samedi, 11 novembre 2006

Michel MICHEL sociologue archéo-réactionnaire

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Pourquoi je ne suis pas encore allé visiter le Musée de peintures de Grenoble ?

 

Je n’ai rien contre les musées. Au contraire, enfant j’aimais bien les planchers craquants et l’odeur d’encaustique des musées de province. Sous le regard parfois soupçonneux du gardien, loin des foules de touristes, de la pluie ou des chaleurs écrasantes, on pouvait jouir d’un espace consacré à la contemplation. Même si la collection de coléoptères ne me passionnait pas, l’attitude de « con-templation » que ces lieux suscitaient suffisait à provoquer ma soif de « connaître » et comprendre une parcelle du monde. Pourtant lorsque s’est ouvert le nouveau musée de peintures, à 300 mètres de chez moi, je me suis abstenu d’en faire la visite ; de crainte d’être déçu ? Et plus encore… Quelques années auparavant j’avais visité l’étage de Beaubourg consacré à l’art contemporain et j’en étais sorti avec une extrême déprime. En dehors d’une ou deux œuvres (je me souviens de l’éclatant « les Capétiens partout » de Matthieu qui respirait la santé) tout n’était que dérision, déconstruction, subversion ou déréliction… Pas du « n’importe quoi »… Non ! Les artistes – vrais médiums- donnaient au contraire une image au fond juste et sinistre de l’époque nihiliste que nous traversons.

La vie ordinaire est vivable parce que pour une part elle résiste et échappe aux impératifs de la modernité, et d’autre part –il faut bien le reconnaître- parce que l’industrie de la « distraction » (publicité, relations publiques, communication, « politique » et autre Disneyland »), nous plonge dans un bain de spectacles nous permettant « d’oublier » l’absurdité de « ce » monde.

L’art contemporain met en scène l’insignifiance. Parfois il le dénonce, mais le plus souvent il en fait la norme ultime et pire, pour certains, il en fait la condition du triomphe démiurgique de « l’Homme ».

Le nihilisme contemporain n’est pas le propre de l’art, il se manifeste dans bien d’autres domaines (philosophie athée, démocratie absolue, Golem de la technique) et de bien d’autres façons… Dans les sociétés traditionnelles les hommes se scarifiaient ou se tatouaient pour manifester leur qualification, leur affiliation ou leur dévouement à quelque valeur, à présent les tatouages (comme les prénoms dont on affuble les petits enfants) sont insignifiants et par là même, ils seraient l’expression d’un « goût personnel » (en réalité des modes éphémères). Aux blasons qui exprimaient la « qualité » de ceux qui le portaient ont succédés les pin’s, les sigles ou les tags qui sont des signes de rien.

Mais parce qu’on attend plus de l’art, la concentration d’œuvres nihilistes me plonge dans un spleen dont j’ai du mal à sortir. Comme les personnages désabusés de Matrix, j’ai la désagréable impression d’être précipité dans l’envers laid de la matrice.



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12:10 Ecrit par . dans De l'art | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, littérature, poésie, culture, réflexions, arts | | |  Facebook

dimanche, 05 novembre 2006

Non-lieu sur un schisme

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Vingt réponses aux excommuniants

 

 
Abbé Christophe Héry 

 

A l'heure où s'engagent des pourparlers entre le pape Benoît XVI et le successeur de Mgr Lefebvre, ce livre présente vingt réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de la fraternité Saint-Pie X et de sa situation dans l'Eglise. A partir des pièces principales du dossier, sont aussi posées les interrogations majeures pour l'avenir de l'Eglise et de sa Tradition.

Mieux qu'un livre blanc, Non-lieu sur un schisme est une synthèse nouvelle qui montre la cohérence de la position juridique et doctrinale de la position Traditionelle dans l'Eglise, troublée depuis trente ans par la suppression de la messe grégorienne et la réception du concile. Il interroge l'Eglise sur "le traditionalisme "de Vatican II.

L'ouvrage est réparti en vingt questions que l'on peut aborder séparément, il clarifie pour tous les notions de schisme, d'excommunication, de juridiction et  de communion au sein de l'Eglise catholique. Il éclaire d'un feu nouveau le débat sur la Messe, sur la Tradition vivante et sur l'unité de l'Eglise, par des analyses de faits et de documents souvent méconnus. En annexe sont réunies les pièces maîtresses du dossier. L'excommunication n'ayant pas porté remède à la crise, ce livre offre en final une ouverture nouvelle, le magistère authentique est-il au-dessus de la Tradition?