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dimanche, 05 novembre 2006

Non-lieu sur un schisme

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Vingt réponses aux excommuniants

 

 
Abbé Christophe Héry 

 

A l'heure où s'engagent des pourparlers entre le pape Benoît XVI et le successeur de Mgr Lefebvre, ce livre présente vingt réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de la fraternité Saint-Pie X et de sa situation dans l'Eglise. A partir des pièces principales du dossier, sont aussi posées les interrogations majeures pour l'avenir de l'Eglise et de sa Tradition.

Mieux qu'un livre blanc, Non-lieu sur un schisme est une synthèse nouvelle qui montre la cohérence de la position juridique et doctrinale de la position Traditionelle dans l'Eglise, troublée depuis trente ans par la suppression de la messe grégorienne et la réception du concile. Il interroge l'Eglise sur "le traditionalisme "de Vatican II.

L'ouvrage est réparti en vingt questions que l'on peut aborder séparément, il clarifie pour tous les notions de schisme, d'excommunication, de juridiction et  de communion au sein de l'Eglise catholique. Il éclaire d'un feu nouveau le débat sur la Messe, sur la Tradition vivante et sur l'unité de l'Eglise, par des analyses de faits et de documents souvent méconnus. En annexe sont réunies les pièces maîtresses du dossier. L'excommunication n'ayant pas porté remède à la crise, ce livre offre en final une ouverture nouvelle, le magistère authentique est-il au-dessus de la Tradition?

Commentaires

Dans le Journal La Croix du 8 Septembre dernier on pouvait lire :

« Benoît XVI accorde la messe en latin à des prêtres traditionalistes ralliés.

Le pape Benoît XVI a obtenu vendredi le ralliement de plusieurs prêtres traditionalistes français excommuniés par Jean Paul II en leur accordant la liberté de célébrer la messe traditionnelle en latin, mais le gros des "lefébvristes" tient bon dans son opposition au Vatican.
Cinq prêtres, dont les abbés Philippe Laguérie, Paul Aulagnier et Guillaume de Tanouarn, disciples historiques de l'évêque schismatique Marcel Lefebvre, ont reçu du Vatican l'autorisation de créer un "institut de droit pontifical" à Bordeaux et de célébrer la messe en latin selon le rite dit "tridentin", a révélé l'agence I-média, spécialisée dans l'actualité du Vatican.
Plusieurs séminaristes feront partie de la nouvelle "fraternité" et le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, chargé depuis des années de maintenir les liens entre le Vatican et les adeptes de Mgr Lefebvre, s'est engagé à célébrer lui-même leur prochaine ordination.
Le retour au bercail de ces nostalgiques d'une Eglise de l'ancien temps, avec ses prêtres tout-puissants et ses messes en latin, reste cependant un phénomène marginal : les cinq prêtres concernés sont des transfuges de la Fraternité Saint Pie X, l'organisation fondée par Mgr Lefebvre dont ils avaient été exclus il y a deux ou trois ans en raison justement de leur tentative de rapprochement avec le Vatican.
La Fraternité, qui compte aujourd'hui 460 prêtres, 178 séminaristes, 70 frères, 133 religieuses, 68 oblats et revendique quelque 150.000 fidèles dans 50 pays, réclame non seulement le retour de la messe en latin, mais l'abandon par l'Eglise catholique du dialogue avec les autres religions initié par le concile Vatican II.

Le pape Benoît XVI, qui a hérité de Jean Paul II la situation provoquée par le schisme de Mgr Lefebvre, a donné plusieurs signes de son souci de ramener les adeptes de l'évêque - décédé en 1991 - dans le giron de l'Eglise.
Il a reçu l'actuel supérieur de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay, le 29 août 2005, et critiqué à plusieurs reprises la façon dont les réformes de Vatican II ont été appliquées.
Des sources vaticanes, citées par I-Média, ont souligné vendredi que Benoît XVI "a souhaité" l'accord survenu vendredi avec l'abbé Laguérie et ses amis. Cet accord remet en faveur l'ancien missel abandonné après Vatican II, une revendication des lefébvristes.
Cependant le rapprochement concrétisé vendredi avec quelques personnalités isolées faisait depuis plusieurs jours l'objet de commentaires acerbes sur les sites internet animés par les catholiques intégristes.
En 2002, le cardinal colombien, préfet de la congrégation pour le clergé, avait déjà signé un accord, dit "les accords de Campos", avec des adeptes de Mgr Lefebvre au Brésil.
Le "décret d'érection de l'institut pontifical du +Bon Pasteur+" signé vendredi nomme l'abbé Laguérie supérieur général de cette nouvelle fraternité. Agé de 53 ans, le prêtre a été le curé de l'église parisienne Saint-Nicolas du Chardonnet, bastion des intégristes qui l'occupent de force, avant de partir à Bordeaux (ouest de la France) occuper une autre église.
Selon l'agence I-Média, le siège du nouvel institut pourrait être à Bordeaux, dont l'archevêque est le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la conférence épiscopale française. »

Vous allez voir, bientôt, dans les méandres puants des presses Laïcquardes les journaleux atrabilaires déverser leurs morbides inquiétudes et leur anti-catholicisme primaire : Benoît XVI serait sur le point d’autoriser à nouveau la messe d'avant Vatican II... Ce qu’il a permis à quelques prêtres rebelles afin de les ramener dans le giron de l’église, il va le laisser se propager sur la face de toute la Catholicité.

Bien entendu, aux yeux de nos bobos post-modernes cela ne passe absolument pas. Car ce que eux attendent et espèrent de la part du Pape du tréfonds de leurs tripes (c’est-à-dire, je ne le répèterais jamais assez, du tréfonds de leurs excréments ) c’est qu’il nous donne sa bénédiction pour l’usage immodéré du préservatif ! Of Course Darling !

Nos chers journaleux, qu’est-ce qui les fait soudain autant bander dans cette agitation qu’ils se créent tous seuls ? Pourquoi donc cette langue morte les fait-elle autant flipper ? Quelles sont leurs motivations ? Et pour les Catholiques croyants, quelle est leur primauté ?


C’est un on-dit pour l’instant. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. Le Pape aurait paraphé un document instituant universellement, à côté du rite romain ordinaire appliqué depuis Vatican II, la messe dite « de Paul VI », un retour à la messe tridentine (tridentine car issue du Concile de Trente) dite aussi « messe de saint Pie V », que tout prêtre catholique pourrait célébrer à sa guise. C’est là, une fois encore, que l’on voit à quel point la propagande et la contre-information se propagent selon le bon vouloir de ces messieurs et ces dames, selon leur bon vouloir tendancieux ou leur incompétence pathologique. Je dis « incompétence pathologique » car ils refusent de regarder, simplement, la réalité en face. C’est maladif. La Vérité les blesse trop. Détourner la tête en postillonnant leur haine sur la Catholicité est un sport qu’ils pratiquent depuis deux siècles sans la moindre élégance. N’est pas Baudelaire ou Rimbaud qui veut. Car si la messe tridentine est réputée interdite depuis une trentaine d’année, sachez que ce n’est qu’une réputation. Cette messe n’a jamais été interdite, le droit canonique interne à l’église, inhérent à la foi Catholique ne l’aurait pas autorisé. Elle fut plutôt bannie dans la pratique dans les diocèses qui appliquèrent avec une ferveur toute post-moderne les décisions issues de Vatican II, mais elle fut maintenue de façon « parallèle » par des communautés traditionalistes, et très vite considérée comme « underground ». À partir de la fin des années 1980 le rite tridentin a opéré progressivement son retour dans la vie de l'Eglise Catholique de manière très officielle, par les instituts et fraternités chargés de desservir les communautés traditionnelles qui ne suivaient pas Ecône d'abord ( Ecône, en Suisse Romande, communauté schismatique de feu Monseigneur Lefebvre)… car il serait temps que les bien-pensants admettent que l’on puisse être traditionaliste sans forcément verser dans un intégrisme pétainiste, puis dans des paroisses diocésaines plus « modernes ». Mais ce rite tridentin doit-il demeurer réservé à des communautés particulières sous la coupole de l’église officielle ? Les adversaires du Pape feignent de croire qu'une libéralisation de son emploi, de sa fonction mettrait en péril les conquêtes de Vatican II, ce qui est faux. Les acquis de Vatican II, déjà, ne sont pas des conquêtes et les évêques de France et de Rome veilleraient à ce que ces simples acquis ne disparaissent pas. Ce qui sort d’un concile est obtenu par la grâce de l’Esprit Saint et ne peut être effacé, mais peut cependant être, au cours de l’Histoire, couronné et étayé selon un autre angle de vue, recontextualisé. Point.
De plus, il semble que l’église Catholique rencontre des situations de défiguration de la liturgie de Paul VI. Je ne suis pas très bien placé pour parler de ces « déformations » en profondeur, d’autant plus que je suis de Culture Orthodoxe et que j’ai déjà mes chats à fouetter. Cependant, je peux en dire quelques mots qui, j’espère, ne manqueront pas de piquant et éclaireront quelques tristes lanternes.
L’Importance du respect de la Tradition passe très précisément dans la préservation de celle-ci par ce respect. Tout ça se mord la queue et se répond. Si elle est dénaturée d’une façon ou d’une autre, nous perdons alors peu à peu, à chaque écart, un point d’achoppement à la fondation de départ, fondation qui n’a pas été élaborée pour nous maintenir dans l’ignorance (oubliez Karl Marx et Michel Onfray sur ce point un instant, je vous prie) mais pour nous mettre sur les bons rails quant à notre dialogue avec Dieu. Si des déformations ont lieu dans la pratique de nombreuses paroisses, il convient de rétablir la conjoncture au plus vite.

Josef Ratzinger, alors futur Benoît XVI, écrivait déjà en 1989 : « La réforme liturgique, dans sa réalisation concrète, s'est éloignée toujours plus de ce que voulait Vatican II. On a une liturgie dégénérée en show où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes moralisatrices aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants de liturgies, et une attitude de recul d'autant plus prononcée chez ceux qui cherchent dans la liturgie non pas le showmaster spirituel, mais la rencontre avec le Dieu vivant devant qui tout le "faire" devient insignifiant. » (Le cardinal Ratzinger, actuel Benoît XVI, dans Gedenkschrifft für Klaus Gamber, édition Luther, Cologne 1989.)
Guère étonnant, dés lors, que devenu Pape il tente de rétablir de l’ordre dans la mélasse ambiante.
Mais qu’est devenu le rite post-Vatican II ?

Pour bien comprendre pourquoi certains Chrétiens Catholiques ont pu être choqués par le film de Mel Gibson sur La Passion du Christ, il faut savoir, par exemple, que les dévotions, invocations, expressions qui présentent incontestablement la messe comme une reproduction du sacrifice du Christ, si elles n’ont pas été carrément supprimées, du moins ont-elles été considérablement réduites. Or, l’Eucharistie n’est rien d’autre que cela : un sacrifice pour une rédemption.

Les faits, actes, gestes et mots du prêtre suggérant que le Pain et le Vin deviennent vraiment le Corps et le Sang de Jésus-Christ ont été abolis ou évincés par des faits, actes, gestes et mots plus « politiquement correctes ». Nos bobos journalistes s’en trouvent rassurés, je suppose cependant, que certains de ces mêmes journalistes bobos accueillent avec délectation les théories New Age et leurs brumeuses théories sans sourciller. Forcément, toutes ces théories anesthésient et rendent « Zen », écartent de nous la contemplation de notre néant duquel la messe correctement élaborée et représentée nous invite à nous arracher.

Le nombre de génuflexions a été réduit ainsi que d'autres gestes associés à l'adoration des espèces consacrées ; des expressions intentionnellement équivoques ont été introduites en lieu et place d’expressions univoques claires qui disaient la même chose depuis des siècles. Le sang du Sauveur Sacrifié est devenu une simple « boisson spirituelle ».

Il faut croire que la Croix devait effrayer ; il fut recommandé que le tabernacle contenant le Saint-Sacrement ne soit pas placé sur l'autel principal où est célèbré la messe mais, en même temps, il fut recommandé qu'il se situe dans une partie de l'église noble et embellie, insigne bien visible et convenant à la prière. Ce qui est absurde et contradictoire. On dirait des décisions de politiciens appliquant des principes hypocrites formulés par une langue de bois.

La messe omet désormais ou atténue certains enseignements Catholiques Traditionnels importants alors que ceux de la messe tridentine les affirmaient avec toute la pompe qui convenait.

Certains catholiques traditionalistes estiment que dans le cadre de la liturgie révisée si l'expression latine « pro multis » dans les termes de la consécration est traduite par « pour la multitude », « pour tous » en lieu et place de « pour plusieurs » ou « pour quelques uns », elle est du point de vue sacramentel nulle, si bien qu'il ne s'ensuit aucune transsubstantiation. Le Christ n’est plus présent dans le Pain et le Vin.

Je ne vais pas m’amuser, ici, à philosopher sur la présence authentique ou non du Christ dans le Pain et le Vin, si c’est symbolique ou réel, etc… mais je me permets d’affirmer que le rituel n’est plus le même et que, même symbolique, sa portée n’est plus ce qu’elle devrait être. Nous demeurons, avec ce type de liturgie bâtarde, en surface des choses, alors qu’il faut parvenir, tant physiquement, mentalement que spirituellement à pénétrer les strates successives des profondeurs Célestes dont les portes ne sont pas ailleurs qu’en nous.

Enfin, histoire de corser l’affaire, certains Traditionalistes disent que le père Annibale Bugnini, qui fut secrétaire de la commission chargée de l'étude pour cette liturgie nouvelle, eut une influence considérable sur la forme qu'a prise le missel romain examiné et promulgué par le pape Paul VI. Or, Annibale Bugnini, de l'ordre des Prêtres de la Mission et futur archevêque, aurait été franc-maçon ce qui, vous le devinez bien, n’arrange rien.

On impute comme motif à ces modifications le désir de rendre la messe moins inacceptable pour les non-catholiques (puisque nous avons des citoyens qui ne savent plus faire d’effort sur eux-mêmes dans le cadre d’une initiation religieuse qui, jusqu’à Vatican II, et depuis des siècles, impliquait la communauté de tous les croyants, du paysan au bourgeois, sans distinction) mais on est en droit de se demander, du moins les Catholiques sont en droit de se demander, si ces changements ne sont pas responsables de l’érosion de la foi Catholique des laïques qui vont à la messe. Ces changements qui ont été appliqués dans l'Église après Vatican II sont-ils responsables du déclin de la foi ? C’est une question qu’il convient de se poser. Les adversaires de Vatican II donnent comme preuves les sondages d'opinion qui vont dans leur sens. Les défenseurs en mettent d'autres en parallèle afin de contraster avec les premiers. Les adversaires affirment, à très juste titre que depuis Vatican II les églises se vident, les défenseurs démontrent qu’il s’agit d’une baisse du sentiment religieux en général, dans le monde occidental.



Selon la rumeur, le document en question serait promulgué incéssament sous peu. Le bruissement des nains médiatiques prenant de l'ampleur, nous entendrons très bientôt à la radio, verrons à la télévision, lirons sur le Web ou dans la presse nos névrosés de service venir nous confier par leurs brillantes analyses foireuses en moult débats, chroniques et colères à peine retenues que le Pape, tout de même un Nazi durant sa jeunesse, ne pouvait s’y prendre autrement. Et puis, de quoi il se mêle ?, il a eu le culot de condamner la lecture du « Da Vinci Code » !

Mais à présent, pénétrons le cœur de l’agitation : quelle est la raison de ses prises de position anti-cléricales primaires ? Cette rumeur Papale est-elle fondée ?
À vrai dire, nos juges et critiques médiatiques, nos conciliateurs qui s’amusent à faire les avisés de service se foutent de la messe tridentine et de la liturgie latine, ou même de la messe bâtarde décrite plus haut comme de cet événement éventuel qui aurait eu lieu il y a quelques 2000 années de ça, en Judée, actuel(le) Israël-Palestine : la mise en Croix d’un homme, le dit « fils de l’Homme », dont la mission singulière si elle ne nous a pas sauvés (si nous sommes athées ou agnostiques) a tout du moins changé drastiquement la face du monde. La messe, quelle qu’elle soit, non seulement ils n’y entravent que dalle, mais ils s’en tamponnent le bidon. Cela ne leur fait ni chaud ni froid, cette histoire de filiation spirituelle. Ce qui les emmerde n’est même pas l’intégrisme en tant que tel, qui alimente si bien, sous de multiples formes spectaculaires leurs feuilles de choux avec lesquelles nous aurions même du mal à nous torcher le cul. Allumer un feu avec, éventuellement, nous pourrions y consentir en souriant. Ce qui les emmerde profondément c’est l’intégrité qui consiste à croire au Credo. Point. L’intégrisme commence déjà là pour eux. Aussi, si Benoît XVI cherche uniquement à recentrer les choses sur le plan pratique du Credo, ce sera pris pour un réactionnaire retour en arrière. Et ce retour en arrière signifierait clairement que la Papauté s’éloigne des principes et de la morale déliquescente qui s’installe de plus en plus dans chaque domaine des activités humaines. Inutile de voir plus loin. C’est là devant notre nez.


Benoît XVI procédera-t-il à cette mise en place après avoir renoué avec certains tenants de la Tradition ? S’il prend cette décision c’est qu’il estimera que sa décision est fondée. S’il ne la prend pas c’est qu’il estimera qu’il y a d’autres priorités à traiter en premier lieu.

Quoi qu’il en soit, les médias ne cherchent à nous cacher qu’une seule et unique chose derrière leur agitation hystérique : s’il y a une division, une séparation unique qui existe bel et bien, ce n’est pas entre les détenteurs d’une Tradition, selon eux arriérée, qui souhaitent une messe en Latin et les défenseurs et partisans d’un changement dit « post-Vatican II », selon eux plus actuels. Ce n’est pas une gueguerre entre pro- et anti transformation. Car il est temps que tout le monde comprenne qu’une Religion ne change pas mais s’inscrit uniquement dans une lecture toujours recommencée, toujours relancée, toujours fertile. S’il y a une frontière infranchissable (autrement que par les individus qui en leur for intérieur prennent la décision de la franchir dans un sens ou dans un autre) c’est la douane métaphysique qui existe entre des veilleurs qui veillent parce qu’ils croient et des endormis qui dorment et voudraient continuer de jouir de leur sommeil délivrés de la moindre once de principe, de conviction, de discipline, de dogme et de règle. Credo d’un côté et absence de Credo de l’autre. Sainteté d’un côté et « Cool Attitude » de l’autre. Les Chétiens « cools » font partie des crétins d’aujourd’hui. Le pharisaïsme post-moderne dans toute sa splendeur. Les pharisiens d’aujourd’hui, doucereux et sans saveur, fréquentent les églises et déploient tout leur génie en affectant la dévotion et la vertu alors qu’ils sont creux comme des coquilles de noix. Bien entendu, ils sont pour le mariage gay ou lesbien (à l’église même), la promotion de la capote via le Vatican, et diverses balivernes de cet ordre. Je repose la question : est-ce là le rôle du Christianisme ? Quant aux chrétiens authentiques, ils peuvent réciter leur credo dans la langue qui leur convient, avec la conviction de cœur et d’esprit qui est la leur, si Dieu existe il comprend toutes les langues. Même si pour faire accéder ses ouailles à certaines convictions et les affermir dans leur foi, l’église se doit de respecter une authentique Tradition.

Benoît XVI vise à unir la Chrétienté. Il veut mettre autour d’une table, Catholiques, Orthodoxes et Protestants. Car ce qui lui tient à cœur ce n’est rien d’autre que l’évangélisation de l’Europe. Mais pour se faire, il souhaite avant toutes choses, réunir décemment la Catholicité dont l’unicité a été mise à mal par une infiltration vicieuse mais hallucinée en son sein de l’esprit de notre temps qui n’a rien à y faire. Comment inverser le processus et faire pénétrer l’Esprit du Christianisme dans le monde présent ? C’est cela qui l’interpelle et il est là son rôle. Car Benoît XVI, avant que d’être Pape, a toujours eu des mots durs non pas vis-à-vis de Vatican II (qui était nécessaire pour recontextualiser l’évangile avant la fin du millénaire précédent) mais vis-à-vis de son application. La réforme de la messe, dans sa forme, n’a jamais été fixée et édictée comme une « rupture » mais comme une bénédiction afin de mieux faire pénétrer les croyants dotés de la simple foi du charbonnier, ou les sceptiques, dans le giron supérieur de la compréhension de la parole de Dieu. Elle a été présentée comme une « rupture » par les médias qui ont leur part de responsabilité dans la contagion mensongère qui a eu lieu ces 40 dernières années. Car le principe des Religions authentiques c’est qu’elles ne se construisent pas sur des ruptures mais sur des additions de compréhensions. C’est pour ça que Jean-Paul II, déjà, avait parlé des Juifs comme de « nos frères aînés dans la foi ».

Bien à vous...


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Écrit par : Nebo | lundi, 18 décembre 2006

La Valse se poursuit...

CITE DU VATICAN, 18 déc 2006 (AFP) - Réforme liturgique: le Christ a versé son sang pour beaucoup, pas pour tous

"Les fidèles catholiques vont bientôt entendre de la bouche de leur prêtre que le Christ n'a pas versé son sang "pour tous" les hommes, mais seulement "pour beaucoup", conformément à une nouvelle directive du Vatican.

Cette modification de détail dans la formule accompagnant la consécration du vin de messe (censé se transformer en sang) a jeté l'émoi dans les milieux catholiques progressistes et réjoui les intégristes adeptes de Mgr Marcel Lefebvre.

Elle a été décidée par le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin, pour refléter plus fidèlement la formule latine d'origine ("pro multis"), a-t-il expliqué dans une lettre aux évêques datée du 17 octobre et récemment publiée sur des sites internet catholiques.

Dans cette lettre, le prélat concède que la formule "pour tous" adoptée dans de nombreuses langues "correspondrait sans aucun doute à une interprétation correcte de l'intention du Seigneur" car, selon le dogme chrétien, le Christ est bien mort sur la croix" pour "tous les hommes et femmes".

Mais outre une traduction plus exacte, le cardinal Arinze relève que l'expression "pour beaucoup" a le mérite de souligner le fait que le croyant ne reçoit pas le salut "de façon mécanique" sans y participer.

Ce problème linguistique ne se pose pas en français, où l'expression utilisée ("pour la multitude") permet toutes les interprétations.

Mais les Eglises anglophones, hispanophones, germanophones notamment ont deux ans pour remplacer les termes "for all", "por todos los hombres" ou "für alle".

Les Lefebvristes, déjà ragaillardis par la perspective d'une prochaine libéralisation de la messe en latin qu'ils réclament, ont aussitôt applaudi au "document capital" du cardinal Arinze qui rejoint leur interprétation restrictive du Salut.

En revanche le site catholique contestataire italien Adista s'est fait écho de la "stupeur" d'un prêtre florentin: selon le père Enrico Chiavacci, la réforme sera interprétée comme une "marche en arrière" par de nombreux fidèles acquis à l'esprit d'ouverture du concile Vatican II.

Le prêtre souligne par ailleurs que le sens de l'expression grecque d'origine ("oi polloi") est plus proche de "tous" que de "beaucoup".

Écrit par : Nebo | mardi, 19 décembre 2006

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Pour nous dire la Messe ?
- Lorsque le Soir sera tombé
Je tiendrai ma promesse !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Votre Eglise est en cendre ?
- Vers l’Océan je descendrai ;
Voulez-vous y descendre ?

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Nul Autel ne s’y lève ?
- Sur un bateau j’officierai ;
Vous serez sur la grève !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Sans Nappe en fine toile ?
- Notre Doux Seigneur poserai
Sur un morceau de Voile !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Sans chandelles, sans cierges !
- Les Astres seront allumés
Par Madame la Vierge !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Sans enfant de Maitrise ?
- Pour bel enfant de chœur j’aurai
Un vieux à barbe grise !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Sans chantre à la voix large ?
- Pour me répondre au Kyrie
J’aurai le Vent du Large !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Sans vos Orgues absentes ?
- Jésus touchera le clavier
Des Vagues mugissantes !

Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais comment ferez-vous, l’abbé,
Si l’Ennemi vous trouble ?
- Une fois, je vous bénirai ;
Les Bleus bénirai double !

Mais, de vous massacrer, l’abbé ?
Ma Doué !
Mais de vous massacrer, l’abbé,
Ils auraient ben l’audace !
- Bah ! Dans le Ciel je monterai
Préparer votre place !

Où nous placerez-vous, l’abbé ?
Ma Doué !
Où nous placerez-vous, l’abbé,
Qu’on s’y trouve sans peine ?
- Auprès du Roy martyrisé,
Aux pieds de notre Reine !

Écrit par : Espoir | lundi, 01 janvier 2007

Meilleurs voeux Isabelle et gardez le cap!
Votre blog est toujours aussi beau!
Cordialement

Écrit par : ... | lundi, 01 janvier 2007

Le retour de la messe en latin inquiète les catholiques français
(06/11/2006) Communiqué des évêques, lettre-pétition, lettre ouverte : la prochaine libéralisation de la messe en latin suscite un vent de fronde parmi les catholiques français. Dans ce pays, l'Eglise n'avait pas connu de tels remous depuis l'affaire Jacques Gaillot, l'évêque d'Evreux démis de ses fonctions par le Vatican en 1996. Le 25 octobre, les évêques de l'est de la France ont signé un communiqué commun pour faire part de leurs inquiétudes au Saint-Siège. Perçu comme un signe de bonne volonté à l'égard des traditionnalistes de Mgr Lefebvre, chef de la fraternité Saint Pie X établie à Ecône (Valais), le retour de la messe en latin leur fait craindre une relativisation des innovations du concile Vatican II. Une quarantaine de prêtres nés après de le concile ont demandé au pape, dans une lettre-pétition, « des signes d'encouragement à nous insérer dans le monde tel qu'il est (...) plutôt qu'à nous replonger dans une vie liturgique d'un autre âge ». A Bordeaux, des laïcs engagés dans l'Eglise ont adressé une lettre ouverte protestant contre la création de l'Institut du Bon Pasteur, destiné à accueillir les transfuges du mouvement lefebvriste qui voudraient aujourd'hui rallier l'Eglise catholique romaine. Réunis du 4 au 9 novembre à Lourdes, les évêques pourraient livrer un document sur cette question. (ProtestInfo/Réforme)

Écrit par : Jean | vendredi, 12 janvier 2007

Une "autre" église est possible ? Encore ? Qui sentira le patchouli peut-être ? La moisson se poursuit...

Bien à Vous...

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Écrit par : Nebo | vendredi, 12 janvier 2007

mgr ricard appelle à la réconciliation, espérons qu' il sera écouté...

Écrit par : éric | mardi, 20 février 2007

Le numéro deux du «ministère» du culte au Saint-Siège estime qu'il faut redonner de la solennité à la liturgie. Un nouveau geste en direction des traditionalistes.


LA MESSE en latin revient en grâce au Vatican. Rétablir certains aspects de la messe d'avant le concile Vatican II «est une urgence». Quarante ans après, il faut une véritable réforme de la réforme, redonner sa solennité à la messe et rappeler que le rôle des laïcs n'est pas celui des prêtres.

Telle est la substance des propos de Mgr Malcom Ranjith Patabendig à l'agence 1. MEDIA. Ils feront plaisir aux catholiques traditionalistes et aux Lefebvristes.

Ce diplomate sri-lankais, numéro deux du «ministère» du culte et de la discipline des sacrements, est dans la droite ligne de Benoît XVI qui l'a volontairement placé à ce poste.

Après le Concile Vatican II, «certains changements peu réfléchis ont été faits, dans la rapidité et l'enthousiasme», ce qui a débouché sur «une situation opposée à celle que l'on souhaitait», estime l'ancien nonce en Indonésie. Une trahison de l'esprit des réformes, en quelque sorte.

La messe «dos au peuple»

Reprenant la croisade contre les abus liturgiques, il ne mâche pas ses mots contre ces «directions erronées comme l'abandon du sacré, la confusion des rôles entre les laïcs et les prêtres, ou encore certains changements qui ont vidé les églises en les protestantisant. Ces changements de mentalité ont affaibli le rôle de la liturgie plutôt que de le renforcer» et favorisé «le sécularisme».

L'Église aurait ainsi beaucoup perdu aux yeux de nombreux jeunes et de nombreux prêtres. Pour Mgr Malcom Ranjith, «elle doit être sensible à ces urgences que les gens sentent et retrouver certains aspects de la liturgie du passé». Le Saint-Siège appelle ainsi les évêques à «renforcer les acquis du passé» tout en conservant les gains du concile en matière liturgique (l'utilisation de la langue vernaculaire, en particulier). En effet, «l'ancien missel de la messe dite de saint Pie V n'a jamais été aboli». Une affirmation qui n'est pas neuve. Pour l'ancien nonce, il est injuste de donner une image négative de la messe revendiquée par les traditionalistes. Il faut au contraire perfectionner le missel actuel.

Ces paroles reflètent la pensée du Pape. En avril dernier, une réédition en italien d'un livre de celui qui était alors le cardinal Ratzinger a exhumé ses positions favorables à la célébration de la messe en latin, «dos au peuple», selon l'ancien missel. Il y a trois ans déjà, le futur pape exprimait son désir de rouvrir ces questions, regrettant «les fanatismes» du débat post-conciliaire sur la liturgie. Benoît XVI y travaille et ses directives sont attendues, alors qu'il a multiplié les gestes à l'égard de la frange traditionaliste de l'Église catholique et de la Fraternité Saint Pie X. Mais si avec cette dernière, la «querelle des rites» n'est qu'un point de controverse, l'enseignement doctrinal du Concile Vatican II en est un autre qui semble plus difficilement surmontable. Mais Benoît XVI, en remettant au goût du jour l'ancien missel, ouvre une brèche dans laquelle de nombreux fidèles, en délicatesse avec Rome, pourront s'engouffrer.

Écrit par : Grande inquiétude dans le royaume | samedi, 24 mars 2007

Non au retour à la messe tridentine ! Oui à la messe joyeuse.Mais pour qui il se prend ? De qui je parle ? Du pape. Il parait qu’il voudrait revenir à la messe tridentine. Ou du moins, voudrait libérer l’usage de celle-ci. Ceci parce que la messe telle qu’elle estcélébrée maintenant serait souvent "un signe de scandale" (dixit Patabendige Don, nouveau secrétaire de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements).
Il est bien évident que si rien est fait, la messe tridentine risque de devenir "obligatoire". Depuis la réintégration des Lefebvristes1, dans l’Eglise, le risque s’est accru.
Pourtant, pourtant, le vrai scandale, c’est bien la messe tridentine.
Messe de l’incompréhension d’abord : le curé lit la bible en latin, réservant ainsi la compréhension des textes aux rares latinistes, c’est à dire à une élite. Etait-ce bien alors la peine que Jésus se soit "cassé la tête" à parler en parabole, à donner des exemples compréhensible par la globalité de la population ? Tout le monde comprend la notion de semeur, de trésor enfoui. Mais je doute que toute le monde comprenne le latin.
Messe du repli sur soi ensuite, le curé tourne le dos au fidèles, marmonne des mots dans sa barbe, comme s’il voulait cacher ce qu’il faisait, comme si c’était honteux. Pourtant "On allume pas une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe" (Matt, 5,14). Le pape oserait-il prétendre que les gestes liturgiques ne nous éclairent pas ? J’en doute.
Messe de la tristesse enfin. Les chants Grégoriens, c’est peut-être très beau. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas joyeux. Or, si Dieu c’est fait homme, c’est bien pour nous apporter la joie. Si Jésus a multiplier les pains, changer l’eau en vin, c’était bien pour que la fête continue... Les chrétiens sont "invités au festin du seigneur". (Luc 14). A t-on jamais vu un festin triste ? Non, dans un festin, on chante, on frappe des mains, on bouge. Une messe triste est donc incompatible avec le message du Christ.
Ainsi, la messe tridentine me semble fondamentalement incompatible avec le message du Christ.
De plus, l’argument de la tradition ne tient pas. Tout d’abord, parce que toute tradition n’est pas bonne. Ensuite, parce que la messe tridentine, comme son nom l’indique, date du concile de Trente , c’est à dire du XVI éme siècle. C’est faible quatre siècle de tradition pour une Eglise vieille de vingt siècle non ?
Certes, une messe n’est pas non plus en endroit où chacun fait ce qu’il veux, et où Dieu ne compte pas. De même que quand on va au festin d’un mariage, on est là pour les mariés.
Heureusement, le pape n’est pas totalement suivis. Des prêtres s’opposent.
Des catholiques s’y opposent tout les samedis/dimanche quand ils frappent des mains à la messe. Quand ils dansent à la messe. Quand il mettent de la joie à la messe. Ces catholiques là sont aussi l’Eglise !
Au concile Vatican II, l’Eglise à tenter de se rapprocher du message du Christ. Ne la laissons pas s’en éloigner.
[1] catholiques extrémistes ayant refusé les conclusions du conciles Vaticans II au motif du respect d’une "tradition", dont une bonne partie vote Lepen ou De Villier, ils ont été excommuniés par Jean-Paul II

Écrit par : Non au retour de la messe triste | lundi, 26 mars 2007

Bon, honnêtement devant tant de stupidité les mots me manquent. Il faudrait reprendre point par point votre message, et pour ça pas le temps ! Alors juste deux ou trois éclaircissements :

"Messe de l’incompréhension d’abord : le curé lit la bible en latin, réservant ainsi la compréhension des textes aux rares latinistes, c’est à dire à une élite. "

Bon d'abord faut juste arrêter de prendre les gens du peuple pour des cons. Quand ça fait trente ans que vous entendez, bon gré mal gré, les mêmes prières et avec un peu de catéchisme ça ne parait pas non plus improbable qu'on finisse par les comprendre hein ?

"Tout le monde comprend la notion de semeur, de trésor enfoui. Mais je doute que toute le monde comprenne le latin."

Ah ben ça si tout le monde comprend ! Tant que nous y sommes on à qu'a balancé st Thomas aux oubliettes et proscrire la moindre forme d'exégèse - vous savez cette manie intégriste qui pinaille autour de la moindre parabole.
Les paraboles simples ? Pour vous peut-être, en tous cas pas pour moi... tant pis...

"Messe du repli sur soi ensuite, le curé tourne le dos au fidèles, marmonne des mots dans sa barbe, comme s’il voulait cacher ce qu’il faisait, comme si c’était honteux."

Non le prêtre ne tourne pas le dos aux ouailles, il est simplement face au Christ, comme eux.

"Messe de la tristesse enfin. Les chants Grégoriens, c’est peut-être très beau. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas joyeux. Or, si Dieu c’est fait homme, c’est bien pour nous apporter la joie. Si Jésus a multiplier les pains, changer l’eau en vin, c’était bien pour que la fête continue... Les chrétiens sont "invités au festin du seigneur". (Luc 14). A t-on jamais vu un festin triste ? Non, dans un festin, on chante, on frappe des mains, on bouge. Une messe triste est donc incompatible avec le message du Christ."

Et la Croix c'est une blague ? Les marchands jetés hors du temple un speed dating ?

"Certes, une messe n’est pas non plus en endroit où chacun fait ce qu’il veux, et où Dieu ne compte pas. De même que quand on va au festin d’un mariage, on est là pour les mariés."

Ah bon ? C'est pas un endroit où on boit, on danse, et puis pourquoi pas on couche avec un des jeunes mariés, ou les deux en même temps, puisqu'on est là pour eux, non ? Comme ça c'est que de l'amouuuuuur !

"Des catholiques s’y opposent tout les samedis/dimanche quand ils frappent des mains à la messe. Quand ils dansent à la messe. Quand il mettent de la joie à la messe. Ces catholiques là sont aussi l’Eglise !"

Eh oui pas de bol... on choisit pas sa famille...

Écrit par : Une personne différenciée | lundi, 26 mars 2007

Désolée, je suis d'accord avec ce commentaire, les tradis ont tout fait pour se mettre hors de l'église, non seulement ils sont arrogants, ne désirent pas se mélanger avec tout le monde, mais je ne pense pas qu'ils désirent tant que ça rentrer dans le giron de l'église. En fait, ils se complaisent dans cette image de l'opprimé perpétuel, et sont à vrai dire une petite secte poussièreuse où les femmes sont reléguées au dernier plan, sauf bien évidemment pour faire une ribembelles de gamins. Je fait partie, et je n'en ai pas honte de ceux et celles qui s'opposent farouchement au retour de la messe en latin.

Écrit par : Audrey | lundi, 26 mars 2007

""Je ne crois pas aux commentaires sur la religion ; toute espèce de sociologie en ce domaine m’est insupportable."

Donc, vous ne croyez pas à l'intérêt des commentaires de l'abbé Christophe Héry et des partisans du retour à la tradition et à la messe en latin?

La sociologie, c'est l'opinion des autres?

Écrit par : Zep | lundi, 26 mars 2007

et l'Abbé Laguérie continue en disant:

"A cet égard votre jugement sur les tradis me paraît totalement excessif. Leur repli nécessaire ne leur est aucunement imputable : ils subirent une véritable persécution dès lors qu’ils essayèrent de garder non seulement le Foi mais aussi la pratique de la Foi."

Considérer que les livres de l'abbé Christophe Héry relève de la sociologie est une ineptie.

Écrit par : Marc Tardy | lundi, 26 mars 2007

"Considérer que les livres de l'abbé Christophe Héry relève de la sociologie est une ineptie."

Qui a dit ça?

Écrit par : Zep | mardi, 27 mars 2007

Directives de Benoît XVI concernant la célébration de l'eucharistie :


Dans son exhortation apostolique "Sacramentum caritatis", Benoît XVI donne des directives pour la célébration de l'eucharistie.

Il souligne l'importance de l'art de célébrer et donne une série de prescriptions sur "l’art de célébrer": harmonie du rite, vêtements liturgiques, aménagement du lieu sacré, lecture des textes, chants, musiques. Il note le caractère sacré de la liturgie, mais aussi la “simplicité des gestes“ et la “sobriété des signes“ § 38

Le pape rappelle le rôle de l’évêque, qui doit "sauvegarder l’unité des célébrations dans son diocèse". § 39

Il insiste sur le lien entre la célébration et la beauté. pas seulement la beauté des bâtiments et de l’espace liturgique mais avant tout la beauté de l’action liturgique : la manière de célébrer, la place de la musique et des chants, l’intériorisation par chacun du mystère célébré. § 41

Il insiste aussi sur la pratique du chant grégorien et il désire qu'il soit valorisé § 42

Il souhaite mettre en valeur éducative pour la vie de l’Église de la présentation des dons. Il ne s'agit pas simplement d'une sorte de « pause » entre la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique § 47

Le pape signale la sobriété nécessaire au geste de paix Celui-ci, suscite "un peu de confusion dans l’assemblée juste avant la communion". § 49

Il lui parait utile de se recueillir en silence après la communion § 50

Il souhaite mettre en valeur l’Ite Missa est. Ce salut exprime la nature missionnaire de l'Église. § 51

Benoît XVI recommande la célébration de la messe en latin pour les rassemblements internationaux souhaitant aussi que les candidats au sacerdoce apprennent à célébrer la messe en latin. § 62

Il demande que l'on s'agenouille dans les moments centraux de la prière eucharistique. § 65

Écrit par : Sacramentum caritatis | mardi, 27 mars 2007

A la suite du concile Vatican II, il y a eu des changements importants dans la liturgie. Ces modifications ont choqué bien des gens qui pensent que c'est une infidélité à la tradition de l'Église, un abandon de valeurs essentielles. "On nous change la religion". On n'a sans doute pas assez expliqué la raison d'être de ces changements.

Au cours des siècles, la célébration de la messe a constamment évolué, par exemple l'eucharistie a été pendant des siècles célébrée en grec, avant de l'être en latin. La messe de saint Pie V a été elle-même une révision liturgique. D’autre part, actuellement encore, il y a une grande variété des rites liturgiques dans l’Église catholique, en particulier les rites des Églises orientales rattachées à Rome.

Donc pas de fixisme historiciste stérile, et ouverture à la riche diversité lturgique !

Écrit par : Hector | mardi, 27 mars 2007

N'oublions pas que réintégrer la messe Tridentine dans l'église c'est aussi réintégrer les schismatiques!!
A mon avis cela va causer une grave crise et ce n'est pas envisageable. Comment va t'on faire dans les paroisses ou tout s'est organisé autour des laïcs avec un place prépondérante des femmes. Vont elles devoir remettre une mantille? Qui va faire le catéchisme? Les prêtres? Il n'y en a presque plus! Comment va t'on faire pour les cérémonies pénitentielles, les abolir? le retour au confessionnal, aux prêtres en soutane... merci bien. Le fossé qui sépare les tradis et le reste de la communauté catholique est trop grand, et d'ailleurs il n'est pas que d'ordre spirituel mais aussi politique, on sait très bien qui est derrière !!
Certains pensent que c'est une guerre liturgique déclarée et ils n'ont pas tort.

Écrit par : Chantal | mardi, 27 mars 2007

"Comment va t'on faire dans les paroisses ou tout s'est organisé autour des laïcs avec un place prépondérante des femmes."

On les dégage ! Retour au travail, retour aux fourneaux... et hop !

Écrit par : Un tradi | mardi, 27 mars 2007

"N'oublions pas que réintégrer la messe Tridentine dans l'église c'est aussi réintégrer les schismatiques!!"

Et alors, le fils prodigue ça vous dit quelque chose ?

Écrit par : Un Tradi | mardi, 27 mars 2007

est-ce qu'on aura le droit de se mettre à genoux à la messe?

Écrit par : Dit Benoît XVI | mardi, 27 mars 2007

Qui est derrière? Vous allez nous l'apprendre ma belle !!

Écrit par : LE VILAIN MECHANT TRADI | mardi, 27 mars 2007

Je précise, puisque cela semble nécessaire, que la liturgie tridentine n'a cessé d'évoluer et d'être réformée, en dernier lieu sous Pie XII avec la grande réforme, bienvenue, de la Semaine Sainte et du Triduum pascal, et encore sous Jean XXIII... et que pour ma part, je vois bien plus la continuité que la soi-disante rupture avec l'ancien rite dans la liturgie traditionnelle rénovée de Paul VI !

Cette dernière apporte des améliorations notables par rapport à la liturgie tridentine : le recentrement sur le dimanche et les fêtes du Seigneur par rapport à l'inflation du sanctoral, l'enrichissement notable du lectionnaire, et notamment la redécouverte de la liturgie des grandes catéchèses baptismales dans le Carême de l'année A, la mise en valeur explicite et la redécouverte du sens des épiclèses dans la prière eucharistique, la redécouverte du baiser de paix (qui trouverait peut-être mieux sa place avant l'offertoire ("Si tu vas à l'autel présenter ton offrande sans être en paix avec ton frère, laisse-là ton offrande et va te réconcilier avec lui"), le "Notre Père" dit par toute l'assemblée, etc.

Le rite rénové dit de Paul VI est donc parfaitement traditionnel et souvent plus riche que le rite dit de St Pie V, qui avait certainement besoin d'être rénové ; essayons de situer le débat à un autre niveau en posant de vraies questions sur ce qui est en jeu dans l'action liturgique.

Écrit par : Sacramentum caritatis | mardi, 27 mars 2007

Les tradis sont rigides dans l'éducation des enfants, pour ne citer qu'un exemple regardez les méthodes de cathéchisme avec les questions réponses, l'apprentissage par coeur des prières que les enfants ne comprennent même pas, l'obsession quasi névrotique du péché originel, les démons, les flammes de l'enfer... A la messe c'est simple, nous reconnaissons tout de suite les enfants de familles tradis, ils ne sont jamais avec les autres enfants pour préparer à la cure les ofrrandes, ou regarder un film, non, on considère qu'ils doivent participer!! Conséquence je trouve que ces enfants sont hautains voir méprisants, c'est une église de classe!!

Écrit par : Chantal | mercredi, 28 mars 2007

"Les tradis sont rigides dans l'éducation des enfants".......ah bon? Vous m'en direz tant!
Mais le catéchisme est l'enseignement, non? et un enseignement, ça s'enseigne, non?
"une obséssion quasi névrotique"... je ne vois pas ce qu'il y a de névrotique à mentionner l'existence du diable...à la nier où à la taire (ce qui revient au même) , là oui!
Et "laissez venir à moi les petits enfants ", ça vous dis quelque chose?
Le messe est le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix... si vous préférez que vos enfants regardent un film, libre à vous...mais tirez en les conséquences au lieu de condamner ! Tout cela est navrant!

Écrit par : Dame de l'ouest | mercredi, 28 mars 2007

Je ne suis pas du tout en accord avec vos analyses, la messe de Paul VI n'est pas "traditionnelle" mais au contraire elle est une messe indubitablement nouvelle.

Ce qu'on ne vous dit pas, c'est qu'elle a été fabriquée en accord avec cinq hérétiques, deux anglicans, deux luthériens et un frère de Taizé. Et comme ces collaborateurs ne croyaient ni à la continuation du sacrifice de la Croix à la Sainte Messe, ni à la présence réelle, les modifications qu'on a fait subir à la messe ont ceci pour but : le texte est assez équivoque pour que ceux qui ont conservé la foi des Apôtres puissent l'accepter tout de même et que les protestants puissent l'accepter comme un simple souvenir dont on fait mention. Et ce n'est pas un succès : on ne sait plus si la messe est valide, et c'est justement ce que l'ancienne messe voulait éviter.

Il faut croire qu'une partie de notre clergé est elle-même devenue hérétique, puisqu'elle insiste sur le caractère de " repas " qu'elle attribue à la messe. Et la foi de nos évêques elle-même n'est plus certaine puisqu'ils autorisent des messes scandaleuses, avec de nouveaux canons fabriqués par un vicaire ou un curé qui veulent les accommoder à leur manque de foi. Or il y a déjà quatre prières ad libitum dans le nouvel Ordo. Et jamais on n'a vu davantage de célébrations différentes de ville en ville ou village, scandale que justement voulait éviter saint Pie V EN COMMANDANT QUE LA MESSE NE FÛT JAMAIS CHANGÉE.

Ce sont les réformateurs eux-mêmes qui détruisent la réforme liturgique ; ils nous annoncent même que la messe sera changée encore... Nous sommes assurés qu'on veut amener un changement de la foi en changeant progressivement les habitudes chrétiennes.

Cela apparaît à des signes évidents : le préambule de la messe était hérétique et APRÈS SA PUBLICATION, Sa Sainteté Paul VI a dû le faire modifier. Les belles prières de l'Offertoire ancien ont été supprimées, remplacées par cette affirmation intentionnelle répétée deux fois : fruit de la terre et du travail des hommes ; nous, nous disions jadis : ce que nous vous offrons est déjà un don gracieux de votre tendresse. La nouvelle prière n'est pas très humble ; elle a été composée par des gens qui ont l'habitude de trouver tout prêt leur repas et leur pain, sans savoir comment il est arrivé. Ils ne savent point ce qu'est une vigne prête à être vendangée et que ruine la grêle, un champ de blé que le vent et les orages obligent à laisser pourrir sur place ; même le fruit de notre travail est encore un don de Dieu.

La CONSÉCRATION n'est plus appelée ainsi ; elle est devenue : Récit de l'institution. Les prêtres qui ne croient pas, si on peut encore leur donner ce nom (eh, oui ! ils ont été ordonnés pour l'éternité, suivant l'ordre de Melchisédech !), ces prêtres peuvent lire ce texte comme une histoire qu'on raconte sans croire à la présence réelle de Jésus tel qu'il était sur la Croix ; ils peuvent croire simplement à sa présence spirituelle comme dans toute assemblée chrétienne, quand, par exemple, vous dites le Bénédicité en famille avant le repas. Alors la messe n'est pas valide, elle n'est qu'un faux semblant, un mensonge.

On supprime le silence, on rend impossible le recueillement de la foule en faisant lire tout haut les paroles par où JÉSUS LUI-MÊME, par le ministère du prêtre, accomplit le mystère de son sacrifice en forme de sacrement ; et pour enlever tout caractère sacré à l'acte du prêtre, 'qui pourrait percer votre cœur d'amour et d'humilité, il fait aussitôt une acclamation : " II est grand le mystère de la foi ! " Or, c'est la doctrine protestante que Jésus n'est là que par la foi des assistants et non par le ministère d'un prêtre consacré à cet effet.

Dans l'ancien canon, le prêtre, en consacrant, prononçait ces mots : MYSTERIUM FIDEI, mystère de foi, mais dans une intention bien différente : la foi accepte un mystère qu'elle n'a pas créé. L'acclamation actuelle, suivant la doctrine protestante, crée le mystère de la présence de Jésus. Et la jeunesse braille, comme si elle était l'héroïne d'une nouvelle Pentecôte : "... nous attendons que tu viennes. " Or IL EST LA. Mais c'est pour le faire oublier.

Hélas, oui ! Nous voyons de tous côtés le clergé insister sur ce fait que Notre Seigneur a institué le sacrement de l'Eucharistie au cours d'un repas : pour faire croire que la messe est un repas de famille ordonné seulement à la communion des fidèles. On nous ramène simplement aux mœurs païennes : tous les anciens peuples sacrifiaient à Dieu des animaux qu'ils mangeaient ensuite suivant des rites très précis et c'était l'essentiel de leur religion. On veut faire oublier que Jésus a perpétué jusqu'à la fin des temps l'unique sacrifice du Calvaire pour que tous les baptisés puissent assister au mystère de l'amour divin qui permit leur salut et qu'alors, comme saint Pierre lui-même, après son reniement, ils puissent voir de quel abîme de ténèbres, de quelle ombre de mort Dieu les a tirés par la foi en Jésus-Christ.

Et que dire des chants sans poésie et sans art qui accompagnent la réception du sacrement pour déshabituer les fidèles au recueillement qui devrait entourer cette grâce.

Ce même flot d'hérésie qui entraîna notre clergé le poussa à enlever les prie-Dieu pour interdire l'acte d'adoration et à défavoriser toute action de grâce ; nous voyons les prêtres modernistes, quasiment forcer les gens à quitter l'église aussitôt après l'ite missa précisément pour empêcher la continuation de l'action de grâce.

Écrit par : Arpacschad | mercredi, 28 mars 2007

Tout est dit!

Écrit par : Dame de l'ouest | mercredi, 28 mars 2007

FSSPX : Mgr Fellay donne le cap

Écrit par : Tradi | mercredi, 28 mars 2007

Désolée mais je ne peux croire que la messe de Paul VI puisse avoir une incidence sur la foi. Quand à l'éducation religieuse des enfants, je suis tout à fait contre cet enseignement rigide. Ces enfants ont une vision du monde rétrécie, cela me fait penser aux tables de multiplication rabachée par coeur. Ce qui est étonnant tout de même dans tous ces commentaires, c'est que personne ne répond aux questions concernant l'organisation du retour d'une infime partie de catholiques au sein de l'église, est-ce trop terre à terre?

Écrit par : Audrey | mercredi, 28 mars 2007

Le latin va peutêtre changer quelque chose à tout ça, n'est-ce pas?


Sondage: Les catholiques français sont peu pratiquants

La moyenne des catholiques prie peu, ne va pas très souvent à la messe, sait par coeur le "Notre Père" et penche pour le mariage des prêtres, selon un sondage CSA à paraître mercredi dans Le Monde des Religions.

Ils sont 55% à se définir comme catholiques parce qu'ils sont nés dans une famille catholique (21% parce qu'ils ont la foi et 14% parce que cela correspond à des valeurs auxquelles ils sont attachés).

Ils sont 8% à assister à la messe ou à des offices religieux "une ou plusieurs fois par semaine", 9% "une ou deux fois par mois", 31% "de temps en temps", 46% pour les cérémonies (baptème, mariage, enterrement) et 8% "jamais".

16% d'entre eux prient tous les jours, 9% une fois par semaine, 26% "de temps en temps" et 17% "exceptionnellement" mais 29% "jamais".

Seulement 9% sont engagés dans des activités paroissiales (catéchèse, action humanitaire, groupes spirituels).

Ils sont 88% à connaître par coeur et en entier le "Notre Père" et 81% le "je Vous salue Marie", mais seulement 33% savent que la fête qui correspond à la descente de l'Esprit Saint sur les apôtres est la Pentecôte.

Une grande majorité est "très" ou "assez" favorable au mariage des prêtres (81%) et à l'entrée des femmes dans la prêtrise (79%).

Ils ont une bonne opinion du pape Benoît XVI ("très bonne" 7%, "plutôt bonne" 64%).
Le plus surprenant dans ce sondage est que 52% seulement des gens qui se déclarent catholiques croient que Dieu existe (26% "c'est sûr", 26% "c'est probable"). 10% répondent "c'est peu probable", 7% "il n'existe pas", 30% "je n'en sais rien" et 1% ne se prononcent pas.

Ce sondage CSA a été réalisé par téléphone du 18 au 25 octobre 2006 auprès de 1.021 personnes se déclarant catholiques issues d'un échantillon national représentatif de 2.012 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Source : La Croix

Écrit par : Audrey | mercredi, 28 mars 2007

Un infime partie des catholiques ? Dites -vous ??

Mais Madame la Maison du Père est grande!! Et quand bien même, est-ce pour autant charitable de laisser cette infime partie aller à la messe dans un garage? Alors que le patrimoine de l'église et vendu aux boudhistes aux musulmans, ou pour faire des lieux culturels?!!

Écrit par : LE VILAIN MECHANT TRADI | mercredi, 28 mars 2007

La vision du monde rétrécie qu'auraient les enfants éduqués dans la Tradition est une pure supposition de votre part . Ne serait ce pas vous qui avez une vision rétrécie de la Tradition?
Quant aux tables de multiplication elles ne s'aprennent que par coeur, comme les poésies ou les dates historiques!
Le Latin? Encore une preuve de votre ignorance! Il n'est pas question ici, de Latin, madame, mais de Catéchisme et de Foi! raisons pour lesquelles 52% seulement des gens qui se déclarent catholiques croient que Dieu existe . Et cela n'a rien d'étonnant, contrairement à ce que dit La Croix.
Le messe de Paul VI dérive vers le protestantisme, quant bien même elle serait dite en latin (ce qui a d'ailleurs été le cas) alors que celle dite de Saint Pie V est profondement catholique (même dite en langue vernaculaire). Relisez le commentaire d' Arpacschad!

Écrit par : Dame de l'ouest | mercredi, 28 mars 2007

Vous avez raison Isabelle des Charbinières, le clergé moderniste n'hésitera pas à vendre les églises plutôt que de les voir "tomber" (si je puis dire) aux mains de la Tradition catholique.

Mais cependant pour ce qui concerne l'évolution de messe de Vatican II il semble qu'on ait l'intention d'aller plus loin, pour atténuer (est-ce pour la nier dans quelques années ?) cette vérité que Jésus est Dieu. D'ailleurs deux très importantes prières à la Sainte Trinité ont été supprimées dans la nouvelle messe : celle de l'Offertoire (Recevez, ô Trinité Sainte) et la dernière prière du prêtre avant de quitter l'autel : " Agréez, Trinité Sainte... " De plus la Préface de la T. S. Trinité qui se disait chaque dimanche a disparu de cet office.


N'oublions pas que tout cela fut amené savamment et de loin, par la pratique quasi permanente de l'irrespect. Les jeunes prêtres à qui, dans les années 60/70 (je suis passé pendant plus d'un an par le séminaire à l'époque) on donna l'idée de la messe face au peuple et qui parlaient avec un mépris non dissimulé des " bien-pensants " ne savaient pas où on les menait ; ils se croyaient des apôtres rénovant la religion pour faire mieux participer les fidèles au Saint Sacrifice.

Or, faisant cela ils tournaient le dos à la Sainte Réserve qui, sur le maître-autel, demeurait la grande Présence de l'éternel Seigneur et l'hôte pitoyable qui nous recevra tous un jour, séparément puis ensemble, et qui, à cette heure, dans l'étroite prison où la malice des hommes nous force à l'enfermer, désire seulement un acte d'amour et d'humilité.

Alors, par respect (si l'on peut dire), on enleva la Sainte Réserve (le Tabernacle je veux dire, mais vous l'avez compris...). On l'a placée dans un petit coin ou dans une salle attenante, mais le vrai maître n'était plus dans son église.

Et puis, célébrant la messe à deux pas du peuple et sans barrières, ces jeunes prêtres se sont rendu compte qu'ils faisaient les signes de croix sur l'oblation comme s'ils battaient des œufs en neige. Comment faire pour assurer le respect ? Le plus sûr était de supprimer les signes de croix. Ils se sont alors aperçu que, si près qu'ils fussent des fidèles, ils demeuraient tout de même trop distincts ; ils se sont mis en civils.
Voilà où conduit progressivement le naturalisme : n'étaient-ils pas des hommes comme les autres ? avec un cœur et un désir si respectable de paternité ? Voilà de l'humilité !

Mais il y avait un oubli plus ou moins conscient et progressif du grand rôle que leur consécration leur avait offert, et qui eût dû les rendre bien plus humbles encore, d'une manière mystérieuse, due à la grâce, et leur eût fait acquérir la vertu théologale d'Espérance, flambeau de tout chrétien en cette vallée de larmes.

La vérité, hélas ! c'est que leur aveuglement les a conduits à demander à des hérétiques de les aider à élaborer une messe que les hérétiques pourraient dire eux-mêmes sans être forcés de croire à ce que l'Eglise a toujours cru !

Écrit par : Arpacschad | jeudi, 29 mars 2007

Tenez Isabelle un texte sur le célibat des prêtres qui devrait intérresser tout vos lecteurs et vos lectrices (enfin je l'espère!!). Bien à vous


http://www.zenit.org/french/

Écrit par : Marie | jeudi, 29 mars 2007

Benoît XVI, accusé levez-vous !
Abbé G. de Tanoüarn
Objections - n°6 - juin 2006

Mgr Tissier de Mallerais, l’un des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988, vient de donner une interview au site Internet The Remnant. Cette conversation “à bâtons rompus” avec le jeune Américain Stephen Heiner est révélatrice des positions fondamentales de “la droite de la Fraternité Saint-Pie X” actuellement dans la crise de l’Eglise. À la veille d’un chapitre général qui doit, entre autres choses procéder à l’élection pour 12 ans du successeur de Mgr Bernard Fellay à la tête de la société religieuse fondée voilà bientôt un demi-siècle par Mgr Lefebvre, ces réactions épiscopales me semblent particulièrement significatives. N’ayant reçu aucune forme de démenti, ni explicite ni même tacite, elles engagent d’une certaine façon l’ensemble de la Fraternité Saint-Pie X.

Ce qui me semble le plus important, au point de conditionner l’ensemble du propos de Mgr Tissier, réputé pour sa grande réserve personnelle, c’est, à la fin de l’entretien, la manière dont l’évêque se sépare explicitement de l’une des positions les plus fréquemment répétées par Mgr Lefebvre. Selon Mgr Tissier, il n’est pas possible de « lire le concile Vatican II à la lumière de la Tradition ». Dans ce texte dont on nous dit qu’il l’a soigneusement relu avant publication, l’auteur de la biographie officielle de Mgr Lefebvre, qui connaît mieux que personne sans doute le parcours de l’évêque de fer, n’hésite pas à déclarer que si, autrefois, la Fraternité pouvait tenter de « lire le concile Vatican II à la lumière de la Tradition », « cela n’est plus le cas aujourd’hui ». Il y a une évolution sur ce point de la position des traditionalistes, reconnaît l’évêque : « La seule lumière à laquelle on puisse lire le Concile est celle de la nouvelle philosophie ». Et Mgr Tissier de Mallerais de conclure par un conseil donné à l’Eglise : « Un jour l’Eglise devra effacer ce Concile, l’oublier. L’Eglise se montrera sage si elle oublie ce Concile ! » Il faut « en faire table rase (tabula rasa) ».

L’insistance de l’évêque est patente. Elle contient évidemment comme un message. Quel est-il ?

Tabula rasa

C’est au pape Benoît XVI que s’adresse Mgr Tissier, en lui offrant une sorte d’avertissement : ne croyez pas, déclare l’évêque, que, concernant le Concile, nous nous contenterons d’une interprétation renouvelée et conforme à la Tradition. Ce que nous voulons avec Vatican II, c’est en faire table rase. Et pour être sûr de se faire bien comprendre, l’évêque répète la même formule en latin : tabula rasa !

Manière implicite de prévenir Rome, en avertissant que les enchères montent. La Fraternité ne se contentera pas du travail que fait Benoît XVI, critiquant publiquement « un certain esprit du Concile » et tentant de remettre Vatican II dans la continuité des grands conciles œcuméniques. Le discours du 22 décembre à la Curie romaine, au cours duquel Benoît XVI avait formulé cette nouvelle approche de Vatican II, est mentionné par Mgr Tissier. Mais il est compris par lui, de manière volontairement déformée, comme un appel à interpréter non pas seulement ce concile pastoral mais « tous les dogmes de l’Eglise » (dixit Mgr Tissier). Que le pape ait pu appeler à « interpréter tous les dogmes de l’Eglise », je dois y insister pour ceux parmi nos lecteurs qui ne sont pas familiers de la moderne “science de l’interprétation” (herméneutique), cela signifierait qu’il demande aux fidèles de ne plus prendre au pied de la lettre la Trinité (un seul Dieu en trois personnes), l’incarnation (le mystère de Dieu fait homme) ou la Rédemption (le mystère du Fils de Dieu mort sur la Croix pour nous offrir le salut). Si on passe les dogmes à la moulinette de l’interprétation, cela signifie qu’on accepte le tamis de la subjectivité moderne, qui en prend et en laisse, à sa guise. Étant personnellement très réticent sur le sédévacantisme, je crois que si l’on me montrait un texte où le pape aurait proféré une telle énormité, j’aurais bien du mal à lui reconnaître (en acte) le charisme souverain de l’autorité du Christ, dont Pierre fut revêtu.

Mgr Tissier avance cela benoîtement et sans s’émouvoir, mais sans éprouver non plus le besoin d’étayer son dire d’une quelconque manière.

C’est le deuxième aspect étonnant de son texte : lui qui paraît si mesuré d’habitude, il s’attaque à la personne du pape de manière à la fois tranchante et très légère.

Il est tranchant lorsqu’il affirme de Benoît XVI : en tant que théologien, l’abbé Ratzinger « a publié un ouvrage rempli d’hérésies ». « Il est bourré d’hérésies », ce livre (il s’agit de L’introduction au christianisme, traduit en français sous le titre : La foi chrétienne hier et aujourd’hui) ». Et il récidive : « Cet ouvrage nie la nécessité de la satisfaction » (c’est-à-dire l’idée que le Christ a satisfait à notre place pour les péchés du monde, qu’il les a expiés sur la croix). Et l’interviewer de lancer étourdiment : « On dirait du Luther ». Mgr Tissier ne se démonte pas pour si peu : « Non, c’est pire que Luther, bien pire ».

Voilà qui s’appelle trancher ! Mais Mgr Tissier est beaucoup moins efficace lorsqu’il s’agit de prouver ce qu’il avance à grand fracas : « Je peux le citer » déclare-t-il en parlant de celui qu’il vient de déclarer hérétique. Suit un extrait de la p. 232 de l’édition allemande, dans lequel on a du mal à découvrir la moindre hérésie : « Certains textes de dévotion semblent laisser entendre que la foi chrétienne en la Croix comprend Dieu comme un Dieu dont la justice inexorable exigeait un sacrifice humain, le sacrifice de son propre Fils ». En quoi est-il hérétique de mettre en cause cette « présentation extrêmement rudimentaire de la théologie de la satisfaction » pour reprendre encore les paroles du jeune théologien ? Je ne veux pas ici discuter du dogme de la satisfaction ; qu’il suffise au lecteur qui veut se faire une idée du débat de retrouver les paroles de l’Adoro te, poème liturgique de saint Thomas d’Aquin : pour le Docteur angélique, la justice de Dieu n’exigeait pas « un sacrifice humain » puisqu’une seule goutte du sang du Christ, versé pour l’humanité eût suffi à rétablir le droit de Dieu sur sa créature révoltée, en accomplissant toute justice. Va-t-on dire que saint Thomas d’Aquin, dans l’Adoro te, « a proféré une hérésie » et « qu’il ne s’est toujours pas rétracté » ? Ce serait absurde !

Si l’on continue à ausculter ce texte, on finit par ressentir un véritable malaise. Non seulement Mgr Tissier est tranchant et léger lorsqu’il s’agit d’attaquer le pape dans sa foi, mais il est lui-même très péremptoire dans certaines de ses affirmations, ce qui pose son discours aux limites de l’orthodoxie doctrinale. Je ne suis pas en train de le traiter d’hérétique ! Mais je constate que certaines affirmations doctrinalement téméraires sont de nature à fausser son propre jugement et que certaines expressions (en dehors même d’insultes du type de celle que nous avons citée plus haut : c’est bien pire que Luther) exigeraient d’être changées ou précisées.

Un véritable malaise

Premier exemple : Mgr nous explique que « la Fraternité n’est pas sédévacantiste ». Le pape est hérétique ? Qu’importe, il est pape : « En cas de doute, l’Eglise supplée au pouvoir exécutif ». Comme si le pouvoir du pape était – à l’instar de celui du président de la République française – un pouvoir exécutif ! Comme si l’Eglise avait jamais admis la distinction célèbre de Montesquieu, qui, en matière politique, reconnaît un pouvoir législatif, un pouvoir exécutif et un pouvoir judiciaire. Que cela corresponde à certaines tendances obscures du nouveau Code de Droit Canonique, soit. Mais que Mgr Tissier ait oublié l’enseignement de Cajétan sur le droit divin des papes et la doctrine catholique de la « plénitude de ses pouvoirs », cela est bien surprenant !

Autre exemple ! Avec assurance, Mgr Tissier commence l’interview par une mise au point sur la notion de communion ecclésiastique (qui n’est pas la communion sacramentelle, comme on sait, mais que l’on peut définir rapidement comme l’unité réalisée de l’Eglise catholique). « Le problème, déclare l’évêque, ce n’est pas la communion, qui correspond à l’idée stupide entretenue par les évêques depuis Vatican II. La communion n’est pas ce qui pose problème ; ce qui pose problème, c’est la profession de foi. La “communion” n’est rien. C’est l’invention du concile Vatican II. L’essentiel, c’est que les gens n’ont pas la foi catholique. La communion ne signifie rien à mes yeux. Ce n’est qu’un slogan de la nouvelle Eglise. La définition de la nouvelle Eglise est la communion, qui n’a jamais été une définition de l’Eglise catholique ».

Que l’on ne puisse ni ne doive définir l’Eglise exclusivement par la communion, cela est bien clair ! Une telle habitude, prise depuis le Concile, aboutit à privilégier l’orthodromie d’une praxis par rapport à l’orthodoxie. Mais que l’on infère de cette première affirmation claire que « La communion n’est rien. C’est l’invention du concile Vatican II », voilà qui me semble difficilement conciliable avec la théologie catholique. Ne serait-ce que du point de vue des faits, qui sont têtus comme chacun sait. Car l’unité de communion, dans l’enseignement de Cajétan (mort en 1534) par exemple, est distincte et de la profession de foi commune et de l’unité des fidèles “sub capite” (sous l’autorité de Pierre). Elle renvoie à cette charité surnaturelle qui unit entre eux tous les membres de l’Eglise. Il ne suffit pas d’avoir la même profession de foi pour être membres de la même Eglise, il faut encore que chaque membre « agisse comme une partie » de ce Tout surnaturel. L’“Agere ut pars” (le fait d’agir comme une partie dans un Tout) est le constitutif formel de notre appartenance à l’Eglise, dans la doctrine de Cajétan.

Sédévacantisme ?

Sans doute Mgr Tissier sait-il bien tout cela. Mais alors pourquoi son enseignement est-il si désinvolte dans sa forme ? On a l’impression qu’il veut donner une fausse image de la conception qu’il se fait de l’unité de l’Eglise, à force de radicalité anti-Vatican II.

Malaise ? Oui, j’ai dit malaise. D’autant plus que, plusieurs mois après sa diffusion, aucune autorité de la FSSPX n’est intervenue pour relativiser ce texte. Ce silence de Mgr Fellay et de son staff vaut-il approbation ? Il est à craindre que oui.

Oh ! Pas une approbation doctrinale, fondamentale. Mais il existe aujourd’hui au plus haut niveau dans la Fraternité un consensus pour repousser les accords avec Rome aux calendes grecques. Les complications pratiques auxquelles se heurteraient les supérieurs en cas d’accord suffisent à dissuader les responsables de tout accord, comme le montre bien la rhétorique immuable de Mgr Fellay (cf. notre numéro précédent). Il y a donc aujourd’hui une prime non-dite à tout ce qui rend cet accord impossible. Dans ce contexte qui est aussi celui d’un jeu de rôle à plusieurs personnages, l’un atténuant ou radicalisant l’autre, la critique féroce de Mgr Tissier, son injustice à l’égard de Benoît XVI et ses gros sabots théologiques étaient bien venus.

Cela représente-t-il un ralliement au sédévacantisme ? Assurément pas un sédévacantisme théorique, mais à une pratique qui, au nom de la profession de la foi, fait comme si le pape n’existait pas comme pape, mais seulement comme accusé et justiciable.

Écrit par : Nebo | dimanche, 01 avril 2007

Bonjour à tous, et je suis désolée. En effet, je n'ai pu prendre le temps que de rien lire...

J'ai vécu dans un village où la présence de "traditionnalistes" était manifestement "observée, mais crainte"... cela du fait aussi d'un positionnemnet politiquement très à droite, même exprimé dans le respect, la transparence et une certaine tolérance prudente.

Cela ne me gênait pas plus que ça, même si j'aurais redouté d'avoir à causer autour de la seule tasse de thé des sujets qui fâchent : homosexualité possible de nos enfants, divorce encore objet d'excommunication (quelque part) - contrairement à tous les crimes - et Jean passe...

Ce qui m'a le plus gênée à l'époque (outre le fait que mes parents entamaient une demande d'annulation d'un premier mariage qui m'a pas mal atteinte dans un style plutôt suggestif quant à la réfection de l'histoire), c'est au contraire le fait quasi généralisé mais de toute part, d'une aspiration savante et peut-être même bien frustrée, à faire - mais cela dès "l'éveil à la foi"... des filles spirituelles de nous maman - ce que j'ai toujours eu tendance à trouver détestable, surtout à cette échelle-là - insidieuse. (...)

Aujourd'hui donc, je me trouve un peu coincée, mais j'ai gardée la foi qui m'aurait autrement perdue, si je n'avais pas songé pour un temps à me distancier de l'institution dite religieuse. Voilà...

Je suis intimement persuadée que les mauvais plis qu'on nous présente comme de belles robes de premières communiantes sont longs et difficile voire impossible à dissimuler - ce qui me laisse un certain espoir que l'Eglise puisse ne pas disparaître entièrement de la scène des temps à venir.

Merci à vous,

Écrit par : Marie Gabrielle | lundi, 02 avril 2007

(j'ai eu manifestement du mal à pluraliser... alors je tente de modifier : "comme un obscurantisme difficile voire impossible à dissimuler ?").

Écrit par : Marie Gabrielle | lundi, 02 avril 2007

"[...]Car, enfin, il ne faut pas se voiler la face : nousnous trouvons devant une question qui se pose à la foi catholique, à la vertu théologale de foi de chacun d'entre nous. Cette question n'est peut être pas concrètement la plus urgente, mais il est impossible de ne pas y être confronté un jour, puisque le Souverain-Pontife est la règle vivante de la foi catholique et qu'il est nécéssaire de lui obéir pour appartenir à la sainte Eglise. On a trop oublié ces deux derniers points qui, pourtant, appartiennent à la doctrine permanente, certaine et mille fois enseignée de l'Eglise.

Si l'on reconnaît l'autorité apostolique de Jean-Paul II, le dilemme est inéluctable :

-Soit on adhère à son enseignement et à son gouvernement, comme on doit le faire pour un Pape; on professe alors des doctrines qui ont été solennellement condamnées par l'Eglise, on admet la réforme liturgique et sacramentelle infestée par le protestantisme; on accepte les fruits apportés par Vatican II...;

-soit on refuse erreurs et réformes, mais on ne peut le faire qu'au prix d'une négation de la doctrine catholique sur l'autorité et l'infaillibilité du Souverain-Pontife et de l'Eglise.

Il n'y a pas de troisième voie possible, et les deux que je viens d'énoncer aboutissent à des erreurs, diverses peut-être mais tout aussi caractérisées, et tout autant condamnées par le Magistère certain, infaillible, permanent de la sainte Eglise catholique romaine. La foi catholique et la dictrine certaine de l'Eglise conduisent donc à nier l'autorité de jean-Paul II, à affirmer qu'il est privé de cette assistance particulière de Jésus-Christ qui constitue l'autoritéspécifique du Pape. Cette négation n'est pas un jugement personnel (qui serait légitime) mais elle est due à une impossibilité d'exercer la vertu de foi à son égard et sous son influence.

Vous pouvez remarquer qu'il n'est en rien question d'un jugement sur la personne de Jean-Paul II, mais simplement de l'impossibilité dans l'exercice même de la foi de reconnaître son autorité. Pour ma part, je m'en tiens là; je ne veux pas aller au delà de ce à quoi la foi m'oblige (car je crois qu'il est "théologalement" impossible d'aller plus loin, mais c'est une autre histoire). Voilà pourquoi je tiens pour vraie la "thèse de Cassissiacum" qui, reconnaissant l'élection pointificale de Jean-Paul II et la continuité de la succesion apostolique qu'il assure (il est Pape materialiter),établit qu'il est privé de l'autorité pontificale (il n'est pas Pape formaliter), et conclut que le témoignage de la foi oblige à s'abstenir de tout acte qui serait une reconnaissance de cette autorité (principalement, on ne peut, au Canon de la Messe, lui faire allégeance en proclamant que l'Eglise catholique est una cum Johanne Paulo).[...]" Abbé Hervé Belmont - Les sacres épiscopaux sans mandat apostolique en question.

Écrit par : Dame de l'ouest | mercredi, 04 avril 2007

Une excellente réponse à diffuser sans culpabilité



Je me permets de prendre la plume suite à la publication sur le site du Monde d’une dépêche de Reuters, signée d’un certain Gilbert Reilhac, intitulée “Pierre Bodein se plaint de son sort à l’ouverture de son procès”, dépêche dont la réaction est pour le moins surprenante venant du “journal de référence” que vous prétendez diriger.

Cet article, dépêche ou quel que soit son statut, étant publié dans vos colonnes (au moins sur internet), je vous en tiens pour responsable ; libre à vous, dans un second temps, de distribuer les bons points ou les réprimandes à vos larbins et autres sous-traitants : ce n’est pas mon problème.
Le sujet traité est naturellement tragique puisqu’il s’agit de l’ouverture du procès de Pierre Bodein, considéré à tort ou à raison comme un tueur en série, poursuivi notamment pour le viol et le meurtre d’une fillette, la jeune Jeanne-Marie.

Il s’agit, sans aucun doute, d’un fait divers tragique, qui peut, selon l’expression consacrée dans votre corporation, “relancer des débats“, “provoquer des réactions” ou “marquer l’opinion publique“.

Comme beaucoup de faits divers.

Seulement voilà, la victime appartenait à une famille très catholique, de cette branche de la religion catholique que vous qualifiez régulièrement “d’intégriste“, et dont votre journal est souvent prompt à dénoncer la collusion réelle ou supposée avec l’extrême droite.

En quoi la religion de la victime ou de ses proches influe-t-elle sur la gravité des faits ? Théoriquement en rien.

Sauf que.

Vous êtes les premiers à pourfendre la haine religieuse, à appeler presque explicitement à la chasse aux profanateurs de mosquées lorsqu’un graffiti obscène a été tracé sur un mur ou à poursuivre de votre vindicte les idiots qui salopent régulièrement des cimetières juifs.

Inutile de dire que, pour des faits beaucoup plus graves commis en raison de l’appartenance réelle ou supposée à une religion, comme des homicides, le moindre fait divers méritera votre une et une pleine page.

Mais pas pour les catholiques traditionalistes, à en juger par la phrase suivante :

En face, parmi les parties civiles, sont assis les parents de Jeanne-Marie, des catholiques traditionalistes venus avec une partie de leurs enfants, dont un fils séminariste. La scène ressemble à un remake tragique de “La vie est un long fleuve tranquille”, ce film qui provoque une rencontre entre les Le Quesnoy bourgeois et les Groseille prolétaires.

Quel magistral détachement, quelle preuve d’humour… comparer un procès aux assises pour viol et meurtre d’une mineure à un film comique, vous ne reculez devant rien. Surtout pas devant le respect dû à la victime et sa famille, la dignité la plus élémentaire, autant de “valeurs” que vous êtes si habiles à défendre lorsque cela vous arrange, lorsque la victime a le bonheur d’appartenir au bon camp.

Aurait-on imaginé pareille métaphore humoristique à propos du procès du meurtre d’un noir ou d’un homosexuel ? Non, car cette victime-ci, ontologiquement victime mérite à vos yeux plus de respect que la victime blanche catholique, qui est pour vous ontologiquement coupable.

Qu’attendez vous pour, comme Sartre, vous réjouir ouvertement du meurtre d’un blanc ? Après tout, comme l’a dit l’illustre philosophe, quand un noir tue un blanc, c’est un homme libre de plus et un salaud esclavagiste de moins ! A fortiori dans une famille fidèle à la tradition, salauds parmi les salauds. Réjouissez-vous : c’est peut-être une voix de moins pour l’extrême droite dans les prochains scrutins !

Je sais, Monsieur le rédacteur en chef, que vous vous moquez éperdument des remarques qu’un “fasciste ultra-libéral” peut vous faire. Que si par extraordinaire vous lisez cette lettre, vous vous contenterez d’un haussement d’épaules méprisant pour le pauvre inculte que je suis. J’en suis bien conscient.

Je voulais juste vous dire que votre mépris à mon encontre n’arrivera pas à la cheville de celui que je peux éprouver pour votre journal, prétendument sérieux, pour votre éthique que vous bafouez allègrement comme les révolutionnaires ont bafoué les droits de l’homme après les avoir gravés dans le marbre.

Je voulais juste vous dire aussi, pour terminer, que je serai heureux, lorsque l’un de vos confrères de Reuters se fera dézinguer à quelque coin du globe que ce soit, de me repasser en boucle les épisodes de Happy Tree Friends en buvant du vin chilien à la santé de ses assassins, étant bien entendu que vous y êtes d’ores et déjà gracieusement invité.

Je vous prie de croire, Monsieur le rédacteur en chef, à l’expression de ma considération dégoutée et atterrée.

T.
2 commentaires à “Lettre ouverte au "Monde"”
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1. 1 Polydamas 11 avr 2007 à 10:10 pm

Des crapules….
2. 2 Cortes 11 avr 2007 à 11:29 pm

En version langue de velours (je n’ai pas dit faux-cul) :

Madame, Monsieur le médiateur,

Il me semble que dans l’article du Monde du 11 avril sur le début du procès Bodein, les limites de la décence et du bon goût ont été allègrement franchies. L’auteur de l’article écrit, je le cite :

“En face, parmi les parties civiles, sont assis les parents de Jeanne-Marie, des catholiques traditionalistes venus avec une partie de leurs enfants, dont un fils séminariste. La scène ressemble à un remake tragique de “La vie est un long fleuve tranquille”, ce film qui provoque une rencontre entre les Le Quesnoy bourgeois et les Groseille prolétaires.”

La référence à ce film comique, qui aurait été tout à fait de circonstance si la famille en question avait été impliquée dans à peu près n’importe quelle affaire pouvant être portée sur la place publique, est ici complètement déplacée, en dépit de l’emploi prudent des mots “ressemble” et “remake tragique”. Je déplore que votre rédacteur ne se soit pas rendu compte de son indélicatesse.

De plates excuses à la famille seraient bienvenues.

Cordialement,

Écrit par : . | jeudi, 12 avril 2007

La non application du concile, de manière volontaire, ou par cause d'ignorance,ou par prétention d'avoir compris des textes diffusés trop rapidement, ne justifie en aucune manière ceux qui refusent de répondre pas aux exigences de l'Église et de Rome. La désobéissance à l'autorité des uns ne peut-être justifiée par la désobéissance à l'autorité des autres.

Le Fait que le Christ soit de la descendance de David, justifie t'il qu'Urie fut mis en première ligne pour être tué?

Écrit par : Jacqhou | vendredi, 09 octobre 2009

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