Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 24 septembre 2006

Thaddée

spiritualité,religion,philosophie,christianisme,foi

 
 
+ A M E N +
 
 
 
Si l'homme est responsable de sa chute, s'il est malade d'être coupé de Dieu, il a une possibilité de participer activement à sa guérison, ainsi que le dit Louis-Claude de Saint-Martin :
"Il y a une incertitude que l'ennemi cherche souvent à te suggérer, moins pour t'enrichir par la sagesse apparente dont il la colore, que pour t'arrêter dans ta marche, puisqu'elle doit lui être si contraire ; c'est de savoir si tu dois oser invoquer le nom du Seigneur, et de toutes les puissances qui y sont attachées. L'ennemi qui craint l'effet de ces armes efficaces t'insinue continuellement que tu n'es pas assez pur pour les employer ; il se met même en avant, quelquefois, sous des couleurs imposantes, afin d'effrayer ton courage, et d'arrêter tes résolutions ; d'autres fois, te sachant mal préparé, il te suggère d'invoquer le nom du Seigneur, pour te convaincre, par le peu de succès qui en résultera, que tu ne dois pas te livrer à une si sublime et si sainte entreprise, et que tu feras bien d'attendre un autre temps". On voit d’emblée la double difficulté qui se présente : soit, on tombe dans une culpabilisation infantile en se considérant indigne de s’adresser au Seigneur et c’est la fausse humilité d’un ego frustré, soit on s'imagine qu'il suffit d'invoquer Dieu pour que tout change et assurément, l’échec est garanti. Le Diable, celui qui divise, maintient de cette façon, la coupure de l’homme avec Dieu en l'exonérant de toute responsabilité dans son état de chute. Pourtant, nous dit Saint-Martin,
"la vérité ne demande pas mieux que de faire alliance avec l’homme ; mais elle veut que ce soit avec l’homme seul, et sans aucun mélange de tout ce qui n’est pas fixe et éternel comme elle.
Elle veut que cet homme se lave et se régénère perpétuellement, et en entier dans la piscine du feu, et dans la soif de l'unité ; elle veut qu'il fasse boire chaque jour ses péchés à la terre, c'est-à-dire, qu'il lui fasse boire toute sa matière, puisque c'est là son vrai péché ; elle veut qu'il tienne sans cesse son corps prêt à la mort et aux douleurs, son âme prête à l'activité de toutes les vertus, son esprit prêt à saisir toutes les lumières, et à les faire fructifier pour la gloire de la source d'où elles viennent ; elle veut qu'il se regarde dans tout son être comme une armée toujours sur pied, et prête à marcher au premier ordre qu'elle lui donnera ; elle veut qu'il ait une résolution et une constance que rien ne puisse altérer, et qu'étant prévenu qu'en avançant dans la carrière, il n'y peut trouver que des souffrances, puisque le mal va s'offrir à lui à tous les pas, cette perspective ne l'arrête point dans sa marche, et qu'il ne porte pas moins sa vue exclusivement sur le terme qui l'attend à la fin de la course".

"Pour coopérer à notre guérison, la vérité possède un médicament réel, et que nous sentons physiquement en nous, lorsqu'elle juge à propos de nous le faire administrer. Ce médicament est composé de deux ingrédients en conformité de notre maladie, qui est une complication du bien et du mal, que nous tenons de celui qui ne sut pas se préserver du désir de connaître cette fatale science. Ce médicament est amer, mais c'est son amertume qui nous guérit, parce que cette partie amère, qui est la justice, s'unit à ce qu'il y a de vicié dans notre être, pour lui rendre la rectification ; alors ce qu'il y a de régulier et de vif en nous, s'unit à son tour à ce qu'il y a de doux dans le médicament, et la santé nous est rendue ".
 
La question qui se pose alors est de savoir comment accéder à la vérité. La réponse tient dans un mot que nous prononçons à la fin de chaque prière : Amen.

Ce mot est universel, puisqu'il vient du sanscrit AUM et c'est ainsi que les hindous et les bouddhistes le prononcent. Il veut tout simplement dire oui, plus précisément oui à Dieu. Simplement, avons-nous dit ; mais c'est la chose la plus difficile pour nous à mettre en pratique car cette simplicité touche à l'essence même de notre quête spirituelle. Comme nous venons de le voir, la prière, pourtant indispensable, ne suffit pas pour nous ouvrir la porte du royaume des cieux. Pourquoi ? Parce que l'homme se considère comme une entité séparée du reste de l'Univers qu'il perçoit à l'aune de son point de vue strictement individuel, c'est-à-dire égocentrique. Cependant, nous portons tous en nous cette nostalgie du paradis perdu, Lamartine l'ayant résumé ainsi :
 
"Borné dans sa nature, infini dans ses voeux,
L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux"
 
Il y a en effet en tout homme un désir d'accomplissement, de plénitude voire une soif de l'unité car Dieu est en lui même s'il n'en a pas conscience, puisqu'il n'est pas en Dieu ; en effet, l'homme, conformément à son état de chute, cherche l'unité en tentant désespérément d'abolir la distance entre ce qu'il est et ce qu'il voudrait être, entre ce qu'il a et voudrait avoir. Alors qu'est-ce qui empêche l'homme d'entrer dans le royaume des cieux ? Un phénomène qui lui est propre et qui se nomme ego. Ce mot qui nous vient directement du latin signifie tout simplement : moi. Pour bien cerner ce qu'est l'ego, il nous faut aborder la question du désir et pour commencer, celui de vivre. Mais pour chacun d'entre nous, notre vie même est constituée d'un certain nombre de désirs que nous cherchons à satisfaire ; nous voulons nous accomplir, être reconnu par les autres dans nos actes et surtout être aimés. Lorsqu'un désir est plus fort que tous les autres, il impose sa loi et fait croire à celui qui l'éprouve qu'il est unifié et qu'il est "quelqu'un", alors que ce désir hypertrophié lui impose sa dictature : c'est le mécanisme de la passion, quelle qu'elle soit. L'ego est le produit d'une tension entre des désirs et leur accomplissement, dualité qu'il cherche à abolir de trois manières : L'appropriation, la fuite et la destruction.
L'exemple le plus classique est la passion amoureuse : on s'approprie l'être aimé et s'il ne répond plus à cette passion, on le fuit ou on le tue. A l'inverse et c'est la situation la plus fréquente, une multitude de désirs se manifeste sans que l'un d'entre eux ne prédomine et pire encore, certains s'opposent ; ces désirs s'expriment en nous sous la forme de personnages auxquels nous sommes tour à tour identifiés, à l'image d'une assemblée tumultueuse et c'est tout cela que nous qualifions de "moi". Pour autant, faut-il nous flageller et condamner cet ego ? Certainement pas car ce qui est en cause, c'est l'égocentrisme, cette attitude qui consiste à appréhender l'existence uniquement en fonction de ses propres désirs, de ses propres conceptions et à se considérer comme une entité séparée des autres et de l'Univers : il y a moi et tout le reste. Quant au désir, c'est le moteur de l'existence et ce n'est pas un mal en soi que d'avoir des désirs et de chercher à les accomplir, à condition de ne pas en faire le seul but de notre vie. Cela peut paraître à certains choquant voire scandaleux, mais nous ne pourrons jamais trouver le bonheur dans le seul accomplissement de nos désirs, les lois implacables de l'Univers voulant que toute dualité est irréductible à l'unité et de toutes façons, la vie peut nous reprendre à tout moment ce qu’elle nous a donné. Et que dire de ceux qui prétendent louer Dieu et qui voudraient en échange que celui-ci intervienne pour améliorer leur existence : ils font partie de ces marchands que le Christ chasse du Temple. Ils voudraient que le royaume des cieux soit sur la terre, oubliant ce que le Christ dit à Pilate
 
"Mon royaume n'est pas de ce monde" (Jean, 18, 36).
 
Cette attitude trouve son origine dans l'offrande que Caïn fait à l'Eternel qui la refuse, parce qu'elle est dénuée de toute oblation et met en avant les forces terrestres que l'homme est susceptible de détourner à son profit. En fait, si nous voulons redevenir l'image immortelle de Dieu en se soumettant à sa volonté et conformément à l’enseignement du Christ, il faut au préalable faire le sacrifice de toutes nos richesses au sens le plus large du mot, c'est-à-dire tout ce dont nous sommes riches : de nos préjugés, de nos opinions, de nos divers conditionnements, d'ordre familial, social, culturel, etc., de ce que nous aimons et n'aimons pas. Sur ce dernier point, le Bouddha et Saint Paul résument de façon saisissante toute la condition humaine comme suit : "Les hommes souffrent parce qu'ils sont séparés de ce qu'ils aiment et attachés à ce qu'ils n'aiment pas", et, aurait pu ajouter l'apôtre des Gentils:
 
"car je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas", (Romains 7, 19).
 
Quand le Christ nous dit d'aimer nos ennemis, il nous invite à ne plus rejeter ce que nous n'aimons pas, et là apparaît un enjeu capital pour notre délivrance : nous accepter tels que nous sommes et le monde tel qu'il est. Car dans ce monde si dégradé, nous pouvons retrouver Dieu : derrière la création, le Créateur est toujours là, il ne cesse de nous envoyer des signes notamment à travers tous ceux qui ont conservé un dépôt spirituel pour le transmettre.
Si nous sommes vrais avec nous-mêmes nous devons bien reconnaître que nous passons notre vie à refuser tout ce qui paraît contrarier nos désirs ou nos projets selon un mécanisme qui consiste à projeter une situation idéale sur la situation telle qu'elle est et à comparer les deux. Prenons un exemple banal : je décide d'aller faire une randonnée en montagne avec des amis mais le jour du départ il pleut à verse ; si je refuse cette situation, cela signifie que je vais bâtir un véritable scénario dans ma tête et dans lequel je chemine au milieu de paysages magnifiques, situation illusoire que je vais superposer à la réalité présente qui est celle d'un homme regardant tomber la pluie derrière sa fenêtre. Cette distorsion entre le réel et l'illusoire s'exprime sous la forme de pensées du genre : "Il aurait du faire beau", "Ce n'est pas juste, j'ai eu une semaine difficile et j'avais besoin de m'évader," etc., etc. Maintenant, prenons le cas inverse : il fait beau, j'effectue ma randonnée comme je l'avais prévu, mais je dis à mes amis : "Nous avons eu de la chance d'avoir beau temps". En disant cela, je laisse entendre qu'il aurait pu pleuvoir. C'est donc la situation réelle du cas précédent qui devient ce mauvais scénario que je vais superposer à la situation présente d'un homme qui chemine sur les sentiers mais qui ne voit pas les paysages magnifiques qui se présentent à ses yeux, absorbé qu'il est par cette comparaison absurde qui le coupe du moment présent. Ces pensées illusoires sont l'expression d'émotions, négatives dans le premier cas, et positives dans le second, en utilisant le scénario du mauvais temps comme si j'en avais besoin pour apprécier davantage ma randonnée alors que je suis passé à côté : je n'ai pas vu les montagnes, j'ai vu mes montagnes. Par cette attitude, nous nous coupons perpétuellement du réel, nous ne vivons pas dans le monde, mais dans notre monde. C'est de cette façon que le Malin utilise la frustration de l'ego en lui murmurant cette pensée selon laquelle le monde est injuste puisqu'il ne correspond pas à son attente. Les choses devraient toujours être autrement mais jamais ce qu'elles sont. Avec cette attitude nous ne voudrions de la vie que les choses agréables ; or un minimum de lucidité et d'expérience nous montrent que l'existence est composée à parts égales de choses agréables et de choses désagréables, de positif et de négatif. Dans ces conditions, en refusant tout ce qui est négatif, nous n'avons pas accès à la totalité de notre existence mais seulement à la moitié. Cette attitude de refus est aggravée par le fait que nous n’acceptons même pas l’émotion négative qui en résulte et par l'illusion de la stabilité quand ce n'est pas celle de la fixité ; nous nous prenons pour une entité stable alors que du matin au soir, notre état intérieur ne cesse de changer : les pensées se succèdent avec les émotions qui s'y rattachent, bref nous passons par tous les états d'âme et il nous faut reconnaître en toute humilité que nous n'avons aucune maîtrise sur tous ces phénomènes, pas plus qu'on ne peut empêcher les nuages de passer dans le ciel. La loi de l'Univers est celle d'un mouvement perpétuel : rien n'est plus permanent que l'impermanence, c'est ce que l'hindouisme et le bouddhisme appellent samsara. Ces incessants changements intérieurs nous arrachent au moment présent parce qu'ils sont rarement vécus de façon consciente, ils nous font projeter dans un futur qui n'existe pas en s'appuyant sur un passé qui n'existe plus. C'est ce mécanisme qui inspire la plupart de nos actes. Il ne faut alors plus parler d'action mais de réaction car conformément au phénomène décrit plus haut, nous projetons notre monde illusoire sur une réalité qui est toute autre avec les conséquences dommageables que cela peut comporter, notamment dans le domaine relationnel. Oui, la plupart du temps nous vivons de façon routinière, peu consciente ; Gurdjieff emploie à ce propos l'expression d'"homme machine". Et il ajoute : "On ne fait rien, tout arrive" . En vérité, rien ne nous appartient, que ce soit nos pensées, nos émotions, ou nos actions. Nos pensées, parce qu'il faut ajouter l'influence de la famille, de la société, etc.; nos émotions, parce que nous avons une façon de les exprimer qui est empruntée au père ou à la mère ; nos actions, parce qu'elles sont le produit de ces deux éléments mais surtout parce que toutes ces choses appartiennent à la condition humaine que nous partageons tous et dont par conséquent aucun d'entre nous n'a l'exclusivité.Si nous voulons nous sortir de cet état, il nous faut cesser de vivre dans ce déni de réalité, passer du refus à l'acceptation, ce mot ne devant point être confondu avec résignation qui est synonyme d'abandon, de démission. Accepter, c'est étymologiquement "prendre vers soi", c'est-à-dire faire nôtre ce que d'ordinaire nous refusons ; accepter, c'est reconnaître que ce qui est soit, dire oui du fond du cœur comme nous le dit le Christ :
 
"Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du Malin" (Matthieu 5, 37).
 
Ce que nous fait ajouter le Malin, c'est précisément cette projection de notre monde sur le monde : pas ce qui est, mais ce qui devrait être, alors qu'en réalité, c'est ou ce n'est pas. Pourtant, cette acceptation n'est possible que si elle est précédée par un acte de foi en s'en remettant entièrement à Dieu et faire l'effort de vivre consciemment : il s'agit d'être présent à soi-même et à Dieu. Le problème, c'est que nous avons du mal à adopter cette attitude de vigilance et quand nous y parvenons, nous n'arrivons pas à rester dans cet état de façon permanente, les émotions qui accompagnent notre refus du réel reprenant le dessus, parce qu'elles plongent leurs racines dans la profondeur de notre psyché voire de notre inconscient et qu'elles correspondent à des traumatismes, à des blessures le plus souvent héritées de la petite enfance. Elles ont un telle puissance qu'on ne peut pas lutter et c'est pourtant ce que l'on cherche à faire en les réprimant mais en vain, comme l'illustrent si bien ces expressions : "C'est plus fort que moi" ou, terrible aveu, "J'étais hors de moi". Mais alors si nous sommes emportés par nos émotions au point de ne pas en avoir conscience, comment briser ce cercle infernal pour pouvoir sortir de notre prison ? Saint Paul nous donne un élément de réponse :
 
" Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?" (1 Corinthiens, 6, 19).
 
Oui, ce corps qui peut être livré à l'impudicité, peut aussi être un moyen de délivrance. Concrètement, lorsqu'une émotion se lève en nous, elle se manifeste dans le corps sous forme de tensions. Par exemple, nous avons tendance à rentrer la tête dans les épaules qui sont contractées, à refermer le sternum. Or il est plus facile de prendre conscience de ces tensions que de l'émotion qui les a provoquées. Il faut donc arriver à porter notre attention sur ces tensions, et travailler à leur relâchement, ce qui permet indirectement d'agir sur l'émotion, non pas en cherchant à la faire disparaître, mais en lui permettant au contraire de s'exprimer. Mais exprimer une émotion ne signifie pas forcément l'extérioriser ; nous pouvons très bien la laisser se manifester en nous sans qu'elle nous emporte. C'est ce que nous enseignent les techniques de méditation qui sont à notre portée, la plus simple consistant à s'asseoir, le corps bien vertical mais sans raideur, les mains posées sur les genoux, la tête droite avec le menton légèrement rentré, le sommet du crâne pointant vers le ciel. Ensuite, on s'applique à relâcher toutes les tensions. Si une émotion survient, elle va faire remonter les épaules, baisser la tête, arrondir le dos ; dans ce cas, la seule chose à faire est de relâcher les tensions, de corriger la posture en redressant la tête et le dos. Ce faisant, l'émotion va s'intensifier et là, nous sommes mis au défi de l'accepter ; si nous y parvenons, nous constatons que cette émotion qui nous faisait si peur atteint un sommet d'intensité pour retomber peu à peu et disparaître à la manière d'une vague. Bien sûr, elle ne va pas disparaître définitivement mais lorsqu'elle se manifestera à nouveau, et à condition de l'accepter, nous verrons qu'elle aura perdu une partie de sa force et ainsi de suite ; c'est comme si nous regardions un film d'épouvante : la première fois, nous sommes terrifiés, mais si nous le revoyons plusieurs fois, nous ne serons plus du tout effrayés. Cependant, les techniques de méditation ne suffisent pas : elles sont là pour nous permettre de faire face à toutes les situations de notre existence à l'occasion desquelles nos émotions vont se manifester, pour nous aider à vivre consciemment. Et l'avantage que nous avons sur les autres traditions spirituelles, c'est que nous pouvons nous référer à Notre Seigneur Jésus-Christ pour accomplir cet acte d'héroïsme qui consiste à se donner entièrement à notre souffrance. Ce premier pas vers notre soumission à Dieu nous permet déjà de situer l'enjeu de notre quête : pour se délivrer de sa souffrance, il n'y a pas d'autre moyen que de s'y plonger corps et âme. Le Diable nous dit : "Ne le fais pas, tu vas être détruit" ; or c'est l'inverse qui se produit : non seulement nous ne sommes pas détruits mais il s'ensuit une paix profonde et à un stade plus avancé de notre voie spirituelle, nous accèderons à cet état que décrit Saint Paul :
 
"Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ" (Philippiens 4, 7).
 
Toutefois, nous n'y accèderons pas d'emblée d'une façon définitive mais par des moments brefs car nous sommes si fragiles, si faibles que nous ne pouvons pas nous établir d'un seul coup dans cette béatitude suprême et sur cette question, donnons encore la parole à Saint-Martin :
 
"La sagesse conduit l'homme par des degrés insensibles afin de ne pas l'effrayer par l'immensité de la tâche qu'il a à remplir. Aussi commence-t-elle par dire à l'homme qu'il doit servir d'organe et de passage à la Divinité toute entière, s'il veut que son ange jouisse de la paix et des félicités divines" . Et c'est là qu'il ne faut pas baisser les bras, qu'il faut résister à ce sentiment que Dieu nous a fait subir une sorte de supplice de Tantale car c'est une fois de plus le Malin qui va chercher à nous en persuader. Bien au contraire, ces premiers rayons de lumière qui nous sont donnés sont faits pour fortifier notre foi et notre espérance. Dans cette progression vers la lumière, la force intérieure grandit, puisque l'énergie qui était accaparée par les émotions qui ont commencé à disparaître, est de la sorte récupérée ; ce dernier point est illustré par le célèbre conte de la belle au bois dormant, celle-ci étant délivrée par le chevalier qui arrive à son château en chevauchant l'un des dragons qu'il avait affrontés. Ce symbolisme des dragons se retrouve également avec ceux des temples asiatiques et les gargouilles des cathédrales.
 

Lire la suite

16:35 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : spiritualité, religion, philosophie, christianisme, foi |  Imprimer | | | | | Pin it!

mardi, 19 septembre 2006

Anniversaire des apparitions de LA SALETTE Le 19 septembre 1846

Voici le texte complet

(rare et caché au maximum par l'Eglise, et pour cause ! )

du Secret de la Salette

confié à Mélanie lors de l'apparition ;

 on comprend mieux pourquoi les autorités ecclésiastiques et civiles

     voulurent faire taire la petite bergère du Dauphiné.  

 

 

 

 

 

 

 
medium_la_vierge_qui_pleure_2.jpg
 
 
 
Le secret de La Salette 

écrit et daté par Mélanie à Castellamare,
le 21 novembre 1878
Nihil obstat et Imprimatur Datum Lycii ex Curia Episcopi,
die 15 nov. 1879.
Carmelus Archus Cosma. Vicarius Generalis.


 
 
 
La Vierge Marie :

Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ; vous
pourrez le publier en 1858.
Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs
irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de
l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des
cloaques d'impureté.

Oui, les prêtes demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs
têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par
leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils !
Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent
vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus
personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus
d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à
l'Éternel en faveur du monde.

Dieu va frapper d'une manière sans exemple.
Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne
pourra se soustraire à tant de maux réunis.
Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la
pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces
étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr.
- Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants,
dans toutes les sociétés et dans toutes les famille ; on souffrira des peines
physiques et morales : Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra
des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.
- La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands
événements ; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire
le calice de la colère divine.
-
- Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome
après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les
armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.
- Qu'il se méfie de Napoléon, son cœur est double, et quand il voudra être à la
fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui,
voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger
les peuples à se faire élever.
- L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur ;
aussi, elle sera livrée à la guerre ; le sang coulera de tous les côtés ; les églises
seront fermées ou profanées.
- Les prêtres, les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d'une
mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des
religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes,
il se trouvera même des évêques.
- Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps
est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs.
- En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de
l'Enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à
Dieu ; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce
particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs
maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.
- Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront
partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils
auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des églises pour servir ces
esprits. Des personnes seront transportées d'un lieu à un autre par ces esprits
mauvais, et même des prêtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon
esprit de l'Évangile, qui est un esprit d'humilité de charité et de zèle pour la
gloire de Dieu.
-
On fera ressusciter des morts et des justes (c'est à dire que ces morts prendront
la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la terre, afin de mieux séduire les
hommes ; ces soi-disant morts ressuscités, qui ne seront autre chose que le
démon sous ces figures, prêcheront un autre Évangile, contraire à celui du vrai
Jésus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore les âmes des damnés. Toutes
ces âmes paraîtront comme unies à leurs corps).

- Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est
éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde.
Malheur aux Princes de l'Église, qui ne seront occupé qu'à entasser richesses sur
richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil !
- Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que, pour un temps
l'Église sera livrée à de grandes persécutions ; ce sera le temps des ténèbres ;
l'Église aura une crise affreuse.
-
- La Sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par
lui-même et être supérieur à ses semblables.
On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront
foulés aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et
discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.
Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir
son sacrifice.

- Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ;
mais ni lui, ni son successeur...ne verront le triomphe de l'Église de Dieu.
- Les gouvernants civils auront tous le même dessein qui sera d'abolir et de faire
disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme,
au spiritisme et à toutes sortes de vices.
Dans l'année 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les
couvents, les fleurs de l'Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le
roi des cœurs.

Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde
pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa
malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au
pêché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par
toute la terre.

Lire la suite

08:40 Publié dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Religion, Spiritualité, Christianisme, Eglise, Politique, Littérature |  Imprimer | | | | | Pin it!

jeudi, 14 septembre 2006

Fête de la Croix Glorieuse

medium_croix_de_conques.jpg



 

 

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

 

Saint Jean (III, 13-17) 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration:

La Croix de Conques

 

00:05 Publié dans Fêtes, Le sens de la Croix | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Christianisme, Eglise, Jésus, Spiritualité, Peinture, Art |  Imprimer | | | | | Pin it!

mardi, 12 septembre 2006

Fête du Saint Nom de Marie



medium_la_vierge.jpg

 
 
 
Je vous salue, Marie,
pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus,
le fruit de vos entrailles,
est béni.

Sainte Marie,
mère de Dieu,
priez pour nous,
pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen.

 

 

 

 

 

 

Illustration:

Vierge Marie

Cathédrale de Bourges 








 

00:05 Publié dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Christianisme, Eglise, Jésus, Spiritualité, Peinture, Art |  Imprimer | | | | | Pin it!