, bien sur, le christianisme ne porte plus rien et doit être détruit, bienn sur, mais oui puisque c'est ce que vous avez cru lire avec un seul oeil, "borgne de l'âme" que vous êtes, dans les livres de votre Maître, qui ne veut pas de vous... et surtout l'Oriental, pauvre petit automate répétiteur d'une pensée plus grande que vous et que vous essayer de rapetisser mesure que votre pensée s'anéantise en elle, mais oui vous avez raison ... pourtant, c'est coquasse ou futile ou stérile (je vous laisse le choix des mots Ô maître tuberculeux des mots initiatiques qui veulent dire quelque chose); je ne sache pas que ce soit au sein de la tradition primordiale que ce soit manifesté la Lumière de Gloire autour de saint Séraphim de Sarov, par exemple... mais; suis-je sot ! (et stérile, oui c'est vrai surtout ...) le pauvre Séraphim n'était qu'uhn obscur et très médiocre religieux et pas un initié (excusez Ô vénérable ramolli du bulbe spirituel d'omettre la sacro-sainte majuscule) de haut rang, juste un pauvre moine qui, quelle stérilité, au lei de passer sa vie confit dans la lecture de livre "à déchiffrer" dont lui seul comprendrait la haute signifiance, c'est "contenter" de vivre une vie de contemplation EN DIEU ... Désolé de vous dire que "ses" prophéties (que vous ignorez surement du haut de votre superbre initiation qui tourne en rond et rond petit patapon ...) adviendront quand vos mirifiques "analyses" à vous pauvre échantilloneur de peaux désséchées seront resté ce quelles sont : LETTRES MORTES ...

Ecrit par : Tudry Maïkov | jeudi, 08 février 2007

Tudry,


Vous venez de tomber, assez rapidement je dois dire, dans le piège grossier que je dressais devant vous en nous donnant le triste spectacle de la vanité blessée.

Le pseudo christianisme de façade qui sert d'inutile paravent à votre narcissisme, témoigne d'une ignorance qui dissimule mal l'énormité des lacunes grammaticales et doctrinales dont vous nous instruisez par vos stupides propos.

Vous devriez, plutôt que d'essayer de bêtement aboyer en cherchant à répliquer rageusement et sans intelligence à des remarques qui ont touché juste visiblement, à appliquer à vous-même les judicieuses leçons de saint Séraphim de Sarov, plutôt que d'en revendiquer maladroitement l'héritage, en pitoyable orthodoxe de pacotille que vous êtes, faisant petit commerce mercantile, musical et éditorial, d'une "Sagesse" et d'une foi que vous piétinez et défigurez par votre lamentable attitude :

"Sois silencieux, sois sans cesse silencieux, garde toujours dans l'intellect la Présence de Dieu et son Nom. N'entre en conversation avec personne, mais garde-toi de juger (...) sois sourd et muet, quoiqu'il puisse être dit de toi, que cela n'entre pas dans tes oreilles..." (Saint Séraphim de Sarov, Instruction spirituelle 40 : Instruction à un novice).


Méditez longuement cet enseignement que je vous offre, ridicule et balbutiant néophyte de la sainte orthodoxie dont vous vous réclamez d'ailleurs un peu trop fort pour que cela soit autre chose qu'une mode passagère, vous qui chantiez il a encore peu de temps et sans intelligence particulière la grandeur "identitaire" des dieux païens, et vous pourrez ensuite, après avoir déposé humblement votre touchante prétention, comprendre, enfin, les éléments fondamentaux de la pensée guénonienne qui vous est pour l'heure, et sans doute pour de nombreuses années encore, radicalement inaccessible !


Al-hamdou lillahi rabbil 'alamin

Ecrit par : Al-nafs khalâs | jeudi, 08 février 2007

Sévère, très sévère mais profitable leçon du mahométan Al-nafs à Tudry, lui administrant un enseignement spirituel de première classe qu'il ne devrait pas oublier de si tôt !

Comme quoi on gagne à toujours être fort prudent lorsque l'on veut s'engager sur certains sujets et que l'on ne possède pas le bagage nécessaire pour s'y confronter.

Ecrit par : Aloïs | vendredi, 09 février 2007

Al-nafs l'auriez-vous oublié, on est encore en France, qu'est-ce que veut dire : Al-hamdou lillahi rabbil 'alamin ?

Ecrit par : Markarp | vendredi, 09 février 2007

"Al-hamdou lillahi rabbil 'alamin"

Cette expression est un beau verset du Coran souvent utilisé lors de la prière mais aussi à diverses occasions par le croyant.

Elle signifie: "Louange à Dieu, Le Seigneur des mondes". C'est une façon de rendre hommage et de montrer la supériorité de Dieu sur les hommes

Ecrit par : Abdourrahmanne | vendredi, 09 février 2007

Ah! On est en France ?

Ecrit par : ? | vendredi, 09 février 2007

"Dieu merci, je suis pour la charia, on ne peut pas être laïque et musulman à la fois."

Erdogan, 1er ministre turc.

Bien à Vous...

@)>-->--->---

Ecrit par : Nebo | vendredi, 09 février 2007

"chrétiens fraîchement pâmés devant les encens orthodoxes, chrétiens bouddhistes, chrétiens chamanes, chrétiens qui pratiquent la méditation zen, chrétiens psychogénéalogues, chrétiens psychanalistes, chrétiens qui ne croient pas en Dieu, chrétiens qui pensent que Jésus est une fable, chrétiens sans la « foi »...

Franchement j'en ai ras le bol, j'appelle à une nouvelle croisade! En occident cette fois-çi!!

Ecrit par : RAS LE BOL | vendredi, 09 février 2007

Markarp ...
Je ne vois rien de sévère, il faudrait encore qu'il y ai une leçon ...

Al-Nafs ...

Un piège, ha oui bien sûr ... elle est un peu grosse la ficelle , non ?? que n'avez-vous pas vous même, illustre initié, appliqué les leçons de saint Séraphim avant de vous répandre en leçons mortifères ... ?????????? Je pense que certain savent encore qui est "le père du mensonge et de la ruse" ..., je l'espère ...
Enfin, je ne prétends pas pour ma part être en, possession d'une initiation qui me permette de juger de la religion et de la "tenue" spirituelle de mes semblables, je réponds, j'en ai conscience, avec la naiveté et l'ignorance du pécheur que je suis mais il me semble que cela vaut mieux que la "ruse et le mensonge" ...
Du reste du haut de votre superbe et de votre morgue de "haut-initié" vous omettez toujours de répondre aux questions que vous ne savez résoudre ...
Quand à "moi" (encore faudrait-il que vous sachiez réellement ce que ceci "recouvre" mon pauvre ami ...) je ne réponds que sur la "foi" de vos perfidies à l'encontre de la foi chrétienne !! sur "moi" chantez donc ce qui vous plait cela n'a aucune importance !!

Christos Anesti !

Ecrit par : Tudry | vendredi, 09 février 2007

Alois ... pardon, bien sur, alois ...

Ecrit par : Tdurty | vendredi, 09 février 2007

Tudry si, en tant que chrétien, vous ne voyez pas en quoi il y a leçon, c'est grave...

Ecrit par : Aloïs | vendredi, 09 février 2007

"Du reste du haut de votre superbe et de votre morgue de "haut-initié" vous omettez toujours de répondre aux questions que vous ne savez résoudre ... "

Exact... noyer le poisson dans l'eau, il tente de le faire systématiquement... c'est d'un lourd...

Bien à Vous...

@)>-->--->---

Ecrit par : Nebo | vendredi, 09 février 2007

Il faut être patient pour suivre la liste des commentaires et séparer le bon grain de l'ivraie, René Guénon étant des fois plus prétexte à ce que chacun prêche pour sa chapelle. Encore une fois, on peut lire son oeuvre, assez atypique il faut bien le dire, et garder son esprit critique pour en tirer ce qu'on estime de bon pour soi. Pour ma part, j'y vois un témoignage d'intelligence mystique, il ne s'agit pas de se prendre pour un ange débarqué sur terre, mais d'agir en ayant souci les yeux tournés vers l'éternité.

Quant au parcours de l'homme, voilà ce qu'en dit très pertinemment Jean-Claude Frère :

"A la même époque, c'est à dire en 1912, Guénon s'engage décidement dans la voie islamique. Son initiation musulmane remonte à cette année, ainsi qu'en témoigne la dédicace du "Symbolisme de la croix" qui porte la mention "a la mémoire vénérée de Esh-Sheikh Abder-Rahman Elish el-Khebir el-Alim el-Maghribi" avec la date, 1329 de l'Hégire. Ce qui donne bien 1912. Il reçut le nom musulman d'Abdel Wahed Yahia ("Le Serviteur de l'Unique"), nom qui le rattache à la tradition soufi d'Egypte.

Les causes profondes de l'initiation islamique de René Guénon restèrent toujours fort vagues. Il est un fait que l'hindouisme semblait plus proche de ses sollicitations que le monde arabe. Toutefois sa propre conviction, qui en appelle à une "Tradition Primordiale", accorde bien moins d'importance à une religion précise qu'à l'ésotérisme antique dont elle peut être encore la détentrice. Aussitôt on peut se demander, avec bien des chrétiens qui se sentent proches de l'oeuvre guénoniène, pourquoi ce Blésois choisit soudain d'abandonner les cultes ancestraux de son pays pour entrer dans une religion attachée à une affectivité toute différente.

La réponse reste difficile, quoiqu'il semble évident que le christianisme ne répondait pas réellement à ce que Guénon attendait comme réalisation initiatique. Bien qu'il ait écrit un livre intitulé "Aperçus sur l'ésotérisme chrétien", la religion chrétienne, qui est une "voie du coeur", un chemin essentiellement occidental, était à ses yeux une doctrine presque exclusivement exotérique.

Recherchant les sentiers arides de la pure spiritualité orientale, s'arrêtant devant les feux de Shiva et d'Agni, il ne pouvait guère supporter les aspects si féminins de la chrétienté qui fait, par la présence de Marie, une si large part à l'affectivité, à l'élément humide et terrestre. Ses aspirations hindoues n'en restaient pas moins sans solution, puisque les règles de l'hindouisme interdisent les conversions. On naît Hindou, on peut, à la suite de graves manquements culturels, perdre la qualité d'hindou, mais on ne devient pas hindou. Ce principe procède de l'essence même des dogmes védiques et des lois qui s'y rapportent.

Dès lors, René Guénon ne pouvant espérer entrer dans l'hindouisme par une conversion, se tourna vers un moyen-terme: l'Islâm, voie d'équilibre entre l'Orient et l'Occident, mais dont le noyau ésotérique reste puissant et comme le fondement même de la religion. La sécheresse dénuée de rides du monde musulman ne pouvait que séduire notre dévot de l'absolu. Il quittait les ornières de la représentation pour pénétrer dans un univers où le sanctuaire réside dans le non-manifesté, dans la force de connaissance pure.

L'intellect domine dans la méditation que René Guénon allait quémander chez les enfants de Mohammed ; non que nous voulions dire qu'il en est ainsi pour l'Islâm. La recherche islamique de Guénon prit cette inclinaison qui est loin d'être la plus répandue. Toutefois seule la religion du prophète dans sa formulation ésotérique pouvait satisfaire son horreur de l'affectif, du sensible. Dieu pour l'Islâm dans sa formulation initiatique reste l'indicible, celui qui ne peut être ni décrit, ni représenté.

Pureté et dépouillement, Guénon découvrait là des possibilités spirituelles établies proches enfin de ce qu'il guettait dans l'inaccessible hindouisme et qu'il désespérait de trouver dans un christianisme aujourd'hui trop dominé par l'exotérisme.

Son horreur des grandes civilisations de notre antiquité classique est la base de ce comportement. Refusant de découvrir la quintessence religieuse sur les pentes de l'accropole, dans les cris des mystiques mithraciques, savait-il même les profondeurs du message héractitéen, savait-il reconnaître l'intemporalité des doctrines de Philon ou de Plotin ? Avait-il pu frémir à la lecture de la quête solaire de l'Empereur Julien ?"

(Pour lire le texte en entier, cliquer sur mon pseudo)

Ecrit par : Vagabond | samedi, 10 février 2007

Vagabond merci, votre contribution au débat est précieuse et la lecture du texte de Jean-Claude Frère extrêmement éclairante ; voilà une façon constructive de participer à l'approfondissement de la question "Guénon", son rôle et sa place réelles du point de vue de la quête de l'essentielle connaissance.

Ecrit par : Aloïs | samedi, 10 février 2007

Procès Charlie Hebdo: victoire écrasante du camp Musulman.

Rigoureusement pareil à ce que les Soviétiques avaient pondu et imposé à l’occident le concept de « Stalinisme » pour continuer à pousser ses avantages dans le camp d‘en face, les Musulmans ont inventé celui « d’Islamisme », ce qui leur permet de continuer tranquillement leur œuvre d’asservissement de cette Europe qu’ils lorgnent depuis 14 Siècles avec gourmandise. Comme la dernière fois, rien ne serait possible sans la cohorte des idiots utiles qui coulent eux-mêmes les noeuds de la corde avec laquelle ils seront pendus, mais de toute évidence, la perversion Mahométane est encore plus aiguisée: il semble en effet qu’ils soient d’ors et déjà en passe d’imposer leur magouille sémantique devant les tribunaux même des infidèles, et je crains fort qu’a ce sujet, le procès dit « des caricatures de Mahomet » fasse date et Jurisprudence.
Les Musulmans ont saisi la justice pour qu’elle prenne acte de ce que le journal « Charlie Hebdo » s’en était pris à l’Islam, ce qui, à bien y réfléchir, était perdu d’avance. Cependant, ils auront dans la foulée acculé la justice à leur donner tort au motif que les caricatures visaient « les Islamistes », mais ne constituaient pas une critique de l’Islam. « Donc acte », diront les Musulmans en faisant mine de fulminer tandis tout en s’esclaffant dans leurs barbes. Cela voudra en effet dire a contrario que la justice considère toutes critiques de l’Islam comme attentatoire aux Musulmans, comme si nous étions déjà en terre d’Islam; que les prochains Redeker ne devront plus se contenter de Fatwa, que les juges compléteront l’offensive à coup de papier bleus, les frais d’escorte pour aller de la planque à la salle d’audience restant à la charge des plaignants. Quant aux évêques, qu’aucuns d’eux n’aient jamais plus l’outrecuidance de ne pas condamner en chair le « discours de Ratisbonne »du très Saint-Père, sous peine de ne plus donner de messe qu’au parloir.
Ne pas confondre Islam et Islamisme…Ils sont forts ces gens là, tout de même. Ils savaient que cette imbécillité sans nom insultait certes le bon sens mais qu’elle ferait couiner de plaisir le laïc, mouiller des foules entières de Jacobins…Après la libération du territoire, c’est à eux qu’il faudra faire rendre gorge.
Nous avons dans nos murs ces gens là,mais aussi la cohorte des très mauvais Chrétiens qui voient dans le Musulman un allié dans sa croisade contre la sécularisation de l‘occident, alors même que cette « foi » constitue la quintessence du nihilisme, celui qui, pour le dire comme Nietzsche, simule la transcendance et ralliera tous les autres à son chameau.
Qui donc le devoir m’enjoint il de haïr le plus, du petit père Combe ou de l’eucuménique ta mère?

Ecrit par : XP | samedi, 10 février 2007

En guise de récréation, voici une annonce que Pierre Dac fit paraître sur son journal, "l'Os à Moelle" :

"Musulman cherche pour sa femme un vélo avec une roue voilée"

Ecrit par : Abdelaziz Uyl-Al-Rachid | dimanche, 11 février 2007

Il y des lettres qui surpassent en clarté et démonstration de bien longs et inutiles discours. Ceux qui ne veulent pas admettre les évidences sont des sots et des aveugles :



"La restauration initiatique en mode occidental me paraît bien improbable, et même de plus en plus comme vous le dites ; au fond, du reste, je n’y ai jamais beaucoup compté, mais naturellement je ne pouvais pas trop le montrer dans mes livres, ne serait-ce que pour ne pas sembler écarter « a priori » la possibilité la plus favorable.

Pour y suppléer, il n’y a pas d’autre moyen que de recourir à une autre forme traditionnelle, et la forme islamique est la seule qui se prête à faire quelque chose en Europe même, ce qui réduit les difficultés au minimum.

Une occasion se présentant, j’ai pensé tout de suite qu’il convenait de ne pas la laisser échapper puisque cela pouvait présenter par là un intérêt d’ordre tout à fait général. […]

Ce que vous me citez de votre traduction du Corân, ou plutôt des notes qui l’accompagnent, ne m’étonne pas du tout, car cela est bien dans l’esprit des Ahmadiyah, très « modernistes », et nettement hétérodoxes sur différents points. Ils font partout une invraisemblable propagande ; ils disposent de fonds considérables, dont la plus grande partie vient d’ailleurs d’Angleterre… En Amérique, ils sont arrivés à supplanter presque entièrement le Béhaïsme ; cela montre bien à quelles sortes de gens ils s’adressent, et quelles concessions ils doivent faire à la mentalité occidentale."

René Guénon, Lettre à Louis Caudron, Le Caire, 27 juin 1936

Ecrit par : Ahmad al-farouk | dimanche, 11 février 2007

La tradition musulmane et le soufisme ne constituent pas à première vue l’essentiel des thèmes abordés par Guénon qui, dans ses écrits, privilégiait beaucoup plus la tradition hindoue.

En fait, Guénon était rattaché de longue date à une voie soufie et était connu dans le monde musulman sous le nom d’Abd el Wâhid Yahya. Il était de plus parfaitement conscient de la place privilégiée que peut occuper le soufisme pour beaucoup d’occidentaux comme le montrent nettement les correspondances inédites dont celle avec Louis Caudron qui pasdsa à l'Islam sur les conseils de Guénon.

En particulier, Guénon fit tout ce qu’il put pour aider à la constitution d’une tariqa en terre occidentale, à l’usage des occidentaux. Les circonstances de l’époque rendirent cette tâche difficile, mais il n’abdiqua jamais et encouragea toujours ses interlocuteurs à la patience, à la persévérance et à la modération.

Le monde actuel va de bouleversement en bouleversement, de révolution culturelle en révolution technologique, de nationalismes en mondialisation, de désacralisation en intégrismes, cependant on peut prendre le risque d’affirmer que l’œuvre de Guénon continuera d’accompagner ceux qui se sentent emprisonnés dans une civilisation de plus en plus matérielle et qui sont prêts à répondre à l’appel de vérité enfoui au plus profond d’eux-mêmes et qui trouveront dans l'Islam l'ultime forme de la Tradition éternelle !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | dimanche, 11 février 2007

Napoléon était-il guénonien avant l'heure ?

« L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (...)

Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. (...) Je suis, moi, musulman unitaire et je glorifie le Prophète. (...)

J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes d’Al Coran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. »

(Extraits de “Correspondance de Napoléon Ier Tome V pièce n° 4287 du 17/07/1799: profession de foi, voir aussi pièce n° 3148; et de l’ouvrage de Christian Cherfils: “Bonaparte et l’Islam” - Pedone Ed. - Paris - 1914 - p. 81 - 127 )

Ecrit par : Aloïs | dimanche, 11 février 2007

@Ahmad al-farouk
"(...)Guénon continuera d’accompagner ceux qui se sentent emprisonnés dans une civilisation de plus en plus matérielle et qui sont prêts à répondre à l’appel de vérité enfoui au plus profond d’eux-mêmes et qui trouveront dans l'Islam l'ultime forme de la Tradition éternelle !"

Provocation pour provocation, je vous repondrais que René Guénon sera bientot très lu à Guantanamo...Vous pourrez même initier vos amis de cellules.

Cela dit, la seule différence entre votre provocation et la mienne, c'est que la mienne n'en est pas une.
Si vous préférez, Guantanamo, c'est un peu l'appartement témoin du batiment ou les ennemis de la Chrétienté vont s'entasser au cours du siècle qui vient.


Hier, il y a 14 siècles, momo le pédophile à séduit les Chrétiens hérétiques fatigués de la complexité du message biblique, de la trinité, du ciel et de la terre qui ne se touchent pas. Ils ont croqué la pomme de la simplicité, se sont enrolés ou ont ouvert leurs portes aux bédoins, et c'est par cette ruse de guerre que le serpent mahométan a pu dévaster la moitié du monde connu.

Aujourd'hui, il tente de séduire d'autres Chrétiens fatigués, ceux qui ont las de cette Chrétienté qui est vivante ,elle, et doit se rendre de l'alpha à l'oméga, changer de corps et d'alliance, se transphormer, chasser le fils prodique et fêter son retour, tout changer sans cesse pour que tout demeure, se retourner, changer de place, douter dans le desert pendant 40 jours, et qui préférent s'accrocher à une pierre, à la tradition, comme des idolâtres.

Moi, je m'en cogne de votre tradition et de votre pierre. La quintescence du matérialisme, c'est ce concept de tradition.

D'ailleurs, vous l'évoquez à vous en faire péter le clavier, cette "tradition" et de la "civilisation materielle" sensée lui faire face, sans jamais nous préciser en quoi consiste l'une et l'autre. Moi, quand je vous parle du serpent Mahométan, j'ai le terrible avantage sur vous de savoir de quoi je parle.
Quand je vous parle de Guantanamo aussi, du reste.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

PS: Sommes toutes, l'Islam est une religion terriblement séduisante. Bien plus séduisante que le Christianisme. C'est bien la preuve qu'elle est diabolique.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Xp,


Vous conjuguez l'ignorance à la bêtise ; passons sur vos grossièretés lamentables montrant votre inculture crasse (étudiez la vie "privée" des Patriarches de la Bible jusqu'à celle des "bons" rois de France, vous y trouverez, avec surprise, des "penchants" identiques à ceux que vous dénoncez de manière répétitive chez le Prophète qui ne se distingue en rien en ces domaines aux moeurs de son temps), et arrêtons-nous simplement sur le concept de Tradition auquel vous ne comprenez strictement rien.

Si vous pouvez soutenir, en une belle inconscience : "Moi, je m'en cogne de votre tradition et de votre pierre. La quintescence du matérialisme, c'est ce concept de tradition", c'est que vous n'êtes plus ni chrétien, ni catholique, puisque la Tradition y est reconnue par tous les Pères et les Conciles comme la seconde source de l'Autorité, ce que réaffirmera inlassablement contre les Réformés le Magistère ecclésial.

Vous êtes bien en cela l'allié objectif des ridicules protestants évangélistes américains, vos chers amis dégénérés par le dollar et le Coca-Cola, qui disposent d'un minable "feu" vous conduisant à des naïves pamoisons de soumis et de collabo sur le plan militaire et culturel et civilisationnel.

En cela, ridicule pantin atlantiste, digne héritier des lâches développant une mentalité de vaincus, vous vous signalez comme un traître à votre patrie, à votre religion et à votre Dieu.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

Serait-il un jour possible, que la lumière soit faite sur la notion de Tradition ?

Ecrit par : Félix | lundi, 12 février 2007

"Si vous pouvez soutenir, en une belle inconscience : "Moi, je m'en cogne de votre tradition et de votre pierre. La quintescence du matérialisme, c'est ce concept de tradition", c'est que vous n'êtes plus ni chrétien, ni catholique, puisque la Tradition y est reconnue par tous les Pères et les Conciles comme la seconde source de l'Autorité, ce que réaffirmera inlassablement contre les Réformés le Magistère ecclésial."

Je n'ai écrit nul part que je m'en cogne de la tradition. J'ai écrit que je m'en cogne de votre tradition. Votr incapacité à saisir le sens précis des mots, ne fusse que les plus simple est du reste le corrolaire de votre incapacité à penser.

"étudiez la vie "privée" des Patriarches de la Bible jusqu'à celle des "bons" rois de France, vous y trouverez, avec surprise, des "penchants" identiques à ceux que vous dénoncez de manière répétitive chez le Prophète qui ne se distingue en rien en ces domaines aux moeurs de son temps)"

Je n'ai jamais écrit non plus que le "prophète" a déposé le brevet de la pédophilie ou de l'égorgement, je me borne simplement à constater que c'était un pédophile et un egorgeur. Les moeurs de son temps dites vous? Nous y voilà. Un homme de SON temps, dans SON desert sur SON chameau.

"vos chers amis dégénérés par le dollar et le Coca-Cola,"
Voilà, c'st ça. C'est ce que j'attendais de vous. Il suffit qu'on vous demande ce que vous entendez par "tradition" et "modernité", ET après avoir beaucoup insisté, on obtient des arguments de bistrot.
Si "être de son temps" justifie la pédophilie du "prophète", permettez moi d'être du mien en buvant du coca cola. Ca fait mal à l'etomac mais ça fait quand même moins mal au cul des petits enfants.

Sommes toutes, fous persistez dans l'erreur de votre coreligionaire Ben Laden, qui avec cette pensée binaire qui vous caractérise, c'est dit qu'une nation comme les States était trop engoncée dans le matérialisme pour apréhender la portée théologique de l'agression du 11 Septembre. Raté. Ils boivent du coca-cola, et ils ont compris que le monde avait changé. Difficile à comprendre tout ça! Pardonnez moi si je vous est ait mal à la tête.

Je persiste et je signe: vous vous agrippez à la tradition par paresse.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

J'ai écrit ceci:
"La quintescence du matérialisme, c'est ce concept de tradition"

Et vous me répondez ceci:
"la Tradition y est reconnue par tous les Pères et les Conciles comme la seconde source de l'Autorité,"

Sans vouloir être désobligeant à votre égard, ne serait il pas souhaitable que vous appreniez à lire avant de vous enticher d'écriture?

Et je vous en prie, épargnez moi l'argument traditionnel des illéttrés: "vous jouez sur les mots"

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Je n'ai écrit nul part que je m'en cogne de la tradition. J'ai écrit que je m'en cogne de votre tradition. Votr incapacité à saisir le sens précis des mots, ne fusse que les plus simple est du reste le corrolaire de votre incapacité à penser.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007



""Mais moi je m'en cogne de la tradition, je suis un catholique qui se souvient du passé, certes, mais aussi de l'avenir.""

Ecrit par : XP | vendredi, 02 février 2007

Ecrit par : PX | lundi, 12 février 2007

PX: Si ça vous amuse de faire les corbeilles, grand bien vous fasse.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Je ne fais pas les corbeilles!! Je vous mets en face de vos cntradictions que vous avez nombreuses!!

Ecrit par : PX | lundi, 12 février 2007

Admettons que mes doigts ont fourché. Je vous accorde ce minuscule succés, mais le fait que vous en soyez là démontre bien que j'ai raison, que vous avez tort et que ça vous contrarie.
Mes contradictions sont nombreuses? Mais j'espére bien! l'art de les surmonter, n'est-ce pas précisément ce qu'on appelle penser?
Moi je suis un Chrétien, et comme tel, j'aime le chiffre trois, celui de la trinité, voyez vous?
Je ne partage pas avec le hérétiques de tous les temps cette passion morbide pour le chiffre 2.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Merci PX,


En effet j'avais bien lu ce que cet ignare inculte avait déclaré de manière positive, et qu'il cherche stérilement à nier, se brisant ridiculement contre les évidences :

"Mais moi je m'en cogne de la tradition, je suis un catholique qui se souvient du passé, certes, mais aussi de l'avenir."


Il se "cogne" (sic) donc bien comme il l'affirme de la "Tradition", mais comment pourrait-il en être autrement avec les grotesques propos qui ornent sa lamentable prose.
D'ailleurs il serait souhaitable que cet ignorant se tourne déjà, immédiatement, au minimum vers la tradition grammaticale française qu'il semble ignorer plus encore que la Tradition universelle qu'il méconnaît lamentablement.


Je réitère donc mes affirmations à son sujet : il est dans une logique de soumis et de collaboration sur le plan militaire et culturel, se montrant en ce qu'il est : un ridicule pantin atlantiste, digne héritier des lâches développant une mentalité de vaincus, traître à sa patrie, à sa religion et à son Dieu, si tant est qu'il en ait un, si l'on peut nommer ainsi celui, caricatural, que ses maîtres Bill Graham et G.W. Bush, lui ont "révélé" dans leur immense bonté dominatrice et corruptrice.


De la sorte, on ne peut que souhaiter que XP et ses amis, puissent rejoindre rapidement le nid douillet fort concret que leur ont préparé et spécialement réservé les évangélistes américains qui dirigent le nouvel Ordre mondial : la poubelle de l'histoire !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

"Je réitère donc mes affirmations à son sujet "

Effectivement, vous réitèrez, mon pauvre ami. Vous ne pouvez faire que ça. A tel point que je connais par coeur votre rhéthorique:après le Hi, le Han, puis de nouveau le Hi, etc.(pardonnez-moi, mais je ne sais pas imiter les chameaux)
Je vous est relu avec attention, et jamais le moindre argument. Un exemple: je répond de façon précise à la "contradiction" qu'à relevé PX, et vous répondez que je cherche "stérilement à nier, se brisant ridiculement contre les évidences". Toujours l'insulte à la place des arguments, comme tous les incultes.

Maintenant, je vais vous faire une confidence, je vous doit bien ça: En me relisant, j'ai volontairement laissé quelques fautes d'accord, en faisant le pari que vous alliez vous jeter dessus (j'en ai les preuves!) sachant que les ignares brandissent toujours leurs certificats d'études sitôt qu'ils sont surpris sur des terrains ou ils n'ont rien à faire.
En paraphrasant Baudelaire, je vous dirais que ce faire traiter d'analphabète par un illéttré est un plaisir d'aristocrate.
Je sais que ca fait mal à l'égo, mais relisez-vous et relisez moi:Vous êtes écrasé. C'est comme ça.
Pour un peu, j'aurais pitié. Mais je suis sur que vous pouvez vous en sortir. Lisez! Je veux dire lisez vraiment, sans avaler tout cru pour pouvoir ensuite dégueuler mécaniquement votre savoir!

Ah oui, au fait, c'est quoi pour vous la tradition et la modernité?

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Entre les Chrétiens qui se déchargent du poids de la tradition en vouant un culte au mouvement et ceux qui font le contraire, il n'y a aucune différence essentielle.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

XP,


Jusqu'à présent vous apparaissiez pour un piètre analyste, vous voilà à présent démasqué comme un parfait imbécile inculte, ignorant et satisfait de l'être.

Inutile de pousuivre dans ces conditions, la discussion avec les idiots est toujours un exercice stérile et vain.

Retournez rapidement en classe élémentaire pour combler vos tragiques lacunes, puis vous reviendrez nous faire part de vos timides progrés, à moins que vos amis, entre temps, vous imposent la langue mondiale d'occupation comme idiome de communication, vous donnant la joie infinie, dès lors, de chanter quelques cantiques naïfs en américain du texas avec vos amis évangélistes !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

M. Farouk,



Sans conteste vous triomphez aisément devant les maladresses de Xp qui semble se caricaturer tant il se piège tout seul par des arguments rapides et grossiers, le tout servi par une langue incertaine et une grammaire déficiente.

Mais le fond du débat reste entier, et je ne suis pas certain que vos démonstrations parviennent à nous convaincre d'un obligatoire passage à l'Islam pour les guénoniens chrétiens dont je suis, certes plus chrétien que guénonien pour ce qui me concerne, mais néanmoins encore persuadé que Guénon représente un penseur crédible pour ceux attachés à leur foi en l'Evangile et soucieux de l'éclairer aux lumières de la Tradition universelle.

Ecrit par : Aloïs | lundi, 12 février 2007

Trés bien. Je reviendrais vous voir à ce moment là. C'est promis.
Mais ou devrais-je me rendre? Vous serez sans doute à Guantanamo. Si vous êtes encore sur Paris, je ferais le tour des hammam pour vous faire part de mes progrès. Car ne croyez pas que votre statut de converti va vous épargner ce genre de corvées! vous ête méthaphoriquement à 4 pattes devant le musilm, et vous le serez bientôt dans toute l'acception du terme, inch'Allah!

Il faut être sacrément bouffi d'orgueil pour avoir traversé ce long échange sans avancer le moindre argument avant d'en sortir sur ce ton.
Nous nous sommes certes traités d'incultes mutuellement, mais ce qui nous sépare, c'est que moi, je l'ai prouvé point par point.

Un dernier mot: lorsque je vous parle de Guantanamo, ne prenez pas ça à la rigolade. je le pense toutes mes forces. Ca ne tiendrait qu'à moi, vous y seriez déjà. C'est VRAIMENT ce qui vous attend. Je sais que ce dessein prend forme dans beaucoup d'esprits. Le Saint-Bernard qui vient fera passer l'original pour un curé de campagne en 2 Chevaux.
Que Dieu vous pardonne.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

@Aloîs:Allez distibuer des gâteaux secs et faire la dame patronesse, plutôt que de porter des jugements sur mon talent littéraire ou mes dégagements philosophiques, autant de domaines que vous devez ignorer.

Je vous le dis à vous comme à l'autre: si mes arguments sont "rapides et grossiers", pour reprendre votre teminologie, prenez la peine de les contester l'un après l'autre.
Si vous ne le faites pas, c'est que vous êtes comme votre nouvel ami le bédoin, à savoir que vous êtes trop inculte, ma fille, pour comprendre ne serait-ce qu'un mot de ce que j'ai pris la peine de vous expliquer.
Quant à mon style, ma pauvre petite, si vous le trouvez "incertain", c'est que vous n'avez pas lu grand chose de votre vie.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Aloïs,


Ce n'est pas par une volonté missionnaire d'imposer mes vues que je souligne depuis quelques jours autour de cette note les conclusions de Guénon en matière de perspective spirituelle.

Les analyses de Guénon le conduisirent à se rendre compte qu'il n'y avait plus de "possibilités" effectives de rattachement en Occident (Eglise vidée de son essence, franc-maçonnerie oublieuse de ses fondements). Dans ce cas son attitude fut conforme à ce qu'il avait pensé devoir être l'unique solution de sauvetage de la "Tradition", à savoir se tourner vers l'Orient pour y trouver les éléments maintenus et conservés de la transmission initiatique dans leur pureté originelle (cf. Orient et Occident)

L'Islam répondait à cette nécessité offrant un passage réel capable d'engager ceux qui tentaient le ressourcement dans une "voie" concrète et traditionnelle.

L'expérience eut lieu et se poursuit, et risque d'ailleurs de prendre une ampleur insoupçonnée en raison des profonds bouleversements que nous connaissons (faillite des églises chrétiennes occidentales, division permanente et séculaire des églises chrétiennes orientales compromises avec les pouvoirs, perte de la foi, sous-culture américaine s'imposant à tous les peuples, etc.)

Ainsi s'explique l'importance de prendre au sérieux les positions de Guénon, comme il en faisait part sincèrement à Louis Caudron dans ce courrier déjà cité :

"La restauration initiatique en mode occidental me paraît bien improbable, et même de plus en plus comme vous le dites ; au fond, du reste, je n’y ai jamais beaucoup compté, mais naturellement je ne pouvais pas trop le montrer dans mes livres, ne serait-ce que pour ne pas sembler écarter « a priori » la possibilité la plus favorable.

Pour y suppléer, il n’y a pas d’autre moyen que de recourir à une autre forme traditionnelle, et la forme islamique est la seule qui se prête à faire quelque chose en Europe même, ce qui réduit les difficultés au minimum."

(René Guénon, Lettre à Louis Caudron, Le Caire, 27 juin 1936)


Si vous vous déclarez, ce dont je n'ai aucune raison de mettre en doute, guénonien, il vous faut vous rendre à l'évidence : alors même que la Tradition est menacée de façon inquiétante sous toutes les latitudes, vous perdrez votre temps et votre énergie dans des structures poussiéreuses et dénuées de qualifications ;

soyez donc conséquent Aloïs et sérieux vis-à-vis des thèses de René Guénon.


Al-hamdou lillahi rabbil 'alamin

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

Xp,


Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illétré, est un prénon masculin !

C'est bien la première fois que vous me faites rire pour de bon en nous donnant le spectacle général de votre crasse bêtise...

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

M. Farouk,


Vous avez raison mais ne soyez pas trop sévère à l'égard de Xp car la confusion est parfois possible.

Ecrit par : Aloïs | lundi, 12 février 2007

Mais si je suis d'une bêtise crasse, mon pauvre garçon, opposez moi un seul contre argument!
Je ne suis pas Pic de la Mirandole, et je ne savais pas que c'était un prénom masculin. Vous continuez à étaler votre science de certificat d'étude. Cela dit, c'est une fiotte qui donne son cul aux Musilms, à votre instar, je ne me suis donc qu'à moitié trompé.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

C'est émouvant, deux crétins illettrés au tapis qui se congratulent....
Une paire de mouchoirs?

C'est tout à fait minable, mesdames, d'assayer de taper au dessous de la taille quand on est défait.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

Xp,



Pauvre logiciel malade, chacun jugera de votre élévation d'esprit ; quant à Aloïs il appréciera, j'en suis certain, la haute finesse de votre compliment à son égard !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | lundi, 12 février 2007

Lorsque ce cher Ahmad-al-Farouk dit :

"XP, vous ne répondez pas aux questions que l'on vous pose !"

... je crois rêver ! Il a des moisissures dans la cervelle, ce cher Ahmad, qui l'empêchent quelque peu de se souvenir qu'il n'y a pas si longtemps je tentais en toute courtoisie de l'Orienter vers des questions bien précises qu'il s'est tout au plus donné la peine de tancer en faisant l'élu de service.

Votre prosélytisme, cher Ahmad-al-Farouk n'a d'égal que votre haute science qui consiste à... noyer le poisson dans l'eau ! Noyer le poisson dans l'eau... je ne vous le répêterai jamais assez...

Chrétiens pitoyables de France... vous ne daignez faire qu'une seule chose... dialoguer dans la confusion qui rend tiède et rajouter toujours plus de tièdeur à la confusion. Comme l'aurait affirmé Raymond Abellio, vous creusez avec un certain panache la fosse de Babel, là, juste au pied de la tour du même nom...

L'Europe sera sauvé par la Mittel Europa... par l'Europe Slave qui a su tenir tête aux barbus pendant qu'ici vous traitiez les Serbes Orthodoxes de nationaux communistes et souteniez les Catholiques Croates dans leur union immorale avec les muslims d'Alija Izetbegovic, ce fils de chien qui a contribué avec une grande vertu durant sa jeunesse à la création de la division SS musulmane "Handjar", au coeur des Balkans, sur le sol européen. Réveillez-vous, les chrétiens, dé-vaticanisez vous du concile de Vatican II... osez regarder le gouffre dans le noir des yeux et accédez à la lumière que contient la Ténèbres. Relisez les textes fondateurs de votre religion... apprenez à éprouver de la fièreté en toute humilité (le Verbe sait être paradoxal)... juste parce que la Vérité nue s'impose à vous... cessez donc de lécher des culs sous prétexte qu'ils sont lavés à l'eau après chaque défécation et de sucer des circoncis...

« Parce que tu es tiède, et non froid ou bouillant, je vais te vomir de ma bouche » (Apocalypse 3, 16)

Ahmad-al-Farouk... si vous êtes un homme de paix, appliquez vos hadîths et vos sourates... ceux-là même que je vous ai déjà cité en ces lieux...

XP, ne prenez pas toutes ces choses trop au sérieux, de toute façon il n'arrive et n'arrivera que ce qui se doit d'arriver... Dieu est grand... le monde est petit... la terre est ronde et elle tourne... ;-) ... XP, renforcez-vous plutôt... tenez vous à la voie droite... tempérez votre colère... ayez un peu de légèreté sur l'exemple d'Isabelle des Charbinières ainsi que de la Marquise de Carabas (décidément, lorsque les femmes sont dotées de Raison elles sont un havre de Paix jouissif)... il faut danser avec l'esprit... rire... ne rien prendre au sérieux tout en FAISANT TOUT TRÈS SÉRIEUSEMENT... aiguissez votre fleuret, XP, mais ne le sortez que lorsque le premier sang à votre encontre est versé, malgré vous... comme le dit Dantec : "il faut tendre la joue gauche avec un dédain aristocratique"...

Bien à Vous...

@)>-->--->---

Ecrit par : Nebo | lundi, 12 février 2007

"...Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C'est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair.
Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n'en a avancé que de faciles à saisir par n'importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses.
Il n'a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l'inspiration divine, quand une oeuvre visible qui ne peut être que l'oeuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu'il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans.
D'ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l'aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d'autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire il déforme les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c'est évident pour qui étudie sa loi.
Aussi bien, par une mesure pleine d'astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère."

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) "Somme contre les Gentils" (les païens) - livre 1, question 6

Ecrit par : Nebo | lundi, 12 février 2007

Si, pour mon plus grand plaisir de joueur de bowling, les deux crétines veulent continuer à faire les théologiennes dans leur bac à sable, je vais tâcher de commenter leurs divagations. Non pas en m'adressant à elles, mais à la cantonade.
("pauvre logiciel malade"...On à la repartie percutante, chez les Mahométans, je suis cloué...)

Let's go:

"Les analyses de Guénon le conduisirent à se rendre compte qu'il n'y avait plus de "possibilités" effectives de rattachement en Occident (Eglise vidée de son essence, franc-maçonnerie oublieuse de ses fondements). "

Quelles analyses?

Des possibilités pour quoi faire?

Pourquoi l' église est-elle vidée de son essence? D'ou vient ce remède qui tombe comme un couperet avant le diagnostic?

"Franc-maconnerie oublieuse de ses fondements"
Quelle Franc-maçonnerie, quelle fondement, et, si possible, à quele date a-t-elle "oubliée ses fondements?

"Dans ce cas son attitude fut conforme à ce qu'il avait pensé devoir être l'unique solution de sauvetage de la "Tradition"

Pourquoi diable à-t-il pensé cela?
Pourquoi cette solution serait elle unique?
A ce stade, une question récurrente se pose:c'est quoi la tradition, quand c'est Mr Guénon qui prononce ce mot?

"(...) à savoir se tourner vers l'Orient pour y trouver les éléments maintenus et conservés de la transmission initiatique dans leur pureté originelle "

Quels éléments?

C'est quoi un "élément maintenu et conservé de la transmission initiatique"? Qu'est-ce que c'est que cette bouillie sémantique?

La "pureté originelle", c'est un phantasme de vieux bébé mal conservé, non? Si pour rester fidèle aux promesses de votre baptème, vous avez besoin de vous grimer en bambin, c'est plus des oeuvres complètes de Lacan que celles de Guénon dont vous avez besoin.

"faillite des églises chrétiennes occidentales, division permanente et séculaire des églises chrétiennes orientales compromises avec les pouvoirs"

Il est bien évident que si les églises Chrétiennes sont "compromises avec le pouvoir", il faut se convertir à l'Islam, qui ne marque pas la différence entre le temporel et le spirituel. CQFD.

"sous-culture américaine s'imposant à tous les peuples"

En quoi la culture Américaine est elle une "sous culture"? C'est une culture avec ses pleins et ses déliés, de l'entertainment et des sommets, du primeur et des grands crus, comme ce fut le cas dans toutes les civilisations qui eurent un jour la main, comme dans le Damas des Omeyades ou foisonnaient les chanteurs de charmes et les danseuses du ventre.
Lovcraft et Faulkner, de la sous culture?

"Pour y suppléer, il n’y a pas d’autre moyen que de recourir à une autre forme traditionnelle, et la forme islamique est la seule qui se prête à faire quelque chose en Europe même"

Pouquoi donc n'y aurait-il pas d'autres moyens?
Pourquoi la seule chose?
C'est quoi au juste ce "quelque chose"?

Vulgate d'illettré pour les illettrés, comme je le disais plus haut.
J'avoue que c'est facile, mais c'est drôle.

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

@ Nebo: Mais rassurez-vous, je ne prend pas cela au serieux! simplement, les incultes qui ont des structures mentales de coiffeuse (avec tout le respect que je leur doit) qui s'imaginent qu'elles peuvent philosopher m'ont toujours mis en colère. Que voulez vous, j'aime l'ordre et chacun à sa place, on ne se refait pas:)

Ecrit par : XP | lundi, 12 février 2007

@Ahmad al-farouk


"Xp,

Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illétré, est un prénon masculin "

En fait, il fallait écrire ceci:

"Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illettré, est un prénom masculin "

Et votre copine Aloïs....Disparue? en train de mourrir de honte dans un coin de sa penderie, le visage caché par ses robes longues, assise sur une de ses paires de talons hauts? Donnez nous vite des nouvelles,on s'inquiète!

Ecrit par : XP | mardi, 13 février 2007

« Nous sommes arrivés là au dernier terme de l’action anti-traditionnelle qui doit mener ce monde vers sa fin ; après ce règne passager de la « contre-tradition », il ne peut plus y avoir, pour parvenir au moment ultime du cycle actuel, que le « redressement » qui, remettant soudain toutes choses à leur place normale alors même que la subversion semblait complète, préparera immédiatement « l’âge d’or » du cycle futur."

(René Guénon)

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mardi, 13 février 2007

Elevons le débat s'il se peut, l'islam est une "sommation divine" adressée aux juifs et aux chrétiens, c'est-à-dire aux privilégiés du plan divin, de remplir leur mission spirituelle, de satisfaire à la justice et de répondre à la sanctification sur appel de la Grâce.

"Vous croyiez en Jésus-Christ, mais vous pensiez qu'une part imprescriptible du Verbe était dans le Coran", déclare, d'un monde l'autre, André Miquel à Louis Massignon.

Le prophète Mohammed n'est donc pas un faux prophète. Et le soufisme, où la présence testimoniale garantit l'orthodoxie contre un illusoire monisme ontologique, n'a pas d'autre source commune que la révélation coranique : authentique révélation, authentique mystique. Comment expliquer, comment comprendre ? La manière de Massignon reste privée. Il nous invite à justifier, après avoir démasqué l'évidence rationnelle et déclenché la fulgurance spirituelle.

Des musulmans et des chrétiens peuvent douter qu'à l'intérieur de l'islam, en méditant la sainteté du Christ coranique, l'union permanente avec Dieu fondée sur le "Fiat" et l'acceptation de la volonté divine, al-Hallaj ait trouvé le Christ de l'Évangile au point de projeter par le drame de sa vie, par sa passion, qui ressemblerait à celle du Calvaire, l'ombre de la Croix sur la Communauté des croyants musulmans. Et l'arabisme du Prophète, il est douteux que Massignon l'interprète à la satisfaction d'aucun croyant, juif, chrétien ou musulman.

Mais proclamons avec lui l'essentiel : l'islam, c'est l'attente du jugement dans la soumission à la Parole divine.

Nulle nation, nulle culture, nulle religion qui soit dépourvue d'une parole séminale, observent, parmi les premiers, saint Justin et Eusèbe; et saint Augustin lui-même : il n'y a jamais eu qu'une seule religion, laquelle après Jésus-Christ fut appelée chrétienne.

Hermès et Moïse, Orphée, Zoroastre, Platon et quelques autres prophétisent sur le même pied. La Renaissance européenne les embauche dans une vieille théologie, prisca theologia, une théologie primitive.

Au dernier cas, Mohammed manque : les circonstances historiques, sans doute… Mais les circonstances ne sont jamais que prétexte au sens providentiel.

Mohammed ne passerait pour un prophète de l'Ancien Testament qu'aux yeux de qui mutilerait le christianisme en oubliant qu'il est judéo-christianisme dans sa perfection tant originelle que finale.

Cependant, le prophète de l'islam développe l'eschatologie du Nouveau Testament. De l'omettre d'une liste d'anciens théologiens, c'est souligner son privilège et contraindre à articuler le temps historique sur le temps théologique, au sein de l'histoire sainte et dans son cours.

"O merveille! Un jardin parmi les flammes…

Mon cœur est devenu capable de toutes les formes.

C'est une prairie pour les gazelles et un couvent pour les moines chrétiens,

Un temple pour les idoles et la Ka'ba du pèlerin,

Les tables de la Torah et le livre du Qoran.

Je professe la religion de l'Amour, et quelque direction

Que prenne sa monture, l'Amour est ma religion et ma foi."

Muhyi al-Din Ibn Arabi, le très grand cheikh (dans la mesure qu'il est récupérable), pour d'aucuns le plus grand, sait que les formes tantôt voilent - les formes fixes - tantôt révèlent - les formes mouvantes.

L'authentique connaissance vaut union, et le gnostique vrai transcende le double chemin classique du savoir et de l'amour au profit d'une logique qui considère l'unité et la différence - sur quels plans, qui sont, en tout cas, plusieurs? - "non pas comme exclusives l'une de l'autre, mais comme se renforçant dialectiquement". (Michael A. Sells). C'est alors que le cœur devient capable de recevoir toutes les formes. Et Noé de se métamorphoser, avant qu'Abraham n'engendre.

Rien là qui tienne, sauf sous l'œil myope, du syncrétisme ou même relève de l'indifférence. Ni chez Ibn Arabi, ni chez Louis Massignon.

Celui-ci, au moins, en brouillant, selon Youakim Moubarak, les pistes de l'œcuménisme, appelle à revendiquer tout l'héritage d'Abraham, tous ses fils qui sont tous prétendants, de droit, et de fait dans l'énigme, à la masse.

Le chrétien persan Salmân embrassa l'islam et devint l'un des compagnons du Prophète, puis de Ali, à l'origine des corporations artisanales et de certains ordres religieux ; à son propos, Massignon parlait d'un christianisme rénové par les purifications abrahamiques…

Aboulafia avait raison de vouloir convertir Rome à la seule religion universelle et plénière : Abraham est le père des croyants et des connaissants.

Or, comme le rappelle Jean Morillon, avant de citer Massignon, "c'est l'islam qui, des trois religions monothéistes, a conservé, de la façon la plus pure, la mémoire de l'ancêtre commun Abraham : lui qui est prédestiné à recevoir dans son sein, toutes les nations, au cœur de la Ville sainte : "l'hospitalité d'Abraham est un signe annonciateur de la consommation finale du rassemblement de toutes les nations, bénies en Abraham, dans cette Terre Sainte qui ne doit être monopolisée par aucune. Et tant dans son ascension nocturne que dans sa première orientation de prière canonique vers Jérusalem, Mohammed, le prophète de l'islam, a revendiqué la part de bénédiction abrahamique, la part de possession de la Terre Sainte promise à tout fils d'Abraham, fils selon la naissance ou selon l'adoption de la foi."

Ecrit par : Al-nafs khalâs | mardi, 13 février 2007

Chacun fait ce qu'il veut avec son cul comme il peut croire ce qu'il a envie de croire, pour ma part l'aspect défouloir des commentaires, laissés pour l'instant tels quels par la proprio qui ne glisse mot au passage sur ce qui se dit sur Guénon (mais j'ai hâte de lire), et bien ça me désole. Voilà, c'est mon avis.

La lecture des mystiques n'est pas chose aisée et on peut s'y intéresser et même s'en nourrir sans pour autant se dédouaner de sa capacité d'interprétation : Michel Certeau, Henri Corbin, Mircea Eliade, Gilbert Durand, Georges Bataille, autant d'auteurs qui montrent des approches renouvelées. Pour autant, je crois qu'il faut une solide culture religieuse pour aborder cette branche particulière du phénomène religieux.

C'est pourquoi je crois que lire Guénon dépasse la question de son rattachement biographique au soufisme qui tient une place particulière au sein du monde de l'Islam et n'en est pas le plus représentatif. Et que rattacher cet auteur à des polémiques d'arrière-garde est juste révélateur non d'une défense de l'héritage chrétien comme revendiqué en facade mais d'une agitation-propagande stérile aisément explicable par la sociologie de certains milieux (idem avec un certain Islam en France).

Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger, on peut être sensible à un combat identitaire et ne pas faire des amalgames grossiers. De toute manière, ce n'est pas ce que les hommes disent ou prétendent le plus important, c'est ce qu'ils font.

Ecrit par : Vagabond | mardi, 13 février 2007

Pour aller dans votre sens Al-nafs Khalâs, devant admettre la pertinence de votre analyse, reconnaissons que s’il est une figure symbolique où peuvent se rencontrer le christianisme et l’islam, c’est bien celle de la Vierge Marie, de Maryam, mère de Jésus (‘Isâ).

ll n’est pas étonnant, d’ailleurs, que les deux études les plus importantes à propos de Marie - Maryam soient le fait d’un musulman converti au christianisme - le Père Jean-Mohammed Abdel Jalîl - et d’un chrétien converti à l’Islam, Charles-André Gilis.

Une sourate porte le nom de Marie (XIX) :

" Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient.

Elle plaça un voile entre elle et les siens. Nous lui avons envoyé notre Esprit : il se présenta devant elle sous la forme d’un homme parfait.

Elle dit : " Je cherche une protection contre toi, auprès du Miséricordieux ; si, toutefois, tu crains Dieu ! "

Il dit : Je ne suis que l’envoyé de ton Seigneur pour te donner un garçon pur "

Elle dit : " Comment aurais-je un garçon ? Aucun mortel ne m’a jamais touchée et je ne suis pas une prostituée ".

Il dit : " C’est ainsi : Ton Seigneur a dit : " Cela m’est facile ". Nous ferons de lui un signe pour les hommes ; une miséricorde venue de nous. Le décret est irrévocable " (16-21).

Elle est mentionnée à bien d’autres endroits du saint Coran, par exemple, dans la sourate III : " Les Anges dirent : " O Marie ! Dieu t’a choisie, en vérité ; il t’a purifiée ; il t’a choisie de préférence à toutes les femmes de l’univers.

Marie ! Sois pieuse envers ton Seigneur ; prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent " (42).

Enfin, il y a ce verset que l’on trouve souvent calligraphié sur les mihrâb - la niche qui, dans une mosquée, indique la direction de la Ka’aba -qui rappelle un épisode de la jeunesse de la Vierge Marie : " Chaque fois que Zacharie allait la voir dans le Temple, il trouvait auprès d’elle la nourriture nécessaire, et il lui demandait : " O Marie ! D’où cela te vient-il ? " Elle répondait : " Cela vient de Dieu : Dieu donne, sans compter, sa subsistance à qui il veut " (37).

Selon la Tradition, le prophète Mohammed aurait même donné la première place à Maryam : " La Dame (sayyida) des femmes des mondes, c’est Maryam ; puis Fâtima, puis Khadîja, puis Asiya. " On raconte aussi que lorsqu’il investit la Kaaba, il ordonna la destruction de toutes les idoles qui s’y trouvaient, à l’exception d’une icône mariale qu’il protégea de ses mains.

Marie - Maryam -, mère du prophète Jésus - ‘Isâ -, est donc vénérée partout par les musulmans, et spécialement à Éphèse dans ce sanctuaire exceptionnel qu’est La Maison de la Vierge (Meryem Ana Evy), visité tous les ans par plus de deux cent mille musulmans et cent mille chrétiens. Elle l’est aussi dans des sanctuaires comme Lourdes et Fatima, on y rencontre effectivement des pèlerins musulmans !

Ecrit par : Félix | mardi, 13 février 2007

ahmad al faroukh... spécialiste du copier/coller

Ecrit par : warled ben sliman & Gliwah al Toufikh | mardi, 13 février 2007

Félix,


Vous avez parfaitement raison, pensons également dans le même odre d'idée à Abraham, " le père de tous les croyants ", l’ami de Dieu, al-khalîl Allâh, symbole de l’homme de foi.

En effet, l’islam, dernière religion révélée, clôt historiquement le cycle des Prophètes et récapitule les enseignements contenus dans l’Ancien et le Nouveau Testament, mais c’est, de manière mystérieuse, en remontant au Patriarche, père d’Isaac, mais surtout d’Ismaël dont descendent les Arabes, de telle sorte que cette dernière religion apparaît sur le plan spirituel comme une sorte de résurgence du temps d’Abraham.

C’est à l’Islam que l’on doit des expression devenues courantes, comme les religions du Livre, les Gens du Livre (ahl al-kitâb) et c’est lui qui est " l’inventeur " d’Abraham, " père de tous les croyants ".

Du reste, l’islam entretient avec Abraham (Ibrahim, en arabe) des liens privilégiés que symbolise cette oraison :

" O mon Dieu, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme tu as prié sur Abraham et sur la famille d’Abraham, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme tu as béni Abraham et la famille d’Abraham. En vérité Tu es digne de louange et de gloire. "

On sait, enfin, que si le saint Coran est chronologiquement la dernière des religions révélées, puisqu’elle se manifeste quelque 600 ans après la Résurrection du Christ et la Pentecôte, elle apparaît, dans ses fondements et ses références à Abraham, dans sa filiation avec Ismaël, comme antérieure à la Loi mosaïque.

C’est pour cela que Louis Massignon parlait à propos de l’Islam d’une " résurgence " et que le Cardinal Journet proposait de s’en remettre à la Providence pour expliquer l’irruption au 7ème siècle de notre ère d’une religion du temps d’Abraham... Il va sans dire que pour les musulmans, dès lors que la saint Coran désigne Mohammed comme le sceau de la prophétie, l’Islam est la religion du temps présent.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mardi, 13 février 2007

Félix,

Je vous félicite pour la qualité de votre contribution à la réflexion qui se développe enfin correctement en ces pages et, voyant chez vous un intérêt pour nos sujets, m'autorise d'attirer votre attention sur la Symbolique des Nombres en Islam, permettant de comprendre de nombreuses choses sur le plan spirituel.

Si le trois et le douze sont des nombres privilégiés dans le christianisme ; en islam, ce sont le un, le cinq et le sept qui présentent la symbolique la plus riche.


UN

La profession de foi musulmane consiste essentiellement dans l’Attestation de l’Unicité divine, suivant une formulation qui pourrait d’ailleurs être reprise sans inconvénient par l’ensemble des croyants juifs ou chrétiens : lâ ilâha illâ’ Llâh (Il n’y a de dieu que Dieu).

A cette Attestation s’ajoute la formulation Muhammad rasûl Allâh (Mohammed est son Prophète) qui inscrit en quelque sorte l’islam dans le temps et dans l’espace.Cette profession de foi est " complétée " parfois par une troisième formulation selon laquelle " ‘Alî est l’ami (al-wali) de Dieu ". Mais il s’agit là de ces musulmans que l’on appelle shî’ites et qui sont " les légitimistes de l’Islam ", selon le mot de Louis Massignon. Ils tiennent ‘Alî, le gendre du Prophète, pour son héritier spirituel. Ils représentent environ 10% de l’ensemble des musulmans.

La communauté (‘Umma)

L’Islam est une communauté qui n’établit pas de distinction entre les nationalités. On parle ainsi de l’Islam noir, de l’Islam arabe, des musulmans chinois, etc. Louis Massignon raconte qu’à Aden, voulant s’enquérir de la nationalité d’un marin, il lui avait demandé s’il était Yéménite, Somalien ou Ethiopien. A quoi le marin avait répondu : " Ana muslim ", c’est-à-dire " Je suis musulman ". De nos jours, cette unité du monde arabo-musulman dans la ‘Umma est patente même sur le réseau Internet.

Chaque croyant appartient de plein droit à la Communauté ou ‘Umma. Elle est une communauté unique. Elle est aussi " la meilleure communauté suscitée pour les hommes ", selon le saint Coran (III, 110). L’appartenance à la ‘Umma ne se limite pas à des pratiques communes ou communautaires inspirées par ces deux sources fondamentales que sont le saint Coran et la Sunna ou Tradition, recueil des propos du prophète de l’Islam.

Elle est constitutive de l’identité même du musulman. Ainsi le musulman est-il musulman avant d’être Marocain, a fortiori avant d’être citoyen français. Dans les banlieues, on dit des jeunes délinquants musulmans qu’ils font honte à la Communauté. Au tout début de ce siècle, Isabelle Eberhardt écrivait à propos de jeunes musulmans devenus athées au contact de l’Occident : " Tous, presque, gardent une pudeur dernière : presque aucun ne renie ouvertement, à la face du monde, l’Islam, et certes il s’en trouverait bien peu qui, un jour où un danger matériel visible à première vue menacerait l’Islam, et où il se trouverait un homme d’un génie assez prodigieux pour les unir et les faire marcher, se croiseraient les bras et abandonneraient froidement cet étendard vert du Prophète, relique chère et sacrée, pour laquelle, comme les Chrétiens pour leur croix, les vrais Croyants arrosèrent de leur sang martyr tant et tant de continents... ".

La ‘Umma, symbole de l’unité des musulmans est enfin symbolique du rassemblement futur de tous les hommes au Jour du Jugement. C’est ce rassemblement que préfigure le pèlerinage annuel des musulmans à la Mecque.

Il est important de noter pour conclure sur la ‘Umma que le saint Coran s’exprime sur l’existence du Judaïsme et de la Chrétienté à côté de l’Islam, c’est-à-dire de trois communautés le plus souvent rivales et pourtant adoratrices du même Seigneur des Mondes :

" Si Allâh l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté (= la communauté de tous les hommes). Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’Il vous a fait. / Cherchez donc à vous surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour, à tous, se fera vers Allâh ; Il vous éclairera , alors, au sujet de vos différents " (V, 48).

Ce verset devrait être le " code d’honneur " de tous les Gens du Livre, juifs, chrétiens et musulmans, dans leurs relations inter-religieuses, dans leur commun combat pour la foi et la paix...

TROIS

Même si le chiffre trois, symbole de la Trinité, est dédié plus particulièrement au christianisme, il n’est pas absent en islam. Les minarets des mosquées sont souvent surmontées de trois boules et d’un croissant. Ces trois boules symbolisent les trois mondes, céleste, al-alm al-jabbarût, " intermédiaire ", al-alm al-malakût, et terrestre, al-alm al-mulk. Le croissant figure un quatrième monde, soit le monde inaccessible de la Majesté divine.

CINQ

Islam signifie " s’abandonner à la volonté de Dieu ".

L’Islam compte cinq obligations légales - que l’on appelle " piliers " en Occident - qui sont la profession de foi, la prière, l’aumône, le jeûne durant le mois de Ramadan et le pèlerinage à la Mecque une fois au moins dans la vie d’un musulman. Du reste, le chiffre " 5 " se retrouve un peu partout au quotidien que ce soit dans les cinq prières légales, la dîme - " Pas moins de cinq chameaux pour la dîme " - ou dans les cinq doigts de la " main de Fatima ".

Les Gens du Manteau (ahl al-Kisa’) sont également au nombre de cinq : Mohammed, Fâtima, ‘Alî, Hasan et Huseyn.

Dans la 10ème année de l’Hégire, une délégation de chrétiens du Najran se présenta à Médine pour signer un traité avec le prophète Mohammed. Une discussion théologique s’éleva à propos de Jésus, prophète, pour les musulmans, homme-dieu pour les chrétiens. Mohammed proposa alors une ordalie afin de laisser Dieu trancher entre eux. Lorsque la délégation se présenta le lendemain, elle trouva les Cinq sous le manteau du Prophète prêts à l’ordalie, mais les chrétiens refusèrent d’y participer. Cet épisode marque le premier compromis enregistré par la jeune communauté musulmane, la première " capitulation " d’un groupe chrétien.

SEPT

Sept est le nombre des versets de la sourate liminaire du saint Coran, al-Fâtiha, que tous les musulmans connaissent par cœur :

Au nom de Dieu, bienfaiteur et clément, / Louange à Dieu qui est Seigneur des Mondes, / A Dieu, le Bienfaiteur, le Clément, / Le Souverain du Jour du Jugement ! / Nous T’adorons, et ton aide est notre demande. / Conduis-nous dans le Droit Chemin / De ceux à qui Tu as donné Tes biens, et non de ceux qui sont l’objet de Ta colère, ni des autres - de ceux qui errent.

Les Ahl al-Kahf sont les Gens de la Caverne, auxquels une sourate est consacrée (la 18ème ), et ce sont ces jeunes saints chrétiens vénérés pendant tout le moyen âge de l’Orient à l’Occident sous le nom de sept Dormants d’Éphèse. Notons que le saint Coran ne se prononce pas sur leur nombre.

De quelle histoire s’agit-il ? Plutôt que de sacrifier aux idoles, sept jeunes martyrs d’Éphèse se laissèrent " enterrés vivants " dans une caverne, en l’an 250, sous le règne de l’empereur Dèce. Ils se réveillèrent miraculeusement de leur sommeil, 309 ans plus tard, selon le saint Coran, mais plus vraisemblablement vers l’année 448, et ce miracle, dûment constaté par la foule d’Éphèse, alors cité chrétienne, mit un terme aux discussions sur la Résurrection.

S’ils sont les symboles, en Islam, de la confiance en Dieu, c’est aussi en tant que témoins de la Résurrection qu’ils sont vénérés.

Leurs sanctuaires, visités aussi bien par les pèlerins chrétiens que par les pèlerins musulmans, sont répandus de la Bretagne à l’Afghanistan, de la Finlande au Yémen. Il y a dans cette histoire des Sept Dormants une occasion de rencontre spirituelle entre le christianisme et l’Islam qui n’est pas suffisamment exploitée.

Un chien qui les accompagnait - que la tradition musulmane nomme Qitmir - est l’un des quatre animaux à avoir accès au Paradis.

UN ET HUIT

Le dôme ou la coupole symbolise le ciel, la voûte céleste. Cela est vrai aussi bien pour la mosquée que pour l’église byzantine. Le monument le plus significatif à cet égard reste le " Dôme du Rocher ", à Jérusalem. Coupole ou dôme sont soutenus par quatre (ou huit) piliers qui figurent le cosmos.

L’octogone, forme géométrique que l’on rencontre à peu près partout dans le monde arabo-musulman (mosquées, fontaines, jardins, etc.), symbolise le passage du carré (le 4) au cercle (le 1), c’est-à-dire de la terre au Ciel. Il est à comparer avec le baptistère chrétien, lieu de passage hautement symbolique, dont on retrouve la forme octogonale dans toute la Chrétienté antique, par exemple à Éphèse dont vous évoquiez le caractère sacré pour les musulmans.

Ecrit par : Al-nafs khalâs | mardi, 13 février 2007

Pour remonter aux sources de la Tradition et de l'Islam :

Comprendre l'islam, par Frithjof Schuon. Paris, Seuil, 1976.

Regards sur le monde ancien, par Frithjof Schuon. Paris, Villain et Belhomme/Éditions traditionnelles, 1968.

Qu'est-ce que le soufisme? Par Martin Lings. Paris, Seuil 1977.

Principes et méthodes de l'art sacré, par Titus Burckhardt. Paris, Dervy-Livres, 1976.

Islam. Perspectives et réalités, par Seyyed Hossein Nasr. Paris, Buchet/Chastel, 1978.

Knowledge and the Sacred, par Seyyed Hossein Nasr. Édimbourg, Edinburgh University Press, 1981.

De l'unité transcendante des religions, par Frithjof Schuon. Paris, NRF/Gallimard, 1948.

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mardi, 13 février 2007

Alois;

Pour qu'il y ait leçon encore faut-il que le "maître" soit "pourvu" des vertus qu'il prêche. Or, nos thuriféraires guéno-musulmans montrent à l'envie ce qu'ils sont : "injurieux" et plein de fiel, se déléctant de basses attaques personnelles, refusant les questions qui gène d'un côté, de l'autre dès qu'un interlocuteur montre un tant soit peu d'accointance avec leurs visions, ils deviennent, aimables, carressants ...
la "rudesse" spirituelle peut aller de pair avec la charité pas avec le mesonge et le faux-semblant ... vous me faites la "leçon", vous vous dites plus chrétien que guénonien mais vous acquiessez aux hérésies caractérisées de ces tristes sires quant à votre propre tradition, il n'existe pas de dialogue, si "transcendant" soit-il, avec des excités qui vous disent à longueur de temps que le christianisme est mort spirituellement et que leur "tradition" qu'ils adoptèrent il n'y a pas si long, est, bien évidemment la meilleure, la toute dernière, oublieux des Paroles de Dieu qui ne peut se dédire (sauf que "eux" bien sûr, les "hauts-initiés" à qui rien n'échappent peuvent Lui faire dire tout et son contraire pour peu que cela confortent "LEUR" thèse ...) et qui nous annoncent, à nous chrétiens, la Parousie !!

Ecrit par : Tudry | mardi, 13 février 2007

NEBO !! BRAVO !!
Vagabond + 1 !

Ecrit par : Tudry Maïkov | mardi, 13 février 2007

Un passage à lire et à relire...

"Matthieu, Chapitre 24, La Sainte Bible, Nouveau Testament

24.1
Comme Jésus s'en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions.

24.2
Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.

24.3
Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

24.4
Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise.

24.5
Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.

24.6
Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres: gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.

24.7
Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

24.8
Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.

24.9
Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.

24.10
Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres.

24.11
Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

24.12
Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

24.13
Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

24.14
Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

24.15
C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention! -

24.16
alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes;

24.17
que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison;

24.18
et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.

24.19
Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!

24.20
Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.

24.21
Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.

24.22
Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

24.23
Si quelqu'un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas.

24.24
Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus.

24.25
Voici, je vous l'ai annoncé d'avance.

24.26
Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n'y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas.

24.27
Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme.

24.28
En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles.

24.29
Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

24.30
Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

24.31
Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre.

24.32
Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l'été est proche.

24.33
De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte.

24.34
Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive.

24.35
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

24.36
Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

24.37
Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

24.38
Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche;

24.39
et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

24.40
Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé;

24.41
de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée.

24.42
Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

24.43
Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

24.44
C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.

24.45
Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

24.46
Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

24.47
Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens.

24.48
Mais, si c'est un méchant serviteur, qui dise en lui-même: Mon maître tarde à venir,

24.49
s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,

24.50
le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas,

24.51
il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents."

Ecrit par : Nebo | mardi, 13 février 2007

Tudry,


Vous avez sans doute raison concernant la "morgue" supérieure affichée par nos soufis dans leurs commentaires, morgue déplaisante et pénible, mais je suis surtout affligé, personnellement, de constater l'indigence de certains prétendus "chrétiens" dans leurs réponses stupides et caricaturales, et singulièrement contrarié d'en voir "d'autres", certes plus pertinents et instruits, mais néanmoins se discréditant avec complaisance dans des hurlements grossiers et bas peu dignes de la spiritualité qu'ils défendent.

A ce titre, que ce soit un musulman qui vous ait rappelé les enseignements de saint Séraphim de Sarov dans le cadre d'un débat serré où il fallait user de finesse et d'intelligence spirituelles, me semble significatif sur ce point, et je le regrette vivement.

Que vous n'ayez pas eu alors l'immédiate réaction de reconnaître l'erreur est effectivement, pour un chrétien soucieux des exigences évangéliques et de sa sincérité intérieure, à la fois dommage et triste, car offrant un spectacle dont se délectent précisément (et propèrent avec une joie non dissimulée comme il est évident dans ces échanges où ils triomphent aisément pour l'instant) les thuriféraires de l'islam.

S'il nous faut réagir en tant que chrétiens, guénoniens ou pas, contre les propagandistes de Mahommet en terre d'Europe, faisons-le avec intelligence, grandeur et dignité !

Ecrit par : Aloïs | mardi, 13 février 2007

Et aussi...


"C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal"

Hannah Arendt

Et, bien entendu... dans l'Apocalypse (Révélation) de St Jean :

"22:18
Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ;

22:19
et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

22:20
Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

22:21 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !"

Bien à Vous Tous...

@)>-->--->---

Ecrit par : Nebo | mardi, 13 février 2007

PRECISIONS CHRETIENNES AU SUJET DE L'ISLAM ET SON CARACTERE TROMPEUR :



Le profil personnel de Mahomet, contrairement au Christ Jésus, sur le plan de sa vie, n’apparaît pas il est vrai sous un jour bien élevé. Avait-il besoin d’une sanction sur un de ses actes, si injuste ou déloyal ou immoral fût-il, il apportait aussitôt une révélation qu’il disait tenir de Dieu.

Plus d’une fois il se justifia ainsi d’avoir tué ses ennemis, violé ses serments et épousé l’une après l’autre plusieurs femmes.

Il reconnaissait les Écritures saintes, auxquelles il avait emprunté plusieurs choses, comme étant des livres divins, mais il prétendait que les Juifs et les chrétiens les avaient altérées, et que lui avait été envoyé pour rétablir la vérité.

Il tenait pour des prophètes suscités pour instruire les hommes, Noé, Abraham, Moïse et d’autres, nommés dans l’Ancien Testament.

Mais à l’égard du Seigneur Jésus son langage est tout à fait blasphématoire. Il dit bien : « Le plus grand de tous les prophètes est Jésus, le Fils de Marie », mais il niait qu’il fût le Fils de Dieu. « Le Messie Jésus », dit-il, « le fils de Marie, n’est qu’un apôtre de Dieu… Dieu est un seul Dieu ; c’est porter atteinte à sa gloire de dire qu’il a un Fils. Ce sont des infidèles ceux qui disent que le Messie, fils de Marie, est Dieu. Dieu est un, Dieu est éternel ; il n’engendre point et n’a pas été engendré. Il n’y a personne qui lui soit semblable ».

Tout cela est formellement opposé à ce que nous dit la parole de Dieu (lire avec soin Jean 1:1, 14, 18 ; Romains 1:3-4 ; 9:5 ; Philippiens 2:6 ; Colossiens 1:14-17 ; Hébreux 1:1-3 ; 1 Jean 1:1 ; 4:15). Que nous dit encore l’apôtre Jean : « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père » (1 Jean 2:23), c’est-à-dire qu’il ne connaît pas vraiment Dieu, et ne peut être son enfant. Jean dit aussi : « Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5:12). Et cette vie est la vie éternelle. On n’a donc la vie éternelle, on ne peut donc être sauvé qu’en reconnaissant Jésus comme étant le Fils de Dieu, et en croyant en Lui (Jean 3:16, 18, 36).

Nous voyons ainsi dans quelle erreur mortelle l’islam retient les âmes.


Mahomet insistait sur l’unité de Dieu. Il semble beau et grand de dire : « Il n’y a qu’un seul Dieu ; Dieu est éternel, etc. ».

Cela est certain du vrai Dieu, mais le Dieu de Mahomet est-il le vrai Dieu, Celui que l’Écriture nous révèle ? Non. Dieu est lumière, et le Coran n’est que ténèbres, car il ne révèle pas Dieu dans sa nature comme Père, Fils et Saint Esprit, ni dans son caractère moral, et il ne fait pas connaître le moyen, pour l’homme pécheur, d’être sauvé et d’approcher d’un Dieu juste et saint.

Dieu est amour, et le Coran ne respire que haine, vengeance et meurtre. Dieu est saint et pur, et le Coran sanctionne toutes les convoitises et va jusqu’à promettre à ses sectateurs un paradis de jouissances sensuelles. C’est un des moyens par lesquels il retient les hommes dans ses liens, en flattant la chair et ses passions, tandis que l’apôtre Paul nous dit que « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5:24).


L’islam est donc tout l’opposé du vrai christianisme ; il est une œuvre du « menteur », une séduction de l’ennemi qui a ainsi entraîné des millions d’âmes et en retient des millions dans une erreur mortelle, loin du vrai Dieu et du salut en Jésus-Christ.

Les conquêtes des successeurs de Mahomet furent rapides et s’étendirent au loin, et, de nos jours, des millions d’hommes sont courbés sous ce joug. On pourrait penser que la religion de Mahomet est un progrès sur le paganisme, en ce qu’elle tourne les pensées de l’homme vers un Dieu unique, invisible et éternel.

Mais ce Dieu n’est pas plus le vrai Dieu que ne le sont les idoles, puisque comme elles, il laisse l’homme se livrer à ses passions, et qu’il n’ouvre pas, au pécheur perdu, la voie du salut, de la vie et de la paix.

« C’est ici la vie éternelle », dit le Seigneur, « qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17:3). Voilà la voie royale, celle du Salut, de la vie et du ciel, car Jésus a dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6).

Quel contraste avec l’islam qui proclame : « Il y a un seul Dieu, et Mahomet est son prophète », qui tolère le péché et verse le sang !

L’islam, précisément parce qu’il a une certaine apparence de vérité supérieure au paganisme, tient d’autant plus loin de Jésus-Christ ses sectateurs.

C’est une chose très rare de voir un mahométan devenir chrétien, tandis que des millions de païens croient dans le Christ pour le Salut.

Quel accord peut-il y avoir entre un mahométan et un vrai chrétien, si ce n’est que celui-ci priera pour l’autre, afin que Dieu l’éclaire ? Rendons grâces à Dieu qui s’est fait connaître à nous par son Fils, en qui sont venues « la grâce et la vérité », et prions pour les mahométans qu’ils soient enfin éclairés par les saintes "lumières" de l’Evangile.

Ecrit par : In Tenebris Lumen | mardi, 13 février 2007

Le Coran nous informe que Jésus n'a jamais été crucifié :

"156. Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie.

157. et à cause leur parole : «Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu»... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué .

158. mais Dieu l'a élevé vers Lui . Et Dieu est Puissant et Sage.

159. Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort . Et au Jour de la Résurrection , il sera témoin contre eux.



"Sourat AN-NISA'

Ecrit par : Husam Al Din | mercredi, 14 février 2007

@Aloïs

Votre attidude de dhimmi est toute a fait révoltante.
Sans parler de votre absence de style et de maitrise de la langue.
Tenez, je vous offre un tour gatuit sur mon blog, vous pourrez y prendre une leçon d'écriture qui ne sera pas du luxe.

http://lamesseenmer.hautetfort.com/archive/2006/11/25/l-islamisme.html

Isabelle a bien de la patience, par ailleurs de supporter les élucubrations du Mahométan. Je crois que la ligne jaune a étéfranchi. Il y a Oumma.com pour ce genre de saloperie!

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Ce genre de saloperie, minable mécréant, est un extrait du Saint Coran !

Ecrit par : Husam Al Din | mercredi, 14 février 2007

"Qui de nous peut mesurer l'immensité de son action ?
Il faudrait suivre les ricochets de nos actes et pouvoir entendre les échos de nos prières.
Nous ne sommes pas capables de nous mesurer.
Il y a, pour l'homme, deux choses, entre autres, qui sont incompréhensibles, sa puissance : Je peux tout en celui qui me fortifie ; son impuissance : Sans moi, vous ne pouvez rien faire.
L'Orient déchu a oublié la puissance de l'homme ; de là, la fatalité qui oublie l'acte humain.
L'Occident déchu a oublié la puissance de Dieu et l'impuissance de l'homme isolé ; de là l'orgueil et l'inquiétude qui oublient l'acte divin.
Ces deux vices établissent l'indifférence, qui est la négation pratique.
La vérité produit l'humilité, qui s'oppose au vice occidental, à l'orgueil inquiet ; et l'activité, qui s'oppose au vice oriental, à la paresse fataliste.
La vérité produit à la fois le travail, qui est la vertu propre de l'Occident, et le repos, qui est la vertu propre de l'Orient.
Tourné vers l'Orient, la ville occidentale, Rome a proclamé l'Immaculée Conception de celle qui a répondu Fiat ! à l'ange Gabriel : de celle que l'Eglise appelle la Porte orientale : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour les deux hémisphères !"

Ernest Hello, extrait de "L'Homme", 1° partie : "La Vie", Paris, Victor Palme, 1872

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Bien à Vous...

@)>-->--->---

Ecrit par : Nebo | mercredi, 14 février 2007

Voici votre piètre dictée corrigée l'analphabète évangéliste, résultat une à deux fautes par phrases, pas mal pour un auto-proclamé professeur en écriture !


"Votre attidude de dhimmi est tout [e] a [à] fait révoltante.
Sans parler de votre absence de style et de
mai [î] trise de la langue.
Tenez, je vous offre un tour g [r]atuit sur mon blog, vous pourrez y prendre une leçon d'écriture qui ne sera pas du luxe [effectivement c'est édifiant ! ].

Isabelle a bien de la patience, par ailleurs de supporter les élucubrations du M [m]ahométan. Je crois que la ligne jaune a été [ ] franchi [e]. Il y a Oumma.com pour ce genre de saloperie!"


Allez vite on retourne à l'école l'idiot du village, le servile valet de l'oncle Sam qui se "cogne de la tradition" (sic) !

Ecrit par : Ahmad al-farouk | mercredi, 14 février 2007

Quelqu'un parviendra-t-il à réduire au silence ce terrible maladroit inconséquent qui signe XP ?

Ecrit par : Aloïs | mercredi, 14 février 2007

"Ce genre de saloperie, minable mécréant, est un extrait du Saint Coran !"

C'est bien ce que je disais

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Je te rappelle ta prose crétin:

@Ahmad al-farouk


"Xp,

Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illétré, est un prénon masculin "

En fait, il fallait écrire ceci:

"Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illettré, est un prénom masculin "

Quand on veut monter au cocotier, il faut avoir le caleçon propre!

Que vous êtes bavard! Tant mieux! le temps passera plus vite, à Guantanamo!

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

XP vous tombez dans le ridicule, reconnaissez-le!!
C'est dommage! Votre note sur l'Islam est plutôt convaincante!

Ecrit par : PX | mercredi, 14 février 2007

PX: Je ne crois pas. Ce qui est ridicule, c'est le serieux avec lequel certaIns écoutent les dégagements pseudo-sarbonnards de ses gens là, en perdant tous sens des réalités.
Quelques faits:
1-Dans TOUS les pays Musulmans, L'Apostat est puni de mort, et Farouk le sait. Pas Aloïs.

2-Dans TOUS les pays Musulmans, tenter de convertir un musulman au Christianisme est puni d'une peine de prison.
(notamment au Maroc, qui n'est pourtant pas le Pakistan), et Farouk le sait. Pas Aloïs.

3- Le mensonge et le double language est autorisé et même prescrit par le Coran au croyant qui se trouve en minorité chez les infidèles, et Farouk le sait. pas Aloïs.

4-Ces gens-là pensent qu'ils peuvent arrimer la France à la "terre d'Islam" d'ici une génération, soit avant que les enfants de 5 ans soient des jeunes hommes de 30 ans, ce en quoi ils ont raison.
Ce qui veut dire concrètement que lorsque Farouk, celui qui nous parle de Guénon, lorsqu'il croise une petite tête blonde sortir de la messe avec ses parents doit être saisi d'un rire interieur et se dire:"Tu feras ta vie d'homme en terre d'Islam, mon garçon". Et lorsque le père vient le saluer, tout sourire, en lui glissant "nous appartenons tous les deux à la religion du livre, il pense ceci:"Quel idiot", mais répond sur un ton doucereux "Bien entendu!".
Farouk sait tout ça. Pas Aloïs.

Voilà la vérité.

Ce qui est ridicule, c'est cet égorgeur virtuel qui nous abreuve de copié-collé et l'autre andouille qui écoute.
Pour lui, tenter de convertir un Chrétien sur un site est un acte qui s'insscrit dans une logique de guerre, ni plus ni moins.
Ce qui est ridicule, c'est de prendre un autre ton que le mien pour lui repondre, et lui quand je le démasque.

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

@PX: Comme j'ai l'ésprit d'escalier, je rajoute ceci: Aux temps ou l'apocalypse se profile, les seuls Catholiques respectables sont bloyens; en tant que tel, je m'en remet au Saint-Esprit et j'attend les Cosaques.
C'est aux cosaques de Léon Bloy que je pense, quand je parle de Guantanamo. Les vrais Catholiques ont le devoir de penser à Guantanamo. Ce n'est pas une déclaration d'amour aux Cosaque, et pourtant, je me fais un devoir de les attendre.

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Encore une fois, à tout mélanger, on remarque encore chacun prêchant pour sa petite idéologie sous couvert de religion. Un musulman peut exprimer ici son avis sur Guénon, d'autres lectures ceci dit sont possibles. Là où l'explication pêche, c'est de ne pas remarquer en quoi le soufisme en terre d'islam a parfois été violemment combattu. Ou de faire comme si il s'agissait juste d'une affaire de conscience alors qu'il y a une dimension communautaire offrant à beaucoup d'instrumentalisations politiques.

Par ailleurs, je vois peu de respect entre intervenants comme le montrent les dérives habituelles aux désinhibés du net. Il y a des problèmes réels en Europe : chute démographique, paupérisation, repli de la société civile sur elle-même, etc. Face à l'absence de conscience politique et d'implication dans la chose publique, c'est facile de chercher un bouc émissaire.

Rappelons que la déchristianisation s'inscrit dans l'histoire occidentale bien avant les fortes pressions migratoires extra-européennes, rappellons que les sectes américaines évangélistes de par le monde ne prospèrent que par un déracinement et un matérialisme vide de sens et s'expliquent par un contexte, rappelons que les agitations communautaires ne font que traduire l'absence de projet collectif d'une société, rappelons que dans le monde arabe certains réactions sont entretenus de par une situation économique (mais pas seulement), rappelons pour qui s'intéresse par ex. à l'histoire du Moyen-Age qu'il a existé des moments féconds de dialogue entre civilisations, rappelons que les anathèmes fruits de la peur ou de la haine sont aussi un moyen de rester bien tranquillement prisonniers de ses représentations dans sa petite tribu et de refuser de regarder le monde tel qu'il devient.

Je ne nie pas les questions graves concernant l'histoire des peuples, mais encore faut-il se poser les bonnes questions si on veut trouver les bonnes réponses. Et arrêter de croire qu'on possède la vérité seule et unique. La foi est une chose (le dialogue avec le Tout-Autre), les convictions politiques une autre. Et je vois très peu de morale le plus souvent à amalgamer les deux, dans un camp comme dans un autre, car cela traduit bien plus une identité troublée voire repliée dans une artificialité qu'une identité affirmative. Morale du troupeau là encore... Et les mystiques, on peut en parler comme on veut, mais certainement pas dire cela d'eux...

Ecrit par : Vagabond | mercredi, 14 février 2007

@Vagabond

"Encore une fois, à tout mélanger, on remarque encore chacun prêchant pour sa petite idéologie sous couvert de religion"

Comme le disait Borgès, l'idéologie, c'est le nom que l'on donne aux idées des autres quand on ne veut pas se donner la peine de les réfuter.

"Par ailleurs, je vois peu de respect entre intervenants comme le montrent les dérives habituelles aux désinhibés du net"

Posture habituel de l'homme du marais qui joue au sage à peu de frais en se plaçant au centre pour délégitimer les colères les plus légitimes, en insultant au passage ses adversaires("déshinhibé du net", je suppose que c'et pour moi):Le manque de respect, c'est cela, Mr le vagabond!

"Face à l'absence de conscience politique et d'implication dans la chose publique, c'est facile de chercher un bouc émissaire. "

"Chercher un bouc émissaire". Ah, la jolie périphrase médiatique. En bon Schmittien, je sais que penser consiste, entre autres choses, à définir une frontière entre le bien et le mal, le juste et le faux, et par là, designer un ennemi aussi souvent qu'il en apparait un. Et là aussi, la moraline vient au secours des ennemis de la pensée et leur concept stupide de "recherche du bouc émissaire"

Par ailleurs, qu'est ce qui vous permet d'affirmer que je tiens l'ennemi pour responsable de TOUS nos problèmes?
En quoi le fait qu'il ne soit pas responsable de tous nos problèmes contibueait à ne lus en faire un ennemi?

"Rappelons que la déchristianisation s'inscrit dans l'histoire occidentale bien avant les fortes pressions migratoires extra-européennes"

Si vous m'aviez lu au lieu de me faire la leçon, vous auriez pu constater que c'est rigoureusement ce que j'ai dit. L'islam est en mesure de séduire par sa capacité à intégrer toutes les hérésies qui accompagnent le déclin du christianisme. A aucun moment, je n'ai tenu l'Islam comme une cause de la déchristanisation de l'occident, maiis comme sa conséquence.

"rappelons que dans le monde arabe certains réactions sont entretenus de par une situation économique "

C'est evidemment faux, mais vous êtes victime des poncifs de votre temps. En Tunisie, par exemple, la poussée Islamiste accompagne l'émergence de la classe moyenne. La france, qui a éradiqué la misère MEME en banlieue (à défaut de la pauvreté) est bien plus touché par ce fléau que la France des bidonvilles. Lecture sociologique et post-marxiste des faits nulle en non avenue.

"Et arrêter de croire qu'on possède la vérité seule et unique. "
Encore une jolie périphrase déstinée à servir de jocker à ceux qui n'ont pas de convictons. Le relativisme est un vice de l'esprit qui se porte bien en ces temps, mais il ne faut pas en abuser.

"rappelons que les anathèmes fruits de la peur ou de la haine sont aussi un moyen de rester bien tranquillement prisonniers de ses représentations "

Un classique de la novlangue, encore, qui sous couvert d'un appel au calme et à la raison fleure bon l'hôpital psychiatrique. Plutot que de se demander, en honnête homme, "mon contempteur a-til raison ou a-t-il tort? en quoi, le cas échéant, a-t-il tort?", la stucture mentale du tototaitaire lui suggère de se demander "pourquoi mon adversaire est malade, quel sentiment irrationnel l'habite, comment vais-je le soigner?".
Vous voyez bien qu'en matière de non-respect de l'autre, je ne suis, comparé à vous, qu'un amateur.

"Morale du troupeau là encore"

No comment

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Non, Messieurs les "soufis" guénoniens, le christianisme n'est pas une "religion du livre" !



Qu'est-ce qu'une "religion du livre" ? A l'évidence, il s'agit d'une religion en laquelle il est affirmé et cru que c'est dans un livre que se trouve consignée la parole de Dieu adressée aux hommes.

Plus précisément, cette appellation s'applique aux religions en lesquelles on considère que le livre est la forme unique, ou du moins la forme la plus parfaite, sous laquelle la parole de Dieu est adressée aux hommes (laissons de côté, ici, la question de savoir dans quelle mesure le monde créé lui-même peut être considéré comme une sorte de "livre" immédiat).

Tel est le cas du judaïsme et de l'islam : selon ces deux religions, la parole de Dieu consiste uniquement ou du moins par excellence en un discours, fait de mots et de phrases, qui fut adressée par Dieu à un certain nombre de prophètes (oralement presque toujours, mais aussi par écrit dans le cas des Tables de la Loi données à Moïse) puis consigné par écrit, par ces mêmes prophètes ou par d'autres hommes.

Aussi est-ce un livre qui, dans chacune de ces religions, constitue la référence ultime : non pas, certes, en ce sens que ce livre serait lui-même l'objet du culte et de l'adoration des fidèles, mais en ce sens que la foi consiste de fond en comble à croire vrai ce qui y est écrit.

Or il en va différemment dans le christianisme. Répétons-le : selon cette religion, la parole de Dieu a certes été adressée aux hommes sous la forme de discours, mais cette forme n'y est pas considérée comme la seule, ni surtout comme la plus haute et la plus parfaite. Le coeur même du christianisme consiste justement à croire que la parole de Dieu, après s'être fait discours, s'est faite homme ; que la matérialité qu'elle s'est donnée pour entrer dans le monde n'est pas seulement celle des mots (parlés ou écrits), mais aussi celle d'un corps d'homme vivant. Plus précisément, cette seconde forme revêtue par la parole de Dieu est considérée, dans le christianisme, comme dépassant, achevant et accomplissant la première, et donc comme étant incomparablement plus parfaite et plus complète que celle-ci.

Aussi, pour un chrétien, la référence ultime n'est pas quelque chose d'écrit, puisqu'à ses yeux ce n'est pas sous la forme d'un discours que la parole de Dieu a été adressée aux hommes de la façon la plus véritable et la plus accomplie. La Parole de Dieu existe avant tout comme un homme, cet homme est appelé Christ : le christianisme a pour centre et pour coeur la croyance dans la réalité de cette forme d'incarnation. Si donc le christianisme est religion « de » quelque chose, il ne peut être que la religion du Christ. Et le Christ n’est pas un livre.


Bien sûr, la vie du Christ et l'affirmation de sa divinité (c'est-à-dire l'affirmation du fait que le Christ est lui-même le Verbe de Dieu) sont elles-mêmes exposées dans un livre : le Nouveau Testament ; telle est du moins la foi des chrétiens.

Mais il ne faut pas s'y tromper : cela n'autorise en aucune façon à ranger le christianisme sous la catégorie "religion du livre". En effet, si ce qui précède est bien compris, il devient clair que le Nouveau Testament est le livre qui dit que ce n'est pas dans un livre que la parole de Dieu est pleinement exprimée.

C'est le livre qui dit qu'il ne faut pas s'arrêter au livre, et qui indique un au-delà du livre comme véritable mode d'expression de la parole de Dieu. Ou encore : le Nouveau Testament est la parole qui dit avec des mots que ce n'est pas avec des mots que la parole de Dieu s'exprime et existe en plénitude. En ce sens, ce livre possède un statut vraiment singulier, unique. Il n'est pas excessif de le considérer comme le dernier de tous les livres, puisque son contenu le plus profond consiste précisément à nier qu'un livre puisse être la forme vraiment adéquate de l'expression de la Parole de Dieu (et c'est pourquoi, quand l'islam opère un retour à l'idée que le discours est le mode indépassable d'expression de la parole de Dieu – qui plus est, en durcissant à l'extrême ce point de vue avec la doctrine de la "dictée" divine –, un chrétien ne peut y voir autre chose qu'une prodigieuse régression et une totale incompréhension de ce que dit le Nouveau Testament ).


Ainsi le chrétien, lui aussi, est tenu de croire ce qui est écrit dans un livre. Mais comme ce livre lui dit justement que ce n'est pas sous la forme d'un livre que s'exprime pleinement la parole de Dieu (mais sous celle d'un homme), alors, précisément parce qu'il croit que ce livre dit vrai, il refuse de voir en lui le fondement ultime de sa foi.

Ce n'est pas contradictoire, mais profondément logique : si le chrétien considérait le Nouveau Testament comme l'expression par excellence de la parole de Dieu, il montrerait justement par là qu'il n'a pas compris ce que ce livre lui dit ! Inversement, c'est pour respecter le contenu de ce livre que le chrétien considère ce livre comme étant une forme importante, mais secondaire et subalterne, de l'expression de la parole de Dieu. Bref : s'attacher exclusivement à ce livre, c'est le trahir ; relativiser son importance, c'est le respecter.

On aura donc compris que le rapport entretenu par le chrétien avec "son" livre est très différent du rapport que le musulman entretient avec le sien.

Pour le chrétien, le livre n'est qu'un support, un point d'appui pour s'élancer vers ce qui accomplit à la perfection tout livre possible, mais n'en est pas un : la personne de Jésus-Christ.

Non, décidément, le christianisme n'est pas une "religion du livre" ![1] Et quiconque penserait qu'il en est une montrerait, par là même, qu'il n'a à peu près rien compris au christianisme !



[1]. Cf. Catéchisme de l'Eglise catholique, § 108 p.43.

Ecrit par : Jude | mercredi, 14 février 2007

" Les intellectuels se réclamant de la confession musulmane répètent sans cesse que l'Islam est fraternité, paix et tolérance.

Ils ont certainement raison, mais ils n'ont aucun soutien théorique qui permette d'appuyer la plupart de leurs affirmations.

Les modérés veulent embellir l'image de leur religion mais ce qu'ils disent de l'Islam ne traduit qu'un souhait."

Soheib Bencheikh, Marianne et le Prophète, Paris, Grasset et Fasquelle, 1998, p.146.

Ecrit par : Soheib Bencheikh | mercredi, 14 février 2007

"Je me souviens d'avoir entendu le grand ethnologue Griaule [Marcel Griaule, 1898-1956] parler de l'islam :

ce qu'il reprochait à l'islam, c'est d'avoir introduit l'abstraction dans la vie religieuse des peuples primitifs et d'avoir remplacé une liturgie par un code.

Il lui reprochait d'avoir introduit parmi ces populations un monothéisme appauvri puisqu'il réduit l'unité à son sens arithmétique. Il lui reprochait d'avoir déraciné des populations tribales d'une complicité universelle avec le réel concret, avec la vie où qu'elle soit, visible ou invisible.

Je ne suis pas sûr que, pour Griaule, la religion du Livre ait été une supériorité, précisément parce que le Livre n'est pas la Vie. Je ne suis pas loin de le croire moi-même. Un livre est une prison de signes abstraits. Si la Bible est sacrée, c'est qu'elle transcrit la Parole vivante et créatrice de Dieu.

A l'Origine, il n'y a pas le Livre ; à l'Origine, il y a la Parole, le Verbe, et la Parole est en Dieu et la Parole est Dieu".


"Jésus-Christ (...) nous a révélé la vie intime de Dieu, la circulation intérieure de sa vie entre trois Personnes concrètes, contemporaines dans l'éternité : le Père, le Fils et l'Esprit Saint.

Rien n'est plus concret que la communion de ces trois Personnes entre elles à l'intérieur de leur harmonie consubstantielle (...). L'Unité de Dieu, l'islam la conçoit comme une unité arithmétique, qui ne saurait être divisée sans être amoindrie.

Jésus-Christ nous révèle cette Unité de Dieu, comme Monade transcendante, vivante à l'extrême avec toutes les caractéristiques de la vie, qui sont d'abord la fécondité de la reproduction et l'amour.

La Monade transcendante est une cellule familiale, qui ne peut rien perdre ni de sa transcendance, ni de son unité de nature : cette unique nature divine se déverse intégralement de l'une à l'autre des trois Personnes, sans jamais rien dissiper de sa totalité".

R.-L. Bruckberger, La Révélation de Jésus-Christ, Paris, Grasset, 1983, pp. 233 ; 253-254.

Ecrit par : Bruckberger | mercredi, 14 février 2007

"Je me souviens d'avoir entendu le grand ethnologue Griaule [Marcel Griaule, 1898-1956] parler de l'islam :

ce qu'il reprochait à l'islam, c'est d'avoir introduit l'abstraction dans la vie religieuse des peuples primitifs et d'avoir remplacé une liturgie par un code.

Il lui reprochait d'avoir introduit parmi ces populations un monothéisme appauvri puisqu'il réduit l'unité à son sens arithmétique. Il lui reprochait d'avoir déraciné des populations tribales d'une complicité universelle avec le réel concret, avec la vie où qu'elle soit, visible ou invisible.

Je ne suis pas sûr que, pour Griaule, la religion du Livre ait été une supériorité, précisément parce que le Livre n'est pas la Vie. Je ne suis pas loin de le croire moi-même. Un livre est une prison de signes abstraits. Si la Bible est sacrée, c'est qu'elle transcrit la Parole vivante et créatrice de Dieu.

A l'Origine, il n'y a pas le Livre ; à l'Origine, il y a la Parole, le Verbe, et la Parole est en Dieu et la Parole est Dieu".


"Jésus-Christ (...) nous a révélé la vie intime de Dieu, la circulation intérieure de sa vie entre trois Personnes concrètes, contemporaines dans l'éternité : le Père, le Fils et l'Esprit Saint.

Rien n'est plus concret que la communion de ces trois Personnes entre elles à l'intérieur de leur harmonie consubstantielle (...). L'Unité de Dieu, l'islam la conçoit comme une unité arithmétique, qui ne saurait être divisée sans être amoindrie.

Jésus-Christ nous révèle cette Unité de Dieu, comme Monade transcendante, vivante à l'extrême avec toutes les caractéristiques de la vie, qui sont d'abord la fécondité de la reproduction et l'amour.

La Monade transcendante est une cellule familiale, qui ne peut rien perdre ni de sa transcendance, ni de son unité de nature : cette unique nature divine se déverse intégralement de l'une à l'autre des trois Personnes, sans jamais rien dissiper de sa totalité".

R.-L. Bruckberger, La Révélation de Jésus-Christ, Paris, Grasset, 1983, pp. 233 ; 253-254.

Ecrit par : Bruckberger | mercredi, 14 février 2007

" Quiconque lit le Coran, en connaissant déjà bien l'Ancien et le Nouveau Testament, percevra clairement le processus de réduction dont la Révélation divine y est l'objet.

Il est impossible de ne pas être frappé par l'incompréhension qui s'y manifeste de ce que Dieu a dit de Lui-même, d'abord dans l'Ancien Testament par les prophètes, ensuite de façon définitive dans le Nouveau Testament par son Fils.

Toute cette richesse de l'auto-révélation de Dieu, qui constitue le patrimoine de l'Ancien et du Nouveau Testament, a été, en fait, laissée de côté dans l'islam".

Jean-Paul II, Entrez dans l'espérance, Paris, Plon-Mame, 1994, p.152.

Ecrit par : Jean-Paul II | mercredi, 14 février 2007

"Les modérés veulent embellir l'image de leur religion mais ce qu'ils disent de l'Islam ne traduit qu'un souhait."

Un souhait que du reste ils ne font que mine d'exprimer.
Ils se livrent au numéro des flics, avec un bon et un méchant. "Nous condamnons les Islamistes, mais ne les provoquez pas avec des caricatures", en language policier ça donne "J'ai calmé mon collègue, mais passez à table, je ne le tiens plus".

Pour s'en convaincre, ils suffit de remonter les réseaux de financement de cette secte géante, qui vont tous de Clichy ou Venissieux jusqu'aux frères Musulmans.

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Monsieur Al-nafs khalâs, vos démonstrations guénoniennes peuvent paraître séduisantes, et sont une réplique mimétique des affirmations mille fois entendues chez les actuels disciples du maître du Caire, à savoir nous sommes tous "frères en Abraham" et devons communier au même Dieu, or ces assertions rapides sont absolument fausses du point de vue théologique comme une rapide examen le démontre aisément :


Pour les musulmans: Abraham est l'exemple même du croyant, il est le modèle du soumis à Dieu; modèle que tout musulman doit suivre. "Dis: Dieu a manifesté sa vérité! Suivez la religion d'Abraham, monothéiste sincère, qui ne fut point polythéiste" (S3,95). En ce sens, Abraham est déjà un musulman. Aussi le Prophète Mahomet ne fait que redire ce qu'avait transmis Abraham à sa descendance. Or, si Dieu a béni Abraham en lui octroyant une nombreuse descendance, cette descendance elle-même doit se soumettre et non pas se réclamer par la race de l'élection divine. Dieu leur a donné par Abraham la vraie religion, et c'est tout ce qui importe, car "Abraham n'était ni juif ni chrétien, mais un monothéiste convaincu et soumis à la volonté de Dieu" (S3,67). L'attachement à Abraham est donc moins le fait d'une lignée raciale que cette valeur acquise par l'adoption de la vraie foi: "Ceux qui ont le plus le droit à se réclamer d'Abraham sont ceux qui l'ont suivi et en particulier le Prophète Mahomet et les musulmans. Dieu est le protecteur des croyants" (S3,68). "Dieu est le protecteur des croyants" et non pas d'une unique race issue d'Abraham par son fils Isaac. Voir l'article Sainte Vierge.

Pour les chrétiens: "contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, lui, dont l'épouse Sarah était vieille et stérile, comme fruit de la foi et de la puissance de l'Esprit Saint. En cette descendance seront bénis toutes les nations de la terre. Cette descendance sera le Christ en qui l'effusion de l'Esprit Saint fera l'unité des enfants de Dieu" (Catéchisme de l'Eglise Catholique, n°706, -1992-). Selon la promesse faite par Dieu à Abraham d'une descendance, le Christ est donné en son sein. Mais, dès lors, avec le Christ, la descendance d'Abraham est élargie à toutes les races et le salut du Fils de Dieu offert à tous les hommes. Le Christ devait naître parmi un peuple, et Dieu a choisi la descendance d'Abraham pour que Son Fils soit reçu au sein de l'humanité. Cette descendance d'Abraham dont est issu le Christ est Israël. Cependant, et loin d'enfermer l'élection en un seul peuple, Dieu par Son Christ a voulu sauver tout homme.

Commentaire: une tendance actuelle, farcie d'un œcuménisme arbitraire, et largement répandue dans les milieux chrétiens, tend à faire d'Abraham le "Père des croyants", que ces derniers soient juifs, chrétiens ou musulmans, ce qui permettrait de les réconcilier autour d'une figure fondatrice commune. Or, du point de vue chrétien, le "Père des croyants" n'est pas Abraham mais l'Esprit Saint qui donne la foi! Quant aux musulmans, ils ne sauraient laisser croire qu'Abraham fût le fondateur de l'Islam. En effet, "du point de vue musulman, il faut garder à l'esprit qu'Abraham est musulman, au même titre qu'Adam, Noé, Moïse et Jésus.
Bien loin que Mahomet ait eu la foi d'Abraham, c'est Abraham qui a eu la foi de Mahomet. La vérité, selon le Coran, est donnée toute entière dès le premier jour et dès le premier homme. Il n'est donc pas concevable qu'Abraham ait possédé une foi inchoative d'où pouvait sortir la Thora juive, l'Evangile chrétien et le Coran" (Alain Besançon, Trois tentations dans l'Eglise, -1996-).

De la sorte, on ne peut invoquer Abraham comme dénominateur commun aux trois religions juive, chrétienne et musulmane sans trahir le sens même de ces religions.

Abraham n'a pas inventé la foi dans le monothéisme. Cette foi, il l'a reçue de Dieu. Son mérite, toutefois, est de l'avoir accueillie avec bonne grâce et espoir.

Ecrit par : Mundilfari | mercredi, 14 février 2007

Félix,


Avec un empressement jubilatoire vous écrivez : "Pour aller dans votre sens Al-nafs Khalâs, devant admettre la pertinence de votre analyse, reconnaissons que s’il est une figure symbolique où peuvent se rencontrer le christianisme et l’islam, c’est bien celle de la Vierge Marie, de Maryam, mère de Jésus (‘Isâ). "

Je dois vous dire que je suis beaucoup moins confiant que vous ne l'êtes en cette réalité de la "rencontre" autour de la figure de la Vierge Marie entre le christianisme et l'islam.

Pourquoi ?

Pour les musulmans: d'après le Coran, Marie est la Mère de Jésus, enfant qu'elle a reçu, vierge, directement de la puissance de Dieu. "Nous soufflâmes sur elle Notre Esprit", explique Allah (Sourate 21,91).
Nul homme n'est intervenu charnellement dans la naissance de Jésus; naissance qui procède d'une intervention directe d'éternité (le "Kun").
Toutefois, et cela n'est pas négligeable, si la mère et l'enfant sont de la sorte tout à fait purs, ils n'en sont pas moins des mortels.

Pour les chrétiens: Marie, toujours vierge, est la mère du Verbe incarné; elle est la Théotokos, la "Mère de Dieu". Sa maternité virginale témoigne, tout à la fois, de l'incarnation de Dieu en elle et de la divinité de l'enfant Jésus, car le Christ est à la fois Dieu et homme. La naissance virginale de Jésus est donc pour les chrétiens un signe manifeste de sa divinité.

Points d'achoppement: on retrouve, ici, entre chrétiens et musulmans, la même limite que celle établie pour Jésus.
L'immaculée conception de Marie et la naissance virginale de Jésus sont reconnues par le Coran, mais elles ne sauraient dans ce cas prêter à confusion sur la nature de Jésus: pour l'Islam, quoique Dieu ait mis en lui sa bénédiction, il demeure un homme, et seulement un homme.
Jésus est soumis à Allah, tout comme le fut Marie. Dans le Coran, Marie n'a pas à faire de choix, elle est soumise d'office à la volonté souveraine d'Allah.

Tout différemment, dans l'Evangile de Saint Luc (Luc 1.26-38), le "Fiat" de Marie, c'est-à-dire son libre consentement, est irremplaçable: il rachète la désobéissance d'Eve et ouvre la voix du salut à l'humanité en donnant le Christ Jésus au monde. Pour les musulmans, le "Fiat" de Marie n'a aucun sens, car il n'y a, dans l'Islam, ni péché originel ni libre arbitre de la créature face à Dieu.

On mesurera, dès lors, combien l'Immaculée Conception se trouve dans les deux religions sans autre correspondance qu'une vague notion de pureté, au-delà de laquelle tout se révèle être en opposition.

Mais demandons-nous pourquoi donc le Coran insiste-t-il sur la naissance virginale de Jésus?:

Nous avons vu que ce n'était certainement pas pour souligner la divinité du Christ, ce contre quoi les musulmans cherchent à tout prix à se défendre.
De fait, cette insistance du Coran au sujet de la maternité virginale de Marie, qui chez les chrétiens a si bon écho, - à tel point que ces derniers imaginent un peu vite que les musulmans seraient des chrétiens qui s'ignorent - , a pour raison un différend, non pas sur la nature de Jésus, mais sur la question de l'élection du peuple de Dieu.

Si les chrétiens se sentent à l'aise en parcourant ces versets du Coran, c'est parce que ces versets ne les visent pas eux, mais bien plutôt les juifs. En effet, en prouvant qu'un béni de Dieu, qu'un Prophète de surcroît, Jésus, est né, non pas de la chair mais de la puissance même de Dieu, le Coran apporte la preuve que l'élection du peuple de Dieu n'appartient pas aux seuls juifs dépositaires de la promesse faite à Abraham, mais qu'elle est offerte à tous les hommes qui se soumettent.

Nous touchons, ici, à l'antisémitisme du Coran tout comme à celui des juifs qui font des descendants d'Ismaël, c'est-à-dire des Arabes, des gens exclus de la promesse.
Pour les rabbins, seul Isaac hérite d'Abraham la bénédiction de Dieu, et à sa suite le peuple juif en personne et uniquement.

C'est à cet antisémitisme anti-ismaëlien que le Coran oppose un autre antisémitisme visant la descendance d'Isaac. Sur la question de l'appartenance au peuple de Dieu, l'Islam dénonce, en effet, par la conception virginale de Marie, l'appropriation charnelle par Israël du titre de peuple élu. Car si un homme venu de Dieu ne le fut pas selon la chair d'Isaac, c'est bien là la preuve que l'élection n'est pas enfermée dans la transmission de la race juive.

Ce qui est donc en jeu dans le Coran au sujet de l'immaculée Conception, c'est "l'encastrement du dessein de Dieu dans la lignée exclusivement charnelle d'Isaac, au détriment non seulement des autres descendants d'Abraham, mais de tous les hommes au mépris des adeptes de la foi d'Abraham.

Il s'agit en fin de compte d'une telle assimilation de la race juive au dessein de Dieu, que l'attitude religieuse qui en résulte confine, selon le Coran, à l'idolâtrie... Aussi est-ce à l'égard de cette "carnalisation" extrême du dessein de Dieu sur son peuple que le Coran brandit le signe vengeur de la conception virginale de Jésus" (Youakim Moubarac, l'Islam, in Bilan de la théologie au XX° siècle, T1,-1969-).

Vous voyez, Félix, que nous sommes bien loin de pouvoir affirmer en la "similarité" des croyances que vous espériez découvrir entre le christianisme et l'islam, faisant le bonheur certes de M. Al-nafs Khalâs qui ne demande pas mieux afin de répendre ses visions guénoniennes au sujet de la prétendue "unité transcendante des religions", fort suspecte et largement discutable puisqu'elle se trouve souvent être une unité par le bas, rayant d'un trait de plume le Golgotha et la Croix, non dans son hasardeux symbolisme, mais son ineffable "Mystère".

Ecrit par : Mundilfari | mercredi, 14 février 2007

Monsieur Mundilfari,



Vous cherchez visiblement, derrière une érudition démonstrative, à repérer ce qui, dans les positions entre christianisme et l’islam, divise, alors que mon discours a pour but, à la suite de René Guénon, de tendre à « l’unité » de la foi et donc de l’espérance afin d’établir une authentique communion sur les bases de la « Tradition » universelle et primordiale.

Il me semble superflu de vous rappeler qui est celui qui se cache derrière le nom du « diviseur » dont vous vous faites, non sans déployer un savant appareil argumentaire, l’habile et efficace propagandiste.

Regardez bien plutôt en quoi nous participons du même Dieu Créateur et sommes, ensemble, placés au sein de l’identique œuvre de Création.

Cela est bien plus profitable pour la pureté du cheminement spirituel et de notre rapport à Dieu. Tournez-vous vers les fondements de « l’Un » et vous verrez naturellement les voiles qui obscurcissent vos yeux s’écarter pour vous donner d’accéder à la plénitude de l’ultime Révélation qui clôt le cycle temporel du présent âge.

Al-hamdou lillahi rabbil 'alamin

Ecrit par : Al-nafs Khalâs | mercredi, 14 février 2007

CITATION DU JOUR

« Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix.
Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps.
Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la Police Nationale.
Partout, de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. »

Azouz Begag , soi-disant actuel Ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances ...

Ecrit par : CITATION DU JOUR | mercredi, 14 février 2007

"Il me semble superflu de vous rappeler qui est celui qui se cache derrière le nom du « diviseur » dont vous vous faites, non sans déployer un savant appareil argumentaire, l’habile et efficace propagandiste."

Pour que nous soyons divisés avec les Mahométans, il aurait fallu qu'un seul jour nous soyons unis.
L'Islam incarne la division depuis l'égire, puisqu'elle a fondé ses conquêtes sur l'indulgence des populations conquises, toutes convertis alors à des versions hérétiques du Christianisme. 1400 ans plus tard, les mêmes adeptes d'une conception dégénérée du Christianisme,(qu'ils soient Cathos progressistes ou à l'inverse attachés à la tradition comme des idolâtres à une pierre, Post-Marxistes ou Bourdieusien eux aussi appartenant au panthéon de l'hérétisme, comme l'a démontré Philippe Muray) sont en proie à une étrange fascination devant l'Islam, qui est donc le point de rencontre de tous les porteurs de division.

Plus prosaïquement, il faudrait dire aux Chrétiens du Darfour du Kosovo ou d'indonésie qu'il nous faut chercher des points communs avec leurs égorgeurs.
Mensonge, parole doucereuse pour endormir l'infidèle, habit de lumière, comme le diviseur justement. Gardez pour vous vos versets sataniques!

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Monsieur Al-nafs Khalâs,



J'ai bien peur de ne pouvoir vous suivre dans votre émouvant et vibrant plaidoyer en faveur de l'identité de ce que représente la "Création" pour un chrétien et un musulman, et donc être dans l'incapacité à adhérer à votre hypothèse cherchant à nous enjoindre à nous adresser au "même" Dieu dans le cadre du cheminement spirituel, voire initiatique ou "ésotérique" si vous préférez.

Il y a sur ce point des différences essentielles que je souhaite vous rappeler afin de vous réveiller, s'il se peut, de vos rêves consolants mais cependants inexacts que vous avez reçus d'une hâtive lecture de René Guénon, lui-même, pour votre décharge, ayant grandement erré en ces domaines où il formula, non sans se draper dans une autorité aujourd'hui mise à mal, des erreurs gravissimes qui, hélas, continuent de faire parfois office de doctrine "indépassable" alors même que tout démontre les radicales méprises qu'elle soutient en de nombreux points importants, principalement en ses thèses majeures (loi des cycles, Tradition primordiale, doctrine des avâtaras, Roi du Monde, Centre caché, etc.)

Mais revenons à l'idée de Création à partir de laquelle vous vouliez nous réunir lors d'un précédant message en une seule "Foi", avec une infinie amabilité qui, néanmoins, manifeste quelques oublis significatifs que je veux vous remettre en mémoire afin de dissiper les douceâtres illusions dont vous entourez votre discours.

Pour l'islam Dieu a formé le monde en 6 jours et sans fatigue. "Dieu créa le soleil, le ciel, la mer, la terre, et n'est point fatigué de leur création" (Koran). Allah, donc, crée et recrée sans fatigue ni besoin de repos. Il ne se désintéresse pas de sa création, dont Il recrée d'instant en instant l'ouvrage.

D'autre part, et bien plus grave sur le plan métaphysique, Dieu étant omnipotent, rien n'échappant à sa volonté, toute chose existante est par Lui.
Ce qui implique que Dieu est également l'auteur du mal, le mal ne pouvant être une autre puissance à côté de Dieu.
Pour l'Islam, Dieu a aussi créé le mal: "Si le mal existait indépendamment de la volonté de Dieu, ce dernier serait impuissant; or un être impuissant ne peut être Dieu. En effet, il ne peut y avoir dans la demeure de Dieu quelque chose qu'il ne désire pas ou qu'il ignore" (Cheik Adi Musafir, Conseils à Qa'id et Admonitions au Calife, XII° siècle).
Toutefois, cette insistance sur la toute puissance de Dieu qui a créé le Mal comme toute chose dans le monde pose aux musulmans l'épineux problème de la prédestination et du libre arbitre des créatures.

Ainsi le Diable, en tant que tel, est une créature de Dieu.

A la notable différence pour les chrétiens, Dieu a créé le monde en six jours et s'est reposé le septième: "Au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création" (Genèse 2.2-3).

Le repos de Dieu le septième jour implique deux choses: la première, c'est que ce jour est donné pour Lui-même et que les créatures sont invitées à se tourner vers Dieu en laissant leurs travaux du reste de la semaine, pour se consacrer à rendre grâce et à jouir du don de la création dans sa contemplation.

La seconde chose, c'est que le monde est livré à des lois, et que le monde, depuis le septième jour, fonctionne selon ces lois de manière autonome. La création est terminée et la nature possède ses lois.

Quant au mal, du point de vue métaphysique, celui-ci n'a aucune valeur "d'être", ni aucune origine dans l'acte créateur. Le mystère du mal, qui se pose comme un déni de la bonté créatrice de Dieu, ne peut être envisagé que douloureusement par les chrétiens. "Dieu n'a pas créé la mort", mais "c'est par l'envie du Diable que la mort est entrée dans le monde" (Sagesse, 1.13 et 2.24).

Or, si le "Diable" a été créé bon, il est devenu mauvais par la perversion de sa libre volonté en ne choisissant pas Dieu. Ceci est un mystère terrifiant, contre lequel se dresse, précisément M. Al-nafs Khalâs, le sublime mystère de la Croix.

De la sorte un premier différend oppose chrétiens et musulmans quant au respect du jour sanctifié. En effet, pour les musulmans, "pourquoi respecter le repos du sabbat puisqu'Allah a créé le monde sans fatigue et n'a pas eu besoin de repos le septième jour?" (R. Le Coz, Ecrits sur l'Islam, -1992-).

Chômer le dimanche revient à disqualifier Dieu de Sa création.

Cependant, la principale divergence concerne l'origine du Mal: que le chrétien dise: "Dieu n'a pas créé le mal", le musulman réplique: "ton Dieu n'est pas tout puissant!"; que le musulman dise: "Dieu a tout créé, même le mal", le chrétien de rétorquer: "il n'y a pas de libre arbitre!".

Ainsi, dans un cas, l'existence du mal témoigne du libre arbitre des créatures capables de s'éloigner de Dieu, mais ampute Celui-ci d'un pouvoir absolu sur ces dernières; dans l'autre cas, l'existence du mal atteste que Dieu fait ce qu'Il veut, mais écrase la créature sous le poids de la fatalité.

En ce cas nous ne nous trouvons plus vraiment en présence du "même" Dieu, ni du même concept de Création M. Al-nafs Khalâs, et il est bien difficile, face à deux visions métaphysiques que tout oppose, de pouvoir les réunir sous une vague prétentation à "l'Unité" singulièrement indigente, car non respectueuse de ce qui fait la différence entre le "Tout Puissant" de l'aveugle et impitoyable fatum vétéro-testamentaire qui, dans l'islam, qui va plus loin encore que le judaïsme sur ce point afin de ne lui enlever aucune part de sa "Puissance" est regardé (ce qui est proprement inacceptable pour un disciple du Christ) comme l'auteur du Mal, et le magnifique Mystère de liberté et de Charité qui caractérise, dans sa Bonté infinie, le Dieu d'Amour.

Ecrit par : Mundilfari | mercredi, 14 février 2007

un joli mot de Louis Ferdinand Céline :

"L'art des intellectuels c'est de tourner autour du pot - esquisser l'essentiel, branler l'accessoire."

Ecrit par : Nebo | mercredi, 14 février 2007

@Mundifari

très bien.

"Ceci est un mystère terrifiant, contre lequel se dresse, précisément M. Al-nafs Khalâs, le sublime mystère de la Croix."

C'est bien ça qui motive l'hérétique:ils sont fatigués par ce mystère. Ca fait deux mille ans que ça dure. De Marcion à Gaillot, pourrait on dire.

Voilà pourquoi Aloïs, Farouk, "le vagabond", en débit du fait qu'ils ont été ici écrasés et ridiculisés, incapables qu'ils sont de développer le moindre argument, préféreront s'entêter. L'unité des croyants est une morphine trop puissante pou ceux qui sont effrayés par le mystère. Plus ou moins inconsciemment, (totalement pour ce pauvre Aloïs), ils savent qu'au fond cette mélasse théologique va les débarasser de ce fardeau.

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

Mundifari,




Vous vous targuez d'une certaine connaissance spirituelle, peut-être même d'une approche savante et érudite, ce qui semble être le cas, dans les domaines de la théologie et de l'ésotérisme.

Cependant, magré votre bonne volonté, vous ne pouvez authentiquement vivre votre rapport à l'exotérisme et à l'ésotérisme dans ce qui reste des lamentables haillons du christianisme en totale perte de qualification traditionnelle dans ces versions latine ou orientale.

C'est pourquoi, comme sut le rappeler fort justement René Guénon auquel je vous réfère même si vous semblez, hélas, ne plus trop lui conférer d'autorité :

« De toutes les doctrines traditionnelles, la doctrine islamique est celle où est marquée le plus nettement la distinction de deux parties complémentaires l’une de l’autre . La première est la Shariya (le chemin extérieur) et la seconde la Haqîqa (la « vérité » intérieure). On les compare souvent, ajoute-t-il, pour exprimer leur caractère respectivement « extérieur » et « intérieur », à
l’« écorce » et au « noyau ».

( René Guénon, Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le taoïsme)

Faute de disposer encore aujourd'hui dans un Occident, matérialiste, blasphématoire et athée, de "l'écorce" et du "noyau", vous ne pouvez qu'être réduit à l'errance pitoyable en attente des lumières de la Révélation reçue par Mahommet qui a vocation, précisément et c'est ce qui fait sa valeur et son importance, à clore le cycle historique en s'imposant comme l'ultime alternative de redressement spirituel en cette fin d'âge sombre.



Barakallahou fikh

Ecrit par : Amadh al-farouk | mercredi, 14 février 2007

Tiens revoilà le chamelier poseur de bombe. Son dhimmi ne vas pas tarder. Il n'a pas été assez ridiculisé, il en veut encore?

"Il vous faut savoir qu'Aloïs, ridicule illét(t)ré, est un prénon(m) masculin "

Tartuffe, ça prend bien deux FF, rassurez-moi?

40 posts qu'il nous tartine de SA tradition sans préciser ce qu'elle recouvre! Un véritable moulin à slogan!

Ecrit par : XP | mercredi, 14 février 2007

M. Mundilfari,



Vous pouvez ergoter pendant des siècles avec un savoir significatif, mais il vous est impossible de nier les impératifs du temps !

En effet, on le constate aisément, la désacralisation généralisée conduit à cette triste choséification de l'espace physique naturel, et la pseudo expérience religieuse chrétienne, désormais débarrassée de tout ancrage fécond, n'est plus ouverte sur la Transcendance ; elle n'est plus qu'une expérience strictement privée, réduite, individuelle entre un homme et son Dieu.

Dans un tel appauvrissement de la vie religieuse, le monde, n'est plus perçu comme l'oeuvre de Dieu, et la foi disparaît peu à peu.

Contrairement aux autres religions traditionnelles orientales, et en particulier l'Islam, le christianisme moderne est, dans une certaine mesure, responsable de cette désacralisation, parce qu'il prèche le renoncement au monde et ne lui accorde, par conséquence, aucune importance métaphysique véritable.

Le christianisme médiéval avait su conserver relativement intactes les grandes doctrines
ésotériques, notamment dans les gildes de bâtisseurs de cathédrales, chez les Fedeli d'amore (auxquels appartenait Dante; cf., à ce propos, René Guénon, Aperçus sur l'ésotérisme chrétien, Editions traditionnelles, Paris, 1988), dans les cercles hermétiques de tradition pythagoricienne.

Ce christianisme européen médiéval possédait sa science sacrée des objects matériels, capables de conduire l'âme, depuis les ténèbres de la materia
prima, vers la luminosité du monde intelligible.

Mais aujourd'hui tout cela est fini, l'Occident est vidé de son essence et il ne lui reste plus, comme dernière alternative avant de disparaître sous le matérialisme, la domination vasalisée de la civilisation du Coca-Cola et la fausse spiritualité que dispensent les forces de contre-tradition, que de se tourner sans tarder vers l'enseignement et la Sagesse éternelle de l'Orient qui conserve, heureusement, la mémoire de l'authentique Tradition.

Ecrit par : Al-nafs Khalâs | mercredi, 14 février 2007

XP,

Pauvre Mickey, les évangélistes américains ne vous ont pas laissé beaucoup de cervelle, mais rassurez-vous, l'Oncle Sam sait récompenser comme il se doit ses valets - on vous trouvera un joli petit rôle de gracieux de figurant dans le futur parc de loisir mondial que vos amis nous préparent - celui de poubelle vous conviendra à merveille à l'entrée des toilettes, tant vous exalez l'immondice, puant collabo.

Ecrit par : Amadh al-farouk | jeudi, 15 février 2007

Il n'y a pas a dire, ce malade qui s'est ridiculisé vingt fois dans cette note, à savoir XP, qui ne sait pas écrire une ligne sans une faute avec une syntaxe pitoyable, et alors même que nous pouvions profiter de contributions de qualité, a le don, en parfait imbécile, d'élever le débat !

Un idiot doublé d'un abruti !

Comme disait Audiart les cons ça osent tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît !

Ecrit par : Aloïs | jeudi, 15 février 2007

Sourate Ayyat al-koursi


"Allah! Point de divinité à part Lui, Le Vivant,
Celui qui subsiste par lui-même "Al-Qayyoûm".
Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent.

À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission?
Il connaît leur passé et leur futur.
Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son trône "Koursi", déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine.
Et Il est le Très Haut, le Très Grand."

Ecrit par : Amadh al-farouk | jeudi, 15 février 2007

"Suivez uniquement le Coran ;
ce que vous y trouverez autorisé,
prenez-le comme autorisé,
et ce que vous y trouverez interdit, prenez-le comme interdit.".
Mais en vérité, ce que le messager de Dieu a interdit, c'est comme si Dieu l'avait interdit".

(Sounnah Abou Daoud)

Ecrit par : Amadh al-farouk | jeudi, 15 février 2007

Je vous livre une sourate particulièrement appréciée de René Guénon :



Sourate 87
AL-ALA (LE TRES-HAUT)



Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut,

2. Celui Qui a crée et agencé harmonieusement,

3. qui a décrété et guidé,

4. et qui a fait pousser le pâturage,

5. et en a fait ensuite un foin sombre.

6. Nous te ferons réciter (le Coran), de sorte que tu n'oublieras

7. que ce qu'Allah veut. Car, Il connaît ce qui paraît au grand jour ainsi que ce qui est caché.

8. Nous te mettrons sur la voie la plus facile.

9. Rappelle, donc, où le Rappel doit être utile.

10. Quiconque craint (Allah) s'[en] rappellera,

11. et s'en écartera le grand malheureux,

12. qui brûlera dans le plus grand Feu,

13. où il ne mourra ni ne vivra.

14. Réussit, certes, celui qui se purifie,

15. et se rappelle le nom de son Seigneur, puis célèbre la Salat.

16. Mais, vous préférez plutôt la vie présente,

17. alors que l'au-delà est meilleur et plus durable.

18. Ceci se trouve, certes, dans les Feuilles anciennes,

19. les Feuilles d'Abraham et de Moïse.

Ecrit par : Abdourrahmanne | jeudi, 15 février 2007

Merci Addourrahmanne, mais une Sourate me semble également bienvenue portant sur la place de Noé qui fut considérée dans un commentaire comme relative sur le plan de l'Islam, ce qui est une erreur manifeste, chacun pourra donc s'en faire ainsi une idée et comprendre le rattachement spécial à la Tradition post-diluvienne que soulignait Guénon dans l'enseignement du Coran :

Sourate 71
NUH (NOE)


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Nous avons envoyé Noé vers son peuple : "Avertis ton peuple, avant que leur vienne un châtiment douloureux".

2. Il [leur] dit : "Ô mon peuple, je suis vraiment pour vous, un avertisseur clair,

3. Adorez Allah, craignez-Le et obéissez-moi,

4. pour qu'Il vous pardonne vos péchés et qu'Il vous donne un délai jusqu'à un terme fixé. Mais quand vient le terme fixé par Allah, il ne saurait être différé si vous saviez!"

5. Il dit : "Seigneur! J'ai appelé mon peuple, nuit et jour.

6. Mais mon appel n'a fait qu'accroître leur fuite.

7. Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux.

8. Ensuite, je les ai appelés ouvertement.

9. Puis, je leur ai fait des proclamations publiques, et des confidences en secret.

10. J'ai donc dit : "Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur,

11. pour qu'Il vous envoie du ciel, des pluies abondante,

12. et qu'Il vous accorde beaucoup de biens et d'enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières.

13. Qu'avez-vous à ne pas vénérer Allah comme il se doit,

14. alors qu'Il vous a créés par phases successives?

15. N'avez-vous pas vu comment Allah a créé sept cieux superposés

16. et y a fait de la lune une lumière et du soleil une lampe?

17. Et c'est Allah qui, de la terre, vous a fait croître comme des plantes,

18. puis Il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement.

19. Et c'est Allah qui vous a fait de la terre un tapis,

20. pour que vous vous acheminiez par ses voies spacieuses".

21. Noé dit : "Seigneur, ils m'ont désobéi et ils ont suivi celui dont les biens et les enfants n'ont fait qu'accroître la perte.

22. Ils ont ourdi un immense stratagème,

23. et ils ont dit : "N'abandonnez jamais vos divinités et n'abandonnez jamais Wadd, Suwaa, Yagout, Yaouq et Nasr .

24. Elles [les idoles] ont déjà égaré plusieurs. Ne fais (Seigneur) croître les injustes qu'en égarement.

25. A cause de leurs fautes, ils ont été noyés, puis on les a fait entrer au Feu, et ils n'ont pas trouvé en dehors d'Allah, de secoureurs".

26. Et Noé dit : "Seigneur, ne laisse sur la terre aucun infidèle.

27. Si Tu les laisses [en vie], ils égareront Tes serviteurs et n'engendreront que des pécheurs infidèles.

28. Seigneur! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyante, ainsi qu'aux croyants et croyantes; et ne fait croître les injustes qu'en perdition".

Ecrit par : Al-nafs Khalâs | jeudi, 15 février 2007

@Alöis

qu'est-ce que j'avais dit! Elle est là!

"Comme disait Audiart." Non, Audiard, tartuffe!

"Il n'y a pas a dire, ce malade qui s'est ridiculisé vingt fois dans cette note, à savoir XP, qui ne sait pas écrire une ligne sans une faute avec une syntaxe pitoyable"

J'ai pris la peine de développer de nombreux arguments (notamment sur les raisons profonde de ton attirance pour le dialogue avec les musulmans) auquel ni toi ni ton maître n'avez apporté le plus petit début de réponse. Ergo, c'est donc vous qui êtes ridiculisés. Répondre à des arguments par des insultes ou par un relevé des fautes de claviers, c'est précisément cela, se ridiculiser dans une "dispute".

Pour ce qui est de ma synthaxe, je t'ai suggéré d'aller sur mon blog pour tu comprennes ce qu'est la littérature, et je te le redis, si tu trouves ma syntaxe mauvaise, c'est bien que tu n'as pas du lire gand chose, mon petit.

Je te lance un défi: trouves dans ma prose trois de mes arguments et contestes les sérieusement. Tu le relèves ou tu te casses, mon garçon.

Farouk, Il n'y a pas de valet des USA! Ce genre de rapport n'existe pas chez les gens civilisés. Allié, sans doute, mais pas d'avantage!

Et puis, quand bien même ce serait le cas, je préfére être sous la santiag texane que sous la babouche d'Alquaïda.

Si ce qu'à Dieu ne plaise nous étions en terre d'Islam,les prosélytes Chrétiens se feraient égorger sans que tu n'y trouves rien à dire. Donc, quand tu prends la parole pour nous vendre ta merde, tu nous prend pour des cons, tu ruses.

Mais moi je te dis tranquillement que notre réponse sera foudroyante. Guantanamo n'est qu'un galop d'essai.

Ecrit par : XP | jeudi, 15 février 2007

Notre réponse ne peut être foudroyante car tout ce qui est foudroyant ne sert à rien!
Je crois plus au travail fait par certains catholiques de France qui résistent, qui oeuvrent pour le Christ et la Traddition; l'Institut du Bon Pasteur par exemple.

Ecrit par : SPOK | jeudi, 15 février 2007

ha ha :

http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/02/15/let-s-have-a-party-and-get-some-fun-in-dar-al-harb.html

Ecrit par : Warled al Glawouiï & Mouloud bin sarahoui | jeudi, 15 février 2007

M. Al-nafs Khalâs,


Je ne crois pas pouvoir vous suivre lorsque vous prétendez vous référer à une "continuité" de la Révélation pour ce qui concerne l'apparition de l'islam et la réception/ transmission du Coran par Mahommet, nous faisant obligation de le recevoir comme l'ultime "enseignement" donné aux hommes par Dieu adapté à cette fin de l'âge sombre.

Tout cela participe bien évidemment d'un discours archi-connu et représente l'un des éléments classiques de la vulgate guénonienne, vulgate répétée inlassablement en écho sempiternel à présent, depuis les cercles fermés, qui le sont d'ailleurs de moins en moins, en passsant par Télérama, le "Monde des Religions" et bientôt la plus petite sacristie de campagne où l'on apprend aux enfants, avec la bénédiction de M. le Curé, "l'unité transcendante des religions" en lieu et place de la doctrine éternelle de l'Eglise.

Ce nouveau catéchisme sur lequel vous prospérez allègrement avec une joie non dissimulée comme en témoignent votre aisance, et celle de certains de vos amis, à pontifier dans les commentaires de cette note portant sur "le néant des guerres guénoniennes", est cependant inexact et faux.


En effet, et il nous reprendre le problème à sa racine, la religion naturelle est pour l'homme un devoir autant qu'un besoin. Mais surgit immédiatement une autre question maintenant: la religion naturelle suffit-elle? Certainement oui, s'il n'existe entre Dieu et la créature que les rapports qui découlent de la Création. "Non, au contraire, si Dieu a établi un nouvel ordre des choses, s'il lui a plu, par un don parfaitement gratuit, d'appeler l'homme à une vie supérieure, à une vie surnaturelle entraînant la connaissance d'autres vérités et d'autres devoirs. Mais il est clair, d'autre part, que, si cette hypothèse s'est réalisée, les hommes n'ont pu l'apprendre que par une Révélation divine" (Abbé Boulenger, Manuel d'Apologétique, -1923-).

Pour les musulmans la Révélation divine est contenue dans le Coran, dont le texte a été donné, si l'on en croit le Prophète lui-même, sous la forme d'une dictée par Dieu à Mahomet. Durant une retraite dans la solitude, au mois de Ramadân de l'année 612, en la caverne du mont Hirâ', depuis appelé mont de la Lumière, dans les environs de la Mecque, Mahomet reçut donc pour la première fois la divulgation d'une sourate (Al-'alaq ou "le caillot de sang"). Il lui fut répété à plusieurs reprises: "récite" (iqrâ). A partir de ce moment, les révélations s'enchaînent, et groupées par la suite, elles constituent désormais le Coran (Qorân ou "récitation"). "Le mois de Ramadân est celui au cours duquel le Coran fut révélé pour servir de bonne direction aux hommes, d'explication claire aux préceptes divins, de critère à la vérité et à l'erreur" (S2,185).

En revanche, pour les chrétiens, la Révélation est contenue dans l'Ancien et le Nouveau Testaments, au sein des livres desquels Dieu donne à connaître Son mystère.
Les rédacteurs des Ecritures Saintes sont nombreux et couvrent une période de temps vaste. Ils ont néanmoins en commun une même source d'inspiration, l'Esprit Saint. Malgré une grande diversité, les différents livres des Ecritures sont inséparables les uns des autres, car ils se communiquent des réponses et s'illustrent réciproquement.

Il s'agit maintenant, en raison de ce que nous venons de poser, de savoir dans quelle vision du déroulement de l'histoire humaine les révélations chrétienne et musulmane se placent.

Quel sens de l'histoire sous tend la révélation coranique? Pour l'Islam, la révélation est reçue d'un seul tenant et, au cours des différents âges de l'humanité, son contenu fut toujours le même et fut toujours donné dans son intégralité. Le message divin, qu'il fût transmis à Adam, à Abraham, à Moïse, à Jésus ou à Mahomet n'a jamais varié. Seule la malhonnêteté des hommes en a fait dévier le sens et corrompu la réception au cours du temps. C'est pourquoi Mahomet a ce statut particulier: il est le "Sceau des Prophètes", celui par qui, une fois pour toute, la Loi d'Allah doit s'imposer de manière irrévocable. Il n'y a donc pas en Islam de notion de progrès de l'humanité dans sa marche vers Dieu, mais une continuelle reprise en main des hommes sous le rapport unique d'une unique révélation.

A l'inverse, pour les chrétiens, la Révélation est progressive; elle prépare les hommes à en recevoir davantage d'âge en âge la lumière. Ainsi les révélations faites dans l'Ancien Testament préparent-elles à celles faites par le Christ dans le Nouveau Testament, qui lui-même ouvre sur le règne de l'Esprit Saint: "Le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14.26).

Pour chaque époque à venir, (d'où l'importance de l'Histoire, et de l'historicité conçue comme développement du Plan Divin et non pas écho de la Tradition figée, primodiale tournant sans fin et se répétant comme un cycle éternel ), avec l'Esprit Saint, les baptisés participent à la Révélation des mystères de Dieu. Dans la foi au Christ et la réception du don de Son Esprit Saint, la révélation est continue en chaque âme chrétienne.

On ne peut à ce titre, que rester dubitatif et s'interroger, à la différence, lorsque l''Islam affirme que Mahomet, lorsqu'il a reçu la révélation du Coran, ne savait ni lire ni écrire. De plus, il n'avait pas eu connaissance des Ecritures alors en usage chez les juifs et les chrétiens. Il était donc vierge de toute connaissance monothéiste, ce qui prouve le caractère miraculeux du message qu'il récite autour de lui. "Avant le Coran tu ne pouvais lire aucun livre, ni tracer une ligne de ta dextre, car alors les négateurs auraient été pris de soupçon" (S29,48). Et: "Nous savons bien qu'ils disent: "c'est un homme qui l'enseigne".

Or la langue de celui qu'il suspecte d'être ton inspirateur est une langue barbare, tandis que le Coran est en langue arabe claire" (S16,103). C'est donc bien un étranger, juif ou chrétien, qui est ici soupçonné d'avoir pu enseigné à Mahomet son message.

Or, il s'avère, d'un point de vu historique, que Mahomet avait eu l'occasion, au cours de ses voyages commerciaux, de rencontrer juifs et chrétiens, et même plus simplement, dans les villes d'Arabie même, où d'importantes communautés juives étaient installées et où passaient de nombreux voyageurs chrétiens. De plus, il y a tellement de références aux noms et aux histoires bibliques dans le Coran qu'il est impossible, pour un chrétien, de ne pas y voir un pillage scripturaire.
"La connaissance de la Bible par le Prophète de l'Islam ne fait pas de doute. Médine était une ville à forte implantation juive et Mahomet ne pouvait pas ignorer les livres saints de cette population au milieu de laquelle il était venu vivre après avoir émigré de la Mecque. On raconte même qu'un cousin de sa femme Khadîja, du nom de Waraqa, aurait traduit en arabe les principales péricopes évangéliques. La population de Najrân était en majorité chrétienne au VII° siècle, et comme les habitants de cette région fréquentaient les foires du Hijâz, Mahomet aurait eu l'occasion d'entendre les homélies de leur évêque Quss b. Sadiya. Enfin, au cours de ses déplacements avec les caravanes de marchands, les occasions ne lui ont pas manqué de rencontrer d'autres chrétiens, nestoriens et monophysites, ou encore syncrétistes du désert.

L'accusation de plagiat (de la Bible) n'est pas nouvelle puisque le Coran nous la rapporte déjà (voir S16,103 ).

L'Islam a donc pris les devants pour faire face à cette accusation, et l'on sait comment les musulmans gèrent tout à leur avantage cette apparente ressemblance des textes bibliques et coraniques.
Il n'en demeure pas moins exact que l'Arabie pré-islamique était loin d'être un désert spirituel lors de l'apparition de Mahomet et que le monothéisme y était largement représenté par des royaumes se reconnaissant du judaïsme et du christianisme, tel le royaume juif de Himyar, ou les colonies éthiopiennes du Yémen. "Dans l'Arabie heureuse des Anciens, se déroule, au VI° siècle, un épisode tragique: le martyre de chrétiens ordonné par le roi juif de Himyar. L'événement connaît un large retentissement auprès des contemporains. Il révèle que, un siècle avant Mahomet, l'Arabie n'est pas un désert mais une terre déjà largement pénétrée par les grandes religions monothéistes" (Joëlle Beaucamp, Françoise Briquel-Chatonnet et Christian Robin, historiens et chercheurs au CNRS, article paru en février 1997 dans le n°207 du magazine L'Histoire).

la question théologique primordiale que pose la lecture du Coran est donc la suivante: l'Islam n'est-il pas, en fin de compte, une hérésie chrétienne?

Pour traiter de ce sujet brûlant, laissons ici la parole au premier théologien chrétien à avoir approché et étudié, au VIII° siècle, cette "nouvelle religion" venue du désert d'Arabie. Saint Jean Damascène, premier témoin, qui semble convaincu de la nature hérétique de l'Islam, puisque, pour commencer, il recense la religion de Mahomet au n°100 de son catalogue d'hérésies chrétiennes et que, plus précisément encore, il écrit:

"Donc, jusqu'à l'époque d'Héraclius, ils ont ouvertement pratiqué l'idolâtrie. A partir de cette époque et jusqu'à nos jours un faux prophète, du nom de Mahomet, s'est levé parmi eux, qui, après avoir pris connaissance, par hasard, de l'Ancien et du Nouveau Testament, et, de même, fréquenté vraisemblablement un moine arien, fonda sa propre hérésie" (Hérésie 100, VIII° siècle).

Jean Damascène poursuit en donnant les grandes lignes dogmatiques de l'Islam qu'il côtoyait:

"Il dit qu'il y a un seul Dieu, créateur de toutes choses, qu'Il n'a pas été engendré et qu'Il na pas engendré. Selon ses dires, le Christ est le Verbe de Dieu et son Esprit, mais il est créé et il est un serviteur; il est né sans semence de Marie, la sœur de Moïse et d'Aaron. En effet, dit-il, le Verbe et l'Esprit de Dieu sont entrés en Marie et on engendré Jésus, qui fut un prophète et un serviteur de Dieu. Et, selon lui, les juifs, au mépris de la Loi, voulurent le mettre en croix, et, après s'être emparés de lui, ils n'ont crucifié que son ombre. Le Christ lui-même, dit-il, ne subit ni la croix ni la mort. En effet, Dieu l'a pris près de lui dans le ciel, parce qu'Il l'aimait. Et il dit également, qu'une fois le Christ monté aux cieux, Dieu l'a interrogé en disant: "Jésus! as-tu dis: Je suis le fils de Dieu et Dieu?" Jésus, d'après lui, a répondu: "Sois miséricordieux envers moi, Seigneur! Tu sais que je n'ai pas dit cela et que je ne dédaigne pas d'être ton serviteur. Mais les hommes mauvais ont écrit que j'avais fait cette déclaration; ils ont menti à mon égard, et ils sont dans l'erreur" (Saint Jean Damascène, Hérésie 100, VIII° siècle).

On trouve ici, comme on le constate, tous les éléments propres à définir une hérésie: appropriation et réinterprétation du rôle et de la personne du Christ.

Il est très symptomatique, également, de voir combien, aux débuts de l'Islam, les références au Christ sont prépondérantes, alors qu'aujourd'hui elles semblent quasiment occultées.

Cela s'explique évidemment par le contexte dans lequel est né l'Islam, contexte profondément judéo-chrétien, pénétré par le discours biblique et les querelles christologiques.

En conclusion M. Al-nafs Khalâs, il est manifeste que L'Islam n'a fait, en somme, qu'entrer à son tour dans cette prodigieuse confrontation de points de vue théologiques sur la nature de Dieu et de Son Verbe, mais en lui donnant une réponse fausse sur le plan théologique et contraire à la Révélation du point de vue de la Foi.

En résumé l'Islam n'est point une "parachèvement" de la Révélation comme vous le prétendez, mais simplement une hérésie chrétienne formelle qu'il convient de dénoncer avec force et combattre vigoureusement pour ne point s'égarer au regard des exigences spirituelles essentielles de l'Evangile.

Ecrit par : Mundilfari | jeudi, 15 février 2007

"Notre réponse ne peut être foudroyante car tout ce qui est foudroyant ne sert à rien! "

Alors quid de Pierre L'Ermite, Saint Bernard, Urbain II, Godefroy de Bouillon?

Les Musulmans ont commis une erreur d'une portée gigantesque qui fera sans doute rétrospectivement du 11 Septembre 2001 une des dates majeures de la Chrétienté:Mettre les hérétiques WASP Américains dans la peau de croisés et provoquer de fait une mutation sans précédent chez les "infidèles".
Avant cette date, les croisés étaient pour ces enfants du Calvinisme des "Papistes" à renvoyer dos à dos avec les Musulmans. D'une certaine manière, ils étaient des "Guénonistes", attachés comme à une pierre au livre et à lui seul, à la tradition du livre. C'est terminé. Pareil à ce que Rome ne fut parfois plus dans Rome, Calvin n'est plus à Washington, ou pour le moins le processus de "decalvinisation" est engagé de façon inéluctable.
La notion de "Chrétienté" vient d'être intégré par les WASP, et sans doute que le 11 Septembre 2001 ferme un cycle ouvert au 16ème siècle avec la réforme.
Non pas que l'hérésie n'est plus dans nos murs, mais elle s'est déplacée et s'est vue confinée à la marge, chez les progressistes.
Dans cette perspective, l'oeuvre syncrétique de Jean-Paul II et de Benoît XVI prend tout son sens, d'autant plus qu'elle s'accompagne d'un changement de ton à l'égard des modernistes et d'une main tendue à l'endroit des "traditionalistes" plus attachée au concile de Trente qu'au concile Vatican II.
That's all right!

Ecrit par : XP | jeudi, 15 février 2007

Le troll Mahométan et son dhimmi ont l'air d'avoir compris la leçon...C'est bien.

Ecrit par : XP | vendredi, 16 février 2007

Mundilfari,
Je partage votre point de vue de A à Z.
Je constate que l'Armada guénolâtre abrutit ses penseurs pour construire son eschatologie sur l'incompétance de leurs lecteurs conformément à la constitution de leur religion sur les rejets de la chrétienté (donc hérésie).
Bravo, il en faudrait d'autres comme vous pour que les pauvres chrétiens écervelés ne tombent pas dans les filets de la propagande guénonienne.

Nicky

Ecrit par : Nicky Lterma | vendredi, 16 février 2007

Je viens de découvrir ce site et survoler cette (très) longue discussion. Sans être une spécialiste, je suis frappée par la bêtise et la malhonnêteté des intervenants qui s’acharnent sur XP.C’ est vrai que ses contradicteurs ne répondent pas à ses arguments, c’est vrai qu’ils tapent sous la ceinture.
XP ne semble certes pas maîtriser la théologie. Mais lui reprocher son absence de style et sa présupposée ignorance de la syntaxe relève du canular.
Par ailleurs, ses analyses politiques semblent viser juste, et je crois qu’ils ont leurs places dans ces échanges.

Ecrit par : Marie-Estelle | vendredi, 16 février 2007

M. Mundilfari,


Votre érudition fait, incontestablement, impression, et je loue, bien que ne les partageant absolument pas, vos pénétrantes et fines analyses, ainsi que le caractère à la fois posé, intelligent et serein de votre discours, qui nous change, fort heureusement, de certains minables et incultes histrions sans cervelle qui se sont emparés bien trop souvent, pour ne strictement rien dire si ce n'est se servir des commentaires comme d'un stérile défouloir se transformant eux-mêmes, positivement, en vide-ordure, de l'espace à l'intérieur de cette note, profitant d'ailleurs de ces mots pour remercier notre hôtesse qui permet l'expression, avec une grande patience, de nos multiples interventions que je tente, avec quelques difficultés, de conserver avec un minimum de hauteur alors même que le saint Coran et le Prophète sont insultés grossièrement (ce que je ne me permets pas à l'égard des Evangiles et de Jésus-Christ que je respecte), méritant simplement le mépris le plus total pour ceux qui sont les auteurs de telles navrantes bassesses, les réduisant à l'état de l'animal le plus inférieur se roulant avec délectation dans ses excréments, animal dans lequel ils se reconnaîtront sans peine.

Toutefois, et pour revenir à votre raisonnement, malgré le déploiement d'une réflexion ample et large, vous ne parvenez pas à accéder au coeur de la perspective traditionnelle qui vous reste bizarrement étrangère, vous empêchant de percevoir, par une fermeture à la théorie de "l'unité transcendante des religions" que vous contestez habillement mais ne pouvez nier dans ce quelle propose et donna comme beaux fruits sur le plan de la mystique et du retour à l'Absolu, ce que sont les grandes intuitions de René Guénon s'agissant des conditions de la mise en oeuvre d'un redressement vital afin que nous puissions éviter un déferlement généralisé sur l'ensemble du globe de la société matérialiste étalonnée sur le sinistre et criminel modèle américain.

On sourira de voir les ridicules et virtuels petits "croisés modernes" qui ne connaissent rien aux réalités de la stratégie et à la vie des peuples d'Orient, bien au chaud derrière la lumière bleutée de leur écran, s'engouffrer avec précipitation, en déversant une bave nauséabonde et visqueuse qui les salit eux-mêmes, nous faisant la démonstration d'une parfaite et sombre crétinerie de manière misérable et imbécile, en s'agitant comme des risibles guignols devant les épouvantails que l'Oncle Sam a généré lui-même par ses multiples alliances et, depuis des décennies, ses aides financières et militaires, à savoir l'extrémisme islamique ; ennemi qu'il s'est forgé pour mieux enrôler les esprits faibles illusionnés par ce mensonger costume de prétendu "sauveur" du monde contre la barbarie musulmane qu'il ose endosser, alors même qu'il a créé de toute pièce ce "monstre" à sa mesure et a décidé d'en faire son ennemi désigné, évidemment moins dangereux que les doctrinaires rouges de la Chine communiste et son armée de 25 millions d'hommes surentraînés et armés de manière sophistiquée possédant et maîtrisant parfaitement le "feu" nucléaire qui n'est pas l'apanage, comme il fut éructé fiévreusement et de façon débile, des cow-boys évangélistes, doctrinaires rouges beaucoup plus difficiles à affronter lors d'un éventuel conflit, représentant lui le danger réel pour demain.

On rigolera d'ailleurs lorsque le jour où, les disciples du délirant sionisme évangélique à la Bill Graham et son ouaille Bush, après avoir enfumé les stupides valets européens qui auront servi de paillasson à l'égoïsme yankee et à la morgue vaniteuse de l'état hébreu, grâce aux indignes raisonnements dont nous fûmes abreuvés ici-même par des demeurés radicaux, se dévoileront les véritables ennemis de la civilisation, transformant en fourmis abruties par le travail obligatoire dans les bagnes industriels prévus à cet effet, les anciens laquais d'hier, et les éternels cireurs de santiags, se lamenter en sortant trois hoquets stupides pour dire avec honte : nous nous sommes trompés !

Voyez-vous, M. Mundilfari, la pertinence de Guénon ne s'évalue donc pas uniquement à la pénétration de sa vision à long terme, elle s'applique également aux situations immédiates, tant sur le plan géopolitique que spirituel. Si vous vous fermez à ses conclusions supérieures au sujet de la "Tradition", vous ne pouvez plus participer d'une compréhension générale des problèmes humains, et devenez, involontairement, le serviteur du "diviseur", comme il fut souligné justement, cherchant ce qui sépare les différents aspects de l'unique religion des gens du livre, et leur fraternité en Abraham, de la dégénérescence abjecte du monde infernal représenté par les Etats-Unis d'Amérique qui sont en train, concrètement, par un comportement aveugle et dément, de précipiter le monde dans une folie générale, que nul bientôt ne pourra plus arrêter.

Revenez donc, car cela est vital, éclairé par une lecture plus attentive et approfondie, à la doctrine exposée par René Guénon dans ses ouvrages, et vous découvrirez pourquoi, évaluant les éléments et les enjeux de la perspective traditionnelle, il se tourna vers l'ésotérisme de l'islam, comprenant qu'il est aujourd'hui, alors que toutes les "voies" sont à présent définitivement fermées du côté chrétien (églises orientales viscéralement divisées entre elles, catholicisme incohérent et n'ayant plus la foi, structures traditionnelles dépourvues de méthodes, etc.), la dernière possibilité effective d'un rattachement véritable, la chance concrète offerte pour celui qui aspire combattre la progression de la solidification et du consumérisme massifiant, et souhaite également s'engager dans le chemin de l'authentique réalisation spirituelle visant l'union à Dieu.

Ecrit par : Amadh al-farouk | vendredi, 16 février 2007

"On rigolera d'ailleurs lorsque le jour où, les disciples du délirant sionisme évangélique à la Bill Graham et son ouaille Bush, après avoir enfumé les stupides valets européens qui auront servi de paillasson à l'égoïsme yankee et à la morgue vaniteuse de l'état hébreu,"

..."et à la morgue vaniteuse de l'état hébreu".

Voilà.
On te tient mon garçon.
Tu as lâché le mot.

Tes propos devrons être, le jour venu, replacés dans leur contexte. En l'occurence, l'Iran veut rayer Israël de la carte et les Juifs de l'histoire du monde; ils ont potentiellement les moyens de le faire mieux et plus vite qu'Adolph Hitler, mais des individus persistent encore sur notre sol à traîner Israël dans la boue et réclamer le droit à la bombe pour ces gens là.
Tu ne devras pas te contenter de rendre gorge, il va falloir aussi que tu nous rendes des comptes.
A bien y réflléchir, Guantanamo me semble tout petit.

Ecrit par : XP | vendredi, 16 février 2007

Je constate que sans tarder, l'animal le plus inférieur se roulant avec délectation dans ses excréments, vient immédiatement de se reconnaître !

Ecrit par : Amadh al-farouk | vendredi, 16 février 2007

Au fait d'où sort cette créature répondant au nom délicat de Marie-Estelle ?

Lorsqu'on lit sous sa plume : "XP ne semble certes pas maîtriser la théologie. Mais lui reprocher son absence de style et sa présupposée ignorance de la syntaxe relève du canular. Par ailleurs, ses analyses politiques semblent viser juste, et je crois qu’ils ont leurs places dans ces échanges", on se demande si cette jeune personne possède de l'odorat car à l'odeur puante dégagée par les propos de l'immonde collabo on devrait plutôt vomir sur l'instant !

Ecrit par : Amadh al-farouk | vendredi, 16 février 2007

Aux patriotes et aux Chrétiens:

Qu'a fait d'autre le Gal De Gaulle le 18 juin 1940 que de prendre acte d'un choc de civilisation qui s'annonçait dans le ciel mais qui n'était pas encore là? Ils n'étaient qu'une poignée à le rejoindre alors.

Que font les occidentaux qui appellent de leurs voeux l'éradiquation de l'Islam sur notre sol et la venue de nos allliés Américans?
Ou sont VRAIMENT les collabos?

Pars raconter tes sornettes sur "oumma.com", serpent mahométan!

Ecrit par : XP | vendredi, 16 février 2007

Les allées de la blogosphère ne sont pas sûres. Marie-Estelle vient de se faire agresser par un enturbanné en manque. En manque d'argument, cela va sans dire.


Marie-Estelle??? Répondez!

Ecrit par : X | vendredi, 16 février 2007

Le puant collabo, non contant de se rouler dans l'immondice, en appelle désormais à l'Histoire qu'il méconnaît et déforme, pour inviter à l'alliance avec le fondamentaliste sioniste évangélique yankee.

Il est vraiment abjecte le successeur dégénéré de Laval !

Ecrit par : Amadh al-farouk | vendredi, 16 février 2007

"Je constate que sans tarder, l'animal le plus inférieur se roulant avec délectation dans ses excréments, vient immédiatement de se reconnaître !"

Animal inférieur....Qu'en terme policé ces jolies choses sont dites!

On te tient doublement, mon garçon!
Je savais bien qu'à force, je ferais tomber ton masque!

Ecrit par : XP | vendredi, 16 février 2007

Il semble que celui qui se considère comme l'animal le plus inférieur, et qui l'est de toute évidence, réponde à l'appel lorsqu'on lui parle.

De nouveau donc, le puant animal blasphémateur se dénonce comme tel et s'identifie à des indications qui visaient précisément à lui faire reconnaître sa vomitive animalité.

C'est plus qu'un aveu de la part de cette bête ignoble, c'est une manifeste déclaration d'identité !

Ecrit par : Amadh al-farouk | vendredi, 16 février 2007

En manque d'arguments et phallocrate en plus!!
Quand il parle des femmes il emploie le mot "créature" !!
Ca sent le " VOILE (ITUDE) dans les parages!!

Ecrit par : Marie-Ségolène | vendredi, 16 février 2007