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lundi, 01 janvier 2007

Voeu pour la France

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" La France n’est pas une nation comme les autres.
 
C’est la seule dont Dieu ait besoin, a dit de Maistre,
 
qui fut quelquefois prophète.
 
Il y aura toujours en elle, quoi qu’on fasse,
 
un principe de vie souveraine que rien ne saurait
 
détruire."
 
 
 
Léon Bloy
Journal, 15 août 1894.
 
 
 
 
 
 

00:25 Publié dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : Politique, Ségolène, UMP, PS, UDF, Sarkozy, Identitaire |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

C’est la seule dont Dieu ait besoin, a dit de Maistre,

Vous rêvez!

Écrit par : ... | lundi, 01 janvier 2007

Ai-je l'air de rêver crétin?

Écrit par : Leon Bloy | mardi, 02 janvier 2007

.

Écrit par : Nos Seigneurs les pauvres et les malades | | jeudi, 04 janvier 2007

Léon Bloy n'est pas du tout un de mes auteurs de référence. Mais ce n'est pas pour autant que je le méprise ou le rejette.
Sa formulation est maladroite, mais qu'est-ce qui est adroit dans l'oeuvre de Bloy ?
La réalité, c'est que la France a été élue pour être le chevalier de Dieu pour la défense de l'Eglise. C'est tout le sens du sacre avec la sainte Ampoule de Chrême que l'évêque fait sur la tête du roi (privilège unique au monde) et du miracle des écrouelles, sceau divin sur la mission du Roi.

Écrit par : Joseph | vendredi, 05 janvier 2007

... ne savez-vous donc pas que la France n'existe plus ?

Écrit par : frib | mardi, 16 janvier 2007

Soyons clairs ! que l’islam ne soit point soluble dans notre civilisation, nombreux sont aujourd’hui ceux qui commencent à s’en rendre timidement compte.

Le dire est encore risqué, comme le constate ce professeur obligé de vivre caché et protégé en son propre pays, tant une pression dictatoriale exercée par une certaine classe politique qui est devenue l’alliée objectif des franges actives d’un islam « new-look », relayée par la presse et l’opinion, contraint au silence les moindres considérations n’allant pas dans le sens du mouvement de « l’Histoire », selon l’expression, de sinistre mémoire, tant de fois réitérée lors de la domination intellectuelle du marxisme-léninisme que nous avons subie et supportée pendant plusieurs décennies.



On pourrait rappeler à nos contemporains, que saint Jean Damascène, au VIIIe siècle, dénonçait déjà en des termes bien plus rudes que ceux de Redeker, le danger de l’islam. Il écrivait : « La religion des Ismaélites qui domine de nos jours, égare les peuples, et annonce la venue de l’Antéchrist » (in Ecrits sur l’Islam, Coll. Sources chrétiennes, n° 383, Cerf). Je pense, à ce propos, que le Saint Père Benoît XVI aurait pu le citer de préférence à l’empereur byzantin, Manuel II Paléologue, dans son discours de Ratisbonne, car ce Père de l’Eglise, pose en réalité la vraie question, la seule que personne n’eût l’idée de reproché au Pape dans un discours académique, à savoir la question des origines de l’islam. Or aux yeux de Jean Damascène, la religion des Ismaélites est une « Hérésie » et non pas une « Révélation », n’en déplaise aux thuriféraires de cette croyance en France.

Saint Jean Damascène pose la question dans toute son ampleur, citations du Coran à l’appui. Ainsi après avoir rapporté comment Mahomet (ou ceux qui lui ont dicté son texte) fait dire à Jésus qu’il n’a jamais prétendu être Fils de Dieu (sourate 5, verset 116), le saint docteur ajoute : « Beaucoup d’autres absurdités dignes de rire sont rapportées dans cet Ecrit, Mahomet se vante que son manuscrit est descendu sur lui venant de Dieu. Mais nous disons : Qui témoigne que Dieu lui a donné une Ecriture, ou qui, parmi les prophètes, a annoncé qu’un tel prophète devait venir ? Nous les mettons dans l’embarras quand nous leur disons : Moïse avait reçu la Loi sur le Sinaï, à la vue de tout le peuple, quand Dieu dans la nuée, le feu, les ténèbres et la tempête ; et tous les prophètes, depuis Moïse, ont tour à tour annoncé que le Christ viendrait (…) Pourquoi votre prophète n’est-il pas venu de la même façon, avec d’autres pour lui porter témoignage, etc. » (op. cit.)



A ce titre, parallèlement et en écho à Jean Damascène, il faudrait relire ce texte fort pertinent de Louis-Claude de Saint-Martin qui résume en quelques lignes remarquables le fond de la question, faisant preuve d'une rare finesse analytique qui vaudrait très certainement, dans la France du XXIe siècle, quelques remontrances médiatiques au Philosophe Inconnu, texte, je pense, qu'il est bon de rappeler tant il prend aujourd'hui une singulière actualité : « Mahomet, qui a écrit et pris naissance parmi les descendants des Hébreux, imite leurs livres en cette partie. Dans le Coran, la doctrine et les faits historiques y paraissent alternativement, et quoique ce livre, à quelques traits de lumière près, ne soit qu'un recueil informe, rempli de préceptes impuissants ; quoiqu'il ne ramène point les hommes à leur vraie nature et qu'il avilisse les moyens par lesquels la Sagesse Suprême prépare leur régénération [Saint-Martin a parfaitement raison d'insister sur ce point central car si le Coran reconnaît bien le péché d'Adam, il se refuse d'admettre qu'il ait eu des conséquences dégradantes sur l'ensemble des hommes, regardant de ce fait le Sacrifice de la Croix comme absurde et inutile], il laisse assez connaître qu'il est l'enfant naturel de l'enfant naturel du Judaïsme.

C'est même par son émanation du Judaïsme, qu'il nous montre plus clairement son illégitimité, parce que les choses réelles et qui tendent à un but vrai se perfectionnent par le temps, au lieu de se détériorer, et plus elles avancent en âge, plus elles doivent faire éclater leur beauté, leur grandeur, leur simplicité, ou pour mieux dire, leur rapport avec les lois pures et vivantes de ce type premier, que tous les êtres sont chargés de manifester chacun dans leur classe.

Loin que le mahométisme se présente sous cet aspect et qu'il soit plus parfait que l'Ismaélisme et que le Judaïsme, il est infiniment au-dessous de l'un et de l'autre. Il n'a ni les sciences divines des Hébreux, ni les sciences naturelles d'Ismaël, et s'étant séparé de la force et de l'intelligence, il n'a pu mettre à la place que les droits du glaive et le règne des sens. » (Tableau naturel, ch. XIII.)



Pendant que Redeker vit donc en tremblant de tomber sous la lame des guerriers d’Allah, Nicolas Sarkozy s’est rendu à la mosquée de Paris, le 28 septembre, pour participer à la rupture du jeûne, accueilli par Dalil Boubakeur. Le Ministre retirant ses chaussures avant de pénétrer dans le Sanctuaire, tel Moïse devant le Buisson ardent, s’est dit « fier de partager ce moment privilégié « , ce qui est un acte, on en conviendra, de haute laïcité républicaine. Le journal ex-catholique La Croix, dans son édition du 25 août annonçait : « En ce début de millénaire, de plus en plus de Français de souche choisissent de devenir musulmans » poursuivant par ces lignes incroyables : « Et si ces conversions étaient un indice du fait que l’islam devient enfin français ? L’adoption de cette religion par un nombre croissant de ceux qu’on appelle désormais les « Gaulois » peut être comprise comme une conséquence statistique inévitable de la présence d’un nombre important de musulmans sur le territoire national. »



Il y aurait lieu, à cette lecture, de reprendre l’expression de saint Paul : « Pauvres fous (ou insensés) de Galates, qui vous a ensorcelés ? » La réponse se trouve dans cette conjonction perverse de tant de haines anti-chrétiennes qui conjuguent leurs efforts depuis la « Révolution » qui fut d’abord, comme sut le mettre en évidence Joseph de Maistre une Révolution contre Dieu, faisant que la France, la nature ayant horreur du vide, devienne à présent une terre de mission pour les prédicants islamistes, ainsi qu’il nous est confirmé par les soixante historiens qui ont travaillé sous la direction de Mohammed Arkoun pour la publication de la monumentale « Histoire de l’Islam et des musulmans en France du Moyen âge à nos jours » (Albin Michel).

Écrit par : Paul aux Galates | mercredi, 17 janvier 2007

"Si quelqu'un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous avons annoncé, qu'il soit anathème." Saint Paul (Épitre aux Galates, 1.8)

Écrit par : Nebo | mercredi, 17 janvier 2007

Paul ce texte est pertinent, mais vous ne donnez aucune réponses concrètes. Que faut-il faire?

Écrit par : jean | mercredi, 17 janvier 2007

Alors Paulo tu la donnes ta solution?

Écrit par : Curieux | jeudi, 18 janvier 2007

Une étude publiée par le Berliner Zeitung indique que l'Allemagne sera majoritairement musulmane dès 2046 (voir www.fdesouche.com).
Origène disait que chaque nation avait son ange gardien. Il semble que celui qui protégeait la France ait été vaincu ou soit en passe de l'être ...
Frib

Écrit par : frib | dimanche, 21 janvier 2007

Vous vous inquiétez du fait que la France sera majoritairement musulmane. Je remarque surtout qu'elle est catuellement majoritairement athée et matérialiste. Cet athéisme est il compatible avec une islamisation radicale?
En tout cas après que le conseil d'état a décidé que la charia avait force de loi en France, en interdisant la soupe au cochon, je m'inquiète pour la France mais j'ai plus peur de nos dirigeants que de nos islamistes.

Écrit par : Cadichon | dimanche, 21 janvier 2007

Conneries réactionnaires

Écrit par : . | dimanche, 21 janvier 2007

. Pourquoi ce qui est réactionnaire serait forcément une connerie? La personne qui est réactionnaire, réagit cela veut dire qu'elle est encore en vie à l'inverse de celui qui n'a appri qu'à dire oui à tout.

Écrit par : Cadichon | dimanche, 21 janvier 2007

Etre réactionnaire c'est résister!

Écrit par : Joe | lundi, 22 janvier 2007

Il est raisonnable de craindre les deux.

Pour vous l'Abbé Pierre était-il réactionnaire Cadichon?

Écrit par : . | mardi, 23 janvier 2007

Un voeu pour la France

Quand on sait que sous le règne de nos horribles rois nous avions, au bas mot 80 jours chômés dans l'année, ce serait quand même bien que la ripoublik le sanctifie et nous donne un jour de repos!
Je suis d'avis que l'on fasse un ministère qui s'occuperait de la canonisation, Marie-Ségolène pourrait s'en occuper!

Écrit par : Pffff | mardi, 23 janvier 2007

Aux dernières nouvelles, nos chers présidentiables vont prêter leurs nombreuses maisons aux SDF.
A suivre...

Écrit par : PLAN GRAND FROID | mardi, 23 janvier 2007

Elles tombent à pic les grandes vacances de l'Abbé!!
Quel renard ce Sarko! écoutez-le louer sa piété et sa foi!

Écrit par : Joe | mardi, 23 janvier 2007

A mettre en NOTE si vous le souhaitez en forme de voeux pour la nouvelle année !


Le néant des guerres guénoniennes

par Nicolas Bonnal









Si les guerres qui ont opposé les nations européennes au cours des derniers siècles ont été napoléoniennes, on peut dire que les simulacres de guerre qui opposent l’Occident anglo-américain aux pays musulmans depuis une génération sont des guerres guénoniennes.

Après les attentats du 11-Septembre, les experts des services spéciaux ont, dit-on, entrepris de relire (ou de lire) René Guénon, théoricien traditionaliste français mort au Caire en 1951 après avoir tourné le dos à un Occident qu’il jugeait anéanti sur le plan ontologique.

Lu en son temps par Drieu, Gide ou Artaud, Guénon a conduit des milliers d’Européens, français pour la plupart, à se convertir à un islam élitiste mâtiné de soufisme.
Ce mouvement fut essentiellement suscité par son livre Orient et Occident où il annonçait, dès 1924, le conflit entre le monde traditionnel et le monde moderne en quoi il voyait la négation même de la civilisation.

Convaincu que nous traversions un âge de fer (le fameux kali yuga de la tradition hindoue), il appelait de ses voeux une transformation spirituelle de l’Occident par l’avènement d’une élite initiatique et prophétisait de lents conflits préparatoires, liés, affirmait-il, à d’importants mouvements migratoires.

D’une manière paradoxale, Guénon était un optimiste.
Il attribuait à l’islam (il méprisa le bouddhisme et ignora le génie propre du christianisme) le pouvoir de ramener vers l’ordre des anciens jours un Occident égaré dans le scientisme, la démocratie et le matérialisme (cette hypothèse fut d’ailleurs, plus tard, illustrée drôlement par un roman de Ghislain de Diesbach : Le Grand Mourzouk).

Guénon désignait plusieurs ennemis : les Britanniques (« Je hais cette race... », disait-il), les Américains matérialistes et protestants, et, bien sûr, les juifs à qui il reprochait deux traits : leur rôle dans l’avènement de la science moderne (Einstein, Marx, Freud) qu’il imputait au « nomadisme déviant » des israélites de l’ère prolétaire ; et le sionisme, en quoi il ne voyait qu’une tentative de « solidification » du nomadisme traditionnel.
C’est cette conception de l’islam comme religion de résistance à l’hégémonie judéo-protestante qui, aujourd’hui encore, séduit tant de nationalistes continentaux, traditionnellement antisémites et anglophobes (« Seul l’Anglais veut le bonheur, disait Nietzsche, et cela suffit à le rendre haïssable »).
L’ennemi commun étant la mondialisation moderne, déjà décrite dans ses grandes lignes par Chateaubriand ou Tocqueville qui l’observent en aristocrates, à la fois scientifiques et fatalistes.

A la fin du Règne de la Quantité, Guénon, qui se moquait souvent des prophéties catholiques, se risque cependant à vaticiner. Il annonce la fin de ce monde, qui, pour lui, n’est qu’illusion. (Comme beaucoup de gnostiques depuis Valentin, Guénon ne croyait pas plus à l’existence de la matière qu’à celle d’un monde objectif soumis à l’observation scientifique.)

Et pourtant... Un demi-siècle plus tard l’écroulement de la statue creuse du raïs de Bagdad, la vaporisation du régime des talibans, la néantisation de Ben Laden révèlent que c’est ce totalitarisme post-guénonien qui était une illusion.
Indifférente à ces vaticinations comme aux huées des foules européennes ameutées, dans la meilleure tradition stalinienne, en manifestations « pour la paix », l’Amérique pousse ses chars ou sa propagande bien-pensante avec un pragmatisme têtu (au Pentagone, on lit Sun Zu, pas les soufis...) et que trouve-t-elle devant elle ?
Pas des héritiers du Vieux de la Montage, non. Des hordes de collabos mielleux, de pillards barbaresques ou d’enfants conquis par les couleurs des jouets yankees.

Où est passé Haroun Al Rachid à qui Byzance payait tribut ? Ou est Saladin ? Où sont les savants, les astronomes, les poètes, les musiciens, les conteurs d’autrefois ?
Lorsque Timour Lenk, que nous appelons Tamerlan, prit la ville (en un temps où, en France, Bourguignons et Armagnacs s’entre-égorgeaient), il détruisit, dit-on, l’équivalent de cent palais de l’Alhambra. Que sont aujourd’hui les trésors de la restauration islamique ? Qu’est devenue la Ville Ronde, ses tapis de soie, ses tentures de brocard et sa vaisselle d’or ?
Des palais de béton meublés de faux Louis XVI fabriqués à Milan et de téléviseurs 16/9 branchés sur Arabsat...
Si l’Andalousie n’était pas redevenue espagnole et catholique, elle serait en ruines aujourd’hui.
Le paradoxe est qu’en dénonçant le monde américain, Hollywood, CNN, Disneyland et les « manipulateurs de symboles » chers à Robert Reich, on se retrouve à défendre une illusion. L’Irak était une statue creuse plantée dans le sable des souvenirs imaginaires, un non-Etat sans administration, sans armée, sans économie, sans peuple même, une apparence sur laquelle régnaient des statues sinistres du commandeur des incroyants.

Pour un Islam qui se prétend iconoclaste, c’est un reniement pire que tous les aggiornamenti conciliaires.
Ainsi, la ville des Mille et Une Nuits n’avait-elle pas plus de réalité que les menteries de Shéhérazade. Ainsi le Persan, percé à jour, s’est-il dégonflé comme une baudruche.
On comprend dès lors ce qui attend les Américains : une apparence de lutte contre des simulacres d’ennemis pour un simulacre de téléfilm de guerre. Le métal des bombes et des obus déchire les régimes terroristes comme autant d’étoffes dont sont faits les cauchemars.
Les guerres guénoniennes s’avèrent décevantes. Autant que la lecture des oeuvres du maître soufi...

Écrit par : Le NEANT DES GUERRES GUENONIENNES | mardi, 23 janvier 2007

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