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vendredi, 02 juin 2006

De la fausseté des vertus humaines

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Les livres de la Rochefoucauld et d'Esprit n'ont rien à voir avec une morale dans ce sens qu'ils n'ont en aucun cas le soucis d'absoudre en quoi que ce soit la faute: plus encore, ils établissent qu'il n'est pas possible de croire à une possibilité intrinsèque de décorruption de la nature humaine, ni à l'espérance d'un salut personnel ou collectif né de la volonté humaine. A leurs yeux, pour l'un à partir de l'Epicurisme, pour l'autre sous le masque du jansénisme, il n'y a au bout de leur investigation aucune espèce de rédemption possible. Il n'y a aucun moyen de nier, d'éduquer, de fuir, de censurer, de soigner. Tout ce qu'on commis, commettent et commettront les hommes est gagné par la maladie écoeurante, originelle, violente, galopante qui s'appelle humanité. Nous sommes des bêtes aveuglées par les sens, divisées par l'interlocution, déchirées, enragées par le langage, qui faisons feu de tout bois pour survivre en mettant à mort ceux que nous poursuivons. (à suivre)


Traité sur Esprit, par Pascal Quignard, p. 56, 57.

 

 

 

 

15:00 Publié dans Du mal | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : Réflexion |  Imprimer | | | | | Pin it!

Commentaires

PRETENTION

Ce monde est né parfait et il le restera, quels que soient les discours prétentieux dont s'affublent les ego biens-pensants. C'est dans les bras transparents de l'aurore transluminique que naissent les fleurs de crotale, ombres audacieuses et minérales qui nacrent de leurs tranferts imaginaires l'océan de toutes les splendeurs. Dans la virginité sereine d'une absence s'épanouit le talent de personne, émananation substantielle d'immatérialité, parfum d'évanescence carnivore, aura d'une abdication sans royaume. C'est la main de la vierge de fer qui écharpe les noires citadelles polluées par le souffle glacial du dragon des merveilles, c'est la terreur resplendissante qui dévaste les abîmes pour les emplir de lave, c'est l'araseur galactique qui émonde tous les Everest de la folie castratrice. Seuls parlent de décorruption les prétendus éboueurs perdus dans leur propre flot d'immondices irisés, égarés au milieu de la mer des roseaux sans qu'une lueur d'espérance ne leur indique le chemin du désert blanc. Disserter sur les formes grossières de l'aliénation ne transformera jamais un onagre infidèle en pur-sang éthéré au souffle de diamant.

Écrit par : gmc | lundi, 05 juin 2006

LE VERBE NAUSEABOND D'UN GUIGNOLESQUE PLUMITIF


Mais qu'est-ce que ce charabia poético-verbeux de gmc ? Le monde est né parfait - très bien - pourquoi ne l'est-il pas resté devrait surtout se demander notre guignolesque plumitif avant que de prendre hâtivement sa plume pour nous affliger cette mièvre complainte, ridicule et prétentieux déversoir de sa sensible subjectivité. L'aimable complaisance à l'égard d'une réalité à des années lumière de la "virginité sereine", sans-doute aperçue entre deux rêveries opiacées, porte un nom : l'aveuglement volontaire et narcissique !
Un conseil à gmc - il vaut mieux rester la tête dans le sable comme l'autruche, plutôt que de prétendre l'avoir dans les étoiles alors qu'elle baigne dans la fange marécageuse des égouts collecteurs de son misérable petit ego.

"Qui veut faire l'ange..."


Bravo pour l'esprit salutaire de ce Blog ; que les stupides corbeaux aillent se faire lécher leurs plumes chez les petits esprits béats... et autres indécrottables ânes bâtés adorateurs du siècle ;



Saturne (l'ombrageux)

Écrit par : Saturne | lundi, 05 juin 2006

Tu devrais apprendre à lire, cher ombrageux et ne pas te contenter de projeter tes propres interprétations hallucinées sur des textes, "ce monde est né parfait et il le restera".

si ton regard ne te permet pas de le constater, c'est qu'il mérite d'être fortement désencrassé; seules les ombres qui y figurent te font prendre les apparences pour la réalité; sors donc du jugement hâtif sur les formes grossières et tu pourras peut-être t'en rendre compte, voici de quoi méditer:

"les idées fictives naissent
des erreurs que suscitent les apparences.
ces idées sont donc le réel
puisque les apparences ne sont pas des idées."
(Soutrâ de l'Entrée à Lankâ, devrait paraître en juillet-août chez fayard)

sois certain, beau blond, que la complaisance n'est pas le style de la maison; aussi, essaie de garder ce genre d'agression gratuite et inutile, uniquement représentative de ton frustre point de vue, pour toi. il t'est rappelé amicalement qu'un livre a dit: "commence par ta propre personne".

Écrit par : gmc | mardi, 06 juin 2006

UN INCULTE STUPIDE ET IGNORANT, PAR AILLEURS AVEUGLE SUR LE PLAN SPIRITUEL


Non content de conjuguer l’inculture à l’aveuglement, voilà que le sieur gmc, sans-doute piqué au vif par mes propos, croit judicieux, à ses risques et périls, de vouloir rétorquer quelques navrantes platitudes. Il est heureux de constater qu’en matière d’ego, ce genre de petit clown scribouillard, grotesque et vaniteux, en l’espèce relativement toxique car bouffi d’un nombrilisme prétentieux et d’une outrecuidance déplacée (désolé mais je suis brun) , est assez mal placé pour pouvoir asséner des leçons de clairvoyance.
Après nous avoir délivré sa navrantes prose à la platitude inspirée, le cuistre s’imagine à présent pouvoir débiter quelques insignifiantes tranches de sa confondante sagesse, mâtinée d’un orientalisme frustre disponible dans les rayons spécialisés de la sous-culture contemporaine.
Idiot lamentable, penseur d’opérette à l’ignorance crasse, la réitération de son affligeante affirmation : "ce monde est né parfait et il le restera" (sic !), le classe immédiatement, hélas, parmi les sombres imbéciles incapables d’accéder à la compréhension de l’essentielle loi de la prévarication ayant engagé, et inexorablement entraîné, l’humanité dans les affres d’une existence douloureuse et souffrante.

En règle générale, discuter avec de tels pitoyables raisonneurs est non seulement une catégorique perte de temps, mais le plus souvent un exercice inutile. Toutefois, en guise d’avertissement gratuit pour les identiques ânes louangeurs de la perfection de ce monde, et d’invitation à une thérapie véritable qui délassera ses jambes croisées depuis bien trop longtemps sur des coussins moelleux qui ont anesthésiés le jugement de ce minable pantin enfermé dans l’étroite contemplation de ses précieuses certitudes, nous disons fermement à ce plaisantin pathétique :

- Ouvre les yeux, non sur les images chromées et lissées pour midinettes en pâmoison dont tu alimentes tes écœurantes rêveries, et ose, enfin, apercevoir la signification de la présence du vice, du mensonge, de la violence, de la morbidité, de la corruption et de la mort en ce monde et en toi. Les flots de sang déversés à profusion depuis l’origine des temps ne te donnent donc pas envie de vomir, indifférent bipède, ou bien ton estomac, insensible devant les croustillants détails du spectacle permanent de la terreur généralisée, déguste avec gourmandise, depuis ton douillet et fétide observatoire, les différents épisodes de l’horreur ?

- Cesse donc de respirer avec indécence ton encens frelaté à quatre-sous pour t’ouvrir, salutairement, à la misère, spirituelle et humaine, qui t’entoure.

- Dégage-toi enfin de l’espace protégé de tes murs tapissés des représentations ridicules et naïves qui servent d’écrin à ton insignifiante subjectivité pour entendre les pleurs et les cris d’une humanité malade, incurablement, de son orientation perverse et de sa détermination à la finitude.

Risible occidental recyclant et distillant un enseignement dont tu n’es même pas capable d’assumer les règles disciplinaires de base, (alors même que le Prince Siddhâtha Gotama eut, quant-à-lui, au moins l’honnêteté de constater, dans le Sermon de Bénarès que tout était douleur (duhkha) : « La naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, la nécessité de vivre est douleur, la séparation est douleur, les cinq agrégats d’appropriation sont douleur »), tu devrais couvrir ton front et trembler devant l’inflexible loi de la dégradation et de la corruption.
Ainsi, pour nous soulager de ta bêtise crasse, enferme toi séance tenante dans le silence de ta honte, et creuse, inlassablement, dans les ressorts les plus profonds de ton être pour y découvrir l’hideux personnage que tu entretiens et nourris complaisamment chaque jour; alors tu pourras, confondu et l’âme brisée, venir implorer Celui qui sut dire, à la face infecte, de ce monde : «L'Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s'il y avait quelqu'un qui soit sincère, qui recherche Dieu: or ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus; il n'y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul » (Psaume 14 : 2, 3).

Ces paroles, que nous laissons à ta réflexion si tu en es capable, et lorsque ton esprit sera dégrisé et lavé des pestilentielles souillures dont tu te délectes et que tu répands largement alentour , pourront alors, éventuellement, prendre un sens pour toi, et tu t’entendras dire, dans l’obscurité de ta nuit : «toute l'imagination des pensées de ton cœur n'est que méchanceté en tout temps » (Genèse 6:5).


Ne te fatigue pas, ignare prosateur, nous n’attendons aucune réponse sérieuse de ta part, cours plutôt immédiatement nettoyer ton âme et libérer de leur torpeur tes yeux embrumés, c’est ce que tu as de mieux à faire !



Saturne l’ombrageux

Écrit par : Saturne l'ombrageux | mardi, 06 juin 2006

salut beau brun,

écoute donc comme tu pisses la colère; si tu étais vraiment un adepte de ton propre discours d'investigation intérieure, tu saurais que cette colère n'est en rien du aux propos insignifiants du clown qui te parle mais qu'elle est entièrement tienne.

est-ce de la faute de gmc si tu es coincé dans les rets de cet ego si nauséabond dont tu nous fais l'éloge?
est-ce de la faute de gmc si tu te refuses à abandonner ton trône de paille?
est-ce de la faute de gmc si t'en remettre à autre que cet ego t'est si difficile?

pour ta gouverne, gmc ne raisonne pas, il n'est qu'un vulgaire miroir; il n'est plus l'esclave d'un mental castrateur qui raisonne en trois ou quatre dimensions.

et si tu es capable de faire autre chose que de débiter des torrents d'insultes inutiles, exclusivement représentatifs de tes états d'âme intérieurs, tu peux toujours venir te contempler dans ses yeux (ceci au cas où ta grandeur en aurait les tripes, ce qui est loin d'être certain, les aboyeurs ayant souvent les mots mais rarement les actes).

le monde est fait par ton regard, qu'il soit attiré par ce que tu décris ci-dessus n'implique que cet ego dans lequel tu te complais, cela n'implique absolument que lui; alors la non-complaisance et le non-apitoiement commence d'abord par savoir le reconnaître avant d'accuser n'importe quel idiot de passage.

maintenant l'ami, le mail de gmc est en première page de son blog, tu viens quand tu veux mais, juste une précision, ne crois pas un instant qu'ici quelqu'un pleurera sur ton enfer personnel, paysage que tu as toi-même créé, inutile d'accuser autrui.
le chemin est ouvert mais pas pour les grandes gueules ne sachant qu'aboyer stérilement.

à ta disposition l'ami

Écrit par : gmc | mardi, 06 juin 2006

UN ÂNE PITOYABLE : GMC

Je ne m'étais pas trompé, le guignolesque et cornichon gmc est un sombre idiot de premier choix, aveugle stérile, abyssal et consternant
narcissique de l'espèce la plus relevée bredouillant trois maladroites réponses embarrassées et ne sachant pas lire.
Par ailleurs son insondable bêtise est sans borne : "gmc ne raisonne pas
il n'est plus l'esclave de son mental... " .
Pauvre type ; à la poubelle de l'histoire directement, on ne dialogue pas avec de pareils imbéciles !

"Ne donnez pas des perles aux pourceaux...." (Matthieu 7, 6)

Saturne l'ombrageux

Écrit par : Saturne l'ombrageux | mercredi, 07 juin 2006

cher pourceau saturnien,

voici quelques faits représentant ta pitoyable activité de neu-neu culturisé pseudo-élitiste qui justifient par leur parade vaniteuse cette très joli phrase de martin luther "heureusement que nous avons les évangiles, si jésus revenait demain, il subirait le même sort".

il t'est rappelé à titre indicatif les éléments factuels suivants:
- l'hôtesse a publié un post.
- gmc a émis un commentaire que l'hôtesse a décidé de publier (les commentaires étant modérés, elle aurait pu choisir de ne pas le faire) et auquel elle a décidé de ne pas répondre; ceci ne porte aucun jugement de valeur en quoi que ce soit.

- là-dessus se pointe un sombre bourrin machiste investi d'une mission moralisatrice à l'égard de la terre entière sauf de lui, un de ceux qui se réclame de l'Eternel, le dieu des armées, pour agresser la terre entière plutôt que de sagement dépolluer leur propre terre.

alors voilà dans tes livres ce qu'il est dit sur toi, beau brun:
- tu t'appelles pharaon et tu règnes sur un territoire corrompu appelé égypte, ta peur et ta cupidité, en clair ton absence de confiance, font que tu n'as même pas les tripes pour entamer la traversée de la mer des roseaux de ton mental délirant pour rallier le désert de terre promise qui se trouve au plus profond de toi.

- tu t'appelles ismael, un onagre à la face de tes frères (il t'est rappelé que l'onagre est un animal stérile ne portant aucun fruit), conçu par abraham avec sa servante égyptienne agar, là-encore la corruption et la cupidité.
quand tu auras des tripes, peut-être te mettras-tu enfin en route pour essayer de devenir isaac; là-encore il te faudra sacrifier ce bouc orgueilleux que tu es.

garde tes sermons d'ivrogne pour tes groupies, ça voudra mieux.

"un seul mot suffit mais dix mille mots dits à l'oreille d'un sourd ne servent à rien"

fais signe le jour où tu seras décidé à sortir de ton état de castrat.

Écrit par : gmc | mercredi, 07 juin 2006

Ouf ! Quelle claque pour le pauvre gmc- j'ai rarement lu des exécutions aussi sévère ; il est vrai que Saturne ne trempe pas sa plume dans l'encre douceâtre des modernes sacristies, mais ça fait un bien énorme que de voir les idiots utiles se faire redresser les bretelles.

Félicitations pour votre Blog,

Tim

Écrit par : Tim | mercredi, 07 juin 2006

Mais qui est ce sombre Saturne, on dirait un prophète de l'Ancien Testament, un moderne Jérémie ou un Ezéchiel corrigeant les fils d'Israël. S'il vous plait Isabelle des Charbinières, offrez lui une tribune permanente sur votre Blog !

Cordialement,

Joseph

Écrit par : Joseph | mercredi, 07 juin 2006

Je viens de lire avec un rare plaisir les derniers échanges de votre Blog, Saturne est d'une extrême rigueur dans ses propos, mais gmc l'a bien cherché avec son petit poème ridicule de bétise béate satisfaite d'elle-même.

Assurément, c'est Saturne qu'il nous faut pour nous débarrasser des complaisants nigauts !!!

Écrit par : duarnmarr | mercredi, 07 juin 2006

Bonjour,

On se demande vraiment, devant la nature des échanges que l'on découvre dans vos pages, comment il sera possible à gmc (dont le Blog est à mourrir de rire), et sans se ridiculiser, de poursuivre un pareil débat puisqu'il ne répond à aucune des questions qui lui ont été posées par le furieux Saturne ?

La fumée doit sortir de la tête de gmc après une telle déculottée publique, mais il serait judicieux qu'il argumente un peu sous peine de donner raison à son exigeant contradicteur.

Écrit par : Grainville | mercredi, 07 juin 2006

chère hôtesse,
pourquoi ne faites-vous donc pas apparaître la réponse de gmc? seriez-vous une tricheuse?

Écrit par : gmc | mercredi, 07 juin 2006

Bravo Saturne, grâce à toi gmc a au moins ouvert sa Bible! Rien n'est perdu pour lui!!

Écrit par : grainville | mercredi, 07 juin 2006

Nous avions Stalker, maintenant nous avons Saturne l'Ombrageux. Dans la zone personne n'est en trop pour nettoyer l'écurie d'Augias. Merci de nous proposer des textes qui remuent la conscience.

" devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement"
Isidore Ducasse, comte de LAUTREAMONT

Écrit par : Jude l'Obscur | mercredi, 07 juin 2006

Les differents candidats ayant [esperons-le] epuises la totalite de leur venin, et la croisade anti-GMC (ah, les croisades..... petit peche mignon d'une secte en voie de disparition) touchant a sa fin, nous vous livrons enfin (un petit air d'arene) le resultat du concours.

La bonne reponse etait:

"ce monde est né parfait et le redeviendra des que l'espece humaine aura enfin disparue, redonnant a la totalite des autres especes animales ET vegetales le non-control du present dans la realite du chaos, ordre normal des choses"



Il suffit de regarder le reste de l'univers pour savoir ou est l'erreur...

Écrit par : Voiker | jeudi, 08 juin 2006

Qu'elle controverse !!

Ce qui m’intéresse en fait c’est qu’elle a lieu sur le texte de Quignard. (A ce propos ce livre doit être le livre de chevet de tout « cherchant »).
« La nature de la chair et le pêché » peut tout autant choquer. Or, tout un chacun sait intimement que la chair est corruptible, même un enfant le sait. Au fond, nous ne supportons pas d’être attaqué dans « la chair de notre chair » : les vertus. Car nos vertus sont le socle de notre personnalité, notre pierre d’angle ; nous avons édifié toute notre personnalité sur des concepts fragiles, impermanents, aidés en cela par des adultes qui nous cachent LA VERITE. Et nous passons notre existence à combler les brèches, avec notre petit doigt (comme Jean de Hollande), hanté par l’idée d’être débusqué par l’autre qui subit lui aussi la même terreur. Car, c’est effectivement une terreur. Ah !! Si la chair n’était pas là pour cacher notre misère… Ernest Hello a bien compris le drame de l’homme « … la dernière chose qui meurt en lui c’est l’amour-propre."

Écrit par : Candice | vendredi, 09 juin 2006

personnalité: apparence (personne, de l'étrusque personna, masque de théâtre), rien de substantiel donc.
la vérité étant indicible, personne ne peut la cacher car personne ne peut la dire.
vouloir croire que quelqu'un cache quelque chose, revient à s'exonérer de ses proches errements en reportant la faute sur autrui.

Écrit par : gmc | vendredi, 09 juin 2006

J'avoue ne pas avoir la culture des personnes qui écrivent des commentaires dans ce salon (Eremo, M. Frib, Saturne aussi dans un sens) mais je dois dire que cette controverse est stupéfiante!! Voyons gmc, vous êtes incapable de reconnaître une évidence. Rien ne résonne donc en vous...même Bouddha est sorti du palais, et il a pleurer devant la misère humaine...Je ressens derrière vos discours une sécheresse de coeur qui m'interroge, une sécheresse mais aussi une haine du Christianisme qui me fait froid dans le dos. Avec des personnages comme vous quand cesse donc les controverses. Vous avez réponse à tout et ces réponses sont impersonnelles, vous me faite l'effet d'un robot.

Écrit par : Pierre | vendredi, 09 juin 2006

Allez GMC cloues leur le bec à toutes ces grenouilles de bénitier.

Écrit par : tiravue | vendredi, 09 juin 2006

pierre,
il n'y a aucune haine de quoi que ce soit ou qui que ce soit ici, absolument rien de ce genre de choses ne se produit. ce sentiment que vous avez n'est que le résultat d'un comparatif effectué par le mental entre votre vision du christianisme et ce que vous SUPPOSEZ être ici. mais ne conjecturez pas à ce sujet, vous vous tromperiez.
gmc sait très bien ce qu'est la souffrance, quelle est sa nature et pourquoi elle existe. mais gmc sait aussi qu'en travaillant plutôt qu'en se lamentant, on peut très largement réduire les doses qu'on s'auto-inflige. en tout état de cause, ce n'est pas en imputant ses propres lacunes à d'autres qu'on peut espérer arriver à un quelconque résultat. ce n'est pas non plus en se flagellant qu'on peut espérer une évolution des choses, l'abandon et donc la confiance sont nécessaires, le dépouillement et le renoncement sont la voie, rien d'autre.
l'étymologie du mot personne est indiqué plus haut.

tiravue,
ce commentaire est très nul.

Écrit par : gmc | vendredi, 09 juin 2006

Attention gmc ici c'est le Viêt-nam, tu t'embourbes.

Écrit par : tiravue | vendredi, 09 juin 2006

ANALYSE ET CONSIDERATIONS DOCTRINALES A PROPOS D'UNE INTERESSANTE CONTROVERSE







J'apprécie toujours la lecture de vos pages, et les propositions d'ouvrages, ou de textes d'auteurs que vous présentez, sont, invariablement, d'un grand intérêt.
Si je me permets, une nouvelle fois, de vous réitérer ces compliments sincères, c'est que je viens de découvrir, dans les commentaires qui ont émaillé la mise en ligne de l'ouvrage de Jacques Esprit : « La Fausseté des vertus humaines », une controverse animée, ne manquant pas, indéniablement, d'un certain « sel », et qu'il m'apparaît souhaitable de revenir, une fois encore, sur l'origine et la nature du débat qui divisa deux des principaux acteurs de cette opposition radicale s'étant exprimée, non sans une visible passion, ces derniers jours.

Plus que jamais, la question centrale, comme l'ont fort bien démontrée Pascal, Joseph de Maistre ou Bernardi , reste celle de la place massive et terrifiante du Mal au sein de l'Histoire. Nul ne peut sérieusement en nier l'évidence sous peine de se mentir à soi-même et aux autres. L'ensemble du vivant, tous règnes ou espèces confondus, sont placés, qu'on l'admette ou non et dans cette affaire l'opinion n'a strictement aucune importance, sous l'inexorable loi de la corruption et de la mort. L'homme, qui a découvert très tôt du point de vue du développement significatif des cultures et civilisations, qu'il était soumis à cette terrible loi, a d'ailleurs fondé l'ensemble de sa réflexion philosophique, de son art, de ses mythes religieux, de ses jeux (cf. Georges Bataille ou Roger Caillois et le Collège de sociologie sacrée), sur cette vive perception de la finitude, blessant durement ce qui, précisément en lui, aspire à « l'Unité » et à l'Eternité, désir universel venant se briser sur les dures lois d'une impitoyable réalité. Le contester, au titre du simple examen, est purement impossible, et l'on peut sans aucun-doute convenir que ce qui caractérise l'homme en ce monde, est d'avoir pensé, en posant clairement ce qu'il en était des déterminations de l'être, au sens générique et philosophique du terme, la question de la violence (ou de la souffrance puisque la terminologie, par la diffusion aujourd'hui en Occident du Bouddhisme sous ses diverses variantes, est de nouveau largement utilisée) et de la mort.

Le problème qui surgira ensuite, concerna, et concerne encore, les réponses que l'on donna à cet état de fait. Pour faire court, car nous pourrions sur ce point développer des heures, on peut distinguer en deux grandes catégories les attitudes qui surgirent :

- L'une, jusqu'à l'avènement de la Révélation mosaïque puis chrétienne, postula sur la colère des dieux envers les hommes ou des inflexibles lois cosmiques qui pèsent et s'imposent depuis l'origine des cycles, et conduisit les hommes a se livrer à la pratique de cultes multiples et variés pour apaiser les puissances intermédiaires, telluriques ou célestes irritées, et se les rendre favorables (animisme, panthéisme, paganisme, etc.), ou formèrent un corpus analytique, parfois de haut niveau (vedânta, bouddhisme tardif) afin de se libérer des pièges de l'illusion et travaillèrent à la mise en œuvre de « moyens habiles » de façon à s'échapper, définitivement si possible, de à la loi du samsâra (certains poussèrent même le paradoxe, cf. Nâgârjuna [vous recommandez à juste titre dans vos liens l'ouvrage remarquable et approfondi que M. Vivenza a consacré à ce penseur], jusqu'à soutenir que le samsâra n'était pas différent du nirvâna et que de ce fait chercher une libération était vaine pour l'homme, puisqu'il n'y avait rien à libérer nul n'étant enchaîné, proposition audacieuse s'il en est dont hérita le vedânta, qui présente cependant une aporie initiale rédhibitoire puisque chercher à ne point se libérer et encore rechercher quelque chose, montrant bien qu'il est absolument vain, ici-bas, d'espérer échapper à la dualité et à l'antagonisme des contraires, et surtout à la loi native du manque et de la nécessité ).


- La seconde, d'une austère exigence qui lui confère un caractère tragique, mais indéniablement beaucoup plus respectueuse des vérités de l'anthropologie universelle, avouera n'avoir déceler en l'homme aucuns moyens efficaces de se soustraire au déterminisme de la dualité de la corruption et de la mort, et se placera sous les auspices des enseignements dits « révélés », transmis directement, pour les croyants, par Dieu aux hommes, palliant aux étroites limites et faibles capacités de l'intelligence afin de connaître ce que sont les causes de la situation que nous endurons (toutes les tentatives ayant échoué, des oblations et dévotions faites aux dieux en passant par les pratiques et doctrines des sages de l'Inde, les générations endurent toujours la maladie, les douleurs diverses, les individus demeurants quant-à-eux les mêmes ignorants aveugles assoiffés de violence, de haine, de pouvoir, y compris celui de la connaissance, même s'il consiste à dire pour certains (de Socrate à Shankara) qu'ils ne connaissent rien, soit une belle manière de dire que l'on en connaît beaucoup sur la question) , et recevra les textes de cette Révélation en les regardant comme porteurs des lumières qui faisaient jusqu'alors défaut aux peuples.


Or les textes révélés de la religion mosaïque vont développer un argumentaire novateur qui, en dérangeant et contrariant les susceptibilités, vont également ébranler complètement les certitudes antérieures les plus arrêtées. Quelle est la cause d'un tel trouble ? Tout simplement, par un entier renversement de la problématique, faisant supporter à l'homme la responsabilité de la situation et de l'état dans lesquels il est placé en ce monde, montrera que c'est par l'effet d'un acte coupable qu'il reçut en rétribution de sa faute le juste châtiment que sa conduite lui avait mérité (Genèse III). A partir de cet instant, toute la perspective religieuse de l'humanité, en climat hébreu puis grec et romain, va être radicalement modifiée et les épisodes successifs de la Révélation (Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, David, Salomon, jusqu'au Christ) vont s'inscrire dans l'histoire du développement de ce dogme du « Péché originel », dont l'ultime événement est, bien évidemment, la mise à mort sur la Croix de Jésus en offrande et sacrifice offerts pour les péchés des hommes et leur Rédemption.


La vision dans laquelle s'inscrit le chrétien est donc relativement éprouvante, puisque c'est par la conscience de sa misère et de son péché personnel, qu'il entre dans l'intelligence du Salut et la signification de ce que représente pour lui (et pour l'humanité perdue) la Croix plantée au sommet du Golgotha. Sans péché originel, nul besoin d'un Rédempteur et autant se faire bouddhiste, ou mieux encore rien du tout, et déguster sans complexe pendant les quelques années que la vie nous offre les menus plaisirs de la terre. Mais, car il y a bien un mais, si l'homme, dans le silence de son cœur ou à la faveur d'expériences qui seront uniques pour chaque individu, découvre les terribles et indéracinables fondements du Mal en lui, et hors de lui, alors nul repos ne lui est plus possible, et c'est uniquement en se précipitant aux pieds du Crucifix qu'il peut retrouver la Paix et se réconcilier, enfin, avec lui-même et avec Dieu.
De la sorte, le « Péché originel » loin d'être un dogme suranné et ainsi la « CLEF » qui explique tout et nous donne de résoudre l'ensemble de la problématique portant sur le caractère tragique de l'existence qui s'impose à tout fils d'Adam, honnête avec lui-même et ne se mentant pas au sujet de ce qu'il est et de ce dont il est, volontairement et involontairement, porteur, c'est-à-dire un être rongé et dévoré par le vice, l'insoumission et l'orgueil. Pascal écrira effectivement : "sans ce mystère, le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes" (Pensées). Il faudrait, ainsi, être aveugle pour nier la tristesse de l'état dans lequel nous nous trouvons ; comme l'écrira avec force le Philosophe Inconnu : « Il faudrait être désorganisé pour nier cette dégradation (...) évidemment constatée par un seul des soupirs, dont le genre humain remplit continuellement notre terre... » Il faudrait être fou, ou l'esprit désorganisé par les théories d'une « imprudente philosophie », pour nier l'évidence d'une ingrate et pénible situation, d'un affligeant état dont la charge pèse très lourdement sur nos âmes meurtries et affectées. Le mal a pénétré toutes les sphères, la moindre parcelle de vie, « le mal a tout souillé, et, dans un sens très vrai, tout est mal puisque rien n'est à sa place. [...] Tous les êtres gémissent et tendent avec effort vers un autre ordre des choses ».

C'est sans-doute, pour revenir au débat qui agita vos pages, en s'astreignant avec douceur et à ce petit exercice vital de pédagogie spirituelle, que M. Saturne aurait pu, non pas convaincre car il ne s'agit pas de cela lorsqu'une conscience d'homme est confrontée aux dures réalités de l'existence que M. GMC n'a pas manqué, j'en suis certain, de déjà rencontrer et qu'il rencontrera de nouveau, hélas comme toute créature, mais présenter les éléments de la perspective chrétienne en en montrant les principes offerts à ceux qui sont mûrs, prêts ou choisis pour les recevoir et les admettre, et prier pour que la grâce du Christ l'éclaire et lui donne de pénétrer les mystères Infinis de l'Amour Rédempteur.


Voici donc ce que je voulais témoigner et ce que m'inspira le débat qui fit suite à la mise en ligne de l'excellent ouvrage de Jacques Esprit par vos soins, vous remerciant pour votre ouverture et tolérance à l'intérieur de votre site, faisant, comme nous avons pu le constater, que chacun puisse dire ce qu'il a à dire, si possible, dans le respect de la Vérité, mais aussi de la Charité.

Bien cordialement à vous,


Eremo

Écrit par : Eremo | vendredi, 09 juin 2006

L’ANDOUILLE BEATE GMC, OU LA FIN D’UNE PITOYABLE GRANDEUR MISERABLE CONSOMMEE ! ! !



M. Eremo,

C'est parfait Cher Monsieur, j'accepte votre démonstration à laquelle j’adhère évidemment, mais non point, totalement du moins, à votre pédagogie missionnaire. Je le répète, on ne pactise pas avec les ennemis de la Vérité, les complices de la crétinerie universalisée et triomphante doivent être réduits au silence.
Certes, je le confesse humblement, je n'ai pas votre sagesse ; j’ai un tempérament plus rude, celui d’un combattant, un permanent adversaire des pitoyables déchets spirituels qui sont en train de pourrir l'esprit de nos contemporains et que nous subissons journellement (presse, radios, etc.). Pas de pitié pour les imbéciles réunis qui participent au développement de l'erreur manifeste et qui nous vaudra, à court terme, l'exil ou le désert dont vous semblez, à l'évidence, déjà participer de la fécondité, mais qui ne peut être une destination collective.

Pour que les moines prient, ne l'oubliez-pas, il faut des soldats (des Chevaliers serait évidemment, et je vous l'accorde bien volontiers, plus indiqué...) qui sachent se servir de leurs glaives. Si je suis comme vous disciple de Joseph de Maistre, je le suis également de Torquemada. Doctrine et Action !
Laissez-moi vous dire une chose M. Eremo, je suis persuadé que le dialogue ne sert à rien, qu'il est totalement inutile avec les imbéciles patentés qui font profession de leur mince pellicule de vanité constituée de risibles connaissances mal digérées. Engager la moindre discussion avec les sots est une perte catégorique de temps. Il ne leur manque qu’une chose : la vertu rédemptrice d’une juste et sévère correction.

C'est pourquoi, comme vous avez pu le constater, je ne discute - j'exécute - je ne mets pas en œuvre un processus de persuasion (désolé mais sur la toile le temps n'est pas celui des cloîtres) mais de confrontation directe sans concession aucune.

A cet égard, en l'état de l'échange qui s'engagea il y a quelques jours, et qu'il n'est plus d'actualité de poursuivre ayant d'autres minables du même acabit à corriger, l’insignifiant gmc [ Sa pitoyable Grandeur Misérable Consommée] étant à terre en ayant été violemment précipité du haut de sa ridicule prétention, ce combat disais-je est donc devenu sans intérêt. Je suis assez hilare je dois l'avouer, accrochant un nouveau trophée à mon tableau de chasse déjà bien fourni, devant la rapidité de son effondrement, qui m’a d’ailleurs surpris je l’aurai cru plus résistant ce qui eût donné une joute plus amusante et subtile, avec laquelle ce risible pseudo-sage bouddhisant « sans mental » (sic !) ventant la perfection de la terre et sa virginale essence, ce que chacun aura pu amplement vérifier, s'est rapidement révélé sous son vrai visage de puant égoutier fermement crotté se réjouissant et se régalant avec gourmandise de son ordure, tombant dans le piège grossier qui lui était tendu, cherchant minablement à rendre coup pour coup comme un vulgaire morveux haineux crachotant maladroitement son petit venin clownesque, nous permettant de vérifier l’authenticité de son indifférente impassibilité, ce qui lui fournira, dans le cadre de son éventuelle méditation, et au-delà de sa blessure égocentrique, un excellent koan dont il pourra à loisir évaluer la portée pour le reste de ses misérables jours.

A ce propos, produisant publiquement sa dernière réponse : « Cher pourceau saturnien » (un modèle du genre dans le trépignement ridicule et la colère mal contenue (un des trois poisons comme l’oublie l’andouille béate), qui signe sa cuisante chute et sa radicale défaite largement prévisible, nous avons trinqué avec quelques amis choisis hier soir pour fêter dignement ce nouveau cadavre d’un faux gourou cuistre et vaniteux narcissique.

Je puis donc vous assurer M. Eremo, malgré la qualité de votre plume et la subtile patience de votre distingué argumentaire, que les mots ne servent à rien avec ce type d’ectoplasme avarié ; pour ce qui me concerne mon unique réponse vis-à-vis des guignols satisfaits qui viennent pérorer et faire étalage de leurs inutiles et polluants commentaires, serait une grande claque dans la gueule et un monumental coup de pied au cul qu'ils méritent largement !

J'achève en admirant, et il faut le reconnaître, l'immense capacité d'ouverture et la tolérance de notre hôtesse, que je prie d'ailleurs par ces lignes de bien vouloir excuser l'extrême vigueur de mes propos et à laquelle je conseille, si elle me l'autorise, d'exercer, sans honte aucune, une effective censure sur les messages qu'elle reçoit, afin que son site ne serve pas de caisse de résonance à l'excrémentiel discours des sages de pacotille, crétins authentiques bouffis d’orgueil et d’ignorance, de sorte que présentant dans ses pages, heureusement, un discours digne de ce nom en ces temps de complète confusion et d’oubli de la saine doctrine, elle ne devienne pas l’otage des imbéciles péroraisons qui pullulent de partout.
Bien à vous,
Saturne l’ombrageux

Écrit par : Saturne | vendredi, 09 juin 2006

avec douceur, M eremo, permettez qu'on apporte quelques bémols à votre discours:

quelle que soit la doctrine employée (de l'hindouisme au christianisme en passant par l'islam et le judaisme et d'autres), elles mènent toutes au même point: le point de jonction de l'union des contraires (le même point où arrive la physique quantique par ailleurs, "les contraires sont semblables" est une phrase de nils bohr, prix nobel de physique).
leurs seules divergences sont des divergences de formes ou de perspectives, c'est tout, rien de plus.
en ce qui concerne le christianisme, ceux qui veulent devenir adultes auraient tout intérêt à arrêter de considérer les personnages de l'ancien testament comme des personnes physiques: les noms que vous citez sont des symboles du monde intérieur de l'humain; pour prendre un exemple simple, adam et eve n'ont jamais été l'homme et la femme mais le masculin et le féminin intérieur.

quand à la souffrance, cher ami,gmc est passé loin au-delà, vous pourriez dire dans votre terminologie que la rédemption est advenue ici.

pour terminer , la notion de péché originel dans la genèse est extrêmement claire: est dans le péché originel, celui qui s'arroge les fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal,c'est-à-dire celui qui croit être en mesure de discerner ce qui est bien et ce qui est mal. celui-là s'appelle ego (ou pharaon, ou ismael, quoique les symboles sémites ne recouvrent pas les mêmes notions que les symboles indiens) car: ce qui est bien est ce qui ME plait et ce qui est mal est ce qui ne ME plait pas.
il n'y a rien d'autre à affubler de l'étiquette péché originel (qui ne signifie par ailleurs que erreur initiale et rien d'autre, l'erreur que tout le monde commet, c'est en cela que l'histoire de chacun est contenue dans la genèse); car, en réalité, rien n'est bien ou mal, les évènements sont neutres dans leur essence, quelle que soit leur apparence, seul ego, moi, je les qualifie par rapport à MON intérêt égotique.

donc, pour conclure, cher ami, gmc est dans un certain nuage d'inconnaissance, si vous connaissez cette expression, vous saurez où il se trouve.

Écrit par : gmc | vendredi, 09 juin 2006

tu n'es qu'insulte gratuite, brillant saturne et cela depuis ton premier commentaire.
mais gmc sait que tu es un pleutre arrogant et rien d'autre. c'est souvent le cas avec ceux qui s'accroche à une doctrine, incapables de sortir des stéréotypes qu'ils répètent.

par ailleurs, gmc attend ta claque dans la gueule et ton coup de pied au cul que jamais tu n'auras le courage de venir lui assener. si tu venais ici d'ailleurs, tu viendrais avec ta meute, c'est toujours comme cela que pratique ceux de ton espèce.

il est d'ailleurs extraordinaire de constater le temps que tu consacres à un vulgaire moustique.....

tiens, cadeau

SATURNE

Sanglé de mots empruntés à d'autres, il ânonne en hurlant des phrases odieuses à l'odeur rance; l'anathème baveux à la bouche qu'il a grossière, il rappelle les médiévaux organisateurs de bûchers populaires, sinistres rôtisseurs marqués par l'empreinte hargneuse et corruptrice de Cronos. Ce typographe stérile éructe ses coliques de plomb saumâtres, les lèvres recouvertes d'un liseré au bleu dégoulinant. Hongre noir à l'haleine fétide, il creuse des cratères aux pieds des gueux, heureux de pouvoir étaler l'aura de sa splendeur fécale devant les passants aux yeux verts. Quelqu'un aurait-il la bonté de lui jeter quelques gouttes d'acide éthérique pour stopper ses gargarismes d'anémique ou doit-on attendre que le bienheureux coma calme ses convulsions céphaliques?
Les morts te saluent bien, grandiose sarcophage, porteur d'enluminures obnubilantes, vaniteux parangon des guerres inutiles. Quand te viendra le courage assassin de l'abandon, passe-donc nous voir au cimetière des insensés!

Écrit par : gmc | vendredi, 09 juin 2006

vous n'êtes pas obligée de faire apparaître les derniers commentaires de gmc, isabelle, ça n'a aucune utilité finalement; sans un argument, les inquisiteurs brûlent et hurlent comme ils le font depuis toujours.
désolé d'avoir troublé votre espace, ce n'était pas l'objet du passage.

Écrit par : gmc | vendredi, 09 juin 2006

Le Silence est d'Or

gmc se réveille tardivement avec la gueule de bois, il s'est fait à l'évidence méchament piégé par Saturne qui n'attendait visiblement que cela.

Pourquoi s'est-il effectivement précipité où l'autre voulait l'entraîner avec ses invectives ? Le voilà maintenant minable parce que forcément moins bon à l'écrit que Saturne qui semble être un spécialiste de la querelle épistolaire est possède apparemment de la bouteille dans le domaine.
C'est dommage mais il y a pas photo - la prose furieuse et maladroite consommant l'erreur de gmc est maintenant accrochée au dessus de la cheminée du terrible Saturne au milieu de ses trophées de guerre.


Le silence est d'or gmc - cette leçon vaut bien un fromage sans-doute tu viens naïvement d'ouvrir un large bec, mal t'en a pris ! Couic...


Silentio

Écrit par : Silentio | samedi, 10 juin 2006

Mais il est franchement débile ce gmc, il vient de se ramasser une fraquassante claque et il réitère en continuant d'éructer des bêtises complètement nulles en empruntant un style qui ne lui va pas du tout et où il est mauvais sans se rendre compte qu'il fait complètement le jeu de Saturne - suicidaire le mec !


Tim

Écrit par : Tim | samedi, 10 juin 2006

Alors-là bravo l'artiste - génial ce Saturne, je lisais depuis deux trois jours les commentaires mais je ne m'attendais pas du tout à ce type d'épilogue.

Eh Saturne t'en a exécuté combien comme ça - montre-nous ta collection de trophée, je veux bien venir avec une bouteille chez toi pour faire la fête ensemble autour des cadavres des simili-réalisés mais authentiques nuls !

Honor

Écrit par : Honor | samedi, 10 juin 2006

Ouf ! c'est un tueur ce Saturne et en plus il y prend du plaisir, franchement à fuir, par le genre de personnage à fréquenter de trop près - question sympathique il y a mieux.

Mais bon il faut avouer que l'exercice en bouche un coin. C'est du beau travail de professionnel. Quand je pense que ce gmc, cuit et recuit, continue à s'enfoncer dans l'imbécilité mimétique où l'autre voulait le faire aller pour en montrer le vrai visage de tartuffe, de faux spirituel n'hésitant pas à prendre sa crise de nerf en débitant des insanités sur le dos de Saturne. On est loin de la compassion bouddhique et du détachement qu'il prétend posséder.

Saturne à raison risible et minable !



Yves

Écrit par : Yves | samedi, 10 juin 2006

Mais t'es con ou quoi gmc ? Ferme ta gueule est tire-toi, plus personne ne t'écoute, on est plié de rire à chacune de tes phrases creuses.

Tu ne sais rien, tu te retrouves à poil et superbement piégé comme Saturne vient de le démontrer d'une terrible manière - Casse-toi gourou d'opérette va vendre ta marchandise de contrebande ailleurs !

Écrit par : Julien | samedi, 10 juin 2006

C'est une magistrale exécution à laquelle nous venons d'assister, et, pour rajouter aux deux oreilles déjà obtenues, la queue vient d'être offerte par gmc lui-même à son bourreau Saturne par son ultime épigraphe que le sombre tueur doit avoir maintenant tiré en gros caractères au milieu de ces meilleurs trophée.

Bravo Torquemada de la zone, débarasse-nous des assommants connards et des enflures orientalisées !

Écrit par : Rodrigue | samedi, 10 juin 2006

C'est la fête chez vous ! J'aimerai bien connaître l'adresse de cet inquiétant et sombre Saturne pour boire un coup avec lui - en plus on dit qu'il est brun...

Écrit par : Léa | samedi, 10 juin 2006

Quelle erreur grossière vient de commettre gmc, son ultime cadeau va aller droit au coeur de Saturne, et surtout, ce qui est beaucoup plus grave, lui donne parfaitement raison - derrière la fausse spiritualité non-vécue et mal comprise, se cache toujours le vieil homme malsain et dégénéré - Pourquoi t'enfoncer si tragiquement dans le ridicule naïf béat ?

Écrit par : Roméo | samedi, 10 juin 2006

SATURNE AVAIT RAISON ET LA COMEDIE EST FINIE :

"QUI VEUT FAIRE L'ANGE FAIT LA BÊTE" (cqfd)


REQUIEM IN PACE

Écrit par : Epiphaine | samedi, 10 juin 2006

Bonjour, chère Dame de ces lieux !
Me permettrez-vous d'ajouter quelques lignes au débat fort instructif qui se déroule sur vos pages ?
J'aboutis ici, non par hasard mais parce que, comme vous tenancier de blog, je suis en ce moment envahi de dialogues entre gens qui s'injurient suite à un échange qui a eu lieu ici, et au bas duquel je réussirai peut-être à placer mon chuchotis. En tout cas, je suis enchanté de ce que vous nous montrez, de ce que vous proposez aux passants : Heidegger, Nâgârjuna, Moreau, Shitao, Holbein (la passionnante liste est longue)...
A la lecture du "dialogue" gmc-Saturne, je constate, non sans amusement, que d'un petit rien on en a fait un gros, fumant, puant, "violent", un déchaînement de justifications et d'injures plus ou moins distrayantes et grotesques où le pseudo-vrai joue mal avec le pseudo-faux -- tout "pseudo", de "pseudês" qui veut dire "mensonge" en grec si je ne me trompe... Evidemment, je dois admettre que gmc est profondément casse-couilles : il dégoise toujours la même chanson, un refrain d'ivrogne qui serait passé au-delà de la souffrance (merci la "rédemption").
En Inde, avant d'apprendre qu'il s'agissait d'une maladie, certains lépreux gagnaient leur vie en se brûlant de ci de là (en écrasant une cigarette sur leur bras, etc.), sans souffrir, pensant que le dieu Ganesh les avait bénis, pour piquer une poignée de paisas aux gogos fascinés par cette fort mystique anesthésie... C'est ce que je reprocherai le plus à gmc : son anesthésie, presque générale.
Vous semblez tous apprécier que Siddhârtha Gautama ait, enfin, découvert la souffrance, et qui plus est la souffrance DES AUTRES. Il l'a découverte sur le tard et, une fois "illuminé", il en a fait la première "sublime vérité" de ses enseignements. gmc, lui, a dû oublier les claques qu'il a prises quand il était encore plus petit que maintenant.
Notre "sage" hurluberlu débite des platitudes sur ce que dans le bouddhisme tantrique on appelle "l'infinie pureté du monde phénoménal". Cette pureté n'a rien de virginal; ce n'est pas un mot d'ordre qu'on jette au visage de ceux qui souffrent : sa première "preuve" est l'amour et la compassion -- l'amour qui n'a de souci que pour le plus de bien de tous, et la compassion qui ne supporte pas un instant que le moindre être sensible souffre. Cette très haute "vue" de la "pureté primordiale et de la perfection spontanée" n'a RIEN à voir avec de la poussière de blog, et elle ne se PROCLAME pas à tout bout de champ. Elle s'énonce uniquement quand il le faut, quand celui ou celle qui la DIT est en train de la vivre et que celui ou celle qui l'écoute est parfaitement prêt(e) à l'entendre : c'est un "enseignement" réservé aux êtres supérieurement bons.
En un sens gmc a raison de rappeler que nos idées fictives nous étouffent, mais il a entièrement tort de se croire, lui, au-delà de la souffrance, de l'ignorance, du "moi" (qu'il appelle 'ego'), et des idées fictives ("vikalpa" en sanskrit, pour le dire comme Nâgârjuna). Parler de soi-même à la troisième personne, cela arrive dans certaines langues, mais en français, ça met tout de suite mal à l'aise. Si le monde est aussi parfait que gmc veut nous faire croire qu'il le voit, la première preuve de sa vision devrait être une grande légèreté, une évidente amabilité, le coeur sur la main, le souci de se mettre dans la peau de l'autre, plutôt que toute cette noirceur qui va de la "bgcolor" de son blog narcissique ("déjà trop... Narcisse sans ego mais pourvu d'une énorme croyance au moi) à sa prose, ou à ses hilarants vers de mirliton (dont la lecture m'est, à vrai dire, impossible sans moult effort).
Mais, c'est bizarre, j'éprouve une secrète sympathie pour cet (apparent) histrion qui, parfois sur une longueur de plusieurs mots, voire quelques membres de phrases, semble plagier Isidore... Mais je m'égare. Les valeurs chevaleresques, la punition exemplaire, l'envie de mettre une baffe à l'impertinent : je comprends, mais je ne suis pas preneur. Il ne faut pas qu'un extrêmisme en chasse un autre. Secrètement, j'aimerais l'aider, cette pauvre chose en bois moribond, à retrouver un "moi" utile aux autres (et à lui-même) et à arrêter de radoter (ses exégèses bibliques par exemple), mais j'aimerais surtout le convaincre de consacrer sa capacité d'écrire à des choses moins vaines que l'écriture automatique automatiquement noire (un peu : ça va, beaucoup : faut être rentier ou payé pour ça, non?).
Petit mot à Saturne, pendant qu'on y est : tu es chaleureusement invité à visiter, et même à fouiller mon blog, et à renverser tout ce qui ne t'y plaira pas -- juste pour voir si notre échange (s'il y en a un) aura de plaisantes couleurs...
Je vous remercie, Isabelle, pour la patience.
A présent que j'ai découvert vos pages, je vais les lire et, certainement, m'en délecter.
Portez-vous bien tous
"nonihil"

fanglong.free.fr/

(pour faire des haïkus, mais surtout pour éprouver mes naissantes connaissances en html et en php...)

Bien à vous

Écrit par : nonihil | mercredi, 14 juin 2006

Cher nonihil,



Afin de contribuer à votre réflexion, et s’agissant des données soulevées par les débats qui ont agité ces pages ces derniers temps, et ne manqueront pas, bien évidemment, de continuer à le faire tant la puissance de l’illusion s’exerce sur tous, y compris sur ceux qui imaginent fallacieusement en être exempts, ou cherchent à le faire accroire aux autres avec un empressement vigoureux et des vitupérations naïves comme le dénonça non sans une cetaine féroce pertinence Saturne.

Le véritable problème, pour rentrer dans une grille d'analyse qui vous est familière je le pense, concernant le klishtamanas, ou conscience souillée, provient du fait que cette conscience s'approprie l'âlayavijnâna comme s'il lui appartenait, comme s'il s'agissait de son propre moi (âtmagrâha). Détournant d'une manière intéressée les facultés qui lui sont transmises par la conscience de « tréfonds », la conscience souillée réduit à une pure considération égotique les vertus propre de l'âlaya universel.

C'est là la première et principale erreur de la conscience souillée, première erreur qui va en entraîner bien d'autres, ou plus exactement qui est à l'origine des quatre passions, des quatre poisons dangereux distillés dans son activité par le klishtamanas, poisons qui jouent un rôle corrupteur vis-à-vis des six consciences sensorielles puisque, recevant cette néfaste influence lors de leur contact avec l'extérieur, elles engendrent des impressions négatives entachées par le venin délétère du sentiment personnel d'identification cause de l'errance perpétuelle des êtres dans l'océan sans fin du samsâra.

Que sont exactement les quatre passions (klesha) que nous évoquons, et auxquelles fera allusion Vasubandhu dans le Trimshikakârika ? Il s'agit tout d'abord, comme il l'expliquera, du sentiment d'existence du moi en tant qu'entité autonome (âtmadristi), de l'ignorance qui provoque précisément le sentiment de l'existence du je (âtmamoha), puis de l'orgueil et de la vanité provoqués par la satisfaction du moi (âtmamâna), et enfin de l'amour ou de l'attachement exprimés à l'égard de soi-même (âtmasneha).
Mais, non contente de générer ces quatre passions extrêmement riches d'illusions et de confusions funestes, bien que très largement partagées et répandues parmi les êtres, comme il est aisé de le constater, la conscience souillée est également à la source de huit passions dites « secondaires », passions secondaires qui sont respectivement : l'inertie, l'agitation, le manque de foi, la paresse, la négligence, l'oubli, la distraction et l'inattention, ainsi que ce l'on désigne du nom de « cinq facteurs omniprésents » (sensation, identification, volition, contact et attention), car ils accompagnent toujours la conscience, et d'une faculté de discernement (prajnâ) ou vue intériorisée du « Soi », qui permet à l'esprit d'exercer un examen de connaissance à l'égard des objets qui rentrent en contact avec lui. Bien évidemment, l'ensemble des paramètres exposés ne s'appliquent qu'à un être établi dans les conditions de l'existence commune et générale, et ne sauraient être transposés pour d'autres niveaux qui dépasseraient la réalité mondaine dans laquelle nous sommes habituellement plongés.

Bien que la tradition affirme que le mental souillé disparaît chez les êtres réalisés, chez ceux qui sont parvenus à l'état d'arhat, il est à noter que si ces êtres reviennent à leur condition première, ils retombent de nouveau sous le pourvoir du klishtamanas, qui reprend alors l'entière possession de leurs différents niveaux de conscience. Avec justesse, il est parfois considéré que la conscience peut simplement être « domptée », en particulier par la pratique des véhicules supra-mondains (Shrâvakayâna, Pratyekabuddhayâna, Boshisttvayâna), ou bien encore être rendue à la pureté primitive par son immersion dans la conscience immaculée (vimalavijnâna). Mais ce n'est uniquement que sous l'effet du suprême samâdhi, qu'elle peut être définitivement « tranchée », au moment où l'ensemble des résidus karmiques et des semences adventices sont évacués et s'éloignent à tout jamais de l'être.

Toutefois, pour l'immense majorité des êtres, la conscience souillée est profondément active, s'appuyant sur les fausses conviction de l'ego, et donc distillant insidieusement les semences passionnelles corruptrices, les facteurs de l'activité irraisonnée et les faiblesses de l'attitude velléitaire. Les vues inexactes, l'orgueil stupide, l'attachement compulsif, la colère et la haine, l'ignorance, règnent et triomphent universellement, dominant de manière tyrannique les esprits et les tenant fermement dans les griffes de l'illusion.

Les consciences sensorielles, soumises à l'impitoyable férule de la conscience souillée, renforcent les impressions mensongères, et travaillent à durablement installer et stratifier les fondations du moi trompeur. Qui plus est, à ces dernières vient s'ajouter l’action de la conscience mentale individuelle (manovijnâna), ou « double conscience mentale », « double conscience » qui est précisément ce que l'on désigne du nom de « conscience empirique », qui, plus encore, va durcir considérablement les pernicieuses informations transmises par les conscience sensorielles.

On en est là cher ami...

Bien à vous,

Naga

Écrit par : Naga | vendredi, 16 juin 2006

Souen / Le Doux (le Pénétrant, le Vent)
En haut Souen : Le Doux, le Vent
En bas Souen : Le Doux, le Vent

Souen est un des hexagrammes doubles. C'est la fille aînée; il a comme image le vent ou le bois, comme propriété la douceur qui pourtant pénètre à la façon du vent ou du bois qui pousse ses racines. Le principe obscur, qui est en lui-même rigide et immobile, est dissous par la pénétration du principe lumineux qui se l'assujettit doucement. Dans la nature, c'est le vent qui disperse les nuages amoncelés et crée la clarté sereine du ciel. Dans la vie humaine, c'est la clarté pénétrante du jugement qui anéantit toutes les sombres arrière-pensées. Dans la vie sociale, c'est l'influence d'une personnalité marquante qui démasque et dissipe toutes les intrigues nouées dans l'ombre.

Neuf à la deuxième place signifie :
Pénétrer sous le lit.
On a besoin de prêtres et de magiciens en grand nombre.
Fortune. Pas de blâme.

Il arrive qu'on ait affaire à des ennemis cachés, à des influences insaisissables qui restent blotties dans les angles les plus obscurs et, de là, exercent un effet de suggestion sur les êtres. Dans de tels cas. il est nécessaire de poursuivre ces éléments jusque dans les recoins les plus secrets pour établir de quelles influences il s'agit - c'est le rôle les prêtres - et pour les écarter - c'est le rôle des magiciens. En raison précisément de leur caractère anonyme, ces menées requièrent une énergie particulièrement inlassable qui pourtant trouve sa récompense. Car une fois que de telles influences incontrôlables ont été mises en lumière et stigmatisées, elles perdent leur pouvoir sur les hommes.

Chère Isabelle, plus éthérée qu'une brise végétale émanant depuis l'est du printemps, surtout gardons la simplicité des petits enfants.

http://radioblogclub.com/search/0/where_do_the_children_play_cat_stevens

Bien à vous,

Danielle

Écrit par : Danielle | vendredi, 16 juin 2006

Cher Naga,

(Je ne sais plus à qui j'ai l'honneur...)

Plus brièvement encore : le mental, qui n'est qu'une machine à fabriquer du moi et du mien a pour tristes qualités 1° la suffisance et 2° l'omniprésence.
Sa suffisance consiste donc en "croyance au soi", "amour de/du soi", "orgueil du je suis" (asmimâna) et ignorance.
Son omniprésence en fait la perversion de toutes les pensées. (Je ne parle pas de ceux qui connaissent la sphère de la sublime sagesse).

Nous pourrions poursuivre, ouvrir, élargir, approfondir cet échange sur mon blog...

Bien à vous, et en remerciant Isabelle pour son accueil,

Écrit par : nonihil | vendredi, 16 juin 2006

Sans faire de provocation comtesse ceci semble vous donnez raison

Tous coupable !

A 78 ans, le Prix Nobel de littérature révèle avoir appartenu à la terrible unité d'élite du régime nazi.

LA RÉVÉLATION du passé nazi de l'écrivain Günter Grass provoque une vive émotion outre-Rhin. Dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'écrivain contemporain le plus célèbre d'Allemagne, Prix Nobel de littérature en 1999, a avoué pour la première fois avoir appartenu à une unité des Waffen SS. L'auteur âgé de 78 ans a décidé de dévoiler ce passé peu avant la parution, en septembre, de son autobiographie, Beim Häuten der Zwiebel («En pelant l'oignon»). De Günter Grass, on savait juste qu'il avait été recruté à dix-sept ans comme auxiliaire de la défense antiaérienne en 1944 avant de servir comme soldat dans les derniers mois de la guerre. En réalité, il avait cherché à s'engager dans la marine dès l'âge de quinze ans, avant d'être recruté deux ans plus tard par la division Frundsberg, qui appartenait aux Waffen SS. Même si Günter Grass n'a, selon ses propres mots, pas tiré une seule fois, cette expérience lui «a pesé. (...) Il fallait que ça sorte», confie-t-il au quotidien.

Conscience intellectuelle de la RFA

Ce n'est pas tant son appartenance à la troupe d'élite des nazis que son aveu tardif qui choque en Allemagne. Pour nombre d'intellectuels, cette déclaration jette une tout autre lumière sur les combats menés par l'écrivain. Pour Michael Jürgs, le biographe de Günter Grass, cette révélation plus de soixante ans après la fin de la guerre signifie «la fin d'une instance morale».

Considéré comme la cons-cience intellectuelle de la République fédérale d'Allemagne, Günter Grass s'est toujours trouvé au coeur des débats passionnés sur la maîtrise de l'histoire. Son roman Le Tambour, paru en 1959, traite déjà abondamment de cette question. Bien plus tard, en publiant en 2002 En crabe, un livre qui relate le naufrage du navire Wihelm Gustloff transportant des milliers de réfugiés allemands à la fin de la guerre, il contribue à faire évoluer le débat sur le passé en mettant en avant les souffrances des populations civiles allemandes. «Comment peut-on désormais évaluer son engagement pour la défense des chercheurs en littérature qui avaient appartenu dans leur jeunesse au parti nazi ?», s'interroge le Tagesspiegel, le quotidien libéral de Berlin. De même, poursuit le journal, «comment considérer son soutien à l'exposition consacrée à Arno Breker, le sculpteur préféré de Hitler», qui a suscité une importante controverse.

Les experts restent d'autant plus perplexes sur les motifs de cette annonce tardive que l'écrivain a raté de nombreuses occasions de dévoiler ce passé, notamment lors de la visite controversée du chancelier Helmut Kohl et du président américain Ronald Reagan à Bitburg (Allemagne de l'Ouest) en 1985. Les deux chefs d'État s'étaient rendus dans un cimetière militaire où reposaient également des membres de la Waffen SS.

S'agit-il «d'un acte de grandeur, ou bien d'un acte de vanité par lequel l'écrivain cherche encore une fois à anoblir son autorité morale ?», résume le Tagesspiegel.

Écrit par : Pierre | jeudi, 17 août 2006

Un coup dur pour les consciences morales !

Écrit par : Aguire | jeudi, 17 août 2006

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