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mercredi, 23 août 2006

Gentil n'a qu'un oeil

 

 

 

ou l'engagement volontaire de Günter Grass dans les Waffen SS

 

par

Jean Mansion 

 

 

 

medium_nazisme.2.jpg

 Défilé de gardes SS

 

 

 

L'auteur du "Tambour" (1959), né le 16 octobre 1927, a révélé vendredi 17 août, pour la première fois, s’être engagé dans les Waffen SS, plus exactement, au sein de la division Frundsberg, terrible unité d'élite nazie, épisode qu'il avait jusqu'à présent toujours masqué et qui a suscité de vives réactions. L'enrôlement de Günter Grass sera donc passé inaperçu pendant 61 ans, jusqu'à ce que l'écrivain allemand révèle lui-même cette page sombre de son histoire. Certes, cet aveu intervient alors que Günter Grass publie son autobiographie "Beim Häuten der Zwiebel" ("En épluchant les oignons") dans laquelle il revient longuement sur cet épisode, et sa maison d'édition Steidl a d’ailleurs annoncé mercredi qu'elle mettait dès à présent en vente le livre alors qu'il ne devait paraître initialement que le 1er septembre. Mais comment, celui qui s’érigea en véritable « conscience morale » de l’Allemagne d’après-guerre, développant, à qui voulait l’entendre, un discours permanent sur le nécessaire repentir, revenant sans cesse sur les grands thèmes de la culpabilisation à outrance, chassant le moindre signe de complaisance à l’égard du passé national-socialiste de son pays, a-t-il pu vivre avec ce secret pendant toutes ces années ?

Il vient de déclarer platement : « il fallait que cela sorte, enfin...», simples mots par lesquels Günter Grass, prix Nobel de littérature 1999, conscience de l'Allemagne démocratique et grande figure intellectuelle de l'après-guerre, a justifié sa décision de révéler une page sombre de son histoire personnelle. Pour ne rien nous épargner, celui qui ne manqua pas de dire tout le « bien » qu’il pensait de Heidegger, affirme à présent : «Pour moi, et je suis sûr ici de mes souvenirs, les Waffen SS n'avaient rien d'atroce, c'était une unité d'élite qui était toujours engagée là où ça chauffait» ; propos ahurissants chez cet écrivain de gauche, compagnon de route de longue date du Parti social-démocrate (SPD). Jusqu'à présent, Grass affirmait avoir servi à partir de 1944 dans la défense antiaérienne, avant d'avoir été fait prisonnier par les Américains. Nous voyons qu’il n’en fût rien, et l’on se demande, en s’emprisonnant dans une telle schizophrénique situation de mensonge et dissimulation, comment il a pu vivre sa culpabilité, projetant sur une société entière et un peuple, «une honte», mot qu’il affectionnait entre tous, qui était en réalité la sienne. Au soir de sa vie, l'écrivain qui la consacra à « confronter » l'Allemagne à son histoire et à s’ériger en véritable juge de ses compatriotes, a compris qu'il devait faire la lumière sur sa propre histoire. Mais pourquoi si tard ? Pouvons-nous nous interroger, alors qu'il a eu mille occasions de délivrer son aveu plus tôt.

Son biographe, Michael Jürgs, s'est dit «personnellement déçu», évoquant la «fin d'une instance morale». Lors de la remise de son prix Nobel à Stockholm, Günter Grass avait rappelé venir du «pays où l'on a un jour brûlé les livres». Quelle portée auraient eu ces propos si l'Allemagne à l'époque avait su ? Se demandent aujourd'hui nombre de critiques littéraires. Et pourquoi cet aveu dans la torpeur du mois d'août, juste avant la publication de son autobiographie ? «Cette révélation a le goût de la promotion », de son prochain livre, jugeait acerbe le quotidien Bild dimanche. Elle nous montre surtout, outre la constante fausseté des prétendues « vertus humaines », pour reprendre un thème largement débattu ici récemment, la constante et pertinente valeur de cette immémoriale sentence bien connue de nos grands mères : « Gentil n’a qu’un oeil » !

 

 

 

18:25 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (82) | Tags : Polémique, Actuallité, Gauche, Réflexion, Littérature, Günter Grass |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

En image inverse de cet étrange actualité, il y eu l'an dernier [2005] en Espagne cet autre aveu : le président de l'association des déportés de Mathausen a menti pendant 30 ans : il n'a jamais été déporté de sa vie, n'a jamais rien connu de ce qu'il a raconté dans ses "Mémoires de l'Enfer", n'a jamais rien vécu de tout ce qu'il racontait dans ses multiples conférences [où il provoquait beaucoup d'émotion], etc. Il a tout inventé à partir de 1978, tout le monde l'a cru –y compris d'authentiques déportés–, il fut un homme très écouté et très respecté, il était présent à toutes les commémorations, puis fut finalement contredit par de récentes enquêtes d'historiens.

À lire ici :
http://www.20minutos.es/noticia/22947/0/Mauthausen/deportados/espanoles/

Écrit par : fromageplus | jeudi, 24 août 2006

Le temps de la dénégation prendrait-il fin ? C'est toujours par des écrivains que la conscience vient à la mémoire des peuples . Ce scoop fait réfléchir, même si bien sûr personne ne songe à remercier ce prix Nobel de Günter Grass ! Pas plus qu'on ne songerait à remercier Céline .

Écrit par : Y | jeudi, 24 août 2006

Manque de bol, Y : Céline et Grass sont tous deux d'excellents écrivains.

Je leur dis merci : à Céline pour "d'un château l'autre" et à Grass pour "le tambour".

Pour le reste, la promo pourrie que s'offre Grass avec son "scoop" (il me semble bien qu'il avait déjà abordé le sujet il y a bien longtemps) et la cabotinerie de Céline me dégoûtent pareillement...

Écrit par : cyp | jeudi, 24 août 2006

Ils sont tous pareils, des Violette Nozières, même si c'est un autre contexte ! après, ils se rangent des voitures. Encore que Céline a payé chèrement...

C'est à croire q le génie n'a pas les pieds sur terre ; enfin, c'est vrai, c'est un peu ça, sinon il n'y aurait pas de génie...
Mais se tromper à ce point !

Quand on pense aussi à Brasillach, à tout ce talent et même aux poèmes en détention...

Pour tous ceux-là, c'est plus triste, plus lamentable, qu'à blâmer.

Écrit par : endora | jeudi, 24 août 2006

Peut séparer l'écrivain de son message inconscient Cyp ? On le fait trop, et cela participe déjà de la dénégation collective . Un bon livre est une charge de vérité brute qui s'adresse à notre lecture critique de l'écrivain dans son temps , et des illusions mensongères qui ont bercé, qui nous ont bercé dans ce temps . Que ces gens là soient des cabotins, possible , mais cela leur fut sans doute nécessaire, comme un masque, pour oser .

Écrit par : Y | jeudi, 24 août 2006

Je ne sais pas, Y... Ca doit dépendre des écrivains. Il y en a qu'on peut aisément séparer de leur message inconscient. D'autre non : ils n'en ont pas.

Quand je lis un livre, je ne me pose pas de questions sur celui qui l'a écrit.

Grass n'aurait probablement pas écrit la guerre aussi magistralement s'il n'avait pas été Waffen SS. Après, qu'il n'ait pas eu envie d'en parler, je comprend. Et puis il avait 17 ans...

Maintenant, il est vieux, alors il peut. Et puis il doit sans doute avoir beaucoup d'impôts à payer, aussi. Et comme la littérature ne paye guère, si on peut vendre un peu plus... Faut pas jeter la pierre.

En fait, ce n'est pas grave du tout, ce qu'il a fait.

Écrit par : cyp | jeudi, 24 août 2006

Qu'est-ce que la Waffen SS ?

Pour bien comprendre ce que signifie l'engagement de Günter Grass dans une structure comme la Waffen SS, voici des éléments historiques intéressants apportant un éclairage précis :


La Waffen SS a été formée comme une subdivision d' élite, armée (waffen=Arme en allemand) des corps SS ordinaires (Schutzstaffel) en Allemagne nazie pour remplir une grande variété de fonctions :

les troupes d'élites (Verfügungstruppe, SS-VT) qui se battirent comme l'armée (Wehrmacht).
la garde personnelle d'Hitler, la Leibstandarte Adolf Hitler (LAH)
Ensuite il y eut les SS Freiwilligenverbände (Unités de volontaires SS) des pays et régions comme l'Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Grande-Bretagne et le Commonwealth (Corps libres britanniques), Bulgarie, Biélorussie, Croatie, Danemark, Estonie, France, Finlande, Géorgie, Hongrie, Inde, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Caucase du Nord, Norvège, Roumanie, Russie, Slovaquie, Espagne, Territoire des Sudètes, Suède, Suisse et l'Ukraine.

1 000 000 d'hommes passent dans les rangs de la waffen SS ( 300 000 allemands, 700 000 étrangers)

La naissance de la Waffen-SS
En 1923, le parti nazi (NSDAP) dirigé par Adolf Hitler est engagé dans une lutte violente pour la conquête du pouvoir en Allemagne. Pour Hitler et ses camarades de combat, tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins. Dans cette optique, les Nazis s'appuient sur les Sections d'Assaut (SA pour Sturmabteilung), sorte de milice armée paramilitaire présente dans nombre de grandes villes allemandes.

Les SA, constituées par Ernst Röhm et Hans Ulrich Klintzsch assuraient la protection des rassemblements du parti, mais s'occupaient aussi de multiplier intimidations, violences et brutalités à l'encontre des opposants aux nazis. Les SA prenaient leurs ordres auprès de leur chef, Klintzsch et ne dépendaient en rien de Hitler, qui n'avait aucun contrôle réel sur eux.

En 1923, Hitler considéra qu'il avait besoin de sa propre unité de protection et décida la création d'un groupe d'élite de 200 hommes qui lui seraient dévoués corps et âme. Ces hommes, sorte de gardes du corps, avaient pour principal rôle d'assurer sa protection rapprochée. Cette "garde prétorienne" prit le nom de Stabswache, et fut basée à Munich. L'uniforme noir fut choisi, ainsi que l'emblème à tête de mort (Totenkopf). C'est ici que se situent les origines de la Waffen-SS ou "SS combattante", branche de la SS-Allgemeine (ou SS Générale).

A la suite du putsch du 9 novembre 1923 à Munich (Marsch zur Feldherrnhalle) Hitler et ses complices furent arrêtés puis emprisonnés à la forteresse de Landsberg, dans laquelle Hitler écrivit son ouvrage Mein Kampf (Mon Combat). Les SA furent dissoutes par la République de Weimar et mises hors la loi.

Une fois liberé, en décembre 1924, Hitler entreprit de reconstruire le parti nazi fragilisé. En avril 1925, il re-activa sa Stabswache, commandée par Julius Schreck (n° de matricule SS:5) et la renomma "Schützstaffel", sur le conseil d'Hermann Goering. Le sigle de la SS fut choisi, un double S en forme de rune. La SS évoluait encore dans le giron des SA, mais ne recevait ses ordres que de Hitler. Parallèlement, Hitler confia à Röhm la reconstitution des SA, bras armé du Parti et outil nécessaire pour la prise du pouvoir.

Mais en 1925, un désaccord brouilla les deux hommes et conduisit Ernst Röhm à démissionner puis à quitter l'Allemagne, pour devenir conseiller militaire en Bolivie. Cela n'empêcha pas les SA d'émerger à nouveau dès 1926. En 1929, les SA étaient encore la force armée la plus puissante du parti, mais les SS gagnaient de plus en plus de poids, même s'ils ne représentaient que quelques milliers d'hommes.

Hitler (qui, pour l'anecdote, avait lui-même le n° de matricule SS:1 alors qu'il n'avait jamais fait partie de l'organisation) nomma à la tête de la SS Heinrich Himmler qui devint par la même le chef suprême des SS, le Reichsführer SS. Sa mission était simple, faire de la SS une force armée puissante, composée de soldats d'élite et capable de contre balancer le poids grandissant des SA. Hitler voulait "une organisation d'élite constituée de troupes issues du Parti et sûre en toutes circonstances" . Afin de remplir l'objectif assigné par Hitler, Himmler mit en place un système de recrutement qui reposait sur des critères drastiques. Seuls les hommes en excellente condition physique, aux origines raciales pures et adeptes convaincus des thèses nazies pouvaient être recrutés dans la SS. En 1933, l'effectif de la SS s'élevait déjà à 52.000 hommes. Même si ce chiffre semble être important, il n'était rien au regard des presque 3 millions de membres que comptaient les sections d'assaut (SA) en cette même année 1933... depuis 3 ans Röhm, chef agressif et bagarreur, était revenu de Bolivie à la demande de Hitler et occupait le poste d'Oberster SA Führer - OSAF ou chef des SA.

La fin des Sturmabteilungen et le développement des Schutzstaffeln
En 1933, Adolf Hitler accède au pouvoir. Le Reichstag brûle le 27 février 1933, ce qui donnera un pretexte à Hitler pour dissoudre le Parti Communiste. Dès l'été, Hitler détient les pleins pouvoirs grâce aux décrets signés par le vieux maréchal Hindenburg. L'Allemagne devient un état totalitaire dans lequel SA et SS se voient attribuer des pouvoirs de police. Les SA prennent une importance considérable. Bien qu'étant l'un des outils majeurs ayant permis à Hitler d'arriver au pouvoir, les troupes de Röhm deviennent une menace; en effet, les SA, indisciplinées et arrogantes, gênent considérablement les efforts de rapprochement entre le Parti et les généraux de l'armée de métier. Ces derniers, héritiers d'une longue tradition séculaire, bénéficient de privilèges liés à leurs rangs et voient d'un très mauvais œil les SA.

Certes, l'armée travaille depuis 1931 avec les Sturmabteilungen, mais elle exige de conserver le monopole des armes, alors que les SA justement multiplient les achats plus ou moins clandestins de fusils et d'armes lourdes. De plus, Ernst Röhm va même jusqu'à demander à Hitler sa nomination au poste de ministre de la défense. Son but est de faire de ses SA la "nouvelle armée du peuple", une milice officielle, qui à terme pourrait bien supplanter la vieille Reichswehr. En outre, l'attitude ouvertement agressive et anticapitaliste des SA leur attire les foudre tant des milieux diplomatiques que de la bougeoisie allemande.

Dans la nuit du 30 juin 1934 et les jours suivants, les SS liquident plus de 300 personnages influents de la SA, dont 16 officiers supérieurs des Sections d'Assaut, y compris Ernst Röhm, qui refuse de se suicider. Il sera abattu d'une balle dans la tête dans sa cellule par un garde SS. Cette purge est connue sous le nom de "nuit des longs couteaux". Le 20 juillet 1934, Hitler annonce que la SS sera dorénavant totalement indépendante des SA. Himmler peut se réjouir et se consacrer au développement de son organisation.

L'expansion de la SS se fait à plusieurs niveaux. Heinrich Himmler, avec l'accord de Hitler, ordonne la création d'un nouveau service, le Sicherheitsdienst ou SD, pour service de sécurité du Reich. En 1936, le contrôle total des forces de police du pays passe sous l'autorité de la SS. La Police régulière, l'Ordnungspolizei, et la Police de sûreté, la Sicherheitspolizei, sont désormais administrées par les services SS de Himmler. La Sicherheitspolizei est divisée en deux grandes entités distinctes : la Kriminalpolizei ou Kripo (police criminelle) et la tristement célèbre Geheime Staatspolizei mieux connue sous le nom de Gestapo (police secrète d'Etat).

Ces différents organes de répression seront gérés au sein d'une direction créée le 27 septembre 1939 et appelée Reichssicherheitshauptamt ou RSHA, pour Office Principal de Sécurité du Reich. Le RSHA sera commandé(e) par Reinhard Heydrich puis par Ernst Kaltenbrunner. La SS cadenasse le pays et devient omniprésente dans tous les rouages de la vie publique. En plus des unités de police classiques et de maintien de l'ordre, les SS alignent la SS-Verfügungstruppe (ou SS-VT). Cette troupe créée sur ordre de Hitler le 16 mars 1935, est en charge de la sécurité mais est aussi utilisée dans le cadre de cérémonies officielles. Elle est commandée par l'officier SS Sepp Dietrich. C'est dans cette unité que l'escouade de protection personnelle d'Hitler, la Stabwache, devenue Leibstandarte est incorporée. Cette dernière dépend uniquement d'Hitler et même Himmler n'a pas de pouvoir de décision sur eux. Plus tard ces SS, seront à l'origine de la naissance d'une célèbre unité, la 1e SS Panzerdivision Leibstandarte SS Adolf Hitler ou LSSAH.


La SS devient une troupe d'élite
En 1935, lorsque Hitler réintroduit la conscription en Allemagne, la SS-Verfügungstruppe est considérée comme une unité militaire à part entière, y compris par l'OKW (Oberkommando Der Wehrmacht ou grand quartier général de la Wehrmacht). Des écoles militaires SS sont ouvertes à Bad Tölz et Braunschweig afin d'y former les cadres de la future Waffen-SS. Le Général Paul Hausser, retiré de l'armée, est rappelé et nommé par Himmler et Hitler responsable de la création des ces nouvelles troupes d'élite. Ancien officier supérieur de la Reichswehr, Hausser met en application ses idées quant à la formation des SS et s'adjoint les services de Felix Steiner, futur commandeur de la division SS Wiking.

Subissant un entraînement très dur, des épreuves athlétiques quotidiennes, les recrues SS (les Junkers) sont préparées à mener des guerres d'agression. Tout est prévu à cette fin, y compris les tactiques d'assaut basées sur la vitesse d'exécution des ordres et la férocité au combat. Hausser accentue aussi la cohésion de ses hommes. Les SS, à la différence de pratiquement toutes les unités étrangères, et même allemandes, cultivent un esprit de camaraderie omniprésent.

L'organisation d'épreuves sportives par équipes renforce encore un peu plus cet état d'esprit. Les sous-officiers, peu aimés dans l'armée régulière, sont la pierre angulaire du système et encouragé au bout de deux ans de service à rejoindre les écoles d'officiers. Mais les SS suivent aussi une formation idéologique poussée, qui s'appuie sur des manuels d'éducation fournis pas le département de recherche idéologique de Himmler. Cet endoctrinement est souvent à la base de problèmes aigus entre d'une part Steiner et Hausser et d'autre part Himmler. Alors que les premiers cherchent à construire un corps militaire d'élite, le Reichsführer SS, insiste sur le mysticisme Aryen et l'hygiène raciale. Il exige des SS une parfaite connaissance des lignes directrices du N.S.D.A.P. et des théories du Parti. A cela Himmler ajoute un cours sur les "dangers du communisme" et "l'arrogance des juifs"... les SS deviennent donc à la sortie des écoles de formation, des soldats entraînés et fanatiques, prêts à tous les sacrifices pour leur Führer, le Parti et le IIIe Reich. Ils en font d'ailleurs le serment solennel, devant Dieu et le Führer : "Mon honneur se nomme fidélité" ("Meine Ehre heisst Treue").

Les critères de recrutement sont plus que drastiques. Taille minimum, pureté raciale (les futurs SS doivent prouver leur ascendance jusqu'en 1800 pour les hommes du rang et 1750 pour les officiers), âge compris entre 17 et 22 ans, etc... Les candidats au recrutement ayant des penchants pour l'alcool sont éliminés ainsi que ceux qui dans leur famille ont un membre mentalement déficient. De plus chaque candidat doit avoir été membre des Jeunesses Hitlériennes, la "Hitlerjugend" pendant au moins deux années. A l'inverse des recrues de la Reichwehr, les SS viennent plutôt des campagnes et des zones rurales. Au fil des mois puis des années, ces règles seront progressivement assouplies pour presque disparaître en 1943, devant l'hémorragie des troupes et la nécessité de recruter en masse.

Deux nouveaux régiments SS sont constitués, "Deutschland" stationné à Munich et "Germania" dont les casernes se trouvent dans la région d'Hambourg. Le premier sera à l'origine de la création de la 2. SS Panzer-Division Das Reich, le second sera la pierre angulaire de la future 5. SS Panzer-Division Wiking. Avec l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche par le IIIe Reich, un nouveau régiment baptisé "Der Führer", composé de nazis autrichiens, voit le jour.

Après l'écrasement de la Pologne, les trois régiments SS sont endivisionnés au sein de la SS Verfügungsdivision. La "Leibstandarte" (la garde de Hitler) est transformée en régiment motorisé mais conserve au travers de détachements, sa mission traditionnelle de protection du Führer. Hitler, qui planifie l'invasion de la France et de la Belgique, ordonne la création de deux nouveaux régiments ("standarten") SS, le 3e SS "Totenkopf" dont les hommes proviennent de la SS-TV (SS-Totenkopverbände, les gardes des camps de concentration) et le 4e SS "Polizei". Les cadres de cette dernière unité viennent des services de police, d'où son nom.

Tous ces corps bénéficient de l'armement le plus récent, des meilleurs engins de combat et disposent d'une force de frappe supérieure à leurs alter ego de la Wehrmacht. L'OKW demande et obtient de Hitler le contrôle opérationnel des SS. L'appellation de la SS-VT devient Waffen-SS et est officiellement reconnue au sein du IIIe Reich le 2 mars 1940. Elle prendra part à pratiquement tous les affrontements menés par l'Allemagne, sur presque tous les fronts (sauf en Afrique du Nord). Troupes d'élite, la Waffen-SS connaîtra à partir de 1943, une inflation artificielle du nombre de ses divisions. Ces dernières atteindront le nombre de 38 unités, mais beaucoup d'entre elles ne seront jamais que des divisions sur le papier et/ou de faible valeur. La SS accueillera aussi des volontaires, germaniques et non germaniques en provenance de toute l'Europe... "Armée privée", elle sera "Européenne" avant l'heure, et farouchement déterminée à servir son maître, le Führer, dans sa lutte contre le communisme et la "juiverie". Puis en 1944 et 1945, les SS deviendront les "pompiers du Reich", intervenant sur tous les fronts, pour redresser des situations mal engagées ou désespérées.

Mais en dehors des terribles combats qu'elle mènera sur les champs de bataille d'Europe, la Waffen-SS inscrira aussi son nom au fronton de l'infamie et de l'ignominie, coupable de nombreux massacres de civils innocents ou de prisonniers désarmés.

Écrit par : Verfügungstruppe | vendredi, 25 août 2006

Cyp n'aurait probablement pas écrit,
"En fait, ce n'est pas grave du tout, ce qu'il a fait",

aussi magistralement

s'il avait lu la note précédente sur les Waffen SS !!

Après, qu'il n'ai pas envie de nous expliquer pourquoi ce n'est pas grave de culpabiliser tout un peuple, une jeunesse... Je ne serais pas surprise, le Parti Railleur s'en tire toujours avec ces pirouettes, comme d'hab !!

Mais j'oublie, M. Cyp est cool quoiiii !!
Et puis, " on n'est pas sérieux quand on a..."
Au fait qu'el âge ?

Écrit par : Mlle Claudine | vendredi, 25 août 2006

"Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. "Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! " Je rentre avec lui. Voilà... "

(Louis ferdinand Celine, voyage au bout de la nuit )

Écrit par : Y | vendredi, 25 août 2006

Ah ! Monsieur Cyp, si Benoît XVI s’était engagé dans les Waffen SS, à qu’elle sauce auriez-vous cuisiné vos spaghettis !!! ???

Écrit par : Fausse T | samedi, 26 août 2006

Revers

Sous la férule laxiste-léniniste de l'imposture égalitaire et de son athéisme véreux, rien ne peut être dit ni pensé sans qu'un dégueulis d'invectives n'explose des consciences corvéables nourries à la pensée unique.



Johan
http://lamesseenmer.hautetfort.com/johan/

Écrit par : Faux X | samedi, 26 août 2006

Eh oui Faux X . C'est comme une croute qui se reproduit par sa propre infection, la pensée unique . La pensée par dessous , c'est la lave, qui cherche des cratères .

Écrit par : X | samedi, 26 août 2006

En fait, il ne s'agit en rien de minimiser la responsabilité de ces intellectuels ; après tout, d'autres ont eu, au même temps, la clairvoyance de choisir leur camp : temps de l'éclair, il "savaient" que la bête immonde était là.

Personnellement, j'envisageais le subconscient, la "faiblesse" de l'esprit pourtant prolifique, de ces écrivains. Le mystère des choix qui s'offrent à l'être.

Ils avaient des choses à dire. Et même si leur talent était immense, ils ont fini par se tromper de talent et même de toutes choses. Il n'y a peut-être rien à comprendre mais tout à condamner...

C'est une erreur, que de faire cette parallèle avec Violette Nozières finalement. La fragilité d'une jeune femme ne se peut, en aucun cas, être comparée à ce qui s'est passé dans le cerveau de ces extrémistes de malheur. Je m'en excuse infiniment.

Écrit par : endora | samedi, 26 août 2006

La sauce n'aurait pas changé Fausse T . Qui se préoccupe de l'authenticité des produits de base, quand il prépare une bolognaise ?

Écrit par : X | samedi, 26 août 2006

Endora :

Le pire c'est quand la" bête immonde" n'a plus de camps...
Il me semble que lire Céline c'est déjà se faire une petite idée sur la déterritorialisation de "la bête immonde ", et sur cette peur de ça, prophétique, qu'il aura abusivement fixée sur "le juif", qui en est le paradigme .

Écrit par : X | samedi, 26 août 2006

Mlle Claudine,

D'abord j'en sais plus que ce que vous pensez à mon propos sur les SS et tutti quanti... Les Luraghi ont été en toute première ligne sur le front anti fasciste pendant la dernière grande guerre : mon oncle Humberto s'est évadé de Dachau, mon grand-père et mon grand-oncle faisaient partie des Partisans italiens qui ont arrêté Mussolini (carrément) et deux autres sont morts assassinés par les nazis, l'un à Fossoli et l'autre (Luigi) après avoir été torturé pour avoir fait passer des Juifs en Suisse...

En outre, j'ai passé tous les jeudis de mon enfance sur un tas de sable, à l'ombre du mémorial marmoréen qu'érigeaient mon père, mon grand-père et mon oncle, au camp d'extermination du Struthof... C'est dire si c'est un sujet qui m'est proche et me tient à coeur.

Grass n'a certainement pas, contrairement à ce que vous affirmez, fait culpabiliser la jeunesse allemande d'après-guerre : elle n'a pas eu besoin de le lire pour se bouffer les doigts.

D'autre part, après m'être dûment documenté, Grass n'avait effectivement jamais rien caché du tout : son engagement dans la Waffen SS n'a jamais été un secret pour personne ; la seule et unique chose qu'il nous apprend tout récemment, est l'unité dans laquelle il officiait. Rien d'autre. Il s'agit donc d'un coup de pub, et je dois avouer que c'est pas terrible-terrible...

Pour Fausse T, maintenant : idem pour Ratzinger : je m'en fiche réellement, d'autant plus que je ne suis pas catho.
Quand j'étais jeune, en Alsace, dès que nous franchissions le pont de Kehl, nous ne pouvions que nous poser de fort légitimes questions en voyant tous ces messieurs grisonnants, très dignes, déambuler dans les rues... Qu'avaient-ils fait pendant la guerre ?

Et nous, qu'aurions nous fait ?

Grass n'est qu'un acteur pitoyable d'une tragédie qui a embobiné un peuple entier pour l'engoufrer dans les égoûts de l'inhumanité.

Mais c'est un putain de grand écrivain !

Écrit par : cyp | samedi, 26 août 2006

Si nous suivons votre logique les collaborateurs sont-ils aussi des acteurs pitoyables ! ? Hum !!

Écrit par : Faux X | samedi, 26 août 2006

Le contexte est différent, Faux X.
Si nous parlons des collabos français, non : ce sont des salauds. Maintenant, en Allemagne, à la même époque, réfléchissez un peu...

Écrit par : Cyp | samedi, 26 août 2006

J'ai quelques difficultés à comprendre votre réponse... mais vous allez m'aider, n'est ce pas !!

Écrit par : Faux X | samedi, 26 août 2006

...Non.

Écrit par : cyp | samedi, 26 août 2006

Vous avez raison, Cyp, le contexte est different. Autant la France s'est vu imposé une occupation par l'une des puissances les plus criminelles de l'histoire, ce qui confère aux collaborateurs quelques circonstances atténuantes(nul n'étant tenu à l'héroisme), autant l'on peut dire que le peuple Allemand était nazi, et non pas "nazifié", selon ce monstrueux tour de passe passe linguistique qui consiste à faire passer les bourreaux pour des victimes.
Les Allemands, tous les Allemands, savaient tout et Hitler n'a jamais eu besoin de terroriser les masses pour ce maintenir au pouvoir.
Mais rien à changé, Helas:c'est toujours l'Allemagne qui fait la police chez nous:Son chef s'appelle Derrick et son adjoint Klein!!!! Heuresement que Kojak va venir nous délivrer avec l'aide de L'homme d'acier!

http://lamesseenmer.hautetfort.com/

Écrit par : Un copain de faux X | samedi, 26 août 2006

C'est toujours les Allemands qui font la police chez nous!!!
Parfaitement! Son chef s'appelle Derrick et son adjoint Klein!
Vivement que Colombo et l'homme de fer viennent nous délivrer!

http://lamesseenmer.hautetfort.com/

Écrit par : Un copain de faux X | samedi, 26 août 2006

....Si!

Écrit par : néo-con | samedi, 26 août 2006

Doubles voix
Voix d'Outre-Bas
Exercices de style
Se préparent à la scène

Écrit par : Madame Soleil | dimanche, 27 août 2006

De qu'elle nature est votre voix?

Écrit par : Fausse T | dimanche, 27 août 2006

Hitler est toujours vivant, et il est parmi nous! la preuve:


http://www.lorgane.com/index.php?action=article&id_article=106402

Écrit par : Un copain de faux X | dimanche, 27 août 2006

Voici le lien du très
souple souplinel'assouline

http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2006/08/gnter_grass_pou.html

Écrit par : Langue Bifide | dimanche, 27 août 2006

Socialiste, national socialiste


http://www.calvin.edu/academic/cas/gpa/haken32.htm

Écrit par : Langue Bifide | dimanche, 27 août 2006

Madame Soleil !?
Langue bifide, double, triple, quaduple ...
masque de scène, voix d'ici bas, tartufferie ...
Madame Soleil vous comme tout le monde sans exception !!

Écrit par : Langue de vipère | dimanche, 27 août 2006

Gens de droite, vous n'arrivez décidément pas à vous mettre en tête cette vérité cardinale: la gauche à toujours raison!
Remember:La ministre de la culture de Jospin, Mme Tasca, refuse d'inaugurer le salon du livre, au motif qu'elle ne peut pas serrer la main à Berlusconi, présent à l'occasion. Expliquation de la dame:"Brlusconi est un fasciste, et j'appartiens à une famille qui à souffert du fascisme. Mon père fut l'un des fondateurs du PC Italien, et pour cela, il a dut fuir en France...C'est pour cela que je suis la aujourd'hui...Alors Berlusconi, je ne peux pas"(je cite de mémoire, mais en gros c'était ça)

Touchante, non, la petite Rosa Luxembourg du PS?
seulement voilà...Lisez donc la bio du Papa!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Angelo_Tasca

Pendant que vous y serez, consultez celle de papa Jospin, Socialiste comme le fiston, mais....

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Jospin

Si je n'avais pas peur de monopoliser le crachoir, je vous raconterai comment l'épouvantable donneuse de leçons Simone Signoret a débuter dans le cinéma, en 1943

Ne soyons plus jamais intimidés par ces grandes consciences: en groupe, en ligue, en procession, ils ont toujours le cul plein de merde!

Écrit par : XP | dimanche, 27 août 2006

Surtout sans exception.

Écrit par : Madame Soleil | dimanche, 27 août 2006

la conscience morâââle Française



Vincent Delerm, Sépia plein les doigts

Tiens tiens
Les pensionnats
Les chanteurs à croix de bois
Les taloches, les coups de trique
La IIIe République

Tiens tiens
Les belles images
Les enfants du marécage
Le vrai goût des vrais fruits
Dans une vraie épicerie

Tiens ça repart en arrière
Noir et blanc sur poster
Maréchal nous voilà
Du sépia plein les doigts
À quoi elle pense
En s’endormant
Cette jolie France
Confiture bonne maman
Elle pense pareil
Pareil qu’hier
Avant Simone Veil
Avant Badinter

Tiens tiens
On respirait
Du jasmin, du muguet
Et l’air à plein poumon
Dans les mines de charbon
Les chansons d’avant guerre
Ça on savait les faire
Viens poupoule et pépette
Alors on se fait pouet pouet

Tiens ça repart à l’envers
Porte-plume d’écolière
Maréchal nous voilà
Du sépia plein les doigts
À quoi elle pense
En s’endormant
Cette jolie France
Tartelettes bonne maman
Elle pense pareil
Pareil qu’hier
Avant Simone Veil
Avant Badinter
Tiens tiens
Tiens tiens
Tiens tiens voilà du boudin voilà du boudin

Écrit par : Une mauvaise langue | dimanche, 27 août 2006

Vous êtes bien rigolote, madame la mauvaise langue.

Vous vous abriter derrière les mots d'un chanteur d'état lancé grace au piston de son écrivain d'état de papa pour traiter les adversaires politiques de Badinter et la France d'avant 81 de Petainistes.

Cela dit, Angelo Tasca, Robert Jospin, Grand-papa Delerm et la grosse Signoret ont dut en bouffer, en leur temps, des tartelettes bonne maman, quand elles passaient au buffet!

Je ne suis pas plus que vous nostalgique de cette France en noir et blanc, et même sans doute beaucoup moins. les bobos clients de Delerm ou de je ne sais quel autres mafieux qui vendent des disques en dépit de leurs conditions d'ashmatiques, ce sont eux qui fantasment sur les marchés bio et dénoncent les ravages de l'urbanisme si l'on construit un HLM à moins de 500 M de leurs lofts.

Écrit par : Une personne indifférenciée | dimanche, 27 août 2006

Monsieur SCALP, il y a deux façons de faire puer sa prose: La première, classique, consiste à tremper sa plume dans la merde.
La Seconde, plus perfide, plus dangereuse,plus de gauche, consiste à prêter ce vice à ces adversaires pour éviter de répondres à leurs arguments.

Ma prose sent bon la vérité, la votre sent plus fort que les dessous de bras de Castro.

Bien à vous.

Écrit par : Une personne indifférenciée | dimanche, 27 août 2006

Errratum:quand vous avez lu "personne indifférenciée", il fallait comprendre XP

Écrit par : XP | dimanche, 27 août 2006

IN MEMORIAM

Brasillach : journaliste et écrivain fusillé le 6 février 1945 au Fort de Montrouge.

Paul Chack : le 9 janvier 1945 accusé d'intelligence avec l'ennemi pour avoir souhaité publiquement la victoire allemande et publié des tracts, il est fusillé.

Henri Béraud : journaliste et écrivain Condamné à mort en 1944 pour intelligence avec l’ennemi, il bénéficia d’une libération conditionnelle en 1950.
Alphonse de Chateaubriand : exilé condamné à mort par contumace frappé d'indignité nationale.
Charles Maurras : déchu de ses droits civiques, exclu de l’Académie Française, mort en prison.
Drieu la Rochelle : suicide.
Jacques Chardonne: romancier emprisonné placé en résidence surveillée. Ses livres seront interdits de vente et de fabrication. Il bénéficiera d'un non-lieu.
Abel Hermant : académicien condamné, (3 ans de prison) exclu de l’Académie Française. Gracié et libéré en 1948.
Bernard Grasset : inquiété.
Arletty : inquiétée.
Louis Jouvet : inquiété.
Louis Ferdinand Céline : obligé de fuir à l’étranger, livres interdits à la vente, réduit à la misère.
Jean Giono : romancier suspecté de sympathies pétainistes.
Maurice Bardèche : inquiété.
Sacha Guitry: inquiété.
Lucien Rebatet : inquiété.
Ray Ventura ; inquiété.
Abel Bonnard : obligé de s’exiler en Espagne.
Jacques Benoist-Méchin : inquiété.
Georges Albertini : inquiété.
Charles Spinasse : député socialiste, inquiété.
Abel Hermant : académicien, inquiété.
Georges Montandon : ethnologue, inquiété.
Maurice Sachs : écrivain, juif , inquiété.
Raymond Abellio : obligé de se cacher en Suisse sous une fausse identité pendant plusieurs années.


On ne peut, de même, passer sous silence, outre les souffrances de milliers d’anonymes sauvagement tués ou brutalisés, par de « courageux » résistants faute d’avoir été dans le « bon camp », les châtiments corporels ou vexations morales que subiront de nombreuses femmes, pour avoir pactisé avec l'ennemi, alors qu’il fût tout a fait impensable, bien évidemment, de juger les femmes qui se sont jetées dans les bras des pseudos « libérateurs » qui n’hésitèrent pas à bombarder les populations civiles (Le Havre, Marseille, Toulon, etc.) pour gagner la guerre, faisant des milliers de morts innocents.


A l’étranger n’oublions pas non plus, pour les plus célèbres :
Martin Heidegger : exclu de l’Université, interdit de cours.
Luigi Pirandello : Prix nobel de littérature en 1934, réduit au silence.

Ainsi que des dizaines d’autres : Julius Evola , Cioran , Mircea Eliade…

Alors non, la morale de Günter Grass pendant des années, ça ne passe pas, les larmes de crocodiles des imbéciles heureux d’aujourd’hui qui n’ont pas encore ouvert les yeux sur les crimes communistes ou ceux de la société dite démocratique, mais sont prompts à dénoncer le retour de « l’hydre » brune à la moindre occasion, ça ne passe pas non-plus !

Honte donc aux hypocrites et à la bonne pensée de gauche – Honneur à ceux qui surent défendre leurs idées à visages découverts, faisant fi de l’opinion avec courage !

Écrit par : Romualdi | dimanche, 27 août 2006

C'est l'anarchie on this blog, on sait quand on jette le dé, on ne sait pas ni où, ni quand il va atterrir.
Est-ce donc cela la modération du commentaire ?

Écrit par : Objectif Lune | dimanche, 27 août 2006

Le problème, Romualdi, c'est que, si l'on se met à résonner ainsi, il n'y a plus de position, il n'y a plus de camp lorsque, en face, l'autre ne cherche qu'à vous détruire.

L'idéal serait qu'en face il y en ait un autre qui essaie de comprendre lui aussi. Dans ce contexte, j'ai beaucoup aimé le film, " Joyeux Noël". Et en plus, c'était VRAI. Edifiant, non ?

Écrit par : endora | dimanche, 27 août 2006

Le problème c'est que les choses sont beaucoup moins manichéennes qu'on ne l'imagine trop souvent. Un petit rappel est toujours nécessaire.

Et si ça suffit pas on peut même insister plus encore pour ceux qui font semblant de pas entendre !

Écrit par : Romualdi | dimanche, 27 août 2006

Mais alors, Objectif lune, vous n'avez rien compris?
Le commentaire deRomualdi neconsiste pas à faire "courrir les dés", mais à les arrêter. Arrêter la gauche, faire sauter la chappe de plomb, Démasquer les tartuffes.

Mais je devine que vous êtes de gauche à votre demande de censure et de pénal dés lors que la vérité vous est dite en face:
Je vous cite:"Est-ce donc cela la modération du commentaire ?"
Je vous traduit, objectif lune:"mais que fait la police, au goulag!"

Je vous plaint.








r

Écrit par : XP | dimanche, 27 août 2006

Mais alors, Objectif lune, vous n'avez rien compris

« Les Echecs. Le seul d’entre tous les jeux qui échappe à la tyrannie du hasard. » Stephan Zweig

Écrit par : ? | dimanche, 27 août 2006

Vous avez raison Endora, sur le principe l'idéal serait que les hommes cherchent à s'entendre. Cependant, c'est un voeu pieux car c'est méconnaître la véritable nature de l'homme.
Qui veut entendre ceci "L'homme n'est qu'une maladie" Joseph de Maistre.

Écrit par : Gérard Lemoine | lundi, 28 août 2006

Ce n'est pas la guerre mais la guerre devenue impossible. C'est cette fatalité de l'interminable paix qui est en train de faire de l'homme une maladie incurable . Nous sommes des volcans condamnés à survivre bouchés .
D'où l'échec du pari de "la grande santé" nietzschéenne .

Écrit par : XXXL | lundi, 28 août 2006

Les dés s'arrêtent ici dans les rouages des règles qui la régissent, mais il ne faudrait pas en oublier la loi moderatus akomplitor et son humble serviteur, ses humbles accomplisators.
I suppose.

Écrit par : Objectif Lune | lundi, 28 août 2006

J'ai déjà entendu cette fatalité de l'interminable paix quelque part. Il me semble. Du moins.

Sinon, pour les volcans qui survivent bouchés, veuillez humblement vous adresser à la soupape sans quoi je n'aurais aucune raison d'exister.
Je suis d'ailleurs sûre de sa bienveillance et du souffle brûlant qui s'en dégage. Très efficace aussi pour dilater les pores avant un nettoyage en profondeur.

Bien à vous, Camarades !

Écrit par : Cocotte Minute | lundi, 28 août 2006

Et si ça suffit pas on peut même insister plus encore pour ceux (celles) qui font semblant de pas entendre !

Écrit par : ROMUALDI ET SES CAMARADES | lundi, 28 août 2006

Je cherche du boulot. Ils payent bien à la Stasi?

A propos de lune, vous devriez y aller. Ca nous ferait des vacances.

Écrit par : XP | lundi, 28 août 2006

Alors comme ça on se dilate les pores !
La preuve que tout n'est pas si propre au royaume de la cocotte minute !!

Écrit par : Crotale | lundi, 28 août 2006

Notre manière d'agir, celle que nous employons aujourd'hui, est, en vérité, à la fois créative et destructive.

Hardi camarades !
Soyons créatifs et destructeurs contre la bonne pensée dominante et aliénante !

Rinzaî

Écrit par : CCD = C (ollectif) (C)réatif (D)estructeur | lundi, 28 août 2006

Ceux qui réussiront à triompher de tous ces obstacles et à triompher de l'hostilité d'un environnement opposé à toute spiritualité seront sans aucun doute un petit nombre; mais, une fois encore, ce n'est pas le nombre qui compte ici, car c'est un royaume où les lois sont assez différentes de celles de la matière. Il n'y a donc pas de raison de désespérer; et même là où il n'y a aucun espoir de parvenir à un résultat visible avant l'effondrement du monde moderne dans une catastrophe, ce ne serait pas encore une raison valable pour s'abstenir de se lancer dans un travail dont la portée s'étend bien au-delà du temps présent. Ceux qui pourraient se sentir tentés de se livrer au découragement devraient se rappeler que rien de ce qui s'accomplit dans ce monde ne peut être inutile, que la confusion, l'erreur et l'obscurité ne peuvent jouir que d'un triomphe trompeur et purement éphémère, que toute sorte de déséquilibre partiel et transitoire doit nécessairement contribuer au grand équilibre du tout, et que rien ne peut finalement prévaloir contre la puissance de la vérité ; ils devraient prendre pour devise celle qui fut adoptée en d'autres temps par certaines organisations initiatiques en Occident:
VINCIT OMNIA VERITAS

René Guénon

Écrit par : VINCIT OMNIA VERITAS | lundi, 28 août 2006

Isabelle vous qui avez axé votre journal sur l’inquiétante présence du mal en ce monde et la place de la femme à l’intérieur de ce dernier, vous et vos lecteurs serez très certainement édifiés par les échanges ci joints, qui laissent d’ailleurs rêveurs devant l’incroyable indignité des propos tenus par celui qui décline son identité sous l’acronyme de GMC.
De toute évidence, certaines femmes ne sont pas gênées d’être la muse de cet indigne prétendu poète, lubrique et immoral, totalement indifférent au sort des " femelles " (sic !) qui souffrent des violences qu’on leur inflige, que ce soit en France où dans le monde.
Pour exemple, j’ai quelquefois aperçu le prénom de Véa ici, où là !
Je serais curieuse de sa réaction après la lecture de ce qui suit :

http://jemedebat.hautetfort.com/archive/2005/09/29/feminisme.html

Certes le combat féministe est souvent maladroit, et certaines se trompent en criminalisant tous les hommes dans leur ensemble, mais il n’en demeure pas moins que s’élever contre un tel discours indigne, bafouant et piétinant l’immense fleuve de la souffrance féminine en ce monde, souffrance des plus faibles et des plus fragiles soumises à des lois coutumières barbares, souffrance de celles qui, chez nous en Europe, sont sacrifiées pour la satisfaction animale du plaisir de brutes épaisses, tout cela s’apparente à de la " non pensée ", et il est un devoir minimum de savoir s’élever contre ces odieuses situations, et cette raillerie hideuse qui vient piétiner des vies brisées et mutilées, sinon à quoi bon les mots, à quoi bon la conscience !
Ah oui ! Jean Mansion, vous avez raison " gentil n’a qu’un oeil " et nous sommes tous coupables, coupables de nous aplatir, de ne rien dire, de nous coucher en permanence, or il convient de ne pas laisser passer de telles ignominies, l’art, la poésie ne peuvent couvrir une telle abjection inadmissible.


UN BAISER POUR VEA
Dans un sanglot elle gémit
La joie de se savoir épanouie
Aimée par la voix du silence
Elle en tressaille d'élégance

Pas un frisson ne trouble
Le charme chaud qui l'envahit

Le feu enflamme son océan
Dans la jouissance de l'instant
GMC

Ce matin j'ai eu la chance de me voir offrir un bain nuptial frottée au kees: ma peau en rougit encore...
Bien à toi,
Ecrit par : véa | dimanche, 20 août 2006

Écrit par : Béatrice | lundi, 28 août 2006

Votre discours sur la femme battue fait sourire , car il est bien évident que notre monde baigne dans le bain matriciel , dans absolument tous les domaines . Que quelques hommes lèvent encore le fouet plutôt que le vit qui les remet dedans , je trouve plutôt cela sympathique .

A bonnes entendeuses ...

cf : J'ai lu gmc, ses questions d'enfant au miroir, et je constate que le débat passionnel qu'il suscite , bien que très intéressant, n'est pas de son fait . Bravo à lui de savoir le déchaîner .

Écrit par : Y (de sexe féminin) | mardi, 29 août 2006

Et vous qu'est ce que vous pensez ?

Écrit par : Philippe | mardi, 29 août 2006

Je pense . Intransitivement .

Écrit par : Y (de sexe féminin) | mardi, 29 août 2006

"La pensée qui n'a pas comme objet un fragment mort, existe intérieurement de la même façon que des flammes."
Georges Bataille .

Écrit par : Y (de sexe féminin) | mardi, 29 août 2006

Ma réaction, puisqu'on la sollicite, et puisque je suis bien élevée j'y réponds, néanmoins ne saurait se résumer qu'à un seul mot: bôf !
Ensuite ce qu'il advient de ce bôf, ce qui en est compris, ce n'est aucunement mon affaire. C'est l'affaire des "discuteurs".

Écrit par : véa | mardi, 29 août 2006

La vraie politesse voudrait que chez Madame des Charbinières l’on ne soit jamais "un filet d'eau tiède".
Dire « bôf ! », dans son salon, tendrait à prouver qu’on n’a pas l’habitude d’y entrer. Ici, la conversation porte en général sur des sujets qui exigent une exactitude, une logique et une recherche intellectuelle différentes des qualités ordinaires d’une conversation de "salon féminin".
Se taire est un art, savoir argumenter en est un autre.. Lors, rien de plus insupportable qu’une personne qui n’a rien à dire sur tous les sujets, même sur les futilités les plus insipides tel que le message de Béatrice.
Ici, il est nécessaire de savoir réserver aux autres le temps d’une réflexion.
Vivre chez Madame des Charbinières avec des compagnons (plus souvent, hélas des compagnes ) incapable de discuter est une épreuve.

Écrit par : Le guide Marabout du savoir-vivre | mardi, 29 août 2006

Désolée de cet insupportable, cher guide, changez donc de marabout, et je changerais de savoir-vivre.
Bien à vous,

Écrit par : véa | mardi, 29 août 2006

Certaines personnes ne se décident pas à partir, Comment faire ?
Dans ce cas, et seulement si ces invités dépassent les limites de la correction, ne les ménagez pas, prétextez une légère indisposition...et apportez-leur leur manteau! Le savoir vivre a aussi ces limites !
Et si cela ne suffit pas l'on peut même insister plus encore pour celles qui font semblant de pas entendre !

Écrit par : Le guide Marabout du savoir-vivre | mercredi, 30 août 2006

Qu'est ce qui vous écoeure ??




Je suis vraiment écoeurée

Aux admirateurs naïfs de GMC, je propose de lire ce qui suit :http://fanglong.wordpress.com/2006/08/12/generalisations/

GMC n'est qu'un individu malhonnête qui copie et copie et copie des idées ou des bribes de textes sur les sites qu'il fréquente (et ils sont nb, je suis gmc depuis mars et je le découvre un peu partout)
Non seulement, Gilles Marie Chenot est un coucou qui dépose partout sa pub, mais il est coupable de plagiat...
A éviter donc ! Ne lui prêtez pas votre petit doigt, vous serez anéanti avant de dire ouf !

Ecrit par : .x. | vendredi, 18 août 2006

j'ai lu et je suis désolée. vraiment désolée.je ne comprend pas, aussi je me retire de ce genre de débat(?).quand on a le don des jolis mots, pourquoi les utiliser pour blesser? vivre et laisser vivre...on est si peu de chose en définitive qu'entre les plus grands et les plus petits, la différence n'a pas d'importance.bonne vie à vous.

Ecrit par : kintana | samedi, 19 août 2006

Ecrit par : véa | samedi, 19 août 2006

Écrit par : Crotale | mercredi, 30 août 2006

Adios

Écrit par : A Dios | mercredi, 30 août 2006

Et oui !! "Gentil n'a qu'un oeil"

Écrit par : Crotale | mercredi, 30 août 2006

A tchoum!

Écrit par : A tchoum! | mercredi, 30 août 2006

En la même année 1942, deux grands Etats totalitaires, qui se prétendent tous deux l’Avenir de l’humanité, se confrontent dans une bataille hallucinante et décisive, tandis que les nazis accomplissent leur plan d’extermination des juifs en systématisant le processus de liquidation des paysans appliqué par Staline à son propre peuple. Capital dans la prise de conscience du juif Grossman, l’antisémitisme apparente à l’évidence les deux Etats-Partis.

Après la bataille, si Stalingrad symbolise l’effondrement du IIIe Reich, ce n’est certes pas pour marquer l’avènement de la liberté. C’est en effet à partir de Stalingrad, à en croire Grossman, que le nationalisme étatique russe et raciste a retrouvé toute son assise. Dès lors, au lieu de la démocratisation qu’attendaient tant de Soviétiques à l’issue de la guerre, c’est au contraire au renforcement de la puissance monolithique de l’Etat-parti qu’a abouti la victoire.

Une fois encore, cependant, Grossman nous attend ailleurs qu’au tribunal de l’Histoire: dans ces allées écartées où nous retrouvons tel vieux martyr sans grade du nom d’Ikonnikov dont les feuillets nous transmettent sa parole de bonté.

Dans l’histoire du bien qu’il a griffonnée sur ses feuillets, le vieil Ikonnikov, après avoir remarqué que même Hérode ne versait pas le sang au nom du mal, mais “pour son bien à lui”, constate que la doctrine de paix et d’amour du Christ aura coûté, à travers les siècles, “plus de souffrances que les crimes des brigands et des criminels faisant le mal pour le mal”. Il n’en rejette pas pour autant le message évangélique mais oppose, au “grand bien si terrible” des nations et des églises, des factions et des sectes, la bonté privée, sans témoins, la “petit bonté sans idéologie”, la bonté sans pensée que j’ai constatée pour ma part chez mon père et ma mère.

“C’est la bonté d’une vieille qui, sur le bord de la route, donne un morceau de pain à un bagnard qui passe, c’est la bonté d’un soldat qui tend sa gourde à un ennemi blessé, la bonté de la jeunesse qui a pitié de la vieillesse, la bonté d’un paysan qui cache dans sa grange un vieillard juif. (...) En ces temps terribles où la démence règne au nom de la gloire des Etats et du bien universel, en ce temps où les hommes ne ressemblent plus à des hommes, où ils ne font que s’agiter comme des branches d’arbres, rouler comme des pierres qui, s’entraînant les unes les autres, comblent les ravins et les fossés, en ce temps de terreur et de démence, la pauvre bonté sans idée n’a pas disparu”.

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/

Écrit par : V.G | mercredi, 30 août 2006

Merci de parler de bonté, VG.
Ce blog en manque singulièrement.
Pas Isabelle, certes, mais nombre d'intervenants ici ont un tout petit coeur de pierre.
Merci, donc.

Écrit par : cyp | mercredi, 30 août 2006

"Bienheureux les simples d'esprit, car le royaume des cieux leur appartient "

Écrit par : . | mercredi, 30 août 2006

Alors bande de faux culs on lèche les bottes à la comtesse sur son blog et on se moque d'elle chez les potes


• On août 25, 2006 at 7:29 Véa de Charbinières Said:
Et Madame Isabelle, où êtes vous donc ? Parcequ’ une seule femme contre tous ces faux Zix et toutes ces fausses T, où va-t-on, je vous le demande en mille ?

• On août 25, 2006 at 7:35 Cyp Said:
Je veux bien me dévouer pour faire l’Isabelle de service, mais je crains que ma voix et mes pilosités ne me rendent peu crédible…
Isabeeeeeeeeeelle !
(Dialogue extrait de Thierry la Fronde)

• On août 25, 2006 at 7:47 Anonyme Said:
Isabelle est en fuite, Isabelle est en voyage dans son chateau hanté . Seule manière d’étre là par les temps qui courrent .


• On août 25, 2006 at 7:52 Cyp Said:
Elle est en fuite et les temps courent ?
Elle est en cuite, oui !
• On août 25, 2006 at 8:24 Anonyme Said:
Cuit cuit cuit ! Venez mes poussins !

• On août 25, 2006 at 8:53 L.W. Said:
Isabelle
nue?
au
soleil?
(En
chemin
passe
le
faisan)
Far from fear
and hate
so why
we do love again.
Et si le corps,
“l’espace d’un instant”,
avait un corps?
Seriez-vous plongé
dans l’infini?
for you birds,
and cats,
this little song,
(slow and easy)
Whispers from the past:
o oiseaux de la forêt
alors que je chemine
au pas pour relaxer
mon cheval,qui me conduira à la cabane…
Ecoutez ceci:
Heureux pays,
où le “capitaine” est un poisson
le “gendarme”,un oiseau
“l’avocat”, un fruit
le “fromager”,un arbre
et la forêt,vierge.
Heureux système, où
l’on progresse dans les hautes herbes
en aveugle, grâce au chant
bref et mélodieux
des hommes qui
s’orientent ainsi, entre eux,
pour rectifier leur cap.
L’ouïe, les sens en éveil,
à la lisière d’une forêt
toujours vierge.


• On août 25, 2006 at 9:27 Anonyme Said:
“Heureux système, où
l’on progresse dans les hautes herbes
en aveugle, grâce au chant
bref et mélodieux
des hommes qui
s’orientent ainsi, entre eux,
pour rectifier leur cap.
L’ouïe, les sens en éveil,
à la lisière d’une forêt
toujours vierge.”
Putain! c’est vachement bien dit, ça .


• On août 26, 2006 at 9:11 Véa de Charbinières Said:
ô première des merveilles !

http://fanglong.wordpress.com/


Et GMC il est bon peut- être, on ne vous a pas entendu sur la question ?!


Nos hommages la Comtesse !

Écrit par : Le TGCCD = le T(rès) G(entill) C (ollectif) (C)réatif (D)estructeur | mercredi, 30 août 2006

De ses Ardennes natales aux confins des Iles de la Sonde, le simple d'esprit Gilles-Marie Chenot a mené une existence tumultueuse et bien remplie jusqu’à l’âge de quarante ans où il a découvert la face enflammée de l’expérience du Mystère. Son premier recueil de textes "Le chant du danseur" est issu de ce calme incendie.

Écrit par : CCD = C (ollectif) (C)réatif (D)estructeur | mercredi, 30 août 2006

On se moque GENTIMENT, gmc.
Pardon : tgccd.

Écrit par : cyp | mercredi, 30 août 2006

C'est pas pour dire, mais il devient difficile à suivre, ce blog, pour les Béotiens...
Isabelle, where are you?

Écrit par : xp | mercredi, 30 août 2006

La bombe de Dieu à retardement ?
Je me le disais bien .

Écrit par : . | mercredi, 30 août 2006

Chère Isabelle, marre des vieux cons, de toute façons ils vont bientôt mourir, alors si on parlait d'autre chose ?

"Pour tout bagage, on a vingt ans" :

http://www.radioblogclub.com/open/100674/vingt_ans/LeoFerre-%20Vingt%20ans

Écrit par : Danielle | mercredi, 30 août 2006

"Il faut ètre deux pour jouer Danielle "
Je t-adore ! Mais je te l'ai déjà dit .

Écrit par : . | mercredi, 30 août 2006

Une petite piqure de rappel pour les quelques gentils (si peu) qui osent s'aventurer au milieu de la canaille qui hante ce château vérouillé!

http://www.courses.rochester.edu/miller/Images/nosferatu.jpg


…Il (l’homme) naît dans le sang et pleure avant de voir. Il donne la douleur avant de naître et quelquefois la mort en naissant. Il gémit avant d'ouvrir les yeux. Corps, âme, esprit et cœur il est la proie de tout ce qui existe. Toutes les créatures forment contre lui une épouvantable, inévitable et toute puissante conspiration. Ses amis, qui sont rares, et ses ennemis, qui sont innombrables, s’entendent entre eux pour le perdre. Les créatures les plus irréconciliables entre elles se réconcilient pour conspirer sa ruine. Ruine du corps, ruine de l’esprit, ruine de l’âme, ruine du cœur. (…) Le froid, le chaud, la pluie, la grêle et la foudre, etc., ont l’air d’une armée parfaitement disciplinée, qui, sur les ordres d’un général obéi, lance sur l’homme la peste, la famine et le feu. Cette armée s’entend avec celle des animaux, des végétaux, des minéraux, pour s’opposer à lui sous toutes les formes imaginables. (…) Les catastrophes sont fécondes en désespoirs, les désespoirs sont féconds en catastrophes, et nul ne voit le fond des abîmes engendrés par les abîmes, lesquels s’ouvrent et se creusent les uns sous les autres, béants et dévorants. Il n’y a pas dans la création un abîme qui ne puisse contenir pour nous la maladie, le désespoir, la mort et l’enfer, multipliés les uns par les autres. Il n’y a pas un mouvement de l’âme et de l’esprit, fût- ce le plus doux, le plus bienveillant, le plus juste et le plus vrai, qui, égaré par les douleurs dont il est environné, précédé ou suivi, ne puisse contenir pour nous et pour nos amis la maladie, le désespoir, la mort et l’enfer. (…) Il faut ajouter qu’en écartant par la pensée toutes les horreurs de la paix et de la guerre, tous les maux que je viens de nommer et tous les autres maux, il lui resterait encore l’horreur de se supporter lui-même, l’ennui de son vide qui ramènerait toutes les horreurs…Ce misérable, qui, tout entier, cœur, âme, esprit et corps, de la pointe des cheveux à la plante des pieds, de la peau au cœur, n’est qu’une plaie, et à qui sa propre corruption se révèle incessamment et perpétuellement par toutes les voies les plus hideuses dont dispose la pourriture, ce monstre qui peut mourir de l’infection du cadavre de son voisin, ce monstre est pétri d’orgueil, et la dernière chose qui meurt en lui c’est l’amour-propre. ».
Ernest Hello le génial



par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que tous ont péché ".
Saint Paul, épître aux Romains 5 12

Écrit par : Nosferatu | mercredi, 30 août 2006

Baratin catho qui te pourrit le sang mon ami .

Écrit par : . | mercredi, 30 août 2006

Merci chère Isabelle de relayer l'information.

http://jemedebat.hautetfort.com/archive/2005/09/29/feminisme.html



GMC est un négateur des faits et de l'histoire avec lequel il est inutile de discourir.

Or les négateurs de l'histoire portent un nom : révisionnistes.

Oui GMC est un révisionniste qui bientôt, après sa négation du sort fait aux femmes en ce monde, viendra également nous expliquer tranquillement que les 6 000 000 de juifs morts pendant la seconde guerre mondiale, ne sont pas 6 000 000, que ce chiffre est une invention de la propagande fasciste occidentale.

GMC rajoutera aussi que les chambres à gaz n'ont jamais existé...et il retournera rigoler et faire de la poésie avec son ami Faurisson, un autre grand connaisseur de Rimbaud.

Ecrit par : ertazynuzmisako | 30.08.2006



Nous y voilà...bien bien bien...je n'ai absolument rien à ajouter à ce dernier commentaire nauséabond et qui parle de lui même, vraiment rien.

Ecrit par : jemedebat | 30.08.2006



Ce qui est nauséabond, jemedebat, c'est ce qui suis, que vient piétiner un coupable aveuglement qui s'est étalé avec une rare indécence dans votre blog.

Qui ne dit rien consent...

Il convient de ne point ignorer le sort des plus faibles en ce monde, femmes, enfants, vieillards, sous peine de perdre toute véritable "humanité", nier ces fait est effectivement, au sens propre du mot, même si cela vous fait peur ou vous choque, du négationnisme.


Ces éléments, non sortis d'un rêve ou d'un "bla bla bla de doctrinaire" (!), et qui ne sont pas de la "propagande faciste", comme on l'a lu chez vous, ce qui est du même niveau que la négation historique, vous donneront peut-être à réfléchir, vous et votre charmant ami ...





LES MUTILATIONS SEXUELLES FEMININES :

On peut, schématiquement, classer les mutilations sexuelles féminines en deux grands groupes, à savoir :

-l’excision, qui consiste en l’ablation du clitoris et des petites lèvres de la vulve. (...).

-l’infibulation, qui ajoute à l’excision la section des grandes lèvres dont les deux moignons sont suturés bord à bord. Un minuscule orifice est laissé pour l’écoulement des règles et des urines. (...) Lors du mariage, la femme “infibulée” est incisée avec un instrument tranchant pour que les rapports sexuels soient possibles. L’ouverture effectuée n’est toutefois pas suffisante, loin s’en faut, pour un futur accouchement. L’incision sera donc majorée à la naissance d’un enfant et aussitôt après, l’ouverture sera réduite à ses dimensions initiales et ainsi de suite...

-A ces deux grands groupes il convient, désormais, d’ajouter toutes les interventions pratiquées sur les organes génitaux féminins “pour des raisons culturelles ou à des fins thérapeutiques”, telles que piqûres, perforations ou incisions du clitoris et/ou des petites lèvres; étirement du clitoris et/ou des lèvres; cautérisation du clitoris; grattage de l’orifice vaginal ou incision du vagin; introduction de substances corrosives ou de plantes dans le vagin pour provoquer des saignements ou pour resserrer ou rétrécir le vagin.
(Définitions officielles de l’O.M.S.).

QUELQUES 135 MILLIONS DE FEMMES ET DE FILLETTES SONT CONCERNÉES PAR CES MUTILATIONS SUR LE CONTINENT AFRICAIN mais on les retrouve, aussi, dans la péninsule arabique, notamment au Yémen et à Oman et de façon sporadique, en Indonésie.
Les migrations internationales font que ces mêmes mutilations peuvent être observées sur d’autres continents tels que l’Europe, les États-Unis et l’Australie. (...).

Toutes ces interventions irréversibles sont préjudiciables à la santé des femmes et des fillettes et laissent des séquelles à vie (...). LES MUTILATIONS SEXUELLES SONT UNE ATTEINTE AUX DROITS HUMAINS LES PLUS ÉLÉMENTAIRES des femmes et des enfants à la vie, à l’intégrité de leur corps, à la santé, à l’épanouissement de leur sexualité; elles sont responsables de drames innombrables.

Rappelons, à toutes fins utiles, les données "factuelles" suivantes :

- Plus de 135 millions de petites filles et de femmes ont subi des mutilations génitales et deux autres millions risquent chaque année de subir le même sort (6000 femmes et fillettes par jour) (Nations unies, 2002)

 82 millions de filles actuellement âgées de dix à dix-sept ans seront mariées avant leur dix-huit ans (Fonds des Nations unies pour la population)

 Dans plus de 28 pays d'Afrique, on pratique les mutilations génitales féminines (Amnistie internationale, 1997)

 Au Niger, 76 p. cent des jeunes femmes les plus pauvres seront mariées avant leurs dix-huit ans (Fonds des Nations unies pour la population, 2003)

 97 p. cent des femmes mariées en Égypte âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales (enquête OMS, 1996)


 Des mutilations génitales féminines ont été signalées dans des pays asiatiques comme l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie et le Sri Lanka, ainsi qu'au sein de communautés immigrées d'Australie (Nations unies, 2002)


 En Inde, on estime à près de 15 000 chaque année le nombre d'assassinats (par le feu) liés à la dot. Dans la plupart des cas, il s'agit de feux de cuisine qui semblent être des accidents (Injustice Studies, Vol. 1, novembre 1997)

 Des mutilations génitales féminines (MGF) sont pratiquées dans les communautés immigrées au Danemark, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni (Nations unies, 2002).


Que répondre ? que les chiffres sont faux, impossible.

Sourire alors, et considérer que c'est un faut débat, que tout va très bien ainsi, que les femmes, qui ont un terrifiant pouvoir sur les hommes comme chacun sait le méritent amplement, ainsi que l'affirme ce cher poète au coeur tendre, prompt à souhaiter des carresses sur ses parties intimes mais indifférent à la souffrance lorsqu'elle s'abat sur les "femelles" ?

A vous de juger ! Se taire s'est se faire le complice objectif de l'abjection et de la honte.

Ecrit par : Tzara | 30.08.2006


ok, que faites vous chère Tzara à part nous asséner des chiffes (chiffres très ciblés "tiers monde" d'ailleurs, très intéressant dans le genre c'est pas nous c'est les sauvages)... pour combattre le sort terrible, j'en conviens volontier, réservé aux femmes dans le monde ?

Parce que si se taire c'est se rendre complice parler dans le vide n'a jamais rien résolu.

Je pense que toutes les femmes dont vous parlez n'ont que faire de votre compassion d'occidentale gavée !

...et par pitié si vous voulez garder un semblant de dignité laissez l'holocauste et la réthorique qui s'y rapporte en dehors de tout ça.

Ecrit par : jemedebat | 30.08.2006



Erreur ! jemedebat, les femmes dont nous parlons, n'ont pas "que faire" de notre, de votre compassion.

Le rôle que joua la conscience, et en particulier la conscience morale, ce qu'Aristote nomme l'Ethique, ne fut pas anodin en ce monde.
si nos prédécesseurs avaient suivi votre raisonnement, les sociétés humaines en seraient encore au temps de l'esclavage, et les lions dévoreraient, pour le plaisir du peuple, les vaincus, ou les chrétiens au choix, dans les arènes.

Votre, notre attitude, engage l'ensemble de la communauté humaine mondiale. Vous n'êtes pas seul et isolé, mais relié, car vivant, à un tissu général d'idées, de pensées, de positions, etc. qui contribuent à l'avancement général du niveau "d'être" sur cette planète.

Il ne s'agit pas d'agiter vainement et en permanence dans la rue, bien que parfois cela soit nécessaire, des pancartes - mais bien de réaliser, d'actualiser en soi-même le refus de la barbarie et de la violence, de se lever, et donc de "s'élever" contre l'abject.

Ce n'est pas seulement un débat fébrile et parfois ridicule des bons compatissants contre les méchants indifférents ou rieurs, ce qui a peu d'importance, surtout dans un univers de l'éphémère, de la virtualité, et du mensonge comme celui du Blog.
Mais de faire naître en nous, en chacun de nous, l'homme qui est à naître - de ne point tuer la faible lueur que représente le pouvoir de s'indigner et de dire NON !

Il en va de nous, des générations futures et du devenir de l'essence effective de ce que signifie pour un "humain" d'être dôté d'une intelligence réflexive et analytique.

Vous êtes choqué par la comparaison avec le négationnisme, c'est très bien jemedebat, car cela signifie que quelque chose s'insurge en vous et refuse l'amalgame, tant mieux, c'est un très bon signe.

Mais la mise en rapport, cependant, participe du même niveau, car on ne peut faire des vers de mirlitons pour faire le joli coeur, vers tout justes dignes de figurer dans un bulletin de 1ère L, et rageusement considérer que le femmelle est intéressant lorsqu'elle est en mesure de tailler de bonnes pipes.
Ne pas reconnaître les 135 millions de petites filles mutilées, ou la réalité terrible de ce que veulent dire les 25 000 viols en France chaque années (et là plus question de dialectique mon vieux c'est de partout autour de nous), et ainsi comparable à ce niveau de perspective, oui, même si cela vous semble scandaleux, au refus de reconnaissance du caractère génocidaire d'une politique globale d'un régime, car on peut, concrètement sur le plan personnel, se comporter comme le disait Anna Arhendt, comme un Eichmann de papier, fusse de manière sotte et indigente sur le plan intellectuel.

En effet, aujourd'hui, et depuis des siècles le rascisme porte un nom, le rascisme contre les femmes de toutes conditions et de tous pays, l'Europe, grace au christianisme et à certaines "prise de conscience" collectives, a su porter la femme à un niveau de dignité qui n'est pas à modéliser ou exporter, mais dont il faut se servir pour repenser l'ensemble des rapports humains et en finir, non à tout jamais car se trouve logée au sein de l'esprit humain une racine infecte de violence, de domination, de déviation phantasmatique démentielle, qui ne disparaîtra pas, avec l'horreur silencieuse.

Voilà votre rôle qui n'est pas mince - sachez vous indigner véritablement jemedebat, vous grandirez indéniablement intérieurement et vous ferez également grandir l'infime part d'indéfinissable qui distingue les hommes et les femmes, des mâles et des femmelles du règne animal -

La bestialité n'est pas une perspective historique souhaitable jemedebat, ne l'encouragez donc pas ; mais sachez au contraire qu'un destin est a générer et à créer pour ce monde en folie... qui n'est pas "nait parfait" et qui ne le sera hélas jamais, mais dont on pourra oeuvrer à montrer, et c'est déjà pas si mal, qu'il peut être autre chose !

Ecrit par : Tzara | 30.08.2006


OUi mais il faut le dire....
une bonne B*** dans le C** ça ne fait jamais de mal...hein Tzara?

Bon ok.
j'exagère.
désolée.
je n'ai pas pu m'en empêcher.

Ecrit par : Llor | 30.08.2006



Pensez vous sérieusement que le monde ait beaucoup changé depuis le temps où les lions dévoraient les vaincus dans les arènes ?

Notre société dévore toujours les vaincus, mais d'une autre manière.

...et bien je vous souhaite bon courage idéaliste Tzara, sincèrement.

Ecrit par : jemedebat | 30.08.2006


@Llor : ah bon ? t'as des dipos en septembre ?

Ecrit par : jemedebat | 30.08.2006


c'était juste pour détendre l'atmosphère, cher JMD!

Ecrit par : Llor | 30.08.2006


Tenez jemedebat en forme de cadeau de bonsoir, mettez ça dans un coin de votre tête, et n'oubliez pas que "l'idéalisme", si la position exposée vous apparait comme telle, c'est précisément avoir compris que l'homme, depuis l'origine, ne se résume pas à la biologie organique, mais qu'il est d'abord une IDEE !





"Le logos est commun bien que la plupart vivent comme s'ils avaient une pensée propre. Parler avec intelligence consiste à s'appuyer sur ce qui est commun à tous.

"Pour ceux qui sont éveillés, il n'y a qu'un seul monde commun, c'est lorsque nous dormons que chacun reste enfermé dans le sien."


Héraclite




Bien à vous

Ecrit par : Tzara | 30.08.2006

Écrit par : Tzaza | mercredi, 30 août 2006

Nosferatu, Voyez moi maintenant :

http://www.elmulticine.com/elparnasillo/dracula/oldman.jpg


Stop à la mastication des cadavres dans leurs cercueils, paix à leurs dents !

Écrit par : Danielle | mercredi, 30 août 2006

De ses Ardennes natales aux confins des Iles de la Sonde, Gilles-Marie Chenot a mené une existence tumultueuse et bien remplie jusqu’à l’âge de quarante ans où il a découvert la face enflammée de l’expérience du Mystère. Son premier recueil de textes "Le chant du danseur" est issu de ce calme incendie.

Écrit par : Ahurissant | mercredi, 30 août 2006

J'aurais attendu 10 ans de plus que lui pour découvrir la face cachée de l'expérience du mystère .

Écrit par : . | mercredi, 30 août 2006

Non, mais c"est vrai ça, quand Jésus va revenir, ou c'est y qu'on va pouvoir le voir en gloire, une grande croix dans le ciel, de quel endroit de la terre ? ça me tracasse, de partout à la fois ?

Où ça hein ?

N"empêche, s'il se pointe sur internet, il faudra qu'il plaise à la modératrice, ou qu'il ouvre son propre blog glorieux, ou peut être, il va tous nous aspirer au ciel et laisser que les méchants sur le royaume terreux...

Y restera que nos habits !

Écrit par : Danielle | mercredi, 30 août 2006

Scouts toujours près ? ...Tu n'as pas tort de vouloir parler d'autre chose ...Tiens un papier-collé :

"
Il en va autrement de la guerre. Je suis de tempérament guerrier. Attaquer est un de mes instincts. Etre ennemi, pouvoir être ennemi suppose peut-être une nature forte, c'est en tout cas une possibilité qu'on trouve chez toutes les natures fortes. Elles ont besoin de résistances, elles en cherchent par conséquent : la passion de l'attaque fait aussi nécessairement partie de la force que le goût de la vengeance et de la rancune font partie de la faiblesse. La femme est rancunière : cela vient de sa faiblesse, tout comme sa sensibilité en face du malheur d'autrui. La force de celui qui attaque peut se mesurer à la qualité de l'ennemi dont il a besoin ; toute croissance se trahit par le choix d'un adversaire puissant, ou d'un problème ardu : car un philosophe belliqueux provoque aussi les problèmes en combat singulier. II ne s'agit pas de vaincre les obstacles d'une façon générale, mais seulement ceux contre lesquels il faut déployer toute sa force, sa souplesse et sa science des armes, ceux qui se présentent à force égale... Ne se battre qu'entre pairs c'est la première condition d'un duel loyal. Si on méprise l'adversaire, on ne peut pas faire la guerre ; si on commande, si on a affaire à plus petit que soi, on ne doit pas. Ma façon de pratiquer la guerre peut se résumer en quatre points. Premièrement : je n'attaque qu'un adversaire victorieux, et au besoin j'attends qu'il le devienne. Secondement : je n'attaque jamais que quand je suis sûr de ne pas trouver d'alliés, quand je suis isolé, seul à me compromettre... Je n'ai jamais fait en public un pas qui ne m'ait compromis c'est mon critérium du bien faire. Troisièmement je n'attaque jamais de personnes, je ne me sers d'elles que comme de loupes pour rendre visibles les calamités publiques latentes et insaisissables. C'est ainsi que j'ai attaqué David Strauss, ou, pour parler plus exactement, le succès d'une oeuvre sénile auprès des Allemands « cultivés » ; c'était pour prendre cette culture en flagrant délit... Et c'est encore ainsi que j'ai attaqué Wagner, ou, pour m'exprimer plus précisément, la mauvaise conscience d'une « civilisation » dont l'instinct faussé confondait le raffinement avec la richesse et le faisandé avec la grandeur. Quatrièmement : je n'attaque qu'en l'absence de tout différend personnel, quand le tournoi ne couronne pas une série de mauvais procédés. Car attaquer est, au contraire, de ma part, une preuve de bienveillance, et de gratitude parfois. En liant mon nom à celui d'une cause ou d'une personne, - pour ou contre, ici c'est tout comme, - je lui fais honneur et je la distingue. Si je combats le christianisme c'est que j'en ai le droit parce qu'il ne m'a jamais causé de désagréments ni de gêne : les chrétiens les plus sérieux m'ont toujours voulu du bien. Et moi-même, ennemi décidé de leur doctrine, je suis bien éloigné pourtant d'en vouloir aux particuliers d'une fatalité que leur imposent des siècles. "

Nietzsche, Ecce homo .

Écrit par : . | jeudi, 31 août 2006

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